Amérique Latine
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avant la colonisation par les Européens: detroitbering.htm
civilisations précolombiennes, mayas, aztèques, incas: mayas.htm
caraïbes et Antilles : à partir de 1492 : precolombienne.htm
Mexique et Amérique centrale après les mayas et les Aztèques: ameriquecentrale.htm


-50000 sapiens sapiens se répand en Amérique par le détroit de Béring gelé
-15000 Pénétration en Amérique
-12000 ou -10000 les hommes (origine asiatique) franchissent le détroit de Bering pour la 2° fois
-10500 colonisation de l'Amérique du Sud
-9000 néolithique Mexique Pérou
-7000 Premiers chasseurs cueilleurs dans l'aire méso américaine
-7000 à -1200 peuples sédentaires dans l'aire méso américaine
Certaines recherches tendent à démontrer que la construction de la plus ancienne cité de la civilisation Inca remonterait à plus de 10 000 ans avant J.C. Ces analyses se basent notamment sur différentes constructions qui apparaissent comme des quais et qui se trouvent à une distance du lac qui ferait remonter leur construction à 15 000 ans avant J.C., à l’époque où le lac longeait ces constructions. Cette théorie serait « confirmée » par des dessins et gravures d'animaux dont l'espèce aurait disparu à la fin du pléistocène c'est-à-dire vers 12 000 ans avant JC.
Les géoglyphes sont le fait de la civilisation Nazca, une culture pré-incaïque du Sud du Pérou qui se développa entre 300 av. J.-C. et 800 de notre ère. Les lignes et géoglyphes de Nazca et de Pampas de Jumana sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1994.
de +500 à +1000 : La civilisation de Tiwanaku (en aymara, ou Tiahuanaco, nom de la ville moderne en espagnol), est une civilisation pré-inca qui a dominé la moitié sud des Andes centrales entre le Ve siècle et le XIe siècle. Cité du Soleil
les incas : Vers la fin du XIIIe siècle une petite tribu arrivait, avec bien des difficultés, dans le bassin de Cuzco, dans les Andes du Pérou.
Un grand nombre de tribus indiennes peuplait l'Argentine avant la conquête espagnole (Diaguitas, Pampas, Tehuelches, Tobas, Matacos, Onas…)
En 1511, les conquistadores espagnols sont à Panama. Toujours à la recherche de grandes quantités d'or, des rumeurs selon lesquelles existerait un pays aux richesses fabuleuses, troublent l'esprit des plus téméraires d'entre eux. Les indiens, excédés par la cupidité de ces hommes venus de la mer, tentent déloigner leurs bourreaux en leur révélant l'existence d'un " El Dorado " qui hante depuis bien longtemps les conquérants espagnols.
En 1516, l'Espagnol Díaz de Solís découvrit le Rio de La Plata. Le territoire qui correspond à l'Argentine actuelle est colonisé entre le XVIe et le XVIIe siècles par les Espagnols.
Novembre 1533: La capitale Inca, Cuzco, est capturé par les espagnols. Suit une longue période de révolte indienne que la petite troupe de Pizarro mate péniblement. Mais la présence espagnole est de plus en plus irréversible. La nouvelle capitale du pays est déplacée de Cuzco à Lima, fondée sur la côte.
Almagro, marié à une indienne et frustré par l'emprise de Pizarro se révolte à son tour, entrainant une partie des indiens avec lui. Sa rébellion se termine tragiquement en 1537.
Pizarro finit assassiné par des partisans d'Almagro en 1541.
L’Équateur fut nommé ainsi en Europe, à la suite d’une mission scientifique dirigée par Louis Godin, Charles Marie de La Condamine et Pierre Bouguer au XVIIIe siècle.
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Simón José Antonio de la Santísima Trinidad Bolívar y Palacios, plus connu sous le nom de Simón Bolívar est né le 24 juillet 1783 à Caracas au Venezuela |
Selon différents points de vue critiques, la reconstruction de la vie de Bolívar entre 1804 et 1807 est difficile et les récits sur cette période semblent parsemés de mythes. On sait cependant qu'il voyage entre Paris et Rome durant cette période, qu'il retrouve son ancien maître Simón Rodríguez et qu'il entretient des échanges avec le fameux naturaliste et explorateur baron Alexander von Humboldt, le botaniste Aimé Bonpland ainsi qu'avec l'étudiant Carlos Aguirre y Montúfar, qui l'accompagne à Rome en 1805. À Paris, Bolívar assiste probablement au couronnement de Napoléon Ier, et se retrouve en contact avec la pensée des Lumières dans une atmosphère chargée de romantisme. Les idées de changements et de révolution ont notablement imprégné ses idéaux politiques, et Bolívar en vient à conclure que l'Espagne ne pourra pas s'opposer à la France de Napoléon et que son affaiblissement sera mis à profit par ses ennemis tels que l'Angleterre. Il prend conscience que tout cela mènera les colonies espagnoles d'Amérique à devoir choisir entre une domination française ou anglaise, à moins de prendre en main leur avenir indépendamment de l'Espagne. Ce raisonnement confirme Bolívar dans sa conviction que l'indépendance est l'option la plus bénéfique pour les Amériques après la destruction de la flotte espagnole par les britanniques lors de la bataille de Trafalgar en 1805 et en considérant la position très délicate de la Couronne espagnole face à Napoléon. Ces éléments le conduisent à rejeter l'idée d'un possible leadership de Napoléon dans le monde, et à prêter devant son ami et précepteur Simón Rodríguez le serment du Monte Sacro à Rome, où il aurait juré par les dieux de ses ancêtres, par ses ancêtres eux-mêmes, par son honneur et par sa patrie de mettre un terme à la domination espagnole en Amérique. De nombreux doutes entourent ce fameux serment, rédigé pour la première fois par Rodriguez, en 1850, alors que le précepteur avait quatre-vingts ans. La version "officielle", par Manuel Uribe a été, elle, publiée seulement en 1884.
Des mouvements d'opposition contre la métropole espagnole apparaissent en Argentine à l'aube du XIXe siècle après avoir repoussé, en 1806 et 1807, deux expéditions militaires anglaises, car les Argentins durent se défendre seuls contre un ennemi autrement mieux armé et bien décidé à les recoloniser.
Dès 1810 avec la révolution de Mai (25 mai 1810) les Argentins deviennent indépendants de fait.
Plusieurs années après son retour, le 19 avril 1810, la Junte militaire créée le jour même, l'envoie en mission à Londres. A partir du 2 mars 1811, un congrès élu au suffrage censitaire se réunit, celui-ci proclame le 5 juillet 1811, l'indépendance du Vénézuela (dont Simón Bolívar était l'un des plus ardents défenseurs). Et en décembre 1811, une Constitution est votée sur le modèle des États-Unis, sous une forme fédérale. Mais le général espagnol Monteverde débarque avec une poignée d'hommes à Coro, et reconquiert le pays entre mars et juin 1812.
En 1813 le gouvernement argentin brûle en place publique les instruments de torture et déclare l'abolition de l'esclavage.
dès 1813. Bolívar participe de manière décisive à l'indépendance des actuels Bolivie, Colombie, Équateur, Panamá, Pérou et Venezuela. Bolivar a participé à la création de la Grande-Colombie, dont il souhaitait qu'elle devînt une grande confédération politique et militaire regroupant l'ensemble de l'Amérique latine.
La Première République est renversée, Bolívar est forcé de fuir à Carthagène des Indes (actuelle Colombie) jusqu'en mars 1813. Durant cette période, il abandonne l'idée de fédéralisme, pour la création d'un État fort. A partir de mars 1813, il lance une campagne à travers la Nouvelle-Grenade (Colombie actuelle), passée dans l'histoire sous le nom de "Campagne Admirable",qui le fait entrer en vainqueur à Caracas (Vénézuela) le 6 août; la municipalité et la population lui décernent le titre de Libertador (Le libérateur), le 14 ocobre 1813.
Après la prise de Caracas, la Deuxième République s'installe, à partir d'août 1813 jusqu'en juillet 1814, mais la guerre contre les espagnols continue. Malgré quelques victoires (Araure, Bacachica, Carabobo, etc...), Bolívar doit céder devant les troupes royalistes (parmi lesquels les fameux llaneros) menées par José Tomas Boves, qui remporte la bataille de Puerta (juin 1814), et force ainsi les indépendantistes à évacuer Caracas. Bolívar s'enfuit en Nouvelle-Grenade, puis doit s'exiler en Jamaïque (alors sous domination anglaise) en mai 1815. Il y médite sur la situation de l'Amérique Espagnole, et rédige la "Lettre de la Jamaïque" (6 septembre 1815), où il a une vision prophétique de l'avenir des 17 républiques (projet de la Grande-Colombie).
Durant cette période, les troupes du général espagnol Morillo arrivées en 1815 en Amérique du Sud, fait respecter l'autorité de l'Espagne. Bolívar voyage en Haïti, qui vient d'obtenir son indépendance, où il demande l'aide du Président Pétion, qui lui fournit l'assistance dont il a tant besoin. Bolívar commande donc une expédition qui part d'Haïti, en mai 1816, pour tenter un débarquement au Vénézuela. Il arrive sur l'île de la Marguerite, puis passe sur le continent, mais c'est un échec, et il doit se replier sur Haïti. Le 1er janvier 1817, il débarque à nouveau avec 4300 hommes, son projet est de s'emparer de la province de la Guyane (dans l'est du Vénézuela).
L'indépendance de l'Argentine est déclarée le 9 juillet 1816 (lors du congrès constituant tenu dans la ville de San Miguel de Tucumán) , ce n'est que la conséquence juridique venant entériner ce qui est déjà une réalité. Plusieurs années de guerre contre l'Empire espagnol permettent aux Argentins de se séparer définitivement de l'emprise des Bourbons.
L'île d'Angustura (qui porte aujourd'hui le nom de Ciudad Bolívar), capitale de la province, situé sur l'embouchure de l'Orénoque, est prise en juillet 1817 par les troupes de Bolívar, qui y organise l'État. Durant la première partie de l'année 1818, il mène la Campagne du Centre contre le général Morillo. Bolívar convoque le 2ème Congrès du Vénézuela, qui se réunit à Angustura, le 15 février 1819, il y présente ses idées politiques, et ce même jour, le Congrès lui accorde les pleins pouvoirs exécutifs. En août 1819, il présente au Congrès un projet de constitution parlementaire, synthèse entre le système institutionnel anglais et celui des États-Unis.
1818 Indépendance du Chili
Bolívar décide peu après de libérer la Nouvelle-Grenade (Colombie actuelle), en passant par les Andes, à Pisba (l'un des passage les plus difficiles) en juin 1819. Après la bataille de Gameja, de Pantano de Vargas, et Boyaca (le 7 août 1819), il peut entrer dans Bogotá libéré (10 aoüt 1819). Bolívar réorganise la Nouvelle-Grenade et en confie le gouvernement au général Santander; après cela il retourne à Angustura, où le Parlement créé, par le vote de la Loi Fondamentale de la République de Colombie, un grand État rassemblant les pays actuels du Vénézuela, Colombie, Panama, et Équateur. La constitution en est votée le 17 décembre 1819, Bolívar en devient président et dictateur militaire.
Avec l'expiration de l'armistice signée en novembre 1820 avec le gouvernement libéral espagnol, la guerre reprend en avril 1821. Après la victoire décisive de Carabobo, le 24 juin 1821, Bolívar libère définitvement le Vénézuela, et entre à Carthagène, puis à Caracas (29 juin 1821).Il fut cependant impuissant à unifier les anciennes colonies espagnoles d'Amérique latine. Sa vision politique était trop en avance sur son temps, et il fut accusé de vouloir tout dominer, c'est-à-dire d'aspirer à l'empire. On tenta même plusieurs fois de l'assassiner. Pour lui rendre hommage, on donna le nom de Bolivie à un pays d'Amérique du Sud. La monnaie de la Bolivie est le Boliviano et celle du Venezuela, le Bolívar. En Colombie, La Plaza de Bolivar (Plaza Bolívar) est la place la plus connue de Bogotá, avec au centre une statue de Simón Bolívar. Il y a des place Bolivar un peu partout avec des statues
![]() Statue de Simon Bolivar sur la place Bolivar de Caracas |
![]() La Plaza de Bolivar (Plaza Bolívar) à Bogotá |
1822 : Pierre Ier, empereur du Brésil
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Après avoir été dominé dans un premier temps par les Incas puis par les
Espagnols, l’Équateur prit son indépendance le 24 mai 1822, au sein de
la Grande Colombie, puis en 1830 séparément. |
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La constitution argentine sera proclamée en 1853, après la fin de la dictature de Juan Manuel de Rosas. Perón parvint au pouvoir après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci ayant entraîné l’affaiblissement de l’Occident, l'Argentine devient, vers 1950, la neuvième puissance économique mondiale. Après la guerre, de très nombreux nazis fuirent en Argentine. |
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Bolivie : Le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR, Movimiento Nacionalista Revolucionario) dirigé par Víctor Paz Estenssoro devient le plus important parti politique du pays. Malgré sa victoire aux élections de 1951, il n'accède pas au pouvoir car l'armée lui en interdit l'accès. Le MNR lance alors, en 1952, une révolution et demande de nouvelles élections ; ce qu'il obtient. Elles lui permettent d'accéder au pouvoir. Il instaure alors le suffrage universel, redistribue les terres du pays (2 août 1953), améliore l'éducation de la population rurale, et nationalise les plus grandes compagnies minières du pays. |
En 1953, l'école de Chicago propose un partenariat avec le Chili. Les Chicago boys suivirent une formation en économie à l'Université pontificale catholique du Chili, organisée en partenariat avec l'université de Chicago dans le cadre de cet accord ; des professeurs de l'université enseignèrent ainsi sur place, une bibliothèque moderne fut financée sur place ainsi que des bourses pour les meilleurs étudiants. Sous la présidence du doyen de l'université de Chicago, Theodore Schultz, cet accord fut renouvelé à trois reprises et eut une influence prépondérante sur l'enseignement de l'économie au Chili.
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En 1955, un coup d'État chasse Peron du pouvoir (l'armée bombardera la place de Mai, tuant de nombreux civils). Désormais, l'Argentine entre dans une période d'instabilité à la fois économique et politique. Le puissant mouvement péroniste est décapité mais va renaître sous la forme clandestine (sabotage, grèves...). Les élites du pays, revenues au pouvoir, cherchent alors une impossible formule de démocratie sans péronisme. Les militaires organisent des élections, puis reprennent le pouvoir quelque temps après, et ce, à deux reprises. |
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Bolivie: Douze ans de politique agitée laisse le MNR divisé. En 1964, une junte militaire renverse le président Paz Estenssoro alors qu'il venait de commencer son troisième mandat. |
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En 1966 a lieu le coup d'État du général Ongania. Ce dernier, partisan de la manière forte, va mettre en place un régime bureaucratique et autoritaire. En réaction à la violence, les mouvements sociaux, les syndicats, les étudiants, les ouvriers vont se battre contre le régime jusqu'à prendre conscience de sa faiblesse. La situation s'aggrave jusqu'à l'année 1969. En 1969 éclate le Cordobazo (une explosion de violence spontanée durant laquelle les ouvriers et les étudiants seront les principaux protagonistes). C'est la première pueblada (il y en aura bien d'autres dans tout le pays) : la population s'attaque aux symboles du pouvoir autoritaire (police...) mais aussi à ceux des multinationales étrangères. Le lendemain, le pays est paralysé par la grève générale. |
Désormais, même la classe moyenne, traditionnellement anti-péroniste, s'associe au rejet du pouvoir bureaucratique et autoritaire. Les militaires se retirent alors en bonne et due forme, essayant de ne pas perdre la face. Mais il est trop tard et en 1973, la population assiste à la fin du régime militaire et à une véritable fuite des militaires qui rentrent dans leurs casernes, après 18 années d'interventions.
En 1969, la mort du président René Barrientos Ortuño, un des membres qui forma la junte bolivienne, et qui avait été élu président en 1966, conduit à une succession de gouvernements faibles. En 1969 eut lieu néanmoins la seconde nationalisation des hydrocarbures. Alarmés par le désordre public, les militaires, le MNR et quelques autres, placent Hugo Banzer Suárez à la présidence en 1971. Il resta à la présidence appuyé sur le MNR de 1971 à 1978. Il reprivatisa les hydrocarbures.
1971 Chili ; Le laboratoire grandeur
nature du néolibéralisme
À la suite de la nationalisation d'entreprises effectuées par Salvador Allende
(Le 11 juillet 1971, la loi de nationalisation des mines de cuivre qui représente
80% des exportations du pays est adoptée à l'unanimité par le parlement.), les
chigaco boys rédigent clandestinement
un rapport de 189 pages appelant à la privatisation immédiate des entreprises
publiques chiliennes et qui décrivait de façon plus générale la politique économique
qu'ils conseillaient de suivre. Ce texte, dit El Ladrillo (« La brique »), est
destiné à guider la politique économique d'un gouvernement alternatif, alors
que légalement le mandat d'Allende doit durer jusqu'en novembre 1976. Le jour
même du coup d’État renversant Allende, le texte est imprimé, et remis dès le
lendemain aux dirigeants de la dictature militaire.
La Stratégie du Choc
![]() Salvador Allende |
En 1971, Salvador Allende, le candidat socialiste, remporte les élections à la présidence du Chili. Il met en place une réforme agraire et décide la nationalisation des mines de cuivre (approuvée à l'unanimité par le Congrès), puis des banques et d'entreprises diverses (sans l'appui du Congrès). Richard Nixon, horrifié, donne carte blanche au directeur de la CIA, Richard Helms, pour empêcher son entrée en fonction. Washington décide alors d'aider les militaires à renverser Salvador Allende et mettre le général Pinochet au pouvoir. Le coup d’Etat finit par survenir le 11 septembre 73. Salvador Allende est assassiné, ou s’est suicidé, selon la CIA, et des milliers de Chiliens torturés et massacrés. Les listes des suspects ont été fournies par la CIA aux escadrons de la mort de la junte militaire. C’est l’implication de la CIA dans le coup d'Etat au Chili, et les révélations sur la complicité entre l’agence et la Maison-Blanche pendant le Watergate, qui vont pousser le Congrès, trompé et humilié par Nixon, qui a démissionné, à prendre la décision de museler la CIA. En 1976, les auditions des directeurs de la CIA devant les commissions sénatoriales Church et Pike vont bouleverser les Américains. Rien ne sera plus jamais comme avant. Le spectacle est ahurissant. Le soutien de la CIA au Général Pinochet et sa participation au renversement du régime socialiste d’Allende, mis à jour par le rapport Church, vont éclabousser le Secrétaire d’Etat Henry Kissinger. Le coup d’État du 11 septembre 1973 au Chili a été un évènement historique marquant à la fois de l'histoire du Chili et de la Guerre froide. Le 11 septembre 1973, le gouvernement du président démocratiquement élu Salvador Allende (socialiste) était renversé par un coup d'État militaire. Celui-ci fut planifié par les commandants en chef des trois armées et le chef de la police, et dirigé par le général d'armée Augusto Pinochet. Ce coup d'État eut lieu dans un contexte de crise politique, sociale et économique du Chili, avec une opposition entre le pouvoir exécutif et les pouvoirs législatif et judiciaire. Il intervenait notamment deux mois après le Tanquetazo, une première tentative de coup d'État (juin 1973). À la suite du coup d'Etat, qui coûta la vie à Salvador Allende lors du siège du palais de la Moneda, la junte militaire prononça la dissolution du Congrès national, des conseils municipaux, des syndicats et des partis politiques. La liberté de la presse fut abolie, le couvre-feu instauré. Tout ce qui était littérature de gauche fut interdit et les opposants au régime arrêtés, torturés ou exécutés. archives de l'ina sur le coup d'état: |
Missing (également connu sous le titre Porté disparu), est un film américain
de Costa-Gavras, sorti en 1982.
Le scénario du film s'inspire de la disparition d'un citoyen américain quelques
jours après le coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili et qui montre le rôle
direct et déterminant des autorités américaines dans le coup d'État. Charles
et Beth vivent en parfaite harmonie avec les habitants de ce quartier populaire
de Santiago du Chili. Le 11 septembre 1973 éclate le coup d'État du général
Pinochet. Charles découvre la présence surprenante de conseillers américains
sur le sol chilien. Depuis ce jour, nul ne l'a revu...
Son régime est marqué par de multiples violations des droits de l'homme (plus de 3 000 morts et disparus, principalement dans les cinq premières années du régime selon le rapport Rettig, plus de 35 000 torturés, des dizaines de milliers d'arrestation de dissidents), lesquelles ont fait l'objet de deux rapports et de quatre procédures judiciaires dans les années 1990 et 2000, et occasionnent l'exil de plusieurs centaines milliers de Chiliens.
El pueblo unido jamás será vencido (« Le peuple uni ne sera jamais vaincu ») est une chanson chilienne écrite par le groupe Quilapayún et composée par le musicien Sergio Ortega. Elle a été enregistrée pour la première fois par Quilapayún en juillet 1973. Au fil du temps cette chanson est devenue un symbole d'unité et de solidarité populaire pour des citoyens opprimés de tous pays luttant pour la liberté et l'égalité, dépassant son rapport direct avec le Chili.
El Pueblo Unido Jamás Será Vencido créée en juillet 1973
Dès le 12 septembre 1973, Augusto Pinochet prend l'ascendant sur la junte et met fin aux espérances de la droite chilienne, des conservateurs et des démocrates chrétiens qui s'attendaient à récupérer le pouvoir exécutif. Au contraire, le Parlement est dissout. Le communisme est interdit, les partis politiques liés à l'Unidad popular et ceux d'extrême-gauche sont interdits, puis toute activité politique à l'intérieur du pays est suspendue. La liberté de la presse est supprimée, des livres sont interdits et brûlés. Les responsables politiques locaux et l'ensemble des maires sont destitués, et leurs remplaçants sont nommés par la junte. Des étudiants sont arbitrairement exclus des universités, des professeurs sont arrêtés, expulsés, torturés ou fusillés. Des militaires sont nommés à la tête de toutes les universités. Les syndicats libres sont réprimés.
Les Chicago Boys sont recrutés par le gouvernement
formé par la junte militaire. Ils travaillèrent ainsi dès septembre 1973 pour
le régime dictatorial : Sergio de Castro, le leader du groupe, devient conseiller
du ministre de l’Économie le 14 septembre 1973. Cette situation leur permis
de mettre en place d'importantes réformes économiques structurelles néolibérales
qui allaient être poursuivies au-delà du retour à la démocratie. Ces réformes
permirent ce que certains ont appelé le « miracle chilien », modèle économique
imité dans toute l'Amérique latine et néanmoins contesté.
Peu avant d'être assassiné par la dictature, l'économiste et diplomate Orlando
Letelier reproche aux Chicago Boys le fait que leur
« projet économique doit être imposé de force. » Il ajoute que « cela s'est
traduit par l'élimination de milliers de personnes, la création de camps de
concentration partout au pays et l'incarcération de plus de 100 000 personnes
en trois ans. [...] Au Chili, la régression pour la majorité et la "liberté
économique" pour une poignée de privilégiés sont l'envers et l'endroit de la
même médaille. »
![]() un alpaga au Chili (Photographe : Alexander van Deursen - Fotolia) |
![]() Cactus, Chili (Photographe : Matt Cooper - Fotolia) |
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Des élections démocratiques sont organisées en Argentine en 1973, les militaires sont conspués, la gauche révolutionnaire voit ses organisations de masses légalisées et ses militants prisonniers sont tous libérés. L'extrême-gauche gagne des espaces de pouvoir au sein de l'État (Université...) et ses militants reprennent inmédiatement sa lutte pour la prise totale du pouvoir, même contre un gouvernement démocratique et peroniste. On croit que les militaires ne reviendront pas. Jamais alors le climat politique n'avait été aussi propice à la gauche en Argentine. Après le retour du général Peron en 1973, qui se solde par le massacre d'Ezeiza (affrontements entre la gauche et la droite péroniste), la « guerre sale » continue. |
En 1974, Pinochet charge Manuel Contreras de diriger la DINA, une police politique qui recourt aux « disparitions », aux assassinats, et à la torture. La DINA, placée directement sous contrôle de Pinochet, est décrite dans les rapports internes de la CIA comme une « Gestapo moderne ». La DINA « dépend directement du général Pinochet et fait régner la terreur sur la société chilienne ».
Dans le cadre du plan Condor, créé en 1975 à l'initiative du général Rivero, officier des services secrets argentins, les opposants aux différents régimes dictatoriaux d'Amérique du Sud sont traqués et assassinés, y compris à l'étranger. Rassemblant six dictatures militaires d'Amérique du Sud (Chili, Argentine, Bolivie, Brésil, Paraguay, Uruguay), c'est une entente qui permet des traquer et d'assassiner les dissidents, hors de leur territoire national. On comptera en 1975 jusqu'à 5 assassinats par jour de militants de gauche en Argentine. Les leçons apprises lors de la bataille d'Alger sont mises en pratique par les forces armées, et celles de la guérilla de Fidel Castro et du "Che" Guevara par les extremistes de gauche.
Le général Pinochet devient à l'époque « le héros des milieux fascistes européens ». Ainsi, les néo-fascistes italiens sont employés pour des opérations dans la cadre du plan Condor. Au Chili, la Colonie Dignidad, dirigée par le nazi Paul Schäfer, sert de centre de torture pour les militaires et se voit accorder l'immunité pour toutes les exactions commises entre ses murs.
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Dans La Stratégie du choc, Naomi Klein reproche aux Chicago Boys d'avoir
participé à la dictature Pinochet, et d'avoir appliqué leur politique
économique grâce à la terreur exercée par le régime. Elle cite à l'appui
de sa thèse l'avis, paradoxalement, de Margaret Thatcher, qui écrivit
en 1982 que « certaines des mesures prises au Chili seraient inacceptables
en Grande-Bretagne, où il existe des institutions démocratiques ». Elle
cite également Sergio de Castro, qui reconnaît que « l'opinion publique
» leur « était très défavorable », et qu'ils ont eu besoin de Pinochet
pour appliquer leur politique. 1976 Chili ; Les effets du
néolibéralisme |
![]() Augusto Pinochet |
L'ONU dénonce, en 1977, « les violations constantes et flagrantes des droits de l'homme qui ont eu lieu et continuent d'avoir lieu au Chili, y compris la pratique institutionnalisée de la torture », dénonce également « la destruction des institutions démocratiques et des garanties constitutionnelles dont jouissait auparavant le peuple chilien », et demande le rétablissement des « libertés fondamentales ». En représaille, le gouvernement militaire interdit aux émissaires de l'ONU l'entrée sur le sol chilien.

Torres del paine, Chili (Photographe : Sebastien Burel - Fotolia)
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Au cœur de la dictature, c'est Jorge Rafael Videla qui remet la coupe du monde de football 1978 au capitaine de l'équipe argentine, Daniel Passarella, El Pistolero. Cette coupe du monde s'est déroulée au moment même où les tortures et assassinats s'exécutaient dans les sous-sols de l'ESMA (École supérieure de mécanique de la Marine), à proximité des stades de Buenos Aires où se jouaient les matches dans la liesse populaire. |
La finale fut elle aussi controversée. Les Hollandais accusant les Argentins d'avoir sous divers prétexte (en avançant l'illégalité d'un plâtre posé sur le poignet de René van de Kerkhof) créé des incidents pour retarder le début du match. De manière à laisser l'équipe visiteuse en proie à la foule déchaînée du stade de Buenos Aires. Tant pour cette attitude que pour manifester leur opposition à la Junte militaire, les Pays-Bas refusèrent d'assister aux cérémonies d'après match. L'Argentine gagna 3-1 après prolongations avec deux buts de Mario Kempes, meilleur buteur du tournoi avec 6 réalisations. Les Pays-Bas ont ainsi perdu leur seconde finale d'affilée face au pays organisateur (Allemagne de l'Ouest en 1974). Cela reste, pour beaucoup, une injustice, tant l'équipe et la génération de Cruyff ont apporté au football moderne en termes de stratégie, de fluidité, de football total (apogée : coupe du monde 1974) et offensif, avec des joueurs tels Johan Neeskens ou Johnny Rep. À noter que la décision de Johan Cruijff de ne pas participer à la Coupe du monde de 1978 a été motivée, en partie, par le stress générée par la tentative d'enlèvement subie par sa famille en Espagne (lors de laquelle le joueur a été menacé d'une carabine), et en partie pour ne pas cautionner la dictature argentine.

Videla remet la coupe à Pasarella
John
Perkins, confessions d'un corrupteur de nations
Dans la jungle amazonienne de l'Équateur près de Loja, les habitants ont confirmé qu'ils avaient vu tomber une boule de feu du ciel, ce qui leur a permis de localiser le site du crash. L'auteur américain John Perkins affirme dans son livre Confessions of an Economic Hit Man que Roldós a été assassiné par une bombe cachée dans le magnétophone dans le but de servir les intérêts américains dans la prospection pétrolière en Équateur (Perkins affirmait auparavant que Roldós était mort dans le crash d'un hélicoptère; il a corrigé par la suite). Roldós est mort deux mois avant son homologue panaméen Omar Torrijos qui est mort dans le crash d'un avion, dans des circonstances similaires.
John Perkins : L'Équateur, a très longtemps été gouverné par des dictateurs pro-étasuniens, souvent relativement brutaux. Il a alors été décidé qu'ils auraient une véritable élection démocratique. Jaime Roldos concourue et son objectif principal, disait-il, en temps que président serait de faire en sorte que les ressources de l'Équateur soient utilisées pour aider le peuple. Et il gagna! Atterrant. Avec plus de voix que n'importe qui pour n'importe quoi en Équateur. Et il commença à appliquer ces politiques pour s'assurer que les profits du pétrole soit là pour aider le peuple. Et bien... Nous ne l'avons pas apprécié aux États-Unis. J'ai été envoyé comme l'un des assassins économique pour changer Roldos. Pour le corrompre. Pour le rapprocher... pour lui faire savoir... vous savez. "Tu peux devenir très riche, si toi et ta famille jouez selon nos règles." "Mais si vous continuez à appliquer cette politique que vous avez promis... hmm... vous allez partir!" Il ne voulait rien savoir ... Il a été assassiné... Aussitôt que l'avion s'écrasa, toute la zone a été bouclée. Les seules personnes autorisées étaient les militaires étasuniens d'une base proche et quelques militaires équatoriens. Quand une investigation fut lancée, deux des témoins clefs moururent dans un accident de voiture avant d'avoir une chance de témoigner. Un tas de choses très très étranges se sont passées autour de l'assassinat de Jaime Roldos. Je n'avais, comme la plupart des gens qui ont observé le cas, absolument aucun doute qu'il s'agissait d'un assassinat. Et, bien sûr, dans ma position d'assassin économique, je m'attendais toujours à ce que quelque chose arrive à Jaime, que ce soit un coup d'États ou un assassinat, je n'étais pas sûr, mais qu'il serait défait car il ne se laissait pas corrompre, il ne se serait jamais permis d'être corrompu de la manière que nous voulions.
Les élections de 1978, 1979 et 1980 en Bolivie sont marquées par la fraude. Durant ces trois années, plusieurs coups d'État ont lieu. En 1981, Luis García Meza est expulsé du gouvernement car il ne respecte pas les droits de l'homme, fait du trafic de drogue et gère très mal l'économie nationale. Après l'expulsion de Luis García Meza, l'agitation du pays force les militaires à prendre une décision. Ils convoquent le congrès qui avait été élu en 1980 et lui demandent de choisir un président.
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Guerre des Malouines et chute de la dictature argentine |
Afin de relancer sa popularité, la junte de Buenos Aires, dirigée depuis décembre 1981 par Leopoldo Galtieri, l’un des plus « durs », décide d’envahir les îles Malouines en 1982, provoquant ainsi la guerre des Malouines contre le Royaume-Uni, alors dirigé par Margaret Thatcher. En raison de son anticommunisme viscéral et de la mise en place de l’opération Charly (pendant laquelle les services argentins ont transmis à leurs homologues d’Amérique centrale les techniques de la guerre sale : escadrons de la mort, torture systématique contre la population civile afin de la démoraliser, vols de la mort, etc.), Buenos Aires semblait penser pouvoir compter, à tort, sur le soutien de Ronald Reagan, nouvellement élu.
durant la guerre des Malouines entre l'Argentine et l'Angleterre, en 1982, Pinochet prend ouvertement parti pour la Grande-Bretagne, lui apportant une aide logistique contre ses voisins immédiats.
Affaiblie par sa cuisante défaite face au Royaume-Uni lors de la guerre des Malouines, la junte argentine cède la place en 1983 à un gouvernement civil démocratiquement élu avec pour président le radical Raúl Alfonsín.
Raul Alfonsin (1983-1989) fut le symbole même du retour à la démocratie en République argentine. Dans les premiers jours de son mandat, en 1983, il abroge l’amnistie déclarée avant que les forces armées ne perdent le pouvoir et demande de poursuivre neuf dirigeants de la junte militaire. Il nomme en même temps une commission nationale sur la disparition des personnes et en choisit les membres : dix citoyens de premier plan, connus pour leur rôle dans la défense des droits de l’Homme. Aux yeux du monde éclate la cruauté des crimes de la junte militaire argentine : quelque 10 000 personnes torturées puis exécutées clandestinement.
La décennie Menem est marquée par une libéralisation de l'économie, menant à la modernisation de la plus grande partie du pays, à l'enrichissement d'une part importante de la population, mais aussi à l'apparition de groupes contestataires, les piqueteros, qui deviendront célèbres après la crise économique. Le FMI aida beaucoup l'Argentine à se développer durant cette période. La consommation a augmenté considérablement, et les Argentins ont alors pu accéder aux mêmes biens matériels que les Européens ; l'Internet, la téléphonie mobile, l'électro-ménager moderne, etc. Cependant, ce libéralisme ne profita pas à toute la population. Les laissés-pour-compte du miracle économique représentaient une part non négligeable dans l'Argentine des années 1990 : 18 % de chômeurs en 1996.
Videla est jugé avec d'autres membres de la junte, ainsi que d'ex-guérilleros,
lors du Procès de la Junte de 1985, et condamné à la perpétuité. Entre autres
affaires, on le juge coupable d'homicides dans le massacre de Margarita Belén.
Amnistié en 1989 par le président Carlos Menem, cette grâce fut annulée en 2007
par un tribunal, sentence confirmée en appel en juin 2009 (la Cour suprême a
requis une peine de prison à perpétuité).
Videla doit ainsi être jugé, en 2010, dans quatre procès différents: celui de
l'Opération Condor (tribunal fédéral n°1), le procès TOF6 qui concerne le vol
systématique des bébés des détenues-« disparues », qui étaient délivrés à des
familles de militaires et de policiers, le procès Kamenetzky à Santiago del
Estero, et enfin le procès à Córdoba, où il est accusé avec le général Luciano
Benjamín Menéndez, les « groupes de travail » du Destacamento de Inteligencia
141 et du Département d'Information (D2, police politique) de la police provinciale,
de la torture et du meurtre de 32 prisonniers politiques à la prison de Córdoba
et au centre clandestin de détention du Service de renseignement de la police.
Bénéficiant d'une assignation à résidence de 1998 à 2008, celle-ci fut annulée
par le juge fédéral Norberto Oyarbide, chargé de l'enquête sur l'Opération Condor,
qui l'a fait transférer à la prison de Campo de Mayo en octobre 2008. Par ailleurs,
à la suite de l'identification, par l'Équipe argentine d'anthropologie judiciaire
(EAAF), de la dépouille de l'argentin-allemand Rolf Nasim Stawowiok, un jeune
militant de 20 ans de la Jeunesse péroniste qui fut enlevé le 21 février 1978
puis enterré anonymement, un magistrat allemand de Nuremberg a ouvert une enquête
contre l'ex-dictateur
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En 1985, la guérilla colombienne suspend la lutte armée et négocie sa participation à la scène politique. Ainsi naît la U.P (l’Union Patriotique) qui remporte un grand succès électoral. Xavier Giraldo et Ivan Cepeda Castro raconte comment 3 000 des élus et des membres de la U.P furent assassinés par les paramilitaires. Un crime d’Etat que les "terroristes" d’aujourd’hui n’ont pas oublié...http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1322 |
| Le 14 décembre 1989, les électeurs chiliens élisent un nouveau président de la République et un Parlement composé de 120 députés et de 83 sénateurs. Le démocrate-chrétien Patricio Aylwin, candidat de la Concertation pour la démocratie, est élu dès le premier tour avec 57 % des voix. Au Parlement, la coalition démocratique l'emporte également (36 % pour la démocratie-chrétienne et le centre-gauche, 24 % pour la gauche), et la démocratie-chrétienne devient la première formation politique du pays. Patrico Aylwin entre en fonction le 11 mars 1990, au cours d'une cérémonie de passation de pouvoirs avec le général Pinochet au parlement réuni à Valparaiso. Les députés de la Concertation des partis pour la démocratie portent des photos de « disparus » de la dictature. Lorsque Pinochet sort de la salle, il est suivi par des parlementaires socialistes qui, photos de disparus à la main, lui crient : « Assassin ! Assassin! ». | |
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En 1990, En équateur, les indigènes manifestèrent pacifiquement pour la reconnaissance de leurs droits, bloquant le pays en s’asseyant par terre. Le président Borja dut accorder à la confédération des Shuars la propriété de 11 000 km² de territoire en Amazonie, même si au même moment des escarmouches étaient lancées contre les chefs indiens. |
février 1992 un premier coup d'état contre Perez échoue au Vénézuela : http://www.ina.fr/playlist/politique/venezuela.294811.CAB92007070.non.fr.html#containerVideo
27 novembre 1992 Chavez mène un deuxième coup d'état contre Perez, il échoue: http://www.ina.fr/playlist/politique/venezuela.294811.CAB92068167.non.fr.html#containerVideo
la guerre du Cenepa (entre Pérou et Equateur) en 1995.
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1998 Bolivie Morales siège au parlement sous les présidences de l'ex-dictateur Hugo Banzer et de Jorge Quiroga, alors que la campagne d'éradication de la coca s'intensifie avec le Plan Dignidad, lancé en 1998, qui affecte particulièrement le Chapare. Le député Morales dénonce une « militarisation » du conflit, et affirme en retour le droit des paysans à résister militairement aux troupes boliviennes qui tireraient sur les manifestants. |
Le 16 octobre 1998, alors qu'il est à Londres pour des examens médicaux, le général Pinochet est placé en état d'arrestation puis assigné en résidence surveillée, suite à un mandat d'arrêt international émis par le juge espagnol Baltasar Garzón. En Espagne, deux procédures sont en cours : le juge Manuel García Castellón enquête sur l'assassinat ou la disparition de ressortissants espagnols au Chili entre septembre 1973 et décembre 1983, tandis que Baltasar Garzón enquête sur « l'opération Condor ». Les deux juges accusent l'ancien dictateur de « génocide, de tortures, de terrorisme international et d'enlèvements »
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En 1998, Hugo Chavez se fait élire président du Vénézuela Chavez (MVR) est élu dès le premier tour avec 57 % des voix http://www.ina.fr/politique/elections/video/CAB98049120/portrait-d-hugo-chavez.fr.html En 1999, la nouvelle Constitution d'Hugo Chávez renomma la république du Venezuela en République bolivarienne du Venezuela. Hugo Chávez reprend les idées du "Libertador" et il prône le néo-bolivarisme. Même si Chávez a également été influencé par les écrits de l'historien marxiste Federico Brito Figueroa, on peut retrouver les principaux traits du courant initial dans la politique de Chavez : une volonté d'indépendance plus grande vis-à-vis des puissances dominantes (des États-Unis en l'occurrence), mais aussi, comme Bolivar, des tentatives d'unification ou de rapprochement des ex-colonies lorsqu'il tente d'organiser les principales organisations régionales sud américaines. C'est sa volonté d'apparaître comme le rassembleur des peuples dominés d'Amérique Latine qui le rapproche d'un "nouveau Bolivar". Mais cette "appropriation" comme seul défenseur des idées de Simon Bolivar, est l'objet de contestations en Amérique Latine. Selon Hugo Chavez, la révolution bolivarienne est un mouvement de masse pour mettre en place une démocratie populaire, une indépendance économique du Venezuela, une distribution équitable des revenus et en finir avec la corruption du pays. |
Pour ceux qui ne connaissent pas l’amérique du sud, Caracas peut être intimidant à première vue. De l’aéroport au centre-ville, on ne voit qu’une marée de bidonvilles entourant une autoroute à moitié défoncée. Il y aurait eu officiellement 130 homicides pour 100 000 habitants en 2008. Mais selon CNN, les chiffres seraient manipulés à la baisse par le gouvernement Chavez et il y aurait eu en fait 510 assassinats en 2008. Si c’est la cas, alors Caracas serait au top de ce classement. Selon le magazine américain foreign Police, cette ville de 4 millions d’habitants est à la fois gangrénée par les nombreux gangs, le trafic de drogue et la pauvreté croissante. Depuis que Chavez a pris le contrôle du pays en 1998, le taux d’assassinat a bondi de 65% à Caracas. Les policiers sont corrompus, le gouvernement ne fait aucun contrôle sur les armes à feux ni sur les milices qui viennent gonfler le taux de criminalité. A l’image de Caracas, le Venezuela est en train de remplacer la Colombie comme pays de la criminalité en Amérique du Sud.
![]() Caracas : capitale du Vénézuela |
![]() Caracas |
Le Vénézuela est Réputé pour la beauté de ses paysages
et sa biodiversité naturelle jugez plutôt d'après quelques photos
de ce site :
http://www.tripadvisor.fr/LocationPhotos-g294324-Venezuela.html
Un pays aussi grand, à la nature si sauvage, ne peut qu’abriter un nombre impressionnant d’espèces animales. Plus de 1300 espèces d’oiseaux ont ainsi été répertoriées. Les reptiles ne sont pas à la traîne, avec plusieurs dizaines d’exemplaires. Les singes, les tortues, les gros mammifères et les carnivores, les poissons, les milliers d’insectes, les batraciens aux couleurs les plus vives, et mêm le dauphin d'eau douce (tonina) que vous êtes pratiquement certain de voir sur tous les fleuves du Venezuela. http://www.levenezuela.com/faune/faune.htm
![]() Lagune de Canima |
![]() Les chuttes de Canaima |
![]() La Savane |
![]() Merida |
![]() Maracaibo |
![]() Archipel Los Roques |
![]() Ile Margarita |
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![]() un petit anaconda |
![]() La Jungle |
en 2000, à la suite de la dollarisation de l’économie, la population de l'Equateur manifesta, bientôt suivie par l’armée, au point de renverser le président Jamil Mahuad.
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Le gouvernement Bolivien change sa politique et souhaite privatiser plusieurs entreprises. Alors que, à Cochabamba, l'entreprise de distribution des eaux est privatisée, entre janvier et avril 2000, une série de protestations sont organisées contre le gouvernement. Celui-ci décrète alors la loi martiale, arrête les leaders de ces protestations et interdit à toutes les stations de radio d'émettre. Les troubles civils et la pression du peuple ne cessent que le 10 avril lorsque le gouvernement fait marche arrière sur sa décision de privatisation. |
Le 23 mai 2000, la cour d'appel de Santiago lève pour la première fois l' immunité parlementaire de sénateur à vie du Général Pinochet. Le 1er décembre 2000, le juge Juan Guzman l'inculpe pour la mort de 75 opposants, tués en 1973 par une unité militaire surnommée « la Caravane de la mort » mais dès le 11 décembre, la procédure est suspendue par la cour d'appel de Santiago pour des motifs médicaux. En janvier 2001, les médecins estiment que Pinochet souffre d'une forme de « démence légère ». Le 8 mars, la cour d'appel confirme l'inculpation comme simple « complice » de la Caravane de la mort et non comme instigateur.
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Crise économique argentine de 2001 |
aggravation drastique de la crise en décembre 2001, provoquant un véritable chaos social, et des émeutes des classes sociales les plus appauvries par la crise. La répression cause 31 morts, le ministre des Finances est relevé de ses fonctions, mais cela ne suffit pas et le président signifie sa démission en s'enfuyant du palais du Gouvernement en hélicoptère.
En dix jours, quatre présidents se succèdent (Camaño, Rodriguez Saa, Puerta, Duhalde), le gouvernement argentin se déclare en état de cessation de paiement, abroge la loi consacrant l'intangibilité des dépôts bancaires (ce qui provoque l’évaporation des dépôts des classes moyennes qui en avaient mais ne les avaient pas transférés) et, donc, par un approfondissement de la crise économique.
Les médias ont montré un pays caractérisé par les pillages de magasins et les concerts de casseroles des classes moyennes. Mais ces représentations sont simplistes et plus que subjectives. Les émeutes et les mobilisations ne sont pas nées à la fin de l'année 2001. Dès 1989, une vague de saccages de magasins a eu lieu, conséquence de l'hyperinflation. En décembre 1993, le pays a connu des révoltes, notamment à Santiago del Estero. En 1996, les premiers piqueteros établissaient des barrages à Cutral-Co, dans la province de Neuquen. Mais les médias n'avaient laissé que très peu de visibilité à ces mouvements.
Le 6 janvier 2002, le nouveau gouvernement argentin procède à un gel total des avoirs bancaires, appelé Corralón, et une dévaluation officielle du peso de 28 % par rapport au dollar. Eduardo Duhalde demeure président de l'Argentine entre janvier 2002 et mai 2003 où il met fin à la parité entre le peso argentin et le dollar américain et met en place un plan économique productiviste. Il appelle à des élections présidentielles anticipées en avril 2003 où il soutient le candidat péroniste de centre gauche Néstor Kirchner. Ce dernier est élu par défaut suite au retrait de Carlos Menem au second tour.
Gonzalo Sánchez de Lozada remporte les élections de 2002 face à Evo Morales, leader du parti socialiste (MAS pour Movimiento al Socialismo). Les élections ne se déroulent pas sans problèmes. En effet, plusieurs jours avant les élections, l'ambassadeur des États-Unis, Manuel Rocha, menace les Boliviens en proclamant que s'ils votent pour Evo Morales les différentes aides provenant des États-Unis seraient supprimées et que ceux-ci fermeraient leurs marchés. Malgré les menaces, Evo Morales a reçu 21% des voix, ce qui le place très près de Sánchez de Lozada.
2002 coup d'état contre Chavez : The Revolution will not be televised
Février 2002 Chavez prend la compagnie pétrolière en main.
les mois précédant le coup d'état, la création
de la seule chaine de télé nationale : Canal 8
déclarations anti chavez de Colin Powell , attaques virulentes de l'opposition
à la télé "insanité mentale" de Chavez...
Appel des médias privés contre Chavez, déclarations de
la CIA. Menaces télévisées de l'armée, l'opposition
accuse Chavez d'être à la solde de Fidel Castro,
manifestation de l'opposition le 11 avril. et Manifestations de soutien. Des
snipers tirent sur la foule, manipulation des images par les télés
privées, appel au putch sur la télévision privée.
rumeurs de blocage de la chaine nationale Canal 8.
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Le signal de Canal 8 est coupé, seules les télé
privées peuvent diffuser. Miraflores est encerclée par
les chars, 22h les militaires entrent dans le palais, 3H00 Chavez accepte
de sortir pour éviter un bain de sang, déclaration de
Pedro Carmona, les putchistes remercient RCTV et Venevision, globovision
et les autres chaines privées, serment du nouveau président,
dissolution de l'assemblée nationale |
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POURQUOI LA CONCESSION DE RCTV N’EST PAS RENOUVELÉE
http://www.legrandsoir.info/RCTV-au-Parlement-europeen-la-droite-et-Reporters-Sans.html
Chavez pourrait déraper dans sa vengeance contre les médias
privés:
http://desourcesure.com/guerreterrorisme/2009/07/hugo_chavez_sempresse_de_censu.php
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Venezuela 2002 John Perkins : C'est intéressant pour moi à quel point ce système a continué presque de la même manière pendant des années et des années, hormis que les assassins économiques soient devenus de plus en plus au point. Puis, nous avons fait face à, très récemment, ce qui c'est passé au Venezuela. En 1998, Hugo Chavez se fait élire président, succédant à une longue lignée de présidents qui ont été très corrompus et qui ont littéralement détruit l'économie du pays. Et Chavez fut élu au milieu de ça. Chavez se dressa fasse aux États-Unis et il le fit principalement en demandant que le pétrole vénézuélien soit utilisé pour aider le peuple vénézuélien. Eh bien... nous n'aimions pas ça aux États-Unis. Alors, en 2002, un coup d'État fut arrangé. Il n'y a pas de doute pour moi, ni pour la plupart des gens, que la CIA était derrière ce coup. |
La manière dont ce coup a été fomenté était très caractéristique de ce que Kermit Roosevelt a fait en Iran. De payer des gens pour sortir dans la rue, pour troubler, pour protester, pour dire que Chavez était très impopulaire. Vous savez, si vous faites appel à quelques milliers de personne pour faire ça, la télévision peut donner l'impression qu'il s'agit de tout le pays et les choses commencent à bourgeonner. Excepté que, dans le cas de Chavez, il a été assez intelligent et le peuple était si fortement pour lui, qu'ils l'ont surmonté. Ce qui fut un moment phénoménal dans l'histoire de l'Amérique latine.
John
Perkins, confessions d'un corrupteur de nations
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Bolivie Quatre ans de récession économique, une mauvaise situation fiscale et des tensions ethniques de longue date font que en 2003, un soulèvement de la police et des travailleurs a presque renversé le gouvernement du président Gonzalo Sánchez de Lozada. Trente personnes sont mortes durant la révolution. Le gouvernement reste au pouvoir mais a perdu sa popularité. |
Bolivie : Les conflits sociaux s'exacerbent en 2003 concernant un projet d'exportation du gaz naturel (la Bolivie détenant les deuxièmes plus grandes réserves de gaz d'Amérique après le Venezuela) sans industrialisation préalable vers le Chili et, in fine, la Californie. La « guerre du gaz », dans laquelle Morales ainsi que Quispe sont particulièrement actifs, se solde par plus de 80 morts en octobre 2003, le président « Goni » ayant ordonné à l'armée de tirer par hélicoptères sur El Alto, la banlieue de La Paz. Les conséquences politiques de ce massacre l'obligent cependant à démissionner. Face à la pression, le président Gonzalo Sánchez de Lozada démissionne et laisse sa place à son vice-président : Carlos Mesa Gisbert qui devient alors président le 17 octobre 2003.
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Néstor Kirchner : Comment l'Argentine se relève |
Néstor Kirchner exerce la fonction de président de la République argentine de 2003 à 2007. Il renégocie la dette du pays en 2005 (en fait, il refuse le remboursement de trois quarts des 100 milliards de dollars de dette extérieure). Il gèle les tarifs énergétiques et du transport, et taxe très fortement les importations. En clair la recette argentine pour répondre à la crise : dévaluation, défaut partiel sur la dette et protectionnisme. Il relance l'activité économique en créant des industries, les argentins se remettent à consommer des produits fabriqués dans des usines argentines. Comme on peut le voir à 11 minutes dans la vidéo ci après.
Le 26 août 2004, la Cour suprême du Chili décide de nouveau de lever l'immunité parlementaire du général Pinochet dans le cadre de l'enquête sur l'opération Condor. Ce plan concerté des dictatures sud-américaines avait été organisé en vue d'éliminer, entre 1974 et 1980, les opposants politiques aux régimes militaires en place au Chili, en Argentine, en Bolivie, au Brésil, au Paraguay et en Uruguay. À cette occasion, la partie civile demande le rejet de l'argument de « démence » en déposant un rapport de trois psychiatres concluant à de bonnes conditions mentales après avoir décortiqué une interview accordée en novembre 2003 par l'ancien général à une télévision de Miami. En juin 2005, le général Pinochet est relaxé par la Cour d'appel de Santiago dans le cadre de la procédure judiciaire sur l'opération Condor. Les recours déposés par les familles de victimes sont jugés « irrecevables ». Cette relaxe est confirmée définitivement le 15 septembre 2005 par la Cour suprême.
Dans une autre affaire, le 14 septembre 2005, la Cour suprême chilienne, par dix voix contre six, lève l'immunité du général Pinochet dans le cadre de l'enquête sur l'opération Colombo, pour laquelle il aurait couvert l'exécution de 119 membres du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR), dont les cadavres avaient été retrouvés en Argentine et au Brésil en 1975. Les examens médicaux pratiqués conclurent que son état de santé physique et mental lui permettait d'affronter un procès. C'est aussi le cas pour un dossier de fraude fiscale concernant l'existence de comptes bancaires secrets de Pinochet et de sa famille aux États-Unis et dans les Caraïbes, pour un montant de 27 millions de dollars. 90 % de ces fonds auraient été acquis entre 1990 et 1998, quand le général Pinochet était chef des armées et proviendraient essentiellement de trafic d'armes. Le 15 juillet 2004, le Washington Post révèle que la Banque Riggs aurait aidé le vieux général à cacher également plusieurs millions de dollars pendant sa détention en Grande-Bretagne en 1998-1999. Sur ces comptes, le couple Pinochet et l'un de ses fils sont accusés d'avoir accumulé frauduleusement plus de 27 millions de dollars. Le général Pinochet devrait alors au fisc 16,5 millions de dollars. L'immunité du sénateur à vie est alors également levée par la Cour d'appel de Santiago et confirmée par la Cour suprême, le 19 octobre 2005. Lui, son épouse et l'un de ses fils, Marco-Antonio, sont alors inculpés pour « fraude fiscale et détournements de fonds ou complicité de fraude fiscale et de détournements de fonds » par le juge Carlos Cerda qui ordonne son arrestation et son assignation à résidence.
La guerre du gaz I http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1704 et La guerre du gaz II: http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1707
En juin 2005, de nombreuses manifestations dans tout le pays poussent le président Carlos Mesa à démissionner. Celui-ci n'arrive plus à gérer la situation. Les manifestants réclament notamment la nationalisation des entreprises d'hydrocarbures et refusent les tentations séparatistes des provinces particulièrement riches en hydrocarbures de Santa Cruz et de Tarija. Durant ces manifestations, les routes ont été bloquées dans tout le pays. En raison de ces nombreux blocages de routes, la nourriture à La Paz s'est faite rare et les prix ont augmenté. Carlos Mesa présente alors à nouveau sa démission qui, cette fois, sera acceptée. Le 9 juin au soir, le congrès place Eduardo Rodríguez à la tête du pays en tant que président par intérim ; il succède ainsi à Carlos Mesa Gisbert qui a présidé la Bolivie durant 20 mois.
2005 L'Alliance Bolivarienne
pour les peuples de notre Amérique - Traité de commerce des Peuples (ALBA -
TCP)
(« Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América - Tratado de Comercio
de los Pueblos » en espagnol) est une organisation politique, sociale et économique
pour promouvoir la coopération dans ces domaines entre les pays de l'Amérique
latine et des Caraïbes. D'abord évoquée par
Hugo Chávez, président du Venezuela, lors d'un sommet, en décembre 2001, des
chefs d'État de la Communauté des Caraïbes,
l'ALBA a été officiellement lancée en avril 2005, par la signature d'un « traité
commercial des peuples » entre Cuba et le Venezuela.
La Bolivie, le Nicaragua, la Dominique et
le Honduras se sont depuis associés
à l'initiative, qui visait d'abord à promouvoir une alternative à la ZLEA (Zone
de libre-échange des Amériques) promue par Washington.
Saint Vincent et les Grenadines en est devenu membre le 17 avril 2009. Enfin,
en juin 2009, le nombre de membres passe à neuf, suite à l'adhésion d'Antigua-et-Barbuda
et de l'Équateur. Depuis janvier 2010, le Honduras
ne fait plus partie de l'ALBA après que le congrès en a réclamé sa sortie. (rappelons
le coup d'état contre Manuel Zelaya
en juin 2009)
Sur le plan économique, l'ALBA vise à favoriser la logique coopérative, plutôt que la création d'une zone de libre-échange avec les États-Unis qui passe par un abaissement des droits de douanes, voire leur suppression. Elle s'oppose ainsi directement au « consensus de Washington » qui prônait dans les années 1990 la déréglementation et la mise en place de mesures néolibérales. Plutôt que d'ordonner des privatisations, l'ALBA favorise au contraire le secteur public . Le Venezuela peut compter sur ses ressources pétrolières pour convaincre certains États de la région, énergétiquement dépendants. L'ALBA ambitionne par exemple de créer une compagnie pétrolière commune, Petrosur, une équivalente à l'échelle de l'Amérique latine de Petrocaribe, qui regroupe des États membres du CARICOM. Outre Petrosur, TeleSUR, une télévision commune conçue comme sorte d'Al Jazeera pour l'Amérique latine, a été lancée en 2005, afin de concurrencer les chaînes CNN et ABC. Le capital de TeleSUR est réparti entre le Venezuela, l'Argentine, Cuba et l'Uruguay (dans l'ordre d'importance). Des transferts de technologie sont aussi mis en œuvre .
La coopération pourrait s'étendre à d'autres domaines :
en matière de santé : Cuba a déjà passé des
accords de coopération avec le Venezuela : ce dernier livre du pétrole à un
tarif préférentiel en échange de l'envoi de médecins par Cuba
.
à terme, la défense des États pourrait également faire l'objet de coopération
renforcée.
le site web de l'ALBA: http://www.alternativabolivariana.org/
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la révolution Bolivarienne au Vénézuela: http://www.radio-rouge.org/Data/Septembre2007/venezuela_bolivariana.mp4 |
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Entre 2002 et 2006, 20 000 personnes ont été tuées en Colombie : 70% d’entre elles par les paramilitaires et le reste par la guerilla des FARC. Le conflit armé a également provoqué le déplacement d’environ 3,5 millions de personnes, qui ont rejoint les bidonvilles de la capitale. Petite histoire des FARC (les Forces armées Révolutionnaires de Colombie), cette guérilla marxiste qui, depuis 40 ans, exige des réformes économiques et sociales... Rencontre avec Juanita, une jeune femme qui a quitté son village à l’age de treize ans, poussée par la misère, pour aller rejoindre la guérilla. Juanita a passé onze ans dans la jungle, où elle a rencontré Ingrid Bétancourt, dont elle fût la cuisinière... http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1312 |
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dans la région du Putumayo en Colombie, à la frontière de l’Equateur. Dans cette région se concentrent toutes les plaies : plantation de coca, pétrole, agro-carburants, la présence des FARC, des militaires et des paras... Tout cela formant un cocktail explosif...http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1315 |
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janvier 2006 Juan Evo Morales Ayma devient président de Bolivie Morales est un leader syndical et homme politique de Bolivie, leader du Mouvement vers le socialisme (MAS). Entré en fonction le 22 janvier 2006, il est considéré comme étant le premier président bolivien d'origine amérindienne, la plupart de ses prédécesseurs ayant été soit Blanc, soit métis. Il nomme son gouvernement le 23 janvier, composé de seize ministres, issus du MAS et des mouvements indigènes, paysans et syndicaux. Pour la première fois, une femme, Alicia Munoz Ale, obtient le ministère de l'Intérieur. Lors du discours effectué à l'occasion, Morales réaffirme sa volonté de « changer le modèle néolibéral » et de combattre la corruption, exigeant des membres de son gouvernement un « niveau zéro de corruption et de bureaucratie » Bolivie : Une révolution en dents de scie : http://www.la-bas.org/mot.php3?id_mot=212 |
Ses premières annonces concernent :
* la production de coca : il a affirmé sa volonté de lutter contre le trafic
de drogue et que l'une des lignes de son futur gouvernement sera : « zéro cocaïne,
zéro trafic de drogue ». Mais il a précisé : « il ne peut y avoir, sous prétexte
de lutte contre la drogue, zéro coca ou zéro cocaleros (le nom des cultivateurs
de coca), il faut changer ces politiques ». Et désire dans cette optique voir
dépénalisée au niveau international la culture de la coca. La mastication de
la feuille de coca est une tradition millénaire en Bolivie, et l'effet, bien
que procurant une stimulation, n'a que fort peu à voir avec celui de la cocaïne.
* la présence militaire étrangère : concernant les États-Unis, il estime que
sous couvert de lutte contre la culture de la coca, les États-Unis installent
des bases militaires. Il estime qu'actuellement : « dans le cadre de politiques
de lutte contre le trafic de drogue, les forces armées et la police sont subordonnées
à des forces étrangères armées et en uniforme ». S'y opposant, il a ajouté :
« nous mènerons la lutte contre le trafic de drogue, mais sans aucune intervention
policière ni militaire d'un pays étranger ».
* la gestion des ressources naturelles : il ne compte pas chasser les multinationales
du pétrole de son pays, mais nationaliser les entreprises exploitant les ressources
naturelles, notamment l'industrie gazière et éventuellement pétrolière. En mai
2006, cette « nationalisation » passe surtout par une renégociation des contrats
avec les multinationales.
Une Assemblée constituante est élue en 2006 afin de réformer les lois fondamentales du pays. Au final, son gouvernement a mis l'accent sur l'alphabétisation, la pauvreté (augmentation du salaire minimum de 13%, distribution de bons scolaires aux foyers pauvres, loi de redistribution des terres) et la mortalité infantile, se souciant ainsi des classes misérables, en majorité indigènes, et largement délaissées auparavant.
Le 1er mai 2006, Evo Morales a annoncé par décret la nationalisation des hydrocarbures et la renégociation de tous les contrats des entreprises étrangères dans un délai de 180 jours. L'objectif est que 82% des revenus des hydrocarbures soient réservés à l'État. La compagnie nationale Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos (YPFB) devient ainsi la seule instance autorisée à commercialiser les hydrocarbures . A son retour de la visite d'un gisement d'hydrocarbures dans le sud du pays, il a également annoncé de futures nationalisations d'autres ressources naturelles : « Nous avons commencé à nationaliser les hydrocarbures, demain ce seront les mines, les forêts et toutes les ressources naturelles ». La principale ressource du pays reste le gaz naturel, la Bolivie étant la deuxième réserve du continent sud américain après le Venezuela. La Bolivie compte également plus que doubler le prix du gaz, le passant de 2,20 dollars le million de British thermal unit (BTU) début mai 2006 à 5 dollars, ce qui devrait ainsi remplir les caisses de l'État. Cette initiative affecte au premier chef la société brésilienne Petrobras et a encore fait monter d'un cran la tension avec le gouvernement du Brésil.
Bolivie: La mise en place d'un système de gestion public de l'eau dans la capitale La Paz et sa banlieue El Alto figuraient ainsi parmi les propositions défendues par Morales lors de la campagne présidentielle. Un Ministère de l'eau est institué en janvier 2006.
Chili: Le 26 octobre 2006, la justice chilienne ouvre une enquête sur l'existence présumée de neuf tonnes de lingots d'or au nom d'Augusto Pinochet dans le coffre d'une filiale de la banque britannique HSBC à Hong Kong. Les dépôts d'or auraient été effectués entre juillet et novembre 1980. La banque HSBC indique cependant qu'elle n'est pas en possession de ces lingots, d'une valeur estimée supérieure à 100 millions de dollars. Le 30 octobre 2006, le général Pinochet est inculpé pour les crimes commis à partir de 1973 dans le centre de détention et de torture de la villa Grimaldi, et placé en détention provisoire avec assignation à résidence à Santiago. Le 27 novembre, pour la cinquième et dernière fois en cinq ans, il est assigné à résidence. Il mourra le 11 décembre d'un infarctus sans avoir été jugé.
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Le 26 novembre 2006, Rafael Correa remporte l'élection présidentielle Equatorienne et est investi officiellement dans cette fonction le 15 janvier 2007. Conformément à sa promesse électorale, Correa annonce lors de son investiture la tenue d'un référendum le 18 mars 2007 dans le but d'autoriser la création d'une assemblée nationale constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution. L'objectif de cette nouvelle constitution serait de limiter le rôle des partis politiques. Correa a par ailleurs annoncé sa volonté de renégocier la dette équatorienne qui s'élève à 10 milliards d'euros, de renégocier les contrats de la sociéte énergétique PetroEcuador avec les partenaires étrangers. Correa a par ailleurs annoncé la diminution par deux de son salaire ainsi que la diminution des salaires des hauts fonctionnaires équatoriens. À son investiture, en 2007, il hérite d’un budget grevé à 38% par les remboursements de dette, une somme démesurée pour ce chrétien de gauche, dans un pays où plus de 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté. «Nous verrons si nous paierons ou pas ces obligations, prévient-il. Il nous faut des fonds pour l’éducation et la santé.» |
Bolivie : En janvier 2007, l'entreprise publique sociale d'eau et d'assainissement (Epsas) se substitue à la compagnie Aguas de Illimani, une filiale du groupe Suez dont le contrat de concession est rompu, moyennant une compensation financière.
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Cristina Fernández
de Kirchner : relance de l'économie nationale, nationalisations, sécurité sociale, retraites etc |
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Argentine : Cristina Fernández de Kirchner, élue au premier tour le 28 octobre 2007 succède à son mari Nestor Kirchner le 10 décembre 2007. Son gouvernement a mis en place un programme de grands travaux (21 000 millions de dollars) destinés à relancer l'économie, ainsi qu'un programme de prêts à faibles intérêts pour soutenir la consommation. Celui-ci est appuyé par les principaux syndicats du pays (notamment la CGT et la CTA), les organisations patronales industrielles comme l'Union industrielle argentine (UNI) et les coopératives rurales (CONINAGRO), mais critiqué par les organisations patronales rurales comme la Société rurale argentine (SRA) et la Fédération agraire argentine (FAA). Le FMI a quant à lui refusé d'inclure l'Argentine dans son plan anti-crise, en alléguant ses « antécédents négatifs » (la crise de 2001-2002, pourtant largement provoquée par les décisions du FMI lui-même) Le Congrès a approuvé le 3 septembre 2008 le plan de recapitalisation et de nationalisation des compagnies aériennes Aerolíneas Argentinas (exproprié suite à une décision judiciaire argentine à la firme espagnole Marsans et Austral Líneas Aéreas (loi n°26 412), privatisées sous la présidence de Carlos Menem. Enfin, la firme d'aviation militaire (FMA), également privatisée sous Menem et devenue filiale de Lockheed Martin, fut nationalisée en mai 2009 avec un large appui de la Chambre des députés (152 voix pour, une contre, 21 abstentions). Lockheed devrait être indemnisé à hauteur de 27 millions de dollars. |
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Kirchner annonça en 2008 un plan de nationalisation des fonds de pension privés, qui détenaient entre 24 et 28 milliards de dollars , afin de mettre les retraites à l'abri des remous des marchés financiers globaux. Ces fonds de pension, gérés par l'Administrateur du Fonds de pension (AFP), avaient été créés en 1993 par le gouvernement Menem. Le monde diplomatique présente l'opération comme le rétablissement d'un système de retraites par répartition. En matière de droit du travail, le gouvernement a aussi conclu de nombreuses conventions collectives (plus que les années précédentes), concernant les salaires mais améliorant aussi les conditions de travail. Enfin, Kirchner a continué le Plan Patria Grande mis en place en 2006 par son prédécesseur, qui vise la régularisation des sans-papiers provenant du « Mercosur amplifié » : plus de 144 000 sans-papiers (majoritairement du Paraguay - plus d'un tiers -, de la Bolivie - environ un quart- et du Pérou, mais aussi plus de 4 000 Américains) ont ainsi été régularisés, faisant un total de plus de 700 000 régularisations depuis 2006 . Le gouvernement pénalise le travail au noir en condamnant les patrons, mais s'évertue à faciliter la situation des employés sans-papiers Par ailleurs, la présidente Kirchner met en place en octobre 2009 l'Allocation universelle pour enfant, un système d'allocations familiales destinées aux familles de chômeurs ou travaillant au noir et ne recevant aucune autre aide. D'un montant de 180 pesos, augmenté en octobre 2010 à 220 pesos, ces allocations sont versées à environ 3,6 millions d'enfants. De façon générale, la politique sociale de Kirchner a permis de faire baisser le taux de pauvreté de 26 à 22% en 2010, sortant ainsi de la misère entre 1,4 et 1,8 million de personnes |
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Le 10 septembre 2008, le président bolivien expulse l'ambassadeur des États-Unis Philip Goldberg (qui avait précédemment travaillé en ex-Yougoslavie) qu'il accuse d'alimenter le séparatisme en Bolivie. Le 1er novembre de la même année, il rompt sa collaboration avec la Drug Enforcement Administration l'accusant « d'espionnage politique et de financer des groupes criminels pour qu'ils commettent des attentats contre les autorités, voire contre le président lui-même ». Le département d'État américain a de son côté déclaré que ces accusations étaient « fausses et absurdes ».
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Equateur : Nouvelle constitution audit sur la dette et défaut de paiement |
Le 25 juin 2008, une nouvelle Constitution est approuvée par l’Assemblée nationale constituante par 94 voix sur 130. Cette nouvelle Constitution, qui représente le projet principal du début de mandat du président Correa, est d’après lui le moyen d’enterrer le « modèle néo-libéral » appliqué par ses prédécesseurs. Elle renforce les pouvoirs présidentiels en particulier en ce qui concerne les matières économiques et monétaires et lui permet de promulguer des décrets-lois d’urgence et de dissoudre le parlement suivant certaines modalités, au cas ou celui-ci « empêche l’exécution du plan national de développement ». La nouvelle Loi fondamentale octroie à l’exécutif représenté par l’État un plus grand contrôle des secteurs stratégiques tels que les secteurs énergétiques, les mines, les télécommunications et l’eau. Parmi les innovations, le texte autorise la réélection du président pour un second mandat consécutif et renforce la reconnaissance des peuples indigènes par l’accession au statut de langues officielles des langues kichwa et shuar
Le 28 septembre, la Constitution est approuvée par les citoyens équatoriens, par voie référendaire. Le pays s'est déclaré en défaut de paiement sur sa dette extérieure en décembre 2008. Le président Correa a fait réaliser un audit sur la dette et a décidé que seulement 20% du PIB serait consacré au remboursement de la dette, le reste devant avant tout être réservé au peuple équatorien.
Economiste formé aux États-Unis, Correa doute depuis longtemps de la validité
des emprunts qui pèsent sur le pays. Une commission d’audit, composée d’économistes
équatoriens et étrangers, confirme ses soupçons fin 2008 : la dette extérieure
commerciale - engagée avec des institutions privées - est majoritairement «illégale
et illégitime». Les lois locales auraient été contournées avec l’aide de fonctionnaires
ou d’élus pour imposer des contrats léonins. Des titres de dette dépréciés ont
été substitués par de nouveaux bons d’une valeur supérieure, des intérêts ont
été payés sur les intérêts, des emprunts sur le point d’être prescrits ont été
reconduits sans nécessité… Correa suspend les remboursements, laisse les titres
s’effondrer, puis les rachète à 35% de leur valeur. L’opération permet de se
débarrasser de près d’un tiers de la dette extérieure publique. L’Equateur devient
un temps un paria des agences de notation mais il réussit à financer ses ambitieux
travaux d’infrastructure grâce à d’autres Etats - la Chine notamment.
http://www.liberation.fr/monde/01012356475-rafael-correa-met-la-dette-equatorienne-au-carre
Une partie de ce prosessus est expliquée dans le film Debtocracy
Le 16 avril 2009, lors d'une opération antiterroriste, la police bolivienne a abattu trois présumés mercenaires étrangers à l'hôtel Las Americas de Santa Cruz, dont le Boliviano-Hongrois Eduardo Rózsa-Flores, qui avait rejoint la Guarde nationale croate et était ensuite devenu commandant des forces spéciales croates lors de la guerre en ex-Yougoslavie. Deux autres mercenaires ont été arrêtés lors de cette opération, et sont accusés d'avoir fomenté un complot en vue d'assassiner Morales, le vice-président Álvaro García Linera et d'autres responsables boliviens. Lors d'un entretien à la télévision hongroise, enregistré en octobre 2008 et diffusé après l'échec de l'opération, le chef présumé de la bande Eduardo Rózsa-Flores affirmait qu'il avait été recruté par un Crucénien afin de préparer la défense civile de Santa Cruz en vue de défendre celle-ci contre d'éventuelles violences indigènes et d'obtenir son autonomie.
A peine débarqués à Santa Cruz, le taxi nous promet pour bientôt un attentat
contre le président Evo Moralès. A l’hôtel Las Americas, ambiance sépulcrale,
nous sommes les seuls clients. Nous apprenons que quelques jours plus tôt, au
troisième étage, trois mercenaires ont été abattus par les forces spéciales,
deux autres ont été arrêtés.
Le commando préparait-il un attentat ? http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1696
Elu en décembre 2005, Evo Moralès se bat sur deux fronts. Contre les politiques néolibérales qui ont conduit le pays au désastre, mais aussi contre la vieille ségrégation envers les "indigènes", majoritaires en Bolivie. A Santa Cruz, les oligarques résistent, menacent de faire sécession, et mènent une guerre civile rampante http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1697
Septembre 2009 : attaques contre Chavez au sujet de RCTV
Chavez
censure-t-il les médias ? Sous-titré fr
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Bogotá et Washington prétendent que les sept bases militaires mises à la disposition des Etats-Unis sur le territoire colombien, en vertu de l’accord signé le 30 octobre 2009, ont pour objet de renforcer la lutte contre le narcotrafic. De nombreux pays latino-américains — à commencer par le Brésil et, surtout, le Venezuela — estiment pour leur part qu’il s’agit d’un prétexte destiné à cacher les véritables intentions du Pentagone dans la région. |
Avant même l’annonce officielle de l’accord, le président vénézuélien Hugo Chávez avertissait, le 10 août 2009, lors du sommet de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), à Quito : "Des vents de guerre commencent à souffler en Amérique du Sud." Beaucoup attribuèrent ses propos à un délire paranoïaque – une excentricité de plus ! Pourtant, ses homologues Evo Morales (Bolivie), Rafael Correa (Equateur), Luiz Inácio Lula da Silva (Brésil), Tabaré Vázquez (Uruguay) et Cristina Fernández de Kirchner (Argentine) exprimèrent eux aussi leur inquiétude. A leurs voix s’ajoutera celle de l’ex-président colombien Ernesto Samper : "Nous allons prêter le pays pour qu’il devienne un porte-avions afin de mener des opérations de surveillance électronique de toute la région sud-américaine. (…) C’est comme prêter un balcon à une personne qui ne vit pas dans l’immeuble pour qu’elle y installe des réflecteurs et des caméras vidéo en direction des voisins." Tendance lourde de l’époque post-guerre froide, les Etats-Unis sont passés d’une stratégie de containment ( "endiguement") du rival soviétique à la recherche de l’omniprésence géostratégique planétaire. Les nouvelles technologies militaires n’exigent plus des bases gigantesques, mais un dense réseau de points d’appui prépositionnés permettant de projeter des forces de déploiement rapide en cas de besoin.
C’est bien sûr des nations dans le collimateur de Washington, comme la Bolivie, l’Equateur et la République bolivarienne du Venezuela, que proviennent les réactions les plus vives. La tradition américaine d’utiliser des pays tiers pour espionner, déstabiliser ou lancer des attaques militaires contre des gouvernements "dérangeants" y est connue. En 1954, l’opération destinée à renverser le président du Guatemala Jacobo Arbenz fut lancée à partir de bases (clandestines, celles-là) installées au Nicaragua et au Honduras. Même cas de figure lors de la tentative d’invasion de Cuba, dans la baie des Cochons, organisée en avril 1961 depuis le Guatemala et le Nicaragua. Le Honduras fut également une plaque tournante de la stratégie de Washington dans la guerre imposée au Nicaragua sandiniste, dans les années 1980, avec comme principal point d’appui la base américaine de Palmerola.
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/02/LEMOINE/18799
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Le 6 décembre 2009, Evo Morales est réélu président de Bolivie, en obtenant plus de 63% des voix, contre 27% à son principal adversaire, l'ultra-conservateur Manfred Reyes. Peu de temps après, Manfred Reyes, mis en examen, s'enfuit pour les Etats-Unis, tandis que l'ex-gouverneur de La Paz, José Luis Paredes, s'exile en Argentine pour des raisons similaires; Branko Marinkovic, ancien président du Comité Pro Santa Cruz qui avait aussi mené la fronde contre Morales, serait aussi en fuite (il est soupçonné d'être lié au complot du boliviano-croate Rozsa Flores, démantelé en avril 2009, et qui aurait visé à assassiner Morales). Avec la majorité absolue du MAS au Congrès et plusieurs personnalités de droite enfuies sous divers prétextes, la droite est pratiquement inexistante au niveau national, n'étant plus présente qu'au niveau régional. |
du 7 au 18 décembre 2009 : Sommet de Copenhague avec un discours remarqué d'Hugo Chavez
décembre 2009 L'Amérique Latine à la reconquête d'elle-même :
Chavez au Venezuela (1999), Lula au Brésil (2002), Evo Morales en Bolivie (2005), Michelle Bachelet au Chili (2006), Rafael Correa en Équateur (2007) : après cinq siècles de pillage de ses ressources naturelles, jalonnés de dictatures et de répressions brutales, l'Amérique latine se trouve à un moment décisif de son histoire avec l'arrivée au pouvoir dune série de présidents progressistes. Tous élus démocratiquement, ils ne sont pas, pour la plupart, issus des institutions politiques traditionnelles, mais sont apparus sur le devant de la scène après des dizaines d'années de luttes populaires et syndicales pour l'émancipation. Leur programme : résorber la misère engendrée par les inégalités et tenter de construire une alternative à la tyrannie du « dieu-marché ». En retrouvant une stabilité politique et sociale, l'Amérique latine va-t-elle enfin réussir à parler dune seule voix ? Le réalisateur Gonzalo Arijon brosse une fresque à la fois lyrique et politique à l'échelle du sous-continent, guidé par les réflexions d'Eduardo Galeano, auteur du livre Les veines ouvertes de l'Amérique latine. http://www.youtube.com/watch?v=gFY0LLyRnqk
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Colombie : Pourquoi les journalistes occidentaux, qui ont largement traité la mort du dissident cubain Orlando Zapata Tamaya le 23 février 2010, sont-ils restés muets devant une macabre découverte en Colombie : une fosse commune qui regrouperait 2 000 corps ? En décembre 2009, à l’occasion de la visite d’une délégation de syndicalistes et d’eurodéputés britanniques alertés par les habitants, ce qui est sans doute la plus grande fosse commune de l’histoire contemporaine de l’Amérique latine a été découverte à La Macarena (Meta), à deux cents kilomètres de Bogotá. |
Juriste et secrétaire du Comité permanent pour la défense des droits de l’homme en Colombie, M. Jairo Ramírez, qui accompagnait la délégation britannique, a déclaré : « Ce que nous avons vu est effrayant (…) Une quantité infinie de corps et, à la surface, des centaines de planches de bois de couleur blanche portant l’inscription « non identifié » et des dates allant de 2005 à aujourd’hui . » D’après les témoignages recueillis, entre mille cinq cents et deux mille personnes assassinées – paysans, syndicalistes, leaders communautaires, etc. – pourraient avoir été jetés-là par les paramilitaires et les forces d’élite de l’armée (Fuerza de Tarea Omega) déployées dans la région. http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-02-26-Cuba-Colombie
la Macarena, située à 200 km de Bogota, est une des zones historiquement contrôlées par les Farc, cible depuis 2005 de lourdes attaques de l'armée colombienne, appuyée par les Etats-Unis. Les milices paramilitaires d'extrême droite sont aussi largement implantées dans cette zone. Or, le parquet colombien a dévoilé pour la première fois le 17 février des chiffres officiels sur la violence de ces milices : "plus de 30 000 assassinats, 2 500 disparus en moins de vingt ans", comme le signale la Croix. Ces chiffres correspondent aux crimes avoués par les paramilitaires dans le cadre d'une loi leur garantissant une peine de prison de huit ans maximum, en échange d'aveux complets. "On découvre en Colombie une fosse commune de 2000 cadavres. Les corps non identifiés ont été enterrés par l'armée à partir de 2005". Le texte ne prend pas de gants non plus : "Depuis 2005, l'Armée, dont les forces d'élites sont déployées dans les environs, a déposé des centaines de cadavres dans le cimetière local, avec l'ordre de les enterrer sans nom. Il s'agit du plus grand cas d'enfouissement de victimes dans un conflit qu'il nous soit donné de connaître sur le continent. Il faudrait remonter jusqu'à l'holocauste nazi ou à la barbarie de Pol Pot au Cambodge pour trouver quelque chose de cette dimension." L'article cite comme source le juriste Jairo Ramirez, secrétaire du Comité permanent pour la défense des droits de l'homme en Colombie, qui a accompagné une délégation de parlementaires britanniques sur les lieux "lorsqu'on commençait à découvrir l’importance de la fosse". Et ce sont ses mots qui sont cités sur le blog du Monde diplomatique : "Une quantité infinie de corps et, à la surface, des centaines de planches de bois de couleur blanche portant l’inscription «non identifié» et des dates allant de 2005 à aujourd’hui." Ramirez précise que selon l'armée, les corps non identifiés sont ceux de combattants des Farc tués lors de combats, mais que "les gens de la région nous parlent d'une multitude de leaders de mouvements sociaux, de paysans et de défenseurs des communautés locales qui ont disparu sans laisser de trace".http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2804
Avec les membres de l’unité de défense des droits de l’homme de la Fiscalia qui enquêtent sur les disparus du conflit. Combien sont-ils ? 10 000, 20 000, peut être 30 000 tombes et fosses clandestines dissimulées dans la jungle. Personne ne le sait vraiment...http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1320 la suite: http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1321
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Argentine : reprise en main de la banque centrale |
Début janvier 2010, Cristina Fernández de Kirchner signe le décret n°4-2010 avec les ministres de la Justice et de la Défense, Julio Alak et Nilda Garré qui déclassifie l'ensemble des archives de la dictature militaire (1976-1983) (à l'exception de ceux concernant la guerre des Malouines et tout conflit interétatique), permettant leur utilisation par les magistrats; le décret pourrait couvrir des violations des droits de l'homme commises par la suite, et, peut-être, avant. Son vice-président, Julio Cobos, déclare sa candidature à l'élection présidentielle de 2010, se posant (à l'instar de Duhalde) comme rival et adversaire de Kirchner, tandis que celle-ci destitua le 7 janvier 2010 le président de la Banque centrale argentine, Martín Redrado, de ses fonctions, suite à un conflit concernant l'usage de fonds pour rembourser la dette publique. Un nouveau décret DNU n°298/10 fut promulgué le 1er mars 2010, permettant l'usage des fonds de la Banque centrale pour le remboursement de la dette, mais cette fois-ci limitée aux créditeurs privés
Janvier 2010 : nouvelle offensive de la presse internationale contre Chavez accusé de censurer les médias.
Hugo Chavez, au cours d'une allocution du 26 Janvier 2010, demande au gouvernement de Sarkozy de ne pas s'immiscer dans les affaires internes du Venezuela. Cette déclaration fait suite aux "préoccupations" manifestées par le ministère des affaires étrangères français concernant la suspension (et non supression définitive) de la chaine RCTV consécutive à un non respect de la loi par cette chaîne.
Mai 2010 : y a t'il des prisonniers politiques au Vénézuela ? :
La semaine dernière [NDLR : début avril], Amnesty International a lancé un
appel urgent, prétendant que cinq personnes étaient soumises à une forte persécution
politique. Amnesty International omet de préciser qui sont véritablement les
personnes en cause et ce dont elles sont accusées.
http://www.michelcollon.info/index.php?view=article&catid=6&id=2756&option=com_content&Itemid=11
26 septembre : Législatives au Venezuela, une défaite à l’envers
Le 26 septembre 2010, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) – créé à
l’initiative du président Hugo Chávez – remportait une élection législative
avec 60% des sièges à l’Assemblée nationale. Dans les jours qui suivirent, le
Financial Times (Londres), le Wall Street Journal (New York), El País (Madrid)
et bien d’autres estimèrent, en chœur, que M. Chávez venait d’essuyer… un «
revers », cependant que le think tank libertarien américain Cato Institute se
félicitait d’une « grande défaite » pour le « régime » vénézuélien.
En 2002, un coup d’Etat renverse M. Chávez , pourtant élu démocratiquement.
L’ordre constitutionnel est rompu, l’Assemblée nationale dissoute, le patron
des patrons, M. Pedro Carmona, prend la tête du pays. L’Institut international
républicain (IRI) – une organisation liée au Parti républicain – en déduit que
« les Vénézuéliens se sont mobilisés pour défendre la démocratie ».
Ramené au pouvoir par la population et les forces armées demeurées loyales,
au bout de 48 heures, le même président se plie, deux ans plus tard, à une procédure
de référendum révocatoire. Il l’emporte avec près de 59,10 % des voix. L’éditorialiste
du Point Jean-François Revel conclut que M. Chávez est un « dictateur » qui
a « étranglé la démocratie » (17 mars 2005).
Depuis son arrivée au pouvoir, en 1999, le président vénézuélien a remporté
treize des quatorze scrutins qui se sont déroulés dans le pays. Conséquence
? The Economist s’inquiète de la possibilité d’une « dérive de plus en plus
rapide vers la dictature ».
Voici pour le monde à l’envers. Rien n’interdit, toutefois, de lire les choses
autrement. Le 26 septembre 2010, les Vénézuéliens étaient appelés à renouveler
l’Assemblée nationale, unique chambre du pouvoir législatif vénézuélien . Le
PSUV obtient 98 sièges sur un total de 165, contre 65 pour la très hétéroclite
Coordination de l’union démocratique (MUD) , qui rassemble l’opposition, et
deux pour le parti Patrie pour tous (PPT), indépendant. Si l’on exclut le vote
de 2005 (auquel l’opposition, qui cherchait à le délégitimer, avait choisi de
ne pas participer), c’est la première fois, dans l’histoire du Venezuela, qu’un
seul parti s’octroie une part aussi importante des sièges à l’Assemblée. On
a connu « revers » plus cinglant.
Les résultats de l’administration Chávez sont difficilement égalables – malgré
les maintes tentatives d’obstruction de ceux qui promettent aujourd’hui de…
faire mieux que lui. Depuis son arrivée au pouvoir, la pauvreté a été réduite
de moitié, les dépenses sociales réelles per capita ont plus que triplé, et
des millions de personnes disposent désormais d’une couverture médicale. La
Commission économique des Nations unies pour l’Amérique latine et les Caraïbes
(CEPAL) estime que les inégalités ont baissé de façon beaucoup plus rapide que
dans le reste de la région, de sorte que le Venezuela fait aujourd’hui figure
de pays le plus égalitaire d’Amérique latine.
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-10-01-Legislatives-au-Venezuela-une
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30 septembre 2010 : Equateur tentative de coup d'état contre Correa |
Les informations sont issues de la télévision publique ECTV, de la chaine d'information internationale Telesur et de twitter (#policiaec #30S) A l'origine, le vote avant hier d'une nouvelle loi des services publics, contenant notamment une modification des soldes et primes de la Police. Une manifestation de la police s'organise dans tout le pays. A Quito, l'atmosphère se tend rapidement. Le président Rafael Correa se rend sur les lieux, il est agressé par les policiers et reçoit des tirs de lacrymogènes et des jets de pierre.
Il s'adresse en terme durs à la foule manifestant se refusant à tout retour sur la réforme. Il est ensuite évacué d'urgence à l'hôpital militaire pour être hospitalisé. Mais la police prend le contrôle de cet hôpital et le président ne peut sortir du bâtiment. Parallèlement, les forces de police prennent le contrôle de l'aéroport de Quito. L'Etat d'urgence est déclaré, seule la télévision publique est autorisée à émettre. Une manifestation de soutien au président s'organise et rapidement plusieurs milliers de personnes affluent devant le palais présidentiel. Une partie d'entre eux se dirige vers l'hôpital pour tenter de libérer le président. Des affrontements éclatent, début de plusieurs heures très violentes. Les lacrymogènes pleuvent, premier blessés. L'armée se range immédiatement du côté du président, tout comme l'assemblée nationale, et les troubles s'arrêtent dans les autres villes. Mais la confusion règle à Quito. En ce qui concerne les médias, seule la télévision publique peut diffuser; mais un groupe d'opposants à Correa prend d'assaut le siège de la télévision demandant un espace de parole "face à la propagande du gouvernement". Une équipe de police a parallèlement investit les installations des antennes de TV pour couper le signal. La transmission est au bout de quelques minutes interrompue et redirigée vers une autre chaine, privée, qui soutien le gouvernement (Gama TV) vers 19h heure locale.
Selon les partisans de Correa, l'un des leader du groupe qui a envahit la télévision publique n'est autre que l'ex avocat de Gutierrez, signe de la pâte de l'ex président (putschiste) équatorien, figure de l'opposition à Correa. Les réactions ne sont font pas attendre au niveau international, l'information est diffusée très rapidement et le président Correa rçoit le soutien unanime des Etats de l'OEA, une réunion de l'UNASUR est convoquée, la France, l'Espagne ainsi que les Etats Unis dénoncent les troubles et réclament le "retour à l'ordre constitutionnel".
A noter les agences de presse internationale parlent de l'Etat d'urgence mais
pas de tentative de coup d''Etat. Les Etats Unis apportent un "soutien total"
Les affrontements se poursuivent la nuit tombée, alors que la police n'a plus
de bombes lacrymogènes, elle utilise des pierres pour empêcher aux soutiens
du gouvernement de libérer leur président, toujours prisonnier dans l'hôpital.
Finalement, c'est l'armée qui va intervenir violemment et en nombre et va faire
sortir le président blessé, sous la mitraille de la police. Le président regagne
le palais, et dénonce une tentative de coup d'Etat, qui serait orchestrée par
l'ancien président (néolibéral) Gutierrez, opposant notoire, depuis le Brésil
où celui-ci se trouve.
http://www.caracoltv.com/noticias/mundo/articulo-192151-rafael-correa-dice-no-cedera-a-presiones-de-policias-y-los-reta-a-asesinarlo
Selon la journaliste Eva Golinger, le coup aurait été préparé par avance, via une infiltration américaine au sein de la police equatorienne, dans une nouvelle entreprise de destabilisation de l'ALBA. Il n'est pas anodin de noter que ce coup d'Etat avorté intervient seulement 5 jours après la nouvelle victoire des forces de soutien à Chavez au venezuela, lors des élections législatives (58% de l'assemblée pour le PSUV, 40% pour l'opposition).
Ce matin, Correa a déclaré qu'il ne modifierait en rien le texte de loi. On dénombre deux morts, deux policiers, tués lors des affrontements de la nuit. Le chef de la police équatorienne a présenté sa démission La situation reste toujours tendue mais l'ordre constitutionnel a été rétabli et la tentative de coup d'Etat a échoué.
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Cristina Fernández de Kirchner est réélue, pour
quatre ans, le 23 octobre 2011, dès le premier tour de la présidentielle
argentine, avec 53,96 % des voix. Elle entame son second mandat le 10
décembre suivant. |
Janvier 2012 : L’AFP en flagrant délit de manipulation sur Chavez et Ahmadinejad
une simple vanne de Chavez et L'AFP, dont les reportages sont repris par les
médias de masse procède à une manipulation grossière lors de la rencontre entre
Chavez et Ahmadinejad, en les faisant passer pour des "va-t'en-guerre".
http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/l-afp-en-flagrant-delit-de-33296
Lundi dernier, le président vénézuelien Hugo Chavez recevait son homologue
iranien Mahmoud Ahmadinejad. Relayée par une vidéo de l'AFP, une phrase étrange
avait trouvé sa place dans le discours du président vénézuélien. Il déclarait
qu'il allait "attaquer Washington". Déclaration de guerre ? Rodomontade ? Replacée
dans son contexte, l'intervention s'avère être une plaisanterie.
Sa déclaration complète est totalement différente : "Les porte-paroles de l'impérialisme
disent [...] qu'Ahmadinejad est à Caracas, car en ce moment même, à 2h30 de
l'après-midi, nous allons, Ahmadinejad et moi, pratiquement depuis les sous-sols
du palais présidentiel, ajuster notre tir en direction de Washington, et que
vont sortir de là de grands canons et des missiles car nous allons attaquer
Washington. C'est pratiquement ce qu'ils disent. Ou que la colline où sont les
journalistes, là, va s'ouvrir, et qu'une grande bombe atomique va sortir." Cette
caricature du discours occidental sur l'Iran et le Venezuela s'est donc transformée
en quasi-déclaration de guerre dans le reportage de l'AFP.
L'AFP a finalement modifié le titre de la vidéo et ajouté un bandeau précisant
"Chavez ironise en disant qu'il va attaquer les USA". Face à la polémique qui
enflait sur Facebook, l'agence a publié une réponse sur le réseau social.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=12871
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5 juillet 2012 : Les ex-chefs de la junte argentine condamnés à de lourdes peines de prison |
La justice argentine a condamné jeudi à de lourdes peines de prison d’anciens
responsables de la dictature (1976-1983), dont les deux anciens dictateurs Jorge
Videla et Reynaldo Bignone, coupables d’avoir mis en place «un plan systématique»
de vols de bébés d’opposants. Le tribunal a décidé de «condamner l’ex-général
Jorge Videla (86
ans) à 50 ans de réclusion (...) et l’ex-général Reynaldo Bignone (84
ans) à 15 ans», a lu la présidente du tribunal, Maria Roqueta, devant une
salle comble.
Au total, huit anciens responsables militaires étaient jugés depuis février
2011 pour leur participation à ce que la justice a qualifié de «plan systématique»
de vols et d’appropriation par des proches du régime de 35 enfants d’opposants
nés en détention. Ont également été condamnés Jorge «Tigre» Acosta (30 ans
de prison), Antonio Vañek (40 ans), Juan Azic (14 ans), Jorge Magnacco, un ancien
médecin militaire (10 ans), et Santiago Riveros (20 ans). En revanche, l’ancien
responsable de la Marine Rubén Franco a été acquitté.
Le verdict a été accueilli avec des cris de joie, des chants et des larmes sur
le parvis du tribunal où des centaines de personnes ont suivi sur un écran géant
la lecture de la décision, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Au pouvoir de 1976 à 1981, Jorge Videla purge déjà deux peines de prison à perpétuité
pour crime contre l’humanité. Reynaldo Bignone (1982-1983) purge également deux
peines (perpétuité et 25 ans de prison), pour violation des droits de l’homme.
«Toutes celles qui ont accouché, que je respecte en tant que mères, étaient
des militantes actives de la machinerie du terrorisme. Elles ont utilisé leurs
enfants comme boucliers humains», avait affirmé Jorge Videla la semaine dernière
à l’audience. Le plus souvent, le bébé né en détention était remis à un militaire
ou à un proche d’un militaire, tandis que sa mère était peu de temps après jetée
à la mer, nue et vivante, d’un avion militaire en plein vol.
Quelque 30 000 opposants ont été tués ou portés disparus sous le régime militaire
argentin, selon les organisations de défense de droits de l’homme.
http://www.liberation.fr/monde/2012/07/06/les-ex-chefs-de-la-junte-argentine-condamnes-a-de-lourdes-peines-de-prison_831535
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5 mars 2012 : Décès d'Hugo Chavez |

Avant de s'éteindre hie, Hugo Chávez avait lutté longuement contre le cancer.
Ici en 2011 après un premier traitement, il saluait la foule à Caracas. (photo
archives EPA)
Avec Hugo Chavez, disparait une incarnation sans équivalent de la prise en
otage de l'information par l'idéologie, dans le système médiatique (notamment
français). Un enjeu acharné, sans merci, entre "pro" et "anti", comme s'il ne
pouvait pas exister, sur la "révolution bolivarienne", d'approche contradictoire
des faits. Sur tous les aspects de la situation vénézuelienne, on se battit
pied à pied, des années durant, entre médias dominants, Le Monde en tête, et
médias alternatifs (acrimed et Le Monde diplo menant la résistance). Sur le
respect de la démocratie, du pluralisme médiatique, sur les incessantes escarmouches
entre le pouvoir et les médias privés au Vénézuela, ce n'étaient, ici, qu'arguments
et contre-arguments, comme s'il était impossible à quiconque de délivrer une
information fiable sur la complexité des rapports de force locaux.
Il est peu probable que la mort de Chavez désarme les combattants. Sur la situation
économique dans laquelle le commandante laisse son pays, il faut lire par exemple
le tableau apocalyptique, brossé par Les Echos, de la situation "désastreuse"
de cette économie, ruinée par les "effets pervers" de la rente pétrolière Effets
pervers ? "Hugo Chavez, écrit Yves Bourdillon, disposait ainsi d'une cassette
personnelle dotée de dizaines de milliards de dollars pour arroser dans la plus
grande opacité ses obligés, qu'il s'agisse de groupes sociaux à l'intérieur
du pays ou d'appuis à sa « révolution bolivarienne » sur le continent sud-américain".
Quelle horreur, que cette manne déversée par l'Etat sur ses "obligés", à savoir
les pauvres. Mais le meilleur de Bourdillon est dans ses concessions: "Il faut
toutefois reconnaître que le régime Chavez n'a jamais basculé dans la dictature
absolue ; les partis d'opposition fonctionnent presque librement et les cas
documentés d'arrestations arbitraires ou de tortures d'opposants sont quasi
inexistants. Le régime a aussi organisé nombre d'élections dont les dernières
n'étaient, apparemment, pas caractérisées par des fraudes massives". Savourons
ce "toutefois", ce "presque", ce "quasi", ce délicieux "apparemment".
Autre enjeu d'empoignade, l'insécurité et la criminalité au Venezuela. Dès les
petites heures du mercredi, Le Monde a dégainé un article de son spécialiste
de l'Amérique latine, Paulo A. Paranagua, rappelant que le pays est "le deuxième
plus meurtrier au monde". La faute à Chavez ? Ce n'est pas dit, mais c'est sous-entendu,
si fort que tout le monde l'entend. Un coupe-gorge, le Vénézuela ? Incontestable:
même Maurice Lemoine, du Monde diplo, le reconnaissait lui-même en 2010. Mais
le régime chaviste en est-il responsable ? Les choses sont plus compliquées,
et le long papier de Lemoine remonte aux racines de la violence vénézuelienne,
sur fond de boom pétrolier...au début du XXe siècle. Pour autant, Chavez n'y
est-il vraiment pour rien ? Pas tout à fait. "Le gouvernement bolivarien ne
serait-il pas tombé dans l'analyse réductionniste qui attribue la violence à
la seule misère ?" interroge Lemoine, qui répond dans une savoureuse litote:
"on peut le supposer". Bref, reconnaissons-le: au prix d'un surf acrobatique,
et d'un patient slalom entre les suppositions, les concessions, et les adverbes
restrictifs, il est possible de s'informer sur le Vénézuela. De quoi se plaint-on
?
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15252
"Après avoir empoché pendant dix ans des revenus pétroliers sans précédent,
d'un montant de 1 000 milliards de dollars, le Venezuela tombe en morceaux.
Les routes sont crevassées, les ponts s'effondrent et les raffineries explosent.
Le réseau électrique, asthmatique, enchaîne les coupures de courant. Les hôpitaux
publics sont rongés par l'humidité et dans les prisons d'une saleté répugnante
la barbarie règne". "Il n'en reste pas moins que Chávez (...) a dépensé sans
compter pour financer des établissements de santé, des programmes d'alphabétisation
et d'aide sociale".
Comme le remarque le quotidien argentin de gauche Pagina 12 signalé et traduit
par Courrier International, Chavez souvent critiqué a aussi montré les contradictions
des démocraties occidentales. "Que vont-ils faire, maintenant que leur plus
grand adversaire a passé l'arme à gauche ? L'Occident a perdu un paladin inimitable,
un ennemi sans égal qui, au cours des années passées à la tête du Venezuela,
a mis à nu toutes les hypocrisies qui permettent aux démocraties occidentales
d'asseoir leur légitimité. Diabolisé par la presse, ridiculisé jusqu'à tourner
en ridicule ceux qui se moquaient de lui, Hugo Chávez était le miroir inversé
à partir duquel les âmes bien pensantes des pays occidentaux construisaient
leur propre image de démocrates honnêtes. Le président vénézuélien, décédé le
5 mars 2013, était le scélérat de l'histoire car il avait offert l'asile au
leader de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi, peu avant sa mort".
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De plus, ajoute Pagina 12, Chavez était critiqué pour ses relations avec
le président iranien alors que les démocraties, elles, laissent leurs
compagnies pétrolières commercer avec l'Iran. "Et pourtant, ceux qui avaient
passé des décennies à négocier des accords pétroliers avec le colonel
haut en couleurs étaient aussi ceux qui critiquaient Chávez. Même chose
avec l'Iran : à chaque fois que le dirigeant vénézuélien recevait le président
iranien, Mahmoud Ahmadinejad, les colonnes de la presse occidentale et
les chroniqueurs télé s'en prenaient violemment à Chávez. Pendant ce temps,
les compagnies pétrolières des pays de ces journalistes étaient installées
à l'étranger pour exploiter les puits pétroliers iraniens. Deux poids,
deux mesures. Les condamnations étaient à sens unique". Au delà des critiques ou des louanges, la spectaculaire ferveur populaire
confère à Chavez une légitimité médiatique qui s'impose à la presse internationale.
Elle lui consacre ses Unes pour la deuxième journée consécutive. Chavez
est-il devenu une sorte de people, un phénomène, un mythe ? Une toute
rouge pour Diario de Noticias (Portugal). Haut de la photo de Une découpée
pour former le mot "Marée rouge" pour Pagina 12 (Argentine) |
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menu général perdu? |
avant la colonisation par les Européens: detroitbering.htm
civilisations précolombiennes, mayas, aztèques, incas: mayas.htm
caraïbes et Antilles : à partir de 1492 : precolombienne.htm
Mexique et Amérique centrale après les mayas et les Aztèques: ameriquecentrale.htm
amérique du Nord à partir de 1580 : amerique.htm