2008/2009 Après la Crise: la révolte

NOUS NE PAIERONS PAS VOTRE CRISE

 

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le contexte la Chronologie
octobre novembre décembre 2008
janvier sarko à Saint-Lô sarko à Nîmes grève générale du 29 janvier 2009

février 2009

Article 33: La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’homme.

Article 35 Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

La contestation sociale entre de plein pied dans le 21° siècle: nouveau profil de résistants, nouvelles armes pour la mobilisation et pour contrer la désinformation du pouvoir, les buzz sur internet ne permettent plus d'enterrer les informations. Des petits groupes entrent en résistance dans tel ou tel secteur et se fédèrent rapidement par le web, d'une mobilisation plutôt pyramidale et catégorielle on passe à une mobilisation transversale multicatégorielle. Les manifestations pacifiques cèdent le pas à la colère. Le pouvoir durcit la répression, condamne à tour de bras à des peines parfois lourdes en réponse les manifestants durcissent le ton: ils bloquent, ils brulent, ils caillassent. En grèce les manifestants ont même pris une armurerie d'assaut avec l'intention d'affronter la police le lendemain avec des armes. De dangereux activistes anarchistes? des jusqu'au boutisdtes d'extrême gauche? Il semble que non, plutôt des étudiants et des intellectuels, le centre névralgique de la lutte en Grèce est l'école polytechnique d'Athènes, pas vraiment des squatteurs adeptes de l'autogestion!

Pour toutes ces raisons ces luttes ne ressemblent pas aux luttes passées: manifestations étudiantes de mai 68 à Mai 2008 et grèves dans l'éducation: de 2000, 2003, mars 2008 tout en se situant dans leur prolongement en effet la grève en France part de l'éducation à l'université c'est une suite affichée au conflit sur la LRU et pour le secondaire et le primaire ce sont exactement les mêmes revendications qu'au printemps précédent auxquelles se sont ajoutées un nouveau cortège de mesures décriées.

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le contexte:

Février 2008 Le gouvernement britannique va nationaliser provisoirement la banque Northern Rock,

qui a frôlé la faillite suite à la crise des prêts hypothécaires à risque (« subprimes ») aux Etats-Unis. Londres met ainsi un terme à cinq mois de recherche d'un repreneur privé. le gouvernement n’avait d’autre solution que de protéger les intérêts des contribuables britanniques. En effet, ce sont ces derniers qui, par le biais de la Banque d’Angleterre, soutiennent financièrement l’établissement (mis en graves difficultés depuis septembre) en le subventionnant sous forme de prêts à hauteur de 73 milliards d’euros.

Mars 2008 USA : crise des "subprimes"

Des millions de ménages qui n'arrivent pas à rembourser leur prêt vont être expulsés de leur logement. Avec la baisse des prix, près de 9 millions de foyers ont une dette qui dépasse la valeur de leur maison. La tempête ravage les comptes des banques et des institutions financières. Ce n'est plus seulement le « subprime » réservé aux Américains les moins solvables qui est en cause.

L'aggravation de la crise financière a piégé l'un des plus importants investisseurs mondiaux, le fonds Carlyle, dont les multiples connexions politiques n'ont pas empêché la faillite de l'un de ses fonds, avec l'humiliation supplémentaire de voir ses actifs saisis. L'un des 60 fonds gérés par Carlyle Group, Carlyle Capital Corporation (CCC), créé en 2006 pour spéculer sur les titres adossés aux crédits immobiliers américains, a annoncé sa probable faillite jeudi, plombé par 17 milliards de dettes insuffisamment garanties.. C'est une gifle pour Carlyle, un fonds ayant de plus de 20 ans existence, à la réputation sulfureuse, accentuée par sa proximité avec nombre d'hommes politiques de premier plan, dont les Bush père et fils.

Voyez comment avant la crise Sarkozy voulait imposer le même système en France: vous pouvez constater notre président est un expert, il est visionnaire cet homme! Seule la crise américaine des subprimes nous aura évité le pire. Les experts qui annonce que ce n'est que le début d'une crise qui va être énorme ont raison: 6 mois après: la crise mondiale des crédits plonge l'Europe et les USA dans la récession.

9,3% : un hold-up géant

Depuis le début des années 80, la part des salaires dans le PIB de la France a baissé de 9,3%. Qui sont partis dans la poche du Capital. Ces 9,3% équivalent à plus de 150 milliards d’€ : soit une douzaine de fois le trou de la Sécu ! Un hold-up géant, renouvelé chaque année, au détriment des salariés. Ce chiffre, 9,3 %, suffit à contester toutes les « réformes » en cours : allongement de la durée de cotisations pour les retraites, salaires qui stagnent depuis vingt ans, mise en place de la franchise médicale...
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1353

le spectre de la rigueur et de la récession commence à planer sur la France

Juin 2008: Des « émeutes de la faim »

ont secoué l’Egypte, le Maroc, l’Indonésie, les Philippines, Haïti — où elles ont fait au moins cinq morts et abouti à la chute du gouvernement —, ainsi que plusieurs pays africains : Nigeria, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mozambique, Mauritanie, Sénégal, Burkina Faso... Si l’Afrique est particulièrement vulnérable, c’est parce qu’elle subit la « destruction systématique de ses agricultures vivrières », dénonçait Jean Ziegler, rapporteur spécial de la commission des droits de l’homme des Nations unies pour le droit à l’alimentation. Les observateurs et commentateurs sont unanymes: "Ce n'est pas la nourriture qui manque, les gens n'ont pas assez d'argent pour acheter la nourriture pourtant disponible" .

Les responsables de la famine:
Le jugement de M. Olivier de Schutter, rapporteur des Nations unies sur le droit à l’alimentation, est sévère pour le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, les pays riches : "Beaucoup criaient dans le désert depuis des années pour qu’on soutienne l’agriculture dans les pays en développement. Rien n’a été fait contre la spéculation sur les matières premières, pourtant prévisible depuis qu’avec la chute de la bourse, les investisseurs se repliaient sur ces marchés. […] Les plans d’ajustement structurel du Fonds monétaire international ont poussé les pays les plus endettés, notamment en Afrique subsaharienne, à développer des cultures d’exportation et à importer la nourriture qu’ils consommaient. Cette libéralisation les a rendus vulnérables à la volatilité des prix".

au mois de juin 2008 le journal l'humanité recense 35 pays touchés par les émeutes de la faim. Et la crise des crédits de la rentrée 2008 n'a pas encore commencé!

Le 3 juillet 2008 : La France veut confier les 3-6 ans à des haltes garderie privées (ce qui revient 3 fois plus cher mais c'est pas grave tout argent encaissé par le privé n'est pas concerné par la rigueur budgétaire

alors qu'il était auditionné par la commission des Finances du Sénat, Xavier Darcos ministre de l'éducation nationale français, tentant d'exposer son objectif de réduction du nombre d’enseignants en première section de maternelle, tint aussitôt ce langage : « Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? » C'est seulement le 15 septembre, que nous avons pu découvrir sur Internet la vidéo de cette audition dans laquelle nous constatons que notre bon ministre, déjà fâché avec la règle de trois, ne connaît pas davantage les règles de fonctionnement de la maternelle. Ainsi, s'il est connu de tous, que pour entrer dans ce niveau de classe nos chères têtes blondes doivent être propres, c'est à dire que s'ils portent encore des couches ils ne sont pas pris en maternelle, il semble bien que cet état soit ignoré de notre méprisant chevalier des médailles du mérite.
Et tant pis si l'idée est mauvaise, voire absurde. J'en veux pour preuve un extrait du rapport de la cour des comptes (pdf, 1.7 Mo) sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale, rendu public le 10 septembre dernier. Le lecteur assidu aura retenu cette phrase (p 354) : " (...) le coût par enfant est moindre s’il est accueilli en maternelle plutôt qu’en EAJE (13 368 € en 2006 en EAJE (NDLR : Equipements Accueil Jeunes enfants), contre 4 570 € en maternelle (...)".

15 septembre 2008 la finance mondiale a vécu un «lundi noir».

Si les bourses ont évité le pire, la perte de confiance dans les banques de la planète atteint des sommets. «C'est aujourd’hui tout un pan de l’activité boursière qui s’effondre», analyse Christophe Blot, économiste à l’OFCE, interviewé par 20minutes.fr. Le séisme a été provoqué par l'officialisation lundi matin de la quasi-faillite de Lehman Brothers, une vénérable institution vieille d'un siècle et demi. Après un week-end de négociations avec ses créanciers, la banque américaine n'a pas eu d'autre choix que la faillite. Une conséquence de la crise des subprimes qui ébranle l'économie américaine depuis l'été dernier.

En clair, les autorités américaines entendent nationaliser les créances bancaires douteuses, qui empoisonnent le système financier américain depuis l'éclatement de la crise des subprimes, afin de rétablir la confiance des marchés. Une mesure dont le coût pourrait dépasser les 1000 milliards de dollars pour les contribuables américains et encore accentuer les doutes sur la solvabilité des Etats-Unis. En attendant, les marchés ont salué cette mesure avec une rebond du billet vert et des principaux indices qui gagnaient tous plus de 5%.

la crise pour les nuls: http://www.rue89.com/explicateur/2008/09/18/crise-la-petite-bd-qui-court-de-banque-en-banque

Les Sept jours qui ébranlèrent la finance par Jacques Sapir directeur d’études à l’EHESS et directeur du CEMI-EHESS.:
http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/09/22/816-sept-jours-qui-ebranlerent-la-finance

 

29 septembre: le gouvernement US veut injecter 700 milliards de dollars pour sauver l'économie américaine: la BCE injecte 914 milliards d'euros

projet initialement rejeté par le congrès au dernier moment.il est finalement revoté et connu désormais sous le nom de plan Paulson.
Le Bénélux nationalise une banque pour protéger l'épargne de ses citoyens
Le gouvernement britannique nationalise 3 nouvelles banques qui risquent la faillite.
Encore et toujours le même scénario: on privatise les profits et on nationalise les pertes, le contribuable est toujours perdant.
en quelques mois, la Bourse de Paris a perdu 40 % de sa valeur. De grandes institutions bancaires, comme Fortis ou Dexia, sont déclarées en faillite et sauvées « de justesse » par le rachat par les gouvernements nationaux. Plus d’un an après l’éclatement de la crise dite des « subprimes », la crise ne fait que s’approfondir.
En une seule journée, ce 29 septembre, la Banque centrale européenne (BCE) a sorti de ses coffres-forts 120 milliards d’euros pour « injecter des liquidités sur les marchés ». Autrement dit, pour permettre aux banquiers et aux spéculateurs de disposer de sommes gigantesques pour continuer à spéculer. Au total, entre le 15 et le 30 septembre, la BCE a sorti 914 milliards d’euros de ses caisses, à la demande de la FED. A cela s’ajoute, pour des dizaines de milliards d’euros, le rachat des banques faillies par les Etats nationaux. Où cela va-t-il s’arrêter ? 914 milliards d’euros sortis. Quand les spéculateurs sont en danger, la BCE n’hésite pas. Mais que fait la même BCE quand la catastrophe frappe les travailleurs et leurs familles, à Arcelor, à Renault, Alstom, dans l’agriculture, quand les charrettes de licenciements liquident les industries entières ? Elle interdit aux gouvernements nationaux (qui l’acceptent) de prendre quelque mesure que ce soit. Elle interdit de nationaliser ou d’investir dans les industries, car — traité de Maastricht oblige — il faut respecter la « concurrence libre et non faussée » .

le 6 octobre : nouveau lundi noir

la dégringolade se poursuit depuis le 29 septembre. échec dans l'immédiat du plan Paulson Pourquoi le krach du 6 octobre? "Paulson, trop peu, trop tard" "Stockage hystérique" des liquidités et "incertitude radicale" selon Jacques Sapir: http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/10/06/833-trop-peu-trop-tard

Le 10 octobre: malgré les milliards injectés par les USA et la BCE, malgré la baisse des taux, le krack, la rafale de nationalisation des banques qui touche presque tous les pays (même les pays nordiques Islande suède sont désormais touchés), le royaume uni et les USA nationalisent de nouvelles banques, le crack continue tout de même! l'allemagne n'exclut plus la possibilité de nationaliser elle aussi. Mais Quelle fièvre bolchevik touche donc nos grands dirigeants?

Rien n'y fait ce 10 octobre : Après un répit de courte durée et une ouverture catastrophique, le Dow Jones perd 2,66% et et le Nasdaq 1,78% à la suite du discours de George W.Bush assurant que les Etats-Unis ont les moyens de combattre la crise. La Bourse de Paris recule de 7,37% après avoir dépassé les -11%. A Francfort, le Dax réduit aussi ses pertes à -4,88%. A Londres, le Footsie lâche 4,64%. La Bourse de Tokyo a connu sa pire chute depuis 21 ans, perdant 9,62% à la clôture, après que New York ait connu jeudi une séance cauchemardesque, la pire depuis le krach d'octobre 1987, le Dow Jones plongeant de 7,33% (soit -678,91 points) et atteignant son plus bas niveau depuis cinq ans.Les Pays-Bas ont annoncé qu'ils mettraient à la disposition du secteur financier 20 milliards d'euros et se porteraient garants de l'épargne des 120.000 clients néerlandais d'Icesave. L'Irlande a étendu sa garantie totale sur les dépôts bancaires à cinq banques étrangères fortement implantées dans le pays. Et les Etats belge, français et luxembourgeois ont à nouveau volé au secours du bancassureur franco-belge Dexia, partiellement nationalisé la semaine dernière, en lui apportant leur garantie pour lui permettre d'emprunter sur les marchés. "Certaines institutions financières vont faire faillite" aux Etats-Unis en dépit des récentes mesures, a averti Henry Paulson. La Panique gagne et les titres commencent à se vendre à tour de bras: L'ensemble des valeurs vedettes, tous secteurs confondus, enregistrent de très fortes baisses: ArcelorMittal chute de 12,19% à 22,03 euros, GDF Suez et Veolia Environnement s'enfoncent respectivement de 11,62% à 23,00 euros et de 11,91% à 20,94 euros. Renault (-10,52% à 29,30 euros), Carrefour (-10,14% à 24,54 euros), et Société Générale (-10,01% à 51,74 euros) figurent également parmi les chutes les plus importantes.

Les états unis parlent d'un deuxième plan type paulson mais cette fois de 1000 milliards de dollars...Mais que dire de tous ses milliards sortis par tous les gouvernements de la planète et les institutions financières (FMI, banque modiale, BCE. Que représentent-ils alors que 20 milliards de dollars suffiraient à sauver le monde de la famine. Que dire des Milliards d'euros comparés au trou de la sécu au nom duquel on réduit toujours plus la qualité des remboursements de nos frais de santé ou au nom duquel on exclut de plus en plus de gens d'accès aux soins pour des raisons économiques?

Et que dire de ces millions de retraités américains qui ont été obligés de se former une retraite par capitalisation et qui se retrouvent obligés de retourner travailler à 70 ans parce qu'ils ont perdu la totalité de leur retraite!!!!

"La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, celle des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter." C’est Buffett qui a formulé ce jugement. Surnommé « l'oracle d'Omaha », l'homme d'affaires Warren Buffett, habitué du trio de tête des hommes les plus riches du monde depuis plusieurs années, accède pour la première fois à la place d'honneur en mars 2008, avec une fortune évaluée à 62 milliards de dollars, selon le classement annuel du magazine Forbes. Warren Buffett est donc en février 2008 l'homme le plus riche du monde.
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1519

15 à 20 milliards de dollars par an suffiraient pour vaincre la faim dans le monde.

«J'invite les dirigeants à quitter Rome avec un engagement précis, et à l'appliquer avec urgence», a insisté le secrétaire général de l'ONU ce mercredi matin au sommet de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Ban Ki-moon a annoncé qu’il fallait trouver 15 à 20 milliards de dollars par an pour vaincre la faim dans le monde.

15 octobre Le plan français de "secours aux banques" de 360 milliards d'euros

annoncé par le président de la République, Nicolas SARKOZY, déclinaison hexagonale du plan européen de 1700 milliards d'euros, a été salué par le gouvernement américain comme " faisant suite au plan Paulson de 700 milliards de dollars" de sauvetage des institutions bancaires et de crédit en difficulté. gouvernement US qui parle déjà d'injecter encore 1000 milliards de dollars supplémentaires!

Comme l'a dit M. Eric Woerth, ministre du budget, "Ce plan, s'il est utilisé, augmentera la dette de l'Etat, déjà attendue à 65,3% du PIB fin 2008 au-delà du plafond autorisé par les traités européens." "plafond autorisé" , critères" de convergence", " déficit budgétaire", concurrence non faussée" : tout cela est oublié lorsqu'il s'agit de voler au secours des banquiers.

Par contre lorsqu'il s'agit d'empêcher par une aide d'Etat la fermeture des entreprises et la suppression des emplois en Lorraine, à Sandouville…les tabous de Maastricht sont inviolables!
Par contre, lorsqu'il s'agit de justifier les 30 000 suppressions d'emplois publics du budget 2009, la réduction du déficit budgétaire est une loi d'airain! Va-t-on oser avancer ce prétexte pour imposer les réformes à venir contre l'hôpital public, contre les lycées publics? Le Premier Ministre, François Fillon, a lancé un vibrant appel à" l'Union nationale". Le président du groupe PS du Sénat, sortant de l'Elysée, a déclaré que "sans parler d'union nationale, les socialistes devront prendre leurs responsabilités.". Et le groupe PS ne s'est pas opposé au plan Le groupe PCF qui a voté pour sa part contre se déclare "prêt à s'inscrire dans la nécessaire réforme du système bancaire."

Comment comprendre ce "tous ensemble avec nos banquiers ! " à la suite de ces annonces la bourse repart pendant 24 heures puis s'effondre à nouveau.

le 17 octobre: la caisse d'épargne annonce avoir perdu 600 millions d'euros en 1 seule journée une semaine plus tôt.

Tu n'oses pas dire autour de toi que tu ne comprends pas la crise. Pour pouvoir impressionner tes amis et leur expliquer la crise (parce que eux non plus n'ont rien compris, j'ai la solution! La crise pour les nuls une BD: http://www.rue89.com/explicateur/2008/09/18/crise-la-petite-bd-qui-court-de-banque-en-banque

une vidéo http://vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

tu te demandes le rapport avec l'éducation nationale? facile! Pour financer Le plan français de secours aux banques(360 milliards d'Euros) il faut supprimer les postes de profs au rythme actuel pendant 600 années !

Augmenter le SMIC ? Pour Nicolas Sarkozy, c'est hors de question. Jeudi 5 février 2009, lors de son intervention télévisée face à des journalistes pétrifiés, il l’a redit avec force : étant donné qu’il « n'est perçu que par 17% des salariés », l’accroître consisterait à laisser « de côté 83% des salariés ». Un argument déjà peu recevable mais qui le devient encore moins à la vue du travail mené récemment par l’Observatoire des inégalités. Cet organisme indépendant basé à Tours a dégoté un chiffre parmi la multitude de données publiées par l’Insee : « Le pouvoir d’achat des salaires des dirigeants de société anonyme a gagné 55 % sur la période 1998-2006, dix fois plus que la plupart de leurs salariés (…). Ils ont gagné 2 000 euros de plus par mois, le salarié moyen une centaine d’euros. » +2 835 euros par mois pour les plus hauts salaires .

Mais l’Observatoire des inégalités ne s’arrête pas en si bon chemin. En se basant sur les travaux de Camille Landais de l’Ecole d’Economie de Paris, il révèle que, sur la même période, « les 0,01% des plus hauts salaires ont augmenté de 69% (…). Soit un bonus de 34 000 euros l’an, ou + 2 835 euros tous les mois ! À ce niveau, le bulletin de paie affiche 83 000 euros mensuels… (…) De l’autre côté, en moyenne, les salaires des 90% les moins bien payés ont crû de 0,9 %, soit 11 euros. »

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le début de la révolte

comme on peut le voir il y a 2 raisons essentielles à la révolte. La première, ce sont les choix des états qui ont décidé de donner de l'argent aux banques et aux entreprises privées et de continuer de rogner sur l'éducation, la santé, les retraites et les services publics en réduisant les dépenses consacrées, comme en témoignent par exemple ce slogan allemand: "L’éducation, pas les banques" ou la pancarte de cet ouvrier américain qui occupe son usine de Chicago. La deuxième c'est la résitance à l'oppression comme en témoigne le mouvement colossal en Grèce.

octobre : Islande

Depuis le début de l’hiver, l’Islande fait face à la crise économique. Les trois grandes banques d’affaires ont été nationalisées, faisant peser leurs dettes sur les épaules de la population. Les gens ont perdu l’épargne de toute une vie, les prêts ont augmenté et atteignent des taux considérables (et pourtant ils étaient déjà très élevé). Chaque jour du mois de novembre, 200 personnes ont perdu leur emploi et de plus en plus de gens sont confrontés à la menace de perdre leur logement. Les gens se mettent en colère, certains d’entre eux souhaitent revenir à la "bonne vielle" prospérité, tandis que d’autres, espérons la majorité, se rendent compte du coût réel du capitalisme. De plus en plus de gens se dressent contre la corruption et exigentt une nouvelle forme de société - la société de la justice. Mais chaque jour, le gouvernement actuel prouve que son objectif principal est de sauver son cul et ceux de leurs amis. Un prêt du Fonds Monétaire International (FMI) a été accordé, probablement par intérêt pour lui : la privatisation des systèmes sociaux comme la santé ou l’éducation, et la destruction écologique de l’Islande.

Manifestations hebdomadaires Depuis plus de 2 mois les gens se réunissent chaque semaine dans un parc en face du parlement. Les premières protestations exigeaient que le gouvernement "brise le silence" concernant la situation actuelle. Les gens en avaient assez qu’on ne leur dise pas ce qui se passe et ce que le gouvernement comptait faire à ce sujet. Mais très vite les gens ont réalisé qu’il ne suffissait pas de demander au gouvernement de prendre la parole, alors les protestations ont pris une autre tournure plus radicale : la démission du gouvernement et de nouvelles élections dès que possible. Le gouvernement a complètement ignoré ces exigences et les gens étaient de plus en plus en colère. Les anarchistes et autres radicaux de gauche sont venus à la plupart des protestations, mais pas pour protester contre la situation économique, pas pour demander au gouvernement des solutions, pas pour demander de nouvelles élections, pas pour demander à un membre du gouvernement, du Parlement ou de toute autre institution officielle de faire quelque chose pour « résoudre » la crise à laquelle nous sommes actuellement confrontés, mais pour diffuser les idées anarchistes et anti-capitalistes dans la population, analyser les problèmes de l’autorité et du capitalisme ainsi qu’encourager la population islandaise à prendre des mesures directes contre les forces de corruption.

 

17 octobre : l'Italie se soulève

Enseignants, lycéens, étudiants italiens se soulèvent en masse au cri de: « Nous ne paierons pas votre crise ! »

Italie : une mobilisation de la jeunesse scolarisée sans équivalent depuis 40 ans

Des dizaines de facultés et des centaines de lycées occupés, des écoles où s'organise le combat unitaire enseignants-parents, des manifestations de masse quasi quotidiennes (500 000, le 17 octobre) ; un mouvement qui a la sympathie manifeste des salariés qui voient la crise les frapper de plein fouet : l'Italie montre à toute l’Europe que les travailleurs et la jeunesse ne veulent pas subir la crise du système capitaliste sans combattre. C’est pourquoi une véritable conspiration du silence a été organisée notamment par la bourgeoisie française et ses medias – et aussi par les organisations du mouvement ouvrier - sur cette mobilisation. Au moment où les attaques contre le prolétariat et la jeunesse dans tous les pays d'Europe sont furieusement accélérées par l'évolution de la crise du système capitaliste, où les gouvernements européens lâchent 1 700 milliards d'euros pour sauver les banquiers de leur faillite, ce ne sont que coupes claires dans les budgets de la santé, de l'instruction, les retraites, comme la liquidation annoncée de 87 000 postes d’instituteurs et la diminution massive des horaires d’enseignement décidés par le gouvernement Berlusconi. La présidente de la Confindustria (Medef italien) résume : « mais quelle réforme? Il n'y a pas de réforme, il y a seulement un décret de réduction des dépenses » ("La Repubblica" du 26 /10)

8 milliards en moins pour l’école, tiroir-caisse grand ouvert pour les banques, 23 milliards pour l’armée…

Sous le fouet de la crise, l’Italie et les autres puissances capitalistes rivalisent dans le soutien aux capitalistes nationaux. " Nous mettrons ce qui sera nécessaire (pour secourir les banques, ndr), au cas par cas, chaque pays détermine son mode de financement, cuius regio, eius religio, et, aujourd'hui il n'est pas nécessaire de prédéterminer un montant " déclare sans embarras le ministre de l'économie G.Tremonti ! Mais, pour cette ouverture de crédit illimité aux banques, les 8 milliards prélevés sur l'Éducation (pour les 3 ans à venir) ne suffiront pas. Il leur faut liquider tous les acquis restants, par exemple en matière de retraite. Seuls des charlatans peuvent prétendre qu'il pourrait y avoir un autre avenir avec le capitalisme, alors que les principaux constructeurs automobiles du monde mettent leurs usines à l’arrêt, que des millions de chômeurs en plus sont annoncés dans l’ensemble des pays capitalistes dominants, que la menace d’un krach dislocateur demeure. Le gouvernement italien, comme le gouvernement français, tout en procédant à un hold-up historique au profit du capitalisme financier, envoie ses troupes au Liban, en Afghanistan : pour le système capitaliste en banqueroute, la seule perspective ce sont de nouvelles guerres impérialistes, coloniales, marchant de pair avec la casse des acquis ouvriers. …

et en Italie comme en France : saccage de l’université publique

Alors que l’industrie d’armement, de mort, et ses chercheurs, est subventionnée grassement par l’Etat, dans les universités italiennes les chercheurs, dont de nombreux précaires, sont priés d'aller trouver des fonds dans le privé. Comme avec la loi LRU en France, les facultés devront se constituer en fondations pour cela. Le ministre de la Fonction Publique Brunetta ne l'envoie pas dire : " Il faut aller chercher l'argent sur le marché, attirer les fonds internationaux. Malheur si il n'en est pas ainsi.(...) (Ceux qui ne seront pas titularisés) ne seront pas sans travail, ils chercheront autre chose " (La Repubblica du 12/10). C'est conscients de ces énormes enjeux que les étudiants et les enseignants des universités, accompagnés des lycéens ont rejoint les écoles dans la lutte "antiGelmini". Ils exigent le retrait des articles 16 et 66 du décret-loi 133 qui réduisent les fonds attribués aux universités par l'Etat : De 6,8 milliards à 6,1 milliards en 2010, puis à 5,8 en 2011 et qui prévoient 4 départs à la retraite sur 5 non remplacés.

Un puissant mouvement spontané

Début septembre, à la rentrée des classes, la ministre Gelmini plastronnait :" Pour l'école une époque est finie, elle ne sera plus un amortisseur social, il faut qu'ils se mettent tous ça dans la tête, syndicats compris." (La Repubblica du 8/09). Le 8 octobre elle en rajoute: "Je lance un appel pour que les entreprises financent les écoles comme elles le font pour le foot." Mais l'initiative prise par les instituteurs d’une école de la périphérie de Rome allait rencontrer un succès énorme: appel aux parents pour une assemblée commune d’information sur les conséquences de la « réforme »; mise en place d'une coordination. Ce comité s'est ensuite fédéré avec ceux de 40 écoles du secteur. En quelques semaines, des collectifs se sont centralisés localement dans les principales villes d'Italie. Le 3 octobre commence la mobilisation dans les universités, avant même la rentrée. Le lendemain 30 000 étudiants, lycéens, enseignants et parents manifestent à Turin. Le 10 octobre des manifestations d'étudiants et de lycéens ont lieu dans tout l'Italie, 500 000 manifestants environ; à Rome les étudiants se rassemblent devant le ministère. Les syndicats dits "de base" (COBAS, CUB, ...) avaient lancé un appel à la grève générale pour le 17 octobre sur une plate forme fourre tout : l'appel est suivi massivement dans l'enseignement (ou dans les transports publics): 300 000 sous la pluie à Rome, 30 000 à Milan. Mots d'ordre : "Nous ne paierons pas votre crise", "bas les pattes devant l'école", ... Un véritable raz de marée déferle sur les facultés et les lycées : assemblées générales massives, occupations, report de la rentrée, nouvelles manifestations.

Les étudiants se dressent contre la concertation-trahison

Le 23 octobre lors de l'ouverture de la discussion sur les "réformes", spontanément encore, des milliers d'étudiants se dirigent vers le Sénat pour en exiger le retrait. Ce même jour la ministre propose une rencontre aux organisations étudiantes, le comité "taglia la gelmini", une des tentatives pour centraliser le mouvement des étudiants publie un communique qui s’oppose à cette « tromperie »: " Nous, nous ne parlons avec qui traite de terroristes les étudiants qui se rassemblent devant le sénat. Nous lançons un appel aux organisations étudiantes afin qu'elles rejettent cette rencontre-tromperie et qu'elles continuent la mobilisation pour contraindre la ministre à s'en aller." Les diverses organisations qui s’y rendent néanmoins doivent rompre les pourparlers et maintiennent l’exigence du retrait du décret. A cette étape, la ministre a échoué dans sa tentative de briser l'unité des organisations étudiantes. Le gouvernement doit obligatoirement faire voter le décret loi dans un délai de 60 jours après avoir été approuvé au conseil des ministres c'est-à-dire avant le 30 octobre. C'est donc une date charnière. Les comités et collectifs qui se sont peu à peu organisés, essentiellement sur un plan local, appellent à une mobilisation nationale contre le vote au sénat les 28 et 29 octobre des jours décisifs. "Il Manifesto" parle d’une « vague hors normes » qui déferle devant un Sénat encerclé de policiers.

Un mouvement qui pose la question de chasser le gouvernement

Si le gouvernement Berlusconi était obligé de retirer ses décrets sur l'école, ses jours seraient comptés ! La mobilisation de masse en défense des intérêts immédiats de la jeunesse et de la classe ouvrière pose la question du pouvoir. Le mot d'ordre " Nous ne paierons pas votre crise" affirme l'existence de deux camps aux intérêts contradictoires. On ne peut assurer la pérennité du système capitaliste en secourant le Capital financier et assurer le droit à l'instruction. C'est une réalité incontournable dans tous les pays. Mais la jeunesse scolarisée et les personnels de l'éducation seuls ne peuvent pas gagner : l'appui de la classe ouvrière et ses organisations est indispensable pour vaincre, comme ce fut le cas en France en 1968, ou plus près de nous pour arracher le retrait du CPE. Or en Italie les directions des confédérations manoeuvrent pour ne pas affronter Berlusconi. La direction de la fédération de la Fonction Publique CGIL (principal syndicat ouvrier) a lancé un appel à la grève générale des écoles … pour le lendemain du vote! Les enseignants sont confrontés à une véritable entreprise d'émiettement : les personnels des universités sont appelés, eux, à la grève le 14 novembre, précédés de grèves fonction publique … régionales les 3,4 et 7 novembre. Cela s'oppose à la volonté des enseignants qu'exprime cet appel aux syndicats signé par des syndiqués de la CGIL du Nord : "Les soussignés demandent aux directions syndicales de proclamer la grève générale de l'école immédiatement, avant que les décrets soient adoptés au parlement et que soit voté le budget." Pourtant toutes les conditions du rassemblement au grand jour de la classe ouvrière et de la jeunesse sont mûres. Dans la métallurgie devant la menace de licenciement de 300 000 précaires et l'augmentation de 30 à 40% du chômage technique, la fédération de la CGIL vient également d'annoncer une grève pour le 12 décembre de ce secteur décisif de la classe ouvrière italienne.

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octobre novembre décembre 2008
janvier sarko à Saint-Lô sarko à Nîmes grève générale du 29 janvier 2009

février 2009

19 octobre France

Paris, dimanche 19 octobre. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants

-plus que les 32 000 annoncés par la police, mais moins que les 80 000 avancés par les syndicats- ont manifesté cet après-midi à Paris pour défendre l'Education nationale. Enseignants, parents, lycéens, chercheurs, réunis à l'appel de 47 organisations,... ont dénoncé la suppression des postes, la dispersion des heures, la charge de travail des enseignants, la réécriture des programmes. Dans le cortège chantant, où les partis politiques de gauche étaient relativement peu présents, on accusait le ministre Xavier Darcos d'être à l'origine du «sabordage de l'école». La pétition pour l'école maternelle a d'ailleurs remporté un franc succès.
http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafY_PH.html

21 octobre: Grèce grève générale

25 octobre Italie: 2 millions de manifestants

grosse grève contre la baisse du budget de l'éducation en Italie

2 millions de personnes dans les rues à Rome le samedi 25.10 !!!

http://www.liberation.fr/monde/0101164888-mobilisation-massive-a-rome-contre-berlusconi 2,5 millions de personnes ont défilé cet après-midi dans la capitale selon le Parti démocrate, emmené par Walter Veltroni.

A Rome le 25 octobre. (Reuters)
La gauche italienne a réussi à mobiliser en masse aujourd'hui à Rome contre le gouvernement de Silvio Berlusconi pour clamer qu'«une autre Italie est possible», réunissant la plus grande manifestation d'opposition depuis le retour au pouvoir du «Cavaliere». «Plus de 2,5 millions de personnes se pressent actuellement dans le Circo Massimo», le stade antique au cœur de Rome où ont convergé les manifestants, a affirmé en fin d'après-midi le responsable de l'organisation du Parti démocrate (PD), Achille Passoni. «D'après ce que je vois et d'après les informations qu'on me rapporte, il s'agit de la plus grande manifestation organisée par un parti depuis plusieurs années», s'est félicité devant la presse Walter Veltroni, secrétaire général du PD, la principale formation de l'opposition. «C'est la preuve que la démocratie est vivante. Même dans nos calculs les plus optimistes, nous n'avions pas imaginé une telle participation. C'est ce que nous espérions et c'est ce qui est arrivé», a-t-il souligné. «Tous ensemble pour changer» ou encore «Une autre Italie est possible»: les manifestants ont longuement fait résonner leurs slogans dans un Circo Massimo noyé sous une marée de drapeaux et ballons vert et rouge, aux couleurs du PD. Après un concert et une succession d'interventions à la tribune, Walter Veltroni devait prendre la parole en fin d'après-midi. Le PD, au plus bas dans les sondages face à un Silvio Berlusconi omnipotent depuis sa victoire aux législatives d'avril, entendait démontrer sa capacité de mobilisation contre la politique du gouvernement. Il a notamment surfé sur la vague de protestations des lycéens et étudiants, qui agite actuellement le pays, contre une loi imposant de sévères restrictions budgétaires dans le secteur de l'éducation. Selon les estimations des syndicats, plus de 100.000 postes vont y être supprimés d'ici 2012.

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février 2009

Fin octobre : Islande

Des drapeaux de banque en feu et "pendaison" d’un capitaliste

Au cours d’une protestation devant le bureau du Premier ministre à la fin octobre, les drapeaux de deux banques islandaises ont été brûlés. Un groupe d’anarchistes, probablement le plus grand de l’histoire islandaise à ce jour, criait des slogans anarchistes, en soulignant le capitalisme comme le véritable problème. Jusque-là, le capitalisme semblait être un mot interdit parmi les manifestants. Les drapeaux en feu ont attiré l’intérêt des médias étrangers, par exemple CNN qui a montré l’évènement plusieurs fois dans la journée et la soirée. Un événement comme celui-ci n’avait pas eu lieu en Islande depuis longtemps. Une semaine plus tard, une grande manifestation a défilé à travers le centre de Reykjavík, exigeant la démission du gouvernement. Les anarchistes, qui sont toujours plus nombreux et plus fort chaque semaine, se sont joint à la marche avec des banderoles, des drapeaux noirs, des tracts sur l’action directe et des slogans anarchistes. Alors que d’autres manifestants scandaient "dehors le gouvernement", les anarchistes criaient "plus jamais de gouvernement !" Lorsque la manifestation est arrivée dans le parc et que les discours hebdomadaires ont commencé, un groupe de personnes a escaladé un grand portique et pendu le mannequin d’un capitaliste. Là encore, les médias étrangers ont filmé la performance et l’ont diffusée dans le monde entier. A quelques mètres du parc où ont eu lieu les protestations, un groupe de Food Not Bomb distribue de la nourriture tous les samedis depuis 8 ou 9 mois. Food Not Bomb a eu, c’est sûr, une influence sur la marche des Islandais, qui sont de plus en plus curieux et intéressés par des solutions alternatives aux problèmes du capitalisme.

29 octobre Italie

 

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30 octobre Italie: Grève générale

 


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février 2009

5 novembre: France manifeste du 5 novembre

Alors pour défendre l'école maternelle française publique, laïque et gratuite pour tous, signez la pétition mise en ligne par l'Association Générale des Enseignants des Ecoles Maternelles (AGEEM) que vous trouverez à l'adresse suivante : http://marnesia.free.fr/phpPetitions/index.php?petition=2

Nouvelle offensive libérale sur l'école :
Toute la presse a noté qu’Emmanuelle Mignon, ne pensait pas que les sectes étaient un danger en France. Mais ce qui est un danger en France c’est Madame Mignon : "J’ai toujours été conservatrice, j’aime l’ordre. Je crois à l’initiative individuelle, à l’effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l’éducation nationale", confie cette juriste venue du Conseil d’Etat. (in Le Monde 2 septembre 2004, « comment les idées viennent à Sarkozy » Jean Birnbaum). En novembre 2004, elle devient directrice des études de l'UMP : elle est chargée des discours et de l'élaboration du projet de l'UMP en vue des élections présidentielle et législatives de 2007 puis après l'élection de Sarkozy elle est nommée directrice du cabinet de sarkozy.

Quand à Xavier Darcos, le ministre il est le fondateur d'une association nommée "créateurs d'école" dont l'objet est de favoriser la création d'écoles privées en France.

Dans ce contexte les profs redescendent dans la rue, puisque les réformes commencées ont pour objet de briser les dernières résistances à la privatisation totale. Actuellement c'est la suppression des RASED qui déclenche les hostilités.

voir le livre "main basse sur l'école publique" de Muriel Fitoussi et Eddy Khaldi éditeur : Demopolis (2008)

Ainsi, la bataille pour le monopole de la formation des esprits commencée sous Jean Jaurès bat actuellement son plein. ce pourrait bien être la bataille finale.

ecoutez l'émission de là bas si j'y suis: http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1553 Notamment les 3 derniers extraits audio si vous êtes pressés.

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février 2009

Samedi 8 novembre : Islande

Le gouvernement est un sale porc bon marché !

Au cours d’une protestation, le samedi 8 novembre, un anarchiste est monté sur le toit du parlement, où il a accroché le drapeau de Bónus, le supermarché le moins cher de l’Islande. Le message était clair car le drapeau est jaune avec un cochon rose dessus : "Le gouvernement est sale porc bon marché !" et contrairement à l’habitude des manifestants islandais, les gens ont célébré cet acte et ont chanté sur l’air du "gouvernement est un sale porc bon marché !" Alors une centaine de manifestants ont entouré le parlement pour aider l’anarchiste à échapper à la police, qui en avait déjà arrêté un autre. Après un peu de lutte avec la police, les gens ont réussi à aider l’homme-au-drapeau (nom sous lequel il devenu connu par la suite) à descendre du toit et à éviter son arrestation plus d’une fois. On pouvait sentir un changement dans l’air.

11 novembre : France

Opération Taïga: http://www.soutien11novembre.org/

ce que contient le dossier: Le dossier a beau être dense, il ne contient ni preuves matérielles ni aveux, et un seul témoignage à charge, sous X, recueilli le 14 novembre. Les neuf reconnaissent leur engagement militant et leur présence lors de manifestations qui ont pu donner lieu à des affrontements, tel le contre sommet de l'immigration à Vichy en novembre2008. Mais ils récusent l'étiquette de "structure clandestine anarcho-autonome entretenant des relations conspiratives avec des militants de la même idéologie implantés à l'étranger" que leur attribue la sous-direction à la lutte antiterroriste (SDAT), sur la "base des informations communiquées par la direction centrale du renseignement intérieur", non jointes. Les sabotages ont été revendiqués le 9 novembre 2008 à Berlin. – "Si ce sont des Allemands qui revendiquent, ça semble être une explication", relève Yildune Lévy.
Les expertises des gendarmes sur les crochets métalliques fixés aux caténaires n'ont rien donné, pas plus que l'étude des lieux. Un responsable de la maintenance SNCF précise que le dispositif malveillant "ne peut en aucun cas provoquer un accident entraînant des dommages corporels".
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/25/ce-que-contient-le-dossier-d-instruction-de-l-affaire-tarnac_1172333_3224.html

"J’ai lu tous les textes de Julien, je n’y ai jamais trouvé le moindre appel à homicide ou violence contre un individu, je suis révolté par tout ça", proteste le journaliste et chercheur Olivier Pascault, ancien condisciple de l’EHESS. Pour Giorgio Agamben, "on ne va pas les traiter comme les Brigades rouges, ça n’a rien à voir ! On cherche le terrorisme et on finit par le construire, tout ça pour répandre la peur chez les jeunes gens". Les avocats Irène Terrel, Steeve Montagne, Cédric Alepée, Dominique Vallès, dénoncent une incrimination terroriste "démesurée", la "faiblesse" des dossiers et rappellent l’absence de casier judiciaire de leurs jeunes clients.

Braves gens, des terroristes anarcho-autonomes d’ultra-gauche se cachent (peut être) dans votre village. Peut-être même tiennent-ils la petite épicerie. Comme à Tarnac, en Corrèze, où les villageois ont vu débarquer le matin du 11 novembre plus de 150 policiers accompagnés par les médias pour un gigantesque coup de filet ultra-médiatisé. Mais les habitants, eux, ne se sont pas laissé rouler dans la farine et ont refusé de cautionner les allégations de la Ministre de l’Intérieur qui a trouvé, dans la jeunesse alter-mondialiste, le nouvel ennemi intérieur.

Une petite épicerie tapie dans l'ombre: http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1567
Une petite épicerie tapie dans l'ombre (2/2): http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1570

la ligue des droits de l'homme publie un communiqué : http://www.ldh-france.org/Arrestation-musclee-d-un?var_recherche=marciac

ainsi que le syndicat de la magistrature: http://www.soutien11novembre.org/spip.php?article210

voir l'enquete vidéo de mediapart: http://www.soutien11novembre.org/spip.php?article80

et cet article: :La Catenaire qui cachait la Forêt


Sabotage SNCF : Terrorisme d'Etat ?
envoyé par Mecanopolis

quelques minutes pour visionner ces vidéos afin de comprendre en quoi les 9 de Tarnac sont des victimes et n'ont absolument rien de terroristes. http://www.soutien11novembre.org/spip.php?article80

en fait ceux de tarnac ont commis un crime: ils ont combattu le capitalisme, à Rostock, à Vichy et même aux USA, le reportage de France 2 est édifiant

 

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février 2009

12 novembre Grève des lycéens allemands pour plus de moyens à l’école

BERLIN - Quelque 80.000 lycéens ont manifesté

mercredi à Berlin et dans plusieurs grandes villes allemandes pour protester contre les classes surchargées et une école à deux vitesses qui perpétue selon eux les inégalités sociales. A Berlin, de 8.000 à 10.000 jeunes ont manifesté aux abords de la mairie, où la chancelière Angela Merkel participait à une réunion des ministres-présidents des Etats de l’ancienne Allemagne de l’est.

Les manifestants agitaient des banderoles "Education pour tous" et "L’éducation, pas les banques", pour signifier leur opposition au soutien accordé par le gouvernement aux entreprises financières en difficulté, plutôt qu’aux écoles. Dans le nord du pays, les manifestants étaient également 8.500 à Brunswick, Brême et Hanovre (nord), 6.000 à Hambourg, 5.000 à Kiel. Dans le sud, 5.000 lycéens ont défilé à Stuttgart et autant à Munich. Les manifestants réclamaient notamment davantage de moyens financiers pour le système éducatif, des classes à 20 élèves maximum et la fin de la "pression par les notes". Ils dénonçaient également le caractère selon eux inégalitaire de l’école secondaire en Allemagne, marquée par la coexistence de cycles courts et longs, où les élèves doivent choisir très tôt (dès 10 ans) entre des filières professionnelles ou générales. La grève, l’une des plus importantes de ces dernières années dans un pays où la contestation estudiantine est rare, a reçu le soutien de deux partis d’opposition - le parti libéral FDP (droite) et la gauche radicale Die Linke. Elle a touché une grande partie des écoles dans plus de 40 grandes villes, selon le collectif des lycéens en colère. "C’est tout à fait injuste. Il y a trop peu de professeurs et trop d’élèves dans les classes", a affirmé Kristina Kalinovski, 13 ans, venue manifester avec des amies d’un lycée de Berlin. "Et nous avons de 7 à 8 heures d’école par jour, ce qui est beaucoup trop stressant", a-t-elle ajouté. Mme Merkel a récemment annoncé, à l’issue d’un "sommet national pour l’éducation", que l’Allemagne consacrerait à ce secteur 7% de son produit intérieur brut d’ici 2015, comparé à 6,2% en 2006, un chiffre inférieur à la moyenne des pays industrialisés. L’Etat fédéral et les Etats régionaux - responsables pour les questions d’éducation- n’ont toutefois trouvé aucun accord sur la répartition de l’effort financier à venir, si bien que l’opposition avait tiré à boulets rouges sur ce "sommet" très médiatisé, ironisant sur une "opération de communication pour la chancelière", organisée "sur le dos des enfants". Selon les statistiques officielles, quelque 754.000 enfants étaient scolarisés en Allemagne cette année, en recul de 2,3% par rapport à l’an dernier.

14 novembre: jour de grève dans l'éducation en Italie

Grève générale des universités

Vendredi 14.11, jour de grève dans l'éducation en Italie. http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74287

Grève générale des universités et manifestation nationale à Rome ce jour, appelée par la CGIL sous la pression des étudiants: il y avait de 100 000 manifestants (selon la police) à 500 000 (selon les organisateurs), ce qui est considérable à l'échelle des seules universités. Le principal slogan, une fois de plus: "Nous ne paierons pas pour votre crise".
Voir la vidéo ici: http://tv.repubblica.it/copertina/l-onda-a-montecitorio/26354?video

 

vendredi 14 novembre : Islande

Arrestation illégale

la police a arrêté l’homme-au-drapeau. Il était en visite d’étude au Parlement, organisée par son université, lorsque certains personnels du Parlement l’ont reconnu et appelé les porcs. L’homme avait été arrêté deux ans plus tôt, pour une action écologiste, la campagne d’action directe Sauvons l’Islande, pour protester contre la construction d’un grand barrage, Kárahnjúkavirkjun, dans l’est des higlands. Pour cette action, il avait obtenu une condamnation et une amende, mais a refusé de payer l’amende et a insisté pour faire 18 jours de prison. Mais quatre jours après le début de son incarcération, il à été « jetés dehors » en raison du manque de place dans la prison. Maintenant, la police déclare que l’homme devrait effectué les 14 jours restant de sa peine. Le fait est qu’il n’est pas autorisé de scinder une peine de cette manière, et l’homme est censé recevoir une notification au sujet de la fin de sa peine avec un préavis de moins de 3 semaines. Cela n’a pas été fait dans son cas. La population déclara que la police avait fait cela spécialement dans le but d’écarter un militant susceptible de prendre part activement à la prochaine manistation hebdomadaire. Ainsi, le lendemain, au cours de la protestation qui a réuni 10.000 personnes, une autre manifestation a été annoncé, cette fois en face du commissariat de police, un peu plus tard ce jour-là. Émeutes au commissariat de police 500 personnes sont venues au commissariat et ont exigé que l’homme soit libéré. Au bout d’un moment puisque’aucun signe de libération n’émanait de la police, la tension est montée et des gens ont commencé à briser les fenêtres du commissariat. A la fin la porte du commissariat a été enfoncée. Un groupe de personnes est entré et a été accueilli avec des gaz lacrymogènes, sans même en avoir été averti. La tension est encore montée d’un cran lorsque de la peinture rouge et des oeufs ont été projetés sur le bâtiment et la brigade anti-émeute qui le protégeait. Beaucoup de personnes ont été gazées, y compris la mère de l’homme-au-drapeau et des gamins de moins de 16 ans. Finalement, l’homme-au-drapeau a pu sortir de la prison grâce à une personne anonyme. Libéré, il a été acclamé comme un héros. Il a remercié la population pour son soutien, mais a encouragé les gens à utiliser leur énergie pour autre chose : une révolution !

20 novembre France, grosse grève dans l'éducation

surtout dans le premier degré contre:

- Le désengagement de l’Etat sur la maternelle avant l’âge de 5 ans
- La privatisation de l’Ecole avec la question des problèmes de remplacement des collègues absents (création de l’Agence Nationale de Remplacement)
- La suppression des 2 heures du samedi matin pour TOUS les élèves remplacées par les heures d’aide individualisée en dehors du temps scolaire
- La suppression des RASED qui en découlent
- La municipalisation de l’Ecole avec la mise en place des EPEP et les risques majeurs liés à cette réforme
- Les suppressions de postes pour la rentrée 2009 (6000 suppressions de postes pour une augmentation de 20 000 élèves)
- La disparition des IUFM et le problème de la formation continue des enseignants
- La généralisation des réformes dans l’Education Nationale (liens avec le secondaire) et plus globalement la remise en cause des services publics.

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février 2009

27-28 novembre: france premiers blocages de lycées

Des pressions inadmissibles des Renseignements Généraux sur un élève du lycée Picasso ! Nous apprenons qu’un élève du lycée Pablo Picasso (Avion), responsable local de la Confédération de la Jeunesse du Nord et ayant participé, l’année dernière, au mouvement de défense du lycée et des postes d’enseignants, a été convoqué le mercredi 26 novembre au commissariat de police de Lens. Il y a été reçu par un agent des Renseignements Généraux. Le but de cet « entretien » était officiellement de se renseigner sur la mise en place d’un syndicat de lycéens au lycée Picasso (la Confédération de la Jeunesse du Nord). Nous nous étonnons de cette démarche. D’abord parce qu’elle ne nous paraît pas « commune », la plupart des associations « loi 1901 » n’ayant pas à subir ce genre d’entretien. Ensuite, parce qu’à notre connaissance, ce syndicat a été mis en place à la fin du mois d’août. Les Renseignements Généraux s’y intéresseraient seulement deux mois plus tard. Cet entretien n’aurait-il pas été plutôt motivé par le fait que l’Etat perçoit la montée de la contestation de sa politique éducative (réforme du lycée, suppressions de postes) dans de nombreux établissements scolaires ? Cherchait-on par là à « dissuader » un représentant des lycéens d’organiser des actions collectives contre cette politique ? Ce serait là une marque de fébrilité assez flagrante… et une démarche que nous ne pourrions tolérer ! Ce sentiment est conforté par ce que nous savons de ce qui a été dit à notre élève au cours de cet entretien. En effet, au prétexte de « mettre en garde » ce lycéen, le fonctionnaire de police n’aurait pas hésité à tenir des propos qui peuvent être interprétés comme des menaces à peine voilées, notamment quant à l’avenir professionnel de notre élève. On lui a en effet expliqué que son engagement pouvait lui « fermer des portes » pour ses études ou s’il voulait passer un concours de la fonction publique, qu’il fallait donc qu’il fasse attention… Ce type de discours, faussement paternel et vraiment pernicieux, représente une pression psychologique parfaitement indigne, qui plus est lorsqu’elle est exercée sur un jeune lycéen. Nous dénonçons fermement ces pratiques scandaleuses. Nous tenons ici à exprimer publiquement notre solidarité à cet élève. Solidarité d’autant plus forte que cet élève, avec beaucoup d’autres, n’avait pas hésité à se mobiliser pour défendre les postes des enseignants, et le lycée Picasso, l’année dernière. Nous rappelons d’ailleurs que ce mouvement impliquait de nombreux professeurs et parents, qui se sentent tout autant agressés que cet élève par ces agissements. Faut-il s’attendre à ce que ces professeurs et parents soient eux aussi convoqués et « prévenus » de la sorte par les Renseignements Généraux ? Nous sommes choqués par la nature des propos qui ont été tenus à notre élève, et en particulier par les menaces voilées faites sur les possibilités futures de réussir des concours de la Fonction Publique. Nous osons espérer qu’il ne s’agit là que d’un « dérapage verbal », car dans le cas contraire, ces propos porteraient en eux une grave atteinte aux principes mêmes de l’accès à la Fonction Publique. Plus largement, cette démarche plus que regrettable nous interroge fortement sur la légitimité d’un pouvoir qui en est réduit à exercer des pressions sur des lycéens pour chercher à imposer sa politique. Nous souhaiterions enfin savoir qui a demandé aux Renseignements Généraux d’effectuer cet « entretien ». Pour faire part de notre mécontentement, et obtenir des réponses à nos questions, nous demanderons très vite une audience à M. le sous-préfet de Lens. D’ici là, nous réaffirmons notre solidarité pleine et entière à notre élève, et nous disons publiquement que nous ne tolèrerons aucune autre pression exercée sur lui ou sur un quelconque autre élève. Nous ne nous interdisons d’ailleurs aucune autre forme d’action pour faire connaître notre profonde colère. Les enseignants du lycée Pablo Picasso (Snes, Cgt, Snalc) Les parents d’élèves du Lycée Picasso (FCPE)

Réforme du lycée: manifestation de lycéens dans les rues de Marseille Environ 300 lycéens et une vingtaine d'enseignants, selon la police, ont manifesté jeudi dans les rues de Marseille contre la réforme du lycée et la suppression de postes dans l'Education nationale. A 14H00, aux cris de "la jeunesse est dans la rue, Darcos t'es foutu" et réunis derrière une banderole où l'on pouvait lire "Sarko+Darcos = mort de l'Education", les manifestants ont défilé du Vieux Port à la mairie de secteur 1e-7e en remontant la Canebière. Ils ont ensuite fait un sit-in devant la mairie de secteur où le maire PS du premier secteur Patrick Menucci leur a proposé de "faire une motion de protestation contre les mesures de la réforme Darcos lors du conseil municipal qui se réunit le 15 décembre".

Avranches : blocus au lycée Littré Les lycéens de Littré bloquent depuis la première heure ce matin les entrées de l'établissement avranchinais. Ils ont décidé de ce mouvement jeudi après-midi lors d'un vote. Ils entendent ainsi protester contre le projet de réforme du ministre de l'Education nationale Xavier Darcos. Un nouveau vote interviendra lundi pour la poursuite éventuelle du mouvement. (web Ouest-France vendredi 28.11.08

Décembre: Le Plan de relance français pour combattre la récession: 30 milliards de cadeaux au secteur privé,

pour comparer la suppression des postes de profs permet juste d'économiser chaque année 600 millions d'euros...une paille..L'argent de nos impots ne devraient ils pas plutot aller à la santé? à l'éducation? plutot que dans les entreprises de batiment (bouygues?) ou automobiles......

- Remboursement anticipé des dettes de l’État (11,5 milliards d’euros) crédit impôt recherche, remboursement de TVA, d’excédents de l’impôt sur les sociétés.

- Investissements publics directs (10,5 à 11 milliards d’euros) Remise en état ou modernisation des lignes ferroviaires pour les TGV Aquitaine, Bretagne et Alsace. Travaux d’équipement (construction ou rénovation des maisons de retraite, hôpitaux, crèches, programmes immobiliers) en partenariat avec les collectivités locales. Les entreprises publiques augmenteront pour leur part leurs investissements de 4 milliards d’euros en 2009. ( ce sont bien des entreprises privées qui vont contruire et rénover le patrimoine de l'état)

- Aide à l’automobile et au logement Prime à la casse de 1 000 euros pour tous les véhicules de plus de dix ans. Enveloppe de 500 millions d’euros pour garantir les prêts des deux constructeurs français. Doublement du prêt à taux zéro pour l’accession à un logement neuf. Construction de 70 000 logements en 2009 et 2010, dont 30 000 logements sociaux.

- Mesures pour l’emploi et les plus démunis Pour les entreprises de moins de 10 salariés, les charges sociales patronales pour tout salarié embauché en 2009 seront compensées l’an prochain à 100 % au niveau du SMIC (180 euros par mois) et de façon dégressive jusqu’à 1,6 SMIC. Prime de solidarité active de 200 euros pour les plus démunis.

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février 2009

1 Décembre : Islande

Invasion de la Banque Centrale

Une semaine après les émeutes au commissariat, la manifestation hebdomadaire a été un peu plus calme. Les gens espéraient que quelque chose de grand se passerait le lundi suivant 1er décembre, jour d’indépendance de l’Islande. D’habitude le 1er décembre est un jour non payé, mais deux ans auparavant le mouvement ouvrier réclama son du.


islande le 1° décembre

Ce 1er décembre les gens étaient encouragés à ne pas payer leurs factures, à ne pas se rendre au travail et à venir assister à un grand meeting sur une grande colline poche des locaux du gouvernement et de la Banque Centrale. Peu de discours ont été prononcés, la plupart avec des conneries nationalistes auxquel les radicaux ont répondu avec un slogan : "Non au nationalisme - La solidarité internationale !" Après que le meeting soit officiellement terminé, le bruit courrait qu’une action plus radicale allait avoir lieu. Soudain, un grand groupe de personnes s’est dirigé vers la Banque Centrale et s’est introduit par l’entrée principale. L’entrée était bondée de gens criant et exigeant que Davíð Oddsson, le président de la Banque Centrale, et ancien premier ministre, démissionne. Peu de policiers gardait la deuxième entrée, mais les gens criaient en leur demandant quel était leur camp, en leur disant de se joindre à eux, et de les laisser entrer. Tout à coup, la police a cédé, les gens ont applaudi et sont entrés.

 

Encore des gaz lacrymogènes ? La deuxième entrée était aussi bondée que la première, mais derrière les grandes portes en verre la brigade anti-émeute formait une chaîne d’environ 30 porcs, armés de boucliers, de matraques et de gaz lacrymogènes. Encore une fois, au lieu de dialoguer, les porcs ont commencé à agiter leurs aérosols, menaçant de les utiliser si les gens ne quittaient pas les lieux. Les gens se mirent à frapper les portes, hurlant des slogans contre la Banque Centrale et la police. Après une série de menaces à la bombe lacrymogène, les gens ont décidé de s’asseoir paisiblement et ne pas se lever jusqu’à ce que Davíð Oddsson démissionne. L’action a duré plusieurs heures avec des pics de tension lorsque les gens se mettaient debout, levant les mains pour montrer qu’ils n’étaient pas armés et défiaient la police de partir, d’ouvrir les portes et de les laisser aller chercher Oddsson. Quand il devint clair qu’Oddsson avait déjà quitté le bâtiment, les manifestants firent une proposition à la police : la brigade anti-émeute quitte les lieux,et ensuite seulement ils partiraient. Environ 30 secondes plus tard, les porcs tournèrent les talons et les gens ont applaudi leur propre victoire.

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octobre novembre décembre 2008
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février 2009

2 décembre 2008: France les IUT s'invitent dans la lutte en dénonçant les effets de la LRU

fouille de collégiens, arrestation de résistants voulant saboter des caténaires de TGV et tentative de les faire passer pour des terroristes, arrestation et fouille au corps d'un journaliste de libé pour uen simple affaire de diffamation: une femme se dresse et lance un cri de rage!

Tous en garde à vue!
Alors que le nombre des gardes à vue a augmenté de 67 % (+225 000 entre 2001 et 2007), dans le même temps le nombre des personnes condamnées n’a pas augmenté, ce qui signifie que les mises en garde à vue massives n’ont en rien amélioré le nombre des condamnations et qu’en conséquence un nombre important de Français ont été mis en garde à vue sans avoir commis la moindre infraction.
http://lajustice.blogs.liberation.fr/barella/2008/11/tous-en-garde-v.html

la LDH dans son communiqué de dénonciation : http://www.ldh-france.org/Arrestation-musclee-d-un fait aussi référence à ceci: les soit disant terroristes de Tarnac: La Catenaire qui cachait la Forêt

le 19/11/08 déjà dans le collège de Marciac, Zoé 13 ans témoigne: "Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais... » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas !!!!!!" ce témoignage a finalement été publié de partout après 15 jours de blackout total dans la presse: http://nogarojournal.imadiez.com/2008/11/25/marciac/#more-242

 

Prison possible à 12 ans: "dans quel pays vivons nous?", s'indigne la FCPE Les parents d'élèves de la FCPE se sont demandés "dans quel pays nous vivons" mercredi, jour de la remise d'un rapport sur la réforme de la justice des mineurs qui "envisage la possibilité d'emprisonner des mineurs à partir de 12 ans", dans un communiqué. "C'est à peine croyable! Le rapport (de l'universitaire André) Varinard, rendu public (ce mercredi), envisage la possibilité d'emprisonner des mineurs à partir de 12 ans et de les faire juger dès 16 ans sous le même régime que les adultes: mêmes juridictions, mêmes peines?", se demande la FCPE. "Si le sujet n'était pas si grave, on pourrait en rire", ajoute-t-elle, dans un communiqué intitulé "mais dans quel pays vivons-nous ?". "La FCPE ne l'acceptera pas!", affirme la première fédération des parents d'élèves de l'enseignement public, estimant qu"'on ne prédit pas la délinquance, on la prévient".

Lyon: Manifestation lycéenne Contre l’éducation capitaliste ! Contre les machines sécuritaires dans nos bahuts ! Pour une autre école ! Des lycéen.ne.s appellent à une "manifestation libre" ce jeudi 4 décembre départ à 18h30 place des Terreaux. Nous avons besoin que tou.te.s soient solidaires de notre lutte ! ILS NOUS PARAISSENT GRANDS CAR NOUS SOMMES A GENOUX, LEVONS-NOUS ! Depuis l’investiture de Sarkozy, les attaques contre l’éducation et le secteur public en général se multiplient. Le gouvernement refuse d’écouter nos revendications et nous bombarde de réformes :

? 11 000 postes de professeur.e.s supprimés, 11 200 cette année, 13 500 autres prévus pour la rentrée 2009 ? Suppression des filières S, ES, L, STG et STI en vue d’un bac unique ? Suppression des matières artistiques (théâtre, musique, art plastique...) ? Suppression de la carte scolaire : création de lycées-élites et lycées-poubelles ? Réforme des BEP/bacs pro ? Privatisation des universités En outre, les lois totalitaires naissent les unes après les autres pour réduire peu à peu notre liberté, au profit d’une soi-disant sécurité : ? Fichier EDVIRSP (fichage des mineurs à partir de treize ans) ? Biométrie ? Veille de l’opinion (surveillance d’Internet)

Jeudi dernier, profs et élèves ont manifesté contre la casse de l’Education à Lyon ; les écoles de Vaux-en-Velin, Saint-Priest et Vénissieux ont été partiellement fermées grâce à l’ampleur de la mobilisation. Les lycées de Récamier et de Lumière ont été bloqués par les élèves, comme des dizaines d’établissements dans le pays. Partout des manifestations ont eu lieu (800 lycéens à Rouen, 300 à Marseille, 100 au Havre...). En Allemagne, en Italie et en Grèce, des attaques similaires ont conduit profs, étudiant.e.s et lycéen.ne.s à se révolter. Nous n’accepterons pas que l’Europe privatise l’Education ! Pour contrer le gouvernement et la pluie de réformes qui s’abat sur nous. Rendez-vous jeudi 4 décembre à 18h30 place des Terreaux pour une manifestation pacifique non-déclarée ! Nous ne gagnerons pas en suivant bêtement des chemins tout tracés encadrés par les flics.... Des lycéen.ne.s Ce n’est pas par naïveté mais plus par esprit de révolte que nous ne déclarons pas la manifestation et le crions haut et fort pour qu’un maximum de personnes nous rejoignent dans notre lutte. Certes, les flics seront au courant et nous attendrons mais nous espérons être assez nombreux pour pouvoir passer et manifester dans les rues de Lyon librement C’est se soumettre que de demander l’autorisation à la préfecture pour manifester. La répression ne nous fait pas peur. Elle ne nous arrêtera jamais.

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février 2009

4 décembre 2008: France

La veillée des écoles

"veillées des écoles" dans plus de 170 établissements en Paca Près de 150 réunions entre parents et enseignants ont eu lieu dans des écoles primaires des Bouches-du-Rhône et une vingtaine dans les Alpes-Maritimes dans le cadre d'une action nationale pour dénoncer "la casse de l'école publique", selon des sources concordantes. "On a dénombré un peu plus de 150 réunions-veillées dans le département dont 86 à Marseille et, dans la quasi-totalité des cas, chacune regroupait école maternelle et élémentaire et parfois elles réunissaient plusieurs écoles d'un même secteur", a dit à l'AFP Christophe Doré, secrétaire général du SNUipp Bouches-du-Rhône, principal syndicat en primaire, et directeur d'une école élémentaire à Vitrolles. En soirée, les participants aux réunions sont invités à converger à Marseille pour une "marche aux flambeaux" sur la Canebière, a précisé M. Doré. Dans les Alpes-Maritimes, les groupes de parents et d'enseignants ont rallié en fin d'après-midi ces établissements situés majoritairement à Nice mais aussi à Beausoleil, Grasse ou la Trinité. En restant sur les lieux tout ou partie de la nuit, ils entendent "dire non aux réformes de Xavier Darcos", ministre de l'Education nationale, a déclaré à l'AFP André Gaucher, président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) du département.

Un millier d'étudiants des IUT de Toulouse vote la grève Un millier d'étudiants et d'enseignants des dix départements de l'IUT de l'université Paul-Sabatier a voté, jeudi à Toulouse, la grève jusqu'à lundi pour dénoncer les risques que la loi relative à l'autonomie des universités (LRU) fait peser selon eux sur leur filière, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon ce professeur, les IUT coûtent plus cher que les autres départements, en raison des moyens techniques indispensables, d'où les craintes des grévistes de voir le budget refusé par les présidents d'université dans le cadre de la LRU. A l'issue de l'assemblée générale, les étudiants ont procédé à un lâcher de ballons sur lesquels étaient inscrits "LRU - IUT à la rue" ou "Sauvez-nous". A Auch, une manifestation a réuni entre 250 et 300 personnes, étudiants et enseignants aux cris de "Pécresse nous délaisse, IUT en détresse". A Tarbes, étudiants et professeurs se sont mobilisés lors d'une assemblée général. Une délégation a été reçue à la mi-journée au conseil général des hautes-Pyrénées, une autre devrait l'être à la mairie de Tarbes.

5 décembre 2008: France

manifs sauvages suite à l'appel d'un blog

La FIDL souhaite informer qu'une répression des lycéens souhaitant se mobiliser contre la réforme Darcos est en train d'avoir lieu dans les lycées : menaces d'exclusions, renvois temporaire, ou encore envois des forces de l'ordre dans les lycées lors des assemblées générales. La FIDL prévient le Ministère de l'éducation nationale que ce n'est pas en intimidant la jeunesse qu'il réussira à faire accepter sa réforme. La FIDL, le syndicat lycéen, s'engage dès à présent à soutenir les lycéens menacés en cas de mobilisation.

100 à 150 lycées bloqués, plusieurs dizaines de manifs "sauvages", réunissant plusieurs millers de personnes (30.000), à l'appel d'un blog. Opération "écoles vides" suivie en France et à l'Etranger.
http://classesvides-5dec.over-blog.fr/

5 décembre: usine occupée à Chicago

banques: 25 000 000 000 de dollars
travailleurs: zéro!

En gros, la petite histoire commence mardi passé, quand les boss de Republic Windows & Doors (une compagnie dans le nord de Chicago) annoncent que l'usine devait fermer vendredi, pour des raisons de manque de cash (la Bank of America a racheté la banque avec laquelle la compagnie avait une entente pour 5M$ en aide et a décidé que ça faisait plus son affaire). Dans ces cas-là, y'a le Worker Adjustment and Retraining Notification (WARN) Act, loi datant de 89, qui protège une partie de la classe ouvrière américaine en prévoyant un délai de 60 jours avant qu'un patron puisse mettre la clef dans la porte (peut aussi choisir de payer 60 jours de salaire). Et la loi de l'État de l'Illinois prévoit un 15 jours supplémentaire.

Sauf que les 240 travailleurs et travailleuses de la place n'ont rien eu et ont donc organisé un sit-in, vendredi, qui a viré en occupation. Une rencontre devait avoir lieu avec la banque et RW&D, mais la compagnie ne s'est pas pointée. Les camarades ont affirmé leur volonté de rester jusqu'à ce qu'ils et elles obtiennent, au moins, l'indemnisation prévue par la loi, ou jusqu'à ce que la police les tasse par la force. Comme si c'était pas assez, y'a un politichien démocrate qui s'en mêle, et, de ce que j'ai cru comprendre, une partie des ouvriers et ouvrières l'encourageait d'un glorieux : "Si se puede" (Yes we can, le slogan de campagne d'Obama).

photos de l'occupation: http://chicago.indymedia.org/newswire/display/84884/index.php

Nos camarades du Worker's Solidarity Alliance nous informent que ce type d'action directe est extrêmement rare aux États-Unis. Il faut dire que le syndicat qui organise l'occupation n'est pas particulièrement «représentatif» du syndicalisme d'affaire américain. En effet, l'UE est un syndicat industriel qui a été fondé dans les années 1930 et expulsé de l'AFL-CIO dans les années 1950 parce qu'il avait refusé de prendre le virage anti-communiste. Aujourd'hui l'UE est reconnu pour sa combativité et sa grande démocratie interne. Par ailleurs, les camarades du 4 Star Anarchist Organization, un groupe basé à Chicago, nous informent que le meilleur endroit pour prendre des nouvelles de la lutte est ce blogue: http://pilsenprole.blogspot.com tenu par un journaliste syndicaliste révolutionnaire membre des IWW.

http://www.ueunion.org/ue_republic.html

http://www.ueunion.org/uenewsupdates.html?news=431

Quelques articles : http://atlanta.indymedia.org/node/45245

http://www.iww.org/en/node/4487

 

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février 2009

6 décembre: Grèce un anarchiste de 15 ans abattu par la police pendant une manifestation

 

Andreas Grigoropoulos, l'adolescent dont la mort samedi a déclenché les émeutes en Grèce, a été tué par le ricochet d'une balle tirée par un policier, selon les premiers résultats de l'autopsie, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires. Selon les premières conclusions des médecins légistes et des experts légistes mandatés par la famille, la balle "est un peu déformée, ce qui démontre qu'elle a touché une surface dure" avant d'atteindre à la poitrine Andreas Grigoropoulos, tué sur le coup. Le policier qui a tué l'adolescent a été arrêté et inculpé d'"homicide volontaire", tandis que le collègue qui l'accompagnait a été appréhendé pour "complicité".

Voici la traduction du communiqué de l'Ecole Polytechnique d'Athènes

L'ETAT ASSASSINE

Le samedi 6 Décembre 2008, a été assasiné le camarade de 15 ans Alexandros Grigoropoulos par la balle d'un policier à Exarhia. Contrairement aux déclarations des complices de l'assassinat, politiciens et journalistes, il ne s'agit pas d'un "incident isolé" mais de l'explosion de la répression étatique qui de manière systématique et organisée cible ceux qui résistent, ceux qui s'insurgent, les anarchistes-antiautoritaires.

C'est le point culminant du terrorisme étatique qui s'exprime à travers le renforcement des mécanismes de répression, leur armement grandissant et l'augmentation du nmbre de violence qu'ils exercent, le principe de "tolérance zéro", la propagande de criminalisation et de calomnie de ceux qui luttent. C'est ce principe qui prépare l'espace pour l'intensification de la répression, qui demande le compromis, qui arme les mains des assassins en uniforme. La violence acharnée face à ceux qui luttent sert comme exemple et a comme objectif de terroriser tout le monde, pour imposer la soumission.

C'est une partie de l'attaque globale de la part de l'état et du patronat contre toute la société, pour imposer des nouvelles normes d'exploitation et de répression, pour affermir le controle et la répression. Des écoles et des universités, jusqu'à l'asservissement par le salariat et avec des centaines des morts par "accident du travail" et les pénibles conditions de vie pour une partie de la population ; des frontières avec des mines, des pogroms et des assassinats des immigrés, des "suicides" des gens dans les prisons et les commissariats jusqu'aux "détonations accidentelles" pendant l'oppression des résistances locales, la démocratie montre son visage.

Dès que la nouvelle de l'assassinat a été connue, des manifestations sauvages ont commencé dans le centre d'Athènes, sont occupés l'école Polytechnique, la fac d'Eco+Commerce et la fac de Droit et il y a des attaques contre des cibles de l'Etat et du Capitalisme dans beaucoup d'endroits. Manifestations, rassemblements et attaques se font à Théssalonique, à Patras, à Volos, à Chania, 0 Iraklio, à Giannenna, à Komotini et à beaucoup d'autres villes.

 

Sur l'avenue Patision les affrontements durent toute la nuit. A l'extérieur de l'Ecole Polytechnique, les CRS utilisent des balles en plastique. Le Dimanche 7/12 des milliers de personnes marchent vers le Commissariat Central d'Athènes en attaquant les forces de police et il y a des affrontements très intenses dans les rues du centre ville qui dûrent jusqu'à tard dans la nuit. Il y a de nombreux blessés et les arrestations par la police sont nombreuses. Nous continuons l'occupation de l'Ecole Polytechnique qui a démarré le samedi soir en créant un espace de rencontre pour toute personne qui lutte et en créant encore un stable foyer de résistance dans la ville.

Aux barricades, aux occupations des universités, aux manifestations et aux assemblés générales on garde vivante la mémoire d'Alexandros, mais aussi de Michalis Kaltezas et de tous les camarades assassinés par le Pouvoir, en renforçant la lutte pour une société sans maîtres ni esclaves, sans police, armée, prison et frontières. Les balles des assassins en uniforme, les passages à tabac et les arrestations des manifestants, la guerre avec des armes chimiques par l'armée policière, ne vont pas imposer la terreur et le silence mais deviennent des motifs de lutte pour la liberté et renforcent la résistance contre le terrorisme étatique, pour qu'on quitte la peur, pour qu'on se rencontre -de plus en plus- sur les chemins de l'insurrection. Pour que notre rage les noie! Le terrorisme ne nous arrête pas.

Libération immédiate de tous les arrêtés de samedi et de dimanche (6-7/12/08)

pendant la nuit du 6 au 7 décembre 2008

début de la généralisation des émeutes en Grèce

 

Des centaines de personnes ont manifesté pendant la nuit dans le centre d'Athènes et dans les grandes villes pour protester contre la mort de l'adolescent, tué par les balles d'un policier au cours de heurts entre des jeunes et les forces de l'ordre. Le centre d'Athènes était bouclé par la police dimanche matin. Des groupes de jeunes masqués jetaient des cocktails Molotov sur les forces de l'ordre qui ripostaient par des tirs de gaz lacrymogène. Voitures incendiées Des jeunes ont allumé des feux devant des banques tandis qu'une vingtaine de voitures étaient incendiées dans les villes d'Athènes, de Salonique (nord) et de Patras (sud). Selon un bilan provisoire de la police, des dégâts ont été constatés sur les façades de 17 banques à Athènes et de 5 à Salonique, ainsi que d'autres commerces. L'incident qui a provoqué la mort de l'adolescent a eu lieu samedi vers 21 heures à Exarchia, un quartier proche des universités, au centre de la capitale grecque. La victime appartenait à un groupe d'une trentaine de jeunes qui ont lancé des pierres et divers objets contre un véhicule transportant deux policiers. L'un d'eux est sorti du véhicule et a fait feu en direction de l'adolescent, touché par trois balles. Blessé mortellement à la poitrine, le jeune homme a été transféré dans un hôpital situé à proximité où sa mort a été certifiée par les médecins.


© KEYSTONE | Plusieurs voitures ont été incendiées, ici à Athènes

Punition «exemplaire» demandée Des centaines de manifestants, pour la plupart des habitants du quartier d'Exarchia sont descendus dans les rues pour protester contre «l'arbitraire» des policiers, scandant des slogans contre le gouvernement de droite de Costas Caramanlis et du Le ministre de l'Intérieur Prokopis Pavlopoulos ainsi que la police ont exprimé leur «douleur profonde» face à la mort de l'adolescent et ordonné une enquête pour en définir les circonstances, confiée à trois procureurs. Le chef du commissariat d'Exarchia et les deux policiers impliqués dans l'incident ont été suspendus, selon l'Agence de presse d'Athènes (semi-officielle). Dimanche, M. Pavlopoulos a demandé une «punition exemplaire».

Les façades des agences de la Banque Nationale de Grèce et de la banque Emporiki ont été visées.

8 décembre France

occupations d'écoles se multiplient: les parents d'élèves s'invitent dans la lutte

Occupation de toutes les écoles d'Ivry, ce jour par la FCPE.

Plusieurs écoles du Val-de-Marne, notamment à Fontenay-sous-Bois, ont été occupées symboliquement lundi par des parents d'élèves protestant contre "les réformes Darcos".

Une cinquentaine de lycées bloqués, plusieurs centaines de lycéens manifestent.

Le mouvement de rétention des notes à l'université semble prendre de l'ampleur ! Des AG sont organisées dans plusieurs facs contre le décret concernant le statut des enseignants-chercheurs et contre la mastérisation des concours d'enseignants du second degré. Beaucoup de ces AG votent notamment la rétention des notes aux examens et aux concours comme moyen de lutte et de pression. Vous pourrez trouver toutes les décisions de ces AG et leur évolution sur une page du site SLU : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article1008

8-9 Décembre : Islande

Action au parlement

Une semaine plus tard, lundi 8 décembre, trente personnes sont allées au parlement islandais, où le balcon est public, où l’on peut donc légalement s’asseoir, regarder et écouter ce qui s’y passe. Le groupe a déclaré que le parlement ne servait plus leur l’objectif, que le gouvernement devait démissionner immédiatement, et que les autres députés devaient utiliser leur temps pour quelque chose de plus constructif. Seules deux personnes ont réussi à atteindre le balcon pour crier aux députés et aux ministres de quitter le bâtiment. Très vite, elles ont été brutalement attrapées par un agent de police, tandis que le reste du groupe resta coincé dans un escalier à l’intérieur du bâtiment. La session parlementaire a été retardée et tous les députés quittèrent la chambre. Pendant ce temps, les manifestants ont été brutalement traités par les agents de sécurité et la police, qui arrêtèrent finalement 7 personnes, la plupart d’entre elles pour cambriolage. Mais, comme dit auparavant, le public est autorisé à pénétrer sur le balcon du Parlement.

photos d'arrestations: http://www.flickr.com/groups/nyirtimarprotests/pool

Le lendemain matin, 30 personnes se sont rassemblées devant le bureau du Premier ministre où était censé avoir lieu une réunion gouvernementale. Les gens ont formé une chaîne humaine faisant le blocus des deux entrées du bâtiment. Quand les ministres ont commencé à se montrer, la police été déjà là et ont commencé à tenter de briser la chaîne. Les gens ont résisté avec détermination et le groupe a lu une déclaration. Celle-ci dit que le but de l’action était de "d’éviter l’entrée des ministres dans le bâtiment et ainsi d’empêcher de nouveaux abus de pouvoir. L’Argent a pris le contrôle sur les droits de la population ; les autorités et leurs cliques ont manipulé les finances pour leurs propres intérêts. Cette manipulation n’a pas entraîné une société juste, un monde juste. Le temps de l’action est venu, car une société juste est non seulement possible, mais il est de notre devoir de lutter pour elle." Avec l’aide de la police, tous les ministres sont entrés, mais ils ont entendu la déclaration et étaient sous pression de la part des médias. Ils n’étaient pas prêts pour les questions et s’y prenaient mal pour y répondre. La réunion gouvernementale a été retardée en raison de ces actions. Deux personnes ont été arrêtés, l’une pour avoir dépassé une ligne de démarcation de la police et l’autre pour s’être assis devant de la voiture de police qui était sur le point de conduire le premier arrêté au commissariat. Plus de gens s’assirent sur la rue et il a fallu à la police un moment pour sortir de celle-ci. Ce n’est que lorsqu’un officier de police a donné l’ordre au conducteur de "foncer", que celui-ci s’exécuta et roula quasiment sur deux personnes. L’un des plus grands journaux d’Islande, DV, a signalé le comportement brutal de la police. Le journaliste et le photographe ont tous deux été attaqués par la police pour cet article, ainsi que la remarque sur un policier frappant un manifestant au visage, alors qu’il réside dans la rue. La plupart des autres médias n’ont pas osé rapporter ce comportement brutal. Un site Web de la gauche, Smugan, a déclaré au sujet d’un officier de police interrogé par les manifestants s’il aurait protégé Hitler. Sa réponse a été simple : « Oui, si tel avait été de mon devoir."

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février 2009

8 décembre Grèce

la colère se répand comme une trainée de poudre dans tout le pays

 

Des groupes de jeunes pillaient lundi soir des dizaines de commerces dans le centre de Salonique, grande ville du nord de la Grèce, sans que la police n'intervienne. Les pillages, notamment de magasins de vêtements et de bijoux, ont débuté à l'issue de deux manifestations organisées par l'opposition de gauche pour le même motif que dans la capitale, et qui avaient rassemblé plus de 5.000 personnes. Les forces de l'ordre n'étaient pas visibles sur les artères du centre-ville, qui semblait livré aux pilleurs, raconte un journaliste de l'AFP sur place.


ici à Thessaloníki © SAKIS MITROLIDIS / AFP

Plus tôt, un policier avait été blessé à la main dans une attaque contre un poste de police d'un quartier de Salonique lancée à coup de cocktails Molotov par une vingtaine de jeunes. À Athènes, alors que des manifestants se dirigeaient vers le Parlement, sur la place centrale de Syntagma, des groupes de jeunes se sont détachés du cortège pour briser des vitrines et mettre le feu à des devantures et des poubelles. La police a réagi par des tirs sporadiques de gaz lacrymogènes, selon les images des télévisions. Sur la place Syntagma, entourée d'hôtels de luxe, des installations prévues pour les fêtes de Noël, dont un sapin géant, ont été incendiées. Plusieurs centaines de personnes se sont aussi rassemblées aux abords du quartier contestataire d'Exarchia, où elles faisaient face à un important cordon de forces antiémeutes.


AFP/Sakis Mitrolidis Violences à Salonique au cours
de manifestations d'étudiants et lycéens contre la police, le 8 décembre 2008

Des incidents entre forces de l'ordre et lycéens se sont produits à Rhodes, principale ville de l'île du même nom, dans l'est de la Grèce où des manifestants s'en sont pris pris à un poste de police, lançant divers projectiles contre les policiers qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

Trois policiers ont par ailleurs été légèrement blessés lundi à Trikala (centre), au cours d'incidents en marge d'une manifestation d'un millier de lycéens.

Des groupes de jeunes ont également pillé lundi soir des dizaines de commerces dans le centre de Salonique, la grande ville du nord de la Grèce, sans que la police n'intervienne. Les pillages, notamment de magasins de vêtements et de bijoux, ont débuté à l'issue de deux manifestations organisées par l'opposition de gauche pour le même motif que dans la capitale, et qui avaient rassemblé plus de 5.000 personnes. La police d'Athènes a annoncé avoir procédé au cours de la journée de mardi à 55 interpellations. Quatre personnes ont été arrêtées pour violences et douze autres pour vols. le nouvel obs cite quant à lui 87 arrestations à Athènes ce jour là

 

charges de la police et cocktails molotov, arrestations musclées:
http://www.france24.com/fr/20081208-grece-nouveaux-incidents-salonique-emeutes-vitrines-voitures-etudiants-lyceens-mort+adolescent-police-grigoropoulos


une banque vandalisée 8 décembre 2008 AFP

9 décembre Grèce

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février 2009

9 décembre, ils voulaient proposer une déduction fiscale sur les pertes boursières des particuliers! toujours plus fort! jusqu'où est-il possible de tondre les moutons???

Les éditorialistes du matin ont une nouvelle cible: elle s'appelle Marini. Philippe Marini, sénateur UMP de l'Oise, auteur du désormais célèbre amendement proposant des réductions d'impôts aux boursicoteurs ayant fait le plongeon. Généralement, les hommes politiques auteurs d'une proposition iconoclaste sont ravis de se mettre en avant et de médiatiser au maximum leur idée. Mais le sénateur UMP Philippe Marini aurait mieux fait de s'abstenir. Le communiqué dans lequel il se vantait de son amendement, qui proposait une déduction fiscale sur les pertes boursières des particuliers, a déclenché une brève tempête médiatique. Et a poussé le gouvernement à enterrer l'idée.

9 décembre France

manifestations partout en France de la Maternelle à l'université, c'est la confirmation de l'entrée des lycéens dans la lutte.

Les proviseurs s'inquiètent de la dureté des mouvements lycéens Les mouvements lycéens actuels sont "durs" et "très violents", a déclaré mardi à l'AFP le secrétaire général du principal syndicat des chefs d'établissements (SNPDEN), Philippe Guittet, en faisant part de ses "craintes" pour le mois de janvier. "Les mouvements sont plus durs dans cette période difficile. Jusqu'alors, les chefs d'établissements arrivaient à contenir les violences, cette fois des incidents violents arrivent immédiatement. J'ai des craintes, surtout pour janvier, je sens la mobilisation en train de monter", a résumé M. Guittet. Il a expliqué qu'il n'y avait pas de consigne nationale du SNPDEN à faire appel aux forces de l'ordre lors des blocages de lycées, mais, a-t-il dit, un texte en ce sens a été signé dans l'académie d'Aix-Marseille, où "des mouvements très violents" ont été constatés. Dans cette académie, ainsi qu'à Bordeaux et Brest, "il y a eu plusieurs incidents violents".

Réforme du lycée: 1.200 manifestants à Bordeaux, quelques interpellations Environ 1.200 lycéens ont manifesté mardi à Bordeaux en faisant le tour des établissements de la ville et quelques interpellations ont eu lieu en marge de cette manifestation spontanée, a-t-on appris auprès de la police. Les lycéens se sont mobilisés mardi par textos et par internet. Un texto envoyé aux lycéens annonçait par ailleurs la journée de mobilisation nationale prévue mercredi contre les réformes dans l'éducation. "Ne nous éparpillons pas en manifestant seuls et tous les jours, c'est prématuré. Luttons aux côtés des profs et des étudiants mercredi, car cette réforme est vouée à détruire notre système éducatif dans sa globalité", indiquait ce message, vu par l'AFP. Selon la police, "quelques interpellations" de manifestants ont eu lieu, notamment pour des vols à la tire et pour l'agression d'un fonctionnaire de police qui a reçu un coup de poing d'un lycéen. La réforme des lycées prévoit une division de l'année en deux semestres et 30 heures de cours par semaines, dont 21 d'enseignements généraux, avec deux nouveautés: 6 heures de modules au choix et 3 heures d'accompagnement éducatif.


blocus du lycée d'Uzès et d'un lycée d'Avignon

Dépêches de l'Education du Mardi 9 décembre 2008


Brest le 10 décembre

Mobilisations tous azimuts dans l'Education à la veille d'une journée de manifestations Enseignants, lycéens et parents d'élèves appellent à une journée de manifestations partout en France mercredi, alors que la multiplicité des actions locales et l'agitation dans les IUT témoignent d'une certaine effervescence dans l'Education.

Assez inhabituelle en cette période de l'année, celle-ci n'a pas été exempte ces dernières 48 heures d'incidents, ici et là, qui inquiètent les chefs d'établissement.

Des dizaines de rassemblements, d'actions et de manifestations se dérouleront mercredi dans toute la France pour demander au gouvernement d'"investir dans l'éducation".

A l'origine de cette mobilisation, sans appel à la grève: les principales fédérations de l'Education, des organisations lycéennes et étudiantes les parents de la FCPE, ou encore des mouvements pédagogiques, qui entendent notamment protester contre les suppressions de postes d'enseignants.

A dix jours des vacances de Noël, le secteur de l'Education semblait touché par de multiples mouvements. Des lycées étaient en effervescence mardi.

A Brest, des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre ont éclaté en marge d'une manifestation qui a réuni 200 lycéens. Quatre personnes ont été interpellées. Des "débordements" ont également été signalés à Nantes à l'occasion de manifestations de lycéens.


AFP/Fred Tanneau Des étudiants manifestent pour l'avenir de leurs formations,
le 9 décembre 2008 devant l'Hôtel de Ville de Brest

A Brest Un lycéen a été brièvement interpellé par la police alors qu'il escaladait les grilles de l'Hôtel de Ville. A l'arrivée des gendarmes mobiles, les manifestants se sont ensuite dirigés vers le groupe scolaire public Kerichen, le plus important établissement de la ville proche de la Croix-Rouge, en dégradant à leur passage les voitures en stationnement. De nombreux rétroviseurs ont été arrachés et la vitre d'une voiture de police a été brisée. Les gendarmes mobiles ont lancé quelques grenades lacrymogènes en réponse à des jets de pierre des manifestants. Lundi et mardi déjà, plusieurs dizaines de jeunes, sans mot d'ordre ni revendication particulière, avaient dégradé du mobilier urbain et perturbé les cours de plusieurs lycées de Brest lors de manifestations dans les rues de la ville.

Le SNPDEN, principal syndicat de chefs d'établissements, interrogé par l'AFP, estime que "la mobilisation est en train de monter", qu'elle est "dure" et a fait part de craintes pour le mois de janvier.

En Basse-Normandie, selon le rectorat, 33 établissements sur 70 étaient perturbés (notamment à Caen, Flers).

Plusieurs dizaines de manifestations de lycéens ou blocages d'établissements ont également été signalées par les autorités en Ille-Vilaine, Vendée, dans les Côtes d'Armor, le Finistère, en Mayenne, en Sarthe ou dans le Maine-et-Loire. A Bordeaux 1.200 lycéens ont manifesté, tandis que 700 défilaient à Mont-de-Marsan (Landes), selon la police. Les lycéens étaient 400 à Rennes, où des dégradations ont été signalées dans un lycée, entre 200 à 300 à Morteau (Doubs), 200 à Saint-Maximin (Var), une centaine à Dole et Saint-Claude (Jura). A Aix-en-Provence, on comptait entre 300 et 400 personnes. Sur les 105 lycées de l'académie, "une trentaine ont fait l'objet de tentatives de blocage total ou filtrant", selon le rectorat.

Les élèves s'opposent notamment à la réforme du lycée voulue pour la rentrée 2009 en seconde par le ministre de l'Education Xavier Darcos, qui prévoit, en moyenne, une baisse du nombre d'heures d'enseignements lors d'une année divisée en deux semestres. Dans un communiqué, l'organisation lycéenne Fidl annonce qu'elle "appellera à des dates de manifestations nationales en janvier".

Par ailleurs, étudiants et personnels d'Instituts universitaires de technologie (IUT) ont manifesté pour défendre leurs moyens dans le cadre de l'application de la loi sur l'autonomie des universités (LRU). Ils étaient ainsi entre 1.500 à 2.500 à Toulouse, de 800 à 1.500 à Bordeaux, un millier à Nancy, 800 à Paris, entre 700 à 8-900 à Toulon, 700 à Nantes, 450 à 500 à Colmar. A Lyon, on en comptait 500, 400 à Tours et Grenoble, entre 350 à 500 à Auch, 300 à 400 à Poitiers, près de 500 à Montpellier, 250 à Mulhouse et Vannes, 240 à Orléans, 200 à Saint-Brieuc, Laval, Rennes, Brest, 190 à 300 à Besançon, quelques centaines à Valenciennes, 150 à Vesoul ou encore à Arles. Jusqu'ici, les 116 IUT recevaient leur dotation directement de l'Etat. Avec la LRU, ce seront les présidents d'université qui attribueront leurs fonds. Ils craignent de se retrouver lésés.

La lutte qui commence à se mettre en place en France fait donc suite pour les facultés à la grève de novembre décembre 2007 contre la LRU de Valérie Pécresse et pour le reste de l'éducation primaire secondaire à la grève de mars avril 2008

En milieu de matinée, boulevard Léon-Blum, un jeune casseur a été interpellé par la police. Dans le cadre d'une manifestation radicale de lycéens, il faisait partie des jeunes qui jetaient des pierres sur les gendarmes mobiles, et est considéré comme un des meneurs.Par ailleurs, en fin de matinée, une manifestation organisée par des lycéens "pacifistes" s'est déroulés sans problème dans le centre ville de Brest.

Soutien scolaire: 200 personnes occupent l'inspection académique à Angers Quelque 200 enseignants, directeurs d'écoles et parents d'élèves, selon la police, ont brièvement occupé mardi soir les locaux de l'inspection académique du Maine-et-Loire à Angers pour protester contre la mise en place de l'aide personnalisée aux élèves du primaire. Plusieurs enseignants et directeurs d'écoles refusant de mettre en place cette aide personnalisée avaient été convoqués en fin d'après-midi par l'inspectrice d'académie, Françoise Fourneret, pour qu'elle les rappelle à leurs obligations.

Opération " la Nuit des écoles" à Montpellier : les trois quarts des écoles y ont participé : Des réunions entre parents d'élèves et enseignants se tenaient dans une cinquantaine d'écoles de Montpellier dans le cadre d'une "Nuit des Ecoles" pour la défense de l'Education nationale, en particulier dans le premier degré, a-t-on appris auprès de la Ville. Cette action était organisée dans la capitale languedocienne à la veille d'une journée nationale de manifestations destinée à demander au gouvernement d'"investir dans l'éducation". La municipalité s'inquiète aussi de "la remise en cause de la maternelle", a indiqué M. Gély. "On parle de repousser l'âge d'entrée en maternelle et c'est très préoccupant", a déclaré l'adjoint au maire. La municipalité craint une nouvelle décharge "sur les collectivités locales, via les jardins d'éveil", préconisés par un rapport sénatorial. Le président (PS) du Conseil général André Vezinhet a lui aussi apporté son soutien à cette action "menée par les enseignants et les parents", a-t-il annoncé dans un communiqué. A Béziers, une opération similaire se déroulait dans une école mais sans le soutien de la municipalité, a affirmé un professeur des écoles à l'AFP. http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20081210&key2=081209194706.tfcztxbo.xml

COMMUNIQUE DU COLLECTIF DES ENSEIGNANTS EN RESISTANCE
Mardi 9 décembre 2008 Bastien Cazals, directeur de l'école maternelle Louise Michel de St Jean de Védas, auteur d'une lettre de désobéissance adressée au Président de la République, a été informé ce matin par l'inspecteur d'Académie de l'Hérault qu'il était sanctionné d'un retrait de cinq jours de salaire pour n'avoir pas mis en oeuvre l'aide personnalisée dans son école. Le collectif des enseignants en résistance dénonce cette sanction précipitée et disproportionnée qui vise à faire plier les enseignants qui s'engagent dans la résistance pédagogique aux réformes destructrices de Mr Darcos. Il appelle les citoyens à se mobiliser pour exiger de l'Inspection Académique le retrait de cette sanction. Le meilleur soutien que nous pouvons apporter aujourd'hui à Bastien Cazals est d'amplifier la désobéissance pédagogique dans les écoles afin de dénoncer les lois et les réformes qui dé-contruisent l'Education Nationale. Le collectif des enseignants en résistance appelle les enseignants à ne plus mettre en oeuvre le dispositif de l'aide personnalisée et à le faire savoir à leur hiérarchie. Collectif des enseignants en résistance fédérés en réseau par le blog Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école.
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html

entretien avec Alain Refalo, sur TV Bruits, télé associative sur Toulouse : http://tvbruits.org/spip.php?article1066 "En conscience, je refuse d’obéir" - Entretien avec Alain REFALO, professeur des écoles samedi 29 novembre 2008, par jlg, Sab Alain Refalo est professeur des écoles à Colomiers. Il est l’auteur d’une lettre : « En conscience, je refuse d’obéir » adressée à son inspecteur et depuis largement médiatisée dans laquelle il annonce son refus d’appliquer les mesures mettant en place le « démantèlement pensé et organisé de l’Education Nationale ». Son action provoque des réactions positives parmi les enseignants et les parents d’élèves. Des lettres de désobéissance pédagogique, individuelles et collectives, sont envoyées et rendues publiques par des enseignants dans toute la France.

un lien vers la carte actualisée en temps réel des universités et IUT mobilisées : http://www.univ-lille1.fr/snesup59-62/mobilisation/

le contexte la Chronologie
octobre novembre décembre 2008
janvier sarko à Saint-Lô sarko à Nîmes grève générale du 29 janvier 2009

février 2009

la nuit du 9 au 10

la violence monte encore d'un cran, affrontements sur tout le territoire, 360 magasins cassés...

la nuit du 9 au 10 a encore vu la révolte s'exprimer: Les dirigeants syndicaux ont tenu à organiser ce rassemblement malgré une demande d'annulation adressée par M. Caramanlis. Les syndicalistes ont lancé un appel au calme pour que la manifestation se déroule sans incidents. La veille, des heurts ont éclaté dès la fin des obsèques de l'adolescent, mardi après-midi, dans une banlieue d'Athènes, et se sont poursuivis jusqu'à 3 heures du matin (2 heures à Paris).

Nikitas Kaklamanis, a indiqué mardi soir qu'il estimait que plus de 360 magasins ont été "partiellement ou totalement endommagés" depuis samedi dernier.

A Salonique, des échauffourées se sont également produites pendant la nuit entre les forces de l'ordre et une cinquantaine de jeunes retranchés dans la faculté de philosophie. A Patras, dans l'ouest du Péloponnèse, les bagarres qui avaient commencé en début de soirée ont cessé au milieu de la nuit. Des escarmouches se sont par ailleurs produites dans la nuit à Larissa et à Volos, où le palais de justice a été endommagé, à Kalamata où une école a brûlé, à Ioannina et à Zante sur l'île du même nom en mer Ionienne, selon des sources policières.

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février 2009

10 décembre: grève générale en Grèce.

 

Grève générale en Grèce le 10: la classe ouvrière entrant en scène va faire taire ceux qui, à propos de la jeunesse en lutte à Athènes et dans toute la Grèce, parle encore d'"anarchistes" et de "violences". La violence, on l'a vu, elle vient de l'Etat, du gouvernement de Caramanlis, et elle tue: violence policière, mais aussi violence sociale d'une crise que les capitalistes veulent faire payer à la population laborieuse, jusqu'à remettre en cause l'avenir de la jeunesse.

Manifestation pour la mort d'Alexandros, froidement abattu par la police, mercredi 10 décembre devant l'ambassade de Grèce à 13h00 La criminalisation des luttes et l'uniformisation des masses sont loins d'être des spécialités françaises, une politique globale et concertée d'oppression fait rage en Europe et dans l'ensemble de nos sociétés pseudo-démocratiques. Samedi soir, en Grèce, un policier à la solde de l'état fasciste, Epaminodas Korkoneas (37 ans), a froidement abattu un jeune anarchiste de 15 ans, Alexandros Grigoropoulos, avant de repartir tranquillement en marchant, accompagné de son collègue et complice, Vasilis Saraliotis (31 ans). Nos amis grecques expriment en ce moment leur rage dans les rues, luttant pour la mémoire de leur frère, pour que ce crime ne passe pas sous silence, pour que le monde sache que la police tue au nom du capital. Nous ne pouvons laisser faire, notre silence serait l'aveu d'une complicité passive. En France nous avons toujours pu compter sur la solidarité de nos compagnons à l'étranger, la réciproque n'est malheureusement que peu vraie. Il y a encore quelques jours seulement une agence de l'AFP à Athènes était quasi-détruite par un engin explosif en représailles du traitement médiatique de l'affaire de Tarnac. Aujourd'hui ce sont eux qui ont besoin de notre soutien ! A Berlin et à Londres les ambassades grecques ont été occupées par des groupes de solidarité et de nombreuses manifestations spontanées se sont organisées dans les autres villes. A Paris et Edimbourg une banderole était symboliquement déployée devant l'ambassade par quelques résistantEs solidaires. Après plus de deux jours d'émeutes les anarchistes grecques ont non seulement causés plusieurs centaines de millions d'euros de pertes au capitalisme mais de plus, depuis quelques heures, ils occupent des quartiers entiers, dont le centre d'Athènes, et divers bâtiments qui ont étés déclarés "zones d'autonomies". Mercredi 10 décembre la Grèce tout entière sera paralysée par un mouvement de grève générale en réponse à l'oppression et l'injustice et en réponse au contexte social de crise dans un pays ou la précarité est le quotidien de toutes et tous.

http://revolution.celeonet.fr/index.php?showtopic=16061&st=0&#entry181402

http://forum.anarchiste.free.fr/viewtopic.php?f=29&t=1039

De nouveaux affrontements ont opposé la police anti-émeute et des groupes de jeunes dans le centre d'Athènes pendant une manifestation qui a rassemblé plus de 10 000 personnes, mercredi 10 décembre, alors que le pays traverse sa cinquième journée d'émeutes. Une centaine de manifestants ont lancé des pierres, des cocktails Molotov et des bouteilles sur les policiers qui ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogènes. Des affrontements similaires se sont déroulés à la mi-journée à Salonique, dans le nord de la Grèce, en marge d'une manifestation d'environ 2 000 personnes dont de nombreux élèves et étudiants.

11 décembre: les affrontements continuent en Grèce.

Des étudiants ont affronté la police jeudi matin dans une université d'Athènes occupée et ont annoncé d'autres manifestations pour les prochains jours. Au sixième jour des troubles, des jeunes ont attaqué des policiers à coups de bombes incendiaires. 565 magasins détruits ou gravement endommagés dans la capitale depuis le début de la révolte.

quinze établissements universitaires et une centaine de lycées étaient toujours occupés, jeudi 11 décembre au matin.

Des affrontements entre jeunes et policiers ont de nouveau éclaté jeudi matin à Athènes, cette fois devant la faculté d'agronomie, occupée par les étudiants, tandis que des groupes de jeunes vandalisaient magasins et équipements publics dans d'autres quartiers de la capitale.

Tôt jeudi matin, dans le quartier d'Exarchia, où a été tué l'adolescent samedi, une quarantaine de jeunes ont jeté des pierres contre les forces anti-émeutes, qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogène pour les disperser. Trois personnes ont été interpellées. D'autres affrontements ont éclaté dans la matinée devant la prison de Korydallos, la principale du pays, où une grève de la faim avaient été massivement suivie par les détenus, en novembre, pour protester contre la surpopulation carcérale.

11 décembre: les affrontements commencent en Italie.

En Italie, des incidents similaires se sont également produits, notamment à Rome et à Bologne.

A Rome et Bologne, cinq policiers et un soldat italiens ont été légèrement blessés ce mercredi lors d'affrontements avec des manifestants qui protestaient contre la mort du jeune Grec. Lors d'échauffourées qui ont éclaté à Bologne entre de petits groupes de manifestants et des membres des forces de l'ordre devant le consulat grec, cinq policiers ont été blessés.

A Rome, après avoir lancé des fumigènes et de la peinture rouge imitant du sang sur un bâtiment de l'ambassade de Grèce, un petit groupe de personnes est parti au hasard dans les rues du centre historique et a lancé des pierres sur son passage, blessant au dos un militaire qui gardait l'entrée de l'ambassade d'Arabie saoudite. Un de ces manifestants a été arrêté.

L'Italie est entrée officiellement en récession le 10 décembre. Au troisième trimestre, le PIB a reculé de 0,5%, a confirmé mercredi l'Institut national de statistiques

11 décembre: les affrontements commencent en Espagne.

Et si la tension né des derniers événéments en Grèce se propageait à d'autres pays d'Europe ? Des manifestations ont d'ores et déjà eu lieu en Espagne, à Madrid et Barcelone, contre la mort d'un jeune Grec tué samedi à Athènes. Hier soir, elles ont même dégénéré en affrontements avec la police : 11 manifestants ont été arrêtés et plusieurs policiers blessés.

A Madrid, quelque 200 jeunes manifestants ont attaqué un commissariat du centre ville, près de la Gran Via, brisant ses vitres aux cris de «police assasine», a indiqué le quotidien El Mundo sur son site internet. Un nombre indéterminé de policiers ont été blessés. Tandis qu'à Barcelone quelque 400 jeunes, nombre d'entre eux d'origine grecque, ont défilé dans le centre avec des pancartes pour protester contre la mort du jeune Grec tué par un policier et ont commencé également à brûler du mobilier urbain et attaquer des agences bancaires. A la suite d'affrontements avec la police, deux manifestants, dont une jeune fille d'origine grecque, ont été arrêtés et deux policiers locaux ont été légèrement blessés, a indiqué l'agence Europa Press.

La police anti-émeute est intervenue, arrêtant cinq manifestants, avant de poursuivre les protestataires dans les rues alentours et d'en arrêter quatre autres après que des conteneurs ont été brûlés et une agence bancaire criblée de pierres dans le centre-ville, selon un reponsable de la police.

11 décembre: les affrontements commencent au danemark.

Des violences urbaines ont eu lieu ces deux dernières années en particulier à Copenhague. En mars 2007, l'évacuation manu militari de squatters gérant un centre pour jeunes dans un quartier populaire de la capitale déclenche des violences pendant près d'une semaine. En février 2008, des centaines de jeunes prennent part à des émeutes, expression, selon les autorités, de leur révolte contre la police et contre le racisme dont certains se disent victimes.

le 11 décembre le journal de 13h de France 2 nous informe que des affrontements ont eu lieu ce jour entre la police Danoise et des manifestants

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février 2009

11 décembre: France: blocages! Vous avez dit Blocages?

Montpellier: blocages sur Monet Clémenceau Jules Guesde Joffre Mermoz Champolion La Merci (privé) VIOLENTES interventions de la police partout, bombes lacrymo partout. TASER utilisé aujourd'hui pour la première fois à Monet, Clémenceau, Champolion. 2 interpellations à Champolion. Sur Montpellier, la police municipale est en permanance (jour et nuit) sur place. La police nationale arrive le matin à 6h45...


La police charge les lycéens à Mermoz

Les policiers en civil interpellent un gréviste

Jeudi 11 décembre, dans la matinée, la police charge plus d'une centaine de jeunes grévistes regroupés devant le lycée Mermoz. Jeudi 11 décembre, dans la matinée, les forces de l'ordre tentent de disperser une centaine de jeunes grévistes devant le lycée Mermoz. Ils utilisent les gaz lacrymogènes. Les lycéens ripostent par quelques jets de pierre. La police charge alors les grévistes. Un blocage est également constaté au lycée Clemenceau. Ces mouvements font suite à plusieurs blocages et manifs survenus dans diffférents établissements de Montpellier depuis vendredi 5 décembre. Huit personnes sont interpellés ce jeudi. http://www.lagazettedemontpellier.fr/actualite/viewArticle.php?idArticle=350http://www.lagazettedemontpellier.fr/actualite/viewArticle.php?idArticle=350


un lycéen interpellé au lycée Mermoz de Montpellier

Quatre personnes sont mises en garde à vue jeudi 11 décembre. Certaines ne sont pas des lycéens selon les policiers. Huit personnes sont interpellées jeudi 11 décembre en marge des manifestations de lycéens. Elles sont interrogées au commissariat central. A 17h30, le parquet de Montpellier a confirmé l'information. Sur ces huit suspects, quatre d'entre-eux sont placés en garde à vue à la sûreté départementale et pourraient être déférés vendredi 12, dans l'après-midi, en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Incendies volontaires Ils s'agit d'éléments extérieurs aux lycéens, selon les policiers de la Sécurité publique, qui auraient profité de ces manifestations pour envoyer des pierres sur les forces de l'ordre et pour incendier volontairement la voiture d'un particulier et des containers. Les quatre autres personnes sont entendues à titre de témoin. Il s'agit pour les enquêteurs d'établir leur participation à des actes volontaires visant les policiers de la compagnie départementale d'intervention, ce qu'ils contestent. Sur procès-verbal, des policiers ont maintenu leur témoignage accablant et ont formellement identifié les intéressés.http://www.lagazettedemontpellier.fr/actualite/viewArticle.php?idArticle=353

Aujourd'hui à Toulouse, manif de lycéens au moins le lycée Raymond Naves était bloqué (bloqué mercredi aussi)).

Infos sur le Tarn (source snes 81) 1- Point sur les mouvements de lycéens dans le département Albi : Rascol a été bloqué mardi, mercredi. Aujourd'hui, jeudi, le lycée n'est pas bloqué mais il n'y a pas d'élève. Gaillac : Le lycée a été bloqué vendredi, mardi, mercredi. Aujourd'hui, les élèves manifestent dans les rues de Gaillac. Mazamet : lundi grève blocage + blocage nationale devant le lycée, débrayage des cours ; mardi grève manif + manif avec les lycéens et iut de cstres ; mercredi grève et manif sur castres Carmaux : aujourd 'hui, lycée bloqué.

Une centaine d'étudiants ont manifesté hier dans les rues de Niort. Ils disent craindre la fermeture de l'IUT et du coup, la mort du pôle universitaire niortais. Quinze heures, hier, rue Victor-Hugo à Niort. Une centaine d'étudiants s'assoit comme un seul homme sur la chaussée. Sit-in de quelques minutes pour alerter sur les menaces qui à leurs yeux pèsent sur l'IUT.

L'ampleur du mouvement des lycéens niortais a surpris tout le monde hier. Vers 12 h 30, c'est en effet un cortège fort d'au moins 650 jeunes manifestants (selon la police) qui s'est rassemblé sur l'esplanade de la mairie. Le lycée Paul-Guérin a été touché par un blocus aux premières heures de cours. Les lycéens grévistes se sont ensuite rendus à Jean-Macé, puis à la Venise-Verte pour grossir leurs rangs. Après avoir escaladé les clôtures, des centaines de manifestants se sont ainsi rués bruyamment dans les escaliers et couloirs de l'établissement du Clou-Bouchet, pour convaincre les « VV » de les suivre. « Vous n'êtes pas au bon étage ! rétorque une prof aux grévistes. Derrière elle, une vingtaine d'élèves de BTS impassibles. Ils sont en pleins partiels ». « Les miens, par contre, ils sont tous partis ! », soupire une autre enseignante croisée dans la cohue. Même si les revendications précises étaient ignorées du plus grand nombre, la « réforme Darcos » a largement mobilisé contre elle dans les classes. « Regarde le monde qu'il y a ! C'est trop fort », s'exclamait un manifestant juché sur le rond-point de l'avenue de la Venis-Verte, prenant en photo le cortège en route vers Saint-André, avec son téléphone. Ces portables, justement, ont joué un rôle primordial : « On a été averties ce week-end par une chaîne de SMS », explique Sarah, lycéenne. Une première chaîne appelait en fait au blocus des établissements lundi. Mais rien ne s'est passé à Niort. « Alors, nous avons fait une deuxième chaîne pour ce matin »

Ce matin, au niveau du lycée Vauvenargues d'Aix, des lycéens sont en train de bloquer une partie de la circulation. Ils protestent contre le projet de réforme des lycées. Ce qui provoque des difficultés importantes pour les automobilistes qui ont pris le périphérique. Depuis ce matin, l'entrée du lycée Victor-Hugo (et non pas Saint-Charles où tout est calme) de Marseille est bloquée par des élèves. Les cours sont pour le moins perturbés. Dans le cadre des manifestations qui se déroulent en ce moment à Aix-en-Provence et qui opposent les lycéens aux forces de l'ordre (voir notre précédente brève), le parvis du lycée Cézanne a dû être évacué suite à un jet de gaz lacrymogènes. Un lycéen a été interpellé. A manosque, chez les lycéens, la mobilisation a été bien plus faible que mardi dernier (en raison de la neige ?). Néanmoins, un cortège de 200 élèves du lycée Félix-Esclangon, banderoles à l'appui, a pris dans la matinée, la direction du lycée des Iscles pour y rencontrer leurs collègues hostiles à la réforme de Xavier Darcos. Aucun incident n'a été signalé, hormis un Manosquin mécontent qui a jeté un seau d'excréments sur les jeunes manifestants, avenue Saint-Lazare. Un nouveau regroupement, peut être plus important ,est prévu pour cet après-midi.

D'autre part, des lycéens de Joliot-Curie bloquaient toujours l'entrée de l'établissement ce matin, comme ils l'avaient déjà fait hier. "Nous n'avons laissé passer que les collégiens et les BTS", soulignaient-ils. Ce matin, les lycéens d'Ismaël Dauphin ont bloqué l'entrée de l'établissement en signe de protestation contre les mesures gouvernementales. Aucun cours n'a été assuré. A midi, ils étaient réunis en assemblée générale pour décider des suites du mouvement. Devant le lycée Marie-Madeleine-Fourcade, 1200 élèves ont bloqué l'entrée et, en milieu de matinée, un cortège s'est rendu jusqu'au lycée professionnel L'Etoile. Là-bas, le proviseur a interdit aux élèves de quitter les cours et les lycéens sont donc retournés devant le lycée Marie-Madeleine-Fourcade où ils se sont éparpillés. Certains d'entre eux sont partis rejoindre une manifestation qui a actuellement lieu devant le rectorat.

Depuis la mi-novembre les deux tiers des enseignants du lycée agricole Pétrarque, à Avignon, ont cessé de noter leurs élèves. Plutôt que de se mettre en grève, ils ont préféré ce moyen d'action lancé au niveau national par le SNETAP (syndicat de l'enseignement agricole). Cette rétention administrative des notes fait de plus en plus d'adeptes dans le Vaucluse où les enseignants des quatre lycées agricoles se mettent peu à peu à l'appliquer. Ces personnels estiment que les budgets et moyens affectés à leurs établissements ne permet plus un enseignement digne de ce nom.

La contestation des lycéens français contre une réforme scolaire s'est poursuivie en s'amplifiant jeudi dans plusieurs villes pour la quatrième journée consécutive, émaillée d'incidents à Brest (ouest) et à Aix-en-Provence (sud-est). A Brest, les gendarmes mobiles ont tiré quelques grenades de gaz lacrymogène contre un petit groupe de 150 à 200 jeunes, pour la plupart lycéens, qui tentaient de bloquer l'accès à un pont, a constaté un journaliste de l'AFP. Ces manifestants, sans banderoles ni slogans, ont de leur côté jeté des pierres sur les forces de l'ordre. Ce scénario se reproduit chaque matin depuis lundi dans le centre de Brest en marge de manifestations lycéennes contre le projet de réforme du lycée, avec un petit groupe de jeunes affrontant les forces de l'ordre et commettant parfois des déprédations sur des véhicules, du mobilier urbain ou des vitrines de magasins. A Rennes (ouest), quelque 3.500 lycéens, selon la police, se sont rassemblés en ville sans incidents. Plusieurs établissements de la capitale bretonne ont été bloqués. "Visiblement, le mouvement s'amplifie", a-t-on indiqué au rectorat. Dans plusieurs grandes villes de l'Ouest, les manifestants lycéens ont dépassé le nombre de mille, ont déclaré les forces de l'ordre : 3.500 à Rennes, 1.600 à Nantes, 1.400 à Quimper, un millier à Caen. "Visiblement, le mouvement s'amplifie", a-t-on indiqué au rectorat.
Selon le rectorat de l'académie d'Aix-Marseille, le fonctionnement de 18 établissements était perturbé et onze étaient bloqués dans la région dans l'après-midi. Dans le reste du pays, des manifestations ont rassemblé des centaines de lycéens, notamment 500 à Bordeaux (sud-ouest) et 600 à Lille (nord), selon des sources policières.http://www.romandie.com/ats/news/081211190412.8hktl69o.asp

Les lycéens sont toujours mobilisés. Une manifestation lycéenne a bloqué, ce matin, la circulation devant le lycée Dupuy-de-Lôme, à Brest. Les gendarmes mobiles ont subi des jets de pierre de la part de casseurs qui étaient à l'intérieur de l'établissement scolaire. Ils ont riposté en tirant des grenades lacrymogènes qui ont atterri dans la cour du lycée. Selon des témoins, ces tirs de lacrymogènes ont duré près d'une heure et se sont interrompus vers 10h. Le sous prefet a reçu une dizaine de lycéens en fin de matinée. Hier, des manifestations ont dégénéré Une quarantaine de casseurs ont affronté des gendarmes mobiles hier matin à Brest. Ceux-ci ont lancé des grenades lacrymogènes après avoir reçu des jets de pierre. Depuis hier, les affrontements entre forces de l'ordre et jeunes se poursuivent, dans cette ville où des établissements scolaires ont été la cible de jets de pierres pour des motifs que l'administration dit ignorer.http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-A-Brest-des-tirs-de-lacrymogenes-dans-la-cour-d-un-lycee_39382-768629_actu.Htm

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janvier sarko à Saint-Lô sarko à Nîmes grève générale du 29 janvier 2009

février 2009

Grève en Italie le 12 décembre:

à nouveau, le mouvement des enseignants et des jeunes italiens contre la loi et le décret Gelmini, qui se poursuit dans le silence médiatique le plus total, va rencontrer l'appui massif de la population laborieuse.(ça c'était avant)

La principale confédération syndicale italienne, la CGIL (gauche), appelle à une grève vendredi dans tout le pays pour protester contre la politique économique du gouvernement de Silvio Berlusconi face à la crise. Le secrétaire général de la CGIL, Guglielmo Epifani, a confirmé jeudi le maintien du mot d'ordre de grève lancé il y a plusieurs semaines, malgré les intempéries qui se sont abattues ces derniers jours sur l'Italie, entraînant des dégâts dans plusieurs villes. "La grève n'est pas reportée même si, en cas de problèmes importants, elle n'aura pas lieu dans les services utilisés par les citadins", a-t-il cependant nuancé, évoquant notamment les cas de Venise et de Rome où la grève des transports locaux a été suspendue. Les habitants de Venise vivent les pieds dans l'eau depuis plusieurs jours en raison de l'"acqua alta", la marée haute qui a inondé récemment leur ville, tandis qu'une femme a péri noyée dans la nuit de mercredi à jeudi dans la périphérie de Rome. En fin d'après-midi jeudi, la CGIL a en outre annoncé qu'elle retirait son mot d'ordre de grève dans les chemins de fer au niveau national. Cette grève devrait donc notamment toucher la poste, les transports locaux et l'administration. Les transports aériens ne sont pas concernés. Ce mouvement va avoir lieu sur fond de profondes divisions syndicales, les deux autres confédérations ayant refusé de s'associer au mouvement. La grève a lieu contre "un gouvernement qui refuse d'affronter la grave crise économique actuelle avec les forces nécessaires", a souligné M. Epifani. La confédération parie sur une participation d'un million de personnes dans tout le pays. Il s'agit de la première manifestation sociale contre le gouvernement Berlusconi depuis que la crise financière a touché la Péninsule. La protestation a reçu le soutien de l'opposition de gauche (Parti démocrate de Walter Veltroni et Italie des valeurs de l'ex-juge anticorruption Antonio Di Pietro). Elle a revanche été condamnée par le patronat pour qui "en cette période de crise, une cohésion plus forte entre syndicats, travailleurs, entreprises et banques serait souhaitable". Le gouvernement Berlusconi a adopté le 28 novembre une série de mesures anti-crise et chiffre son effort global à 80 milliards d'euros sur plusieurs années mais, selon l'opposition, l'utilisation de la majeure partie de ces fonds, attribués notamment par l'Union Européenne pour les infrastructures, était déjà prévue de longue date.

En fait cette journée a fait un flop: les dirigeants de la CGIL ont tout fait pour empêcher qu'une manifestation nationale ait lieu contre Berlusconi, et disloqué la mobilisation de fait.

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé vendredi sous la pluie dans les villes italiennes dans le cadre d'une grève nationale pour condamner la politique économique du gouvernement de Silvio Berlusconi face à la crise, à l'appel du principal syndicat, la CGIL (gauche). A Bologne (nord), où a eu lieu la plus importante manifestation, quelque 200.000 personnes étaient rassemblées dans le centre-ville, selon les organisateurs. "Malgré la pluie, il y a un climat extraordinaire", a déclaré Guglielmo Epifani, secrétaire général de la CGIL. "Il y a trop de chômage et trop de personnes dans des situations précaires, les revenus des employés sont trop taxés et rien n'est fait pour aider les retraités", a-t-il déploré, se félicitant par ailleurs que la grève soit "bien" suivie, en particulier dans les usines du nord de l'Italie. Environ 50% des ouvriers ont fait grève dans la principale usine de Fiat à Mirafiori, près de Turin (nord-ouest), où les transports en commun étaient très perturbés par la grève et où 30.000 personnes ont manifesté, selon l'Ansa. A Milan (nord), 50.000 personnes ont manifesté, tandis qu'ils étaient 40.000 à Naples (sud) et 10.000 à Gênes (nord), selon l'Ansa, qui n'a pas fait état de perturbations majeures dans les transports. Le syndicat avait suspendu son appel à la grève dans les chemins de fer et les transports locaux à Rome et à Venise (nord-est) afin de ne pas ajouter aux désagréments dus à la vague de mauvais temps qui s'est abattue sur le pays. Dans la capitale, plusieurs dizaines de milliers de personnes, dont des étudiants, des retraités, des ouvriers, ont défilé avec des banderoles où l'on pouvait lire "Payez-la vous-même votre crise", a constaté un photographe de l'AFP.

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février 2009

Grèce le 12 décembre:


12 décembre 2008 AFP

Des jeunes ont jeté vendredi des cocktails Molotov et divers projectiles sur des policiers, qui ont répondu en tirant des gaz lacrymogènes, au cours d'une manifestation des élèves et étudiants à Athènes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce bref face-à-face entre des dizaines de jeunes et les policiers a eu lieu en début d'après-midi alors que près de 4.000 personnes s'apprêtaient à défiler dans le centre d'Athènes. Ces escarmouches interviennent au septième jour d'une mobilisation sans précédent déclenchée en Grèce.

Des mouvements de soutien aux étudiants ont également été organisés à Paris, Berlin, Londres, Rome, La Haye, Moscou, New York, ainsi qu'à Chypre. À Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, deux voitures ont été incendiées mercredi devant le consulat de Grèce. À Madrid et à Barcelone, un commissariat et une banque ont été attaqués, faisant craindre un effet de contagion.

Des groupes de jeunes étaient toujours présents aux abords de l'Université d'Athènes dans l'après-midi, sans que la police soit visible, a-t-on constaté. Au moment de leur bref face à face, en début d'après-midi, des policiers avaient tenté d'arrêter les jeunes manifestants. Mais des parents et des professeurs sont intervenus en insultant les forces de l'ordre. Pendant la manifestation, les élèves, étudiants et professeurs, massés derrière une banderole barrée du slogan "Etat assassin", ont scandé des slogans hostiles aux policiers tels que "Le sang coule et appelle vengeance" ou "Un à terre, des milliers dans la rue".


un joli tir tendu de lacrymos

De jeunes manifestants ont endommagé les façades de deux agences de banques, Emporiki Bank et Banque du Pirée, à coup de pierres et de projectiles.


france devant l'ambassade grecque


un manifestant braque un laser sur un policier anti émeutes

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février 2009

Grèce le 13 décembre:

Les violences sont encore nombreuses en Grèce. Groupes de jeunes et forces de l'ordre se sont affrontés samedi après-midi à Athènes. Dans la soirée, des cocktails Molotov ont été lancés contre un poste de police. Des échauffourées entre une centaine de jeunes aux visages masqués par des cagoules et des foulards et les forces de l'ordre ont ensuite éclaté. Un bureau du ministère de l'Environnement et des Travaux publics a aussi été la cible d'une attaque.


13 décembre 2008 AFP

deux quartiers d'Athènes ont également été le théâtre de plusieurs explosions durant la nuit de vendredi à samedi. Huit petits engins de fabrication artisanale ont explosé visant notamment un bureau local du parti conservateur au pouvoir et des banques sans faire de victime.

Des agences bancaires proche du centre-ville ont été la cible de cocktails Molotov, provoquant des débuts d'incendie.

Une manifestation de soutien aux étudiants grecs devant l'ambassade de Grèce à Paris, près de la place de l'Etoile, s'est dispersée dans le désordre vendredi aux alentours de 19h30. Une partie des étudiants ont tenté de remonter les Champs-Elysées pour semer la pagaille aux environs du Fouquet's, lieu hautement symbolique. Ils ont réussi à contourner le dispositif policier qui s'était déployé sur l'avenue. Dans la plus grande agitation, les forces de l'ordre ont interpellé six individus, les autres réussissant à s'enfuir dans le métro. Selon un reporter du Figaro présent sur place, les policiers paraissaient particulièrement nerveux, s'en prenant même à certains passants.

Grèce le 14 décembre:

Au terme d'une journée de manifestations étudiantes plutôt calmes, des émeutiers grecs s'en sont pris samedi soir à un bâtiment ministériel, à des magasins et à des banques d'Athènes, où les heurts avec la police ont repris pour le huitième jour consécutif. Des affrontements ont éclaté au terme d'une veillée organisée à la mémoire d'Alexandros Grigoropoulos.

De petits groupes de manifestants ont affronté en fin de soirée les policiers dans plusieurs quartiers de la capitale, dont celui d'Exarchia, où l'adolescent a été tué. Les émeutiers, qui portaient des cagoules ou des masques à gaz, ont mis le feu à des poubelles et lancé des pierres en direction des policiers à Exarchia. Ils ont également lancé des cocktails Molotov contre un bâtiment du ministère de l'Environnement et détruit les devantures de quatre magasins et les vitres de deux banques du centre d'Athènes, a déclaré à Reuters un responsable de la police.

Vers midi, quelques centaines de manifestants vêtus de T-shirts blancs et portant des fleurs, ont défilé dans le calme. Le cortège, dans lequel se trouvaient des camarades de classe d'Alexandros Grigoropoulos et des familles ordinaires, s'est rendu sur la place Syntagma, devant le parlement grec, au coeur de la capitale.

Les émeutes de la semaine, qui ont gagné une dizaine de villes ont fait 200 millions d'euros de dégâts rien qu'à Athènes. La police, qui a procédé à 423 interpellations depuis le début des troubles, redoute de nouveaux débordements, la semaine prochaine.

15 décembre: Grèce

Les manifestations qui ont eu lieu aujourd’hui à Athènes et dans plusieurs villes ont été moins violentes que la semaine dernière, malgré des actes de vandalisme contre des magasins signalés dans le nord du pays. Devant le palais de justice dans le centre de la capitale grecque, le face à face a été tendu avec les forces de l’ordre. Une centaine de jeunes et militants de gauche ont manifesté au moment même où comparaissaient six manifestants interpellés lors des affrontements du week end. Cette vague de mobilisation contre les autorités, notamment devant l’immeuble de la police à Athènes, ne semble guère faire plier le gouvernement.

La police grecque a fait usage de gaz lacrymogènes contre de petits groupes de manifestants armés de pierres et de cocktails Molotov lundi dans le centre d'Athènes. Heurts entre manifestants et les forces de l'ordre à Athènes. La manifestation s'est tenue à l'occasion d'une audience au tribunal pour les dizaines de personnes arrêtées durant les troubles les plus graves qu'ait connus la Grèce depuis le retour à la démocratie en 1974.

Etudiants et syndicats ont cependant annoncé de nouvelles mobilisations jeudi et vendredi contre le gouvernement conservateur de Costas Caramanlis, qui dispose d'une seule voix de majorité au parlement. Les contestataires s'élèvent contre les réformes de l'enseignement et des retraites, les privatisations et les hausses d'impôts. "On s'attend à ce que ça continue pendant une deuxième semaine", déclare Kiki Toudoulidou, un enseignant de 37 ans. "Si le gouvernement traitait la situation comme il faut, on n'en serait pas là." D'autres incidents restent possibles lundi, un groupe anarchiste ayant appelé à une marche sur le parlement à 16h00.

Selon un sondage publié dimanche par le journal Kathimerini, 68% des personnes interrogées se disent mécontentes du gouvernement, mais 60% parlent d'un soulèvement social plutôt que de troubles fomentés par une minorité violente.

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février 2009

16 décembre: France: ni le recul du ministre ni le crachin n'empêchent la mobilisation lycéenne de croitre

CONTESTATION. Á 9h20 ce matin, le proviseur de Saint Sernin prenait un mégaphone pour annoncer aux bloqueurs et aux bloqués que le lycée était fermé pour toute la journée. Un quart d’heure auparavant, les lycéens et collégiens grévistes de Déodat de Séverac et de Stendhal arrivaient en renfort devant le lycée des Arènes, lui-même bloqué depuis 7 heures. Les nouvelles tombaient depuis le Polyvalent Rive Gauche annonçant qu’il en était de même du côté du Mirail. Les lycéens qui voulaient maintenir le mouvement malgré le report au dernier moment de la réforme Darcos ont réussi leur coup. La manifestation prévue cette après-midi à 14 h au départ de la station Jeanne d’Arc devrait établir ce fait : ni le crachin ni le recul du ministre, hier lundi sur injonction de l’Elysée, n’ont refroidi la contestation. Au contraire. L’Elysée a eu peur d’une éventuelle contagion grecque ? La Grèce était sur toutes les lèvres lycéennes ce matin. La direction du lycée des Arènes a demandé à la police nationale de stationner une de ses voitures à l’intérieur de l’établissement ? Ces mêmes lycéens se sont radicalisés. Á l’entrée du lycée des Arènes, face à la chaîne des bloqueurs : deux policiers, plutôt aimables et souriants, deux parents d’élèves de la PEEP, la proviseure et sa proviseure-adjointe. Pas souriante du tout. Á la question de savoir qui avait demandé ce renfort de la police, cette adjointe nous lance un «Nous n’avons pas à nous exprimer sur le sujet» qui vaut à lui seul une réponse. «Ces deux dames sont les dernières groupies du ministre Darcos», moque un enseignant du Snes. Celui-ci venait de leur signaler que lui et ses collègues refuseraient d’entrer tant que les policiers garderaient les grilles de l’établissement. Quand toute tentative de contenir un mouvement se solde par son exacerbation, c’est que le rapport de force a basculé. La direction du lycée venait de perdre la main. Elle a même offert leur minute de gloire à ses potaches : Sous le feu du spot d’une caméra de M6, pourtant à l’extérieur de l’établissement, l’adjointe en question tente vers 7H30 d’interdire aux journalistes de filmer la scène de blocage : «Vous n’avez pas le droit !» C’est alors que les bloqueurs se sont interposés aux cris de «Liberté de la presse !» Devant la réussite de leur mouvement, les lycéens des Arènes votaient en suivant un nouveau blocage pour jeudi. Même vote au même moment dans les autres lycées de la ville, Saint Sernin se faisant même la promesse d’aller donner un coup de main à «ceux de Fermat». Quelque chose s’est enclenché ce matin. Les lycéens étaient heureux.

Lycées bloqués et manifestations dans le Nord/Pas-de-Calais et en Picardie Une trentaine de lycées au total étaient bloqués ou menacés de l'être mardi dans les régions Nord/Pas-de-Calais et Picardie, où plusieurs manifestations de lycéens contre le projet de réforme des lycées se sont déroulées, a-t-on appris auprès des rectorats et de la police. "La situation ne s'est pas franchement arrangée, on a plus de lycées touchés par des blocages que lundi. Lundi, on en avait onze, là on dépasse la vingtaine" sur les 100 lycées de la région du Nord/Pas-de-Calais, a déclaré à l'AFP Philippe Fatras, directeur de cabinet du rectorat de Lille. Selon le rectorat d'Amiens, sept lycées étaient bloqués ou menacés de l'être en Picardie, avec pour la plupart "des blocages filtrants, c'est-à-dire que les élèves qui veulent rentrer peuvent le faire". A Lille, un millier de lycéens ont également défilé dans le centre mardi après-midi, appelant à la "résistance". "On veut une suppression de la réforme, pas un report, d'ailleurs, les 13.500 suppressions de postes (d'enseignants à la rentrée 2009) sont toujours maintenues", a déclaré à l'AFP Paul Fernandez, 17 ans, élève au lycée Pasteur. Plus d'un millier de lycéens ont également manifesté à Amiens (Somme), et quelques centaines à Douai et Denain (Nord), Hénin-Beaumont, Lens, Calais et Boulogne-sur-Mer. Dans la matinée, des incidents mineurs ont éclaté comme lundi devant un lycée où des jeunes tentaient de bloquer l'établissement. Des poubelles ont notamment été incendiées, et une personne a été interpellée, selon la police. Le directeur de cabinet du recteur de Lille s'est dit "inquiet" de "la montée de la violence devant les établissements", avec la présence selon lui d'"éléments très radicaux, souvent extérieurs aux établissements, mais pas toujours, et l'absence totale de mot d'ordre".

Midi-Pyrénées: 50 lycées bloqués, des milliers de lycéens dans les rues La mobilisation s'est accrue mardi dans les lycées de Midi-Pyrénées avec une cinquantaine d'établissements perturbés par des blocages et des manifestations totalisant plusieurs milliers de lycéens, malgré le report de la réforme de la seconde par le ministre de l'Education Xavier Darcos. Le recteur, Olivier Dugrip, a fait état de blocages de 50 lycées sur 125 dans la région, relevant "un mouvement plus important à Toulouse, et en atténuation dans les autres villes de l'académie", avec un fort taux d'absentéisme dans les établissements. Lors d'une conférence de presse mardi après-midi, le recteur a précisé que "la situation s'é(tait) améliorée au fil de la journée, des blocus ont été levés". Il a estimé qu'il n'y avait "pas de rejet majeur de la réforme" mais "des craintes non fondées, voire des fantasmes, qui dépassent l'école, et sont alimentés par certains agitateurs mal intentionnés". "Seule une minorité est descendue dans la rue, cela ne nous étonne pas" a-t-il ajouté. Des manifestations réunissant de plusieurs centaines à plusieurs milliers de lycéens ont eu lieu dans la plupart des villes de la région. Mardi matin, entre 500 et 800 élèves des lycées Bourdelle et Michelet ont défilé à Montauban. Dans le Tarn, à Carmaux, entre 150 et 200 lycéens ont manifesté avant de se rassembler sous la statue de Jean Jaurès. A Toulouse, ils étaient près d'un millier à défiler. En début d'après-midi, entre 700 lycéens, selon la police, et 2.000 à 3.000, selon les organisateurs, ont manifesté derrière plusieurs banderoles. "Ce report ne veut rien dire, le mouvement lycéen continue et continuera car le gouvernement va essayer de faire passer la réforme plus tard et plus discrètement", a déclaré à l'AFP Florian Gély, lycéen à Bellevue et porte-parle de la coordination des lycées toulousains. "Nous serons mobilisés jusqu'au retrait de la réforme, jusqu'au réaménagement du bac professionnel et nous nous opposons toujours à la suppression des postes dans l'Education nationale", a encore indiqué le porte-parole. A Albi, une manifestation a regroupé 800 lycéens selon la police et 1.200 selon les organisateurs.

Des policiers empêchent deux photographes de l'AFP de prendre des photos Deux photographes de l'AFP qui couvraient une manifestion de lycéens, mardi à Lyon, ont été, selon leur récit, empêchés de prendre des photos par des CRS et des policiers qui ont saisi l'appareil de l'un d'eux pour effacer les prises de vue déjà effectuées. Alors que le photographe Jean-Philippe Ksiazek suivait des lycéens qui avaient bloqué une voie de circulation longeant la place Bellecour, en plein centre-ville, deux membres des forces de police se sont approchés de lui, l'ont ceinturé et conduit jusqu'à un véhicule de la police, bien qu'il leur ait présenté sa carte de presse. Le photographe a refusé de monter dans la voiture, son appareil lui a été arraché des mains, et des agents ont effacé les photos déjà présentes sur la carte mémoire, a-t-il raconté. Un policier présent a invoqué une "interdiction" légale de prendre des agents en photo pour expliquer ce geste. Frédéric Dufour, autre photographe de l'AFP qui couvrait également cette manifestation, mais à l'opposé de la place Bellecour, a, lui aussi, été empêché de prendre des clichés d'une équipe de policiers qui poursuivaient un jeune afin de l'interpeller. Usant de leur matraque comme d'une barrière, ils l'ont repoussé jusqu'au mur, lui affirmant qu'il n'avait pas le droit de faire de photos, alors qu'il avait lui aussi fait état de sa profession, a raconté le photographe. L'identité des deux journalistes a été relevée par les policiers, qui les ont ensuite laissés repartir. Informé par l'AFP, le bureau de communication de l'Hôtel de police de Lyon a, après avoir écouté par téléphone le récit des deux photographes, suggéré d'adresser un courrier à la Direction départementale de la sûreté publique.

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février 2009

16 décembre: Grèce

Les téléspectateurs qui regardaient le journal télévisé grec, mardi 16 décembre, ont assisté à un spectacle inattendu. Un groupe de plusieurs dizaines d'étudiants a investi les studios de la chaîne publique NET, interrompant les diffusions. Les jeunes, qui sont apparus à l'écran sans dire un mot, tenaient une banderole sur laquelle on pouvait lire : "Arrêtez de regarder, sortez dans la rue". NET diffusait à ce moment-là un discours du premier ministre, Costas Caramanlis, devant le Parlement. (le Monde) (j'avais mis le lien pour le film sur youtube mais le film a disparu je laisse l'image obtenue par capture d'écran)

Les étudiants, qui ont quitté les lieux sans incident, ne sont restés à l'écran que quelques minutes. La direction de la chaîne s'est empressée de lancer des publicités avant de rétablir les programmes, sans donner immédiatement d'explications. Près de 45 minutes plus tard, Christos Panagopoulos, directeur de la chaîne, s'est emporté contre ce qu'il a qualifié d'"acte de violence qui dépasse les limites de la démocratie". (interdit de rire)

Outre les manifestations quotidiennes dans le pays, la journée de mardi a été marquée par une série d'attaques contre des commissariats de police ou des établissements publics à Athènes et à Salonique. Par ailleurs, des centaines d'établissements scolaires et universitaires restaient occupés.(AFP)

Une centaine de jeunes ont attaqué un poste de police d'Athènes, mettant le feu à un car et à quatre voitures. Par ailleurs, des agriculteurs protestant contre la baisse de leurs revenus ont bloqué pendant plusieurs heures la principale autoroute en direction du Nord. (l'express)

Le meurtre d’Alexis, quinze ans, par un policier n’est pas la cause des violentes manifestations en Grèce, c’est le détonateur. Cette vague de fond social a des causes profondes, des causes locales (corruption, népotisme, scandales financiers, violences policières...) et des causes globales (directives européennes, déclin des classes moyennes, crise du libéralisme...) Le flambeau grec pourrait bien mettre le feu à toute l’Europe. C’est la crainte du gouvernement français qui a soudain reculé L'équipe de là bas si j'y suis débarque en Grèce pour 3 jours d'émission:
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1573 et http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1574

18 décembre 2008: France: Très Forte mobilisation lycéenne.
réprimée comme il se doit !:
http://berthoalain.wordpress.com/2008/12/18/mobilisation-lyceenne-decembre-2008/?preview=true&preview_id=2057&preview_nonce=5c48fad48f


Jean-Philippe Ksiazek "agressé" par la police

L'intersyndicale et la société des journalistes (SDJ) de l'Agence France presse ont publié mercredi des communiqués pour protester après que deux de ses journalistes ont été empêchés de travailler, mardi, par des CRS et des policiers. Les deux photographes suivaient une manifestation lycéenne de faible ampleur dans le centre de Lyon. "Dès le début, raconte Jean-Philippe Ksiazek, des gradés nous ont dit qu'on ne pouvait pas faire de photos cette fois, que c'était interdit. J'ai montré une carte de presse et une policière a pris toute mon identité, très longuement, puis elle m'a dit de me tenir à l'écart car c'était interdit de photographier, pour des questions de droit à l'image des policiers"... La cinquantaine de lycéens se trouvant place Bellecour a ensuite été chargée par les CRS. "J'ai alors fait mon métier", poursuit le photographe. Mais un policier lui aurait fait une clef de bras pour le conduire à une voiture. Le deuxième photographe, Frédéric Dufour, également salarié de l'AFP, s'est retrouvé dans le même temps bloqué contre un mur, une matraque sous le cou. "Ils m'ont demandé mon appareil, continue Jean-Philippe Ksiazek. J'ai bien sûr refusé. Ils me l'ont arraché et ont effacé les photos et la disquette". Pour l'intersyndicale (CFDT, CGC, FO, SAJ-Unsa, SNJ, CGT et Sud) de l'AFP, il s'agit d'un "acte de censure intolérable dans une démocratie" et d'une "atteinte grave à notre mission et au droit à l'information pour tous les citoyens". (...) Le comportement des policiers, juge-t-elle, "n'est que le reflet d'une volonté, au plus haut niveau, d'étouffer les mouvements sociaux et leur retransmission dans les médias". L'intersyndicale appelle la direction de l'AFP à "déposer une plainte contre ces agissements qui portent atteinte à la liberté de travailler". Dans un communiqué séparé, la SDJ "s'inquiète de ces énièmes entraves à la liberté de la presse, à un moment où s'accumulent les pressions de responsables politiques de tous bords envers les journalistes".
http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/12/quand-la-police.html

Photographe à l'AFP, vous et votre confrère Jean-Philippe Ksiazek (en vidéo) avez été empêchés hier par les forces de police de prendre des photos de l'intervention des CRS contre les manifestants lycéens. Comment cela s'est passé ?

Frédéric Dufour :

Hier avec Jean-Philippe, on surveillait les manifestations lycéennes. En fin de journée, on a repéré un rassemblement impressionnant de forces de police place Bellecour, avec la gendarmerie, la BAC… On est allé voir. Il y avait une soixantaine de jeunes qui bloquaient le passage des voitures devant la rue Victor Hugo. Au moment où les CRS sont arrivés avec leurs boucliers pour faire reculer les manifestants, Jean-Philippe a été bousculé violemment par des policiers et amené vers l'arrière des camions de CRS. Il a montré sa carte de presse. La supérieure nous a alors dit : “Vous n'avez pas le droit de photographier des fonctionnaires de police.” On a interrompu notre discussion, quand la tension est montée entre lycéens et policiers. Suite à deux-trois jets de bouteilles en plastique, les CRS ont chargé. J'ai alors décidé de suivre trois d'entre-eux, qui sont partis à la poursuite d'un jeune. Pendant ce temps, Jean-Philippe a été entouré par deux policiers qui lui ont fait une clé de bras et l'ont emmené à l'arrière. Ils lui ont demandé d'effacer ses photos. Comme il a refusé, ils lui ont arraché son appareil et ont vidé sa carte mémoire. Tout cela alors qu'il avait bien montré sa carte de presse.

Et vous ?

Moi, de loin j'ai vu un jeune plaqué au sol et menotté. J'ai voulu m'approcher pour faire des photos quand deux policiers m'ont repoussé contre le mur à l'aide de leurs matraques en me disant que je n'avais pas le droit de faire des photos. C'est d'autant plus stupide qu'autour de nous, il y avait plein de lycéens qui prenaient des photos ou faisaient des vidéos avec leurs portables… On ne sait pas ce qu'elles deviennent ensuite, quand elles sont mises sur internet. L'amateurisme, ce n'est pas une source fiable. On ne peut pas savoir ce qui s'est vraiment passé. Alors que nous, nous sommes professionnels, avec une déontologie, un sens de l'image. Nous sommes journalistes, nous sommes là pour redonner aussi le contexte.

Légalement, peut-on vous interdire de prendre en photo des policiers en uniforme, comme cela vous a été dit ?

Non, bien sûr. Ce qui m'énerve, c'est que j'étais en Chine cet été. Finalement, j'étais plus libre de faire des photos qu'en France ! J'ai pu faire n'importe quelle image de militaires ou de policiers, ils ne nous disaient rien. C'est sans doute le contexte des JO qui explique ça, mais c'est quand même un comble…

Quelles ont été les suites de cette affaire ?

On a prévenu notre direction, qui a décidé de faire une dépêche. Tous les syndicats de l'AFP vont faire un texte pour demander des explications. D'autant que ce n'est pas la première fois cette année que des journalistes sont empêchés de faire leur travail en France. Ils estiment que l'effacement des photos sur une carte mémoire représente une atteinte grave au droit à l'information et demandent une enquête pour déterminer si les policiers ont agi de leur propre chef ou s'ils ont reçu l'ordre de nous empêcher de travailler.

Allez-vous continuer à suivre les manifestations lycéennes ?

Il y a une manif lycéenne demain, j'espère qu'on aura le tapis rouge (rires)… En tout cas qu'on pourra faire notre travail normalement. Déjà que ce n'est pas toujours facile avec les manifestants, qu'il y a toujours besoin de discuter avec eux…
http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=01&article=6921

L'Assemblée Générale inter-sites de l'enseignement supérieur du jeudi 18 décembre, regroupant personnels et étudiants de Lyon 1, Lyon 2, Lyon 3, de l'ENS, de l'IEP, des IUFM et des IUT exige la libération immédiate des 38 lycéens arrêtés au cours de la manifestation d'aujourd'hui, et l'abandon de toutes poursuites qui les viseraient. La lutte des lycéens est notre lutte ! De la maternelle à l'université, un profond mouvement d'opposition au démentélement du service public de l'éducation et de la recherche monte en puissance. Nous ne laisserons pas le gouvernement isoler et réprimer les lycéens : à chaque provocation policière, nous répondrons par une solidarité et des manifestations toujours plus massives, jusqu'à ce qu'il soit mis en échec !


Darcos pinocchio!

le contexte la Chronologie
octobre novembre décembre 2008
janvier sarko à Saint-Lô sarko à Nîmes grève générale du 29 janvier 2009

février 2009

18 décembre: New york: THE NEW SCHOOL occupée !

"We have just occupied New School University . We liberate this space for ourselves, and all those who want to join us, for our general autonomous use. We take the university in explicit solidarity with those occupying the universities and streets in Greece , Italy , France and Spain . This occupation begins as a response to specific conditions at the New School , the corporatization of the university and the impoverishment of education in general. However, it is not just this university but also New York City that is in crisis: in the next several months, thousands of us will be losing our jobs, while housing remains unaffordable and unavailable to many and the cost of living skyrockets. So we stress that the general nature of these intolerable conditions exists across the spectrum of capitalist existence, in our universities and our cities, in all of our social relations. For this reason, what begins tonight at the New School cannot, and should not, be contained here. Thus: with this occupation, we inaugurate a wave of occupations in New York City and the United States , a coming wave of occupations, blockades, and strikes in this time of crisis. Be assured, this is only the beginning, With solidarity and love from New York to Greece ,To Italy , France and Spain ,To the coming insurrection."

L’université de New School à New York, où notamment enseigna Hannah Arendt, et parmi les professeurs actuels où enseigne l’auteur de Un manifeste hacker McKenzie Wark et d’autres plus radicaux que lui, vient de se déclarer en occupation générale. Il y a eu une précédente information le 10 décembre dans "The New York Time" à propos d’un changement de pouvoir dans l’école, concernant un certain Kerrey auquel le collège professoral a refusé sa confiance :http://www.nytimes.com/2008/12/11/nyregion/11kerrey.html?_r=1&emc=eta1

Nous commençons à occuper l’université de New School. Nous libérons cet espace pour nous et pour ceux qui veulent nous rejoindre, dans le but général de l’autonomie de son usage. Nous déclarons l’université en solidarité explicite avec ceux qui occupent les universités et les rues en Grèce, en Italie, en France et en Espagne. Cette occupation commence en réponse aux conditions spécifiques à la Nouvelle École, le corporatisation de l’université et l’appauvrissement de l’enseignement (de l’éducation) en général. Car ce n’est pas juste cette université, mais aussi New York qui est dans la crise : durant les mois suivants, des milliers d’entre nous perdront leur emploi, tandis que le coût de la vie montant en flèche, le logement dès maintenant reste non accessible et indisponible pour beaucoup d’entre nous. Aussi nous soulignons que la teneur générale de ces conditions intolérables existe dans nos universités et dans nos villes à travers le spectre de l’existence capitaliste, dans toutes nos relations sociales. C’est pourquoi ce qui commence ce soir à New School ne peut, et ne doit pas, être réduit seulement à ce lieu. Ainsi : avec cette occupation nous inaugurons un moment de révolte à New York et aux Etats-Unis, une vague d’occupations à venir, des blocus et des grèves répondant dans ce temps de crise. soyez certains : ceci n’est qu’un début, Avec solidarité et amour de New York à la Grèce, à l’Italie, à la France et à l’Espagne, à l’insurrection qui vient. Le comité d’occupation de New school http://www.newschoolinexile.com/

19 décembre: France: DEMOCRATIE Au secours.

FCPE 44 : la France n'est plus une démocratie !

DEMOCRATIE Au secours Décidément, les autorités ministérielles et préfectorales de ce pays n'aiment pas les instances démocratiques.
- Xavier Darcos boude toutes les occasions de rencontre : Conseil supérieur de l'Education, Congrès des maires de France, Salon de l'Education….
- Nous apprenons ce matin que le Préfet de Loire Atlantique repousse à une date non définie, le Conseil Académique de l'Education Nationale qui devait se tenir cet après midi.
- Sur ordre, les chefs d'établissements interdisent toute réunion dans les établissements, allant jusqu'à annuler les réunions parents-professeurs prévues cette semaine !
- Les lycéens, dans l'incapacité d'organiser des assemblées générales dans leur établissement, se voient renvoyés dans la rue et se font cueillir par la police lors de rassemblements pacifiques et silencieux.
- Des pressions sont faites par l'inspection d'académie pour empêcher les enseignants de s'exprimer sur les ondes radiophoniques.
- Des parents d'élèves se voient interdire des postes de travail, sous prétexte qu'ils sont militants FCPE.

Mais de quoi ou de qui ont-ils peur ? Sous quel régime vivons nous ? Si le régime qui préside aux destinées de la France ne s'appelle désormais plus DEMOCRATIE, autant le dire tout de suite.

Ces mesures sont inadmissibles. Dans un pays démocratique, le jeu consiste à réunir, écouter et entendre les différents acteurs de la vie publique, afin de prendre des décisions, engageant l'avenir du pays dans le plus large consensus possible. Nous constatons que depuis plusieurs mois les règles du jeu ne sont plus respectées, aucune concertation, aucune écoute, les décisions sont prises unilatéralement par un gouvernement et un président de la République, certes élu à la majorité lors d'un suffrage universel, mais qui n'est pas exonéré pour autant de se plier aux exigences de la vie démocratique. Cela ne peut plus durer. Au-delà des réformes de l'Education nationale, c'est tout un fonctionnement étatique inadmissible, que lycéens, parents, enseignants dénoncent aujourd'hui dans la rue.

Nos dirigeants , en passant outre les étapes de concertation, ne laissent à leurs concitoyens que la rue pour exprimer frustration, colère, angoisse. Attention que la grogne, circonscrite à l'éducation nationale ne fasse tache d'huile. il ne suffira pas de museler opinion publique, télévision et presse écrite pour mettre en place tranquillement une politique dont nous ne voulons pas. A ce titre, la FCPE, en tant que membre reconnu de la communauté éducative, exige d'être associée aux réunions de travail qui auront lieu à partir du mois de Janvier. La FCPE a des propositions à faire, de la maternelle au lycée, et qu'elle veut pour la réussite de tous les jeunes. Ces propositions, que le Préfet et le Recteur n'ont pas voulu écouter aujourd'hui dans la salle du CAEN, ils les entendront dans la rue et la FCPE n'est pas certaine que l'école et les enfants aient tout à y gagner. Mais la responsabilité de cet état de fait incombe uniquement à Mr. Hagelsteen, Préfet de Loire Atlantique.
Contact Presse : Christiane ALLAIN Présidente FCPE44 02 40 69 79 62

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octobre novembre décembre 2008
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février 2009

 

Janvier: France la mobilisation redémarre
avec en perspective une journée interprofessionnelle le 29 janvier

l'école

Xavier Darcos recule sur les RASED et le hussard lance son appel: http://le-hussard.over-blog.com/

Les lycéens recommencent à bloquer quelques lycées et lancent une journée d'action le jeudi 8 janvier: l'UNL et la FIDL durcissent leur position:

Aucune réforme n'est compatible avec les suppressions de postes ! Si Xavier Darcos annonçait hier qu'il prévoit de vastes négociations sur la réforme du lycée, il semble ne toujours pas vouloir revenir sur les suppressions de postes dans l'Éducation Nationale, condition obligatoire à une bonne réforme du lycée. Le ministre prétend vouloir réformer le lycée mais s'entête à supprimer des postes dans l'Éducation Nationale. Les lycéens ne sont pas dupes, la réforme retirée par Xavier Darcos n'était que le cache-misère des suppressions de postes. Le cache oublié, il reste toujours la misère, et les lycéens ne peuvent accepter de voir ainsi détruire tout espoir d'un meilleur lycée. L'UNL constate une fois de plus que Xavier Darcos ne se donne pas les moyens, et ne donne pas les moyens nécessaires à une vraie réforme du lycée. Aussi, l'Union Nationale Lycéenne, première organisation syndicale lycéenne, demande l'arrêt définitif des suppressions de postes dans l'Education Nationale, qu'elle pose comme condition préalable à toute négociation et éventuel accord sur la réforme du lycée ! Afin de lutter contre la casse du service public d'éducation orchestrée par les coupes budgétaires, l'UNL appelle tous les lycéens à se mobiliser au sein de leurs lycées par le biais d'Assemblées Générales, de diffusions de tracts et autres rassemblements le Jeudi 8 janvier ! Si M. Darcos continue à s'entêter et ne revient toujours pas sur les suppressions de postes prévues l'année prochaine et jusqu'en 2012, l'Union Nationale Lycéenne n'acceptera aucune discussion sur la réforme du lycée. Si des garanties ne nous sont pas données, nous promettons à M. Darcos un hiver plus que chaud. Lucie Bousser Présidente de l'Union Nationale Lycéenne

La FIDL, le syndicat lycéen, souhaite une excellente année "mouvementée" à Xavier Darcos. La FIDL, le syndicat lycéen, appelle les lycéens à se mobiliser jeudi 8 janvier contre les mesures de Xavier Darcos. "Le préalable à l'ouverture de discussions avec le ministère est le retrait des suppressions de postes" estime Alix Nicolet présidente de la FIDL. "Tant que le Ministre ne reviendra pas sur les suppressions de postes, les lycéens se mobiliseront !" estime-t-elle ensuite. En effet, il ne peut y avoir de réforme au service de l'éducation dans un climat de coupes budgétaires permanentes. Les suppressions de postes et les atteintes répétées au service public d'éducation sont autant d'éléments qui ne permettent pas d'élaborer une réforme qui puisse pallier aux failles du lycéed'aujourd'hui. (Orientation, échec scolaire, meilleur encadrement ...) Enfin, la FIDL, le syndicat lycéen, organisera des États Généraux des lycéens le 24 et 25 janvier, afin d'élaborer une plateforme de propositions pour une vraie réforme des lycées.

fédérations syndicales de l'éducation

Les principales fédérations de l'Education n'iront pas aux voeux de Sarkozy lundi Les principales fédérations de l'Education ne se rendront pas lundi à Saint-Lô (Manche) à l'occasion des voeux que le chef de l'Etat doit présenter aux personnels de l'Education, en présence du ministre Xavier Darcos, a-t-on appris auprès de deux syndicats jeudi. "Toutes les fédérations ont reçu une invitation. Nous avons eu des contacts au niveau interfédéral et nous avons décidé de ne pas y aller", ont affirmé à l'AFP à la fois le SE-Unsa et le Sgen-CFDT. Au moins la FSU, l'Unsa-Education, le Sgen-CFDT, la CGT Educ'action et FO ne s'y rendront pas, selon eux. "Que le président et le ministre de l'Education présentent leurs voeux, c'est une chose. Mais la situation de tension actuelle dans l'Education résulte du fait qu'ils ne veulent pas écouter les personnels", a expliqué Luc Bérille, au SE-Unsa. Le fait que Nicolas Sarkozy présente des voeux spécifiques à l'Education est une première, selon les syndicats. A la place, lundi, les fédérations comptent donner une conférence de presse à Paris pour faire connaître "leurs voeux pour l'Education". Un texte commun résumant leurs positions devrait être publié vendredi.

Dans le supérieur

Calendrier des mobilisations dans les universités
- samedi 17 janvier : appel à une manifestation nationale de l'ensemble des organisations signataires de "Un pays, une école, notre avenir", faisant suite aux mobilisations du 19 octobre et du 10 décembre (voir le site : http://www.uneecole-votreavenir.org/spip.php?article10).
-mardi 20 janvier : appel à une mobilisation Enseignement Supérieur et Recherche (décrets d'application de la loi LRU, budgets des universités, réforme du statut des enseignants-chercheurs, réforme des concours des enseignants du secondaire, etc.), initié par l'intersyndicale "Sup et Recherche", Sauvons La Recherche (SLR) et Sauvons l'Université (SLU) (voir les sites des organisations précédentes ou syndicales)
-jeudi 22 janvier : appel à une journée d'action nationale des IUT (Voir le site "Sauvons les IUT et au-delà" : http://sauvonslesiutetaudela.wordpress.com/)
-29 janvier : grève interprofessionnelle

Dans les IUT , profs et étudiants mènent des AG communes et votent la rétention des notes

la Protection Judiciaire de la jeunesse se lance dans la grève reconductible:

URGENCE ! TOUS EN GREVE LE 15 JANVIER, CONTRE LA POLITIQUE DE CASSE DE LA PJJ Le 15 décembre, de nombreux personnels étaient en grève à l’appel du SNPES-PJJ. Il s’agit du mouvement le plus important depuis plusieurs années sur des revendications propres à la PJJ, cela confirme l’existence d’un sentiment d’inquiétude et d’un fort mécontentement chez les personnels. Depuis longtemps, la PJJ est soumise aux politiques sécuritaires qui ciblent les jeunes en difficulté, auteurs de délits. Cela s’est traduit par des réformes toujours plus répressives de l’ordonnance de 45 et une application à marche forcée de ces réformes par la direction de la PJJ, instrumentalisant les personnels dont elle veut faire des exécutants, interdits d’exercer toute forme de critique. La commission Varinard mise en place par la ministre de la justice pour préparer une refonte de l’ordonnance de 45 vient de proposer, au final, son abrogation et pourrait, ainsi, parachever l’esprit des multiples réformes précédentes. La proposition d’incarcérer les enfants dès 12 ans, est emblématique de toutes les préconisations du rapport. Elles vident totalement de son sens l’action éducative auprès d’adolescents en grande difficulté et placent l’enfermement au centre des prises en charge en érigeant le chantage à l’incarcération en méthode d’éducation. Le démantèlement d’une justice spécifique aux visées intégratives et humanistes serait effectif si les propositions de la commission étaient retenues par le gouvernement, ce serait une régression sans précédent. La transformation de la PJJ en administration de gestion des peines, équivalent pour les mineurs des services de probation de l’administration pénitentiaire, ne serait qu’une question de temps. Par ailleurs, la commande scandaleuse de réduction des coûts dans la fonction publique imposée par la RGPP est utilisée par la direction de la PJJ pour cette transformation. Au prétexte d’économies et, en cohérence avec les choix sécuritaires du gouvernement, elle a choisi de supprimer l’activité au civil pour recentrer totalement la PJJ dans le suivi des peines, des mesures de probation, et d’enfermement des jeunes. Au prétexte d’une priorité au pénal à 100%, elle organise une suppression de postes par fermetures de services ou restructurations. Au prétexte de la rationalisation des coûts des services publics, elle organise la disparition de certains corps, elle restructure les directions régionales, ferme certaines directions départementales et met en place des plates-formes de gestion et de paye. Cela va se traduire par plusieurs centaines de suppression de postes de toutes catégories pour l’année 2009 et un nombre encore supérieur pour 2010, par le licenciement rapide de nombreux contractuels. Mais pour atteindre son objectif de dégraissage, la direction de la PJJ ne s’arrêtera pas là. Le non remplacement des départs à la retraite, la fermeture de tiroirs au moment de la mobilité, l’encouragement à quitter la PJJ pour d’autres administrations d’état ou territoriales, voire pour n’importe quel projet personnel, deviendront monnaie courante. Et comme, pour l’AC, la fin justifie les moyens, elle envisage de recourir aux mutations dans l’intérêt du service en cas de réorganisation/fermeture ! Aujourd’hui, aucune catégorie de personnel n’échappe à la casse ! Tous les départements sont concernés : suppressions d’UHD, d’UEAJ, d’UEMO, fermetures de foyers, disparitions de DR ou de DD. Les structures sont réorganisées avec mise en place d’unités plus importantes pour mutualiser les moyens. La liste des fermetures de services est déjà longue. Cela doit s’arrêter ! Pour faire passer ses mauvais coups et en dépit d’un affichage de façade du dialogue social, la Direction de la PJJ entretient le plus grand secret sur le détail des suppressions de services et des réorganisations. Elle attend le dernier moment pour annoncer ses projets exacts et culpabilise les personnels sur leur responsabilité quand aux décisions de fermetures (activité insuffisante, excès de prise en charge au civil…).

presse

C'est une première. Six titres de presse, soutenus par Reporters sans Frontières, ont lancé jeudi 8 janvier un appel commun contre la «régression de nos libertés» et les «abus de pouvoir» de l'actuel président de la République. Ces six titres sont les suivants : Mediapart, Le Nouvel Observateur, Marianne, Charlie Hebdo, Rue 89 et Les Inrockuptibles. http://www.mediapart.fr/journal/france/080109/contre-la-regression-democratique-un-appel-de-six-titres-de-presse

Tous les six s'inquiètent des menaces qui pèsent sur la liberté de l'information, rappelant que « le droit à l'information, à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu'à la diversité des opinions est une liberté publique fondamentale ». « Une République où le pouvoir exécutif impose ainsi sa loi au pouvoir législatif et ses désirs au contre-pouvoir médiatique n'est pas une démocratie digne de ce nom », dit également cet appel (lire la totalité en cliquant ici). Ces six titres vous donnent rendez-vous pour une soirée de rassemblement et de débat, vendredi 30 janvier, à 20 heures, au théâtre du Châtelet, à Paris. De quoi s'agit-il ? Pas seulement de la liberté de la presse, mais aussi du droit des citoyens, mais encore de l'inquiétude démocratique qui s'exprime de plus en plus fortement face un pouvoir exécutif qui est en train de malmener méthodiquement tous les autres pouvoirs. Ce début de mois de janvier, période de vœux présidentiels aux différentes « forces vives » ou « corps constitués », en est une illustration criante. Humiliant le Parlement, annonçant sa volonté de soumettre la justice, préparant une vaste réforme de l'information, Nicolas Sarkozy met à son service l'exécutif pour s'en prendre au législatif, au judiciaire et à la presse. Cet appel a été rendu public le jour même où était remis à la ministre de la culture, Christine Albanel, le « Livre vert » des états généraux de la presse écrite. Ce document est une synthèse de trois mois de débats initiés par l'Elysée sur la crise de l'information en France. Dès le début du mois d'octobre, Mediapart avait dénoncé cette procédure par laquelle le pouvoir s'arrogeait le droit de réformer le contre-pouvoir. Nous avions dans la foulée quitté l'une des quatre commissions de ces états généraux. Jeudi, Christine Albanel, recevant ce « Livre vert », s'est bien gardée d'émettre le moindre avis. Etant pourtant en charge de la communication, la ministre s'en est remise au bon vouloir de l'Elysée. « Oui, le président de la République a été moteur dans cette aventure, et c'est normal », a-t-elle insisté pour mieux s'effacer. Nicolas Sarkozy pourra donc faire son marché, à sa guise, dans le panier de 90 recommandations formulées par ce « Livre vert », catalogue disparate et inégal de demandes exprimées par les différents métiers de l'information (lire en cliquant ici un compte-rendu de ce « Livre vert » et en retrouver l'intégralité sous l'onglet « Prolonger »).

Sarkozy après avoir affaibli les médias avec la réforme de l'audiovisuel public, veut réduire le pouvoir des parlementaires et supprimer les juges d'instruction, il a décidé d'affaiblir, le pouvoir judiciaire le pouvoir du législatif et le contre pouvoir médiatique. Parallèlement aux attaques contre les libertés individuelles à Tarnac, Marciac, Auch Pavie et l'explosion des gardes à vue.

Des atteintes répétées aux droits du Parlement:
François Dufour, qui présidait l'un de ces groupes, a eu cette remarque étonnamment lucide quant à ces états généraux, s'en remettant à La Fontaine : « Faut-il délibérer, la Cour en conseillers foisonne... ». Il restait à l'un des tout premiers conseillers de la Cour, Bernard Spitz, de tirer la conclusion : « On peut voir la France comme un pays formidable où tout le monde se retrouve... ou un pays étrange où la presse se rend en ordre devant le président de la République. » « C'est sans doute un peu des deux », ajouta le conseiller pour conclure par un bruyant : « L'exécutif va maintenant formuler ces choix. » C'est donc une méthode de gouvernement. Les ministres s'effacent. Les conseillers pullulent. Les commissions commissionnent. Mais seul le Président choisit. Et si le Parlement lambine ou renâcle, l'Elysée peut passer outre. Christine Albanel était en retard ce jeudi, puisqu'elle venait du Sénat où la révolte gronde jusque dans les rangs de la droite, furieuse de s'être vue brutalement court-circuitée dans le débat sur la réforme de l'audiovisuel. Que le Sénat débatte puis vote un train de mesures (dont la suppression de la publicité sur les télévisions publiques) déjà entrées en application est du jamais vu (lire en cliquant ici l'article de Mathilde Mathieu). Cette atteinte au Parlement intervient à un moment où l'Elysée veut également réduire le droit d'amendement des députés et recourt massivement à la procédure d'urgence devant l'Assemblée. Et cela vient fortement démentir tous ceux qui voyaient dans la révision constitutionnelle adoptée cet été (grâce à la voix du socialiste Jack Lang) un renforcement des pouvoirs des parlementaires. Il en est de même des commissions, créées pour être aussitôt encadrées, contournées ou ignorées. On se souvient de la commission Copé sur l'audiovisuel public et comment Nicolas Sarkozy ignora ses recommandations pour s'arroger le pouvoir exclusif de nommer et révoquer les dirigeants de la télé publique. Au début du mois, sur un sujet ultra-sensible susceptible de mettre le feu à droite, c'est le virulent député UMP Frédéric Lefebvre, voix de l'Elysée, qui annonçait la suppression des départements ou leur fusion avec les régions dans le cadre d'une vaste réforme des pouvoirs locaux. Réforme sur laquelle travaille justement la commission Balladur, ce que n'a pas manqué de rappeler avec amertume l'ancien premier ministre.

Justice: un retour 50 ans en arrière
Mercredi, une autre commission était piétinée pour annoncer une vaste offensive contre la justice. Présidée par le magistrat Philippe Léger, cette commission chargée de la réforme du code de procédure pénale devait rendre ses conclusions en... juillet 2009. Mais l'essentiel est déjà décidé avec l'annonce présidentielle de la suppression du juge d'instruction accompagnée d'une réforme dès 2009. Cette mesure, qui vise à confier au parquet, donc au ministère de la justice, donc au politique, la conduite des enquêtes les plus sensibles fait reculer la justice d'une cinquantaine d'années (l'indépendance du juge d'instruction a été actée en 1958). « C'est une atteinte majeure à notre Etat de droit ; en réalité, on s'apprête à désarmer la justice au moment où de grands acteurs économiques portent, par leurs fautes de gestion, une immense responsabilité dans la crise financière », souligne dans Libération d'aujourd'hui Eva Joly, cette ancienne juge qui a eu à instruire l'affaire Elf. Faute d'avoir pu dépénaliser le droit des affaires, vieille demande du Medef, d'une partie de la droite et de Rachida Dati, Nicolas Sarkozy a donc décidé d'aller plus loin. Très loin, puisqu'il s'est refusé à évoquer ce que devrait être la nécessaire contrepartie à une suppression du juge d'instruction : une pleine indépendance du parquet, dont Rachida Dati s'affirme par ailleurs « la chef », allant jusqu'à convoquer des procureurs jugés peu efficaces... Le chef de l'Etat a également répété sa volonté de dépénaliser les affaires de diffamation en matière de presse pour les confier à la justice civile. Un choix dangereux, tant pour les citoyens que pour les journalistes puisqu'il transforme en un enjeu privé entre justiciables ce qui est un enjeu public où une liberté fondamentale se conforte et se construit par la jurisprudence. Bruno Frappat, qui a présidé une commission des états généraux, s'est d'ailleurs publiquement inquiété de cette mesure, jeudi, soulignant qu'elle « ne permettrait plus de débat contradictoire public et offrirait moins de garanties ».

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février 2009

1-3 Janvier: Californie: Emeutes suite à l'assassinat d'Oscar Grant par la Police.

Scénario similaire à ce que nous avons connu à l'automne à Montréal avec Fredy Villanueva (18 ans, interpellé pour avoir joué aux dés dans un parc puis tué par 3 balles alors qu'il ré- sistait à l'arrestation injuste de son frère) et en Grèce avec le jeune Alexandros.

Cette fois-ci, le tout a été capté par 2 portables à angles différents. Oakland, Californie (proche de San Francisco). Premier de l'an dans une station de BART. Interpellations dans un wagon. On voit un policier dégainer puis charger son arme et tirer dans le dos d'un jeune de 22 ans sans arme, couché sur le dos et se tortillant, en train d'être maîtrisé par deux flics. comment penser ces formes récurrentes d'injustices puis de ré- volte ?

la vidéo qui suit est visible par tous ça se passe autour de la 3° minute du film

la vidéo qui suit est réservée aux utilisateurs enregistrés sur you tube et majeurs et on voit beaucoup mieux la scène telle que décrite ci dessus: On voit un policier dégainer puis charger son arme et tirer dans le dos d'un jeune de 22 ans sans arme, couché sur le dos et se tortillant, en train d'être maîtrisé par deux flics.(encore une vidéo sensible qui disparait....)

l'assassinat a été suivi d'émeutes

http://www.indybay.org/newsitems/2009/01/08/18559668.php (liens photo au bas de la page)

http://news.infoshop.org/article.php?story=20090108012120338

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février 2009

12 Janvier: France Sarkozy à Saint Lô un accueil très chaleureux
avec en perspective une journée interprofessionnelle le 29 janvier, journée d'action nationale pour les hopitaux le 24, et journée nationale d'action éducation le 17

Lors de cette visite, Nicolas Sarkozy avait souhaité un bain de foule, mais seule une vingtaine de ses sympathisants avaient pu franchir le cordon de CRS. Le chef de l'Etat avait annoncé ne pas vouloir être dérangé par les manifestants : des chaussures et autres projectiles avaient volé au passage du cortège présidentiel. "Furieux, le Président avait marqué à plusieurs reprises son énervement hors caméra".

Le directeur de la police de la Manche a annoncé jeudi à l'AFP sa "mutation", ce qui, selon des sources proches de la préfecture, peut être considéré comme la conséquence du mécontentement du président de la République ayant entendu des manifestants le siffler à Saint-Lô le 12 janvier.

Le préfet de la Manche Jean Charbonniaud, ancien chef de cabinet de Dominique de Villepin, a été "muté" mercredi par le conseil des ministres sept mois seulement après sa prise de fonction dans la Manche. Des élus UMP et PS de Normandie, et le président du MoDem François Bayrou ont dénoncé une "sanction" liée à la manifestation qui avait eu lieu dans la ville le jour de la visite de Nicolas Sarközy. Le président de la République avait été "très énervé" d'entendre les manifestants le siffler, selon le député UMP de la Manche Philippe Gosselin.

Venue de Sarkozy: Premiers jets de lacrymo et premières tensions à Saint-Lô Le président de la République Nicolas Sarkozy n'a pas encore posé les pieds dans la Manche que les premières tensions se font sentir en centre-ville de Saint-Lô. Des manifestants qui voulaient se rapprocher de la place du Champ-de-Mars où le président a prévu un bain de foule vers midi, se sont vus interdire l'accès par les CRS. Premiers coups, premières bousculades et premiers jets de lacrymo. Les CRS ont reçu le renfort de gendarmes mobiles.
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Venue-de-Sarkozy-Premiers-jets-de-lacrymo-et-premieres-tensions-a-Saint-Lo_-795035--BKN_actu.Htm

AFP: Accompagné de MM. Darcos et Hirsch, M. Sarkozy a visité avant son discours une école primaire et discuté à huis clos avec six enseignants. Des heurts se sont produits entre policiers et manifestants empêchés de rejoindre les abords de cette école.

"On fera cette réforme (des lycées) sans supprimer un seul poste" a-t-il déclaré !


Saint-Lô accueille le Président Sarkozy

 

Les fédérations de l'Education appellent à poursuivre les mobilisations.
Six fédérations de l'Education ont appelé lundi à "la poursuite de la mobilisation" dans l'éducation et "à la réussite des journées" d'action des 17 et 29 janvier, lors d'une conférence de presse commune de réaction au discours de Nicolas Sarkozy à Saint-Lô.
Le chef de l'Etat a présenté lundi ses voeux aux enseignants à Saint-Lô, une cérémonie que les principales fédérations syndicales de l'Education ont boycottée en raison de "la situation de tension actuelle dans l'Education". Ces fédérations (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Faen, Ferc-CGT et FO) ont appelé "à la poursuite de la mobilisation" et à "la réussite des journées que nous avons ensemble décidées, celle du 17 janvier et celle du 29 janvier", a déclaré le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, au nom de ces organisations.
Il a par ailleurs lancé "un appel au gouvernement pour qu'il ait sans attendre un geste d'apaisement à Saint-Lô, notamment pour la libération de ceux qui ont été interpellés". "Le dialogue social commence par l'apaisement et le refus de toute répression", a-t-il ajouté.

Les forces de l'ordre ont procédé à Saint-Lô à au moins cinq interpellations de lycéens ou de militants syndicaux, selon les informations recueillies sur place par des journalistes et photographes de l'AFP. La police, interrogée par l'AFP, s'est refusée à toute information sur ce sujet.

Maintenant place aux manifestants qui nous racontent la journée.

En passant non loin de la place du champ de mars, on peut observer le premier barrage de CRS. Le cortège passe devant et se dirige vers la rue Octave Feuillet afin d'aller rejoindre les lycéens de Pierre et Marie Curie. Mais une petite dizaine de policiers locaux empêchent le cortège de s'engager dans la rue. Un policier prend par le bras une manifestation et la repousse violemment ; quelques manifestants s'interposent. Un responsable syndical va parler avec les policiers afin qu'ils laissent le cortège passer. Ces derniers refusent car ils ont reçu des consignes. L'arrivée d'une commissaire ne change pas la donne. Du coup, les manifestants descendent la rue Havin et prennent la rue suivante pour retrouver la rue de la Marne.

Une fois engagés rue de la Marne, les manifestants sont arrêtés une première fois par la voiture de la commissaire qui veut faire comprendre que l'accès aux abords de l'école est impossible. Les manifestants n'en tiennent pas compte et continuent leur défilé. Au passage, la voiture de police prend quelques coups sur la carrosserie. Quelques centaines mètres plus loin, un fourgon avec des policiers en tenue de maintien de l'ordre se posent sur un rond point afin de bloquer les manifestants. Une fois à leur niveau, la commissaire tente une nouvelle fois de faire entendre raison aux manifestants mais leur détermination est grande. Du coup, le cortège continue de remonter la rue de la Marne jusqu'à la rue du Burel où un important dispositif de gendarmes est mis en travers de la route. Cette fois-ci, les manifestants ne peuvent pas aller plus loin. Plusieurs responsables syndicaux tentent quand même de négocier un accès à l'école mais les autorités policières et préfectorales ne le veulent pas. Visiblement, le préfet aurait indiqué à des responsables syndicaux que la manifestation aurait pu aller jusqu'aux abords de l'école. Du coup, les syndicats présents, outrés par le comportement du préfet, décident de ne pas rencontrer Sarkozy comme il était prévu. Certains lycéens veulent quand même passer mais ils sont dissuadés par des militants plus âgés. Après plusieurs minutes, la majorité des manifestants reprennent la route de la place de la mairie afin de rejoindre la manifestation interpro.

Dès 10h15, une foule se masse sur la petite place de la mairie de la préfecture de la Manche. Beaucoup d'enseignants et de lycéens mais aussi des salariés des entreprises locales, une délégation de l'hôpital de Saint Lô et des anti-THT.

Ceux sont d'ailleurs ces derniers qui vont indirectement donner le coup d'envoi du jeu du chat et de la souris avec les forces de l'ordre. Ils s'engagent dans la rue piétonne pour rejoindre la fontaine de la licorne.

Un premier barrage de CRS les bloque momentanément mais sous la pression de la foule, les laisse passer afin de rejoindre un premier groupe de manifestants qui s'étaient postés face aux barrières. L'ambiance monte rapidement d'un cran car la foule est de plus en plus hostile envers les forces de l'ordre. On assiste aux premiers jets de projectiles. Certains lancent des chaussures. Les policiers répondent par des jets de gaz lacrymogènes et quelques coups de matraque.

Etant donné le blocage de la situation, beaucoup de manifestants décident de bouger autour de la place du champ de mars qui a été sanctuarisée. Ils passent par petits groupes par la rue du Neufbourg mais se retrouvent aussi rapidement bloqués par les gendarmes où les CRS. Il faut connaître les petites rues pour pouvoir contourner le dispositif policier. Néanmoins, cela n'empêche pas aux manifestants de s'étaler désormais tout autour de la place. Il n'y a qu'un seul endroit qui leur est inaccessible : celui réservé aux militants et sympathisants UMP (pas plus d'une centaine de personne).

Les manifestants circulent tout autour de la place se frayant des chemins au milieu des barrières et des camions des forces de l'ordre. Près de la salle de spectacle le Normandy, la tension monte soudain d'un cran quand les forces de l'ordre essaye d'élargir le périmètre de sécurité afin de préparer l'arrivée du cortège présidentiel. Des coups de matraques et de boucliers sont donnés à des lycéens. Ils sont finalement repoussés sur le trottoir. Le cortège présidentiel arrive quelques minutes plus tard sous les hués et les quolibets des personnes présentes. Quelques échanges virils ont lieu entre policiers et manifestants. Peu après, un caennais est interpellé juste derrière le Normandy sans motif apparent.

Pendant que toute cette clique discute dans le centre culturel, l'attente se fait longue pour les manifestants. Côté Normandy, les gendarmes mobiles repoussent les manifestants sur plusieurs mètres sans raison. Ils ne se laissent pas faire mais un lycéen est interpellé alors qu'un autre en réchappe grâce à l'aide de ses camarades qui ont réussi à l'extirper des mains des gendarmes. Une personne d'âge mur a failli aussi se faire arrêter car elle gueulait contre l'attitude des gendarmes. Le long des barrières, certains tentent de tester la vigilance des forces de l'ordre en poussant les barrières. Ils réagissent toujours très rapidement. Après le départ de Sarkozy, deux personnes sont interpellées car elles jouaient trop avec les barrières selon les forces de l'ordre.

L'accès à la place du champ de mars est enfin rendu aux habitants de Saint Lô et aux manifestants qui l'investissent. Plusieurs appels sont lancés pour se diriger vers le commissariat afin de soutenir les 8 interpellés. Arrivés aux abords du poste de police, les policiers perdent leur sang froid et arrosent les manifestants de gaz lacrymogènes. Les CRS et gendarmes mobiles convergent alors en masse vers l'hôtel de police et forment un cordon qui empêchent les manifestants d'y accéder. Des slogans de solidarité sont scandés afin d'être entendus par les personnes arrêtées. Des responsables syndicaux tentent de négocier avec la police la libération des manifestants mais n'y arrivent pas. Même les journalistes ont peu d'information quant à la situation des personnes interpellées.

Après une demi heure, plusieurs manifestants quittent la rue des Noyers pour se rendre à la mairie.

Quelques personnes arrivent brièvement à entrer dans l'enceinte de la mairie mais se font vite déloger par les CRS. Il y a encore quelques 150 personnes place de la mairie. Ils font des aller et retour entre la mairie et le commissariat. Profitant de l'inattention de certains, les policiers procèdent à deux nouvelles interpellations pour "ivresse publique". La tension monte. Puis alors que les manifestants tentent d'avoir des explications de la part de la police, la BAC procède à une nouvelle interpellation sur le coin de la place. Rapidement, les manifestants se dirigent vers eux. Les amis de la personne interpellée veulent le faire sortir mais les policiers restent intransigeants et se montrent menaçant et cassant envers les personnes présentes. Etant donné que la voiture de la BAC était encerclée, ils font usage de gaz lacrymogène pour se dégager et des renforts arrivent et matraquent tout ce qui bouge. Les coups sont d'une rare violence mais certains policiers s'en prennent aussi.

Finalement, il y a eu 10 interpellations et 8 blessés (dont 2 policiers) lors de cette journée bien particulière.

environ 200 photos ici : http://www.resistances-caen.org/index.php?p=photos&a=detail&id=209

un autre témoignage:

2. 9h00 ? - départ en cortège (1500?) vers un point négocié avec la Préfecture (non-loin de l'école Calmette) ; surprise (?) : le cortège est bloqué RUE DE LA MARNE, au milieu de nulle part ; après hésitation, et au grand dam d'un certain nombre (de lycéens, mais pas seulement), qui souhaitaient en découdre, demi-tour, direction le rassemblement inter-pro de la mairie Là, il faudra que quelqu'un complète pour le gros du cortège ; notamment l'épisode où les CRS explosent - accidentellement - la vitrine d'un commerce... Avec quelques uns, nous décidons d'emprunter des chemins de traverse pour rejoindre Calmette-et-Guérin, l'école qui a l'immense honneur de recevoir notre vénéré président. Nous y arrivons, conseillés au passage par quelques représentants de la maréchaussée ! (non sans avoir décliné l'offre d'une mère d'élève prête à nous embarquer dans son coffre !!)

3. CALMETTE-ET-GUERIN (11h) : nous nous retrouvons à 150-200 parvenus là par divers moyens, tenus à distance par les CRS (de Nantes) ; M. Sarkozy étant arrivé par une autre route, nous nous précipitons vers un passage où nous serons au plus prêt de l'école (100m), pour qu'il puisse au moins nous entendre lui souhaiter une bonne année. Récompense de nos efforts : nous saurons par les collègues retenus en otages ("Libérer les otages") qu'il nous entendait de l'intérieur, et nous aurons même le droit, à la sortie, à un petit signe de la main de notre vénéré Président, ce qui ne sera pas sans déclencher force manifestations de joie dans nos rangs. Deux professeurs des écoles de Calmette nous rejoignent alors : elles ont essayé de placer quelques éléments de mécontentement, il leur a surtout parlé de la féminisation du métier, etc.

4. Retour vers le CENTRE CULTUREL (12h) - les manifestants sont parqués au 4 coins de l'immense place du Champ de Mars. Le barouf est tel (dixit France 2) qu'on nous entend de l'intérieur, et que des volets doivent être fermés pour que le président poursuive son discours. Dehors, 5 personnes sont interpellées lors de l'attente de la sortie du président. Le vénéré président, encore une fois, ne sera pas visible, au grand dam de tous les admirateurs qui s'étaient rassemblés ce jour en son honneur.

5. La fin de manifestation se rend au COMMISSARIAT pour réclamer la libération des 5. Là il faudra quelqu'un d'autre pour un témoignage direct (l'appel du ventre), mais ça a été bien bien chaud, et inutilement : alors que la situation était gérée, des sommations ont été lancées par les CRS, puis des gaz lacrymogènes...

6. Repli vers la PLACE DE LA MAIRIE - une délégation est reçue par le maire qui promet de demander la libération des interpellés. Alors que l'ambiance est bien calme, des policiers interviennent à la cow-boy pour interpeller deux jeunes (ciblés auparavant -?-), faisant monter la tension d'un cran. Et là c'est du grand n'importe quoi. Manifestants (une soixantaine encore présente ?) et forces de l'ordre se retrouvent mêlés derrière la mairie. L'ambiance est tantôt à peu près supportable -un policier retrouve le professeur des écoles de sa fille, certains sont prêts à discuter -, tantôt hyper-tendues - déchaînement brutal de coups de matraque [avec le sourire pour certains, à gerber], invectives (certains CRS provoquent les jeunes - ou moins jeunes - avec le désir visible d'en découdre...). Nous souhaitons alors évidemment évacuer la place, mais les CRS nous en empêchent : ils veulent arrêter un militant repéré par l'un d'entre eux ; nous nous y opposons pacifiquement ; jusqu'à une nouvelle intervention brutale. Les médias, arrivés entre temps (AFP, Ouest-France, France 2), semblent sciés de ce qu'ils observent...

7. Nous parvenons - enfin - à évacuer les lieux, une conférence de presse se tient à la MAISON DES SYNDICATS (17h).

11 interpellés, 9 blessés, avec une violence venant quasi-exclusivement des forces de l'ordre : on a le sentiment que consigne a été donnée de noyer dans les "incidents" ce qui est bien l'information essentielle du jour = l'énorme manifestation des Manchots face à Sarkoléon III.

Quelques points en guise d'essai de bilan :

- la mobilisation a été très très forte, 5000 personnes - dispersées -, avec un beau bazar et des troupes bien, bien motivées. Peu probable qu'Il se soit attendu à ça...

- le dispositif policier en dit long sur les rapports entre le président et son(?) peuple : 800 policiers, des manifestants maintenus à distance, parqués... dans l'impossibilité de s'exprimer devant le chef de l'Etat et la plupart des médias nationaux.

- des forces de l'ordre qui ont multiplié les provocations (pas tous, pas tout le temps ; pas mal aussi de crs et gendarmes sympathiques, et sans doute guère plus favorables que nous à Sarkozy) ; 11 interpellations pour une manifestation aussi paisible, c'est hallucinant (qu'on pense aux manifs paysannes, voire aux manifs parisiennes).

- certains médias ont aussi été largement sidérés par ce qu'ils ont vu : mise à l'écart (vécue aussi par certains médias manchots), violence policière

Et on continue ! Deux rdv au minimum dans le paysage, 17 janvier à Coutances, Saint-Lô, Avranches... et le 29 janvier, grande journée interpro.

Communiqué intersyndical suite à la venue du président à Saint Lô 12 janvier 2009

12 janvier, Saint Lô : « la police partout, le droit nulle part »

Les organisations syndicales CGT, FSU, CFDT et SUD éducation / SOLIDAIRES après les graves incidents qui ont eu lieu cet après-midi, interpellent le président de la République, les élus et les citoyens du département de la Manche.

Dans un pays démocratique, la plus aveugle violence policière s’est déchaînée sous nos yeux.

La manifestation organisée à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy a rassemblé 5000 personnes dans les rues de Saint-Lô, dans l’ordre et dans le calme. Les organisations syndicales ont veillé, tout au long de cette journée, à canaliser les manifestants et à éviter toute provocation.

Durant le rassemblement, cinq manifestants, dont quatre lycéens et un militant de la CGT ont été interpellés par les forces de l’ordre, sans qu’il y ait eu de leur part la moindre violence ou provocation. A la dislocation du rassemblement, les manifestants se sont rendus au commissariat pour accompagner une délégation qui demandait à être reçue. Après une première charge sans sommation, au gaz lacrymogène, les militants des organisations syndicales ont formé un cordon pour éviter tout débordement. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la mairie, pacifiquement, la tension baissant.

Alors même que notre délégation revenait d’une audience en préfecture, les CRS arrêtaient plusieurs jeunes manifestants, suscitant la colère de leurs camarades. Les forces de police ont alors directement chargé, frappant à de multiples reprises des manifestants sans défense. Un autre militant de la CGT a été pris dans l’échauffourée.

Les forces de police ont voulu procéder aussitôt à un contrôle d’identité. Entouré par les militants, notre camarade a refusé de s’y soumettre immédiatement, cette injonction étant une atteinte manifeste au droit de manifester pacifiquement. Après que nous ayons tenté de négocier, les CRS ont de nouveau chargé, s’en prenant avec violence à un groupe d’une trentaine de personnes, d’où nous avions pris la peine d’évacuer tous les mineurs. Notre camarade est ce soir détenu au commissariat de Saint-Lô. Cette journée est à marquer d’une pierre noire dans l’histoire locale. Jamais jusqu’ici notre ville n’avait été le théâtre de quelque violence que ce soit lors de manifestations. La population a toujours fait preuve de flegme et d’un grand respect de la légalité.

Le jour même où le président de la République visite en coup de vent la capitale du département, la violence policière s’est déchaînée dans toute sa brutalité sur des manifestants pacifiques.

Ce soir, ce sont non seulement une dizaine de citoyens – dont deux militants de la CGT - qui sont détenus injustement, touchés dans leur dignité et dans leur chair. Ce sont aussi les libertés fondamentales qui sont bafouées par la police de M. Sarkozy : droit de manifester, droit d’exprimer pacifiquement des opinions et des revendications, droit de militer dans une organisation syndicale et de faire grève. La violence policière qui, vue de notre département, pouvait passer pour un phénomène lointain, nous touche aujourd’hui de plein fouet. Notre démocratie, déjà bien mise à mal, est aujourd’hui malade : malade d’une brutalité froide et aveugle devenue la règle ; malade de l’autisme d’un gouvernement aux ordres du patronat ; malade enfin de l’intolérance d’un président incapable d’admettre que 5000 personnes lui expriment leur défiance, alors que seules quelques dizaines venaient le saluer. Les organisations syndicales demandent la libération immédiate et sans condition des manifestants détenus, ainsi que l’abandon de toute poursuite à leur encontre. Elles demandent également qu’une enquête soit ouverte sans délai sur la responsabilité de ces graves débordements policiers. Elles appellent enfin toute la population à se mobiliser dès maintenant en vue du mouvement national du 29 janvier prochain. Saint-Lô, le 12 janvier 2009.

le contexte la Chronologie
octobre novembre décembre 2008
janvier sarko à Saint-Lô sarko à Nîmes grève générale du 29 janvier 2009

février 2009

13 Janvier: France Sarkozy à Nîmes
Moins chaud qu'à Saint-Lô! Mais le lancer de chaussures devient de plus en plus à la mode.

Monsieur le Président Sarkosy, Par votre passage éclair à Nimes Vous avez interdit aux Nimois la liberté d’accès à leur ville. Impossible de circuler, même à pieds, à l’intérieur de la cité. Impossible de se ravitailler, d’aller aux halles, et vous avez contraint la majorité des commerces à plier boutique. Par un nombre considérable de forces de l’ordre vous avez muselé toute forme de contestation, et même d’expression. Alors que le thême de votre visite était la culture et que les artistes de Nimes, du Gard et de la Région auraient souhaité, dans le cadre de votre visite, tenir un forum, et même pourquoi pas, des assises à Carré d’art. Alain Fournier sénateur-maire et Daniel-Jean Valade ne l’ont pas souhaité également, et ont préféré envoyer les gardes mobiles contre les Nimois. En transformant votre visite à carré d’ art, en courant d’air et en en eau de boudin élitiste et insipide. Cette façon de procéder n’est pas digne d’un chef d’État.. Elle relève de pratiques policières de l’état UMP dans lesquelles vos ‘amis’ semblent se complaire, et qui rappellent de tristes époques..http://paisnostre.midiblogs.com/archive/2009/01/15/letra-duberta-a-nicolas-sarkozy-per-michel-aguilera.html

NIMES (AFP) — Intermittents du spectacle et policiers municipaux ont manifesté séparément mardi matin à Nîmes, à l'occasion d'une visite du président Nicolas Sarkozy venu présenter ses voeux au monde de la culture, ont constaté des journalistes de l'AFP. A Nîmes, vers 13H45, quelque 500 manifestants --intermittents du spectacle, étudiants d'IUT ou militants de la CGT et du PCF-- regroupés dans le centre-ville sur une avenue bouclée par un important dispositif de gendarmes mobiles, Le rassemblement a brièvement éclaté avec le jet par les forces de l'ordre de deux grenades lacrymogènes et quelques coups de matraques pour repousser la pression des manifestants sur les barrières de sécurité.

Le cortège s'est ensuite reformé sur l'avenue menant à la Maison carrée, bouclée par un important dispositif de gendarmes mobiles qui ont enfilé casques et boucliers. Des bouteilles, des oeufs et des chaussures ont été jetés sur les forces de l'ordre.

"Radios associatives en danger", "Languedoc-Roussillon: archéo en perdition", ou encore "Halte au massacre à Gaza", pouvait-on lire sur des pancartes. "Pour le patrimoine archéologique, la politique culturelle du gouvernement est un énorme pas en arrière", a déclaré à l'AFP une manifestante Odile Maufras, archéologue médiéviste à l'Institut national de recherches archéologiques préventives de Nîmes. "Le désengagement progressif de l'Etat fait que l'on botte en touche vers les collectivités locales et territoriales qui font ce qu'elles peuvent pour maintenir une offre culturelle mais il est clair que des pans entiers de celle-ci sont en train de disparaître", a dit un autre manifestant, Constant Kaimakis, syndicaliste de Sud-Solidaire chargé de l'évaluation des politiques culturelles au conseil général de l'Hérault.


il y a eu des arrestations

Peu avant l'arrivée du chef de l'Etat, une trentaine de policiers municipaux s'étaient enchaînés vers 11H00 devant le palais de justice pour protester contre le réaménagement de leurs horaires de travail sans contrepartie financière. Une heure plus tard, ils avaient quitté les lieux. "On souhaite accroître la présence policière notamment pour sécuriser les commerces mais par souci d'économie, on évite de payer les équipes en conséquence ce qui provoque la colère des agents", a affirmé à l'AFP Jean-Luc Pena, secrétaire du syndicat FO de la mairie de Nîmes. "On veut travailler mais en échange d'une contribution financière. Travailler plus pour gagner plus, le maire de Nîmes (Jean-Paul Fournier, UMP, ndlr) s'est arrêté au milieu du gué", a-t-il ajouté.


Sarkozy à Nîmes

Parallèlement, dans tout le département du Gard, environ mille petits feux de broussailles ont été allumés par des militants des Jeunes agriculteurs (JA) et de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles, "pour sensibiliser la présidence à la situation des agriculteurs", a dit à l'AFP le président des JA du Gard, Xavier Fabre.



un lycéen de 19 ans refuse le prélèvement d'ADN

Mikaël, lycéen de 19 ans en terminale, a été arrêté et placé en garde-à-vue 15 heures, peu après la manifestation pour l’éducation nationale du 10 décembre 2008, pour avoir tenté de dégrader une poubelle à Saint-Nazaire. Lors de cette garde-à-vue, il a refusé de donner son ADN.

Inculpé pour dégradation d’une poubelle au préjudice de la mairie de Saint-Nazaire, il comparaîtra donc également pour refus de prélèvement ADN le 20 janvier 2009 à 14h00 devant le Tribunal de Grande Instance de Saint-Nazaire. Tout contrevenant à un prélèvement ADN est condamnable à 1 an de prison et 15000 euros, soit beaucoup plus lourdement que la tentative de délit dans le cas présent.

137 infractions relèvent du fichage ADN. À l’origine, les criminels sexuels en étaient la cible, maintenant cela s’étend aux militants syndicalistes, écologistes (faucheurs d’OGM) jeunes (blacks, beurs et blancs dits « marginaux »)… Les délits financiers sont bien sûr exemptés de ce prélèvement…

Le nombre de personnes fichées augmente de manière exponentielle : au total 717 000 personnes sont fichées en 2008, soit près de 30 000 nouveaux prélèvements par mois. Il faut savoir que la conservation de l'ADN dans le FNAEG (Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques) est de 40 ans, qu'il y ait eu condamnation ou simple suspicion.

Il est possible de refuser le prélèvement ADN : le consentement de la personne est nécessaire, d'après la loi sur l'inviolabilité du corps (art. 16-1, issu de la loi n° 94-653 du 29 juillet 1994 du code civil). Mais ce droit est aussi un délit et un délit infini, car après une condamnation pour avoir refusé le prélèvement ADN la police peut vous redemander de nouveau de vous soumettre au prélèvement, et si vous refusez encore une fois vous êtes en situation de récidive, ce qui aggrave vos peines, et ainsi de suite tant qu'il y a refus.

Soutenons le refus de se soumettre au prélèvement ADN et à son fichage et souvenons-nous : Une société qui est prête à sacrifier un peu de sa liberté contre un peu de sa sécurité, ne mérite ni l'une ni l'autre, et perdra les deux (Benjamin Franklin). Merci de signer cette pétition qui pourra être présentée au juge lors du procès de Mikaël et de venir le soutenir à cette occasion. http://3571.lapetition.be/

20 Janvier 2009: Guadeloupe

une grève générale est lancée en Guadeloupe par le collectif LKP (Lyannaj kont pwofitasyon, Ensemble contre la surexploitation, composé de 49 organisations, partis et syndicats). Principale cible du mouvement: la vie chère. Le LKP demande, entre autres, une augmentation de 200 euros pour les bas salaires.

le contexte la Chronologie
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février 2009

22 Janvier: France
blocage d'un lycée: violences policières et une arrestation arbitraire

Manifestation de plusieurs centaines de lycéens à Alès Un demi-millier d'élèves du lycée Jean-Baptiste Dumas à Alès, le plus gros lycée public de France (3.500 élèves), ont manifesté jeudi après-midi à Alès pour réclamer la suppression définitive des réformes du ministre de l'Education, a constaté un correspondant de l'AFP. Auparavant, la police était intervenue dans la matinée pour libérer les accès de leur lycée, notamment l'entrée principale entravée par des containers à poubelles renversés. Un lycéen qui tentait de bloquer un bus, avait été interpellé et conduit au commissariat de la ville, a-t-on indiqué de source policière. Plusieurs centaines de jeunes s'étaient alors rendus devant l'Hôtel de police pour exiger la libération de leur camarade. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser, ont indiqué les lycéens. Le lycéen interpellé a été remis en liberté un peu plus tard. 60% des lycéens s'étaient prononcés en faveur du blocus de l'établissement, lors d'un scrutin à bulletins secrets en début de semaine. Ils ont annoncé leur intention de bloquer à nouveau leur lycée vendredi matin.

témoignage d'un professeur

La journée a débuté dans le froid mais dans une ambiance assez chaude et survoltée. Autour de 7h, lors de la mise en place du blocus, la police nationale, présente sur les lieux est intervenue une première fois en interpellant l’un de nos élèves, Nicolas P pour semble t’il un contrôle d’identité. S’en est suivi une garde à vue de 4h.

A la suite de cela, un « blocus humain » au coude à coude s’est constitué dans un face à face tendu avec les force de police qui pour l’occasion ont revêtu la tenue anti-émeute. Gaz lacrymo, coup de matraque ou de bouclier.

A 8h, avec quelques collègues nous sommes intervenus pour jouer l’apaisement et demander aux policiers de ne pas en rajouter dans la tension. Est-ce notre intervention, sont ce des consignes, ils ont lâché le « contact » et reculé de quelques dizaines de mètres. Ce qui a eu pour conséquence immédiate de calmer le jeu.

Vers 9h, les « potaches » se sont rendus en manifestation au commissariat en criant « libérer notre camarade ».

Ils ont fait le tour de l’hôtel de police et ont essuyés quelques jets de « gazeuse ». Certains parents ont filmé les évènements et parlent déjà de dépôt de plainte.


les 2 gazages devant le commissariat

Toujours dans une perspective d’apaisement, nous nous sommes rendu chez Mr le proviseur qui, dit il, est harcelé de coup de téléphone de la préf, de la sous préfecture et du rectorat le sommant de mettre de l’ordre dans tout ce désordre, d’où le fait qu’il a demandé l’intervention de la police. Et puis peu avant notre réunion syndicale, la rumeur (encore elle) court qu’un bataillon de CRS, dûment mandaté par Darkozy est en route sur le lycée JB Dumas via Besseges. La panique gagne la foule du « blocus ».

11h, réunion mensuelle d’information syndicale ou après une courte mais remarqué prise de parole de notre collègue Ginette(prénom modifié) nous nous sommes rendus (60 / 70 collègues) sur la « barricade » offrir nos poitrines solidaires, si, si, pour protéger nos chères têtes blondes. Inutile de vous dire que notre geste de solidarité était le bienvenu et fut chaleureusement accueilli, applaudi et tout et tout.


une association de malfaiteurs en lien avec une organisation terroriste (les lycéens bloqueurs)

Ensuite, nous sommes retournés voir le proviseur (en pleine DGH) pour lui faire part de notre très grande inquiétude quant au climat extrêmement tendu qui se développe depuis l’intervention matinale et musclée de la police. Mr Grandchef nous a indiqué sa volonté de solliciter auprès du rectorat une suspension officielle des cours pour le restant de la semaine afin que les tensions retombent. Entretien bref et rapide puisqu’il était sur le champs attendu par le sous préfet.

11h50, un sèche main électrique est en feu au batiment F, est ce une panne, des élèves de l’ultra gauche, le Hamas ? Le bâtiment F est évacué, le blocus se débloque, les pompiers interviennent, ressortent et le blocus se rebloque… Plus tard, nous apprenons que l’inspecteur d’académie déjeune sur le self en compagnie de Mr le proviseur adjoint et de madame la provisoire adjointe. Ginette, Jacques, Pierre et Paul(moi) nous précipitons…trop tard ! Nous avons tout de même confirmation que les cours ne sont pas suspendus et que le lycée fonctionne normalement. Au dire du recteur dont les propos sont rapportés par Mr le proviseur, « la situation est partout normale, sauf à Ales ».


remise en place du blocus après l'intervention des pompiers

13h, nous allons une nouvelle fois sur le « blocus » et avec quelques parents d’élèves, nous sommes une quarantaine d’adultes. A l’initiative de la FCPE une manifestation s’organise pour 14h en direction de la sous préfecture ou le rendez vous est donné pour 14h30. Une délégation est constituée. Paul et moi étions étonnés par la mobilisation lycéenne et par l'ampleur de la manifestation.


Les lycéens devant la mairie

Le sous préfet n’étant pas là, dixit son chef de cabinet les élèves sont retournés sur le lycée vers 15h30 en se promettant de revenir demain vers 9h.

Conclusions / j’ai le sentiment que les élèves étaient particulièrement « remontés » après l’intervention policières qui à eu pour conséquence évidente de les re-mobiliser. Par ailleurs nous avons observé qu’étaient présents sur le blocus et la manif, des élèves du LP et ces derniers paraissaient particulièrement responsables et sérieux. Idem pour quelques mômes, jogging nike blanc casquette, qui étaient présents et intégrés au gros des lycéens.

A noter également l’absence d’incident ou de provocation de la part des lycéens et jeunes associés. Evidemment, une mention particulière pour monsieur le sous préfet, voire le préfet et le recteur qui par leurs actions favorisent le maintien d’une forte mobilisation.

Enfin, la journée de demain et plus précisément la première heure de la matinée peut pour les élèves présenter quelques risques si une nouvelles fois la police est présente et que les esprits s’échauffent. Les parents d’élèves seront la, ainsi que des militants convaincus que la violence est inutile. Notre place sera près de nos élèves, non pas pour soutenir le blocus mais pour nous interposer entre eux et les forces de polices et éviter tout incident.

communiqué de la FSU:

Les forces de l'ordre sont intervenues aujourd'hui pour lever le blocus mis en place par les élèves du lycée JB Dumas, à Alès. A l'issue de la charge des policiers, un élève a été interpellé, et les élèves rassemblés devant le commissariat pour protester contre l'arrestation de leur camarade ont été dispersés par des jets de gaz lacrymogènes. Les enseignants du lycée, réunis en AG au cours de la matinée, se sont portés au secours des élèves, et expriment leur indignation devant les violences dont ils ont été les témoins.

La FSU du Gard condamne le recours à la violence policière à l'encontre de lycéens, qui ne peut être en aucun cas une réponse adaptée à leur contestation. Elle juge ce déploiement de force extrêmement choquant et déplacé au regard du jeune âge des manifestants. Elle rappelle que le devoir d'un Etat est de protéger sa jeunesse, non de la réprimer comme une nuisance ou un danger potentiel.

Elle appelle les autorités compétentes à renoncer au recours à la force et à instaurer le dialogue avec les lycéens pour sortir de la crise. Elle appelle le gouvernement à ouvrir sans tarder de véritables discussions, avec les élèves, les parents et les professeurs, afin d'associer tous les acteurs de l'école à la réforme du lycée, selon le vœu très légitime qu'ils ont formulé.

secrétariat départemental FSU,

La coordination nationale des universités

a réuni le 22 janvier 2009 des délégués provenant de quarante six universités. Elle a voté les motions suivantes :

Motion n°1 : La coordination nationale réunissant ce jeudi 22 janvier 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories, notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppression d’emplois, exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, et soutient les mobilisations en cours. Elle déclare que si le ministère ne retire pas, sans préalable : 1) le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs 2) la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l’université s’arrête. Unanimité moins 3 voix contre

Motion n°2 : La coordination nationale a également voté l’appel immédiat à la rétention des notes, la non transmission des maquettes de formation des enseignants du premier et du second cycle et le soutien aux mouvements de grève qui ont déjà commencé ainsi que l’appel au renforcement de la mobilisation dans tous les établissements.

Rappel : Coordination Nationale des Universités (22/01/08) - Première réunion du jeudi 22 janvier à 11h à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. La Coordination Nationale des Universités est réunie à l’initiative de la coordination de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne qui rassemble des non syndiqués et des représentants de l’UNSA, CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNEF, FSE et SUD. Les représentants nationaux de la plupart des syndicats sont présents.

UNIVERSITÉS (46) Université de Bordeaux 3 Université de Bourgogne Université de Clermont Ferrand II Université de Caen Université d’Evry Université de Franche-comté Université du Havre Université de Lille 1 Université de Lille 2 Université de Lyon 1 Université de Lyon 2 Université de Lyon 3 Université Paris 1 Université Paris 3 Université Paris 4 Université Paris 5 Université Paris 6 Université Paris 7 Université Paris 8 Université Paris 10 Université Paris 11 Université Paris 12 Université Paris 13 Université de Paris Ouest Nanterre Université du Maine (le Mans) Université de Marne-la-Vallée Paris-Est Université Montpellier 3 Université de Nantes Université d’Orléans Université de Picardie Université de Poitiers Université de Provence Université de Toulouse 1 Université de Toulouse 2 Université de Toulouse 3 Université de Tours Université de Rennes 1 Université de Rennes 2 Université de Reims Université de Rouen Université de Saint-Étienne Université de Strasbourg Université Technologique de Compiègne Université Versailles St Quentin EHESS Ecole Normale Supérieure

ASSOCIATIONS (7) Collectif pour la Défense de l'Université Qualité de la Science Française (QSF) Collectif des enseignants précaires Défense de l’université (majoritairement juristes) SAGES (PRAG, professeurs ENSAM et PRCE) Sauvons l’Université (SLU) Sauvons la Recherche (SLR)

SOCIETES SAVANTES (3) Société Française de Littérature Générale et Comparée (SFLGC) Sociétés Française des Seiziémistes (SFDES) Société Française d'Etude du XVIIIe

Des membres du CNU participent à la Coordination Nationale des Universités

le contexte la Chronologie
octobre novembre décembre 2008
janvier sarko à Saint-Lô sarko à Nîmes grève générale du 29 janvier 2009

février 2009

24 Janvier: Guadeloupe

 

24 Janvier: France
une manifestation citoyenne

initiative originale, l'appel émanait de plusieurs syndicats et associations: association Alès Citoyenne Solidaire - Attac Alès Cévennes - CGT éducation - CGT FAPT Alès - CFTC - Collectif d’action contre le chômage d’Alès - Collectif rodhanien Sortir du nucléaire - Comité de défense de l’hôpital d’Alès - Comité de défense des usagers et des services publics de vivre en Cévennes - Comité de soutien aux inculpés de Tarnac - Confédération paysanne du Gard - FCPE - FSU - la Libre Pensée - LDH section Alès - Mouvement pour la Paix - Planning familial Alès - RESF - SE UNSA - SNES/FSU - SNUipp/FSU - Sud Santé AMADOPAH


par margouillat photos: www.margouillatphoto.blogspot.com

le mot d'ordre: STOP à la grande braderie 2009 DES GOUVERNEMENTS SARKOZY & CIE au profit des banques et des multinationales MAIS POUR NOUS Moins d’emplois : plus de précarité et plus de chômage Secteur privé : chômage technique et licenciements Pas d’augmentation de salaires et moins de pouvoir d’achat Un démantèlement des services publics Une éducation nationale bafouée L’hôpital et la sécurité sociale sacrifiés Les retraites liquidées La justice mise à mal L’environnement saccagé Les libertés et la démocratie en DANGER Et la PAIX ???

la manifestation s'est terminée par un lancer de chaussures sur l'effigie de Nicolas Sarkozy.


par margouillat photos: www.margouillatphoto.blogspot.com

cette action s'inscrit dans une logique qui tend à se généraliser comme en témoigne cet appel qui a recueilli 30 000 signatures au 24 janvier 2009:

Texte de l'appel: « Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps. A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions. Au nom d’une idéologie de "l’homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue. Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture. Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. » http://www.appeldesappels.org/

ou encore l'appel commun des verts, du PCF, du NPA et du MRAP: http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/230109/contre-une-strategie-de-la-tension-a-la-francai

ou ce texte publié dans télérama: menace sur les libertés publiques http://www.telerama.fr/idees/total-controle,38300.php

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janvier sarko à Saint-Lô sarko à Nîmes grève générale du 29 janvier 2009

février 2009

26 Janvier: Guadeloupe
la mobilisation grandit

 

26 janvier: Islande.

Après la crise, la révolution titre courrier international

La démission du gouvernement, le 26 janvier, est le résultat d'une pression populaire de plus en plus forte depuis la quasi-faillite de l'île à l'automne dernier. Car les citoyens ne cachent plus leur colère et leur désespoir.

Il y a encore quelques années, l'Islande pouvait être fière de sa réussite. Ses affaires étaient florissantes, ses habitants vivaient dans l'abondance et la capitale Reykjavík était devenue une destination touristique en vue. Rares sont ceux à avoir envisagé que leur fulgurante ascension financière pourrait se solder par une chute tout aussi spectaculaire. En octobre 2008, les trois principales banques islandaises ont été nationalisées puis déclarées en faillite.

Du jour au lendemain, les Islandais – et ils étaient nombreux – qui roulaient en gros 4 x 4 et avaient investi dans l'immobilier de luxe en contractant un emprunt auprès d'une banque étrangère ont vu la valeur de leurs biens s'effondrer, tandis que leurs mensualités grimpaient en flèche. Les Islandais plus parcimonieux ont été également durement touchés. Des milliers de travailleurs proches de la retraite qui avaient investi leurs économies dans des actions auprès des banques Landbanki, Glitnir et Kaupthing, ont tout perdu. Les prix de l'alimentation et de l'essence ne cessent d'augmenter et, avec des taux d'intérêt proches des 20 %, même les prêts plus modestes deviennent impossibles à honorer. "Nous avons l'impression d'avoir été incapables de gérer nos affaires", estime Hallgrímur Helgason, l'un des plus célèbres romanciers de l'île. "Nous avons été livrés à nous-mêmes pendant des années et nous sommes allés trop loin, trop vite, en trop peu de temps. A présent, nous sommes ruinés, et nous avons plus de dettes que nous ne pouvons en rembourser. Nous sommes comme des enfants dont les parents se sont absentés pour le week-end et qui ont saccagé la maison." Comment cela se traduit-il pour le citoyen ordinaire d'un pays dont les caisses sont vides ? Parle-t-on de soupes populaires, de foyers d'hébergement et de mendicité ? Loin de là. Les rues de la capitale sont propres et les gens sont toujours aussi hospitaliers et charmants.

Le vendredi et samedi soir, de nombreux bars et clubs font le plein. Et, à en juger par l'état d'ébriété de la plupart des gens, ils continuent à dépenser de l'argent. Les problèmes de l'Islande se sont cristallisés lors des événements tumultueux de la semaine dernière. Depuis le mois d'octobre, immédiatement après l'effondrement de l'économie, des manifestations pacifiques ont été organisées sur la place principale de Reykjavík, devant l'Althing, le Parlement.

Et, les 20 et 21 janvier, ces manifestations se sont transformées en émeutes. Des projectiles ont été lancés sur la police et sur le Parlement. Les fenêtres de l'Althing ont été brisées et des feux allumés. Plus de 130 manifestants ont dû être soignés à cause des gaz lacrymogènes utilisés par la police pour disperser la foule et un policier a été gravement blessé.


Des policiers se protègent des projectiles adossés au Parlement islandais à Reykjavik le 21 janvier,
lors des émeutes anti-crise.

Le 23 janvier, Hördhur Torfason, militant des droits de l'homme et l'un des organisateurs de la manifestation, a raconté une anecdote épouvantable pour illustrer le sentiment de désespoir de ses compatriotes. Il avait reçu un coup de téléphone d'un homme qui lui avait raconté que les quatre générations de sa famille avaient tout perdu. "Il voulait que je les aide à construire une potence devant le Parlement", raconte Torfason. "Je lui ai demandé si c'était censé être symbolique. Il a répondu : 'Non. Un membre de ma famille a l'intention de se pendre en public.' Je lui ai dit que j'étais prêt à les aider, mais pas de cette manière", poursuit Torfason. "Mais cette personne s'est suicidée le surlendemain."

Davantage de gens vont à l'église pour trouver un réconfort spirituel mais aussi parce qu'on peut s'y procurer des denrées alimentaires pour une somme modique. Les soupes populaires ne sont pas à l'ordre du jour. "Les gens auraient honte de faire la queue dans la rue pour avoir à manger", explique Thór Gíslason, de la Croix-Rouge. "Nous comptons plutôt organiser des activités et du bénévolat où les gens pourraient partager un repas."

Pour les Islandais, la cupidité, la corruption des politiques et l'absence de réglementation sont à l'origine de ce chaos, mais la plupart des gens savent qu'ils portent leur part de responsabilité. "Je me sens responsable", admet l'écrivain Helgason. "Nous admirions l'impudence de ces 'nouveaux Vikings' et nous nous sommes tous laissés berner. Nous sommes une société jeune et immature." Aujourd'hui, ils veulent la dissolution du Parlement, une nouvelle Constitution et une enquête sur la responsabilité des hommes politiques.

"Tout le monde ou presque est ruiné", explique l'un des organisateurs des manifestations, Magnús Björn Ólafsson. "C'est une révolution, et nous voulons rédiger une nouvelle Constitution comme l'ont fait les Français." Sophie Morris The Independent.

De la Bulgarie à la Lettonie, les revers économiques fragilisent les gouvernements. Celui d'Islande est même tombé, alors que quatre pays ont déjà subi des émeutes. Faut-il craindre qu'un syndrome islandais s'étende bientôt sur toute l'Europe? La récession s'abat sur le continent, mais, pour l'instant, seuls quelques pays sont frappés par la crise sociale et politique qui en découle. Il aura suffi de trois mois et d'une brusque montée de la violence dans le centre de Reykjavik, d'ordinaire si placide, pour que, au son des casseroles heurtées par une foule en colère, le Premier ministre de l'île nordique, Geir Haarde, annonce, le 23 janvier, son prochain ­retrait de la vie publique, promette des élections anticipées et enregistre la démission de son ministre du Commerce.

Dans d'autres pays, aussi, la détérioration du climat économique attise la colère. Le 13 janvier, des émeutes éclatent à Riga, capitale d'une Lettonie surendettée et à laquelle le Fonds monétaire international impose un sévère plan d'austérité. Le lendemain, Sofia, la capitale de la Bulgarie, est le théâtre de sérieux troubles: la foule proteste contre la corruption des élites politiques. Deux jours plus tard, des manifestants assaillent le siège du Parlement à Vilnius (Lituanie). Mêmes causes, mêmes effets. Dans les prochaines semaines, la fièvre sociale ne devrait pas épargner d'autres contrées d'Europe centrale et orientale. Pour beaucoup d'entre elles, ce sera le premier test sérieux que connaîtront ces jeunes démocraties.

A en juger par la liesse générale dans les rues de la capitale islandaise face à ce tournant dramatique, la majorité écrasante des Islandais sont convaincus que celui-ci ne leur apportera rien de mauvais. Durant presque toute la semaine précédente, des dizaines de milliers d'Islandais ont participé à des manifestations exigeant la démission du gouvernement et l'organisation d'élections anticipées. Entre 30.000 et 32.000 personnes (soit environ 10% de la population de l'Islande, qui se chiffre à 320.000 habitants) ont pris part à cette espèce d'autodafé politique (les manifestants brûlaient des effigies du premier ministre et de certains ministres).

28 Janvier: Guadeloupe 9° jour de grève générale
le papa blanc veut nous massacrer!!!

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février 2009

28 Janvier 2009 : Lycée Saint Exupery Lyon
répression des lycéens

Ces vidéos datent de mercredi 28 Janvier 2009. Les élèves du Lycée Saint Exupéry de Lyon organisaient un blocus. La Direction de l’établissement a appelé la police. Trois élèves ont été interpelés : deux pour “vol de barrière” et un troisième pour avoir “foncé tête baissée sur la police” .

ce n'est qu'un exemple de répression de lycéens parmi d'autres lors de ce mois de janvier 2009 en voici quelques uns ici: http://berthoalain.wordpress.com/2009/02/01/police-et-lyceens-janvier-2009/

9 janvier: Un millier de lycéens, selon la police et l’Union nationale lycéenne (UNL), 3.000 selon la FIDL, ont manifesté à Paris, s’en prenant au ministre de l’Education nationale. Des incidents se sont également produits à Lyon, où la police a chargé un groupe de jeunes gens et a procédé à sept interpellations. D’autres manifestations ont eu lieu un peu partout en province, réunissant des assemblées inégales : de 150 à 200 personnes à Bordeaux à un millier à Nantes, où la police est intervenue dans trois lycées pour empêcher des blocages. Après avoir incité Xavier Darcos à repousser d’un an son projet de réforme, les organisations de lycéens souhaitent désormais qu’il renonce aux 13.500 suppressions de poste prévues en 2009, condition préalable selon eux à l’ouverture d’un dialogue sur la réforme.

« Les enseignants du lycée Victor Hugo s’élèvent vivement contre l’intervention policière de ce matin, indique l’intersyndicale SNES-SUD-CGT, dans un communiqué. Un élève a été interpellé, menotté et amené au commissariat, puis relâché après intervention de deux enseignants. Les élèves [...] ont décidé de ne pas reprendre les cours. Les enseignants réunis en AG réfléchissent à la suite à donner. » La police était déjà intervenue vendredi, à l’appel de Michèle Tribalat, la proviseure

Ce matin (6 janvier 2009) les forces de police sont intervenues pour briser cette chaîne humaine. Un enseignant a été projeté à terre et souffre du genou, une autre enseignante a été aussi bousculée. Deux lycéens ont été également malmenés. La présence nombreuse de lycéens et d’adultes sur place ont empêché que les choses dégénèrent. La police a ensuite rapidement quitté les lieux après qu’une grande partie des lycéens soit rentrée dans le lycée. La FSU 92 condamne fermement ces interventions policières qui ne contribuent qu’à dégrader davantage le climat au sein de l’établissement alors que la reprise d’un dialogue pouvait être envisagé . La FSU 92 demande solennellement que ces pratiques cessent. Un grand nombre d’enseignant refuseront de faire cours sous cette pression policière constante.
Un professeur du lycée Joliot-Curie de Nanterre a porté plainte contre la police pour “violences volontaires”, a-t-il indiqué dimanche. Il affirme s’être fait “agripper par le bras” et “entraîner dans l’enceinte du lycée et plaquer” mardi 6 janvier, lors de la dispersion d’une chaîne humaine devant l’établissement. Cette manifestation contre des poursuites judiciaires engagées à l’encontre de trois élèves “était pacifique, sans aucune volonté de blocage”, a-t-il fait valoir. “Ils ne m’ont donné aucune explication”, a par ailleurs fait valoir le professeur, qui a eu un arrêt de travail de trois jours. Dans une toute autre affaire, deux lycéens mineurs ont été mis en examen le 30 décembre par un juge des enfants après 24 heures de garde à vue. Ils sont poursuivis pour des “menaces de mort” dont la proviseure dit avoir été l’objet lors d’un conseil de discipline le 19 décembre. Une troisième lycéenne, majeure, doit bientôt être convoquée par la justice.

Nantes: La répression a bien entendu été au rendez vous : 10 interpellations et 8 blessés (dont 2 policiers) -> https://nantes.indymedia.org/article/15869
à Nantes, trois lycées étaient partiellement bloqués. À la Colinière, 80 élèves faisaient face à la police. Nous étions là dès 6 heures », raconte un lycéen de la Colinière. À 11 heures, environ 80 élèves, sur les 1 700 du lycée, barrent les grilles d’entrée. À moins de deux mètres, face à eux, une quinzaine de policiers casqués munis de boucliers. En effet, en décembre dernier, quand l’opposition à la réforme battait son plein, des dégradations avaient eu lieu au lycée. L’inspecteur d’académie, Bernard Javaudin, est venu discuter. « J’ai demandé de poursuivre l’échange à l’intérieur, dit-il. Les élèves ont refusé. » Les forces de police ont donc permis l’entrée des élèves qui allaient en cours. Les esprits, un moment échauffés, se sont calmés. Et peu avant midi, la plupart des policiers sont repartis.

Les lycéens qui ont semé le trouble, avant-hier, pensaient pouvoir répéter le même scénario, hier matin. Mais la police a anticipé le phénomène et refroidi les ardeurs des manifestants en les chargeant alors qu’ils caillaissaient l’établissement de l’Epid et incendiaient des poubelles. Rebelote, hier matin, à l’heure de la reprise des cours. Des lycéens ont voulu répéter les événements d’avant-hier : feux de poubelles devant le lycée automobile de Grande-Synthe, caillassage et feux de poubelles autour de l’Epid, rue de Lille, nécessitant l’intervention des sapeurs-pompiers. Sauf que les forces de l’ordre s’étaient préparées à ce scénario. Vêtus de leurs tenues anti-émeute, les policiers ont lancé une charge contre le noyau dur d’agitateurs qui voulaient en découdre devant l’Epid. Les lycéens ont répondu par des jets de projectiles, mais leurs ardeurs ont été vite refroidies.


un petit coup de gazeuse sur des lycéens à Grasse

 

 

29 Janvier: France
Mobilisation générale, grève générale !


Le pouvoir d’achat : "parole d'expert"

une "petite phrase" de Nicolas Sarkozy, prononcée le 5 juillet 2008 lors d'un conseil national de l'UMP, et qui, resservie aujourd'hui, prend une saveur nouvelle : "Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit."


Grève interprofessionnelle le 29 janvier 2009

Une centaine d’associations, syndicats, collectifs et mouvements se joignent au 29 janvier: voir la liste: http://www.cgt.fr/spip.php?article35599

C’est une google map d’un genre particulier, élaborée par un internaute répondant au doux pseudo de Latruffe. Mise à jour régulièrement, elle recense depuis le 26 octobre dernier tous les plans sociaux, suppressions d’emplois, délocalisations, fermetures définitives ou temporaires de sites, jours de chômage technique… Bref, une véritable carte de la crise en miniature qui dit bien l'étendue des dégâts. http://maps.google.com/maps/ms?hl=fr&ptab=2&ie=UTF8&oe=UTF8&msa=0&msid=106468196104779563781.00045a2a5e1c2cf69d5d4

AFP Journée d'action: 2,5 millions de manifestants en France

Le nombre de manifestants dans les 195 cortèges de protestation organisés à l'appel de tous les syndicats a atteint 2,5 millions dans toute la France, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la CGT.

Ces manifestations syndicales de jeudi, les plus massives depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée en mai 2007, égalent les mobilisations de 2006 contre le CPE (contrat première embauche), de 2003 sur les retraites et de 1995 contre le plan Juppé sur la Sécurité sociale.

En 2006, à son apogée, la lutte contre le CPE avait mis dans la rue 1 à 3 millions de personnes, selon les estimations respectives de la police et des syndicats, tandis qu'on en comptait 1 à 2 millions en 2003 et 1995.

Un slogan couvre les autres à Paris: SARKO DEMISSION


Place Opéra - manif du 29/01/2009

 


Les manifestants veulent se rendre devant l'Elysée
mais les CRS les bloquent: confrontation

Saint Nazaire: un passant blessé au pied par une bombe assourdissante
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février 2009

2 et 3 Février: France
Enseignants chercheurs et étudiants se lancent dans la grève reconductible

d'après Libé: Dans les Universités, les signes de mobilisation se multiplient. D'après ma collègue de Libé Lyon l'Université Lyon-3 s'est mise en grève. L'Institut d'Etudes Politique d'Aix-Marseille continue sa grève. Des A-G ont voté diverses actions, dont la grève, à Toulouse, Lyon, Clermont-Ferrand-2, Lille, Montpellier-3, à Saint-Etienne, Bordeaux-3, Nantes, Troyes, Mulhouse, Rennes-1, Rennes-2, Strasbourg, l'IUTd'Aix-Marseille,Dijon, l'UFR de sciences sociales de l'Université Versailles Saint Quentin, Paris-6, Paris-7, Paris-8, l'UFR d'histoire au Mans, celui de maths à Orsay, plusieurs UFR à Paris-4, Paris-13 etc... Un signe amusant : le site web de Sauvons l'Université connait quelques ratés car l'explosion de sa fréquentation a contraint ses responsables à changer de support. Des sites web locaux ont été créés (ici celui d'Orsay). De plus en plus de sites de laboratoires et d'Universités sont utilisés pour diffuser l'information (ici un labo de mathématiques de Strabourg). Dans la presse, ce mouvement commence à percer, de nombreux articles dans la presse régionale, un beau portrait d'Olivier Beaud dans Le Monde, le juriste de Paris-2 Assas qui a assassiné (textuellement) le projet de décret du ministère Aujourd'hui, à 12h, une centaine de chercheurs et d'universitaires ont lancé plusieurs centaines de chaussures dans les jardins du ministère de Valérie Pécresse, en signe de protestation contre le mépris du gouvernement et du Président de la République à leur égard. La Coordination nationale réunie hier à la Sorbonne annonce avoir rassemblé 276 délégués et appelle à de nouvelles actions dont une manifestation nationale le mardi 10 février à Paris. Je publie ci dessous ses trois motions. Laurence Giavarini (porte parole de SLU) contactée au téléphone me dit que "cela prend, nous avons de nombreuses informations sur des Assemblées générales. Les votes de grève se sont multipliés. Des délégations d'enseignants et d'étudiants auprès des Présidents d'Universités demandent l'organisation de journées banalisées, de refuser d'envoyer les maquettes pour les formations d'enseignants au ministère là où les Conseils d'Administration n'ont pas encore voté ce blocage".

 

Nous, étudiants de Rennes 2, réunis ce lundi 2 février en assemblée générale, 1500 personnes, lançons cet appel. Refusons la loi LRU instaurée par le plan de Bologne, comme le refusent les Italiens, Espagnols, Allemands, Européens mobilisés. Vendre le savoir au marché financier, le voilà leur plan. Or, privatiser, c'est toujours privilégier les élites, il suffit d'ouvrir les yeux pour le voir. Nous revendiquons : — en premier lieu, un plan massif pour l'Université (embauche d'enseignants-chercheurs, augmentations des bourses, modernisation des locaux, etc.) — en second lieu, l'abrogation de la LRU et du plan de Bologne — l'abandon du projet de réforme des enseignants-chercheurs — l'abandon du projet de masterisation du métier d'enseignant Enfin, en tant qu'étudiants mais aussi en tant que citoyens en lutte, nous portons ce mot d'ordre simple et bref : SMIC à 1500€, augmentation de 300€ de tous les revenus, baisse généralisée du temps de travail (32 heures par semaine, et moins). Nous exprimons notre soutien combatif à toutes les autres luttes en cours contre la politique actuelle : soutien aux enseignants-chercheurs, aux lycéens et aux mouvements de lutte contre la casse de l'éducation ; soutien aux sans-papiers ; soutien aux grévistes de la Guadeloupe ; et enfin, soutien aux nombreuses luttes locales en cours. Nous appelons l'ensemble des université françaises à se mettre en grève avec blocage et occupation, à créer des liens avec les luttes qui s'organisent autour d'elles, à créer leurs propres médias, pour un convergence par le débat et l'action commune, et pour la satisfaction des revendications. Dans ce but, nous appelons à et organisons une coordination nationale du mouvement, les samedi 7 et dimanche 8 février prochain à Rennes. ** Appel : Gr-rêve, blocage — de l'économie, occupation, nous avons commencé. Chaque changement dans ce cours normal des choses crée cette solidarité, ouvre cette parole, casse ce quotidien morose et filant auquel nous sommes habitués. Les regards se croisent enfin, les bouches s'ouvrent ; les gestes de partage se multiplient. Nous sortons des cases, les pions se révoltent. Nous savons maintenant que ce n'est qu'une question de temps. Agir est notre seul but. Blocages, grèves, occupations, ce n'est qu'un début.

Lancer de chaussures contre le ministère de l'Enseignement supérieur Une centaine d'enseignants-chercheurs se sont massés mardi devant le ministère de l'Enseignement supérieur pour un "lancer de chaussures" destiné à marquer leur opposition à la réforme de leur statut prévue par Valérie Pécresse. Les manifestants, qui s'étaient réunis à l'appel de "Sauvons la Recherche" devant le ministère de Mme Pécresse, ont tous ensemble lancé chacun une chaussure vers le bâtiment. L'opération, qui s'est déroulée de 12H15 à 12H45, a rassemblé une centaine de personnes, selon la police. "Le lancer de chaussures exprime la colère face aux réformes et au discours de Nicolas Sarkozy du 22 janvier qui est venu rallumer un incendie", a déclaré à l'AFP Isabelle This-Saint-Jean, présidente de l'association "Sauvons La Recherche". "On nous traite de conservateurs et d'immobilistes. Le discours de Sarkozy était particulièrement insultant. Il accuse la recherche française d'être mauvaise, avec la formule de l'arbre qui cache la forêt", s'est-elle indignée. "On peut être fier de la recherche française au regard des moyens que nous avons", a ajouté Mme This Saint-Jean. "Valérie Pécresse prétend que nous sommes analphabètes, que nous n'arrivons pas à lire le nouveau décret (sur le statut, ndlr) et que c'est pour cela que nous sommes inquiets", a renchéri Georges Debréjas, un autre responsable de "Sauvons la Recherche". "Comme il n'y a aucune véritable discussion depuis des mois, voire des années, on s'est dit que la seule véritable réponse, c'était la savate", a-t-il ajouté, précisant que les manifestants avaient été tenus à distance par les forces de l'ordre et avaient lancé des chaussures pendant un quart d'heure en direction du ministère, mais sans l'atteindre.

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février 2009

5 Février: France
La grève dans les universités s'amplifie: encore un lancer de chaussures pour Pécresse !

Des dizaines de milliers d'enseignants-chercheurs et d'étudiants ont manifesté jeudi contre les réformes universitaires du gouvernement, alors que Valérie Pécresse prévoit de réunir mercredi toute la communauté universitaire pour rassurer sur les futurs pouvoirs des présidents. Au quatrième jour de la mobilisation des professeurs d'université, lancée lundi par une coordination nationale, les manifestants étaient entre 30.000 et 53.000 selon les sources, et les étudiants, jusqu'alors à l'écart du mouvement, ont participé en force, selon un décompte des bureaux de l'AFP pour 23 villes.

LEMONDE.FR | 05.02.09 Le mouvement des enseignants-chercheurs, en grève illimitée depuis le 2 février, entre dans son quatrième jour et s'étend, rejoint par des syndicats de l'enseignement supérieur et des étudiants. Une coordination nationale des universités – représentant 74 universités, écoles et instituts réunis à Paris-IV – a appelé, lundi soir, à une journée d'actions ce jeudi et à une manifestation nationale, mardi 10 février, à laquelle pourraient se joindre les étudiants, dont la principale organisation, l'UNEF, a appelé à la grève mardi prochain. Au moins 22 manifestations sont prévues un peu partout en France ce jeudi – Paris, Lille, Lyon, Toulouse, Montpellier, Nantes, Le Mans, Strasbourg, Dijon... A Paris, un cortège partira de Jussieu à 14 h 30 pour se rendre aux abords du ministère de l'enseignement supérieur. A Strasbourg, un rassemblement est prévu jeudi matin devant le Palais universitaire "à l'occasion de la venue de Valérie Pécresse pour inaugurer l'université fusionnée de Strasbourg", indique le Snesup-FSU.

Manifestation à Strasbourg en marge de la visite de Pécresse

Plus de 1.600 manifestants selon la police et 2.000 selon les organisateurs étaient rassemblés jeudi matin à Strasbourg en marge de la visite de la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse qui est venue inaugurer la nouvelle Université de Strasbourg (UdS). Les manifestants, principalement des étudiants mais aussi des enseignants-chercheurs, se sont rassemblés devant le Palais universitaire où se trouvait la ministre, dans le quartier des universités et scandaient des slogans tels que "Pécresse, la recherche régresse", "Pécresse démission", "Pécresse fac off".

Des jets de chaussures et d'oeufs se sont produits contre les vitres du Palais universitaire lorsque des policiers ont réussi à déloger un groupe de manifestants réunis devant l'entrée de l'édifice. Une douzaine d'UFR (Unité de formation recherche) étaient en grève sur les 37 que compte l'UdS.

Les manifestants portaient des pancartes telles que "Etudiants-chercheurs cherchent enseignants-chercheurs sachant chercher", "Ce matin un crétin a tué les chercheurs", "Unis face à la réforme", "Supprimer la culture appauvrit l'homme". "On est vraiment dans l'application d'une idéologie, le gouvernement veut nous tuer à tout prix. Je pense que ce mouvement est le point de départ de quelque chose et qu'il va y avoir un grand clash", a prédit Antonin, étudiant en deuxième année de licence d'archéologie. "Nopus avons une grosse mobilisation de nos étudiants qui sont particulièremernt inquiets pour notre avenir", déclarait Serge Lesourd, professeur de psychologie clinique.

La ministre assistait à l'inauguration de la nouvelle Université de Strasbourg (UdS), née de la fusion entre trois universités de Strasbourg et devenue la plus grande université de France. Valérie Pécresse a écarté mardi toute idée d'un retrait du décret réformant le statut des enseignants-chercheurs, s'en remettant aux présidents d'université pour apaiser la fronde. La modification du décret de 1984 sur leur statut est l'un des sujets de mécontentement d'un nombre croissant d'enseignants-chercheurs, dont certains sont entrés dans un mouvement de grève (des cours, ou rétention des notes), reconduit notamment lundi soir par une coordination nationale des universités.

Dans un communiqué de presse, les syndicats de l'UdS (FSU, CGT, SGEN-CFDT, UNEF, UNSA et SNPREES-FO) ont indiqué jeudi qu'ils avaient décliné une invitation à rencontrer Mme Pécresse, lançant "un appel solennel" au gouvernement pour suspendre "toutes les réformes en cours".

Des incidents ont opposé forces de l'ordre et manifestants à l'extérieur du bâtiment, alors qu'à l'intérieur, des enseignants-chercheurs ont perturbé la cérémonie. Les manifestants ont essayé de pénétrer dans le Palais universitaire, où se déroulait la cérémonie. Les policiers en civil et les services de sécurité qui contrôlaient les lieux ont rapidement été débordés. Les CRS sont ensuite intervenus.Des échanges de coups ont eu lieu entre les deux parties avant qu'un peloton de CRS ne soit appelé en renfort et ne donne la charge. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de leurs matraques pour disperser les manifestants. Le bilan est de quelques blessés légers du côté des manifestants et des policiers.


Incidents devant le Palais universitaire à Strasbourg
Les CRS contiennent les manifestants+ jet de lacrymos sur la fin

Valérie Pécresse chahutée à Strasbourg
à l'intérieur les chercheurs perturbent le discours!
la tronche que fait al ministre vaut le détour!

le contexte la Chronologie
octobre novembre décembre 2008
janvier sarko à Saint-Lô sarko à Nîmes grève générale du 29 janvier 2009

février 2009

6 Février: Martinique

lancement d'une grève générale en Martinique, avec des manifestations quotidiennes.

11 Février: Martinique

FORT-DE-FRANCE (AFP) — Les syndicats martiniquais ont obtenu mardi, au terme du sixième jour de grève générale, une baisse de 20% sur 100 produits de première nécessité mais appellent à la poursuite du mouvement pour parvenir à une augmentation des salaires, ont-ils annoncé à la presse. Après une nouvelle après-midi de négociations marqué par des échanges vifs, la grande distribution a finalement accepté cette demande - incluant également la baisse de l'octroi de mer perçue par le conseil régional- alors que jusque là elle ne voulait pas aller au delà de 10%. Un groupe de travail sera mis en place mercredi, a indiqué à l'AFP le préfet Ange Mancini qui espère que cette diminution des prix se concrétisera "dans le mois qui vient". Cette annonce a été accueillie par une clameur de satisfaction des centaines de manifestants postés depuis 15H00 devant les grilles de la préfecture. "Il n'est pas question d'annoncer ce soir la fin de la grève. Etant donné qu'il y a beaucoup d'autres points et particulièrement celui de salaires, nous préférons maintenir encore la mobilisation pour ne pas tomber dans l'euphorie", a cependant affirmé à l'AFP Michel Monrose, président du collectif intersyndicale "du 5 février". Les syndicats -13 au total- réclament une augmentation de 449,15 euros sur les petits salaires. Mais ce point ne devrait pas être abordé dans les discussions de mercredi qui débuteront à 10H00 (1H00 GMT) et qui porteront sur la baisse des prix des services (téléphonie, électricité, frais bancaires...) également réclamée par le collectif. Le préfet interrogé par l'AFP s'est félicité de l'"effort particulier" de la grande distribution dans ce "moment exceptionnel et historique" de la Martinique. "C'est une très bonne avancée parce que ce mouvement est parti sur la vie chère", a ajouté M. Mancini.

16 Février: Guadeloupe après 1 mois de grève générale
Sales chiens , sales nègres, nous sommes venus pour vous mater !

 


Alex Lollia menbre du LKP en Guadeloupe
dans un bel état grâce aux forces de l'ordre

50 manifestants interpelés

altercation entre un cycliste et les gendarmes qui l'ont agressé

 

Lundi 16 février, neuf barrages ont été érigés par le Collectif contre la vie chère (LKP) sur plusieurs axes routiers stratégiques, selon la préfecture. Le Premier ministre, François Fillon, a estimé que ces barrages ne constituaient pas des "moyens légaux" d'expression. "Il faut que les stations d'essence soient le plus possible accessibles, il faut que les gens puissent se déplacer, il faut que les Guadeloupéens puissent se procurer les produits de première nécessité", a-t-il déclaré.

Lundi aux environs de 22 heures (3 heures mardi matin à Paris), une voiture a été incendiée par les manifestants et celle du procureur de la République caillassée. Les forces de l'ordre présentes ont fait usage de grenades lacrymogènes et détonantes, selon des journalistes sur place. Un peu plus tard, une dizaine de barrages en feu ont été constatés à Pointe-à-Pitre, où un magasin de fournitures de bateaux a également été incendié, selon un photographe de l'AFP.

Par ailleurs, un véhicule a été incendié devant un hôtel de Gosier, la ville la plus touristique de l'île située à 5 km de Pointe-à-Pitre, a constaté un journaliste de l'AFP. A quelques centaines de mètres de là, un groupe d'une cinquantaine de jeunes, pour certains le visage masqué, jetaient des pierres sur un escadron de gendarmes mobiles qui intervenaient pour lever des barrages routiers ainsi que sur des véhicules de particuliers.

17 Février: Guadeloupe

Qu'est-ce que la "pwofitasyon"?

Surtout, ne pas traduire par "profit" (c'est un faux amis). La "pwofitasyon", ici peut se traduire comme je viens de dire par "profits abusifs". Dans le langage courant, "pwofitasyon" désigne l'abus de pouvoir qu'un puissant exerce sur quelqu'un dont il sait déjà qu'il est pus faible que lui, pour le rendre encore plus subordonné. L'exemple type, est celui des enfants dans la cours de récréation d'une école primaire. Les "grands" de CM2 peuvent exercer dans la cours des "pwofitasyon" sur les "petits" de CP, qui n'auront que leur yeux pour pleurer. (N'est-ce pas mignon, notre cher et tendre enfance?)

Les domaines de "pwofitasyon" sont multiples chez nous:

Le constat est le suivant. En Guadeloupe, les prix sont beaucoup plus élevés qu'en France et donc parmi les plus élevés d'Europe et du monde. On constate (pour les mêmes enseignes et les mêmes produits) des écarts de plus de 100% que l'éloignement (il faut bien payer le transport) n'explique pas (exemple : 84% sur les pâtes alimentaires). Selon tous les experts, après analyse de la chaine, de la production au cadie du consommateur, en passant par le transport, le surcoût par rapport à l'hexagone ne devrait pas dépasser 10%. Les différences de prix constatées ressemblent donc fortement à.... du vol organisé.

Quelques exemples de "pwofitasyon" dénoncés par le LKP :

-L'essence que payait les guadeloupeéns était l'une des plus chère au monde. Il y a une crise internationale qui a fait exploser le cours du pétrole, certes, mais cela n'explique absolument pas le cours des prix en Guadeloupe (dans les DOM de manière générale). Aujourd'hui qu'un début lumière commence à être fait sur la question, plus personne ne le conteste.

-Le LKP a présenté à l'état son expertise des méthodes de fixation des prix, résultat: tout le monde est d'accord sur le constat qui consiste à dire que les prix sont anormaux (même ceux qui sont contre la grève générale comme forme choisie pour le dénoncer) . Le secrétaire d'état aux DOM, monsieur Yves Jego envisage même une action en justice de l'Etat contre la SARA (Société Anonyme de Raffinage Antillaise) dont l'actionnaire principal (70%) est TOTAL. Vous m'accorderez sans doute que ce ne sont pas des nécessiteux. Et Jego (lui même), a dit que si après enquête, il est démontré que la SARA a perçu des sommes indues (ce sera probablement le cas), cette somme devra être remise aux guadeloupéens sous la forme d'un fond pour la formation professionnelle.

N.B: La SARA est en situation de monopole en Guadeloupe, pas de concurrence. C'est elle qui distribue l'essence.

-Quant aux prix de la grande distribution... une des pistes est de créer "un panier de la ménagère" constitué d'environ 100 produits sur lesquels la grande distributions n'aurait plus le droit de dépasser les prix de l'hexagone de plus de 10%, avec la création d'un organe bi-mensuel de contrôle des prix pour éviter de nouvelles dérives.

N.B: Les géants de la distribution sont en situation de quasi monopole. Il s'agit principalement du groupe Hayot (Bernard Hayot est dans le top 120 des fortunes françaises). En plus ils détiennent l'importation et ont le monopole de la distribution sur plusieurs grandes marques. Pour accentuer le problème, les quelques concurrents existants sont des groupes amis (cousins, alliancés...) puisque ce circuit est aux mains d'une ethno-classe compacte et réduite

18 Février: Guadeloupe ambiance de guérilla Martinique amplification
"le gouvernement n'a pas su gérer la crise" (Bayrou)

témoignage audio sur le site de libé: http://www.liberation.fr/societe/0601664-il-y-a-eu-cette-nuit-de-veritables-scenes-d-insurrection

nuit agitée en Guadeloupe, avec 18 interpellations dans la nuit, suite à des voitures brûlées et des pillages de magasins à Sainte-Anne et à Pointe-à-Pitre. Trois gendarmes ont été légèrement blessés par des tirs.

De mardi à mercredi, pour la deuxième nuit consécutive, les violences se sont multipliées en Guadeloupe entre des bandes de jeunes et les forces de l'ordre, selon plusieurs sources.

Guadeloupe: les affrontements se multiplient. La Guadeloupe a connu une flambée de violence dans la nuit...Des actes de vandalisme, des incendies de commerces et de véhicules se poursuivaient dans la nuit de mardi à mercredi vers 02H30 (07H30 à Paris) en Guadeloupe, a-t-on appris auprès de la cellule de crise de la préfecture. Un homme d'une cinquantaine d'années a été tué par une balle tirée "depuis un barrage tenu par des jeunes" dans la nuit de mardi à mercredi à Pointe-à-Pitre, a-t-on appris auprès de la cellule de crise de la préfecture, confirmant une information d'Europe 1.

en fait la police semble accuser les jeunes un peu vite sans aucune enquete sérieuse: regardez ce reportage de RFO c'est une édition spéciale réalisée par des grévistes et non grévistes dans l'urgence face aux évènements: l'homme abattu est Jacques Bino, 48 ans, contrôleur des impôts, fondateur de la section impôts à la CGTG (CGT de la Guadeloupe) et militant discret du LKP (Lien contre la profitation), a été tué par balle peu après minuit mardi soir, alors qu’il regagnait avec un autre militant son domicile des Abymes, après une réunion à la Mutualité, siège de LKP à Pointe-à-Pitre. . on peut voir les 6 parties du reportage sur youtube.

Alors qu’il avait pris des « chemins de traverse » pour éviter les nombreuses barricades qui jalonnent les routes de l’île, sa voiture s’est retrouvée bloquée par un barrage, dans la cité sensible Henri-IV. Le conducteur a tenté de faire demi-tour : son véhicule a alors été la cible de trois tirs. L’un d’entre eux a atteint le syndicaliste au thorax. Selon le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre, l’arme du crime est « un fusil à pompe ou fusil de chasse, tirant des balles calibre 12 de type Brennecke, autorisé pour la chasse au sanglier ». Pour le procureur, qui a ouvert une enquête, il ne s’agit pas de balles perdues, mais de « meurtre avec préméditation ». Les secours, appelés immédiatement par l’ami de la victime, ne sont arrivés sur place qu’à 2 h 50. Les pompiers ont dû rebrousser chemin après une première tentative d’approche, à cause des caillassages. Revenus avec cent policiers de la BAC (brigade anticriminalité), leur convoi a été à son tour la cible de tirs. Trois policiers ont été blessés, dont un à l’oeil.

Le reste de l’île a vécu une deuxième « nuit de terreur », selon le terme du maire de Pointe-à-Pitre. Les émeutiers s’en sont pris principalement aux commerces appartenant aux békés. Le centre commercial Destreland, à Baie-Mahault, à dix kilomètres de Pointe-à-Pitre, propriété du Groupe Bernard Hayot, grande famille béké de Martinique, a été le théâtre de violentes échauffourées entre une centaine de jeunes, tirant à balles réelles, et les gendarmes mobiles. A Basse-Terre, une concession automobile appartenant à Bernard Hayot a pris feu. A Dugazon, un quartier des Abymes, un magasins de pneus et atelier de mécanique automobile, toujours propriété d’Hayot, est également parti en fumée. Sur certains barrages, les conducteurs de véhicules étaient rançonnés, ou la cible de pierres. Au Gosier, une équipe de télévision de TF1 s’est fait voler sa caméra, les jeunes délinquants demandant 5 000 € pour la restituer. « Des Blancs, des Blancs ! », ont pu entendre certains conducteurs à l’approche d’un barrage. Elie Domota, leader du LKP, a jugé « quasiment prévisible » le drame survenu hier : « Tout a été fait par l’Etat et les patrons pour en arriver là » Il s’est indigné que Michèle Alliot-Marie, qui a annoncé l’envoi de quatre escadrons de gendarmerie en renfort dans l’île, n’ait « pas dit un mot pour le camarade tombé ». Il a appelé à la poursuite de la « mobilisation ». Les barrages seront simplement « assouplis » aujourd’hui pour permettre aux Guadeloupéens de se rendre à une manifestation ce matin en hommage à Jacques Bino. Lequel semble avoir déjà le statut de victime sacrificielle. « Ici, en Guadeloupe, il faut qu’il y ait du sang versé pour que les problèmes soient réglés », observe Domota, qui ,hier soir, a émis des « doutes » sur la « version officielle » de la mort de Jacques Bino.

 

Pour Max Céleste, membre de la direction de Combat Ouvrier et qui côtoyait le militant CGTG décédé au sein du collectif LKP, «l'Etat français a créé une situation chaotique. Les jeunes deviennent incontrôlables, si le LKP n'avait pas fait preuve de sang froid et eu un service d'ordre efficace, il y aurait eu de nombreux dérapages bien plus tôt dans le conflit.» Selon Céleste, «la dégradation actuelle est terrible quand on voit que Jégo avait validé le dimanche 8 février un pré-accord entre patronat et syndicats. Mais ses aller-retours en métropole et le volte-face du gouvernement ont mené indirectement à ce drame. Tout comme des insultes racistes de certaines forces de l'ordre.»

Plusieurs magasins ont été pillés à Pointe-à-Pitre dans la nuit de mardi à mercredi, selon la préfecture, et des barrages installés, dont certains enflammés, sur plusieurs rues de la ville désertées par les habitants, selon un photographe de l'AFP.

Les actes violents se multipliaient dans la nuit de mardi à mercredi en Guadeloupe, dont des affrontements entre des jeunes et la police, selon plusieurs sources, tandis que le collectif LKP a lancé "un appel au calme" sur la radio RCI en milieu de soirée.

de violentes échauffourées opposaient une centaine de jeunes à des gendarmes mobiles à Baie-Mahault, selon des journalistes sur place et un élu. Le maire de Baie-Mahault, Ary Chalus, a estimé mardi soir que "la Guadeloupe n'avait pas besoin de celà" quelques instants après avoir quitté, a-t-il précisé, les abords du centre commercial "Destrelland" où "c'est toujours le chaos", selon lui.

Selon un photographe de l'AFP, vers minuit, en raison du nombre important de barrages, il était difficile de sortir de la ville, où peu de monde circulait. Au Bas-du-fort, dans la banlieue de Pointe-à-Pitre, des coups de fusil se faisaient entendre et des policiers en cherchaient la provenance, toujours selon un photographe de l'AFP.

La mobilisation générale "contre la vie chère et pour le pouvoir d'achat" ne faiblissait pas mardi en Martinique au 13e jour de grève générale, alors que les négociations semblent rompues entre le collectif syndical et les représentants de la grande distribution. Sur place, le personnel de l'hôpital Pierre Zobda-Quitman a rejoint le mouvement de protestation, à l'occasion d'une marche en blouse blanche du CHU jusqu'au centre de Fort-de-France. De leur côté, les taxis collectifs et les autobus ont mené une opération de blocage sur les routes à grand renfort d'avertisseurs sonores jusqu'à Fort-de-France où ils se sont arrêtés en face de la préfecture.

Alors que beaucoup s’empressent d’accuser les jeunes du quartier Henri IV d’être responsables de la mort de Jacques Bino, le syndicaliste de la CGTG abattu hier soir à Pointe-à-Pitre, Jean-Marie Nomertin, dirigeant de la CGTG, demande qu’une enquête soit diligentée rapidement pour faire toute la lumière sur cette tragédie. Il indique qu’il y a des zones d’ombre dans cette affaire. Un témoin affirme avoir assisté à la mort de Bino, il préfère témoigner sous couvert d’anonymat. Nous l’appellerons Sonny. Je vous livre son témoignage qui me semble intéressant même si je n’ai pas encore pu recouper ses informations, qui sont donc à prendre au conditionnel. Il révèle l'état d'esprit dans lequel sont ces jeunes.

Je voudrais avant tout replacer l’évènement dans son contexte. Lundi, quand Lollia s’est fait frapper par la police, les jeunes ont dit que ça suffisait et ils ont décidé de "casser la ville", Pointe-à-Pitre. Tout semble avoir été fait pour que la situation dégénère : il n’y avait pas l’ombre d’un gendarme ou d’un policier, la ville semblait livrée à elle-même. Et pour couronner le tout, elle était plongée dans le noir. C’est alors que des brigades de la BAC sont apparues. Les policiers ont tiré sur les manifestants, à balles réelles, dans les jambes. J’ai assisté à beaucoup de manifs en France et jamais je n’ai vu un truc pareil, jamais… Un rappeur assez connu ici, qui se trouvait dans la rue a été blessé et hospitalisé avec une balle dans la cuisse. C’est à partir de là que les jeunes ont décidé de s’armer. Hier soir, il y avait des échanges de coups de feu entre les jeunes et la police . Les jeunes utilisaient de petits calibres qui faisaient plutôt " traaac ", tirant des décharges de chevrotine alors que les policiers utilisaient de plus gros calibres, identifiables à leur détonation plus forte, "boum". Je ne peux pas prétendre qu’aucun jeune n’avait de gros calibre, je dis juste que je n’en ai ni vu, ni entendu du côté des jeunes.

Le gars qui a été tué était en train de faire demi-tour à un barrage tenu par les jeunes, la balle qui l’a atteint en plein thorax ne pouvait pas venir du barrage, mais d’un côté, sinon il l'aurait prise dans l'épaule ou le bras, vu la position de la voiture au moment de l'impact. Elle est partie de loin même, avec un "boum" net. L’impact a été si violent que la voiture a bougé. Je suis inquiet pour ce soir, il risque d’y avoir des affrontements très graves. On veut faire porter aux jeunes un chapeau qui n’est pas le leur. Imagine, si on te désigne comme l’assassin d’un membre du LKP, ça fait de toi le pire ennemi du peuple. Ce soir, si les policiers reviennent dans la cité, des jeunes pourraient chercher à en abattre un, juste pour racheter leur image…

19 Février: occupation de la sorbonne

Un groupe d'étudiants protestant contre les réformes du gouvernement occupait jeudi soir l'université de la Sorbonne. Ils se sont installés dans le prestigieux établissement parisien après une manifestation forte de 15 000 à 30 000 personnes dans l'après-midi. Vers minuit, ils se préparaient à dormir sur place.

Trois quarts d'heure plus tard, une porte-parole des occupants s'avance devant les caméras pour faire une déclaration. Capuche sur la tête, visage baissé, elle hurle leurs revendications. Au menu: le rejet des réformes de l'université menées par le gouvernement, mais aussi "la solidarité avec les deux départements français en grève générale", et même un appel à "bloquer et occuper les lieux de pouvoirs, les axes de circulation des marchandises".

Joint par téléphone vers minuit, l'un des occupants expliquait qu'"une centaine" de jeunes s'apprêtait à passer la nuit dans les locaux: "A priori, on dort ici. Le rectorat n'a pas pris de décision nous concernant." Des vigiles leur ont passé des bouteilles d'eau.

Une heure du matin dans la nuit de jeudi à vendredi : la Sorbonne est évacuée. Dix minutes avant, les forces de l'ordre sont entrées en nombre dans l'université symbole du quartier Latin. Il ne restait plus alors que quelques dizaines de manifestants. Ils sont sortis sans résister, encadrés par des policiers, en scandant : «Parce qu'on est chez nous, on reviendra».

Lundi 9 février 2009. Très en colère, le président de la Sorbonne (Paris-IV) s'est lancé dans une charge virulente contre la réforme portée par Valérie Pécresse. Les présidents d'université présents dans l'amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne ont demandé le retrait du texte. Ils n'ont pas mâché leurs mots face à leur auditoire, des universitaires et des étudiants
.http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJmSR.html

19-23 Février: Guadeloupe
les DOM TOM champion européens du chomage

Barrages, protestations, le mouvement de grève s’intensifie en Guadeloupe. Rencontre avec Elie Domota, leader du collectif "LKP" (Lyannaj Kont Pwofitasyon) à l’origine du mouvement de grève, avec Jean-Marie Nomertin, secrétaire général de la CGT-G, et avec Alex Lollia, victime de la répression policière. Symbole de cette lutte, Jacques Bino, syndicaliste et membre du LKP, a été tué dans la nuit du 17 au 18 février. Aujourd’hui, Pointe à Pitre est en deuil, mais la lutte continue... http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1621

Pointe à Pitre. Un mois après le début de la grève et malgré les annonces faites par le président de la République hier, les guadeloupéens restent mobilisés. Aujourd’hui, avec les jeunes des quartiers défavorisés dont le malaise est très profond. Avec un taux de chômage chez les jeunes qui dépasse les 50%*, la Guadeloupe détient le record européen en la matière, suivie de près par la Réunion et la Martinique. Un chiffre alarmant qui explique en majeure partie le désoeuvrement des jeunes. Si ce mal-être peut se canaliser à travers l’engagement politique, il peut aussi résulter en des accès de violence, parfois incontrôlables... http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1622


graphique publié par le figaro

Dans les rues de Petit-Canal, un long cortège accompagne Jack Bino, ce syndicaliste tué mardi devenu le symbole du mouvement de grève, vers sa dernière demeure. Même si la situation s’est détendue au cours du week-end, que les magasins ont timidement rouverts et que les barrages ont en parti été levés, la vigilance demeure et la lutte contre la prowfitation continue.
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1623

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menu général perdu?

5 Mars: La Réunion rejoint la Guadeloupe et la Martinique dans la grève générale

 

18 Mars: Affrontements entre Etudiants et Policiers à MontMartre

Des heurts ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi entre des étudiants qui manifestaient à Paris et la police. Des CRS en tenue anti-émeute ont chargé des groupes d’étudiants dans le quartier de Montmartre (XVIIIe arrondissement). Le sol de plusieurs rues était jonché de bris de verre, et les vitrines d’un supermarché et de deux agences bancaires ont été brisées. Des témoins ont indiqué que quelque 150 jeunes avaient fait irruption et s’étaient livrés à des actes de vandalisme. Un étudiant a expliqué que parmi les nombreux étudiants - plusieurs milliers selon lui - réunis dans la soirée sur le site de l’Université Paris VII, dans le XIIIe arrondissement pour une “nuit des universités” organisée dans le cadre de la mobilisation des enseignants-chercheurs, une partie avait décidé de manifester spontanément dans les rues de la capitale. Après avoir brièvement bloqué la circulation près de Châtelet, ce groupe s’est rendu dans les quartiers de Barbès et de Montmartre, où il a été poursuivi par les CRS, visés par des jets de bouteilles, a indiqué cet étudiant sous le couvert de l’anonymat. “A partir de 22 h 30, une partie des étudiants assistant à la nuit des Universités a décidé d’un déplacement dans la capitale en passant par le centre de Parie pour rejoindre le quartier de Barbès. Des dégradations ont été commises entraînant quatre interpellations” selon la préfecture de police. “Des vitrines ont été notamment étoilées par des jets de bouteilles” a-t-on souligné. Des dizaines de véhicules de police ont été vues dans les environs et à une interpellation. a eu lieu.

Quelques heures auparavant, l’Institut d’études politiques de Paris avait été occupé dans l’après-midi et une partie de la soirée ces mêmes étudiants. “Un débat s’est instauré dans le grand amphithéâtre avec des étudiants de première année de Sciences-Po sur les inégalités dans l’enseignement supérieur entre les grandes écoles et les universités“, a assuré l’un des porte-parole de ce mouvement. “Vers 18h, neuf cars de police se sont déployés autour de l’IEP“, a-t-il ajouté. Les participants ont quitté l’établissement dans la soirée de leur propre initiative à la suite d’une assemblée générale, pour se rendre à la “nuit des universités” qui a dégénéré. Le syndicat Sud-Etudiant a lui aussi annoncé cette occupation du “symbole du système élitiste et hiérarchique dans l’enseignement supérieur français“. “On veut nous enfermer dans des facultés qui tombent en ruine, alors nous nous enfermons dans l’école la plus riche“, a-t-il ajouté.

Jeudi 19 Mars: France : grève générale : 3 millions !
http://www.19mars2009.fr/

la grève 2 jours de suite c'est fatiguant, afin d'être certains que la grève ne sera pas reconduite, et qu'aucune journée d'action ne sera prévue avant le 19 mai: rejoignez le syndicat pouet pouet plus connu sous le nom de SPP: http://syndicatpouetpouet.wordpress.com/

le bilan de la journée: http://berthoalain.wordpress.com/2009/03/19/affrontements-19-mars-2009/

Saint Nazaire: Depuis 17 h 30 et la dislocation de la manifestation, un groupe de 200 à 300 personnes dont beaucoup avec le visage masqué, entretient un face-à-face musclé avec les forces de l’ordre, dans le quartier de la sous-préfecture. Les cocktails molotovs, feux de poubelles et jets de projectiles divers s’opposent aux tirs de grenades lacrymogènes et charges musclées, rue Henri-Gautier, entre le rond-point des Quatre-Z’Horloges et le centre commercial Ruban bleu. Plusieurs interpellations ont déjà eu lieu.
Des peines fermes, mais un seul mandat de dépôt à l’audience. Il était 0 h 30 ce samedi matin lorsque le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire a rendu son jugement concernant les huit manifestants poursuivis pour violences sur les policiers et participation à un attroupement armé, en marge de la manifestation du 19 mars. L’un d’entre eux, chaudronnier au chômage de 34 ans, qualifié à l’audience de “meneur”, a été condamné à huit mois de prison fermes et placé en détention. Quatre autres prévenus ont écopé de quatre mois fermes, mais sans être incarcérés immédiatement. Enfin, deux “révoltés” ont été condamnés à des peines mixtes de quatre et six mois de prison, un dernier à six mois avec sursis. Enfin, deux autres hommes d’une trentaine d’années ont été placés en détention provisoire, en attendant leur procès.

Nantes: Trois jeunes qui avaient été placés en garde à vue, hier soir, après les incidents qui avaient suivi la manifestation interprofessionnelle, ont été remis en liberté aujourd’hui. L’un d’eux a été mis hors de cause. Les deux autres, un Nantais et une Nantaise seront convoqués devant le tribunal pour vol. Deux autres personnes, venues du Maine-et-Loire, sont toujours en garde à vue. Le parquet a requis à leur encontre un placement en détention provisoire, en vue d’une comparution immédiate, lundi. Eux pourraient répondre de dégradations. Ils sont soupçonnés de s’en être pris au Monoprix. Tous les quatre étaient jusqu’alors inconnus de la justice.

Paris: Des jeunes ont jeté des projectiles aux forces de l’ordre jeudi soir à Paris, où 300 personnes ont été interpellées dont 49 seront poursuivies. Des incidents ont aussi éclaté à Marseille, Toulouse et Saint-Nazaire. Plusieurs policiers ont été blessés. Dans la cité phocéenne, un étudiant et un professeur ont été placés en garde à vue, soulevant les protestations de l’assemblée générale interprofessionnelle de l’éducation de l’académie. Des incidents ont éclaté jeudi en fin de journée, à l’issue des manifestations organisées partout en France qui ont rassemblée entre 1,2 et 3 millions de personnes (lire notre article : la plus forte mobilisation depuis le CPE). Place de la Nation à Paris, où la manifestation se dispersait, de petits groupes de jeunes manifestants (environ 500 au total) ont mis le feu à des tas de détritus avant de jeter des projectiles divers sur les forces de l’ordre. Une centaine de jeunes, particulièrement violents, étaient munis de bâtons, de barres de fer et commençaient à lancer des projectiles sur les barrages de policiers. Neuf policiers ont été blessés et quelques dégradations ont été commises sur le matériel urbains et des poubelles ont été renversées a précisé la préfecture. Les policiers ont interpellé environ 300 personnes lors de la dispersion de cette manifestation, dont 49 feront l’objet d’une procédure judiciaire, a indiqué la préfecture de police. Les forces de l’ordre ont fait usage par moments de gaz lacrymogènes et chargeant les manifestants pour les disperser. Les jeunes gens, dont de nombreux étaient vêtus de noir et portaient des foulards, criaient les slogans classiques des groupes anarchistes, comme “A bas l’Etat, les flics et les patrons !”. Ils avaient été en début de soirée encerclés par les policiers sur le terre-plein central de la place de la Nation. Tous les accès à la place de la Nation ont été verrouillés par la police, qui laissaient partir les manifestants mais ne permettaient à personne d’y accéder. Les derniers manifestants ont été dispersés peu avant 21h30 par les forces de l’ordre.

Marseille: A Marseille, un étudiant et un professeur de physique-chimie ont été placés en garde à vue pour violences à agent de la force publique à l’issue de la manifestation contre la politique du gouvernement. Ils ont été interpellés lors d’incidents survenus là aussi à l’issue du défilé intersyndical, place Castellane, au cours desquels un policier a été légèrement blessé, selon une source policière. L’assemblée générale interprofessionnelle de l’éducation de l’académie d’Aix-Marseille (”de la maternelle à l’université”) a démenti les violences reprochées aux deux hommes qui “manifestaient pacifiquement” et réclamé leur remise en liberté immédiate. L’AG a réclamé “l’ouverture d’une enquête sur les conditions de cette arrestation“. Dans la soirée, une centaine d’étudiants et d’enseignants se sont rassemblés devant l’hôtel de police de Marseille pour réclamer la remise en liberté des deux interpellés avant de se disperser. Les deux personnes interpellées doivent être présentées vendredi matin à un magistrat, a précisé une source policière.

Toulouse: A Toulouse, quelque 200 manifestants, pour la plupart des jeunes gens, se sont heurtés aux forces de l’ordre en fin d’après-midi, à l’issue de la dispersion de la manifestation. Les jeunes gens, qui bloquaient l’entrée d’un magasin Monoprix au centre-ville, près de la place du Capitole, ont été délogés par une trentaine de policiers qui ont fait usage de matraques et effectué plusieurs tirs de flashball. Les manifestants ont jeté des bouteilles sur les policiers et au moins un manifestant a été interpellé, tandis que des groupes de jeunes ont incendié plusieurs poubelles et des cartons à proximité. Selon la police, une dizaine de jeunes étaient rentrés à l’intérieur du magasin pour tenter de remplir des sacs de victuailles, avant d’en être empêchés par les forces de l’ordre. Un policier a été légèrement blessé à la tête après avoir reçu une bouteille lors de ces incidents, selon les forces de l’ordre. Le face-à-face entre jeunes et forces de l’ordre, qui avait débuté vers 18h, s’est poursuivi jusque vers 19h aux abords du magasin, tandis que les manifestants scandaient “Qui sème la misère récolte la colère” et “Police partout, justice nulle part“. La fin de la manifestation a également tourné à l’affrontement à Saint-Nazaire entre jeunes et forces de l’ordre, selon un correspondant de l’AFP.

« J'ai un œil en moins. J'y vois tout noir. La rétine est décollée, avec un hématome interne, le plancher orbital fracturé. Le pronostic des médecins est réservé… » Joan, 25 ans, est hospitalisé depuis jeudi soir au service d'ophtalmologie du CHU Purpan. Il va subir dans les prochains jours deux interventions délicates, pour tenter de lui sauver son œil. C'est la triste conséquence pour cet étudiant en L3 au Mirail qui s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, jeudi soir, en marge de la manif interprofessionnelle de Toulouse. Joan a été atteint au visage, vraisemblablement par un tir de flash ball, lors des incidents qui ont éclaté devant le magasin Monoprix au centre ville en début de soirée entre les forces de l'ordre et les manifestants du mouvement étudiant. Les policiers de la Bac et de la compagnie d'intervention ont fait usage de ces armes, tirant des balles en caoutchouc, pour repousser les manifestants qui venaient d'effectuer un « blocage économique » aux entrées du magasin. Quelques uns d'entre eux étaient entrés à l'intérieur, pour une action « d'auto distribution » symbolique aux plus démunis, méthode apparentée aux Robins des bois.

« J'étais à la manif et je suis resté dans la cortège étudiant. On s'est retrouvé devant Monoprix. Je suis resté aux abords. je n'étais pas dans la chaîne humaine qui bloquait le magasin. Et puis, ça a basculé. Les flics ont chargé. J'ai entendu des bruits de détonation. Un attroupement s'est formé, je me suis replié à l'intérieur pour ne pas rester isolé. On s'est mis à reculer doucement. A MOINS DE DIX METRES On était contre la ligne des CRS. Ils m'ont tiré dessus alors que j'étais à moins de 10 mètres d'eux. J'étais effectivement au premier rang, confiant, entrain de dire on recule, on s'en va. Je n'ai absolument pas jeté de canettes ni de projectiles. Je suis sûr que c'est une balle de flash ball qui m'a touché, vu la force et l'impact… On m'a clairement visé ». Mael, 19 ans, étudiant et pompier volontaire a prodigué les premiers soins à Joan, transporté par ses camardes à l'intérieur du Virgin Mégastore. « On a attendu près de trois quarts d'heure avant que les secours, bloqués derrière la ligne de police, puissent accéder jusqu'à nous ». « Il est certain que je ne récupérerai pas la totalité de ma vision, un petit peu dans le meilleur des cas », confie Joan, « je trouve que c'est complètement disproportionné et injuste. Sincèrement, je ne comprends pas pourquoi ils ont tiré… »
http://www.ladepeche.fr/article/2009/03/23/580755-J-ai-recu-un-tir-de-flash-ball-dans-l-il-lors-de-la-manif.html

Avril: les licenciements se multiplient.
les salariés contrent attaquent: retour des séquestrations de PDG

rappel: C’est une google map d’un genre particulier, élaborée par un internaute répondant au doux pseudo de Latruffe. Mise à jour régulièrement, elle recense depuis le 26 octobre dernier tous les plans sociaux, suppressions d’emplois, délocalisations, fermetures définitives ou temporaires de sites, jours de chômage technique… Bref, une véritable carte de la crise en miniature qui dit bien l'étendue des dégâts. http://maps.google.com/maps/ms?hl=fr&ptab=2&ie=UTF8&oe=UTF8&msa=0&msid=106468196104779563781.00045a2a5e1c2cf69d5d4

Laurence Parisot enchaine les provocations : Alors que les suppressions d'emploi se multiplient et que la colère sociale monte dans les usines, la patronne des patrons a décidé de durcir le ton. Réclamant de nouvelles baisses de charges pour les entreprises, elle a estimé mardi que la journée d'action de grève (du 19 mars) avait "un coût en terme de démagogie et d'illusions créées". A l'en croire, la CGT voudrait "faire disparaître des entreprises". Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibaut, lui a répondu qu'elle faisait preuve " d'un archaïsme d'un autre temps". "Le Medef marche vraiment à côté de ses pompes", a renchéri dans Les Echos François Chérèque, de la CFDT.

François-Henri Pinault, patron-héritier du groupe PPR fondé par son père, propriétaire de la Fnac (qui ferme son magasin parisien de la Bastille) mais aussi de Gucci et autres sociétés de l'univers du luxe, actuel PDG du groupe Pinault-Printemps-Redoute, resté bloqué dans un taxi, pendant une heure, par une cinquantaine de syndicalistes de la Fnac et de Conforama. Il faudra l'intervention des forces de l'ordre pour le dégager.

Mardi 31 mars, à Grenoble, des salariés du groupe Caterpillar retiennent de force cinq cadres de leur direction. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iQepNWOmQ118yBqVY_4_kbMwHrJg

A peine quelques jours plus tôt, un dirigeant de la société pharmaceutique 3M était séquestré pendant plus de 24 heures dans les locaux de l'entreprise. Les salariés grévistes de l'usine 3M-Santé de Pithiviers, où 110 licenciements vont avoir lieu, ont libéré dans la nuit de mercredi à jeudi le cadre dirigeant qu'ils retenaient depuis la veille dans un bureau. Les salariés ont séquestré le dirigeant dans le but de faire pression sur lui.http://www.lepoint.fr/actualites-societe/liberation-du-directeur-de-l-usine-3m-de-pithiviers/920/0/328943

la fin de 20 ans de logique d'acceptation : http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJP_D.html

Les peines prévues par la loi font froid dans le dos, et peuvent paraître disproportionnées pour un employé qui n'a fait «que» retenir son patron pendant 24 heures. Dans la pratique, les employés qui se rendent coupables d'actes de séquestration sur des dirigeants bénéficient de circonstances atténuantes qui font qu'ils évitent des peines de prison ferme. Il s'agit souvent de personnes ayant des casiers judiciaires vierges, qui passent à l'acte dans un geste de désespoir. Les prises d'otages de patrons ne durent le plus souvent pas plus de 24 heures, et les victimes sont en général bien traitées. Le contexte de crise économique et de menace sur les emplois peuvent également être pris en compte lors des procès. En novembre 1997, des salariés ont séquestré pendant 24 heures deux directeurs de la société Myrys. Motif: l'entreprise avait refusé un congé sans soldes à un salarié. Le tribunal a reconnu le délit de séquestration, mais a exempté la plupart des prévenus de punition. Deux employés ont écopé de deux mois de prison avec sursis, et ont obtenu que la peine n'apparaisse pas sur leur casier judiciaire. Les autres ont été reconnus symboliquement coupables sans qu'aucune sanction ne soit prononcée contre eux.http://www.slate.fr/story/3021/que-risquent-les-employ%C3%A9s-qui-s%C3%A9questrent-leur-patron


Les parachutes dorés de Sarkozy - Best of @si

 

2 Avril : Londres G20: sommet et contre sommet anticrise


Télézapping : G20, amour, gloire et banquiers

G20 un coup d'épée dans l'eau: http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/04/06/g20-un-coup-d-epee-dans-l-eau-par-damien-millet-et-eric-toussaint_1177284_3232.html

des doutes : http://www.mediapart.fr/club/blog/terra-nova/070409/g20-de-londres-entre-eclat-et-doutes

les banques sont contentes: http://www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/banque/20090405trib000363719/les-banques-francaises-saluent-les-avancees-considerables-et-concretes-du-g20.html


devant la banque Storm

devant la banque royale d'Ecosse

affrontements devant le siège de "england Bank"

Depuis le 3 avril la presse britannique s'intéresse au "manifestant" mort pendant les incidents entre la police et des anti-G20. Officiellement aucun rapport avec un contact avec la police, qui précisait qu'il était mort en dehors de tout affrontement.

"Révélée : une vidéo montre la police attaquant l'homme qui est mort lors des manifestations du G20" titre le Guardian avec une capture d'image extraite d'une vidéo tournée par un trader américain. La police a d'abord expliqué que Ian Tomlinson avait été trouvé mort, sans avoir été en contact avec les forces de l'ordre. Mais des témoignages, des photos puis des vidéos ont montré que l'homme qui marchait les mains dans les poches a été bousculé puis frappé par derrière par des policiers anti-émeutes, comme l'explique le Guardian à La Une et sur deux double pages. La vidéo montre des policiers qui rattrapent l'homme marchant devant eux. Vers 19 h 20, il est frappé violemment puis jeté à terre. Sa tête heurte le sol, les policiers ne l'aident pas. Il mourra peu après.


G20 Ian Tomlinson killed at demonstration

 

Le Guardian a reconstitué le parcours de la victime avec 15 témoins qu'il cite sur une deuxième double page : "Les témoins parlent parlent de chiens, de matraques, et d'attaque par la police" explique le titre de l'article illustré par un plan de Londres. Un témoin interrogé par le Guardian, Daniel MacPhee explique, que quelques minutes après l'incident auquel il n'a pas assisté, il a trouvé l'homme par terre, il ne bougeait plus. "J'ai téléphoné au 999. Ils m'ont demandé s'il respirait, puis de le mettre sur le dos. Avec l'aide d'une autre personne je l'ai retourné. Peu après quatre ou cinq policiers anti-émeute sont arrivés et l'ont entouré. Au téléphone la femme des urgences m'a dit qu'elle voulait parler aux policiers. J'ai dit, j'ai les urgences au téléphone, voulez-vous leur parler. Ils ne m'ont pas répondu.". Dès le 3 avril, le Guardian révélait que le défunt rentrait tranquillement chez lui après avoir terminé sa journée de travail comme vendeur de journaux.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1848

le policier a été suspendu: http://www.liberation.fr/depeches/0101561546-londres-defile-en-hommage-au-passant-mort-lors-des-manifestations-anti-g20


22 Avril: Après les séquestrations : voici venu le temps des saccages !

La tension monte chez les salariés de Continental de Clairoix dans l'Oise. Hier, après le rejet par la justice de leur demande de suspension de la procédure de fermeture de leur usine, 300 des 1.120 salariés ont pris d'assaut la sous-préfecture de Compiègne. Ils ont dévasté bureaux et ordinateurs. L'action des «Conti» se poursuivra demain. Ils ont affrété un train de 14 wagons pour aller manifester à Hanovre avec leurs collègues allemands, dont l'usine doit également fermer.

L'ambiance restait très tendue lundi sur les sites de Caterpillar à Echirolles et Grenoble, où les salariés grévistes ont à nouveau empêché lundi la tenue d'un comité d'entreprise. La direction et les représentants des salariés de Caterpillar France, réunis dimanche à Paris sous l'égide du ministère de l'Economie, ont signé "un protocole de fin de conflit", qui confirme que le nombre de suppressions de postes est ramené à 600 au lieu des 733 initialement prévu. (Reuters/Robert Pratta)

Les procédures disciplinaires engagées contre huit salariés qui avaient participé à l'occupation de l'usine d'Echirolles (Isère) sont par ailleurs annulées. Nombre de grévistes disaient lundi avoir l'intention de voter "non" au référendum organisé mercredi dans l'entreprise pour valider le protocole.

A la radio (France inter) au journal de 15H00 le lundi 20 avril on entend au sujet de Caterpillar que les salariés ont refusé "le plan de sauvetage de l'emploi" alors que tout le monde sait bien qu'il s'agit d'un "plan de licenciement" plus communément nommé "plan social" ce qui déjà atténuait la portée de l'expression, mais alors là, c'est carrément devenu un plan de sauvetage de l'emploi ! balèze quand même comme manipulation, sans compter que du coup les salariés refusent qu'on sauve des emplois ! c'est pas beau ça ! La gentille direction et les gentils syndicats qui ont signé l'accord voulait sauver les emplois, mais ces cons de salariés veulent que les emplois soit détruits c'est bien connu.

 

 

 

 

le contexte la Chronologie
octobre novembre décembre 2008
janvier sarko à Saint-Lô sarko à Nîmes grève générale du 29 janvier 2009

février 2009

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