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chronologie liberticide

 
 

 

Chronologie des lois liberticides

ou "la dictature tranquillou" (*)

(*) terme emprunté à un grand penseur du 21° siècle nommé Nuwanda qui jeta les bases de ce travail un jour de l'an de grâce 2008 entre 2 prozac.

"La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude ... " A. Huxley

cette page recense les dérives liberticides en suivant plusieurs axes, très centrée sur la France elle montre aussi comment ça peut se passer ailleurs dans le monde et notamment ce qu'on nomme les "grandes démocraties occidentales)

progression de la sécurité au détriment des libertés et des droits : nos libertés et nos droits reculent au nom de la sécurité contre les attaques terroristes : lois d'exception anti terroriste

recul des libertés individuelles et collectives : liberté de circuler, anonymat dans l'espace public, liberté de la presse, liberté de manifester etc

veille sur la justice : séparation des pouvoirs, droits de la défense, justice d'exception

veille sur la violence d'état : repression des mouvements sociaux, rébellion et outrage, violences policières, armes non létales (Taser, Flashball, gaz etc)

menaces sur le droit individuel de préserver son propre patrimoine biologique : ADN et paramètres biométriques

recul du respect de la vie privée et des données personnelles : l'espionnage des citoyens sur le web et dans le monde matériel

progression de la société de surveillance et de risque zéro : biométrie, vidéosurveillance, fichage, traçage

recul des droits de l'homme : pour les condamnés, pour les immigrés, pour les gardés à vue, pour les exclus et les SDF


Braves gens n'ayez plus peur - 1sur5 de la fin du XIX° à 1990

 

 
1980

Depuis le milieu des années 1980, époque où elle a subi une vague d'attentats terroristes, la France a mis au point une approche préventive de justice pénale pour contrer le terrorisme que beaucoup de responsables français considèrent comme un modèle digne de susciter l'émulation ailleurs. L'approche française se caractérise par des poursuites judiciaires agressives à l'encontre de réseaux terroristes présumés opérant sur le territoire français. Elle repose sur une étroite collaboration entre les procureurs et juges d'instruction spécialisés d'une part et les services de police et de renseignement d'autre part, conjuguée à des restrictions aux garanties procédurales appliquées aux infractions de droit commun.

Le devoir qui incombe à la France de protéger sa population contre les actes de terrorisme va de pair avec l'obligation que lui impose le droit européen et international des droits humains de veiller à ce que les mesures adoptées pour réprimer le terrorisme soient compatibles avec les protections coexistantes des droits humains, y compris les droits de ceux considérés comme posant une menace.

Bien que l'approche préventive française se fonde sur le système de juridictions de droit commun, les enquêtes et poursuites en lien avec le terrorisme font l'objet de procédures d'exception et sont gérées par des procureurs et des juges spécialisés. Depuis le milieu des années 1980, tous les dossiers de terrorisme sont centralisés à Paris auprès de procureurs et de juges d'instruction spécialisés qui travaillent en étroite collaboration avec les services de renseignement nationaux.

NB: le mot préventif est à comprendre, non pas avec l'idée de prévention habituelle, mais plutôt l'idée d'anticipation, il s'agit d'anticiper l'acte terroriste, et d'intervenir avant qu'il ne soit commis, il s'agit en fait d'agir au moment de l'intention et non après le passage à l'acte. Par la marge (les terroristes) il s'agit d'initier la pénalisation de l'intention et ensuite de la généraliser peu à peu: le germe de la problématique posée par le film "minority report" est donc déposé. En 2009 la phase de généralisation est déjà bien avancée (dépistage précoce et fichage dès la maternelle, loi de rétention de sureté, lois anti terroristes de 1986...)

1986

9 septembre 1986 La loi fondamentale relative à la lutte contre le terrorisme

a façonné le système judiciaire centralisé qui traite les infractions liées au terrorisme et définit aujourd'hui le modèle français. La loi 86-1020 du 9 septembre 1986 a créé un corps spécialisé de juges d'instruction et de procureurs basés à Paris-le service central de lutte antiterroriste, communément appelé «14ème section du parquet»-pour traiter tous les dossiers de terrorisme. Pour les crimes de terrorisme, la loi de 1986 a également institué les procès devant des magistrats professionnels à la cour d'assises de Paris, ce qui constitue une exception à la règle du procès de cour d'assises devant un jury populaire.

En matière correctionnelle, lorsque la peine d'emprisonnement maximale est de 10 ans, la durée de la détention provisoire initiale est de quatre mois. Cette période peut être renouvelée, la durée totale de la détention pouvant aller jusqu'à trois ans maximum dans les affaires de terrorisme (la chambre de l'instruction peut, à titre exceptionnel, prolonger la détention provisoire de quatre mois au-delà du délai de trois ans).

analyse complète: http://www.hrw.org/fr/node/62153/section/1

 
1993
Dans certains cas, les responsables de la lutte contre le terrorisme se sont livrés à des rafles spectaculaires. Le 9 novembre 1993, dans le cadre d'une action policière ayant pour nom de code «opération Chrysanthème», 110 personnes seront interrogées et 87 placées en garde à vue pour suspicion d'implication dans le terrorisme. Seules trois feront finalement l'objet d'une instruction officielle.
1994
En novembre 1994, 93 personnes seront arrêtées en un seul jour, marquant le début d'une série d'arrestations qui se poursuivront pendant deux années et qui viseront des membres présumés d'un réseau de soutien aux combattants islamistes en Algérie.
1995
Le 25 juin 1995, 131 personnes seront arrêtées dans cinq villes différentes de France, à nouveau sur présomption d'implication dans une activité terroriste. En définitive, 138 personnes seront jugées en 1998 pour association avec un groupe terroriste, désigné en France sous le nom de «réseau Chalabi». En raison d'un manque d'espace au tribunal central, le procès extrêmement controversé se déroulera dans le gymnase d'une prison située en périphérie parisienne. Cinquante et une personnes seront relaxées, dans certains cas après une détention provisoire longue de trois ans, tandis que 87 seront reconnues coupables. Quatre autres seront acquittées en appel. Parmi les condamnés, 39 recevront des peines de moins de deux ans tandis que les quatre principaux accusés, dont Mohamed Chalabi, le chef présumé, seront condamnés à des peines allant de six à huit ans.
1996

Loi n° 96-647 du 22 juillet 1996

La clé de voûte de l'approche antiterroriste du système judiciaire français est le délit d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, qui a une définition très large. Ce délit, introduit par la Loi n° 96-647 du 22 juillet 1996, habilite les autorités à prendre des mesures préventives bien avant la commission d'un crime. La vaste majorité des personnes soupçonnées de terrorisme sont détenues et poursuivies sous ce chef d'accusation.

Selon les statistiques gouvernementales, sur les 358 personnes incarcérées en septembre 2005 pour des infractions en rapport avec le terrorisme-déjà condamnées ou dans l'attente d'un procès-300 avaient été accusées d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

   

Aucun acte terroriste précis ne doit être planifié, et encore moins exécuté, pour donner lieu au délit. Destinée à criminaliser tout acte préparatoire ne pouvant être assimilé à une complicité directe de complot terroriste, l'accusation d'association de malfaiteurs peut être portée en cas de soutien logistique ou financier de tout genre fourni à des groupes qui auraient été formés dans le but ultime de se livrer à une activité terroriste, ou en cas d'association soutenue avec ces groupes.

ce principe du délit d'intention combiné à celui des lois d'exceptions mises en place devrait faire froid dans le dos, en effet on peut être suspecté d'avoir l'intention de commettre un délit et être traité de manière exceptionnelle, garde à vue prolongée, privation de sommeil, maintien abusif en détention, tribunal d'exception (à l'image de celui qui gère le procès Colonna), bref exactement ce que subissent les 9 de Tarnac suite à l'opération Taïga. Ce même principe liberticide qui rappelle clairement le film "Minority report" est aujourd'hui déjà à l'oeuvre dans plusieurs textes de loi.

Dans la pratique, les lois et procédures antiterroristes françaises minent le droit à un procès équitable des personnes poursuivies pour terrorisme. La définition large et l'interprétation élastique du délit d'association de malfaiteurs se traduisent en critères peu exigeants en matière de preuve lorsqu'il s'agit de décider de l'arrestation de suspects ou de l'ouverture d'une instruction par un juge. En fait, les vastes coups de filet opérés en vue de prendre au piège un grand nombre de personnes susceptibles d'entretenir un lien quelconque avec un réseau terroriste présumé ont constitué l'une des caractéristiques des enquêtes sur les délits d'association de malfaiteurs.

L'une des caractéristiques des enquêtes relatives aux délits d'association de malfaiteurs a été l'arrestation en grand nombre de personnes susceptibles d'avoir un lien quelconque avec un réseau terroriste présumé. Selon Laurent Bonelli, sociologue et expert dans le domaine des services de renseignement antiterroristes, la stratégie du coup de filet ou du coup de pied dans la fourmilière est fondée sur la foi des praticiens du contre-terrorisme en «sa capacité à déstabiliser des réseaux et à mettre à mal une logistique. Et peu lui importe si une bonne partie des prévenus est ensuite innocentée après avoir passé un ou deux ans en détention préventive».

Une fois arrêtées, les personnes soupçonnées de terrorisme peuvent être placées en garde à vue pendant quatre jours, voire jusqu'à six jours dans certaines circonstances, ce qui est encore caractéristique des "lois d'exceptions", avant de comparaître devant un juge pour être mises en examen ou être relâchées sans inculpation.

encore des exceptions: Les suspects ne sont autorisés à voir un avocat pour la première fois que trois jours après le début de leur garde à vue (quatre jours dans certains cas), et uniquement pendant 30 minutes. L'avocat n'a pas accès au dossier ni à aucune information relative aux charges exactes qui pèsent à l'encontre de son client ou de sa cliente, lui laissant ainsi peu de marge pour fournir une assistance juridique. Les suspects peuvent être soumis à des interrogatoires oppressants, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, sans qu'un avocat soit présent. Les policiers ne sont pas tenus d'informer les suspects de leur droit à garder le silence.

Les témoignages de personnes placées en garde à vue sur présomption d'implication dans le terrorisme semblent indiquer que la privation de sommeil, la désorientation, les interrogatoires constants et répétitifs ainsi que les pressions psychologiques lors de la garde à vue sont monnaie courante. Des allégations crédibles font état de violences physiques commises par la police française sur des suspects de terrorisme pendant la garde à vue. L'accès limité à un avocat lors de la garde à vue expose les suspects à des mauvais traitements pendant leur détention.

Une fois qu'un suspect est amené devant un juge, un minimum d'éléments de preuve le liant à un réseau terroriste présumé est généralement suffisant pour le placer en détention provisoire pendant des mois, voire dans certains cas pendant des années. Une réforme introduite en 2001 et donnant à un juge spécialement compétent, le juge des libertés et de la détention, la responsabilité des décisions relatives à la détention et à la mise en liberté provisoire n'a quasiment rien changé à la présomption effective en faveur de la détention dans les affaires de terrorisme, car ce juge se montre peu disposé à aller à l'encontre des souhaits du juge d'instruction ou du procureur ou il ne dispose pas des informations et du temps suffisants pour le faire.

   

Comme l'a déclaré à la mi-octobre 2005 Christophe Chaboud, patron de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste du Ministère de l'Intérieur, «Notre stratégie est celle de la neutralisation préventive judiciaire. Les lois antiterroristes … mises en place en 1986 puis en 1996, font notre force. On a créé les outils pour neutraliser les groupes opérationnels avant qu'ils ne passent à l'action.»

Quatre autres textes législatifs importants adoptés depuis 2001 sont venus renforcer les mesures antiterroristes. Ces lois ont étendu les pouvoirs octroyés à la police pour mener des inspections de véhicules et de bâtiments, imposé l'obligation aux services d'Internet et de télécommunications de conserver et de divulguer des données, exigé la communication de codes de cryptage lorsque cela s'avère nécessaire dans le cadre d'une enquête sur le terrorisme, renforcé les mesures de sécurité dans les aéroports et ports de mer, accru les mesures de surveillance en général et institué de nouvelles mesures visant à lutter contre le financement du terrorisme.

Lors d'un entretien avec Human Rights Watch, Jean-Louis Bruguière, le juge antiterroriste le plus célèbre et le plus controversé de France (aujourd'hui retraité), a fait valoir que l'approche judiciaire française soutenait la comparaison avec les exactions commises par les États-Unis à leur centre de détention de Guantanamo et avec celles commises par le Royaume-Uni, où les étrangers soupçonnés de terrorisme ont été détenus sans limite de temps et sans inculpation de 2001 à 2004, jusqu'à ce que la Haute Cour déclare ces mesures illégales.

Le but est d'avoir le plus d'enquêtes possible en cours pour permettre les mesures coercitives, par exemple les écoutes, et surtout ça permet de mettre les gens en détention provisoire tout de suite.

Il y a aussi ce débordement: aucun élément à charge, des indices insuffisants en droit commun, mais au moment où c'est estampillé terrorisme, ça suffit pour incarcérer.

1998

Le 26 mai 1998, près de 80 personnes seront arrêtées

dans plusieurs pays européens dans le cadre d'une opération coordonnée en vue de prévenir ce qui sera qualifié de complot visant à commettre un attentat terroriste en France lors de la Coupe du monde de football de 1998. Cinquante-trois personnes seront appréhendées ce jour-là; 40 d'entre elles seront libérées dans les 48 heures. En définitive, 24 personnes passeront en jugement et seules huit d'entre elles seront reconnues coupables d'association de malfaiteurs en 2000. Leurs peines d'emprisonnement iront de quatre mois à quatre ans.

2001

15 novembre: la LSQ

loi sur la sécurité quotidienne a été votée par la gauche (gouvernement Jospin) à peine deux mois après les attentats du 11 septembre, sous prétexte de lutte contre le terrorisme.

cible: les jeunes


 


La LSQ renforce considérablement les pouvoirs des agents de sécurité que ceux-ci soient des agents de police judiciaire (fouille des véhicules, dans les zones portuaires, les aérodromes), ou des agents de sécurité privés, qui sous condition d'être habilités par un représentant de l'État, peuvent procéder à des fouilles et palpations en cas de forte suspicion ; cette fouille est censée être soumise à un accord de la personne suspectée. la "fouille au corps" peut être poussée jusqu'à des "sondages anatomiques", mais ne peut être pratiquée que dans un établissement de type commissariat ou gendarmerie.

Au delà de cette mesure pour soit disant déjouer les attentats, la "jeunesse" est ciblée notamment par les 2 délits suivants:

délit d'occupation, des cages d'escalier.

délit de "free party", fêtes sauvages essentiellement tekno se déroulant la plupart du temps sans autorisation, le plus souvent en extérieur ou dans des hangars désaffectés.

délit d'outrage contre des personnes "chargées d'une mission de service public", et pas seulement "dépositaires de l'autorité publique".

2001

Bernard COQUELLE a arraché des betteraves transgéniques à Avelin en 2001.

24 octobre 2006 : Bernard, ayant refusé le prélèvement d’ADN, est traduit devant le tribunal correctionnel de Douai. Le procureur requiert alors 500€ d’amende.

28 novembre 2006 : le président du tribunal de Douai rend son verdict. Bernard Coquelle est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés. Il est condamné à 1€ d’amende avec sursis.

Cette peine « clémente » peut-être interprétée de plusieurs manières : embarras de la justice face aux lois Perben uniquement répressives. Les faits reprochés (arrachage de betteraves transgéniques en 2001 à Avelin (Nord)) à l’origine de la demande d’ADN (...) sont antérieurs aux Lois Perben

Le sursis : cela signifie ne plus commettre de délit pendant 5 ans. Si dans un mois, la police d’Aniche demande de nouveau à Bernard son ADN, il refusera et sera alors en situation de récidive : situation qui aggrave fortement les peines. De la prison pourrait être requise selon les dires de Maître Emmanuel Riglaire, l’avocat de Bernard.

combiné avec la récente loi sur les peines planchers on imagine ce que ça pourrait donner.

2001

juillet: Le fichier STIC

avec une durée de conservation des données entre 5 et 40 ans, fichier permettant d’envisager l’ensemble de la population sous l’angle du terrorisme potentiel…regroupant les informations concernant les auteurs d'infractions interpellés par les services de la police nationale. Il comprend également les données relatives aux victimes de ces infractions ainsi que l'identification des objets volés ou détournés. Le STIC est placé sous la responsabilité du directeur général de la police nationale (DGPN). En théorie les victimes peuvent être retirées du fichier sur simple demande. Dans la pratique les victimes qui demandent leur retrait du fichier STIC ont énormément de mal à obtenir satisfaction.


 

2001

20-22 juillet : Le 27° sommet du G8 à Gênes

attire 300 000 manifestants. Amnesty International, l’organisation de soutien aux prisonniers, déclara après avoir questionné des témoins venant de 15 pays que "les droits de l’homme avaient été bafoués à Gênes à un point jamais atteint dans l'histoire récente de l’Europe". Les enquêtes des magistrats viennent à l'appui cette constatation.

visionnez ce film (il y a 5 parties): http://www.dailymotion.com/video/x7f99s_op-ordre-publique-genes-g82001-vost_news

Le 21 juillet, un policier tue l'un des manifestants, Carlo Giuliani. Les manifestations qui entourent ce sommet font quelque 300 blessés. Carlo Giuliani, âgé de 23 ans, avait été tué d'une balle dans la tête alors qu'il venait de ramasser un extincteur. L'auteur du coup de pistolet avait été pris de panique en voyant des manifestants s'approcher en jetant des pierres de son véhicule. La Jeep, en se dégageant, avait ensuite roulé sur le corps de Giuliani.

nombreux témoignages de passages à tabac de manifestants pacifistes, arrestations abusives, sévices, tortures, menaces de viol, agression de journalistes, saisies de documents photogaphiques ou vidéos...Les chiffres et les témoignages parlent d'eux-mêmes : un mort, 600 blessés, des centaines d'arrestations, des sévices, voire des tortures, systématiquement infligés aux personnes arrêtées. L'objectif poursuivi était évident : déplacer, pour les opinions publiques, les enjeux de Gênes : ne pas parler du fond, mais de la " violence ", en s'efforçant de présenter les manifestants comme autant de trublions et de " casseurs ".La machination policière du gouvernement Berlusconi, visant à diaboliser les opposants à l'ordre libéral et à discréditer leurs revendications, en même temps qu'à les terroriser pour l'avenir, ne fait plus de doute. Elle est étayée par des témoignages personnels (comme celui d'un ecclésiastique, publié dans La Reppublica du 22 juillet), ainsi que par des vidéos où l'on voit des éléments du " Black Block " sortir de fourgons de carabiniers et deviser tranquillement avec eux. Tout porte à croire qu'il ne s'agit pas d'une initiative isolée du gouvernement Berlusconi. A Barcelone, lors de la manifestation contre la Banque mondiale du 24 juin dernier, les mêmes méthodes avaient été employées par la police nationale espagnole. Une " Internationale noire " des " services " semble bien s'être mise en place contre les opposants à la mondialisation libérale. http://www.france.attac.org/spip.php?article529

Ce fut une boucherie. Des mâchoires furent brisées, des bras et jambes cassés, des cuirs chevelus fendus. Des policiers italiens professionnels du corps à corps prirent d’assaut une école, dans laquelle des jeunes gens venus des quatre coins d’Europe allaient se mettre au lit. « Ils étaient enragés et tapaient sur tout ce qui bougeait avec leurs matraques ». 93 hommes et femmes ont été empoignés et arrêtés. 62 ont dû être évacués en ambulance. Nombre d’entre eux , gravement blessés, ont dû être placés en réanimation.
13 enquêtes furent ouvertes depuis, dont certaines à l'initiative du Parlement et du ministre de l’intérieur. Les procureurs chargés du dossier interrogèrent policiers et manifestants, examinèrent les photos, étudièrent les vidéos et commencèrent par suspendre la plupart des procédures pénales engagées par la police contre les protestataires. Un mois plus tard, ils ouvrirent huit nouveaux dossiers mettant en cause 148 policiers.
voir article détaillé paru dans Der Spiegel le 02/09/02 (15 mois après les faits)

En juin 2007, un témoin fondamental assigné à comparaître, aux côtés de 28 autres policiers, devant le tribunal chargé de juger les violences policières lors de la « Nuit des matraques » à l'école Diaz à Gênes, livre des informations compromettantes pour la police, Michelangelo Fournier, commandant d’un groupe anti-émeute affirme ainsi s'être opposé en vain à une « boucherie » sous les insultes de ses subordonnés. Au même moment, 45 carabiniers sont jugés par un autre tribunal.

un film sort en 2013 : "Diaz - Un crime d'État" drame réalisé par Réalisé par Daniele Vicari
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=201913.html

2002

Le 3 Aout : les Lois PERBEN I

cibles: les enfants et les adolescents

   

responsabilité pénale pour les enfants dès l'âge de 10 ans,

abaissement de l'âge de la détention provisoire à 13 ans,

placement sous contrôle judiciaire,

modes de jugement rapproché et création de centres éducatifs fermés.

Cette loi bafoue la Convention internationale des droits de l'enfant qui préconise d'établir un âge minimum «au-dessous duquel les enfants seront présumés n'avoir pas la capacité d'enfreindre la loi pénale» et qui demande à ses signataires de promouvoir des lois, des mesures et des institutions conçues pour les enfants en assurant leur protection et leur éducation.

Cette loi réduit à la seule pénalisation les réponses données aux difficultés rencontrées par les enfants, au détriment des mobilisations parentale, éducative, sociale et médicale qui interviendraient en amont des actes délictueux. Mais elle ne fait qu'entériner les pratiques de ces derniers mois (augmentation de 40 % des détentions).

Cette loi, en rejetant la réflexion sur les causes de la délinquance, ne vise que le court terme et la punition pour répondre à des soucis d'ordre public, stigmatisant ainsi une partie de la jeunesse pour en faire des délinquants confirmés.

   

Braves gens n'ayez plus peur - 3sur5
De la présidentielle de 2002 à Perben I aussi en 2002
2002

Le 29 Aout : le fichier Ariane et la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI ou Sarkozy I)

 

   

Cette loi prévoit la création d'une nouvelle base de données informatique, ARIANE (Application de rapprochement, d'identification et d'analyse pour les enquêteurs), qui devrait regrouper en 2008 les informations des fichiers STIC et JUDEX (ce dernier appartenant à la gendarmerie), qui disparaitront au profit d'une structure unique.

Le logiciel ARDOISE doit être utilisé par la police pour la consultation du fichier ARIANE, et le logiciel IC@RE pour la gendarmerie nationale .

Néanmoins, du fait de données sensibles accessibles via ce logiciel (telles que « mineur en fugue », « sans domicile fixe », « personne âgée », « permanent syndical », « membre d'une secte », « transsexuel » ou « homosexuel » ), l'expérimentation du logiciel Ardoise a été suspendue en avril 2008. ARDOISE, qui n'avait pas été déclaré à la CNIL, était déjà utilisé dans 694 commissariats

   

Braves gens n'ayez plus peur - 4sur5
année 2003: de Perben I à Sarkozy II
2002

la facture s’avère bien plus lourde qu’annoncé. De 3000 euros pour un simple lecteur biométrique, on passe très rapidement à 15 000 euros en incluant le logiciel, les options et les frais de maintenance. Une facture qui a dissuadé le collège Joliot Curie de Carqueiranne (Var) de poursuivre l’expérience, lui qui fut pourtant l’un des premiers à faire appel à cette technologie, en 2002.
Biométrie : pourquoi le collège de Carqueiranne renonce, Var-Matin, 13 mai 2009.
De même, le collège de Gignac (34), ou encore celui de Mèze (34), se retirent devant l’inefficacité relative du système. Mais les industriels de l’électronique ne désarment pas : le business de la sécurité dans les établissements scolaires pèse environ 200 millions d’euros par an.
« Sécuriser les écoles: un marché porteur mais soumis aux aléas politiques », Les Echos, 24 septembre 2009.
Leur objectif ? Conditionner les comportements et favoriser l’acceptation par tous de ces nouvelles technologies liberticides. Parce que cela ne va pas de soi… Ils doivent également développer un lobbying intense auprès des pouvoirs politiques. Pour cela, ils ont créé le Gixel, une organisation chargée de promouvoir l’intérêt du secteur électronique en Europe. Dans son Livre Bleu, le Gixel préconise d’introduire des dispositifs de contrôle biométrique « dès l’école maternelle » afin « d’éduquer » les enfants à la soumission aux technologies de contrôle.
Livre Bleu, première version, Gixel, juillet 2004, page 35.
Biométrie: quand l'école a les mains sales

2003

18 Mars : LSI ou Sarkozy II

cibles: enfants, adolescents, précaires et mal logés, SDF

La loi pour la sécurité intérieure fait partie d'un projet plus global : la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI), votée en 2002, ayant pour objectif de modifier les moyens juridiques et sécuritaires.
Prétexte: mieux répondre à l'augmentation de la délinquance et de la criminalité.

 

suspension des allocations familiales pour les enfants condamnés

garde à vue des mineurs dès l'âge de dix ans

La LSI inscrit de nouvelles informations dans les fichiers de recherche criminelle notamment le fichier des empreintes génétiques (FNAEG). Elle permet d'étendre le fichier génétique à toutes les personnes à l'encontre desquelles il existe «des raisons plausibles de soupçonner qu'elles ont commis une infraction».

Échange des données du fichier des personnes recherchées (FPR) avec des organisations étrangères (art. 24). Le fichage est fortement facilité par les forces de l'ordre dans la nouvelle loi. La CNIL s'est inquiété des "dangers" de l'utilisation des fichiers prévue par le projet de loi sur la sécurité

délit pour les SDF : les réseaux d’exploitation de la mendicité, la "mendicité agressive" en réunion ou à l’aide d’animaux dangereux.

délit pour les mal logés : les occupations illégales d'appartements ou d'immeubles constituent une nouvelle infraction, celle de violation de propriété. Jusqu'à présent, ces occupations étaient sanctionnées par l'expulsion, à l'issue d'une décision de justice. Avec la création d'un délit à part entière, le nouveau texte pénalise le squat et le réprime par six mois d'emprisonnement et 3 000 euros d'amende. Des mesures concernant l'accélération des procédures civiles d'expulsion lors de l'occupation d'un terrain ou d'un appartement (squat) appartenant à autrui ont été mises en place dans le cadre de la LSI. Pour le DAL, cette mesure "criminalise les personnes qui occupent sans droit ni titre un logement vacant pour éviter de vivre dans la rue".

Punit tout «outrage au drapeau national» ou à l'hymne national de 7.500 euros d'amende, plus six mois de prison si le geste est commis «en réunion».

2003

18 mars : Grèves et manifestations: "gréviculture", "otages", "terrorisme"

grève des personnels de l'éducation nationale, contre la suppression des MI/SE (pions), contre le licenciement des Aides-éducateurs, contre la décentralisation. Point de départ du mouvement de grève de avril-juin pour la défense de l'éducation et des retraites, grosses grèves dans toute la fonction publique ainsi que dans de nombreuses entreprises privées.

Pas encore de répression mais déjà le silence médiatique à affronter. La médiatisation interviendra après plusieurs semaines de grève reconductible.

Mais déjà on hésite à séquestrer des chefs d'établissement, ou des inspecteurs d'académie, on hésite à murer les inspections académiques, autant d'actions menée par les militants syndicaux par le passé et par les profs en 2000. On se pose de plus en plus la question de la légalité des actions, et la liberté de travailler? de circuler? etc

c'est le début des couvertures médiatiques anti grèves, des "prises d'otages d'usagers en colère" dans les Jités, on commence à entendre la propagande sur la prétendue "gréviculture" française qui n'est pourtant qu'un mythe: http://pythacli.chez-alice.fr/manifestations.htm#propagande

On commence à préparer l'opinion à accepter que la répression s'abatte sur les grévistes, on entend même parler de "terrorisme" pratiqué par les grévistes qui ne sont pas des démocrates c'est le fameux "ce n'est pas la rue qui gouverne" de Raffarin.

petit lexique regroupant toute la langue de bois officielle des médias en temps de grève

Sieyès et Condorcet avaient théorisé cette idée selon laquelle c’est une atteinte à la démocratie que de dévoyer ou de manipuler l’acception courante du vocabulaire politique.

2003

mai , les contre plaquistes

ils ont démonté toutes les plaques nominatives de la rue Thiers de Grenoble pour les remplacer par d’autres intitulées « rue de la Commune de Paris » d’où leur nom de « Contre-plaquistes ». Alors que leur intention n’était pas de s’approprier ces plaques, un premier procès les déclare coupables de « vol aggravé » mais les « dispense de peine ». Deux ans plus tard, ils sont convoqués au commissariat de police pour prélèvement biologique (en vue d’un fichage d’empreinte génétique). Ce qu’ils refusent. Nouveau procès et condamnation à une amende de 150 euros avec sursis.

Ils font appel , La Cour d’Appel, dans un jugement rendu le 5 juillet, les a relaxés.

Le 10 juillet, Monsieur le Procureur général près de la Cour d’Appel de Grenoble vient, par lettre recommandée, de leur notifier de son pourvoi en cassation « contre l’arrêt rendu par la Chambre correctionnelle de la dite Cour ».

Nous venons, le 17 avril 2008, d’apprendre que dans son arrêt, la Cour de Cassation vient de rejeter le pourvoi du Procureur général de la Cour d’Appel de Grenoble : le jugement – la relaxe de cinq « Contre-plaquistes » - prononcé le 5 juillet 2007 par la Cour d’Appel de Grenoble, est donc définitif.


2003

2-3 Juin 29° sommet du G8 à Evian les Bains en France.

un activiste, suspendu par une corde à un pont autoroutier afin d'y accrocher une banderole a été précipité dans le vide après qu'un policier suisse ait coupé la corde pour libérer le passage aux voitures. C'est de justesse qu'il s'en sortira après une chute de 23 mètres (env. 7 étages) avec un pied broyé et des fractures lombaires.

5 juin manifestations anti-G8 à Genève: Amnesty International n'en est pas à sa première enquête concernant des violences policières par les forces de l'ordre genevoises. Depuis 1998, Amnesty International a régulièrement reçu des dénonciations concernant des mauvais traitements par des unités de la police genevoise. Plusieurs rapports ont été publiés ces dernières années et, depuis 1998, le Rapport d'Amnesty International fait régulièrement état d'exemples de mauvais traitements par la police genevoise.
http://www.quellesconnes.com/anti-g8/article.php3?id_article=66
http://www.dailymotion.com/relevance/search/manifestation+G8/video/x268ty_manifestations-antig8-de-juin-2003_news

2003

Le 17 juin

des policiers ont effectué une descente dans les locaux des Moudjahidin du Peuple d'Iran (MKO, un groupement iranien armé d'opposition en exil) et arrêté 165 personnes, dont Maryam Radjavi, l'épouse du dirigeant du groupe Massoud Radjavi. Seules 17 personnes ont finalement fait l'objet d'une information judiciaire pour des délits liés au terrorisme.

 
2003

4 juillet Sarkozy ministre de l'intérieur bafoue la présomption d'innocence:
"nous avons arrêté Yvan Colonna, l'assassin du préfet Erignac" Michèle Alliot Marie fera de même le 11 novembre 2008 avec les présumés saboteurs de caténaires de l'épicerie de Tarnac

2003

Un expert du gouvernement dénonce les faux espoirs de la biométrie.
Dans un article d'une revue du CNRS ( "De l'authentification biométrique", Infosécu, n°46, octobre 2003.), Philippe Wolf, l'un des responsables de la DCSSI, instance gouvernementale chargée de la sécurité informatique en France, estime que "l'utilisation de la biométrie comme moyen d'authentification est à déconseiller". il existe d'ores et déjà nombre de méthodes, faciles à mettre en place, permettant d'usurper l'identité d'un individu.
«l'absence d'analyse des failles des dispositifs d'authentification biométrique par les articles de vulgarisation qui vont parfois jusqu'à les présenter comme totalement inviolables.» Alors qu'il ne se passe pas de jour sans que ne soient révélées des failles de sécurité logicielles.
déjà de nombreuses techniques permettant de passer outre les mécanismes de sécurité reposant en tout ou partie sur la biométrie : en mai 2002, un chercheur japonais fabrique avec de la gélatine de vraies-fausses empreintes digitales qui ont leurré 11 des 15 systèmes biométriques testés).
http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,2110454,00.htm

D'autre part, «la publication sur Internet ou dans des cercles plus restreints d'une photographie du ou des doigts d'une personne, ou pire encore d'un fichier normalisé des points caractéristiques de cette empreinte biométrique, permet d'usurper, à peu de frais, l'identité de cette personne». Sans même parler de la possibilité de récupérer une empreinte digitale sur un verre ou n'importe quel objet, afin de la cloner. Selon le même principe, il est parfaitement possible de dupliquer un segment ADN via un cheveu ou un peu de salive.
il est ainsi tout à fait possible d'usurper les mécanismes reposant, par exemple, sur la forme de la main, celle du visage, et même l'ADN d'un quidam. Sans même s'attaquer au processus même de la reconnaissance biométrique, il suffit pour cela de le désactiver par une attaque dite de "déni de service" (en gros, casser la porte plutôt que d'essayer de forcer la serrure), ou encore en piratant le compte de quelqu'un qui s'est authentifié de manière tout à fait licite (via un cheval de Troie ou l'espionnage du trafic internet, par exemple).

Autre cas de figure: le détournement des bases de données stockant les identifiants biométriques: La multiplication de fichiers biométriques irait donc à l'encontre de la sécurité informatique. Wolf rappelle que la société Sagem a d'ores et déjà traité plus d'un milliard d'empreintes, que «la plupart des pays sont dotés d'un système d'identification par empreinte digitale» ou sont en passe de l'être. De plus, le futur passeport «sécurisé» européen repose en partie sur la biométrie. Et le recueil d'informations biométriques sera obligatoire au passage de la frontière américaine à partir d'octobre 2004.

D'autant qu'il existe une différence considérable entre un identifiant biométrique et un mot de passe, une clef de chiffrement ou un certificat numérique. Lorsque ces derniers ont été «compromis» à l'occasion d'un piratage informatique ou d'une usurpation d'identité, la règle veut en effet qu'on les répudie. Mais comment «répudier» un identifiant biométrique? Comment - et au nom de quoi - peut-on obliger quelqu'un à changer d'empreinte digitale? Wolf cite l'exemple du film "Minority Report", où le héros n'a d'autre choix, parce que son iris est "black-listé", que de subir une opération de transplantation des yeux...

Le principal biais de la biométrie réside dans «la confusion entre identification et authentification (...) En résumé, s'identifier c'est communiquer son identité, s'authentifier c'est apporter la preuve de son identité», ce qui se traduit généralement au travers du couple identifiant (ou "login") et mot de passe. Or, la biométrie aurait tendance à confondre login et mot de passe: alors que la solution classique requiert la validation des deux paramètres, les procédés biométriques n'en demandent trop souvent qu'un seul.
http://www.zdnet.fr/actualites/telecoms/0,39040748,39125546,00.htm

bref un démenti cinglant au G8 qui déclare que c'est pour lutter contre la fraude qu'on va mettre en place des passeports biométriques! Mai : Le groupe des huit pays les plus influents (G8) a ouvert une réflexion commune pour doter les papiers d'identité de déterminants biologiques (doigt, oeil ou visage). Les appels d'offre sont lancés. L'UE l'utilise déjà pour ficher les demandeurs d'asile.
«Nous sommes conscients que ces nouvelles technologies offrent de nouvelles possibilités pour mieux combattre l'utilisation de documents frauduleux à des fins criminelles ou terroristes», peut-on lire dans la déclaration commune des huit ministres. Par rapport aux contrôles actuels, la biométrie ferait «passer de l'âge de pierre à des méthodes bien supérieures», a estimé Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur français, cité par l'AFP.
http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,2134363,00.htm

2003

Les années 2001, 2002 et 2003 témoignent d’un brusque retournement en faveur de l’enfermement.

L’année est marquée par les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. En France surgit l’affaire dite « du Chinois » : la remise en liberté d’un récidiviste provoque une vive polémique autour du supposé laxisme des juges. S’ensuit une vive remontée des incarcérations. Ce tournant, engagé sous le gouvernement socialiste de Lionel Jospin, est conforté par la droite à partir de 2002, par une réforme de la procédure pénale et un durcissement de la répression de nombreuses infractions. En 2002, on compte ainsi 14 000 entrées en prison de plus qu’en 2001. L’étude de l’administration pénitentiaire évoque une « croissance surprenante » : « Le plus fort taux de croissance depuis quinze ans s’établit alors, avec 14 % de hausse en 2002 et 7 % en 2003. » Par la suite, la population se stabilise, mais à des niveaux inégalés depuis trente ans. En 2006, le niveau annuel des entrées en prison a retrouvé celui de 1996. Ce sont désormais plus de 85 000 personnes qui entrent et sortent de prison chaque année.

2003
La puce " Digital Angel " fabriquée par la société américaine Applied Digital Solutions, permet l'identification et la localisation par satellite des individus. Il s'agit d'une puce électronique de la taille d'un grain de riz et qui est implantée sous la peau. Elle est aussi capable de renvoyer des informations biologiques sur son porteur (température du corps, rythme cardiaque, etc). Une autre version de la puce appelée " Veripay " de la firm Veri chip a été présentée en Novembre 2003 au salon ID World à Paris. Elle permet d'y inscrire des données personnelles en vue de servir de carte d'identité ou de carte de crédit.
2004

Perben II

le fichage continue et désormais tous les citoyens sont des cibles. Tous? enfin presque ! Sont exclus de la loi la criminalité financière et la corruption financière,

   

autorise les écoutes (4 millions de « réquisitions téléphoniques » différentes en 2007), la pose de micros et la fouille des domiciles

Cette loi fait entrer en vigueur en France la reconnaissance préalable de culpabilité, également appelée le « plaider coupable».

Elle créé le fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS) et modifie le fichier des personnes recherchées (FPR).

comment protéger ses données personnelles :
historiques de navigation et recherches internet, formulaires
autre usages (mail, vidéoconférence, transfert de fichiers etc)

   

Braves gens n'ayez plus peur - 5sur5
2003 les lois Sarkozy,2004 les lois perben II, l'année 2005,


 

2004

28 avril le sort réservé par "les grandes démocratie"à ceux qui sont accusés de terrorisme: la rafle ou la dénonciation, la violation des lois par le pouvoir, pas de présomption d'innocence pour les terroristes et même la torture pour certains. Et au début à Guantanamo l'état nous assurait qu'il n'y avait que des terroristes enfermés.

La presse révèle la pratique de tortures et d'humiliations dans les prisons irakiennes du fait de soldats américains. Publication de photos de la prison d'Abu Ghraib qui font scandale.

Synonyme de lieu de violation des droits fondamentaux, ce camp illustre de manière flagrante la façon dont le gouvernement américain cherche à se dégager de ses obligations en termes de droit international. Les prisonniers ( 260 personnes: rappelle Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France.) sont toujours détenues sur le sol cubain mais sous contrôle des Etats-Unis, en dehors de toute légalité, et pour la plupart dans des conditions cruelles, inhumaines et dégradantes. Environ un quart des personnes toujours détenues à Guantánamo à ce jour auraient dû être remises en liberté ou transférées ailleurs.
http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/061108/detenus-liberables-de-guantanamo-entre-le-marte

Guantanamo : 5 experts de l'ONU dénoncent la torture et demandent la fermeture du centre de détention:
« Si dans certains cas individuels, décrits lors des entretiens, une 'douleur ou des souffrances aiguës' ont été infligées aux victimes, ces actes constituent des actes de torture au regard de l'article 1er de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CAT) » du 10 décembre 1984, rappellent-ils.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=11878&Cr=droits&Cr1=guantanamo

De nombreuses personnes ont été raflées pour alimenter Guantanamo ou abu graib, certains ont été arrêtés sur dénonciation. Beaucoup de détenus étaient totalement innocents. Mais il fallait communiquer et montrer qu'on avait arrêté plein de vilains terroristes. Faites des recherches google avec les associations "innocents Guantanamo" ou "libérés guantanamo" et vous trouverez des dizaines de sites et d'innocents. parmi les innocents enfermés , des journalistes, des caméramans, de simples citoyens, des commerçants etc vous trouverez aussi des témoignages sur les tortures, les éxécutions de prisonniers etc...

2004

21 Juin : LCEN ou LEN

loi pour la confiance dans l'économie numérique la cible: tous les Internautes

prétexte: lutter contre le téléchargement des documents protégés par des droits d'auteurs

   

les Renseignements généraux, les services de contre-espionnage ainsi que la police judiciaire et les magistrats instructeurs auront accès à des renseignements (identifiant, mot de passe, code d'accès, date, heure, nature, en cas de paiement, le type de moyen de paiement, le montant, le numéro de référence du paiement ), sans demander l'autorisation d'un juge. Certaines données pouvant être conservées durant trois ans par le ministère de l'Intérieur ou celui de la Défense.

Les rédacteurs du texte insistèrent pour que les messages électroniques puissent échapper à la notion de correspondance privée, afin de pouvoir surveiller et le cas échéant filtrer tout contenu illicite. Les objurgations des fournisseurs d'accès mais aussi l'ire des organisations de défense de la liberté de la presse et des libertés individuelles telles que La Ligue des Droits de l'Homme, Reporters sans frontières et la Ligue ODEBI qui s'opposaient à plusieurs dispositions de la loi, obligèrent le gouvernement à reculer sur le très contesté article 6.

Voir aussi Loi du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme concernant l'obligation de conserver les données de connexion des usagers d'Internet ou de toute autre infrastructure de télécommunications.

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Condamné à 1 mois de sursis en septembre 2005 pour le fauchage d’un champ de betteraves transgéniques

à Avelin en 2001, Benjamin Deceuninck, a été convoqué en juin 2006 pour un prélèvement ADN. Conscient de la menace que constitue un fichier regroupant toutes les personnes en désaccord avec le pouvoir en place, il a refusé ce prélèvement.

Pour ce refus, il risque aujourd’hui 15 000 € d’amendes et 1 an de prison ferme ! Ce prélèvement peut être effectué sur n’importe qui, dans le cadre de n’importe quelle enquête, mais tout le monde a le droit de refuser de se soumettre à l’examen. Cependant, s’il s’agit d’un condamné pour une infraction visée par l’article 706-55 du CPP, il est passible d’une amende de 7 500 à 30 000 « et de 6 à 24 mois de prison (art. 706-56 du CPP).

Le procès a eu lieu à Alès le 25 août 2006. 500 € d’amende prononcé pour le refus du prélèvement ADN. déclarations du procureur d'Alès dans le Monde: Refuser de donner son ADN est un "délit continu", (…) "Tant qu’il refusera le prélèvement, j’engagerai à nouveau des poursuites et il sera reconvoqué. On peut le mettre au trou pour récidive."

En invoquant la notion de « délit continu », le Procureur d’Alès et donc l’Etat, ressort du passé la fameuse loi sur l’insoumission au service militaire. Le jeu consistait à l’époque à embastiller les opposants politiques. Une fois la peine purgée, ils étaient libérés… puis reconvoqués sous les drapeaux … puis de nouveau embastillés…Le fichage ADN de tous les individus hors normes n’est malheureusement qu’une étape dans le projet totalitaire de nos gouvernants. Le procureur d’Alès l’annonce, la suite c’est la prison… et après ?


 

2005

Mars Avril: le pouvoir fait ses premiers tests: si la population ne s'insurge pas quand on tape et qu'on arrête des lycéens de 16 ou 17 ans c'est qu'on peut taper et arrêter n'importe quel manifestant.

la répression des manifestations commence par les lycéens s'opposant à la loi fillon.


Des barrages de CRS et de gardes mobiles avec utilisation de gaz lacrymogènes se multiplient sur le parcours des manifestations lycéennes qui sortent du parcours prévu, comme à l'île de la Réunion, à Paris ou à Toulouse. À Lille, lors d'une manifestation, un lycéen est assommé, ce qui fait courir la rumeur qu'il y a un mort.

Plusieurs centaines de lycéens sont arrêtés au cours des différentes actions lycéennes, la plupart relâchés au bout de quelques heures. Des avocats de lycéens qualifient ces arrestations de « rafles ». Des lycéens se plaignent d'avoir été humiliés par des déshabillages, insultés, ou frappés (y compris après l'arrestation). Le 31 mai (2006), devant les caméras la gendarmerie mobile évacue brutalement des lycéens et des avocats de l’enceinte du Palais de Justice.

2005

Mai: 55% de "NON"

au projet de constitution européenne en France et 61,6 % aux Pays-Bas.

 


2005

6-8 Juillet 31° sommet du G8

au Gleneagles hotel au nord-ouest d'Edimbourg, à Auchterarder en Ecosse: les polices anglaises et écossaises n’ont eu de cesse d’exercer une pression constante sur les militants, par divers moyen d’intimidation, contrevenant ainsi à leur droit à manifester : encerclements pendant des heures, arrestations arbitraires, arrestations de Legal observers (présents pour noter les agissements de la police et informer les militants sur leurs droits), encerclement du camp autogéré de Stirling, utilisation fallacieuse de divers textes légaux pour justifier arrestations, détentions et fouilles.

D’après un communiqué de presse de L’Équipe d'assistance juridique, plus de 700 personnes ont été arrêtées durant les manifestations contre le G8. Et à peu près 366 personnes ont été inculpées. Tous les militants qui ont été en garde à vue se sont vu prélever leur empreinte ADN (nous ne savons pas combien de temps ces empreintes seront gardées). Les tribunaux ont imposé des conditions de libération drastiques dans le but d’empêcher les militants de participer à d’autres manifestations.

L’Équipe d'assistance juridique a reçu de nombreux témoignages des abus commis par la police. Après la première journée de rafle le lundi 4, certains militants arrêtés ont passé la nuit menottés dans les fourgons de police. D’autres n’ont pas pu téléphoner à un avocat, certains ont été privés de sommeil pendant 73 heures ( c'est de la torture) ou placés dans des cellules d’isolement... Un certain nombre de personnes ont été blessées par la police, la plupart souffrent de blessures à la tête causées par les matraques. Un grand nombre d’officiers de police couvraient leurs numeros d’identification, il était ainsi impossible de les identifier. Les audiences du tribunal, censées être publiques ont eu lieu à huis-clos, empêchant d’une part les prévenus d’être soutenus par leurs amis et camarades, et d’autre part la presse d’exercer son devoir d’information. À la date du 12 juillet, 5 hommes qui ont passé une semaine en prison ont été libérés sous conditions. Il reste un homme à la prison d’Edimbourg, et deux hommes à la prison de Glasgow. Deux femmes sont encore incarcérées à la prison de Corton Vale, à Stirling.
le site de L’Équipe d'assistance juridique ( G8 Legal Support Group) : http://www.g8legalsupport.info/


2005

27 octobre: Les émeutes à Clichy-sous-Bois

à la suite du décès de deux adolescents de Clichy-sous-Bois, Zyed Benna ,(17 ans) et Bouna Traoré (15 ans), morts par électrocution dans l'enceinte d'un poste source électrique alors qu'ils étaient poursuivis par la police. Elles se sont répandues dans un grand nombre de banlieues. L'état d'urgence a été déclaré le 8 novembre 2005, puis prolongé pour une durée de 3 semaines. Au 17 novembre, la police déclare être revenue en situation normale.

La chaîne de télévision LCI a été accusée de censure parce qu'elle a décidé de ne pas diffuser d'images de voitures en feu. Les médias français parlent d'« incidents », « mouvements de rue » et « violences urbaines ». Alors que les médias étrangers parlent immédiatement d'émeutes.

Chiffres et témoignages a l’appui, il est indéniable que les personnes inculpées et jugées pendant les révoltes d’octobre novembre ont subi une justice d’exception. Aujourd’hui enfin, des voix se lèvent, et commencent a être entendues, pour rétablir que ces révoltes étaient bien des révoltes populaires, loin des clichés, que ni le rap, ni l’islam, ni les caids, ni la mafia, ni les immigrés n’ont fomentés. Que ces révoltes sont le fruit de conditions sociales indignes. Que rien ne justifie l’état d’urgence a part imposer le silence. Que rien ne justifie une justice d’abattage a part punir pour l’exemple.

Le bilan du Ministère de l’Intérieur au 30 novembre :
4 770 interpellations, dont la moitié après la fin des incidents,
4 402 gardes à vue.
763 individus écroués, dont plus d’une centaine de mineurs.,
422 majeurs ont été condamnés en comparution immédiate.
152 personnes ont fait l’objet d’une convocation dans un délai de dix jours à deux mois.
Sur les faits les plus graves, 135 informations judiciaires ont été ouvertes.

Environ 75% des procès ont débouchés sur de la prison ferme. Le syndicat de la magistrature dénonce une justice d’abattage et c’est ce que confirment les différents compte-rendus de procés dans différentes villes.


2005

le fauchage d'OGM est toujours un délit avec fichage ADN à la clé !

le 15 novembre 2005, l'émission 90 minutes sur Canal + diffuse un document sur les OGM intitulée "90 minutes: OGM, l'étude qui accuse". 2 ans plus tard, l'émission rebondit sur Internet, le film est présenté (à tort) comme ayant été interdit d'antenne et par mail et blogs interposés le lien passe de main en main sur la toile , en 1 semaine, 2 118 335 ont visionné le document qui révèle que sur les cobayes des lésions sont apparues aux reins, au foie et dans le sang. Le film met bien en évidence le fait que le secret industriel (donc les intérêts économiques) passe avant les questions de santé publique. En fin de reportage le présentateur montre et lit une note rédigée par le gouvernement français et demandant à l'union européenne de ne pas communiquer au sujet des OGM car cela "pourrait nuire à la position concurrentielle des entreprises qui fabriquent des OGM". On trouve la vidéo facilement mais pour le commentraire additionnel c'est uniquement ici : http://anartoka.magnify.net/item/C7QV7Z246PG6Q6KV

2005

destruction, en novembre 2005, d’une borne biométrique au lycée de Gif-sur-Yvette.
une vingtaine de « clowns » avait essayé d’interpeller usagers et pouvoirs publics en s’introduisant dans le lycée de Gif-sur-Yvette (Essonne) pour y détruire deux bornes biométriques qui contrôlaient l’accès à la cantine.
« Ces appareils sont à la mode, il faut vivre avec son temps ». Ainsi s’exprime Michel Richard, secrétaire national du SNPDEN, le principal syndicat de Chefs d’établissement2, au sujet des dispositifs technologiques de contrôle des flux dans les établissements scolaires.
Le Business de la sécurité dans les établissements scolaires, http://youpress.fr
Biométrie: quand l'école a les mains sales

2005

Aujourd'hui, la majorité des enquêtes antiterroristes durent longtemps et donnent lieu à de nombreuses arrestations étalées sur une période de temps considérable.

L'enquête et les poursuites engagées à l'encontre de la dénommée «filière tchétchène» en sont une illustration. Plus de soixante personnes ont été interpellées entre 2002 et 2005, dont seize couples, mais seules 27 personnes ont en définitive été traduites en justice. Quatorze des épouses ou partenaires de suspects ont été placées en garde à vue pendant trois ou quatre jours et ont été libérées par la suite sans faire l'objet d'aucune inculpation. Rachida Alam, par exemple, a été soumise à 25 heures d'interrogatoire pendant les trois jours qu'elle a passés en garde à vue en mai 2004. Pendant ce temps, elle n'a eu pas eu accès à un avocat ni le droit d'en consulter un. Diabétique, Alam a été emmenée trois fois à l'hôpital du centre de détention avant que le médecin n'ordonne finalement qu'elle y reste. Sur les deux femmes poursuivies en justice, l'une a été reconnue coupable tandis que l'autre a été relaxée après avoir passé un an en détention provisoire avec sa fille en bas âge. Dans les couples concernés, huit des maris ont été reconnus coupables lors de leur procès, un a été relaxé et les sept autres ont bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire.

Nicolas Sarkozy a signalé en novembre 2005 que plus de 367 personnes avaient été arrêtées pour suspicion de terrorisme depuis début 2002; moins de 100 d'entre elles avaient été mises en examen et incarcérées.

2005

Grace à Google Earth, plusieurs grandes villes peuvent être observées avec une résolution suffisamment élevée pour pouvoir distinguer individuellement chaque immeuble, maison et même voiture. Dans certaines villes telles que Paris, Londres, Washington et Seattle, il est même possible de distinguer les gens dans la rue.

2006

23 janvier 2006 Loi n° 2006-64 relative à la lutte contre le terrorisme.

cibles: les internautes, les passants, les automobolistes, les voyageurs, les naturalisés, et tous les gens suspectés d'avoir l'intention de commettre des actes terroristes.

votée sous l'impulsion du Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur. Cette loi est controversée, notamment en raison de l'article 6, qui impose aux opérateurs télécoms, aux fournisseurs d'accès (FAI), mais aussi à tout établissement public proposant un accès au Net, comme les cybercafés, de conserver les données de connexion ("logs") jusqu'à un an.

 

 


En ajoutant un article au Code des postes et des communications électroniques, la loi prévoit que l'accès à ces logs, par les autorités policières, ne soit plus soumis à l'autorisation d'un magistrat, et donc effectué sous contrôle judiciaire, mais simplement de celle d'un haut fonctionnaire de la police nommé par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), une autorité administrative indépendante (AAI) chargée de veiller au respect de la réglementation en matière d'interceptions de communications privées, comme les écoutes téléphoniques . La conservation de ces données était obligatoire depuis la loi sur la sécurité quotidienne de 2001

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assouplissement des conditions de contrôle de mise en place de caméras de vidéosurveillance,

La vidéosurveillance, véritable instrumentalisation étatiste de la lutte contre le terrorisme, créant partout des zones de non-droits individuels et collectif avec à la clef la possibilité laissée aux policiers et aux gendarmes d’accéder aux images collectées sans aucun contrôle…

Autorisation pour les personnes morales de filmer les abords de leurs bâtiments. Visualisation possible pour des enquêteurs habilités.

En cas d'urgence, les préfets pourront faire installer des caméras pour quatre mois, sans passer par la commission présidée par un magistrat. - Ils pourront également imposer à un organisme de se doter d'un tel matériel dans des lieux exposés (sites industriels ou nucléaires, gares, etc.).

côté fichage la loi n'est pas en reste

contraint les compagnies ferroviaires, aériennes, maritimes de transmettre les données PNR (concernant les passagers) à la police et à la gendarmerie, données qui peuvent être comparées avec le Fichier des personnes recherchées (FPR) ;

autorise la lecture automatique de plaques minéralogiques en tout point du territoire, clichés qui peuvent être croisés avec le Fichier des véhicules volés ainsi qu'avec le Système information Schengen (SIS)

l'exception anti terroriste

augmente la durée maximale de garde à vue de 4 à 6 jours en ce qui concerne les « suspects » d'actes terroristes (en sachant que, tant qu'une personne n'a pas été condamnée, le principe de la présomption d'innocence s'applique en État de droit);

dénaturalisation

le délai durant lequel une dénaturalisation (« déchéance de nationalité », ou dénationalisation) est possible pour un condamné après sa naturalisation passe de 10 à 15 ans

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2006

Mars avril: Mobilisation très forte anti-CPE (Contrat Première Embauche)

la répression policière de l'intention de casser !

et CNE (Contrat Nouvelle Embauche): plus d'un million de jeunes et d'employés en grève en France selon la police , 3 millions lors de la plus grosse manifestation selon les organisateurs.

Les jeunes travailleurs sont victimes à leur tour des bastonnades , arrestations, grades à vue, poursuites judiciaires . S'inspirant des écosais à GleanEagles les policiers français lancent eux aussi des arrestations préventives, cette pratique continue encore de nos jours.

Beaucoup de jeunes arrêtés au cours du mouvement du CPE se sont soumis à un prélèvement ADN. La peur de l’uniforme, à chaque fois le même discours : « tu es obligé sinon c’est 15 000 € d’amende et un an de prison ! ». Beaucoup se sont laissés abuser.

un document de 38 pages dresse un bilan partiel de la répression et demande une loi d'amnistie:
http://repression-printemps.samizdat.net/IMG/pdf/RapportAssistancejuridiqueCPEmai2006.pdf

quelques extraits de ce rapport:

D’après les chiffres fournis par le Ministère de la Justice près de 4350 personnes auraient été interpellées en marge de ces manifestations. Les interpellations ont été particulièrement massives dans les grandes agglomérations. A titre d’exemple, plus de 600 personnes ont été interpellées rien qu’à l’issue de la manifestation du 28 mars autour de la Place de la république. Le même jour, près de 200 personnes ont été interpellées à Grenoble...

" Au 18 avril 2006, des poursuites ont concerné près de 637 personnes, essentiellement pour des actes de « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné d’interruption temporaire de travail ». la comparaison des chiffres nous montre que les poursuites pénales (637) ont concerné moins de 15% des personnes interpellées (4500). le profil des personnes qui ont comparu devant les tribunaux ne correspond que rarement à celui du « casseur » multirécidiviste connu et identifié par les services de police. Ce sont essentiellement des étudiants et des lycéens, impliqués dans le mouvement, sans antécédents judiciaires. Un bon nombre de leaders locaux ont été interpellés et présentés à la Justice. Enfin, beaucoup de dossiers pourtant retenus par le Parquet comme suffisamment crédibles pour faire l’objet d’un passage devant le tribunal se sont révélés vides de preuves formelles ou d’éléments matériels susceptibles de prouver la culpabilité des personnes déférées.

Malgré cela, les tribunaux ont été particulièrement sévères, et les Procureurs ont généralement suivi les consignes de sévérité qu’ils ont reçues de leur Ministre de tutelle, Pascal Clément. Rappelons que seuls les magistrats du parquet sont soumis hiérarchiquement au Garde des Sceaux. Les magistrats du siège sont quant à eux indépendants du pouvoir politique. Cette indépendance a pour objet de garantir la séparation des pouvoirs. Selon nos constatations, cette injonction ministérielle a été parfaitement appliquée : à travers une justice expéditive et ferme, le ministère de la justice a obtenu un stock impressionnant de condamnations… au prix de nombreuses injustices.

Les informations parcellaires données par la majorité des médias quant à la répression du mouvement permettent pour l’heure à l’opinion publique de faire sienne l’équation suivante : personne interpellée = casseur. Les interventions successives du ministère de l’Intérieur tendaient également à légitimer cette confusion.

Ces interpellations répondaient à la volonté de freiner la violence des manifestations. M. Sarkozy déclarait ainsi le 16 mars que « pour moi, la priorité, c'est d'interpeller les casseurs et d'éviter toute forme de violence inutile ». Des casseurs décrits ensuite comme étant des militants "de l'extrême gauche, de l'extrême droite", des "hooligans" et des "voyous d'un certain nombre de quartiers", nous n’en n’avons vu quasiment aucun.

A Paris, des dizaines d’interpellations ont été effectuées soit en amont, soit en aval de ces rassemblements non encadrés. Les personnes interpellées nous ont fait état du caractère aveugle de ces arrestations. Toute personne se trouvant alors à proximité du lieu de rendez-vous ou de dispersion était susceptible d’être embarquée. Ainsi, lors d’un rassemblement à St Paul le 7 avril vers 20h, un homme d’un certain age sortant d’un supermarché avec quelques courses et une bouteille de vin a été embarqué, tout comme à l’issue de la manifestation spontanée du 31 mars, une touriste américaine rentrant à son hôtel ou encore de simples passants sortant de la bouche du métro Pigalle lors d’un appel à un rassemblement (dès lors avorté) le 4 avril en soirée.

Les contrôles ou blocages aux entrées des stations de métro ou de RER ont eu pour effet de créer de graves tensions dans certaines villes, parfois suivies d’affrontements avec les forces de l’ordre (comme à Savigny sur Orge, à Saint Denis, aux Ulis) menant à des dizaines d’interpellations. Il est intéressant de rappeler, à titre de comparaison, que près de quatre fois moins de personnes avaient été interpellées lors du mouvement contre le CIP proposé par Edouard Balladur en 1994, alors que les actes de vandalismes avaient été bien plus nombreux.

Aucun policier n’est à ce jour comparu devant les tribunaux pour répondre de cette violence armée. Ont en revanche été poursuivis des centaines de jeunes. Ceux-là se sont vus privés de leur liberté pendant plusieurs heures, plusieurs jours, voir plusieurs mois. Ils ont vécu la peur pendant la garde à vue, le désarroi du passage devant le juge et pour certain l’effarement de se retrouver derrière les barreaux. Ils ont subi la violence aveugle d’un système. Pour la plupart leur action militante n’était pourtant pas illégale.

Et même si elle l’était, ne peut-on pas rétorquer qu’elle était légitime? C’est un devoir inscrit dans la Constitution de résister : nos acquis sociaux n’ont été obtenus que par des luttes, souvent violentes. La qualification de résistant ou de délinquant est fonction tant du pouvoir en place que de l’histoire. Mandela ou De Gaulle ont résisté. Ils sont entrés dans l’illégalité pour atteindre un but légitime. Ces délinquants d’hier sont devenus les héros d’aujourd’hui.

La violence, ce sont les CRS qui l'exercent impunément

Cyril Ferez, 39 ans, adhérent de SUD PTT (Orange) hospitalisé dans le coma à l’Hôpital Henri-Mondor de Créteil.


Bruno Stevens, photographe, est à dix mètres. « Devant l’arrivée des CRS, les gens s’éloignaient en éventail. Lui a été attrapé. Il était plus lent. Il a pris un coup direct à la tête. Il s’est effondré comme une masse. Ils ont continué à le frapper alors qu’il était au sol. Mais vraiment fort ! Je me suis approché pour dire aux policiers : "Mais vous ne voyez pas qu’il est inconscient !" »
Pascal Charles, Collectif Anti-Répression : « J’ai vu un CRS sortir du peloton, l’attraper et le mettre dans le cercle. Les CRS se faisaient caillasser en même temps qu’ils tapaient. J’ai eu l’impression qu’ils le piétinaient. Lorsqu’ils se sont éloignés, j’ai cru qu’ils laissaient un sac derrière eux. » (...)« A un moment, on a cru qu’il était mort. Il avait un hématome sous l’oeil droit. Sa tête avait pris le volume d’un ballon de rugby. »(...)« Je n’ai pas vu le point de départ, mais il n’avait rien en main et il n’était pas masqué. »

14 novembre 2007, les deux principales particularités de ce contrat (licenciement sans motif communiqué préalablement et période de consolidation de deux ans) ont été déclarées contraire au droit international par l'Organisation internationale du travail. Raison de plus pour demander une loi d'amnistie.

 

2006

16 faucheurs volontaires d’OGM ont été condamnés jeudi 24 mai 2007 à 2 mois de prison avec sursis par le tribunal d’Orléans pour avoir refusé de se soumettre à un prélévement de leur ADN lors de leur garde à vue le 14 août 2006. Ils vont faire appel de cette condamnation, qui s’ajoute aux 3 à mois de prison avec sursis et à la privation de droits civiques d’un à deux ans auxquels ils ont été condamnés pour l’action de fauchage elle-même.

 

2006

21 Novembre, grève des pompiers, plusieurs heures d'affrontement avec les CRS.
http://www.dailymotion.com/relevance/search/crs/video/xopv8_emeutes-pompier-vs-crs_creation

Pour une fois il est difficile pour la presse et le pouvoir de parler de casseurs et de pilleurs? trompez vous voyez ce titre de LCI: Correctionnelle - Prison avec sursis pour les pompiers casseurs
http://tf1.lci.fr/infos/france/justice/0,,3392673,00-prison-sursis-pour-pompiers-casseurs-.html

De la prison ferme avait été requise à leur encontre. Finalement le tribunal correctionnel de Paris a donné des peines de prison avec sursis, mais ils n'excluent pas de faire appel. Deux des cinq pompiers qui avait été interpellés le 21 novembre 2006 à l'issue d'une manifestation lors de laquelle des CRS avaient subi des jets de projectiles, ont été condamnés à dix mois d'emprisonnement avec sursis. Un troisième, reconnu coupable du seul fait de rébellion alors qu'il était poursuivi pour "violence volontaire à l'encontre de fonctionnaires de police avec usage ou menace d'une arme par destination", a été condamné à deux mois d'emprisonnement avec sursis tandis. Les deux autres ont été relaxés..

Pour le sergent Dominique Gayraud, membre du collectif national CGT des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS), ce jugement est "une décision politique car lorsqu'on a assisté au procès, on a bien vu qu'aucun témoignage ni aucun fait précis n'apportait de preuve". "Il y a eu sur cette manifestation des actes délictuels que nous avons condamnés mais les cinq pompiers qui se sont retrouvés dans le box ont servi de boucs émissaires", a-t-il ajouté, à l'issue du délibéré. Lors du procès, aucun des CRS présents n'avait précisément désigné l'un des prévenus comme étant l'auteur de violences. Ils avaient nié avoir participé à la moindre agression, ils n'excluent pas de faire appel.

Le 21 novembre 2006, en fin d'après-midi, des heurts violents avaient opposé, aux abords de la place de la Bastille, sur une passerelle surplombant le bassin de l'arsenal, dans le IVème arrondissement de Paris, les CRS et les pompiers venus manifester en faveur d'une prime et pour une meilleure retraite.

2006

28 novembre 2006 procès en appel de Benjamin Deceuninck

L’avocat général a suivi la demande du procureur d’Alès : 500 € d’amendes. La cour d'appel confirme le jugement du tribunal d'Alès.

2006

Des prisonniers plus nombreux

Une étude publiée par le ministère de la justice montre que cette évolution ne dépend pas tant du niveau de la délinquance et de la criminalité que des politiques pénales mises en oeuvre. Celles-ci modifient le nombre des entrées en prison et la longueur des peines, deux facteurs déterminant le nombre des prisonniers. Après une période de baisse de 1996 à 2001, amorcée donc sous le gouvernement d’Alain Juppé et poursuivie sous celui de Lionel Jospin, la population carcérale a augmenté en 2001.

L’année suivante en 2002, après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis et une polémique, en France, au sujet de la remise en liberté d’un criminel récidiviste surnommé « le Chinois », la progression a été de 14 %, la plus forte depuis quinze ans. La loi Perben I, de septembre 2002, qui a étendu la procédure de comparution immédiate aux délits passibles de 6 mois à 10 ans d’emprisonnement, a fait croître le nombre de condamnés à moins d’un an. Ceux-ci forment 31,2 % des quelque 60 000 prisonniers d’aujourd’hui.

La détention provisoire n’a pas joué dans la hausse des effectifs. Au début des années 1980, les prévenus en attente de leur jugement formaient la moitié de la population carcérale. Ils en représentent le tiers en 2006. Sur la décennie écoulée, ce sont surtout les comparutions immédiates qui ont alimenté le flux des entrées en prison. Les condamnés à une peine de moins d’un an, qui sont les plus nombreux (11 500 personnes), ont augmenté de 22 % sur la période.


Evolution de la population carcérale en France
entre 96 et 2006, en nombre de détenus.

Entre 1996 et 2006 Le nombre de condamnés pour coups et blessures volontaires a triplé en dix ans : ils représentent 18 % des détenus contre 6 % en 1996. l'effet CPE et clichy sous bois semble avoir joué sur ces statistiques comme on peut le voir ici de nombreuses peines de prison ferme ont été prononcées: par exemple un jet de bouteille sur un flic c'est "coups et blessures volontaires avec armes sur un policier"!
http://repression-printemps.samizdat.net/IMG/pdf/RapportAssistancejuridiqueCPEmai2006.pdf

2006

14 aout Michel Bobon faucheur d'OGM

Le 14 Août 2006, avec 32 camarades, j’ai participé au fauchage d’une parcelle de maïs transgénique à VILLEREAU (45). Lors de la garde à vue, j’ai refusé le prélèvement de mon ADN en vue de l’inscription sur le fichier national des empreintes génétiques.

Parce que je refuse d’être considéré comme un délinquant alors que j’ai agi au nom de l’état de nécessité.
Parce que l’État, qui était censé protéger la population, s’érige comme le complice des empoisonneurs.
Parce que le fichage génétique risque d’instaurer une catégorie de population « coupable potentiel ». Chacun pouvant déposer des traces d’ADN en tout lieu, le risque est grand de multiplier les accusations et les erreurs.
Parce que les informations contenues dans mon ADN intéressent bon nombre d’opérateurs : Banquiers, Assureurs, Employeurs, Commerciaux. Aux États Unis, des ventes et des fuites de fichiers se sont déjà produites.
Parce que l’analyse ADN coûtant 400 euros, son application à plusieurs centaines de milliers de personnes est un gouffre financier et une insulte à tous ceux qui n’ont pas d’argent pour vivre.
Parce que le fichage nous fait revenir à des heures sombres de l’histoire. Étant prévu pour une durée de 40 ans, il est permis de craindre qu’un pouvoir politique autoritaire et répressif puisse s’en servir pour museler et neutraliser ses opposants.
Parce que la loi a exclu du fichage les délits financiers, les délits d’initiés, la fraude fiscale et les abus de biens sociaux, l’État montre bien qu’il protège les puissances financières.
Parce que le fichage fait partie d’un arsenal de lois liberticides qui vise à renforcer le contrôle social des populations ; à dissuader les mouvements sociaux et syndicaux légitimes, afin de laisser libre cours au capitalisme.

2006

Big brother is watching you

caméras de vidéosurveillance, radars sur les routes, mais aussi : possibilité de vous suivre à la trace en fonction de vos achats effectués avec votre carte bleue ou de savoir précisément où vous vous trouvez à n'importe quelle heure grace à la puce de votre téléphone portable.

un message de la Ligue des Droits de l'Homme: Politique sécuritaire, contrôle social : ne vous laissez pas dépasser !
http://www.ldh-france.org/IMG/pdf/Livret_videosurveilance.pdf

«Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée»
A l’idée de savoir que l’on est peut-être en train de m’observer, de là-haut, même si je suis difficile à identifier, ma première idée est de m’abriter sous un toit... Surtout si l’on imagine que le croisement entre cette information spatiale et d’autres, comme le signal d’un mobile, peut permettre de savoir que je fais partie de tel groupe visible sur l’image, à tel endroit, même si je reste non identifiable parmi ce groupe.
http://www.ecrans.fr/Plus-on-est-habitue-a-etre-observe,5712.html

2007

démarrage du programme Prism

Grace à Prism, la National Security Agency (NSA) et le FBI fouillent directement dans les serveurs de neuf sociétés américaines de l'Internet, explique le quotidien. Le journal détaille ensuite le système officiellement destiné à surveiller des menaces venant de l'étranger. Les sociétés concernées sont Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, AOL, Skype, YouTube, Apple, et PalTalk (service de chat avec 150 millions d'utilisateurs dont 10 millions dans le monde). Prism, qui a débuté en 2007 par l'accès aux serveurs de Microsoft, est approuvé par la justice américaine.
sont surveillées conversations audio et vidéo, photographies, e-mails, documents et historiques de connexion, SMS, écoutes téléphoniques, conversation Skype et MSN, facebook, historiques de navigation.
La sureveillance concerne les citoyens du monde entier. Le royaume uni est impliqué aux côtés des USA

ce programme a été révélé en 2013 par Edward Snowden

comment protéger ses données personnelles :
historiques de navigation et recherches internet, formulaires
autre usages (mail, vidéoconférence, transfert de fichiers etc)

2007

21 Mars Procès de Camille à Macon :
Elle n'avait rien fait ! mais la police voulait quand même son ADN !

Cette affaire a débuté dans la nuit du 8 septembre 2006, où une jeune fille de 26 ans, Camille, qui se trouvait dans une voiture avec un ami sur le parking d’un petit village dans les environs de Mâcon, s’est fait contrôler par une patrouille de gendarmerie. Sans motif, les gendarmes ont fouillé la voiture et n’ont trouvé dans la boîte à gants qu’une pipe à eau. Puis ils les ont fouillé aussi tous les deux sans trouver ni sur eux ni dans la voiture la moindre trace de quelque chose de répréhensible. Ils ont cependant arrêté l’ami de Camille et l’ont placé en garde à vue avant de le relâcher avec un simple rappel à la loi. Mais le surlendemain, Camille a été convoquée à la gendarmerie pour un prélèvement de son ADN : ce qu’elle a catégoriquement refusé. Et voilà pourquoi, le 21 mars, Camille passe en jugement !

Pour refus de prélèvement génétique suite à présomption de consommation de cannabis. Le dossier est vide, il y a juste une seule page où il est dit que Camille refuse le prélèvement ADN avec d’ailleurs une bonne argumentation : elle n’a pas envie qu’on en arrive à une société totalitaire - c’est pour ça qu"elle refuse le fichage ADN tout comme la biométrie - cette loi au départ était faite uniquement pour les crimes sexuels, il ne faut pas qu’on en vienne à ficher la population toute entière,

le tribunal de Mâcon a relaxé Camille en mettant du coup hors-la-loi les gendarmes qui lui ont imposé un prélèvement de son ADN, qu’elle a eu entièrement raison de refuser de s’y soumettre. Contrairement à l’apparence, la magistrate n’a pas suivi les réquisitions du procureur de la république qui demandait une condamnation, mais par contre elle a tenu compte des arguments de Camille et de son avocat lyonnais, Jacques Debray, qui a plaidé la relaxe. La consommation de cannabis est du ressort du code de la santé publique, et non du code pénal, et du coup ne peut faire l’objet d’un prélèvement d’ADN.

"C’est essentiel ce qui se détermine ici. C’est le procédé qui est totalitaire. Là, on arrive à un fichage de toute la population. Il y a plein de gens très sérieux qui disent que des dérives arbitraires sont possibles. Un mémoire vient de sortir indiquant les dangers de tous ces fichiers et notamment les dangers d’utilisation de ces fichiers de façon malveillante, de façon personnelle. Il indique que 21% des informations du fichier STIC sont inéxactes : c’est faramineux ! C’est extrêmement grave.
Au départ, le fichage génétique a été instauré en 1998 pour ficher les délinquants sexuels. Mais les lois Sarkozy et Perben ont considérablement étendu le champ d’application du fichage ADN. Et il suffit « d’indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu’une personne ait commis une infraction ». Il est devenu possible en France de ficher quelqu’un sur une simple présomption de culpabilité. Cette affaire illustre les dérives de ce type de fichage. Et ce genre de cas va forcément se multiplier. Car le problème aujourd’hui, c’est que les policiers et les gendarmes peuvent décider de prélever l’ADN de n’importe qui sans aucun contrôle des autorités judiciaires. Bref, c’est l’arbitraire le plus total.
Et le fait que tout le monde puisse faire l’objet d’un fichage génétique montre qu’on dérive vers une société totalitaire. Il y a un déséquilibre total depuis quelques années : d’après Monsieur le Procureur, « les droits de l’homme c’est le droit à la sécurité ». Je ne vois pas la finalité de ficher un fumeur de cannabis. On est bien dans la procédure d’un fichier généralisé. La loi n’est pas la norme absolue. Là, c’est très grave !
Il y a de plus un gros problème d’interprétation du texte 106-56, à cause de la contrainte. En effet il y est écrit qu’on n’a plus besoin du consentement de le personne si elle a commis un crime grave. Ce qui veut dire que pour un délit moindre, le consentement de la personne est obligatoire. Or comment peut-il y avoir consentement possible sous la contrainte ?"
extrait de la plaidoirie de l'avocat de Camille

2007

Depuis 2004, les faucheurs d'OGM sont condamnés par la justice française.

voir l'étude scientifique qui confirme ce que disait le reportage de 90 minutes en 2005 le métabolisme des rats a été modifié par le Mais BT: MON 863: "Les triglycérides sanguins augmentent de 24 à 40% chez les femelles ; les excrétions urinaires de phosphore et de sodium diminuent chez les mâles de 31 à 35% pour les résultats les plus importants significativement reliés au traitement OGM en comparaison des 7 régimes testés."
http://www.criigen.org/full_article.pdf

2007

Selon le rapport Bauer de 2007, la France comptait alors 36 fichiers divers et variés
http://www.cybercriminalite-penal.fr/fichiers-de-police.html

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2007

Mars : Le Taser arrive en France:
http://www.dailymotion.com/video/x1giwk_sarkozy-et-taser_politics
Claude Bébéar via les sociétés AXA, BNP Paribas et Crédit agricole est relié à ces 3 groupes qui sont tous actionnaires de la société Taser.

2007

7 mars prélèvement ADN pour un opinel et une bombe lacrymo !

La Police Municipale fait un contrôle du groupe de jeunes qui squattent les marches du théâtre, à Angers. Dans le sac de Maud, ils découvrent une bombe lacrymogène, un brise-vitre, une chaîne, et deux Opinel.

"Je passais donc devant le tribunal correctionnel pour port de cinq armes de categorie six en l’espece d’un opinel, la laisse de mon chien, un pseudo brise-vitre (en realite un morceau de fer qu’ils ont considere comme tel), une bombe lacrymo et un autre couteau. Le tout etant dans mon sac"

Cette détention d’armes de 6ème catégorie lui vaut une garde à vue au commissariat, et une demande de prélèvement biologique pour déterminer son ADN. La loi autorise désormais cette recherche des empreintes génétiques pour les auteurs de délit. Elle refuse et, hier, avec détermination et conviction, elle a expliqué pourquoi.

« Je considère qu’on est dans une société où le fichage devient systématique. Il était réservé aux délinquants sexuels, il s’étend aussi bien aux auteurs de délits routiers que de simples détériorations de biens. Il faut savoir prendre ses responsabilités et refuser cette extension du flicage. C’est un devoir de désobéissance civile. ». Droite dans ses rangers, crête dressée, Maud parlait au nom d’une génération qui refuse de vivre sous l’œil de « Big Brother » : Des cartes bancaires aux portables, on peut savoir ce qu’on fait et où on est à tout moment ».

Son avocat, Me Aubert, a plaidé le délit « politique » : « Elle a été contrôlée alors qu’il n’y avait pas de trouble à l’ordre public. Le prélèvement de salive est vécu par elle comme une atteinte à un droit fondamental : l’intangibilité du corps humain ». Maud a été condamnée à deux mois de prison avec sursis, comme l’avait requis le procureur, qui a rappelé que l’extension des prélèvements et l’inscription au fichier des empreintes génétiques étaient justifiées par les nécessités d’identifier, mais aussi parfois d’innocenter des prévenus.

Suite à cette condamnation, je reçois le 24 mai 2008 une convocation à la gendarmerie pour… je vous le donne en mille : prélèvement ADN. Je ne me rends pas aux convocations (3 en tout). J’ai eu peu de temps après l’occasion de rencontrer tout à fait par hasard les gendarmes qui m’avaient convoqués, par chance ils étaient plutôt sympas et à priori plutôt d’accord avec moi. Toujours est-il qu’ils m’informent que je vais probablement faire l’objet d’une fiche de recherche nationale. Je prends donc la peine d’écrire à la procureur de la république du tribunal d’Angers, pour l’informer du pourquoi je ne m’étais pas rendu aux convocations tout en précisant que je me tenais à la disposition de la justice et de l’informer de ma nouvelle adresse (les convocations arrivaient chez ma mère). Peine perdue, dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 août à 3h du matin, alors que je suis avec des amis, je me fais contrôler par la Brigade de Sécurité et d’Intervention, le contrôle se passe bien, les policiers repartent puis d’un coup ils freinent, s’arrêtent et reviennent vers moi « toi tu restes avec nous » je les suis jusqu’à la voiture et là je me retrouve placardée contre la voiture et menottée les mains dans le dos. C’est sur le trajet jusqu’au commissariat que j’apprend que je fais l’objet de cette fameuse fiche de recherche. Je me retrouve en garde à vue, je suis auditionnée et je ressorts 1h30 après avec une convocation pour le lundi 11 août à 14h. Je m’y rends accompagnée d’une trentaine de personne en soutien.

je me décide à rentrer, passe devant les 4 policiers qui gardaient la porte en bas (on ne sait jamais…). A peine à l’intérieur le commissaire me demande de le suivre, on monte vers le service du CANONGE où l’on fait les fiches anthropométriques et les prélèvements ADN. Devant la porte je l’informe que ce n’est pas la peine. Il le me demande d’un air étonné : « Ah bon vous ne souhaitez toujours pas donner votre ADN ? » Du coup direction son bureau pour qu’il me notifie ma garde a vue. (Pendant toute ma garde à vue je n’ai eu affaire qu’au commissaire principal de police…) Je me retrouve donc en GAV pour récidive de refus de prélèvement ADN. Je vois un avocat, ils me remontent, je suis auditionné par le commissaire, je réitère mon refus ainsi que mes explications. Je suis libérée au bout de trois heures et demi, grâce notamment au fait qu’il y ai eu des personnes devant le commissariat et je repars avec dans la poche une convocation au tribunal correctionnel d’Angers le lundi 1 décembre 2008 à 14h.

En tant que récidiviste, mon avocat n’est pas super confiant je risque 2 ans de prison et 30000 euros d’amende et plus concrètement la révocation de mon sursis. De plus quoi qu’il arrive, « grâce » à la loi Perben II, vu que je suis condamnée, ils peuvent me prendre mon ADN par n’importe quel moyen.

 


2007

entre 2 tours de l'élection présidentielle

manifestations anti Sarkozy:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/manifestation/video/x245kf_manifestation-anti-sarko_politics

quatre personnes sont arrêtées dans le cadre d’une instruction anti-terroriste.
Ils sont soupçonnés d’avoir tenter de mettre le feu à une voiture de police devant un commissariat. C’était dans l’entre deux tours des présidentielles de 2007, un moment où les manifs étaient sauvages, où beaucoup de vitrines de permanences électorale ont éclaté, où des voitures ont cramé. Trois personnes, Isa, Juan et Damien sont encore en détention provisoire à ce jour.

6 mai : Il est 23h00. Sarkozy est élu président de la république depuis trois heures et, de loin, c'est la place de la Bastille qui fume. Au milieu d'une foule modérément dense, un témoin confie que ce sont les forces de l'ordre qui, les premières, se sont "acharnées sur un joueur de jumbé"
http://www.rue89.com/2007/05/07/violences_avec_la_police_dans_lest_de_paris
plusieurs manifestations et affrontements auront lieu contre l'élection de Sarkozy, le 7 mai, le 8 mai etc

Test ADN pour les manifestants arrêtés

Arrêté lors des manifestations antiSarkozy à Lyon en mai 2007, Thomas a écopé de 2 mois de prison avec sursis.Un an après, il a reçu une convocation pour un prélèvement ADN le 29 avril à Toulouse (son actuel lieu de résidence).Thomas a refusé ce prélèvement, malgré les pressions psychologiques et la menace d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende. Il devra se présenter le 9 septembre 2008 au tribunal correctionnel de Toulouse. Verdict : coupable et 70h de TIG.

2007

8 mai: les gendarmes voulaient l'ADN de 2 gamins de 8 et 11 ans pour vol de Tamagoschi

La menace de prélèvement d’ADN proférée, contre deux petits voleurs du Nord qui avaient piqué des jouets dans un supermarché, alimente la polémique sur le fichage génétique des mineurs, dénoncé notamment par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Syndicat de la magistrature (SM).

C’est le père qui a rendu publique l’intention des gendarmes de prendre les empreintes digitales et génétiques de ses fils de 8 et 11 ans pour ce larcin. L’homme a en effet découvert, atterré, que la dernière loi sur l’extension du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) permet d’y intégrer les ADN d’enfants. Les deux frères ont fauché deux Tamagoschi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord. Les vigiles les ont repérés sur les caméras de surveillance et les ont appréhendés quand leur mère passait à la caisse.

Leur père, Vincent, a indiqué au Parisien que son épouse a « tout de suite payé les jouets volés, environ 50 euros. On les a mis à la poubelle. On a sermonné nos enfants, on les a privés de jeux vidéo, de cadeaux d’anniversaire. On leur a demandé de nous rembourser progressivement sur leur argent de poche et d’effectuer quelques travaux d’intérêt général dans la maison ». Ils ont reçu la visite des gendarmes qui venaient leur apporter une convocation. Et le père en était « ravi », croyant qu’ils allaient « faire prendre conscience » à ses fils « qu’il ne fallait pas recommencer ».

Mais les propos des deux officiers de police judiciaire ont dépassé à ses yeux toute mesure : « Ils ont expliqué à mon fils aîné qu’il serait photographié, qu’on lui prendrait ses empreintes digitales et aussi ses empreintes génétiques, ajoutant même que mon fils ne pourrait pas forcément exercer le métier qu’il veut faire plus tard car il serait fiché ! » Persuadé que le Fnaeg était réservé aux seuls délinquants sexuels, le père a d’abord cru à du bluff, avant de réaliser que les gendarmes avaient le droit de mettre à exécution cette menace.

Révolté, il a annoncé qu’il refuserait tout prélèvement génétique sur ses enfants, même si la loi punit ce refus d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende : « C’est une connerie de gamins ! Je ne suis pas d’accord pour qu’ils le paient au prix fort, a-t-il tonné dans le Parisien , ce n’est pas du bétail que l’on doit marquer au fer. »

Lors de l’audition le 5 mai des deux gamins, les enquêteurs et le substitut du procureur ont finalement fait machine arrière, n’ont demandé ni relevé d’empreintes digitales, ni effectué de prélèvement génétique, et ont bouclé l’affaire par « un rappel à la loi ».

2007

Prélèvement ADN pour collage d'affiches

A la suite de manifestations, Alexandre Grué, un ouvrier du bâtiment âgé de 23 ans, a été arrêté pour collage d’affiches, puis placé en garde à vue, et sommé de se soumettre à un prélèvement d’ADN, qu’il a bien sûr refusé,

A Rouen comme ailleurs, depuis les Lois sur la Sécurité Quotidienne de 2001 et 2003, dites « lois Sarkozy », la plupart des personnes arrêtées subissent ce prélèvement : répertoriant initialement les génotypes des « délinquants sexuels », le FNAEG regroupe aujourd’hui l’empreinte génétique de toutes les personnes passant en garde à vue. Or, le fichage génétique peut avoir des conséquences dramatiques sur la vie socioprofessionnelle. Cette criminalisation croissante de la population pose la question des dérives sécuritaires de la démocratie française.

Il est traduit devant le TGI de Rouen le 6 juin 2007 pour cela, et risque un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. Le tribunal a prononcé une relaxe.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

2007

Du 6 au 8 juin : 33° sommet du G8 en Allemagne à Heiligendamm dans le Kempinski Grand Hotel dans la région de Mecklembourg-Poméranie occidentale (nord-est). Il s’agit d’une station balnéaire au bord de la mer Baltique. Heiligendamm est situé à 20 km à l’ouest de Rostock et à 200 km de Berlin. 100 000 manifestants y sont attendus, ainsi que 16000 agents de police, et un millier de militaires. Un mur de grillage d'une douzaine de kilomètres levé pour l'occasion fait rempart contre toute tentative d'incursion.

2 juin contre sommet du G8 à Rostock : Allemagne:

Le 2, après l’annonce du NPD (Parti national démocratique [extrême droite]) de son intention de manifester à Schwerin, toute manifestation a été interdite dans cette ville, et 150 antifas se sont fait arrêter pour avoir tenté de manifester. Pendant ce temps, le NPD défile au « Brandenburger Tor » à Berlin

L’après-midi, la grande manif unitaire réunira quelque 80000 personnes. Dans un premier temps, la police semble s’être tenue plutôt à carreau avant de multiplier les provocations. Vers la fin de la manif, lorsque la police attaque, sans raison, un bloc autonome, les premiers heurts éclatent.

La situation s’est rapidement détériorée et de violents affrontements ont éclaté aux alentours du lieu de dissolution. Il y aura en tout plus de 60 arrestations, et le parquet de Rostock a lancé une procédure contre 17 militants. Cette manifestation fera la une de tous les journaux allemands du lendemain, dans lesquels on parle des plus violents affrontements que l’Allemagne ait connus depuis les années 1980. Selon la police, 433 des leurs auraient été blessés lors des affrontements. Du côté des manifestants, on fait état de 520 blessés. La « Greenteam » avait annoncé avoir 30 blessés graves. En y regardant de plus près, pourtant, le mensuel allemand Der Spiegel constatera que seulement deux policiers ont été hospitalisés.

Cinq mille personnes bloquent la route d’accès à Gate 2 (entrée n° 2) et les militants ont réussi à avancer jusqu’à moins de deux mètres de la zone rouge, certains ont même commencé à démonter la clôture métallique. Douze hélicoptères tournent dans le ciel ! En tout, plus de 10000 personnes bloquent le G8. Toutes les routes d’accès à Heiligendamm sont bloquées, soit par les manifestants, soit par des flics. Les délégations n’arrivent à passer que sur une seule route

Le 7 juin. Malgré l’intervention de la police, avec canons à eau et lacrymogènes, les blocages se sont poursuivis toute l’après-midi. Certains tiennent depuis la veille, et les gens ne semblent pas décidés à bouger.

Le 8 juin, dans la matinée, les blocages ont commencé à diminuer, le G8 se terminant le soir. L’après-midi, une manifestation rassemblant entre 1500 et 2000 personnes s’est déroulée à Rostock. La police est intervenue de manière violente, provoquant une nouvelle manifestation spontanée qui s’est dirigée vers la Gesa, là où des militants étaient détenus.

2007

10 Aout: La loi sur les peines planchers

prétexte: lutte contre les délinquants récidivistes

cible: tous ceux qui auront déjà eu des problèmes avec la justice ou ceux qui en auront parcequ'ils seront "suspects" etc (voir toutes les autres lois...)

   

Lorsque le prévenu ou l'accusé ont déjà commis, au cours des cinq dernières années, une infraction identique à celle pour laquelle ils comparaissent - ils sont alors en "récidive légale" -, la loi impose une peine plancher qui correspond à un peu plus du tiers de la peine maximale. Les magistrats ne peuvent sortir de ce cadre imposé qu'en rédigeant une décision "spécialement motivée" invoquant "les circonstances de l'infraction, la personnalité de l'auteur ou des garanties d'insertion ou de réinsertion".

Pour les deuxièmes récidives "les récidives aggravées". En cas de violences volontaires, de délits commis avec la circonstance aggravante de violences, d'agression sexuelle, d'atteinte sexuelle ou d'infraction à la législation sur les stupéfiants, les magistrats ne peuvent "prononcer une peine autre que l'emprisonnement" sauf à rédiger une décision "spécialement motivée" invoquant les garanties "exceptionnelles" d'insertion ou de réinsertion du délinquant. Difficile à faire, surtout en comparution immédiate et avec des tribunaux surchargés. D’où des cas ubuesques.

Premier exemple :

* L’infraction : vol (10 euros) à l'égard d'une personne vulnérable, mais vous n'avez exercé aucune violence à l'égard de cette personne âgée.
* La peine : deux ans de prison, dont six mois avec sursis, assortie d'une mise à l'épreuve.

Deuxième exemple :

* L’infraction : achat de 2 grammes de cannabis en récidive pour sa consommation personnelle. * La peine plancher : quatre ans ferme en comparution immédiate.
* Pour ce dossier, le juge a évité la peine plancher en invoquant la "personnalité du prévenu", ses "garanties de réinsertion" et les "circonstances de l'infraction". Mais, en cas de récidive aggravée, il aurait eu bien du mal à sortir du carcan imposé par la loi !

Rappelons que la non systématisation des peines a été introduite dans la loi car autrement elle aurait était anticonstitutionnelle. Aussi, afin de systématiser les peines planchers le ministère fait pression sur les juges et un magistrat ayant dérogé à la peine plancher a été convoqué au ministère de la justice.

2007
17 septembre: Un étudiant de l'université de Floride arrêté et "tasé" pour avoir posé une question à John Kerry lors d'une conférence. Pas une seule personne de l'assemblée ne s'insurge.
http://www.dailymotion.com/bookmarks/novosibirsk/video/x33bfb_tase-pour-une-question-sur-les-skul
2007

Une étude américaine publiée le 9 octobre 2007 dans les « Proceedings of the National Academy of Sciences », révèle que les déchets de maïs transgéniques BT 810 libèrent leur toxine dans les cours d’eau bordant les cultures et affectent les insectes du milieu environnant. Le maïs Bt génétiquement modifié a en effet la capacité de fabriquer une toxine pour se protéger de la pyrale, son ravageur naturel. Or l’étude effectuée sur 12 sites de l’Etat de l’Indiana établit que les déchets de cultures abandonnés libèrent cette toxine, qui contamine alors le milieu naturel.
Et toujours des condamnations et des prélèvements ADN pour les faucheurs !

2007
À l’issue du sommet de Lisbonne des 18 et 19 octobre, les 27 chefs d’Etat et de gouvernement ont approuvé les orientations du Traité modificatif qui sera signé le 13 décembre pour être soumis ensuite à ratification par les différents pays avant le 1er janvier 2009 ; la Charte des droits fondamentaux, adoptée à Nice en décembre 2000, à laquelle le traité fait référence, sera « solennellement proclamée » le 12 décembre à Strasbourg au Parlement européen. Elle ne s'appliquera pas au Royaume-Uni et à la Pologne, mais devrait avoir une force juridique contraignante pour les 25 autres pays. Apres le non des français au Traité de Constitution Européenne en 2005, le débat démocratique s’impose sur le traité de Lisbonne dans le cadre du processus de ratification pour que les citoyens puissent s’approprier l’ensemble des enjeux. Le choix de la voie parlementaire et le calendrier choisis par le président de la République ne le permettront pas. Le processus enclenché dès le 14 décembre conduira à la réunion du congrès avec un vote début février : l’indispensable débat associant l’ensemble des citoyens ne pourra avoir lieu, un référendum est indispensable afin de permettre aux citoyens, comme cela a été le cas en 2005, de se prononcer avant toute ratification.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


2007

Novembre et décembre : Manifestations contre la LRU

Le 6 novembre: des étudiants bloquent l'université Toulouse Le Mirail pour protester contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités.
On dénombrera plus de 70 interventions répressives durant ce conflit..
Justice, police, journalistes, SCNF, RATP, EDF,GDF, Marins pêcheurs et toute la fonction publique en action pendant ce mois de novembre 2007.
De nombreux conflits sociaux se déroulent au même moment, régimes spéciaux des retraites, salaires et suppressions de postes dans la fonction publique, réforme de la carte judiciaire, etc etc.

quelques exemples de répression ci après: (sinon pour l'intégrale c'est là: conflit sur la LRU

13 novembre

Nanterre: nouveau face à face entre grévistes et CRS. en milieu de matinée : les forces de l'ordre ont par deux fois délogé des étudiants grévistes à coups de matraque, afin de permettre l'accès d'un bâtiment à des étudiants non grévistes. Des coups de matraque ont volé et une étudiante touchée au dos est tombée, sans conséquence apparemment. Les manifestants ont été repoussés par des gaz lacrymogènes. source: dépêche AFP de 12H05. Les étudiants de l’UFR de STAPS ont voté la grève.
http://www.rue89.com/2007/11/13/nanterre-coups-de-matraque-sous-les-applaudissements


otages des grévistes exultant de joie devant les coups de matraque des CRS sur les bloqueurs.

Il y a eu plusieurs blessés, ce qui a donné lieu à des hospitalisations, comme celle de Sinan, un étudiant aveugle, tabassé et aspergé de gaz lacrymogène, ou encore celle de Mylène sauvagement molestée et finalement blessée au dos avec plusieurs contusions.
http://agen-nanterre.over-blog.com/

un étudiant témoigne de la non violence des étudiants matraqués, un professeur révolté témoigne:
http://www.dailymotion.com/video/x3hcio_etudiants-vs-crs_events

Tours La BAC arrête 2 étudiants. les étudiants de Rennes signalaient 5 arrestations dont certaines ciblées (un membre de Sud Etudiant notamment). Plusieurs personnes interpelées par la police ont été relâchées. Seules 2 personnes seraient poursuivies dont une pour violence sur agent. Suite à l'occupation de l'université de Grenoble/Saint-Martin d'Hères, trois étudiants ont été placés en garde-à-vue pour avoir pris sur un chantier du matériel (dans l’objectif de barricader le bâtiment occupé). Six étudiantes qui avaient retardé des trains en occupant des voies à Rouen ont été convoquées devant le tribunal correctionnel pour répondre «d'entrave à la circulation d'un véhicule de chemin de fer».

15 novembre: Evacuation du palais de justice de Charleville Mézières par les forces de l'ordre. Les avocats en lutte contre la réforme de la carte judiciaire de Rachida Dati, occupaient ce tribunal depuis quelques jours. Les dépanneuses ont dégagé les véhicules qui bloquaient les accès. Le reste du personnel est sorti du palais de justice en signe de solidarité avec les avocats en lutte.

16 novembre: Ce matin à la Sorbonne, la police (flics en civil avec brassard police) est intervenue très violemment, avec les vigiles, contre les grévistes rassemblés pacifiquement devant la porte du Conseil d’administration de Paris IV. Une arrestation a été effectuée. Une étudiante témoigne : "j’ai entendu ce jeune homme-là qui avait écrit un article intitulé SOS sur bellacio, -. ..on se dit qui cela peut-il être?, un agitateur etc ? - dire que c’était lui qui avait été frappé, menotté. Alors je tiens à témoigner que de nous tous aux AG, il est l’un des plus pacifistes, dans sa façon de s’exprimer, d’être... "

20 novembre: Manif sauvage d’un millier de personnes à Grenoble , avec quelques affrontements plusieurs arrestations et un tabassage en regle dans un hall d'immeuble ou se sont réfugiés des gens.

22 novembre: Arrestations : 46 à la manif de Paris, 1 arrestation à Lyon.

26 novembre: Communiqué des Unions Locales CGT, Force Ouvrière et FSU de Château-Thierry Répression anti-syndicale contre Jean-Pierre Odant, secrétaire général de l’Union Locale CGT de Château-Thierry Vendredi 23 novembre, à l’occasion de la cérémonie pour la pose de la première pierre du commissariat de police de Château-Thierry, des syndicalistes se sont rassemblés afin de protester contre la fermeture du tribunal des prud’hommes de Château-Thierry. Il s’agissait d’un rassemblement pacifique dans un cadre syndical. Immédiatement, deux agents des « forces de l’ordre » se sont approchés de Jean-Pierre Odant et l’ont violemment projeté au sol et menotté. Le droit de rassemblement est-il encore en vigueur en France ? Sommes-nous dans un Etat de droit ? Jean-Pierre Odant a ensuite été emmené au commissariat de police. Il y est resté en garde à vue jusqu’à 17 heures 35. A l’heure où le droit de grève et les acquis sociaux sont remis en cause, il devient dangereux d’être un militant syndicaliste.

27 novembre

Aix: trois étudiants en garde à vue après avoir investi une permanence UMP Trois étudiants ont été placés en garde à vue mardi à Aix-en-Provence, après que la permanence locale de l'UMP a été investie en fin de manifestation contre la réforme des universités, a-t-on appris de source policière. "Trois jeunes sont en garde à vue et n'ont pas encore été entendus. Ils seront relâchés demain matin", a indiqué cette source. Par la suite, alors qu'environ 200 manifestants réclamaient sur place la libération des trois étudiants, une trentaine de membres de la Compagnie départementale d'intervention ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, a constaté le journaliste de l'AFP.

NANTES: Un lycéen perd son oeil droit suite à tir de flashball

Les policiers, casqués, munis d'un bouclier et d'une matraque, chargent sans répit. Ils poussent dans la mêlée, ils frappent. Des manifestants donnent des coups de pied tandis qu'à l'arrière la clameur s'élève : « Étudiants, non violents, on va partir ! » Les coups pleuvent, un étudiant est tiré par les cheveux sur le sol. En cinq minutes, la foule reflue vers les grilles. Les manifestants sont hors de l'enceinte.

Des policiers de la Bac les poursuivent. Quelques pierres sont lancées. Un policier braque son pistolet. Et à moins de 10 mètres, sous les yeux des journalistes, tire une flashball. La balle atteint un manifestant, comme le confirmera plus tard la police. Les manifestants reculent. Le face-à-face se déroule à 50 mètres de distance. La colère s'empare de la foule, qui invective les policiers. Trois jeunes et un policier hospitalisés « Je suis bouleversée », dit Annette, infirmière universitaire, qui a tout vu. Près des grilles du rectorat, un lycéen de Guist'hau est au sol, blême, défaillant. Sa blessure va de l'arcade sourcilière à la tempe. Il est à demi conscient. Deux autres jeunes blessés, eux aussi envoyés au CHU. On note un autre lycéen parmi eux. De source policière, « neuf fonctionnaires ont été blessés », dont un hospitalisé pour une coupure à un doigt. Frédéric Testu Presse-Océan.

Le procès du policier commence en Mars 2012

cinq manifestants encore en garde à vue le lendemain mercredi. Cinq jeunes gens, âgés de 18 à 21 ans, sont encore en garde à vue suite aux affrontements qui ont opposé les forces de l'ordre aux manifestants.. Mercredi après-midi, le parquet de Nantes devrait décider des poursuites engagées à leur encontre. A priori, ils seront poursuivis pour rébellion.

29 novembre

La police a chargé jeudi matin pour disperser plusieurs centaines de lycéens qui voulaient bloquer un lycée à Lille pour protester contre le loi Pécresse, a constaté un photographe de l'AFP. Après un face-à-face tendu de plusieurs minutes et quelques jets de projectiles en direction des forces de l'ordre, celles-ci ont chargé et dispersé 300 à 400 lycéens réunis devant le lycée Pasteur. Au moins deux lycéens ont été interpellés par la police,

Le rectorat brièvement occupé à Caen: Les jeunes, en grande majorité des lycéens, ont été délogés du rectorat par les forces de l'ordre qui ont lancé des bombes lacrymogènes à l'intérieur. Quelques légers dégâts et des vitres brisées étaient à déplorer, a constaté un correspondant de l'AFP. 300 à 400 jeunes manifestants ont ensuite bloqué les accès principaux de l'hôtel de ville avec des barrières métalliques avant de se rendre à la préfecture où ils ont à nouveau été chargés par les gendarmes mobiles. "La répression ne nous fera pas plier", criaient les jeunes à l'adresse des forces de l'ordre. Cinq ou six jeunes ont été interpellés pendant ces heurts, a indiqué Jean Bouteloup, directeur départemental de la sécurité publique.

30 novembre

"La tension monte soudainement. En tenue d'intervention, casques et matraques, les policiers s'équipent de boucliers. La rue est bloquée côté centre Leclerc par des véhicules de police et une dizaine d'hommes, eux aussi en tenue. Dans un sourire un peu jaune, les étudiants lâchent encore quelques plaisanteries, mais s'inquiètent d'une charge imminente. Elle intervient quelques minutes plus tard : la trentaine de policiers se lance aux trousses des manifestants qui se replient jusqu'à la place du Canada. Un jeune homme puis une jeune femme sont interpellés. Sur le marché, la colère gronde. Les étudiants s'en prennent au représentant des renseignements généraux. « On n'a rien fait ! Ils ont chargé ! C'est pitoyable, c'est lamentable ! » « On n'a pas un responsable avec qui on peut parler », répond le fonctionnaire. Josué JEAN-BART. Ouest France édition du 1er décembre 2007

4 décembre

LIMOGES: Lors d’une manifestation lycéenne et étudiante, un jeune manifestant a été arrêté en marge du cortège. Plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées pour exprimer leur refus de la loi relative à l’autonomie des universités et plus généralement de la politique du gouvernement. Après avoir quitté la manifestation avec des amis, K…a été accusé d’avoir cassé la vitre d’un panneau d’affichage. Fidèle à sa réputation, la brigade anti-criminalité s’est ruée sur ce prétendu criminel, tout de même âgé de 14 ans, afin de l’immobiliser à coups de poing, de le mettre hors d’état de nuire et de l’embarquer de force dans sa voiture de service en faisant crisser les pneus. Quoi que l’on puisse penser de ce geste, notre seul regret est de n’avoir pas été assez vifs pour empêcher cette interpellation sauvage et violente, pour ne pas parler de bastonnade. En mouvement de solidarité, un groupe de manifestants s’est détaché à la fin du défilé pour se rendre au commissariat et demander la libération de l’auteur présumé. Leur élan a cependant été rapidement réprimé par un détachement de policiers casqués et armés de matraques, qui en ont usé pour blesser trois d’entre eux – dont une qui a dû aller se faire recoudre aux urgences.

6 décembre

Mulhouse: quatre lycéens avaient été interpellés pour jets de pierre et dégradations et une lycéenne pour outrage. Etudiants gazés à Lille. A Lyon II, La police nationale est intervenue violemment avec pour but de procéder à des arrestations. Un étudiant a été blessé gravement à la tête (12 points de suture), et un grand nombre d’autres frappés brutalement. 2 étudiants, syndicalistes et militants actifs (dont un à la F.S.E.) ont été l’objet d’une arrestation ciblée. La police avait désigné très clairement une partie des « meneur/euse-s » du mouvement comme des cibles potentielles. Ces deux militants ont été chargés d’inculpations farfelues et mensongères, comme beaucoup de gens peuvent en témoigner, de « violences volontaires sur agent ». En réalité, la violence a été de la seule initiative de la police.

10 décembre

Montpellier 3 évacuée avec violence , les policiers ont utilise contre les etudiants, outre des bombes (spray) lacrymogenes, des "grenades assourdissantes", materiel anti-emeutes, et a tirs tendus : 3 étudiant-tes ont ete blesses a la cuisse et une a la tete ; 4 sont aux urgences pour des troubles auditifs dont trois serieux.. l'huma confirme: "Deux étudiants ont été interpellés et placés en garde à vue et deux autres ont été touchés par des grenades assourdissantes, l’un d’eux aurait perdu 30 % d’audition à une oreille. Le SNESup dénonce cette intervention policière et réclame la démission du président de l’université."

13 décembre

extraits Communiqué de SUD-Etudiant Montpellier: "Tandis qu’une rue entière avait été barrée par la police, près de 150 Gardes Mobiles étaient stationnés non loin du bureau de vote. La section d’intervention de la police nationale et la Brigade Anti Criminalité, ceux la-même qui ont envoyé sept étudiants et étudiantes à l’hôpital lundi ont de nouveau et sans raison chargé les grévistes. Avec une violence extrême (nez brisé, étudiante évacuée par les pompiers après avoir été tabassée, personnel administratif frappé et étranglé par les miliciens de la BAC, sa caméra brisée…) la police a installé un « cordon sanitaire » autour des files d’attente. Des scènes dantesques ont alors pu se dérouler avec le consentement de l’administration. Des membres des Renseignements Généraux se trouvaient devant le bureau de vote, à l’intérieur de l’enceinte du campus, à observer les votants. Un militant de SUD-Etudiant, voulant les prendre en photo pour condamner ces méthodes inadmissibles, s’est vu soumis à un contrôle d’identité et a été obligé d’effacer les clichés. "

Remarquez que la caméra du jeune homme est dérobée sous nos yeux... Il m'a fallu le regarder 4 fois pour voir le passage... La démocratie a parlé ! http://www.dailymotion.com/video/x3r559_film-amateur-du-vote-1_news

17 décembre

Carpentras: Les avocats gazés par la Police: Le Commentateur :"un bel exemple de démocratie"
batonnier de l'ordre des avocats de Carpentras: "façon de procéder anti-démocratique"
http://www.dailymotion.com/video/x3sk4n_avocats-gazes-par-les-crs_news

2007

16 novembre Un homme est mort après avoir reçu 2 coups de Taser à l'aéroport de Vancouver. Depuis le début du mois, les policiers français ont pu tester l'efficacité du Taser X26 qui arrive en France. Cette arme non létale envoie une décharge électrique de 50 000 volts.
http://www.dailymotion.com/relevance/search/manifestation/video/x3hx15_le-taser-de-la-police-tue-en-direct_politics

Le Taser n'est pas innoffensif, il menace nos libertés, il y a eu plusieurs dérapages, il y en aura d'autres, pourtant il arrive en France. Qui possède des actions TASER en France? Claude Bébéar via les sociétés AXA, BNP Paribas et Crédit agricole est relié à ces 3 groupes qui sont tous actionnaires de la société Taser. Il y a peut-être volonté d'enrichir un "ami" mais je pense que c'est accessoire.

 

2007

Emeutes de Villiers-le-Bel: 25 novembre:

Moushin, 15 ans, et son ami Larami, 16 ans, deux adolescents sont décédés lors d'un accident de leur mini moto avec une voiture de police. Le frère d'un des adolescents, Omar Sehhouli, avait accusé les policiers de non assistance à personne en danger. La justice a confié une enquête à la "police des polices" sur les circonstances de l'accident.
Des affrontements très violents ont embrasé une banlieue au nord de Paris dans la nuit de lundi 26 à mardi 27, Quatre-vingt-deux policiers ont été blessés, dont quatre grièvement, certains atteints par des plombs de chasse, lors de cette deuxième nuit d'affrontements avec des jeunes. Au total, 63 voitures et cinq bâtiments ont été incendiés à Villiers-le-Bel, à une vingtaine de kilomètres de Paris, et dans six communes proches."Il y a deux ans, on s'attaquait aux biens. Là, on s'attaque aux personnes, on est monté d'un cran. C'est impressionnant et dramatique", a déclaré François Pupponi à l'AFP. "C'est la guerre civile. Ils brûlent tout... Je n'ose pas sortir de chez moi, ni même ouvrir la fenêtre", a raconté une habitante de Villiers-le-Bel

Français : la délation est désormais rémunérée !

« Plusieurs milliers d’euros ». C’est ce que promet sur des tracts la police judiciaire pour obtenir des témoignages suite aux émeutes de Villiers-le-Bel, fin novembre. Les forces de l’ordre estiment qu’une cinquantaine d’hommes ont alors été blessés, certains policiers ayant essuyé des tirs de fusil de chasse. C’est dans le cadre de l’enquête sur ces coups de feu que la police offre une rémunération contre des témoignages anonymes.
"Si vous disposez de renseignements, merci d'appeler le numéro vert de la brigade criminelle au : 0800 33 60 98. L'appel est gratuit et votre anonymat sera préservé. Tout élément susceptible d'orienter favorablement les enquêtes en cours pourra faire l'objet d'une rémunération".http://www.rue89.com/2007/12/04/villiers-la-police-tracte-pour-acheter-des-temoignages

suite à la campagne de délation, Plus de 1 000 policiers intervienent à Villiers-le-Bel le 18/02/08. Trente-trois personnes sur les 38 "ciblées" par les enquêteurs, ont été interpellées à Villiers, Sarcelles, Gonesse et en Seine-Saint-Denis, selon un bilan de la police

 

Tous en garde à vue!
Alors que le nombre des gardes à vue a augmenté de 67 % (+225 000 entre 2001 et 2007), dans le même temps le nombre des personnes condamnées n’a pas augmenté, ce qui signifie que les mises en garde à vue massives n’ont en rien amélioré le nombre des condamnations et qu’en conséquence un nombre important de Français ont été mis en garde à vue sans avoir commis la moindre infraction.
http://lajustice.blogs.liberation.fr/barella/2008/11/tous-en-garde-v.html

 

2007

Le délit d'outrage une exception française très à la mode en ce moment.

De 17 700 faits enregistrés en 1996, on est passé à 31 731 en 2007.

Cette inflation de 42 %, dans le contexte actuel du tout répressif, pose des questions cruciales de société. Les affaires les plus banales se retrouvent devant les tribunaux, débordés.

À tous les étages de la société, la France paraît gardée à vue.

Du polytechnicien du 16e arrondissement de Paris qui se retrouve menotté pour avoir téléphoné dans sa voiture au passager d'un vol vers l'Afrique qui proteste devant des gendarmes qui raccompagnent un ressortissant étranger avec des menottes, tout est prétexte à se « prémunir », comme disent les policiers. Lesquels sont cependant tenus d'appliquer la politique du chiffre en matière de délits.

« C'est systématique : les gens se rebellent lorsqu'on les interpelle. On est dans une société américanisée où les gens croient qu'on peut tout contester », assure Didier Martinez. Le délit d'outrage est du reste une exception française. Il n'existe pas chez la plupart de nos voisins. Ce délit, qui consiste à porter atteinte à la dignité d'un représentant de l'autorité publique, ou à ses fonctions, est proche du délit d'injure, propre au régime des infractions de presse, très protecteur de la liberté d'expression. Ce qui n'est pas le cas de l'outrage, « délit de tous les arbitraires », estiment certains, néanmoins passible de 7 500 euros d'amende et de six mois de prison. ça ne rigole pas. L'injure est moins coûteuse - Un « casse-toi pauvre con ! » ne coûte que 45 euros - sauf au citoyen impertinent qui s'adresserait à un fonctionnaire assermenté.

http://www.ladepeche.fr/article/2009/02/21/562589-L-explosion-du-delit-d-outrage.html

2008
Le Fichage ADN (FNAEG) instauré en mars 2003 par la LSI se banalise .
Le nombre de personnes fichées augmente de manière exponentielle : au total 717 000 personnes sont fichées en 2008, soit près de 30 000 nouveaux prélèvements par mois. plus de 75 % n’a fait l’objet d’aucune condamnation, le reste est composé de faucheurs d’OGM, de syndicalistes et de petits voleurs ordinaires.
http://refusadn.free.fr/
2008

21 février: La loi sur la rétention de sûreté

permet la détention illimitée de criminels supposés dangereux

instaure le délit d'intention de récidive, le Conseil constitutionnel a validé la mesure de rétention de sûreté.

   
2008

Mars: le Fichier Cristina

(Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et des intérêts nationaux) est un fichier français relatif au terrorisme et à l'espionnage. Il est classé « secret-défense ». CRISTINA pourrait garder trace des données provenant des écoutes (téléphoniques et Internet) de ceux que les autorités surveillent, L'ancêtre de Cristina, le fichier de la DST, ainsi que d'autres fichiers « ne sont pas soumis aux pouvoirs de contrôle de la Commission nationale de l'informatique et des libertés ». La liste de ces fichiers a été publiée dans le décret n° 2007-914 du 15 mai 2007

 
2008

7 avril : violente répression des militants pour les droits de l'homme

lors du passage de la flamme olympique à Paris, les journalistes sont aussi mollestés:

 

2008

9 avril Procès en cassation de Benjamin Deceuninck

La cassation portera sur "la forme". Vous trouverez ci-dessous les éléments contestés (extrait des conclusions de l’avocat général) :

- au soutien de son pourvoi, le demandeur fait valoir que la tentative de prélèvement exercée sur sa personne était constitutive d’une atteinte à sa dignité et à son intégrité au sens de la Convention Européenne des droits de l’Homme ; il invoque en outre l’état de nécessité et de défense ainsi que la non-rétroactivité de la loi pénale ; (...)

-sur l’atteinte à l’intégrité physique ou à la dignité : (violation des articles 6 et 8 de la Convention Européenne)... il convient d’observer que, contrairement à ce que soutient le demandeur à la cassation, la décision attaquée n’a nullement violé les dispositions de la Convention prise en ses articles (droit à un procès équitable) ou 8 (droit au respect de la vie privée), ce dernier article prévoyant précisément la possibilité d’ingérence de l’autorité publique est prévue par la loi et constitue une mesure estimée nécessaire à la sécurité publique ou au bien être économique du pays...

-Qu’en réalité, le demandeur cherche à remettre en cause la légalité du texte ayant fondé la poursuite sous l’apparence d’une critique de sa compatibilité avec la Convention Européenne.

le pourvoi en cassation est donc rejeté. l'étape suivente est un pourvoi devant Cour européenne des droits de l'homme.

Dans le cadre du pourvoi en CEDH de Benjamin Deceuninck contre le fichage génétique, une campagne de souscription est ouverte pour couvrir les frais d’avocat. Les organisations, partis politiques, syndicats, associations et individuels sont invités à nous aider. Vous pouvez nous envoyer vos souscriptions par chèque à l’odre de « LDH Alès » Précisez « soutien Benjamin » au dos du chèque LDH Alès Maison des associations, espace André Chamson 2 place Henri Barbusse 30100 ALES

2008

29 mai le postier saboteur de radars accusé de terrorisme

Entre minuit et une heure du matin, une forte déflagration a eu lieu dans un appartement du 127 avenue Jean-Jaurès à Clichy-la-Garenne, alors que la victime manipulait un engin explosif. Aux pompiers arrivés sur les lieux, Frédéric R., qui a eu les deux mains arrachées, aurait déclaré: "Je suis de la Fnar", sans autre détail. Ce qui a conduit rapidement à la saisine de la sous-direction antiterroriste (Sdat). Dans la matinée, un autre homme a été interpellé par la Sdat et placé en garde à vue, selon des sources proches de l'enquête. Il s'agirait d'un voisin et ami du blessé, vivant dans le même immeuble, propriété de La Poste.

Sous le nom de "Fraction nationaliste armée révolutionnaire" (FNAR), ce groupuscule a revendiqué une dizaine d'attentats contre des radars routiers en région parisienne. Le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a précisé que "trois ramequins déjà préparés de TATP (triacétone tripéroxide)", un explosif "extrêmement instable", avaient été retrouvés dans le réfrigérateur de la victime. "Nous avons des raisons suffisantes de penser que nous détenons au moins un des membres de ce FNAR (...) Peut-être même d'ailleurs est-il l'unique membre de ce front nationaliste antiradar", a-t-il dit, en parlant du blessé, Frédéric R, 29 ans.

c'est ainsi que le décrit Yann Lemaire, l'un de ses collègues syndicalistes: Capable de dire "Il faut tout faire sauter", de porter un t-shirt du groupe terroriste des années 70 Fraction armée rouge, ou d'avoir Mein Kampf chez lui, mais qui reste décrit comme quelqu'un de discret plus qu'inquiétant par ses collègues. A t-il agi seul? Vraisemblablement. "Pour l'instant, nous privilégions la piste laissant penser qu'il y a un seul homme derrière le Fnar" déclarait hier le procureur de la république de Paris Jean-Claude Marin.

2008
16 juin
A Clermont-l’hérault (Hérault), c’est un véritable bras de fer qui va opposer pendant plusieurs mois un collectif de parents d’élèves à la décision de Madame la Principale d’installer une borne biométrique à l’entrée de la cantine. Finalement, le Conseil Général désavouera Madame la chef d’établissement. Au collège Via Domitia de Poussan (Hérault), il faudra l’intervention des forces de l’ordre pour déloger les parents en colère.
Biométrie: quand l'école a les mains sales
2008

22 juin incendie du centre de rétention de Vincennes

Aujourd’hui, Vincennes n’abrite plus d’Université mais un centre de rétention administratif, en fait la plus grande prison pour sans papiers de France. Le 22 juin dernier, cette prison est partie en fumée, brulée par ceux qui y étaient enfermés. Sa destruction est l’aboutissement de plusieurs mois de révoltes. Huit personnes sont à ce jour inculpées pour cet incendie, sept sont en détention provisoire, le huitième est sous mandat d’arrêt.

Quelques mois plutôt, Ivan et Bruno se rendent à une manifestation devant cette prison, avec un fumigène artisanal et des crèves-pneus. Sur leur trajet, ils sont arrêtés et accusés de transporter une bombe à clous. Cette affaire est de suite prise en charge par la section anti-terroriste de Paris. Ils sortiront après quatre mois de prison, sous contrôle judiciaire strict.

2008

Le 10 juillet 2008 expulsion et Test ADN

Une maison occupée est expulsée à 6hoo du matin, avec force moyen répressif, dont le GIPN. Un petit rassemblement de soutien se forme. Les 4 occupants sont embarqués pour un contrôle d’identité. Les personnes en soutien refusent de montrer leurs papiers et se font arrêter à leur tour et emmener au même commissariat. Les flics prétextent la recherche des personnes mentionnées dans une plainte pour dégradation concernant la maison expulsée. 3 personnes sont alors gardées à vue. Une parce qu’elle apparaît dans la plainte, elle est relâchée sans suite. Une autre pour outrage et rébellion est relâchée en même temps et passe en procès le 20 mai 2009. La dernière est placée en garde-à-vue parce qu’elle refuse de se soumettre à un prélèvement ADN. Le parquet de Marseille décide de la poursuivre. Cette personne est donc maintenue en garde à vue et passe le lendemain devant le juge où elle refuse la comparution immédiate. Elle ressort libre de l’audience mais sous contrôle judiciaire (pointage au commissariat 2 fois par semaine). Elle est convoquée le 25 août pour refus de prélèvement ADN.

Lundi 25 aout, à 14h, le procès s’est déroulé au TGI de Marseille. Un rassemblement de soutien réunit 80 personnes devant le tribunal. Dès 13H30 un dispositif policier se met en place à l’entrée du tribunal. Prétextant " un procès sensible " et une prétendu surcharge dans la salle, un barrage empêche de rentrer dans le bâtiment.

La juge commence par une présentation du cadre de l’interpellation : expulsion d’un squat (avec GIPN et Cie) sur lequel court une plainte pour dégradation. Puis vient le palmarès de l’accusée, constitué de quelques menus délits et la qualification en récidive du " refus de prélèvement biologique ". Demande de prélèvement réitéré par les flics, suite à une fiche de recherche lancée automatiquement par le Fichier National Automatisé des Empreinte Génétique, pour la seule raison qu’elle l’a déjà refusé. L’accusée, interrogée sur les raisons de son refus, reste ferme sur ses positions : refus du déterminisme génétique et refus d’une société de contrôle où chaque individu est tracé comme une marchandise, un numéro, un code barre.

la cour suspend l’audience immédiatement pour délivrer son verdict rapidement : 300 euros de jours amendes

2008

19 juillet : 2 faucheurs relaxés

François Dufour et Pierre Jarre, ont été relaxés en début d’après-midi par le tribunal d’Avranches. Après avoir arraché du maïs transgénique appartenant à la société Monsanto en 2004 à Greneville-en-Beauce (Loiret), les deux hommes avaient refusé de fournir leur ADN aux autorités pour le fichier Europol. La demande de relaxe, émise par l’avocat le 27 mai, a donc été entendue par le tribunal du Sud-Manche. Ces réquisitions interviennent après la condamnation en début de mois à Toulouse de 41 faucheurs à des peines amendes et la relaxe de 58 anti-OGM par le tribunal de Chartres. « Aujourd’hui, le tribunal apaise les choses et c’est la raison citoyenne qui l’emporte », a déclaré François Dufour à la sortie du tribunal.

2008

Septembre: fichier Edvige

Amis Fichés bonjour!

cibles: militants et citoyens et individus ou groupes susceptibles de porter atteinte à "l'ordre public" (manifestants), les mineurs "présumés dangereux"

 

un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale).

Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Ce fichier comprenait les informations suivantes : informations ayant trait à l'état civil et à la profession ; adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ; signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement ; titres d'identité ; immatriculation des véhicules ; informations fiscales et patrimoniales ; déplacements et antécédents judiciaires ; motif de l'enregistrement des données ; données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

En outre, le traitement peut enregistrer des données à caractère personnel de la nature de celles mentionnées à l'article 8 de la loi du 6 janvier 1978. Il s’agit des données faisant apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou l'appartenance syndicale des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle de celles-ci.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée et déjà initiée par les gouvernements précédents..

Le décret instituant le fichier EDVIGE a été retiré le 20 novembre 2008

Un nouveau décret est en préparation. Il supprime quelques points très controversés du projet initial. Il a été soumis à la CNIL pour avis le 19 septembre 2008. Ce nouveau fichier a été baptisé EDVIRSP (abréviation de « Exploitation documentaire et valorisation de l'information relative à la sécurité publique) et suscite la même opposition.

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historiques de navigation et recherches internet, formulaires
autre usages (mail, vidéoconférence, transfert de fichiers etc)

2008

1 octobre sur l’air de “Nous sommes tous des terroristes”,
voici la mésaventure survenue à de dangereux activistes nantais.

3 personnes ont été entendues, pour l’envoi d'une vidéo d’entartage sur You Tube & Dailymotion, avec comme infraction reprochée : happy slaping, soit l’« enregistrement d’images et diffusion d’images touchant l’intégrité physique d’une personne». Deux d’entre elles ont été placée en garde à vue plus de 8 heures, la troisième simplement entendu. Des ordinateurs ont été saisis pour expertise, et restitués.

Les 5 entarteurs sont également poursuivis pour happy slaping par le vice-président du Conseil Général déléguée à l’action foncière Claude Bricaud (PS)

2008

Octobre : le fichier base élèves on fiche dès la maternelle !

système de fichage pouvant être très facilement utilisé comme un moyen de contrôle des flux migratoires ou pour repérer l’absentéisme des jeunes, permettant ainsi de supprimer les allocations familiales des supposés fautifs

Les inquiétudes des parents, enseignants et collectifs se déportent désormais sur Sconet, l’équivalent de "base élèves", mais pour le secondaire, lancé en 1995. Véritable outil de gestion et d’évaluation de la filière éducative, Sconet contient beaucoup plus d’informations que "base élèves", et toutes ne sont pas forcément "Cnil-compatibles", même si l’autorité indépendante a, en son temps, donné son aval. La liasse des arrêtés portant modifications de Sconet est impressionnante, et peu d’experts en droit se sont pour le moment penché sur le problème.

Mais c’est surtout la "base identifiant national élèves" (Bine) qui soulève aujourd’hui curiosités et craintes. La Bine est gérée par la Direction de l’évaluation, de la prospective et des statistiques du ministère de l’Education nationale, la même qui est responsable des fameux panels d’études longitudinales, comme le "Panel des 35 000" qui a récemment fait couler beaucoup d’encre. Lancée en même temps que "base élèves", la Bine se remplit à mesure du déploiement du fichier du primaire, chaque élève se voyant attribuer un numéro identifiant unique qui le suivra tout au long de sa scolarité. Bine grandira avec les gamins, absorbant progressivement Sconet, pour devenir une véritable base nationale de tous les enfants scolarisés dans le public, le privé et à domicile…

L’envergure de ce fichier et l’absence d’informations sur ce qu’il contient et ce à quoi le destine précisément le ministère inquiètent fortement les collectifs, et la Ligue des droits de l’homme en particulier. La fonction première de ce numéro national unique de l’élève (INE) est de figurer aux côtés de l’état civil dans tous les fichiers scolaires et de s’y substituer lorsqu’on souhaite rendre anonymes les données.

L’interconnexion de tous les fichiers scolaires est donc engagée ; le risque d’une connexion avec d’autres fichiers plus sécuritaires ou avec la Caisse d’allocations familiales est réel.

Un numéro bavard: L’INE pourrait devenir aussi bavard que le numéro de Sécurité sociale (prévu initialement comme identifiant éléves mais refusé par la Cnil). Aujourd’hui interconnecté avec divers fichiers administratifs, celui-ci faisait dire à la Cnil, lorsqu’elle fut créée en 1978 pour éviter ce type d’interconnexions dangereuses pour les libertés : "La généralisation de son usage faciliterait grandement les rapprochements de fichiers sans cesse plus importants, l’extension de l’usage du NIR [NDLR. numéro d’inscription au répertoire, le numéro de sécurité sociale] reste, à elle seule, une menace". Trente ans plus tard, alors qu’on s’apprête à célébrer l’anniversaire de l’autorité indépendante, ces libertés se tarissent… dès la maternelle.
http://www.rue89.com/2008/07/17/la-base-eleves-inquiete-encore-les-parents-et-a-juste-titre

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2008

Octobre Trois faucheurs relaxés

Trois faucheurs volontaires de plants OGM, qui avaient refusé de se soumettre à des prélèvements ADN, ont été relaxés mardi par la Cour d’appel de Montpellier, une première en appel pour des faucheurs selon leurs avocats.

La Cour d’appel a confirmé la relaxe prononcée en première instance par le tribunal correctionnel de Millau (Aveyron) au bénéfice de Francis Roux et Philippe Matet. Elle a en revanche infirmé la décision du tribunal correctionnel de Montpellier qui avait condamné l’initiateur du mouvement des faucheurs volontaires, Jean-Baptiste Libouban, 73 ans, à un euro d’amende. "On est ravis, c’est une excellente décision", ont commenté les avocats de la défense, Mes Régine Barthélémy et Nicolas Gallon.

Avec cette décision, "les magistrats disent que c’est anormal que les militants anti OGM figurent dans le fichier" des empreintes génétiques, ont-ils estimé. La loi, a précisé à l’AFP Me Gallon, impose un prélèvement à toute personne ayant commis un crime ou certains délits, à l’exception notable des délits financiers.

Toutefois, les magistrats de la Cour d’appel ont "considéré que le fichage des trois faucheurs était non-pertinent, excessif et injustifié" au regard des critères posés par la loi Informatique et libertés de janvier 1978, a souligné Me Gallon après avoir reçu les attendus de la Cour. Lors de l’audience, les trois hommes avaient justifié leur opposition à se soumettre à un prélèvement ADN par leur refus de figurer "sur la liste des criminels" de France.

2008

Le nombre de détenus dans les prisons françaises a encore augmenté en octobre

pour atteindre 63.750 personnes détenues au 1er novembre, un chiffre en augmentation de 0,9 % par rapport au mois précédent, annonce l'administration pénitentiaire.

Les détenus dorment à quatre ou cinq par cellule dans de nombreuses maisons d'arrêt. Le chiffre pourrait bientôt dépasser le record historique de 64.250 atteint en juillet 2008.
http://www.boursier.com/vals/ALL/nouvelle-augmentation-de-la-population-carcerale-en-francefeed- 44871.htm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11 novembre: l'opération Taïga encore un ministre de l'intérieur qui bafoue la présomption d'innocence, comme l'avait fait Sarkozy en 2003 avec yvan colonna


emballement médiatique Sabotage Sncf, Comité Tarnac

http://www.dailymotion.com/video/x8qkna_julien-coupat_news

ce que contient le dossier: Le dossier a beau être dense, il ne contient ni preuves matérielles ni aveux, et un seul témoignage à charge, sous X, recueilli le 14 novembre. Les neuf reconnaissent leur engagement militant et leur présence lors de manifestations qui ont pu donner lieu à des affrontements, tel le contre sommet de l'immigration à Vichy en novembre2008. Mais ils récusent l'étiquette de "structure clandestine anarcho-autonome entretenant des relations conspiratives avec des militants de la même idéologie implantés à l'étranger" que leur attribue la sous-direction à la lutte antiterroriste (SDAT), sur la "base des informations communiquées par la direction centrale du renseignement intérieur", non jointes. Les sabotages ont été revendiqués le 9 novembre 2008 à Berlin. – "Si ce sont des Allemands qui revendiquent, ça semble être une explication", relève Yildune Lévy.
Les expertises des gendarmes sur les crochets métalliques fixés aux caténaires n'ont rien donné, pas plus que l'étude des lieux. Un responsable de la maintenance SNCF précise que le dispositif malveillant "ne peut en aucun cas provoquer un accident entraînant des dommages corporels".
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/25/ce-que-contient-le-dossier-d-instruction-de-l-affaire-tarnac_1172333_3224.html

"J’ai lu tous les textes de Julien, je n’y ai jamais trouvé le moindre appel à homicide ou violence contre un individu, je suis révolté par tout ça", proteste le journaliste et chercheur Olivier Pascault, ancien condisciple de l’EHESS. Pour Giorgio Agamben, "on ne va pas les traiter comme les Brigades rouges, ça n’a rien à voir ! On cherche le terrorisme et on finit par le construire, tout ça pour répandre la peur chez les jeunes gens". Les avocats Irène Terrel, Steeve Montagne, Cédric Alepée, Dominique Vallès, dénoncent une incrimination terroriste "démesurée", la "faiblesse" des dossiers et rappellent l’absence de casier judiciaire de leurs jeunes clients.

Braves gens, des terroristes anarcho-autonomes d’ultra-gauche se cachent (peut être) dans votre village. Peut-être même tiennent-ils la petite épicerie. Comme à Tarnac, en Corrèze, où les villageois ont vu débarquer le matin du 11 novembre plus de 150 policiers accompagnés par les médias pour un gigantesque coup de filet ultra-médiatisé. Mais les habitants, eux, ne se sont pas laissé rouler dans la farine et ont refusé de cautionner les allégations de la Ministre de l’Intérieur qui a trouvé, dans la jeunesse alter-mondialiste, le nouvel ennemi intérieur. La presse s'empresse de reprendre le vocabulaire employé par la ministre, "terroriste", "cellule", "anarcho autonome", "ultra gauche" et en rajoute un peu "tapie dans l'ombre", la "cellule" a un "chef" et des "lieutenants"

La ministre de l’Intérieur elle-même reconnaît qu’il n’ont mis aucune vie en danger. Intrusion violente en pleine nuit dans les domiciles ; fouilles et arrestations d’une brutalité qui a provoqué l’indignation dans toute la région. Les personnes arrêtées, pourtant présumées innocentes, sont présentées à l’opinion comme de dangereux terroristes, en violation délibérée du secret de l’instruction.
http://www.ldh-france.org/Arrestation-musclee-d-un?var_recherche=marciac

Depuis plusieurs mois, le Syndicat de la magistrature dénonce l’utilisation de qualifications pénales outrancières aux fins d’intimidation et de répression des mouvements sociaux (communiqués des 26 juin, 27 novembre et 4 décembre 2008). Dans l’affaire du « groupe de Tarnac », l’instrumentalisation consentie de la justice - à la suite d’une opération de « police réalité » opportunément médiatisée par la ministre de l’Intérieur - semble avoir atteint son paroxysme.

Pour mémoire, après avoir subi une garde à vue dérogatoire de 96 heures (permise par les lois d'exception antiterroristes des années 80 et pour sa durée par la loi Sarkozy du 23 janvier 2006), de jeunes épiciers libertaires ont été mis en examen du chef d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste (Loi n° 96-647 du 22 juillet 1996) et, deux d’entre eux, sont incarcérés depuis plus de trois mois. Pourtant, les éléments ayant permis d’identifier et de démanteler une structure clandestine anarcho-autonome se livrant à des opérations de déstabilisation de l’Etat « avec pour objet la lutte armée » n’ont manifestement pas ébloui la plupart des intervenants du dossier.

Outre les avocats de la défense qui semblent considérer que l’essentiel des charges repose sur la possession d’un livre subversif et sur la critique d’un mode de vie alternatif, plusieurs décisions de justice ont paru émettre de sérieuses réserves sur le contenu réel de la procédure. Comment interpréter autrement la libération de plusieurs mis en examen quelques jours après leur incarcération ?

Au fil des jours et de la libération des différents inculpés, la presse revoit son traitement de l'affaire on commence à lire ici ou là que la mouvance anarcho autonome n'existe pas, qu'il n'y a pas de "cellule" mais un "comité" qui a écrit un livre, que les sabotages de caténaires ne sont pas des actes de terrorisme mais des dégradations de biens, que l'enquete ne donne rien de concret sur ces sabotages, pas d'empreintes, pas de trace ADN. Quand au parquet, il s'acharne pour garder le plus possible les 2 derniers terroristes qu'il a toujours sous la main: Yldune Levy et Julien Coupat

Comment ne pas s’étonner également, dans une affaire qui comporte des qualifications pénales aussi graves, qu’un juge de la liberté et de la détention ait pris le risque de libérer, dès le mois de décembre, le « chef incontesté » de la « cellule invisible » ? Même si cette décision a été rapidement infirmée à la suite d’un « référé détention » zélé du parquet anti-terroriste (permis par les lois d'exception antiterroristes des années 80), il y a tout lieu de redouter que le traitement de cette affaire n’aboutisse à une nouvelle déconfiture judiciaire.

Manifestement conscient de ce risque, le juge d’instruction en charge de l’enquête a ordonné hier la mise en liberté d’une jeune fille incarcérée. Tel un automate procédurier insensible aux réalités du dossier, le parquet antiterroriste s’est empressé de faire appel et de déposer un nouveau « référé détention »… Le Syndicat de la magistrature observe que cette affaire est la parfaite illustration des risques que comportent le transfert des compétences du juge d’instruction vers un parquet statutairement dépendant du pouvoir politique, spécialement lorsque la collusion avec le ministère de l’intérieur est si clairement affichée.

Le Syndicat de la magistrature dénonce l’entêtement de la ministre de l’Intérieur et du parquet de Paris à vouloir maintenir une qualification des faits volontairement disproportionnée.

:La Catenaire qui cachait la Forêt

2008

Mais ce qui est arrivé dans ce CFA qui scolarise des adultes s'est également produit sur des collégiens!

le 19/11/08 déjà dans le collège de Marciac, Zoé 13 ans témoigne: "Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais... » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas !!!!!!"
http://nogarojournal.imadiez.com/2008/11/25/marciac/#more-242

la presse ne dit rien du tout pendant plusieurs jours puis finalement la ligue des droits de l'homme publie un communiqué :
http://www.ldh-france.org/Arrestation-musclee-d-un?var_recherche=marciac
puis libération un article le 2 décembre soit 2 semaines après les faits:
http://www.liberation.fr/societe/0601415-le-chien-s-est-acharne-sur-plusieurs-cartables

 

28 novembre 2008 Arrestation musclée d’un journaliste : sale temps pour les libertés

Communiqué de la LDH

Le 28 novembre 2008 à 6h30 du matin, la police sonne au domicile d’un journaliste de Libération Il est, devant ses jeunes enfants, menotté, humilié, traité de manière insultante. En garde à vue, il sera contraint de se déshabiller entièrement et soumis à deux fouilles intégrales. Motif : 2 ans plus tôt, un commentaire avait été laissé sur le site de Libération par un internaute à propos d’une procédure judiciaire ; la personne visée par cette procédure avait porté plainte pour diffamation contre le journaliste qui était à l’époque directeur de publication. Affaire banale, la justice de la République en a traité des centaines.
http://www.ldh-france.org/Arrestation-musclee-d-un?var_recherche=marciac

2008
Le 2 décembre, trois des 5 incarcérés de Tarnac ont été libérés sous contrôle judiciaire.
2008

décembre: l'effet de la loi récente sur les peines planchers

Pour Serge Portelli, vice-président au tribunal de grande instance de Paris interrogé par le quotidien Le Post, c'est "une violation éhontée de tous les principes fondamentaux du droit."

1 an ferme à Amiens pour le vol d'une bouteille de pastis,

2 ans à Marseille pour 50g de shit,

2 ans à Narbonne pour recel et conduite sans permis.

2 bouteilles de whisky, 1 boîte de gel et 1 brosse à dents = un an de prison ferme. C'est la peine qu'avait infligé en mars dernier à Marseille le tribunal correctionnel à un homme de 31 ans.

C'est l'effet de la loi récente sur les peines planchers. les prisons atteignent donc désormais des taux d'occupation de 200% de leur capacité. Et ceci alors que la moitié seulement des peines planchers sont prononcées.

Certaines de ses peines planchers sont assorties de mises à l'épreuve allant jusqu'à 40 mois, mises à l'épreuve dont le nombre a augmenté de 20% depuis l'application de la loi.

Selon Libération, au 1er juillet 2008 les peines planchers ont été prononcées dans 51% des cas en première instance (dans 65 % des cas en appel), sur les 10.783 décisions prises depuis un an par les tribunaux contre des récidivistes majeurs. Quant à la population carcérale, Libération annonce qu'au 1er juillet "il y avait 64.250 détenus, soit 2.470 de plus en un an, pour 50.806 places."

 

2008

Le samedi 6 Décembre 2008, est assasiné Alexandros Grigoropoulos (15 ans) par la balle d'un policier à Exarhia.

Contrairement aux déclarations des complices de l'assassinat, politiciens et journalistes, il s'agit pas d'un "incident isolé" mais de l'explosion de la répression étatique qui de manière systématique et organisé cible ceux qui résistent, ceux qui s'insurgent, les anarchistes-antiautoritaires. C'est le point culminant du terrorisme étatique qui s'exprime à travers le renforcement des mécanismes de répression, leur armement grandissant et l'augmentation de pourcentage de violence qui exercent, le principe de "tolérance zéro", la propagande de criminalisation et de calomnie de ceux qui luttent. C'est ce principe qui prépare l'espace pour l'intensification de la répression, qui demande le compromis, qui arme les mains des assassins en uniforme. (traduction d'un texte des jeunes retranchés dans l'école polytechnique d'Athènes)

2008

9 décembre arrestations de lycéens à Brest

A Brest, des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre ont éclaté en marge d'une manifestation qui a réuni 200 lycéens. Quatre personnes ont été interpellées.

2008

10 décembre Un lycéen refuse le prélèvement ADN: on l'accuse d'avoir tenté de mettre le feu à une poubelle !

Mikaël, lycéen de 19 ans en terminale, a été arrêté et placé en garde-à-vue 15 heures, peu après la manifestation pour l’éducation nationale du 10 décembre 2008, pour avoir tenté de dégrader une poubelle à Saint-Nazaire. Lors de cette garde-à-vue, il a refusé de donner son ADN. Inculpé pour dégradation d’une poubelle au préjudice de la mairie de Saint-Nazaire, il comparaîtra donc également pour refus de prélèvement ADN le 20 janvier 2009 à 14h00 devant le Tribunal de Grande Instance de Saint-Nazaire.??

Il faut savoir que la conservation de l'ADN dans le FNAEG (Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques) est de 40 ans, qu'il y ait eu condamnation ou simple suspicion. Il est possible de refuser le prélèvement ADN : le consentement de la personne est nécessaire, d'après la loi sur l'inviolabilité du corps (art. 16-1, issu de la loi n° 94-653 du 29 juillet 1994 du code civil). Mais ce droit est aussi un délit et un délit infini, car après une condamnation pour avoir refusé le prélèvement ADN la police peut vous redemander de nouveau de vous soumettre au prélèvement, et si vous refusez encore une fois vous êtes en situation de récidive, ce qui aggrave vos peines, et ainsi de suite tant qu'il y a refus.
Soutenons le refus de se soumettre au prélèvement ADN et à son fichage et souvenons-nous : Une société qui est prête à sacrifier un peu de sa liberté contre un peu de sa sécurité, ne mérite ni l'une ni l'autre, et perdra les deux (Benjamin Franklin). http://3571.lapetition.be/

2008:

Jeudi 11 décembre arrestations de lycéens à Montpellier

Dans la matinée, les forces de l'ordre tentent de disperser une centaine de jeunes grévistes devant le lycée Mermoz. Ils utilisent les gaz lacrymogènes. Les lycéens ripostent par quelques jets de pierre. La police charge alors les grévistes.
http://www.lagazettedemontpellier.fr/actualite/viewArticle.php?idArticle=350http://www.lagazettedemontpellier.fr/actualite/viewArticle.php?idArticle=350

Huit personnes sont interpellées. Elles sont interrogées au commissariat central. A 17h30, le parquet de Montpellier a confirmé l'information. Sur ces huit suspects, quatre d'entre-eux sont placés en garde à vue à la sûreté départementale et pourraient être déférés vendredi 12, dans l'après-midi, en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Il s'agit d'éléments extérieurs aux lycéens, selon les policiers de la Sécurité publique, qui auraient profité de ces manifestations pour envoyer des pierres sur les forces de l'ordre et pour incendier volontairement la voiture d'un particulier et des containers. Les quatre autres personnes sont entendues à titre de témoin. Il s'agit pour les enquêteurs d'établir leur participation à des actes volontaires visant les policiers de la compagnie départementale d'intervention, ce qu'ils contestent.

un mois de répression des lycéens partout en France:
http://berthoalain.wordpress.com/2008/12/18/mobilisation-lyceenne-decembre-2008/?preview=true&preview_id=2057&preview_nonce=5c48fad48f

2008

16 décembre les philosophes du vol Roissy-Kinshasa

Il n'est pas bon de trop questionner, même lorsque l'on est philosophe. Trois professeurs agrégés l'ont appris à leurs dépens. Lundi 22 décembre, de retour de Kinshasa (République démocratique du Congo), Sophie Foch-Rémusat et Yves Cusset ont été appréhendés par la police à leur sortie d'avion et placés en garde à vue pour avoir, lors de leur vol aller, posé des questions à des policiers qui reconduisaient un sans-papiers. Le 16 décembre, leur collègue Pierre Lauret, directeur de programme au collège international de philosophie, avait été débarqué de ce vol aller manu militari.

Ce jour-là, tous trois embarquent à Roissy sur un vol Air France pour Kinshasa, où se tient un congrès organisé par l'Agence universitaire de la francophonie et les universités catholiques de Kinshasa. Une fois dans l'avion, les trois philosophes constatent la présence d'un Africain menotté et encadré par cinq policiers. "Avec mes collègues, nous sommes juste allés voir les policiers pour leur demander pourquoi ce monsieur était menotté", affirme Pierre Lauret, 51 ans. Les policiers, très tendus selon M. Lauret, refusent de répondre et demandent aux enseignants d'aller se rasseoir. Ces derniers insistent. Les autres passagers finissent alors par se lever à leur tour pour protester contre le menottage du sans-papiers.

Au bout d'un quart d'heure, l'agitation retombe. Mais avant de décoller, le commandant de bord vient signifier à Pierre Lauret qu'il va être débarqué. "Nous n'avons lancé aucun appel, aucune protestation. La veille, cependant, un même avion n'avait pas pu décoller à cause d'un incident similaire et certains n'ayant alors pu partir étaient fatigués de vivre un nouveau 'binz'", explique le philosophe, qui dit avoir été "arraché" de son siège par les policiers et "très violemment menotté". Les passagers s'étant remis à protester, un autre homme est, avec lui, également sorti de l'avion. Une fois dehors, M. Lauret est placé en garde à vue. Il est libéré le soir même, mais avec une convocation le 4 mars 2009 au tribunal de grande instance de Bobigny. Il est poursuivi pour "opposition à une mesure de reconduite à la frontière et entrave à la circulation d'un aéronef". Cueillis lundi à leur retour de Kinshasa, ses deux collègues, après dix heures de garde à vue, se sont vu expliquer qu'ils seraient à nouveau convoqués pour une confrontation avec le personnel de bord.

Ironie du sort, le congrès auquel les trois philosophes se rendaient portait sur "la culture du dialogue, les frontières et l'accueil des étrangers". "Cela nous plaçait dans une situation morale délicate", reconnaît M. Lauret.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/23/trois-philosophes-interpelles-a-roissy-apres-l-expulsion-d-un-sans-papiers_1134327_3224.html

2008

17 décembre: hérault: des collégiens alignés contre le mur

« Voir les enfants des cars de ramassage scolaire attendre leur tour pour descendre et se mettre face au mur, afin de permettre aux chiens de renifler leur cartable pour y découvrir d'éventuels stupéfiants, pour moi, c'est un spectacle affligeant qui m'a choqué. » L'opération menée, mardi 16 décembre à 7 h 30 devant le collège de Vendres (Hérault), par les gendarmes de la brigade de Valras sur réquisition du procureur de la République de Béziers, Denis Mondon, a eu le don de mettre en pétard Daniel Guichard. Le chanteur, qui était venu déposer ses enfants, a même immortalisé la scène à l'aide de son téléphone portable, avant qu'un échange un peu vif ne l'oppose à un gendarme. aucune forme de stupéfiant n'a été saisie. midi libre du 17 décembre 2008

 

 

 

 

 

 

 


2008

18 décembre les policiers empechent les photographes de l'AFP de photographier la mobilisation lycéenne

L'intersyndicale et la société des journalistes (SDJ) de l'Agence France presse ont publié mercredi des communiqués pour protester après que deux de ses journalistes ont été empêchés de travailler, mardi, par des CRS et des policiers. ...La cinquantaine de lycéens se trouvant place Bellecour a ensuite été chargée par les CRS. "J'ai alors fait mon métier", poursuit le photographe. Mais un policier lui aurait fait une clef de bras pour le conduire à une voiture. Le deuxième photographe, Frédéric Dufour, également salarié de l'AFP, s'est retrouvé dans le même temps bloqué contre un mur, une matraque sous le cou. "Ils m'ont demandé mon appareil, continue Jean-Philippe Ksiazek. J'ai bien sûr refusé. Ils me l'ont arraché et ont effacé les photos et la disquette".

Pour l'intersyndicale (CFDT, CGC, FO, SAJ-Unsa, SNJ, CGT et Sud) de l'AFP, il s'agit d'un "acte de censure intolérable dans une démocratie" et d'une "atteinte grave à notre mission et au droit à l'information pour tous les citoyens". (...) Le comportement des policiers, juge-t-elle, "n'est que le reflet d'une volonté, au plus haut niveau, d'étouffer les mouvements sociaux et leur retransmission dans les médias".
http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/12/quand-la-police.html


Jean-Philippe Ksiazek journaliste "agressé" par la police

Frédéric Dufour : Hier avec Jean-Philippe, on surveillait les manifestations lycéennes. En fin de journée, on a repéré un rassemblement impressionnant de forces de police place Bellecour, avec la gendarmerie, la BAC… On est allé voir. Il y avait une soixantaine de jeunes qui bloquaient le passage des voitures devant la rue Victor Hugo. Au moment où les CRS sont arrivés avec leurs boucliers pour faire reculer les manifestants, Jean-Philippe a été bousculé violemment par des policiers et amené vers l'arrière des camions de CRS. Il a montré sa carte de presse. La supérieure nous a alors dit : “Vous n'avez pas le droit de photographier des fonctionnaires de police.” On a interrompu notre discussion, quand la tension est montée entre lycéens et policiers. Suite à deux-trois jets de bouteilles en plastique (attaque avec arme sur des policiers?), les CRS ont chargé. J'ai alors décidé de suivre trois d'entre-eux, qui sont partis à la poursuite d'un jeune. Pendant ce temps, Jean-Philippe a été entouré par deux policiers qui lui ont fait une clé de bras et l'ont emmené à l'arrière. Ils lui ont demandé d'effacer ses photos. Comme il a refusé, ils lui ont arraché son appareil et ont vidé sa carte mémoire. Tout cela alors qu'il avait bien montré sa carte de presse.

Et vous ? Moi, de loin j'ai vu un jeune plaqué au sol et menotté. J'ai voulu m'approcher pour faire des photos quand deux policiers m'ont repoussé contre le mur à l'aide de leurs matraques en me disant que je n'avais pas le droit de faire des photos.

Légalement, peut-on vous interdire de prendre en photo des policiers en uniforme, comme cela vous a été dit ? Non, bien sûr. Ce qui m'énerve, c'est que j'étais en Chine cet été. Finalement, j'étais plus libre de faire des photos qu'en France ! J'ai pu faire n'importe quelle image de militaires ou de policiers, ils ne nous disaient rien. C'est sans doute le contexte des JO qui explique ça, mais c'est quand même un comble…Ce n'est pas la première fois cette année que des journalistes sont empêchés de faire leur travail en France.

2008

décembre : Le fichier ELOI

rendant plus efficace et plus répressive la lutte contre l’immigration, avec un fichage des Sans Papiers et de celles et ceux qui luttent à leurs côtés, Le Conseil d’Etat a annulé lundi 12 mars 2007, pour des raisons de forme, l’arrêté ministériel du 30 juillet 2006 créant le fichier Eloi , Six mois après, le gouvernement crée un fichier informatisé des étrangers en situation irrégulière "faisant l’objet d’une mesure d’éloignement" — Brice Hortefeux préfère le mot éloignement à celui d’expulsion , le fichier ELOI comprend toujours des données sur la « nécessité d’une surveillance particulière au regard de l’ordre public », qui témoigne d’une association, consciente ou non, entre immigration et délinquance dans l’esprit des gouvernants. http://www.iris.sgdg.org/actions/fichiers/index.html

2009
Oakland, Californie (proche de San Francisco). Premier de l'an dans une station de BART. Interpellations dans un wagon. On voit un policier dégainer puis charger son arme et tirer dans le dos d'Oscar Grant, un jeune de 22 ans sans arme, couché sur le dos et se tortillant, en train d'être maîtrisé par deux flics. 2 jours d'émeutes . Comment penser ces formes récurrentes d'injustices puis de révolte ?
2009

A ce jour en 2009, il est recommandé par le code de procédure pénale de ficher génétiquement un panel très large d’individus ayant commis des délits ou suspectés d’en avoir commis. La délinquance en col blanc y échappe « tout naturellement »…

137 infractions relèvent du fichage ADN. À l’origine, les criminels sexuels en étaient la cible, maintenant cela s’étend aux militants syndicalistes, écologistes (faucheurs d’OGM) jeunes (blacks, beurs et blancs dits « marginaux »)… Les délits financiers sont bien sûr exemptés de ce prélèvement…

2009

mardi 6 janvier: La cour d’appel de Paris a refusé la remise en liberté d’Yldune.

En première instance le JLD avait justifié cette décision par le fait qu’Yldune n’a toujours pas été entendue par le juge d’instruction (elle le sera jeudi). Son père a déclaré à la presse : "J’ai le sentiment qu’on nous fait durer pour maintenir la crédibilité de l’opération de propagande politique selon laquelle on aurait affaire à des terroristes. C’est un non-sens total".

2009

C'est une première. Six titres de presse, soutenus par Reporters sans Frontières, ont lancé jeudi 8 janvier un appel commun contre la «régression de nos libertés» et les «abus de pouvoir» de l'actuel président de la République.

Ces six titres sont les suivants : Mediapart, Le Nouvel Observateur, Marianne, Charlie Hebdo, Rue 89 et Les Inrockuptibles. http://www.mediapart.fr/journal/france/080109/contre-la-regression-democratique-un-appel-de-six-titres-de-presse

Tous les six s'inquiètent des menaces qui pèsent sur la liberté de l'information, rappelant que « le droit à l'information, à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu'à la diversité des opinions est une liberté publique fondamentale ». « Une République où le pouvoir exécutif impose ainsi sa loi au pouvoir législatif et ses désirs au contre-pouvoir médiatique n'est pas une démocratie digne de ce nom », dit également cet appel

De quoi s'agit-il ? Pas seulement de la liberté de la presse, mais aussi du droit des citoyens, mais encore de l'inquiétude démocratique qui s'exprime de plus en plus fortement face un pouvoir exécutif qui est en train de malmener méthodiquement tous les autres pouvoirs. Ce début de mois de janvier, période de vœux présidentiels aux différentes « forces vives » ou « corps constitués », en est une illustration criante.

Humiliant le Parlement, annonçant sa volonté de soumettre la justice, préparant une vaste réforme de l'information, Nicolas Sarkozy met à son service l'exécutif pour s'en prendre au législatif, au judiciaire et à la presse.

Des atteintes répétées aux droits du Parlement:
François Dufour, qui présidait l'un de ces groupes, a eu cette remarque étonnamment lucide quant à ces états généraux, s'en remettant à La Fontaine : « Faut-il délibérer, la Cour en conseillers foisonne... ». Il restait à l'un des tout premiers conseillers de la Cour, Bernard Spitz, de tirer la conclusion : « On peut voir la France comme un pays formidable où tout le monde se retrouve... ou un pays étrange où la presse se rend en ordre devant le président de la République. » « C'est sans doute un peu des deux », ajouta le conseiller pour conclure par un bruyant : « L'exécutif va maintenant formuler ces choix. » C'est donc une méthode de gouvernement. Les ministres s'effacent. Les conseillers pullulent. Les commissions commissionnent. Mais seul le Président choisit. Et si le Parlement lambine ou renâcle, l'Elysée peut passer outre. Christine Albanel était en retard ce jeudi, puisqu'elle venait du Sénat où la révolte gronde jusque dans les rangs de la droite, furieuse de s'être vue brutalement court-circuitée dans le débat sur la réforme de l'audiovisuel. Que le Sénat débatte puis vote un train de mesures (dont la suppression de la publicité sur les télévisions publiques) déjà entrées en application est du jamais vu (lire en cliquant ici l'article de Mathilde Mathieu). Cette atteinte au Parlement intervient à un moment où l'Elysée veut également réduire le droit d'amendement des députés et recourt massivement à la procédure d'urgence devant l'Assemblée. Et cela vient fortement démentir tous ceux qui voyaient dans la révision constitutionnelle adoptée cet été (grâce à la voix du socialiste Jack Lang) un renforcement des pouvoirs des parlementaires. Il en est de même des commissions, créées pour être aussitôt encadrées, contournées ou ignorées. On se souvient de la commission Copé sur l'audiovisuel public et comment Nicolas Sarkozy ignora ses recommandations pour s'arroger le pouvoir exclusif de nommer et révoquer les dirigeants de la télé publique. Au début du mois, sur un sujet ultra-sensible susceptible de mettre le feu à droite, c'est le virulent député UMP Frédéric Lefebvre, voix de l'Elysée, qui annonçait la suppression des départements ou leur fusion avec les régions dans le cadre d'une vaste réforme des pouvoirs locaux. Réforme sur laquelle travaille justement la commission Balladur, ce que n'a pas manqué de rappeler avec amertume l'ancien premier ministre.

Justice: un retour 50 ans en arrière
Mercredi, une autre commission était piétinée pour annoncer une vaste offensive contre la justice. Présidée par le magistrat Philippe Léger, cette commission chargée de la réforme du code de procédure pénale devait rendre ses conclusions en... juillet 2009. Mais l'essentiel est déjà décidé avec l'annonce présidentielle de la suppression du juge d'instruction accompagnée d'une réforme dès 2009. Cette mesure, qui vise à confier au parquet, donc au ministère de la justice, donc au politique, la conduite des enquêtes les plus sensibles fait reculer la justice d'une cinquantaine d'années (l'indépendance du juge d'instruction a été actée en 1958). « C'est une atteinte majeure à notre Etat de droit ; en réalité, on s'apprête à désarmer la justice au moment où de grands acteurs économiques portent, par leurs fautes de gestion, une immense responsabilité dans la crise financière », souligne dans Libération d'aujourd'hui Eva Joly, cette ancienne juge qui a eu à instruire l'affaire Elf. Faute d'avoir pu dépénaliser le droit des affaires, vieille demande du Medef, d'une partie de la droite et de Rachida Dati, Nicolas Sarkozy a donc décidé d'aller plus loin. Très loin, puisqu'il s'est refusé à évoquer ce que devrait être la nécessaire contrepartie à une suppression du juge d'instruction : une pleine indépendance du parquet, dont Rachida Dati s'affirme par ailleurs « la chef », allant jusqu'à convoquer des procureurs jugés peu efficaces... Le chef de l'Etat a également répété sa volonté de dépénaliser les affaires de diffamation en matière de presse pour les confier à la justice civile. Un choix dangereux, tant pour les citoyens que pour les journalistes puisqu'il transforme en un enjeu privé entre justiciables ce qui est un enjeu public où une liberté fondamentale se conforte et se construit par la jurisprudence. Bruno Frappat, qui a présidé une commission des états généraux, s'est d'ailleurs publiquement inquiété de cette mesure, jeudi, soulignant qu'elle « ne permettrait plus de débat contradictoire public et offrirait moins de garanties ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2009

12 Janvier: Sarkozy à Saint Lô

« la police partout, le droit nulle part »

Les organisations syndicales CGT, FSU, CFDT et SUD éducation / SOLIDAIRES après les graves incidents qui ont eu lieu cet après-midi, interpellent le président de la République, les élus et les citoyens du département de la Manche.

Dans un pays démocratique, la plus aveugle violence policière s’est déchaînée sous nos yeux.

La manifestation organisée à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy a rassemblé 5000 personnes dans les rues de Saint-Lô, dans l’ordre et dans le calme. Les organisations syndicales ont veillé, tout au long de cette journée, à canaliser les manifestants et à éviter toute provocation.

Durant le rassemblement, cinq manifestants, dont quatre lycéens et un militant de la CGT ont été interpellés par les forces de l’ordre, sans qu’il y ait eu de leur part la moindre violence ou provocation. A la dislocation du rassemblement, les manifestants se sont rendus au commissariat pour accompagner une délégation qui demandait à être reçue. Après une première charge sans sommation, au gaz lacrymogène, les militants des organisations syndicales ont formé un cordon pour éviter tout débordement. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la mairie, pacifiquement, la tension baissant.

Alors même que notre délégation revenait d’une audience en préfecture, les CRS arrêtaient plusieurs jeunes manifestants, suscitant la colère de leurs camarades. Les forces de police ont alors directement chargé, frappant à de multiples reprises des manifestants sans défense. Un autre militant de la CGT a été pris dans l’échauffourée.

Les forces de police ont voulu procéder aussitôt à un contrôle d’identité. Entouré par les militants, notre camarade a refusé de s’y soumettre immédiatement, cette injonction étant une atteinte manifeste au droit de manifester pacifiquement. Après que nous ayons tenté de négocier, les CRS ont de nouveau chargé, s’en prenant avec violence à un groupe d’une trentaine de personnes, d’où nous avions pris la peine d’évacuer tous les mineurs. Notre camarade est ce soir détenu au commissariat de Saint-Lô. Cette journée est à marquer d’une pierre noire dans l’histoire locale. Jamais jusqu’ici notre ville n’avait été le théâtre de quelque violence que ce soit lors de manifestations. La population a toujours fait preuve de flegme et d’un grand respect de la légalité.

Le jour même où le président de la République visite en coup de vent la capitale du département, la violence policière s’est déchaînée dans toute sa brutalité sur des manifestants pacifiques.

Ce soir, ce sont non seulement une dizaine de citoyens – dont deux militants de la CGT - qui sont détenus injustement, touchés dans leur dignité et dans leur chair. Ce sont aussi les libertés fondamentales qui sont bafouées par la police de M. Sarkozy : droit de manifester, droit d’exprimer pacifiquement des opinions et des revendications, droit de militer dans une organisation syndicale et de faire grève. La violence policière qui, vue de notre département, pouvait passer pour un phénomène lointain, nous touche aujourd’hui de plein fouet.

Notre démocratie, déjà bien mise à mal, est aujourd’hui malade : malade d’une brutalité froide et aveugle devenue la règle ; malade de l’autisme d’un gouvernement aux ordres du patronat ; malade enfin de l’intolérance d’un président incapable d’admettre que 5000 personnes lui expriment leur défiance, alors que seules quelques dizaines venaient le saluer. Les organisations syndicales demandent la libération immédiate et sans condition des manifestants détenus, ainsi que l’abandon de toute poursuite à leur encontre. Elles demandent également qu’une enquête soit ouverte sans délai sur la responsabilité de ces graves débordements policiers. Elles appellent enfin toute la population à se mobiliser dès maintenant en vue du mouvement national du 29 janvier prochain. Saint-Lô, le 12 janvier 2009.

800 policiers, des manifestants maintenus à distance, parqués... dans l'impossibilité de s'exprimer devant le chef de l'Etat et la plupart des médias nationaux.

11 interpellés, 9 blessés, avec une violence venant quasi-exclusivement des forces de l'ordre.

témoignages:

9h00 ? - départ en cortège (1500?) vers un point négocié avec la Préfecture (non-loin de l'école Calmette) ; surprise (?) : le cortège est bloqué RUE DE LA MARNE, au milieu de nulle part ; après hésitation, et au grand dam d'un certain nombre (de lycéens, mais pas seulement), qui souhaitaient en découdre, demi-tour, direction le rassemblement inter-pro de la mairie Là, il faudra que quelqu'un complète pour le gros du cortège ; notamment l'épisode où les CRS explosent - accidentellement - la vitrine d'un commerce... Avec quelques uns, nous décidons d'emprunter des chemins de traverse pour rejoindre Calmette-et-Guérin, l'école qui a l'immense honneur de recevoir notre vénéré président. Nous y arrivons, conseillés au passage par quelques représentants de la maréchaussée ! (non sans avoir décliné l'offre d'une mère d'élève prête à nous embarquer dans son coffre !!)

Repli vers la PLACE DE LA MAIRIE - une délégation est reçue par le maire qui promet de demander la libération des interpellés. Alors que l'ambiance est bien calme, des policiers interviennent à la cow-boy pour interpeller deux jeunes (ciblés auparavant -?-), faisant monter la tension d'un cran. Et là c'est du grand n'importe quoi. Manifestants (une soixantaine encore présente ?) et forces de l'ordre se retrouvent mêlés derrière la mairie. L'ambiance est tantôt à peu près supportable -un policier retrouve le professeur des écoles de sa fille, certains sont prêts à discuter -, tantôt hyper-tendues - déchaînement brutal de coups de matraque [avec le sourire pour certains, à gerber], invectives (certains CRS provoquent les jeunes - ou moins jeunes - avec le désir visible d'en découdre...). Nous souhaitons alors évidemment évacuer la place, mais les CRS nous en empêchent : ils veulent arrêter un militant repéré par l'un d'entre eux ; nous nous y opposons pacifiquement ; jusqu'à une nouvelle intervention brutale. Les médias, arrivés entre temps (AFP, Ouest-France, France 2), semblent sciés de ce qu'ils observent...

Profitant de l'inattention de certains, les policiers procèdent à deux nouvelles interpellations pour "ivresse publique". La tension monte. Puis alors que les manifestants tentent d'avoir des explications de la part de la police, la BAC procède à une nouvelle interpellation sur le coin de la place. Rapidement, les manifestants se dirigent vers eux. Les amis de la personne interpellée veulent le faire sortir mais les policiers restent intransigeants et se montrent menaçant et cassant envers les personnes présentes. Etant donné que la voiture de la BAC était encerclée, ils font usage de gaz lacrymogène pour se dégager et des renforts arrivent et matraquent tout ce qui bouge. Les coups sont d'une rare violence mais certains policiers s'en prennent aussi.

Les manifestants circulent tout autour de la place se frayant des chemins au milieu des barrières et des camions des forces de l'ordre. Près de la salle de spectacle le Normandy, la tension monte soudain d'un cran quand les forces de l'ordre essaye d'élargir le périmètre de sécurité afin de préparer l'arrivée du cortège présidentiel. Des coups de matraques et de boucliers sont donnés à des lycéens. Ils sont finalement repoussés sur le trottoir. Le cortège présidentiel arrive quelques minutes plus tard sous les hués et les quolibets des personnes présentes. Quelques échanges virils ont lieu entre policiers et manifestants. Peu après, un caennais est interpellé juste derrière le Normandy sans motif apparent.

Côté Normandy, les gendarmes mobiles repoussent les manifestants sur plusieurs mètres sans raison. Ils ne se laissent pas faire mais un lycéen est interpellé alors qu'un autre en réchappe grâce à l'aide de ses camarades qui ont réussi à l'extirper des mains des gendarmes. Une personne d'âge mur a failli aussi se faire arrêter car elle gueulait contre l'attitude des gendarmes. Le long des barrières, certains tentent de tester la vigilance des forces de l'ordre en poussant les barrières. Ils réagissent toujours très rapidement. Après le départ de Sarkozy, deux personnes sont interpellées car elles jouaient trop avec les barrières selon les forces de l'ordre.

 
2009

13 janvier Sarkozy se déplace à Nîmes

Monsieur le Président Sarkosy, Par votre passage éclair à Nimes Vous avez interdit aux Nimois la liberté d’accès à leur ville. Impossible de circuler, même à pieds, à l’intérieur de la cité. Impossible de se ravitailler, d’aller aux halles, et vous avez contraint la majorité des commerces à plier boutique. Par un nombre considérable de forces de l’ordre vous avez muselé toute forme de contestation, et même d’expression. Alors que le thême de votre visite était la culture et que les artistes de Nimes, du Gard et de la Région auraient souhaité, dans le cadre de votre visite, tenir un forum, et même pourquoi pas, des assises à Carré d’art. Alain Fournier sénateur-maire et Daniel-Jean Valade ne l’ont pas souhaité également, et ont préféré envoyer les gardes mobiles contre les Nimois. En transformant votre visite à carré d’ art, en courant d’air et en en eau de boudin élitiste et insipide. Cette façon de procéder n’est pas digne d’un chef d’État.. Elle relève de pratiques policières de l’état UMP dans lesquelles vos ‘amis’ semblent se complaire, et qui rappellent de tristes époques..http://paisnostre.midiblogs.com/archive/2009/01/15/letra-duberta-a-nicolas-sarkozy-per-michel-aguilera.html

Le rassemblement a brièvement éclaté avec le jet par les forces de l'ordre de deux grenades lacrymogènes et quelques coups de matraques pour repousser la pression des manifestants sur les barrières de sécurité.

Le cortège s'est ensuite reformé sur l'avenue menant à la Maison carrée, bouclée par un important dispositif de gendarmes mobiles qui ont enfilé casques et boucliers. Des bouteilles, des oeufs et des chaussures ont été jetés sur les forces de l'ordre.

2009

14 janvier deux personnes arrêtées ont été mises en garde à vue antiterroriste

sous prétexte que l’une d’entre elle était dans le carnet d’adresse de Julien Coupat, et que l’autre participait aux réunions du comité de soutien aux inculpés de Tarnac. Elles viennent d’être libérées sans poursuites. Comment interpréter cette information ? Comme l’extension sans fin d’un régime d’exception qui peut s’abattre sur quiconque se retrouve dans les fichiers de la police politique et qui fait d’un simple contact une association de malfaiteur à visée terroriste ?

 
2009
Janvier: mouvement lycéen: répression
2009

15 janvier Yldune libérée

La cour d’appel a suivi les indications du juge d’instruction, malgré l’acharnement pathétique du parquet, qui venait d’user de son énième manigance juridique pour la maintenir en détention. Un nouvel épisode se joue malgré tout vendredi prochain, lors de l’audience de fond qui peut amener à sa réincarcération immédiate. On imagine cependant mal la chambre d’instruction sombrer tout à fait dans le ridicule en la remettant en détention.

Nous ne pouvons cependant pas nous réjouir totalement de la libération de notre camarade, qui, de toute façon reste soumise à un contrôle judicaire strict. D’autant que nous apprenons que Julien, lui, ne sortira pas aujourd’hui. Sa demande de mise en liberté vient d’être refusée par un JLD. On voit que la justice n’en finit plus de s’empêtrer dans sa construction d’un chef de cellule terroriste, contre lequel elle s’acharne. Chef dont les disciples paraissent toujours plus difficilement trouvables. Cette décision est d’autant plus ridicule qu’un autre JLD avait estimé qu’il pouvait recouvrer la liberté, fin décembre.

  20 janvier: Gigapan ou la photo giga panoramique
Voici une photo de "l'inauguration" de Barak Obama dans laquelle on peut distinguer nettement chaque personne dans la foule. Cette photo a été prise avec une caméra-robot de 1.474 megapixel, soit avec 295 fois plus de puissance que les photos à 5 megapixels de nos caméras familiales. Une seule photo et la possibilité de "ficher" un million de personnes ! pour voir, cliquez maintenant sur http://gigapan.org/viewGigapanFullscreen.php?auth=033ef14483ee899496648c2b4b06233c
une fois sur la photo pointez quelque par et cliquez 2 fois avec la petite main (sur la photo). Attendez quelques secondes pour la mise au point. Faites-lui faire le tour de vos amis, afin que tous apprennent la puissance dont peuvent disposer les gouvernements - au cas où vous ne le sauriez pas.
 
2009
22 janvier Alès: 600 lycéens bloquent le lycée: 3 arrestations dont 1 mineur, tous soumis au prélèvement ADN
2009

26 Janvier: Révolution en Islande pas vu à la télé !
les 20 et 21 janvier, ces manifestations se sont transformées en émeutes. Des projectiles ont été lancés sur la police et sur le Parlement. Les fenêtres de l'Althing ont été brisées et des feux allumés. Plus de 130 manifestants ont dû être soignés à cause des gaz lacrymogènes utilisés par la police pour disperser la foule et un policier a été gravement blessé.
"C'est une révolution, et nous voulons rédiger une nouvelle Constitution comme l'ont fait les Français."


30 Janvier : Tarnac: la cour d'appel suit une nouvelle fois le parquet

Nous apprenons aujourd’hui que la cour d’appel a, de nouveau, refusé de remettre Julien en liberté, suivant ainsi l’avis du parquet. Et ce malgré les nouveaux éléments, notamment le fait que le témoignage sous X - seul élément accréditant la thèse d’un groupe organisé sous l’égide de Julien - ait perdu, cette semaine, toute crédibilité. Les semaines passant, Julien rejoint la longue liste de toutes les personnes qui croupissent en détention en attendant leur procès. On sait que cette attente dure généralement des années. Les exemples sont légion. Il y a Isa, qui est depuis 1 an en détention provisoire (accusée sous régime antiterroriste d’avoir voulu incendier une voiture). Il y a les émeutiers de Villiers-le-bel (25 novembre 2007), incarcérés depuis plus d’un an, sans aucun procès. Les incendiaires présumés du centre de rétention de Vincennes.

2009

7 février Appels à la délation et multiplication des poursuites pour outrage

Peut-on appeler "rafle" la chasse aux sans-papiers? Risque-t-on un procès à exhumer Vichy pour dénoncer le ministère de l'Immigration? Le 7 février, Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP, exaltait la délation comme "devoir républicain" pour venir à la rescousse d'Eric Besson, qui troquait dénonciation des passeurs contre titre de séjour. Dans la foulée, des associations brocardaient ce qu'elles regardent comme une régurgitation de l'Histoire. Quelques jours plus tard, les tribunaux se penchent sur le cas de deux prévenus, justement poursuivis pour avoir dressé un parallèle entre 1940 et aujourd'hui. L'objet du délit, ce sont des e-mails envoyés à leur préfecture respective par Michel Guérin, convoqué mercredi à Saint-Etienne (Loire), et Simone Levavasseur, qui devait comparaître ce jeudi devant le tribunal de grande instance de Vesoul (Haute-Saône). Tous deux sont militants chez les Verts et actifs dans le Réseau éducation sans frontières. Ils sont poursuivis pour "outrage" envers leur préfet, ainsi que le sous-préfet pour ce qui est de Michel Guérin.

Ce message avait été posté pour protester contre l'expulsion de deux Chinois en situation illégale. Simone Levavasseur, quant à elle, comparait "l'actuelle politique gouvernementale en matière d'immigration" et "le début des années 1940". Par e-mail également. Le procédé est tout sauf rare: le site de Resf regorge d'appels à inonder les emails des préfectures. Mais, avec l'essor de cette nouvelle technique militante, c'est aussi le nombre de procès qui a cru.

Le Syndicat de la magistrature rappelle que le délit d'outrage a été durci par le gouvernement Jospin qui a créé en 2001 l'outrage contre des personnes "chargées d'une mission de service public", et pas seulement "dépositaires de l'autorité publique". "C'est-à-dire que cet avatar du délit d'outrage peut s'appliquer à des enseignants, des contrôleurs RATP ou des chauffeurs de bus", précise la magistrate Hélène Franco.

Une spécialité des jeunes de banlieue Juge des enfants à Bobigny, Hélène Franco (syndicat de la magistrature) précise qu'au regard des 31 000 procédures pour outrage devant la justice l'an dernier, ces profils de militants ne sont "pas très représentatifs dans la mesure où la très grande majorité des cas d'outrage concerne des prévenus plutôt jeunes, de moins de 25 ans, issus de quartiers défavorisés, et souvent d'origine étrangère. Ce sont eux, en relation quotidienne avec la police, qui sont les premiers poursuivis pour outrage." L'outrage prospère en France, où l'on a compté plus de 31 000 plaintes en 2007 (contre seulement 17 000 il y a dix ans selon l’Observatoire national de la délinquance).

2009

10 Février Isa libérée

Nous apprenons par voie de presse que la cour d’appel de Paris a ordonné aujourd’hui, contre l’avis du parquet général, la remise en liberté de Isa, incarcérée depuis plus d’un an sous juridiction antiterroriste. Elle est notamment accusée d’avoir voulu incendier une dépanneuse de la police en mai 2007 - ce qu’elle nie. Récemment, les actions de solidarité s’étaient multipliées pour elle et pour les autres personnes inculpées dans ce dossier. Une manifestation, avait notamment eu lieu devant la prison de Versailles où elle était détenue. Lors de la manifestation du 31 janvier contre l’antiterrorisme, des tracts et une banderole étaient venu rappeler spécifiquement son cas. Isa est libérée, donc, mais rappelons que deux autres personnes (Juan et Damien) sont toujours détenues pour la même affaire.

   

18 février: scènes de guérilla en Guadeloupe

le 16 février après les premiers barrages organisés par le LKP il y eu 50 arrestations

Qu'est-ce que la "pwofitasyon"?

Surtout, ne pas traduire par "profit" (c'est un faux ami). La "pwofitasyon", ici peut se traduire comme je viens de dire par "profits abusifs". Dans le langage courant, "pwofitasyon" désigne l'abus de pouvoir qu'un puissant exerce sur quelqu'un dont il sait déjà qu'il est pus faible que lui, pour le rendre encore plus subordonné.

Alors que beaucoup s’empressent d’accuser les jeunes du quartier Henri IV d’être responsables de la mort de Jacques Bino, le syndicaliste de la CGTG abattu hier soir à Pointe-à-Pitre, Jean-Marie Nomertin, dirigeant de la CGTG, demande qu’une enquête soit diligentée rapidement pour faire toute la lumière sur cette tragédie. Il indique qu’il y a des zones d’ombre dans cette affaire.

« Ils nous ont dit sales chiens, sales nègres, nous sommes venus pour vous mater » a confié Alex Lollia, quelques minutes après son admission au CHU. Le leader de la CTU a ajouté qu'il avait été frappé, violemment et sans raison, par les gendarmes mobiles. « Ils m'ont dit : c'est lui le meneur. On l'a vu à la télé. On est venu pour casser sa tête, comme cela on ne la verra plus ».

Lundi, quand Lollia s’est fait frapper par la police, les jeunes ont dit que ça suffisait et ils ont décidé de "casser la ville", Pointe-à-Pitre. Tout semble avoir été fait pour que la situation dégénère : il n’y avait pas l’ombre d’un gendarme ou d’un policier, la ville semblait livrée à elle-même. Et pour couronner le tout, elle était plongée dans le noir. C’est alors que des brigades de la BAC sont apparues. Les policiers ont tiré sur les manifestants, à balles réelles, dans les jambes. Un rappeur assez connu ici, qui se trouvait dans la rue a été blessé et hospitalisé avec une balle dans la cuisse. C’est à partir de là que les jeunes ont décidé de s’armer.

Pour Max Céleste, membre de la direction de Combat Ouvrier et qui côtoyait le militant CGTG décédé au sein du collectif LKP, «l'Etat français a créé une situation chaotique. Les jeunes deviennent incontrôlables, si le LKP n'avait pas fait preuve de sang froid et eu un service d'ordre efficace, il y aurait eu de nombreux dérapages bien plus tôt dans le conflit.» Selon Céleste, «la dégradation actuelle est terrible quand on voit que Jégo avait validé le dimanche 8 février un pré-accord entre patronat et syndicats. Mais ses aller-retours en métropole et le volte-face du gouvernement ont mené indirectement à ce drame. Tout comme des insultes racistes de certaines forces de l'ordre.»

de violentes échauffourées opposaient une centaine de jeunes à des gendarmes mobiles à Baie-Mahault, selon des journalistes sur place et un élu. Le maire de Baie-Mahault, Ary Chalus, a estimé mardi soir que "la Guadeloupe n'avait pas besoin de celà" quelques instants après avoir quitté, a-t-il précisé, les abords du centre commercial "Destrelland" où "c'est toujours le chaos", selon lui.

Selon un photographe de l'AFP, vers minuit, en raison du nombre important de barrages, il était difficile de sortir de la ville, où peu de monde circulait. Au Bas-du-fort, dans la banlieue de Pointe-à-Pitre, des coups de fusil se faisaient entendre et des policiers en cherchaient la provenance, toujours selon un photographe de l'AFP.

Elie Domota, leader du LKP, a jugé « quasiment prévisible » le drame survenu hier : « Tout a été fait par l’Etat et les patrons pour en arriver là » Il s’est indigné que Michèle Alliot-Marie, qui a annoncé l’envoi de quatre escadrons de gendarmerie en renfort dans l’île, n’ait « pas dit un mot pour le camarade tombé ». Il a appelé à la poursuite de la « mobilisation ». Les barrages seront simplement « assouplis » aujourd’hui pour permettre aux Guadeloupéens de se rendre à une manifestation ce matin en hommage à Jacques Bino. Lequel semble avoir déjà le statut de victime sacrificielle. « Ici, en Guadeloupe, il faut qu’il y ait du sang versé pour que les problèmes soient réglés », observe Domota, qui ,hier soir, a émis des « doutes » sur la « version officielle » de la mort de Jacques Bino.

2009

Février La police du chiffre: « c’est les chiffres qui commandent les patrouilles »

Patricia Tourancheau est allée sur le terrain afin de partager le quotidien de ces hommes et de ces femmes dont le métier est de faire respecter la loi. Comment, sept ans après le passage de Nicolas Sarkozy au Ministère de l’Intérieur et deux ans après la création du Ministère de l’identité nationale, les policiers envisagent-ils leur mission ? Dans cette enquête on voit des agents arrêter des gens de peu, souvent pour rien : un SDF ; une prostituée roumaine qui fait des passes au bois de Vincennes ; un type attrapé avec moins d’un gramme de shit ( !) ; des étrangers sans-papiers qui travaillent... Bref, du menu fretin. Pas très glorieuse, cette « racaille ». D’autant que dans le lot il y a des individus qui n’ont rien à se reprocher et qu’on relâche après quelques heures de garde à vue car on n’a rien contre eux. Mais ça n’a pas d’importance, car avec la politique menée par Nicolas Sarkozy, un individu en garde à vue c’est un suspect arrêté et dans le cas de la pute qui racole, du fumeur de shit ou de l’étranger sans-papier, c’est une affaire élucidée. Ainsi pour les Français la Police nationale fait son travail et la délinquance baisse.
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=51746

 

2009

5 mars Sortie à l’Assemblée Nationale. Bilan : 10 élèves matraqués

Les personnels et l’ensemble des parents d’élèves du collège Jean Jaurès de Cenon dénoncent les agressions subies par des élèves d’une classe de troisième et leurs enseignants. Ces faits se sont déroulés ce jeudi 5 mars au retour d’une sortie pédagogique à l’Assemblée Nationale dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté. Alors que les élèves attendaient leur train, les CRS ont chargé dans la gare Montparnasse sans discernement les manifestants auxquels nos élèves ont été mêlés. Ils ont alors été traités avec la plus grande violence. Ils constatent que plus de dix élèves ont été bousculés, frappés, jetés à terre, blessés comme en témoignent les certificats médicaux délivrés sur place. Ils constatent également que tous les élèves gardent un souvenir terrorisé de cette expérience. Ils constatent enfin que les enseignantes responsables et encadrant la sortie pédagogique ont été également malmenées au point de se voir délivrer un arrêt de travail. Ils témoignent aux élèves et à leurs collègues victimes de ces violences policières inacceptables leur totale solidarité. Ce comportement brutal met gravement en cause toutes les mesures éducatives et citoyennes mises en place par les personnels de l’établissement pour les élèves d’un collège situé par ailleurs en zone d’éducation prioritaire. C’est pourquoi ils ne sauraient admettre ces violences policières et décident collectivement de déposer plainte pour coups et blessures.

Ils décident d’alerter leurs autorités de tutelles : Inspecteur d’Académie, Recteur, Ministre. Ils se tournent également vers les élus afin que les responsables soient désignés et poursuivis, pour que de tels comportements ne se produisent plus jamais. Ce lundi 9 mars l’ensemble du personnel et des parents d’élèves appelle la communauté scolaire à manifester son indignation en participant massivement à un rassemblement au collège de 16h à 17 h.


En ce qui concerne les agressions commises en Gare Montparnasse, ne soyez pas rassurée, Madame, elles ont réellement eu lieu ,ce jeudi 5 mars en Gare Montparnasse, peu après 19 heures .En témoignent ou en témoigneront les caméras de surveillance de la gare, les policiers en civil , tous les voyageurs massés sur la plateforme de la gare, en attente du départ des trains , tous les voyageurs du train Paris- Bordeaux qui devait partir à 19h25 et parmi ceux-ci le médecin militaire qui a examiné , secouru et réconforté , durant le voyage ,les jeunes adolescents violentés . Il ne s'est pas agi d'une "bousculade", comme vous avez la complaisance de l'annoncer ( et de le croire?), mais bien d'un matraquage . Il s'est agi d'une souricière organisée par" les forces de l'ordre", pour "réceptionner" le groupe d'étudiants ,chassés des voies qu'ils occupaient .Toutes les issues de la plate-forme de départ ont été bloquées,enserrant ainsi les voyageurs.Et ce fut la charge .Une colonne d'hommes, armés de matraques, casqués , boucliers au bras, a traversé au pas de charge, d'un bout à l'autre le hall du départ,bousculant les voyageurs surpris et terrorisés .( La jeune femme dont la poussette a été cassée et qui a sauvé in-extrémis son enfant du piétinement a-telle porté plainte?). Cette colonne a chargé le groupe de collégiens puisque ceux-ci ,obstacles bien involontaires et qui ont tenté de fuir, se trouvaient sur la route de vos forces de l'ordre vers leur "cible", ... Mais tout ceci est écrit dans les rapports établis par la gendarmerie de Tresse, qui devant la gravité des faits , a eu la gentillesse de se déplacer et venir recueillir nos témoignages, au collège , sur ordre du Préfet de Bordeaux , dès le lendemain . Je me souviens avoir confié à l'officier de Gendarmerie qui recueillait ma déposition, mon étonnement et ma révolte :" comment certains de ces représentants de l'ordre ont-ils pu frapper sciemment des adolescents, après que ceux-ci aient clairement dit être des collégiens repartant à bordeaux? D'où leur vient ce sentiment d'impunité? " . il me faut rajouter que cette gare, que nous avions traversée le matin à 9heure 30 ne présentait aucun danger , pas plus qu'à18h45 . même quand les étudiants braillards sont arrivés sur les escalators . Elle ne l'est devenue que quand vos forces de police sont entrées en action pour diriger ces jeunes gens ...... en direction des voyageurs, et quand la colonne armée a foncé dans la foule ., transformant ce hall de gare en terrain d'affrontement . Il me reste à vous confier mon étonnement devant votre attitude officielle : si peu de compassion pour ces adolescents et ma collègue brutalisés, aucune condamnation pour ces moment de terreur que vos hommes ont répandu parmi les voyageurs!

MAM tente de rattraper sa bourde mais elle s'enfonce!: http://www.assemblee-nationale.fr/13/seance/questions-differe.asp ( c'est vers la 31 eme minute pour Alliot-Marie ) Elle dit tout d'abord que c'est un " mouvement de foule" ( même plus question de matraque) et enfin elle souligne que "les jeunes ne savent pas comment se comporter dans un mouvement de foule" et que l'encadrement est de la responsabilité des enseignants.

2009

7 mars: émeutes à Tours après une soirée Face Book

Des personnes arrivent au centre de la place plumereau dans le vieux Tours, pour une soirée “facebook”. Un carton est brûlé, les gens chantent autour du “feu”. La nationale arrive, ils sont quarante, gazent toute la place, les BAC arrivent aussi et mettent leur casque. Tout le monde a mal aux yeux, tout le monde se met à gueuler sur les flics, les vieux les jeunes, les bourgeois, les autres, les enfants des quartiers. Les flics continuent pourtant et arrêtent un gars de la rue connu de beaucoup d’entre nous, aux yeux de tous et toutes. Puis trois autres personnes arbitrairement. Et la police s’en va. Tout le monde sort des bars, des restos…et se met à gueuler. La police revient plus tard. Mais ils sont moins. Les bacs ne sont plus visibles. Ils cartonnent au flash ball, aux lacrymos. Un jeune me dit qu’il a reçu une balle en plastique mais que ce n’est pas une balle de flash ball. Les flics ne s’en sortent plus. Il y a trop de monde, ils reculent dans une ruelle perpendiculaire à la rue de la civette. Ils lancent des lacrymo, ils tirent au flash ball dans le tas mais ca n’a plus d’effet. “Police partout, justice nulle part”…il est 1H30. Les flics ont chargé onze fois. Onze fois les gens sont revenus pour leur gueuler dessus. Ils sont complètement dépassés et aucune équipe de renfort n’arrive pour le moment. Un mouvement de résistance s’est installé spontanément…..

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article81719
http://nantes.indymedia.org/article/16493

Les médias locaux accusent Facebook, reprennent les communiqués de la police. France 3 qualifie cette soirée de "faits divers". Que disent-ils : Il ne s'est rien passé. Ce fut un accident, un dérapage, une soirée trop alcoolisée. Les médias cherchent une cause quant il faut voir et comprendre ce qui a eu lieu. Le vieux Tours a été l'objet pendant plusieurs mois de descantes répétés et musclées de la police, arrêtant au hasard dans les terrases des cafés et dans les bars. Les bars ont été la cîble de menaces et d'intimidations. Le fait est que cette nuit, peu importe qui et pourquoi, la police n'était plus seule à dominer ce territoire,

2009

19 mars journée de grève nationale interprofessionnelle, on se pose la même question qu'à chaque manifestation: combien d'arrestations cette fois?

flashball, lacrymos, arrestations, condamnations sont au rendez-vous ainsi que caillassages, jets de bouteilles et de cocktails molotov. A saint Nazaire, Nantes, Paris, Toulouse, Marseille la répression fut bel et bien présente encore une fois.

2009

28 mars Yvan colonna condamné en appel à la perpétuité.

Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi après-midi dans les rues d’Ajaccio pour apporter leur soutien à Yvan Colonna, indignées de sacondamnation à perpétuité vendredi en appel pour l’assassinat du préfet Erignac. En début de soirée des incidents opposent des manifestants aux forces de l’ordre et ont fait deux blessés, apprend-t-on auprès des pompiers. Peu avant 17h, sous une pluie battante, Edmond Simeoni a annoncé la fin de la manifestation dans le calme. La foule a commencé à se disperser mais quelques groupes de jeunes lançaient, près de la préfecture, des “marrons de terre”, des pétards parfois utilisés dans les stades. Certains groupes ont lancé des projectiles en direction des forces de l’ordre, lesquelles ont riposté par des jets de grenades lacrymogènes. Sur la place des Palmiers et dans la rue Fesch, à proximité de la mairie d’Ajaccio, des manifestants incendiaient des conteneurs d’ordures ménagères. Un membre des CRS a été touché par le jet d’une boule de pétanque tandis qu’un manifestant a été atteint par un tir de grenade lacrymogène. Après 20H, le calme était revenu, la circulation rétablie après que les pompiers eurent éteint les deux feux de poubelles allumés sur le cours Napoléon. Il n’y a eu aucune arrestation.

2009

30 mars France 3 corse montre le 6 avril les tirs tendus niés par la ministre de l'intérieur

Xavier Orsini collégien corse de 14 ans, blessé pendant une manifestation de soutien à Yvan Colonna le 30 mars à Bastia, affirme qu'il a été touché en pleine tête par un tir de grenade lacrymogène. Les nationalistes sont outrés contre les "violences policières", le ministère de l'Intérieur reste droit dans ses bottes... Et les télés ont laissé passer la polémique.

le 4 avril la réponse des nationalistes: Samedi 4 avril, un rassemblement organisé à Bastia par les milieux indépendantistes a donné lieu à de violents heurts avec la police. Deux membres des forces de l'ordre ont été grièvement blessés. Pourquoi ? Cette manifestation avait été organisée par le mouvement politique Corsica Libera. Selon leur représentant, Jean-Guy Talamoni, les indépendantistes souhaitaient répondre, à leur manière, à "un drame". Toute la presse s'est fait l'écho de cette manifestation. Mais hors de Corse, les téléspectateurs de TF1, mais aussi de France 2 ou de France 3, étaient en droit de s'interroger : de quel drame parlait Talamoni ? Durant toute la semaine, ils n'en avaient pas entendu souffler mot dans leur JT préféré... La manif du 4 avril avait en fait été organisée pour dénoncer les "violences policières" qui auraient été commises lors d'une précédente manifestation, le 30 mars à Bastia. Des collégiens et lycéens avaient défilé pour soutenir Yvan Colonna, condamné à la prison à perpétuité le 27 mars pour l'assassinat du préfet Claude Erignac le 6 février 1998. En marge du cortège, un adolescent, Xavier Orsini, a été blessé au visage, la mâchoire fracturée en plusieurs endroits. Le jeune homme a été plongé dans un coma artificiel pendant trois jours.

Très réactif, Jean-Guy Talamoni met en ligne l'information sur les "exactions policières" le soir même sur son blog. Et le militant est affirmatif quant à l'origine des blessures : Orsini "a été l'objet d'un tir tendu de quelques mètres et en pleine tête. (Des dizaines de témoins ont vu le garde mobile viser posément et tirer sans la moindre hésitation.)" L'accusation est grave, puisque les tirs tendus de grenades lacrymogènes (le "fusil" étant utilisé à l'horizontale, à hauteur d'homme) sont illégaux et très dangereux. Seuls les tirs "en cloche" sont autorisés. Talamoni va lui aussi relayer l'affaire pendant une semaine. Et pour cause : il est l'avocat du jeune homme et de sa famille.

Le ministère de l'Intérieur dément que des gendarmes aient pu procéder à des tirs tendus. Dans un premier temps, "une source proche du dossier" avait affirmé à l'AFP que l'enquête privilégiait "une chute en avant de la victime, soit après avoir été poussée, soit après avoir été déséquilibrée par un projectile reçu dans le dos". Le Monde indique aussi que "les autorités" avaient également affirmé que la victime avait pu être "touchée par une fusée de détresse marine", employée par des manifestants.

Selon le quotidien, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie "a réfuté catégoriquement l'existence de tirs tendus de la part des forces de police et de gendarmerie.«Il n'y a pas eu et il n'y pas de violences policières (...), les tirs tendus ne sont pas autorisés dans la police»." Mais Antoine Albertini, le correspondant du Monde en Corse, contredit ouvertement la ministre : "Plusieurs témoins dont des cameramen de télévision certifient avoir constaté que des CRS avaient bel et bien pratiqué des tirs tendus à courte voire très courte distance en direction des manifestants (...). Sur l'une de ces séquences filmées dont Le Monde a eu connaissance, on distingue nettement un sous-brigadier d'une compagnie de CRS (...) en train de tirer un projectile à hauteur d'homme."


Tirs tendus police urbaine manif du 30 mars bastia

Pas assez convaincant ? France 3 Corse a déniché d'autres images dans les rushes de ses cameramen et les a diffusé le 6 avril au soir, dans une enquête signée... Antoine Albertini, le correspondant du Monde, qui travaille d'abord pour la station locale de la Trois. Ces images laissent peu de place au doute. Si le collégien blessé n'a pas eu la faveur des médias, le démenti cinglant apporté à la ministre aura peut-être plus de chance.
pour les abonnés: http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1839 on y voit vraiment nettement le policier qui arme et tire à l'horizontale, il n'a pas l'air stressé du tout, on voit même qu'il tourne la tête ensuite et arbore un large sourire ! sourire relevé par plusieurs utilisateurs du forum d'arrêt sur images
"Sinon oui, le CRS sourit bel et bien après son tir, visiblement heureux de prendre la manif pour Counter Strike."
"J'ai des hallucinations ou, sur les images de France 3, on voit le policier sourire après son tir tendu (0:29) ?"
"Content d'avoir touché sa cible, visiblement..."
"on distingue assez bien le rire sadique : "Yah Headshot ! Ca fait combien de frag tout ça ? Vas y Roger essaye de me battre !" "
"j'ai regardé la vidéo une deuxième fois pour regarder si il n'annonce pas " Pool " avant le tir. il rigole je l'ai remarqué aussi "

 

 

2009

2 avril : sommet du G20 à Londres

le système s'est auto détruit, on confie aux responsables de la mise en place de ce système le soin de trouver des solutions...pour ne rien changer. La police ne change pas non plus, au programme bastonnade de manifestants pacifiques.

Londres a espionné ses alliés au G20
des cybercafés piégés par les services secrets britanniques.
Un logiciel enregistrant les mots de passe utilisés pour se connecter,
permettait de continuer à espionner les délégués même après la fin de ces conférences au sommet.

Le Guardian révèle que les ordinateurs, et les appels téléphoniques des officiels et des hommes politiques qui ont participé au sommet du G20 (en 2009) à Londres ont été espionnés par les services secrets sur ordre du gouvernement britannique. Les délégués pouvaient aussi utiliser des cyber-cafés mis à leur disposition. Mais ceux-ci étaient surveillés par les services secrets qui pouvaient ainsi lire l'intégralité des e-mails reçus ou envoyés. Un logiciel enregistrant les mots de passe utilisés pour se connecter, permettait de continuer à espionner les délégués même après la fin de ces conférences au sommet.
Le Guardian ajoute que le cryptage des BlackBerry des délégués a été percé pour surveiller e-mails et conversations téléphoniques. Une équipe de 45 analystes étudiait, en direct, toutes les données obtenues, jour et nuit, pour en extraire des éléments significatifs retransmis aussitôt aux négociateurs et ministres britanniques participants à la conférence.
Ainsi par exemple, le Government Communications Headquarters (GCHQ) équivalent de la NSA américaine, recevait de celles-ci des informations sur les communications par satellite du président russe Medvedev. Les seuls pays avec lesquels le GCHQ prend des précautions avant d'espionner sont les USA, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15714

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2009

4 Avril Strasbourg Sommet de l'OTAN, la France réintègre le commandement de l'OTAN. Manifestations à Strasbourg. Les CRS pris en flag: ils balancent des pierres sur les manifestants.

10 000 policiers étaient sur place.

Selon Sarkozy: Les policiers "courageux et parfaitement organisés", avaient fait "un travail remarquable".
Selon MAM (ministre de l'intérieur): "les forces de l'ordre ont parfaitement fait leur travail", même s'il est "vrai", a-t-elle observé, qu'elles ont été "très gênées" par des "petits groupes très violents"

 

liberté de la presse bafouée: Hugo hayat malgré sa carte de presse et une carte de l'OTAN est mollesté par la police qui l'empeche de filmer et lui confisque sa carte de presse, l'officier donne même son numéro de matricule à la caméra tellement il semble certain de son impunité. Interviewé par Libération, Hayat livre le récit de ce qui s'est passé "hors-champ" : "Ils m'ont fait une clé de bras pour que je pose la caméra. (...) J'ai appelé un collègue et je lui ai dit d'alerter des agences de presse comme Reuters. Du coup, les policiers se sont un peu calmés et j'ai pu récupérer ma caméra."

Thomas Calinon, autre journaliste présent à Strasbourg (en tant que pigiste pour Libération) "J'étais dans le cortège, mais je voulais aller vers l'hotel Ibis qui a brûlé. Je me suis avancé vers le cordon de police, en position défensive : j'avais mon brassard presse, les deux bras en l'air, un appareil photo dans l'un, et un bloc dans l'autre. J'étais à peu près à 50 mètres quand un policier m'a tiré dessus, je ne sais pas si c'était du flashball ou une lacrymo. Le projectile est passé très près."

Par petits groupes et dans la nuit noire, quelque 2 000 militants antimilitaristes ont quitté le "Village" - un camp autogéré dans lequel les plus déterminés ont monté leurs tentes à cinq kilomètres au sud de la ville, près du quartier du Neuhoff. Le mot d'ordre circule : "Bloquons les voies d'accès avec nos corps, assis, debout, peu importe !" Des heurts sporadiques ont éclaté avec la police qui, à l'aube, avait interpellé 25 personnes. A six heures du matin, 400 personnes avaient réussi à gagner les abords du jardin botanique, appuyées par une fanfare de tambours et munies de cartons pour monter des barrages de fortune tandis que la police faisait usage de flash-ball et de gaz lacrymogènes pour les repousser. Côté allemand, trois plongeurs de Greenpeace étaient interpellés dans le Rhin.

La veille, une autre tentative de sortie s'était soldée par des heurts, avec les gendarmes, pour la deuxième fois en 24 heures. Un cortège de la "Brigade d'activistes des clowns" (la BAC) avait réussi une percée. Derrière, une centaine de "black-block", anarchistes et autonomes mélangés, étaient bloqués par les forces de sécurité. De part et d'autre d'une barricade enflammée, aux lancés de pierres et de canettes répondaient des tirs de grenades lacrymogènes ou assourdissantes et de canons à eaux. Le Village était encerclé. Le vrombissement de deux hélicoptères de surveillance alourdissait encore un peu plus l'atmosphère. Contraste saisissant avec le centre-ville, classé zone rouge, hérissé de murs antiémeutes et de barrages de police. Les habitants doivent engager de longues tractations pour rejoindre leur lieu de travail ou leur domicile. Une femme insiste. "Même le président ne passerait pas !", lui lance-t-on. A 10 h 50, les téléphones portables sont brouillés : "Air Force One (l'avion du président américain) arrive", indique un capitaine de gendarmerie. Une heure plus tard, il est toujours aussi difficile de progresser. "Attendez qu'Obama passe." Seule rébellion autorisée : les drapeaux arc-en-ciel "Peace" qui ornent de nombreux balcons.

Tous les manifestants devaient se rejoindre, dans la journée de samedi, pour la grande manifestation. Le parcours négocié avec les autorités a exilé les contestataires dans la zone portuaire de Strasbourg, au grand mécontentement de la coordination anti-OTAN. "J'ai l'impression qu'on va avoir du mal à y aller", s'inquiétait, soupçonneux, un "villageois". Un CRS faisait la moue : "Sans cagoule, peut-être pas.".

http://www.lemonde.fr/organisations-internationales/article/2009/04/04/a-strasbourg-transformee-en-camp-retranche-les-anti-otan-se-heurtent-au-dispositif-policier_1176660_3220.html

de nombreuses vidéos sur ce lien : http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article83600

des témoignages publiés sur le site du Monde:
"le constat d'une faillite dans le maintien de l'ordre est à mon sens irréfutable."
" Pour moi, c'est assez simple : nous avons été bloqués alors que nous devions rejoindre le point de départ de la manifestation. Les lacrymogènes et bombes assourdissantes nous sont tombés dessus, alors même que les "casseurs" n'étaient pas encore sur place ... en laissant le quartier du Rhin sans aucune protection, il s'agissait de livrer le quartier aux Blacks Blocks et autres, afin d'en tirer les images que vous avez tous vues, afin de mettre un terme à la manifestation (en légitimant la répression). Comme vous le savez sûrement, les pompiers et les services d'ordres ont attendu très longtemps pour intervenir. Les incendies auraient pu être rapidement circonscrits s'il y avait eu une quelconque volonté."
"Avant toute chose, les bâtiments incendiés auraient pu être évités : les CRS ont laissé faire les casseurs. Ils étaient présents, puisqu'ils nous ont chargés dans le jardin des Deux-Rives. "
"Devant, nous ne pouvions plus avancer, et derrière, les CRS envoyaient des lachrymos, ce qui forcait les manifestants pacifistes à avancer, et à s'agglutiner. Si bien que nous nous sommes retrouvés pris en étau, sans moyen ni d'avancer ni de reculer. Les CRS continuaient d'envoyer des lachrymos sur une foule de plus en plus compacte, au mépris de la sécurité de tous, sans se demander ce que donnerait un mouvement de foule. Des manifestants pacifistes ont formé une chaîne humaine, au cas où les CRS attaquent. Ils se sont fait tirer des lachrymos directement dessus "
"Un hélicoptère descendait très bas pour soulever la poussière au-dessus de groupes de manifestants manifestement pacifiques, alors que pendant ce temps de la fumée s'élevait au loin (au niveau du poste de douane)"
"15 heures. La manifestation officielle, totalement perturbée, se dirige vers le nouveau parcours. Les pompiers arrivent enfin sur les lieux des incendies, et des affrontements très violents opposent alors la police aux casseurs. Tout le monde est alors enfermé sur ces lieux et est alors gazé et flashballé (y compris personnes âgées, enfants et handicapés)"
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/04/06/manifestation-anti-otan-a-strasbourg-les-crs-ont-laisse-faire-les-casseurs_1177415_3224.html

Polémique sur les incendies: manifestants ou police? http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article83655

Strasbourg extrême violence de la police et particulièrement des Bacs en « civil » mais aussi des « verts » (les anti émeutes allemands), témoignages de tir systématique de grenades lacrymogènes a « tirs tendus » de nombreux-ses bléssé-es avec les « grenades assourdissantes » une arme soit disant « non léthales » de nombreuses blessures et irritations de la peau dues aux gaz lacrymos particulièrement violents, et de nombreux malaises de personnes âgées dans certaines rues ou on lieu des affrontement et ou l’air est quasiment irrespirable. le lien propose une chornologie minutée de la journée !
http://lille.indymedia.org/article15893.html

iTélé arrête son direct sous les lacrymos :
http://www.lepost.fr/article/2009/04/04/1483584_sommet-otan-i-tele-arete-son-direct-sous-les-lacrymo.html#xtor=AL-235

2009

21 Juin : décret anti-cagoules

Interdiction de dissimuler son visage lors ou aux abords d'une manifestation.
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020763885&categorieLien=id
Tremblez, casseurs, frémissez, black-blocks : votre fin est proche. Le décret « anti-cagoule » est paru au JO! Pourquoi une simple contravention, alors qu'on se souvient qu'il y a deux mois tout juste, le chef de l'État déclarait sur un ton va-t-en guerre son intention de «passer la vitesse supérieure» dans sa «lutte sans merci contre les voyous et les délinquants» ? Si « la vitesse supérieure » de « la lutte sans merci » s'entend de 1.500 euros d'amende max, 3000 en cas de récidive, on se dit que le gouvernement a une marge de progression dans la répression sanguinaire et que la menace de prison indiquera le passage en sur-régime dans la guerre à outrance. L'hypothèse que tout cela relève de la comm' étant naturellement exclue. Rassurez-vous, pas de mansuétude ici, c'est juste que la contravention de 5e classe est la plus haute sanction qui puisse se prévoir par un simple décret. Pour la prison, il y faut une loi, et ça prend plus de temps, surtout quand il faut revoter les lois que l'assemblée a rejetées avant qu'elles ne se fassent annuler devant le Conseil constitutionnel.(comme la taxe carbone ou hadopi)
http://www.maitre-eolas.fr/post/2009/06/21/1454-fous-pas-ta-cagoule

2009

12 Novembre :Tarnac, le principal témoin à charge était un faux témoin.
il y a un an, TF1 présentait un témoin "témoignage accablant pour le groupe, recueilli sous X pour protéger son auteur." "Accablant" soulignait alors le commentaire.

un an après TF1 présente un autre reportage nous expliqaunt: "que le témoignage d'une des personnes qui les accusait n'est pas crédible". "Je me sens pas hyper fier de ce qui s'est passé". TF1 a filmé, en caméra cachée, un témoin anonyme (dont le visage est flouté), dont les déclarations avaient joué un rôle important, il y a un an, dans l'arrestation de Julien Coupat. Le témoin avait alors affirmé avoir entendu Coupat déclarer à son groupe qu'il faudrait être un jour "prêt à tuer".
Un an jour pour jour après les interpellations, TF1 dans son édition du 20h du 11 novembre 2009 révélait que ce témoignage n'était pas crédible. Nos équipes sont les seules à avoir pu interroger ce témoin, qui affirme avoir été manipulé et avoir subi des pressions de la part des policiers de la sdat (sous-direction anti-terroriste). Ces derniers lui auraient dit qu'ils avaient juste "besoin d'une signature" pour pouvoir exploiter "certains éléments de procédure". Aujourd'hui, nous vous proposons de visionner cet entretien exclusif dans son intégralité (verbatim en encadré ci-dessous). Pour des raisons légales, son identité est protégée.
http://lci.tf1.fr/france/justice/2009-11/sabotages-sncf-le-temoin-sous-x-est-il-manipule-5568685.html

 

 

 

2009

19 Novembre : Récit d’une bavure policière.
Mon fils Léo (18 ans) et trois de ses camarades ont été interpellés jeudi, placés 24 heures en garde à vue et condamnés à trois mois de  prison avec sursis pour avoir participé à la manifestation devant le lycée Roosevelt Jeudi 19., lors de la visite de F. Fillion, venu présenter la réforme des lycées. Ci dessous un lien vers le site de FR3 qui donne l'info avec un premier commentaire laissé par le père de Léo .
http://lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/info/champagne-ardenne/Prison-avec-sursis-pour-3-%C3%A9tudiants-manifestants-59049714.html

bonjour  j'apporte ce jour le témoignage d'un père de famille dont le fils est passé en comparution immédiate suite à cette manifestation et a été condamné à 3 mois de prison avec sursis après avoir passé 24h en garde à vue.  Mon fils Léo Belenguier a 18 ans donc majeur et il  est étudiant en fac d'histoire à Reims.  Il n'est pas inscrit à un parti politique et s'est rendu à la manif par solidarité avec ses camarades et amis du  lycée Roosevelt.  Il a un casier judiciaire vierge, un attachement profond aux valeurs de justice et de solidarité doublé d'un tempérament doux et pacifiste. Il s'intéresse à l'actualité politique en tant que personne majeure porteur d'un droit de vote particulièrement en ce qui concerne ses pairs. 
Mon fils a déjà participé à des manifestations et n'a jamais commis aucune violence ni exaction d'aucune sorte allant même jusqu'à redresser des containers de poubelles en déplorant ces actes susceptibles selon lui de discréditer les actions menées.  C'est ce même jeune garçon qui s'est fait interpeler et menotter jeudi après la manifestation  au cours d'une rafle commise par la BAC alors qu'il attendait assis sur un plot pour reprendre son vélo garé devant le lycée, alors que la manifestation était terminée et qu'il avait demandé aux CRS à quel moment son vélo serait accessible.   Cette arrestation brutale est motivée par l' accusation d'avoir jeté des pierres sur les policiers pendant la manifestation avec soi disant pour preuve une vidéo le montrant distinctement. Mon fils  fort de son innocence a demandé aussitôt à voir la vidéo qui le mettait en cause. 
Il a été placé en garde à vue pour 24 heures, sans jamais pouvoir visionner ce document qui était sensé l'accabler. La raison en était, d'après la police que  la vidéo était sous scellés pour le tribunal. Après 24 heures de garde à vue traumatisantes (refus de l'informer de notre connaissance de sa situation, annonce que sa garde à vue pouvait être prolongée s'il niait, refus de nous contacter pour que nous  communiquions aux forces de l'ordre les coordonnées de notre avocat...),il a été jugé en comparution immédiate qu'il a acceptée pour éviter de se retrouver en "préventive" chantage odieux qui ne lui laissait d'autres choix que le procès expéditif ou la prison. Il n'a rencontré son avocat commis d'office que quelques minutes avant d'entrer dans le prétoire ce qui laisse perplexe sur le temps accordé pour préparer sa défense .
 Malgré la demande des avocats et des inculpés, malgré l'absence complète de preuves (le seul témoignage écrit est celui du policier blessé qui disait n'avoir reconnu personne et expliquait que les jets de pierre venant de l'arrière de la manifestation ne leur étaient pas imputables puisqu'ils étaient sur l'avant )et malgré les dénégations des quatre inculpés, cette bande vidéo n'a jamais été présentée à quiconque et le procès s'est conclu par une peine de sursis de trois mois pour chacun alors même qu'aucun témoin n'avait été entendu et qu'aucune preuve n'existait.
 La conclusion de tout cela dépasse ce qu'un citoyen français peut imaginer: la condamnation sans preuve d'un innocent pour l'exemple,  un traumatisme psychologique évident provoqué par une garde à vue visant prioritairement à faire d'un innocent un coupable à coup d'intimidation et de brimades de toutes sortes : autorisation d'aller aux toilettes plus d' une demie heure après la demande, nuit passée dans des conditions d'hygiène  épouvantables , refus d'appeler les parents pour le choix de l'avocat, refus des policiers du commissariat de Reims alors que je me suis rendu sur place sur leur conseil ,de me donner les informations sur les suites de la garde à vue jusqu'à la comparution immédiate après avoir soufflé le chaud et le froid et m'avoir donné des informations erronées ou contradictoires, refus du tribunal de prendre en compte l'absence de preuves  et au final une condamnation avec sursis mettant directement en péril l'accès à la vie professionnelle de mon fils au terme de ses études. 
J'espère que beaucoup de parents auront accès à cette information pour s'alarmer des conséquences désastreuses d'une politique sécuritaire et paranoïaque capables de  briser la vie d'un jeune homme jusque là libre et heureux.    Georges Belenguier

2009

20 novembre Le Taser peut être utilisé contre les mineurs aux Etats-Unis. C'est du moins ce qu'a fait l'officier de police Dustin Bradshaw dans la ville d'Ozark (Arkansas). L'information, reprise par Arrêt sur Images et 20Minutes.fr, a fait les gros titres de l'édition du mercredi The Arkansas Democrat-Gazette. Citant le rapport de Dustin Bradshaw, le journal explique que l'agent a été appelé pour une altercation familiale. Quand il est arrivé, la petite fille était recroquevillée sur le sol, hurlait et donnait des coups de pied à sa mère qui essayait -en vain- de lui faire prendre sa douche avant d'aller se coucher. "Sa mère m'a dit de la 'taser' si j'en avais besoin", explique l'agent dans son rapport. Le policier a alors essayé de lui mettre des menottes, et voyant qu'elle "résistait à l'arrestation" a tiré sur elle avec son pistolet électrique. Elle a cessé de résister, il l'a menottée et enfermée dans sa voiture de patrouille.
http://www.20minutes.fr/article/364796/Monde-Une-fillette-qui-refusait-de-prendre-son-bain-Tasee-par-un-policier.php
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=6231

En France, en septembre dernier, le Conseil d'Etat a annulé le décret autorisant le Taser pour la police municipale. La haute juridiction estime que son utilisation n'est pas assez encadrée et contrôlée.

Plus de 300 morts Reste ce chiffre: 351 morts liés au Taser entre 2001 et 2008 dans le monde, selon Amnesty International (AI). «Pour la majeure partie de ces cas, les causes de la mort ne sont pas claires scientifiquement» et dépendent souvent de circonstances particulières, selon Martin Lory.
http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/campagnes/armes/ai_et_transferts_msp/le_taser

2009
Novembre: L'Equalities and Human Rights Commission (commission pour l'Egalité et les Droits de l'Homme) britannique s'étonne du contenu du fichier ADN de la police. Les policiers feraient des arrestations de manière systématique, même sans aucune raison, pour pouvoir alimenter ce fichier ADN national. Le nombre d'arrestations est en augmentation régulière : 1,48 million en 2006-2007. De plus, dans ce fichier, on trouve 75 % des jeunes Noirs britanniques âgés de 18 à 35 ans, ce qui lui donne un caratère racial. Actuellement, même si elles n'ont commis aucun délit, ce qui est le cas de 1 millions des personnes fichées, les personnes qui figurent dans ce fichier, y restent à vie. Ce fichier qui contient l'ADN de 5,6 millions de personnes serait le plus important du monde. article du Times: http://www.timesonline.co.uk/tol/news/uk/crime/article6929017.ece
2009

Novembre: Malgré des chiffres en hausse en début d’année, la majorité présidentielle rappelle régulièrement les "bons" chiffres du septennat sécuritaire de Nicolas Sarkozy. Entre 1997 et 2002, les chiffres de la délinquance ont augmenté de 15%. Depuis 2002, la délinquance a diminué de 13,5%. En janvier 2009, lors de ses vœux, Nicolas Sarkozy expliquait que "c'est 1,5 million de crimes et délits qui ont été évités aux Français". Le 21 avril dernier, lors de la dernière table ronde sur la sécurité, le chef de l'Etat s'était également réjoui d'avoir fait passer le taux d’élucidation de "25% en 2002" à "38% en 2008". On vous dit qu’on veut des ré-sul-tats ! Pourquoi Sarkozy est-il si confiant quand il parle d'insécurité ? Parce que sa réussite s'appuie sur son outil marketing favori : la culture du résultat. Les fameux "chiffres de la délinquance" sont censés démontrer l'efficacité de sa politique sécuritaire. Sauf que Nicolas Sarkozy est passé maître dans l'art de manipuler les chiffres. Illustration en 5 étapes.

Etape 1 : Faire baisser les chiffres en retirant certains faits des statistiques : Dans un dossier publié en mars 2009, l'hebdomadaire Marianne expliquait les différents tours de passe-passe pour faire baisser artificiellement les chiffres de délinquance.
http://www.marianne2.fr/Le-numero-622-de-Marianne-Sarkozy,-pourquoi-les-francais-le-lachent_a177258.html

Etape 2 : Vanter l'efficacité de la police en dopant le taux d'élucidation: Parmi les indicateurs chers à Nicolas Sarkozy, il y a le taux d’élucidation, c’est-à-dire le nombre d’affaires résolues par la police. Ce taux ne cesse d’augmenter depuis 2002. Par quel miracle ? Tout simplement parce que "l'ensemble de l'activité de la police a été revue et orientée en fonction de cet objectif. Pour l'image de la brigade, mieux vaut interpeller une quarantaine de fumeurs de joints dans le mois que de mobiliser cinq fonctionnaires sur une équipe de trafiquants aguerris que l'on n'est même pas certain de coffrer. Un gramme de shit = une procédure = une affaire résolue. Un certain nombre de faits qui restaient jusque-là au niveau de la main courante font désormais l'objet d'une plainte. C'est notamment le cas des vols à l'étalage ou les différends entre voisins. Point commun : aussitôt constatés, aussitôt élucidés. Le taux d'élucidation devait être un indicateur, il est devenu une fin en soi". Encore une fois, on cherche donc à faire du chiffre facilement. Et à ce petit jeu comptable, la sécurité routière est particulièrement rentable pour un commissariat en mal de résultats puisqu'une infraction constatée est une affaire automatiquement réglée. Le "coupable" est facilement identifiable… il est au volant ! Marianne raconte que "pour améliorer ses courbes, on a même vu un policier verbaliser une conductrice parce qu'elle fumait une cigarette en conduisant".

Etape 3 : Cacher les chiffres quand ils ne sont pas bons : l'exemple des voitures brûlées. Depuis que Nicolas Sarkozy est aux commandes, au ministère de l'Intérieur puis à l'Elysée, le nombre de voitures brûlées est devenu un sujet tabou. Aucune statistique n'a été rendue publique depuis 2000. Le 21 janvier 2002, L'Express racontait par exemple que "l'incendie de voitures a pris de l'ampleur à la fin des années 1990 : 16 088 incendies volontaires ont ainsi été recensés en 1999, lors de violences urbaines, quelle qu'en ait été la cible". Depuis, on est passé a plus de 40 000 véhicules incendiés par an. Ce n'est pas la gauche qui le dit mais... Le Figaro, dans un article expliquant que la situation est encore pire en Grande Bretagne. Passer de 16 088 véhicules brûlés à plus de 40 000 n’est pas vraiment bon signe. Mais le gouvernement ne communique pas vraiment sur ces chiffres et minimise par exemple le nombre de voitures brûlées lors de la nuit de la saint Sylvestre.

Etape 4 : Annoncer des effectifs de police supplémentaires... tout en diminuant le nombre de policiers . L'autre manière de rassurer la population avec des chiffres est d'annoncer des effectifs supplémentaires. C'est ce qu'a fait Brice Hortefeux lors d'une conférence de presse le 12 novembre dernier en expliquant que le ministère de l'Intérieur allait procéder à "15 000 recrutements de policiers et de gendarmes en dix-huit mois, [dont] 10 754 pour 2010". Ces seuls chiffres laissent penser que les effectifs de la police vont donc augmenter de plus de 11 000 policiers en 2010. Sauf que Brice Hortefeux a oublié de préciser le nombre de départs."Il faut se référer aux documents budgétaires du projet de loi de finances pour constater que les effectifs de la police et de la gendarmerie vont en fait baisser en 2010. Pour la police nationale, le nombre d’entrées prévu en 2010 est de 6 000 équivalent temps plein contre 7 390 sorties prévues. Bilan : un solde déficitaire de 1 390. Et qui, selon Yannick Danio, délégué de l’union SGP Unité police, atteint même 2 018 postes si l’on se limite aux agents «opérationnels» (par opposition aux administratifs). Même tendance pour la gendarmerie, avec 6 514 entrées prévues contre 7 817 sorties. Dans les deux cas, les effectifs font les frais de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) qui postule le non-remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. Les forces de l’ordre vont donc perdre 2 744 postes en 2010".
http://www.liberation.fr/societe/0101603324-hortefeux-tromperie-sur-les-moyens

Etape 5 : Transformer les abribus cassés et les sangliers abattus en victimes de l'insécurité . Le raisonnement est simple et efficace : moins de crimes et délits équivaut à moins de victimes. Alliot-Marie, alors ministre de l'Intérieur, s'était prêtée à l'exercice en février 2009, en déclarant à France Soir : "Les victimes sont au cœur de mon combat pour la sécurité des Français. Dans les chiffres de la délinquance de proximité de l’an dernier, celui dont je suis la plus fière, c’est le nombre de victimes potentielles épargnées : 103 000 ! ".Sauf que MAM procède par amalgame comme l’expliquait à l’époque Libération. "Le chiffre de 103 000 évoqué correspond à la baisse du nombre de faits de «délinquance de proximité» constatés entre 2007 et 2008. Cette traduction en nombre de victimes vise à frapper l’opinion en «donnant de la chair» aux chiffres. Pourtant, il est bien peu rigoureux d’établir cette équivalence stricte (…) dans l’agrégat que compose la délinquance de proximité, on retrouve aussi bien les vols de voitures, que les cambriolages de locaux industriels ou encore les dégradations de biens publics. Pour aller au plus absurde, parmi les «victimes» évoquées par MAM figurent ainsi du mobilier urbain fracassé". Si Alliot-Marie s'est permis cet amalgame, c'est sans doute parce que Sarkozy avait déjà testé la formule avec succès : "En janvier 2003, il déclarait ainsi à propos des chiffres de la délinquance : «En une année, plus de 4 millions de faits constatés, ce sont plus de 4 millions de victimes dont beaucoup ne verront plus l’avenir avec autant de joie et d’insouciance qu’auparavant.» Un décompte des victimes trompeur, voire cocasse. Car Sarkozy parlait de la totalité des faits de délinquance constatés (…) on y trouve les infractions aux conditions de séjours des étrangers, l’usage de stupéfiants, la fausse monnaie, les vols à l’étalage, les délits de courses et jeux, ou encore les délits de chasse et de pêche, etc." Et voilà comment on transforme de la fausse monnaie, des abribus dégradés, des sangliers abattus hors-période de chasse... en victimes de l'insécurité. Vous avez la larme à l'œil devant tant de victimes sauvées ? Votez Sarkozy !

Par Sherlock http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2540

2009
29 novembre : Refuser la création des milices de Sarkozy
« Des réservistes expérimentés seront recrutés comme délégués à la cohésion police-population. Ils s'appuieront sur des "volontaires citoyens de la police nationale", c'est à dire des habitants dont je veux engager le recrutement pour qu'ils s’impliquent dans la sécurité de leur propre quartier. » Il s’agit là du système expérimenté par Silvio Berlusconi en Italie et que l’on appelle « les chemises jaunes » du nom de la couleur de la chemise de ces miliciens. Ainsi Nicolas Sarkozy a l’ intention de créer des milices et personne ne dirait rien ? Avez-vous bien lu ? Dans votre quartier, certains habitants du quartier auront des fonctions de police, ce qui est déjà incroyable mais de surcroit ils auront ce pouvoir dans le quartier lui-même. Qui peut être d’accord avec ça ? Imaginez-vous concrètement ce que cela veut dire comme pouvoirs exorbitants accordés à ces personnes ?
http://www.jean-luc-melenchon.fr/2009/11/action-urgente-refuser-la-creation-des-milices-de-sarkozy/
2009

3 décembre: Julien Coupat, et ses neuf co-mis en examen dans l'affaire de Tarnac, dénoncent leur contrôle judiciaire, et n'en respecteront plus les obligations :
"Nous désertons. Nous ne pointerons plus et nous comptons bien nous retrouver, comme nous l'avons fait, déjà, pour écrire ce texte. Nous ne chercherons pas à nous cacher. Simplement, nous désertons le juge Fragnoli et les cent petites rumeurs, les mille aigreurs misérables qu'il répand sur notre compte devant tel ou tel journaliste. Nous désertons la sorte de guerre privée dans laquelle la sous-direction antiterroriste voudrait nous engager à force de nous coller aux basques, de "sonoriser" nos appartements, d'épier nos conversations, de fouiller nos poubelles, de retranscrire tout ce que nous avons pu dire à notre famille durant nos parloirs en prison. S'ils sont fascinés par nous, nous ne sommes pas fascinés par eux."
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/03/affaire-de-tarnac-pourquoi-nous-cessons-de-respecter-les-controles-judiciaires_1275570_3232.html

 

 

 

 

 

2010

21 janvier : des manifestants portant des masques de Sarkozy interpellés

à signaler la sortie des "dossiers du Canard Enchainé" n°113
intitulé "Je te vois ! Filés ! fichés ! Fliqués ! Comment nous sommes tous sous surveillance"

ce sont les premières victimes du décret anti-cagoules . Une bousculade s'est produite quand les deux syndicalistes et un troisième manifestant ont été conduits dans un fourgon puis emmenés au poste de police, où ils ont été relâchés au bout d'une heure. "J'ai été traité de trou du cul. J'ai même été tutoyé par un flic qui a dit qu'il allait me casser la figure quand je serai tête à tête avec lui dans son bureau", s'est indigné Pierre Bernasconi, lequel n'a pas été interpellé. L'élu a indiqué qu'il comptait porter plainte pour insultes et menaces, car "on ne traite pas un élu comme ça." Selon lui, le directeur départemental de la sécurité publique a finalement fait relâcher les trois manifestants interpellés.
http://www.laprovence.com/article/region/nice-des-manifestants-portant-des-masques-de-sarkozy-interpelles

On ne rigole pas avec la grosse tête de Sarkozy dans la ville dirigée par l’UMP Christian Estrosi, par ailleurs ministre chargé de l’Industrie et grand amateur de vidéo-surveillance.
La suite de la manif de jeudi, zappée par les médias, c’est Jean-Paul Duparc, directeur du Patriote, hebdomadaire progressiste de Côte d’Azur, qui la raconte sur le site Le Patriote.info : « Les élus communistes et républicains, venus participer à la manifestation et exprimer leur solidarité avec les salarié-e-s de la fonction publique, se sont alors interposés calmement pour dénoncer le caractère disproportionné et irraisonnable de cet "excès de zèle". La réaction des forces de l’ordre a été brutale, cherchant à toute force à "embarquer" les deux manifestants placés en "état d’arrestation". Les élus et quelques manifestants encore sur place ont tenté d’empêcher ces arrestations arbitraires par une chaîne humaine de solidarité. Gérard Piel, vice président du conseil régional, a été molesté et Adeline Mouton, conseillère régionale, jetée à terre violemment. » Pas moins.
Les deux jeunes manifestants ont finalement été arrêtés et embarqués ainsi que Pierre Bernasconi, enseignant gréviste, conseiller régional et président de l’Adecr06 (Association des élus communistes et républicains).
Un manifestant membre du Snuipp a été blessé et emmené sur une civière par les pompiers à l’hôpital Saint-Roch.
Sur Le Patriote.info, Jean-Paul Duparc donne la parole à Pierre Bernasconi, conseiller régional communiste arrêté par la police : « Il y avait urgence pour la police. Elle nous a embarqués dans son fourgon, mettant les gyrophares et brûlant les feux rouges. Nous avons été traités comme des rebelles et transférés au commissariat Foch. Je trouve cela scandaleux que des gens qui défendent les droits soient maltraités. La police m’a bousculé. Dans les couloirs du commissariat, j’ai été traité de trou du cul par le chef de la police judiciaire. Il m’a traité de con, en me disant que j’allais me pisser dessus... »
L’un des manifestants arrêtés, enseignant militant du Snuipp, donne aussi son témoignage : « Les policiers voulaient nous amener au commissariat juste pour un contrôle d’identité. Je leur ai demandé dans quel cadre : une audition, une garde à vue ? Et ils ne nous ont proposé aucun cadre légal
. Voilà il y a du zèle qui a été fait. Nous portions les mêmes pancartes l’année dernière mais sans les masques, et on avait défilé dans tout le cortège sans aucun souci. C’est fou ! Quand les forces de l’ordre sont intervenues, j’ai fait appel aux copains du syndicat. Des délégués du Front de gauche et du PC sont venus nous aider. Les policiers ont appelé ça de la rébellion. Alors que nous avons eu un comportement très correct, ils nous ont embarqués. »
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article6834

Le 14 mars 2013, la CEDH a condamné la France pour "violation de la liberté d'expression"
pour avoir condamné Hervé Eon qui avait brandi un écriteau sur lequel on pouvait lire "Casse-toi pov'con" lors d'une visite en août 2008 à Laval, en Mayenne, de Nicolas Sarkozy, alors chef de l'Etat.

le 15 mai 2013, les députés français ont adopté un amendement abrogeant le délit d'offense au chef de l'Etat
deux mois après la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour violation de la liberté d'expression. Plusieurs amendements ont été votés dans le cadre d'un projet de loi adaptant la législation pénale française à sept textes de l'Union européenne et à diverses mesures de droit international. Le premier amendement, déposé par la socialiste Marietta Karamanli et adopté à l'unanimité par la commission des lois, abroge le délit d'offense
http://www.europe1.fr/Politique/Le-delit-d-offense-au-chef-de-l-Etat-abroge-1518223/

2010
25 Janvier : Bienvenue chez Bouygues Brother
 

10 février : Interpellation, menottes et 10 h de garde à vue
pour Anne , une collégienne de 14 ans

"« L’interpellation des deux élèves au sein de l’établissement s’est faite très discrètement. Et je ne pouvais pas m’opposer à l’entrée de la police» , rapporte la principale, furieuse de la palanquée de journalistes en bas de son établissement pour «une stupide histoire entre ados» (...) La police parle du jeune garçon de 14 ans et de ses «trois complices» comme les auteurs de «violences aggravées»"

" Le récit de l’enfant, souffrante ce matin-là, a des accents de sincérité (...) «Je comprends très bien qu’on demande des explications après une bagarre, qu’il y ait une convocation au commissariat. Mais je trouve le dispositif d’interpellation au domicile suivi d’une garde à vue complètement disproportionné » proteste-telle."

Elle affirme avoir été menottée durant son transport au commissariat

«Ma fille et deux de ses amies se sont moquées d’elle – comme tous les enfants, ma fille n’est pas une sainte. Un de leur copains lui a donné un coup de pied. Le ton est monté et ça a dégénéré : la fille et le garçon se sont battus. Ma fille et ses deux amies se sont juste interposées pour stopper l’altercation. » Ça, c’est la version de la mère d’Anne.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7115

   

2 juin : Liberté


Serge Portelli Paroles de Résistance / Glières... par CRHA74

   

4 juillet : outrage et rébellion

2010

RETRAITES 2010
LA CONFRONTATION

« 13 ans en taule, 16 ans pas responsable, 25 ans au chômage, 70 ans mort au taf »

Au programme et sans aucune exagération hélas : ados traumatisés, prises massives d'empreintes génétiques, Infiltrations, faux casseurs, souricières, violences policières, arrestations et prisonniers politiques.

2010

Cette fois, on ne plaisante plus. On aimerait bien, mais on ne peut plus. Disons les choses très simplement : il y aura un avant et un après les cambriolages d'ordinateurs de Mediapart, du Monde, et du Point.
Le culot, le professionnalisme, et jusqu'à cette simultanéité, cette volonté manifeste d'intimider : ces cambriolages sont signés, et cette signature est glaçante. Quelle signature ? Ne nous avançons pas. Ils sont signés de professionnels, évidemment. Mais surtout, de professionnels certains de l'impunité. Et compte tenu de l'ampleur de la trangression qu'ils représentent, l'ordre, ou le feu vert, et cette garantie d'impunité, ne peuvent venir que de très haut.
Patrick Cohen a commencé, à France Inter, en interrogeant Alliot-Marie sur les cambriolages. Très bien. Aphatie a enfoncé le clou au Grand Journal, devant un Xavier Bertrand marmoréen.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3491

Qui utilise des méthodes fascistes monsieur Bertrand? il est temps de se renseigner sur l'affaire Woerth


Affaire Woerth: L'UMP flingue le Net et Mediapart

TOUJOURS PLUS FORT !!!

3 novembre 2010 : Selon "Le Canard enchaîné", Sarkozy supervise l'espionnage de journalistes

Citant des sources anonymes au sein de la Division centrale du renseignement intérieur (DCRI), l'hebdomadaire satirique explique que "depuis le début de l'année, au moins, dès qu'un journaliste se livre à une enquête gênante pour lui ou pour les siens, Sarkozy demande à Bernard Squarcini, [patron du renseignement français] de s'intéresser à cet effronté. En clair, de le mettre sous surveillance, de recenser ses relations et, surtout, ses informateurs." Selon le journal, la DCRI a même mis en place un groupe spécial chargé de traquer les sources de certains journalistes. La méthode, explique Le Canard enchaîné, passe d'abord par la consultation des factures téléphoniques détaillées des journalistes pour identifier leurs sources. "Les opérateurs sont d'une grande complicité avec nous", assure une source au sein de la DCRI.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/02/selon-le-canard-enchaine-sarkozy-supervise-l-espionnage-de-journalistes_1434560_823448.html

rappels: Pas un cambriolage, pas deux, mais trois : sur une période de deux semaines, les rédactions de Mediapart, du Monde et du Point ont été visitées par de mystérieux voleurs et les ordinateurs de journalistes travaillant sur le dossier Bettencourt dérobés. Rappelons qu’il s’agit d’une affaire d’État : le ministre Eric Woerth est lourdement soupçonné de « trafic d’influence par une personne investie d’un mandat électif » et de « financement illicite de parti politique ou de campagne électorale », au bénéfice du président de la République en exercice, Nicolas Sarkozy, dont l’élection s’en trouverait invalidée si les faits étaient avérés.
http://www.plumedepresse.net/bettencourtgate-et-cambriolages-de-journalistes-causeur-le-rendez-vous-reac-des-imbeciles/


Quand MAM ne sait pas, ne voit pas, n'entend pas...

2010

LOPPSI 2 : Pire que tout !

http://www.ldh-ales.net/spip.php?rubrique14

2010

Un syndicaliste détenu "préventivement" lors d'une visite de Sarkozy dans l'Allier

LEMONDE.FR | 08.12.10 | 19h29

Nicolas Sarkozy au Mayet-de-Montagne, dans l'Allier, le 25 novembre.AFP/ERIC FEFERBERG Le 25 novembre,

Nicolas Sarkozy est dans l'Allier, au chevet du monde agricole. Depuis la défaite de la majorité aux élections régionales, huit mois plus tôt, le chef de l'Etat multiplie les déplacements en milieu rural. La visite d'une exploitation agricole d'Isserpent, suivie d'une table-ronde organisée avec des agriculteurs au Mayet-de-Montagne, se déroule sans accroc. Le président passe en revue une troupe de charolaises impassibles, serre quelques mains et conclut en promettant de "protéger la ruralité".

Rien à voir avec l'ambiance hostile qui avait accompagné les déplacements présidentiels à Sandouville (Seine-Maritime), en octobre 2008, à Châtellerault (Vienne), en mars 2009, ou encore à Saint-Lô (Manche), le 12 janvier 2009. Cette dernière visite, émaillée de heurts entre policiers et manifestants, avait provoqué l'ire de M. Sarkozy et entraîné les mutations du préfet de la Manche et du directeur départemental de la sécurité publique.

Un précédent suffisamment marquant pour mettre les forces de l'ordre de l'Allier sur les dents : au Mayet-de-Montagne, une commune de moins de 2 000 habitants, 300 à 400 représentants de la force publique sont mobilisés. Face à eux, un petit groupe d'une quinzaine de personnes a prévu de manifester son hostilité au chef de l'Etat et à la réforme des retraites. L'un d'eux n'en aura pas l'occasion : Frédéric Le Marrec, un militant du syndicat SUD de 42 ans, passera les cinq heures de la visite de Nicolas Sarkozy dans les locaux de la gendarmerie.

Son récit au Monde.fr est confirmé par des sources proches de la gendarmerie, qui ont souhaité rester anonymes mais entendent dénoncer "des méthodes d'un autre âge". Frédéric Le Marrec a par ailleurs porté plainte contre X... pour "arrestation arbitraire", le 6 décembre, auprès du commissariat de Vichy, qui dément avoir enregistré une telle plainte.

"LES GENDARMES N'AVAIENT PAS GRAND-CHOSE À ME DIRE"

Educateur spécialisé dans un foyer pour adolescents du Mayet-de-Montagne, Frédéric Le Marrec prend son poste à 6 h 30, ce 25 novembre. A 9 h 30, il quitte le foyer en compagnie d'un autre militant pour rejoindre ses amis manifestants. Devant son lieu de travail, deux gendarmes l'attendent, qui le prient de les accompagner à la gendarmerie. Là, il est interrogé par deux fonctionnaires venus de Moulins au sujet d'un collage d'affiches en faveur du Nouveau Parti anticapitaliste, la nuit précédente. D'ordinaire, explique un policier consulté à ce sujet, "ce genre de dossiers, qui débouche au pire sur une contravention, est traité en moins d'une demi-heure".

Très vite, une fois réglée cette affaire de collage, "les gendarmes n'avaient plus grand-chose à me dire, raconte Frédéric Le Marrec. Et comme je n'étais pas officiellement en garde à vue, j'ai voulu m'en aller. Lorsque j'ai commencé à rassembler mes affaires, ils m'ont dit : 'On vous déconseille de partir'". Voulant "éviter tout incident", le militant prend son mal en patience. Au bout d'un moment, il reçoit cette mystérieuse confidence : "Le préfet vous en veut." Peu après 14 heures, Frédéric Le Marrec quitte la gendarmerie. L'hélicoptère de Nicolas Sarkozy a décollé quelques minutes auparavant.

"SI À 9 H 30 IL VA PISSER, IL FAUT QUE JE LE SACHE"

D'après les témoignages des sources proches de la gendarmerie obtenues par Le Monde.fr, il semble bien que le préfet de l'Allier, Pierre Monzani, ait joué un rôle dans ce dossier. Le 24 novembre, lors de la réunion organisée avec les responsables de la sécurité pour préparer la venue du chef de l'Etat, le préfet cite nommément Frédéric Le Marrec : "Si à 9 h 30 il va pisser, il faut que je le sache", lance ce proche de Brice Hortefeux. Une consigne apparemment prise très au sérieux par les gendarmes.

Selon ces sources, le militant est connu localement : "Il est grand, il porte toujours un bonnet, c'est une figure du Mayet-de-Montagne. Il a activement participé au conflit sur les retraites, prenant part à des blocages et des tentatives de blocage de dépôts d'essence et à un tractage sur des rails." Rien qui justifie ces longues heures d'une rétention "extrêmement limite au niveau de la légalité : Le Marrec n'est pas connu comme quelqu'un de violent, ses actions ont toujours été mesurées sur Le Mayet-de-Montagne. Apparemment, on a juste désigné cet homme comme un fauteur de troubles potentiel et on s'est occupé de lui de façon préventive".

Le préfet dément avoir évoqué le cas de Frédéric Le Marrec lors de cette réunion préparatoire : "Je ne connais pas ce monsieur. De façon générale, ce serait contre-productif de désigner une cible particulière à mes troupes, puisque celles-ci doivent se concentrer sur tous les dangers potentiels." Selon lui, le militant "veut se faire de la publicité dans le milieu syndicaliste" et a été particulièrement bien traité pendant sa rétention à la gendarmerie : "Le café que lui ont servi les gendarmes devait être bon pour qu'il s'attarde autant à la gendarmerie." La plainte a été transmise au procureur de la République.

Benoît Vitkine

2011

14 janvier Bal tragique à Lille : un policier égratigné, 53 interpellations

La soirée du vendredi 14 janvier organisée au Centre Culturel Libertaire (CCL) en soutien au journal La Brique a rassemblé beaucoup de monde. Des habitués, des militants, mais aussi et surtout de nombreuses personnes étrangères à ce milieu, uniquement présentes pour le concert Hip Hop. A la fin de la soirée, la police a littéralement pris d'assaut les lieux et interpellé brutalement les 53 personnes qui s'y trouvaient encore. Pour plusieurs raisons, nous ne reviendrons que sur les agissements des policiers, depuis le moment où ils nous enfermaient dans le CCL comme des rats jusqu'à notre libération du commissariat. Voici ce que nous avons vu de nos propres yeux et entendu de nos propres oreilles, tant de la part de nos compagnons de cellule que des " fonctionnaires de l'Etat", véritable police idéologique et punitive.

Entre 3 et 4 heures du matin, la police intervient aux portes du CCL. Avant qu'elles ne soient fermées et barricadées par nos soins, un policier réussit à décharger une grosse dose de lacrymogène poivrée à l'intérieur. Les yeux rougissent, larmoient, les poumons s'irritent, l'air s'opacifie, mais il est encore possible de tenir. Certaines personnes ouvrent la seule salle fermée jusqu'à présent pour s'y réfugier et respirer. Mais cela ne dure pas, car les policiers brisent sa vitre donnant sur la rue et gazent massivement, dans le but d'étouffer ses occupants. La situation est intenable, et l'on se décide à sortir.

L'ouverture des portes permet aux agents de gazer davantage ce véritable piège qu'est devenu le CCL. Certaines personnes le sont au visage, comme celle qui tente d'expliquer à la police qu' on va sortir . Une fois dehors, nous sommes reçus à coups de matraques,bousculés, molestés, jetés au sol. Et, progressivement, nous nous retrouvons à terre, soit sur les trottoirs, soit sur la chaussée. Un mot de trop, un geste comme lever la tête pour observer la scène, et les policiers insultent (Les hommes en particulier sont traités de "pédale", " tarlouze" ) ou frappent ( coups de pieds dans les bras, les côtes). Certains sont matraqués à la tête. Un homme a l'oeil gonflé de sang. Est-ce un hasard s'il est basané ? Au moins deux personnes sont complètement aveuglées par le gaz. Une autre, asthmatique, s'asphyxie. Un type se retrouve à terre, la tête écrasée par le genou d'un jeune policier très excité, celui-là même qui le menotte brutalement en criant, mot pour mot, à ses collègues : " J'l'ai eu, c'est bon, j'me suis vengé ! "

Plusieurs camions arrivent. Cela a manifestement tout l'air d'une rafle, avec son lot de personnes impuissantes, apeurées, paniquées et dans une complète incompréhension. Nous sommes menottés dans le dos à l'aide de "serre flex" et conduits par groupes au commissariat. Dans un des camions, un policier déclare à des " raflés " qu'ils sont interpellés parce que, ce soir, ils n'étaient " pas sortis au bon endroit ". D'autres apprennent de la police qu'ils nesont que de "sales gauchistes".

Arrivée au commico

Au commissariat, les hommes sont parqués dans une seule cellule, les femmes dans une salle, toujours entravé-es. Nous sommes bientôt 53, et étouffons entre ces murs. Certains ont leurs liens trop serrés,dans le dos, et expriment leur douleur aux policiers. Ces derniers rigolent et insultent à nouveau. Comme dans la salle où sont enfermées les femmes, la colère monte dans la cellule des hommes. Quelques uns s'énervent, l'on crie, l'on tape dans la porte, ce qui vaut, pour l'un d'entre eux, d'être sorti de la cellule et tabassé au sol. Il ne se débat pas, tenu qu'il est par le "serre flex", et encaisse les coups.

L'un après l'autre, nous passons un test d'alcoolémie. Les hommes sont déplacés, toujours les mains dans le dos, dans une autre cellule, un peu plus grande. Les femmes sont les premières à être fouillées, mises à nu une par une, puis déplacées dans les geôles de garde à vue. De là où les hommes sont parqués à présent, on peut observer les derniers interpellés arrivant au commissariat. Parmi eux, une jeune femme perd connaissance, juste devant la cellule. Elle s'écroule sans provoquer la moindre réaction des policiers. Ceux-ci la laissent au sol, inconsciente, durant au moins quinze minutes. Derrière les vitres de la cellule, les hommes protestent, en criant, tapant dans la porte. Ce qui amuse visiblement les agents, qui rigolent entre eux, droits dans leurs bottes autour de la gisante. Elle sera par la suite traînée sur le sol.

Un type est très mal en point, il ne voit plus rien. On demande un médecin mais les policiers se marrent et attendent un long moment pour le faire examiner. Certains souhaitent que leurs liens dans le dos soient desserrés : ils en sortent un pour les lui resserrer. L'énervement se fait de plus en plus sentir. Aucune notification, aucune information n'est donnée. Certes, certaines personnes ont trop d'alcool dans le sang, mais celles dont le taux est nul devront quand même patienter plusieurs heures ( environ de 4h30 à 8h30 pour les premières ) avant de savoir ce qu'elles font ici et connaître leurs droits. Un flic au crane rasé perd son sang froid, ouvre la cellule des hommes et en frappe un durement au ventre. Il referme la porte. Quelques minutes après, il réitère dans la salle des femmes en infligeant plusieurs coups dans le tas, à l'aveugle. Ses collègues lui demandent manifestement d'aller voir ailleurs, car il vient de commettre, devant tout le monde, une bavure en bonne et due forme. Un autre policier explique aux hommes qu'ils ont " de la chance de pas être en Tunisie ", car "là-bas, on aurait eu des armes ". Et à ceux qui lui demandent si c'est ce qu'il veut, utiliser son arme, il répond très sereinement "oui". Pour justifier leurs agissements,les agents n'ont qu'un mot à la bouche : une " trentaine " de personnes parmi nous ont tabassé un des leurs qui est actuellement dans le coma. Nous apprendrons plus tard la vérité : ce n'est qu'un grossier mensonge.

Pour les hommes, les mains dans le dos, l'attente dans cette cellule trop petite est très longue. C'est un peu avant 8 heures que le premier d'entre eux est fouillé, libéré du " serre flex ", présenté au médecin puis placé en geôle de garde à vue. Les derniers y seront déplacés en milieu de matinée. Pendant une fouille, des policiers menacent et traitent plusieurs fois un interpellé dénudé de "connard". Lors d'une autre, ils arrachent sans ménagement l'écarteur d'oreille d'un homme, qui arrive dans sa cellule avec un lobe ensanglanté. On lui donne quelques feuilles de papier toilette. Seize femmes sont placées dans une cellule immonde qui ne peut, humainement, même pas en contenir dix. Dans une autre, plus grande, où quinze hommes sont enfermés, le sol, à plusieurs endroits, est recouvert d'urine, l'air empuanti. Heureusement que le médecin du commissariat conseille à plusieurs d'entre nous d'arrêter de fumer, car c'est mauvais pour la santé.

Dans l'attente d'une libération

Nous sommes dans les sous-sols de la forteresse policière lilloise construite il y a trois ans aux portes de Lille Sud. Durant les révoltes de 2005, c'est dans ce quartier que les voitures avaient brûlé. La mesure de cette opération explique peut-être pour la première fois de façon concrète la démesure de l'architecture du batiment. Car dans l'ancien commissariat, il aurait été difficile de placer autant de monde en garde à vue simultanément : S'agissait-il "d' anticiper" les éventuelles révoltes des quartiers pauvres de Lille ?

Tout est vitré, les lumières sont blafardes, les murs de béton, froids et épais, les moindres bruits se propagent en échos qui, à la longue, deviennent insupportables. Il ne se passe d'ailleurs pas dix minutes sans qu'un prisonnier cogne les vitres, ou crie, qu'une porte soit ouverte puis fermée par trois verrous. Il fait chaud mais la fatigue refroidit le corps. Ici, on perd vite la notion de l'espace et du temps. Beaucoup craignent une prolongation de vingt-quatre heures, le cauchemar s'éternise.

Entre le milieu de matinée et 20 heures, c'est une longue attente où il faut crier, frapper dans les fenêtres et les portes des cellules pour ne serait-ce qu'avoir accès aux toilettes. En guise de repas, vers 10h30, un des policiers dépose une brique de jus de pomme et deux biscuits secs. Quand on leur demandera plus tard à manger, ce qui est un droit des plus élémentaires, ceux-ci hausseront les épaules et diront que les réserves de repas sont vides.

Les femmes, toujours à seize dans leur cellule exigue, doivent subir les regards pervers et rigolards des policiers. On ne leur donne pas de biscuits avant plusieurs heures. Et quand elles demandent, à maintes reprises, de pouvoir accéder aux toilettes, on les ignore. Elles réclament alors du papier toilette, et un jeune agent tout juste pubère répond, en cherchant du regard la complicité de son collègue : " Vous avez un petit problème, c'est ça ? C'est pas de chance. " Il continue de rigoler, tourne le dos. Vers 14 heures, les femmes se mettent à crier : elles ont chaud, suffoquent, l'une d'entre elles fait un malaise. Il faudra attendre cinq bonnes minutes avant qu'un des geôliers présents daigne jeter un oeil, puis encore cinq longues minutes avant qu'une partie d'entre elles ne soit placée dans une autre cellule.

Au moment de la notification de garde à vue, une policière demande à un interpellé s'il veut voir un médecin. L'homme hésite, ce qui la pousse à argumenter : " Dans tous les cas, si vous voulez sortir vite d'ici, il vaut mieux ne pas faire traîner ces histoires... " Message passé. Les notifications tardent à venir pour certains interpellées, les dernières d'entre elles arriveront aux alentours de 16 heures, avec pour heure officielle du début de la garde à vue 4h30. D'ailleurs certaines personnes refusent de les signer, choquées d'apprendre à leur lecture qu'elles sont gardées à vue pour " violence collective à agents des forces de police ". Environ la moitié des 53 interpellés demandent à consulter une avocate commise d'office. Rares sont ceux qui la verront avant leur interrogatoire.

Viennent les auditions, très lentement. Au cours de l'une d'elles, un officier de la police judiciaire (OPJ) demande à un interpellé s'il connaît un certain " cochon ". Réponse négative,qui déçoit l'OPJ : pour le reste de l'interrogatoire, faisant preuve d'un humour très fin, il ne cessera de l'appeler " Monsieur Cochon ". Durant cette même audition, un autre policier entre dans la salle, regarde l'homme interrogé, et lui dit en posant son front juste au-dessus de lui : " Vous aussi, vous ne savez rien et vous n'avez rien vu ! Il n'empêche qu'on a un collègue sur le carreau et qu'on sera sans pitié ". Mais quand il le raccompagne dans sa cellule, l'OPJ, d'humeur plus bavarde, dit au gardé à vue que le collègue en question est sorti de l'hopital, qu'en fait il n'a pas grand chose et que cette histoire fait beaucoup de bruit pour rien!

Vers 16 heures, les premiers signes de libération possible apparaissent : les policiers s'agitent pour aller au plus pressé. Des renforts viennent de tous les services de la métropole lilloise, on y rencontre par exemple des officiers de la brigade des mineurs. Les auditions s'enchaînent de plus en plus vite. Durant l'une d'elles, un OPJ souffle à un interpellé qu'il en veut au procureur d'avoir ordonné le placement en garde à vue de tout le monde, il ne comprend pas tout ce raffut, il est d'astreinte, il " faut faire vite ". Dans sa déposition, l'interpellé lui signifie que l'assaut du CCL s'est opérédans un climat de violence gratuite. Il relit la première version, mais aucune mention de la violence. Il exige alors la correction et l'OPJ réimprime le papier. Globalement, les auditions sont baclées, certaines ne sont pas signées ce qui dérange nécessairement les officiers. Cela ressemble tellement à une mascarade qu'ils omettront même d'auditionner un type qui, après avoir consulté l'avocate commise d'office, était pourtant prêt à être écouté. Mascarade ? Pas vraiment, si l'on en croit les dires d'un officier qui se confie à une personne en audition: le commissaire aurait voulu marquer le coup, parce que le CCL constitue un milieu d'extrême gauche.

Les premières empreintes sont prises vers 18h30. Un gardé à vue constate qu'un agent s'amuse tout en rire gras avec son collègue, à battre le record de fichage en une journée : ils en sont à 33 et approchent apparemment du chiffre record, ce qui a l'air de les exciter. Une personne demande pourquoi elle est fichée : "parce que c'est la loi ", qu'elle est interpellée et que même sans être inculpée ou déférée, elle sera fichée. Le policier ajoute, sourire aux lèvres, que ce fichage sera effectif " pendant vingt-cinq ans ". Il aura au moins retenu ça de ses cours à l'école de police. Mais ils n'auront pas l'occasion de battre le record, les derniers interpellés ne seront pas fichés. Faute de temps ? Service terminé ?

Quand nous sortons vers 20 heures, l'air libre a un goût particulièrement bon. Quelques soutiens sont devant le commissariat.On se restaure un peu, prend des nouvelles. Il reste encore du monde dans le central : trois personnes. Un compagnon de cellule a été reconnu par le flic soi-disant blessé comme celui qui l'aurait " alpagué par le col ". Il risque cher, mais il aura pour lui le témoignage et le soutien de cinquante personnes qui ont vu en face la réalité de la violence policière. Inique, gratuite et sans discernement. Si ce n'est pour harceler ses ennemis, et leurs amis.

Jack et B2B

NB : nous ne rapportons évidemment pas tout ce qu'ont pu vivre les 53 interpellés, car nous ignorons encore beaucoup de choses. Signalons que les exactions dont nous témoignons ici ne concernent pas tous les policiers rencontrés pendant ce cauchemar. Il nous semble toutefois qu'une majorité d'entre eux a agi de la sorte. Pour les autres, nous parlerons de passivité, l'effroyable passivité qui a déjà fait tant de mal par le passé.

http://lille.indymedia.org/article24625.html et http://lille.indymedia.org/article24668.html
http://labrique.net/numeros/numero-25-janv-fev-2011/article/communique-de-la-brique-a-propos

2011

21 janvier : Le gazage d'Anduze

une manifestation pacifique de citoyens et d'élus venus soutenir leur communauté de communes (CdC Autour d'Anduze) menacée d'éclatement par la volonté d'expansion de l'agglomération d'Alès, a été réprimé avec une violence inouïe par les force de l'ordre. Gazage et matraquage sans aucune sommation alors qu'il n'y aucune violence ni dégradation. Une vidéo amateur montre clairement les faits : des manifestants pacifiques, des élus (en écharpe) gazés, des personnes âgées gazées et matraqués, des manifestants blessés et des enfants qui courent. Si c'est ainsi que les préfets entendent mener la réforme territoriale, ça promet. Tout cela est lamentable. Nous avons besoins de tous les citoyens pour dénoncer ce qui s'est passé ce jour là à Anduze.


manif gare d'Anduze 21jan11

A votre disposition pour toutes informations sur cet évènement : Alain BEAUD Maire de Saint Sébastien d'Aigrefeuille Président de la (2C2A) Communaute de Communes Autour d'Anduze TEL : 0614753503

sur le film on peut voir le député Maire UMP d'Alès Max Roustan, ainsi que le sous préfet d'Alès.

En l'état actuel, les victimes des violences gendarmesques en Gare d'Anduze ont porté plainte nominalement, en fonction des degrés de blessures reçues. Au vu de la vidéo ci dessus (dont déjà, les membres des forces de l'ordre visés rétorquent qu'elle est truquée !) ce qu'il faut faire qualifier par la Justice, c'est le geste de "gazage" par le Commandant W. , 5 mn après qu'il ait donné l'assurance aux élus présents sur le ballast, qu'il ne ferait procéder à l'évacuation qu'un quart d'heure après... Pourquoi ?

1) une vidéo (de vidéo-surveillance) "ferait foi" au Pénal d'un vol à l'étalage, et pas une vidéo amateur ou professionnelle, confondant un gendarme dans l'outrepassement de ses prérogatives de gradé? C'est d'autant plus grave que c'est un gradé ! Mettre en évidence le "2 poids 2 mesures" dans le renversement de la charge de la preuve, qui devient "un jouet tendancieux" dans leurs mains partiales et unilatérales...

2) on nous rebat les oreilles avec "la Police de proximité" depuis 5 ans, et tout montre que l'on ne gagne jamais rien à être gentil " (et pourquoi pas avec des officiers S.S. aussi ?) avec les pions des rouages de commandement d'une machine coercitive, car ce "genre d'homme" si désinvolte avec "sa bombe lacrymo", nous expliquera demain "qu'il avait des ordres", lui aussi... Lorsque le degré de violence réclamera qu'il fasse tirer sur des gens qu'il aura fait regrouper sur un ballast "pour dire leur dernière prière", 10 mn avant le délai imparti in peto pour le faire.

3) vendredi dernier, un militant CGT a été condamné à 2 mois de prison avec sursis et 1000 euros d'amende pour "avoir cassé une dent à un policier municipal" l'ayant interpelé, alors qu'il n'y a "aucun motif" à cette interpellation, sinon "un contrôle au faciès",( en l'occurrence d'"un militant CGT repéré"...) sur une vague supposition de délit à venir, et aucune trace de test d'alcoolémie... G. s'est débattu. Il doit décider s'il fait appel.

4) si "on laisse passer, s'enliser" des "affaires mineures" telles que celles-là, qui dénotent bien de l'insensible glissement des chaînes de commandement des corps de répression dans leur collusion avec des aéropages de notables complètement connivents et corrompus, celà promet d'autres horreurs : "à force de s'abaisser à vouloir leur parler, on finit par ramper" en se renvoyant mutuellement le "procès d'intention en félonie" ; voilà ce dont je crains que ça n'affecte davantage le peu de marge de manoeuvre dont peut encore se prévaloir le justiciable, en matière de "libertés publiques". Si "c'est comme ça que ça marche", et bien il faut décider qu'avec nous "c'est exactement comme ça que ça ne marche pas" ! Et s'y tenir, ne pas reculer et ne pas en démordre, au nom d'"intangibles principes laïques et républicains" qui "ont fait déjà leurs preuves... en Algérie"!

article du monde sur le sujet: Pas de réaction officielle de la gendarmerie. La DGGN a indiqué mercredi à l'AFP n'avoir "aucun commentaire à faire pour l'instant" sur cette vidéo. Elle a précisé "qu'à ce jour il n'y a pas d'enquête disciplinaire engagée" contre ce gradé. "L'incident a suscité de vives protestations sur des blogs et sites de gendarmes – tenus en tant que militaires à un strict devoir de réserve. Sa publication sur le forum Gendarmes et citoyens, dans lequel des militaires et des connaisseurs interviennent, a suscité 120 commentaires, souvent très sévères envers les gendarmes visibles dans la vidéo : "Si c'est vrai, j'aurais honte d'être ce gendarme", écrit le major à la retraite qui a lancé le fil de discussion." http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/02/polemique-autour-d-une-video-montrant-des-gendarmes-gazant-des-manifestants_1474151_823448.html

Louis Julian, habitant de Ribaute-les-Tavernes depuis 30 ans, raconte qu'il était sur les voies avec les autres manifestants venus ce jour-là se poster devant le train à vapeur des Cévennes, affrété par le député-maire UMP d'Alès, Max Roustan, pour ses vœux. "J'AI JETÉ LA BOMBE AU LOIN, DANS LE RUISSEAU" Il dit qu'il était remonté sur le quai quand les gendarmes ont demandé aux manifestants de dégager, alors que d'autres restaient sur les voies. "Quand le commandant Warion a commencé à envoyer ses gaz lacrymogènes, il avançait vers moi", affirme Louis Julian. "A un moment, il a perdu sa bombe, presque à mes pieds. J'ai pas réfléchi, je l'ai prise et je l'ai jetée au loin, dans le ruisseau." Alors, les gendarmes autour lui ont "sauté dessus, dit-il. Ils m'ont ceinturé. J'avais la tête comme dans une mêlée de rugby, basse. Le commandant est arrivé et m'a arrosé de coups de poings à la figure." "Ensuite, j'ai été plaqué au sol, puis traîné sur le côté. ils m'ont relevé, m'ont regardé dans les yeux et m'ont lâché. Le train a démarré et c'était fini...", ajoute-t-il.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/02/03/intervention-musclee-de-la-gendarmerie-j-etais-ceinture-et-arrose-de-coups-de-poings-au-visage_1474841_3224.html


un manifestant a reçu un coup de tonfa sur la jambe (à 7min44 sur le film)

Le directeur général de la gendarmerie nationale a demandé, jeudi 3 février, l'ouverture d'une enquête administrative de l'inspection générale de la gendarmerie.

Etant donné les polémiques, pour ceux qui parlent de trucage voici la vidéo intégrale:
http://www.dailymotion.com/video/xgvmid_intervention-des-gendarmes-a-anduze-la-video-integrale_news

10 juillet 2011: Le gendarme a été muté, et six mois après, une information judiciaire vient d'être ouverte contre cet officier, signale Le Parisien. "L'enquête rebondit avec l'ouverture récente d'une information judiciaire pour «violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique et par arme par destination» à l'encontre de l'ancien commandant de la gendarmerie d'Alès. "Selon une source proche de l'affaire, «les investigations sont accablantes pour le chef des opérations lors de cette manifestation». Outre la bombe lacrymogène, il est reproché à l'officier «des coups à un manifestant alors qu'il est ceinturé par trois autres gendarmes.»"
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11656

2011

26 janvier : Cinq adolescents devant le juge à Montpellier pour distribution de tracts

Cinq adolescents étaient convoqués mercredi 26 janvier devant le tribunal de Montpellier pour avoir distribué des tracts sur la voie publique lors des manifestations contre la réforme des retraites en novembre, a constaté un correspondant de l'AFP. Un seul a signé le rappel à la loi, les autres refusant de reconnaître avoir commis une infraction. Ces quatre lycéens et un étudiant, âgés de 16 et 17 ans, avaient été interpellés le 9 novembre 2010 alors qu'ils distribuaient des tracts sur une grande artère montpelliéraine, perturbant ainsi la circulation. Selon Sophie, élève en 1re ES, la seule fille du groupe, ils avaient passé sept heures au commissariat de police, "dans une cellule, avec interrogatoire, prise d'empreintes, photos de face et de profil avec matricule". "C'est n'importe quoi ! Distribuer des tracts, c'est pas comme si on avait volé un truc. C'est pas justifié, c'est de la répression", a-t-elle déclaré mercredi. "DISPROPORTIONNÉ" Une cinquantaine de personnes étaient venues les soutenir, à l'appel des syndicats CGT, Sud, Solidaires et de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). "C'est tout à fait disproportionné, tout à fait injuste. Il n'est pas question de laisser passer ça. Ces jeunes n'ont absolument commis aucun dégât sur la voie, ne s'en sont pas pris aux personnes", a souligné le secrétaire départemental de la CGT, Serge Ragazzacci. "Si on est capable de mettre des lycéens au tribunal pour une distribution de tracts, derrière on se sent effectivement concerné en tant qu'organisation de salariés. C'est un très mauvais message donné à la jeunesse", a-t-il estimé. Leur première convocation, le 15 décembre, avait été reportée en raison d'une grève des avocats dans le cadre d'un mouvement national.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/26/cinq-adolescents-devant-le-juge-a-montpellier-pour-distribution-de-tracts_1470996_3224.html

2011

27 janvier : Soirée de fin d’examens à la fac de Nantes : la police attaque les étudiants.

Une première patrouille de flic débarque et commence à évacuer les passagers, d’abord de façon agressive puis clairement violente, en poussant et molestant, à plusieurs flics contre une jeune femme qui refusait de descendre par exemple. L’ambiance s’échauffe devant l’irrespect des policiers, de nouvelles voitures de flics arrivent rapidement. Les porcs menacent avec des gazeuses, insultent, tabassent à terre un jeune alcoolisé incapable de se défendre, sa copine qui s’opposait à l’interpellation est trainée à terre, elle hurle, ceux qui s’opposent sont menacés, poussés et frappés à coup de matraque. Ceux qui filment la violence des porcs sont forcés d’effacer leurs vidéos, on leur confisque leur portable en les menaçant… Quand un étudiant dit qu’on a le droit de filmer l’action des flics, il est écarté violemment par trois policiers. Un flic menace son entrejambe avec sa matraque téléscopique. L’un des interpelés est giflé dans la voiture de flics. Plusieurs passagères sont mises à terre. Un jeune "bourgeois" qui passait par là se fait pousser sauvagement par plusieurs flics, pour rien, il ne comprend pas. Les bêtes sont lâchées.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article112996

 

 

 

7 juillet : La cour des comptes flingue le bilan sécurité publique de Sarkozy

les Sages de la rue Cambon pointent de nombreuses incohérences dans gestion de la police et de la gendarmerie depuis 2002 -date de l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur. Un document qui a provoqué jeudi la colère de l'actuel hôte de la place Beauvau, Claude Guéant.
Ils relèvent: les effets contre-productifs que peut entraîner une politique uniquement fondée sur des objectifs chiffrés. La Cour prend l'exemple de la lutte contre les stupéfiants : « Les services ont accordé une priorité croissante à la constatation de l'infraction la moins lourde, l'usage simple de produits stupéfiants sans revente, au détriment (...) du démantèlement des réseaux de trafiquants (...). Entre 2002 et 2009, la constatation des infractions a connu une progression de 76 % pour l'usage simple (...) et seulement 8 % pour le trafic ».
Les effectifs seraient en outre mal calibrés au regard des missions. Enfin, ces dernières années, les ministres de l'Intérieur successifs ont eu à coeur de créer de nouvelles unités spécialisés pour avoir une réponse ciblée à certains types de délinquance. C'est le cas des Uteq (Unités territoriales de quartier), lancé par Michèle Alliot-Marie, mais les Sages estiment que leur « mise en place s'est faite de manière désordonnée (...) avec un manque de concertation avec les responsables locaux ».

Vidéosurveillance

une efficacité non mesurée Le ministère de l'Intérieur a maintes fois souligné sa volonté d'augmenter le nombre de caméras surveillant la voie publique. Selon la Cour, il y avait fin 2010 10.000 caméras à cet effet, auxquelles s'ajoutent 5.000 caméras installées sur des bâtiments communaux. Selon les estimations du rapport, le coût moyen d'exploitation est de 7.400 euros par caméra et par an, auquel s'ajoute le coût d'installation. Le triplement du nombre de caméras entre 2010 et 2012, tel que souhaitait par le ministère, représenterait donc un coût de l'ordre de 300 millions d'euros subventionné à hauteur de 40 % par l'Etat. Un budget conséquent au regard des restrictions financières auxquels doivent faire face les services de police, notamment sur leur équipement (voitures amorties sur 28 ans ou encore manque d'essence pour circuler). Pourtant, aucune d'étude d'impact fiable n'a permis de mesurer l'efficacité de la vidéosurveillance, selon la Cour, tant sur sa caractère dissuasif que sur l'amélioration du taux d'élucidation.
http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0201494426003-securite-publique-le-requisitoire-de-la-cour-des-comptes-191150.php

2011

8 juillet Une poignée de députés pour voter "le fichage de 45 millions d'«honnêtes gens»",

s'agacent le site PcInpact.com et le journaliste Jean-Marc Manach sur son blog Bug Brother . L'Assemblée nationale a en effet adopté, hier, la proposition de loi UMP sur la protection de l'identité dans un hémicycle où siégeaient onze députés (sept de la majorité et quatre de l'opposition). C'est le député UMP Lionel Tardy qui l'indique sur Twitter. Cela énerve aussi beaucoup Me Eolas, avocat connu notamment pour son blog et ses tweets, qui fait remarquer que les députés sont plus nombreux à s'indigner du rapport de la Cour des comptes épinglant la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy.

Cette loi, déjà adoptée par le Sénat le 31 mai, propose de lutter contre les phénomènes d'usurpation et de falsification d'identité en instaurant une nouvelle carte d'identité électronique, à l'image de ce qui se fait déjà avec les passeports biométriques. Concrètement, il s'agit d'intégrer à la carte d'identité deux puces électroniques : la première, dite régalienne, contiendra les informations d'identité et biométriques de son titulaire (état civil, empreintes digitales, etc); la seconde, dite e-services, est facultative et permettra de réaliser des signature électroniques sur internet pour des échanges commerciaux et administratif.

Afin de permettre leur authentification, les données d'identité et biométriques du titulaire seront enregistrées sur une base centrale, la base TES (Titres Electroniques Sécurisés), déjà utilisée pour les passeports. C'est cette base de données que le sénateur UMP François Pillet, rapporteur de la loi, a qualifié de "fichier des gens honnêtes". Elle "répertoriera les noms, prénoms, sexe, dates et lieux de naissance, adresses, tailles et couleurs des yeux, empreintes digitales et photographies de 45 millions de Français voire, à terme, de l’ensemble de la population", s'inquiète le journaliste Jean-Marc Manach, auteur d'une enquête sur le sujet.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11647
http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2011/07/07/un-fichier-de-45m-de-gens-honnetes/
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110708.OBS6701/des-deputes-denoncent-la-politisation-de-la-cour-des-comptes.html

On sait désormais qu'à l'origine de cette loi se trouvait une étude du Crédoc, financée par un fabricant de broyeur, à l'origine du tapage médiatique et des chiffres bidons sur l'usurpation d'identité. Le fichier des gens honnêtes sera finalement retoqué par le conseil constitutionnel

2011

30 Aout Les ministères français de la défense et de l'intérieur interceptent les e-mails, les conversations téléphonique par voix IP (skype..) ainsi que les messageries instantanées (MSN ...)

Au détour d'un article de RUE 89 sur la révolution en Libye nous informant qu "une entreprise française participait à la répression"
http://www.rue89.com/2011/08/30/libye-une-entreprise-francaise-participait-a-la-repression-219888
on apprend :

que "le colonel Kadhafi se méfiait d'Internet, même si, comme le souligne le Wall Street Journal, la Libye ne comptait que 100 000 abonnements, pour 6,6 millions d'habitants. Selon le quotidien américain, il aurait fait appel à Amesys en 2009. Les Français lui auraient fourni un système d'interception des communications baptisé Eagle, auquel le site Reflets.info s'était intéressé en mai dernier. Il permet de surveiller les communications par e-mail, par téléphonie en ligne (par exemple, Skype) ou par chat (par exemple, sur MSN). « Ce système stratégique est conçu pour répondre aux besoins d'interception et de surveillance à l'échelle d'une nation », se félicite d'ailleurs Amesys sur son site."

Mais on apprend aussi, et c'est ça qui nous intéresse ici que : "Sur son site, Amesys reste discret sur ses systèmes d'interception des données. Parmi les clients cités en références, on retrouve les ministères français de la Défense et de l'Intérieur, l'armée américaine, de grandes entreprises, mais évidemment aucun régime dictatorial."

voir aussi: «Comment j'ai mis 8 millions de Libyens sur écoute» :
Les services de renseignement de Kadhafi ont été formés dans le plus grand secret par des cadres d'Amesys, une filiale de Bull, ainsi que par des militaires de la direction du renseignement militaire (DRM). L'information avait été dévoilée mardi par le Wall Street Journal . Le Figaro a retrouvé l'un des militaires chargés de cette formation. «Nous avons mis en route le système d'écoute libyen fin juillet 2008, explique-t-il, sous couvert d'anonymat. Les cadres de Bull étaient très attachés à cette mission qui avait été facturée environs 10 millions d'euros.» Selon lui, c'est l'homme d'affaire franco-libanais Ziad Takieddine qui a fait l'intermédiaire et a géré le volet commercial du produit.
Une version du logiciel Eagle, conforme à la loi, est utilisée en France depuis 2009
http://www.lefigaro.fr/international/2011/09/01/01003-20110901ARTFIG00412-comment-j-ai-mis-8-millions-de-libyens-sur-ecoute.php

Libye : Espionnés grâce à la France, ils parlent (Canal+)
Les "traqués" parlent. Dans un documentaire diffusé ce soir sur Canal +, le journaliste Paul Moreira enquête sur la façon dont le régime de Kadhafi a pu espionner les internautes libyens, pour mieux organiser sa répression. Une chasse aux dissidents qui a été rendue possible grâce à Amesys, filiale de la société française Bull. Et avec l'accord du gouvernement français, affirme Moreira. Ils sont trois. Journaliste, écrivain, blogueur. Ils racontent comment ils ont été arrêtés, interrogés, torturés, par la police politique de Kadhafi, après que leur correspondance internet et leurs SMS ont été interceptés, grâce au logiciel espion Eagle, de fabrication française. "Le mot internet était devenu synonyme de danger pour Kadhafi", explique ainsi Habib Al Amin. Qui dénonce : "Vous l’avez aidé à accéder à notre vie privée. Vous avez facilité les arrestations et les exécutions. C’est une honte, c’est immoral, inhumain que ces entreprises fonctionnent toujours, qu’elles ne se soient pas excusées."
Le site Owni, dont les enquêtes sur le sujet ont largement alimenté le travail de Moreira, relaye des extraits du documentaire et indique qu'il "publiera demain un livre consacré à ce scandale, avec de nouvelles preuves de l’implication “personnelle” de Claude Guéant, Brice Hortefeux et Nicolas Sarkozy dans ce projet de «surveillance massive» de l’Internet libyen", qui aurait été "pensé et conçu par les services de renseignement français comme un «test» susceptible d’être déployé ailleurs".
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=13399

une plainte a été déposée par la LDH

comment protéger ses données personnelles :
historiques de navigation et recherches internet, formulaires
autre usages (mail, vidéoconférence, transfert de fichiers etc)

 

Traçabilité totale


RFID LA POLICE TOTALE
from SUBTERFUGE on Vimeo.

2011

17 septembre : Les indignés Parisiens à la Bastille

 

18 septembre : Comment la police a effacé ma vidéo d'arrestation (mais pas tout à fait)
Emmanuel Raoul est journaliste sur une chaîne d'information. L’après-midi du dimanche 18 septembre, alors qu’il se promène avec sa compagne, il tombe sur une interpellation dans les couloirs du métro parisien et se met à filmer avec son téléphone portable. Un policier l’en empêche, confisque son téléphone et efface ses images. La hiérarchie policière rappelle régulièrement aux fonctionnaires qu’ils ne doivent pas s’opposer à être filmés ou photographiés sur la voie publique s'ils n'appartiennent pas à la liste des fonctionnaires protégés, et surtout n’ont pas à détruire les vidéos. Emmanuel Raoul a réussi à récupérer la sienne en restaurant les fichiers de son téléphone. Il a accepté de nous la transmettre et de raconter l’épisode.
http://www.lesinrocks.com/actualite/

19 septembre : répression de la marche des indignados à Paris

pour être informé en 1942 il fallait écouter radio Londres, pour être informé en 2011 il faut écouter Radio Bruxelles

Vers 19H00 tous les marcheurs se sont mis en route, sans bloquer la circulation et en marchant sur les trottoirs. Le déplacement se voyait festif et en chanson comme à l'habitude. Un premier cordon de police est venu s'interposer devant les marcheurs pour bloquer le passage dans le quartier de Saint-Germain. Les coups de matraques et le gaz lacrymogène ont commencé à tomber sans sommation sur ceux qui tentaient d'avancer sur la voie publique, et le groupe s'est retrouvé encerclé au niveau du 139 boulevard St Germain, la police signifiant que tous allaient être soumis à un contrôle d'identité sous le motif de manifestation illégale. Face au refus de faire le contrôle sur place, tous se sont assis et liés sur place en forme de protestation. Le sitting est resté non-violent et pacifique comme à l'habitude. La violence démesurée employée par la police (qui est censée protéger et servir le citoyen) sur les marcheurs pris en étau reste incompréhensible. Un des marcheurs est resté inconscient de nombreuse minutes, sans aucune aide des forces de l'ordre qui était plus préoccupés à éloigner les passant choqués par une telle démonstration de violence. Malgré les coups de pied, de genou, insultes, utilisation de gaz directement dans les yeux, tous ont résisté plus de deux heures avant d'être conduits dans différents commissariats pour y effectuer le fameux contrôle d'identité. Trois blessés ont été également évacués vers l'hôpital.
Malgré la violence policière, il est à noter que l'attitude non-violente des Indignés n’a jamais été prise en défaut. Les images étant diffusées en direct via streaming, tous ont pu être apprendre la nouvelle de nombreux rassemblements en Europe contre ces violences devant les ambassades et consulats français. Seule l'attitude des villes françaises reste à déplorer, où la population ne semble pas dormir, mais bien être dans un coma profond...
http://roadtobrussels.blogspot.com/2011/09/58e-etape-paris-19s.html


139, boulevard Saint Germain

21 septembre : bis repetita!

Vers la fin d'après midi, les marcheurs ont quitté Bercy , en file indienne et en silence pour répondre aux violences policières qui avaient eu lieu deux jours plus tôt. Le signal envoyé était fort,il ne s'agissait pas d'une manifestation mais bien d'un déplacement vers un autre lieu devant les passants surpris devant ce cortège. Pendant ce temps à Notre Dame, 3 camions de police et un autobus attendaient les indignés. Un appel à la presse avait été fait pour Notre Dame, mais au vu des circonstances d'accueil plus que probables sur place, et ayant toujours à l'esprit les événement du 19 septembre, les marcheurs ont décidé de tenir l'assemblée Place de la Bourse.

Les indignés se sont assis par terre devant l'édifice de France Presse juste à coté de la Bourse. Très vite les gendarmes sont arrivés sur place et les ont encerclés. L'assemblée a quand même commencé sans prêter attention au large dispositif qui était en train de se mettre en place autour. De plus en plus de policiers ont commencé à arriver, mais aussi des citoyens et des caméras. Un streaming a été mis en place pour permettre de suivre ce qu'il se passait en temps réel.

Une première personne a été interpellée pour motif de manifestation illégale et emmenée pour un contrôle d'identité. Les indignés sur place se sont donc mis à résister pacifiquement demandant la libération de leur compagnon. Les gendarmes ont donc commencé à interpeler toutes les personnes qui étaient encerclées, parfois avec violence. Un blessé a été constaté, les pompiers n'ont pu intervenir pour le secourir, empêchés par les forces de l'ordre.

ENORME : Les indignés semblent avoir été interpellés par une brigade spéciale chargée de la sécurité du territoire. On leur reproche de ne pas avoir respecté deux lois: la loi du port du voile, et une nouvelle loi interdisant aux gens de s'assoir pour prier dans les lieux publics.

Tous lesmarcheurs et plusieurs indignés parisiens ont été emmenés aux commissariats du 18e et 19e arrondissement où la plus part ont été relâchés dans la soirée. D'entre eux sont restés en garde à vue pour dégradation, outrage et rébellion. La violence est venue du coté des autorité et les indignés sont resté fidèles à leur conduite non-violente. Ces chefs d'accusation sont donc difficilement crédibles.Le ministère des affaires étrangères espagnols semble demander à la France de rendre des compte sur le sort réservé à ses concitoyens à Paris.
http://roadtobrussels.blogspot.com/2011/09/60e-etape-paris-21s.html

23 septembre

Vers 11h00, les onze compagnons détenus ont été relâchés et la nouvelle fut accueillie avec des cris de joie. Le jugement semble être reporté au 31 octobre, mais les chefs d’accusation restent encore en place. Les onze ont rejoint le reste du groupe à Saint-Denis après un bon repas.

 
2011

21 septembre : Sécurité : Le retour des miliciens?
les citoyens en renfort de la police dans plusieurs pays européens

Alors que Claude Guéant ouvre aux Français la réserve civile de la police, le Forum européen pour la sécurité urbaine (Efus) note une implication croissante des citoyens dans ces missions régaliennes. C'est une conséquence des restrictions budgétaires, mais pas seulement.
http://www.mediapart.fr/journal/france/160811/securite-les-citoyens-en-renfort-de-la-police-dans-plusieurs-pays-europeens

 

21 septembre : L'affaire Adlène Hicheur, nouvelle dérive de l'antiterrorisme ?

Arrêté le 8 octobre 2009, un jeune physicien franco-algérien du Cern croupit en détention provisoire depuis bientôt deux ans. Il aurait préparé un attentat contre le 27e bataillon de chasseurs alpins. En fait, il lui est essentiellement reproché d'avoir surfé sur des forums islamistes avec un mystérieux internaute, présenté par la DCRI comme un cadre d'AQMI. Ses avocats dénoncent un «acharnement inhumain».
http://www.mediapart.fr/journal/france/190911/laffaire-adlene-hicheur-nouvelle-derive-de-lantiterrorisme

 

26 septembre : Salariés de Decathlon fichés : "y en a-t-il d'autres?"

Les syndicats s'apprêtent à porter plainte après la découverte d'un document contenant des notes sur la vie privée de salariés d'un entrepôt de l'Isère.
"Une salariée est tombée par hasard sur ce document nominatif et manuscrit", explique au "Nouvel Observateur" le délégué national de la CGT Commerce Frédéric Le Meur. Un document qui aurait été rédigé fin 2009, que le "Nouvel Observateur" s'est procuré, et qui comprend des informations de différentes natures sur une même équipe d'une dizaine de salariés de l'entrepôt. Frédéric Le Meur dénonce des propos "insultants", humiliants" et "injurieux", et annonce un prochain dépôt de plainte commune des syndicats CGT, CFDT et CFE-CGC. Une plainte qui devrait être déposée dans les prochains jours, précise Frédéric Le Meur mardi 27 septembre, et qui pourrait être assortie d'une ou plusieurs plaintes directes de salariés.
Certaines observations de ces fiches, qui comprennent le parcours et l'ancienneté des salariés, relèvent du comportement sur le lieu de travail : "bavarde, pas motivée", "fait preuve d'un peu trop de docilité", "se plaint pour un rien", "comprend ce qu'il veut comprendre, "petit malin", "consciente qu'elle n'a plus rien à faire ici" ou encore "formation : tout à faire". D'autres font directement référence à la vie privée : "3 enfants, mariage prévu en février 2010", "inscrite dans une salle de sport, va en boîte", avec plus ou moins de jugement : "a un mec de merde, jaloux", "a un enfant, un cas social". D'autres remarques, encore, portent sur l'état de santé comme "chimio une fois par mois depuis deux ans", et certains salariés ont droit à plusieurs remarques, dont un certain nombre concerne leur propension à participer à des "histoires" : "fait des histoires mais passe pour l'innocente", "tombe vite dans les histoires".
Toutes ces observations sont inscrites dans un "cahier de passation" entre deux responsables qui se sont succédé à la tête de la même équipe et a été retrouvé "par hasard" début juillet au-dessus d'une armoire dans un "open space". "Les responsables ont été alertés deux fois en CE (comité d'entreprise ndlr) cet été", poursuit Frédéric Le Meur. Le directeur des ressources humaines, Jean-Pierre Haemmerlein, qui s'est déplacé et excusé, évoque des "mots-clés retenus maladroitement lors d'une passation," et le PDG de Decathlon, Yves Claude, les qualifie de "très graves et très humiliants pour les personnes concernées", rapporte "LeMonde.fr". Les deux responsables d'équipes ont été mises à pied et ont l'obligation de suivre une formation "valeur et volonté, qui met l'homme au cœur de l'entreprise".
"Il n'est pas permis de transmettre des informations sur la vie privée et toute personne mentionnée dans un fichier doit en être informé" rappelle lundi 26 septembre au "Nouvel Observateur" la secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature et ex juge des enfants Odile Barral. Egalement contactée par "Le Nouvel Observateur" lundi 26 septembre, la CNIL (commission nationale informatique et libertés), bien qu'elle n'a pas été officiellement saisie de cette affaire, déclare que "manifestement, d'après les éléments parus dans la presse, on peut considérer que ce type de mention, ni objective ni adéquate, est contraire à la loi informatique et libertés."
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20110926.OBS1132/salaries-de-decathlon-fiches-y-en-a-t-il-d-autres.html

2011

30 septembre Rue de la Banque

 

EDF : Le compteur Linky

L’annonce le 28 septembre 2011 par le ministre de l’Industrie et de l’Energie, Eric Besson (PDF), du lancement des compteurs Linky, qui à partir de 2013 seront installés dans 35 millions de foyers, a suscité des réactions critiques des associations de consommateurs.

Linky, avait déclenché la polémique dès le projet de lancement
La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) s'est émue du fait que le boîtier révèle de nombreuses informations sur le mode de vie du foyer. Des données sensibles qui pourraient tomber entre de mauvaises mains. De son côté, l'UFC dénonce la précipitation du gouvernement et le coût pour l'usager.
"La mise en place de ces compteurs électriques intelligents impliquera la collecte d'informations détaillées sur notre consommation électrique, ce qui pose des problèmes de respect de la vie privée", explique la Cnil sur son site.
http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/linky-le-nouveau-compteur-edf-qui-fait-polemique-08-09-2010-1233737_47.php

L'objectif d'ERDF est de mieux gérer le réseau électrique français grâce au concept de "smart grid" (réseau intelligent). Les compteurs Linky permettront d'ajuster la production des centrales en fonction de la consommation réelle, et donc de moins polluer. Ils transmettront chaque évolution de la consommation d'un abonné au distributeur d'énergie, toutes les dix à trente minutes, via un réseau dédié. Pour l'usager, il y aurait deux avantages : les relevés de consommation se feront à distance, au lieu de nécessiter un rendez-vous avec un technicien, et une interface personnelle permettra de mieux analyser et réguler sa consommation.
Selon la CNIL, les données recueillies "sont très détaillées et permettent de savoir beaucoup de choses sur les occupants d'une habitation, comme leur horaire de réveil, le moment où ils prennent une douche ou bien quand ils utilisent certains appareils (four, bouilloire, toaster...)". Mais le gouvernement a déjà signifié que cet argument n'était pas pertinent selon lui, et il n'hésite qu'en raison des questions financières et légales.
http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/electricite-le-futur-compteur-linky-dans-la-tourmente-22-09-2011-1376318_47.php

L’association Robin des Toits vient d’interpeller le ministre de l’industrie Eric Besson, sur les risques potentiels pour la santé que présenterait le compteur électrique intelligent Linky. En cause : ses radiofréquences. Le compteur Linky utiliserait les mêmes ondes que les mobiles, ondes que l’association combat plusieurs années quant à leur danger pour la santé. Propos d’Etienne Cendrier et recueillis par Europe 1 : Le compteur intelligent utilise des radiofréquences qui viennent d’être classées par l’OMS dans la catégorie cancérigène potentielle.
http://www.sexy-conso.com/divers-2/sante/linky-un-nouveau-compteur-dangereux-pour-la-sante-21314034/

2011

Message from Anonymous : Operation Facebook

 

MAYOTTE. Enfant blessé par un tir de flash-ball: Encore un gamin qui perd un oeil

Depuis plus de dix jours Mayotte, 101ème département français, est en proie à un important mouvement de protestation contra la vie chère. Des barrages routiers ont été dressés dans la plupart des villes de l’île, et de nombreux affrontements ont eu lieu, ces derniers jours entre des groupes de jeunes manifestants et les forces de l’ordre.

Vendredi 7 octobre , à Longoni, un garçon de 9 ans a été blessé au visage par le tir d’un flash-ball d’un gendarme. La jeune victime a été évacuée vers l’hôpital de Mamoudzou avant d’être dans un hôpital à La Réunion. Son pronostic vital ne serait pas engagé, selon les autorités préfectorales. Lundi, dans le cadre de l’enquête, un gendarme a été placé en garde à vue. Le militaire est soupçonné d’être à l’origine du tir de flash-ball.
http://tianplus.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/10/10/mayotte-fillette-blessee-par-un-tir-de-flash-ball-un-gendarm.html

2011

15 octobre : Les internautes Allemands espionnés

L'occasion de rappeler que les internautes français sont aussi espionnés via le logiciel eagle de la société Amesys.

La même société filiale de Bull et qui a permis au régime de Kadhafi d'exercer sa répression.
«Comment j'ai mis 8 millions de Libyens sur écoute» : Les services de renseignement de Kadhafi ont été formés dans le plus grand secret par des cadres d'Amesys, une filiale de Bull, ainsi que par des militaires de la direction du renseignement militaire (DRM). L'information avait été dévoilée mardi par le Wall Street Journal . Le Figaro a retrouvé l'un des militaires chargés de cette formation. «Nous avons mis en route le système d'écoute libyen fin juillet 2008, explique-t-il, sous couvert d'anonymat. Les cadres de Bull étaient très attachés à cette mission qui avait été facturée environs 10 millions d'euros.» Selon lui, c'est l'homme d'affaire franco-libanais Ziad Takieddine qui a fait l'intermédiaire et a géré le volet commercial du produit. Une version du logiciel Eagle, conforme à la loi, est utilisée en France depuis 2009
http://www.lefigaro.fr/international/2011/09/01/01003-20110901ARTFIG00412-comment-j-ai-mis-8-millions-de-libyens-sur-ecoute.php

Paris, 19 octobre 2011 – La FIDH et la LDH ont déposé ce jour une plainte contre X avec constitution de partie civile auprès du Tribunal de grande instance de Paris mettant en cause la société Amesys, filiale de Bull, pour complicité d’actes de torture en Libye. Il s'agit de faits commis à travers la fourniture au régime de Mouammar Khadafi, à partir de 2007, d’un système de surveillance des communications destiné à surveiller la population libyenne.

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2011

19 octobre : 673 000 caméras sur tout le territoire

Le nouveau Big Brother a mille visages. La vidéosurveillance, d’abord : 673 000 caméras sur tout le territoire (voie publique, commerces, gares, stations de métro, entreprises, etc.), selon le ministère de l’Intérieur. A Valenciennes (Nord), les policiers n’ont même plus besoin de descendre dans la rue pour verbaliser. Les plaques d’immatriculation sont identifiées par caméra et le PV envoyé automatiquement au domicile de l’automobiliste. Et ce n’est qu’un début. La police réfléchit à un fichier qui classerait les images de vidéosurveillance via un système de reconnaissance faciale. Il suffira que l’infraction et le suspect soient filmés pour que le logiciel puisse comparer avec les faciès répertoriés. L’outil proposera alors une liste de suspects potentiels, par ordre de ressemblance.
Les forces de l’ordre ont aussi des "oreilles" : les 63,8 millions de mobiles français. Dans les enquêtes judiciaires, une fois obtenue la commission rogatoire, les policiers n’ont plus qu’un code à entrer sur leur table d’écoute pour espionner les conversations du suspect. Les citoyens "irréprochables" ne sont pas à l’abri, eux, d’une surveillance dite "administrative". Ils se retrouvent alors dans la ligne de mire de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI), née de la fusion des RG et de la DST.
Un épiphénomène ? Pas vraiment.
En 2010, le gendarme des écoutes, la Commission nationale de Contrôle des Interceptions de Sécurité (CNCIS) a validé près de 6 000 "interceptions de sécurité" (mises sous surveillance à la demande du gouvernement de lignes mobiles, filaires ou internet) : 18% de plus que l’année précédente ! Sans compter les interceptions non validées par la CNCIS, comme on l’a vu dans l’affaire des fadettes des journalistes du "Monde".
La surveillance étatique plus forte que jamais :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111017.OBS2654/tous-fiches-tous-surveilles-le-nouveau-big-brother.html


L'obsession sécuritaire et les lois anti terroristes menacent nos droits et nos libertés : soirée thema ARTE


1ère partie

 
2011
novembre : Surtout Ne signez pas le pacte 2012 pour la justice
 

13 décembre : Le fichier des « gens honnêtes » repasse à l’Assemblée

Les députés débattront, ce mardi 13 décembre en fin d'après-midi et dans la nuit, de la création du "fichier des gens honnêtes" (sic), du nom donné par le rapporteur (UMP) de la proposition de loi relative à la protection de l'identité. L'objectif affiché est de lutter contre l'usurpation d'identité, et donc de ficher l'état civil, l'adresse, la taille et la couleur des yeux, les empreintes digitales et la photographie de 45 à 60 millions de "gens honnêtes".
pourquoi créer un fichier de 45 à 60 millions de "gens honnêtes" ?... Parce qu'il en va des intérêts stratégiques des industriels français, n°1 mondiaux des titres d'identité sécurisés et des empreintes digitales, comme le reconnaissait Jean-René Lecerf, le sénateur UMP à l'origine de la proposition de loi : Les entreprises françaises sont en pointe mais elles ne vendent rien en France, ce qui les pénalise à l’exportation par rapport aux concurrents américains.
Rapporteur de la proposition de loi à l’Assemblée, le député UMP Philippe Goujon fut encore plus clair : "Comme les industriels du secteur, regroupés au sein du groupement professionnel des industries de composants et de systèmes électroniques (GIXEL), l’ont souligné au cours de leur audition, l’industrie française est particulièrement performante en la matière"
Les principales entreprises mondiales du secteur sont françaises, dont 3 des 5 leaders mondiaux des technologies de la carte à puce, emploient plusieurs dizaines de milliers de salariés très qualifiés et réalisent 90 % de leur chiffre d’affaires à l’exportation. Dans ce contexte, le choix de la France d’une carte nationale d’identité électronique serait un signal fort en faveur de notre industrie. Présidé par Sagem Morpho (groupe Safran), n°1 mondial de l'empreinte digitale, la section carte à puces du Gixel réunit notamment Oberthur, Thalès, l'Imprimerie nationale et Gemalto. Le GIXEL s'était déjà fait connaître il y a quelques années en proposant de déployer des installations de vidéosurveillance et de biométrie dès l’école maternelle :
De son côté, Claude Guéant compte profiter de l'occasion pour permettre une exploitation policière de ce fichier des "gens honnêtes", quand bien même cela va à l'encontre des textes de lois nationaux et européens et que le Sénat s'est déjà, par deux fois, résolument prononcé contre ce détournement de finalité, au nom des risques que cela pourrait poser.
En deuxième lecture, le Sénat s'était, de son côté, prononcé massivement contre toute forme d'utilisation policière de ce fichier, "hors de toute réquisition judiciaire", au motif qu'il constituait, selon François Pillet, son rapporteur (UMP), "une bombe à retardement pour les libertés publiques" (c'est lui qui souligne, et grasse), comme il l'a déclaré le 3 novembre dernier : « Démocrates soucieux des droits protégeant les libertés publiques, nous ne pouvons pas laisser derrière nous un fichier que, dans l’avenir, d’autres, dans la configuration d’une Histoire dont nous ne serons pas les écrivains, pourront transformer en outil dangereux et liberticide. » Toujours dans le déroulement de l’Histoire nous aurions laissé possible la métamorphose perverse d’une idée protectrice. « Que pourraient alors dire les victimes en nous visant ? »Ils avaient identifié les risques et ils ne nous en ont pas protégés« . »Monsieur le Ministre, je ne veux pas qu’à ce fichier, ils puissent alors donner un nom, le vôtre, le mien ou le nôtre."
http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2011/12/13/le-fichier-des-gens-honnetes-repasse-a-lassemblee/

On sait désormais qu'à l'origine de cette loi se trouvait une étude du Crédoc, financée par un fabricant de broyeur, à l'origine du tapage médiatique et des chiffres bidons sur l'usurpation d'identité. Le fichier des gens honnêtes sera finalement retoqué par le conseil constitutionnel

10% des passeports biométriques seraient des faux,
au pays bas les erreurs dans les bases de données biométriques sont de 20 à 25%

au détour on apprend que le ministre de l'intérieur himself a reconnu que : 10% des passeports biométriques en circulation seraient des faux, alors même qu’ils avaient précisément été créés pour être plus sécurisés que ceux d’avant. Il eut à ce titre été intéressant qu’une étude d’impact évalue la pertinence de ce genre de papiers d’identité biométriques dits “sécurisés“.
Une telle étude d’impact aurait été d’autant plus utile que d’autres pays ont décidé de revenir sur leurs projets respectifs de fichage biométrique de leurs concitoyens. En Grande-Bretagne, le ministre de l’Intérieur a ainsi physiquement détruit, l’an passé, les disques durs contenant les données personnelles de ceux qui avaient postulé pour avoir une carte d’identité. Au Pays-Bas, le ministre de l’Intérieur a de son côté décidé de détruire le stockage les empreintes digitales associées aux passeports biométriques et cartes d’identité, le taux d’erreurs étant de l’ordre de 20 à 25%…

comment protéger ses données personnelles :
historiques de navigation et recherches internet, formulaires
autre usages (mail, vidéoconférence, transfert de fichiers etc)

2011

décembre : Prison en France : record historique

D'après les statistiques mensuelles de l'administration pénitentiaire (AP), le nombre de détenus dans les prisons françaises culminé à 65.262 personnes incarcérées. Un record historique qui pointe le problème du surpeuplement des parcs pénitenciers.
dans un rapport publiant ses statistiques mensuelles, l'Administration pénitentiaire (AP) constate que pas moins de 65.262 personnes ont été incarcérées. Un pic atteint le 1er décembre. Ce chiffre représente un véritable record historique. Pire, cela représente une hausse de 6,2 % par rapport à décembre 2012 où 61.473 prisonniers peuplaient les parc pénitentiers. Comparé au mois précédent, on constate une hausse de 0,9%, apprend l'AP dans un communiqué. Ceci permet aux responsables pénitentiers de France de souligner qu'avec un taux d'occupation de 113,9% (contre 113% au mois de novembre), les prisons sont bondées.
Dans le détail, l'administration pointe une hausse de 8,7 % des mineurs incarcérés par rapport au mois précédent, soit 750 jeunes.
http://www.francesoir.fr/actualite/sante/des-prisons-bondees-en-france-166155.html

2012

janvier : Une journée banale sous le ministère de Claude Guéant

Paris, aéroport Charles-de-Gaulle. Une « reconduite aux frontières » comme beaucoup d’autres. À l’arrière de l’avion, un homme menotté crie et se débat. Au silence et à la honte des passagers succède leur révolte. Résistance interdite, répliquent les CRS, qui traquent dans l’avion ceux qui ont osé se lever et prendre la parole. Derrière les chiffres proclamés par le ministère de l’Intérieur, la réalité.

À l’arrière de l’avion, pourtant, un homme hurle. « Laisse-moi, je veux descendre ! J’ai pas volé, j’ai pas tué, moi je suis pas esclave. » Il est entouré par quatre hommes et une femme, dont les brassards indiquent « police aux frontières ». « Je veux partir pour moi-même, je veux emmener le mot liberté avec moi. »

En réponse à ses cris, il y a d’abord le silence des passagers. Et un terrible sentiment d’impuissance et de honte.

« Je n’aime pas non plus assister à ça, dit un steward. Mais on n’a pas le droit de s’en mêler. Mieux vaut peut-être pour lui qu’il soit là que dans un charter. Ici, au moins, on est là, on voit leurs pratiques, et on est avec lui. » Prière donc aux passagers de se montrer sourds, muets et consentants. Mais l’avion a du retard, et l’homme, malgré le tranquillisant injecté dans son bras, se débat toujours autant. Dans sa bouche, les mêmes mots reviennent en boucle. « Ne vous inquiétez pas, ça va finir par se calmer », assure le steward. En fond sonore, la voix du personnel : « Nous sommes heureux de vous accueillir sur ce vol Air France à destination de Conakry. »
L’heure tourne, les visages se crispent, l’indignation marque les regards.

Soudain, un homme se lève :

« Je n’ai aucune envie de voyager dans ces conditions-là. » Malgré l’appel au calme immédiat lancé par le personnel de bord, d’autres passagers se lèvent à leur tour. « C’est vrai, on ne peut pas accepter ça, c’est pas normal. » La peur recule à mesure que de plus en plus de passagers se lèvent et appellent à rester debout. « Si cet avion partait pour les États-Unis, vous imposeriez ça aux passagers ?, s’insurge un autre homme. C’est parce que l’on part en Afrique ? » « Pourquoi l’attacher comme un chien ? Qu’est-ce qu’il a fait ? »
L’homme menotté, voyant les gens se lever, se met à taper encore plus fort avec ses pieds. La panique gagne à bord. L’avion, lui, commence à partir. « Arrêtez l’avion », hurlent les gens. Les enfants pleurent, des passagers cognent contre les coffres à bagages. « Je vous garantis qu’il va se calmer », répond l’agent de la PAF. En fond sonore, la voix du commandant de bord : « C’est la dernière chance que je vous donne pour que l’avion puisse partir, restez tranquilles à vos sièges. » Agents de police et passagers filment tour à tour la scène. Des passagers exigent de parler au commandant de bord, la sécurité à bord n’étant pas respectée.

La sanction tombe finalement à 12 h 30,

deux heures après l’embarquement : « À cause du comportement de la majorité des personnes qui sont à bord, le vol est annulé. »
« Ça veut dire qu’il n’y a personne qui va partir, vous êtes contents ? », lâche le gars de la PAF. « Et vous, là, vous allez descendre avec nous », en pointant ceux qui ont désapprouvé haut et fort la scène dont ils étaient témoins. L’appareil est renvoyé au parking. En bas de l’avion, une fourgonnette arrive dont descendent une quinzaine de CRS. Une fois l’expulsé débarqué, la stratégie d’intimidation se met en place. Un homme de la PAF passe dans les rangées, pointe par les numéros de siège les personnes qui ont exprimé verbalement leur indignation. « Nous avons le n° 38. Madame, prenez vos affaires et descendez s’il vous plaît. » Les gens cachent leur visage par peur d’être reconnus, certains revêtent leurs lunettes de soleil. « On vous cherchait monsieur, vous vous cachiez ou quoi ? » Et l’inspection se poursuit.
Avec ceux qui refusent de descendre, la seule méthode employée est celle de la violence.

Dans les travées de l’avion surgissent des CRS casqués, matraque et bouclier à la main, défilant en file indienne.

Ils viennent chercher un passager de force, accroché à son siège. Au total, huit passagers sont débarqués, poursuivis pour entrave à la circulation d’un aéronef et rébellion. Le personnel est sollicité par la police pour connaître les noms de ceux qui ont été débarqués. Ils seront finalement relâchés trois heures plus tard, sans avoir écopé d’amende. En attendant les bus ramenant les passagers au terminal, un homme témoigne : « Ces expulsions sont monnaie courante sur les vols en direction de l’Afrique. Ce qui a fait réagir les gens, c’est lorsque l’homme a parlé d’esclavage. Voir quatre type blancs menotter un gars dans l’avion et l’expulser, ça évoque tout de suite la traite négrière. On n’a pas oublié le discours de Dakar de monsieur Sarkozy. »

http://www.bastamag.net/article2077.html

voir également cette page avec des vidéos datées de janvier 2011 :
http://www.lesinrocks.com/2011/01/25/actualite/des-passagers-dun-avion-filment-et-contestent-lexpulsion-brutale-dun-etranger-1120687/

2012
février : Le fichier des immatriculations vendu au privé par le Ministère

Le Ministère de l’Intérieur a vendu le contenu du fichier national des immatriculations à des sociétés privées, soumises à des licences d’utilisation signées avec le ministère. Les informations de ce fichier d’immatriculations peuvent être utilisées par les sociétés privées dans un but commercial, de recherches ou des statistiques.
Le produit de cette vente est réutilisé par le ministère afin de diminuer les coûts de fabrication des documents d’identité. Avant l’application de cette directive européenne, en septembre 2011, des données étaient cédées gracieusement à une association qui les commercialisait ensuite.
Au moment de retirer sa carte grise, l’automobiliste peut refuser que ses données soient vendues. Il peut également le faire après coup, en en faisant la demande dans les préfectures.
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Le-fichier-des-immatriculations-vendu-au-prive-par-le-Ministere_6346-2045351-fils-tous_filDMA.Htm

 

5 mars : Le Défenseur des droits intervient sur la question de la rétention des enfants dans l’attente de leur expulsion

Le 5 mars dernier, Dominique Baudis, Défenseur des droits, a été alerté de la situation d’un couple et de ses cinq enfants âgés de 18 mois à 10 ans, retenus au centre de rétention administratif (CRA) de Metz, dans l’attente de leur expulsion du territoire français, après le rejet par l’Office Français de Protection des réfugiés et des Apatrides (OFPRA) de leur demande d’asile. En effet, la famille avait formulé une demande d'asile en Hongrie qui est de nouveau à l'étude. Son adjointe, Mme Marie Derain, Défenseure des enfants, s’est rendue au CRA de Metz mardi 6 mars 2012 afin de procéder à une vérification sur place de la situation de cette famille, dans le cadre des pouvoirs d’investigation découlant de l’article 22 de la loi organique du 29 mars 2011 relative au Défenseur des droits. Dans la continuité de l’action menée précédemment par la Défenseure des enfants, M. Baudis a été régulièrement amené à saisir les préfets concernés aussitôt informé de situations aboutissant à ce que des mineurs soient placés en CRA.
A la suite de son intervention auprès du Ministère de l’intérieur, la famille a quitté le CRA de Metz et a été prise en charge par le 115 pour un hébergement d’urgence, ainsi que l’a confirmé le Préfet de la Moselle. Le Défenseur des droits salue cette décision de l’Etat Français qui se met ainsi en conformité avec la jurisprudence de la cour européenne des droits de l’homme.
En effet, cette intervention du Défenseur des droits est la première à être effectuée postérieurement à l’arrêt Popov c/ France rendu le 19 janvier 2012 par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. La France a été condamnée à avoir placé en rétention de jeunes migrants accompagnés de leurs parents dans un centre.
Dans ses motifs, la Cour a expressément relevé que « la CNDS et la Défenseure des enfants se sont prononcées, à plusieurs reprises, contre la privation de liberté d’enfants n’ayant pas commis d’infraction pénale, accompagnés ou non, au nom du respect de leur intérêt supérieur. Selon elles, lorsque les parents de jeunes mineurs font l’objet d’une mesure de reconduite à la frontière, l’assignation à résidence ou, si celle-ci s’avère impossible, la location de chambres d’hôtel devrait être envisagée en priorité ».
Par ailleurs, M. Baudis a rencontré, ce jour à Strasbourg, le Président de la Cour européenne des droits de l’Homme, Monsieur Nicolas Bratza, pour notamment évoquer avec lui la question de l’exécution de ces arrêts par l’Etat Français. Le Défenseur des droits entend rapidement saisir de cette question le collège en charge de la défense et de la promotion des droits de l’enfant.

2012

Mars : Lycéen blessé au flash-ball en 2008 : le policier relaxé

Ce mardi matin, vers 9 h, la salle d'audience était pleine. Le tribunal correctionnel juge aujourd'hui un gardien de la paix pour violence agravée. En novembre 2007, un lycéen de 16 ans avait été grièvement blessé à l'œil après un tir de flash-ball, lors d'une manifestation au rectorat de Nantes. Cinq témoins seront entendus dans cette affaire.
Le procureur saisit deux juges d'instruction. L'été 2008, une enquête est ouverte pour « blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours avec la circonstance que les faits ont été commis avec une arme par une personne dépositaire de l'autorité publique ».
Au printemps 2009, une reconstitution est organisée. Un an plus tard, le procureur de la République requiert un non-lieu : le policier n'est pas responsable des blessures occasionnées au lycéen. Il considère que le gardien de la paix a agi sur l'ordre de son autorité hiérarchique, « ordre qui n'était manifestement ni illégal ni disproportionné... », indique alors le procureur, Xavier Ronsin.
Les juges ne suivent pas cet argumentaire et renvoient le policier devant le tribunal correctionnel. Le procès commence ce mardi et doit durer deux jours.

depuis les bavures se sont multipliées avec de nombreux cas pendant la grève contre les retraites de 2010, comme par exemple à Montreuil. Lire la pédagogie du flash ball et cet article du canard enchainé

Le 29 novembre 2010 est homme est mort suite à un tir de flash ball:
Le 29 novembre dernier, un Malien décédait des suites de deux décharges de Taser. Lundi, un homme d’une quarantaine d’années est mort, victime d’un tir de flashball dans le thorax. Ces deux faits divers devraient relancer la polémique sur les nouvelles armes utilisées par les forces de l’ordre. Dimanche, une patrouille de trois policiers est intervenue dans l’après-midi, à la résidence La Madrague-Ville, un foyer Adoma (ex-Sonacotra) de la Calade à Marseille (15e), situé dans les quartiers nord de la ville, pour un conflit de voisinage. Sur place, les policiers étaient pris à partie par un homme qui venait de blesser légèrement son voisin – un homme lourdement handicapé qui se déplace sur déambulateur, précise «La Provence» - avec un couteau. Réfugié dans sa chambre, l’homme a ensuite frappé à la tête un des représentants de l’ordre avec une tasse de verre. Le policier aurait répliqué d’une décharge de flashball en plein thorax. La balle aurait atteint sa cible «à la face, au tronc et au ventre», après un tir effectué à une distance de quelques mètres.
Arme non létale adoptée par les forces de l’ordre depuis 2002, dans le cadre de la loi Lopsi, le flashball suscite de nombreuses polémiques. Dès 2002, Amnesty International avait prévenu des dangers de son utilisation dans une lettre adressée au ministre de l'Intérieur, en soulignant la dangerosité de cette arme, si la cible était trop près du tireur. Le 15 octobre dernier, Geoffrey Tidjani, un lycéen de 16 ans avait ainsi été blessé au visage par un tir de flashball, lors d'une manifestation à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Il souffrait de trois fractures (nez, sinus, pommette gauche) et d’un hématome sous l’œil.
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Marseille-Tue-par-un-flashball-homme-decede-231373/

Autorisation de viser la tête

Le policier a été relaxé par le tribunal correctionnel. Le tribunal a reconnu que le policier, âgé de 25 ans, était bien l’auteur du tir mais que dans la mesure où il répondait à un ordre, il ne pouvait pas être reconnu responsable pénalement. Le policier encourait une peine de 7 ans de prison mais il n’en a peut-être pas fini avec les procédures. En effet, la victime, Pierre Douillard, a décidé de porter l’affaire devant la justice administrative. « On ne lâchera jamais contre ce policier et sa hiérarchie », laquelle n'avait d'ailleurs pas été citée à comparaître au procès, a-t-il déclaré.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/03/1322270-nantes-jeune-eborgne-par-un-flash-ball-le-policier-relaxe.html

 

10 mai : Taser : le Défenseur des droits veut sanctionner la police

Le Défenseur des droits demande au ministère de l’Intérieur d’engager des «poursuites disciplinaires» à l’encontre de policiers qui avaient utilisé leurs pistolets à impulsions électrique Taser en 2010 pour maîtriser un Malien sans papiers, décédé lors de son interpellation. La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), remplacée depuis par le Défenseur des droits, avait été saisie par plusieurs parlementaires à la suite du décès de Mahamadou Marega, le 30 novembre 2010 à Colombes (Hauts-de-Seine). Dans une décision datée du 4 mai, le Défenseur des Droits relève «des manquements à la déontologie de la sécurité». Il recommande des «poursuites disciplinaires» à l’encontre de deux policiers pour avoir fait «un usage abusif» de leur pistolet à impulsion électrique «en mode contact» à l’encontre de cet homme. Il recommande également «des sanctions disciplinaires» à l'égard de quatre autres agents, «pour avoir exercé des gestes de contrainte disproportionnés» contre lui dans l’ascenseur de son immeuble, et «n’avoir pas été attentifs» à son état de santé.
Le Défenseur des droits a décidé «de mener une réflexion sur l’usage du pistolet à impulsion électrique, au regard des problèmes soulevés par l’utilisation de cette arme par les forces de l’ordre», annonce-t-il dans un courrier à la sénatrice de Paris Nicole Borvo Cohen-Seat (PCF), l’une des parlementaires à l’origine de la saisine. Il recommande d’ores et déjà «l’interdiction» des «Taser X 26» de couleur orange, «armes de remplacement» qui, contrairement aux pistolets jaunes, ne sont pas munies d’un dispositif d’enregistrement vidéo et audio. Il va également mener une réflexion sur l’usage des lanceurs de balle de défense de type flashball.
http://www.liberation.fr/societe/2012/05/10/le-defenseur-des-droits-veut-sanctionner-la-police-pour-l-usage-du-taser_817805

 

 

2012

4 Aout : Evacuation des campements et expulsions par charter en voyage organisé ou individuel continuent comme sous la présidence de Sarkozy

Fatima est une ressortissante marocaine de 39 ans, qui , pour son plus grand malheur, s’est vu notifier une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) suite à un refus de titre de séjour. Placée au Centre de Rétention Administratif de Marseille en attente d’un retour forcé pour son pays, elle refuse par deux fois d’embarquer dans l’avion les 10 et 18 juillet 2012. Un nouveau départ est donc programmé pour le 31 juillet, mais cette fois-ci, l’administration socialiste prépare son coup en envoyant les policiers de l’UNESI, Unité Nationale d'Escorte, de Soutien et d'Intervention. Les policiers de l’UNESI sont des spécialistes de l’accompagnement des étrangers en situation irrégulière. Un peu comme des animateurs du Club Med qui vont s’assurer que tout se passe bien pendant le voyage et en particulier pendant l’embarquement dans l’avion. Pour mieux comprendre leur travail et leurs méthodes, il suffit de regarder une vidéo de 2011 mise en ligne par les Inrocks. Elle nous montre un étranger qui refuse de repartir au pays sans rien dire et le fait savoir.
Très soucieuse que la ressortissante marocaine qui a osé se maintenir en France sans papiers ne rate pas son avion, outre l’UNESI, la police du centre de rétention prévoit donc de la mettre au frais avant l’embarquement, c’est-à-dire en cellule d’isolement, lundi vers 15 heures, soit plus de 18 heures avant l’heure de départ. A 19 heures, Fatima appelle sa famille depuis son téléphone portable pour se plaindre de violentes douleurs au ventre et de violences policières. Selon ses proches et son avocat, elle a désespérément essayé d’alerter sur son état de santé qui se dégradait suite à l’absorption de médicaments. Laissée à l’abandon et sans soins, elle aurait tenté de se faire entendre en donnant des coups contre les murs. On ne sait pas ce qui s’est passé ensuite. En revanche, ce qu’on sait, c’est qu’à 1 heure du matin, soit plus de 6 heures après son appel au secours à sa famille, elle est emmenée aux urgences de l’hôpital nord de Marseille.
Outre des violences évidentes qui seront prouvées lors de l’exploitation de la bande vidéo de la cellule d’isolement, on apprend que la police aurait obligé la femme a porter un casque pour la protéger des coups qu’elles se donnait… Un casque, des menottes, des hématomes au visage, voilà notre jeune femme transformée par la police en Hannibal Lecter dans « Le silence des agneaux ». Forum Réfugiés à publié un communiqué dans lequel il est regretté que « la volonté d’aboutir à tout prix à l’exécution de la reconduite de Mme ASFOUR au Maroc l’a emporté sur les considérations humanitaires qui auraient dû conduire rapidement le chef de Centre à alerter les secours pour mettre un terme à une situation de souffrance qui a conduit à un danger vital.
Le cas de cette ressortissante marocaine n’est pas isolé. Il intervient quelques jours seulement après l’enlèvement par la police d’un ressortissant algérien sous les yeux de sa fille de 11 ans, à Lille. Afin de s’assurer de sa coopération, on lui a administré des drogues au centre de rétention et il a ensuite été bâillonné et attaché dans l’avion.
http://alter-lot.blogspot.fr/2012/08/expulsions-manuel-jai-encore-rate-lavion.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2012

18 octobre : Veni Vinci Vichy
Le Changement c'est maintenant !

A notre Dame des Landes, les bétonneurs ont envoyé 500 policiers (CRS, gendarmes mobiles, BAC…) déloger les empêcheurs de bétonner en rond. Des scènes de guerre civile dans le bocage nantais. Des robocops qui gazent les manifestants pacifiques, et selon certains témoignages, tirent au flash ball.
Rien ne peut justifier la répression policière disproportionnée pour un projet en partie privé au profit d'une multinationale (VINCI) qui fait des milliards de bénéfices.

Etonnant silence médiatique qui aboutit à cette situation totalement absurde : le média qui nous informe correctement ce jour là est....Corse Matin... Pour être informé de ce qui se passe dans la région de Nantes, il faut acheter Corse Matin !
Barrages, barricades, gaz lacrymogènes et cocktail molotov...des barrages de gendarmes filtrent étroitement l'accès depuis qu'ont commencé mardi ( le 16) les évacuations de squats d'opposants...Dans un chemin boueux encadré de haies, les opposants qui habitent "le sabot", une cabane construite à côté d'un champ maraîcher défriché et cultivé collectivement depuis 18 mois, montrent les photos d'un monceau de cartouches de grenades lacrymogènes. Ils affirment les avoir ramassées après "l'assaut" des CRS mercredi soir, confirmé par l'AFP auprès des autorités....les journalistes ont assisté à d'incessants affrontements autour de barricades posées sur les routes, puis dégagées par les forces de l'ordre, puis remises en places par les opposants dès leur départ....Dans un autre lieu "squatté", la "Forêt de Rohanne", jusque-là inaccessible parce que les anticapitalistes qui y avaient construit un campement ne souhaitaient pas être vus, l'assaut a été donné jeudi matin. D'une grande cabane de plusieurs pièces et deux étages au plus profond d'un bois, il ne reste que gravats qu'écrasent et déplacent les engins de démolition...
Pour les journalistes, la couverture du conflit rural s'apparente à un parcours du combattant. Il faut sortir jusqu'à une quinzaine de fois par jour sa carte de presse aux barrages avant d'entendre, comme jeudi: "Passez, mais à vos risques et périls, ils pourraient brûler vos voitures". Il faut ensuite éviter les engins de chantiers, aux sigles et plaques d'immatriculation masqués pour éviter d'éventuelle représailles, affrétés par Vinci pour détruire les maisons et déblayer les gravats.

http://www.corsematin.com/article/france/guerilla-bocagere-a-notre-dame-des-landes-contre-le-projet-daeroport.793315.html

on peut regarder ce reportage de Rennes TV : https://www.youtube.com/watch?v=X8GPr_y3PTA

ou bien celui-ci : http://www.youtube.com/watch?v=w0MN2nb9ofc

26 octobre : Jusqu'au bout, ils seront restés dans le trou noir de l'info, ou presque.

Plus de 500 gendarmes et CRS ont été mobilisés dès le 16 octobre dernier pour déloger des maisons squattées par quelque 150 opposants au projet d'aéroport, qui contestent son utilité et dénoncent son impact environnemental. Nous avions déjà évoqué ces squatteurs dans ce reportage. La construction de l'aéroport - soutenue depuis le début par l'ancien maire de Nantes et actuel Premier ministre, Jean-Marc Ayrault - doit commencer début 2013 pour un achèvement prévu en 2017. En vue du commencement des travaux, les zones occupées illégalement sont donc évacuées.Mais les médias, cette semaine, ont très peu traité de ce sujet au regard de l'importance des affrontements et de leur persistance. Mercredi, soit dix jours après le début des évacuations, toutes les zones n'étaient pas encore évacuées selon l'AFP.
Les images des évacuations sont pourtant de celles dont les télévisions pourraient être friandes : des CRS qui débarquent tôt le matin, des dizaines de véhicules de gendarmerie, des hélicoptères qui survolent les lieux et des barrages allumés par les manifestants. Mais à notre connaissance, les journaux télévisés de France 2 et TF1 ne se sont pas déplacés.
L'évacuation est mieux traitée du côté de la presse écrite et du web. L'AFP a bien suivi l'affaire (des dépêches ici, ou encore là). Le Monde y consacre un long papier dans son édition du 17 octobre, en ligne sur son site. Rue 89 en parle aussi...
Les jours suivant l'opération d'expulsion, la situation s'est envenimée sur le terrain. L'AFP parle même de "guérilla bocagère".
Le week-end, dernier, alors que la résistance des squatteurs se poursuit, un JT national se réveille enfin : le 13 heures de TF1 consacre un reportage au sujet, le samedi 20 octobre, quatre jours après le début des évacuations. Attention, Claire Chazal parle de "guérilla"! Mais depuis, TF1 n'est pas retourné sur les lieux, aucun autre reportage sur le sujet.
Malgré les destructions au fur et à mesure de ces fermes désaffectées ou de ces cabanes édifiées par les opposants, les militants semblent s'installer dans la durée, explique ici l'AFP. Les opposants annoncent sur leur blog de nouvelles vagues d'expulsions ce week-end pour les derniers squats encore occupés. Avec peut-être cette fois-ci davantage de reportages télé?
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5326

2013

3 janvier : Des fiches Stic, simple comme "bonjour"?

"Allô collègue ? On vient de procéder à une interpellation et on aurait besoin de la fiche Stic..." Obtenir une fiche de police qui recense les infractions - avérées ou non - commises par un individu, un document sensible et confidentiel, est-il vraiment aussi simple que cela ? Plusieurs enquêtes ont été ouvertes après la diffusion sur Internet d'enregistrements de conversations dans lesquelles des policiers communiquent les éléments des fiches Stic de plusieurs rappeurs à des plaisantins, révèle jeudi le site PC Impact.
Plusieurs commissariats de Paris et d'Ile-de-France ont été victimes de ce mauvais canular dans les dernières semaines. Les pirates se faisaient passer pour des policiers qui venaient d'interpeller des délinquants. Ils demandaient ensuite à leur interlocuteur de se connecter au Stic pour "sortir" les fiches des personnes qu'ils affirmaient avoir interpellées. Si certains policiers au bout du fil ont été bernés, d'autres ont été plus méfiants, demandant notamment le nom du prétendu collègue. Malins, les pirates n'ont alors pas hésité à menacer leur interlocuteur de sanction s'ils n'obtenaient pas les informations rapidement.
Les parquets de Paris, Bobigny, Créteil et Nanterre ont ouvert des enquêtes, qui ont été confiées à la Brigade d'enquête sur les fraudes aux technologies de l'information (Befti), a indiqué la préfecture de police de Paris. Selon une source proche du dossier, les enquêtes visent des faits d'usurpation de la fonction de policier, collecte frauduleuse de données sensibles et divulgation de données à caractère personnel.
Simultanément, l'Inspection générale des services, la police des polices parisienne, a été saisie afin de déterminer si des faits pouvaient être reprochés aux policiers victimes de ces canulars. Plusieurs d'entre eux pourraient être poursuivis, a appris Europe 1. Des appels similaires ont par ailleurs été recensés dans d'autres départements, notamment dans les Yvelines et en Seine-Maritime, selon les informations d'Europe 1.
Un fichier déjà pointé du doigt. Le Système de traitement des infractions constatées (Stic) regroupe les informations relatives à plus de 6,5 millions de personnes mises en cause dans la commission d'infractions, mais aussi aux victimes (38 millions de fiches). Il est donc plus large que le casier judiciaire, qui, lui, ne fait figurer que les condamnations définitives. En 2009, un rapport de la Cnil avait souligné les problèmes de rigueur de ce fichier informatique, qui peut contenir des erreurs.

2013

6 février : Affrontements à Strasbourg lors de la manifestation des métallos

Les travailleurs et les représentants syndicaux d'ArcelorMittal qui sont allés manifester ce mercredi à Strasbourg devant le parlement européen se sont heurtés aux forces de l'ordre. Il y a eu plusieurs blessés. La police française, qui craignait des débordements, en avait coincé certains sur un parking à proximité pour leur faire subir une fouille corporelle complète.
Seule une moitié des autocars avait pu rejoindre le lieu de la manifestation, en raison des fouilles opérées à l'extérieur de la ville. Les quelques 1500 métallos arrivés sur place ont été circonscrits à un périmètre de sécurité dont ils ne pouvaient s'écarter, sous peine de s'attirer les répliques des gendarmes. La situation était très tendue et au moins trois manifestants ont été blessés.
http://www.rtbf.be/info/regions/detail_strasbourg-heurts-entre-les-metallos-d-arcelormittal-et-les-policiers?id=7922262

Après la grave blessure d'un manifestant d'ArcelorMittal par un tir de flashball, "J'aime l'ordre, mais pas exercé de cette façon là", a dit l'euro-députée verte Eva Joly sur RMC/BFMTV. "On ne tire pas sur les ouvriers qui sont dans la souffrance", a-t-elle ajouté. Manuel Valls "est un homme d'ordre", a poursuivi Mme Joly. "C'est un homme conservateur à l'intérieur de la gauche. Ce n'est pas ma gauche à moi, et je pense qu'il y a d'autres façons de faire". Selon elle, le groupe des Verts au Parlement européen avaient invité les ArcelorMittal à Strasbourg. "Ils ont été cueilli par des CRS à 40 kilomètres de Strasbourg, ils ont été empêchés d'approcher du Parlement, et ce n'est pas parce qu'il y a quelques éléments incontrôlables que l'on doit punir l'ensemble des manifestants", a-t-elle dit.
http://www.lepoint.fr/politique/manifestant-blesse-eva-joly-accuse-manuel-valls-de-faire-du-mal-a-la-gauche-14-02-2013-1627332_20.php

2013

7 mars Affrontements entre ouvriers de Goodyear et CRS à Rueil-Malmaison : Après presque 10 ans de violences policières sur des manifestants, cette fois les CRS avaient-ils reçu l'ordre de subir ?

Dix-neuf policiers ont été blessés lors d'échauffourées entre les forces de l'ordre et plusieurs centaines de salariés devant le siège de l'entreprise à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, et une personne a été interpellée.

 

 

19 mars : Peines plancher : Taubira dit stop

Christine Taubira n’a jamais caché son scepticisme vis-à-vis du système des peines plancher. Elle le répète dans un long entretien accordé mardi au quotidien Libération : "les peines plancher seront abrogées", assure la ministre de la Justice, et ce au nom d’une meilleure efficacité de la justice. Votée en 2007, la loi sur la récidive impose des peines plancher ou minimales en cas de récidive.
"Les peines plancher seront abrogées. Si on me donne un ordre contraire, j'aviserai à ce moment-là. Pour l'instant, je ne l'ai pas!", martèle la garde des Sceaux. Et Christine Taubira d’ajouter que son objectif n’est pas "d’abolir les principes du sarkozysme. Pardon, mais je ne suis absolument pas dans cette logique".
Si Christine Taubira envisage de supprimer les peines plancher, c’est avant tout parce que ce système est jugé contre-productif. "Les peines plancher sont un automatisme qui réduit la liberté d'appréciation des magistrats. Or, les statistiques disponibles, contredites, vérifiées, montrent bien que l'individualisation de la procédure jusqu'aux modalités d'exécution de la peine réduit le facteur de risque de récidive, donc le nombre de nouvelles victimes", argumente la ministre.
Cette volonté de supprimer les peines plancher n’est d’ailleurs pas une surprise puisqu’elle figurait parmi les "60 engagements" du candidat Hollande.
http://www.europe1.fr/Politique/Peines-plancher-Taubira-dit-stop-1452495/

Récidive : ce que révèlent les chiffres
Jeudi et vendredi, les experts se réunissent à Paris au sein d'une "conférence de consensus sur la prévention de la récidive". Objectif : apporter à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, de nouvelles pistes de travail pour une meilleure lutte contre ce phénomène. En France, le terme exact de "récidive légale" définit la situation d'un individu déjà condamné qui commet dans les cinq ans une infraction identique ou de même nature que lors de sa première condamnation. Quels sont les chiffres-clés de ce phénomène ?
Les peines alternatives sont moins chères… Les peines alternatives à l'incarcération reviennent moins chères. Une journée sous bracelet électronique coûte 10,43 euros quand elle coûte 85,44 euros en maison d'arrêt et 196,14 euros dans une maison centrale (longues peines). Il en va de même pour une journée en semi-liberté (les détenus rentrent en prison le soir), avec un coût légèrement inférieur à 60 euros.
Les chercheurs constatent pourtant que "les risques de recondamnation des libérés n'ayant bénéficié d'aucun aménagement de peine demeurent 1,6 fois plus élevés que ceux ayant bénéficié d'une libération conditionnelle".
http://www.europe1.fr/France/Recidive-ce-que-revelent-les-chiffres-1414845/

 

25 mars : Vidéosurveillance : 75% des Français favorables aux caméras dans les lieux publics

Ainsi, les français seraient d’accords pour être filmés, mais seulement dans la sphère publique : la rue, les commerces ou encore les transports. Pas question en revanche d’être "fliqué" par son employeur. D’ailleurs sur les 935 000 caméras présentes sur le territoire français, seules 35 000 concernent la vidéosurveillance au travail.
Et l’usage de ces caméras ne cesse de s’étendre. D’abord utilisées pour protéger les populations, celles-ci servent désormais à... verbaliser. Dès le 2 avril, une cinquantaine de caméras de surveillance serviront à sanctionner les automobilistes mal garés ou grillant un feu rouge dans la capitale.
http://www.ldh-ales.net/ecrire/?exec=articles&id_article=161

cela montre le déficit d’information, en effet on sait que la vidéosurveillance est inefficace comme l’a indiqué la cour des comptes : Vidéosurveillance : coûteuse et inefficace selon la cour des comptes

à boulogne Billancourt, la vidéosurveillance ne sert… à rien
Un rapport de la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France vient par ailleurs de pointer du doigt la gabegie financière et politique du recours à la vidéosurveillance : non contente de ne pas réparer les caméras qui ne marchent pas, la mairie de Boulogne-Billancourt est infoutue d'expliquer à quoi celles qui marchent servent exactement.
Et lorsque les juges l'interrogent sur la pertinence de l'utilisation de ces fonds publics, le maire ne peut qu'avouer qu'il ne sait même pas si ses caméras servent à quelque chose, ou pas : "en l'absence d’évaluation du dispositif, le maire considère qu’il ne permet pas, à ce jour, de percevoir l’impact positif de la vidéosurveillance sur la délinquance...

les caméras de vidéosurveillance de Nice, l'une des plus vidéosurveillées en France, viennent précisément de démontrer leur inefficacité...
Sous l’impulsion de son maire UMP, Christian Estrosi, Nice est devenue une sorte de “laboratoire sécuritaire du gouvernement“, avec ses 624 caméras de vidéosurveillance (soit une pour 600 habitants), qui balaient un champ d’environ 150 mètres, sur 360°, et qui ont coûté la bagatelle de 8,7 millions d’euros.
De fait, le taux d’élucidation aurait effectivement augmenté, mais pas dans les mêmes proportions. Car si la petite délinquance a baissé de 1,34% l’an passé, et que le nombre d’interpellations réalisées par la police municipale a doublé, passant de 900 à 1850 en 2010, “en revanche, les vols avec violence continuent à progresser, malgré la présence des caméras“, souligne France Info, qui relève même une “augmentation de 20% avec 2932 vols avec violence en 2010 contre 2437 en 2009.”
Les statistiques de décembre sont tombées, et dénombrent, pour 2010, 17 670 “atteintes aux personnes“, 2059 interpellations effectuées par la police municipale, dont 213 “à l’aide des caméras de vidéoprotection“, soit… 0,34 interpellations par caméra, un taux trois fois moindre que celui relevé, à Lyon, par la Chambre régionale des comptes qui, s’étonnant de voir que les caméras ne permettaient, en moyenne, l’arrestation que de une seule personne par caméra et par an, en arrivait à la conclusion que “la vidéosurveillance coûte très cher et ne sert pas à grand-chose” (voir L’impact de la vidéosurveillance est de l’ordre de 1%). En comparaison, chacun des 280 policiers municipaux niçois ont, en moyenne, procédé à 7 autres interpellations chacun dans le même temps…
Eric de Montgolfier, procureur de la république de Nice, évoque de son côté un “demi-échec” :
Christian Masson, président de l’association “Un cœur pour l’Ariane”, un “quartier sensible” de la ville, parle quant à lui d’”échec complet” :
Christian Estrosi ferait bien d’écouter les spécialistes des questions de sécurité, à commencer par Alain Bauer, le Mr Sécurité de Nicolas Sarkozy (il est tout à la fois président du conseil d’orientation de l’Observatoire national de la délinquance, de la Commission nationale de la vidéo-surveillance, et de la Commission sur le contrôle des fichiers de police) qui, interrogé sur France Inter le 30 juillet dernier au matin, juste avant que Nicolas Sarkozy ne prononce son désormais célèbre discours de Grenoble, remettait lui aussi en cause cette croyance aveugle dans les supposées vertus de la vidéosurveillance :
Quelques minutes plus tard, Nicolas Sarkozy confirmait, à Grenoble, son plan de déploiement de 60 000 caméras d’ici 2012 :
http://owni.fr/2011/02/08/videosurveillance-rions-un-peu-avec-estrosi-et-la-loppsi/

La Grande-Bretagne enterre la société de surveillance

voir également : vidéosurveillance, biométrie, traçage, géolocalisation

Un responsable de Scotland Yard soutient que l'utilisation d'images captées par des caméras de surveillance en circuit fermé constitue un « véritable fiasco ».
Selon l’inspecteur de police Mike Neville, responsable du Bureau des images, identifications et détections visuelles (Viido) de la police de Londres, l’utilisation de cette technologie est jusqu’ici un « véritable fiasco ». « Des milliards de livres ont été dépensés dans le matériel, mais on n’a pas réfléchi à la manière dont la police allait utiliser les images et comment elles seraient présentées devant un tribunal », a-t-il déclaré lors d’une conférence organisée à Londres. « C’est un véritable fiasco : seuls 3 % des [vols effectués sur la voie publique à Londres] ont été résolus grâce aux caméras de surveillance en circuit fermé », a ajouté M. Neville.
http://www.ldh-ales.net/spip.php?article162

 

3 avril : Vie privée: Google attaqué par six pays européens

Les Cnil européennes en ont marre d'attendre. Mardi, six agences de protection des données personnelles ont lancé une action concertée contre Google, estimant qu'aucun progrès n'avait été réalisé sur le front de la charte unifiée de confidentialité de l'entreprise. En France, la Cnil «a notifié à Google sa décision d'ouvrir une procédure de contrôle, ainsi qu'une procédure de coopération administrative internationale avec ses homologues du groupe de travail». L'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont fait de même.
En octobre, 29 agences européennes avaient donné quatre mois à Google pour modifier sa charte jugée non conforme à la directive européenne sur la protection des données. Une nouvelle réunion a eu lieu mi-mars avec l'entreprise américaine. «A l'issu de ce délai, Google n'a adopté aucune mesure concrète», écrit la Cnil.
http://www.20minutes.fr/high-tech/1130115-20130403-vie-privee-six-pays-europeens-attaquent-a-google

Le numérique et les données personnelles au cœur des débats.
Le gouvernement a publié le 28 février sa « feuille de route du numérique ». Parallèlement à cela, une loi tendant à la protection des données personnelles serait soumise au Parlement en 2014. Enfin, les autorités européennes ont prévu une action répressive contre Google avant cet été.
Les grands groupes, tels que Google et Yahoo !, sont à nouveau montrés du doigt. Le gouvernement envisage « la mise en place de mesures spécifiques en droit national afin de combattre l'évasion fiscale pratiquée ». Néanmoins, les sièges de ces compagnies sont situés en Irlande, Fleur Pellerin estime donc qu’il faut « réviser complètement les concepts fiscaux avec lesquels nous travaillons puisque la fiscalité actuelle n'est pas du tout adaptée à l'économie numérique ». Pour se faire, cette révision devrait intégrer le projet de loi de finances 2014.
La CNIL a donc déclaré que les autorités vont poursuivre leurs investigations en étroite collaboration et prendre toutes les mesures nécessaires conformément aux pouvoirs dont elles disposent. Pour se faire, « un groupe de travail, piloté par la CNIL, a été mis en place afin de coordonner leur action répressive, laquelle devrait être lancée avant l'été. Ce groupe de travail se réunira dans les prochaines semaines et auditionnera Google ». Mais le groupe ne cède pas, un porte-parole a déclaré que « notre politique de confidentialité respecte la loi européenne et nous permet d'offrir des services plus simples et plus efficaces. Nous nous sommes pleinement impliqués tout au long des échanges avec la Cnil, et nous continuerons à le faire ». Mais reste à savoir comment les autorités européennes peuvent agir de manière efficace contre un groupe dont le siège se trouve en dehors de l’Union Européenne. Des solutions radicales ont été proposées, comme interdire toute utilisation des services Google… !
http://www.59hardware.net/actualit%C3%A9s/internet/edito-59h-:-le-num%C3%A9rique-et-les-donn%C3%A9es-personnelles-au-c%C5%93ur-des-d%C3%A9bats.-2013030113800.html

2013

7 mai : internet Sweep Day
Action mondiale sur les données personnelles : 4000 sites étudiés

Dans le cadre del’Internet Sweep Day, la CNIL et les principales autorités mondiales de protection de la vie privée de 18 pays ( USA, Australie, Allemagne, Royaume Uni) ont mené une action commune sur près de 4000 sites afin de vérifier les informations transmise aux utilisateurs sur l’utilisation de leur données personnelles.

En France la CNIL a passé au crible près de 250 sites internet sur plusieurs points :
Quelles données sur les utilisateurs sont collectées ?
Pourquoi faire ?
Les données sont elles transmises à des tiers ?
Les utilisateurs peuvent-ils s’opposer à cette transmission à des tiers ?

L’internet Sweep Day constitue une première dans la collaboration étroite entre les autorités mondiales de protection des données personnelles. D’autres opérations communes de contrôles sont d’ores et déjà à l’étude pour les années à venir. Nous ne connaissons pas pour le moment le nom des sites concernés par cette procédure de contrôle.

http://www.universfreebox.com/article/20911/Action-mondiale-sur-les-donnees-personnelles-4000-sites-etudies

 

 

2013

5 juin TURQUIE. Soupçon de répression sur Twitter et Facebook, de sites web bloqués
Des manifestants on été arrêtés pour "incitation à l'émeute" sur Twitter et l'accès aux réseaux sociaux est difficile à Istanbul.

La répression 2.0 continue. Après l'Iran, la Tunisie, l'Egypte, et plus récemment la Syrie, c'est au tour de la Turquie d'entrer un peu plus dans la danse de la répression du web. Au moins 29 personnes ont été arrêtées dans la nuit de mardi 4 juin à mercredi à Izmir, ville d'Anatolie, pour "incitation à l'émeute et pour propagande" sur Twitter, rapporte le "Hurriyet Daily News". Une première depuis le début des manifestations contre le gouvernement et la politique de Recep Tayyip Ergando. Manifestations réprimées de façon violente, de nombreux blessés et arrestations et même des morts.
Selon Erkan Kiliç, un responsable local du principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), les 29 personnes interpellées sont "des enfants", âgées entre 18 et 24 ans. Il assure que les tweets des "détenus" sont avant tout inoffensifs, à l'exception de quelques injures, qui n'étaient "pas si graves". Pour le responsable local du Parti républicain, avec ces arrestations liées à des propos publiés sur Twitter, la liberté d'expression est bafouée.
"Nous ne sommes pas encore certain que ces arrestations soient liées à une quelconque activité sur Twitter. Mais les suspicions sont fortes", explique Johann Bhir, chargé de l'Europe de l'est chez Reporters sans frontières, au "Nouvel Observateur". "Ce que l'on sait, c'est qu'elles interviennent au lendemains des propos du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, à propos de Twitter."
Plus inquiétant, le site spécialisé Techcrunch affirme que l'accès aux réseaux sociaux, comme Twitter et Facebook, depuis Istanbul "est presque impossible". Selon plusieurs témoignages, "les autorités bloquent l'accès à des sites de manière localisée, autour de la place Taksim, où des milliers de personnes manifestent. Ils ont réduit la bande passante au strict minimum afin que, officiellement, l'usage ne soit pas bloqué mais que l'utilisation soit extrêmement lente." Réduire la bande passante est relativement simple pour le gouvernement turc. L'ensemble du trafic internet passe par l'opérateur Turk Telecom qui centralise tous les systèmes turcs. Concrètement, des sites peuvent être bloqués par l'opérateur sur demande. Selon le "Guardian", des milliers de sites seraient "invisibles" depuis plusieurs jours en Turquie. En plus de la centralisation de l'infrastructure, Il existe aussi un organisme gouvernemental qui peut interdire et surveiller les sites sans mandat judiciaire.
Face à une censure encore présumée, les internautes et manifestants turcs s'équipent. Sur leurs smartphones, ils installent les applications Ustream, qui diffuse des vidéos en direct, et Zello, qui fonctionne comme un talkie-walkie. Et sur leurs ordinateurs, les Turcs optent pour les réseau privé virtuel (VPN), notamment Hotspot Shield, installé le week-end dernier par plus de 120.000 Turcs, pour devenir impossible à localiser... et à surveiller.
http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130605.OBS2011/turquie-soupcon-de-repression-sur-twitter-et-facebook.html

 

20 mai : Edward Snowden et le scandale PRISM

révèle l'espionnage de millions de citoyens à travers le monde par les américains et les britanniques avec la complicité de google, Facebook, Skype, Microsoft, Apple...
communications téléphoniques, SMS, contenu de courriels, messages Facebook, historique de l’activité en ligne d’un internaute tout y passe !

"Je ne peux autoriser le gouvernement des Etats-Unis à détruire la vie privée et les libertés fondamentales". Cet homme est un héros mais il risque 30 ans de prison si l'Oncle Sam arrive à mettre la main sur lui.

Les révélations scandaleuses sont si nombreuses que je ne les ai pas détaillées ici mais dans une page spéciale

comment protéger ses données personnelles :
historiques de navigation et recherches internet, formulaires
autre usages (mail, vidéoconférence, transfert de fichiers etc)

2013

13 juin : Les fichiers de police toujours truffés d'erreurs

Les fichiers de police et de gendarmerie, Stic et Judex de leurs petits noms, contiennent toujours autant d’erreurs. La Cnil, gardienne des libertés informatiques, avait déjà alerté en 2009. A l’époque, 83% des fiches contrôlées comportaient des informations inexactes ou non actualisées. Et dans 40% des cas, les erreurs constatées étaient conséquentes: fichage non justifié ou pour une durée excessive. Quatre ans plus tard, la situation ne s’est pas du tout améliorée, selon le nouveau rapport présenté ce jeudi.
Au total, si on additionne Stic et Judex, on compte 10 millions de fiches concernant 9 millions de citoyens (certains se retrouvent avec plusieurs fiches sur le dos). Elles sont consultables par les policiers, les gendarmes et les magistrats du parquet. Mais aussi, les agents préfectoraux dans le cadre d’enquêtes administratives. En effet, dans les secteurs d’activité dits sensibles (les agents de sécurité, mais aussi le personnel de la RATP, d’Aéroport de Paris..) les entreprises peuvent demander un agrément attestant que le candidat à l’emploi n’est pas fiché. «Les erreurs causent des dégâts, du refus de recrutement au non renouvellement d’un contrat».
Fiché pour quarante ans...
Seuls 5 à 10% des classements sans suite sont transmis, et donc indiqués dans les fichiers.
Stic et Judex sont en train de fusionner en un seul et unique fichier, le TAJ (traitement d’antécédents judiciaires). Cela aurait pu être l’occasion d’un grand ménage. Loupé, «il n’y a pas eu de purge des données inexactes», ni même de début de tentative. Vu le chantier, la Cnil propose un ordre de priorité pour les mises à jour. D'abord, les mineurs au moment de faits, puis les infractions les plus récentes et celles entraînant quarante ans de fichage... Car la durée de conservation des fichiers peut être très, très longue. «Un jeune condamné pour trafic de stupéfiant à l’international sera fiché 40 ans», prend exemple la présidente de la Cnil, Isabelle Falque-Pierrotin.
http://www.liberation.fr/societe/2013/06/13/les-fichiers-de-police-toujours-truffes-d-erreurs_910680

 

 

 

 

 

 

  16 juin : Turquie : Manifestants battus, utilisation de gaz poivré, journalistes bastonnés...
La répression contre les opposants ne cesse de s’intensifier.
Les réseaux sociaux dénoncent les dérapages policiers.

Après trois semaines de contestation, les autorités turques ont durci la répression contre les manifestants. Des dizaines de vidéos postées sur les réseaux sociaux témoignent d'une intensification des violences perpétrées par les forces de l’ordre lors des interventions. A Istanbul, dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 juin, la police anti-émeute a ainsi tenté de disperser des contestataires qui s’étaient réfugiés dans la cour de l’hôpital Alman Hastanesi, le plus grand centre de santé privé de la ville, en utilisant des canons à eau et des gaz lacrymogènes.
Diffusées sur internet, plusieurs vidéos filmées par des témoins avec des téléphones portables permettent de reconstituer les événements. Les forces de l’ordre auraient ainsi passé une partie de la nuit à tenter de déloger les manifestants, en visant l'entrée de l'hôpital avec des canons à eau et des grenades de gaz lacrymogènes. Sur les images, une grenade atterrit même dans le sas d’entrée des urgences, obligeant une partie des occupants, dont certains blessés à sortir de l’édifice.

Plus étonnant encore, de nombreux témoins font état de l’utilisation de "produit chimique" mélangé à l’eau des canons lors des interventions de la police anti-émeute. Il pourrait s'agir d'un gaz irritant. Sur les réseaux sociaux, des manifestants évacués aux environs de la place Taksim se plaignent de brûlures sur le corps, photos à l’appui. Les médias turcs s’interrogent après la diffusion de photographies sur lesquelles des policiers chargent un bidon de "Jenix", un gaz poivré normalement réservé à l’armée, dans le réservoir d’un camion de maintien de l’ordre. Le préfet d'Istanbul, Avni Mutlu, a nié toute utilisation de produit chimique, déclarant que l'eau tirée par les canons n’était qu’une "solution médicale sans danger."
Amnesty International dénonçait déjà l’intensification des violences contre les manifestants pacifiques, dans un communiqué daté du 11 juin, dénombrant "des milliers de blessés signalés" depuis le début de la contestation. Un grand nombre de vidéos diffusées sur le web témoignent d’ailleurs des débordements de certains membres des forces de l’ordre. Le journaliste Gokhan Bicici, qui travaille pour la chaîne de télévision privée turque IMC Medya, a ainsi été roué de coups dimanche, près de la place Taksim, par sept policiers. Filmée par des voisins, la scène a été mise en ligne sur YouTube. Selon France 24, la chaîne a confirmé l’arrestation de son journaliste et demandé que les auteurs des violences soient punis.
http://tempsreel.nouvelobs.com/video/20130617.OBS3653/turquie-les-reseaux-sociaux-denoncent-les-derapages-de-la-police.html

 

20 juin : BRESIL. Une police si brutale

Sur les images, l’homme semble à peine capable de respirer. Agrippés à lui, plusieurs policiers le plaquent violemment au sol. Sur la gauche, on devine un vélo, lui aussi jeté par terre. "Ce cycliste ne manifestait même pas !", commente Giuliana Vallone, journaliste photographe, dans le même documentaire sur les violences policières, réalisé par le quotidien brésilien "Folha" de São Paulo, et disponible sur Youtube. La jeune journaliste, comme une quinzaine de ses confrères, a elle-même été victime de la brutalité de la police. Dans le film, qui passe en boucle des images de violences commises par les forces de l’ordre, on la découvre, assisse sur son lit d’hôpital, le teint pâle, l’œil violacé, déchiré par un tir de balle en caoutchouc.
Depuis le début des manifestations, la brutalité policière apparaît comme l’un des principaux motifs d’indignation des Brésiliens descendant dans la rue. L’étincelle est venue le 13 juin, avec la répression des premiers rassemblements de masse. Bilan : 55 blessés. Grenades lacrymogènes (parfois en direction de bus scolaires), tirs de balles en caoutchouc au niveau de la tête, matraque, gaz aspergé directement dans les yeux... Toute la panoplie de la contre-insurrection est utilisée par la police. Mercredi encore, deux manifestants ont été blessés lors de graves échauffourées en marge du match entre le Brésil et le Mexique à Fortaleza (Nord-Est du pays) dans le cadre de la Coupe des Confédérations. Une répression qui rappelle de mauvais souvenirs à certains. "La dictature est 'terminée', mais on dirait que la police n’est pas au courant !", commente une femme sur Twitter.
Durant la dictature militaire au Brésil (1964-1985), la police se montrait particulièrement brutale dans la répression des manifestations, et disposait de pouvoirs étendus. "C’est vrai que la police n’a pas beaucoup plus de tact aujourd'hui, même si le commandement a changé", souligne Stéphane Monclaire, maître de conférences à Paris 1 et spécialiste du Brésil.
Toutefois, à l’heure des réseaux sociaux, la brutalité de la police ne passe plus inaperçue. Le reportage de la Folha de São Paulo sous-entend que certains policiers pourraient avoir tenté de dissimuler leurs insignes par peur d’être reconnus sur Internet. "Ces connards sont en train de nous filmer !", s’exclame même l’un des agents en direction de l’un de ses collègues, visiblement gêné par la présence des caméras de télévision.
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130620.OBS4015/bresil-une-police-a-la-main-tres-lourde.html

 

20 juin : Données privées: Google a 3 mois pour se plier au droit français

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a mis en demeure jeudi le géant américain Google, lui donnant trois mois pour se mettre en conformité avec la loi française en matière de protection des données, sous peine de sanction financière. L'Espagne, dans le cadre d'une action coordonnée avec la Cnil, a également annoncé jeudi après-midi l'ouverture d'une procédure de sanctions contre Google, indiquant avoir relevé "des indices de six infractions, dont cinq graves" en matière de protection des données.
Ces procédures résultent d'un processus entamé en octobre 2012 par les 27 autorités européennes de protection des données qui ont déjà, d'une voix commune, sommé le groupe de se mettre en conformité avec la directive européenne Informatique et Libertés. Cette fois-ci, c'est la Cnil française et l'autorité espagnole qui assignent chacune le géant de l'internet au regard de leurs législations nationales. Objet du contentieux, la nouvelle politique de confidentialité de Google qui a fusionné en mars 2012 une soixantaine de règles d'utilisation en une seule, regroupant ainsi les informations de plusieurs services autrefois séparés, comme la messagerie Gmail et le réseau communautaire Google+. "Google n'est toujours pas en conformité au regard du droit national", a résumé à l'AFP Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil qui a identifié "une série de manquements" qui font que l'utilisateur "n'est pas en mesure de connaître l'utilisation qui peut être faite de ses données et les maîtriser".
http://www.leparisien.fr/high-tech/protection-des-donnees-la-cnil-met-en-demeure-google-20-06-2013-2913613.php

2013

21 juin : Facebook : les coordonnées de 6 millions d'internautes publiées

Une panne de logiciel au sein du réseau social Facebook a provoqué le partage involontaire des numéros de téléphone et des adresses courriels de 6 millions d'utilisateurs, a reconnu Facebook vendredi 21 juin.
"Nous prenons la vie privée des gens au sérieux [ sans rire !], et nous faisons tout notre possible pour protéger (leurs) informations", ajoute Facebook, tout en ajoutant que "même avec une équipe forte, aucune entreprise ne peut prévenir les pannes à 100%". Cette panne a pu permettre que "certaines informations de contact d'une personne (son adresse courriel ou son numéro de téléphone) soient devenues accessibles à des gens qui avaient soit des informations de contact sur elle ou bien des connections avec elle", précise Facebook.
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130622.OBS4233/facebook-les-coordonnees-de-6-millions-d-internautes-publiees.html

comment protéger ses données personnelles :
historiques de navigation et recherches internet, formulaires
autre usages (mail, vidéoconférence, transfert de fichiers etc)

 

26 juin 2013 : on peut contrôler à distance l'électronique d'une voiture,
trafiquer ses freins et effacer toute trace de ce contrôle

Le résumé en 16 pages d'une étude réalisée en 2010 (voir PDF) par une dizaine de scientifiques des universités de San Diego et de Washington détaille comment on peut désactiver les freins d'un véhicule en trafiquant le système électronique des voitures les plus récentes. Et aussi comment on peut programmer l'effacement de toute trace de cette programmation.

"Des chercheurs montrent comment on peut contrôler à distance l'électronique d'une voiture".
http://www.nytimes.com/2011/03/10/business/10hack.html?_r=1&

Richard Clarke, ancien responsable national de la sécurité, cité par le Huffington Post USA, estime que les services de renseignements des grandes puissances comme les USA peuvent prendre, via son électronique, le contrôle d'un véhicule à distance.
http://www.huffingtonpost.com/2013/06/24/michael-hastings-car-hacked_n_3492339.html

 

27 juin : Une mère de famille a perdu un œil après le tir de flash-ball d'un policier, à Villemomble (en Seine-Saint-Denis).

Les faits ont eu lieu mardi soir alors que la police intervenait dans la cité des Sablières, à Villemomble. Elle avait été alertée car plusieurs jeunes se livraient à une "conduite acrobatique et dangereuse" sur des deux-roues. À l'arrivée des forces de l'ordre, les jeunes ont réussi à s'enfuir, sauf l'un deux qui est tombé au sol. La situation a ensuite dégénérée et une cinquantaine de jeunes ont encerclé les fonctionnaires. Ces derniers ont alors dû utiliser du gaz lacrymogène et leur flash-ball.
Une femme a été atteinte au visage par l'un des projectiles. Il s'agirait de la mère d'une des personnes interpellées. D'après le Parisien, la victime, hospitalisée au Centre hospitalier national d'ophtalmologie « Quinze-Vingts » a perdu un œil.
http://www.ladepeche.fr/article/2013/06/27/1659870-seine-saint-denis-femme-perd-oeil-cause-tir-flash-ball.html

 

27 juin : L'UFC-Que choisir met en demeure Facebook, Twitter et Google +

«Nous avons adressé mercredi une lettre de mise en demeure, de presque 100 pages, à Google, Twitter et Facebook pour modifier les clauses contractuelles que nous estimons abusives et qui sont interdites par le droit français», a indiqué Alain Bazot, président de l'UFC-Que choisir. «Les trois principaux réseaux sociaux ne considèrent pas les données confiées par les internautes comme des données personnelles. Les conditions d'utilisation des services de Facebook, Twitter et Google + sont illisibles», assure Amal Taleb, juriste de l'association. Au sens propre du terme. Les caractères sont minuscules pour les 21 pages des conditions d'utilisation des services de Facebook, ces clauses renvoient de plus à de nombreuses autres pages, souvent en anglais, déplore l'association.
L'association espère toutefois être mieux «entendue que la Cnil». Dans ce but, l'association va mettre en ligne des conseils pour permettre aux internautes de protéger leurs données personnelles. Et une pétition pourra être signée en ligne, afin que les utilisateurs «reprennent la main sur leurs données».
http://www.lefigaro.fr/hightech/2013/06/27/01007-20130627ARTFIG00373-l-ufc-que-choisir-met-en-demeure-facebook-twitter-et-google.php

2013
4 juillet : La France dispose, comme les Etats-Unis avec le système Prism, d'un dispositif d'espionnage à grande échelle des télécommunications.

Le Monde est en mesure de révéler que la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services spéciaux) collecte systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France, tout comme les flux entre les Français et l'étranger : la totalité de nos communications sont espionnées. Les politiques le savent, mais le secret est la règle : ce Big Brother français est clandestin. Il échappe à tout contrôle.
communicatios, téléphoniques, e mails, fax etc
La DGSE collecte ainsi des milliards de milliards de données, compressées et stockées, à Paris, sur trois niveaux, boulevard Mortier, dans les sous-sols du siège de la DGSE. Le service de renseignement dispose d'un supercalculateur capable de gérer des dizaines de millions de gigaoctets.

 

5 juillet : la justice censure Mediapart sur les enregistrements Bettencourt

Quand le jugement sera notifié aux deux sites, ils auront alors un délai de huit jours pour retirer les enregistrements ainsi que toutes les références et les extraits d'enregistrements retranscrits dans ses articles , sous peine d'une amende de 10 000 euros par jour et par article. "Autant dire la fin du journal", s'exclame sur twitter le journaliste Fabrice Arfi, à l'origine de l'affaire. Mediapart annonce sur son site qu'il "formera un pourvoi en cassation contre cette décision, qui contredit les textes européens sur le droit à l’information". Mais ce pourvoi n'est pas suspensif. En clair, Mediapart devra retirer les enregistrements, supprimer toutes les citations ou... payer.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15830

"Dès hier soir où nous rapportions que Mediapart avait été condamné, des copies des articles en cause ont commencé à affluer pour permettre aux internautes d'en prendre toujours connaissance". De fait, les internautes ont posté des commentaires sur le premier papier de Numérama en disant que les articles de Mediapart étaient téléchargeables. Par exemple, sur ce site là : http://www.multiupload.nl/6STTG5RL7G
Numérama a également constaté que le service de téléchargement BitTorrent était aussi de la partie. Sur The Pirate Bay, les internautes peuvent ainsi télécharger "95 pages HTML d'articles, 82 fichiers MP3 permettant d'écouter les enregistrements censurés, 79 images, et 14 pages en PDF ou JPEG" qui correspondent à l'ensemble du dossier Bettencourt de Mediapart.
https://thepiratebay.sx/torrent/8645352?utm_content=buffer42418&utm_source=buffer&utm_medium=twitter&utm_campaign=Buffer
Pour Numérama, qui regrette évidemment la décision du tribunal de Versailles, ce mode de diffusion est toutefois la "confirmation que la censure postérieure aux publications ne peut plus plus avoir lieu à l'ère d'internet".
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15834

 

5 juillet : Sans-papiers : A Valence, la police est lassée de faire du chiffre.

Ils expriment leur "écœurement". Des policiers de Valence, dans la Drôme, dénoncent vendredi une politique du chiffre qui conduit leur hiérarchie locale à exiger d’eux qu’ils fassent la chasse aux étrangers en situation irrégulière, selon les informations obtenues par Europe 1. D’après le syndicat Unité SGP Police, des quotas d’interpellations seraient même imposés, le jeudi matin, au commissariat : les policiers reçoivent en effet l’ordre d’interpeller un nombre précis de sans papiers.
A chaque semaine son objectif. La semaine dernière, il en fallait sept, la semaine précédente dix. La pratique, qui dure depuis plusieurs mois, est dénoncée par le syndicat. Daniel Steward, l’un des délégués Unité SGP Police, raconte au micro d’Europe 1 avoir dû participer à de telles opérations : "à un moment donné, on en avait deux qui étaient assis sur un banc, tous les véhicules se sont arrêtés, on est descendus, on a contrôlé les deux, on les a embarqués. Après on s’est à nouveau déplacés face à la gare et on a fini le travail".
"Ce n'est que pour faire du chiffre". Le fonctionnaire confie sa "honte" d’avoir participé à ces opérations. "C’est l’écœurement général. Le seul mot qui émane à chaque fois de la bouche des collègues, c’est la rafle, ça nous met extrêmement mal à l’aise", dénonce le policier. "C’est écœurant d’en arriver là, de nous demander à nous de faire de basses besognes, à des fins uniquement statistiques. Ce n’est que pour faire du chiffre", souligne le délégué, qui a 20 ans de service à son actif et assure ne pas être "entré dans la police pour faire cela".
Dans un communiqué, la préfecture a pour sa part déploré "un tract au contenu et à la formulation inadmissible". "Le préfet de la Drôme dément toute existence d'objectifs chiffrés écrits ou oraux concernant la lutte contre l'immigration clandestine", a indiqué la préfecture De son côté, la direction centrale de la sécurité publique dément catégoriquement toute consigne chiffrée. Elle ajoute que les contrôles incriminés visent un quartier précis de Valence, où la délinquance a poussé les commerçants à signer une pétition pour réclamer plus de sécurité.
http://www.europe1.fr/Faits-divers/Sans-papiers-la-police-lassee-de-faire-du-chiffre-1574631/

Le chiffre. La France a expulsé 36.822 étrangers en situation irrégulière en 2012, un record, a-t-on appris mardi auprès de l'entourage du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, confirmant une information de Libération.fr. "36.822 sans-papiers ont été expulsés en 2012 contre 32.912 en 2011, soit une hausse de 11,9%", a déclaré cette source, expliquant que les deux premiers mois de l'année "furent sans précédent" alors que la droite était encore au pouvoir.
http://www.europe1.fr/France/2012-annee-record-pour-les-expulsions-1388789/

2013

8 juillet : Le pape monte au créneau : «Des immigrés morts en mer, sur ces bateaux qui, au lieu d'être un chemin de l'espérance, ont été une route vers la mort»
«Demandons pardon pour tant d'indifférence»

bien que ce soit une situation connue depuis septembre 2012, il faut saluer ce geste tardif du Pape. Aux électeurs de l'UMP qui sont croyants ouvrez les yeux la politique anti immigration portée par Sarkozy et l'UMP n'est pas conforme à vos valeurs religieuses. Cathos de gauche, vous qui votez PS raisonnez Valls et Hollande pour plus d'humanité et de charité chrétienne. A tous les croyants , priez pour le salut de votre âme, 16 000 hommes femmes et enfants ont péri en traversant la méditerranée sur des boats people depuis 1993. Tous ces bateaux avaient selon toute probabilité été repérés par des radars et survolés par des avions patrouilleurs, ils ont envoyé parfois des signaux de détresse et personne n'est jamais venu les secourir.


Le pape François, lors de la messe à Lampedusa,
lundi 8 juillet, avec un bâton pastoral fait dans le bois des bateaux
sur lesquels les migrants tentent de traverser la Méditerranée.

"Secourir est un devoir juridique et éthique"
Le pape François a fustigé "l'indifférence" du monde au sort des migrants dans leur quête d'une vie meilleure. "La culture du bien-être nous rend insensibles aux cris d'autrui (...) aboutit à une globalisation de l'indifférence"
"Des immigrés morts en mer, sur ces bateaux qui, au lieu d'être un chemin de l'espérance, ont été une route vers la mort", a déploré le pape au début de son homélie
Le Vatican avait annoncé que le pape, "profondément ému" par le drame de l'immigration clandestine, et accompagné par 120 bateaux de pêche de l'île, lancerait une couronne de fleurs à la mer à la mémoire de tous ceux qui se sont noyés en tentant de gagner les côtes européennes, ce qu'il a fait en arrivant lundi matin.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/07/08/le-pape-francois-a-lampedusa-par-solidarite-avec-les-migrants_3443857_3224.html
«Qui, parmi nous, a pleuré pour la mort de ces frères et de ces sœurs? Pour ces jeunes mamans et leurs enfants?»
«Demandons pardon pour tant d'indifférence»
Une désorientation qui atteint aujourd'hui «la dimension du monde» et qui «conduit aux tragédies» des réfugiés qui voient se transformer les «barques, voie de vie, en voie de mort»
«Aujourd'hui personne ne se sent responsable, nous avons perdu le sens de la responsabilité fraternelle, nous sommes tombés dans l'attitude hypocrite du prêtre et du serviteur de l'autel, dont parle Jésus dans la parabole du bon Samaritain: nous regardons le frère à demi-mort sur le bord de la route (…) et nous passons notre chemin en considérant que cela n'est pas notre affaire».
«Nous nous sommes habitués à la souffrance des autres, elle ne nous regarde pas, elle ne nous intéresse pas.»
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/07/08/01016-20130708ARTFIG00374-le-pape-francois-demandons-pardon-pour-tant-d-indifference.php

2013

10 décembre : La NSA surveille des jeux video via la XBox

Des agents de la NSA et du GCHQ surveillent plusieurs jeux en ligne et le réseau Xbox Live de Microsoft pour repérer d'éventuelles communications suspectes dans des jeux comme World of Warcraft révèle le New York Times en s'appuyant sur des documents fournis par le lanceur d'alerte Edward Snowden.
Selon des documents transmis par l'ex-agent de la CIA, Edward Snowden, actuellement en fuite à Moscou, la National Security Agency - NSA - américaine et son équivalent britannique le GCHQ, collectent des données, et ont infiltré des agents dans le réseau de jeux en ligne, accessible sur abonnement, aux utilisateurs de la console Xbox de Microsoft reliée à Internet. Le service de jeu en ligne Xbox Live a 48 millions d'utilisateurs dûment enregistrés et identifiés qui payent 5 euros par mois. Ils peuvent communiquer entre eux, pendant les parties, via un casque-micro branché sur la Xbox et vendu en supplément.
Outre la collecte de données, des agents se donc inscrits à des jeux en ligne comme World of Warcraft ou l'univers virtuel Second Life. Dans ce dernier cas, l'un des responsables de Second Life, Cory Ondrejka, ancien officier de marine qui avait travaillé à la NSA, est même venu, en mai 2007, au quartier général présenter les possibilités de surveillance que cet univers offrait. Le New York Times précise que Ondrejka travaille maintenant chez... Facebook.
Les opérations de surveillance et de collecte de données auraient commencé en 2008, et se sont généralisées en 2009. En trois jours, en 2009, le GCHQ avait aspiré plus de 176 000 lignes de données issues des zones de chat et de messagerie instantanée de Second Life. La surveillance via des jeux vidéo n'est pas une nouveauté, ajoute le New York Times, qui évoque un contrat du Pentagone pour faire fabriquer des jeux à télécharger sur son mobile qui pouvait ensuite suivre l'activité de son utilisateur.
http://www.arretsurimages.net/breves/2013-12-10/La-NSA-surveille-des-jeux-video-via-la-XBox-New-York-Times-id16550

2014

27 Janvier : Angry Birds possible mouchard de la NSA

D'après le New York Times, la NSA collecte des données d'utilisateurs via les applis pour smartphone.
L'INFO. Après les données téléphoniques, les SMS ou les jeux en ligne, les applis. D'après le New York Times de lundi, la NSA, l'agence américaine de renseignement chargée des interceptions de communications, tout comme son homologue britannique du GCHQ collectent quantité des données sur les utilisateurs d'applications sur smartphone, que ce soit Facebook ou Google Maps.
Des données sur les utilisateurs. Une nouvelle fois, ces révélations, comme les précédentes, sont issues de documents fournis par l'ancien consultant Edward Snowden. Selon le quotidien américain, dès que quelqu'un utilise une application sur son smartphone, ce programme fait apparaître quantité de données sur la localisation de l'utilisateur ou encore la liste de ses contacts. Des données que la NSA et le GCHQ britannique récupèrent dans le cadre de leurs vastes programmes de collecte.
Angry Bird, ce mouchard.Le quotidien britannique The Guardian cite notamment le cas de l'appli Angry Birds, véritable carton des jeux sur smartphone, qui pourrait être utilisé par ces services pour récupérer des données. Interrogé par le quotidien, l'éditeur du jeu, Rovio, dit n'avoir eu aucune connaissance d'un tel système de surveillance. Via d'autres applications, comme Facebook ou Twitter, les services pourraient en outre récupérer des données précises sur la vie d'un individu : son origine, sa localisation, son âge, son statut marital, son orientation sexuelle ou même encore son niveau d'études.
http://www.europe1.fr/International/Angry-Birds-possible-mouchard-de-la-NSA-1783815/

2014

28 février : Espionnage : des millions d’images collectées grâce aux webcams d’utilisateurs Yahoo

Entre 2008 et 2012, l’agence de surveillance des télécommunications britannique a eu recours à un outil d’espionnage nommé Optic Nerve grâce auquel elle a pu récupérer des millions d’images capturées via les webcams d’utilisateurs participant à des chats sur Yahoo!
Les documents distillés par Edward Snowden ont une fois de plus produit des révélations fracassantes sur les méthodes d’espionnage employées par l’agence de surveillance des télécommunications britannique (GCHQ), avec l’aide de la NSA. Le quotidien The Guardian a eu accès à des preuves selon lesquelles le GCHQ a utilisé un programme nommé Optic Nerve (Nerf optique) pour récolter des millions d’images d’utilisateurs qui se connectaient avec leur webcam à des salons de discussion de Yahoo! Cet espionnage s’est appliqué de façon massive et systématique, ciblant des internautes qui n’étaient suspectés d’aucune activité illégale.
1.8 million d'internautes espionnés Optic Nerve a fonctionné entre 2008 et 2012, collectant une image toutes les 5 minutes sur la durée d’une conversation vidéo. Les documents consultés par le Guardian révèlent notamment que pendant 6 mois en 2008, ce sont 1,8 million de personnes possédant un compte Yahoo! qui ont été espionnées. Le GCHQ a même utilisé ces sources pour tester des technologies de reconnaissance faciale. On apprend également qu’une proportion « substantielle » des images collectées concernait « des communications explicitement sexuelles ». Interrogé par le Guardian, Yahoo! a assuré qu’il n’avait pas eu connaissance d’un tel programme qu’il estime être « un niveau inédit d'atteinte à la vie privée de [ses] utilisateurs»
http://www.zdnet.fr/actualites/espionnage-des-millions-d-images-collectees-grace-aux-webcams-d-utilisateurs-yahoo-39798166.htm

2014

19 mars : MYSTIC : La NSA capable de mettre sur écoute un pays entier

La NSA peut enregistrer tous les appels téléphoniques passés dans un pays, c’est ce que révèle le Washington Post dans son édition du 18 mars. Le quotidien américain s’appuie sur des documents d’Edward Snowden, l’ancien consultant de la NSA réfugié en Russie. En 2009, l’agence américaine de renseignement a lancé un système de surveillance, baptisé MYSTIC, capable d’enregistrer et de conserver toutes les conversations téléphoniques passées dans un pays.
Ce programme, devenu opérationnel en 2011, a permis à la NSA de mettre sur écoute un pays entier. A la demande des autorités américaines, le quotidien a décidé de taire les détails qui permettraient d’identifier le pays en question. MYSTIC, avec son système de récupération des données RETRO, permet d’enregistrer toutes les conversations téléphoniques passées dans le pays visé, c’est-à-dire des milliards d’entretiens qui peuvent être conservés pendant trente jours, précise le journal.
http://fr.euronews.com/2014/03/19/la-nsa-capable-de-mettre-sur-ecoute-un-pays-entier/

2014

20 mars : Espionnage massif des citoyens : Le PRISM à la française

la relation entre la DGSE et l'opérateur français Orange constitue un atout majeur par rapport à ses homologues occidentaux. L'une des forces de la DGSE résiderait dans le fait qu'elle ne se contente pas des autorisations accordées par le législateur pour accéder aux données des clients de France Télécom-Orange. Elle dispose surtout, à l'insu de tout contrôle, d'un accès libre et total à ses réseaux et aux flux de données qui y transitent.

Cette collecte libre de tout contrôle, par le biais de l'opérateur français, portant sur des données massives, concerne aussi bien des Français que des étrangers. Elle est utilisée par la DGSE, qui la met à la disposition de l'ensemble des agences de renseignement françaises au titre de la mutualisation du renseignement technique et de sa base de données. Ces données sont également partagées avec des alliés étrangers comme le GCHQ. Enfin, l'opérateur français développe, en partenariat avec la DGSE, des recherches en cryptologie.

C'est peut-être pour cela que François Hollande a refusé l'asile à Edward Snowden





2014

25 octobre : Contester et mourir… conséquence du refus de la confrontation démocratique

Communiqué LDH

Rémi Fraisse est mort dans la nuit du 25 octobre 2014 lors de la manifestation qui s’opposait à la construction d’un barrage de retenue à Sivens, dans le Tarn. Militant écologiste, membre de France nature environnement, il faisait partie des nombreux acteurs, en particulier locaux, qui voulaient faire connaître un point de vue, pourtant largement partagé, de contestation d’un projet dont l’utilité méritait d’être interrogée.

Cette mort n’est pas acceptable. La Ligue des droits de l’Homme présente à sa famille et à ses proches toutes ses condoléances.

La LDH prend acte de l’ouverture prochaine d’une information judiciaire, seule mesure de nature à permettre d’établir la vérité des faits.

Cependant, quelles que soient les responsabilités individuelles qui se révéleront, la mort d’un manifestant atteste d’un mauvais usage, voire d’un usage excessif des forces de l’ordre.

La Ligue des droits de l’Homme constate que de Continental à Notre-Dame-des-Landes, de la ferme des « Mille vaches » à Sivens, la contestation est criminalisée et réprimée. Cette politique place l’ensemble de la société sous tension alors même qu’elle aurait besoin de raison, et elle substitue l’autoritarisme au débat et à l’imagination dont nous avons besoin collectivement pour relever les défis posés au vieil ordre productif et de distribution. La société française doit apprendre à débattre avec calme du bien-fondé de ses aéroports, de ses barrages et de son industrie agroalimentaire. Le gouvernement doit apprendre à compter avec les refus populaires et à en valoriser l’apport dans des processus de confrontation démocratiques, accepter, enfin, de considérer que l’avenir n’est pas de son seul ressort.

A défaut, on peut prévoir d’autres tensions, d’autres durcissements, d’autres drames, provoqués de fait par des acteurs très éloignés de l’intérêt général. La Ligue des droits de l’Homme entend rester vigilante quant au respect des libertés et droits fondamentaux des citoyens par les pouvoirs publics, dans ce contexte comme dans d’autres.

Paris, le 28 octobre 2014

Des traces de TNT sur ses vêtements

«On a retrouvé des traces de TNT, sur certains scellés, provenant des effets vestimentaires de la victime», a expliqué devant la presse le procureur Claude Dérens, précisant que cet explosif «propulseur» était présent dans les grenades lacrymogènes ou offensives des militaires. Ces résultats «orientent donc l'enquête», a-t-il poursuivi avec la même prudence. Selon les premiers résultats de l'enquête et l'analyse des affaires du jeune homme de 21 ans, ces traces de TNT ont été prélevées sur son sac à dos. Dimanche, Rémi Fraisse a succombé à ses blessures au dos alors qu'il s'opposait à la construction du barrage. Sa famille a d'ores et déjà annoncé qu'elle allait porter plainte pour «homicide volontaire».


 


 


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