Caraïbes Antilles

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avant la colonisation par les Européens: detroitbering.htm

civilisations précolombiennes, mayas, aztèques, incas: mayas.htm

Mexique et Amérique centrale après les mayas et les Aztèques: ameriquecentrale.htm

Amérique du Sud après les incas : ameriquelatine.htm

amérique du Nord à partir de 1580 : amerique.htm

 

-3000 date approximative des premiers êtres humains qui vivent sur l'île d'Haïti /  Saint-Domingue

Pétroglyphe Arawak
Taïnos, surtout dans les Grandes Antilles
-220 -160 Arawaks s'établissent aux Petites Antilles
IIIe siècle éruption de la Montagne Pêlée détruisant villages d'Arawaks dans le nord de l'île
Ve siècle Arawaks s'établissent dans le sud de la Martinique
  Selon les connaissances actuelles, les Arawaks venus du Vénézuela, dans le bassin de l'Orénoque, furent les premiers à avoir occupé la Guadeloupe. Cette population pacifique de pêcheurs a vu arriver à partir du IXe siècle des indiens caraïbes, un peuple guerrier pratiquant le cannibalisme. Ces indiens baptisèrent l'île, « Karukera » (l'île de gommier, l'arbre nommé caloucéra en caraïbe), et occupèrent les lieux jusqu'à la fin du XVe siècle, c'est-à-dire jusqu'à l'arrivée des premiers européens.

Le nom de la Jamaique provient de Xamayca, signifiant « la terre du bois et de l'eau », dans la langue des Arawaks, peuple d'Amérique du Sud qui a colonisé l'île vers les années 1000.

1492

11-12 octobre:  "découverte" par Colomb des îles des Bahamas.

Avant l'arrivée des conquistadors, Cuba était peuplée d'Amérindiens : les Siboney et les Tainos. Les Siboney étaient des chasseurs et des pêcheurs qui ont laissé de belles peintures rupestres - plus de 200 dans les grottes de Punta del Este sur la Isla de la Juventud. Les Taino vivaient de la culture et de la chasse et possédaient une forme primitive d'organisation sociale. L'Espagne conquit l'île au cours du XVIe siècle après la découverte de l'île par Christophe Colomb le 28 octobre 1492.

6 décembre: Colomb débarque sur une île (Haiti) occupée anciennement par les Ciboneys et les Ciguyens et où vivent un million de Caraïbes, Arawaks et Tainos. Colomb baptise l'île "Hispañola".

Anacaona, dans la langue des Taïnos signifie Fleur d'Or. Elle était la sœur du cacique Bohechio et fut l'épouse du cacique Caonabo, avec qui elle eut Higüemota. Elle se distinguait par sa beauté, son intelligence et son talent pour la poésie; elle savait par cœur les poèmes et les récitait lors des fêtes religieuses (areitos en espagnol), devant les autres aborigènes. Quand son frère Bohechio mourut, Anacaona gouverna le Cacicazgo de Xaragua, à sa place. À l'arrivée dans l'île de l'expédition de Colomb, en décembre 1492, Anacaona fit preuve de curiosité et de grande admiration à l'égard des espagnols, car elle trouvait que ces hommes étaient notablement plus avancés et possédaient des connaissances nouvelles. Mais les abus que certains d'entre eux commirent envers les femmes caraïbes, poussèrent Anacaona à perdre son admiration; elle les vit comme une menace à combattre. Elle réussit à convaincre Caonabo de les exterminer.

Au retour de Colomb le 28 novembre 1493, il trouva le fort de La Navidad détruit et ses 39 occupants assassinés.

Quelques années après, le gouverneur de l'île, Nicolás de Ovando, apprit la nouvelle que Anacaona était en train de monter un plan contre les espagnols. Alors Nicolás de Ovando annonça à Anacaona qu'il allait au Cacicazgo de Xaragua, pour une visite amicale. Le gouverneur Nicolás de Ovando arriva avec plus de trois cents cinquante hommes et fut reçu avec des fêtes et des bals. Quand tous étaient réunis à la fête, les hommes de Ovando mirent le feu à la case du chef (caney). Au moment de l'attaque, quelques aborigènes réussirent à sortir Anacaona de cet endroit. Parmi les survivants qui s'échappèrent, se trouvaient la fille de Anacaona, Higüemota; son neveu Guaorocuya, qui fut remis à frère Bartolomé de las Casas, qui le convertit au christianisme sous le nom de Enriquillo; Mencia, petite fille de Anacaona et le leader tribal Hatuey, qui plus tard fuit vers Cuba et là organisa la résistance.

Les Espagnols exploitèrent Haiti pour son or. Les Amérindiens refusant de travailler dans les mines furent massacrés et réduits en esclavage ; les rares personnes qui réussirent à s’échapper trouvèrent refuge dans les montagnes et furent marginalisées et fortement paupérisées. Les maladies infectieuses arrivées avec les Européens firent des ravages ; les mauvais traitements, la dénutrition et la baisse de natalité firent le reste : la population indigène fut exterminée en quelques décennies.

1493 Colomb en Guadeloupe, Marie-Galante, La Désirade.
L'histoire moderne de la Guadeloupe commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb arrive sur l'île de la Basse-Terre lors de son deuxième voyage. Il la nomme Santa Maria de Guadalupe de Estremadura en hommage à un monastère espagnol. À l'époque, la Guadeloupe est peuplée par les Caraïbes, peuple amérindien présent sur l'île depuis le VIIIe siècle (appelés aussi Karibs ou Caribes). Elle était habitée auparavant par les Arawaks, qui selon une thèse aujourd'hui sujette à controverse, furent massacrés à l'arrivée des indiens caraïbes, en dehors des femmes qui transmirent leur langue.
1494 La Jamaïque fut annexée par l'Espagne après que Christophe Colomb y débarqua en 1494, y créant la ville « Sevilla la Nueva » (appelé aujourd'hui juste Seville, localité à l'ouest de Saint Ann's Bay sur la côte nord). Colomb l'employa en tant que domaine privé de sa famille. Plus tard, les Espagnols abandonnent Sevilla la Nueva, trop inhospitalière, pour s'installer dans les plaines riches et fertiles du sud. Ils ont ainsi créé une nouvelle ville : « Santiago de la Vega » (aujourd'hui Spanish Town). Les Arawaks constituèrent la première main-d'œuvre d'esclaves pour les Espagnols. La quasi-totalité des Arawaks fut rapidement exterminée. On ne comptait déjà plus d'autochtones à la fin du XVIe siècle.
   
1502 L'Espagne prend possession de la Martinique (4e voyage de Colomb) Elle devrait son nom à Christophe Colomb. L’île est alors appelée « Jouanacaëra-Matinino », habitée par les Kalinas. Selon l’historien Sydney Daney, l’île aurait été appelée « Jouanacaëra », par les Caraïbes, ce qui signifierait « l’île aux iguanes ». Faisant partie de l'archipel des Antilles, elle est située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.
1503 Mort d'Anacaona, Nicolás de Ovando, apprit que Anacaona s'était échappée et commença une poursuite acharnée jusqu'à sa capture. En dépit de son hospitalité et de sa condition de femme, trois mois après, Nicolás de Ovando la condamna publiquement à la pendaison en 1504.
1503 arrivée des premiers esclaves Africains
1506 Canne à sucre cultivée à Hispañola.
  Malgré les efforts de Bartolomé de las Casas, la population indienne de cuba payera un lourd tribut pour la construction Santiago de Cuba (1514) et La Havane (1515) et pour le développement de Cuba : elle sera pratiquement décimée en quelques années. Déçus par la faible productivité des mines d'or, les conquistadors décident de faire de Cuba leur plaque tournante vers le continent et l'utilisent comme escale pour les navires chargés des richesses du Nouveau Monde à destination de l'Espagne. L'île se tourna donc vers de nouvelles activités : tabac (plus ou moins 300 millions de cigares par an ainsi qu'une bonne douzaine de milliards de cigarettes brunes ou blondes), café et canne à sucre (héritée de quatre siècles de colonisation espagnole et qui procure à Cuba le plus gros de ses ressources). Cette dernière activité nécessitant une main d'œuvre importante, il sera fait appel aux esclaves africains.
1517 Dès 1517, Charles Quint autorisa la traite des esclaves.
1523 Il semble que l'on ait cultivé dès 1523 la canne à Cuba où elle a trouvé les meilleures conditions de croissance : climat chaud, sols humides et, juste avant la coupe, une période sèche propice à la concentration du saccharose.
1526 19 ingenios de canne à sucre déjà en opération, 500 Africains importés par an à Hispañola
1620 Dans les régions plantées de palmiers royaux, trop accidentées pour les machines modernes, des brigades de travailleurs de provinces et de villes différentes et de toutes professions viennent encore couper la canne à la machette. Volontaires, nourris 6 fois par jour, pouvant gagner 5 fois plus qu'un ouvrier ordinaire, ils ont droit à tous les égards. Juste retour des choses : au XVIIIe siècle, le châtiment le plus redouté par l'esclave urbain était d'être vendu aux planteurs de l'intérieur ; prisonniers du domaine, les Noirs ne recevaient ni argent ni éducation. Rien ne doit se perdre. Une fois le précieux sirop extrait des cannes, les hommes jettent dans les chaudières les tiges pour fabriquer la vapeur qui fait tourner l'usine. Les résidus visqueux tombés au sol sont nettoyés au jet d'eau. En 1620, Cuba produisait 550 tonnes de canne.
1625 Arrivée des Français à l'Ile de la Tortue. Richelieu est au pouvoir.
1626 Premier établissement espagnol en Guadeloupe (chassé par les Français)
1635 l'Olive et Duplessis débarquent en Guadeloupe
1635 Fondation du Fort-Saint-Pierre (Martinique) par Pierre Belain d'Esnambuc
1636 Le neveu de d'Esnambuc, Jacques-Dyel du Parquet, achète la Martinique de la Compagnie des Isles d'Amérique
1640 Les Flibustiers français arrachent l'Ile de la Tortue aux Espagnols
1641 En 1641, en Guadeloupe, se termine la guerre entre colons et Caraïbes. Ces derniers, déjà diminués par les maladies et les massacres depuis les premiers colons espagnols, sont envoyés sur l'île de la Dominique. Les débuts de la colonisation sont difficiles, c'est ainsi que quatre compagnies commerciales font faillite en tentant de coloniser les îles guadeloupéennes. La population augmente cependant rapidement et l'esclavage arrive, mais en petites quantités.
1642 documents autorisant la traite (Louis XIII, Richelieu
1643 Cayenne fondée (Guyane)
1644 Port-de-Paix fondé (St.Domingue)
1651 Des milliers de morts (surtout Africains) par une épidémie de petite vérole (Hispanola)
1654 Introduction de la canne en Martinique par des Juifs hollandais, chassés du Brésil par les Portugais
1656 Soulèvement d'esclaves en Guadeloupe
1660 Cacao planté en Martinique
1665  fondation de la Compagnie des Indes occidentales (Colbert).
Louis XIV crée la Compagnie française des Indes orientales basée initialement à Madagascar. La même année, Colbert rachète la Guadeloupe à Charles Houel du Petit Pré, ancien directeur de la Compagnie des îles d'Amérique, et l'île de la Martinique à Jacques Dyel Duparquet. Tous ces territoires sont confiés en gestion à la Compagnie des Indes qui fit faillite en 1674, date à laquelle ces territoires sont rattachés au domaine royal.
L'amiral anglais Penn et le général Venables s'emparèrent de la Jamaique en 1655
1667 Fort-Royal (Fort-de-France Martinique) fondé par Jean de Baas
1670 la Jamaique devint officiellement une colonie britannique en 1670, entretemps, la plupart des colons espagnols avaient quitté l'île pour Cuba restée espagnole. L'amiral Penn donne à « Santiago de la Vega » le nom de Spanish Town et fait de l'île une plaque tournante de la lutte contre l'Espagne.
1671 la Guadeloupe est encore habitée par de nombreux colons blancs qui cultivent du tabac, sur des plantations nécessitant peu de capitaux, dans le cadre de la Compagnie des Indes occidentales.
Dès 1671, le monopole de la Compagnie des Indes occidentales est aboli, pour ouvrir la concurrence à tous les ports français, dans la traite négrière, dont le développement massif, par des Français et des Anglais, fait flamber le prix des esclaves mais abaisse le coût de leur transport et satisfait les planteurs de sucre.
1672 L'emploi zélé d'esclaves par la Grande-Bretagne à partir de 1672, eut comme conséquence de faire de la Jamaïque l'une des principales plaques tournantes de la traite des Noirs
1673 L'augmentation rapide de la population d'esclaves correspond aussi à la création en 1673 de la Compagnie du Sénégal, ancêtre de la Compagnie de Guinée, dans le sillage de la Compagnie royale d'Afrique, fondée en 1672.
1674 La Guadeloupe rentre dans le domaine français
1685  Le Code noir promulgué par Louis XIV
1697 Traité de Ryswick:  la partie occidentale de l'île de Saint-Dominque cédée à la France. Le développement de l'industrie sucrière est à l'origine de "l'importation" de près de 500 000 esclaves africains. Le traité de Ryswick avalise l'occupation par la France de la partie ouest de l'île.
1715 début de la culture du café à Saint-Domingue
1745 1748 révolte d'esclaves sous la direction de Mackandal 
1750-1789 Traite négrière à Saint-Domingue
1758 prise de la Guadeloupe par les Anglais; Pointe-à-Pitre fondé
1758 Révolte d'esclaves à Haiti .  Macandal pris et brûlé (mars); Lenormand plantation
1762 Martinique prise par les Anglais.
Pendant l'été 1762, la capitale fut conquise par les Anglais conduits par Georges Pocock et lord Albemarle. Ils allaient régner sur l'île pendant neuf mois. Aussi brève fût-elle, l'occupation anglaise modifia l'organisation économique et sociale de Cuba. Les restrictions commerciales imposées par l'Espagne furent abolies, marquant le début des échanges avec les colonies anglaises d'Amérique du Nord. Le trafic des esclaves s'intensifia pour fournir la main d'œuvre nécessaire dans les plantations. À l'issue du traité de Paris, signé en 1763, Cuba fut rendue à l'Espagne en échange de la Floride attribuée aux Britanniques.
1763 

Haiti : fin de la guerre de sept ans.
En 1763, il n'y avait pas plus de trente-deux mille esclaves dans toute l'île de Cuba. La culture sucrière, sans être négligeable, était très loin du niveau des colonies françaises comme Saint-Domingue ou anglaises comme la Jamaïque.  

1777 Haiti : l'esclave Toussaint libéré.
vers 1785 quelques 40.000 esclaves africains arrivent chaque année à Saint-Domingue
1789  novembre, persécution des mulâtres
1790 juin, Mauduit (royaliste) arrive à Port-au-Prince.   

28 octobre, arrivée de Vincent Ogé (après avoir plaidé la cause des mulâtres devant l'Assemblée Nationale en France et s'être armé aux Etats-Unis), insurrection réprimée par Mauduit.  Ogé et Chavannes torturés au Cap

novembre, arrivée des nouvelles du 12 octobre

La Révolution Haïtienne, 1791-1804

La Révolution française entraîna de graves bouleversements sociaux dans les petites Antilles comme à Saint-Domingue. Le plus important fut la révolte des esclaves qui aboutit en 1793 à l'abolition de l'esclavage par les commissaires civils Sonthonax et Polverel, décision avalisée et généralisée à l'ensemble des colonies françaises par la Convention six mois plus tard.

1794: abolition de l'esclavage dans les colonies françaises par la Convention.

1799 Le consulat en France

début de l'ère contemporaine

1801: Toussaint Louverture est proclamé gouverneur général de Saint Domingue. Il instaure un régime autoritaire et ne reconnaît que formellement l'autorité de Bonaparte.

1802: Bonaparte envoie une expédition à Saint Domingue, sous les ordres du général Leclerc, rétablir l'ordre colonial. Toussaint Louverture est déporté en France. L'île se soulève entièrement, sous la conduite de Jean-Jacques Dessalines et Henri Christophe.

En 1802, le premier Consul Bonaparte nomme Lacrosse gouverneur de Guadeloupe. Ce dernier tente de renvoyer de l'armée les officiers noirs, intégrés après l'abolition de l'esclavage. Une révolte de ces officiers monte. Le propre aide de camps de Lacrosse, Louis Delgrès, métis, deviendra un des chefs de cette rébellion avec Joseph Ignace. Bonaparte dépêche une expédition de 4 000 hommes dirigés par le général Richepance pour mater la rébellion. Après une défense héroïque, beaucoup de révoltés préfèrent se suicider plutôt que de se rendre. « Vivre libre ou mourir » dernières paroles de Louis Delgres[3]. La loi du 16 pluviôse an II qui avait aboli l'esclavage est annulée le 16 juillet 1802 par Bonaparte.

1804: proclamation de l'indépendance d'Haïti, au lendemain de la déroute des armées françaises. Dessalines est nommé empereur.

1804 Napoléon sacré empereur

1806 17 octobre, Dessalines assassiné
1807 Christophe au Nord (Roi Christophe en 1811) & Pétion à P-au-P. (1816 président à vie)
1808-
1815
Construction de la Citadelle Laferrière
1808 Les Anglais mènent une nouvelle campagne d'invasion des Antilles, prenant Marie-Galante et la Désirade, puis en 1809, les Saintes.
1809 L'Espagne reprend possession de l'est de Saint-Domingue
1810 La Guadeloupe prise par les Anglais
1818 19 mars, mort de Pétion.
Jean-Pierre Boyer le remplace
1820 8 octobre, Christophe se suicide.  Boyer réunit Haïti
1820- 1845 Boyer gouverne
1821 Indépendance de la République Dominicaine proclamée par Nuñez de Cáceres. Saint Domingue est définitivement séparée en deux États; la République d'Haïti et la République dominicaine.
1822  République dominicaine occupée par Haïti (jusqu'en 1844)
1830 Révolution de Juillet en France
1833 Jamaique: Après l'abolition de l'esclavage en 1833, les affranchis quittèrent les plantations pour s'établir sur des terres inoccupées de l'intérieur du pays, ruinant l'économie fondée sur les grandes exploitations de canne à sucre. L'économie resta néanmoins dominée par une minorité de planteurs blancs et la population noire commença à se rebeller contre les mesures discriminatoires dont elle faisait l'objet.
1843 Boyer remplacé par Charles Hérard
1844 27 février: la partie est (Saint-Domingue) de l'île prend officialement son indépendance
1847 Faustin Soulouque prend le pouvoir à Haïti et se proclame empereur.
1848 février deuxième république en France
22 mai, insurrection en Martinique
23 mai, proclamation de l'abolition en Martinique (avant l'arrivée des nouvelles de la France) (74.000 esclaves libérés)
27 mai, abolition en Guadeloupe (93.000 esclaves libérés)
10 août, abolition en Guyane
1852 La Guyane devient colonie pénale (et le restera jusqu'en 1939 = 70.000 personnes envoyées au bagne)
1854 Introduction d'Indiens (des Indes)
1860 Concordat avec Rome; le catholicisme devient religion d'état en Haïti.
De 1792 à 1860, on introduit à Cuba plus de 720 000 esclaves, plus qu'au cours des deux siècles précédents. Ensuite, les planteurs francophones viennent grossir le flot des Réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique. Alors que la traite était officiellement abolie, plus de 360 000 esclaves furent débarqués entre 1820 et 1860 au port de La Havane, qui comptait au début du siècle 40 000 Blancs et 30 000 esclaves.
1865 une rébellion éclata à Morant Bay en 1865, suivie par un mouvement de révolte qui s'étendit à toute la Jamaique. Cette rébellion aboutit à l'abolition de l'Assemblée locale et à l'établissement d'un gouvernement colonial relevant de la Couronne. Elle ne fut finalement maîtrisée par les autorités britanniques qu'en 1884.
1868 Les luttes pour l'indépendance de Cuba remontent au milieu du XIXe siècle avec la guerre des dix ans qui débuta en 1868
1886 l'esclavage est entièrement supprimé à Cuba, il était le fondement de l'économie coloniale, la source des richesses de toute l'aristocratie créole.
  Les États-Unis intervinrent dans la guerre d'indépendance cubaine qui avait fait 200 000 morts depuis 1895 (soit 1/8 de la population) pour aider les indépendantistes et occupèrent l'île de 1898 à 1902.
1902

8 mai, éruption de la Montagne Pelée. (Martinique)

  de 1905 à 1909 les USA occupent à nouveau Cuba. Les États-Unis poursuivirent une ingérence marquée jusqu'en 1934 (révocation de l'« amendement Platt » et Politique de bon voisinage)
vers 1912 Mouvement des Cacos, paysans du Nord (Haïti), révolutionnaires réclamant plus de justice sociale
1915-1934 Occupation américaine de Haïti.  Le gouvernement américain contrôle le commerce et la banque en Haïti.
1919 Haïti:  plus de 10.000 paysans fusillés par les Américains pour "pacifier" le pays
1925 le général Gerardo Machado, élu président de Cuba (1925-1929),
1929 Grèves d'étudiants à Haiti protestant contre l'occupation américaine.
La situation sociale de Cuba s'aggrave avec la crise de 1929. Un chômage massif fait son apparition. Durant une décennie, Cuba connaît une situation sociale explosive, une situation économique problématique, une situation politique dangereuse. Le banditisme se répand dans les campagnes. Les grèves se multiplient, les manifestations sociales tournent à l'émeute et sont réprimées souvent dans le sang. Durant cette période, les organisations syndicales gagnent une influence considérable.
le général Gerardo Machado réprime durement les émeutes. Pour plusieurs d'entre elles, de nombreux cadavres jonchent le sol. Devant la situation qui menace la stabilité de la république cubaine, il demande et obtient du parlement une prolongation exceptionnelle sans élection (1929-1933 de son mandat présidentiel).
Des opposants, notamment au sein des mouvements sociaux, parlent de dictature. Des mouvements clandestins se créent et se lancent dans la lutte armée avec notamment l'assassinat de proches de Gerardo Machado. Les dirigeants anarcho-syndicalistes qui dominent le paysage cubain des mouvements sociaux et se lancent dans la lutte armée ou les émeutes récurrentes sont décimés. Les anarcho-syndicalistes perdent peu à peu leur influence au bénéfice de leurs adversaires acharnés les communistes qui affichent des dispositions respectueuses de la constitution. L'escalade de la violence, sur fond de crise sociale et économique achève de faire s'effondrer le régime. À la suite de plusieurs grèves générales, certaines d’entre elles réprimées dans le sang avec des centaines de morts, Gerardo Machado est contraint à la fuite le 12 août 1933, laissant un vide politique vertigineux.
1933 Le général Batista fut l'éminence grise de la junte militaire qui dirigea Cuba de 1933 à 1940.
Alors que Batista était un simple sergent de l'armée, il joua un rôle décisif dans « la révolte des sergents » de 1933, conséquence d'un profond mécontentement existant dans l’armée concernant leurs salaires, leur évolution de carrière et leurs conditions matérielles. La conspiration militaire menée par le sergent Pablo Rodriguez débouche sur le renversement du gouvernement dictatorial d'alors et la mise en place d'un gouvernement dit « des Cent jours ».
Le 15 janvier 1934, une junte militaire présidée par le colonel Batista renverse le gouvernement provisoire et met en place un régime pro-américain. Si Batista n'a pas de fonctions dans la hiérarchie organique du gouvernement, il est, en tant que chef d'état-major, l'éminence grise des présidents successifs Carlos Mendieta et Miguel Mariano Gomez et le véritable maître de Cuba.
1940-1943 Amiral Robert (Haiti)
1940 Le général Batista président de la république de Cuba. En 1944, il tente de renouveler son mandat mais est battu par son vieil adversaire, Ramón Grau San Martín. Fulgencio Batista prit ses distances durant les huit années qui suivirent, se réfugiant en Floride aux États-Unis de 1945 à 1949.
1941 Haïti:  Lescot président (devient petit à petit dictateur)
  La Guadeloupe a participé à la Seconde Guerre mondiale en fournissant des hommes au FFL Forces françaises libres pour participer à la résistance.
1945 Robert Nesta Marley, dit Bob Marley, né le 6 février 1945 à Nine Miles, paroisse de Saint Ann, en Jamaïque
1946 Départementalisation
1946 Révolution. René Depestre, rédacteur en chef de La Ruche, journal interdit le 1er janvier 1946.
Grèves et manifestations des écoles, puis grève générale
Junte militaire organise des élections qui portent au pouvoir Dumarsais Estimé, intellectuel membre de la bourgeoisie noire. Il amorce un courant démocratique. 
Développement du mouvement syndical.
François Duvalier est ministre du Travail.
  Le 19 mars 1946, les anciennes colonies de l’Empire français font place à l’Union française, mais celle des Antilles françaises se rapprochent du statut de la métropole et deviennent des départements d’outre-mer : la Guadeloupe et la Martinique (le département de la Guadeloupe intégrera aussi Saint-Barthélemy et Saint-Martin dans un arrondissement spécial).
1947 Promulgation d'une loi anticommuniste en Haïti
1948 Jimmy Cliff, de son vrai nom James Chambers, devenu depuis sa conversion à l'islam El Hadj Naïm Bachir, est un chanteur de reggae jamaïcain né le 1er avril 1948 à Sainte Catherine (Jamaïque).
1949 La junte militaire force Estimé à démissionner et organise l'élection de Paul Magloire. Après avoir gouverné par la force, il doit partir en exil en décembre 1956.
1952

Le 14 février 1952, dans la commune du Moule (Guadeloupe), est organisée une grève par les ouvriers de l'usine Gardel pour une hausse de leurs salaires, des barrages avaient été érigés par les grévistes sur le piquet de grève. Finalement, les militaires français sur place reçurent l'ordre de tirer sur la foule, le bilan est de 4 morts et 14 blessés. Selon certains témoignages, certaines victimes n'avaient pas de lien direct avec la grève. Localement ces événements sont appelés Massacre de la Saint-Valentin.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_la_Saint-Valentin_(Guadeloupe)
Le général Batista revient au pouvoir à Cuba à la suite d'un coup d'État en 1952 . Son coup d’État met fin à la constitution, les partis politiques sont proscrits. Le régime pratique la corruption, la répression des opposants, la torture et le pillage.

 

La révolution Castriste

le 26 juillet 1953, des rebelles menés par un avocat, Fidel Castro, tentent sans succès de prendre d'assaut la caserne de Moncada, à Santiago de Cuba. Trois partisans de Castro meurent au combat, 68 autres sont exécutés sommairement. Castro est lui-même arrêté mais bénéficie d'une intervention de l'archevêque de Santiago qui lui évite l'exécution. Il est généralement admis que le point de départ de la révolution cubaine est le 26 juillet 1953, lorsqu'une centaine de guerilleros, mal armés, ont attaqué la Caserne de Moncada. Bon nombre d'entre eux furent tués mais certains comme Fidel Castro et son frère Raúl Castro furent capturés peu de temps après. Fidel Castro fait de son procès une tribune politique et parlera pendant près de quatre heures pour assurer sa défense. Il finira par ces mots : « peu importe que je sois condamné, l'Histoire m'affranchira ». Il est condamné à 15 ans de prison sur l'Île de la Jeunesse. Son frère est également condamné à 13 ans de prison. Deux ans plus tard, il est amnistié par Batista et exilé.
Les frères Castro partent en exil au Mexique, où se retrouvent tous les cubains décidés à renverser la dictature de Batista par la révolution cubaine. Pendant cette période, Castro a également rencontré Ernesto « Che » Guevara, qui a joint leurs forces. Ils sont entraînés par Alberto Bayo, un ancien chef militaire des républicains espagnols exilé au Mexique à la fin de la guerre civile espagnole. Le groupe se forme à la guérilla sous la conduite de Fidel Castro

 

le Che

Le Che et Fidel

Raul
1954 Le général Batista est élu sans opposition comme chef d'État après le retrait de l'ex-président Ramon Grau San Martin qui appelle au boycott, pour protester contre la corruption du régime.
1956 Le 2 décembre 1956 le bateau Granma, avec 82 guerilleros du Mouvement du 26 juillet, parmi lesquels Fidel Castro, Ernesto « Che » Guevara et Raúl Castro, s'échoue avec deux jours de retard sur la plage Las Coloradas située sur les côtes orientales de Cuba. Le retard empêcha que le soulèvement populaire organisé par Frank País, à Santiago de Cuba, atteigne son objectif de détourner l'attention des troupes de Batista pour faciliter le débarquement des guerilleros. Séparés, perdus et poursuivis, les guérilleros endurent une série de déroutes initiales à Alegría de Pío. Seule une grosse vingtaine d'hommes purent arriver à la Sierra Maestra, une zone difficile d'accès à l'est de Cuba, où ils purent s'installer.
1957 François Duvalier arrive au pouvoir à la suite d'un scrutin contesté. Il se proclame président à vie.
1957 17 février : paraît dans le New York Times, une interview de Fidel Castro effectuée par Herbert Matthews dans la Sierra Maestra. L'impact est énorme et commence à générer une grande sympathie de l'opinion publique nationale et internationale envers les guerilleros.
17 juillet : création de la seconde colonne de l'armée Rebelle, appelée Nº 4, commandée par Ernesto Che Guevara.
30 juillet : assassinat de Frank País à Santiago de Cuba qui provoque une révolte populaire et renverse l'opinion publique qui devient de plus en plus hostile au régime de Batista.
5 septembre : soulèvement de la base navale de Cienfuegos dirigée par Alférez Dionisio San Román avec l'aide de la milice du Partido Auténtico et du Mouvement du 26 juillet. En réponse, le gouvernement opère une répression sanglante qui inclut le bombardement de la base avec des avions nord-américains B-26. 300 des 400 rebelles trouvent la mort et San Román est torturé pendant des mois.
1958

La Havane, la capitale, est une ville à la fois libre, dynamique et corrompue : le taux d'analphabétisme ne dépasse pas 10 % et il existe une classe moyenne relativement importante. La culture et la presse sont libres et dynamiques : ainsi, en mai 1958, le journal Libertad n'hésite pas à publier les photographies des rebelles torturés et assassinés par le régime de Batista. Les maisons de loteries et de prostitution, les night-clubs et les casinos y sont nombreux. La ville devient la capitale latino-américaine de la prostitution et environ 300 000 touristes américains y affluent chaque année, d’où son surnom de « bordel de l’Amérique ».

En mai 1958, Batista lance 12 000 hommes contre la guérilla castriste lors de l’« offensive d’été » qui échoue trois mois plus tard. Castro mène alors une contre-offensive qui débouche sur une guerre civile le long de la Sierra Maestra dans l’est jusqu’au centre du pays, empêchant la récolte saisonnière de la canne à sucre.
7 août : Batista ordonne à ses troupes de se retirer de la Sierra Maestra, montrant ainsi la faiblesse du régime. Fidel Castro décide donc de reprendre la guerre dans le reste de Cuba. Le Che et Camilo Cienfuegos doivent aller au nord afin de diviser l'île en deux parties et de façon à préparer l'attaque de Santa Clara, ville stratégique et clef du chemin pour La Havane; tandis que Fidel et Raúl Castro resteront à l'est pour contrôler la région et attaquer finalement Santiago de Cuba.
Septembre et octobre : une fois établi dans le centre de l'île, le Mouvement du 26 juillet coordonne ses actions avec d'autres forces de guérilla agissant dans la région telles le Directoire Revolutionnaire, le Second Front Révolutionnaire de l'Escambray et le Parti Socialiste Populaire (Communiste) et organisent l'appui logistique. Entre temps, à l'est, les forces rebelles se rapprochent des principales villes.

1958 La classe dirigeante abandonne alors Batista qu'elle rend responsable de la détérioration de la situation économique et sociale. Le 28 décembre 1958, une partie de la population de Santa Clara apporte son aide aux guérilleros. Dans les jours qui suivent, ces derniers s'emparent de grandes quantités d’armes et des points stratégiques de la ville.
1959

Le 1er janvier 1959, Fulgencio Batista s'enfuit à Saint-Domingue. Son départ est suivi par l'entrée à La Havane de quelques milliers de guérilleros partisans de Fidel Castro.
Fidel Castro renverse le dictateur Fulgencio Batista le 1er janvier 1959. Après une réunion entre Fidel Castro et le général Eulogio Cantillo, celui-ci essaya d'organiser une junte militaire assise sur le régiment de Campo Columbia, commandée par le colonel Ramón Barquín, avec l'appui des États-Unis. La manœuvre fut dénoncée par Fidel Castro qui appela à la grève générale et ordonna à ses commandants Che Guevara et Camilo Cienfuegos de marcher sur La Havane et de s'emparer des positions clefs de la capitale.
Fidel Castro dirigera Cuba jusqu'au 31 juillet 2006.
Dans les premiers mois qui suivent la Révolution, les opposants au régime prétendent que plusieurs centaines d'opposants sont exécutés en 1959, plusieurs milliers dans les années 1960. Plus de 600 partisans de Batista – ou considérés comme tels – auraient été exécutés dans les premiers temps de la Révolution cubaine et du régime castriste. D'autres opposants sont emprisonnés et la presse est censurée.
En fait, les accusés sont pour la plupart des officiels du régime de Batista: policiers, hommes politiques ou personnes influentes accusées d'avoir contribué à la répression à laquelle le régime s'était livré notamment en 1958 juste avant sa chute, des membres du « bureau de la répression des activités communistes » qui avaient recours à l'enlèvement, la torture et l'assassinat, ou des militaires accusés de crime de guerre, mais aussi des dissidents politiques. Seuls les militaires et policiers sont condamnés à mort, les civils étant conduits devant un autre tribunal.
Le nombre total de morts dont le régime dictatorial de Batista est accusé est controversé : le nombre total de morts par combat ou par exécution durant la période de la dictature de Batista (de 1952 à 1958) irait de 1 700 et ce en comptant les morts au sein des forces gouvernementales aussi bien qu'au sein des factions de guérillas (cf. Jeanine Verdes-Leroux, "La Lune et le Caudillo", Éditions de l'Arpenteur, Paris, 1989, pp.19) à 20 000 morts, chiffre publié à l'époque par certains médias (cf. (en) L'histoire de Cuba (Cuban Story), (45 min., 1959, États-Unis), réalisation: Errol Flynn/Victor Pahlen, Arte dim. 15 avr 2007. 23h25), dont certains responsables ont depuis avoué que ce chiffre était irréaliste et qu'il n'avait pas été vérifié (cf. Jeanine Verdes-Leroux, op. cit.). Le BRAC ou « bureau de la répression des activités communistes » était une unité de police secrète ou de contre-espionnage qui avait recours à l'enlèvement, la torture et l'assassinat contre la minorité de communistes (ou supposé communistes) soupçonnés d'activités illégales.


Fidel à Washington en 1959

En Europe, les opposants ont mis en avant le non-respect des droits de l'homme à Cuba, notamment la répression des dissidents et des homosexuels bien que la situation des homosexuels à Cuba soit nettement plus favorable que dans le reste de l'Amérique latine. Les sympathisants du régime ont mis en avant des réformes sociales (système de santé etc) mises en place à Cuba, là où dans d'autres pays d'Amérique latine les services sociaux restaient bien inférieurs.
1959, démantèlement des latifundia

1960 Un grand nombre d'intellectuels tiers-mondistes ont défendu de la Révolution cubaine et du régime castriste : ce fut le cas du philosophe Jean-Paul Sartre qui, en juin 1960, écrit dans France-Soir 16 articles intitulés « Ouragan sur le sucre »
1960

La Baie des Cochons et La Crise des missiles Cubains

signature d’un accord commercial avec l’Union soviétique en mai 1960, après la réduction des achats de sucre cubain par les États-Unis ; en juin et juillet, confiscation des entreprises nord-américaines, qui contrôlaient, outre la totalité des raffineries de pétrole, 40 % de l’industrie sucrière, 80 % du tabac et 90 % des mines.
À titre de représailles, le gouvernement américain, soumis entre autres à la pression des milieux d’affaires, mit en place un embargo économique de l’île en octobre 1960.

2 janvier 1961, le gouvernement Kennedy rompit les relations diplomatiques avec La Havane. En même temps, la CIA recrutait des « forces anticastristes » parmi les réfugiés cubains. Au début du mois d’avril, Kennedy donna son accord à un projet d’invasion de l’île, tout en refusant d’engager des troupes américaines et en limitant les effectifs à 1 200 Cubains. Le débarquement, qui eut lieu le 17 avril 1961 dans la Baie des Cochons, fut un désastre. Kennedy se déclare seul responsable, mais, en privé, accuse la CIA de lui avoir menti et de l'avoir manipulé. Le président se brouille avec l'agence. La CIA œuvre désormais clandestinement contre Castro, en collaborant avec la Mafia, ce qui frustra Kennedy.

Le débarquement de la baie des Cochons est une tentative d'invasion militaire de Cuba par des exilés cubains soutenus par les États-Unis en avril 1961. Planifiée sous l’administration de Dwight Eisenhower, l'opération était lancée au début du mandat de John F. Kennedy. Elle visait à faire débarquer à Cuba, le 17 avril 1961, environ 1 400 exilés cubains recrutés et entraînés aux États-Unis par la CIA afin de renverser le nouveau gouvernement cubain établi par Fidel Castro, qui menait une politique économique défavorables aux intérêts américains et se rapprochait avec l'URSS[1]. L'opération est un échec complet.

Le matin du samedi 15 avril, six bombardiers américains B26 peints aux couleurs cubaines, en violation des conventions internationales, décollent du Nicaragua et attaquent les bases aériennes de La Havane et de Santiago (sud).

La plupart des appareils de l'armée cubaine plus de nombreux avions civils sont détruits au sol. Seuls neuf appareils qui n'étaient pas au sol sont restés intacts et joueront un rôle décisif 48 heures après.

Le 16 avril, lors de l'enterrement des sept victimes des bombardements, Fidel Castro, après avoir comparé le débarquement à l'attaque sur Pearl Harbor, lance : « Ce que les impérialistes ne peuvent nous pardonner, c'est d'avoir fait triompher une révolution socialiste juste sous le nez des États-Unis ».


Bay of Pigs (baie des cochonss)

Le lendemain, le 17 avril vers 01h15, la brigade 2506, débarque en deux endroits, à Playa Larga et Playa Girón, soit au fond et à l’entrée orientale de la baie des Cochons, à 202 km au sud-est de La Havane. Au large, de nombreux cargos et autres bâtiments de guerre américains sont destinés à consolider la tête de pont. La population civile, puis les troupes de Fidel Castro et neufs avions militaires cubains (encore en état) mettent l'envahisseur en déroute et les mercenaires se rendent à l'armée cubaine le 19 avril. 161 cubains furent tués par les mercenaires, qui ont compté 107 pertes dans leurs rangs. 1 189 furent faits prisonniers.

L'opération a poussé le gouvernement cubain à rechercher du soutien auprès de l'URSS (Opération Anadyr). Elle est aussi la cause directe de la crise des missiles de Cuba l'année suivante. Lors du règlement de la crise, les États-Unis se sont engagés à ne pas attaquer militairement Cuba. Elle a aussi fait perdre aux États-Unis une partie de leur crédibilité (qui était un atout crucial face à l'URSS lors de la guerre froide).

En juillet 1961, Cuba signifie son appartenance au « bloc socialiste ». Le 4 septembre 1962, le pays conclut un accord d’assistance militaire avec l’Union soviétique et, une semaine plus tard, Moscou déclare que toute attaque contre Cuba provoquerait une riposte nucléaire. Le Congrès américain pour sa part vote le 3 octobre une résolution qui met en demeure contre toute « action subversive dans l’hémisphère occidental ». Kennedy interdit cependant l’opération Northwoods mise au point et proposée par l’état-major, laquelle prévoyait d’orchestrer une série d’attentats contre les États-Unis, puis d’en accuser Cuba afin de mobiliser l’opinion publique contre Castro.

1962 La Jamaïque obtint son indépendance, dans le cadre du Commonwealth, le 6 août .
Trois Jamaïcains sur quatre sont d'origine africaine. Pour les Jamaïcains, adeptes de la culture rastafari, Dieu s'appelle Jah, leur île natale est terre d'exil. Et ils rêvent d'un retour vers une Afrique mythique (Zion). Un rêve qui crée une nouvelle culture caribéenne sur le rythme du reggae, du nyabinghi. Pensant que tout ce qui vient du monde occidental est l'émanation de « Babylone », ils ne donnent à leurs enfants pour toute instruction que la lecture de la Bible et l'histoire africaine. La Jamaïque a vu naître des genres musicaux à succès, en particulier le mento, le ska, le rocksteady, le reggae, le dub,et le dancehall. Kong produit en 1962 les deux premiers 45 tours solo de Bob Marley
1962

Le 14 octobre , un avion américain Lockheed U-2 photographie sur l’île de Cuba des rampes de lancement pour missiles nucléaires à moyenne portée (IRBM et MRBM), capables d’atteindre le territoire américain. En même temps, la Maison Blanche apprend que 24 cargos soviétiques transportant des fusées et des bombardiers Iliouchine font route vers Cuba (opération Anadyr).

Dans la journée du 22, Kennedy, après avoir hésité entre l’inaction et le bombardement des rampes de lancement, se décide pour le blocus maritime de l’île. Cette « riposte graduée », proportionnée à la menace, laisse à Khrouchtchev le choix entre l’escalade ou la négociation. Mais Kennedy utilise la plus grande fermeté, afin de forcer Khrouchtchev à reculer.

Le 24 octobre, les premiers cargos soviétiques font demi-tour. Moscou ne peut contacter immédiatement les sous-marins armés de torpilles à tête nucléaire (opération Kama) qui accompagnent le convoi avec mission de le protéger (fait qui ne sera révélé qu’en 2001). Entre-temps, un arrangement permettant à Khrouchtchev de sauver la face est négocié en coulisse entre émissaires officieux.

Le 26 et le 27 octobre, dans deux messages, le Kremlin propose le retrait des armes offensives ; en contrepartie, les Américains devraient s’engager à ne pas renverser le régime cubain et à retirer leurs missiles nucléaires installées en Turquie, et pointées vers l’URSS.

Le 28 octobre, Kennedy accepte ce compromis in extremis. Il demande toutefois de cacher le fait que les États-Unis retiraient leurs missiles de Turquie. Khrouchtchev accepta, et il crut avoir gagné la partie. Or, il avait été dupé. Kennedy avait décidé de retirer les missiles de Turquie bien avant la crise. De plus, la reculade de Khrouchtchev l'a humilié devant Castro, Mao Zedong et les autres chefs communistes. C'est décidément Kennedy qui a gagné la partie, en plus il voit sa popularité et son prestige mondial monter en flèche. Kennedy dira néanmoins après cette crise diplomatique qu'il a « négocié au bord du gouffre ».

1964 François Duvalier,surnommé "Papa Doc" s'appuie sur les noirs contre les élites mûlatres. Son pouvoir repose sur la milice des "tontons macoutes", au détriment d'une armée affaiblie.
décembre: discours du Che à l'ONU
  En 1965, après avoir dénoncé l'exploitation du tiers monde par les deux blocs de la guerre froide, Che Guevara disparaît de la vie politique et quitte Cuba avec l'intention d'étendre la révolution. C'est lors de ce départ qu'il écrira sa fameuse lettre à Fidel Castro
1967 De nouvelles émeutes eurent lieu en Guadeloupe les 25, 26 et 27 mai 1967 où ont lieu des manifestions ouvrières en vue d'obtenir une augmentation salariale de 2,5 %. Ces manifestations donnent lieu à des affrontements avec les CRS, et entraînent la mort de 5 à 87 personnes, selon les sources, dont Jacques Nestor, un célèbre militant du GONG et plusieurs blessés. Les personnes arrêtées seront relaxées par la cour.
1970 Le centre spacial guyannais de Kourou s'ouvre (Guyane)
1971 Jean-Claude Duvalier, "Baby Doc" 19 ans, succède à son père.
1972

Le premier album de Jimmy Cliff « Hard Road » sort en 1967 mais il faudra attendre le très célèbre film « The Harder They Come» pour qu'il soit vraiment découvert du public. Ce film aujourd'hui culte avec « Country man » lui permet d'interpréter la superbe chanson « Many rivers to cross » et le grand succès « Sitting in limbo ». L'album du même nom sorti en 1972 deviendra un des albums reggae les plus vendus dans le monde. Cela va permettre à Jimmy Cliff de faire des grandes tournées internationales durant les années 1970.

 

Many rivers to cross de Jimmy Cliff
1973 Le début du succès pour Bob Marley. Il reprend I shot a sheriff avec Eric clapton
1975 Bob Marley : no woman no cry
1976 Le 3 décembre 1976 à Kingston, peu avant le grand concert en plein air Smile Jamaica, Bob Marley échappe à une fusillade déclenchée à son domicile par six hommes armés. Il reçoit une balle dans le bras, une dans la poitrine et cinq dans la cuisse tandis qu'une autre touche Rita à la tête mais sans la tuer (elle s'en sort miraculeusement). Don Taylor, leur manager américain, en sort très gravement blessé de six balles. Parmi les agresseurs, des membres des Wailers reconnaissent Jim Brown, un tueur proche du parti de droite pro-américain, le JLP.
Deux jours après l'attentat, Bob Marley participe comme prévu mais courageusement au concert Smile Jamaica à Kingston. Aux journalistes qui lui demandaient pourquoi il tenait tant à jouer lors de ce concert il répondit : « Les gens qui participent à rendre ce monde plus mauvais ne prennent jamais de jours de congés. C'est pourquoi je ne peux me le permettre ».
 

No woman No cry : live 1979 prestation exceptionnelle
du roi du reggae avec pratiquement aucun public
1976 août, éruption de la Soufrière (Guadeloupe) (éruptions également en janvier 1977) objet d'une polémique entre Haroun Tazieff et Claude Allègre.

Haroun Tazieff, La Recherche n°73, décembre 1976 : [...] la calomnie et l'affirmation de contre-vérités finissent par agacer.Je me permettrai deux remarques liminaires:

1° M. Allègre fait depuis longtemps courir la rumeur selon laquelle je ne suis pas, au contraire de lui, un scientifique véritable, mais un "baroudeur", un "cinéaste", un "sportif", un "vulgarisateur", etc. Sans rougir le moins du monde, au contraire, de ces qualificatifs, je tiens néanmoins à préciser que, entre autres, je sors de trois grandes écoles (agro, mines et géologie), alors que lui-même n'est jamais entré dans aucune.

2° Je suis géologue de profession, spécialisé dans l'étude des mécanismes éruptifs depuis mars 1948. M. Allègre, lui, n'a jamais encore de sa vie étudié la moindre éruption. Il est aussi incompétent en la matière qu'un anatomiste en cardiologie. Mais il est dévoré par le désir d'arriver; sa soif de puissance l'égare. [...]M .Allègre, qui a avancé des chiffres biaisés pour prendre le contre-pied de mes déclarations rassurantes et entretenir une inquiétude scientifiquement injustifiée, est mal placé pour évoquer la déontologie. A son avalanche d'accusations personnelles, je répondrai ceci : l'Institut de Physique du Globe, où M. Allègre, même avant d'en devenir le directeur, jouait un rôle majeur; accordait un crédit annuel ridicule à son service volcanologique. [...]Lors de la session de juin dernier, la commission, que M. Allègre préside maintenant, n'a même pas fait mention des candidatures, de haute qualité cependant, proposées pour la volcanologie. Par contre, M. Allègre, une fois déclenché le plan ORSEC, s'est fait attribuer par l'INAG trois postes de techniciens au titre de la volcanologie (et de la déontologie). [...] Les règlements de compte personnels de M. Allègre ont coûté odieusement cher : drame de l'évacuation de 75000 personnes, ruine de l'économie guadeloupéenne et milliards de dépenses que les contribuables vont devoir payer.

 

volcan en activité de la Soufrière culminant à 1 467 mètres
1983 Reagan ordonna l'invasion de la petite île de Grenade qui venait de subir un coup d'État communiste. L’invasion de la Grenade connue sous le nom de code Operation Urgent Fury a consisté en l'invasion de l'île de la Grenade, un État indépendant situé dans les petites Antilles par les États-Unis et plusieurs autres nations en réponse au coup d'État ayant mené à la déposition et à l'exécution du premier ministre grenadien, Maurice Bishop. Le 25 octobre 1983, les États-Unis, la Barbade, la Jamaïque et les membres de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) envoyèrent une flotte et firent débarquer des troupes sur l'île, écrasèrent la résistance grenadienne et cubaine et renversèrent le gouvernement militaire de Hudson Austin.
1985 novembre: Manifestations de lycéens dont 3 meurent (Haïti)
1986 7 février "fin" du Duvalierisme. un coup d'Etat mené par le général Henry Namphy chasse Jean-Claude Duvalier qui se réfugie en France.
1987 Constitution Haitienne de 1987 : "Le créole et le français sont les langues officielles de la République";  le vodou est une religion reconnue officiellement
1987 29 novembre: militaires contrent l'élection de Gérard Gourgue (Haïti) les élections présidentielle et législatives sont annulées à la suite des massacres perpétrés le jour du scrutin.
1988 janvier: élections de Leslie Manigat
juin: le général Mamphy dissout le gouvernement
Septembre: le chef de la Garde présidentielle, le général Prosper Avril, renverse le général Namphy.
1990 mars: le général Avril démissionne. Un accord entre l'armée et les partis politiques permet à Ertha Pascale Trouillot, présidente de la Cour suprême, d'assumer l'intérim de la présidence jusqu'aux élections.
1990 16 décembre: élection de Jean-Bertrand Aristide
1991 janvier: élections législatives
7 février: Aristide assume ses fonctions. 
30 septembre:  Raoul Cédras fait partir le président Aristide
1991-1994 Embargo des Nations Unies
1993 Juin: renforcement des sanctions contre Haïti. Embargo sur le pétrole et les armes.
Juillet: Raoul Cedras accepte les propositions d'un médiateur préconisant le retour du président Aristide.
Octobre: face à la mauvaise volonté des militaires, l'ONU rétablit les sanctions.
1994 Mai: des sénateurs nomment le juge Emile Jonassaint président provisoire de la République. L'embargo commercial total décidé par l'ONU entre en vigueur.
Juillet: 16 000 boat-people, victimes de la misère et de la répression, tentent de gagner les côtes américaines. Le Conseil de sécurité de l'ONU autorise les Etats-Unis à utiliser "tous les moyens nécessaires " pour chasser la junte.
Septembre: à la suite d'une médiation de l'ancien président américain Jimmy Carter, et sous la pression de l'US Army, les militaires acceptent de quitter le pouvoir en octobre. Les soldats américains de l'opération "Soutenir la démocratie" débarquent à Port-au-Prince (20.000 hommes).
Octobre: Retour du président Aristide, après deux ans d'exil aux Etats-Unis.
1995 Mars: les troupes américaines cèdent la place à la mission des Nations unies en Haïti (Minuha). Elle sera remplacée par la Mitnuh qui quittera le pays en 1997, laissant sur place 300 moniteurs qui poursuivent la formation de la police haïtienne. Celle-ci remplace l'armée haïtienne, dissoute en avril.
Décembre: René Préval, ancien Premier ministre et partisan de l'ancien président Jean Bertrand Aristide, est élu président de la République. Le taux d'abstention atteint 75%.
1996 janvier: début de la présidence de René Préval 

plus sur l'histoire précolombienne www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile

7 février 1995 Le président Préval prend ses fonctions.

Le 9 février, il demande, dans deux lettres séparées, la prorogation des mandats de la MINUHA et de la MICIVIH.

29 février 1995 Porogation du mandat de la MINUHA, par le Conseil de sécurité, pour une dernière période de quatre mois. Réduction des effectifs.

6 mars 1996 Le nouveau premier ministre d’Haïti, Rosny Smarth, prend ses fonctions.

3 avril 1996 Prorogation du mandat de la MICIVIH par l’Assemblée générale.

28 juin 1996 Le Conseil de sécurité crée la MANUH jusqu’au 30 novembre 1996.

29 août 1996 Prorogation du mandat de la MICIVIH par l’Assemblée générale (jusqu’au 31 décembre).

3 novembre 1996 Janvier 1997 Création de la Fanmi Lavalas Enregistrement comme parti politique

6 avril 1997 Scrutin législatif et local partiel dont les résultats ne sont pas reconnus.

Juin 1997 Démission du gouvernement Smarth ; les négociations ne permettent pas son remplacement. Le pays reste sans gouvernement pendant près de deux ans. L’essentiel de l’aide international à Haïti est suspendu.

30 juillet 1997 Le Conseil de sécurité crée la MITNUH pour une unique période de quatre mois.

28 novembre 1997 Le Conseil de sécurité crée la MIPONUH.

1er janvier 1999 Le Président Préval déclare que les Parlementaires haïtiens n’ont plus de mandat. Ceux-ci tentent de maintenir une activité mais le Parlement cesse, de fait, de fonctionner. Le pays est sans Parlement depuis cette date.

9 Mars 1999 Le Président forme un gouvernement par décret puis un nouveau Conseil électoral provisoire chargé d’organiser des élections législatives.

26 novembre 2000 L'élection présidentielle, boycottée par l'opposition, est remportée par Jean Bertrand Aristide avec 91,7% des suffrages. L'opposition estime que seulement 5% des électeurs inscrits ont participé au scrutin.

5 juin 2001 L'organisation des Etats Américains, qui a reçu l'engagement écrit du président haïtien d'organiser des élections législatives anticipées en 2002, demande au gouvernement de constituer un conseil électoral indépendant.

4 septembre 2002 L'organisation des Etats Américains (OEA) vote une résolution prévoyant des élections au cours du deuxième trimestre 2003.

16 décembre 2002 Un plan de l'opposition de sortie de crise prévoyant la démission du président Aristide est aussitôt qualifié de «déclaration de guerre» par le gouvernement.

22 septembre 2003 Amiot Métayer, un chef de bande au service du président Aristide, dont l'Organisation des Etats américains réclamaient l'arrestation et le jugement, est assassiné à Gonaïves. Son groupe impute cette exécution au pouvoir et passe dans l'opposition sous le nom de Front de résistance révolutionnaire de l'Artibonite. Ce meurtre entraîne quinze jours d'émeutes dans la troisième ville du pays, faisant au moins six morts.

Le 7 décembre 2003, les électeurs de Guadeloupe ont rejeté à 73 %, le projet de création d'une collectivité unique se substituant au département et à la région qui coexistent sur le même territoire. Le même jour, les électeurs de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin ont voté en faveur de l'autonomie de leurs communes, devenues par la loi organique du 21 février 2007 deux Collectivités d'outre-mer (COM) distinctes des autres îles de Guadeloupe.

2 janvier 2004 l'opposition présente une «alternative de transition» sur deux ans prévoyant le départ d'Aristide et son remplacement par un président de transition choisi parmi les juges de la Cour de cassation.

10 février 2004 L'opposition politique et la société civile, regroupées au sein de la Plate-forme démocratique, prennent leurs distances avec le mouvement insurrectionnel armé.

18 février 2004 Les insurgés se dotent d'un «commandant en chef» en la personne de Guy Philippe, un ex-commissaire de police revenu récemment en Haïti.

10 29 février 2004 Le président Artistide signe une lettre de démission et quitte Haïti; il trouve refuge en Centrafrique. Le président de la Cour de cassation d'Haïti, Boniface Alexandre, assure l'intérim. Le président Bush donne l'ordre à des Marines de se déployer en Haïti. La France annonce qu'elle envoie quelque 300 militaires. Le Conseil de sécurité de l'ONU vote dans la soirée à l'unanimité, une résolution permettant l'envoi immédiat d'une force internationale pour trois mois, afin d'aider à la stabilisation du pays.

1 mars 2004 Guy Philippe, le chef militaire des insurgés, entre triomphalement dans la capitale, accompagné d'une cinquantaine d'hommes casqués et fortement armés.

3 mars 2004 contraints par les Etats-Unis,les insurgés menés par Guy Philippe, acceptent de déposer les armes.

10 mars 2004 Gérard Latortue, avocat et économiste, qui a fait la majeure partie de sa carrière à l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), est choisi comme ministre par le Comité des Sages.

15 mars 2004 Jean Bertrand Aristide arrive en Jamaïque, en provenance de Centrafrique, pour une «visite temporaire».

Le 21 novembre 2004, les îles de Guadeloupe, et notamment l'archipel des Saintes, furent frappées par un violent séisme atteignant les 6,3 sur l'échelle de Richter et causant de nombreux dégâts matériels.

2005 Gérard Latortue, désigné premier ministre est chargé de constituer un gouvernement provisoire.

En février 2006, suite à des élections marquées par des incertitudes sur le décompte des bulletins de vote, et grâce à l'appui de manifestations populaires, René Préval est élu.


Palétuvier

La Guadeloupe était autrefois très riche en biodiversité, en paysages à forte naturalité et en espèces endémiques. Depuis le XVIe siècle, elle a beaucoup perdu de son patrimoine naturel originel, à cause des prélèvements (chasse et pêche en particulier), du recul de la forêt, de l'urbanisation, d'une périurbanisation accélérée ces dernières décennies, ainsi qu'à cause des cultures intensives (banane et canne à sucre surtout) qui ont remplacé la forêt tropicale. Les cultures de la banane et de la canne à sucre ont marqué les paysages non montagneux et sont sources d'importantes pollutions. Sauf quelques exceptions (méthanisation), les effluents des distilleries sont pas, peu ou mal traitées. Cette agriculture exportatrice de sucre de canne, alcool (rhum) et bananes épuise les sols et est maintenant très grosse importatrice de pesticides, dont d'insecticides. Elle a longtemps été encouragée par quelques grandes familles productrices et par l’État.

Les récifs sont dégradés au moins à 50 % dans les grandes îles, et de nombreux herbiers marins sont également très dégradés. L'environnement végétal et les paysages restent préservés sur quelques parties de l'archipel, constituant une ressource majeure pour le tourisme. À Marie-Galante, aux Saintes et à la Désirade les palétuviers et mangroves ont presque disparu.


La mangrove

Forêt tropicale primaire de Bébour (Ile de la Réunion).

Les séquelles de l'utilisation de ces produits, pour certains très toxiques et rémanents (chlordécone, paraquat en particulier) posent aujourd'hui problème ; outre une pollution durable, de nombreux sols et des écosystèmes (dans les zones dédiées aujourd'hui ou anciennement aux bananeraies, ainsi que l'aval des bassins versants jusqu'en mer), une contamination générale du réseau d'eau potable par des organochlorés, confirmée à la fin des années 1990. Des mesures ont été prises pour assurer l'accès à une eau potable, mais les sols de certaines régions du territoire guadeloupéen et d'autres îles des Antilles sont durablement pollués par certains produits, dont le chlordécone. Des études sont en cours pour mieux mesurer les impacts de ces produits sur la santé.
http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/0705-pesticides-guadeloupe.pdf

Juin 2008: Des « émeutes de la faim »

ont secoué l’Egypte, le Maroc, l’Indonésie, les Philippines, Haïti — où elles ont fait au moins cinq morts et abouti à la chute du gouvernement —, ainsi que plusieurs pays africains : Nigeria, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mozambique, Mauritanie, Sénégal, Burkina Faso... Si l’Afrique est particulièrement vulnérable, c’est parce qu’elle subit la « destruction systématique de ses agricultures vivrières », dénonçait Jean Ziegler, rapporteur spécial de la commission des droits de l’homme des Nations unies pour le droit à l’alimentation. Les observateurs et commentateurs sont unanymes: "Ce n'est pas la nourriture qui manque, les gens n'ont pas assez d'argent pour acheter la nourriture pourtant disponible" .

Les responsables de la famine:
Le jugement de M. Olivier de Schutter, rapporteur des Nations unies sur le droit à l’alimentation, est sévère pour le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, les pays riches : "Beaucoup criaient dans le désert depuis des années pour qu’on soutienne l’agriculture dans les pays en développement. Rien n’a été fait contre la spéculation sur les matières premières, pourtant prévisible depuis qu’avec la chute de la bourse, les investisseurs se repliaient sur ces marchés. […] Les plans d’ajustement structurel du Fonds monétaire international ont poussé les pays les plus endettés, notamment en Afrique subsaharienne, à développer des cultures d’exportation et à importer la nourriture qu’ils consommaient. Cette libéralisation les a rendus vulnérables à la volatilité des prix".

le 20 janvier 2009 : une grève générale est lancée en Guadeloupe par le collectif LKP (Lyannaj kont pwofitasyon, Ensemble contre la surexploitation, composé de 49 organisations, partis et syndicats). Principale cible du mouvement: la vie chère. Le LKP demande, entre autres, une augmentation de 200 euros pour les bas salaires. le 6 février la martinique suit à son tour le mouvement. Ce mouvement se déroule en même temps qu'une crise sociale généralisée sur fond de crise des subprimes avec des évènements au USA, en Islande, en Grèce, en Italie, en France...

Total fait-elle de la "pwofitasyon", aux Antilles, par l'intermédiaire de sa filiale la SARA, qui bénéficie du monopole de la distribution de l'essence dans les DOM, en fixant des prix de l'essence sans aucun rapport avec les prix de revient ? "Oui !" clament les élus. "C'est le préfet, donc l'Etat, qui fixe nos prix" répliquait sur France Inter, vendredi matin, le patron de Total, Christophe de Margerie. Mais comment l'Etat fixe-t-il ces prix ?
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16 Février 2009: Guadeloupe après 1 mois de grève générale: Sales chiens , sales nègres, nous sommes venus pour vous mater ! un militant du LKP est tabassé par les policiers français envoyés en renfort depuis la métropole.

18 Février 2009: Guadeloupe ambiance de guérilla Martinique amplification : Guadeloupe: les affrontements se multiplient. La Guadeloupe a connu une flambée de violence dans la nuit...Des actes de vandalisme, des incendies de commerces et de véhicules se poursuivaient dans la nuit de mardi à mercredi vers 02H30 (07H30 à Paris) en Guadeloupe, a-t-on appris auprès de la cellule de crise de la préfecture. Un homme d'une cinquantaine d'années a été tué par une balle. Alors que beaucoup s’empressent d’accuser les jeunes du quartier Henri IV d’être responsables de la mort de Jacques Bino, le syndicaliste de la CGTG abattu hier soir à Pointe-à-Pitre, Jean-Marie Nomertin, dirigeant de la CGTG, demande qu’une enquête soit diligentée rapidement pour faire toute la lumière sur cette tragédie. Il indique qu’il y a des zones d’ombre dans cette affaire.

Un Béké désigne aux Antilles françaises un habitant créole de phénotype blanc descendant des premiers colons européens et appartenant à la classe dirigeante économique. Les békés constituent un peu moins d'un pour cent de la population locale. Comme béké célèbre, on peut citer le chanteur Philippe Lavil.

La Martinique dénonce la main mise des Békés sur l'île: Consacré aux Békés de Martinique, les descendants des colons du 17e siècle, le documentaire de Canal + diffusé le 5 février aux Antilles a fait l'effet d'une bombe. Un des membres influents de la communauté y tient des propos ouvertement racistes. C'est par ces images que la plupart des métropolitains ont découvert les Békés. Et certains journalistes font l'amalgame, en voyant dans la crise sociale aux Antilles un conflit racial. "Caricatural ou, comme souvent, les images de télévisions, même si elles forcissent le trait, révèlent-elles une certaine réalité ?", s'interroge Daniel. Pour Pulvar, le film n'est "pas caricatural, mais simpliste". La distinction est subtile... Selon la journaliste de France 3, ces propos racistes décrivent une réalité, mais "tous les Békés ne sont pas comme ça". Les deux Antillais présents sur le plateau rappellent néanmoins que certains Antillais noirs estiment qu'un bébé naissant sans cheveux crépus est "sauvé", car il ressemble aux Blancs. La dominante du conflit est-elle alors uniquement économique ? "Les deux sont liés, répond Pulvar, mais c'est bien pratique de nier la dimension économique et sociale de cette crise et de l'enfermer dans un affrontement Noirs-Békés." Aux Antilles, elle décèle "une hyper-illustration de la crise que connaissent l'hexagone et l'Europe."
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Emission Antilles Integrale Definitive

Un préfet obligé de déménager, un ministre condamnant les propos racistes d'une figure locale, une information judiciaire ouverte pour "incitation à la haine raciale", le tout au milieu d'une grève générale explosive. A la Martinique, le récent reportage de Canal + sur les "Békés", les descendants des colons blancs de l'île, a fait l'effet d'une bombe. Sur l'île, le choc des images ne s'est pas encore estompé. Dans le cadre de son émission "Spécial investigation", Canal + s'est penchée sur la Martinique d'aujourd'hui, et notamment sur les "Békés", les descendants des Blancs qui ont colonisé l'île au 17e siècle. Représentant environ 1% de la population de l'île, ils détiennent 52% des terres agricoles, assure le documentaire, et dominent la majorité des secteurs économiques, notamment la grande distribution. le reportage, qui pointe des différences de prix allant jusqu'à 40% entre les supermarchés de Martinique et ceux de métropole, arrive à point nommé, en pleine crise sociale : les syndicats de l'île ont justement lancé une grève générale le 5 février, reprenant les thèmes de leurs voisins guadeloupéens. Au cœur de leurs préoccupations, justement, les problèmes de coût de la vie. "Les Français connaissent très mal l'histoire de la Martinique, où les Békés constituent une exception historique : ils ont hérité de beaucoup d'avantages d'une époque où ils étaient propriétaires de l'île, et des esclaves qui la peuplaient", explique le journaliste. Dans sa galerie de portraits des "patriarches" qui tiennent presque tous les rouages économique de l'île, il a accordé une large place à Alain Huyghues Despointes, à la tête de l'industrie agroalimentaire. L'homme présente fièrement un arbre généalogique montrant que, depuis le 17e siècle, sa communauté ne s'est jamais métissée avec des esclaves ou leurs descendants. Tout simplement parce qu'elle a "voulu préserver la race".
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19 février 2009: les DOM TOM champion européens du chomage

5 mars 2009: S'exprimant en créole, sur le plateau de RFO, jeudi soir 5 mars, à la 41 e minute de l'émission, Domota déclare, en parlant des entreprises bloquées par les militants "Soit ils appliqueront l'accord, soit ils quitteront la Guadeloupe" "Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage" en nommant "le groupe Reynoir", et "le groupe Lemetayer"
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mars 2009 Haïti, où les "émeutes de la faim" de 2008 avaient abouti au renversement du président en exercice. Depuis, l'île a subi le passage de plusieurs cyclones, qui ont dévasté 70% des récoltes situées le long des côtes, http://www.oxfamsol.be/fr/article.php3?id_article=1260 "La situation est précaire pour des centaines de milliers d'Haïtiens", juge Action Contre la faim, qui note aussi "la diminution de l'argent envoyé par la diaspora haïtienne des pays touchés par la crise économique".

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Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7,0 sur l'échelle de Richter frappe l'ouest d'Haïti et notamment sa capitale : Port-au-Prince. Il est suivi de plus d'une centaine de répliques. Il s'agit du séisme le plus important et le plus meurtrier de l'histoire d'Haïti, allant jusqu'à désorganiser totalement le fonctionnement de l'État, à l'image de l'effondrement de plusieurs bâtiments publics comme le palais présidentiel qui entraîna la mort de plusieurs membres du gouvernement (les ministres de la Justice, de l'Économie et du Tourisme), et dont seuls le président Préval et son premier ministre Jean-Max Bellerive réchappèrent de peu. De plus, des milliers de détenus alors incarcérés à la prison de Port-au-Prince se sont échappés, suite à l'effondrement de celle-ci.

La Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) fut également dévastée par l'écroulement de son quartier général à Port-au-Prince : plus de 150 casques bleus dont le chef de mission Hédi Annabi et son adjoint sont morts ou portés disparus. Selon la Direction de la protection civile haïtienne, le bilan du 28 janvier 2010 s'éleve à 170 000 morts, 250 000 blessés et 1 000 000 de sans-abri. Mais le général Ken Keen, qui dirige la force spéciale américaine en Haïti, a évoqué celui de 150 000 à 200 000 morts comme « hypothèse de travail ». Barack Obama parle « de la plus grande catastrophe humanitaire qu'aient eu à gérer les États-Unis d'Amérique ». Les États-Unis y ont dépêché sur place 16 000 militaires. Étant donné qu'il sera impossible de déblayer tous les gravats à courte échéance, les autorités haïtiennes envisagent de reconstruire plusieurs quartiers de Port-au-Prince aux alentours de la capitale haïtienne.

la photo ci-contre a fait la une de pratiquement tous les journaux. et comme on va le voir un certain nombre d'idées ont été mondialement martelées


Que font les Américains en Haïti ?

1) la malédiction

2) le sauveteur blanc

3) le pillard noir.

 

 

avant la colonisation par les Européens: detroitbering.htm

civilisations précolombiennes, mayas, aztèques, incas: mayas.htm

Mexique et Amérique centrale après les mayas et les Aztèques: ameriquecentrale.htm

Amérique du Sud après les incas : ameriquelatine.htm

amérique du Nord à partir de 1580 : amerique.htm

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