DESOBEISSANCE et SOUMISSION

 

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I) 1) Milgram
2) dissonance cognitive

3) morcellement des tâches
4) théorie de la grenouille
5) peur de la sanction

6) production d' état agentique

7) médias et syntonisation

II) 1) désobéissance civile
2) précautions à prendre

3) Action directe non violente

4) action directe violente

bibliographie

 

I) 1) L'expérience de Milgram

la soumission aveugle à l’autorité, quelques violations de la loi qu’elle commette avec constance, résulte de l’intériorisation de trois attitudes étudiées par Stanley Milgram :

- La première est « la syntonisation », cet état de réceptivité maximale face à la parole de l’autorité, à l’exclusion de tout autre point de vue.

- La deuxième, ou « état agentique », implique une réorientation du sens moral qui confie à l’autorité le soin de définir seule le Bien et le Mal, et cantonne le subordonné dans l’exécution des ordres reçus avec loyauté et conscience professionnelle ;

- La troisième attitude, enfin, corollaire des deux autres, est l’abandon de toute responsabilité personnelle du subordonné pour les conséquences que peuvent entraîner des actes nuisibles exécutés sur ordre.

La fameuse expérience de soumission à l'autorité de Stanley Milgram reprise dans l'excellent film de Verneuil "I comme Icare" :


I comme Icare Milgram par PPPlazaref

Evidement cette théorie a été abondamment critiquée et discréditée pourtant l'expérience de Milgram a été reproduite à plusieurs reprises et donne toujours sensiblement le même résultat. L'expérience de Milgram est reproductible.

2) La dissonance cognitive

Leon Festinger (1957). Il définit la dissonance cognitive comme 'un état de tension désagréable dû à la présence simultanée de deux cognitions (idées, opinions, comportement) psychologiquement inconsistantes.'
Le postulat de base est que les individus aspirent à éliminer les faits de pensée ou les faits comportementaux présents en eux et qui sont contradictoires. En s'appuyant sur la théorie de la consistance et sur la théorie de la rationalisation des conduites, il s'agit d'étudier comment les sujets tentent de réduire cette dissonance en changeant d'opinion par exemple.
http://isabellesamyn.e-monsite.com/rubrique,la-dissonance-cognitive,1012486.html

l'effet de la dissonance cognitive est donc de faire changer d'opinion, cela peut jouer dans les 2 sens, celui de la soumission ou celui de la désobéissance. En effet, lorsque le tortionnaire de l'expérience de Milgram entre en dissonance cognitive avec ses valeurs humanistes face à la souffrance de sa victime il refuse de poursuivre l'expérience, il change d'opinion et donc d'attitude, avant il poussait la manette maintenant il refuse de le faire. D'un autre côté lorsque les valeurs transmises dans la famille se heurtent au discours des médias de masse, le citoyen peut entrer en dissonance cognitive et pour résoudre cette dissonance il peut faire sienne l'opinion véhiculée.

Une expérience intéressante était citée un jour sur France Inter dans la rubrique psychologie (tous les vendredi vers 14h50) de la tête au carré. On rassemble des hommes, on leur montre des photos de femmes et on leur demande laquelle ils préfèrent. Puis ensuite on leur dit que leur choix est étonnant car une majorité d'hommes on choisi une autre femme. On repasse les mêmes photos au sujet, et on constate qu'une majorité de sujets, change d'opinion pour entrer en conformité avec la majorité. Le conformisme est une défense naturelle pour résoudre les problèmes de dissonance cognitive.

Le cerveau câblé pour la pensée unique

Un mécanisme cérébral, identifié par des chercheurs néerlandais, ajuste automatiquement les pensées de l'individu à celles de la majorité.

Selon cette étude, nous aurions dans notre cerveau un « senseur » de l'idéologie dominante. Ce circuit cérébral s'active lorsque nous formulons un jugement qui s'écarte de la majorité, et nous conduit à réviser nos opinions pour mieux s'ajuster à l'avis ou au goût dominants.
Qu'on en juge par les expériences réalisées par V. Klucharev et ses collègues : des sujets observent des photographies d'hommes et de femmes et doivent indiquer lesquelles leur semblent les plus beaux ou attirants. De temps en temps, on leur communique l'avis de la majorité. Pendant ce temps, un scanner mesure l'activité de leur cerveau. Tant que l'avis de l'individu correspond à celui de la majorité, rien à signaler. Mais si un écart apparaît, deux zones cérébrales s'activent. Nommées noyau acumbens et cortex cingulaire rostral, elles constituent ce que les neuroscientifiques nomment le « circuit de détection des erreurs ». Un tel circuit s'active, par exemple, lorsqu'un élève donne une réponse en classe, qu'il croit qu'elle est bonne, mais que son maître lui dit que non. De la même façon, les sujets de cette expérience croient leur jugement correct tant qu'ils ne connaissent pas l'avis de la majorité. Quand on le leur communique, ils sont convaincus, tout contris, qu'ils se sont trompés et qu'il leur faut réviser leur jugement. Sûrement est-ce une autre personne qui est la plus belle ou la plus désirable.
C'est ainsi que l'on croit désirable ce que le discours dominant nous désigne comme tel. Qu'il s'agisse de la mode, des archétypes féminins, du discours médiatique, de l'impact des marques, de l'hystérie collective pour des chanteurs préadolescents d'émissions à grand spectacle, voici localisée dans le cerveau la source de tous nos conformismes. La masse constitue pour l'individu l'équivalent du maître pour l'élève. Mais tout de même : une petite remarque. Si le cerveau humain s'est doté de structures qui le prédisposent au conformisme, c'est - en acceptant les postulats du darwinisme - que ces structures sont favorables, voire indispensables, à sa survie. Le conformisme devrait donc être, pour le cerveau, un acte de survie. Ce qui tombe sous le sens si l'on songe qu'en des temps reculés, l'être humain ne pouvait subsister qu'au sein d'un groupe. Adopter les pratiques et les façons de penser du groupe était le plus sûr moyen de s'y faire accepter et d'affronter les éléments naturels. Ce qu'ont confirmé des expériences récentes, révélant que les personnes ayant peur d'être rejetées d'un groupe adoptent des comportements mimétiques vis-à-vis de ses membres.
Aujourd'hui, cette donne a en partie changé. L'ère industrielle et la relative autonomie de l'individu ont affranchi ce dernier de la loi clanique et chacun se voudrait libre penseur, si ce n'était trop fatiguant. C'est compter sans le noyau accumbens et la zone cingulaire rostrale qui impriment aux masses la force de la mimesis, celle que pressentait il y a plus d'un siècle le père de la psychologie des foules, Gustave Le Bon.
http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/actualite-le-cerveau-cable-pour-la-pensee-unique-19202.php

 

3) Le morcellement des tâches réduit la dissonance cognitive

Ce que nous dit aussi Milgram, c'est que pour une minorité de spécimen étudiés il se produit une trop forte "dissonance cognitive" qui les pousse à désobéir.

Il existe des techniques pour réduire encore la dissonance cognitive : notamment la technique du "morcellement des tâches". Confiez à un "agent" une toute petite partie d'une vaste tache en prenant soin qu'il ne connaisse pas les autres parties et en ignore ainsi le tout. Vour réduirez ainsi les chances qu'il entre en dissonance cognitive puisqu'il ignore participer à un vaste plan d'ensemble dont le dessin lui est intrinsèquement totalement inconnu.


Serge Portelli Paroles de Résistance / Glières... par CRHA74

Par exemple si on prend une situation extrême avec la déportation des juifs pendant la seconde guerre mondiale:
- le policier qui arrête les juifs ne sait pas qu'en bout de chaine il y a des chambres à gaz
- celui qui conduit le camion pour les emmener au train ne sait pas où va le train et ne sait peut-être même pas quel genre de prisonniers il transporte
- le conducteur du train ne sait pas vraiment ce qui se passe dans le camp

Vous avez compris le principe.

On pourait citer un autre exemple plus moderne et moins tragique avec l'introduction des bases de données numériques interconnectées sur les élèves:
- la personne qui remplit les champs dans SCONET ne sait pas forcément que SCONET va être interconnecté avec d'autres bases de données
- le prof saisit des notes dans PRONOTE mais ne sait pas forcément que PRONOTE est interconnecté avec sconet
- le prof de maths met quelques croix en évaluant les compétences du Livret Personnel de Compétences
-les profs de chaque matière comme le prof de maths mettent d'autres croix sur d'autres compétences
- Le prof principal saisit dans la base de données LPC les coches des profs de toutes les matières
- le chef d'établissement valide l'ensemble et le croise avec SCONET puis avec OCEAN la base de données qui gère le brevet des collèges
- le jury du brevet peut à son tour consulter et saisir des données dans la base de données LPC qui sera à nouveau croisée avec SCONET
- quelqu'un d'autre va trasférer la base de données SCONET et la base de données LPC vers le lycée pour que le processus de fichage continue au lycée
- en Amont c'était le même principe depuis l'école primaire où à tour de role les enseignants depuis la maternelle auront saisi des données dans la base de données LPC.
- le directeur d'école aura croisé tout ça avec Base -Elèves et le tout sera transféré au collège

on a bien affaire à un morcellement des tâches : le bénéfice étant double : ça réduit la dissonance cognitive chez tous les agents de la chaîne, et ceux qui songent à désobéir sont découragés et se disent que vu le nombre d'agents qui interviennent dans la chaine, si une seule personne désobéit elle s'expose à des sanctions sans que ça n'ait beaucoup d'effets sur la tâche globale. Malgré tout, certains enseignants désobéissent dans l'espoir de mobiliser leurs collègues massivement ce qui pourrait effectivement enrayer le dispositif, si beaucoup d'agents désobéissent. Ces "professeurs désobéisseurs" sont fédérés autour du CNRBE ( Comité National de Résistance à Base Elèves)
site web du CNRBE : http://retraitbaseeleves.wordpress.com/
sur LPC, SCONET, BNIE, PRONOTE, OCEAN, JASMIN ESPADON..... on peut consulter ceci : http://www.ldh-ales.net/spip.php?article37

On peut objecter :" tôt ou tard le plan d'ensemble finit par être connu donc finalement ça ne sert à rien de morceler",

par exemple aujourd'hui en 2011 on connait le plan d'interconnexion de toutes les bases de données nationales sur les élèves mais la profession ne le rejette pourtant pas massivement. L'immense majorité éxécute sa petite tache avec loyauté et conscience professionnelle (quand ce n'est pas avec zèle : voir les incroyables fiches du collège Lenain). C'est parce que le morcellement des tâches a eu l'avantage de retarder la prise de conscience de participer à un vaste plan , lorsque celle-ci advient, la personne a déjà collaboré depuis 2 ou 3 ans au dispositif. Il devient alors encore plus difficile de désobéir car :

- celà revient à admettre que l'on a été soumis et qu'on a participé à un vaste projet dont le dessin était contraire à notre conscience : une très forte dissonance cognitive qu'il est aisé de résoudre (inconsciemment bien sur) en continuant à collaborer et en minimisant la chose. Bon Ok il y a du fichage à l'école mais on n'est pas sous Vichy et puis on est fichés partout, carte vitale, carte bleue, diverses administrations, même chez le pédiatre les courbes de taille et de poids sont dans la base de données numérique du praticien.

- cela revient encore plus simplement à reconnaitre publiquement qu'on a commis une erreur d'appréciation en n'écoutant pas les lanceurs d'alerte, ou encore à reconnaitre qu'on s'est lancé dans la tache avec légèreté sans essayer de savoir dans quoi cette tache s'inscrivait. Là encore pour restaurer l'image positive de soi et résoudre la dissonance cognitive le plus simple pour le cerveau semble être de poursuivre l'éxécution de la tâche et de minimiser la portée des mauvais aspects du plan d'ensemble.

Milgram dissonance cognitive morcellement des tâches théorie de la grenouille
peur de la sanction
production d' état agentique
médias et syntonisation

désobéissance civile précautions à prendre Action directe non violente action directe violente bibliographie

 

4) La théorie de la grenouille : réduire la dissonance cognitive

C'est la métaphore connue de la théorie de la grenouille : Cette thèse se base sur l'idée que si l'on plongeait subitement une grenouille dans de l'eau chaude, elle s'échapperait d'un bond alors que si on la plongeait dans l'eau froide et qu'on portait très progressivement l'eau à ébullition, la grenouille s'engourdirait ou s'habituerait à la température et finirait ébouillantée.

Ansi le fait que les décharges soient augmentées progressivement dans l'expérience de Milgram est déterminant dans le processus de soumission et donc également dans celui de désobéissance.

"Dans le contexte de la suspension de la convention de Genève aux États-Unis suite aux attentats du 11 septembre et de la mise en place de techniques d'interrogatoires renforcées (désormais qualifiées de torture par l'administration Obama), une méta-analyse des résultats de Milgram a démontré que les sujets qui avaient désobéi à l'autorité n'avaient pas tant réagi à la souffrance qu'à la première demande de la victime de faire cesser l'expérience, à 150 V. La capacité du sujet à percevoir chez sa victime un droit capable d'invalider le droit de l'autorité de conduire son expérimentation serait l'élément nécessaire à la désobéissance, tandis que l'escalade de la souffrance, de nature quantitative et graduelle, n'amènerait pas de changements cognitifs suffisants."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram#Analyse_de_la_d.C3.A9sob.C3.A9issance

Dans notre exemple de désobéissance à l'éducation nationale contre les bases numériques de données élèves interconnectées, on peut constater cette mise en place échelonée du dispositif . Les états utilisent sans cesse cette méthode pour réduire notre dissonance cognitive. Ainsi, le FNAEG (Fichier National des empreintes génétiques) destiné à l'origine aux délinquants sexuels a été progressivement étendu puis généralisé

On peut citer bien d'autres exemples, nos retraites sont attaquées petit à petit, réformes après réformes, d'abord le privé (Balladur), puis le public (Fillon ), d'abord de 37,5 à 40 puis de 40 à 42 annuités, et ça va continuer progressivement. Pour les déremboursements de soins et de médicaments, c'est la même chose. La privatisation de France télécom s'est presque étalée sur 20 ans. Pour GDF l'état à laché petit bout par petit bout jusqu'à ne plus être actionnaire majoritaire. Les lois liberticides qui se succèdent depuis les années 80 réduisent très progressivement nos libertés sans déclencher de réaction massive de refus.

Parfois la sémantique vient au recours des autres moyens destinés à réduire la dissonance cognitive : la vidéo surveillance devient vidéo protection, puis vidéo tranquilité au fur et à mesure que le nombre de caméras de surveillance des lieux publics s'accroit , etc. On parle ainsi désormais de "pédagogie" pour remplacer le terme de "propagande".

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5) La peur de la sanction n'est pas le moteur principal de la soumission

L'expérience de Milgram montre que pour se soumettre à l'autorité, il n'est pas nécessaire d'avoir peur d'être sanctionné si on désobéit. En effet le sujet n'est jamais menacé d'une quelconque sanction pourtant la majorité des sujets continuent d'infliger des décharges jusqu'à la dose maximale

Toutefois une adaptation de l'expérience lors de l'émission télévisée "Le Jeu de la Mort" le 17 mars 201 montre que la pression du public peut-être assimilée à une sorte de sanction (huées), l'unanimité du public pousse le tortionnaire à éxécuter sa tâche, cette pression se rajoutant à celle de l'aincarnation de l'autorité (l'animateur du jeu bidon). Néanmoins lors de cette nouvelle expérience le taux de désobéissance n'est pas tellement inférieur à celui obtenu par Milgram, la peur de la sanction ne semble pas déterminante.


Le jeu de la mort

Quelle leçon tirer du "printemps arabe" ?

Le comportement des peuples qui se soulèvent contre les dictatures, montre qu'une fois la dissonance cognitive actée, une fois que la décision de désobéir est prise, la peur de la sanction ne compte plus, ou en tout cas elle passe au second plan. Lors du printemps arabe, nombreux sont les témoignages allant dans ce sens, une fois le cap franchi, les insurgés n'avaient plus peur d'être battus ou tués.
Ce n'est pas vraiment le sujet ici mais on pourra certainement trouver certains de ces témoignages en cherchant un peu, le premier qui me tombe sous la main est celui de Safa , une jeune Tunisienne dont le témoignage est paru dans Fakir n°51 de Juillet Aout 2011
Insultée, battue violée par 3 policiers puis finalement relachée, le soir même elle dit " Je savais que le lendemain, jour de grande manifestation, soit Ben Ali dégageait, soit on dégageait tous en prison". Le lendemain , Safa se lève "en militaire, soit je gagne, soit je meurs. Il n'y a pas d'autre alternative" La police charge les manifestants (la répression a fait des dizaines de morts pendant la révolution du Jasmin) "Soit je m'enfuyais comme tout le monde, soit je restais et je jouais mon rôle jusqu'à la fin"
En Egypte, en Libye, en Syrie, la répression fut encore plus impressionante avec des bilans atteignant les 1300 morts en syrie au bout de 5 mois de manifestations, et pourtant les gens ont continué, ils ont vaincu la peur de la sanction.

Peut-on croire que c'est la peur de la sanction qui empêche les enseignants de désobéir?

Les premiers enseignants désobéissuers sanctionnés se sont simplement vu supprimer les tâches de direction, la faible rémunération qui accompagne cette tâche ne saurait certainement pas effrayer la majorité. L'explication la plus plausible réside bien dans l'expérience de Milgram : le morcellement des tâches,la syntonisation, l'état agentique, la mise en place progressive du dispositif ont réduit très fortement leur dissonance cognitive, celle ci n'est pas assez forte chez la majorité pour qu'ils décident de désobéir. Dan les collèges, c'est d'ailleurs ce que renvoient systématiquement les équipes de direction:"on a une mission, il y a des circulaires notre devoir est de les appliquer, nous sommes des agents de la fonction publique, etc".syntonisation et état agentique. "on remplit le B2i depuis 3 ans alors pourquoi ne pas remplir LPC?" ou "vos collègues remplissent le niveau A2 depuis 2 ans ça ne les a pas dérangé" etc

Milgram dissonance cognitive morcellement des tâches théorie de la grenouille
peur de la sanction
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médias et syntonisation

désobéissance civile précautions à prendre Action directe non violente action directe violente bibliographie

6) Le management moderne : producteur d'état agentique.

l'état agentique est le cantonnement du subordonné dans l’exécution des ordres reçus avec loyauté et conscience professionnelle.

Dictionnaire Collectif de la Langue de Bois et des concepts opérationnels : http://www.scoplepave.org/ledico/frame_dico.htm

l'histoire du management, vraiment très instructif : http://www.bernardgirard.com/Management.pdf

La nouvelle épreuve de CAPES et d'agrégation: « Agir en fonctionnaire de l'État et de façon éthique et responsable » relève de la logique de production d'un état agentique chez les professeurs.

Le management par le stress est en marche à l'éducation nationale

7) Le Rôle de la presse de Masse dans le processus de syntonisation

Rappelons ce qu'est « la syntonisation »: état de réceptivité maximale face à la parole de l’autorité, à l’exclusion de tout autre point de vue.

Il est évident qu'une propagande médiatique intense favorise le point de vue exclusif du pouvoir, la propagande par les médias a été abondamment utilisée par les régimes totalitaires: Hitler, Staline, Vichy l'ont inventée pour les uns, copiée pour les autres.

Japon ou l'éloge de la soumission

Inutile de revenir sur le tsunami et l'accident de Fukushima eux mêmes en mars 2011.

Pour nos chers médias les japonais sont sereins disciplinés, résignés, les JT nous les montrent reprenant le travail, sans rechigner, on voit le personnel des supermarchés consciencieux qui tente de retenir les produits qui tombent des rayons pendant la secousse, unanimité des médias comme le souligne également l'article ci après:
"il existerait un déterminisme japonais, une conscience collective de la discipline, du calme et de la rigueur, qui se manifesterait autant dans le quotidien des keiretsu que dans la fureur d’un événement cataclysmique. Pire, cet élément structurant caractériserait autant l’île que Sony, Toyota ou Yellow Magic Orchestra (les Kraftwerk locaux). Dans les heures qui ont suivi le séisme d’une magnitude de 8,9, l’un des plus importants du siècle, les médias ont presque unanimement loué l’organisation nipponne, l’absence de panique, de pillages, de mouvements de foules. Idem après le tsunami. Et quand survient un incident nucléaire de niveau 6, probablement le plus grave depuis Tchernobyl, ils chantent encore les louanges d’un peuple serein face à l’apocalypse, comme si 127 millions d’habitants allaient attendre stoïquement la fin du monde, les mains jointes et le port altier."
http://owni.fr/2011/03/16/pour-en-finir-avec-la-discipline-japonaise/

"Le Japonais est calme, jamais en colère, et il ne revendique pas": Didier Porte moque les clichés sur le Japon, généreusement dispensés toute la semaine par les envoyés spéciaux des chaînes de télé.
http://www.dailymotion.com/video/xhp3fl_porte-et-en-plus-le-japonais-est-indulgent_news

pourtant, Les voilà les Japonais dociles :


Manifestation de parents d'élèves venus de Fukushima contre le gouvernement, à Tokyo le 23 mai 2011. (Sipa)

cette couverture médiatique fait penser en négatif à celle à laquelle on assiste en temps de grève: le français est raleur, il ne fait que manifester , demander plus de privilèges alors qu'il est particulièrement bien loti dans ce monde de brutes : le message subliminal est clair: Français prenez exemple sur les Japonais ! D'autres japonais dociles sur ce petit film d'aout 2011 : Colère à Fukushima : « Après Tchernobyl, ils ont évacué »

les grandes démocraties et la pluralité des points de vue dans les médias de masse

On pourra discuter des heures pour savoir si nos démocraties libérales assurent une pluralité de points de vues dans les médias ou bien si nous avons affaire à un discours unique sous une apparente pluralité des titres de presse écrite ou des Journaux télévisés. Toutefois voici quelques arguments qui plaident en faveur de la deuxième hypothèse.

Sur de nombreux sujets, cette diversité n'est effectivement qu'illusion, toute la presse de masse tient le même discours, présente les mêmes infos, grosso modo de la même manière. Les faits divers remplacent progressivment la presse d'investigation. Les sujets, sur la fête de la Sardine dans le pas de Calais ou le concert d'accordéon dans la maison de retraite de la Motte Beuvron égayent les Jt de Pernault sur TF1 depuis 25 ans. Et on nous matraque en boucle les mêmes idées : il faut rembourser la dette, on ne peut plus maintenir les droits sociaux (habilement renommés privilèges) à la même hauteur, le capitalisme est naturel, le libre marché et la libre circulation des marchandises sont les seuls principes d'organisation mondiale valables, augmenter les impots freine l'investissement, au moyen orient l'OTAN effectue des missions de paix, Israël se défend contre les roquettes du Hezbollah, tous les pays européens privatisent, tous réduisent les impots, tous allongent le temps de présence des profs dans les écoles. Les voix discordantes sont privées d'antenne. L'antenne est squattée par les 2 partis majoritaires qui sont d'accord sur les principales questions économiques: européistes, libre marché, pas de taxation de la finance, Ok pour le fichage, vive la vidéo surveillance, maitrise de l'immigration (on ne peut pas accueillir toute la misère du monde), renvoi du problème de la dette à l'échelle européenne, continuer le nucléaire, relancer la finance par des plans de relance avec l'argent des contribuables etc etc. Ils ne se différencient que sur des questions de société comme les républicains et les démocrates aux USA : le mariage des homosexuels, l'euthanasie etc. Les émissions complaisantes où le journaliste ne contredit jamais l'invité se multiplient.

Sur le plan économique seul le discours dominant a le droit de cité par exemple sur la dette : on n'a pas encore entendu parler du concept de dette inique, ni de la possibilité de restaurer la souveraineté monétaire à l'échelle européenne pour dévaluer l'Euro et absorber ainsi la dette, on n'entend pas dire que les prêteurs en système capitalistes courrent un risque, si celui qui a contracté la dette ne peut pas payer, le créancier perd son investissement, c'est la règle du risque en système capitaliste. Enfin, c'était puisque désormais les états payent pour renflouer les banques qui ensuite font du beurre en spéculant sur les états encore plus endettés parce qu'ils ont renfloué la finance. Ceci a pour effet de faire exploser la dette, obligeant les état à emprunter à des taux élevés l'argent quils avaient donné gratuitement aux banquiers pour les renflouer. Les gens qui tiennent ce discours sont bannis des plateaux télés: pas de Chomsky, pas de Lordon, pas de Jorion, pas de Filoche, pas de Todd...

Pour entendre tout de même ce que ces bannis des plateaux télé ont à dire, on peut se rendre sur cette page et rechercher le logo ci contre :

Par ailleurs la couverture des manifestations sur fond de "gréviculture française", de "prise d'otage", et "d'usager en colère", dans laquelle la sémantique tient un role important n'est plus à démontrer :
Télé. Les 13 heures et 20 heures sont sur le pied de guerre contre le mouvement social. et propagande mais les chiffres sont têtus

Les sujets comme le mouvement des indignés, les tentatives de coup d'état en Equateur,et au Vénézuela , sont "sous" traités ou "mal" traités.

certains sujets sont même carrément occultés aussi longtemps que c'est possible : la révolution en Islande (suivre le drapeau Islandais sur la page), l'affaire de Karachi ou le woerthgate,

Il y a bien un discours quasi unique dans les médias de masse sur les sujets essentiels et une connivence évidente avec le pouvoir puisque ces médias sont aujourd'hui possédés par de grands groupes industriels:

Pour se convaincre de tout ça on pourra consulter régulièrement les sites suivants: arrêt sur images, Acrimed ou bien ma page sur les médias

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Milgram dissonance cognitive morcellement des tâches théorie de la grenouille
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désobéissance civile précautions à prendre Action directe non violente action directe violente bibliographie

II) 1) Le devoir de désobéissance civile.

Par opposition à l'infraction (qui peut être non intentionnelle : on " se trouve " en infraction), le mot désobéissance désigne l'accomplissement délibéré d'une action interdite par une loi ou un règlement en vigueur ou le refus d'accomplir un acte auquel la loi oblige.

Résister à l’oppression est un droit. Désobéir pourrait être un devoir ? Chacun connaît la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen dont l'article 2 de dispose que : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. »
Ce suprême recours à la révolte contre la tyrannie et l'oppression, dont l’expression la plus achevée résultait de la constitution montagnarde de 1793 (« L’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ») n’est plus invoqué dans notre pays qui se dit démocratique. Mais qu’en est il lorsque l’on est en présence d’une loi inique, contraire à l'intérêt général et que l’on a épuisé les recours et actions légales ? A-t-on le droit de désobéir, à visage découvert et de manière désintéressée ?

Voir également : Sur wikipedia :

La désobéissance civile est le refus de se soumettre à une loi jugée inique par ceux qui la contestent. Le terme fut créé par Henry David Thoreau dans son essai la Désobéissance civile, publié en 1849, à la suite de son refus de payer une taxe destinée à financer la guerre contre le Mexique.
En Europe, même si le recours au concept de désobéissance civile a tardé à être formulé, l'idée de la résistance à une loi inique ou injuste a existé bien avant le XIXe siècle. C'est aux États-Unis que le concept de désobéissance civile fut pour la première fois formulé au XIXe siècle.
Aujourd'hui, le concept s'est étendu à de nombreuses personnes notamment par les actions très médiatiques des altermondialistes ou celles des mouvements anti-pub, certains ne voyant dans ces actions que la dégradation de biens, d'autres y voyant un acte salutaire de désobéissance civile, visant à faire modifier la politique des autorités.

En quel sens la désobéissance est-elle " civile " ?

Le mot peut être interprété de quatre manières différentes, qui se complètent plus qu'elles ne s'excluent :
- " civil " renvoie d'abord à la notion de citoyen (latin : civis ). Le mot souligne ainsi qu'il ne s'agit pas d'une rupture de citoyenneté, d'un acte insurrectionnel contre la communauté politique dont on fait partie. Il s'agit plutôt d'un acte de " civisme " au sens fort : une volonté d'oeuvrer à l'intérêt général, y compris en payant de sa personne. Cet acte de citoyens s'adresse à des citoyens : il fait appel à l'opinion publique, estimant qu'elle peut comprendre l'objet du conflit et intervenir pour sa solution. C'est pourquoi dans les sociétés non démocratiques, où l'" espace public " est peu développé, seules des formes tronquées de désobéissance civile sont possibles ;
- " civil " peut aussi se comprendre comme l'opposé de " militaire " , selon une opposition linguistique qui reste pertinente dans la plupart des langues : on s'habille " en civil " quand on quitte un uniforme ; on dit " les civils " pour désigner les personnes qui ne sont pas militaires. Certes, la désobéissance civile peut être pratiquée par des militaires ; mais ils ne la pratiquent alors, précisément, que dans la mesure où ils renoncent à l'usage (ou à la menace d'usage) des armes. L'exemple typique d'une désobéissance civile des militaires, c'est le refus de tirer quand on en reçoit l'ordre (comme certains officiers russes à Prague en 1968). C'est donc l'aspect non-violent de la désobéissance civile qui est ainsi souligné.
- " civil " s'oppose également à " criminel ". Les " délits " dont il s'agit sont toujours de nature politique, même quand les instances judiciaires refusent de les traiter comme tels. On ne peut pas qualifier de " civile " une désobéissance à la loi visant à promouvoir des intérêts égoïstes.
- un sens du mot " civil " auquel Gandhi attachait une grande importance est celui qui évoque la politesse, la courtoisie . La " civilité " de la désobéissance se marque par le respect des personnes auxquelles on a affaire au coeur même d'une lutte contre des lois, des politiques ou des systèmes.
http://www.non-violence-mp.org/la%20nonviolence_fichiers/mellon.htm

le devoir de ne pas obéir à un ordre manifestement illégal

dans l’affaire dite des écoutes de l’Elysée, le 13 mars 2007, la Cour d’appel de Paris a condamné les personnages qui s’étaient rendus coupables d’écoutes illégales (deux hauts fonctionnaires, deux officiers de gendarmerie, un commissaire de police…). Et peu importe qu’ils aient agi à la demande du premier magistrat de France, en l’occurrence le président François Mitterrand. En résumé, a dit la Cour, si les protagonistes avaient un devoir d’obéissance, ils avaient le devoir supérieur de ne pas obéir à un ordre manifestement illégal. Elle a donc jugé que les prévenus avaient commis une faute personnelle « détachable du service de l’Etat » et qu’ils étaient même tenus de dédommager les victimes sur leurs deniers personnels. Décision confirmée par la Cour de cassation. Pour s'engager sur cette voie juridique il faut établir que l'ordre reçu est effectivement illégal du point de vue strictement pénal.
plus près de nous, les gendarmes qui ont incendié une paillote corse sur les ordres de leur préfet ont tous été condamnés, directeur de cabinet, colonel, capitaine et simples gendarmes. Motif : ne pas s’être soustraits à un ordre illégal. C'est ce que n'ont pas réussi à établir les "enseignants désobéisseurs" : le fichage des enfants à l'école est légal, car il est inscrit dans le code de l'éducation, et la CNIL n'a plus le pouvoir d'interdiction qu'elle avait auparavant. Depuis que la loi informatique et libertés à été modifiée par Nicolas Sarkozy, son avis est simplement consultatif.
http://moreas.blog.lemonde.fr/2010/10/04/les-policiers-doivent-ils-apprendre-a-desobeir/

La théorie de la baïonnette intelligente

La théorie de la baïonnette intelligente est en droit pénal la condamnation de l’obéissance à un ordre manifestement illégal. La formulation évoque la situation du soldat (la baïonnette) qui doit refuser d’exécuter un ordre manifestement illégal (car même l’engagement militaire ne saurait faire disparaître la conscience - l’intelligence - de ses actes). Les fonctionnaires qui obéissent à des ordres illégaux peuvent être poursuivis au titre des articles mentionnés au titre 2 du livre premier du Code pénal.
En matière de discrimination, une plainte peut être déposée jusqu’à 3 ans après les faits, et les fonctionnaires encourent jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende. Il faut pour cela que l’ordre soit « manifestement illégal ». La problématique est la même pour les militaires, même si le poids de la hiérarchie et les limitations spécifiques des libertés publiques générées par le statut général des militaires rendent moins aisé le refus d’un ordre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ba%C3%AFonnette_intelligente

Le martyr et le stratège

Il est des circonstances où le critère d'efficacité n'est pas pertinent : l'objection de conscience peut alors rester le dernier témoignage d'une liberté écrasée. Ce fut le choix de Franz Jagerstatter, cet admirable paysan autrichien, qui ne put opposer à la machine hitlérienne que son refus obstiné de porter les armes à son service, et qui mourut décapité (2). Un esprit " tactique " lui aurait conseillé de se soumettre, faisant valoir qu'un soldat humain et non-violent pourrait " limiter le mal " au cours de certaines opérations. Il préféra le refus radical, jusqu'à l'échafaud. Mort totalement inutile selon les critères d'efficacité. Mais qui peut dire que son choix était " supérieur " ou " inférieur " à celui des hommes qui cherchèrent à assassiner Hitler, ou à celui des populations norvégiennes qui affaiblirent l'occupant par une stratégie concertée de désobéissance civile ?
Chaque situation appelle des choix différents. Personne n'a la garantie de faire toujours le bon choix. Mais analysons chacun pour ce qu'il est. Évitons notamment d'interpréter les actions de désobéissance civile en termes d'objection de conscience. Parler de " gestes prophétiques " ou de " courageux témoignages " à propos d'actes de désobéissance civile, c'est ramener au registre "moral" ce qui doit être jugé d'un point de vue politique.
Certaines objections de conscience, dans la mesure où elles ne se donnent pas d'objectifs politiques et ne risquent pas d'être contagieuses, peuvent être assez bien tolérées par les pouvoirs politiques, du moins par ceux qu'une idéologie totalitaire ne pousse pas à chercher le contrôle absolu sur les individus. C'est ainsi que, dans les pays démocratiques, certaines législations touchant des problèmes éthiques (avortement, entraînement au port d'armes) comportent des " clauses de conscience ". Il est alors possible de faire valoir légalement une objection de conscience. Ce fait illustre bien la distinction avec la désobéissance civile : l'idée même d'une reconnaissance légale de la désobéissance civile serait une contradiction dans les termes. Si la désobéissance civile est parfois légitime (ce qui est à discuter cas par cas, et de façon très restrictive dans les régimes démocratiques), elle ne saurait être légale au sens du droit positif.
http://www.non-violence-mp.org/la%20nonviolence_fichiers/mellon.htm

Milgram dissonance cognitive morcellement des tâches théorie de la grenouille
peur de la sanction
production d' état agentique
médias et syntonisation

désobéissance civile précautions à prendre Action directe non violente action directe violente bibliographie

2) Avant de désobéir : quelques précautions à prendre

la désobéissance civile reste un mode d’action parmi d’autres, comme la manifestation, le recours au procès exemplaire, la lutte armée, etc.

on tente souvent de justifier la désobéissance civile par la résistance à l’oppression mais cette voie juridique est souvent très incertaine. En principe il faut pour avoir une chance au moins réussir à montrer que les autres voies ont échoué, pétitions, courriers, manifestations.

La question de la légalité de la désobéissance civile n’est donc pas clairement affirmée, elle est en principe illégale mais ce principe n’empêche pas certaines manifestations de tolérance administrative ou de clémence judiciaire (le juge dispose de nombreux moyens de droit pour acquitter le prévenu ou modérer la peine : état de nécessité, légitime défense, erreur de droit, circonstances atténuantes, interprétation restrictive de la règle de droit, etc.)

Le problème de la légalité de la désobéissance civile vient du fait que malgré une transgression volontaire de la règle de droit, celle-ci s’effectue paradoxalement dans une fidélité au reste du dispositif légal (y compris par exemple à la sanction prévue par la loi contestée), ainsi qu’à une loi supérieure. La désobéissance civile peut donc s’analyser comme un « délit politique » et dès lors le désobéissant civil bénéficiera du régime de protection qui peut être mis en place pour ce type de délit.

désobéissance et droit de retrait: http://www.ldh-ales.net/spip.php?article28

droit de grève, liberté syndicale, droit à l’emploi : http://www.ldh-ales.net/spip.php?article27

résistance à l’oppression, insurrection : http://www.ldh-ales.net/spip.php?article26

Le guide du manifestant arrêté : tout depuis l'attitude à observer face à un simple contrôel d'identité jusqu'à la conduite à tenir en cas de garde à vue ou de mise en examen :
http://www.ldh-ales.net/spip.php?article16

Manuel de survie en garde à vue : "Je n'ai rien à déclarer" http://www.ldh-ales.net/spip.php?article39

fichage ADN : http://www.ldh-ales.net/spip.php?rubrique2

fichage dans STIC : http://www.ldh-ales.net/spip.php?rubrique10

décret anti cagoules

Le délit d'outrage et rebellion : une exception française

 

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3) Comment désobéir de manière non violente?

Les premiers à avoir pratiqué l'action non violente sont Gandhi et Luther King

Appel des résistants, 8 mars 2004, à l’occasion du soixantième anniversaire du programme du CNR:
« Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. (…) Nous appelons enfin à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944. » Appel des résistants, 8 mars 2004, à l’occasion du soixantième anniversaire du programme du CNR (avec Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey).

Il est intéressant de revoir cet appel 7 ans après qu'il ait été lancé, il est toujours d'actualité et plus le temps passe plus son contenu parait pertinent:

Octobre 2010 : Stephane Hessel appelle à la désobéissance civile non violente, il salue la résistance des faucheurs d'OGM, des "professeurs désobéisseurs" et des autres et il dresse une liste de ses propres motifs d'indignation
Pour Stéphane Hessel, le «motif de base de la Résistance, c’était l’indignation». Certes, les raisons de s’indigner dans le monde complexe d’aujourd’hui peuvent paraître moins nettes qu’au temps du nazisme. Mais «cherchez et vous trouverez» : l’écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l’état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au “toujours plus”, à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu’aux acquis bradés de la Résistance – retraites, Sécurité sociale… Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu’il appelle à une «insurrection pacifique».
http://indigene-editions.blogspot.com/2010/10/indignez-vous-par-stephane-hessel.html

Le statut de lanceur d'alerte

L'expression lanceur d'alerte sert à désigner une personne ou un groupe qui découvre des éléments qu'il considère comme menaçants pour l'homme, pour la société ou l'environnement et qui décide de les porter à la connaissance d'instances officielles, d'associations ou de médias, parfois contre l'avis de sa hiérarchie. À la différence du délateur, le lanceur d'alerte n'est pas dans une logique d'accusation visant quelqu'un en particulier mais divulgue un état de fait, une menace dommageable pour le bien commun, l'intérêt public.

Au cours des vingt dernières années, en France, plusieurs personnes ayant lancé de telles alertes ont été menacées ou poursuivies par leur employeur ou d'autres acteurs, cela a incité des mouvements associatifs ou politiques à demander la mise en place d'une législation afin de protéger les lanceurs d'alerte, en s'inspirant du droit existant dans différents pays, dont les États-Unis, sur cette problématique.

Les lanceurs d'alerte entrent en interaction, en amont et en aval, avec toutes sortes d'« acteurs vigilants », appelés aussi des sentinelles de veille.

la lanceuse d'alerte la plus récemment célèbre au moment où j'écris ces lignes est Irène Frachon qui a dénoncé les effets du Médiator pendant des années jusqu'à ce que finalement le scandale éclate en 2011.

on peut trouver une liste des lanceurs d'alerte les plus célèbres en France : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lanceur_d%27alerte#En_France

on peut citer également Bradley Manning qui a permis de révéler le nombre réel de morts lors de la guerre en Irak ainsi que l'assassinat de 12 civils en Irak (collateral muder) ou Edward Snowden qui a révélé en 2013 l'espionnage des citoyens du monde entier par la NSA avec la complicité des grandes firmes de l'Internet

Attention à ce jour le statut de lanceur d'alerte n'existe pas encore en France

 

Les « faucheurs d’OGM »

Ils ont désobéi à visage découvert, et certains ont été relaxé pour leur désobéissance, au nom de l’état de nécessité.

Le mouvement est né lors du rassemblement Larzac 2003, à l'initiative de Jean-Baptiste Libouban. de nombreuses personnes se sont alors déclarées « faucheurs volontaires ». En 2009, ses porte-parole affirmaient que « plus de 7 000 personnes s'étaient déclarées faucheurs volontaires après avoir lu la charteet signé le bulletin d'inscription. La Confédération paysanne et Les Verts notamment soutiennent les « faucheurs ».

En 2004, 2005 et 2006, les « faucheurs » ont neutralisé (en Midi-Pyrénées, Aquitaine, Centre et Poitou-Charente essentiellement) des parcelles d'essais de plantes transgéniques cultivées en plein champ, culture illégale en France selon eux. En 2006, ils ont neutralisé trois parcelles de culture commerciale de maïs Monsanto (à Grézet-Cavagnan (Tarn-et-Garonne), à Ox (Haute-Garonne) et à Miradoux (Tarn)) et ont visé un silo de maïs OGM à Lugos (Gironde). Ces actes de désobéissance civique non-violente ont donné lieu à des poursuites judiciaires. En juin 2005, les faucheurs annonçaient avoir neutralisé 70 % des essais commerciaux en France qui existaient en 20043. Le 31 juillet 2006, le ministère de l'Agriculture estimait que 40 % des champs expérimentaux avaient été détruits. Le 20 août 2008, la multinationale Monsanto annonçe par voix de presse (Communiqué officiel) la neutralisation de 100% de ses essais d'OGM implantés dans l'environnement.

Le samedi 18 août 2007 par exemple, un groupe de faucheurs volontaires neutralise une parcelle d'essai de maïs OGM de Monsanto à Poinville (Eure-et-Loir). 58 d'entre eux sont mis en garde à vue par la gendarmerie, présente sur place lors du fauchage. Convoqués devant le tribunal de Chartres le 9 octobre 2007, leur procès est reporté au 8 avril 2008, pour cause de « Grenelle de l'environnement ». Le samedi 25 août, une centaine de faucheurs sont allés symboliquement déposer chacun devant l'usine Monsanto de Monbéqui un épi de maïs OGM fauché dans l'après midi dans un champ dans le Gers.

L'illégalité des actes d'arrachage d'OGM a provoqué un débat : les sympathisants des « Faucheurs volontaires » affirment qu'ils agissent selon les principes de non-violence et de désobéissance civile. Leurs opposants considèrent que la neutralisation de champs est un délit qui doit être condamné car elle freine la recherche et est, selon la loi, une destruction du bien d'autrui. Il faut toutefois préciser que les faucheurs volontaires ne s'opposent, conformément à leur charte, qu'aux essais d'OGM en plein champ et à leur utilisation alimentaire, mais pas à la recherche en milieu confiné.

on peut consulter quelques dossiers de faucheurs poursuivis sur cette page en recherchant ce logo :

 

les déboulonneurs ou « barbouilleurs de pubs »

Les Déboulonneurs est un collectif français de lutte contre la publicité, notamment l'affichage publicitaire considéré comme une dégradation du paysage et un envahissement de l'espace public. Le collectif a plusieurs antennes locales (Paris, Lyon, Lille, Montpellier, Rouen, Évreux, Amiens, etc.), et organise périodiquement des actions non-violentes de dégradations légères d'affiches publicitaires (sur lesquelles sont inscrits des slogans exprimant les revendications du collectif). Ces actes sont effectués à visage découvert et assumés devant les tribunaux. L'objectif politique principal du collectif est d'obtenir le vote d'une loi réglementant de façon beaucoup plus stricte l'affichage publicitaire en France.


Stop pub action en 2003

Sur le site de Libération : Jugés vendredi à Paris, sept barbouilleurs de pubs plaident la désobéissance civile.

«Je dédie ma défense à l'entrée défigurée de Douarnenez» par Jacqueline COIGNARD.
«Pour les déboulonneurs ? C'est la 29e chambre, au premier étage.» Dans le labyrinthe du palais de justice de Paris, un membre de ce collectif antipub s'improvise guide, vendredi matin, pour la centaine de supporteurs des héros du jour : sept barbouilleurs de panneaux publicitaires, poursuivis en correctionnelle pour «dégradations graves».
En l'occurrence, le 28 octobre, le commando a bombé deux panneaux devant la gare d'Austerlitz (Paris XIIIe). Aux messages de l'afficheur Clear Channel ­ qui ne s'est pas constitué partie civile ­ les barbouilleurs avaient substitué leurs propres slogans : «50-70» (format de panneau qu'ils préconisent, soit la taille de l'affichage associatif et politique), «pub = virus mental», ou tout simplement «marre de la pub»…. (…) « Yvan Gradis explique qu'il s'est battu au sein de l'association Paysages de France pendant cinq ans, pour mener une chasse légale aux panneaux qui défigurent le paysage en toute illégalité. Il se félicite d'en avoir fait tomber 100 sur 400 dossiers montés. Mais il estime cette démarche inefficace, car «les voies légales sont bloquées».
David Sterboul, autre prévenu, renchérit : «Non seulement les afficheurs violent la loi sciemment, mais les préfets refusent de poursuivre quand Paysages de France les alerte avec un dossier complètement ficelé !» C'est ainsi que l'association en vient à poursuivre l'Etat qu'elle a fait condamner 18 fois ces dernières années, indique-t-il ». (…) «Monsieur le procureur, la maison brûle et vous regardez ailleurs !» lance Me François Roux, l'avocat des barbouilleurs. Effacés en trois coups de torchon, les dégâts sont évalués au coût du nettoyage (294 euros) par l'afficheur lui-même.
Selon l'avocat, ses clients ont mené une action de désobéissance civile de la plus pure espèce : transgression non violente de la loi, à visage découvert et dans l'intérêt collectif. Et de citer «le manifeste des 343 salopes» qui luttaient pour le droit à l'avortement, les objecteurs de conscience pendant la guerre d'Algérie ou, plus près de nous, les Enfants de Don Quichotte et le Réseau Education sans frontières. «Vous trouvez que nous galvaudons cette notion, monsieur le procureur ? Mais si vous habituez les gens à obéir, qui se lèvera quand ce sera nécessaire ? demande l'avocat. Je n'ai pas entendu dire que le corps des magistrats a répondu en masse à l'appel à la désobéissance du 18 juin 1940»…


Flashmob anti pub dans lemétro parisien en 2011

5 juillet 2011 : Mardi 5 juillet à 14h se tenait le procès de deux membres du collectif de Tours. Le procureur a demandé 300€ d’amende par militants, arguant que « dans une démocratie, les citoyens se doivent de respecter la loi ». L’avocate – Me Cagnat - a plaidé la relaxe, en s’appuyant sur le jugement rendu le 2 avril 2010 par la 13ème Chambre correctionnelle du TGI de PARIS. Les Déboulonneurs bénéficiaient du témoignage de François Lafourcade, adjoint à l’environnement de la ville de Tours. La présidente du Tribunal a condamné chaque prévenu à 120€ avec sursis et 50€ de dommages et intérêts à verser à JC Decaux, en rejetant la Liberté d’expression et l’Etat de nécessité. Les militants ont renoncé à faire appel du jugement, sur conseil de Me Bourdon, et étant donné la relative clémence du Tribunal.: http://www.deboulonneurs.org/article557.html

5 septembre 2011 : Les barbouilleurs de publicités assignés en justice : http://www.bastamag.net/article1709.html

Le Collectif des déboulonneurs a abordé son 15e procès ce mardi 6 septembre 2011 à Paris en présence de ses nombreux soutiens. Ce procès fait suite à la relaxe historique du 2 avril 2010 prononcée par la 13e chambre du TGI de Paris, le procureur de la République ayant décidé de faire appel.: http://www.deboulonneurs.org/article563.html

le site web des déboulonneurs : http://www.deboulonneurs.org/

Les flash-mobs (smart mobs, freezer, etc.)

Un flash mob, terme anglais traduit généralement par foule éclair ou mobilisation éclair, est le rassemblement d'un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d'avance avant de se disperser rapidement.

on, ne parle pas ici des flash mobs à vocation de distraction : http://www.dailymotion.com/video/xe4sxg_flash-mob-carre-senart-14-juillet-2_creation

ni des flash mobs à vocation publicitaire : http://www.youtube.com/watch?v=Doy6JQ5CoLE

mais des flash mobs avec objectif militant comme par exemple celui de la croix rouge australienne : http://www.abc.net.au/local/videos/2010/10/22/3046084.htm

:toutefois il peut être itnéressant de regarder ce type de film surtout lorsque c'est très réussi comme ici:


Flash mob dans la gare "Grand Central Station"


Flashmob anti-nucléaire à Zurich
le 25 mai 2010
 

2008 (14 nov) Freze Des militant-es de Québec solidaire
 

Freeze à Rabat le 06.03.2011 organisé pour protester contre l'oppression
 

Flashmob de l'AJUNN à Delémont, 3 mois après Fukushima

 

les BAC: Les brigades activistes de clowns :

L'armée des clowns vaccine contre la grippe A


LES CLOWNS VACCINENT CONTRE LA GRIPPE A
par latelelibre

 

Jeudi Noir

au programme de Jeudi noir, des réquisitions, des visites d'appartements à louer, on débarque en masse et on fait une fête...


Jeudi Noir : Opération réquisition dans le 16ème

Jeudi Noir : Visite Funky

7 janvier 2011 : Face à l’inaction des pouvoirs publics contre le mal-logement, les militants de Jeudi-Noir ont investi un superbe immeuble abandonné, 22 avenue Matignon dans le 8ème à Paris. Avec cette nouvelle réquisition citoyenne, à cinquante mètres de la place Beauvau et de l’hôtel Bristol, avec vue sur le palais de l’Elysée, Jeudi-Noir met le gouvernement sous surveillance.

Le 31/08/2011, Le collectif Jeudi Noir envahit un agence immobilière pour protester contre les abus de loyers, d'honoraires et de ..


Jeudi Noir squatte un immeuble près de l'Elysée par BFMTV

Jeudi Noir: Assaut du 22 avenue Matignon par jeudinoir

Jeudi Noir - Quelqu'un m'a dit - Matignon


Jeudi Noir fait sa rentrée chez Foncia

 

Manifs de droite

Le 25 octobre 2003, des "artistes de rue de droite" se mobilisaient pour "soutenir" le gouvernement. Arnaud Contreras a réalisé un documentaire-court sur cet évènement culturel inouï, absurde, c'était la première manif de droite fomentée par les intermittents du spectacle. Ils ont été souvent imités depuis. Il existe des variantes, comme les manifs anti écolos, avec des slogans, pro total, pro nucléaire, "non au vélo oui au 4x4", ça peut en fait être décliné sur tous les thèmes.


Manif de droite Paris 25 octobre 2003

Manif de droite : à Montpellier 02 10 2010

 

Le clan du néon

Le Clan du Néon est apparu à Paris en 2007.

Le Clan du Néon ou Pêcheurs d'énergie sont des petits groupes réunis autour de la lutte contre la pollution lumineuse. Des actions directes et non-violentes sont menées régulièrement dans diverses villes de France. Elles consistent à éteindre des enseignes qui restent souvent allumées toute la nuit, en abaissant les leviers des interrupteurs inter-pompiers situés à l'extérieur des magasins. Comme les enseignes sont souvent commerciales, les actions rejoignent le mouvement des déboulonneurs dans leur lutte contre l'agression publicitaire.

site web du clan du néon : http://clanduneon.over-blog.com/

actionner un interrupteur n'est pas un délit

Opération "Clan du néon" à Dinan, avec les... par Jeunes-UDB

 

Les dégonfleurs

C'est aussi de l'action directe non violente, il s'agit de sensibiliser les propriétaires de 4x4 en ville sur la pollution générée par ce type de véhicule, alors qu'ils se trouvent dans un lieu où ce type de véhicule ne se justifie pas. La cible ce ne sont pas semble-t-il les amateurs de 4x4 qui habitent des endroits où cela peut s'avérer indispensable ( haute montagne, pistes de terre en Corse ou en campagne...)

La solution la plus rapide et la plus efficace pour degonfler les 4 roues a chaque fois que nécessaire. Il suffit de vissers les dégonfleurs sur les embout de valve standard pour dégonfler automatiquement chaque pneumatique a la préssion que vous avez réglée. Vous pouvez adapter la pression a laquelle le dégonfleur se refermera automatiquement selon vos besoin. Le dégonfleur STAUN est réglable de 0.4 à 2 bars et ne demande qu'une différence de pression minime pour se déclencher.
http://www.centerblog.net/auto-moto/216294-455-les-degonfleurs-staun-

Ce type d'action est répréhensible dans la mesure ou certains pneus restés à plat trop longtemps seraient définitivement endommagés, il y a donc possibilité de poursuites pour dégradation de bien.

Ils voulaient sensibiliser les propriétaires de 4x4 sur la pollution. En trois expéditions, les membres du collectif Solid'Air ont dégonflé les pneus de 288 4x4. Malgré leur souci d'anonymat, ils viennent d'être identifiés et entendus par la brigade auto de la sûreté départementale.
« Sous les dehors de Robin des Bois, ce ne sont rien d'autre que des délinquants de voie publique », gronde Albert Doutre, directeur départemental de la Sécurité publique. « Derrière cette action collective qui répond à des théories pseudo-écologistes, il y a des faits individuels pénalement répréhensibles », rappelle le vice-procureur Thierry Ramonatxo qui entend conclure cette affaire par des convocations en justice pour « dégradations volontaires en réunion ». Les Solid'Air entendent désormais poursuivre légalement leur combat écolo. Quarante et une plaintes ont été déposées à leur encontre.
http://degonfle.blogg.org/

En regardant les réactions des fanas de 4x4 on sent bien que ce type d'action vous expose au risque de violences contre vous:
"ce sont vraiment des pauvres cons aigris, jaloux et mal baisés" "quelques explications suffiraient sans doute à faire comprendre à ces jeunes cons qu'ils se gourrent de cible...bonjour la batte de base ball pour recentrer un peu les connexions cérébrales de tout ce petit monde" "L'avenir est à la greffe de neurones !"
glané sur ce forum

http://www.anti4x4.net/ et http://4x4groscon.free.fr/ : ce sont plutôt des sites destinés à expliquer pourquoi les 4x4 c'est pas bien, on y trouve des gif animés, des autocollants, des affiches

En vrac : Quelques exemples d'actions directes non violentes

19 septembre 2011 : une leçon de désobéissance civile non violente par les indignés espagnols

1) s'asseoir par terre pour les plus motivés être debout derrière pour les moins motivés, ceux qui sont derrière sont vigilants pour l'étape 4 et filment, prennent des photos etc

2) crier : "c'est pas ça la démocratie" "non à la violence" "Liberté, Liberté, Liberté" etc

3) s'aggriper désespérément pour retenir un camarade le plus longtemps possible

4) si les forces de l'ordre perdent leur sang froid : montrer du doigt le policier qui a perdu son sang froid en criant "Violence! Violence! violence!"


139, boulevard Saint Germain

 

Le 29 mai 2007 : Quand les militants du GANVA sont montés à l’assaut du pylône, ce n’était pas pour s’amuser ou gagner un pari idiot. A quinze mètres du sol, ils ont construit une plate-forme pour y camper et protester durant plusieurs jours contre les dangers de l’industrie nucléaire.
http://www.lepost.fr/article/2010/04/21/2042685_la-justice-n-aime-pas-non-plus-l-action-directe-non-violente.html

blocage de l'OTAN 2008 : http://www.dailymotion.com/video/x4um7k_blocage-de-l-otan-2008_news


OTAN : Action directe non violente avenue de la paix par LeCheneLibre

octobre 2010 : mouvement contre la réforme des retraites : Action de désobéissance civile non-violente au dépôt de carburants de Chignin : http://vimeo.com/16092957

 

4) L'action directe éventuellement violente

 

Les actions "coup de poing"

Les actions "coup de poing" ne sont pas forcément des actions violentes, en revanche elles peuvent plus facilement générer la violence de l'Etat ou de certains citoyens. Les actions de type blocage se multiplient depuis quelques années, souvent les actions de blocage peuvent être classées dans les actions directes non violentes, tout dépend de l'attitude des bloqueurs lors d'une éventuelle intervention policière. Se placer dans le cadre d'une action non violente, cela veut dire s'asseoir par terre, rester inactif, et utiliser certaines techniques pour compliquer l'évacuation (s'enchainer, se tenir par les coudes en s'asseyant par terre ..) . si ce cadre strict n'est pas défini à l'avance, le blocage peut devenir violent, soit parce que les manifestants résistent très activement quitte à distribuer quelques coups aux forces de l'ordre, soit parce qu'un citoyen veut forcer le blocage.

23 10 2008 : Les actions coup de poing des producteurs de lait
Les éleveurs ont manifesté dans toute la France leur désapprobation de voir appliquer une baisse de plus de 20 % des prix du lait par les industriels du secteur. Ils ont multiplié les opérations de force de différentes manières. Ainsi ils étaient plus d'une vingtaine à bloquer pendant deux heures ce mercredi soir un camion du numéro mondial du lait, le groupe Lactalis, à l'appel de leur syndicat, la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles).
à l'issue de cette action qui aurait pu mal tourner. «Le chauffeur a foncé sur les manifestants mais nous avons fini par le rattraper et l'immobiliser près d'un rond point voisin sous l'œil attentif des gendarmes», relatait en fin de soirée, l'un des agriculteurs participants.
Dans la Manche, premier département français pour le nombre des producteurs de lait, le mécontentement à pris une autre forme : l'occupation de grandes surfaces. «Nous avons demandé aux principaux hypermarchés de retirer les marques des groupes Lactalis (Président, Bridel, Lanquetot, Lepetit, Lactel), Sodial (Candia, Yoplait, Riches Monts), Bongrain (Coeur de Lion, Elle et Vire, Caprice des Dieux) et Entremont», a indiqué Hervé Marie, président de la section lait de la FDSEA de la Manche à l'AFP.
Enfin toujours ce mercredi, plus au centre de la France, dans la Loire, une cinquantaine d'éleveurs à l'appel de la Confédération Paysanne, ont bloqué deux entreprises de transformation du lait, l'une appartenant à Lactalis et l'autre à Sodial.
dans le Figaro

octobre 2010 : mouvement contre la réforme des retraites
de nombreuses actions coup de poing, surtout des blocages:
Nouvelle action coup de poing ce matin dès 4 heures de la Coordination inter-secteur de la Loire. Une centaine de manifestants a bloqué le centre de tri de La Poste.


le premier lycée bloqué à Alès dans le Gard

des centaines de lycées bloqués et une intense répression , comme à Montreuil, Paris, Fontainebleau, Nanterre, Chambery, Lyon, Grenoble

La mobilisation contre la réforme des retraites prend une nouvelle forme avec les blocages des dépôts de carburants savoyards. Place désormais aux actions de désobéissance civile non-violente. Depuis quelques jours, les dépôts pétroliers de Chignin (73) et de Vovray (74) sont le théâtre d'action de blocage dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites. Mercredi matin, une trentaine de syndicalistes ont empêche de 7 heures à 11 h30 les camions de venir remplir leur cuve de carburant à Chignin, avant d'être délogés par les forces de l'ordre dans le calme. Rebelote le jeudi matin de 7 heures à 10h30, tandis qu'au même moment une centaine de syndicalistes bloquaient le dépôt de Vovray jusqu'à 13 h 30. Ce vendredi matin, nouveau blocage du dépôt de carburants de Chignin et changement de stratégie pour la centaine de syndicalistes présents : une action de désobéissance civile non-violente. Chaîne humaine face aux forces de l'ordre C'est vers 9 heure que Xavier Idier, sous-préfet et directeur de cabinet du Préfet de Savoie, a donné l'ordre d'évacuer les manifestants afin de garantir le libre accès au dépôt de carburant de Chignin. C'est à ce moment-là que ces derniers ont décidé de se regrouper et de former une chaîne humaine assis sur le goudron et face aux forces de l'ordre. Très surpris par cette forme d'action inhabituelle en pays de Savoie et dans une lutte sociale telle que la mobilisation contre la réforme des retraites - on la retrouve d'habitude chez les écologistes et les altermondialistes -, les gendarmes mobiles mettront plus de trente minutes à repousser de l'autre côté de la route les manifestants dont la seule arme était la résistance passive et non-violente.
http://lavoixdesallobroges.org/societe/294-blocage-du-depot-de-carburant-a-chignin

Vendredi 04 février 2011, Reporters sans Frontières
a mené une action coup de poing devant l'ambassade d'Egypte pour réclamer "la fin des violences contre les journalistes et le respect de la liberté d'expression".

10 11 2011 : BATAILLE DU THON - Nouvelle action coup de poing de Greenpeace
Après avoir perdu la bataille du rail... nucléaire, Greenpeace ne compte pas relâcher son effort sur celle du thon rouge de Méditerranée. Mercredi matin, elle a garé sa thonmobile (une voiture sur laquelle elle a ficelé un faux thon) devant le ministère français de l'Agriculture et de la Pêche et quatre de ses militants s'y sont enchaînés.
dans le point

les casseurs

il est inutile de traiter le sujet en profondeur ici, les casseurs sont systématiquement mis en avant par les médias lors des mouvements de contestation populaires comme par exemple le mouvement anti crise de 2008, ou la grève contre la réforme des retraites de 2010.

Il est intéressant toutefois de citer ici les nombreux incident lors de la grève contre la réforme des retraites de 2010 je parle des policiers infiltrés dans les manifestations et aussi dans les groupes de casseurs. Pour rester dans la généralité les casseurs sont souvent mis en avant pour légitimer une intervention musclée des forces de l'ordre, c'est pourquoi les rapports entre casseurs et policiers ne sont pas toujours très clairs. Nous reparlerons de ceci dans le paragraphe consacré aux black blocs car la problématique est la même.

Ce terrain est particulièrement glissant, il ne s'agit pas de dire que les policiers infiltrent eux mêmes et cassent eux mêmes, ou laissent casser impunément. La réalité est plus nuancée, la police peut parfois laisser faire les casseurs quelques minutes, utiliser ces minutes pour les repérer puis intervenir à la fois en arrêtant les casseurs et en dispersant ou effrayant les manifestants pacifiques. Cette stratégie peut avoir un effet contraire et pousser les non violents à rejoindre les rangs des casseurs au nom de la légitime défense, c'est alors l'affrontement comme ce fut la cas à Gênes lors du contre sommet du G8 de 2001.

Un film explique clairement ce mécanisme à l'oeuvre à Gênes : http://www.dailymotion.com/video/x7f99s_op-ordre-publique-genes-g82001-vost_news

Les Black Blocs

Les « blocs noirs » sont issus des « mouvements autonomes » européens, particulièrement du Mouvement autonome allemand des années 1980. Les autonomes Allemands ont créé l'idée de « Schwarzer Block » avec des « actions directes » collectives pour la défense de squats (« Freiräume ») et de « lieux autogérés ». Ils ont aussi soutenu la Fraction armée rouge (« Rote Armee Fraktion ») lors des manifestations de solidarité, bien que la plupart des autonomes aient critiqué cette lutte armée. La lutte des autonomes Allemands s'est également axée contre le nucléaire en organisant de gigantesques émeutes sur les lieux de construction de centrale.

ce ne sont pas des groupes préalablement constitués mais qui se forment généralement lors des contre sommets du G8, G10, puis G20. Les Black Blocs sont des structures informelles et décentralisées, sans appartenances formelles ni hiérarchies. Ils sont constitués principalement d'activistes des mouvances libertaires, anarchistes , autonomes.

En général les membres des blocks ne se connaissent donc pas et il est ainsi aisé pour la police de s'infiltrer parmi eux ( et parfois de casser eux-mêmes pour s'assurer une bonne couverture).

Pour les membres de ces black blocks, l'insoumission au système est totale, on ne négocie pas avec le pouvoir, on ne prend pas le pouvoir, on combat le pouvoir. Les actions radicales consistent à casser , à détruire des symboles du capitalisme (comme par exemple les banques) ainsi que les voitures et le mobilier urbain sur leur passage et bien sur à l'occasion à affronter physiquement la police. Toutefois le contact avec la police n'est pas systématiquement recherché. Ansi en 2001 à Gênes lors du contre sommet du G8, les blocks agissaient rapidement à un endroit, se dispersaient avant que la police n'arrive pour réapparaitre ailleurs et recommencer.

Voici un exemple de black bloc qui attaque la police à Strasbourg en 2009


Black Bloc Anti-Otan 2009

sans montrer ici les black blocs à l'oeuvre ( les films sont légion sur youtube et dailymotion), il convient de s'intéresser à la relation entre les black blocs et la police lors de ce contre sommet à Gênes. La police a utilisé les black blocs pour légitimer sa charge contre le cortège pacifique. Les manifestants se sont alors défendus et les affrontements avec les forces de l'ordre se sont généralisées avec un épilogue tragique: le décès de Carlo Giuliani.

Le 27° sommet du G8 à Gênes attire 300 000 manifestants. Amnesty International, l’organisation de soutien aux prisonniers, déclara après avoir questionné des témoins venant de 15 pays que "les droits de l’homme avaient été bafoués à Gênes à un point jamais atteint dans l'histoire récente de l’Europe". Les enquêtes des magistrats viennent à l'appui cette constatation.

L'accusation du gouvernement Berlusconi est étayée par des témoignages personnels (comme celui d'un ecclésiastique, publié dans La Reppublica du 22 juillet 2001), ainsi que par des vidéos où l'on voit des éléments du " Black Block " sortir de fourgons de carabiniers et deviser tranquillement avec eux. Tout porte à croire qu'il ne s'agit pas d'une initiative isolée du gouvernement Berlusconi. A Barcelone, lors de la manifestation contre la Banque mondiale du 24 juin 2001, les mêmes méthodes avaient été employées par la police nationale espagnole.

Ainsi les black blocs ont pu casser tout à fait tranquillement, lorsque les forces de l'ordre arrivent sur les lieux elles chargent un premier groupe pacifiste. Sur la piste des black blocs, la police croise le cortège pacifiste dit des "tutti bianchi" et c'est la catastrophe. Des journalistes, des députés sont chargés et bastonnés par la police, les manifestants finissent par se défendre, les images sont alors impressionantes, on peut les voir sur le film OP genova qui explique clairement ce mécanisme à l'oeuvre à Gênes. On y également voit le procès d'un chef de police où il est attesté que la police a caillassé des manifestants pacifistes : http://www.dailymotion.com/video/x7f99s_op-ordre-publique-genes-g82001-vost_news


O.P. - Ordre Publique Gènes - G8-2001- Vostfr -...

nombreux témoignages de passages à tabac de manifestants pacifistes, arrestations abusives, sévices, tortures, menaces de viol, agression de journalistes, saisies de documents photogaphiques ou vidéos...Les chiffres et les témoignages parlent d'eux-mêmes : un mort, 600 blessés, des centaines d'arrestations, des sévices, voire des tortures, systématiquement infligés aux personnes arrêtées.

après cette belle journée la police charge lécole Diaz de Gênes

En juin 2007, un témoin fondamental assigné à comparaître, aux côtés de 28 autres policiers, devant le tribunal chargé de juger les violences policières lors de la « Nuit des matraques » à l'école Diaz à Gênes, livre des informations compromettantes pour la police, Michelangelo Fournier, commandant d’un groupe anti-émeute affirme ainsi s'être opposé en vain à une « boucherie » sous les insultes de ses subordonnés. Au même moment, 45 carabiniers sont jugés par un autre tribunal.

Ce fut une boucherie. Des mâchoires furent brisées, des bras et jambes cassés, des cuirs chevelus fendus. Des policiers italiens professionnels du corps à corps prirent d’assaut une école, dans laquelle des jeunes gens venus des quatre coins d’Europe allaient se mettre au lit. « Ils étaient enragés et tapaient sur tout ce qui bougeait avec leurs matraques ». 93 hommes et femmes ont été empoignés et arrêtés. 62 ont dû être évacués en ambulance. Nombre d’entre eux , gravement blessés, ont dû être placés en réanimation.
13 enquêtes furent ouvertes depuis, dont certaines à l'initiative du Parlement et du ministre de l’intérieur. Les procureurs chargés du dossier interrogèrent policiers et manifestants, examinèrent les photos, étudièrent les vidéos et commencèrent par suspendre la plupart des procédures pénales engagées par la police contre les protestataires. Un mois plus tard, ils ouvrirent huit nouveaux dossiers mettant en cause 148 policiers.

voir article détaillé paru dans Der Spiegel le 02/09/02

Caillasseurs et émeutiers

Geste d'insoummission ou simple délinquance?

Le risque est celui d'être poursuivi pour blessures volontaires avec armes en réunion ce qui peut évidemment être agravé si c'est sur un agent de l'état dans l'exercice de ses fonctions

on les a surtout vus à l'oeuvre lors des émeutes urbaines en France à Clichy-sous-Bois en octobre 2005 et à Villiers-le-Bel en novembre 2007.

http://lci.tf1.fr/france/justice/2009-07/jusqu-a-trois-ans-ferme-requis-contre-les-caillasseurs-4867100.html

le terme désigne aussi les groupes qui caillassent la police ou les autobus

Toulouse 2007: Les caillasseurs de bus avaient dix ans : http://www.ladepeche.fr/article/2007/11/30/376874-Les-caillasseurs-de-Bellefontaine-avaient-dix-ans.html

Antony Les caillasseurs du 15 août 2011: http://www.leparisien.fr/antony-92160/les-caillasseurs-du-15-aout-interpelles-24-08-2011-1576583.php

de manière plus large les émeutes se multiplient dans les pays occidentaux, elles sont en général consécutives à des bavures policières, l'angleterre et les USA ont également connus des épisodes d'émeutes. Le concept de guerre urbaine commence à apparaitre avec la tentation d'y réagir de façon militaire.

« L'Etat se prépare à une guerre dans les cités » : Depuis les émeutes de novembre 2005, l'Etat réfléchit sérieusement à faire intervenir l'armée dans les banlieues. Nicolas Sarkozy est pour, de nombreux officiers, notamment des gendarmes, sont contre. Ils le disent dans « Opération banlieue », un livre brûlot et très convaincant, signé du chercheur Hacène Belmessous. Un constat inquiétant, mais pas inéluctable. http://no-war.over-blog.com/article-france-risque-d-une-intervention-militaire-dans-les-banlieues-et-la-republique-58343002.html

Insurrection

Une insurrection est un soulèvement armé ou une révolte contre le pouvoir en place. Les personnes agissant durant une insurrection sont des insurgés.

De nos jours les mouvements ou groupes qui pronent l'insurrection sont assimilés à des terroristes. Ainsi ceux de Tarnac ont été accusés de terrorisme , accusation étayée par leur supposée participation à l'écriture du livre collégial "l'insurrection qui vient" que l'on peut se procurer sur le lien précédent ou bien que l'on peut lire directement en téléchargeant ce pdf : http://zinelibrary.info/files/pdf_Insurrection.pdf

une révolte lors du "printemps arabe", en Egypte où 60 % des commissariats égyptiens ont été brûlés , et en Tunisie ( mouvement appelé "à tort" révolution de Jasmin, c'est plutôt une insurrection).

un soulèvement armé en Libye en 2011 ou en Algérie avant la guerre d'indépendance ou bien pour la résistance française pendant la deuxième guerre mondiale

L'insurrection, comme la révolution ou la lutte armée sont bien évidemment des voies dangereuses qui exposent à un risque vital. tous les exemples cités ci-dessus ont été violemment réprimés par des tirs à balles réelles. En France et plus généralement en Europe , il faut considérer que si des manifestants attaquent les forces de l'ordre avec des armes à feu, celles-ci ont le droit de tuer:

« La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire […] pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection. » Constitution Européenne Article II-62: Droit à la vie et article 2, paragraphe 2, de la CEDH

ce "conformément à la loi" nécessitait donc une modification de notre loi advenue le 30 juin 2011: Décret n° 2011-795 du 30 juin 2011 relatif aux armes à feu susceptibles d'être utilisées pour le maintien de l'ordre public . Que dit ce décret ?

"Publics concernés : représentants de l'Etat, militaires et fonctionnaires en charge des missions de maintien de l'ordre public." Ce qui suit est donc valable pour la police mais également pour l'armée

le présent décret définit avec précision les caractéristiques techniques des armes à feu qui peuvent être utilisées par les forces de l'ordre pour le maintien de l'ordre public : en règle générale, seules les grenades lacrymogènes et leurs lanceurs sont autorisés. Le décret définit également les caractéristiques des armes à feu qui peuvent être utilisées dans les situations prévues au quatrième alinéa de l'article 431-3 du code pénal (lorsque des violences ou voies de fait sont exercées contre la force publique ou lorsque cette dernière est dans l'impossibilité de défendre autrement le terrain qu'elle occupe).

les 2 premiers articles concernent les armes dites "non léthales" comme les grenades lacrymogènes ou les flash ball mais le troisième article autorise l'usage de "Fusil à répétition de précision de calibre 7,62 × 51 mm" c'est à dire une arme de guerre avec des balles réelles. Le texte limite cet usage en pécisant que cette arme "est susceptible d'être utilisée pour le maintien de l'ordre public, à titre de riposte en cas d'ouverture du feu sur les représentants de la force publique". Ce qui est plus contraignant que le code pénal qui parle de "violences ou voies de fait sont exercées contre la force publique".

En clair si des manifestants ou les émeutiers ou les insurgés chargent la police sur ses positions, l'article 3 ne s'applique pas : la police doit s'enfuir ou utiliser les armes non léthales citées dans les articles 1 et 2
Si les manifestants ou les émeutiers ou les insurgés attaquent la police avec des barres de fer, des battes de base ball ou des armes blanches : la police doit s'enfuir ou utiliser les armes non léthales citées dans les articles 1 et 2
Si les manifestants ou les émeutiers ou les insurgés attaquent la police en tirant des coups de feu alors la Police peut riposter à balles réelles avec le fusil de répétition mentionné dans l'article 3

Attention on parle bien de "la police" en général. Il est évident qu'en cas de face à face direct entre 1 manifestant armé d'un sabre et 1 policier, si la vie du policier est menacée celui-ci peut se défendre avec son arme de service

 

Révolution

Une révolution (vient étymologiquement du latin revolvere : « rouler en arrière », qui donna en italien le terme Rivoltare : « retourner ») est, au sens politique ou social, un mouvement politique amenant, ou tentant d'amener, un changement brusque et en profondeur dans la structure politique et sociale d'un État, et qui se produit quand un groupe se révolte contre les autorités en place et prend ou tente de prendre le pouvoir.

Le symbole désormais mondialement retenu pour les adeptes de la révolution est Che Guevara l'icone de la révolution Castriste

on est bien sur obligé de parler ici des multiples révolutions françaises: de 1789 , de 1830, de 1848 et 1870.

 

 

Lutte armée et terrorisme

Le terme de lutte armée, pris au sens littéral, désigne tout type de conflit utilisant des armes, y compris la guerre ou les formes violentes de révolution et de révolte.

De manière plus spécifique, l'expression est généralement utilisée pour caractériser différentes formes de la guerre asymétrique - incluant la guérilla ou le terrorisme, et impliquant souvent des forces non conventionnelles - pratiquée par des groupes armés ne relevant pas de l'armée régulière, pouvant être des groupes paramilitaires insurgés ou des milices, agissant éventuellement dans un contexte de résistance armée, de guerre d'indépendance, de guerre civile ou simplement de forte violence sociale. Ce type d'actions inclut les assassinats, les attentats, les braquages pour financer la lutte armée, et les groupes de lutte armée sont généralement clandestins

Les groupes de lutte armée les plus connus sont dans les années 70 : la bande à Baader, les brigades rouges et action directe.

Et les groupes nationalistes, régionalistes, indépendantistes comme l'IRA, le FLNC ou l'ETA.

 

 

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bibliographie sur le thème de la désobéissance civile

Vous pouvez télécharger l’essai de Henry David Thoreau publié en 1849 sur forget-me.net : La Désobéissance Civile (en français) au format PDF (75 Ko) ; La Désobéissance Civile (en français) au format LaTeX (58 Ko).

Le site desobeissancecivile.org : La désobéissance civile est une forme d'action non-violente qui s'est développée au cours du XX° siècle à partir d'expériences de luttes socio-politiques telles que celles de Gandhi ou de Martin Luther King, et de l'œuvre de penseurs comme La Boëtie et Henry David Thoreau. De nombreuses expériences sur les six continents et en France, ont repris à leur compte cette stratégie.

Sur radicalparty.org : "DESOBEISSANCE CIVILE ET NON-VIOLENCE" - Mémoire de philosophie morale et politique, par Mathieu Vernerey (maîtrise de philosphie - Lyon3).

Sur non-violence-mp.org : De la désobéissance civile, par Jean-Marie Muller

Sur monde-solidaire.org : Désobéissance civile : qu’est-ce que c’est ? Comment la mettre en oeuvre ? Publié par Nicolas CREISSON

bibliographie sur le thème de la dissonance cognitive

BEAUVOIS J-L, JOULE R-V, Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens, Grenoble, PUG, 1987

BRUNEL V, Les managers de l'âme, La Découverte, 2004 FESTINGER L, A theory of cognitive dissonance, Evanston, Row, Peterson, 1957

GOODY J, La peur des images, La Découverte, 2003

GRIVOIS H, DUPUY J-P, Mécanismes mentaux, mécanismes sociaux, La Découverte, 1995

POITOU J-P, La dissonance cognitive, Paris, Colin, 1974

TORRECILLAS J-P, Pedagogie des mécanismes, Publibook, 2003

 

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