AFRIQUE DU NORD
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Arabes empire byzantin croisades
merci à ce site pour sa chronologie Marocaine du XX° siècle: http://www.monde-diplomatique.fr/mav/86/PIRONET/14101
et la tunisienne: http://www.monde-diplomatique.fr/mav/86/PIRONET/14102
Algérie Maroc Tunisie
-400000 présence humaine en Algérie , âge attribué aux restes de "l'Atlanthrope", découverts dans les sédiments du lac préhistorique Ternifine, en Oranie.
L'Atlanthrope était un contemporain, et un parent, du Sinanthrope et du Pithécanthrope de Java. Des ossements ont été retrouvés au milieu des outils de pierre taillée qu'il fabriquait. Des outils du même type ont été retrouvés sur d'autres sites attestant la présence de l'homme primitif.
A cette époque, l'Algérie était peuplée d'éléphants dont certaines espèces se maintiendront jusqu'à l'époque historique, mais aussi des rhinocéros, de phaccochères, d'hippopotames, de girafes, de bubales... "Ce sont les rives du Tchad et du Zambèze, transportées dans le Maghreb et au coeur du Sahara ; c'est un paysage de savanes tropicales, d'oueds pérennes, de lacs et de marais dans lesquels se déroulent les civilisations du paléolithique inférieur".
La civilisation Atérienne, site de Bir-El-Ater, au sud de Tebessa, civilisation reliée à l'ensemble moustérien (paléolithique moyen).
La civilisation Capsienne (Homo-Sapiens) aux environs du VIIème millénaire avant notre ère. premiers hommes de notre espèce qui se soient manifestés an Afrique du Nord.
Partis du sud contantinois, les Capsiens, suivent la ligne des chotts, et se répandent dans l'ensemble du Maghreb. Ils peuvent être considérés comme les ancêtres des Numides, mais ils ne franchiront pas l'Atlas Tellien.
La côte était occupée à cette époque par des Ibéromaurissiens, apparentés au type Cromagnon. Malgré leur faible niveau de culture, ils s'adaptèrent à la civilisation néolithique comme les Capsiens.
Progressivement refoulés, ils se maintiennent pourtant jusqu'à l'époque historique. Les Capsiens, eux, adoptent les industries néolithiques et gardent leur forme de vie.
En Algérie, on assiste, d'une façon frappante, au voisinage immédiat de l'histoire et de la préhistoire. Hérodote et Saluste portent témoignage sur les formes maghrébines de la civilisation néolithique.
Il faut souligner, que c'est au Sahara, que la civilisation néolithique devait connaître ses plus belles réussites. Qu'il s'agisse de peintures du Tassili-N'Ajjers, et du Tassili du Hoggar, qu'il s'agisse de pierres taillées et polies, comme on peut en voir dans la magnifique collection du musée du Bardo http://www.informatique-tunisie.com/museebardo/, on découvre des oeuvres achevées d'une étonnante perfection technique. Et les fresques si importantes sur le plan documentaire, témoignent du goût artistique des Sahariens de la Préhistoire. Certaines pierres sculptées et lissées, qui représentent des animaux, bovidés ou gazelles, ont une puissance d'évocation étonnante.
gravures rupestres sahariennes du Tassili des Ajjer (3 000 ans av. J.-C.).

Chasseurs puis pasteurs et cultivateurs, les Berbères sorganisèrent en tribus et en confédérations, que les Grecs distinguaient sous les noms de libyques, numides et maures.
séthi I°
(-1312-1298)
le langage berbere s'appelle TAMAZIGHT n'a rien avoir avec l'arabe, ni l'hebreu, ni le
punique,
on a trouvé aucune langue s'en rapprochant, l'ecriture aussi, les Touaregues qui sont
aussi berbères l'utilisent pour pratiquer des sois disant rites magiques.Cette écriture
possède des caractères trés proche du grec.
les berbères descendraient selon une légende du peuple atlante ceux ci seraient arrivés en afrique du nord par les iles canaries.
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extrait d'alphabet punique extrait d'alphabet berbère du temps des numides.La date présumée par les scientifiques est VII s av J.C mais elle pourrait être bien plus ancienne, les scientifiques n' ont pu dater d'autres inscriptions. |
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un extrait de texte berbere touareg en" tifinagh "( qui signifie notre trouvaille), cet alphabet est encore utilisé de nos jours, il se lit de généralement gauche à droite mais aussi dans d'autre sens, vous aurez remarqué que les différences entre le "tifinagh" et l'ancien berbere sont minimes sur les docs |
VIII° VI° siècle av JC

Les Phéniciens fondèrent Carthage vers l'année 814 avant J.C.,

-734 les corinthiens fondent syracuse en Sicile
VII° av JC les nabatéens

Hérodote, au V siècle avant J.C., nous a laissé un apeçu sur le cadre de vie et sur les habitudes des Numides :
"A l'Est du fleuve Triton, vivent les Maxyès, peuple de laboureurs sédentaires possédant des maisons. Selon la tradition, une moitié de leur tête est rasée, l'autre moitié arbore une longue chevelure ; ils se teignent le corps au henné. Ils prétendent descendre des Troyens. La région où ils vivent, montagneuse, plus boisée que le territoire des Nomades, plat et sablonneux, comme d'ailleurs le rste de la Lybie vers le Couchant, abonde en fauves et animaux sauvages de grande taille : lions, éléphants, ours, ânes cornés, bracochères, cinochéphales, serpents . . . "
Hérodote nous renseigne aussi sur l'organisation de l'agriculture et les hauts rendements agricoles de la région.
Il est difficile de déterminer avec exactitude l'origine des Numides, mais l'hypothèse de l'origine troyenne émise par les propos maxyès, est acceptable. Salluste affirme, par ailleurs, que les Massyles et les Massaéysyles auraient été amenés par Hercule, au cours de son périple vers l'Espagne.
Strabon confirme Salluste en ce qui concerne l'authenticité d'Hercule, ce fabuleux roi Assyrien, qui serait venu d'Asie avant Cyrus.
Malgré l'ignorance profonde où nous nous trouvons en ce qui concerne la Numidie jusqu'au IV siècle avant J.C., tout laisse supposer que son développement a suivi le même itinéraire que celui des peuples méditérranéens.
Hérodote rapporte que des
relations commerciales se dévelopèrent très tôt entre Phéniciens
et Numides, favorisant ainsi la pénétration de la langue et
de la culture puniques assez profondément dans le pays.
Les Numides apprirent des Phéniciens
les procédés agricoles et industriels de la fabrication de l'huile d'olive et
du vin, l'exploitation etle travail du cuivre. L'influence culturelle, par contre,
fut très limitée et s'exerça essentiellement par l'intermédiaire de Carthage;
elle ne se manifesta de manière sûre que dans le domaine de l'art, dont nous
retrouvons des exemples dans les grands médracens de l'Aurès et de Tipaza.

Colline de Byrsa, Ruines de Carthage
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D'après Polybe, historien grec, né en 200 avant J.C. et connaisseur de l'Afrique pour y avoir séjourné longtemps, le premier roi des Massyles fut Navarase, beau-frère de Hannibal (247-183 avant J.C.) grand général et homme d'Etat carthaginois. -348: premiere convention entre Rome et Carthage. -280: arrivee de Pyrrhus, roi d'Epire, en Italie (a l'appel des Tarentins). -278-276: Pyrrhus en Sicile. -272: mort de Pyrrhus. -269: Hieron, roi de Syracuse. -263: Hieron : Syracuse devient l'alliée de Rome. |

Au IIIe siècle avant J.C., la Numidie masséylienne était gouvernée par Syphax qui chercha à helléniser son pays, comme le faisaient à cette époque, les autres peuples de la Méditerranée. Il fut d'abord l'allié des Romains contre Carthage puis l'influence de son épouse Sophonisbe le fit changer de camp. Il fut battu et fait prisonnier par Scipion.
première guerre punique (264-241 avant J.C.)
-247: naissance d'Hannibal (carthaginois).
-241: paix de Lutatius (fin de la premiere guerre punique).
Carthage dut faire face à la guerre de mercenaires, et fut aidée par la cavalerie numide du prince Navarase.
Au cours des années qui suivirent cette guerre, la puissance carthaginoise s'affaiblit, ce qui permit au roi des Massyles, Gala ( grandpère de Massinissa), d'entreprendre la conquête des villes côtières, dont Hippo-Régius, qui devint sa capitale. Il fut reçu triomphalement par la population qui chassa les Carthaginois.
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Plus ancienne que Carthage,
HIPPONE (Hippo-Regius) garde des vestiges impressionnants
de cette période Hippo-Regius fut conquise par Gaia, père de Massinissa, qui en fit une des capitales de son royaume.
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Il n'existe aucune description de la ville d'Hippone parce qu'il
n'a jamais été fait de travail d'ensemble à propos des ruines de cette ville.
On a découvert des inscriptions, assez rares d'ailleurs, on a, mis à jour des
ruines fort intéressantes, il faut en convenir. Tout le terrain qui recouvre
le vieil Hippone, est devenu terrain de propriétés privées et de luxe. C'est
assez dire qu'il est très morcelé et qu'il est extrêmement difficile de faire
un travail sérieux, car on est arrêté de suite par les limites de la propriété
et les exigences du voisin. Le Romain, cela se sent et cela se paye. M. Bouyac,
dans son histoire d' " Hippone et de Bône ", M. Papier, dans ses " Lettres sur
Hippone " nous donnent des aperçus très suggestifs, mais ces aperçus sont basés
surtout sur des textes anciens : c'est presque de la divination. Depuis, M.
Chevillot a découvert dans un jardin lui appartenant et, absolument par hasard,
des mosaïques et même des monuments qui pourraient fixer les idées.
Les Phéniciens firent leur apparition dans le golfe de Bône vers le XIème siècle,
mais c'est probablement, avant cette époque qu'il faut placer la construction
du monument unique en Algérie, le fameux mur. Ce monument orienté Nord-sud,
à trois degrés vers l'Ouest près, dut, d'après les estimations de certains archéologues,
mesurer de 30 à 40 mètres de hauteur et aller en s'élargissant du sommet à la
base, sans cependant avoir la pente des pyramides égyptiennes. Le mur n'a qu'un
mètre d'épaisseur ; il est composé de pierres placées les unes sur les autres,
sans mortier ni ciment. Ces pierres ont 3 à 4 mètres de longueur sur 1 m. 50
de hauteur et 0,50 à 1 m. de largeur. Cette muraille mesure plusieurs dizaines
de mètres de longueur. En arrière du parement antérieur, on remarque des murailles
d'orientation perpendiculaire, placées comme le seraient de gigantesques cloisons.
On distingue sur l'assise qui est actuellement au sommet de nombreux seuils
très régulièrement taillés, chevauchant sur deux pierres équarries lorsque la
régularité du monument l'exigea. Un peu avant d'arriver à la colline Est d'Hippone,
la muraille est interrompue et semble tourner à angle droit vers l'Ouest. Sur
la colline elle-même, des constructions semblables s'élèvent à une dizaine de
mètres plus vers l'Est. BÔNE MILITAIRE du CAPITAINE MAITROT voir ici le
n°22: http://www.seybouse.info/seybouse/infos_diverses/mise_a_jour/maj59.html
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MASSINISSA, roi des Numides (v. 238- Cirta 143 av. J.-C.), fils de Gaia, roi des Massyles. |
-235: triomphe de T. Manlius Torquatus sur les Sardes.
-234: naissance de M. Porcius Caton.
-229: mort d'Hamilcar Barca.
-229: guerre d'Illyrie; triomphe du consul Cn. Fulvius (228).
-225-222: guerre contre les Gaulois.
| Vantant dans leur discours la gloire et la valeur du peuple romain, la grandeur de son empire, les ambassadeurs demanderent aux Gaulois de ne pas laisser l'armée d'Hannibal traverser leur territoire et leurs villes au cas ou elle se dirigerait vers l'Italie. A ce qu'on raconte, ils partirent d'un immense eclat de rire: penser que, pour eviter la guerre en Italie, les Gaulois la feraient venir chez eux et qu'ils exposeraient leur territoire aux dévastations pour défendre celui des autres! | ![]() |
"Quand le calme fut rétabli, on répondit aux ambassadeurs qu'aucun service rendu par les Romains, aucun outrage de la part des Carthaginois ne justifiait qu'ils se mobilisent pour les Romains contre les Carthaginois. Au contraire ils entendaient dire qu'en Italie on expulsait de leurs terres et de leur pays des peuples de leur race, qu'on exigeait d'eux un tribut et qu'on leur faisait subir toutes sortes de vexations. Ce fut a peu pres le meme scénario dans les autres assemblées Gauloises et il ne fut pratiquement jamais question d'amitié ou de paix avant l'arrivée a Marseille." Tite live
-223: victoire du consul C. Flaminius sur les Gaulois
(prise de Milan).
-222: victoire des consuls M. Claudius Marcellus et Cn. Cornelius Scipion sur les Insubres
(prise de Clastidium); fondation des colonies de Cremone et de Plaisance.
-221: mort d'Hasdrubal : Hannibal lui succede.
-219: guerre contre Demetrios de Pharos; triomphe des consuls M. Livius Salinator et Paul
Emile.
deuxième guerre punique (218-202 avant J.C.)
Romains et Carthaginois se disputèrent avec acharnement l'alliance des royaumes numides.
-219/218: siège et prise de Sagonte (automne 219, pour Tite-Live: 218); 1'ambassade romaine a Carthage et déclaration de guerre,
P. Scipion débarque a Marseille (ete -218) et confie a Cn. Scipion la direction de la guerre d'Espagne;
Hannibal passe le Rhone, franchit les Alpes (aout septembre -218); bataille du Tessin (fin novembre), de la Trebie (decembre).
-217 (fin juin): bataille du lac Trasimene; designation de Fabius (dictateur) et de
Minucius (maitre de la cavalerie); P. Scipion rejoins son frere en Espagne (automne).
-216: defaite de Cannes (aout) j defection de Capoue et de la plupart des villes du sud de
l'Italie; capitulation de Casilinum (printemps);
-216 defaite d'Hasdrubal en Espagne (automne)
-216 mort de Gelon, fils de Hieron;
hiver -216-215: </ les delices de Capoue >~.
Alliée à Hannibal, la cavalerie numide se distingua brillamment. Elle parvint à envahir l'Iberia, la Gaule, traversant les Pyrénéees ; puis lesAlpes, contribuant à remporter en 216 avant J.C. la bataille de Cannae, la plus célébre victoire des troupes de Hanninal, demeurée, à ce jour, dans les annales militaires, comme un exemple de stratégie et de tactique.
La résistance et la robustesse des montures et des cavaliers numides y jouèrent un rôle considérable.
-215: mort de Hieron (printemps), avenement de Hieronyme, defection de Syracuse; mort du consul designe L. Postumius en Gaule;
Philippe envoie des ambassadeurs a Hannibal; siege de Cumes; soumission de la Sardaigne;
resistance de Nole (automne); reddition de Locres et de Crotone; succes des Scipions en
Espagne.
-214: assassinat de Hieronyme (printemps); massacre de la famille royale; siege de Syracuse; operations en Sicile (Enna); M. Valerius Laevinus
libere Oricum et Apollonie (fin de l'ete); succes en Espagne (Castulon, Munda).
-213: prise par les romains d'Arpi; siege de Syracuse (suite); prise de Tarente (?); les Scipions envoient une ambassade a Syphax, roi des Numides; alliance des Carthaginois avec Masinissa, fils de Gala.
ARCHIMÈDE, savant (Syracuse 287 av. J.-C.-id. 212). Archimède dirigea la défense de Syracuse attaquée par Rome. Pendant trois ans, il tint en echec l'armée de Marcellus. Il fit consuire des machines pour lancer à de grandes distances des traits ou des pierres. Au moyen de miroirs ardents formés par des miroirs plans judicieusement associés il enflammait, dit-on, les vaisseaux des assiégeants. Cependant, les Romains étant entrés dans Syracuse par surprise, Marcellus ordonna qu'on épargnât le grand homme. Mais celui-ci fut tué par un soldat.
-213 Rome prend Syracuse
-212: execution des otages de Thurium et de Tarente; defection de Tarente a l'exclusion de la citadelle;
defection de Thurium; mort du proconsul Ti. Sempronius Gracchus dans une ambuscade; les Romains mettent le siege devant Capoue (automne); capitulation de Syracuse; mort de P. et de Cn. Scipion; reprise des operations en Espagne sous le commande ment de L. Marcius; fin de la campagne de Sicile (entree de l'hiver).
Scipion L'AFRICAIN part, en - 211, dans la péninsule Ibérique pour venger son père et ouvrir un second front contre Hasdrubal, dont le frère, Hannibal, ravage l'Italie. Il assiège et prend Carthagène, place forte économique, vitale pour le camp punique. Sa droiture le rend populaire auprès des indigènes, lassés de l'occupation carthaginoise. Il peut, alors, rallier facilement les Ibères à sa cause et soumettre l'ensemble de l'Espagne orientale.
La guerre en Iberia achevée et dans la perspective de la guerre en Afrique, Carthaginois et Romains recherchèrent l'alliance du roi numide.
Scipion L'AFRICAIN décida alors de traverser le détroit de Gibraltar pour négocer avec Lui. D'après Tite-Live, alors que Scipion entrait au port, Hasdrubal y arrivait aussi. Ainsi, ces deux ennemis se retrouvaient-ils sur le territoire du prince numide flatté de voir les deux plus grandes puissances du monde venir solliciter, en même temps, son amitié.
-210-208 ( ?): naissance de Polybe.
-205 Aidé par Massinissa, roi de Numidie détrôné par Syphax, allié des Carthaginois, Scipion ruse, feint de négocier, endort la méfiance de l'adversaire. Une nuit, il fond avec toute son armée sur le camp punique, et achève ce raid éclair par le massacre des Carthaginois à la bataille des grandes plaines. Les prévisions de Scipion se réalisent : Carthage, encerclée, rappelle Hannibal d'Italie. À regret, ce dernier quitte la péninsule qu'il occupe depuis quinze ans.,
-203: Hannibal quitte le sol de l'Italie.
Pour reconquérir le royaume de son père, réduit par Syphax roi des Masaesyles, Massinissa s'allie aux Romains et Scipion fait prisonnier Syphax (-203) qui sera ramené à Rome, dont il épouse la femme, Sophonisbe.
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Hannibal demande la paix à Scipion,
qui la refuse, et les deux grands chefs de guerre s'opposent à la bataille de
Zama (- 202). La deuxième guerre punique prendra fin avec la bataille de Zama.
Ce sont les troupes numides de Massinissa, rallié à Scipion, qui contribuèrent à la
défaite de Carthage, contrainte aolrs de
reconnaître Massinissa comme roi de Numidie. Hannibal fut non seulement un meneur d'hommes, mais aussi un brasseur d'idées. Derrière le capitaine qui fit trembler Rome se cache l'homme politique né dans une Carthage soumise aux influences grecques. Hannibal se pose comme le continuateur d'Alexandre, comme l'homme du rassemblement des États méditerranéens. On peut dire que deux siècles avant César, avant Auguste, Hannibal a compris que le monde ne pouvait retrouver la prospérité que dans l'unité. |
-202: victoire de Scipion à Zama et fin de la deuxieme guerre punique.
Après Zama , les Carthaginois doivent reconnaître Masinissa comme roi de Numidie. Il favorise l'urbanisation du pays, et fait de Cirta sa capitale. Voulant dominer l'Afrique, il empiète sur le domaine de Carthage, qui lui déclare la guerre, mais est vaincue. Il restera toute sa vie un allié des Romains.
CIRTA Constantine
Appelée SARIM BATIM par les Carthaginois CIRTA, recèle, en plus des restes des civilisations néolithiquescomme la grotte de Bou-Zabaouine, d'importants vestiges de la civilisation punique, ainsi, la stèle d'EL HORFA, qui atteste le maintien des cultes puniques après la chute de Carthage.
stèle d'el Horfa :1e s. apr. J.-C.
grès (120x63x23 cm),
Hippone, musée d’Hippone Annaba.
On peut supposer que les populations de l'intérieur parlaient la langue
punique, car Saint Augustin, quelques siècles plus tard, conseillait à ses prêtres
d'apprendre le punique, avnt de se rendre dans les villes de l'intérieur et
dans la campagne.
La civilisation carthaginoise, héllénisée pendant les derniers siècles
de son existance, s'est répandue assez profondément dans le pays. Ses influences
se retrouvent dans les traditions numides postérieures.

Lors de son couronnement(-204), Massinissa avait 36 ans. Né en 238 avant J.C., il régna pendant 54 ans jusqu'à sa mort en 148 avant J.C.
Pendant son long règne, il entreprit la construction d'un état unifié et monarchique. D'abord il s'attacha à sédentariser les populations et transforma les pasteurs nomades en agriculteurs.
Il favorisa l'urbanisation de la Numidie, poussant les cultivateurs à former de gros bourgs, auxquels il donna une organisation semblable à celle des villes puniques.
-195: Hannibal s'exile definitivement. 183: mort d'Hannibal.
-179: mort de Philippe V de Macedoine, son fils Per see lui succede.
-167-150: Polybe est assigne a residence a Rome; frequente les Scipions (surtout Scipion
Emilien), prepare son Histoire centree sur les annees 220-167 (enquetes et voyages).
-149: mort de Caton.
Massinisssa qui regardait avec intérêt l'Orient Grec, avait accepté la forme de civilisation que six siècles, placés sous l'influence de Carthage, elle-m^me hellénisée au cours des deux derniers siècles, avaient apportée aux élites Numides. Il voulait éduquer son peuple selon les méthodes hellénistiques.
Dans son oeuvre d'unification, il empiéta sur le domaine de Carthage, qui lui déclara la guerre. Massinissa en sortit vainqueur.
-149 -146. troisième guerre punique
La puissance grandissante de Massinissa en Afrique inquiéta Rome, au point qu'en déclarant la guerre à Carthage en 149 avant J.C. (troisème guerre punique), elle visait aussi Massinissa.
-148: mort de Masinissa.
A sa mort, son royaume fut partagé entre ses trois fils: Micipsa père de Hiempsal I et
d'Adherbal, Manastebal père de Jugurtha et de Gauda, et Gulussa père de Hiempsal II dont
la descendance assurera la lignée des derniers rois numides.
En détruisant Carthage en 146 avant J.C. et en créant la première colonie romaine en Afrique, Rome mettait une limite à l'extension territoriale de la Numidie et au renforcement de son pouvoir économique et Politique.

thermes carthage
Après la mort de Manastebal et de Gulussa, Micipsa hérita du royaume et régna pendant 30 ans (148-118 avant J.C.)
La puissance de la Numidie unifiée inquiéta Rome, qui accentua la pénétration et obligea Micipsa à partager le royaume en indivis entre ses deux fils Hiempsal I et Adherbal et son neveu Jugurtha.
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Rome aurait-elle pu deviner que ce partage susciterait une
guerre après la chute de l'invincible Carthage?
La Numidie se soulèvera violemment et Rome aura, en Jugurtha, un
ennemi aussi redoutable que Hannibal. En effet, le partage de la Numidie imposé par Rome marqua le début de la lutte de Jugurtha pour conserver l'unité de sa patrie. En 116 avant J.C., il s'empara de toute la Numidie et dut éliminer Hiempsal. En 112 avant J.C., Cirta; principauté de Adherbal, tomba après le siège qui finit par le massacre de ses défenseurs et des marchands romains. Rome lui déclara la guerre. "La guerre de Jugurtha" chantée parSalluste, dura sept ans. |
Six armées romaines disparurent dans cette lutte mémorable. Jugurtha, aussi prompt dans la décision que dansl'action; adoré des Numidespour sa beauté; son courage et les ressources de son esprit, tint longtempsen échec les forces romaines.
Jugurtha résista mais perdit Cirta pendant le siège de l'hiver 107-106 avant J.C.. Livré en 105 par son allié, il fut conduit à Rome, enchaîné. Il contempla la ville qu'il méprisa pour sa promptitude à se vendre. Il y resta prisonnier, jusqu'à sa mort.
-105 Après sa défaite, son royaume fut partagé :
Sous lautorité romaine, la Numidie devint avec lÉgypte le "grenier de Rome", fournissant blé et huile dolive.

vestiges romains à carthage
Bocchus reçut une partie de la Numidie occidentale. La Numidie orientale fut partagée en deux royaumes : La Numidie occidentale et la Numidie orientale qui revint à Gauda (105-88 avant J.C.) puis à Hiempsal II (88-68 avant J.C.) respectivement frère et neveu de Jugurtha.
A sa mort, Bocchus plaça son fils Bogud sur le trône de la Mauritanie occidentale qui prit le nom de Bogudiana, et légua ses nouvelles provinces à son fils Bocchus II qui la dénomma Mauritanie de Bocchus.
Ce partage eut lieu en 91 avant J.C.. Bocchus III régna jusqu'en 33 avant J.C.
Il se déclara en faveur de Pompée. Néanmoins, César lui laissa ses états, puis il suivit Octavien, tandis que son frère Bogud soutenait Antoine et put ainsi régner sur toute la Numidie.
-51 Cleopatre reine d'Egypte
-30 L'Egypte devient province romaine après la mort de Cléopâtre
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Juba I succèda à Hiempsal son père, jusqu'en 46 avant J.C.. Il prit le parti de Pompée et anéantit l'armée de Soribornus Curio, qui débarqua en Afrique en 49 avant J.C.. Battu à Thapsus par César, il se donna la mort, comme le firent ses alliés, Scipion Scipion et Caton . .. |
Son fils, le futur roi Juba II, enfant encore, fut emmené captif à Rome où il fut éduqué. Il épousa Cléopâtre Selené, fille de Cléopâtre et d'Antoine.
Auguste lui restitua, pour un temps, la Numidie et en 25 av. J.C. il devint roi de la Maurétanie, dont la capitale fut Iol.
Le phare de l'îlot date de son règne; il a été comparé; toutes proportions gardées, à celui d'Alexandrie. Cette construction atteste que Juba II, à l'instarde ses aînés, appliquait les principes d'une véritable politique économique. Le phare était l'une des élémentsde l'aménagement du port, destiné à développer sur la côte le trafic maritime, en vue du commerce aussi bien que des explorations géographiques.
Ptolémée fils de Juba II; fut le dernier roi Numide. Il fut assassiné par Caligula, en l'année 42 de notre ère. A ce moment-là, la ville s'étendait sur 2,5 km de long et 1,5 km de large, et renfermait dans son enceinte un grand nombre d'oeuvres artistiques et littéraires.
Les Romains; après la mort de Ptolémée, fils de Juba II, annexèrent la Maurétanie. Ils la divisèrent en deux provinces impériales: la Maurétanie Tingitane et la Maurétanie Césarienne, laquelle correspondait aux "Telles" Oranais et algérois et à la partie occidentale du Constantinois.
Contemporain de Ptolomée, Tacfarinas dirigea larévolte des Numides contre l'impérialisme romain; sous le règne de Tibère. Dès l'année 17 de notre ère, il livra une guerre sans merci aux armées romaines. Cette lutte indépendantiste dura huits années. Le guerrier Mazipa, combatit à ses cötés. Malgré les demi-défaites de Tacfarinas; la guerre sanglante entre les Numides et Rome ne prit fin qu'en l'année 24, dans la bataille que lui livra le pré-consul Donabela en Auzia. (Aumale), où Tacfarinas trouva la mort au champ d'honneur comme le voulait la tradition numide.
Tacfarinas tint tête à César, à qu'il envoya des Ambassadeurs. César, refusa ses revendications; argumentant que même celles de Spartacus n'avaient pas été prises en considération.
La domination Romaine
La Numidie est un territoire miliatire, dont le commandement est installé à Lambèse ; elle de viendera procince indépendante de la Proconsulaire en 198. A partir de 126, des voies de pénétration l'aideront à progresser par les pistes du Sud, mais elle se rétrécit vers le nord : Hippo Régius (Hippone) est en Proconsullaire, Igilgili (Jijel) en Maurétanie Sétifienne.
La côte de Numidie a deux ports : Rusicade (Skikda) et Chullu (Collo). Le reste de l'Algrie forme la Maurétanie Césarienne.
La Maurétanie était gouvernée à partir de Césarée (Cherchell). Sa frontière est plus méridionale, loin des monts du Hondna et des hautes plaines Oranaises; elle ne pénètre guère à plus de 100 km de la mer. Au-delà de cette band côtière, les populations numides continuent à suivre leur mode de vie, et à se battre contre l'occupation romaine.
Les cités romaines dans la Numidie et la Maurétanie s'érigèrent sur les villes romaines dans la numidie, dont certaines connurent un grand essor et jouirent d'une grande renommée dans ces contrées anciennes.
Hippone, Cuicul, Tiddis, Thevesli, Madouros, Tipaza, Siga, Ténès, et probablement les plus importantes villes romaines eurent comme assises les villes numides elles-même, fondées le long de la côte, sur l'emplacement des comptoirs phéniciens.
Les plus importantes ruines des villes romaines, se trouvent à l'est de la Maurétanie Césarienne, dans les Aurès, et au nord de la Numidie.
Si la sédentarisation s'est faite au temps des phéniciens et des Royaumes numides, c'est l'urbanisation qui constituera la base de l'empire romain. Le nombre et la splendeur monumentale des cités romaines que révèlent les imposantes ruines de Timgad, Lambèse, Djemila-Cuicul, Tiddis, Tipaza . . . témoignent du rôle joué par les Cités africaines.
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Petite ville numide, à 17 km de Cirta-Constantine, Tiddis
recèle d'importants vestiges de cette période. Les fouilles archéologiques
ont montré que Tiddis, tout au long de son histoire, a eu une vocation :
la poterie. On y a découvert un vaste quartier de potiers, dont
les ateliers sont équipés de fours, de douves et la plus belle collection
d'outils de toutes les époques, y compris l'époque punique. Les fouilles ont permis de découvrir des vases puniques et des lampes grecques du V siècle avant J.C. |
Dans les tombeaux situés aux abords de la ville - les BAZINAS, sépultures très évoluées - on a trouvé des vases d'un aspect inconnu. Il s'agit d'un décor peint, géométrique, avec des bandes d'oiseaux et des danseurs très stylisés. Bref, de la poterie Kabyle, telle qu'elle est fabriquée aujourd'hui encore par les femmes, sans tours, par des techniques immémoriales...

Tiddis renferme aussi des vestiges anciens, des DOLMENS, sur le versant occidental du plateau ; et, surplombant de part et d'autre le ravin de Kheneg s'élève une cinquantaine de Bazinas au pied de la montagne à l'est.

Tiddis, cette cité post-augustine, est la grande méconnue des sites romains en Algérie. A une demi-heure de Constantine par une route sinueuse, sa découverte, à flanc de colline, est inattendue : un enchevêtrement de rues en lacets, de ruines recouvertes de terre rouge sur le tapis vert de la végétation. Le tracé capricieux de Tiddis est un chef-d'œuvre de virtuosité qui force le respect sur un relief de montagne ardu et difficile d'accès.

Au IVe siècle apr. J.-C., alors que les légions romaines appelées à défendre lEmpire en déclin, se retirèrent de Numidie, la région fut, pour un temps, déclarée indépendante, sous la pression du mouvement donatiste. La population berbère latinisée, tôt convertie à la foi chrétienne, sétait en effet massivement ralliée à cette secte chrétienne, persécutée par les autorités romaines, après que le christianisme fut devenu religion officielle de lEmpire (313), tandis que les tribus berbères des montagnes, non latinisées, continuaient à résister.
347. Les tribus berbères insurgées s’allient aux donatistes, une secte chrétienne opposée à Rome.
Saint Augustin, né à Tagaste (Souk-Ahras), 354-430, est le plus célèbre des Pères de l'Eglise Latine et le plus gra,nd esprit des premiers siècles du Christianisme, en Occident.
Evêque d'Hippone, dès 396, il mourut dans la ville assiégée par les Vandales.
L'influence de Saint Augustin, est sans doute celle qui a marqué le plus la théologie de tous les temps, car son oeuvre a quelque chose d'universel. Toute sa pensée est centrée sur deux problèmes essentiels : Dioeu et le destin de l'homme.
429 les
Vandales envahissent l'Afrique du Nord.
Dans un contexte danarchie,
les Vandales, peuple germanique, envahirent lAfrique du Nord et y établirent un
royaume en 429. Leur domination, limitée à la bande côtière, resta cependant fragile,
et des principautés berbères indépendantes purent se reconstituer durant cette période
Après avoir débarque en Tingitane (Maroc),les vandales pénétrèrent à l'est. On
constate qu'au passage ils détruisirent les murailles de Caesarea (Cherchell) la capitale
de la Maurétanie ; celles de Tipaza furent rasées méthodiquement à une hauteur
uniforme.
En Numidie, ils parurent s'installer : ce fut le siège d'Hippone, où mourut Saint
Augustin. Puis ils repatirent et s'installèrent en Tunisie ou ils resteront un siècle.
439 Geiséric( Vandales) s'empare de Carthage.
Pillée par les Vandales en 440 puis reconstruite par Justinien, Carthage céda, à la fin du VIIe siècle, la place à Kairouan. Depuis quelques années, un mouvement culturel aspire à la renaissance de Carthage.
V siècle: la révolte de la population montagnarde.
Ceux de l'Aurès prirent et détruisirent Timgad vers 477. Les Circoncellions ne
cesseront pas leur révolte et vers le milieu du siècle ils joignent leurs efforts à
ceux des Donatistes pour mener une lutte commune.
En 533, les Vandales furent chassés par les armées de lempereur byzantin, Justinien Ier, dont le rêve était de faire renaître la splendeur de lEmpire romain. La conquête byzantine, pourtant, se limita seulement à lest du pays.
+636+646 Perte par l'empire byzantin de la Syrie et l'Egypte prises par les arabes
Les Byzantins arrivèrent en Afrique du Nord vers le milieu du
VI siècle, et, si leur occupation fut limitée dans l'espace, lle dépassa largement
le teritoire occupé par les Vandales.
Ils s'intallèrent là où ils trouvèrent les matériaux nécessaires à la fortification
des villes.
Les Byzantins se heurtèrent aux mêmes cavaliers, aux mêmes tribus que, naguère, les
Carthaginois et les Romains. Cependant, ils restèrent un siècle, en Afrique du Nord. Ils
fortifièrent les villes pour les défenfre contre les paysans des plaines et surtout
conte ceux des massifs montagneux. Mais les luttes paysanes ne cessèrent jamais.
Le rêve de Justinien Ier seffondra lorsque, en 647, les Arabes, porteurs dune nouvelle religion, lislam, se lancèrent à la conquête de lAfrique du Nord. À lest, dans les Aurès, ils durent sopposer à la résistance de deux chefs berbères, Kusayla et la Kahina, une prophétesse. Mais, dès le début du VIIIe siècle, les Berbères se soumirent et se convertirent massivement à lislam. Des chefs de guerre, tel Musa ibn Nusayr, sillustrèrent même dans les troupes qui combattaient pour lexpansion de lislam. Dès le début du VIIIe siècle, lAlgérie, comme lensemble du Maghreb, était devenue une province placée sous lautorité des Omeyades. Les Arabes y constituaient une élite urbaine.
L'avénement de l'Islam au VIIe siécle est un des faits les plus considérables de l'histoire du Maghreb.
647, Les Arabes pénétrent pour la première fois dans le Maghreb, ils trouvent une province affaiblie par son isolement.
670. Fondation de Kairouan (Tunisie) par les Aghlabides.
En l'an 681, avec l'arrivée de Sidi-Okba, l'Algérie entre dans l'histoire de l'Islam, car cette religion nouvelle obtient de plus en plus l'adhésion de la population qui participera à la conquête et à l'islamisation d'une grande partie de la péninsule ibérique;
698. Les Arabes conquièrent Carthage.
IXème siècle de notre ère, Au III ème siècle de l'Hégire, l'Afrique du Nord, toute entière, était conquise par l'Islam. Ce fut une conquète spirituelle sans précédent.
Après 740, tandis que se multipliaient les querelles de succession pour le califat, les Berbères se dressèrent contre lautorité califale et, comme beaucoup de ceux qui, dans la communauté musulmane, luttaient contre la domination arabe, ils rallièrent les kharijites, dissidents fondamentalistes et démocrates de lislam. Une communauté kharijite subsiste dailleurs aujourdhui dans le Mzab (ibadites). Les Berbères kharijites fondèrent plusieurs petits royaumes.
La carte politique de l'Afrique du Nord qui va de la Tripolitaine à l'Océan Atlantique, présente au IXème siècle, la division que nous connaissons encore. Trois royaumes se juxtaposent : Tunisie, Algérie et Maroc.
777 Royaume des Rostémides ROYAUME DE TIHERT (tiaret)
Au Maghreb central, l'Algérie est gouvernée par la dynastie des Rostémides, qui règnent dans Tihert, près de l'actuel Tiaret. A leur simplicité d'ascètes, ces Imams joignent le goût de l'étude et une culture de savants. Dans Tihert, ils assemblent de riches bibliothèques et ils envoient en Orient des missions pour acheter des manuscrits.
La science passionne leur entourage : les femmes de leurs familles s'adonnent à l'examen du dogme, de l'exégèse coranique, des pratiques du culte et de la jurisprudence islamique. D'autres sciences captent leur intérêt, en particulier l'astronomie au sens large du terme.
5 2 789 Avènement du roi Idriss 1er, qui fonde un royaume indépendant au Maroc
788-974 Idrissides Maroc.Capitale:Fès
800-909 Aghlabides Ifriqiya,Algérie orientale,Sicile.
Le royaume des Rostémides, fut balayé en 911 par la dynastie arabe chiite des Fatimides, soutenue par les Kabyles, une confédération berbère de lEst. Dès le XIe siècle, larabe devint la langue majoritaire dans les plaines et les steppes. Seuls les Berbères des montagnes résistaient durablement.
Deux dynasties berbères devaient cependant régner sur toute la région entre le XIe et le XIIIe siècle : les Almoravides et les Almohades. Venues du Sud marocain, elles étendirent leur influence du Nord-Ouest africain au sud de lEspagne. Tlemcen, la capitale des Almohades, devint un centre artisanal réputé. On y construisit de belles mosquées et de nombreuses écoles coraniques. Les ports maritimes (Béjaïa, Annaba et Alger, en pleine expansion) développèrent un commerce actif, apportant en Europe les fameux chevaux barbes, de la cire, un cuir de qualité et des tissus.
1035 Les Almoravides
C'est en 1035 que les Almoravides, vont entrer dans l'Histoire. Guidés par le Saharien Yoûsof, fils de Tachfin, ils s'attribuent une mission religieuse. Yoûsof a laissé les plus beaux monuments de l'art musulman, en Algérie.
A la première étape de sa traversée, il remonte à agadir où il fonde Tagrart qui sera son lieu de résidence. Son modeste palais sera plutôt une dépendance de la Grande Mosquée.
Almoravides 1056-1147 Afrique du Nord et Andalousie
Tlemcen ne fut qu'une étape ; les Almoravides s'emparèrent de Nédroma, Ténès, mais ne dépassèrent pas Alger.
Les mosquées sont le plus beau legs des Almoravides. La date de la construction de la Mosquée de Nédroma est attesté par une inscription sur bois de cèdre qui couronnait le Minbar. Ces vestiges sont conservés au Musée des Antiquités du Parc de la Liberté à Alger.
C'est aussi l'inscriptin de la chaire qui nous permet de dater la Grande MOSQUEE D'Alger (1096).
L'architecture s'inspire de celle de la Grande Mosquée de Cordoue.
A Nédroma comme à Tlemcen et à Alger, l'art andalous exerce une grande influence. Pur la Grande Mosquée de Tlemcen, Yoûsof voulait un édifice simple et ainsi apparaît-il au visiteur qui pénètre dans la Mosquée par la face latérale. Le dépouillement architectural, où nous reconnaissons l'austérité du chef Saharien, fait contarste avec l'abondance décorative de la nef centrale, plus tardive, avzec ses plafonds aux poutres sculptées, le mirhab qui se creuse dans le mur du fond et la coupole qui précède cette niche. Une inscription sur la corniche nous indique qu'elle fut exécutée en 1136.
Le cadre du mirhab et la coupole dont les arceaux s'entrecroisent et soutiennent des panneaux de plâtre ajourés s'inspirent de la Grande Mosquée de Cordoue. S'y ajoutent des éléments de l'art hammadite telles les stalactites qui surmontent les arceaux entrecroisés.
1062. Fondation de Marrakech par les Almoravides.
1086. Victoire de Zallaka, en Espagne. L’Empire almoravide s’étend à l’Espagne musulmane, au Sénégal et au Niger.
de 1147 à 1269 la dynastie berbère des almohades régna sur l'Afrique du Nord et sur la moitié de l'Espagne.
1147. Prise de Marrakech par Ibn Tumart. Fondation de la dynastie des Almohades.
"La prospérité du royaume almoravide fut interrompue par l'apparition d'El-Mahdi, fondateur de la dynastie des Almohades . . .". C'est ainsi qu'Ibn El-Khaldoun introduit ce nouveau personnage qui modifiera le cours de l'histoire du pays. C'est une époque mouvementée, où l'on assite à la fin de la grande épopée almoravide.
A la fin du règne d'Ali Ben Yoûsof en 1192, les Masmoûda disposaient déjâ de forces redoutables. Se dirigeant vers l'est, les troupes Almohades commandées par Abd-El-Moûmin arrivèrent aux monts de Tlemcen. En Espagne comme au Maghreb, les Almoravides furent incapables de résister aux Almohades. Seuls échappèrent les "hommes voilés", qui tenaient les Baléares : les Béni Ghânya, qui joueront un rôle non négligeable dans l'histoire de l'Algérie.
Ibn Toûmert, dit El-Mahdi, fut le précurseur du mouvement almohade. Disciple du théologien Ghazali, ce réformateur veut appliquer en Occident les préceptes de son maître. Partout, il censure les abus et captive les auditeurs par son éloquence. Il porte contreverse sur le terrain de la théologie alors que les Almoravides faisaient de la jurisprudence, leur arme de combat.
Ses partisans; les "Al-Muwahhidûn" (les Unitariens), professaient le dogme de l'unité de Dieu dans toute sa pureté. L'Algérie va prendre place dans l'histoire frâce au rôle joué par Abd El-Moumin, né à Nedroma. Grand Chef guerier, il dirigea trois campagnes qui conduisirent à l'unification de l'Afrique du Nord.
De cette époque date le premier cadastre de l'Afrique du Nord : en 1159, Abd El-Moumin ordonna l'arpentage de l'Ifroquiya et du Maghreb. On mesura depuis la Cyrénaîque jusqu'à l'oued N'oun, de long en large. On retrancha de cette surface un tiers pour les montagnes, les rivières, les lacs salés, les routes et les déserts. Les deux tiers restants furent frappés du Kharadj ou impôt foncier. Ce fut là une grande innovation.
1198 Mort de Averroes à Marrakech (médecin et philosophe arabe né à Cordoue en 1126)
Les Almohades souverains du Maghreb jouissaient d'un grand prestige tant en Orient qu'en Occident. Cependant l'Empire Almohade, rongé par les luttes intestines pour le puvoir et par la difficulté de gouverner un si vaste empire, commeçait son déclin.
Ce fut d'abord l''Espagne, qui échappa au califat almohade, suivi par la Tunisie (1236) avec les Hafsides, Tlemcen (1239) avec les Abd-Alwadides, le Maroc (1269) avec les Merinides, qui prirent Marrakech. Ce fut la fin de la dynastie almoravide.
1236. Fondation de la dynastie des Hafsides, qui installent leur capitale à Tunis. Ils régneront pendant trois siècles.
1269. Le Maroc passe aux mains des Mérinides.
Lanéantissement des Almohades, en 1269, déclencha une rude bataille commerciale entre chrétiens et musulmans pour le contrôle des ports de la Méditerranée. La région fut partagée entre trois dynasties berbères : les Mérinides à Fès, les Abdelwadides à Tlemcen et les Hafsides à Tunis. Dès la fin du XVe siècle, après la reconquête chrétienne (la Reconquista) de la totalité de lAndalousie, lEspagne occupa plusieurs ports de la côte algérienne (Mers el-Kébir, Oran, Béjaïa). Les Abdelwadides acceptèrent le protectorat espagnol, mais les autorités religieuses des villes portuaires, soutenues par la population, engagèrent des corsaires, qui capturaient les navires marchands et retenaient léquipage et la cargaison en échange dune rançon.
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La huitième croisade est une campagne militaire lancée par le roi Louis IX (appelé plus tard « saint Louis ») en 1270 à la suite des menaces que le sultan mamelouk Baybars fait peser sur les États latins d’Orient. Louis IX espère convertir le sultan hafside de Tunis au christianisme et le dresser contre le sultan d'Égypte. Les croisés s'emparent facilement de Carthage mais l'armée est victime d'une épidémie dite de peste (en réalité de dysenterie). Louis IX en meurt le 25 août 1270 sous les remparts de Tunis. Son corps est étendu sur un lit de cendres en signe d'humilité et les bras en croix à l'image du Christ. Cette défaite marque la fin des croisades, qui doit survivre à une saignée sévère dans la lignée royale. Isabelle d'Aragon, épouse de Philippe III, meurt en Sicile sur le chemin du retour. Alphonse de Poitiers et son épouse Jeanne de Toulouse, meurent à 3 jours d'intervalle en Italie. |
1332. Naissance d’Ibn Khaldun à Tunis.
1415. Les Portugais s’emparent de Ceuta (Maroc).
chute de Constantinople en 1453 lors du 6° siège ottoman de la ville. La chute de la capitale signifiait la fin de l'empire byzantin. L'armée byzantine, dernier descendant de la Légion romaine, n'existait plus.
c'est le début des temps modernes
1497. Les Espagnols occupent Melilla (Maroc).
1518, Alger et plusieurs autres ports furent assiégés par les Espagnols; les Turcs ottomans furent appelés à la rescousse.
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Au début du XVIe siècle, Alger subit l'attaque
des Espagnols (1514) qui occuperont la ville jusqu'à l'arrivée
des frères Barberousse, en 1516. Les
Barberousse, deux frères corsaires, dorigine grecque ou sicilienne
selon les sources et convertis à lislam, obtinrent
du sultan Soliman le Magnifique dêtre envoyés en
Afrique du Nord avec une flotte. Ces derniers s'étant placés sous
la protection de Constantinople, Alger devint la capitale d'un Etat algérien,
plus ou moins vassal de l'Empire
Ottoman. Malgré la rivalité entre les Janissaires turcs et
les "raïs", Alger connut une grande prospérité lors de l'apogée
de la "course" au XVIIe siècle.
1520 L'Empire Ottoman. contrôle Alger 1534. Khayr Al-Din (Barberousse), un corsaire ottoman, s’empare de Bizerte, La Goulette et Tunis. La Tunisie est déclarée territoire turc. |
1535. Charles Quint chasse Khayr Al-Din de Tunis. La Tunisie passe sous domination espagnole.
Les Barberousses chassèrent les Espagnols de la plupart de leurs nouvelles possessions, résistèrent au siège de Charles Quint devant Alger (1541).
1541. Les Saadiens reprennent Agadir (Maroc) aux Portugais.
1549 Naissance de Ahmad al-Mansur, sultan du Maroc
1554 Les Abdelwadides furent déposés. Khayr al-Din, le plus jeune des Barberousse, fut nommé beylerbey, c'est-à-dire représentant du sultan en Algérie
Les Abdelwadides furent déposés en 1554, et Khayr al-Din, le plus jeune des Barberousse, fut nommé beylerbey, cest-à-dire représentant du sultan en Algérie. Proconsuls militaires dAfrique, ces "rois dAlger" exercèrent leur autorité non seulement sur la zone littorale, mais sur les pachas de Tunisie et de Tripolitaine. En raison de son éloignement de Constantinople, la régence dAlger fut gouvernée comme une province autonome.
Conséquence indirecte de la Reconquista espagnole, létablissement des Ottomans en Algérie déboucha sur la mise en place dune monarchie élective et des formes de gouvernement qui marquèrent profondément lAlgérie : au XVIIe siècle, Alger choisissait son dey qui recevait ensuite linvestiture de Constantinople. Lordre était en principe assuré par deux forces militaires rivales, lodjaq, la milice des janissaires, et la taïfa des raïs, la corporation des corsaires. Mais larrière-pays, le Sud, le Constantinois, la Kabylie, échappait au pouvoir de la régence dAlger, qui fut essentiellement une "colonie dexploitation". Le pouvoir ottoman eut recours à la formation de smalas (colonies militaires) et aux maghzens, des tribus privilégiées qui faisaient rentrer limpôt.
1574 Tunis est délivrée de l'emprise espagnole par le géneral turc Sinan pacha. La Tunisie est annexée à l’Empire ottoman. En 1574, les Turcs s'emparent pour la deuxième fois de Tunis, la ” libérant des infidèles “. Le pouvoir Ottoman crée ses propres palais, mosquées, mausolées et souks. Tunis y gagne en grandeur, en cachet, en prestige, comme en témoignent encore les monuments Turcs de la médina.
Empire Chérifien 1525-2---- Maroc
1578. Défaite des Portugais à la bataille de Ksar El-Kébir. Al-Mansur instaure la dynastie chérifienne au Maroc..
1603 Mort de Ahmad al-Mansur, sultan du Maroc
1664 Moulay Rachid fonda la dynastie alaouite, qui règne encore de nos jours sur le Maroc .
1705. Le bey Hussein Ben Ali fonde la dynastie hussénite et instaure une monarchie en Tunisie (1710) placée sous la suzeraineté des Ottomans.
1769. Maroc: Sidi Mohammed Ibn Abd Allah s’empare de Mazagan, tenue par les Portugais.
début de l'ère contemporaine : sacre de Napoléon
1827 Charles X se lance dans un blocus naval et dans une expédition militaire contre Alger
Dominée par la forteresse de la Casbah, la ville d'Alger couvrait toutes les pentes de l'acropole et étendait, en bordure de la mer, ses riches quartiers commerçants semés de palais et de mosuées. Au début du XIXe siècle (4 juillet 1830) la ville fut prise par les Français. Après 1830, des monuments anciens furent détruits pour faire place à des constructions administratives et militaires. Ne subsistèrent que la belle mosquée hanafite de la pêcherie (XIVe siècle) et la grande mosquée malakite (XIe siècle). Vers la fin du XIXe siècle, Alger devint un grand marché de vin, un important centre financier et un grand port.
La prise d'Alger par les Français en 1830 venait de porter un coup terrible à l'empire des deys et à la domination ottomane. Mahieddine, le vieux marabout, se mit alors à prêcher la « guerre sainte ». L'objectif était autant l'élimination des Ottomans que la reprise d'Oran. Des milliers de musulmans accoururent et se rangèrent sous ses ordres ; le gouverneur d'Oran, Hassan, en fuite, tenta de demander asile à celui dont il avait mis la tête à prix. Le marabout allait lui offrir l'hospitalité et ses services mais Abd El-Kader s'y opposa énergiquement, et le bey d'Oran dut se rendre quelques jours après aux troupes françaises. Mahieddine, choisi comme chef de l'insurrection, marcha avec ses troupes d'abord contre la garnison turque de Mascara, et la massacra sans pitié ; puis il combattit courageusement les Français sous les murs d'Oran avec son fils Abd El-Kader qui s'y attira la réputation de baraka - il aurait été à l'abri des balles et des boulets ; il aurait eu deux chevaux tués sous lui. Son burnous blanc "rougi du sang des siens", fut conservé comme une relique.
1831 Les troupes françaises s'emparent d'Alger
A partir de 1832, le titre de sultan fut donc accordé à Abd El-Kader: les chefs s'inclinèrent et lui présentèrent le burnous violet. Le nouveau sultan se mit à son tour à prêcher la guerre sainte. Après que l'affaire de la Macta eut consolidé sa puissance, il songea à se créer une force militaire permanente. Voyant l'armée française composée en grande partie d'infanterie, il se forma un corps de cavalerie qui put attaquer, poursuivre ou éviter un combat inégal. Ce premier corps ne comptait d'abord que 400 hommes. Pour entretenir des bataillons réguliers, il leva des taxes sur les marchandises et des impôts ; puis il fit bâtir des magasins de vivres, d'armes et de munitions. Les premiers coups de main contre les Français dans l'ouest de l'Algérie, l'opposèrent au général Louis Alexis Desmichels gouverneur de la province d'Oran, indépendant du général en chef. En mai 1833, les français remportèrent plusieurs victoires sur Abd El-Kader, et Desmichel s'empara de Mostaganem. L'émir, indigné de voir les Musulmans venir approvisionner les marchés français, fit enlever le chef d'Arzew qui venait de se soumettre, et le conduisit à Mascara où il fut condamné à mort. Au mois d'octobre de la même année ses troupes attaquèrent l'escorte de la commission d'Afrique, forte de 1 800 hommes, mais fut battu près de Aïn-el-Bidha..
le 24 février 1834 signature d'un traité entre les français
et le sultan Abd El-Kader. Ils arrivèrent à un accord sur les trois dispositions
suivantes du traité :
1. Soumission des Arabes à la France ;
2. Liberté du commerce pleine et entière ;
3. Remise immédiate des prisonniers.
Les négociateurs d'Abd El-Kader (civils et militaires de la province), amendèrent
avec habileté une partie des conditions posées par les Français à Abd El-Kader
et le traité fut signé.
1836. Intervention française à La Goulette pour empêcher le débarquement des troupes ottomanes.
1837 Par le traité de la Tafna, la souveraineté d'Abd el-Kader est reconnue
1839 Abd el-Kader déclare la guerre sainte contre la France

portrait de l'émir Abd el-Kader (1808-1883)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abd_El-Kader
1839 La Grande-Bretagne occupe Aden, en Somalie
1839 : Début de l'ère des réformes dans l'Empire ottoman.
1839 L'empire Ottoman "cède" l'Algérie à la France
1840 Bugeaud devient gouverneur général de l'Algérie
1844 Bugeaud, le gouverneur général de l'Algérie, crée les Bureaux Arabes,
dont le rôle est de protéger les arabes contre les exactions commises par les
colons.
1844. Maroc Défaite du sultan Abd Er-Rahman à la bataille de l’Isly, remportée par le général Bugeaud.
1845 Abd el-Kader fait reculer les troupes françaises lors de la bataille de Sidi-Brahim . Poète et savant il reste sur tout le symbole et héros de la résistance algérienne à la colonisation.
1847 Défaite de Abd el-Kader (Algérie)
1848 La France déclare que l'Algérie est un territoire français
1849 Le Nord Yémen passe sous l'autorité ottomane
.
1857. Mohammed Bey promulgue, sur le modèle ottoman, un « pacte fondamental » qui établit l’égalité de tous les Tunisiens devant la loi, quelle que soit leur religion.
1858 La France crée un Ministère de l'Algérie.
1860. Les Espagnols conquièrent Tétouan et imposent de lourdes indemnités de guerre aux Marocains.
1861. Proclamation de la Constitution Tunisienne
1864. Un décret ouvre le Maroc au commerce étranger. Début de la pénétration économique européenne (Grande-Bretagne, France, Espagne, puis Allemagne à partir de 1890).
1869. Un décret du bey, en juillet, fait passer la Tunisie sous le contrôle d’une commission financière internationale présidée par la France. Début de sa mise sous tutelle.
1870 Le décret Crémieux accorde la citoyenneté française aux 32 000 juifs d'Algérie
1871 Insurrection en Kabylie
1873. Fondation du collège Sadiki, qui deviendra le vivier du nationalisme tunisien, par Kheireddine Pacha.
1878. Lors du congrès de Berlin, en juillet, l’Angleterre et l’Allemagne donnent carte blanche à la France en Tunisie.
1881. Signature du traité du Bardo, le 12 mai, qui institue le protectorat français sur la Tunisie. Insurrection populaire.
1883. En juin, le traité du Bardo est complété par la convention de La Marsa, qui renforce les pouvoirs de la France en Tunisie, représentée par le résident général Paul Cambon.
1906. La conférence d’Algésiras (6-7 avril) place le Maroc sous la tutelle des puissances européennes et confère à Tanger le statut de « ville internationale ».
1906. Naissance du mouvement nationaliste Jeunes-Tunisiens sous l’impulsion de Béchir Sfar.
1907. L’assassinat à Marrakech du Dr Mauchamps entraîne l’occupation d’Oujda par la France. Emeutes contre les étrangers et pogroms antijuifs à Casablanca. Début de la « pacification » rampante du Maroc par les forces françaises.
1911. Début d’une série d’émeutes en novembre, à Tunis et dans les grande villes. Le mouvement Jeunes-Tunisiens est interdit et l’état d’urgence décrété.
1912. Le traité de Fès (30 mars) établit un protectorat français sur le Maroc – l’Espagne conservera une zone d’influence au Nord (Rif) et au Sud (Tarfaya), en vertu des accords franco-espagnols du 27 novembre. De violentes émeutes éclatent à Fès et dans les grandes villes du pays. Le sultan Moulay Hafid est contraint d’abdiquer au profit de son frère Moulay Youssef. La « pacification » du Maroc s’intensifie. Lyautey est nommé résident général du Maroc.
1921. Création, le 3 juin, du Parti libéral constitutionnel tunisien, ou Parti du Destour (« Constitution »), qui réclame le rétablissement de la Constitution.
1921-1926. Maroc: Guerre du Rif. Après sa victoire sur les Espagnols à Anoual, le 21 juillet 1921, l’émir Abd El-Krim proclame la République confédérée des tribus du Rif. Défait en mai 1926 par les troupes franco-espagnoles dirigées par Pétain, il se rend puis est déporté sur l’île de la Réunion.
1927. Mort du sultan Moulay Youssef en novembre. Les Français imposent à la tête du Maroc son troisième fils, Sidi Mohammed (futur Mohammed V).
1930. Signature du dahir (« loi ») sur la juridiction berbère, le 16 mai, qui divise les deux composantes ethniques de la nation marocaine, Arabes et Berbères. Des manifestations nationalistes éclatent à Fès et dans toutes les grandes villes.
1934. Tunisie: Habib Bourguiba rompt avec la direction du Destour et fonde, le 2 mars, le Néo-Destour.
1934. Mort de Lyautey le 27 juillet. Fondation du Comité d’action marocaine (CAM) en novembre par de jeunes intellectuels, dont Allal El-Fassi, Mohammed El-Ouazzani et Ahmed Balafrej.
1936. Le général Noguès est nommé résident général du Maroc en octobre.
1937. Maroc: Scission du CAM. Après une période de troubles dans tout
le pays, les autorités françaises décident de déporter El-Fassi au Gabon et
El-Ouazzani au Sahara.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Alger joua un rôle important dans le débarquement des troupes alliées et devint le centre des décisions politiques et militaires en Afrique du Nord.
1939. Sidi Mohammed appelle les Marocains à soutenir la France en guerre.
1940. Le général Noguès se rallie à Pétain.
1942. Débarquement allié en Afrique du Nord en novembre.
1942. Moncef Bey succède à Ahmed Bey en juin. Il est destitué un an plus tard par les autorités françaises et meurt en 1949 à Pau.
1943-1944. L’Allemagne occupe la Tunisie.
1943. 14-24 janvier : conférence des Alliés à Casablanca (Maroc), avec la participation du président Franklin Roosevelt (Etats-Unis) et de Winston Churchill (Royaume- Uni), qui promettent à Sidi Mohammed d’oeuvrer à l’indépendance du Maroc. Création du parti de l’Istiqlal (« Indépendance »).
1944. Le 11 janvier, l’Istiqlal publie son manifeste pour l’indépendance du Maroc..
1945 8 mai : Le jour de la victoire, une sanglante explosion de violence est durement réprimée à Sétif (Algérie).
1945. Bourguiba quitte la Tunisie pour l'Egypte, d’où il mène la lutte anticoloniale. Il sera de retour en septembre 1949.
1946. Erik Labonne devient le nouveau résident général au Maroc. Retour d’exil d’El-Fassi.
1946. Création, le 20 janvier, de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), qui soutient le Néo-Destour.
1947. De violentes émeutes embrasent Casablanca en avril. La répression fait plusieurs centaines de morts. Le 10, Sidi Mohammed prononce un discours à Tanger, dans lequel il réclame l’indépendance du Maroc. Labonne est limogé et remplacé en mai par le général Juin.
1951. Algérie: Rupture entre Sidi Mohammed et le général Juin, soutenu par les colons conservateurs et les membres du parti extrémiste Présence française. Le général Guillaume devient le nouveau résident général.
1952. Tunisie: Les principaux dirigeants communistes et néo-destouriens sont arrêtés le 18 janvier. Début de la lutte armée contre le protectorat.
1953. Le sultan du Maroc est déposé en août par les Français, condamné à l’exil à Madagascar et remplacé par son cousin Ben Arafa. Sous l’impulsion des nationalistes, les grandes villes du pays se soulèvent. En décembre, l’Assemblée générale des Nations unies adopte une résolution sur le droit à l’autodétermination du Maroc.
1954. Maroc: Francis Lacoste remplace le général Guillaume.
1954. Dans un discours prononcé à Carthage le 31 juillet, Pierre Mendès France annonce l’octroi de l’autonomie interne à la Tunisie et la formation d’un gouvernement intérimaire.
Guerre d'Algérie
Pendant la guerre de libération contre l'occupant français (1954-1962), Alger fut un important foyer de la lutte armée. La Bataille d'Alger constitue un moment historique de grande signification.
1954
01.11. Le C.R.U.A. (Comité révolutionnaire de l'unité algérienne) déclenche la
rébellion armée.
1er Novembre 0 heure declenchement de la guerre d'Algerie
-Série d'attentats ( attaques de casernes et postes militaires, incendies attaques de
fermes, jets d'engins
explosifs, ...) à travers différentes régions du territoire
-Mort de Ramdane Benabdelmalek Adjoint de Ben M'hidi en Zone V, Benabdelmalek, ancien
membre de
l'Organisation Speciale (O.S) etait l'un des 22 a la reunion du clos salembier (juillet
1954). Il fut tue dans la
nuit du 1er Novembre, non loin de cassaigne, a Bosquet, qui prendra son nom apres
l'independance,
devenant ainsi le premier martyr militaire de la revolution. Il etait originaire de
Constantine et, pour
echapper aux recherches de la police, avait emigre en Oranie a l'instar de son chef Ben
M'hidi et de
Souidani Boudjemaa, originaires l'un de Biskra, l'autre de Guelma.
2 Novembre
-Stupeur et consternation dans les milieux europeens.
-Arrestation de nombreux militants et dirigeant MTLD.
3 Novembre -Roger Leonard declare:<<le mot d'ordre est venu de l'etranger>>.
5 Novembre
Le gouvernement français envoie des renforts en Algérie.
-Suspention de <<l'Algerie libre>>, organe du MTLD.
-Arrestation de membres du CRUA en Oranie.
-Accrochage dans la region de Souk-Ahras.
-Francois Mitterrand declare : << contre les separatistes, ca ne peut etre que la
guerre >>.
-Dissolution du MTLD pour :<< atteinte a l'integrite du territoire national et a la
Republique >>.
7 Novembre
-Perquisition aux siege d'organisations politiques et parapolitiques algerienne a Paris et
en province.
8 Novembre
-Arrestation de Ahmed Zabana grievement blesse, Responsable de groupe dans l'Organisation
Speciale(O,S)
il fut Arrete en 1950 et libere en mai 1953. Se convertissant au metier de soudeur, a
Sidi-Bel-Abbes, il acquit
dews connaissances en matiere de fabrication de bombes artisanales. Sous les ordres de Ben
M'hidi, il
organise un groupe d'action et, le 1er Novembre, attaquea la maison forestiere de St
Lucien dont il abattit
le gardien. Lors d'un accrochage dans la region de St Denis du Sig, il fut blesse et fait
prisonnier.
Juge par le Tribunal militaire d'Alger, le 3 mai 1956, et condamne a mort, il fut
guillotine a Barberousse le
19 juin 1956. Zabana laissa un extraordinaire souvenir de courage et de determination a
ses camarades de
detention qui furent frappes par sa capacite d'endurance aux sevices. << En effet,
temoigne un ancien
detenu, blesse aux jambes, il devait ramper pour aller chercher sa gamelle sous les yeux
de ses compagnons
auxquels les geoliers imposaient cette scene pour briser leur moral. Zabana en profitait
pour les galvaniser
et les exhorter a ne pas flancher >>.
-Arrestation de Moulay Merbah a Alger.
12 Novembre -Accrochage en Kabylie.
15 Novembre -Premiere intervention de l'aviation dans l'aures.
20 Novembre -Mort de Badji Mokhtar, Militant MTLD des 1939, il fut elu au conseil
municipal de
Souk-Ahras en 1947, tout en etant responsable de la section de l'O.S. Arrete en 1950 dans
l'affaire Khiari qui
devoila l'organisation Speciale,il fut condamne a 3 ans de prison. Apres sa liberation en
1954, il se joingnit
au groupe des partisans de l'action et participe a la reunion des 22. Didouche Mourad lui
confia la zone
frontiere entre Souk-Ahras et la mer, qu'il dirigea jusqu'au 19 Novembre 1954 ou il fut
tue dans un
engagement avec les forces francaises dans la region de Medjez-Sfa, a la ferme Dali.
21 Novembre
-Declaration de F. Mitterrand au << Parisien Libere >> : << Le mouvement
lance par les emeutiers n'a pas
atteint son but. Il a ete declenche trop tot, car cette operation devait etre lancee en
janvier prochain. Nous
le savions et avions pris toutes nos precautions >>.
23 Novembre -Le gouvernement francais accorde une aide de 34 milliards au Maroc et a la
Tunisie
24 Novembre -M. Temple, ministre francais de la guerre, declare : << les cadres de
l'Indochine
seront affectes a l'encadrement des Goums en Algerie.
26 Novembre -Voyage de F. Mitterrand en Algerie : << jusqu'au 26 novembre, il y eu
528
terroristes arretes, 60 % viennent du MTLD >>.
29 Novembre -Mort de Grine Belgacem, jeune revolutionnaire ayant rompu avec
l'administration
coloniale des 1950, a l'instar de beaucoup d'Algeriens, il gagna le maquis. On aime lui
coller l'indicatif de
<<bandit d'honneur>> sans avoir jamais etudie la vie de cet homme qui pourtant
n'avait terrorise que les
gardiens du systeme. Grine s'etait mis sous les ordres de l'ALN des le 1er Novembre et sa
mort dans un
accrochage fut un grand soulagement pour les autorites francaises qui voyait en lui un des
principaux chefs
de l'insurrection, tant il les avait effrayees.
-Evacuation du douar Ichmoul dans la region d'Arris, apres de violents combats.
1 au 15 Decembre
-Huit operations d'encerclements, ratissages et controles de la population en
Kabylie.
7 Decembre
-F. Mitterrand declare a l'assemblee de l'union Francaise : << Le MTLD
est l'ennemi a abattre. Le
gouvernement appliquera la loi sans pitie ; il n'y a pas de nuance a observer
>>.
8 Decembre
-R. Leonard declare a Paris-Presse : << Le Gouverneur general estime a
400 le nombre des hommes resolus
qui sevissent dans l'Aures et croit que l'aneantissement de la bande de Grine
Belgacem va tres serieusement
reduire les vocations.
10 Decembre
-Le premier ministre libyen demande au gouvernement francais de retirer ses
troupes du Fezzan.
20 Decembre
-Operation de grande envergure dans la region de l'Ouenza avec 12 000 soldats.
22 Decembre
-Pour mettre fin aux activites clandestines du parti dissous, perquisition aux
domiciles d'anciens membres du
MTLD en France et en Algerie ( 208 perquisitions, 142 arrestations ).
-Huit membres du MTLD sont arretes, tous adjoints au maire d'Alger, il s'agit
de Abdelhamid Ali, Mustapha
Bouchakour, Mohamed Meftoul, Messaoud Zitouni, Zerargui Tahar, Abdelkader Amrani,
Abdelkader Doumene
et Benzirag.
Les autorites francaises etaient convaincues que le MTLD etait seul capable
de declencher un mouvement
insurrectionnel. Ce qui d'ailleurs n'etait pas une erreur, dans la mesure ou
presque la totalite des responsables
du declenchement venaient de ce parti. Mais elles etaient loin de suivre l'evolution
rapide du MTLD apres les
Congres de Niort et d'Alger ou l'eclatement avait engendre la neccessite de
passer a l'action pour debloquer la
situation et eviter un passage a vide qui aurait pu durer indefiniment.
23 Decembre
-Mise en etat de siege de la region de Souk-Ahras.
-Operation Violette avec 4 000 soldats dans le Sud de l'Aures.
26 Decembre
-Operation dans le djebel Ichmoul.
30 Decembre
-Operation Aloes en Grande Kabylie.
-Depot de dossiers de torture aupres du procureur General a Alger, avec plaintes
dument motivees.
1955
18 Janvier
-Mort de Didouche Mourad chef de la zone 2 (wilayaII) dans un engagement a Boukarkar,
pres de Smendou.
Membre du Comite des 22, un des principaux fondateurs du FLN, il fut le premier
chef de la zone 2 a
disparaitre au cours d'un engagement avec les unites parachutistes du colonel
Ducourneau, a Oued-Boukarkour
pres de Smendou.
Ses nombreuses missions a Constantine pour le compte du parti, lui permirent
d'avoir une bonne connaissance
de la region. c'est pourquoi, lors de la reunion du comite des Six a la veille
du declenchement, il ceda l'Algerois
qu'il devait diriger et dont il etait originaire, a Bitat, contre le Nord Constantinois.
18 Janvier au 24 Fevrier
-Operation Veronique dans le Djebel Ahmar Kheddou (Aures) avec 5 000 soldats
( bombardements de villages,
incendies,massacres de civils), operation visant a l'isolement des combattants
de l'ALN par rapport a la
population qui, privee de ravitaillement par bouclages, controles et rationnements,
n'apporterait plus de soutien
logistique a ces combattants. L'effet de cette operation sera insignifiant,
tant les autorites militaires et civiles
de la region ignoraient presque totalement les structures sociales des habitants
de l'Aures et surtout les rapports
etablis entre ces derniers et les hommes de l'insurrection qui, depuis bien
avant le 1er Novembre 1954, vivaient
deja en maquisards.
Sur le plan militaire et selon la presse colonialiste, neuf combattants seulement
furent tues du cote algerien. ce
resultat montre bien l'inefficacite des moyens mis en oeuvre face a l'ALN.
20 Janvier
-Jacques Chevallier, nomme ministre de la defense apres le remaniement opere
par Mendes-France.
23 Janvier
-Operation Violette dans l'Aures, prolongement de l'operation Veronique, avec
3 300 soldats, dirigee par le
colonel Millet, l'operation n'eut selon la presse, que quatre tues parmi les
combattants algeriens.
C'est dire que l'offencive declenchee par le Haut-Commandement de l'armee francaise
contre l'Aures fut un
echec total, et que la pratique de la guerre de guerilla par l'ALN etait efficace.
La guerre des ombres allait
desormais se reveler couteuse pour le gouvernement francais qui n'arretera pas
de reclamer toujours plus de
d'argent et de contingents pour la pacification.
25 Janvier
-Jacques Soustelle,nomme Gouverneur general a la place de Roger Leonard.
-Articles de presse relatifs a la torture.
Effectifs francais porte a 80 000 soldats contre 49 700 en Novembre 1954.
6 Fevrier -Chute du gouvernement Mendes-France, Considere par les ultras d'Algerie, comme
le liquidateur
de l'Indochine, de la Tunisie et du Maroc, pour lesquels les negotiations en cours
prevoyaient l'independance.
10 Fevrier
-Discussion entre Ben Bella, Khider, Ait Ahmed, Boudiaf et Mezghana (Messaliste) au Cair
qui aboutissent a
une declaration commune annoncant la creation du FLN.
-Adhesion de Abane Ramdane au FLN, c'est sans nul doute l'un des personnage les plus
importants de la
revolution algerienne. des sa liberation, il prit contact avec Ouamrane et rejoignit le
FLN. Krim Belkacem le
designa comme conseiller politique de la zone 4 (W. IV). C'est alors que Abane Ramdane
commenca a s'imposer
comme theoricien de la revolution. Rompant avec Messali et ses fideles partisans, il
oeuvra au ralliement des
autres partis et formations algeriennnes, au FLN. Mais c'est surtout au Congres de la
Soummam qu'il montrera
une grande habilete politique et une grande capacite d'organisateur.
11 Fevrier
-Ben Boulaid, chef de la zone 1 (wilaya I) fait prisonnier a la frontiere algero-libyenne,
il devait prendre contact
avec Ben Bella en Libye pour fixer un plan d'acheminement des armes, lorsqu'il fut reconnu
sur renseignements
par les autorites francaises en Tunisie. Apres un bref engagement ou il tua un soldat et
en blessa un autre,
Ben Boulaid fut Arrete. Incarcere d'abord en Tunisie, il fut transfere a la prison civile
de Constantine.
12 Fevrier -Jaques Soustelle, Gouverneur general arrive a Alger.
22 Fevrier -Cinquante tirailleurs desertent et rejoignent l'ALN avec armes et bagages.
23 Fevrier -Second ministere Edgar Faure.
26 Fevrier
-Deux fidaine sont arretes apres un engagement avec un groupe de gendarmes pres du Douar
Maatka
(commune de Tizi-Ouzou). un troisieme fut tue. L'un des deux prisonniers derouta la police
et la gendarmerie
dans les interrogatoires et s'averera un personnage d'une grande importance, apres
l'arrestation le 23 mars 1955
de Rabah Bitat. Il s'agit de Aziz el-Riffi.
En effet, ce ne fut qu'apres l'arrestation de Bitat, que la presse communiqua
:<<L'agent de liaison entre Krim,
Bitat et Ouamrane ne tardera pas a etre arrete>>. En fait, il etait entre les mains
de la police. Il s'agissait de
Benhamadi (ou Fettah ou Zaoui). Quelque document trouve sur Bitat fut a l'origine de
l'identification du captif
Benhamadi se revela etre Hamadi Aziz el-Riffi, originaire du Rif marocain. Il fut un des
lieutenants de l'Emir
Abdelkrim el Khattabi, dans le Comite de liberation du Maghreb et, apres avoir suivi un
stage de formation
militaire a Baghdad, revint au Caire avec le grade de sous-lieutenant.
Contacte en juin 1954 par Ben Bella, il fut remis a la disposition de la revolution
algerienne par Abdelkrim el
Khettabi et envoye en Algerie des le debut de la guerre pour servir de conseiller
militaire a l'ALN.
Arrive a Alger le 12 novembre, il ne put prendre contact avec l'organisation que le 9
Decembre ou il fut conduit
chez Krim Belkacem avant d'etre fait prisonnier le 26 Fevrier.
Hamadi el-Riffi fut condamne a mort le 29 janvier 1957 et execute.
3 Mars
-La consultation electorale prevue pour mi-mars est ajournee pour le Sud et le Sud-Est
constantinois.
8 Mars
-Soixante-quinze tirailleurs tuent huit soldats, emportent armes et bagages et rejoignent
l'ALN.
15 Mars
-Mr. Bourges-Maunoury, ministre de l'Interieur, annonce au conseil des ministre que
d'importentes mesures
militaires allaient etre proposees au Conseil superieur de la Defense nationale, il ne
s'agit pas de proclamer l'etat
de siege, mais un etat d'exception ou d'urgence.
-Soustelle, Gouverneur general, est attendu a Paris, pour en discuter avec le ministre de
l'Interieur.
22 Mars
-L'etat d'urgence en Algerie, approuve par le Conseil des ministres, est depose le meme
jour a l'Assemblee nationale
francaise, le gouvernement delimitera par decret les territoires ou l'etat d'urgence sera
applique.
Les nouvelles mesures et dispositions permetront de soumettre dans certains cas les crimes
et delits a la juridiction
militaire.
23 Mars
-Arrestation de Rabah Bitat, c'est le troisieme du groupe des Six et des Neuf historiques,
apres Didouche
et Ben Boulaid, qui disparait du theatre des operations depuis le debut de l'Insurrection,
ceci sur denonciation de
l'adjudant Slimane dit Djoudene. Celui-ci etait depuis longtemps un indicateur a la solde
de l'administration
francaise, infiltre dans le camp activiste du MTLD avant le declenchement du 1er Novembre.
Il etait responsable du parti a Bouira et, beneficiant de la confiance des dirigeants du
FLN, avait une certaine
responsabilite au plus haut niveau de la zone 4. C'est ainsi qu'il atttira Bitat dans un
guet-apens sous pretexte de
lui remettre un message de la delegation exterieure.
28 Mars
-Rencontre de personnalites politiques algeriennes avec Soustelle, dans l'espoir de briser
la representativite
unique du FLN et montrer qu'il y avait plusieurs tendances qui se declarent interlocuteurs
valables. Soustelle
recevra toujours dans le meme espoir, Ferhat Abbas pour l'UDMA, Toufik el Madani et
Kheireddine, pour les
Oulema. Mais ces personnalites etaient deja en contact direct ou non avec le FLN pour une
eventuelle adhesion.
30 Mars
-Sur demande de Soustelle, dix huit officiers des affaires indigenes du Maroc arrivent en
Algerie, sous le
commandement du Lieutenant-colonel Verlier, ou ils vont etre en mission dans l'Aures.
1er Avril
- L'etat d'urgence pour une periode de six mois, en Algerie, vote a l'Assemblee
nationale par 379 voix contre
219 entre immediatement en application.
4 Avril
- Decret fixant l'application de l'etat d'urgence aux regions auresienne, constantinois
et kabyle qui englobent
environ un million et demi de personnes.
13 Avril
- Edgare Faure, president du Conseil declare : <<Il n'est pas normal qu'un
pays(la Libye) qui doit son
independance a l'initiative americaine, entretienne sur son territoire, pres
des frontieres orientales de la
Tunisie, des camps ou l'on forme des hommes pour la guerre de guerilla, pour
des raids et des assassinats>>.
Cette declaration avait pour but principal de susciter la reaction des pays
membres de l'OTAN et surtout
celle des Americains. Le Gouvernement francais, conscient de ses faiblesses
sur le plan militaire, son armee
etant dispersee en Indochine, en Tunisie, au Maroc et en Algerie, commencait
des le declenchement de
l'insurrection algerienne a regarder du cote des forces francaises de l'OTAN.
Francois Mitterand l'avait explicite dans sa declaration au Parisien libere,
le 21 novembre 1954.
22 Avril
- Implantation permanente dans l'Aures de troupes legionnaires, et parachutistes.
23 Avril
- Resolution en faveur des pays maghebins, a la Conference de Bandung. Grace
au soutien de Nasser, une
delegation Algerienne, ou figuraient M. Yazid et Ait Ahmed, fut admise a la
conference. Ce fut la premiere
assise a laquelle participait l'Algerie combattante.
- Application de la censure en vertu de l'etat d'urgence.
- Constitution de milices de colons qui entreprendront des exactions a leur
compte.
24 - 25 Avril
- Soustelle, accompagne du prefet de Constantine M. Dupuch et du General Cherriere,
se rend a paris pour
discuter de la situation en Algerie et surtout de celle de l'Aures, avec le
ministre de l'interieur et les
membres du Gouvernement. A la suite des entretiens Edgare Faure - Soustelle,
il fut decide la creation d'un
commandement dans la zone d'urgence du Constantinois, sous l'autorite et la
responsabilite du prefet.
Un officier general sera charge de la direction de toutes les operations civiles
et militaires, a compter du
1er mai 1955.
-Communique du Gouvernement general relatif a la resolution de Bandung. Le Gouvernement
general
proteste contre la resolution de Bandung sur le droit de l'independance de la
Tunisie, du Maroc, et de
l'Algerie qui signifie une ingerence dans les affaires interieures francaises.
Le communique insiste sur
l'attitude de certains pays du groupe afro-asiatique qui abritent et entrainent
des hommes comme
Hamadi el Riffi.
28 Avril
- L'etat d'urgence est etendu aux communes de Biskra et d'El-Oued.
- Dans la zone d'urgence, les reunions publiques sont interdites dans la region
de Batna et dans les
communes mixtes de Tebessa. Le General Parlange, chef de la region d'Agadir,
nomme Commandant unique
dans l'Aures.
29 Avril
- Rencontre De Gaulle-Edgar Faure a l'hotel La Peyrouse a Paris ou ils s'entretiennent
de la situation en Algerie.
30 Avril
- Un groupe de combattants ALN attaque et desarme un goum dans la region de
Philippeville.
Juin 1955. Retour de Bourguiba à Tunis, après trois ans d’emprisonnement. La Tunisie accède à l’autonomie interne
30 septembre 1955. L'Assemblée générale de l'ONU vote l'inscription à l'ordre du jour de l'affaire algérienne.
1955. Indépendance du Maroc: Les accords de La Celle-Saint-Cloud (6 novembre) prévoient le retour du sultan, sous le nom de Mohammed V, et l’indépendance du pays. Rentrée triomphale de Mohammed V au Maroc le 10 novembre.
12.12.1955 Les élections en Algérie sont reportées.
1956
2 février : Jacques Soustelle est remplacé par Robert Lacoste.
Avril-mai : Envoi du contingent.
20 août Les chefs F.L.N. (Front de libération nationale) de l'intérieur se réunissent
pour la première fois; c'est le congrès de la Soummam d'où sortira la plate-forme
du F.L.N.
1956. Le Maroc accède à l’indépendance le 2 mars après la signature, à Paris, de la déclaration commune mettant fin au protectorat. En avril, le Maroc récupère la zone nord, qui était jusque-là sous contrôle espagnol, et la ville de Tanger en octobre. Le pays est à nouveau unifié (à l’exception de l’enclave Ifni et de la zone de Tarfaya, demeurées sous contrôle espagnol).
1956. Proclamation de l’indépendance de la Tunisie, le 20 mars, et abrogation des traités du Bardo et de La Marsa. Bourguiba forme un gouvernement en avril et fait adopter, le 13 août, le code du statut personnel, qui instaure l’égalité juridique entre hommes et femmes.
29.10. Israël, l'Angleterre et la France déclenchent une opération militaire
contre l'Egypte.
15.11. L'ONU inscrit la question algérienne à son ordre du jour.
05.12. Le gouvernement français dissout les conseils généraux et les municipalités
en Algérie.
14 décembre : Le général Raoul Salan est nommé commandant en chef en Algérie.
1957 les tortures et exécutions sommaires
7 janvier : Les parachutistes du général Jacques Massu passent à l'offensive
à Alger.
07.01. Le général Massu est chargé du maintien de l'ordre à Alger.
1957. Mohammed V prend le titre de roi du Maroc en août. Son fils Hassan II est désigné comme son successeur.
27 juillet 1957. Abolition de la monarchie en Tunisie, et proclamation de la République, dont Bourguiba devient le premier président.
20.09. L'ONU inscrit la question algérienne à son ordre du jour.
24 septembre : Le général Massu gagne la bataille d'Alger.
29.11. L'Assemblée nationale vote la loi-cadre et la loi électorale de l'Algérie.
1958
1958. Déclenchement, en janvier, de l’opération militaire franco-espagnole contre l’Armée de libération du Sud marocain (ALSM) au Sahara occidental. Accord entre l’Espagne et le Maroc sur la rétrocession de la province de Tarfaya le 1er avril. Début de l’insurrection du Rif, écrasée par les Forces armées royales (FAR) quelques mois plus tard.
7 janvier : Début de l'exploitation du pétrole saharien.
1958. Tunisie: Le 8 février, l’aviation française bombarde le village de Sakiet Sidi Youssef, qui abrite un camp du FLN algérien : près de 70 villageois sont tués.
15 avril : Chute du gouvernement Gaillard: crise ministérielle de trente-sept
jours.
26.04. 30 000 Algérois demandent un Gouvernement de salut public après la chute
du gouvernement Gaillard.
13.05. Un Comité de salut public est créé à Alger sous la présidence du général
Massu; on fait appel à de Gaulle.
13 mai : A Alger, la foule envahit les bâtiments administratifs et applaudit
le Général de Gaulle.
15.05. De Gaulle se déclare prêt à assumer les pouvoirs de la République.
01.06. L'Assemblée nationale investit de Gaulle par 339 voix contre 224.
4 juin : Tournée triomphale du Général de Gaulle en Algérie: "je vous ai
compris!".
19 septembre : Formation du gouvernement provisoire de la République Algérienne.
(G.P.R.A.)
28.09. La nouvelle Constitution est approuvée par référendum (79 % de oui en
métropole, 95 % en Algérie).
23.10. De Gaulle propose au F.L.N. la paix des braves.
Décembre : Le Général Challe et Paul Delouvrier remplacent le général Salan.
21.12. De Gaulle est élu président de la République.
1959
Janvier : Élaboration du plan Challe basé sur le principe de pacification.
1959. Maroc: Scission au sein de l’Istiqlal en décembre : Mehdi Ben Barka crée l’Union nationale des forces populaires (UNFP), d’inspiration socialiste et anti-impérialiste.
1959. Promulgation de la Constitution Tunisienne le 1er juin et instauration d’un régime présidentiel. Le 17 juin, la France signe un accord garantissant le retrait de ses troupes de tout le territoire tunisien à l’exception de la base navale de Bizerte.
22 juillet : Offensive Challe: opération "Courvoie".
16.09. De Gaulle proclame le droit des Algériens l'autodétermination.
1960
19 janvier : Le Général Massu est muté en métropole pour avoir critiqué
la politique du général de Gaulle.
24 janvier : "Semaine des barricades"; les "ultras" tirent
sur les gendarmes.
29 janvier : Discours de De Gaulle; la révolte s'éteint.
30 mars : Le général Challe démis de ses fonctions de commandant en Chef en
Algérie.
25-29 juin : Les pourparlers de paix de Melun se soldent par un échec.
6 septembre : "Manifeste des 121" sur le droit à l'insoumission.
22 novembre : Création d'un poste de ministre d'état des affaires algériennes
confié à Louis Joxe.
23 novembre : Départ de Paul Delouvrier.
20 décembre : Les Nations Unies reconnaissent à l'Algérie le droit à l'autodétermination.
1961
08.01. La politique algérienne du général est approuvée par référendum (75
% de oui).
25 janvier : Première manifestation de l'O.A.S.; assassinat de Me Popie.
1961. Maroc: Mort de Mohammed V le 26 février. Hassan II accède au trône le 3 mars.
25.04. Putsch des généraux à Alger; de Gaulle assume les pleins pouvoirs aux
termes de l'article 16 de la Constitution.
20.05. Ouverture des pourparlers d'Evian.
20 mai-28 juillet : Échec des premiers entretiens d'Évian.
1961. Tunisie: « Crise de Bizerte » : en juillet, de violents affrontements entre l’armée française et la population autour de la base font, selon les estimations, entre 600 et 2 000 morts côté tunisien. Un cessez-lefeu est signé le 23 juillet. La France évacue Bizerte le 15 octobre.
14.07. Algérie Recrudescence des attentats de l'O.A.S. (Organisation Armée Secrète).
8 septembre : Attentat du Petit-Clamart.: L’attentat du Petit-Clamart, désigné par ses auteurs sous le nom d’opération Charlotte Corday, est le nom d'une action d'un groupe dirigé par le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, visant à assassiner le président Charles de Gaulle, le 22 août 1962 à Clamart. L'opération a été nommée d'après un personnage historique du XVIIIe siècle, Charlotte Corday, qui renvoie à la lutte de pouvoir s'opérant pendant la Convention nationale entre les Girondins et les Jacobins. Les Girondins proscrits et fugitifs s’étaient réfugiés dans le Calvados. Ils y tenaient des assemblées et Charlotte Corday assista plusieurs fois à ces séances. À cette époque, le député jacobin Jean-Paul Marat, représentant pour elle la tyrannie, triomphait à Paris. Le 13 juillet 1793, Charlotte Corday se rendit au domicile de Marat et l'assassina. Arrêtée, elle fut condamnée par le Tribunal révolutionnaire et exécutée. Le parallèle entre la lutte menée dans la clandestinité par l'OAS contre le président de Gaulle à Paris et celui de l'assassinat de Marat indique à la fois, le choix du nom de code de l'opération ainsi que sa nature, un assassinat politique. http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Charlotte_Corday
Arrêté en septembre 1962 à son retour d’une mission scientifique en Grande-Bretagne,
Bastien-Thiry est inculpé devant la Cour militaire de justice présidée par le
général Roger Gardet. Son procès se déroule du 28 janvier au 4 mars 1963. Son
avocat est maître Jacques Isorni. Il fut condamné à mort en tant que commanditaire
de cette tentative d'assassinat, tout comme les tireurs du commando. Il est
déchu de son titre de chevalier de la Légion d'Honneur et emprisonné à la prison
de Fresnes au quartier des condamnés à mort Les deux tireurs obtiennent la grâce
du Président de la République, mais le général de Gaulle refuse celle du colonel
Bastien-Thiry, décision qu'il explique par deux raisons : Bastien-Thiry a fait
tirer sur une voiture occupée par une femme et, contrairement aux autres membres
du commando, il n'a pas pris de risques directs. De Gaulle, parlant des partisans
de l'Algérie française, aurait alors eu ce mot : « Ils veulent un martyr, eh
bien, ils l'auront ! ». le colonel Jean Bastien-Thiry fut fusillé devant un
peloton d'exécution au fort d'Ivry le 11 mars 1963 à 6h39, une semaine après
que le verdict fut rendu. Son exécution donna lieu à la plus grande organisation
de l'histoire de la justice française, avec plus de 2000 policiers et 35 voitures
mobilisées pour éviter son évasion.[1]. Ce sera le dernier condamné à mort par
une cour militaire, et donc le dernier à être fusillé en France.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bastien-Thiry
1962
18.02. Pourparlers des Rousses.
7-18 mars : Second entretien d'Évian: l'accord est signé.Ces accords mettaient fin à huit ans d'une guerre qui n'en portait pas encore le nom et pour laquelle la France avait déployé environ 400 000 hommes et durant laquelle de 250 000 à 400 000 algériens furent tués (plus d'un million selon le FLN).
mars 62 des décrets d’amnistie interdisent les poursuites contre les
auteurs de violence des deux camps. Les victimes ne pourront jamais attaquer
leurs bourreaux. Il reste tout de même le droit à la vérité, estiment certains.
Il y a un demi siècle, ils vivaient dans la Casbah d’Alger. Mustapha Merouane
avait 20 ans, Mohamed Abderaoui 27, Abdelkader Amour 17, Mohamed Boulay 12.
Les plus âgés militaient pour le FLN, distribuaient des tracts, portaient des
messages. Ils racontent les mêmes horreurs : la descente des paras au petit
matin, les interrogatoires, à leur domicile ou au Fort-l’Empereur, sur les hauteurs
de la ville. Le corps ligoté sur un sommier métallique, des fils électriques
dans le sexe, les orteils, les oreilles, le supplice de l’eau, les passages
à tabac… Tous nomment le même homme, qui dirigeait ces séances de torture :
Jean-Marie Le Pen.
19.03. Cessez-le-feu en Algérie.
08.04. Référendum à propos de l'Algérie (90,7 % des voix approuvent les accords d'Evian).
20 avril : Le général Salan est arrêté.
Dès juin 62, l’historien et militant Pierre Vidal-Naquet publie dans Vérité-Liberté un rapport de police daté de 57 qui accable Jean-Marie Le Pen.
17 juin : Trêve de l'O.A.S. et du F.L.N.; exode des pieds-noirs.
01.07. Référendum d'autodétermination en Algérie ; l'indépendance est approuvée par 99,72 des voix.
03.07. Le G.P.R.A. (Gouvernement provisoire de la République d'Algérie) s'installe à Alger.
5 juillet 1962 : Indépendance de l'Algérie
Le 2 février 1992 sur TF1, en pleine controverse sur l'immigration et à quelques mois des élections législatives de 1993, Michel Rocard avait affirmé :"j'ai fait condamner M Le Pen pour fraude électorale" et "Il faut tout de même savoir qui est M. Le Pen, et s'en souvenir. En Algérie, il a torturé." Poursuivi en diffamation par le leader d'extrême droite, l'ancien premier ministre, condamné en première instance, avait été relaxé en appel à Paris. Mais cette dernière décision qui reconnaissait la bonne foi de M. Rocard, avait été cassée, la Cour de cassation confirmant sa première jurisprudence Le Pen. Au terme d'un second procès devant la cour d'appel de Rouen, Michel Rocard avait bénéficié d'une nouvelle relaxe. Et la Cour de cassation avait fini par s'incliner.
Victoire contre l'impérialisme..."Pendant sept ans et demi d'une guerre cruelle le peuple algérien a tenu tête à l'une des plus fortes puissances coloniales du siècle: plus d'un million de soldats français ont été mobilisés à cet effet avec tout leur armement moderne: aviation, artillerie, blindés, marine. La France est arrivée à dépenser jusqu'à trois milliards de francs par jour. Elle a bénéficié de l'appui massif de l'OTAN dans tous les domaines: militaire, financier, diplomatique, moral. Elle a tenté avec l'aide d'une grande partie du peuplement européen en Algérie, de lutter désespérément pour le maintien de l'Algérie française . Face à cette puissance qu'avait à opposer le Peuple algérien ? D'abord sa foi en la justesse de sa cause, la confiance en lui-même et en ses destinées et la volonté inébranlable de briser les chaînes du colonialisme; ensuite, et surtout, son unanimité dans la lutte. Les Algériens - hommes et femmes, jeunes et vieux, d'Alger à Tamanrasset et de Tebessa à Mamia - se sont dressés dans leur totalité dans la guerre de libération. Ni les tentatives de division, ni la présence de contre-révolutionnaires et de provocateurs dans leurs rangs n'ont pu altérer leur foi et leur unité. Les Algériens se sont sentis comme les organes d'un même corps dans cette lutte gigantesque. Le F.L.N. et l'A.L.N. ont été des instruments de combat efficaces au service du Peuple, et par leur action continue ont porté des coups sérieux au colonialisme. La Révolution algérienne a forcé l'admiration de tous. Elle jouit actuellement d'un prestige universel qui lui vaut de nombreux appuis. A nos frères Maghrébins et Arabes, au pays socialistes, aux peuples du tiers monde, aux démocrates de France et d'Europe qui nous ont aidés, nous devons aujourd'hui d'exprimer notre reconnaissance pour leur soutien et leur solidarité. Cette lutte a été d'un précieux enseignement pour les peuples
subjugués encore par l'impérialisme. Elle a détruit le mythe de l'invincibilité
de l'impérialisme. Tout en conduisant à la libération de l'Afrique, elle
a démontré qu'un peuple aussi petit soit-il, et avec des moyens réduits,
peut tenir tête à un impérialisme même très puissant et arracher sa liberté." "L'Algérie, pendant l'année dont nous parlons [1961-1962],
a été une terre maudite. Tous ceux qui y ont touché se sont sali les mains.
Les responsables sont dans tous les camps. Le F.L.N., le pouvoir, les
barbouzes, les gendarmes, les autorités civiles : personne ne s'est montré
brillant, ni tout à fait honnête. Ce fut une vaste foire d'empoigne, où
le plus fort et le plus rusé a gagné. Si elle ne sut pas se montrer unie,
l'O.A.S. (1) avait au moins des motifs pour expliquer son action. L'avenir
a prouvé que les pieds-noirs avaient quelques raisons de ne pas vouloir
l'Algérie algérienne." "Les signataires d'Evian, les Français en particulier, peuvent-ils
assurer que la paix raciale est là, que la vie communautaire juste et
équitable va régner par enchantement, que les adversaires d'hier vont,
fraternellement, bâtir une Algérie nouvelle ? depuis l'indépendance, le Grand Alger, en continuel développement, abrite près de 3 000 000 d'habitants. Capitale politique et intellectuelle, Alger est aussi un imortant centre industriel. Le port d'Alger est le premier port d'Algérie. |
1963. Interdiction du Parti communiste Tunisien en janvier. Régime de parti unique.
1963. Arrestations en juillet de membres de l’UNFP et de communistes
suspectés de complot contre l’Etat Marocain.
« Guerre des sables » entre le Maroc et l’Algérie en octobre-novembre.
1963. Assassinat de Salah Ben Youssef, principal opposant à Bourguiba (président Tunisien), le 12 août, à Francfort.
1963 Maroc: Ben Barka est condamné à mort par contumace le 9 novembre.
1964. Tunisie: Nationalisation des terres coloniales, en mai, et mise en place d’une économie planifiée. Le 22 octobre, le Néo- Destour est rebaptisé Parti socialiste destourien (PSD). Bourguiba est réélu en novembre.
1965. Après le soulèvement de Casablanca – réprimé dans le sang par
le général Oufkir –, en mars, l’état d’urgence est décrété. Le roi est
doté des pleins pouvoirs.
Ben Barka est assassiné à Paris le 29 octobre.
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Mehdi Ben Barka: un crime politique non encore élucidé. D'une famille de petits fonctionnaires, Mehdi Ben Barka a fait des études
de mathématique à Rabat et devient professeur de lycée. Proche du Palais,
il enseigne aussi au Collège royal. Il a le futur roi Hassan II parmi
ses élèves. Représentant de l’aile gauche d’un parti qu’il juge trop conservateur,
il provoque une scission et fonde en 1959 l'Union nationale des forces
populaires du Maroc (gauche), qui se place dans l’opposition au régime
du roi Hassan II. Il devient professeur de mathématiques. Il fonde, en
septembre 1959, l'Union nationale des forces populaires (UNFP), principal
parti de gauche opposé au régime royal. Il préside l'Assemblée consultative
mise en place après l'indépendance. Le 16 novembre 1962, il échappe déjà
à un attentat fomenté par les services du général Oufkir et du commandant
Dlimi. Le 22 novembre 1963, il est condamné à mort par contumace pour
complot et tentative d'assassinat contre le roi. |
5-10 juin 1967 : guerre des 6 jours
1969. L’Espagne rétrocède au Maroc l’enclave d’Ifni le 30 juin.
1969. Tunisie: Emeutes dans le Sahel, en août, contre la collectivisation des terres. Le ministre de l’économie, Ahmed Ben Salah, est limogé en septembre. Fin de l’expérience socialiste.
1971 La Répression au Maroc
1971. Maroc Tentative de coup d’Etat au palais de Skhrirat, le 10 juillet (près de 100 morts). Ses instigateurs, dont les généraux Ababou et Medbouh, sont exécutés.
février 1972. Soulèvements étudiants en Tunisie.
1972. Adoption de la troisième Constitution Marocaine en mars, dont une partie sera suspendue en avril (report des élections législatives). Deuxième tentative de coup d’Etat militaire, le 16 août, menée par le général Oufkir, qui est tué le lendemain.
1973. Interdiction, en janvier, de l’Union nationale des étudiants marocains (UNEM), principal syndicat étudiant. Restriction du code des libertés publiques en avril. Création, le 10 mai, du Front Polisario (Front populaire pour la libération de la Saguia El-Hamra et du Río de Oro) au Sahara occidental. En août, le Maroc récupère la totalité des terres coloniales.
1974. En juin, le cheikh Abdessalam Yacine publie une lettre ouverte au roi intitulée : « L’islam ou le déluge ». Il est aussitôt arrêté. La revendication marocaine sur le Sahara occidental est portée en septembre devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye : crise entre l’Algérie et le Maroc. Arrestations de nombreux opposants au régime, dont Abraham Serfaty et Abdellatif Zeroual.
1974. Réélection de Bourguiba comme président de la république Tunisienne le 3 novembre.
1975. Après un amendement à la Constitution Tunisienne, Bourguiba est nommé président à vie le 18 mars.
1975. Lancement, le 6 novembre, de la « marche verte » pour le Sahara occidental à l’initiative de Hassan II. L’accord tripartite signé à Madrid entre le Maroc, l’Espagne et la Mauritanie, le 14 novembre, consacre le partage du territoire entre le Maroc et la Mauritanie. Assassinat, en décembre, du leader de gauche Omar Benjelloun par un commando islamiste.
1976. Violents affrontements, au début de l’année, entre les troupes marocaines et algériennes à Amgalla (Sahara occidental). Le 27 février, le Front Polisario proclame la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Tindouf (Algérie). Le 7 mars, rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie.
1977. Tenue des premières élections législatives, en juin, depuis l’adoption de la troisième Constitution. L’Istiqlal entre au nouveau gouvernement dirigé par Ahmed Osman, chef du Rassemblement national des indépendants (RNI) et beau-frère de Hassan II.
1978. « Jeudi noir » en Tunisie: le 26 janvier, la grève générale lancée par l’UGTT tourne à l’émeute à Tunis. La répression militaire fait près de 200 morts. L’état d’urgence est instauré.
1979. Driss Basri est nommé ministre de l’intérieur en mars. En août, la Mauritanie se retire du sud du Sahara occidental en vertu d’un accord de paix signé avec le Front Polisario. L’armée marocaine se déploie aussitôt sur la totalité du territoire.
1980. Le Maroc commence la construction de « murs de protection » au Sahara occidental. A Fès, des incidents entre islamistes et forces de l’ordre, le 9 juin, font plusieurs victimes et conduisent à de nombreuses arrestations.
1981. Le Parti communiste Tunisien est à nouveau autorisé le 18 janvier. Constitution du Mouvement de la tendance islamique (MTI), en juin, dont les principaux dirigeants sont arrêtés et condamnés en septembre.
1981. Des manifestations populaires contre la hausse des prix des denrées de base, en juin, sont durement réprimées par les autorités (plusieurs centaines de morts à Casablanca). Le 27 juin, Hassan II accepte le droit à l’autodétermination des Sahraouis et propose l’organisation d’un référendum « confirmatif ».
1982. La RASD est admise à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), dont le Maroc se retirera deux ans plus tard.
1982. L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) est accueillie à Tunis en août.
1983. Déclenchement d’« émeutes du pain » dans le sud de la Tunisie en décembre.
1984. Les « émeutes du pain », en janvier, qui secouent Marrakech et le nord du pays, font des centaines de morts. Vague d’arrestations dans les milieux contestataires.
1984. Les émeutes gagnent Tunis en janvier. Le général Zine El-Abidine Ben Ali est nommé secrétaire d’Etat à la Sécurité nationale en octobre.
1986. Tunisie: M. Ben Ali devient ministre de l’intérieur le 28 avril. Lors des élections législatives de novembre, le PSD remporte la totalité des 125 sièges au Parlement.
1986. Rencontre à Ifrane entre Hassan II et le premier ministre israélien Shimon Pérès (22-23 juillet).
1987. Attentats islamistes à Monastir en août. M. Ben Ali est nommé premier ministre de Tunisie le 2 octobre. Le 7 novembre, il dépose Bourguiba et le remplace à la tête de l’Etat.
février 1988. Tunisie: le PSD se transforme en Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).
1988. Rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie le 6 mai. En août, le Maroc et le Front Polisario acceptent un plan des Nations unies prévoyant un cessez-le-feu et la tenue d’un référendum d’autodétermination.
7 novembre 1988 , signature du Pacte national entre le pouvoir Tunisien et les principales forces politiques à l’exception des islamistes.
1989. Tunisie: Le MTI devient le Hizb En-Nahda (« Parti de la renaissance »), en janvier, et demande sa légalisation, qui lui sera refusée quelques mois plus tard.
1989. Création, le 17 février, de l’Union du Maghreb arabe (UMA), qui rassemble le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Mauritanie et la Libye. Le cheikh Yacine est placé en résidence surveillée en décembre, et le mouvement Justice et bienfaisance est dissous.
2 avril 1989: M. Ben Ali, candidat unique, est élu président de la République Tunisienne avec 99,27 % des suffrages.
1990. Le Maroc se range aux côtés de la force multinationale envoyée dans le Golfe, en août, malgré le soutien de la population à l’Irak. Grève générale, en décembre, à l’appel des organisations syndicales, accompagnée de violentes émeutes dans plusieurs villes du pays (Tanger, Fès, Kenitra). Crise diplomatique, en novembre, entre Paris et Rabat après la publication du livre de Gilles Perrault, Notre ami le roi, qui dénonce les violations systématiques des droits humains par le régime marocain.
1991. Plus de 300 000 personnes manifestent à Rabat, le 3 février, leur soutien au peuple irakien. Au Sahara occidental, un cessez-le-feu est proclamé en septembre sous l’égide des Nations unies. Ce même mois, Abraham Serfaty est libéré de prison et expulsé du pays ; le bagne de Tazmamart est fermé et ses détenus transférés dans d’autres prisons du royaume.
1992. Hassan II présente en août un projet de réforme constitutionnelle destinée à « démocratiser » le régime. La réforme est approuvée par référendum le 4 septembre.
1993. Elections législatives en juin. L’opposition, menée par l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et l’Istiqlal, refuse de participer au gouvernement.
1994. Affrontements entre forces de l’ordre et étudiants, de janvier à mars, dans les universités de Fès et Casablanca.
1994. Le 20 mars, M. Ben Ali, seul candidat en lice, obtient 99,9 % des voix à l’élection présidentielle.
1994 Le 24 août, deux touristes espagnols sont tués au cours d’une attaque terroriste à Marrakech.
1995. Sept militaires tunisiens sont tués, en février, par un commando du Groupe islamique armé (GIA) algérien au poste frontière de Tamerza.
1995 Signature, en avril, d’un accord de partenariat et de libre-échange entre la Tunisie et l’Union européenne.
1996. Adoption, le 13 septembre, d’une nouvelle réforme constitutionnelle, qui institue notamment une Chambre des conseillers – à côté de la Chambre des représentants – et renforce les prérogatives du roi Mohamed VI.
1998. Maroc: M. Abderrahmane Youssoufi, secrétaire général de l’USFP, est nommé premier ministre d’un gouvernement d’alternance le 4 février. Driss Basri est maintenu à l’intérieur.
1998. Tunisie Le vice-président de la LTDH, Khemais Ksila, est condamné à trois ans de prison le 11 février. Au cours de l’été, M. Ben Ali fait adopter un amendement permettant à l’opposition de présenter des candidats aux élections présidentielles prévue pour l’année suivante.
1999. Décès de Hassan II le 23 juillet. Son fils Mohammed VI est intronisé le 30. Dans un discours, le nouveau roi évoque « les disparus et les victimes d’arrestations arbitraires ». Abraham Serfaty est autorisé à rentrer d’exil en septembre. La famille Ben Barka regagne le Maroc deux mois plus tard, après trentesix ans d’absence. Les émeutes qui éclatent à El-Ayoun, au Sahara occidental, sont durement réprimées. Driss Basri est limogé le 9 novembre.
1999. Le 24 octobre, M. Ben Ali remporte 99,4 % des voix à l’élection présidentielle Tunisienne. 2000. Partisans et adversaires de la réforme prévue du code de la famille défilent le 12 mars, les uns à Rabat, les autres à Casablanca. Le texte sera finalement retiré.
juin 2000 , témoignage de Louisette Ighilahriz, dans Le Monde. Jacques
Massu allait exprime des regrets à l´égard de l´emploi de la torture en Algérie.
« Non, la torture n´est pas indispensable en temps de guerre, on pourrait très
bien s´en passer, confiait le vainqueur de la bataille d´Alger. Quand je repense
à l´Algérie, cela me désole, car cela faisait partie (
) d´une certaine
ambiance. On aurait pu faire les choses autrement » (Le Monde du 22 juin).
Le quotidien publie également une interview du général Paul Aussaresses, ancien
responsable des services de renseignement à Alger, qui reconnaît avoir pratiqué
des "exécutions sommaires" : "la torture ne m'a jamais fait plaisir,
mais je m'y suis résolu", dit-il. Il nie avoir pratiqué la torture lui-même,
mais reconnaît avoir procédé à 24 "exécutions sommaires"
31 octobre 2000 . L'Humanité publie l'appel de 12 intellectuels, parmi lesquels Pierre Vidal-Naquet et Henri Alleg, qui réclament la reconnaissance et la condamnation par l'Etat français de l'usage de la torture en Algérie.
9 novembre 2000 . Le Monderévèle "l'affaire Mohamed Garne", né d'un viol collectif de sa mère par des soldats français, en août 1959 en Algérie. Ce "Français par le crime" demande la reconnaissance par la justice française du préjudice subi.
28 décembre 2000 . Enquête du Mondesur les troubles psychiques liés à la guerre. 350 000 anciens d'Algérie seraient concernés.
Mai 2001 . publication du livre du général Aussaresses, Services spéciaux Algérie, 1955-1957.
27 juin 2001 . Trois anciens militants du FLN accusent sur France 3 le général Maurice Schmitt, ancien chef d'état-major, d'avoir été le "chef d'orchestre" de leurs tortures, en 1957, à Alger.
juin 2001 La plus haute juridiction française, la Cour de cassation, a ainsi confirmé, en juin 2001, un arrêt de la cour d'appel de Paris en faveur de Pierre Vidal-Naquet. Quelques mois auparavant, elle avait pris la même décision en faveur de Michel Rocard, qui, en 1992, à la télévision, avait déclaré: "Il faut tout de même savoir qui est M. Le Pen, et s'en souvenir. En Algérie, il a torturé."
12 octobre 2001 . Publication par Le Monded'une enquête sur les viols pendant la guerre d'Algérie.
22 novembre 2001 . Mohamed Garne se voit accorder une pension de l'Etat français.
26 novembre 2001 . Procès du général Aussaresses au tribunal correctionnel de Paris. Il est poursuivi pour "complicité d'apologie de crimes de guerre" et sera condamné en janvier 2002 à 7 500 euros d'amende (peine confirmée en appel en avril 2003.)
7 avril 2002. Une manifestation de soutien à la Palestine rassemble plus d’un million de personnes à Rabat.
11 avril 2002. des attentats islamistes à Djerba (Tunisie) causent la mort de quinze personnes.
les 4 mai et 4 juin 2002 articles sur la torture en Algérie publiés par Le Monde, avant le premier tour de l'élection présidentielle et le deuxième tour des législatives. Signés par Florence Beaugé, spécialiste de l'Algérie au Monde, ils faisaient état, sur la foi de témoignages concordants, de la participation de M. Le Pen à la torture pendant la guerre d'Algérie.
juillet 2002, crise hispano-marocaine au sujet de l’îlot Peregil/Leïla, situé à 200 mètres des côtes du Maroc. Les deux pays normaliseront leurs relations six mois plus tard. Les élections législatives du 27 septembre voient l’accession de 35 femmes au Parlement, tandis que les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD), avec 41 sièges, deviennent la première force d’opposition du pays. M. Youssoufi est remplacé par M. Driss Jettou, qui n’appartient à aucun parti.
Juin 2003 : La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a relaxé, jeudi 26 juin, le quotidien Le Monde de la plainte déposée contre lui par Jean-Marie Le Pen. Le président du Front national s'estimait diffamé par des articles parus dans le quotidien en mai et juin 2002, dans lesquels Florence Beaugé, spécialiste de l'Algérie, faisait état, sur la foi de témoignages concordants, de la participation de Jean-Marie Le Pen à la torture pendant la guerre d'Algérie. Le tribunal, estimant l'enquête menée « particulièrement sérieuse et approfondie » et son « caractère de contradiction suffisant », a débouté M. Le Pen de sa plainte, reconnaissant « la bonne foi » du journal.
Le 16 mai 2003. des attentats terroristes font 45 morts à Casablanca (Maroc) , dont les 12 kamikazes. Le Parlement adopte le 28 mai une loi antiterroriste. Le roi annonce la « fin de l’ère du laxisme ». Dix peines de mort sont prononcées le 11 juillet contre des membres de la Salafia Jihadia, impliquée dans les attentats. Une centaine d’autres sont condamnés en août et en septembre.
2004. Le 7 janvier, le roi du Maroc accorde la grâce à 33 prisonniers politiques, dont le journaliste Ali Lmrabet, et annonce la création de l’Instance équité et réconciliation (IER), chargée de recueillir les témoignages des victimes des « années de plomb ». Le 16, les députés adoptent à l’unanimité l’égalité juridique entre hommes et femmes. Le 22 juin, l’envoyé spécial des Nations unies au Sahara occidental, M. James Baker, démissionne. Rabat se prononce pour une solution « définitive et globale fondée sur une large autonomie ».
2004. Tunisie M. Ben Ali est réélu avec 94,5 % des suffrages le 24 octobre.
2005. Quatorze migrants africains sont tués en octobre par les forces marocaines et espagnoles alors que des centaines d’entre eux tentaient de pénétrer dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. L’armée marocaine réprime violemment les manifestations sécessionnistes qui se succèdent depuis plusieurs mois au Sahara occidental.
Torture en Algérie
: deux généraux français affrontent leur mémoire
Un débat sur la condamnation par l´Etat français des pratiques de l´armée pendant
la guerre d´Algérie s´est ouvert depuis la publication du témoignage d´une militante
du FLN, torturée en 1957. Le général Jacques Massu se dit favorable à cette
repentance officielle.
QUARANTE ANS après, la mémoire de la guerre d´Algérie sursaute. Profondément
enfouis dans l´inconscient national au nom de la paix sociale, les douloureux
souvenirs d´un drame de huit ans (1954-1962) qui a déchiré la France et failli
emporter la République, émergent à l´heure où ses acteurs vieillissants dressent
l´inventaire de leur vie. Ce processus avait fait un bond avec la publication,
dans Le Monde du 20 juin, du témoignage de Louisette Ighilahriz, une militante
algérienne indépendantiste. Pendant trois mois, à la fin de 1957, à Alger, cette
jeune fille alors âgée de vingt ans, fut atrocement torturée à l´état-major
de la 10e division parachutiste du général Massu. Depuis lors, elle recherchait
désespérément le médecin militaire français qui, pris de compassion, l´avait
finalement sauvée en la transférant à l´hôpital.
Nommément mis en cause dans ce témoignage, les généraux Massu et Bigeard avaient
réagi immédiatement : tandis que Marcel Bigeard qualifiait de « tissu de mensonges
» le récit de la militante algérienne, Jacques Massu allait jusqu´à exprimer
des regrets à l´égard de l´emploi de la torture. « Non, la torture n´est pas
indispensable en temps de guerre, on pourrait très bien s´en passer, confiait
le vainqueur de la bataille d´Alger. Quand je repense à l´Algérie, cela me désole,
car cela faisait partie (
) d´une certaine ambiance. On aurait pu faire
les choses autrement » (Le Monde du 22 juin). Cette étonnante déclaration de
repentance avait fait grand bruit, notamment parmi les millions de personnes
anciens appelés, pieds-noirs, anciens harkis et Algériens de France
dont la jeunesse a, d´une façon ou d´une autre, été salie par le conflit algérien.
Parmi l´abondant courrier que Le Monde a alors reçu, une partie reprochait au
journal d´avoir rouvert des plaies encore à vif, oublié les atrocités commises
par le FLN et mis en cause l´armée, en publiant la confession de « Louisette
» ; une autre contenait de multiples témoignages sur l´utilisation de la torture
et les exécutions sommaires. Les regrets du général Massu étaient salués particulièrement
par le père Alain Maillard de La Morandais, ancien officier en Algérie, qui
invitait l´Eglise à la repentance vis-à-vis des « crimes de la torture depuis
l´Indochine jusqu´à l´Algérie ».
ACCUMULATION DE CONFESSIONS
Le travail de mémoire s´accélérait, un an après le vote historique des députés,
le 10 juin 1999, permettant de qualifier de « guerre »des événements qui, officiellement,
n´avaient consisté qu´en des opérations de « maintien de l´ordre ». Depuis lors,
l´accumulation de confessions reflète un mouvement inédit de retour sur un «
passé qui ne passe pas », rappelant la résurgence de la mémoire de l´occupation
nazie à partir des années 70.
Cette aspiration n´a pas échappé au journal L´Humanité, qui a publié, le 31
octobre, un appel d´intellectuels demandant une reconnaissance et une condamnation
officielles de la torture pendant la guerre d´Algérie. Signé par douze des principales
personnalités ayant milité contre cette « gangrène », le texte invoque le «
devoir de mémoire auquel la France se dit justement attachée ». Les signataires
demandent à Jacques Chirac et à Lionel Jospin,« de condamner ces pratiques par
une déclaration publique » et invitent « les témoins, les citoyens à s´exprimer
sur cette question qui met en jeu leur humanité ».
A cet appel, Lionel Jospin a partiellement répondu, le 4 novembre. Rendant hommage
au discours de Jacques Chirac reconnaissant la responsabilité du pays dans la
persécution des juifs sous l´Occupation, M. Jospin a estimé que « d´autres moments
sombres de notre histoire nationale »devaient faire l´objet du « même effort
». Le premier ministre, qui s´exprimait lors du dîner annuel du Conseil représentatif
des institutions juives de France, a évoqué l´appel publié dans L´Humanité,
s´affirmant « convaincu que ce travail de vérité n´affaiblit pas la communauté
nationale. Au contraire, il la renforce en lui permettant de mieux tirer les
leçons de son passé, pour construire son avenir ».
Philippe Bernard
Le Monde daté du jeudi 23 novembre 2000
Le quotidien publie également une interview du général Paul Aussaresses, ancien responsable des services de renseignement à Alger, qui reconnaît avoir pratiqué des "exécutions sommaires" : "la torture ne m'a jamais fait plaisir, mais je m'y suis résolu", dit-il. Il nie avoir pratiqué la torture lui-même, mais reconnaît avoir procédé à 24 "exécutions sommaires"