LA RUSSIE
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-730 000 Pléistocène moyen
La première trace humaine sur ce grand territoire remonte à 300 000 ans en Sibérie centrale. c'est à peu près la fin présumée de l'homo erectus
-100 000 Neandertal règne en maître en Europe
-9000 néolithique
Vers 4000 ans avant J.-C., dans les steppes de la Russie du sud et de l'Asie centrale, se développe la civilisation des Kourganes.
vers 2400-1700 av. J.-C., à la fin du néolithique, une peuplade d'origine indo-européenne, s'installe sur un territoire qui deviendra plus tard approximativement celui de la Dacie. Commence alors une civilisation florissante, avec de nombreux objets en or et argent et le culte de Zalmoxis.
-2000 Cimmériens., les Iraniens septentrionaux, des Indo-Européens appelés Peuples des Steppes ou Cimmériens, occupent un immense territoire entre l'actuelle Pologne et l'actuelle Chine occidentale.
-1000 les Scythes: d'autres Iraniens septentrionaux, les Scythes, créent un empire qui dure jusqu'au IIIe siècle de notre ère entre le Dniestr et la Volga.
700 av. J.-C., installation de colonies grecques sur les bords de la mer Noire en Dacie
-521 Darius Ier roi des perses
La révolte de l'Ionie représente un épisode décisif vers la confrontation entre Grecs et Perses. Elle a pour origine la volonté de Darius Ier de contrôler les sources d'approvisionnement en blé et en bois de construction navale de la Grèce. Pour cela il doit s'attaquer, avec l'aide de contingents grecs ioniens, dans un premier temps aux Scythes, qui avaient fondé un puissant empire en Russie méridionale et dont les relations commerciales avec les Grecs étaient fructueuses et actives. Il y a sans doute aussi la volonté de contrôler la route du commerce de l'or, extrait des monts Oural ou de Sibérie et dont les Scythes faisaient grand commerce. Cependant l'expédition contre les Scythes est un échec, ceux-ci appliquant la technique de la terre brûlée devant l'armée perse. L'armée perse échappe au désastre et à l'encerclement grâce à la loyauté du contingent grec qui garde le pont sur le Danube
-200 les Sarmates, eux aussi Iraniens septentrionaux, finissent par supplanter les Scythes.
112-109 av. J.-C., puis 74 av. J.-C., 60-59 av. J.-C. et ainsi de suite, des conflits entre les daces et les Romains. Burebista gagne sans difficulté toutes les batailles contre les Celtes et lutte contre César du côté de Pompée, mais il arrive trop tard. Burebista est assassiné par l'aristocratie dace la même année que Jules César, très peu de temps après celui-ci.
Le territoire de la Tchétchénie actuelle fut peuplé dans l'Antiquité par les Scythes puis par les Sarmates ayant envahi le Caucase vers le IIIe siècle av. J.-C. sans pour autant exterminer ou assimiler les populations locales. Les ancêtres des Tchétchènes et des Ingouches, les Dzourdzouks (ou Dourdzouks), liés aux Géorgiens, ont combattu les Sarmates mais ont fini par céder. Ils ont été ensuite partiellement assimilés par les Géorgiens. Le peuple des Gargares, sur lesquels Pompée ne parvint pas à imposer sa domination en 66 av. J.-C.., pourraient être les autres ancêtres des Tchétchènes actuels.
Les Daces se trouvent à Rome, avec d'autres populations originaires de la région actuelle des Balkans, comme les Illyriens par exemple, dès la période entre 44 av. J.-C. (mort de Jules César) et 31 av. J.-C., lors de l'instauration du principat d'Auguste.
Les Wisigoths sont apparus pour la première fois dans l'Histoire en tant que peuple distinct en l'an 235, quand ils envahirent et dévastèrent la Dacie. (approximativement la Roumanie actuelle).
256 ap. J.-C., attaque des Carpes (les Daces libres) alliés aux Goths (qui vont continuer l'attaque vers le sud du Danube). La Dacie est alors perdue par les Romains et passe sous contrôle des Carpes et des Goths. En témoigne l'arrêt brutal des inscriptions romaines et des monnaies dans le pays après 256.
La mongolie comprend le désert
de Gobi et sa bordure montagneuse
Atuellement la Mongolie intérieure fait partie de la Chine
et la Mongolie extérieure fait partie de l'ex URSS les mongols ne sont pas encore
complètement sédentarisés
en Russie d'Asie, une confédération de turcophones et de finnois, les Huns, constitue un immense empire, qui s'étend sur l'Europe sous le règne d'Attila.
C'est dans les années 380 qu'à Rome et à Constantinople on commença à parler d'une nouvelle famille de barbares apparus sur les bords de la Volga. Ils venaient de l'Orient, au-delà du monde connu, et ressemblaient à peine à des hommes, disait-on.
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"Jamais on avait vu des barbares aussi laids, des barbares qui ne pouvaient être que malfaisants." C'étaient les Huns! La panique, devant ces envahisseurs, va se propager, brisant le fragile équilibre qui s'était établi entre le monde romain et la mosaïque des peuples turbulents éparpillés de la Baltique au Danube. Sous la poussée des Huns, Goths, Alains, Burgondes, Lombards, Vandales, Wisigoths vont submerger les frontières de l'Empire et mettre fin à la domination romaine. L'heure d'Attila est venue. Le "Nain Hideux", le "Fléau de Dieu", deux surnoms qui révèlent la terreur qu'imposa le roi des Huns à ses contemporains. Pourtant, le "Nain Hideux", fut un géant qui domina aussi bien les empires perse et romain que les tribus barbares et fut un grand séducteur qui sut se faire aimer... Quant au "Fléau de Dieu", on raconte qu'à la demande de sainte Geneviève il épargna Paris et que Léon Ier sut le convaincre de ne pas piller Rome. Son immense empire s'effondra à sa mort, en 453. |
Aux Ve siècle et VIe siècles, les montagnards du Caucase du Nord ont pris part aux guerres que menait la Perse contre l'Empire romain oriental. À cette époque, l'empereur Justinien tenta de les christianiser, sans succès.
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Vers 400 après J.C., ce sont les Goths, cette fois des Germains venus du Nord, qui s'établissent dans l'actuelle Ukraine
451 Attila battu: les Romains et Barbares (Francs, Burgondes, Wisigoths), alliés, vaincront les Huns définitivement à la bataille des Champs Catalauniques (près de l'actuelle Troyes).
début du moyen âge
L'empire des Huns, trop étendu et mal organisé ne résiste pas à la mort d'Attila, et les Avars s'installent à leur place et dominent la région jusqu'au VIIe siècle, remplacés à leur tour par les Khazars de religion israélite.
C'est au cours de la période correspondant aux dominations des turcophones Huns, Avars et Khazars que les Slaves, en provenance des plaines de l'actuelle Biélorussie, s'établissent peu à peu sur le territoire de la Russie européenne.
465-550 Les Huns établis dans la majeure partie du bassin de l'Indus.
Au début du Moyen Âge, sur le territoire de la Tchétchénie actuelle, se forma une union multilingue des peuples nomades et sédentaires (dont les Alains), l’Alanie. La peuplade des Nakhs prit rapidement de l’importance au sein de l’Alanie jusqu’à l’invasion des Tatars-Mongols
Les Varègues sont un peuple Viking de commerçants et guerriers venus des pays scandinaves en empruntant le cours des fleuves. Les Varègues ont découvert et exploré les grands axes de navigations; les différents fleuves de la plaine Russe et Ukrainienne. Ils ont atteint Azoz, la Mer Noire et la Mer Caspienne. Ils ont développé le commerce, conclu des alliances et organisé des raids guerriers épisodiques. En 859 de nombreux peuples Eurasiens leur versent tribut, soit les Tchoudes, les Slaves, les Mériens et les Krivitchs. Leur influence se développe et ils s'installent solidement sur les "territoires conquis", ils élèvent des forteresses et fondent des cités, des comptoirs, qui seront les centres de leurs principautés auquel ils donneront parfois leurs noms.
Les Khazars qui ont établi un état dans le nord-Caucase ont pour tributaire les Polianes, les Sevarianes et les Viatichs. Les Magyars sont aussi englobés dans l'État Khazars après avoir fui les Pétchénègues; ils s'installent dans le delta du Danube.
| 860, Les Varègues atteignent Constantinople. La politique de Byzance se mêle alors aux affaires Varègues, ces derniers qui vont tour à tour s'opposer ou s'allier à l'Empire Byzantin. |
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862, Des populations Slaves refusent de payer le tribut aux Varègues. Sans "l'autorité Varègue" , des disputes et des querelles internes éclatent dans une partie du pays. Le Princes Varègues Rurik, Siénous et Trouvor se rendent à Novgorod où la population recherche un prince pour les protéger et dissiper les désordres. Rurik (Riourik), l'aîné, devint Prince de Novgorod, l'une des principautés les plus puissantes de la Rus.
En 879, Rurik décède. Oleg le Sage, son beau-frère, reprend le titre de Prince de Novgorod et se fait protecteur d' Igor de Kiev, le fils de Rurik.
882 Le prince Varègue, Oleg le Sage, de la principauté d'Igor déplace sa capitale de Novgorod à Kiev après s'être emparé de Smolensk. Le centre de la Rus se déplace de l'ouest à l'est: la Principauté de Kiev est née. Kiev deviendra la "mère des villes russes".
| Sous l'impulsion d' Oleg le Sage, premier prince de Kiev, la Principauté de Kiev développe les routes commerciales entre les régions de la mer Baltique et celles de la mer Noire qui utilisent le fleuve Dniepr. En 907 Oleg le Sage s'allie à l'empire byzantin en campagne contre les Bulgares du Danube et fixe sa résidence à Péréïaslav, sur les rives de ce fleuve; finalement les Byzantins l'en chassent mais ces campagnes débouchent en 911 sur un accord commercial avec Byzance. Durant la même période il étend progressivement son emprise sur les tribus slaves orientales. |
912-913 La Principauté de Kiev tente d'accroitre son influence sur de nouvelles tribus slaves dont les Drevlianes. Igor de Kiev organise une campagne vers la mer Caspienne avec 500 navires. La troupe pille Gillian, Tabaristan et Chirvan et prend un grand butin. La troupe du prince de Kiev est cependant repoussé par la suite par les Khazars. Igor doit retourner à Kiev pour reconstituer ses forces.
915-916 Les Pétchénègues, un peuple de la steppe d'origine turque venu de l'Est s'établit au sud du territoire de la Principauté de Kiev. Leur habilité à cheval et au combat sont remarquables, pendant un siècle ils règneront sur la plaine.
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941 Igor de Kiev à l'instar d' Oleg le Sage, organise une nouvelle expédition contre Byzance après avoir fait la paix avec les Pétchènègues; il est repoussés par les byzantins qui utilisent les feux grégeois. 943-944-945 La Rus combat successivement les peuples de la Mer Caspienne et Byzance sans gains marqués. Toutefois la paix est signée avec Byzance sur le Danube. |
Déclin de l'État de Kiev. Les incursions des turcophones Coumans (en russe Polovtsi) font fuir les paysans vers le nord-est. Création de villes-principautés nouvelles, parmi lesquelles Moscou en (1147).

La place rouge à Moscou
XII° Genghis Khan
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1223 : invasion mongole (Khanat de la Horde d'Or). Parmi les Mongols, des turcophones Tatars occupent les principautés Russes.

1237-1239 : destruction des Ryazan, Vladimir, Souzdal, Moscou, Rostov et d'autres grandes villes russes (excepté Novgorod) par les Tatars.

1240 : destruction de Kiev par les Tatars. Les princes russes deviennent les vassaux et tributaires des khans tatars.

Avec le soutien du pape et de l'empereur du Saint Empire romain germanique, les chevaliers teutoniques tentent d'étendre leur domination, sous couvert de religion, vers l'Est. Ils sont lancés dans leur croisade nordique avec l'appui des chevaliers porte-glaives et des danois, et viennent de conquérir l'Estonie. Leur objectif est maintenant Novgorod et autres territoires russes, de religion orthodoxe, à l'époque vassaux indociles des Mongols de la Horde d'Or.

Les Tatars face aux chevaliers Teutoniques
Espérant exploiter la faiblesse de la Russie dans le sillage des invasions mongoles et suédoises, les chevaliers teutoniques occupent Pskov, Izborsk et Koporye à l'automne 1240.
Pendant la campagne de 1241, le prince local de vingt ans Alexandre Nevski réussit à reprendre Pskov et Koporye aux chevaliers teutoniques.
Au printemps 1242, les chevaliers battent un détachement de reconnaissance de Novgorodiens 18 km au sud de la forteresse de Dorpat. Dans l'espoir d'obtenir une victoire facile sur Novgorod, la force principale des chevaliers Teutoniques, menée par le grand maître de l'ordre, entre sur l'étendue gelée (mais la glace n'était pas épaisse) du lac Peïpous et avance vers Pskov. La cavalerie lourde des Teutoniques semble prendre l'avantage sur l'infanterie faiblement protégée des russes. Mais la glace du lac ne soutient pas le poids des armures teutones dont une partie de la cavalerie sombre sous les eaux glacés. Seul le grand maître, des évêques et une poignée de chevaliers montés réussirent à retourner à Dorpat après la bataille. 400 chevaliers dont une vingtaine de l’ordre teutonique sont morts.
| 1258 | Prise de Bagdad par les Mongols ; fin du khalifat abbasside |
| 1260 | Les Mongols rejetés de Syrie par les Mamelouks |
1402 Les Ottomans sont défaits à Ankara, en Turquie, par les Mongols.
L'Afghanistan en tant qu'État ne commence à exister qu'à partir de 1747. Cette date correspond à la dislocation de l'Empire perse afsharide, après la mort de l'empereur Nader Shah de Perse. Très rapidement, l'Afghanistan s'impose comme une puissance militaire de premier ordre dirigée par des généraux hors pair comme Ahmad Khan Abdali. Ce chef militaire, devenu Padishah Ahmad Shâh Durrani, cette même année, après son élection par la Loya Jirga, mène de nombreuses campagnes militaires et étend l'empire afghan aux confins de l'empire perse et indien où il met définitivement fin au règne des Moghols. Les Afghans remportent de grandes victoires en Inde : par exemple, la troisième bataille de Pânipat dont l'issue fit entrer Ahmad Shâh Durrani dans l'histoire.
1453 chute de l'empire byzantin et fin de la guerre de cent ans
début des temps modernes
Les Tatars poussent leurs incursions punitives et leurs pillages en Russie jusqu'à la fin du XVe siècle. Leurs éclaireurs, charriers et maquignons, les Rrôms venus de l'Inde septentrionale, les accompagnent.
L'expansion des chevaliers teutoniques est arrêtée, mais les Lituaniens s'étendent vers l'est, les princes russes « pris entre deux feux » préférant parfois la domination catholique à la domination tatare.
Puissance grandissante des princes du petit État de Moscou. Le grand prince Ivan III gagne la ville rivale de Novgorod. Après la chute de Constantinople, Moscou se proclame Troisième Rome et devient de facto le centre politique de la Chrétienté orthodoxe.

Le Kremlin à Moscou
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Le grand prince Ivan IV « le Terrible » (1530-1584) est le premier à porter le titre de Tsar.
Ivan IV « le Terrible »
Il lance des offensives contre les Tatars de la Volga : il conquiert Kazan (1552) (capitale de l'actuelle République du Tatarstan) et Astrakhan (1556). Cette expansion offre à la Russie son premier débouché sur une mer et permet de commercer avec la Perse en passant par la mer Caspienne.
La cathédrale de l’Intercession de la Vierge a été créée à la demande du tsar Ivan le Terrible (Ivan IV), afin de commémorer la prise de Kazan.

La cathédrale de l’Intercession de la Vierge
ses couleurs bariolées furent ajoutées
en 1670
La guerre contre la Pologne et la Suède (1558-1583) finit par la défaite de la Russie, qui visait un débouché vers la mer Baltique. Le khanat de Crimée pille constamment les terres frontalières de la Russie. En 1571, le khan de Crimée brûle Moscou, mais à l'année suivante les Tatars de Crimée sont vaincus non loin de Moscou à la bataille de Molodi .
L'extension du servage (manque de main d'œuvre) provoque la fuite des paysans vers les marches de l'empire (on les appelle Cosaques : mot turc qui veut dire "évadé"), qui s'organisent en république. Certains groupes de Cosaques deviennent cavaliers et navigateurs. Ils sont tolérés par les Tsars dans la mesure où ils servent l'empire en conquérant de nouvelles terres à l'Est. C'est la conquête de la Sibérie par l'ataman Ermak et ses cosaques: ils y agissent comme une sorte de trappeurs, suivis par les commerçants, puis par les fonctionnaires et officiers du Tsar.

Des cosaques (sans leur cheval :p )
Les Cosaques du Terek, originellement des migrants de la Russie centrale, établis militairement en 1577 dans le Caucase, se mélangèrent petit à petit avec les groupes caucasiens.
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Nouvelle période d'affaiblissement : après quatre années stériles dues aux éruptions du Laki et d'autres volcans d'Islande (de 1600 à 1603 les températures nocturnes d'été étaient souvent inférieures à zéro et périclitèrent les récoltes) la désorganisation économique et politique (Smouta) commence. Les Polonais attaquent la Russie par l'ouest (1605). Ils occupent même Moscou. Les nobles russes offrent alors la couronne de Russie au fils du roi de Pologne, le prince Vladisdas. Mais une insurrection populaire chasse les Polonais de Moscou, et Michel (Mikhaïl) Romanov devient Tsar "de toutes les Russies" (c'est-à-dire de toutes les Principautés russes).
Pierre le Grand (1672-1725) réalise le redressement de la Russie :

Pierre Le Grand
à l'Est il repousse les Tatars et les Kazakhs au delà de l'Oural. à l'Ouest il fait la guerre contre les Suédois (pour l'accès à la Baltique) avec l'aide de la Pologne et fonde Saint-Pétersbourg (1703)

blason XVIII°
Saint-Pétersbourg devient la capitale de la Russie Tsariste (1713) : fenêtre sur l'Occident, la ville prospère grâce au commerce des fourrures.
On assiste à un renforcement de la puissance militaire russe. L'État contrôle des territoires de plus en plus vastes
28 juin 1762 Catherine II impératrice de Russie.

Catherine II
Catherine II , autocrate éclairée, achève la conquête des steppes situées au bord de la mer Noire après avoir défait l'empire ottoman et le khanat de Crimée et repousse vers l'ouest les frontières de l'empire russe grâce au partage de la Pologne. L'Ukraine et la Biélorussie sont désormais entièrement en territoire russe.
Durant toute cette période, les cosaques occupent progressivement la Sibérie
Irkoutsk au bord du lac Baïkal est fondé en 1632
les cosaques atteignent l'Océan Pacifique en 1640.
la région du détroit de Béring et l'Alaska sont explorés par les cosaques dans les années 1740.
Timour Shâh, qui règne en Afghanistan, se sent à l'étroit dans sa capitale Kandahar où il est sans cesse pris à partie par certains membres de sa cour. Fatigué des agissements de la cour qui provoqua la révolte de 1774 et proclama Padishah un certain Abdul Khaliq Khan, Timour Shâh décida de transférer la capitale de Kandahar à Kaboul en 1776.
Timour Shâh fut finalement assassiné, probablement par empoisonnement le 18 mai 1793. Sa mort resta suspecte et n'a jamais été élucidée. L'Empereur se portait très bien, comme tous les guerriers, si bien qu'une mort subite comme la sienne ne peut que laisser interrogatif. Son tombeau à Kaboul est resté inachevé. L'Empereur Timour a finalement commis la même erreur que son père en ne désignant clairement aucun de ses fils comme successeur et en ne mettant en place aucun protocole de succession. Néanmoins, il laissa entendre que son préféré était son fils Zaman Shâh qui fut d'ailleurs élevé au rang de gouverneur de Kaboul, alors la fonction la plus prestigieuse après celle de Chef de l'État. La mort subite de Timour Shâh et l'absence d'héritier au trône clairement désigné plongeront l'Afghanistan dans une profonde instabilité qui durera deux siècles et que les Britanniques sauront exploiter au détriment des Afghans tout au long du XIXe siècle.

Dès le début de l’occupation russe, le peuple tchétchène, réputé pour son caractère montagnard rejetant toute domination externe et notamment chrétienne, mena une résistance féroce contre les forces russes. Les chefs de la lutte de libération nationale, Ouchourma, plus connu sous le nom de Cheïkh Mansour (à la tête des insurrections en 1785-1791), Beïboulat Taïmiev (1819-1830) et surtout le grand chef de guerre Chamil (1834-1859), devinrent vite des figures emblématiques de cette lutte armée qui se solda par un échec sanglant.
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début de l'ère contemporaine
En 1801, la Géorgie, harcelée par les intrusions dévastatrices des Montagnards, des Turcs et des Perses, fut annexée par la Russie
Alexandre Ier tsar de Russie du 23 mars 1801 au 1er décembre 1825
L'empire russe joue un rôle décisif durant les guerres napoléoniennes qui vont la transformer en puissance européenne. Mu par une idéologie conservatrice et donc hostile aux idées de la Révolution française, le tsar participe à deux coalitions contre Napoléon et essuie des défaites coûteuses.
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Napoléon remporte la bataille d'Austerlitz le 2 décembre 1805 sur les Russes et les Autrichiens. Le Traité de Presbourg que Napoléon dicte à François II et au tsar Alexandre Ier scelle la fin de l'Empire autrichien. Napoléon y impose en effet que la Bavière soit érigée en royaume comme le Wurtemberg et le Bade, se retrouvant ainsi à égalité avec la Prusse et l'Autriche. C'est la structure de l'Empire qui est une nouvelle fois attaquée puisqu'en acquérant leur pleine souveraineté, ces royaumes s'en détachent. C'est d'ailleurs ce que souligne une remarque de Napoléon à son ministre des Affaires étrangères Talleyrand : « J'aurai cependant arrangé la partie de l'Allemagne qui m'intéresse : il n'y aura plus de diète à Ratisbonne, puisque Ratisbonne appartiendra à la Bavière ; il n'y aura donc plus d'Empire Germanique, et nous nous en tiendrons là ». |
Alexandre Ier choisit alors par opportunisme le camp de la France mais la paix ne durera que 5 ans (1807-1812). Il profite de cette pause pour attaquer la Suède et annexer la Finlande.
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En 1812, les hostilités reprennent. La grande armée de Napoléon parvient au prix de combats acharnés à s'emparer de Moscou mais doit en repartir chassée par l’incendie de la ville. Les armées russes harcèlent alors un ennemi décimé par la faim et le froid. 24 novembre 1812: la Berezina: la grande armée Napoléonienne est décimée. |
| L’empire russe poursuit, sous son règne et celui de ses successeurs, son expansion dans le Caucase au détriment des empires perse et ottoman : l’Arménie, le Daghestan et une partie de l’Azerbaïdjan sont annexés en 1813 au terme d'un conflit de 4 ans avec l’empire perse. |
en 1815, les armées russes occupent Paris.
1er décembre 1825 Nicolas Ier tsar de Russie.
Nicolas Ier bénéficie d’une bonne croissance économique mais renforce l’appareil répressif. Il écrase violemment un soulèvement armé de la Pologne.
En Pologne, le tsar Nicolas Ier de Russie, qui veut intervenir contre les Belges au nom de la Sainte-Alliance, donne l’ordre de mobilisation des troupes polonaises le 18 novembre 1830. Opposés à cette intervention, les nationalistes déclenchent le 29 novembre 1830 l’Insurrection de Novembre.
Le ministre du Trésor et de l’Industrie Drucki-Lubecki prend les choses en mains afin de négocier avec le tsar et de maintenir le mouvement révolutionnaire dans des voies modérées : il crée un Conseil administratif. Les patriotes mettent un club sur pied, la Société patriotique, dont un des chefs est l’historien Joachim Lelewel.
Le 18 décembre 1830 , le Sejm (la Diète polonaise) affirme le caractère national de l’insurrection. Le tsar annonce son intention de reconquérir militairement le pays.
Le soulèvement est violemment réprimé après la défaite des nationalistes, affaiblis par le choléra, à Ostroleska le 26 mai 1831, et la prise de Varsovie le 8 septembre 1831. La Russie soumet alors la Pologne à une politique de répression et de russification. La Pologne cesse d’exister comme nation. Les Russes entreprennent une destruction systématique de la nationalité polonaise. La Constitution, la Diète et l’armée polonaises sont abolies, les Polonais privés de leurs libertés individuelles. Les universités sont fermées, les étudiants envoyés en Russie, les catholiques persécutés. Dix mille patriotes s’exilent vers la Suisse, la Belgique et la France. Manifestations, émeutes et représailles sanglantes se succèdent.
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Karl Marx (1818-1883) élabore la théorie du "matérialisme historique" en 1845 annexion des terres des kazakhs achevée en 1847. 1848 Karl Mark rédige avec Engels le "manifeste du parti communiste" |
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CEI Tchétchénie
Le déclin de l’empire ottoman, qui attise les convoitises des puissances européennes, est à l’origine d’un conflit entre la Russie et les autres puissances européennes.
Le 30 novembre 1853, l’escadre russe défait la flotte turque dans le port de Sinope et prend le contrôle de la mer Noire au détriment des Ottomans. L’équilibre européen est menacé par l’expansionnisme de la Russie.
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La guerre de Crimée (1853-1856) fut une guerre entre la Russie impériale et une coalition comprenant l’Empire ottoman, le Royaume-Uni, la France et le royaume de Sardaigne.
Napoléon III se rapproche alors de la reine Victoria d’Angleterre. Et, le 27 mars 1854, les deux empires, britannique et français, déclarent la guerre à l’empire tsariste. Alors commence le premier conflit de l’ère industrielle, avec la projection à des milliers de kilomètres de dizaines de milliers de soldats, et l’utilisation d’armes nouvelles (le cuirassé, l’obus explosif). C’est aussi la première guerre que la photographie va immortaliser. Les victoires se succéderont, dont celle, le 19 septembre 1854, de la rivière de l’Alma, qui « efface la défaite de Waterloo »

bataille de l'Alma
Le mouvement tournant, très habilement conduit par le général Bosquet, accompagné de son régiment de zouaves, décida de la journée du 20 septembre. A gauche des divisions russes, les Anglais occupèrent enfin, non sans peine, les positions qui leur étaient assignées. Finalement, les Russes s'enfuirent, laissant la voie ouverte pour Sébastopol. La bataille qui avait duré 4 heures, avait fait environ 1.800 tués parmi les Russes, 300 chez les Anglais et 150 côté français, sans compter les nombreux blessés.
Bataille de Balaklava (25 octobre 1854) La bataille de Balaklava, remportée sur les Russes est demeurée célèbre dans l'histoire, notamment dans l'histoire militaire de l'Angleterre, par la charge héroïque de la brigade de cavalerie du commandant lord Cardigan sur un ordre malheureux de lord Raglan.(la charge de la brigade légère).

La charge de la brigade légère à Balaklava
Bataille d'Inkermann (5 novembre 1854) Situé à l'est de Sébastopol, à l'embouchure de la Tchernaïa, le petit port d'Inkermann fut l'objet d'une rencontre sanglante avec l'armée russe de l'amiral Menchikov. Battu peu de temps avant à Balaklava (25 octobre 1854), l'amiral russe réalisa qu'il ne pouvait pas attaquer de front l'armée franco-anglaise.
mars 1855 Alexandre II est tsar suite au décès de Nicolas Ier
Bataille de la Tchernaïa, pont de Traktir (16 août 1855) Alors que le siège de Sébastopol s'éternisait, les Russes tentèrent une sortie contre les positions alliées au pont de Traktir sur la Tchernaïa, entre Inkermann et Balaklava. Dans la nuit du 15 au 16 août 1855, le général russe Michel Gortchakov, déclencha une série d'attaques furieuses qui furent successivement refoulées par les Français et les Sardes.

Défait à Sébastopol (1856), Alexandre II, le successeur de Nicolas, doit céder la Bessarabie, et perd les droits de passage en Méditerranée. La chute de Sébastopol constitue l'évènement le plus important de la guerre de Crimée. Le siège dura un an (septembre 1854-septembre 1855). Ainsi prenait fin à la guerre de Crimée. Côté français, 3 généraux se succédèrent à la tête des troupes: Saint-Arnaud qui mourut du choléra (29 septembre 1854), Canrobert qui démissionna (16 mai 1855), enfin Pélissier qui reprit le commandement et dont le plan était de "pousser le siège à outrance".

Le 8 septembre enfin, le général Pélissier décida de donner l'assaut final. Le général Mac-Mahon s'empara le même jour du "fort de Malakoff", clé de la défense des Russes, qui abandonnèrent la ville après y avoir mis le feu le 9 septembre. C'est au fort de Malakoff que Mac-Mahon prononça les mots célèbres "j'y suis, j'y reste ! " lorsqu'on le prévint que le bastion risquait de sauter.
La farouche résistance des tribus montagnardes ne prit fin qu'avec la reddition, en 1859, du chef musulman Chamil. La Tchétchénie, comme toute région conquise, subit une russification accélérée, les colons russes étant attirés par des terres fertiles des vallées du Caucase du Nord. Les politiques expansionnistes des empires ottoman, britannique et perse sur le Caucase du Nord se heurtèrent au contrôle que la Russie exerçait dorénavant sur toute l'étendue du Caucase, du Nord au Sud.
Des conseils locaux élus au suffrage censitaire – les zemtsvos – sont créés à compter de 1864 : dotés de pouvoir leur permettant de gérer les affaires locales et de construire routes, écoles et hôpitaux, ils peuvent lever des impôts pour les financer.
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1864 première internationale communiste: Marx fixe l'objectif: l'abolition du capitalisme. |
les trois khanats du territoire ouzbek (Kokand, Boukhara et Khiva) sont annexés ou placés sous protectorat (1876). Cette avancée place les limites de l’empire russe aux portes de l’Empire britannique en Inde. La tension entre les deux pays va rester très vive jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé en 1907 (convention anglo-russe)
Un dernier conflit victorieux avec l’empire ottoman (1878) parachève la conquête du Caucase.

Les réformes vont attiser la violence de groupes d'intellectuels nihilistes et Alexandre finira par tomber sous leurs coups (1881).
Alexandre III, lorsqu’il monte sur le trône en 1881, mène en réaction à l’assassinat de son père une politique de contre-réformes. Les dispositions autoritaires sont maintenues ou renforcées : les partis politiques et les syndicats sont interdits, le droit de circulation est limité, la presse est censurée.
1881-1882 Vague de pogromes à travers la Russie tsariste et première aliya vers la Palestine.
De nouvelles régions s'industrialisent (Ukraine) tandis que certaines renforcent leur caractère industriel comme la région de Saint-Petersbourg et surtout celle de Moscou. Mais la main-d'œuvre abondante dégagée par l'abolition du servage et la croissance démographique ne trouve pas entièrement à s'employer dans l'industrie (3 millions d'ouvriers en 1913). De nombreux paysans viennent coloniser les terres vierges de l'empire situées dans le sud et l'est (vallée inférieure de la Volga, Oural, Sibérie) de l'empire. Le Transsibérien, dont un premier tronçon est réalisé entre 1891 et 1901 pour désenclaver les immenses territoires de la Sibérie, facilite cette migration.
Le 26 mai 1896 Nicolas II est le dernier tsar de toutes les Russies.
La seconde Aliyah (1903-1914) Elle commence après les pogroms de Kichinev (empire russe) de 1903 et dure jusqu'en 1914 (Première Guerre mondiale). 30 000 à 40 000 immigrants, surtout sionistes-socialistes et originaires de l'Empire Russe.
La Russie continue d’accroître son aire d’influence : en Chine et en Corée elle se heurte aux intérêts japonais. Le conflit qui s’ensuit se termine par une défaite complète (1905) : la modernisation du Japon a été sous-estimée et l’éloignement du champ de bataille a créé d’énormes contraintes logistiques.
Cette défaite déclenche le premier soulèvement généralisé de la population russe contre le régime. La révolution de 1905 est d’abord un mouvement paysan qui touche essentiellement la région des terres noires. Les ouvriers se joignent au mouvement par la suite. La loyauté des forces armées va sauver le régime. Nicolas II, qui est monté sur le trône en 1894, est obligé de donner des gages d’ouverture. Une assemblée (douma) élue est dotée de pouvoirs législatifs. Mais les élections de deux doumas successives donnent une large majorité à l’opposition. La loi électorale est alors modifiée pour obtenir une chambre des députés favorable au pouvoir.
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La Révolution et la république
La Russie entre en guerre contre l'Allemagne et l'Empire austro-hongrois en 1914 pour venir en aide à la Serbie, son alliée. L'Empire russe déclenche une offensive en Pologne orientale mais est sévèrement battue. Les troupes russes doivent abandonner la Pologne. Début 1917 éclatent des mouvements sociaux, suscités par le poids de la guerre sur l'économie, les pertes sur un front réduit à une stratégie défensive, l'instabilité des dirigeants et la défiance vis-à-vis du tsar. Le refus des troupes de réprimer les manifestations et la lassitude des classes dirigeantes obligent le tsar Nicolas II à abdiquer ; ainsi éclate la Révolution de février 1917 et la Russie devient une république.
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Tout en esquissant des réformes, Nicolas II tente malgré tout de respecter les engagements de la Russie vis-à-vis de ses alliés en poursuivant la guerre. L'impopularité de cette dernière mesure est exploitée par le parti des bolcheviks qui, le 25 octobre 1917, renverse le gouvernement à Saint-Pétersbourg (alors capitale de la Russie) par les armes (Révolution d'octobre). La paix est signée avec les Allemands au prix d'énormes concessions territoriales (Pologne, partie de l'Ukraine, pays Baltes, ...). Une guerre civile va opposer pendant trois ans les Russes blancs (républicains ou monarchistes), assistés par les puissances occidentales, aux bolcheviks. |
exécuté le 17 juillet 1918 à Iekaterinbourg. Nicolas II est le dernier tsar de toutes les Russies
Après leur victoire, le 22 décembre 1922, les bolcheviks instaurent l'Union des républiques socialistes soviétiques ; la Russie devient une des républiques de l'Union.
En 1922, les Tchétchènes constituèrent pour la première fois une structure administrative distincte, la Région autonome de Tchétchénie, avec un certain degré d’auto-gouvernance.
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A la fin de la guerre civile entre les blancs et les rouges, le pays est exsangue : la désorganisation des transports et les réquisitions agricoles déclenchent une famine qui fait un million de victimes autour de la Volga. Le mécontentement gagne et le régime doit assouplir son programme : c’est la NEP qui autorise une forme limitée d’économie privée. En quelques années, les productions agricole et industrielle se rétablissent. Lénine, décédé en 1924, laisse sa « succession » ouverte. Staline va en quelques années se hisser au pouvoir en éliminant physiquement ses rivaux.
Une nouvelle famine éclate, cette fois-ci majoritairement en Ukraine (1932-1933) et dans le Kouban. Le développement de l’économie est désormais planifié de façon centralisée et le pouvoir, qui se concentre à Moscou (redevenue capitale du pays en 1918), mène un vaste programme d'industrialisation (surtout dans le domaine de l’industrie lourde) à l'aide des plans quinquennaux. Le gouvernement incite les travailleurs au dépassement des normes de productivité (stakhanovisme) au nom de l'avenir radieux.
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En même temps un régime totalitaire se met en place: C'est la montée du stalinisme. 1) La machine de propagande fonctionne à plein régime. |
Staline, qui a signé avant le début de la Seconde Guerre mondiale un pacte de non-agression avec Hitler comprenant une clause de partage de la Pologne et des États baltes, est surpris par l'attaque allemande déclenchée en juin 1941 (opération Barbarossa). L’Armée rouge sous-équipée et désorganisée par les purges staliniennes recule en essuyant des pertes qui se chiffrent en millions.
le 21 aout 1941 Léon Trotski est assassiné sur les ordres de Staline. Il avait été un des proches dirigeants de Lénine, le premier chef de l’Armée Rouge, le Juif le plus haut jamais placé dans la hiérarchie communiste.
L'avancée allemande est bloquée devant Stalingrad (janvier 1943), puis repoussée vers l'ouest, notamment suite à la Bataille de Koursk (juillet-août 1943).

Le culte de la personnalité en 1944
Les généraux soviétiques reprennent progressivement l'initiative et l'Armée rouge, renforcée par des livraisons d'armes alliées, reconquiert les territoires perdus, libère les pays de l'Europe orientale puis rentre victorieuse dans Berlin (mai 1945).
Staline et ses alliés occidentaux ont conclu un accord sur un partage de l'Europe en zones d’influence qui entérine le rôle joué par l'URSS dans le conflit (conférence de Yalta). Les pays d'Europe orientale et l'Allemagne de l'Est se voient bientôt imposer un régime socialiste piloté par l'URSS.
Sous Staline, les Tchétchènes résistèrent à la collectivisation forcée des terres. En 1944, suite à l'insurrection dirigée par Magomed Chéripov, environ 387 229 Tchétchènes et 91 250 Ingouches (selon les rapports du chef du NKVD Lavrenti Beria) furent déportés au Kazakhstan, accusés collectivement d'avoir collaboré avec les Nazis.
Le pays retrouve son niveau de production industrielle d'avant-guerre puis le double en 1952. L'industrie nucléaire se développe, avec la création du complexe nucléaire Maïak. L'URSS effectue son premier essai nucléaire en 1949, accédant ainsi au rang de seconde puissance nucléaire mondiale.
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Peu après le décès de Staline en 1953, Nikita Khrouchtchev accède au pouvoir (1957) et dénonce les excès de son prédécesseur. Sur le plan intérieur commence une période de relative prospérité ; les droits des citoyens sont mieux respectés. En mettant en orbite le premier Spoutnik et en envoyant le premier homme dans l'espace, l'URSS stupéfie le monde par son avance dans le domaine spatial. Sur le plan international, l'URSS élargit son influence à de nombreux pays du tiers-monde et parvient par des investissements massifs dans l'armement à faire jeu égal avec les États-Unis. |
1957 Spoutnik 1 Premier satellite artificiel mis en orbite 1 mois plus Tard Spoutnik 2 embarque la chienne Laika.
En 1957, à l'initiative de Khrouchtchev qui œuvrait à la déstalinisation de l'URSS, les Tchétchènes et les Ingouches furent autorisés à revenir sur leurs terres, et la « République socialiste soviétique autonome (RSSA) des Tchétchènes-Ingouches » fut rétablie.
Le 12 avril 1961 Gagarine est le premier homme dans l'espace
Cette période de guerre froide se traduit par de nombreux conflits ou tensions un peu partout dans le monde entre les deux superpuissances et leurs alliés. La crise de Cuba manque de dégénérer en un conflit nucléaire. L'accession de Léonid Brejnev au pouvoir (1964) se traduit par une relative détente entre les deux grands (conférence d'Helsinki).
1965 Léonov et White sortent dans le vide interstellaire.
1971 Première station spatiale Saliout 1 lancée puis détruite après la mort de l'équipage suite à un accident de dépressurisation.
L'invasion soviétique s’inscrit dans le contexte de la Guerre froide : puisque les États-Unis soutiennent le Pakistan face à une Inde qui se voulait le fer de lance des pays non-alignés ; l’URSS soutient l’Afghanistan qui avait, depuis 1919, des revendications territoriales sur les régions à majorité pachtounes du Pakistan, ce qui aurait permis à l’Afghanistan de se désenclaver en possédant un accès vers la mer d’Oman. À la suite d'un coup d’État fomenté en 1973 par le prince Daoud, l’État afghan s’éloigne de plus en plus de Moscou. Pour éviter sa perte d’influence dans la région, l’Union soviétique décide d’intervenir en Afghanistan, dès 1978, pour y placer un régime à ses ordres. Ce régime entretient des relations privilégiées avec l’URSS et met en place une série de réformes collectivistes et sociales (alphabétisation, droit des femmes, réformes agraires…) qui contrarient les coutumes conservatrices afghanes. L’opposition grandissante menace le régime communiste de Kaboul, ce qui pousse Brejnev à intervenir en Afghanistan en décembre 1979.
c'est « le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l'assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul », six mois avant l'intervention des Soviétiques (Le Nouvel Observateur, 15-21 janvier 1998, p.76) avec pour objectif d'entrainer l'Armée rouge dans le « piège afghan ».
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Moscou envoie l'Armée rouge en Afghanistan, le 24 décembre 1979, pour ramener Babrak Karmal au pouvoir (son prédécesseur Hafizullah Amin, porté au pouvoir par un coup d'État en septembre 1979, étant jugé incapable de faire face à la guérilla par les communistes et éliminé par les Spetsnazs).
Le 25 décembre 1979, il ya 30 ans, les forces soviétiques envahissaient l'Afghanistan (...) Aux côtés du président américain Jimmy Carter, et du Premier ministre britannique, Margaret Thatcher, le monde entier dénoncait l'intervention violente et cynique de l'empire soviétique contre un petit pays. (...) Neuf ans après le 15 février 1989, les Soviétiques se retiraient humiliés par une armée de paysans soutenus, grâce au sénateur Charlie Wilson, de missiles américains Stinger qui éliminaient les hélicoptères russes.
Une vive résistance nationale se met en place face à un occupant soviétique qui ne s’attendait pas à une telle réaction. De plus cette agression soulève une grande émotion dans l’ensemble de l’Oumma et de nombreux islamistes issus de divers pays (Algériens du GIA, Bosniaques, Philippins, Saoudiens, Palestiniens, Égyptiens, voire quelques Européens d'origine maghrébine ) se joignent à la résistance afghane (Moudjahiddines).
La tension entre les deux superpuissances USA et URSS reprend à compter de 1979 à la suite de l'invasion de l'Afghanistan et de l'arrivée au pouvoir de Ronald Reagan.
entre 1979 et 1981 les Soviétiques étendent leur contrôle sur le pays mais font face à la désertion des deux tiers de l'armée afghane (120 000 hommes). Rapidement les moudjahiddin contrôlent 80 % du territoire à l'exception des villes principales. Les Soviétiques sont réduits à des opérations ponctuelles, protection de leurs convois et largage de millions de mines antipersonnelles.
Mikhaïl Gorbatchev arrive au pouvoir en 1985 en prenant la tête du PCUS avec la volonté de réformer le régime pour combattre la stagnation économique et les reliquats du stalinisme, mais ses réformes donnent des résultats plutôt mitigés. La perestroïka (restructuration économique) n'a pas atteint les objectifs escomptés ayant aggravé les pénuries de biens de consommation et les inégalités sociales, tandis qu'une démocratisation du régime, amorcée avec la glasnost (transparence), déclenche des conflits inter-ethniques et la montée des nationalismes, mal perçus par les Russes.
1986 début de la construction de MIR assemblée directement en orbite
1986 La catastrophe de Tchernobyl, accident nucléaire le plus grave jamais survenu.
En avril 2006, à l’occasion des 20 ans de l’accident de Tchernobyl, Greenpeace a publié un rapport inédit et réalisé par 60 scientifiques du Bélarus, d’Ukraine et de Russie, qui démontre que l'impact sanitaire de la catastrophe de Tchernobyl a été largement sous-estimé par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA). Le rapport conclut que 200 000 décès dus à la catastrophe ont déjà été constatés ces quinze dernières années en Russie, au Bélarus et en Ukraine. Le rapport indique de plus, qu’à l’avenir plus d'un quart de million de cancers, dont près de 100 000 cancers mortels, découleront de la catastrophe. voir encart à droite page 3 de ce lien
En 1986 Mohammed Nadjibullah remplace Babrak Karmal à la tête de l'État afghan et veut négocier avec les rebelles en suivant un processus de réconciliation nationale sur le principe d'une perestroïka afghane. Les Soviétiques envoient des raids d'hélicoptères MI-24 Hind et des chasseurs bombardiers vers les places fortes afghanes, les Spetsnazs subissant de lourdes pertes au sol.
En 1986 les moudjahiddin commencent à recevoir des missiles sol-air FIM-92 Stinger, ce qui contraint les Russes à perdre le contrôle du ciel, bouleversant l'équilibre des forces en Afghanistan.
Au cours de la guerre froide, les États-Unis, via l'Opération Cyclone de la CIA, ont dépensé 2,1 milliards de dollars durant les dix ans de la guerre d'Afghanistan, pour alimenter la résistance antisoviétique et anticommuniste incarnée par les moudjahiddin du commandant Massoud.
En février 1988, Mikhaïl Gorbatchev décide de retirer les troupes, appuyé par la trêve négociée avec Ahmed Chah Massoud.
Au total, durant leur 110 mois de présence militaire, plus de 900 000 Soviétiques servirent en Afghanistan, 14 000 furent tués et 75 000 blessés, 800 hélicoptères et avions, 1 500 blindés et plusieurs milliers de véhicules ont été détruits. Le coût financier pour l'URSS est estimé entre 2 et 3 milliards de dollars par an. Les pertes afghanes (tous bords confondus) sont estimés à 1 242 000 morts dont 80 % de civils. On estime que 30% de la population avait quitté le pays ou s’était déplacé à l’intérieur des frontières. Depuis 1992, sur les 6 millions d’expatriés afghans, environ 3 millions étaient revenus en 1998
Rapidement, la guerre civile s'installe entre les différents groupes armés moudjahiddin et l'armée du gouvernement communiste fidèle au président Mohammed Nadjibullah.
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En 1989, pour la première fois depuis le début de l'ère soviétique, des élections libres ont lieu, les partis politiques sont autorisés en 1990. Cette ouverture est surtout l'occasion pour les peuples des différentes nationalités composant l'URSS de manifester leurs souhaits de souveraineté.
Vers 1991, un véritable dualisme du pouvoir s'installe au Kremlin - la puissance montante des structures étatiques russes libérées de la tutelle du PCUS, avec Boris Eltsine en tête, face aux organes du pouvoir soviétique et communiste, archaïque et conservateur, essayant en vain de freiner les réformes gorbatcheviennes et de préserver le système soviétique.
Le 21 décembre 1991, le PCUS est dissout par Mikhaïl Gorbatchev et l'URSS s'effondre : les républiques qui la constituaient prennent leur indépendance. La Russie, qui en constitue le noyau historique, reprend de l'ancienne grande puissance mondiale les 3/4 de son territoire, plus de la moitié de sa population, les 2 tiers de son industrie et la moitié de sa production agricole. Principale héritière de l'URSS, elle occupe désormais sa place dans les institutions internationales, dont le siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, mais assume également le passif financier de l'ancienne URSS. Une union politique et économique, la CEI, est fondée en 1991 pour tenter de maintenir des liens privilégiés entre les pays issus de l'URSS.
Le premier président de la Russie souveraine, Boris Eltsine donne une inflexion résolument libérale au régime. Cette transformation, sans doute trop rapide, n'arrive pas à maîtriser les volets social et politique. Elle amène à l'enrichissement d'une minorité (oligarques), au déclin de l'outil économique, à l'affaiblissement de l'état fédéral et à une chute marquée du niveau de vie des Russes.
Les moyens de production ont été en grande partie privatisés, dans des conditions souvent obscures. La réorganisation rapide de l'appareil économique combinée avec les effets de l'éclatement de l'URSS ont provoqué au cours des années 1990 un effondrement de l'économie, le PIB étant divisé par deux en quelques années, ainsi qu'une crise financière majeure en 1998, plongeant une grande partie de la population dans les difficultés (exceptée une infime minorité de nouveaux riches, surnommés nouveaux Russes).
Peu de temps avant la dislocation de l'Union soviétique en 1991, un mouvement d'indépendance se forma en Tchétchénie, alors que la Russie s'opposait à toute sécession..
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Le général Djohar Doudaev, ancien pilote de bombardement stratégique de l’Armée soviétique et titulaire de la médaille suprême de l'Héros de l'Union soviétique, prit le pouvoir en Tchétchénie suite à un coup d'État mené le 5 septembre 1991 par un « Comité exécutif du Congrès national tchétchène ».
L'indépendance de la Tchétchénie fut déclarée le 2 novembre 1991, et Doudaev légitimé président de la République par le nouveau Parlement. Il devint vite le symbole de la lutte pour l’émancipation visée par les insurrections de Chamil au XIXe siècle.
L'Ingouchie se sépara de la Tchétchénie rebelle le 4 juin 1992 en affirmant son attachement au Centre fédéral.
Le 10 juin 1992, les autorités tchétchènes démantelèrent les structures du ministère de la défense russe sur son territoire et prirent possession de leur arsenal militaire. Certains analystes parlent même d'une complicité pécuniaire des hauts fonctionnaires et généraux russes, sans l'aval desquels une telle quantité d'armes, y compris lourdes, ne se serait jamais retrouvée dans les mains du régime de Doudaev.
Entre 1991-1994. les nationalistes tchétchènes chassent 250 000 Russes, Juifs, Arméniens et autres nationalités non-Vaïnakh de Tchétchénie. Plusieurs milliers d'eux sont assassinés ou pris en otage, notamment à Grozny où les deux tiers de la population était russophone
Une nouvelle constitution, adoptée en décembre 1993, donne un tour plus présidentiel au régime.
La période Eltsine est également caractérisée par de grands mouvements de population entre les États composant l'URSS (population russe des états voisins se repliant en Russie, émigration des Russes de religion juive ou d'origine allemande, fuite des cerveaux) et au sein même de la Russie (abandon des campagnes et des zones les plus hostiles en Sibérie). Le désordre économique et politique se prolonge jusqu'en 1998 date à laquelle le système financier russe s'effondre : entre 1990 et 1998 le PIB aura chuté de 45 %.
Moscou comprit que les groupements tchétchènes rebelles et extrémistes, échappant à tout contrôle, mettant en pratique la charia, des enlèvements d'hommes et le détournement du pétrole, représentaient un danger important pour l'intégrité du territoire russe et pour ses régions limitrophes. Paradoxalement, malgré sa rhétorique de force, la Russie essaya d'acheter la loyauté tchétchène en continuant à verser d'importantes sommes d'argent à la république, entre autres pour payer les retraites, et à expédier du pétrole aux raffineries tchétchènes, et ce jusqu'en automne 1994. Beaucoup de fonds monétaires et pétroliers fédéraux furent ainsi détournés dans le but de financer la lutte armée (achat d'armes, formation de groupements paramilitaires, etc.) et pour l'enrichissement personnel des oligarques russes et des hommes d'affaire tchétchènes résidant à Moscou. Un grand nombre de sociétés intermédiaires en Russie engrangèrent ainsi plusieurs millions de pétrodollars dans les eaux troubles entourant ce conflit.
Suite à différents prétextes, deux guerres sanglantes et destructrices avec le « Centre fédéral » (Russie) éclatèrent en Tchétchénie en 1994-1995 et en 1999-2000. L’attaque surprise de l’armée russe en 1994 sous le commandement de Boris Eltsine, le premier président de la Russie post-soviétique, devint, avec plus de 20 000 soldats engagés, la plus grande opération militaire organisée par Moscou depuis son intervention en Afghanistan en 1979.
Mais au lieu d’un blitzkrieg spectaculaire, la première guerre en Tchétchénie s'avéra un échec militaire et humanitaire pour la Russie qui rencontra une résistance féroce de combattants de nationalités différentes, utilisant des armes lourdes très modernes. Malgré la prise de Grozny, la guerre se transforma en un véritable bourbier avec d’énormes pertes humaines et matérielles des deux côtés.
En 1996, les taliban, soutenus par le Pakistan et les Etats-Unis, prennent le pouvoir et contrôlent, avec l’aide des islamistes étrangers, la majeure partie du pays en repoussant progressivement les Moudjahidines du célèbre Commandant Massoud dans les confins du Nord-Est du pays. Durant cette période de trouble, le Mollah Omar, chef militaire et religieux des taliban, impose la loi islamique à l'ensemble du pays.
La vague d'attentats en Russie en 1999, les exécutions sommaires par décapitation de plusieurs otages, y compris occidentaux, et les intrusions massives des forces tchétchènes au Daghestan voisin en vue d'y provoquer un coup d'État islamiste, déclenchèrent la deuxième guerre en septembre 1999, sous le commandement de Vladimir Poutine, alors Premier ministre russe. L'opération se solda par un rapide succès et la prise de Grozny par les forces fédérales russes en janvier 2000. Poutine instaura la gouvernance directe de Moscou dans la République.
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Le président russe sortant, Vladimir Poutine, porté au pouvoir en 2000, se donne pour objectif de rétablir le contrôle sur le fonctionnement de l'État et de l'économie par le biais d'un régime présidentiel fort. Le nouveau président bénéficie de l'envolée du cours des matières premières dont la Russie est l'un des plus grands producteurs.
Une des raisons des conflits d'intérêts russes et américains dans le Caucase n'est pas tant le contrôle des ressources naturelles de ces territoires (le Caucase du Nord russe produit à peine 1,5 % des 459 millions de tonnes de pétrole que la Russie extrait annuellement) que le contrôle de l'acheminement de l'or noir depuis la mer Caspienne hors-Russie (Azerbaïdjan, Kazakhstan) dont les pipelines passent par cette région (Géorgie, Arménie, Transcaucasie russe - dont la Tchétchénie) jusqu'aux ports de la Méditerranée, particulièrement le port de Ceyhan en Turquie. Profitant de l'instabilité dans la Tchétchénie, les États-Unis ont fait pression pour qu'un pipeline alternatif soit construit à travers l'Azerbaïdjan et la Géorgie vers la Turquie sans passer par la Tchétchénie ; financé par les compagnies américaines, il fut achevé en 2005.
Le « Comité américain pour la paix en Tchétchénie » (ACPC), très proche de l'aile conservatrice du parti républicain américain, fut l'un des plus virulents critiques des actions militaires russes en Tchétchénie. Certains médias internationaux et plusieurs autres associations (dont Amnesty International et le Comité Tchétchénie) réclamaient au début des années 2000 la fin à de supposées violations des droits de l'homme imputables aux militaires de l'armée fédérale et des milices tchétchènes pro-fédérales, et déplorent une absence de recours judiciaires réels. Ils exigeaient également la médiation internationale afin que s'établissent des négociations entre les autorités tchétchènes actuelles et les séparatistes. Poutine justifia son refus de négocier avec les rebelles par un principe universel que l'« on ne négocie pas avec les terroristes et les criminels ». Il appela les occidentaux à ne pas faire preuve de « double morale ». Avec la fin d'opérations militaires majeures en 2001-2002, qui furent propices aux abus et induisirent des pertes civiles, et l'instauration d'un État civil démocratique en Tchétchénie entre 2004 et 2005, les revendications de négociation avec les rebelles ont sensiblement diminué.
Les moudjahiddin non taliban ainsi que d'autres groupes résistants avaient créé une coalition connue sous le nom d'Alliance du Nord, laquelle ne contrôlait plus en 2001 que la partie nord du pays. Le 9 septembre 2001, soit deux jours avant les attentats perpétrés aux États-Unis, le chef de l'Alliance, Ahmad Shah Massoud, est assassiné
La seconde guerre d'Afghanistan
La seconde guerre d'Afghanistan de l'histoire contemporaine oppose d'abord, en octobre et novembre 2001, les États-Unis, avec la contribution militaire de l'Alliance du Nord et d'autres nations occidentales (Royaume-Uni, France, Canada…), au régime Taliban en Afghanistan.
Des frégates et des sous-marins de l’US Navy et de la Royal Navy lancent une quarantaine de missiles de croisière Tomahawk sur Kandahar, Kaboul et Jalalabad. Pendant 12 jours, 25 avions de combat et 15 bombardiers B-1B, B-2 et B-52 pilonnent Kaboul (notamment la centrale électrique et les bâtiments officiels), l’aéroport et le centre militaire de Kandahar, Jalalabad ainsi que les camps d’entraînement d’Oussama Ben Laden.

La Flotte de l'alliance dans la mer d'Oman
Le 20 octobre 2001, les plans d’intervention se précisent. Les forces spéciales américaines et britanniques sont déployées dans la région de Kandahar. Au nord du pays, un millier de soldats des unités d’élite américaines est stationné dans la base de Termez, à la frontière entre l’Ouzbékistan et l’Afghanistan pour aider et encadrer les forces du « Front uni ». Le premier objectif est de permettre aux combattants de Dostom de conquérir la province de Balkh, afin d’établir un accès direct avec les forces américaines basées en Ouzbékistan. Puis il s’agit de favoriser l’avancée des « Tadjiks de l’Est ». Pour préparer cette double offensive dans l’Est du pays, l’aviation américaine organise le bombardement intensif de Mazar-e Charif et de Kaboul. Grâce à ces pilonnages, les troupes de Dostom parviennent le 10 novembre 2001, à prendre le contrôle de Mazar-e Charif, provoquant la fuite de l’armée talibane. Deux jours plus tard, les « Tadjiks de l’Est » s’emparent de Hérat.
La chute de Mazar e-Charif apparaît comme un véritable tournant dans la guerre. Elle galvanise les « Tadjiks de l’Est », dont l’avancée vers Kaboul est encore accélérée par le changement de stratégie des Talibans. En effet, début novembre, le mollah Omar ordonne à ses troupes de se retirer de la capitale afin de concentrer la guérilla sur les régions de Nangharar, de Laghman et de Kunar qui bordent le Pakistan Mais pour le gouvernement américain, la prise de Kaboul risque d’être trop rapide. Les autorités américaines et l’ancien roi Zaher Shah tentent de convaincre les « Tadjiks de l’Est » de ralentir leur progression, le temps de négocier la démilitarisation de la capitale et la répartition des pouvoirs entre les différentes ethnies, notamment les Pachtounes, majoritaires dans le pays. Mais les combattants tadjiks ne s’arrêtent pas : le 13 novembre 2001, ils prennent possession de Kaboul sans réels combats. Cinq semaines après le début des opérations militaires, le régime des Talibans est renversé. Plusieurs milliers de Talibans ont été tués ou faits prisonniers tandis que 3 700 civils ont péri dans les combats.
De nombreux pourparlers sont entamés après les hostilités dont les accords de Bonn de décembre 2001 qui décidé entre autres la formation d'une Loya Jirga au sujet de la formation d’un nouveau gouvernement sous la direction de Hamid Karzaï et l'OTAN s'engage fortement avec l'envoi de forces placées sous le commandement de l'ISAF.
Le 8 mars 2005, le président indépendantiste tchétchène Aslan Maskhadov fut abattu à Tolstoï-Iourt suite à une « opération spéciale » menée par les forces russes. La mort de Maskhadov, ainsi que celle de Bassaïev en juillet 2006, a porté un coup dur à la cohésion et à la logistique des rebelles. Les attaques contre les forces fédérales prennent de plus en plus un caractère sporadique et moins coordonné. Moins nombreux, les maquis sont aussi visiblement moins entraînés.
Les opposants du président russe affirment que Poutine avait besoin de la guerre en Tchétchénie pour justifier un pouvoir autoritaire, et dénoncent parfois le rôle trouble du FSB (ex-KGB) dans le conflit, dont Poutine avait fait partie. La réforme actuelle des régions russes a eu pour conséquence que les gouverneurs ne sont plus élus mais désignés par le président, à l'instar des préfets en France. Selon ces opposants, Vladimir Poutine utilise la menace terroriste tchétchène comme prétexte au renforcement des dispositions de sécurité nationale, souvent au détriment des libertés individuelles, telles que la liberté d'expression.
L'attaque initiale en Afghanistan chasse les talibans du pouvoir mais leurs forces sont redevenues un danger au cours des années pour la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) qui regroupe les forces de l'OTAN. Depuis 2006, la stabilité de l'Afghanistan est menacé par l'insurrection talibane, une augmentation du trafic de l'opium et de l'héroïne et un gouvernement fragile avec un contrôle limité en dehors de Kaboul
Le recours croissant de la coalition aux frappes aériennes a entraîné une multiplication des erreurs de frappes touchant la population afghane. Entre 2006 et 2007, le nombre de civils qui ont trouvé la mort dans les bombardements américains et de l'Otan a triplé, a dénoncé lundi, dans un rapport, l'ONG Human Rights Watch. L'année dernière près de 321 personnes (sur les 1633 victimes civiles de la guerre en Afghanistan) ont trouvé la mort lors de raids aériens contre 116 en 2006. Et pour la première moitié de 2008, ce sont 119 civils qui n'ont pas survécu aux pilonnages menés contre les repères des talibans. Parallèlement, le nombre de tonnes de bombes larguées par les avions de la coalition a doublé de 2006 à 2007. Dans les seuls mois de juin et juillet 2008, les Etats-Unis ont lâché environ autant de bombes que pendant toute l'année 2006.
Laser Tactique à Haute Energie (THEL), Système de Défense Actif (ADS) utilisant
des micro-ondes à haute puissance, ces armes sont déployées et testées par l’armée
américaine en Irak et en Afghanistan http://www.dailymotion.com/video/x3vpbn_laser-tactique-a-haute-energie-thel_politics
http://www.dailymotion.com/video/x3vpb5_laser-tactique-a-haute-energie-thel_politics
"L'Alliance atlantique a reconnu la mort de plusieurs civils dans la province de Kandahar. Différents bilans font état de soixante à quatre-vingts victimes. Tandis que plusieurs sources locales faisaient état de la mort d'une soixantaine de civils, en majorité des femmes et des enfants, dans un raid aérien de l'OTAN dans le sud de l'Afghanistan, mardi 24 octobre, l'Alliance atlantique a confirmé seulement douze décès de civils, vendredi matin. "Nous pouvons confirmer la mort de douze personnes et nous travaillons avec le ministère afghan de la défense aux enquêtes en cours", a affirmé un porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN, le capitaine André Salloum." archives du journal le monde
2009: La coalition occidentale a déja autant de troupes que les Russes entre 79 et 89, avec des technologies plus évoluées. Mais ni le Premier ministre britannique, ni ses généraux ne nous ont expliqué de manière convaincante pourquoi nous réussirions là où les Russes ont échoué"
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