AFRIQUE DU NORD

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Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
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Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

merci à ce site pour sa chronologie Marocaine du XX° siècle: http://www.monde-diplomatique.fr/mav/86/PIRONET/14101

et la tunisienne: http://www.monde-diplomatique.fr/mav/86/PIRONET/14102

Algérie Maroc Tunisie Libye

-400000  présence humaine en Algérie

âge attribué aux restes de "l'Atlanthrope", découverts dans les sédiments du lac préhistorique Ternifine, en Oranie.

L'Atlanthrope était un contemporain, et un parent, du Sinanthrope et du Pithécanthrope de Java. Des ossements ont été retrouvés au milieu des outils de pierre taillée qu'il fabriquait. Des outils du même type ont été retrouvés sur d'autres sites attestant la présence de l'homme primitif.

A cette époque, l'Algérie était peuplée d'éléphants dont certaines espèces se maintiendront jusqu'à l'époque historique, mais aussi des rhinocéros, de phaccochères, d'hippopotames, de girafes, de bubales... "Ce sont les rives du Tchad et du Zambèze, transportées dans le Maghreb et au coeur du Sahara ; c'est un paysage de savanes tropicales, d'oueds pérennes, de lacs et de marais dans lesquels se déroulent les civilisations du paléolithique inférieur".

La civilisation Atérienne,  site de Bir-El-Ater, au sud de Tebessa,   civilisation reliée à l'ensemble moustérien (paléolithique moyen).

La civilisation Capsienne (Homo-Sapiens) aux environs du VIIème millénaire avant notre ère.  premiers hommes de notre espèce qui se soient manifestés an Afrique du Nord.

Partis du sud contantinois, les Capsiens, suivent la ligne des chotts, et se répandent dans l'ensemble du Maghreb. Ils peuvent être considérés comme les ancêtres des Numides, mais ils ne franchiront pas l'Atlas Tellien.

La côte était occupée à cette époque par des Ibéromaurissiens, apparentés au type Cromagnon. Malgré leur faible niveau de culture, ils s'adaptèrent à la civilisation néolithique comme les Capsiens.

Progressivement refoulés, ils se maintiennent pourtant jusqu'à l'époque historique. Les Capsiens, eux, adoptent les industries néolithiques et gardent leur forme de vie.

En Algérie, on assiste, d'une façon frappante, au voisinage immédiat de l'histoire et de la préhistoire. Hérodote et Saluste portent témoignage sur les formes maghrébines de la civilisation néolithique.

gravures rupestres sahariennes du Tassili des Ajjer (3 000 ans av. J.-C.).

Il faut souligner, que c'est au Sahara, que la civilisation néolithique devait connaître ses plus belles réussites. Qu'il s'agisse de peintures du Tassili-N'Ajjers, et du Tassili du Hoggar, qu'il s'agisse de pierres taillées et polies, comme on peut en voir dans la magnifique collection du musée du Bardo http://www.informatique-tunisie.com/museebardo/, on découvre des oeuvres achevées d'une étonnante perfection technique. Et les fresques si importantes sur le plan documentaire, témoignent du goût artistique des Sahariens de la Préhistoire. Certaines pierres sculptées et lissées, qui représentent des animaux, bovidés ou gazelles, ont une puissance d'évocation étonnante.

Berbères

Chasseurs puis pasteurs et cultivateurs, les Berbères s’organisèrent en tribus et en confédérations, que les Grecs distinguaient sous les noms de libyques, numides et maures.

le langage berbere s'appelle TAMAZIGHT n'a rien avoir avec l'arabe, ni l'hebreu, ni le punique,
on a trouvé aucune langue s'en rapprochant, l'ecriture aussi, les Touaregues qui sont aussi berbères l'utilisent pour pratiquer des soit disant rites magiques.Cette écriture possède des caractères trés proche du grec.

les berbères descendraient selon une légende du peuple atlante ceux ci seraient arrivés en afrique du nord par les iles canaries.

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séthi I°
(-1312-1298)

 

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extrait d'alphabet punique

extrait d'alphabet berbère du temps des numides.La date présumée par les scientifiques est VII s av J.C mais elle pourrait être bien plus ancienne, les scientifiques n' ont pu dater d'autres inscriptions.

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un extrait de texte berbere touareg en" tifinagh "( qui signifie notre trouvaille), cet alphabet est encore utilisé de nos jours, il se lit de généralement gauche à droite mais aussi dans d'autre sens, vous aurez remarqué que les différences entre le "tifinagh" et l'ancien berbere sont minimes sur les docs
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VIII° VI° siècle av JC

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Les Phéniciens fondèrent Carthage vers l'année 814 avant J.C.,

-734 les corinthiens fondent syracuse en Sicile

VII° av JC les nabatéens

Hérodote, au V siècle avant J.C., nous a laissé un apeçu sur le cadre de vie et sur les habitudes des Numides :

"A l'Est du fleuve Triton, vivent les Maxyès, peuple de laboureurs sédentaires possédant des maisons. Selon la tradition, une moitié de leur tête est rasée, l'autre moitié arbore une longue chevelure ; ils se teignent le corps au henné. Ils prétendent descendre des Troyens. La région où ils vivent, montagneuse, plus boisée que le territoire des Nomades, plat et sablonneux, comme d'ailleurs le reste de la Libye vers le Couchant, abonde en fauves et animaux sauvages de grande taille : lions, éléphants, ours, ânes cornés, bracochères, cinochéphales, serpents . . . "

 Hérodote nous renseigne aussi sur l'organisation de l'agriculture et les hauts rendements agricoles de la région.

Il est difficile de déterminer avec exactitude l'origine des Numides, mais l'hypothèse de l'origine troyenne émise par les propos maxyès, est acceptable. Salluste affirme, par ailleurs, que les Massyles et les Massaéysyles auraient été amenés par Hercule, au cours de son périple vers l'Espagne.

Strabon confirme Salluste en ce qui concerne l'authenticité d'Hercule, ce fabuleux roi Assyrien, qui serait venu d'Asie avant Cyrus.

Malgré l'ignorance profonde où nous nous trouvons en ce qui concerne la Numidie jusqu'au IV siècle avant J.C., tout laisse supposer que son développement a suivi le même itinéraire que celui des peuples méditérranéens.

Hérodote rapporte que des relations commerciales se dévelopèrent très tôt entre Phéniciens et Numides, favorisant ainsi la pénétration de la langue et de la culture puniques assez profondément dans le pays.
Les Numides apprirent des Phéniciens les procédés agricoles et industriels de la fabrication de l'huile d'olive et du vin, l'exploitation etle travail du cuivre. L'influence culturelle, par contre, fut très limitée et s'exerça essentiellement par l'intermédiaire de Carthage; elle ne se manifesta de manière sûre que dans le domaine de l'art, dont nous retrouvons des exemples dans les grands médracens de l'Aurès et de Tipaza.


Colline de Byrsa, Ruines de Carthage

D'après Polybe, historien grec, né en 200 avant J.C. et connaisseur de l'Afrique pour y avoir séjourné longtemps, le premier roi des Massyles fut Navarase, beau-frère de Hannibal (247-183 avant J.C.) grand général et homme d'Etat carthaginois.

-348: premiere convention entre Rome et Carthage.

-280: arrivee de Pyrrhus, roi d'Epire, en Italie (a l'appel des Tarentins).

-278-276: Pyrrhus en Sicile.

-272: mort de Pyrrhus.

-269: Hieron, roi de Syracuse.

-263: Hieron : Syracuse devient l'alliée de Rome.

 

Au IIIe siècle avant J.C., la Numidie masséylienne était gouvernée par Syphax qui chercha à helléniser son pays, comme le faisaient à cette époque, les autres peuples de la Méditerranée. Il fut d'abord l'allié des Romains contre Carthage puis l'influence de son épouse Sophonisbe le fit changer de camp. Il fut battu et fait prisonnier par Scipion.

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première guerre punique (264-241 avant J.C.)

-247: naissance d'Hannibal (carthaginois).

-241: paix de Lutatius (fin de la premiere guerre punique).

Carthage dut faire face à la guerre de mercenaires, et fut aidée par la cavalerie numide du prince Navarase.

Au cours des années qui suivirent cette guerre, la puissance carthaginoise s'affaiblit, ce qui permit au roi des Massyles, Gala ( grandpère de Massinissa), d'entreprendre la conquête des villes côtières, dont Hippo-Régius, qui devint sa capitale. Il fut reçu triomphalement par la population qui chassa les Carthaginois.

HIPPONE

Plus ancienne que Carthage, HIPPONE (Hippo-Regius) garde des vestiges impressionnants de cette période
On suppose que sous les ruines de son passé romain se trouve une ville punique.
L'imposant mur préromain n'en est-il pas une preuve ?

Hippo-Regius fut conquise par Gaia, père de Massinissa, qui en fit une des capitales de son royaume.

 

Il n'existe aucune description de la ville d'Hippone parce qu'il n'a jamais été fait de travail d'ensemble à propos des ruines de cette ville. On a découvert des inscriptions, assez rares d'ailleurs, on a, mis à jour des ruines fort intéressantes, il faut en convenir. Tout le terrain qui recouvre le vieil Hippone, est devenu terrain de propriétés privées et de luxe. C'est assez dire qu'il est très morcelé et qu'il est extrêmement difficile de faire un travail sérieux, car on est arrêté de suite par les limites de la propriété et les exigences du voisin. Le Romain, cela se sent et cela se paye. M. Bouyac, dans son histoire d' " Hippone et de Bône ", M. Papier, dans ses " Lettres sur Hippone " nous donnent des aperçus très suggestifs, mais ces aperçus sont basés surtout sur des textes anciens : c'est presque de la divination. Depuis, M. Chevillot a découvert dans un jardin lui appartenant et, absolument par hasard, des mosaïques et même des monuments qui pourraient fixer les idées.
Les Phéniciens firent leur apparition dans le golfe de Bône vers le XIème siècle, mais c'est probablement, avant cette époque qu'il faut placer la construction du monument unique en Algérie, le fameux mur. Ce monument orienté Nord-sud, à trois degrés vers l'Ouest près, dut, d'après les estimations de certains archéologues, mesurer de 30 à 40 mètres de hauteur et aller en s'élargissant du sommet à la base, sans cependant avoir la pente des pyramides égyptiennes. Le mur n'a qu'un mètre d'épaisseur ; il est composé de pierres placées les unes sur les autres, sans mortier ni ciment. Ces pierres ont 3 à 4 mètres de longueur sur 1 m. 50 de hauteur et 0,50 à 1 m. de largeur. Cette muraille mesure plusieurs dizaines de mètres de longueur. En arrière du parement antérieur, on remarque des murailles d'orientation perpendiculaire, placées comme le seraient de gigantesques cloisons. On distingue sur l'assise qui est actuellement au sommet de nombreux seuils très régulièrement taillés, chevauchant sur deux pierres équarries lorsque la régularité du monument l'exigea. Un peu avant d'arriver à la colline Est d'Hippone, la muraille est interrompue et semble tourner à angle droit vers l'Ouest. Sur la colline elle-même, des constructions semblables s'élèvent à une dizaine de mètres plus vers l'Est.
BÔNE MILITAIRE du CAPITAINE MAITROT voir ici le n°22: http://www.seybouse.info/seybouse/infos_diverses/mise_a_jour/maj59.html

MASSINISSA, roi des Numides (v. 238- Cirta 143 av. J.-C.), fils de Gaia, roi des Massyles.

-235: triomphe de T. Manlius Torquatus sur les Sardes.
-234: naissance de M. Porcius Caton.
-229: mort d'Hamilcar Barca.
-229: guerre d'Illyrie; triomphe du consul Cn. Fulvius (228).
-225-222: guerre contre les Gaulois.

Hannibal

Vantant dans leur discours la gloire et la valeur du peuple romain, la grandeur de son empire, les ambassadeurs demanderent aux Gaulois de ne pas laisser l'armée d'Hannibal traverser leur territoire et leurs villes au cas ou elle se dirigerait vers l'Italie. A ce qu'on raconte, ils partirent d'un immense eclat de rire: penser que, pour eviter la guerre en Italie, les Gaulois la feraient venir chez eux et qu'ils exposeraient leur territoire aux dévastations pour défendre celui des autres!

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"Quand le calme fut rétabli, on répondit aux ambassadeurs qu'aucun service rendu par les Romains, aucun outrage de la part des Carthaginois ne justifiait qu'ils se mobilisent pour les Romains contre les Carthaginois. Au contraire ils entendaient dire qu'en Italie on expulsait de leurs terres et de leur pays des peuples de leur race, qu'on exigeait d'eux un tribut et qu'on leur faisait subir toutes sortes de vexations. Ce fut a peu pres le meme scénario dans les autres assemblées Gauloises et il ne fut pratiquement jamais question d'amitié ou de paix avant l'arrivée a Marseille." Tite live

-223: victoire du consul C. Flaminius sur les Gaulois (prise de Milan)

-222: victoire des consuls M. Claudius Marcellus et Cn. Cornelius Scipion sur les Insubres (prise de Clastidium); fondation des colonies de Cremone et de Plaisance.

-221: mort d'Hasdrubal : Hannibal lui succede.

-219: guerre contre Demetrios de Pharos; triomphe des consuls M. Livius Salinator et Paul Emile.

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deuxième guerre punique (218-202 avant J.C.)

Romains et Carthaginois se disputèrent avec acharnement l'alliance des royaumes numides.

-219/218: siège et prise de Sagonte (automne 219, pour Tite-Live: 218); 1'ambassade romaine a Carthage et déclaration de guerre,

P. Scipion débarque a Marseille (ete -218) et confie a Cn. Scipion la direction de la guerre d'Espagne;

Hannibal passe le Rhone, franchit les Alpes (aout septembre -218); bataille du Tessin (fin novembre), de la Trebie (decembre).

-217 (fin juin): bataille du lac Trasimene; designation de Fabius (dictateur) et de Minucius (maitre de la cavalerie); P. Scipion rejoins son frere en Espagne (automne).
-216: defaite de Cannes (aout) j defection de Capoue et de la plupart des villes du sud de l'Italie; capitulation de Casilinum (printemps);

-216 defaite d'Hasdrubal en Espagne (automne)

-216 mort de Gelon, fils de Hieron;

hiver -216-215: les delices de Capoue.

Alliée à Hannibal, la cavalerie numide se distingua brillamment. Elle parvint à envahir l'Iberia, la Gaule, traversant les Pyrénéees ; puis les Alpes, contribuant à remporter en 216 avant J.C. la bataille de Cannae, la plus célébre victoire des troupes de Hannibal, demeurée, à ce jour, dans les annales militaires, comme un exemple de stratégie et de tactique.

La résistance et la robustesse des montures et des cavaliers numides y jouèrent un rôle considérable.

-215: mort de Hieron (printemps), avenement de Hieronyme, defection de Syracuse; mort du consul designe L. Postumius en Gaule; Philippe envoie des ambassadeurs a Hannibal; siege de Cumes; soumission de la Sardaigne; resistance de Nole (automne); reddition de Locres et de Crotone; succes des Scipions en Espagne.

-214: assassinat de Hieronyme (printemps); massacre de la famille royale; siege de Syracuse; operations en Sicile (Enna); M. Valerius Laevinus libere Oricum et Apollonie (fin de l'ete); succes en Espagne (Castulon, Munda).

ARCHIMÈDE

savant (Syracuse 287 av. J.-C.-id. 212).

Bien que peu de détails de sa vie soient connus, il est considéré comme l'un des principaux scientifiques de l'Antiquité classique. Parmi ses domaines d'étude en physique, on peut citer l'hydrostatique, la mécanique statique et l'explication du principe du levier. Il est crédité de la conception de plusieurs outils innovants, comme la vis d'Archimède. Archimède est généralement considéré comme le plus grand mathématicien de l'Antiquité et l'un des plus grands de tous les temps. Il a utilisé la méthode d'exhaustion pour calculer l'aire sous un arc de parabole avec la somme d'une série infinie et a donné un encadrement de Pi d'une remarquable précision. Il a également introduit la spirale qui porte son nom, des formules pour les volumes des surfaces de révolution et un système ingénieux pour l'expression de très grands nombres.

Pour Archimède, ce sera le mot Eurêka ! (en grec ancien heúrêka signifiant « J'ai trouvé ! ») prononcé en courant nu à travers les rues de la ville. Selon Vitruve, Archimède venait de trouver la solution à un problème posé par Hiéron II, tyran de Syracuse. En effet, Hiéron avait fourni à un orfèvre une certaine quantité d'or à façonner en une couronne. Afin d'être sûr que l'orfèvre ne l'avait pas dupé en substituant de l'argent (métal moins cher) à une partie de l'or, Hiéron demanda à Archimède de déterminer si cette couronne était effectivement constituée d'or uniquement, et sinon, d'identifier sa composition exacte. C'est dans sa baignoire, alors qu'il cherchait depuis longtemps, qu'Archimède trouva la solution et sortit de chez lui en prononçant la célèbre phrase. Il lui suffisait de mesurer le volume de la couronne par immersion dans l'eau puis la peser afin de comparer sa masse volumique à celle de l'or massif. L'anecdote est douteuse. Elle ne figure pas dans les écrits d'Archimède. En outre, la méthode utilisée (calcul de la masse volumique de la couronne) est assez triviale et n'a pas de rapport avec la poussée d'Archimède, dont la conception est beaucoup plus évoluée.

-213: prise par les romains d'Arpi; siege de Syracuse (suite); prise de Tarente (?); les Scipions envoient une ambassade a Syphax, roi des Numides; alliance des Carthaginois avec Masinissa, fils de Gala.

-213 Rome prend Syracuse

Archimède dirigea la défense de Syracuse attaquée par Rome. Pendant trois ans, il tint en echec l'armée de Marcellus. Il fit consuire des machines pour lancer à de grandes distances des traits ou des pierres. Au moyen de miroirs ardents formés par des miroirs plans judicieusement associés il enflammait, dit-on, les vaisseaux des assiégeants. Cependant, les Romains étant entrés dans Syracuse par surprise, Marcellus ordonna qu'on épargnât le grand homme. Mais celui-ci fut tué par un soldat.

-212: execution des otages de Thurium et de Tarente; defection de Tarente a l'exclusion de la citadelle;

defection de Thurium; mort du proconsul Ti. Sempronius Gracchus dans une ambuscade; les Romains mettent le siege devant Capoue (automne); capitulation de Syracuse; mort de P. et de Cn. Scipion; reprise des operations en Espagne sous le commande ment de L. Marcius; fin de la campagne de Sicile (entree de l'hiver).

Scipion L'AFRICAIN part, en - 211, dans la péninsule Ibérique pour venger son père et ouvrir un second front contre Hasdrubal, dont le frère, Hannibal, ravage l'Italie. Il assiège et prend Carthagène, place forte économique, vitale pour le camp punique. Sa droiture le rend populaire auprès des indigènes, lassés de l'occupation carthaginoise. Il peut, alors, rallier facilement les Ibères à sa cause et soumettre l'ensemble de l'Espagne orientale.

La guerre en Iberia achevée et dans la perspective de la guerre en Afrique, Carthaginois et Romains recherchèrent l'alliance du roi numide.

Scipion L'AFRICAIN décida alors de traverser le détroit de Gibraltar pour négocer avec Lui. D'après Tite-Live, alors que Scipion entrait au port, Hasdrubal y arrivait aussi. Ainsi, ces deux ennemis se retrouvaient-ils sur le territoire du prince numide flatté de voir les deux plus grandes puissances du monde venir solliciter, en même temps, son amitié.

-210-208 ( ?): naissance de Polybe.

-205 Aidé par Massinissa, roi de Numidie détrôné par Syphax, allié des Carthaginois, Scipion ruse, feint de négocier, endort la méfiance de l'adversaire. Une nuit, il fond avec toute son armée sur le camp punique, et achève ce raid éclair par le massacre des Carthaginois à la bataille des grandes plaines. Les prévisions de Scipion se réalisent : Carthage, encerclée, rappelle Hannibal d'Italie. À regret, ce dernier quitte la péninsule qu'il occupe depuis quinze ans.,

-203: Hannibal quitte le sol de l'Italie.

Pour reconquérir le royaume de son père, réduit par Syphax roi des Masaesyles, Massinissa  s'allie aux Romains et Scipion fait prisonnier Syphax (-203) qui sera ramené à Rome, dont il épouse la femme, Sophonisbe.

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Hannibal demande la paix à Scipion, qui la refuse, et les deux grands chefs de guerre s'opposent à la bataille de Zama (- 202). La deuxième guerre punique prendra fin avec la bataille de Zama. Ce sont les troupes numides de Massinissa, rallié à Scipion, qui contribuèrent à la défaite de Carthage, contrainte aolrs de reconnaître Massinissa comme roi de Numidie.

Hannibal fut non seulement un meneur d'hommes, mais aussi un brasseur d'idées. Derrière le capitaine qui fit trembler Rome se cache l'homme politique né dans une Carthage soumise aux influences grecques. Hannibal se pose comme le continuateur d'Alexandre, comme l'homme du rassemblement des États méditerranéens. On peut dire que deux siècles avant César, avant Auguste, Hannibal a compris que le monde ne pouvait retrouver la prospérité que dans l'unité.

-202: victoire  de Scipion à Zama et fin de la deuxieme guerre punique.

Après Zama , les Carthaginois doivent reconnaître Masinissa comme roi de Numidie. Il favorise l'urbanisation du pays, et fait de Cirta sa capitale. Voulant dominer l'Afrique, il empiète sur le domaine de Carthage, qui lui déclare la guerre, mais est vaincue. Il restera toute sa vie un allié des Romains.

CIRTA Constantine


stèle d'el Horfa :1e s. apr. J.-C.
grès (120x63x23 cm),
Hippone, musée d’Hippone Annaba.

Appelée SARIM BATIM par les Carthaginois CIRTA, recèle, en plus des restes des civilisations néolithiquescomme la grotte de Bou-Zabaouine, d'importants vestiges de la civilisation punique, ainsi, la stèle d'EL HORFA, qui atteste le maintien des cultes puniques après la chute de Carthage.

On peut supposer que les populations de l'intérieur parlaient la langue punique, car Saint Augustin, quelques siècles plus tard, conseillait à ses prêtres d'apprendre le punique, avnt de se rendre dans les villes de l'intérieur et dans la campagne.

La civilisation carthaginoise, héllénisée pendant les derniers siècles de son existance, s'est répandue assez profondément dans le pays. Ses influences se retrouvent dans les traditions numides postérieures.

Lors de son couronnement(-204), Massinissa avait 36 ans. Né en 238 avant J.C., il régna pendant 54 ans jusqu'à sa mort en 148 avant J.C.

Pendant son long règne, il entreprit la construction d'un état unifié et monarchique. D'abord il s'attacha à sédentariser les populations et transforma les pasteurs nomades en agriculteurs.

Il favorisa l'urbanisation de la Numidie, poussant les cultivateurs à former de gros bourgs, auxquels il donna une organisation semblable à celle des villes puniques

 

-195: Hannibal s'exile definitivement. 183: mort d'Hannibal.

-179: mort de Philippe V de Macedoine, son fils Per see lui succede.

-167-150: Polybe est assigne a residence a Rome; frequente les Scipions (surtout Scipion Emilien), prepare son Histoire centree sur les annees 220-167 (enquetes et voyages).

-149: mort de Caton.

Massinisssa qui regardait avec intérêt l'Orient Grec, avait accepté la forme de civilisation que six siècles, placés sous l'influence de Carthage, elle-m^me hellénisée au cours des deux derniers siècles, avaient apportée aux élites Numides. Il voulait éduquer son peuple selon les méthodes hellénistiques.

Dans son oeuvre d'unification, il empiéta sur le domaine de Carthage, qui lui déclara la guerre. Massinissa en sortit vainqueur.

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-149 -146. troisième guerre punique

La puissance grandissante de Massinissa en Afrique inquiéta Rome, au point qu'en déclarant la guerre à Carthage en 149 avant J.C. (troisème guerre punique), elle visait aussi Massinissa.

-148: mort de Masinissa.
A sa mort, son royaume fut partagé entre ses trois fils: Micipsa père de Hiempsal I et d'Adherbal, Manastebal père de Jugurtha et de Gauda, et Gulussa père de Hiempsal II dont la descendance assurera la lignée des derniers rois numides.

En détruisant Carthage en 146 avant J.C. et en créant la première colonie romaine en Afrique, Rome mettait une limite à l'extension territoriale de la Numidie et au renforcement de son pouvoir économique et Politique.


thermes carthage

Après la mort de Manastebal et de Gulussa, Micipsa hérita du royaume et régna pendant 30 ans (148-118 avant J.C.)

La puissance de la Numidie unifiée inquiéta Rome, qui accentua la pénétration et obligea Micipsa à partager le royaume en indivis entre ses deux fils Hiempsal I et Adherbal et son neveu Jugurtha.

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Rome aurait-elle pu deviner que ce partage susciterait une guerre après la chute de l'invincible Carthage?

La Numidie se soulèvera violemment et Rome aura, en Jugurtha, un ennemi aussi redoutable que Hannibal.
En effet, le partage de la Numidie imposé par Rome marqua le début de la lutte de Jugurtha pour conserver l'unité de sa patrie.
En 116 avant J.C., il s'empara de toute la Numidie et dut éliminer Hiempsal.
En 112 avant J.C., Cirta; principauté de Adherbal, tomba après le siège qui finit par le massacre de ses défenseurs et des marchands romains. Rome lui déclara la guerre. "La guerre de Jugurtha" chantée parSalluste, dura sept ans.

Six armées romaines disparurent dans cette lutte mémorable. Jugurtha, aussi prompt dans la décision que dansl'action; adoré des Numidespour sa beauté; son courage et les ressources de son esprit, tint longtempsen échec les forces romaines.

Jugurtha résista mais perdit Cirta pendant le siège de l'hiver 107-106 avant J.C.. Livré en 105 par son allié, il fut conduit à Rome, enchaîné. Il contempla la ville qu'il méprisa pour sa promptitude à se vendre. Il y resta prisonnier, jusqu'à sa mort.

-105 Après sa défaite, son royaume fut partagé :

Sous l’autorité romaine, la Numidie devint avec l’Égypte le "grenier de Rome", fournissant blé et huile d’olive.

Bocchus reçut une partie de la Numidie occidentale. La Numidie orientale fut partagée en deux royaumes : La Numidie occidentale et la Numidie orientale qui revint à Gauda (105-88 avant J.C.) puis à Hiempsal II (88-68 avant J.C.) respectivement frère et neveu de Jugurtha.

 A sa mort, Bocchus plaça son fils Bogud sur le trône de la Mauritanie occidentale qui prit le nom de Bogudiana, et légua ses nouvelles provinces à son fils Bocchus II qui la dénomma Mauritanie de Bocchus.

Ce partage eut lieu en 91 avant J.C.. Bocchus III régna jusqu'en 33 avant J.C.

Il se déclara en faveur de Pompée. Néanmoins, César lui laissa ses états, puis il suivit Octavien, tandis que son frère Bogud soutenait Antoine et put ainsi régner sur toute la Numidie.

-51 Cleopatre reine d'Egypte

-30 L'Egypte devient province romaine après la mort de Cléopâtre

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Juba I succèda à Hiempsal son père, jusqu'en 46 avant J.C.. Il prit le parti de Pompée et anéantit l'armée de Soribornus Curio, qui débarqua en Afrique en 49 avant J.C.. Battu à Thapsus par César, il se donna la mort, comme le firent ses alliés, Scipion Scipion et Caton . ..

Son fils, le futur roi Juba II, enfant encore, fut emmené captif à Rome où il fut éduqué. Il épousa Cléopâtre Selené, fille de Cléopâtre et d'Antoine.

Auguste lui restitua, pour un temps, la Numidie et en 25 av. J.C. il devint roi de la Maurétanie, dont la capitale fut Iol.

Le phare de l'îlot date de son règne; il a été comparé; toutes proportions gardées, à celui d'Alexandrie. Cette construction atteste que Juba II, à l'instarde ses aînés, appliquait les principes d'une véritable politique économique. Le phare était l'une des élémentsde l'aménagement du port, destiné à développer sur la côte le trafic maritime, en vue du commerce aussi bien que des explorations géographiques.

Ptolémée fils de Juba II; fut le dernier roi Numide. Il fut assassiné par Caligula, en l'année 42 de notre ère. A ce moment-là, la ville s'étendait sur 2,5 km de long et 1,5 km de large, et renfermait dans son enceinte un grand nombre d'oeuvres artistiques et littéraires.

Les Romains; après la mort de Ptolémée, fils de Juba II, annexèrent la Maurétanie. Ils la divisèrent en deux provinces impériales: la Maurétanie Tingitane et la Maurétanie Césarienne, laquelle correspondait aux "Telles" Oranais et algérois et à la partie occidentale du Constantinois.

Contemporain de Ptolomée, Tacfarinas dirigea larévolte des Numides contre l'impérialisme romain; sous le règne de Tibère. Dès l'année 17 de notre ère, il livra une guerre sans merci aux armées romaines. Cette lutte indépendantiste dura huits années. Le guerrier Mazipa, combatit à ses cötés. Malgré les demi-défaites de Tacfarinas; la guerre sanglante entre les Numides et Rome ne prit fin qu'en l'année 24, dans la bataille que lui livra le pré-consul Donabela en Auzia. (Aumale), où Tacfarinas trouva la mort au champ d'honneur comme le voulait la tradition numide.

Tacfarinas tint tête à César, à qu'il envoya des Ambassadeurs. César, refusa ses revendications; argumentant que même celles de Spartacus n'avaient pas été prises en considération.

La domination Romaine

La Numidie est un territoire miliatire, dont le commandement est installé à Lambèse ; elle de viendera procince indépendante de la Proconsulaire en 198. A partir de 126, des voies de pénétration l'aideront à progresser par les pistes du Sud, mais elle se rétrécit vers le nord : Hippo Régius (Hippone) est en Proconsullaire, Igilgili (Jijel) en Maurétanie Sétifienne.


vestiges romains à carthage

La côte de Numidie a deux ports : Rusicade (Skikda) et Chullu (Collo). Le reste de l'Algrie forme la Maurétanie Césarienne.

La Maurétanie était gouvernée à partir de Césarée (Cherchell). Sa frontière est plus méridionale, loin des monts du Hondna et des hautes plaines Oranaises; elle ne pénètre guère à plus de 100 km de la mer. Au-delà de cette band côtière, les populations numides continuent à suivre leur mode de vie, et à se battre contre l'occupation romaine.

Les cités romaines dans la Numidie et la Maurétanie s'érigèrent sur les villes romaines dans la numidie, dont certaines connurent un grand essor et jouirent d'une grande renommée dans ces contrées anciennes.

Hippone, Cuicul, Tiddis, Thevesli, Madouros, Tipaza, Siga, Ténès, et probablement les plus importantes villes romaines eurent comme assises les villes numides elles-même, fondées le long de la côte, sur l'emplacement des comptoirs phéniciens.

Les plus importantes ruines des villes romaines, se trouvent à l'est de la Maurétanie Césarienne, dans les Aurès, et au nord de la Numidie.

Si la sédentarisation s'est faite au temps des phéniciens et des Royaumes numides, c'est l'urbanisation qui constituera la base de l'empire romain. Le nombre et la splendeur monumentale des cités romaines que révèlent les imposantes ruines de Timgad, Lambèse, Djemila-Cuicul, Tiddis, Tipaza . . . témoignent du rôle joué par les Cités africaines.

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

TIDDIS

Petite ville numide, à 17 km de Cirta-Constantine, Tiddis recèle d'importants vestiges de cette période. Les fouilles archéologiques ont montré que Tiddis, tout au long de son histoire, a eu une vocation : la poterie. On y a découvert un vaste quartier de potiers, dont les ateliers sont équipés de fours, de douves et la plus belle collection d'outils de toutes les époques, y compris l'époque punique.
Les fouilles ont permis de découvrir des vases puniques et des lampes grecques du V siècle avant J.C.

Dans les tombeaux situés aux abords de la ville - les BAZINAS, sépultures très évoluées - on a trouvé des vases d'un aspect inconnu. Il s'agit d'un décor peint, géométrique, avec des bandes d'oiseaux et des danseurs très stylisés. Bref, de la poterie Kabyle, telle qu'elle est fabriquée aujourd'hui encore par les femmes, sans tours, par des techniques immémoriales...

Tiddis renferme aussi des vestiges anciens, des DOLMENS, sur le versant occidental du plateau ; et, surplombant de part et d'autre le ravin de Kheneg s'élève une cinquantaine de Bazinas au pied de la montagne à l'est.

Tiddis, cette cité post-augustine, est la grande méconnue des sites romains en Algérie. A une demi-heure de Constantine par une route sinueuse, sa découverte, à flanc de colline, est inattendue : un enchevêtrement de rues en lacets, de ruines recouvertes de terre rouge sur le tapis vert de la végétation. Le tracé capricieux de Tiddis est un chef-d'œuvre de virtuosité qui force le respect sur un relief de montagne ardu et difficile d'accès.


ruines de Tiddis

Au IVe siècle apr. J.-C., alors que les légions romaines appelées à défendre l’Empire en déclin, se retirèrent de Numidie, la région fut, pour un temps, déclarée indépendante, sous la pression du mouvement donatiste. La population berbère latinisée, tôt convertie à la foi chrétienne, s’était en effet massivement ralliée à cette secte chrétienne, persécutée par les autorités romaines, après que le christianisme fut devenu religion officielle de l’Empire (313), tandis que les tribus berbères des montagnes, non latinisées, continuaient à résister.

347. Les tribus berbères insurgées s’allient aux donatistes, une secte chrétienne opposée à Rome.

Saint Augustin, né à Tagaste (Souk-Ahras), 354-430, est le plus célèbre des Pères de l'Eglise Latine et le plus grand esprit des premiers siècles du Christianisme, en Occident.

Evêque d'Hippone, dès 396, il mourut dans la ville assiégée par les Vandales.

L'influence de Saint Augustin, est sans doute celle qui a marqué le plus la théologie de tous les temps, car son oeuvre a quelque chose d'universel. Toute sa pensée est centrée sur deux problèmes essentiels : Dieu et le destin de l'homme.

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

429 les Vandales envahissent l'Afrique du Nord.

Dans un contexte d’anarchie, les Vandales, peuple germanique, envahirent l’Afrique du Nord et y établirent un royaume en 429. Leur domination, limitée à la bande côtière, resta cependant fragile, et des principautés berbères indépendantes purent se reconstituer durant cette période
Après avoir débarque en Tingitane (Maroc),les vandales pénétrèrent à l'est. On constate qu'au passage ils détruisirent les murailles de Caesarea (Cherchell) la capitale de la Maurétanie ; celles de Tipaza furent rasées méthodiquement à une hauteur uniforme.
En Numidie, ils parurent s'installer : ce fut le siège d'Hippone, où mourut Saint Augustin. Puis ils repartirent et s'installèrent en Tunisie ou ils resteront un siècle.

439  Geiséric( Vandales)  s'empare de Carthage.

Pillée par les Vandales en 440 puis reconstruite par Justinien, Carthage céda, à la fin du VIIe siècle, la place à Kairouan. Depuis quelques années, un mouvement culturel aspire à la renaissance de Carthage.

V siècle: la révolte de la population montagnarde.
Ceux de l'Aurès prirent et détruisirent Timgad vers 477. Les Circoncellions ne cesseront pas leur révolte et vers le milieu du siècle ils joignent leurs efforts à ceux des Donatistes pour mener une lutte commune.

Occupation Byzantine

En 533, les Vandales furent chassés par les armées de l’empereur byzantin, Justinien Ier, dont le rêve était de faire renaître la splendeur de l’Empire romain.

La conquête byzantine, pourtant, se limita seulement à l’est du pays.

+636+646 Perte par l'empire byzantin de la Syrie et l'Egypte  prises par les arabes

Les Byzantins arrivèrent en Afrique du Nord vers le milieu du VI siècle, et, si leur occupation fut limitée dans l'espace, lle dépassa largement le teritoire occupé par les Vandales.
Ils s'intallèrent là où ils trouvèrent les matériaux nécessaires à la fortification des villes.
Les Byzantins se heurtèrent aux mêmes cavaliers, aux mêmes tribus que, naguère, les Carthaginois et les Romains. Cependant, ils restèrent un siècle, en Afrique du Nord. Ils fortifièrent les villes pour les défenfre contre les paysans des plaines et surtout conte ceux des massifs montagneux. Mais les luttes paysanes ne cessèrent jamais.

Le rêve de Justinien Ier s’effondra lorsque, en 647, les Arabes, porteurs d’une nouvelle religion, l’islam, se lancèrent à la conquête de l’Afrique du Nord. À l’est, dans les Aurès, ils durent s’opposer à la résistance de deux chefs berbères, Kusayla et la Kahina, une prophétesse. Mais, dès le début du VIIIe siècle, les Berbères se soumirent et se convertirent massivement à l’islam. Des chefs de guerre, tel Musa ibn Nusayr, s’illustrèrent même dans les troupes qui combattaient pour l’expansion de l’islam. Dès le début du VIIIe siècle, l’Algérie, comme l’ensemble du Maghreb, était devenue une province placée sous l’autorité des Omeyades. Les Arabes y constituaient une élite urbaine.

L'avénement de l'Islam au VIIe siécle est un des faits les plus considérables de l'histoire du Maghreb.

647, Les Arabes pénétrent pour la première fois dans le Maghreb, ils trouvent une province affaiblie par son isolement.

670. Fondation de Kairouan (Tunisie) par les Aghlabides.

En l'an 681, avec l'arrivée de Sidi-Okba, l'Algérie entre dans l'histoire de l'Islam, car cette religion nouvelle obtient de plus en plus l'adhésion de la population qui participera à la conquête et à l'islamisation d'une grande partie de la péninsule ibérique;

698. Les Arabes conquièrent Carthage.

IXème siècle de notre ère, Au III ème siècle de l'Hégire,  l'Afrique du Nord, toute entière, était conquise par l'Islam. Ce fut une conquète spirituelle sans précédent.

Après 740, tandis que se multipliaient les querelles de succession pour le califat, les Berbères se dressèrent contre l’autorité califale et, comme beaucoup de ceux qui, dans la communauté musulmane, luttaient contre la domination arabe, ils rallièrent les kharijites, dissidents fondamentalistes et démocrates de l'Islam. Une communauté kharijite subsiste d’ailleurs aujourd’hui dans le Mzab (ibadites). Les Berbères kharijites fondèrent plusieurs petits royaumes.

La carte politique de l'Afrique du Nord qui va de la Tripolitaine à l'Océan Atlantique, présente au IXème siècle, la division que nous connaissons encore. Trois royaumes se juxtaposent : Tunisie, Algérie et Maroc.

777 Royaume des Rostémides ROYAUME DE TIHERT (tiaret)

Au Maghreb central, l'Algérie est gouvernée par la dynastie des Rostémides, qui règnent dans Tihert, près de l'actuel Tiaret. A leur simplicité d'ascètes, ces Imams joignent le goût de l'étude et une culture de savants. Dans Tihert, ils assemblent de riches bibliothèques et ils envoient en Orient des missions pour acheter des manuscrits.

La science passionne leur entourage : les femmes de leurs familles s'adonnent à l'examen du dogme, de l'exégèse coranique, des pratiques du culte et de la jurisprudence islamique. D'autres sciences captent leur intérêt, en particulier l'astronomie au sens large du terme.

5 2 789 Avènement du roi Idriss 1er, qui fonde un royaume indépendant au Maroc

788-974 Idrissides   Maroc.Capitale:Fès

800-909 Aghlabides  Ifriqiya,Algérie orientale,Sicile.

Le royaume des Rostémides,   fut balayé en 911 par la dynastie arabe chiite des Fatimides, soutenue par les Kabyles, une confédération berbère de l’Est. Dès le XIe siècle, l’arabe devint la langue majoritaire dans les plaines et les steppes. Seuls les Berbères des montagnes résistaient durablement.

Deux dynasties berbères devaient cependant régner sur toute la région entre le XIe et le XIIIe siècle : les Almoravides et les Almohades. Venues du Sud marocain, elles étendirent leur influence du Nord-Ouest africain au sud de l’Espagne. Tlemcen, la capitale des Almohades, devint un centre artisanal réputé. On y construisit de belles mosquées et de nombreuses écoles coraniques. Les ports maritimes (Béjaïa, Annaba et Alger, en pleine expansion) développèrent un commerce actif, apportant en Europe les fameux chevaux barbes, de la cire, un cuir de qualité et des tissus.

1035 Les Almoravides

C'est en 1035 que les Almoravides, vont entrer dans l'Histoire. Guidés par le Saharien Yoûsof, fils de Tachfin, ils s'attribuent une mission religieuse. Yoûsof a laissé les plus beaux monuments de l'art musulman, en Algérie.

A la première étape de sa traversée, il remonte à agadir où il fonde Tagrart qui sera son lieu de résidence. Son modeste palais sera plutôt une dépendance de la Grande Mosquée.

Almoravides 1056-1147 Afrique du Nord et Andalousie

Tlemcen ne fut qu'une étape ; les Almoravides s'emparèrent de Nédroma, Ténès, mais ne dépassèrent pas Alger.

Les mosquées sont le plus beau legs des Almoravides. La date de la construction de la Mosquée de Nédroma est attesté par une inscription sur bois de cèdre qui couronnait le Minbar. Ces vestiges sont conservés au Musée des Antiquités du Parc de la Liberté à Alger.

C'est aussi l'inscriptin de la chaire qui nous permet de dater la Grande MOSQUEE D'Alger (1096).


Djamâa El Kebir (la grande mosquée), près de Djamâa El Djedid,
est la plus ancienne et la plus grande mosquée d’Alger.

L'architecture s'inspire de celle de la Grande Mosquée de Cordoue.

A Nédroma comme à Tlemcen et à Alger, l'art andalous exerce une grande influence. Pur la Grande Mosquée de Tlemcen, Yoûsof voulait un édifice simple et ainsi apparaît-il au visiteur qui pénètre dans la Mosquée par la face latérale. Le dépouillement architectural, où nous reconnaissons l'austérité du chef Saharien, fait contarste avec l'abondance décorative de la nef centrale, plus tardive, avzec ses plafonds aux poutres sculptées, le mirhab qui se creuse dans le mur du fond et la coupole qui précède cette niche. Une inscription sur la corniche nous indique qu'elle fut exécutée en 1136.

Le cadre du mirhab et la coupole dont les arceaux s'entrecroisent et soutiennent des panneaux de plâtre ajourés s'inspirent de la Grande Mosquée de Cordoue. S'y ajoutent des éléments de l'art hammadite telles les stalactites qui surmontent les arceaux entrecroisés.

1062. Fondation de Marrakech par les Almoravides.

1086. Victoire de Zallaka, en Espagne. L’Empire almoravide s’étend à l’Espagne musulmane, au Sénégal et au Niger.

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
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de 1147 à 1269  la dynastie berbère des almohades régna sur l'Afrique du Nord et sur la moitié de l'Espagne.

1147. Prise de Marrakech par Ibn Tumart. Fondation de la dynastie des Almohades.

"La prospérité du royaume almoravide fut interrompue par l'apparition d'El-Mahdi, fondateur de la dynastie des Almohades . . .". C'est ainsi qu'Ibn El-Khaldoun introduit ce nouveau personnage qui modifiera le cours de l'histoire du pays. C'est une époque mouvementée, où l'on assite à la fin de la grande épopée almoravide.

A la fin du règne d'Ali Ben Yoûsof en 1192, les Masmoûda disposaient déjâ de forces redoutables. Se dirigeant vers l'est, les troupes Almohades commandées par Abd-El-Moûmin arrivèrent aux monts de Tlemcen. En Espagne comme au Maghreb, les Almoravides furent incapables de résister aux Almohades. Seuls échappèrent les "hommes voilés", qui tenaient les Baléares : les Béni Ghânya, qui joueront un rôle non négligeable dans l'histoire de l'Algérie.

Ibn Toûmert, dit El-Mahdi, fut le précurseur du mouvement almohade. Disciple du théologien Ghazali, ce réformateur veut appliquer en Occident les préceptes de son maître. Partout, il censure les abus et captive les auditeurs par son éloquence. Il porte contreverse sur le terrain de la théologie alors que les Almoravides faisaient de la jurisprudence, leur arme de combat.

Ses partisans; les "Al-Muwahhidûn" (les Unitariens), professaient le dogme de l'unité de Dieu dans toute sa pureté. L'Algérie va prendre place dans l'histoire frâce au rôle joué par Abd El-Moumin, né à Nedroma. Grand Chef guerier, il dirigea trois campagnes qui conduisirent à l'unification de l'Afrique du Nord.

De cette époque date le premier cadastre de l'Afrique du Nord : en 1159, Abd El-Moumin ordonna l'arpentage de l'Ifroquiya et du Maghreb. On mesura depuis la Cyrénaîque jusqu'à l'oued N'oun, de long en large. On retrancha de cette surface un tiers pour les montagnes, les rivières, les lacs salés, les routes et les déserts. Les deux tiers restants furent frappés du Kharadj ou impôt foncier. Ce fut là une grande innovation.

Vers 1188-1189, on assiste à des rébellions dans le Maghreb central et une guerre sainte contre les chrétiens. Le calife Abu Yusuf Yaqub al-Mansur fait alors interdire la philosophie, les études et les livres, comme dans le domaine des mœurs, il interdit la vente du vin et le métier de chanteur et de musicien.

A partir de 1195, Averroès, déjà suspect comme philosophe, est victime d’une campagne d’opinion qui vise à anéantir son prestige de cadi. Al-Mansûr sacrifie alors ses intellectuels à la pression des oulémas. Averroès est exilé en 1197 à Lucena, petite ville andalouse peuplée surtout de Juifs, en déclin depuis que les Almohades ont interdit toute religion autre que l’islam. Après un court exil d’un an et demi, il est rappelé au Maroc où il reçoit le pardon du sultan, mais n’est pas rétabli dans ses fonctions.


Averroes
Détail de L'École d'Athènes de Raphaël

1198 Mort de Averroes à Marrakech (médecin et philosophe arabe né à Cordoue en 1126)

Les sciences et la philosophie ne sont étudiées qu’après une bonne formation religieuse. Averroès élargit l’activité intellectuelle de son milieu familial en s’intéressant aux sciences profanes : physique, astronomie, médecine. À l’issue de sa formation, c’est un homme de religion féru de savoirs antiques et curieux de connaître la nature. Averroès cultiva la médecine, qu'il avait étudiée sous Avenzoar, et fut médecin de la cour almohade ; mais il s'attacha plutôt à la théorie qu'à la pratique.

Son œuvre est reconnue en Europe occidentale, dont il est, d'après certains, comme le spécialiste Alain de Libera, pour ses commentaires sur Aristote, « un des pères spirituels ». Certains vont jusqu'à le décrire comme l'un des pères fondateurs de la pensée laïque en Europe de l'Ouest. Son ouverture d'esprit et sa modernité déplaisent aux autorités musulmanes de l'époque, qui l'exilent comme hérétique, et ordonnent que ses livres soient brûlés. Il est profondément méconnu de son vivant. Il commente abondamment et brillamment les œuvres d'Aristote : aussi les théologiens latins le nommaient-ils Le Commentateur.

George Sarton, le père de l'histoire des sciences aux États-Unis, écrit : « Averroès doit sa grandeur à l'énorme remue-ménage qu'il a provoqué dans l'esprit des hommes pendant des siècles. L'histoire de l'averroïsme s'étale sur une période de quatre siècles jusqu'à la fin du XVIe siècle, cette période mérite peut-être plus que toute autre d'être appelée le Moyen Âge, car elle est la véritable transition entre les méthodes anciennes et modernes. »

Les Almohades souverains du Maghreb jouissaient d'un grand prestige tant en Orient qu'en Occident. Cependant l'Empire Almohade, rongé par les luttes intestines pour le pouvoir et par la difficulté de gouverner un si vaste empire, commençait son déclin.

Ce fut d'abord l''Espagne, qui échappa au califat almohade, suivi par la Tunisie (1236) avec les Hafsides, Tlemcen (1239) avec les Abd-Alwadides, le Maroc (1269) avec les Merinides, qui prirent Marrakech. Ce fut la fin de la dynastie almoravide.

1236. Fondation de la dynastie des Hafsides, qui installent leur capitale à Tunis. Ils régneront pendant trois siècles.

1269. Le Maroc passe aux mains des Mérinides.

L’anéantissement des Almohades, en 1269, déclencha une rude bataille commerciale entre chrétiens et musulmans pour le contrôle des ports de la Méditerranée. La région fut partagée entre trois dynasties berbères : les Mérinides à Fès, les Abdelwadides à Tlemcen et les Hafsides à Tunis. Dès la fin du XVe siècle, après la reconquête chrétienne (la Reconquista) de la totalité de l’Andalousie, l’Espagne occupa plusieurs ports de la côte algérienne (Mers el-Kébir, Oran, Béjaïa). Les Abdelwadides acceptèrent le protectorat espagnol, mais les autorités religieuses des villes portuaires, soutenues par la population, engagèrent des corsaires, qui capturaient les navires marchands et retenaient l’équipage et la cargaison en échange d’une rançon.

La huitième croisade

La huitième croisade est une campagne militaire lancée par le roi Louis IX (appelé plus tard « saint Louis ») en 1270 à la suite des menaces que le sultan mamelouk Baybars fait peser sur les États latins d’Orient.

Louis IX espère convertir le sultan hafside de Tunis au christianisme et le dresser contre le sultan d'Égypte. Les croisés s'emparent facilement de Carthage mais l'armée est victime d'une épidémie dite de peste (en réalité de dysenterie). Louis IX en meurt le 25 août 1270 sous les remparts de Tunis. Son corps est étendu sur un lit de cendres en signe d'humilité et les bras en croix à l'image du Christ. Cette défaite marque la fin des croisades, qui doit survivre à une saignée sévère dans la lignée royale. Isabelle d'Aragon, épouse de Philippe III, meurt en Sicile sur le chemin du retour. Alphonse de Poitiers et son épouse Jeanne de Toulouse, meurent à 3 jours d'intervalle en Italie.

1332. Naissance d’Ibn Khaldun à Tunis.

1415. Les Portugais s’emparent de Ceuta (Maroc).

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1° guerre punique
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chute de Constantinople en 1453 lors du 6° siège ottoman de la ville.

La chute de la capitale signifiait la fin de l'empire byzantin. L'armée byzantine, dernier descendant de la Légion romaine, n'existait plus.

c'est le début des temps modernes

1497. Les Espagnols occupent Melilla (Maroc).

1518, Alger et plusieurs autres ports furent assiégés par les Espagnols; les Turcs ottomans furent appelés à la rescousse.


Barberousse
Au début du XVIe siècle, Alger subit l'attaque des Espagnols (1514) qui occuperont la ville jusqu'à l'arrivée des frères Barberousse, en 1516. Les Barberousse, deux frères corsaires, d’origine grecque ou sicilienne — selon les sources — et convertis à l’islam, obtinrent du sultan Soliman le Magnifique d’être envoyés en Afrique du Nord avec une flotte. Ces derniers s'étant placés sous la protection de Constantinople, Alger devint la capitale d'un Etat algérien, plus ou moins vassal de l'Empire Ottoman. Malgré la rivalité entre les Janissaires turcs et les "raïs", Alger connut une grande prospérité lors de l'apogée de la "course" au XVIIe siècle.

1520 L'Empire Ottoman. contrôle Alger

1534. Khayr Al-Din (Barberousse), un corsaire ottoman, s’empare de Bizerte, La Goulette et Tunis. La Tunisie est déclarée territoire turc.

1535. Charles Quint chasse Khayr Al-Din de Tunis. La Tunisie passe sous domination espagnole.

Les Barberousses chassèrent les Espagnols de la plupart de leurs nouvelles possessions, résistèrent au siège de Charles Quint devant Alger (1541).

1541. Les Saadiens reprennent Agadir (Maroc) aux Portugais.

1549 Naissance de Ahmad al-Mansur, sultan du Maroc

1554 Les Abdelwadides furent déposés. Khayr al-Din, le plus jeune des Barberousse, fut nommé beylerbey, c'est-à-dire représentant du sultan en Algérie

Les Abdelwadides furent déposés en 1554, et Khayr al-Din, le plus jeune des Barberousse, fut nommé beylerbey, c’est-à-dire représentant du sultan en Algérie. Proconsuls militaires d’Afrique, ces "rois d’Alger" exercèrent leur autorité non seulement sur la zone littorale, mais sur les pachas de Tunisie et de Tripolitaine. En raison de son éloignement de Constantinople, la régence d’Alger fut gouvernée comme une province autonome.

Conséquence indirecte de la Reconquista espagnole, l’établissement des Ottomans en Algérie déboucha sur la mise en place d’une monarchie élective et des formes de gouvernement qui marquèrent profondément l’Algérie : au XVIIe siècle, Alger choisissait son dey qui recevait ensuite l’investiture de Constantinople. L’ordre était en principe assuré par deux forces militaires rivales, l’odjaq, la milice des janissaires, et la taïfa des raïs, la corporation des corsaires. Mais l’arrière-pays, le Sud, le Constantinois, la Kabylie, échappait au pouvoir de la régence d’Alger, qui fut essentiellement une "colonie d’exploitation". Le pouvoir ottoman eut recours à la formation de smalas (colonies militaires) et aux maghzens, des tribus privilégiées qui faisaient rentrer l’impôt.

1574 Tunis est délivrée de l'emprise espagnole par le géneral turc Sinan pacha. La Tunisie est annexée à l’Empire ottoman. En 1574, les Turcs s'emparent pour la deuxième fois de Tunis, la ” libérant des infidèles “. Le pouvoir Ottoman crée ses propres palais, mosquées, mausolées et souks. Tunis y gagne en grandeur, en cachet, en prestige, comme en témoignent encore les monuments Turcs de la médina.

Empire Chérifien 1525-2---- Maroc

1578. Défaite des Portugais à la bataille de Ksar El-Kébir. Al-Mansur instaure la dynastie chérifienne au Maroc..

1603 Mort de Ahmad al-Mansur, sultan du Maroc

1664 Moulay Rachid fonda la dynastie alaouite, qui règne encore de nos jours sur le Maroc .

1705. Le bey Hussein Ben Ali fonde la dynastie hussénite et instaure une monarchie en Tunisie (1710) placée sous la suzeraineté des Ottomans.

1769. Maroc: Sidi Mohammed Ibn Abd Allah s’empare de Mazagan, tenue par les Portugais.

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

début de l'ère contemporaine : sacre de Napoléon

1827 Charles X se lance dans un blocus naval et dans une expédition militaire contre Alger

1830 Les troupes françaises s'emparent d'Alger

Dominée par la forteresse de la Casbah, la ville d'Alger couvrait toutes les pentes de l'acropole et étendait, en bordure de la mer, ses riches quartiers commerçants semés de palais et de mosuées. Au début du XIXe siècle (4 juillet 1830) la ville fut prise par les Français. Après 1830, des monuments anciens furent détruits pour faire place à des constructions administratives et militaires. Ne subsistèrent que la belle mosquée hanafite de la pêcherie (XIVe siècle) et la grande mosquée malakite (XIe siècle). Vers la fin du XIXe siècle, Alger devint un grand marché de vin, un important centre financier et un grand port.
La prise d'Alger par les Français en 1830 venait de porter un coup terrible à l'empire des deys et à la domination ottomane. Mahieddine, le vieux marabout, se mit alors à prêcher la « guerre sainte ». L'objectif était autant l'élimination des Ottomans que la reprise d'Oran. Des milliers de musulmans accoururent et se rangèrent sous ses ordres ; le gouverneur d'Oran, Hassan, en fuite, tenta de demander asile à celui dont il avait mis la tête à prix. Le marabout allait lui offrir l'hospitalité et ses services mais Abd El-Kader s'y opposa énergiquement, et le bey d'Oran dut se rendre quelques jours après aux troupes françaises.
Mahieddine, choisi comme chef de l'insurrection, marcha avec ses troupes d'abord contre la garnison turque de Mascara, et la massacra sans pitié ; puis il combattit courageusement les Français sous les murs d'Oran avec son fils Abd El-Kader qui s'y attira la réputation de baraka - il aurait été à l'abri des balles et des boulets ; il aurait eu deux chevaux tués sous lui. Son burnous blanc "rougi du sang des siens", fut conservé comme une relique.

A partir de 1832, le titre de sultan fut donc accordé à Abd El-Kader: les chefs s'inclinèrent et lui présentèrent le burnous violet. Le nouveau sultan se mit à son tour à prêcher la guerre sainte. Après que l'affaire de la Macta eut consolidé sa puissance, il songea à se créer une force militaire permanente. Voyant l'armée française composée en grande partie d'infanterie, il se forma un corps de cavalerie qui put attaquer, poursuivre ou éviter un combat inégal. Ce premier corps ne comptait d'abord que 400 hommes. Pour entretenir des bataillons réguliers, il leva des taxes sur les marchandises et des impôts ; puis il fit bâtir des magasins de vivres, d'armes et de munitions. Les premiers coups de main contre les Français dans l'ouest de l'Algérie, l'opposèrent au général Louis Alexis Desmichels gouverneur de la province d'Oran, indépendant du général en chef.


portrait de l'émir Abd el-Kader (1808-1883)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abd_El-Kader

En mai 1833, les français remportèrent plusieurs victoires sur Abd El-Kader, et Desmichel s'empara de Mostaganem. L'émir, indigné de voir les Musulmans venir approvisionner les marchés français, fit enlever le chef d'Arzew qui venait de se soumettre, et le conduisit à Mascara où il fut condamné à mort. Au mois d'octobre de la même année ses troupes attaquèrent l'escorte de la commission d'Afrique, forte de 1 800 hommes, mais fut battu près de Aïn-el-Bidha..

le 24 février 1834 signature d'un traité entre les français et le sultan Abd El-Kader.

Ils arrivèrent à un accord sur les trois dispositions suivantes du traité :

1. Soumission des Arabes à la France ;
2. Liberté du commerce pleine et entière ;
3. Remise immédiate des prisonniers.

Les négociateurs d'Abd El-Kader (civils et militaires de la province), amendèrent avec habileté une partie des conditions posées par les Français à Abd El-Kader et le traité fut signé.

1836. Intervention française à La Goulette pour empêcher le débarquement des troupes ottomanes.

1837 Par le traité de la Tafna, la souveraineté d'Abd el-Kader est reconnue

1839 Abd el-Kader déclare la guerre sainte contre la France

1839 La Grande-Bretagne occupe Aden, en Somalie

1839 : La Colonisation par la France

Début de l'ère des réformes dans l'Empire ottoman.

1839 L'empire Ottoman "cède" l'Algérie à la France

1840 Bugeaud devient gouverneur général de l'Algérie

1844 Bugeaud, le gouverneur général de l'Algérie, crée les Bureaux Arabes, dont le rôle est de protéger les arabes contre les exactions commises par les colons.

1844. Maroc Défaite du sultan Abd Er-Rahman à la bataille de l’Isly, remportée par le général Bugeaud.

1845 Abd el-Kader fait reculer les troupes françaises lors de la bataille de Sidi-Brahim . Poète et savant il reste sur tout le symbole et héros de la résistance algérienne à la colonisation.

1847 Défaite de Abd el-Kader (Algérie)

1848 La France déclare que l'Algérie est un territoire français

1849 Le Nord Yémen passe sous l'autorité ottomane .

1857. Mohammed Bey promulgue, sur le modèle ottoman, un « pacte fondamental » qui établit l’égalité de tous les Tunisiens devant la loi, quelle que soit leur religion.

1858 La France crée un Ministère de l'Algérie.

1860. Les Espagnols conquièrent Tétouan et imposent de lourdes indemnités de guerre aux Marocains.

1861. Proclamation de la Constitution Tunisienne

1864. Un décret ouvre le Maroc au commerce étranger. Début de la pénétration économique européenne (Grande-Bretagne, France, Espagne, puis Allemagne à partir de 1890).

1869. Un décret du bey, en juillet, fait passer la Tunisie sous le contrôle d’une commission financière internationale présidée par la France. Début de sa mise sous tutelle.

1870 Le décret Crémieux accorde la citoyenneté française aux 32 000 juifs d'Algérie

1871 Insurrection en Kabylie

1873. Fondation du collège Sadiki, qui deviendra le vivier du nationalisme tunisien, par Kheireddine Pacha.

1878. Lors du congrès de Berlin, en juillet, l’Angleterre et l’Allemagne donnent carte blanche à la France en Tunisie.


Le Tramway d'Alger est lancé en 1880
http://encyclopedie-afn.org/index.php/TRAMWAY_Alger_electrique

1881. Signature du traité du Bardo, le 12 mai, qui institue le protectorat français sur la Tunisie. Insurrection populaire.

1883. En juin, le traité du Bardo est complété par la convention de La Marsa, qui renforce les pouvoirs de la France en Tunisie, représentée par le résident général Paul Cambon.

1906. La conférence d’Algésiras (6-7 avril) place le Maroc sous la tutelle des puissances européennes et confère à Tanger le statut de « ville internationale ».

1906. Naissance du mouvement nationaliste Jeunes-Tunisiens sous l’impulsion de Béchir Sfar.

1907. L’assassinat à Marrakech du Dr Mauchamps entraîne l’occupation d’Oujda par la France. Emeutes contre les étrangers et pogroms antijuifs à Casablanca.
Début de la « pacification » rampante du Maroc par les forces françaises.

1911. Début d’une série d’émeutes en novembre, à Tunis et dans les grande villes. Le mouvement Jeunes-Tunisiens est interdit et l’état d’urgence décrété.

1912. Le traité de Fès (30 mars) établit un protectorat français sur le Maroc

l’Espagne conservera une zone d’influence au Nord (Rif) et au Sud (Tarfaya), en vertu des accords franco-espagnols du 27 novembre.
De violentes émeutes éclatent à Fès et dans les grandes villes du pays. Le sultan Moulay Hafid est contraint d’abdiquer au profit de son frère Moulay Youssef. La « pacification » du Maroc s’intensifie. Lyautey est nommé résident général du Maroc.

1921. Création, le 3 juin, du Parti libéral constitutionnel tunisien, ou Parti du Destour (« Constitution »), qui réclame le rétablissement de la Constitution.

1921-1926. Maroc: Guerre du Rif. Après sa victoire sur les Espagnols à Anoual, le 21 juillet 1921, l’émir Abd El-Krim proclame la République confédérée des tribus du Rif. Défait en mai 1926 par les troupes franco-espagnoles dirigées par Pétain, il se rend puis est déporté sur l’île de la Réunion.

1927. Mort du sultan Moulay Youssef en novembre. Les Français imposent à la tête du Maroc son troisième fils, Sidi Mohammed (futur Mohammed V).

1930. Signature du dahir (« loi ») sur la juridiction berbère, le 16 mai, qui divise les deux composantes ethniques de la nation marocaine, Arabes et Berbères. Des manifestations nationalistes éclatent à Fès et dans toutes les grandes villes.

1934. Tunisie: Habib Bourguiba rompt avec la direction du Destour et fonde, le 2 mars, le Néo-Destour.

1934. Mort de Lyautey le 27 juillet. Fondation du Comité d’action marocaine (CAM) en novembre par de jeunes intellectuels, dont Allal El-Fassi, Mohammed El-Ouazzani et Ahmed Balafrej.

1936. Le général Noguès est nommé résident général du Maroc en octobre.

1937. Maroc: Scission du CAM. Après une période de troubles dans tout le pays, les autorités françaises décident de déporter El-Fassi au Gabon et El-Ouazzani au Sahara.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Alger joua un rôle important dans le débarquement des troupes alliées et devint le centre des décisions politiques et militaires en Afrique du Nord.

1939. Sidi Mohammed appelle les Marocains à soutenir la France en guerre.

1940. Le général Noguès se rallie à Pétain.

1942. Débarquement allié en Afrique du Nord en novembre.

1942. Moncef Bey succède à Ahmed Bey en juin. Il est destitué un an plus tard par les autorités françaises et meurt en 1949 à Pau.

1943-1944. L’Allemagne occupe la Tunisie.

1943. 14-24 janvier : conférence des Alliés à Casablanca (Maroc), avec la participation du président Franklin Roosevelt (Etats-Unis) et de Winston Churchill (Royaume- Uni), qui promettent à Sidi Mohammed d’oeuvrer à l’indépendance du Maroc. Création du parti de l’Istiqlal (« Indépendance »).

1943 Ferhat Abbas publie le "Manifeste du peuple algérien"

1944. Le 11 janvier, l’Istiqlal publie son manifeste pour l’indépendance du Maroc..

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

22 mars 1945 Création de la Ligue arabe

L'Arabie saoudite, l'Égypte, l'Iraq, la Libye, la Syrie et la Transjordanie signent la version finale de la Constitution de la Ligue arabe. La création de cette organisation fait suite à une conférence tenue à Alexandrie, en Égypte, en septembre et octobre 1944.
Le Yémen se joindra rapidement à la Ligue arabe. Pour leur part, les arabes de Palestine, présents à la rencontre, ne peuvent signer la Constitution puisqu'ils ne représentent pas un pays. Ils se voient néanmoins accorder le statut de membre à part entière, avec un droit de vote. Sans renoncer à leur souveraineté, les États qui forment la Ligue arabe s'entendent pour renforcer les liens entre eux, tant d'un point de vue politique qu'économique. Un appui est également apporté à la cause des arabes de Palestine. À un autre niveau, l'usage de la force est interdit pour régler un différend entre les membres, auxquels se joindront au fil des ans la Libye, le Maroc, le Soudan, la Tunisie et plusieurs autres pays. Le Conseil, formé de représentants des différents membres, se réunira deux fois l'an alors que le secrétariat de la Ligue arabe sera établi au Caire, en Égypte.
source : université de Sherbrooke

8 mai 1945 : Massacre de Sétif

Les émeutes de Sétif et Guelma sont durement réprimandées : 8 000 morts à Sétif
Le jour de la victoire des alliés et de la fin de la seconde guerre mondiale, une sanglante explosion de violence est durement réprimée à Sétif (Algérie).

1945. Bourguiba quitte la Tunisie pour l'Egypte, d’où il mène la lutte anticoloniale. Il sera de retour en septembre 1949.

1946. Erik Labonne devient le nouveau résident général au Maroc. Retour d’exil d’El-Fassi.

1946. Création, le 20 janvier, de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), qui soutient le Néo-Destour. l'UGTT soutiendra également plus tard Ben Ali puis le lachera finalement favorisant sa chute

1946 Algérie : Messali Hadj fonde le Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD)

1946 Algérie : Ferhat Abbas fonde l'Union Démocratique du Manifeste Algérien (UDMA)

1947. Massacre à Casablanca

De violentes émeutes embrasent Casablanca en avril. La répression fait plusieurs centaines de morts.
Sidi Mohammed prononce un discours à Tanger, dans lequel il réclame l’indépendance du Maroc. Labonne est limogé et remplacé en mai par le général Juin.

1951. Algérie: Rupture entre Sidi Mohammed et le général Juin, soutenu par les colons conservateurs et les membres du parti extrémiste Présence française. Le général Guillaume devient le nouveau résident général.

24 décembre 1951 Proclamation de l'indépendance de la Libye

La Libye, une ancienne colonie italienne occupée depuis la Deuxième Guerre mondiale par la France et le Royaume-Uni, proclame officiellement son indépendance le 24 décembre 1951.
Lorsque la guerre de 1939-1945 se termine, la Libye est un territoire pauvre et peu peuplé - 1 million d'habitants - du Nord de l'Afrique dont les trois provinces sont occupées par le Royaume-Uni (Tripolitaine, Cyrénaïque) et la France (Fezzan). Une résolution de l'Organisation des Nations unies (ONU) prévoyant une tutelle britannique, française et italienne est rejetée en mai 1949. Elle est suivie par une proclamation d'indépendance de la Cyrénaïque qui pousse l'ONU à se prononcer, le 21 novembre 1949, en faveur d'un État indépendant, incluant les trois provinces, pour le 1er janvier 1952. La résolution est adoptée par 48 voix contre une, celle de l'Éthiopie, et neuf abstentions.
Le 24 décembre 1951, la Libye, une monarchie fédérale dont le souverain est Idriss 1er, devient le premier pays africain à accéder à l'indépendance depuis la fin de la guerre. Des élections législatives font de Mohammed Muntasser le chef du gouvernement. La Libye connaîtra un essor quelques années plus tard avec la découverte d'importantes ressources pétrolières.
source : université de Sherbrooke

1952. Tunisie: Les principaux dirigeants communistes et néo-destouriens sont arrêtés le 18 janvier. Début de la lutte armée contre le protectorat.

1953. Le sultan du Maroc est déposé en août par les Français, condamné à l’exil à Madagascar et remplacé par son cousin Ben Arafa. Sous l’impulsion des nationalistes, les grandes villes du pays se soulèvent. En décembre, l’Assemblée générale des Nations unies adopte une résolution sur le droit à l’autodétermination du Maroc.

1954. Maroc: Francis Lacoste remplace le général Guillaume.

1954. Dans un discours prononcé à Carthage le 31 juillet, Pierre Mendès France annonce l’octroi de l’autonomie interne à la Tunisie et la formation d’un gouvernement intérimaire.

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

Pendant la guerre de libération contre l'occupant français (1954-1962), Alger fut un important foyer de la lutte armée. La Bataille d'Alger constitue un moment historique de grande signification.

1954 Guerre d'Algérie

01 novembre. début de la rébellion armée

1er Novembre 0 heure declenchement de la guerre d'Algerie. Le C.R.U.A. (Comité révolutionnaire de l'unité algérienne) déclenche la rébellion armée.

-Série d'attentats ( attaques de casernes et postes militaires, incendies attaques de fermes, jets d'engins explosifs, ...) à travers différentes régions du territoire

-Mort de Ramdane Benabdelmalek Adjoint de Ben M'hidi en Zone V, Benabdelmalek, ancien membre de l'Organisation Spéciale (O.S) était l'un des 22 à la reunion du clos salembier (juillet 1954).
Il fut tué dans la nuit du 1er Novembre, non loin de cassaigne, a Bosquet, qui prendra son nom apres l'indépendance, devenant ainsi le premier martyr militaire de la revolution. Il était originaire de Constantine et, pour échapper aux recherches de la police, avait émigré en Oranie à l'instar de son chef Ben M'hidi et de Souidani Boudjemaa, originaires l'un de Biskra, l'autre de Guelma.

2 Novembre
-Stupeur et consternation dans les milieux europeens.
-Arrestation de nombreux militants et dirigeant MTLD.

3 Novembre -Roger Leonard declare:<<le mot d'ordre est venu de l'etranger>>.

5 Novembre

Le gouvernement français envoie des renforts en Algérie.
-Suspention de <<l'Algérie libre>>, organe du MTLD.
-Arrestation de membres du CRUA en Oranie.
-Accrochage dans la région de Souk-Ahras.
-Francois Mitterrand declare : << contre les séparatistes, ca ne peut etre que la guerre >>.
-Dissolution du MTLD pour :<< atteinte à l'intégrité du territoire national et à la République >>.

7 Novembre -Perquisition aux siege d'organisations politiques et parapolitiques algerienne a Paris et en province.

Arrestations, tortures, éxécutions de rebelles, opérations militaires contre les rebelles

8 Novembre

-Arrestation de Ahmed Zabana grievement blessé, Responsable de groupe dans l'Organisation Speciale(O,S) il fut Arreté en 1950 et libéré en mai 1953. Se convertissant au metier de soudeur, a Sidi-Bel-Abbes, il acquit des connaissances en matiere de fabrication de bombes artisanales. Sous les ordres de Ben M'hidi, il organise un groupe d'action et, le 1er Novembre, attaque la maison forestiere de St Lucien dont il abattit le gardien. Lors d'un accrochage dans la région de St Denis du Sig, il fut blessé et fait prisonnier.
Jugé par le Tribunal militaire d'Alger, le 3 mai 1956, et condamné a mort, il fut guillotiné a Barberousse le 19 juin 1956. Zabana laissa un extraordinaire souvenir de courage et de détermination a ses camarades de détention qui furent frappés par sa capacite d'endurance aux sévices. << En effet, témoigne un ancien détenu, blessé aux jambes, il devait ramper pour aller chercher sa gamelle sous les yeux de ses compagnons auxquels les geoliers imposaient cette scene pour briser leur moral. Zabana en profitait pour les galvaniser et les exhorter a ne pas flancher >>.

-Arrestation de Moulay Merbah a Alger.

12 Novembre -Accrochage en Kabylie.

15 Novembre -Premiere intervention de l'aviation dans l'Aurès.

20 Novembre -Mort de Badji Mokhtar, Militant MTLD des 1939, il fut elu au conseil municipal de Souk-Ahras en 1947, tout en etant responsable de la section de l'O.S. Arrete en 1950 dans l'affaire Khiari qui devoila l'organisation Spéciale, il fut condamné a 3 ans de prison. Apres sa libération en 1954, il se joignit au groupe des partisans de l'action et participe a la réunion des 22. Didouche Mourad lui confia la zone frontiere entre Souk-Ahras et la mer, qu'il dirigea jusqu'au 19 Novembre 1954 ou il fut tué dans un engagement avec les forces francaises dans la région de Medjez-Sfa, a la ferme Dali.

21 Novembre -Déclaration de F. Mitterrand au << Parisien Libere >> : << Le mouvement lancé par les émeutiers n'a pas atteint son but. Il a été déclenché trop tot, car cette opération devait etre lancée en janvier prochain. Nous le savions et avions pris toutes nos précautions >>.

23 Novembre -Le gouvernement francais accorde une aide de 34 milliards au Maroc et a la Tunisie

24 Novembre -M. Temple, ministre francais de la guerre, déclare : << les cadres de l'Indochine seront affectés a l'encadrement des Goums en Algerie.>>

26 Novembre -Voyage de F. Mitterrand en Algérie : << jusqu'au 26 novembre, il y eu 528 terroristes arretés, 60 % viennent du MTLD >>.

29 Novembre
-Mort de Grine Belgacem, jeune révolutionnaire ayant rompu avec l'administration coloniale des 1950, a l'instar de beaucoup d'Algériens, il gagna le maquis. On aime lui coller l'indicatif de
<<bandit d'honneur>> sans avoir jamais étudié la vie de cet homme qui pourtant n'avait terrorisé que les gardiens du systeme. Grine s'était mis sous les ordres de l'ALN des le 1er Novembre et sa mort dans un accrochage fut un grand soulagement pour les autorités francaises qui voyait en lui un des principaux chefs de l'insurrection, tant il les avait effrayées.
-Evacuation du douar Ichmoul dans la région d'Arris, apres de violents combats.

1 au 15 Decembre -Huit opérations d'encerclements, ratissages et controles de la population en Kabylie.

7 Decembre -F. Mitterrand déclare a l'assemblée de l'union Francaise : << Le MTLD est l'ennemi a abattre. Le gouvernement appliquera la loi sans pitié ; il n'y a pas de nuance a observer >>.

8 Decembre R. Leonard déclare a Paris-Presse : << Le Gouverneur général estime a 400 le nombre des hommes résolus qui sévissent dans l'Aures et croit que l'anéantissement de la bande de Grine Belgacem va tres sérieusement réduire les vocations.>>

10 Decembre -Le premier ministre libyen demande au gouvernement francais de retirer ses troupes du Fezzan.

20 Decembre -Opération de grande envergure dans la région de l'Ouenza avec 12 000 soldats.

22 Decembre
-Pour mettre fin aux activités clandestines du parti dissous, perquisition aux domiciles d'anciens membres du MTLD en France et en Algérie ( 208 perquisitions, 142 arrestations ).
-Huit membres du MTLD sont arretés, tous adjoints au maire d'Alger, il s'agit de Abdelhamid Ali, Mustapha Bouchakour, Mohamed Meftoul, Messaoud Zitouni, Zerargui Tahar, Abdelkader Amrani, Abdelkader Doumene et Benzirag.
Les autorités francaises etaient convaincues que le MTLD etait seul capable de déclencher un mouvement insurrectionnel. Ce qui d'ailleurs n'était pas une erreur, dans la mesure ou presque la totalité des responsables du déclenchement venaient de ce parti. Mais elles étaient loin de suivre l'évolution rapide du MTLD apres les Congres de Niort et d'Alger ou l'éclatement avait engendré la nécessité de passer a l'action pour débloquer la situation et éviter un passage a vide qui aurait pu durer indéfiniment.

23 Decembre
-Mise en état de siege de la région de Souk-Ahras.
-Opération Violette avec 4 000 soldats dans le Sud de l'Aures.

26 Decembre -Opération dans le djebel Ichmoul.

30 Decembre
-Opération Aloès en Grande Kabylie.
-Dépot de dossiers de torture auprès du procureur Général à Alger, avec plaintes dument motivées.

1955

18 Janvier Mort de Didouche Mourad chef de la zone 2 (wilayaII) dans un engagement a Boukarkar, pres de Smendou. Membre du Comité des 22, un des principaux fondateurs du FLN, il fut le premier chef de la zone 2 a disparaitre au cours d'un engagement avec les unites parachutistes du colonel Ducourneau, a Oued-Boukarkour pres de Smendou.
Ses nombreuses missions a Constantine pour le compte du parti, lui permirent d'avoir une bonne connaissance de la région. c'est pourquoi, lors de la réunion du comite des Six a la veille du déclenchement, il céda l'Algerois qu'il devait diriger et dont il était originaire, a Bitat, contre le Nord Constantinois.

L'armée française est désormais résolument en guerre contre les algériens

18 Janvier au 24 Fevrier Opération Véronique dans le Djebel Ahmar Kheddou (Aures) avec 5 000 soldats ( bombardements de villages, incendies,massacres de civils), opération visant a l'isolement des combattants de l'ALN par rapport a la population qui, privée de ravitaillement par bouclages, controles et rationnements, n'apporterait plus de soutien logistique a ces combattants. L'effet de cette opération sera insignifiant, tant les autorités militaires et civiles de la région ignoraient presque totalement les structures sociales des habitants de l'Aures et surtout les rapports établis entre ces derniers et les hommes de l'insurrection qui, depuis bien avant le 1er Novembre 1954, vivaient deja en maquisards.
Sur le plan militaire et selon la presse colonialiste, neuf combattants seulement furent tués du cote algérien. Ce résultat montre bien l'inefficacité des moyens mis en oeuvre face a l'ALN.

20 Janvier Jacques Chevallier, nommé ministre de la défense apres le remaniement opéré par Mendes-France.

23 Janvier Opération Violette dans l'Aures, prolongement de l'opération Véronique, avec 3 300 soldats, dirigée par le colonel Millet, l'opération n'eut selon la presse, que quatre tués parmi les combattants algériens. C'est dire que l'offenssive déclenchée par le Haut-Commandement de l'armée francaise contre l'Aures fut un échec total, et que la pratique de guérilla de l'ALN était efficace. La guerre des ombres allait désormais se reveler couteuse pour le gouvernement francais qui n'arretera pas de réclamer toujours plus de d'argent et de contingents pour la pacification.

25 Janvier
-Jacques Soustelle,nomme Gouverneur general a la place de Roger Leonard.
-Articles de presse relatifs a la torture.
Effectifs francais porte a 80 000 soldats contre 49 700 en Novembre 1954.

6 Fevrier Chute du gouvernement Mendes-France, Considere par les ultras d'Algerie, comme le liquidateur de l'Indochine, de la Tunisie et du Maroc, pour lesquels les negotiations en cours prevoyaient l'independance.

10 Fevrier 1955 : Création du FLN

-Discussion entre Ben Bella, Khider, Ait Ahmed, Boudiaf et Mezghana (Messaliste) au Caire qui aboutissent a une declaration commune annoncant la création du FLN.

-Adhesion de Abane Ramdane au FLN, c'est sans nul doute l'un des personnage les plus importants de la revolution algerienne. des sa liberation, il prit contact avec Ouamrane et rejoignit le FLN. Krim Belkacem le designa comme conseiller politique de la zone 4 (W. IV). C'est alors que Abane Ramdane commenca a s'imposer comme theoricien de la revolution. Rompant avec Messali et ses fideles partisans, il oeuvra au ralliement des autres partis et formations algeriennnes, au FLN. Mais c'est surtout au Congres de la Soummam qu'il montrera une grande habilete politique et une grande capacite d'organisateur.

11 Fevrier Ben Boulaid, chef de la zone 1 (wilaya I) fait prisonnier a la frontiere algero-libyenne, il devait prendre contact avec Ben Bella en Libye pour fixer un plan d'acheminement des armes, lorsqu'il fut reconnu sur renseignements par les autorites francaises en Tunisie. Apres un bref engagement ou il tua un soldat et en blessa un autre, Ben Boulaid fut Arrete. Incarcere d'abord en Tunisie, il fut transfere a la prison civile de Constantine.

12 Fevrier -Jaques Soustelle, Gouverneur general arrive a Alger.

22 Fevrier -Cinquante tirailleurs desertent et rejoignent l'ALN avec armes et bagages.

23 Fevrier -Second ministere Edgar Faure.

26 Fevrier
-Deux fidaine sont arretes apres un engagement avec un groupe de gendarmes pres du Douar Maatka (commune de Tizi-Ouzou). un troisieme fut tue. L'un des deux prisonniers derouta la police et la gendarmerie dans les interrogatoires et s'averera un personnage d'une grande importance, apres l'arrestation le 23 mars 1955 de Rabah Bitat. Il s'agit de Aziz el-Riffi.
En effet, ce ne fut qu'apres l'arrestation de Bitat, que la presse communiqua :<<L'agent de liaison entre Krim, Bitat et Ouamrane ne tardera pas a etre arrete>>. En fait, il etait entre les mains de la police. Il s'agissait de Benhamadi (ou Fettah ou Zaoui). Quelque document trouve sur Bitat fut a l'origine de l'identification du captif Benhamadi se revela etre Hamadi Aziz el-Riffi, originaire du Rif marocain. Il fut un des lieutenants de l'Emir Abdelkrim el Khattabi, dans le Comite de liberation du Maghreb et, apres avoir suivi un stage de formation militaire a Baghdad, revint au Caire avec le grade de sous-lieutenant.
Contacte en juin 1954 par Ben Bella, il fut remis a la disposition de la revolution algerienne par Abdelkrim el Khettabi et envoye en Algerie des le debut de la guerre pour servir de conseiller militaire a l'ALN.
Arrive a Alger le 12 novembre, il ne put prendre contact avec l'organisation que le 9 Decembre ou il fut conduit chez Krim Belkacem avant d'etre fait prisonnier le 26 Fevrier.
Hamadi el-Riffi fut condamne a mort le 29 janvier 1957 et execute.

3 Mars La consultation electorale prevue pour mi-mars est ajournee pour le Sud et le Sud-Est constantinois.

8 Mars -Soixante-quinze tirailleurs tuent huit soldats, emportent armes et bagages et rejoignent l'ALN.

15 Mars
-Mr. Bourges-Maunoury, ministre de l'Interieur, annonce au conseil des ministre que d'importentes mesures militaires allaient etre proposees au Conseil superieur de la Defense nationale, il ne s'agit pas de proclamer l'etat de siege, mais un etat d'exception ou d'urgence.
-Soustelle, Gouverneur general, est attendu a Paris, pour en discuter avec le ministre de l'Interieur.

Etat d'urgence

22 Mars -L'etat d'urgence en Algerie, approuve par le Conseil des ministres, est depose le meme jour a l'Assemblee nationale francaise, le gouvernement delimitera par decret les territoires ou l'etat d'urgence sera applique. Les nouvelles mesures et dispositions permetront de soumettre dans certains cas les crimes et delits a la juridiction
militaire.

23 Mars -Arrestation de Rabah Bitat, c'est le troisieme du groupe des Six et des Neuf historiques, apres Didouche et Ben Boulaid, qui disparait du theatre des operations depuis le debut de l'Insurrection, ceci sur denonciation de l'adjudant Slimane dit Djoudene. Celui-ci etait depuis longtemps un indicateur a la solde de l'administration francaise, infiltre dans le camp activiste du MTLD avant le declenchement du 1er Novembre. Il etait responsable du parti a Bouira et, beneficiant de la confiance des dirigeants du FLN, avait une certaine responsabilite au plus haut niveau de la zone 4. C'est ainsi qu'il atttira Bitat dans un guet-apens sous pretexte de lui remettre un message de la delegation exterieure.

28 Mars -Rencontre de personnalites politiques algeriennes avec Soustelle, dans l'espoir de briser la representativite unique du FLN et montrer qu'il y avait plusieurs tendances qui se declarent interlocuteurs valables. Soustelle recevra toujours dans le meme espoir, Ferhat Abbas pour l'UDMA, Toufik el Madani et Kheireddine, pour les Oulema. Mais ces personnalites etaient deja en contact direct ou non avec le FLN pour une eventuelle adhesion.

30 Mars Sur demande de Soustelle, dix huit officiers des affaires indigenes du Maroc arrivent en Algerie, sous le commandement du Lieutenant-colonel Verlier, ou ils vont etre en mission dans l'Aures.

1er Avril - L'etat d'urgence pour une periode de six mois, en Algerie, vote a l'Assemblee nationale par 379 voix contre 219 entre immediatement en application.

4 Avril - Decret fixant l'application de l'etat d'urgence aux regions auresienne, constantinois et kabyle qui englobent environ un million et demi de personnes.

13 Avril - Edgard Faure, president du Conseil declare : <<Il n'est pas normal qu'un pays(la Libye) qui doit son independance a l'initiative americaine, entretienne sur son territoire, pres des frontieres orientales de la Tunisie, des camps ou l'on forme des hommes pour la guerre de guerilla, pour des raids et des assassinats>>. Cette declaration avait pour but principal de susciter la reaction des pays membres de l'OTAN et surtout celle des Americains. Le Gouvernement francais, conscient de ses faiblesses sur le plan militaire, son armee etant dispersee en Indochine, en Tunisie, au Maroc et en Algerie, commencait des le declenchement de l'insurrection algerienne a regarder du cote des forces francaises de l'OTAN. Francois Mitterand l'avait explicite dans sa declaration au Parisien libere, le 21 novembre 1954.

22 Avril - Implantation permanente dans l'Aures de troupes legionnaires, et parachutistes.

23 Avril
- Resolution en faveur des pays maghebins, a la Conference de Bandung. Grace au soutien de Nasser, une delegation Algerienne, ou figuraient M. Yazid et Ait Ahmed, fut admise a la conference. Ce fut la premiere assise a laquelle participait l'Algerie combattante.

- Application de la censure en vertu de l'etat d'urgence.

- Constitution de milices de colons qui entreprendront des exactions a leur compte.

24 - 25 Avril

- Soustelle, accompagne du prefet de Constantine M. Dupuch et du General Cherriere, se rend a paris pour discuter de la situation en Algerie et surtout de celle de l'Aures, avec le ministre de l'interieur et les
membres du Gouvernement. A la suite des entretiens Edgare Faure - Soustelle, il fut decide la creation d'un commandement dans la zone d'urgence du Constantinois, sous l'autorite et la responsabilite du prefet. Un officier general sera charge de la direction de toutes les operations civiles et militaires, a compter du 1er mai 1955.

-Communique du Gouvernement general relatif a la resolution de Bandung. Le Gouvernement general proteste contre la resolution de Bandung sur le droit de l'independance de la Tunisie, du Maroc, et de
l'Algerie qui signifie une ingerence dans les affaires interieures francaises. Le communique insiste sur l'attitude de certains pays du groupe afro-asiatique qui abritent et entrainent des hommes comme Hamadi el Riffi.

28 Avril

- L'etat d'urgence est etendu aux communes de Biskra et d'El-Oued.

- Dans la zone d'urgence, les reunions publiques sont interdites dans la region de Batna et dans les
communes mixtes de Tebessa. Le General Parlange, chef de la region d'Agadir, nomme Commandant unique
dans l'Aures.

29 Avril Rencontre De Gaulle-Edgar Faure a l'hotel La Peyrouse a Paris ou ils s'entretiennent de la situation en Algerie.

30 Avril - Un groupe de combattants ALN attaque et desarme un goum dans la region de Philippeville.

Juin 1955. Retour de Bourguiba à Tunis, après trois ans d’emprisonnement. La Tunisie accède à l’autonomie interne

30 septembre 1955. L'Assemblée générale de l'ONU vote l'inscription à l'ordre du jour de l'affaire algérienne.

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

 

10 novembre 1955. Indépendance du Maroc

Les accords de La Celle-Saint-Cloud (6 novembre) prévoient le retour du sultan, sous le nom de Mohammed V, et l’indépendance du pays. Rentrée triomphale de Mohammed V au Maroc le 10 novembre.

12.12.1955 Les élections en Algérie sont reportées.

1956 Les algériens Ben Bella, Khider, Aït Ahmed et Boudiaf sont arrêtes; ils seront incarcérés à la prison de la Santé, en France, jusqu'en 1962

2 février 1956 : Jacques Soustelle est remplacé par Robert Lacoste.

1956. Le Maroc accède à l’indépendance le 2 mars après la signature, à Paris, de la déclaration commune mettant fin au protectorat. En avril, le Maroc récupère la zone nord, qui était jusque-là sous contrôle espagnol, et la ville de Tanger en octobre. Le pays est à nouveau unifié (à l’exception de l’enclave Ifni et de la zone de Tarfaya, demeurées sous contrôle espagnol).

1956. Proclamation de l’indépendance de la Tunisie, le 20 mars, et abrogation des traités du Bardo et de La Marsa. Bourguiba forme un gouvernement en avril et fait adopter, le 13 août, le code du statut personnel, qui instaure l’égalité juridique entre hommes et femmes.

8 avril 1956 Habib Bourguiba devient président de la 1è. Assemblée Nationale de Tunisie

11 avril 1956 Habib Bourguiba devient 1er. Ministre de la Tunisie

Avril-mai 56 : Envoi du contingent français en Algérie

20 août 1956 Les chefs F.L.N. (Front de libération nationale) de l'intérieur se réunissent pour la première fois; c'est le congrès de la Soummam d'où sortira la plate-forme du F.L.N.

15.novembre.1956 L'ONU inscrit la question algérienne à son ordre du jour.

05.décembre 1956 . Le gouvernement français dissout les conseils généraux et les municipalités en Algérie.

14 décembre 1956 : Le général Raoul Salan est nommé commandant en chef en Algérie.

1957        La bataille d'Alger      les tortures et exécutions sommaires

7 janvier : Les parachutistes du général Jacques Massu passent à l'offensive à Alger.

Le général Massu est chargé du maintien de l'ordre à Alger.

Héros de Diên Biên Phu, Bigeard fut en Algérie l’un des artisans de la bataille d’Alger au cours de laquelle il est de notoriété publique que la consommation en électricité et en eau atteignit des sommets hautement suspects. Alors colonel sous les ordres du général Massu, Bigeard commandait ces « paras » qui eurent à rétablir l’ordre en usant de méthodes assurément plus policières que militaires. Pour briser le FLN et mettre fin aux attentats à la bombe qui assassinaient des civils, l’armée française n’hésita pas longtemps. Elle tortura. Et ce faisant, elle se déshonora. Les récits qui ont pu être donnés de ces séances abominables se suffisent. Bigeard, tout en parlant d’un « mal nécessaire », n’en fut jamais fier. Il nia toujours avoir lui-même donné des ordres pour faire parler des prisonniers ou assisté à de telles pratiques. Eu égard à son grade et à ses responsabilités, il est permis d’en douter. Pour autant, force est de constater qu’aucune preuve n’a jamais été rapportée contre lui jusqu’à ce jour.
Le problème de « la question » n’en demeure pas moins entier : comment ces soldats qui pour beaucoup furent comme Bigeard résistants, souvent torturés par la Gestapo, déportés dans les camps de concentration, purent-ils à leur tour devenir des bourreaux ?
http://lesseptembriseurs.blogspot.com/2010/06/mort-du-general-bigeard.html

les parachutistes du général Massu parvinrent difficilement à écraser les groupes nationalistes. Les Français eurent recours à des méthodes de plus en plus coercitives. L’armée française brûlait les villages dont les habitants étaient soupçonnés d’aider les insurgés ; la torture était largement utilisée, tandis que certains villageois étaient déportés dans des camps de regroupement. Des barrages électrifiés furent plantés le long des frontières tunisienne (la ligne Morice) et marocaine, afin d’isoler le commandement général du FLN de ses unités en Algérie.


Soldats de l'armée du FLN, l'Armée de libération nationale (ALN).
Document extrait d'un reportage américain sur le quartier général des rebelles dans le massif de l'Atlas,
tourné au début de 1957. Les armes sont des mitrailleuses britanniques.
http://membres.multimania.fr/laibml/algerie.htm

Mohamed Moulay a perdu son père le 3 mars 1957 sous la torture de Jean Marie Le Pen.

Dans la nuit, une patrouille d'une vingtaine de parachutistes conduite, selon les témoins, par un homme grand, fort et blond, que ses hommes appellent "mon lieutenant" et qui se révèlera plus tard être Jean-Marie Le Pen, fait irruption au domicile des Moulay, un petit palais de la Casbah d'Alger. Ahmed Moulay, le père, 42 ans, va être soumis à la "question" sous les yeux de ses six enfants et de sa jeune femme.
Supplice de l'eau, torture à l'électricité... Le calvaire va durer plusieurs heures. C'est l'ère de "la torture à domicile" mise en œuvre par l'armée française pendant la "bataille d'Alger". Ahmed Moulay refuse de donner les noms de son réseau du FLN. Il va en mourir.
Quand Le Pen quitte le domicile des Moulay, à l'aube, laissant derrière lui un cadavre, il oublie sur place un poignard. L'un des jeunes fils du supplicié, Mohamed, 12 ans à l'époque, le trouve et le cache dans le placard du compteur électrique, "sans bien savoir pourquoi". Le lendemain et le surlendemain, Jean-Marie Le Pen et ses hommes reviennent et mettent la maison à sac pour retrouver le poignard. En vain. L'enfant se tait.
Devenu adulte, Mohamed Moulay gardera l'arme chez lui, pendant quarante ans. Le poignard arrivera en France, début 2003, dans la valise de l'envoyée spéciale du Monde à Alger. Il servira de pièce à conviction dans le procès que le leader du Front national a intenté au journal pour "diffamation".
Jean-Marie Le Pen perdra ce procès. Il perdra également son appel et verra son pourvoi en cassation rejeté. Le poignard se trouve toujours à Paris, dans le coffre-fort de l'avocat du Monde, Yves Baudelot. Il va repartir en Algérie d'un mois à l'autre pour rejoindre le musée des moudjahidine. C'était le vœu de Mohamed Moulay. Il s'agit d'un couteau des Jeunesses hitlériennes, fabriqué dans la Ruhr dans les années 1930. Sur le fourreau, on peut lire distinctement : J.M. Le Pen, 1er REP.
http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2012/05/02/mohamed-moulay-l-homme-au-poignard-de-le-pen-est-mort_1694213_3382.html?google_editors_picks=true

1957. Mohammed V prend le titre de roi du Maroc en août. Son fils Hassan II est désigné comme son successeur.

27 juillet 1957. Abolition de la monarchie en Tunisie, et proclamation de la République, dont Bourguiba devient le premier président.

20.09 1957. L'ONU inscrit la question algérienne à son ordre du jour.

24 septembre : Le général Massu gagne la bataille d'Alger.

Coécrit avec Franco Solinas, « La Bataille d’Alger » s’articule autour d’un épisode précis, le moment où le 7 octobre 1957 les parachutistes français envahissent la Casbah d’Alger pour capturer Ali la Pointe, le responsable de la guerilla dans la ville alors en état de siège. Pour Pontecorvo et Solinas le projet du film, qui s’intitulait alors « Paras », datait de bien avant la fin de la guerre d’Algérie. Les deux hommes avaient même mené une enquête journalistique dans la Casbah réputée alors comme dangereuse selon les journalistes européens. Mais pour mener à bien leur projet, ils durent en fait attendre l’indépendance de l’Algérie. Les nouvelles autorités algériennes aidèrent alors le film en le subventionnant, allant même jusqu’à le superviser et contrôler son exécution
http://www.filmotv.fr/film/1184/la-bataille-d-alger.html

29.novembre. L'Assemblée nationale vote la loi-cadre et la loi électorale de l'Algérie.

La fin de la bataille d'Alger ne signifie pas la fin de la guerre


4 décembre 1957 : 3 attentats du FLN

1958

1958. Déclenchement, en janvier, de l’opération militaire franco-espagnole contre l’Armée de libération du Sud marocain (ALSM) au Sahara occidental. Accord entre l’Espagne et le Maroc sur la rétrocession de la province de Tarfaya le 1er avril. Début de l’insurrection du Rif, écrasée par les Forces armées royales (FAR) quelques mois plus tard.

7 janvier : Début de l'exploitation du pétrole saharien.

1958. bombardement de Sakiet Sidi Youssef

Tunisie: Le 8 février, l’aviation française bombarde le village de Sakiet Sidi Youssef, qui abrite un camp du FLN algérien : près de 70 villageois sont tués. Ce bombardement marqua un tournant dans le conflit. L’émotion fut grande dans l’opinion internationale, déjà alertée par une partie des intellectuels français qui dénonçaient sans relâche l’usage de la torture.
En France, le prolongement de la guerre d’Algérie contribua à la faillite de la IVe République et au retour au pouvoir du général de Gaulle.

15 avril : Chute du gouvernement Gaillard: crise ministérielle de trente-sept jours.

26 avril. 30 000 Algérois demandent un Gouvernement de salut public après la chute du gouvernement Gaillard.

13.mai. Un Comité de salut public est créé à Alger sous la présidence du général Massu; on fait appel à de Gaulle.
13 mai : A Alger, la foule envahit les bâtiments administratifs et applaudit le Général de Gaulle.

15 mai. De Gaulle se déclare prêt à assumer les pouvoirs de la République.

1 juin L'Assemblée nationale investit de Gaulle par 339 voix contre 224.

4 juin : Tournée triomphale du Général de Gaulle en Algérie: "je vous ai compris!".

19 septembre : Formation du gouvernement provisoire de la République Algérienne. (G.P.R.A.)

28 septembre La nouvelle Constitution est approuvée par référendum (79 % de oui en métropole, 95 % en Algérie).

23 octobre De Gaulle propose au F.L.N. la paix des braves.

Décembre : Le Général Challe et Paul Delouvrier remplacent le général Salan.

21 décembre De Gaulle est élu président de la République.

De Gaulle, dès son entrée en fonction, promit de maintenir l’Algérie française, mais en faisant de tous les Algériens, y compris les musulmans, des « Français à part entière ».

1959

Janvier : Élaboration du plan Challe basé sur le principe de pacification.

1959. Maroc: Scission au sein de l’Istiqlal en décembre : Mehdi Ben Barka crée l’Union nationale des forces populaires (UNFP), d’inspiration socialiste et anti-impérialiste.

1959. Promulgation de la Constitution Tunisienne le 1er juin et instauration d’un régime présidentiel. Le 17 juin, la France signe un accord garantissant le retrait de ses troupes de tout le territoire tunisien à l’exception de la base navale de Bizerte.

22 juillet : Offensive Challe: opération "Courvoie".

16 septembre De Gaulle proclame le droit des Algériens l'autodétermination. Devant la gravité de la situation, alors que la résistance algérienne ne désarmait pas, que la lassitude gagnait la population métropolitaine et que l’isolement international de la France s’accroissait, il se prononça, en septembre 1959, en faveur du droit des Algériens à l’autodétermination. Des négociations s’ouvrirent avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), l’organe exécutif du FLN constitué dans la clandestinité.

1960

19 janvier : Le Général Massu est muté en métropole pour avoir critiqué la politique du général de Gaulle.

Indignés, les Français d’Algérie tentèrent en vain de se soulever au début de l’année 1960.

24 janvier : "Semaine des barricades"; les "ultras" tirent sur les gendarmes.

29 janvier : Discours de De Gaulle; la révolte s'éteint.

30 mars : Le général Challe démis de ses fonctions de commandant en Chef en Algérie.

25-29 juin : Les pourparlers de paix de Melun se soldent par un échec.

6 septembre : "Manifeste des 121" sur le droit à l'insoumission.

22 novembre : Création d'un poste de ministre d'état des affaires algériennes confié à Louis Joxe.

23 novembre : Départ de Paul Delouvrier.

20 décembre : Les Nations Unies reconnaissent à l'Algérie le droit à l'autodétermination.

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi



1961

08.01. La politique algérienne du général est approuvée par référendum (75 % de oui).

25 janvier : Première manifestation de l'O.A.S.; assassinat de Me Popie.

Quelques jours après ses déclarations dans l'émission "5 colonnes à la une", le 25 janvier, il est poignardé dans son cabinet, rue de l'Abreuvoir. Deux jeunes gens, spécialistes du close-combat lui ont porté huit coups de poignard dont un au coeur. L'avocat libéral, haï des mouvements ultras, est la première victime de l'action que les divers groupes « patriotiques » d'Alger ont décidé de mener. Sa mort est accueillie avec satisfaction par ceux qui depuis la « bataille d'Alger » connaissent son action au sein du mouvement libéral. Les autres, la troupe, la masse qui apprend le nom de l'avocat en même temps que les circonstances de sa mort, n'ont qu'une réaction : s' ils l'ont buté, c'est qu' ils savaient à qui ils avaient affaire. Désormais ils ont raison. On ne les connaît pas encore, le sigle O.A.S. n'a pas fait son apparition, mais « ils » défendent l'Algérie française. Peu importent les moyens qu'ils emploient.
http://www.histoire-en-questions.fr/guerre%20algerie/oas-organisation-popie.html

l'OAS est créée le 11 février 1961 après une rencontre à Madrid entre Jean-Jacques Susini et Pierre Lagaillarde. Le sigle OAS apparut sur les murs d'Alger le 16 mars 1961, accompagné du slogan « L'Algérie est française et le restera ». Le nom OAS fait volontairement référence à l’Armée secrète de la Résistance. L'OAS ne consiste pas en une unique organisation centralisée, mais est généralement divisée en trois branches, plus ou moins indépendantes entre elles, et parfois en rivalité : OAS Madrid, OAS Alger, et OAS Metro

Entre Alger et Madrid, c'est la noria des activistes. Lagaillarde reçoit beaucoup. Beaucoup plus que Salan qui est désormais flanqué de Jean-Jacques Susini.
Lors des Barricades, Lagaillarde a symbolisé la résistance pied-noir. Susini n'a été que l'inspirateur d'Ortiz, qui a filé lorsque la menace se précisait. Au procès des Barricades Lagaillarde a paru sympathique, il a su remuer les tripes de ses auditeurs, toucher les points sensibles, parler de la population désespérée, des promesses faites depuis le 13 Mai. Susini froid théo­ricien, mû par une passion contenue, n'a réussi qu'à faire peur en exposant des théories national-socialistes.
Susini. Son visage blafard, son austérité, l'apparence raide et froide qu'il affiche volontiers glacent l'interlocuteur. Susini a besoin de vivre à l'ombre d'un nom. Après Ortiz, un mauvais cheval, le jeune fanatique choisit Salan. Et inexplicablement le Chinois « marche ». A l'étonnement de ses proches.
Pour l'heure, malgré le prestige et la renommée, Salan est un homme seul. Susini aussi. Ni troupes ni organisation à Alger. Lagaillarde les a. Et il s'en vante. Il faut faire cause commune avec lui. Et Lagaillarde a une idée géniale. Fort de l'appui de ses groupes armés et des bonnes relations qu'il entre­tient avec les hommes du F.A.F. clandestin, il décide,en accord avec Salan, l'unification des mouvements de diverses tendances. lorsque Lagaillarde parle d'unification, il sous-entend qu'il en sera le patron ! Cela ne trompe personne. On discute, on ergote, mais la proximité du danger gaul­liste et arabe balaye bien des préventions. Il ne faut pas se fâcher. Lagaillarde est précieux. Il fournit les troupes... et un nom aux commandos « patriotiques » enfin réunis : Organisation armée secrète. O.A.S.

http://www.histoire-en-questions.fr/guerre%20algerie/oas-organisation-creation.html

Condamné à mort par deux fois par la Cour de sûreté de l’Etat, il revient en France après l’amnistie de 1968.
Propriétaire et dirigeant d’une entreprise de sécurité, il se présente sous l’étiquette du Front National aux élections législatives à Marseille en 1997 et obtient 45% des suffrages au deuxième tour.
Raoul Salan condamné à la prison à perpétuité, amnistié en 1968.
En 1982, à la suite de l’amnistie votée par le Parlement, est réintégré dans ses prérogatives de général d’armée et de grand-croix de la Légion d'honneur.
Mort le 3 juillet 1984 à l’hôpital des armées du Val-de-Grâce.
Il repose au cimetière de Vichy. L'inscription sur sa tombe porte seulement, en plus de son prénom, de son nom et des années de naissance et de mort, la mention : « Soldat de la Grande Guerre ».
Pierre Lagaillarde député d'Alger et parachutiste
Il est condamné par contumace en mars 1961 à dix ans de réclusion criminelle, et déchu de son mandat de député le 5 mai 1961.
Il bénéficie de la loi d'amnistie en 1968.

Des gens dont certains honorent encore la mémoire dans un article à la limite du révisionisme où ils sont présentés comme de : "valeureux résistants"
"Le Collectif R.N.F.A. (Rasemblement National des Français d’Algérie) organise, le 23 Janvier 2010, à Cagnes sur Mer, une manifestation du Souvenir à l’occasion du 50e anniversaire des Barricades d’Alger. Le lendemain, le 24 janvier, Jean-Marie Le Pen tiendra un meeting à Toulon et ce sera l’occasion pour le Front National de commémorer également l’anniversaire de cette journée historique par le dépôt d’une gerbe qui sera effectué par Jean-Louis Bouguereau, Président du Groupe FN à la Région PACA. Il est bon de rappeler ici que Jean-Marie Le Pen, a été le seul homme politique d’envergure à avoir soutenu les partisans de l’Algérie française et à avoir combattu, les armes à la main, pour défendre les Pieds-Noirs et les partisans de l’Algérie française.
19 des principaux acteurs furent arrêtés, emprisonnés et jugés. Six d’entre eux en fuite furent condamnés à de lourdes peines, dont Ortiz, Lagaillarde, Susini et Ronda. Ces valeureux résistants restent à jamais gravés dans une mémoire collective reconnaissante.
"
http://www.nationspresse.info/?p=73626

le premier tract de l'OAS :
"Français de toute origine, La dernière heure de la France en Algérie est la dernière heure de la France dans le monde, la dernière heure de l'Occident....Algériens de toute origine, En luttant pour l'Algérie française, vous luttez pour votre vie et votre honneur, pour l'avenir de vos enfants, vous participerez ainsi au grand mouvement de rénovation nationale."
http://www.histoire-en-questions.fr/guerre%20algerie/oas-organisation-tract.html.

Aujourd'hui en 2012 : on voit que l'Algérie est indépendant depuis 50 ans mais la France est toujours là ainsi que l'Occident. On peut également apprécier l'expression de "rénovation nationale" qui fait furieusement penser à l'expression de "révolution nationale" de Vichy.

1961. Maroc: Mort de Mohammed V le 26 février. Hassan II accède au trône le 3 mars.

31 mars 1961 : Assassinat par l'OAS de Camille Blanc, maire d'Evian, qui avait accepté que sa ville reçoive des délégués FLN en négociation avec le gouvernement français.

23 avril 1961 : Arrivée à Alger du Général Raoul Salan en provenance de Madrid et qui se joint aux Généraux Maurice Challe, André Zeller et Edmond Jouhaud.

25.04. Putsch des généraux à Alger; de Gaulle assume les pleins pouvoirs aux termes de l'article 16 de la Constitution.

En avril 1961, les généraux Challe, Salan, Jouhaud et Zeller organisèrent à Alger un putsch qui avorta. L’Organisation de l’armée secrète (OAS), regroupant des militaires et des colons extrémistes, s’associa au complot. Ils menèrent de front une violente campagne terroriste contre le FLN, la population musulmane et contre les autorités françaises. Mais la plus grande partie de l’armée française en Algérie, composée, pour l’essentiel, d’appelés, demeura fidèle au gouvernement.

L'OAS et les civils sont écartés par les Généraux. Le Mouvement France Résurrection est à la tête de l'organisation. Il agit en contact permanent avec les officiers des Commandos de l'Air qui s'assurent des points stratégiques à Alger, arrêtant les tenants du Gouvernement. Le 1er REP sous les ordres du Commandant Hélie de Saint Marc assure la sécurité du Gouvernement Général où se trouvent les putschistes et quadrille la ville. Mais ni l'Oranie ni le Constantinois ne rejoignent le mouvement.

28 avril 1961 : En une semaine 200 officiers et 400 civils sont arrêtés par le pouvoir gaulliste en France, trois régiments sont dissous. Mise en place du Haut Tribunal Militaire.

En rade d'Alger, six bâtiments de l'escadre française ont leurs canons pointés sur la ville. Le couvre-feu a été fixé à 21 heures. Tous les quartiers sont quadrillés par de nombreuses unités de gardes mobiles et de C.R.S. Le dispositif policier et militaire finira par atteindre 25 000 hommes... Les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits. Les cours de préparation militaire sont suspendus. Un seul des trois quotidiens algérois est autorisé à reparaître : Le Journal d'Alger de tendance libérale et appartenant à un ancien député milliardaire : Blachette, surnommé « le roi de l'alfa ». Le conseil de l'ordre des avocats est dissous. Des policiers sont suspendus ou emprisonnés. 115 C.R.S. pieds-noirs sont mis aux arrêts à Oran. Des magistrats, des maires, des conseillers généraux sont démis de leurs fonctions.
D'innombrables barrages entravent les rues, les boulevards, les routes, de leurs chevaux de frises, de leurs herses et de leurs auto-mitrailleuses. Aucun véhicule n'échappe aux contrôles. Un lieu de naissance en métropole équivaut bien souvent à un sauf-conduit et les clandestins sauront s'en souvenir plus tard, quand ils se feront établir de faux documents. En une semaine, neuf mille perquisitions ont lieu dans la ville ! Trois cent dix arrestations sont opérées et deux mille armes sont saisies. Au siège de la Délégation générale, Coup de Frejac le directeur de l'Information, commente le bilan avec une certaine fierté. Ce haut-fonctionnaire est optimiste. Pour lui, il ne fait aucun doute que la population ne suivra pas ces désespérés et ces volontaires qui se sont déjà mis en marge de la France et de l'Algérie. Il va très vite se rendre compte qu'il s'est trompé.
Plus tard, parviendront les. échos des interrogatoires musclés effectués à la caserne des Tagarins et à l'école de police d'Hussein Dey. Plus tard, également, parviendront les témoignages des pénibles conditions d'internements arbitraires des détenus, assignés à résidence par mesure préentive, dans les camps commet Djorf, le plus sinistre, planté à la limite du désert, que le ministre des Affaires algériennes Louis Joxe, lui-même, fera fermer après avoir fait déplacer le directeur. Les camions de gardes mobiles qui circulent dans la ville, les blindés légers postés aux carrefours, les rafles effectuées sans ménagement par des policiers encadrés de sections de C.R.S., contribuent à accroître la colère de la population algéroise.

http://www.histoire-en-questions.fr/guerre%20algerie/oas-organisation-repression.html

Au début du mois de mai, un premier briefing se tient dans un appartement d'une H.L.M. du quartier du Champ de Manoeuvres à Alger. Le général Gardy, ancien inspecteur général de la Légion étrangère, les capitaines Sergent et Ferrandi, les lieutenants Deguel­dre et Godot, Jean-Jacques Susini, le docteur Jean-Claude Pérez, deux journalistes, André Seguin et Georges Ras ainsi que Dominique Zattara, maire adjoint du 8e arrondissement, homme populaire et écouté dans la ville, en­tourent le colonel Godard qui a déjà tracé les bases de l'Organisation.
L'organigramme de l'O.A.S. est donc fin prêt. Le général Salan en est le chef. Son adjoint : le général Jouhaud. Le général Gardy, nommé chef d'état-major, est assisté du colonel Godard. L'action psychologique et politique est confiée à Jean-Jacques Susini, les renseignements et opérations au docteur Jean-Claude Pérez. Le lieutenant Roger Degueldre prend la direction des commandos Deltas chargés des opérations ponctuelles, c'est-à-dire des exécutions. Le colonel Gardes s'occupe de l'organisation des masses et de la structuration. Les finances sont placées sous l'autorité de Georges Médeu puis, plus tard du colonel Gorel. Deux services chargés de noyauter la police et l'Armée sont organisés.

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11 mai 1961 : Attentat FLN à la grenade dans un café : 1 mort, 18 blessés.

19 mai 1961 : Attentat FLN à la grenade au boulodrome : 1 enfant de 10 ans tué, 11 blessés.

20.05. Ouverture des pourparlers d'Evian.

22 mai 1961 : Dix attentats FLN font 5 morts et 12 blessés, attaque d'un convoi à Miliana, 7 morts et 5 blessés, à Sidi Aïch, 8 soldats tués.

23 mai 1961 : Embuscade FLN, 11 soldats tués, 10 blessés.

31 mai 1961 : Assassinat par l'OAS du commissaire Roger Gavoury, chargé de la lutte anti OAS.

Roger Degueldre, baptisé Delta dans la clandestinité, assigna à son commando Delta 1 sa première opération ponctuelle. C'était un euphémisme inventé lui aussi par le lieutenant pour désigner un meurtre. Dans quelques semaines, faire une ponctuelle deviendra une expression courante parmi les membres des commandos Delta. Deux légionnaires, dont Bobby Dovecar, et trois civils, dont le fils d'un commissaire de police, exécutèrent dans la nuit du 31 mai le commissaire Gavoury, symbole de la répression organisée par le pouvoir contre les patriotes. A cinq contre un, dans le silence d'un petit studio, l'exécution au poignard parachutiste d'un policier sans défense fut la première action dont l'O.A.S. s'enorgueillit. Un traître abattu ! Tel serait désormais le sort de tous les traîtres, c'est-à-dire de ceux dont l'opinion ne serait pas celle des membres de l'Organisation armée secrète. Ce 31 mai marquait le début de la guerre civile.
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Canard enchainé 6 juin 2012 page 4........

18 juin 1961 : Blacy, entre Vitry-le-François (Marne) et Loisy-sur-Marne : déraillement dans une courbe du Strasbourg – Paris, 27 morts et 170 blessés. La cause de l'accident serait éventuellement un attentat au plastic de l'OAS. Ce serait l'attentat le plus meurtrier en France depuis la Seconde Guerre mondiale

20 mai-28 juillet : Échec des premiers entretiens d'Évian.

1961. Tunisie: « Crise de Bizerte » : en juillet, de violents affrontements entre l’armée française et la population autour de la base font, selon les estimations, entre 600 et 2 000 morts côté tunisien. Un cessez-lefeu est signé le 23 juillet. La France évacue Bizerte le 15 octobre.

14.07. Algérie Recrudescence des attentats de l'O.A.S. (Organisation Armée Secrète).

été 1961 : L'OAS interdit aux Français d'Algérie de partir en vacances. Une trentaine de plasticages punitifs frappe les récalcitrants.

Le fossé est devenu ravin. Qui se risquera à le franchir sera impitoyablement éliminé. La dernière épreuve de force est engagée. Dans chaque quartier, les forces se rassemblent, s'unissent. Contre-terroristes de l'époque d'Ortiz et de Kovacs, U.T. de choc des Barricades, groupes Lagaillarde, fascistes de Jeune Nation, paras déserteurs du 24 janvier ou de décembre 1960, nostalgiques de Pétain et de Vichy. Et puis tous les jeunes, et les moins jeunes, la majorité qui ne comprennent rien à rien. Pour lesquels une croix celtique n'est qu'un emblème national. Qui acceptent tout et sont prêts à accepter plus encore de la part des chefs qui prétendent défendre leur Algérie française. La Grande Tromperie commence.
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La première émission pirate a lieu le 5 août 1961: « Ici Radio-France, la voix de l'Algérie française. Augmentez la puissance de votre récepteur. Ouvrez vos fenêtres. L'Organisation Armée secrète vous parle ». Dans Alger, c'est du délire. Les transistors sont placés sur les balcons afin que tous entendent le message du général Gardy . Ainsi, en ce milieu de l'été, à Alger, Oran, Bone et un peu moins Constantine, l'O.A.S. est désormais opérationnelle. Son seul problème : les finances. Le mouvement clandestin compte déjà près d'un millier de « permanents » déserteurs ou civils ayant quitté leur profession et avec charge de famille. Les fonds de l'Organisation leur sont donc avant tout réservés. Et l'argent fait défaut à la poursuite du combat. L'intensification des collectes est alors décidée. Des carnets à souches de couleur rose sont imprimés aux initiales de l'O.A.S. qui, en cette circonstance, vont signifier Office d'action sociale . La population participe pleinement à cet impôt solidarité auquel viendra s'ajouter plus tard le produit des hold-up commis un peu partout dans les villes d'Algérie. Banques, postes, trésoreries seront bientôt dévalisées sans opposition.
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7 septembre 1961 : Arrestation de Maurice Gingembre, intermédiaire entre les trois branches de l'OAS.

11 septembre 1961 : à la suite d'un attentat FLN dans le quartier juif d'Oran, affrontements entre communautés juive et musulmane.

21 septembre 1961 : Assassinat par l'OAS du commissaire Goldenberg, successeur de Roger Gavoury.

23 septembre 1961 : Attentat à la bombe de l'OAS contre les locaux de Témoignage chrétien, à Paris. Journée des casseroles à Alger.

25 septembre 1961 : Évasion du colonel Vaudrey et du capitaine De Saint Rémy de l'hôpital Bégin.

6 octobre 1961 : Arrestation par les autorités espagnoles d'une quinzaine de membres du groupe OAS de Madrid (dont Pierre Lagaillarde, Joseph Ortiz, Charles Lacheroy et Antoine Argoud).

11 octobre 1961 : Arrestation d'Albert Dovecar.

Massacre du 17 octobre 1961

la journée sanglante du 17 octobre 1961 occupe une place d'honneur dans la liste des atrocités commises par l'Etat français durant la guerre d'Algérie. Ce jour-là, à l'initiative du Front de libération nationale (FLN), 30 000 Algériens descendent manifester dans les rues de Paris pour protester pacifiquement contre le couvre-feu décrété à leur intention par le préfet de police, Maurice Papon. La police, chauffée à blanc par les nombreuses pertes que lui font subir les attentats du FLN sur le territoire français, et couverte par ses autorités de tutelle, se livre à une répression sanglante, dont le nombre de victimes est estimé entre 80 et 200 morts. Les cadavres seront, pour certains, retrouvés flottant dans la Seine. Aucune reconnaissance ni réparation officielles depuis lors.
Deux documentaires inédits sortent le mercredi 19 octobre 2011, en salles. Le premier est, à tous égards, exceptionnel. Il s'agit d'Octobre à Paris, de Jacques Panijel. Réalisé dans la foulée de la manifestation, ce film intense et bouleversant, aussi incroyable que cela puisse paraître, n'a jamais été exploité en salles, même s'il a fait à plusieurs reprises l'objet de projections illégales. Victime jusqu'en 1973 de la censure gouvernementale, le film n'est pas davantage distribué par la suite, Jacques Panijel s'opposant à sa sortie tant qu'on lui refusera de lui adjoindre un préambule mettant en cause un "crime d'Etat". Il mourra donc, le 10 septembre 2010, sans avoir la satisfaction d'assister à la sortie du film, désormais précédé d'une préface qui éclaire la responsabilité de ce massacre programmé.
Biologiste et ancien résistant, cet homme de conviction est, en 1959, le cofondateur, aux côtés de l'historien Pierre Vidal-Naquet et du mathématicien Laurent Schwartz, du comité Audin, consacré à Maurice Audin, un mathématicien communiste assassiné deux ans plus tôt à Alger par les parachutistes français. Après la manifestation du 17 octobre 1961, ce comité charge Panijel de réaliser un film pour témoigner de l'événement. Le tournage, doté d'un opérateur de fortune et réalisé clandestinement grâce à l'entremise du FLN, démarre dès la fin du mois d'octobre 1961 et se prolonge jusqu'en mars 1962.
Des hommes, des femmes et des enfants effrayés, humiliés, qui disent, quand ils n'en montrent pas les stigmates sur leur corps, l'aveuglement d'une idéologie et l'abjection d'une politique. Arbitraire de la répression, tabassage meurtrier des manifestants, noyades délibérées dans la Seine, fusillades, suivis du parcage bestial au Palais des sports, des tortures sadiques des supplétifs harkis dans les caves de la Goutte d'or, des descentes provocatrices dans les bidonvilles de la banlieue.
On aura beau jeu, bien sûr, de reprocher à ce film la partialité de son regard. Après tout, on était en guerre et le FLN ne faisait pas non plus dans la dentelle. Mais toute la beauté d'Octobre à Paris vient précisément du fait qu'il n'en veut rien savoir. Que seules l'occupent la trahison de la démocratie, la honte du rôle historique joué alors par la France et l'indignation face à la barbarie civilisée qui s'abat sciemment sur des protestataires désarmés. C'est ce sentiment de révolte morale, ce sursaut de la conscience qui confèrent au film non seulement sa puissance émotionnelle, mais aussi sa manière incroyablement vivante de filmer les gens, leur parole et les lieux chargés de souffrance (chambrettes, caves, cafés, bidonvilles) qui les réunissent.
Ici on noie les Algériens, réalisé en 2011 par Yasmina Adi, jeune femme d'une trentaine d'années, est un honorable démarquage de ce film matriciel (évocation de l'événement selon les mêmes procédés) ou, mieux, un complément qui en actualise douloureusement la portée (les témoins d'aujourd'hui, dont les veuves des victimes, attendent toujours la reconnaissance officielle du préjudice qui leur a été infligé). D'un documentaire contemporain, il était toutefois légitime d'exiger une approche historique un peu plus fouillée. Les spectateurs qui auraient la curiosité de voir les deux films ne manqueront pas, en tout cas, de relever ce détail, qui n'en est pas un : tous les personnages d'Octobre à Paris parlent français, tous ceux d'Ici on noie les Algériens parlent arabe. A croire que le demi-siècle d'intégration qui les sépare charrie bien des cadavres.
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/10/14/octobre-a-paris-et-ici-on-noie-les-algeriens-le-17-octobre-1961-la-justice-se-noya-dans-la-seine_1587857_3476.html


http://www.icionnoielesalgeriens-lefilm.com/

Le 17 octobre 1961, en pleine guerre d'Algérie, le mouvement indépendantiste du Front de libération nationale (FLN) exhorte à manifester pacifiquement contre le couvre-feu imposé aux travailleurs algériens par le préfet de Paris, Maurice Papon. Contre ce qu'il qualifiait de mesure «à caractère raciste» mais qui entravait surtout ses activités, le FLN demande aux travailleurs de sortir en famille et de se débarrasser de tout ce qui peut être assimilé à une arme. Cet appel se déroule dans un climat tendu : une série d'attentats contre des policiers a fait 11 morts entre fin août et début octobre. Entre 20.000 et 30.000 personnes convergent vers Paris et font face à une répression policière sanglante. D'après plusieurs témoins, les forces de l'ordre tirent à balles réelles et jettent des hommes dans la Seine. Environ 12.000 manifestants sont interpellés et regroupés. Certains torturés. Le bilan officiel est de trois morts et 64 blessés. Mais les historiens estiment que le décompte réel se situe probablement autour de 200 morts, voire «plusieurs centaines».
Cinquante ans après la répression de la manifestation d'Algériens du 17 octobre 1961 à Paris, la gauche a pris la tête des commémorations.
À Paris, Bertrand Delanoë a commémoré le massacre aux côtés de l'ambassadeur d'Algérie, Missoum Sbih. Le maire de la capitale a souhaité que ce «crime couvert ou décidé par les autorités de la France «soit reconnu par la ville de Paris où la répression a eu lieu. «Ce sont des policiers en tenue qui ont assassiné. Nous demandons au président de la République de dire que c'est un crime d'État qui a été commis», a rappelé M'Hamed Kaki, «passeur de mémoire» et président de l'association Les Oranges à Nanterre d'où étaient partis de nombreux manifestants. La France «doit faire face à son passé» mais «ne doit certainement pas présenter des excuses», a répondu le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/17/01016-20111017ARTFIG00634-manifestations-a-paris-en-memoire-du-17-octobre-1961.php

31 octobre 1961 : Assassinat du commissaire Pellisier par l'OAS.

De septembre à décembre 1961, l'OAS est en phase de montée en puissance. Mais l'État français est soutenu par l'opinion publique métropolitaine et la majorité des musulmans algériens, l'armée reste légitimiste et l'OAS ne parvient pas à obtenir de nouveaux ralliements. À partir de janvier 1962, elle se radicalise et se lance dans une insurrection armée

10 novembre 1961 : Assassinat de l'inspecteur René Joubert par l'OAS.

16 novembre 1961 : un meeting organisé à la Mutualité par le Comité de Vincennes (créé par Jacques Soustelle et Georges Bidault) rassemble à Paris plusieurs milliers de personnes qui acclament le général Salan. Le Comité est dissous la semaine suivante.

20 novembre 1961 : Assassinat par l'OAS de William Lévy, secrétaire général de la SFIO à Alger.

Décembre 1961 : Création dans le Constantinois à proximité de Guelma, du maquis Bonaparte, par Roger Holeindre, intégrant entre autres une douzaine d'évadés OAS des prisons françaises en Algérie et l'ex capitaine André Troise. Ce maquis sera arrêté par l'armée française le 6 février 1962. Création dans l'Algérois du commando Albert qui comptera jusqu'à 42 membres par l'adjudant de la légion Giorgio Adamo Muzzati, et dont le commandant Paul Bazin prendra la tête fin mars 1962. Il sera détruit le 10 avril 62 par l'ALN, une quinzaine de membres seront massacrés. Seul un corps sera identifiable, celui du commandant Bazin. Il y aura 14 rescapés qui ont réussi à s'échapper pendant la bataille.

16 décembre 1961 : Assassinat par l'OAS à Oran du lieutenant-colonel Rançon, chef de la sécurité militaire, chargé de la lutte anti OAS au sein des officiers de l'armée.

3 janvier 1962 : assassinat à Alençon d'Alfred Locussol, fonctionnaire réputé pro-FLN, par un commando OAS venu d'Algérie.

4 janvier 1962 : attaque à Paris par l'OAS du siège du Parti communiste.

12 janvier 1962 : Michel Liévin des commandos Delta est capturé par les barbouzes.

17 janvier 1962 : nuit bleue à Paris. L'OAS fait sauter une vingtaine de bombes. L'une d'elles vise l'immeuble du vice-président du Sénat Geoffroy de Montalembert . Une quinzaine d'attentats seront également commis une semaine plus tard.

7 février 1962 : plusieurs attentats à la bombe par l'OAS sont menés en région parisienne. Celui visant l'appartement d'André Malraux à Boulogne-sur-Seine blesse grièvement une fillette de quatre ans, ce qui choque profondément l'opinion publique. Le lendemain, une manifestation visant à dénoncer les actions de l'OAS débouche sur le drame de la station de métro Charonne.

7 février 1962 : le capitaine Philippe Le Pivain, chef de l'OAS du secteur de Maison Carrée, banlieue d'Alger, est abattu à un barrage par les gendarmes mobiles. À la suite de sa mort, le général Salan autorise le 23 février l'ouverture automatique du feu contre les gendarmes mobiles et les CRS.

1962

8 février 1962 les morts du métro Charonne

le 8 février 1962, les organisations de gauche, communistes au premier chef, appelèrent à protester contre la campagne d’attentats que menait l’OAS en métropole. Interdite par le pouvoir gaulliste, la manifestation ­ rassemblant sans doute quelque 20 000 personnes ­ fut sévèrement réprimée, les charges de la police causant neuf morts à la station Charonne. Au mépris de l’évidence, ce « massacre d’Etat » fut avec constance nié par les autorités politiques et policières, promptes à imputer la faute à l’irresponsabilité des chefs communistes, à la violence des manifestants, voire à une provocation de l’OAS. Il n’en fut rien, comme le démontre Alain Dewerpe dans un livre qui se pose et en leçon d’histoire et en monument de piété filiale, puisque Fanny Dewerpe, la mère de l’auteur, compta au nombre des victimes.
Charonne ne résulta ni de la violence première des manifestants, ni des excès spontanés de la base policière. Car au rebours d’une légende tenace, les grilles du métro n’avaient pas été fermées ; les morts ne furent pas provoquées par la pression d’une foule cherchant à gagner les quais ; elles découlèrent des charges violentes de la police (et non des CRS) qui, usant sans retenue du bidule, se plut en outre à jeter sur les hommes et les femmes entassés dans les escaliers les grilles qui, d’ordinaire, protègent les arbres. Ainsi, ce « massacre d’Etat » fut dans une large mesure prémédité, même si cette violence s’accordait aux attentes de certains policiers que l’idée de casser quelques crânes communistes n’effarouchait guère.
Le drame suscita une vive émotion. La grève lancée le 9 février mobilisa plus de deux millions de participants et les obsèques, le 13 février, rassemblèrent, selon les estimations, de 125 000 à un million de manifestants. Le pouvoir s’entêta pourtant dans ses dénis. Aux mains de l’appareil d’Etat, presse et télévision se turent. Si une enquête policière fut menée avec rigueur, le dossier judiciaire fut prestement classé sans suite et l’amnistie du 17 juin 1966 mit un terme opportun à la quête des responsabilités. Sur le plan civil, victimes directes et indirectes ne bénéficièrent que d’une faible indemnité, les tribunaux retenant la thèse d’une responsabilité partagée : du fait de l’interdiction, les manifestants auraient dû s’abstenir. Le pouvoir tenta de même d’effacer la mémoire du crime, interdisant par exemple, jusqu’en 1982, de manifester sur les lieux du drame.
Brassant une réflexion de qualité sur les usages de la manifestation et les avatars de la mémoire, ce livre maîtrisé invite surtout à réfléchir sur la violence dont peut user un pouvoir, fût-il régulièrement élu. L’implacable démonstration d’Alain Dewerpe suggère que la prétendue raison d’Etat a pu conduire à des crimes, pavé terrible jeté sur l’image iconique que l’on se forge souvent de la démocratie française en général, et du pouvoir gaulliste en particulier.
Retour sur la manifestation anti-OAS du 8 février 1962, à l’occasion de la parution d’un livre d’Alain Dewerpe, Charonne. 8 février 1962. Anthropologie historique d’un massacre d’Etat, Gallimard, « Folio Histoire »
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1326

 

18.02. Pourparlers des Rousses.

19 février 1962 : Nomination du général Katz à Oran. Il mènera une campagne vigoureuse contre l'OAS et sera surnommé Gauleiter Katz par cette dernière.

22 février 1962 : Attentat FLN à Alger, 23 morts.

24 février 1962 : 20 morts dans une ratonnade à Alger, à la suite de l'assassinat par le FLN d'un chauffeur de taxi très populaire de Bab El Oued, Angélo Victori.

Les Commandos Delta

Février-mars 1962... Les commandos O.A.S. se déchaînent à travers Alger, multipliant les attentats. Le plus doux des printemps voit s'accomplir la plus sanglante des boucheries. Cela se passe là, dans la rue, sous les yeux des passants et aux heures d'affluence de préférence. Ainsi les tueurs peuvent-ils disparaître plus aisément en s'évanouissant dans la foule. Les flaques de sang maculent les trottoirs. On enjambe les cadavres... Les tueurs vont par trois en général. Le premier glisse le pistolet dans la main du second et s'en sépare. Celui-ci dépasse la victime désignée, se retourne, tire une fois, deux fois, visant la tête, à bout portant. Puis il passe l'arme à un troisième et s'éclipse. Et c'est ainsi du matin au soir.
Le 27 février, les tueurs frappent ainsi quinze fois en moins d'une heure dans le centre, laissant derrière eux 13 morts et 6 blessés. Et cela dans un rayon de cinq cents mètres environ autour du principal carrefour d'Alger.

Les commandos Delta qui s'en prennent aux musulmans procèdent parfois par série. Ce n'est plus alors du terrorisme aveugle, mais du terrorisme dirigé. Il y a, par exemple, la journée des facteurs : le 22 février quatre employés des P.T.T. sont tués, un cinquième est grièvement blessé, alors qu'ils effectuent leur tournée. On ramasse les corps gisant au milieu des lettres et des télégrammes échappés des sacoches et tapissant le sol. Pourquoi les facteurs? On assure dans les milieux activistes que les postiers algérois colportent les tracts et les mots d'ordre du F.L.N... Mais on observe que la sanglante journée des facteurs a fait suite aux attentats dirigés contre les traminots, les médecins, les cheminots, les employés d'Électricité et Gaz d'Algérie. Le but poursuivi semble bien être en fait de provoquer des grèves pour désorganiser la vie d'Alger et aggraver le malaise des populations. Après les facteurs, c'est au tour des fleuristes, qui sont abattus, autour des marchés, sur leurs étals de roses et d'oeillets. Puis celui des coiffeurs et des préparateurs en pharmacie : en moins d'une demi-heure cinq d'entre eux sont assassinés dans leur officine. Enfin, celui des femmes de ménage musulmanes qui s'aventurent encore en ville européenne : les tueurs n'hésitent pas à étrangler des fatmas dans les couloirs des immeubles...
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28 février : Explosion d'une voiture piégée par l'OAS à Oran. Une trentaine de victimes musulmanes. Affrontements inter-communautaires.

1er mars 1962 : Massacre par le FLN de la famille Ortéga, gardiens du stade de la Marsa.

4 mars 1962 : Dans la nuit du 4 au 5, opération Rock and Roll à Alger, plus de cent explosions au plastic.

5 mars 1962 : Attaque de la prison d'Oran, l'OAS y exécute 2 tueurs du FLN qui avaient été graciés. Nuit bleue à Alger, 130 explosions de plastic. On découvre également des cadavres de musulmans morts par strangulation dans des sacs marqués OAS.

8 mars 1962 : Roger Frey, ministre de l'intérieur, donne l'ordre de mettre fin aux opérations des barbouzes et de rapatrier les survivants. Le bilan est d'environ 100 barbouzes tués, soit la moitié des effectifs envoyés.

9 mars 1962 : Fusillade à Oran provoquant neuf morts. L'hôtel Radjah des barbouzes est rasé par 50 kg de plastic.

15 mars 1962 : Assassinat de six membres des centres sociaux d'Algérie, dont l'écrivain Mouloud Feraoun, suivi par le mitraillage de musulmans pris au hasard dans une file d'attente

Dans les mois précédents le cessez-le-feu les attentats du FLN, comme ceux de l'OAS, se monteront à plusieurs centaines par mois. Après le cessez-le-feu, les attentats de l'OAS augmenteront encore en intensité. Le FLN se livrera davantage à l'enlèvement d'européens, suivi de leur disparition

18 mars 1962 Les accords d'Evian

Ces accords sont signés le 18 mars 1962 à Évian-les-Bains (Haute-Savoie, France) et se traduisent immédiatement par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain.

7-18 mars : Second entretien d'Évian: l'accord est signé.Ces accords mettaient fin à huit ans d'une guerre qui n'en portait pas encore le nom et pour laquelle la France avait déployé environ 400 000 hommes et durant laquelle de 250 000 à 400 000 algériens furent tués (plus d'un million selon le FLN).

mars 62 des décrets d’amnistie interdisent les poursuites contre les auteurs de violence des deux camps. Les victimes ne pourront jamais attaquer leurs bourreaux. Il reste tout de même le droit à la vérité, estiment certains. Il y a un demi siècle, ils vivaient dans la Casbah d’Alger. Mustapha Merouane avait 20 ans, Mohamed Abderaoui , Abdelkader Amour , Mohamed Boulay . Les plus âgés militaient pour le FLN, distribuaient des tracts, portaient des messages. Ils racontent les mêmes horreurs : la descente des paras au petit matin, les interrogatoires, à leur domicile ou au Fort-l’Empereur, sur les hauteurs de la ville. Le corps ligoté sur un sommier métallique, des fils électriques dans le sexe, les orteils, les oreilles, le supplice de l’eau, les passages à tabac… Tous nomment le même homme, qui dirigeait ces séances de torture : Jean-Marie Le Pen.

19 mars 1962 : cessez-le-feu entre l'armée française et l'ALN. Néanmoins, la sécurité des Français d'Algérie, garantie par les accords, n'est pas assurée. L'OAS va multiplier les attentats, et les forces de l'ordre françaises et l'armée coopèrent avec l'ALN pour lutter contre elle.

Oran, véritable poudrière prête à exploser à chaque instant. Oran, ville malade qui cherche son remède dans la violence. Le centre européen est pratiquement sous l'autorité de l'O.A.S., présente dans les administrations, dans la rue, dans les bureaux des entreprises. C'est là que se préparent les attentats comme celui qui, le 21 mars, fait 23 morts et 32 blessés.
Il est 16 heures, ce mercredi, et de nombreux promeneurs déambulent, boulevard Joseph-Andrieu, large artère qui traverse le quartier musulman de la Ville-Nouvelle. 75 000 habitants grouillent dans ce village nègre, cette casbah d'Oran. 28 000 au kilomètre carré!... C'est le ramadan. Les portes des cafés maures sont closes. Tout le monde est dans la rue. Soudain, à quelques minutes d'intervalle, deux énormes explosions secouent le quartier. Deux obus de 105, déposés dans deux véhicules, viennent de sauter. A l'entour, des corps mutilés, des membres arrachés jonchent le sol. Sous la violence de la déflagration, des maisons s'écroulent dans un nuage de poussière. Les gens fuient dans toutes les directions. Les blessés hurlent de douleur, se traînent dans le sang... Vision de cauchemar... Conséquence de ce massacre, l'émeute gronde en Ville-Nouvelle, où la troupe dépêchée sur les lieux est prise à partie par les musulmans déchaînés. Aux 23 morts, aux 32 blessés ramassés après les explosions, il faudra ajouter, en fin de journée, une quinzaine de victimes supplémentaires atteintes par les balles tirées de part et d'autre.

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23 mars 1962 : un camion d'appelés du contingent est attaqué à Bab El Oued.

7 d'entre eux sont tués. L'armée boucle le quartier. Des barrages sont édifiés à l'entrée du quartier par l'OAS. Les affrontements provoquent 20 morts et 60 blessés parmi les insurgés, et 15 morts et 77 blessés parmi les forces de l'ordre. Les commandos OAS, soutenus par la population et par une partie de l'armée qui tarde à boucler l'encerclement, s'enfuient par les égouts. Le couvre-feu est instauré, avec une heure par jour de sortie autorisée.

Une première vague de T-6 fit un « straffing » sur Bab-el-Oued, tirant des rafales au-dessus des terrasses. Au passage plusieurs appareils ainsi que des hélicoptères lance-grenades essuyèrent le feu des mitrailleurs de l'O.A.S. C'en était fini des coups de semonce. La deuxième vague tira sur les servants des F.M. situés sur les terrasses. C'était la guerre. Stupéfaite, la population tenta de se mettre à l'abri. Personne n'avait pensé un seul instant que l'armée puisse intervenir. Cris, hurlements, scènes d'hystérie. Implacables, les colonnes blindées se mirent en marche, arrosant les façades pour se libérer de la tension, pour faire peur, pour obliger l'O.A.S. à se retirer. Cette fois, ce fut la débandade. Alertés, les commandos Delta de Degueldre tentèrent de dégager ceux de Jacques Achard. Certains parvinrent jusqu'au P.C. du boulevard Guillemin et couvrirent la retraite. D'autres, bloqués par les barrages, firent le tour de Bab-el­Oued, cherchant la faille dans le dispositif d'Ailleret. Ils la trouvèrent en début de soirée à Saint-Eugène où un colonel sympathisant, chargé de boucler le secteur, retarda à l'extrême l'exécution de ses ordres. Lorsque, à 21 heures, il mit en place le dispositif qui devait l'être à 19 heures, Bab-el-Oued, dévasté, n'abritait plus un seul commando O.A.S. Ne restait qu'une population affolée pour laquelle un atroce calvaire allait commencer.
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24 mars 1962 : arrestation du général Jouhaud, du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume (le crabe tambour), et du commandant Camelin.

25 mars 1962 : bombardement au mortier par l'OAS d'un quartier musulman à Oran, provoquant une quarantaine de morts. Attaque de la banque d'Algérie par l'OAS rapportant vingt millions de nouveaux francs

lundi 26 mars 1962 : L'armée tire sur la foule : massacre de la rue d'isly

aucun de ceux qui l'ont vécu à Alger ne l'oubliera jamais. Cette journée devait voir se produire l'inimaginable. Le massacre d'une population désarmée. Le comble de l'horreur. Depuis, chaque partie s'est justifiée, s'est servie des tragiques événements pour soutenir sa politique. Aucun de ceux qui y ont assisté ne comprirent quoi que ce soit, dans l'instant, à l'atroce boucherie. Ils n'entendirent que les coups de feu, les cris, ne virent que le sang, les larmes. Ensuite, chacun prit dans l'arsenal des justifications ce qui servait ses convictions, rejetant les arguments de l'adversaire.
La tragique fusillade a fait 46 morts et 200 blessés. Beaucoup ne survivront pas à leurs blessures. Les tirailleurs ont dix blessés, dont deux très graves. Reprenant leurs esprits, les Algérois fuient maintenant le lieu du massacre et vont se réfugier chez eux, abasourdis devant l'atroce réalité : l'armée a tiré sur la foule. L'inimaginable s'est produit. Cette fois, la population est définitivement abattue. Pendant toute la soirée on va téléphoner à ses parents, à ses amis, pour prendre des nouvelles. Pour se rassurer aussi.
http://www.histoire-en-questions.fr/guerre%20algerie/oas-isly-tire-dessus.html

fin mars 1962 : Après l'échec du soulèvement de Bab-el-Oued, 15 000 civils sont arrêtés et 7 000 appartements saccagés lors de fouilles. Création du maquis OAS de l'Ouarsenis par le colonel Jean Gardes, fief du Bachaga Boualam et de ses mille harkis soutenant l'Algérie française depuis le début de la guerre. Environ 105 hommes y participent, dont le commando Albert.

Pendant quatre jours les gendarmes firent payer en bloc leurs morts du 24 janvier 1960 et ceux des dernières semaines. Derrière leur passage ce ne furent qu'appartements dévastés, postes de télévision enfoncés, armoires brisées, linge répandu. Après le combat, le cataclysme.
Les malheureux pieds-noirs, cloîtrés dans les ruines de leur appartement, n'avaient plus le droit de sortir, pas même celui de paraître à leurs fenêtres ou à leurs balcons. Leur quartier jadis si joyeux présentait un aspect lamentable. Trottoirs jonchés d'ordures, voitures écrasées par les chars, fils des trolleys et du téléphone pendant lamentablement sur les façades écaillées par les obus de 37 et les balles de mitrailleuses lourdes.
Bab-el-Oued, le centre de la résistance, la ville était brisé. Définitivement. Devant la réalité, les rodomontades d'hier paraissaient bien vaines. On ne le disait pas mais on le pensait. Les Français d'Algérie n'étaient pas faits pour la guerre civile. Sur les 674 revolvers et fusils de guerre saisis, peu..., bien peu, avaient servi. Presque pas ! On avait trouvé des grenades par centaines. Intactes. Faute d'avoir su s'entendre avec les musulmans et de construire l'avenir avec eux, il fallait penser à partir. Le ressort était cassé. Jamais plus on ne pourrait le remonter. Du sommet de l'excitation activiste Bab-el-Oued passa à l'apathie. Le « coeur d'Alger » ne battait plus à l'unisson de l'O.A.S. Hernandez était démobilisé.

http://www.histoire-en-questions.fr/guerre%20algerie/oas-isly-bab-el-oued.html

3 avril 1962 : attaque par l'OAS de la clinique du Beau-Fraisier à Algern désignée comme un repaire du FLN. Une trentaine de malades sont tués ou blessés.

08.04. Référendum à propos de l'Algérie (90,7 % des voix approuvent les accords d'Evian).

12 avril 1962 : début des enlèvements d'européens par des groupes FLN, leur nombre ne faisant que croître au cours des mois qui suivent

13 avril 1962 : le général Jouhaud est condamné à mort.

20 avril 1962 : Arrestation du général Salan et du capitaine Ferrandi.

22 avril 1962 : Libération à Fresnes de 200 prisonniers FLN, dont Yacef Saâdi qui retournent en Algérie.

2 mai 1962 : Attentat OAS à la voiture piégée sur le port d'Alger occasionnant une soixantaine de morts et une centaine de blessés. Le FLN, en réplique, se livre à des enlèvements de pieds-noirs dont beaucoup ne reparaîtront pas. L'absence de sanction des autorités françaises qui semblent minimiser ces enlèvements, favorise leur poursuite. En mai, à Oran, entre 10 et 50 musulmans sont abattus chaque jour. Ce double terrorisme crée une séparation complète entre quartiers européens et musulmans à Alger et Oran.

4 mai 1962 : Arrestation d'André Canal, responsable d'OAS Métropole.

6 mai 1962 : La politique de la terre brûlée est instituée par l'OAS. Durant le mois de mai, des campagnes ciblées d'assassinats visant les musulmans par catégories professionnelles (femmes de ménage, facteurs...) contribue à séparer les deux communautés.

9 mai 1962 : 41 cadavres égorgés par le FLN trouvés à Oran.

12 mai 1962 : Pierre Messmer et Louis Joxe précisent dans une note ministérielle que les militaires français organisant personnellement le rapatriement de leurs Harkis pour les sauver sont en infraction caractérisée, ces Harkis doivent immédiatement être renvoyés en Algérie.

14 mai 1962 : Mitraillage de cafés par le FLN : 17 morts. Dans la même période, des boutiques ou des logements appartenant à des européens sont saisis.

29 mai 1962 : découverte d'un nouveau charnier de 35 cadavres d'européens à la Bouzaréah, abattus par le FLN, après ceux d'Hussein Dey. À partir de la fin mai, 8000 à 10000 Pieds-Noirs quittent quotidiennement l'Algérie.

Dès juin 62, l’historien et militant Pierre Vidal-Naquet publie dans Vérité-Liberté un rapport de police daté de 57 qui accable Jean-Marie Le Pen.

7 juin 1962 : Albert Dovecar et Claude Piegts, membres de l'OAS, meurtriers du commissaire Gavoury, sont fusillés. L'OAS incendie la bibliothèque universitaire d'Alger. A Oran, elle détruit la mairie, la bibliothèque municipale et quatre écoles à l'explosif.

12 juin 1962 : démantèlement du réseau Est de l'OAS métropole, qui préparait l'assassinat de De Gaulle à Vesoul.

17 juin : Trêve de l'O.A.S. et du F.L.N.; exode des pieds-noirs.

Comme un condamné à mort retrouve la vie, les Européens qui voulaient rester, qui voulaient tenter la coopération frater­nelle, refaisaient connaissance avec leur ville. Et c'est vrai qu'elle était belle, malgré les décombres, et c'est vrai qu'elle sentait bon. Oubliés, les fumées des plastics, la poussière des explosions, les gaz lacrymogènes des gardes mobiles ! Oubliés, la poudre et le sang ! Il n'y avait plus que l'odeur du soleil, le parfum des filles et celui de l'anisette. L'Alger de toujours.
Et puis le centre retrouva ses Arabes. Un instant on se regarda, sur la défensive, puis l'atmosphère se détendit. Ce n'était pas normal, cette ville dont les musulmans avaient disparu. Maintenant nous sommes tous frères, égaux ! Alors on vit l'incroyable. La fraternisation ! Les Européens et les musulmans mêlés. Bien sûr, ce ne serait pas facile, la vie à deux. Mais il fallait tenter.
Factice, fébrile... cette activité était pourtant indispensable après les semaines de crimes, les mois de terreur. Ce n'était plus l'heure de se jeter au visage les bombes de la bataille d'Alger, les colons assassinés dans l'isolement de leur ferme, les tortures et les atrocités du F.L.N. Car les Arabes répondraient : Et l'O.A.S. ? 2 360 tués, 5 418 blessés en moins d'un an ! Il n'y avait pas de quoi se vanter, ni d'un côté ni de l'autre. Mieux valait oublier. Le passé est mort...
Dès le 20 juin le couvre-feu fut levé à Alger. Pour la première fois depuis six ans, depuis ce 16 mars 1956 ! C'était vraiment le miracle... Vivre comme n'importe qui, dans une ville en paix... Etait-ce un rêve ?
A Alger, c'était le calme mais un calme peut-être temporaire. A Oran tout brûlait... Déjà les enlèvements, les égorgements répondaient à la terreur que l'O.A.S. y avait fait régner. Oui, tout était fini. Bien fini. Depuis des semaines, des Européens s'échappaient. Il fallait les suivre. Avant la catastrophe. Avant que le père, la mère ou un enfant ne laisse sa peau sur cette terre devenue celle de la division et de la haine, faute d'avoir su être celle de la fraternité.
Alors l'exode prit des proportions jamais vues jusque-là. Devant l'ampleur de la fuite il n'était plus question de déménagement. On vendit à vil prix les meubles d'une vie aux musulmans que l'on connaissait encore. Une voiture valait 500 francs, parfois 100 francs... Certains, saisis d'une folie destructrice brûlèrent leurs meubles entassés sur la chaussée. Avec acharnement ils jetèrent dans le brasier les papiers de famille, les photos de jadis, celles de la colonisation, de l'arrière-grand-père en culotte de zouave, de la grand-mère en chapeau à fleurs. Plus de souvenir. Rien. Jamais plus. A quoi bon puisqu'on les abandonnait dans un cimetière qui n'était même plus terre française ! Les magasins fermèrent, les entreprises furent désertées. Au mois de mai, 100 000 Européens avaient déjà quitté l'Algérie. C'était l'avant-garde. En trois mois, plus de 800 000 suivirent !
Le mois de juin fut le pire. Ports et aéroports furent pris d'assaut. Partir. Partir très vite. Pour n'importe où. Espagne, France, Israël. Quelle importance ? Puisqu'on laissait son cœur en Algérie et que le corps, paniqué, ne souhaitait qu'une chose, passer la Méditerranée.

http://www.histoire-en-questions.fr/guerre%20algerie/oas-exode-exode.html

27 juin 1962 : la direction de l'OAS appelle à déposer les armes. Les commandos Delta quittent Oran pour l'Espagne, avec le butin résultant de l'attaque de six banques les jours précédents.

28 juin 1962 : le lieutenant Degueldre est condamné à mort.

01.07. Référendum d'autodétermination en Algérie ; l'indépendance est approuvée par 99,72 des voix.

En juillet, l’Algérie vota à une écrasante majorité pour l’indépendance. Près d’un million de Français d’Algérie quittèrent précipitamment le pays avant la fin de l’année, dans des conditions souvent difficiles. Un grand nombre de supplétifs algériens de l'armée française (harkis), qui n'avaient pu les suivre, furent massacrés.

2 juillet 1962 : Les derniers commandos OAS quittent Alger. Les pieds noirs qui vont rester vont payer la facture à leur place

03.07. Le G.P.R.A. (Gouvernement provisoire de la République d'Algérie) s'installe à Alger.

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

 

5 juillet 1962 : Indépendance de l'Algérie

Les disparus d'Oran

Du 1er juillet, date du vote de l’indépendance jusqu’au 4, il n’y a en ville que quelques défilés de voitures surchargées de musulmans, hommes et femmes hurlant des slogans et des you-you, plutôt bon enfant… Le 5 juillet 1962, la radio donne l'ordre aux habitants d’ouvrir les magasins, les bureaux et de reprendre le travail.
dès le matin, une foule déferle des quartiers arabes vers les quartiers européens, de la place Kargentah vers la Place d’Armes, «pour un défilé pacifique». La plupart des manifestants n'en sont pas moins armés. À 11 heures, un coup de feu retentit sur la place d’Armes, un signal sans doute. Des cris jaillissent : «L’OAS, c’est l’OAS qui nous tire dessus !» Assertion invraisemblable car nul n'aurait été assez fou pour provoquer ainsi une foule déjà surexcitée. C'est le début d'un carnage : une chasse à l’Européen commence, sauvage, systématique, dans toute la ville. On égorge, on tue au revolver ou à la mitraillette, on prend des rues en enfilade, tuant tout ce qui bouge, on pénètre dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens avec des raffinements de cruauté, arrachant des yeux, coupant des membres.
Les auxiliaires de l'armée algérienne, les ATO, emmènent les Européens prisonniers par longs cortèges vers le commissariat central où ils sont battus et tués, ou vers le Petit Lac, ou vers la Ville Nouvelle. Pourtant, dans cette folie sanguinaire, des musulmans sauvent des Européens, d’autres font délivrer des prisonniers. Le général Joseph Katz, qui commande les 18.000 soldats français encore à Oran, téléphone au président Charles de Gaulle pour l’informer de l’ampleur du massacre. «Ne bougez pas !» lui est-il répondu. Les soldats restent dans les casernes.
La tuerie dure près de six heures. Lorsque, à 17 heures, les gendarmes français sortent enfin dans la rue, le calme revient aussitôt. Les cadavres jonchent la ville, on en trouve pendus aux crocs des bouchers, dans des poubelles… Dans la chaleur de juillet, la puanteur est horrible. Soldats français et algériens déversent par camions les cadavres dans le Petit Lac et les couvrent de chaux vive. Nul ne sait le bilan exact du massacre. On parle dans les semaines qui suivent de plusieurs centaines de morts. Les représentants des pieds-noirs évoquent le chiffre de 2.000 non compris quelques centaines de disparus… Des disparus qui seront signalés plus tard dans les mines de l’Algérie, dans des prisons, des maisons closes et des bars à soldats...
D'après Geneviève de Ternant, L'agonie d'Oran (3 volumes), édition Gandini, Nice, 2001
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19620705

2 millions de français "appelés" sont allés faire cette guerre. Mais certains réfractaires ont refusé
http://www.refractairesnonviolentsalgerie1959a63.org/spip.php?rubrique17

La rébellion indépendantiste algérienne qui n'employait pas les méthodes d'une guerre conventionnelle mais le terrorisme et la guérilla contre la population civile (assassinats, attaques d'exploitations agricoles, incendies, pose de bombes en zone urbaine, etc.) et l'embuscade de patrouilles par des commandos (plus tard par compagnies ou « katibas » de djounouds de l'ALN) était quasi assimilée à du banditisme. Le combattant ennemi était alors informellement désigné le fellagha (ou fell), mot arabe pour hors-la-loi.

de ces méthodes de guérilla sanglantes les appelés français ont ramené une rancoeur tenace : Des personnes éventrées, les organes génitaux coupés placés dans la bouche : la terreur répandue par ces méthodes de guérilla est à la mesure deplus de 100 années de colonisation, d'abus de pouvoir, de bastonnades par les colons.

Des familles françaises obligées de tout quitter après 139 années passées en Algérie, et de vivre dans la misère en France alors qu'ils connaissaient la prospérité en Algérie. c'est tout le problème de la colonisation et de l'esclavage des indigènes. C'est de la même manière qu'il faut comprendre les enlèvements et le massacre survenu à Oran. Ceux qui étaient encore là ont payé (hélas pour eux) à la place des colons qui avaient fui. Tous les français ne se comportaient pas en colons, tous ne méritaient pas la colère des algériens. Mais la colère si longtemps contenue s'est déversée de manière aveugle sur ceux qui se trouvaient là.

Lorsqu'on lit aujourd'hui les lignes écrite par certains pieds noirs et certains appelés français, on peut voir un parallèle frappant avec ce qu'écrivent les colons israéliens victimes de la lutte armée et du terrorisme palestinien. La situation est identique, elle résulte simplement de la colonisation. Lorsque j'écris ces lignes je n'oublie pas que je suis le petit fils de 2 colons, un de mes grand pères était colon français en Afrique noire et l'autre était colon français en Algérie celui-ci était même policier à Philippeville et il s'y trouvait encore pendant la guerre d'Algérie. Ils me racontaient souvent l'un comme l'autre leur écoeurement du comportement des colons à l'égard des indigènes. Un tel comportement et les brimades accumulées pendant plus de 100 ans par les indigènes suffit à expliquer ce déferlement de violence aveugle.

Lorsqu'on critique l'attitude des algériens il ne faut pas oublier l'attitude que les français ont eue à la fin de l'occupation de notre pays par les nazis. Il ne faut pas oublier que la résitance française face à l'occupant s'est traduite par la lutte armée, des attentats, des assassinats, pui des éxécutions sommaires de soldats allemands et de collabos après la libération. En quoi l'algérie occupée puis libérée serait-elle différente? nous n'avons été occupés que 4 ans. L'algérie a été occupée 139 ans.

8 juillet 1962 : début des massacres organisés de Harkis, qui feront entre 60 000 et 150 000 morts selon les sources.

1962 Ben Bella est élu président de l'Algérie

L’Algérie accède à l’indépendance dans un climat de guerre civile et d’intenses luttes pour le pouvoir. Incarcéré en France depuis 1956, Ahmed Ben Bella est libéré après la signature des accords d’Évian. Il s’oppose au GPRA, qu’il chasse d’Alger grâce au soutien du chef d’état-major de l’Armée de libération nationale (ALN), le colonel Houari Boumédiène ; dans le nouveau paysage politique algérien, l’armée de l’extérieur prend l’avantage sur les maquis de l’intérieur. En septembre 1962, Ben Bella est élu président de la République algérienne démocratique et populaire.

Le 2 février 1992 sur TF1, en pleine controverse sur l'immigration et à quelques mois des élections législatives de 1993, Michel Rocard avait affirmé :"j'ai fait condamner M Le Pen pour fraude électorale" et "Il faut tout de même savoir qui est M. Le Pen, et s'en souvenir. En Algérie, il a torturé." Poursuivi en diffamation par le leader d'extrême droite, l'ancien premier ministre, condamné en première instance, avait été relaxé en appel à Paris. Mais cette dernière décision qui reconnaissait la bonne foi de M. Rocard, avait été cassée, la Cour de cassation confirmant sa première jurisprudence Le Pen. Au terme d'un second procès devant la cour d'appel de Rouen, Michel Rocard avait bénéficié d'une nouvelle relaxe. Et la Cour de cassation avait fini par s'incliner.

 

Victoire contre l'impérialisme...

"Pendant sept ans et demi d'une guerre cruelle le peuple algérien a tenu tête à l'une des plus fortes puissances coloniales du siècle: plus d'un million de soldats français ont été mobilisés à cet effet avec tout leur armement moderne: aviation, artillerie, blindés, marine.

La France est arrivée à dépenser jusqu'à trois milliards de francs par jour. Elle a bénéficié de l'appui massif de l'OTAN dans tous les domaines: militaire, financier, diplomatique, moral.

Elle a tenté avec l'aide d'une grande partie du peuplement européen en Algérie, de lutter désespérément pour le maintien de l'Algérie française .

Face à cette puissance qu'avait à opposer le Peuple algérien ?

D'abord sa foi en la justesse de sa cause, la confiance en lui-même et en ses destinées et la volonté inébranlable de briser les chaînes du colonialisme; ensuite, et surtout, son unanimité dans la lutte. Les Algériens - hommes et femmes, jeunes et vieux, d'Alger à Tamanrasset et de Tebessa à Mamia - se sont dressés dans leur totalité dans la guerre de libération. Ni les tentatives de division, ni la présence de contre-révolutionnaires et de provocateurs dans leurs rangs n'ont pu altérer leur foi et leur unité. Les Algériens se sont sentis comme les organes d'un même corps dans cette lutte gigantesque. Le F.L.N. et l'A.L.N. ont été des instruments de combat efficaces au service du Peuple, et par leur action continue ont porté des coups sérieux au colonialisme.

La Révolution algérienne a forcé l'admiration de tous. Elle jouit actuellement d'un prestige universel qui lui vaut de nombreux appuis.

A nos frères Maghrébins et Arabes, au pays socialistes, aux peuples du tiers monde, aux démocrates de France et d'Europe qui nous ont aidés, nous devons aujourd'hui d'exprimer notre reconnaissance pour leur soutien et leur solidarité.

Cette lutte a été d'un précieux enseignement pour les peuples subjugués encore par l'impérialisme. Elle a détruit le mythe de l'invincibilité de l'impérialisme. Tout en conduisant à la libération de l'Afrique, elle a démontré qu'un peuple aussi petit soit-il, et avec des moyens réduits, peut tenir tête à un impérialisme même très puissant et arracher sa liberté."
Extraits de l' Appel au peuple algérien par le président du GPRA, Benkhedda, in "Le Moujahid" , édition spéciale du 19 mars 1962

"L'Algérie, pendant l'année dont nous parlons [1961-1962], a été une terre maudite. Tous ceux qui y ont touché se sont sali les mains. Les responsables sont dans tous les camps. Le F.L.N., le pouvoir, les barbouzes, les gendarmes, les autorités civiles : personne ne s'est montré brillant, ni tout à fait honnête. Ce fut une vaste foire d'empoigne, où le plus fort et le plus rusé a gagné. Si elle ne sut pas se montrer unie, l'O.A.S. (1) avait au moins des motifs pour expliquer son action. L'avenir a prouvé que les pieds-noirs avaient quelques raisons de ne pas vouloir l'Algérie algérienne."
Robert Buchard, Organisation Armée secrète , Paris, Albin Michel, 1963, T. II, pp. 211-212

"Les signataires d'Evian, les Français en particulier, peuvent-ils assurer que la paix raciale est là, que la vie communautaire juste et équitable va régner par enchantement, que les adversaires d'hier vont, fraternellement, bâtir une Algérie nouvelle ?
La croire et même l'espérer, c'est oublier une réalité vieille de sept ans et cinq mois. D'aucuns diront très antérieure.
Les lointains attentats du 1er novembre 1954 se sont transformés en flots de sang et de haine. L'armée française a laissé derrière elle des centaines de milliers de tués. Le F.L.N. annoncera un million, chiffre probablement peu éloigné de la réalité. Il y eu des représailles aveugles et collectives (...). Chaque famille algérienne compte plusieurs chouhada (1) (...).
Les tortures, les sévices ont été le lot journalier. La bataille d'Alger a été gagnée, si l'on se rappelle les termes de Bigeard, dans la m... et le sang.
Dans les postes, les commissariats, la contrainte a été constamment le moyen de pression pour obtenir des renseignements. Il y a eu des exécutions légales aussi bien en France qu'en Algérie. La justice française n'a pas été tendre. La guillotine a fonctionné. Pendant les quelques mois où François Mitterand a été garde des Sceaux, cinquante-huit terroristes algériens ont été guillotinés. Les corvées de bois ont liquidé les irréductibles, les gêneurs, tous ceux qu'on ne pouvait plus présenter. Les cadavres ont été éparpillés au hasard dans les fonds d'oued et des fourrés avant de devenir la proie des chacals pleurant dans la nuit.
En France même, il y a eu des ratonnades policières. (...) Il y a eu les prisons, les internements, les camps de déportation. Des régions transformées en zones interdites ont été dévastées. Des douars entiers ont vu leurs mechtas brûlées, le bétail abattu, les récoltes abandonnées. Les populations regroupées ont pataugé dans la boue et plié sous la misère.
Les haines de clan ont joué à mort entre Algériens pro-français et anti-français. Le neutralisme n'était pratiquement plus possible. L'engagement pour un camp ou pour l'autre était obligatoire.
(...) Le F.L.N., qui a commencé les assassinats et les massacres, a de son côté autant servi l'horreur. Elle fut sa meilleure alliée. (...) Bombes, attentats se sont succédé. Jeunesse innocente fauchée au Milk Bar ou à l' Otomatic, fermiers assassinés, musulmans francophiles égorgés, la liste est longue de ceux qui ont payé le tribut de leur titre de Français ou de Pro-Français. Qui n'a pas supporté dans sa famille, dans ses biens, dans sa chair même le prix de la rébellion ?
La réponse est sans ambiguïté. Faute de protection, la communauté européenne et ses amis sont condamnés à l'exil ou à la mort. La valise ou le cercueil."

(1) Martyrs
Pierre Montagnon, La guerre d'Algérie , pp. 376-377

depuis l'indépendance, le Grand Alger, en continuel développement, abrite près de 3 000 000 d'habitants. Capitale politique et intellectuelle, Alger est aussi un imortant centre industriel. Le port d'Alger est le premier port d'Algérie.

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

8 septembre : Attentat du Petit-Clamart.:

L’attentat du Petit-Clamart, désigné par ses auteurs sous le nom d’opération Charlotte Corday, est le nom d'une action d'un groupe dirigé par le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, visant à assassiner le président Charles de Gaulle, le 22 août 1962 à Clamart. L'opération a été nommée d'après un personnage historique du XVIIIe siècle, Charlotte Corday, qui renvoie à la lutte de pouvoir s'opérant pendant la Convention nationale entre les Girondins et les Jacobins. Les Girondins proscrits et fugitifs s’étaient réfugiés dans le Calvados. Ils y tenaient des assemblées et Charlotte Corday assista plusieurs fois à ces séances. À cette époque, le député jacobin Jean-Paul Marat, représentant pour elle la tyrannie, triomphait à Paris. Le 13 juillet 1793, Charlotte Corday se rendit au domicile de Marat et l'assassina. Arrêtée, elle fut condamnée par le Tribunal révolutionnaire et exécutée. Le parallèle entre la lutte menée dans la clandestinité par l'OAS contre le président de Gaulle à Paris et celui de l'assassinat de Marat indique à la fois, le choix du nom de code de l'opération ainsi que sa nature, un assassinat politique. http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Charlotte_Corday

Arrêté en septembre 1962 à son retour d’une mission scientifique en Grande-Bretagne, Bastien-Thiry est inculpé devant la Cour militaire de justice présidée par le général Roger Gardet. Son procès se déroule du 28 janvier au 4 mars 1963. Son avocat est maître Jacques Isorni. Il fut condamné à mort en tant que commanditaire de cette tentative d'assassinat, tout comme les tireurs du commando. Il est déchu de son titre de chevalier de la Légion d'Honneur et emprisonné à la prison de Fresnes au quartier des condamnés à mort Les deux tireurs obtiennent la grâce du Président de la République, mais le général de Gaulle refuse celle du colonel Bastien-Thiry, décision qu'il explique par deux raisons : Bastien-Thiry a fait tirer sur une voiture occupée par une femme et, contrairement aux autres membres du commando, il n'a pas pris de risques directs. De Gaulle, parlant des partisans de l'Algérie française, aurait alors eu ce mot : « Ils veulent un martyr, eh bien, ils l'auront ! ». le colonel Jean Bastien-Thiry fut fusillé devant un peloton d'exécution au fort d'Ivry le 11 mars 1963 à 6h39, une semaine après que le verdict fut rendu. Son exécution donna lieu à la plus grande organisation de l'histoire de la justice française, avec plus de 2000 policiers et 35 voitures mobilisées pour éviter son évasion. Ce sera le dernier condamné à mort par une cour militaire, et donc le dernier à être fusillé en France.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bastien-Thiry

28 novembre 1962 : Le Général de Gaulle gracie le général Jouhaud.

7 décembre 1962. Maroc: Adoption de la première Constitution par référendum. Le roi exclut l’Istiqlal du gouvernement quelques semaines plus tard.

1963. Interdiction du Parti communiste Tunisien en janvier. Régime de parti unique.

1963. Arrestations en juillet de membres de l’UNFP et de communistes suspectés de complot contre l’Etat Marocain.

« Guerre des sables » entre le Maroc et l’Algérie en octobre-novembre.

1963. Assassinat de Salah Ben Youssef, principal opposant à Bourguiba (président Tunisien), le 12 août, à Francfort.

1963 Maroc: Ben Barka est condamné à mort par contumace le 9 novembre.

15 août 1964 : Attentat du Mont Faron visant à faire exploser une jarre au passage du général De Gaulle.

1964. Tunisie: Nationalisation des terres coloniales, en mai, et mise en place d’une économie planifiée. Le 22 octobre, le Néo- Destour est rebaptisé Parti socialiste destourien (PSD). Bourguiba est réélu en novembre.

décembre 1964 : plusieurs prisonniers OAS sont libérés.

Mars 1965. Après le soulèvement de Casablanca – réprimé dans le sang par le général Oufkir –, en mars, l’état d’urgence est décrété. Le roi est doté des pleins pouvoirs.

8 avril 1965 : Arrestation de Gilles Buscia : c'est la fin des opérations OAS.

19 juin 1965 Algérie : Ben Bella est destitué par le Conseil de la Révolution, présidé par Boumédiène. Lequel lui reproche ses méthodes de gouvernement autoritaires. Emprisonné et assigné à résidence, il est ensuite exilé en France, puis en Suisse, où il devait fonder, en 1984, le Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA).

1965 Boumédiène devient le président d'Algérie

Adepte d’un socialisme autoritaire, Boumédiène gouverne le pays à partir de juillet 1965. Il met en place un pouvoir fort, appuyé par l’armée. Bâtisseur de l’Algérie moderne, il permet au pays d’acquérir une stature de premier plan sur la scène internationale

Ben Barka est assassiné à Paris le 29 octobre 1965
Mehdi Ben Barka: un crime politique non encore élucidé.

D'une famille de petits fonctionnaires, Mehdi Ben Barka a fait des études de mathématique à Rabat et devient professeur de lycée. Proche du Palais, il enseigne aussi au Collège royal. Il a le futur roi Hassan II parmi ses élèves. Représentant de l’aile gauche d’un parti qu’il juge trop conservateur, il provoque une scission et fonde en 1959 l'Union nationale des forces populaires du Maroc (gauche), qui se place dans l’opposition au régime du roi Hassan II. Il devient professeur de mathématiques. Il fonde, en septembre 1959, l'Union nationale des forces populaires (UNFP), principal parti de gauche opposé au régime royal. Il préside l'Assemblée consultative mise en place après l'indépendance. Le 16 novembre 1962, il échappe déjà à un attentat fomenté par les services du général Oufkir et du commandant Dlimi. Le 22 novembre 1963, il est condamné à mort par contumace pour complot et tentative d'assassinat contre le roi.
Mehdi Ben Barka s'exile et part d'abord pour Alger, où il rencontre Che Guevara, Amílcar Cabral et Malcolm X. Il s'en va ensuite pour Le Caire, Rome, Genève et La Havane, tentant de fédérer les mouvements révolutionnaires du tiers-monde en vue de la Conférence tricontinentale devant se tenir en janvier 1966 à La Havane et où, affirmait-il dans une conférence de presse, « les deux courants de la révolution mondiale y seront représentés : le courant surgi avec la révolution d’Octobre et celui de la révolution nationale libératrice ». Présidant la commission préparatoire, il y définit les objectifs, parmi lesquels l’aide aux mouvements de libération, le soutien à Cuba soumis à l’embargo américain, la liquidation des bases militaires étrangères et l’apartheid en Afrique du Sud... Pour l’historien René Galissot, « c’est dans cet élan révolutionnaire de la Tricontinentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka ».

il est intercepté peu après son arrivée à Paris devant le 151 boulevard Saint-Germain, le 29 octobre 1965, par deux policiers français l'inspecteur principal Louis Souchon (chef du groupe des stupéfiants à la Brigade mondaine) et son adjoint Roger Voitot, qui le font monter dans une voiture où se tient également un membre de la pègre parisienne, Julien Le Ny. On ne le reverra jamais. Cette « interpellation » est commanditée par Antoine Lopez, chef d'escale d'Air France à l'aéroport d'Orly et Honorable correspondant du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Elle implique également à des degrés divers trois autres personnages obscurs : Georges Boucheseiche (ancien membre de la Gestapo française sous l'Occupation, qui rallia le gang des Tractions Avant à la Libération, il fut également, dans les années 1960, un barbouze anti-OAS, puis un actif militant du Service d'action civique), proche de Jo Attia, et Jean Palisse et Pierrot Dubail, ses hommes de mains. Lors du procès Ben Barka, Lopez fut fortement soupçonné d'avoir agi sur instructions du général Oufkir, et le 7 juin 1967, le verdict fut ainsi prononcé : les deux policiers furent condamnés à 8 ans et 6 ans de réclusion criminelle, Antoine Lopez à 8 ans. Le général Oufkir et les quatre membres de la pègre parisienne quant à eux, réfugiés au Maroc, furent condamnés à la perpétuité par contumace, mais le roi Hassan II refusa toujours d'appliquer les condamnations ou d'extrader les condamnés.
Lors de sa conférence de presse du 21 février 1966, le général de Gaulle déclare : « Du côté français que s'est-il passé ? Rien que de vulgaire et de subalterne. Rien, absolument rien, n'indique que le contre-espionnage et la police, en tant que tels et dans leur ensemble, aient connu l'opération, a fortiori qu'ils l'aient couverte. » Cette fameuse affirmation sera contredite par les découvertes ultérieures : le SDECE (ancêtre de la DGSE) était bien au courant de l'enlèvement projeté. Dès l'enlèvement du leader tiers-mondiste, cette affirmation nette de De Gaulle est mise en doute : si le corps de Ben Barka a quitté la France, peut-on vraiment transférer un cadavre (ou un homme inconscient) par avion de Paris à Rabat, sans se faire arrêter par la police aux frontières ? En 2006, l'ex-commissaire Lucien Aimé-Blanc publie des écoutes téléphoniques de l'époque montrant que les services français surveillaient déjà tous les hommes ayant pris part à l'enlèvement.

5-10 juin 1967 : guerre des 6 jours

juin 1968 : amnistie et libération des prisonniers OAS

par de Gaulle, à la suite des événements de mai 1968 et de son entretien à Baden Baden avec Massu. Il s'agit de faire barrage aux idées révolutionnaires auxquelles n'adhèrent pas les anciens de l'OAS. Les membres de l'OAS vivant dans la clandestinité depuis 1961 réapparaissent, comme le colonel Pierre Chateau-Jobert à Morlaix. L'amnistie complète est accordée par la loi du 24 juillet 1968.

1969. L’Espagne rétrocède au Maroc l’enclave d’Ifni le 30 juin.

1969. Tunisie: Emeutes dans le Sahel, en août, contre la collectivisation des terres. Le ministre de l’économie, Ahmed Ben Salah, est limogé en septembre. Fin de l’expérience socialiste.

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi


Muammar al-Kadhafi

1 septembre 1969 Renversement du roi de la Libye, Idris 1er

Seul souverain de la Libye depuis la proclamation d'indépendance de 1951, le roi Idris 1er se rend à Ankara, en Turquie, pour des raisons de santé. Pendant son départ, un coup d'État est orchestré par un groupe d'officiers menés par un jeune colonel de 27 ans, Muammar al-Kadhafi. Celui-ci deviendra le président du Conseil de commandement de la révolution et l'homme fort de la Libye, devenue une république. Le slogan « Liberté, socialisme, unité arabe » est au coeur du programme du nouveau régime, d'abord dirigé par des militaires et des civils, dont le premier ministre est Mahmoud Soliman al-Maghreby. Des mesures restrictives sont adoptées à l'endroit des compagnies de pétrole, une ressource abondante en Libye, et Kadhafi, un admirateur du président égyptien Gamal Abdel Nasser, fait évacuer des bases appartenant aux Britanniques et aux Américains. Le projet d'union politique qu'il souhaite réaliser avec l'Égypte et d'autres pays arabes ne pourra toutefois être mené à terme.
source : université de Sherbrooke

1971 La Répression au Maroc

1971. Maroc Tentative de coup d’Etat au palais de Skhrirat, le 10 juillet (près de 100 morts). Ses instigateurs, dont les généraux Ababou et Medbouh, sont exécutés.

février 1972. Soulèvements étudiants en Tunisie.

1972. Adoption de la troisième Constitution Marocaine en mars, dont une partie sera suspendue en avril (report des élections législatives). Deuxième tentative de coup d’Etat militaire, le 16 août, menée par le général Oufkir, qui est tué le lendemain.

1973. Interdiction, en janvier, de l’Union nationale des étudiants marocains (UNEM), principal syndicat étudiant. Restriction du code des libertés publiques en avril.

Création, le 10 mai, du Front Polisario (Front populaire pour la libération de la Saguia El-Hamra et du Río de Oro) au Sahara occidental.

En août, le Maroc récupère la totalité des terres coloniales.

1973 Promulgation de la constitution au Soudan

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16 octobre 1973 : premier «choc pétrolier»

Le 17 octobre 1973, l'Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP) annonce qu'elle réduira de 5% par mois son débit de pétrole, tant que les États-Unis ne changeront pas leur politique au Moyen-Orient. La veille, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) annonçait une hausse de 17% du prix du brut et une augmentation de 70% des taxes aux compagnies pétrolières.

Cette stratégie résulte d'un tournant dans la guerre du Kippour entre Israël et les pays arabes. Après avoir été surpris par une attaque sur deux fronts, l'État hébreu reprend rapidement le contrôle et menace à son tour les pays arabes. C'est à ce moment que la crise pétrolière éclate. En réaction à l'évolution du conflit, les pays membres de l'OPEP, réunis au Koweït, annoncent un embargo sur les livraisons de pétrole destinées aux pays qui soutiennent Israël. Ils exigent également le retrait complet des territoires occupés par Israël. À la conférence de Téhéran, le 23 décembre 1973, l'OPEP annonce une deuxième augmentation des prix. L'embargo, qui dure 5 mois, est levé en grande partie le 18 mars 1974. L'OPEP justifie la crise en revendiquant une part croissante dans les opérations de production qui sont fortement contrôlées par des compagnies pétrolières. Bref, elle veut prendre le contrôle de la production du pétrole pour pouvoir maintenir un prix artificiellement élevé du brut. Le résultat est une sévère commotion pour tous les pays consommateurs de pétrole. Le prix de l'Arabian Light, un pétrole qui sert d'indicateur, passe pendant la crise de 2,32 USD à 9,00. Durant cette même période, les revenus de l'OPEP sont multipliés par quatre, dépassant 86 milliards dollars en 1974.
source : université de Sherbrooke

1974. En juin, le cheikh Abdessalam Yacine publie une lettre ouverte au roi intitulée : « L’islam ou le déluge ». Il est aussitôt arrêté. La revendication marocaine sur le Sahara occidental est portée en septembre devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye : crise entre l’Algérie et le Maroc. Arrestations de nombreux opposants au régime, dont Abraham Serfaty et Abdellatif Zeroual.

1974. Réélection de Bourguiba comme président de la république Tunisienne le 3 novembre.

1975. Après un amendement à la Constitution Tunisienne, Bourguiba est nommé président à vie le 18 mars.

1975. Lancement, le 6 novembre, de la « marche verte » pour le Sahara occidental à l’initiative de Hassan II. L’accord tripartite signé à Madrid entre le Maroc, l’Espagne et la Mauritanie, le 14 novembre, consacre le partage du territoire entre le Maroc et la Mauritanie. Assassinat, en décembre, du leader de gauche Omar Benjelloun par un commando islamiste.

1976. Violents affrontements, au début de l’année, entre les troupes marocaines et algériennes à Amgalla (Sahara occidental).

Le 27 février, le Front Polisario proclame la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Tindouf (Algérie).

Le 7 mars, rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie.

Boumédiène fut le père de la Constitution algérienne de 1976 établissant un régime de démocratie socialiste — dont il fut le premier président jusqu'à sa disparition prématurée — dirigé par le FLN avec l'islam comme religion d'État.

1977. Tenue des premières élections législatives, en juin, depuis l’adoption de la troisième Constitution. L’Istiqlal entre au nouveau gouvernement dirigé par Ahmed Osman, chef du Rassemblement national des indépendants (RNI) et beau-frère de Hassan II.

1978. « Jeudi noir » en Tunisie: le 26 janvier, la grève générale lancée par l’UGTT tourne à l’émeute à Tunis. La répression militaire fait près de 200 morts. L’état d’urgence est instauré.

1978 Mort du président algérien Boumédiène.

Sur le plan intérieur, l’ère Boumédiène est celle des nationalisations des secteurs essentiels de l’économie et de la priorité donnée au développement de l’industrie lourde, fondée essentiellement sur les hydrocarbures, au détriment du secteur fondamental de l’agriculture. Boumédiène perçoit lui-même les dysfonctionnements du système peu avant sa mort, survenue en décembre 1978. Le colonel Chadli Bendjedid lui succède.

En janvier 1979, le IVe congrès du FLN accorde les pleins pouvoirs au colonel Chadli Bendjedid, qui devient secrétaire général du Parti et est désigné comme candidat unique à la présidence de la République. Le 7 février 1979, le peuple algérien ratifie ce choix, et Chadli succède ainsi officiellement à Houari Boumédiène. Dès son arrivée au pouvoir, Chadli engage une politique de libéralisation économique et sociale.

1979. Driss Basri est nommé ministre de l’intérieur en mars.

En août, la Mauritanie se retire du sud du Sahara occidental en vertu d’un accord de paix signé avec le Front Polisario. L’armée marocaine se déploie aussitôt sur la totalité du territoire.

1980. Le Maroc commence la construction de « murs de protection » au Sahara occidental. A Fès, des incidents entre islamistes et forces de l’ordre, le 9 juin, font plusieurs victimes et conduisent à de nombreuses arrestations.

1981. Le Parti communiste Tunisien est à nouveau autorisé le 18 janvier. Constitution du Mouvement de la tendance islamique (MTI), en juin, dont les principaux dirigeants sont arrêtés et condamnés en septembre.

1981. Des manifestations populaires contre la hausse des prix des denrées de base, en juin, sont durement réprimées par les autorités (plusieurs centaines de morts à Casablanca). Le 27 juin, Hassan II accepte le droit à l’autodétermination des Sahraouis et propose l’organisation d’un référendum « confirmatif ».

1982. La RASD est admise à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), dont le Maroc se retirera deux ans plus tard.

1982 Le Front Islamique du Salut (FIS) est formé en Algérie

1982. L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) est accueillie à Tunis en août.

1983. Déclenchement d’« émeutes du pain » dans le sud de la Tunisie en décembre.

1984. Les « émeutes du pain », en janvier, qui secouent Marrakech et le nord du pays, font des centaines de morts. Vague d’arrestations dans les milieux contestataires.

1984. Les émeutes gagnent Tunis en janvier. Le général Zine El-Abidine Ben Ali est nommé secrétaire d’Etat à la Sécurité nationale en octobre.

1984 Chadli Bendjedid est réélu président d'Algérie pour la 2nde. Fois

1er octobre 1985 : un raid de l'aviation israélienne contre le quartier général de l'OLP à Tunis fait 70 morts.

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Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

 

14 avril 1986 Bombardements américains sur la Libye

les forces américaines attaquent la Libye en guise de représailles contre des actes terroristes auxquels elle aurait participé. Peu de temps avant, les États-Unis avaient adopté des mesures pour inciter la Libye à cesser de se livrer à des activités terroristes anti-américaines. En mars 1986, des vaisseaux américains et libyens se sont affronté directement dans le golfe de Sydra, au large de la Libye.

Puis, le 5 avril, une explosion dévaste une discothèque de Berlin-Ouest fréquentée par des soldats américains. En guise de représailles, le président Ronald Reagan autorise le bombardement de cibles situées dans les villes de Tripoli et Benghazi. Une trentaine d'appareils prennent part à l'opération qui se solde par la mort de dizaines de civils, dont la fille adoptive du président Muammar al-Kadhafi. Les deux occupants d'un bombardier américain perdent également la vie. Cette attaque éclair, qui se déroule pendant la nuit, s'est faite sans la collaboration de la France qui a refusé que les avions survolent son territoire. Après plusieurs années de tensions, les relations entre la Libye et les États-Unis prendront une nouvelle tournure avec la décision du président Kadhafi de renoncer au terrorisme.

Ces frappes ont passablement affaibli l'image du dirigeant libyen. Un journaliste avait fait remarquer à l'époque que le raid « a cassé le ressort psychologique qui avait permis à Kadhafi d'intimider une grande partie du monde et a révélé que, loin d'être un géant international, Kadhafi était faible, vulnérable et isolé ». De fait, à partir de là, on observe une évolution étonnante chez le leader libyen.
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=139

Kadhafi fera ériger le "Monument de la souffrance du peuple libyen" à la mémoire des victimes du raid américain de 1986


"Monument de la souffrance du peuple libyen"

1986. Tunisie: M. Ben Ali devient ministre de l’intérieur le 28 avril. Lors des élections législatives de novembre, le PSD remporte la totalité des 125 sièges au Parlement.

1986. Rencontre à Ifrane entre Hassan II et le premier ministre israélien Shimon Pérès (22-23 juillet).

1987.

Attentats islamistes à Monastir en août.

Tunisie : M. Ben Ali est nommé premier ministre de Tunisie le 2 octobre 1987.
Le 7 novembre 1987, il dépose Bourguiba et le remplace à la tête de l’Etat.

février 1988. Tunisie: le PSD se transforme en Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).

1988. Rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie le 6 mai. En août, le Maroc et le Front Polisario acceptent un plan des Nations unies prévoyant un cessez-le-feu et la tenue d’un référendum d’autodétermination.

1988 Emeutes à Alger, durement réprimées

7 novembre 1988 , signature du Pacte national entre le pouvoir Tunisien et les principales forces politiques à l’exception des islamistes.

21 décembre 1988 Explosion d'un Boeing 747 au-dessus de Lockerbie, en Écosse

L'explosion d'un Boeing 747 de la compagnie Pan Am au-dessus du village de Lockerbie, en Écosse, entraîne la mort de 270 personnes. Une enquête révélera qu'il s'agit d'un attentat pour lequel deux Libyens seront jugés plusieurs années après.


http://www.20minutes.fr/monde/342419-Monde-Lockerbie-Abdelbaset-Ali-Mohamed-Al-Megrahi-est-libre.php

Tous les occupants de l'avion, 259 personnes incluant les membres de l'équipage, ainsi que 11 villageois frappés par les débris, succombent des suites de cette tragédie qui survient quelques jours avant les célébrations de Noël. Du nombre, on compte 170 Américains. L'hypothèse d'un attentat est rapidement considérée par les enquêteurs et une chasse lancée afin de connaître les auteurs de cet acte ainsi que ceux qui l'ont planifié.
Plusieurs théories sont avancées - Syrie, Iran, groupe palestinien, etc. - , mais la piste privilégiée est celle de la Libye, dont le président Muammar al-Kadhafi est identifié comme une des figures de proue du terrorisme international.
Une demande d'extradition est déposée à l'endroit de deux suspects libyens et des sanctions sont imposées contre la Libye par les États-Unis ainsi que les Nations unies (ONU). Il faudra attendre 2001 avant que les deux individus soient jugés aux Pays-Bas. L'un d'eux est acquitté alors que l'autre, Abdelbaset Ali al-Megrahi, est emprisonné. En août 2003, la Libye reconnaît finalement sa responsabilité pour l'attentat de Lockerbie et s'engage à verser des compensations monétaires aux familles des victimes (2,7 milliards de dollars). Ce geste ne met toutefois pas fin à la controverse puisque des observateurs continuent de douter de la preuve présentée contre la Libye, pensant que celle-ci a simplement reconnu sa responsabilité - et non sa culpabilité - afin de faire lever les sanctions à son endroit. Ce qui s'est produit. L'affaire connaîtra un autre rebondissement en 2009 alors que Ali al-Megrahi, gravement malade, sera relâché. L'accueil triomphal qu'il recevra à Tripoli suscitera de vives réactions dans plusieurs pays où le souvenir de l'attentat de 1988 est encore vivant.
source : université de Sherbrooke


L'avion s'est écrasé sur le village

1989. Tunisie: Le MTI devient le Hizb En-Nahda (« Parti de la renaissance »), en janvier, et demande sa légalisation, qui lui sera refusée quelques mois plus tard.

1989. Création, le 17 février, de l’Union du Maghreb arabe (UMA),
qui rassemble le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Mauritanie et la Libye. Le cheikh Yacine est placé en résidence surveillée en décembre, et le mouvement Justice et bienfaisance est dissous.

2 avril 1989: M. Ben Ali, candidat unique, est élu président de la République Tunisienne avec 99,27 % des suffrages.

Chadli fait adopter par référendum une nouvelle Constitution algérienne en février 1989, qui ouvre l’Algérie au multipartisme.

1990. Le Maroc se range aux côtés de la force multinationale envoyée dans le Golfe, en août, malgré le soutien de la population à l’Irak. Grève générale, en décembre, à l’appel des organisations syndicales, accompagnée de violentes émeutes dans plusieurs villes du pays (Tanger, Fès, Kenitra). Crise diplomatique, en novembre, entre Paris et Rabat après la publication du livre de Gilles Perrault, Notre ami le roi, qui dénonce les violations systématiques des droits humains par le régime marocain.

1990 En juin 1990, le Front islamique du salut (FIS), qui a su exploiter le désarroi d’une partie de la population algérienne, remporte les premières élections municipales démocratiques.

1991 début de la Guerre civile en Algérie

La guerre civile algérienne (« décennie noire », « décennie du terrorisme », « années de braise » selon Hamit Bozarslan) opposa le gouvernement algérien, disposant de l’armée nationale populaire et divers groupes islamistes à partir de 1991. On estime qu'elle coûta la vie à plus de 60 000 personnes, d'autres sources avancent le chiffre de 150 000 personnes. Le conflit armé se termina par la victoire du gouvernement, suivi de la reddition de l'armée islamique du salut et la défaite en 2002 du groupe islamique armé (GIA). Cependant, des combats continuent toujours dans certains secteurs.

décembre 1991 Le premier tour des élections législatives est remporté par le Front Islamique du Salut (FIS)

le pouvoir algérien annule les élections législatives qui avaient vu la victoire du FIS, le Front islamique du salut. A partir de cette date, l’Algérie s’enfonçe dans une guerre civile où s’affrontent forces de sécurité et groupes islamistes armés, dont le plus puissant devient le GIA. Les civils sont les principales victimes d’affroyables massacres qui durent près de 10 ans.

1991. Plus de 300 000 personnes manifestent à Rabat, le 3 février, leur soutien au peuple irakien. Au Sahara occidental, un cessez-le-feu est proclamé en septembre sous l’égide des Nations unies. Ce même mois, Abraham Serfaty est libéré de prison et expulsé du pays ; le bagne de Tazmamart est fermé et ses détenus transférés dans d’autres prisons du royaume.

Le président Chadli Bendjedid est déposé le 11 janvier 1992 par un coup d’État militaire ; le processus de démocratisation est interrompu : le second tour des législatives est annulé, le Parlement et la Constitution sont suspendus.

Le 16 janvier, Mohamed Boudiaf, l’un des dirigeants historiques du FLN, en exil au Maroc, est porté à la tête d’un Haut Conseil de sécurité (HCS). Une nouvelle fois, il est fait appel à un héros de la guerre d’indépendance pour tenter d’apaiser la situation. Mohamed Boudiaf est placé par le HCS à la tête d’un Haut Comité d’État (HCE), détenteur du pouvoir exécutif.

un groupe armé, Les Fidèles au serment, annonçait le déclenchement du djihad (guerre sainte) à partir des Aurès, berceau de la guerre d'indépendance contre la France dans l'est algérien, où des heurts violents venaient de se produire entre militants islamistes et forces de l'ordre.

Le 7 février, jour de la grande prière hebdomadaire du vendredi, ces affrontements s'étaient propagés à travers tout le pays, notamment à Alger, faisant plus de 50 morts et 200 blessés.

Le 9 février 1992, le Haut Comité d'Etat (HCE) la présidence collégiale algérienne), décrétait l'état d'urgence, moins d'un mois après avoir succédé au président Chadli Bendjedid, poussé à la démission par l'armée, à la suite du triomphe électoral du Front Islamique du salut (FIS) qui promettait d'instaurer une république islamique en Algérie. Avec cette disposition, le HCE voulait étouffer la guérilla dans laquelle se sont lancés les islamistes privés de leur victoire avec l'annulation du premier tour des législatives de décembre 1991.Prévu dans un premier temps pour un an, l'état d'urgence qui donne à l'armée des pouvoirs de police, devait ramener le calme et éviter au pays de plonger dans la violence des groupes armés islamistes.

le 4 mars 1992 Le FIS est officiellement dissous en Algérie . La répression s’abat sur les islamistes, qui répliquent par le terrorisme.

1992 Adoption de la loi fondamentale

29 6 1992 Assassinat de Mohamed Boudiaf, président du Haut Comité d'Etat (HCE) Algérien. Ali Kafi lui succède à la présidence du HCE.

Un sous-lieutenant du groupe d'intervention spécial (GIS), Lambarek Boumaarafi, jeta une grenade pour faire diversion et tira à bout portant sur le président le tuant sur le coup. La motivation de son assassinat est sujette à controverse, entre la piste d’une action isolée commise par un militaire ayant des sympathies islamistes et celle d’un complot plus vaste impliquant des généraux de l'armée. Sans faire la lumière sur l'assassinat de Boudiaf, la commission d’enquête instituée par le gouvernement algérien écarte la thèse de l’« action isolée » d’un officier de l’armée ayant agi pour des motifs strictement religieux.
Lambarek Boumaarafi est toujours en prison.


Boudiaf assassiné en direct devant les caméras

Ses Premiers ministres successifs (Belaïd Abdesselam, le père de l’industrialisation algérienne, Redha Malek, Mokdad Sifi) mènent une politique de répression anti-islamiste systématique. Les dirigeants du FIS, Abassi Madani et Ali Benhadj, sont emprisonnés. Les éléments les plus radicaux de la mouvance islamiste (constitués en Groupes islamiques armés, GIA) répliquent par le recours au terrorisme et engagent la lutte armée contre les autorités. Le pays plonge dans une guerre civile, où la violence procède autant des groupes islamistes armés (GIA et AIS), qui portent également le terrorisme sur le sol français, que des forces militaires et paramilitaires. Elle ne cesse de s’étendre, pour toucher la Kabylie, d’abord épargnée, mais n’atteint pas les régions sahariennes où se trouvent les gisements d’hydrocarbures sécurisés par l'armée, ni la frontière marocaine.

1992. Hassan II présente en août un projet de réforme constitutionnelle destinée à « démocratiser » le régime. La réforme est approuvée par référendum le 4 septembre.

1993. Elections législatives au Maroc en juin. L’opposition, menée par l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et l’Istiqlal, refuse de participer au gouvernement.

1994. Affrontements entre forces de l’ordre et étudiants au Maroc, de janvier à mars, dans les universités de Fès et Casablanca.

30 1 1994 Fin du mandat du HCE. Liamine Zeroual est désigné Chef de l’Etat algérien

Liamine Zéroual, nommé « président de l’État » par la conférence nationale « de consensus » en janvier 1994. Le discours nationaliste dont il use à cette occasion contribue à son élection à la présidence, le 16 novembre 1995

1994. Tunisie Le 20 mars, M. Ben Ali, seul candidat en lice, obtient 99,9 % des voix à l’élection présidentielle.

Les privatisations et la libéralisation du commerce entamées en avril 1994 permettent des ascensions sociales fulgurantes, servies par une corruption criante, alors que l’économie parallèle, symbole de la pauvreté du plus grand nombre, subsiste. L’État algérien, que l’on croyait au bord de l’effondrement en 1994-1995, tient « l’Algérie utile » et porte des coups sévères aux maquis islamistes, sans pour autant être capable de les éradiquer complètement.

Le 8 mai 1994, deux religieux français sont assassinés par le GIA dans le quartier de la Casbah à Alger

18 mai 1994 Création du Conseil National de Transition en Algérie

Le 3 août 1994, Assassinat à Alger de trois gendarmes français et de deux agents de l’ambassade de France par le GIA.

Le 24 août 1994 , deux touristes espagnols sont tués au cours d’une attaque terroriste à Marrakech.

Le 24 décembre 1994, un commando du GIA détourne le vol AF 8969 qui s'était envolé d'Alger, avec pour but de le faire s'écraser sur Paris si les autorités algériennes ne libéraient pas deux des responsables du FIS : Abbassi Madani et Ali Belhadj. Le GIGN réussit à reprendre le contrôle de l'avion à l'aéroport de Marseille-Marignane en tuant les quatre preneurs d'otages.

Le 27 décembre 1994, Quatre Pères Blancs, dont trois Français, sont assassinés à Tizi-Ouzou, en Kabylie par le GIA

janvier 1995 La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme et sept formations politiques — dont le FLN, le Front des forces socialistes (FFS), dirigé par Hocine Aït Ahmed, et l’ex-FIS —, se faisant les porte-parole de la société civile prise au piège de l’affrontement entre pouvoir et islamistes, refusent la logique de guerre et prennent position pour l’ouverture de négociations politiques, préalablement à la future élection présidentielle. La « plate-forme pour une solution politique et pacifique de la crise algérienne », signée à Rome en janvier 1995, demande, entre autres, la libération des responsables du FIS et de tous les détenus politiques, ainsi que l’annulation de la décision de dissolution du FIS. Elle est rejetée par Liamine Zéroual

1995. Sept militaires tunisiens sont tués, en février, par un commando du Groupe islamique armé (GIA) algérien au poste frontière de Tamerza.

1995 Signature, en avril, d’un accord de partenariat et de libre-échange entre la Tunisie et l’Union européenne.

Le 5 mai 1995, 5 coopérants dont 2 Français sont assassinés par le GIA dans les locaux d’une société algérienne

Le 11 juillet 1995, le cheikh Abdelbaki Sahraoui est abattu d’une balle dans la tête dans la salle des prières de la mosquée de la rue Myrha ainsi que l'un de ses proches tentant de s'interposer. C'est le début des attentats qui touchèrent la France en 1995.

En 1995 le GIA organise une série d’attentats. Celui de la station Saint-Michel fera huit morts et une centaine de blessés le 25 juillet 1995. L'objectif aurait été de faire participer la France plus activement dans la lutte anti-islamiste, et ainsi couper le mouvement de son principal soutien à l'étranger

16 novembre 1995 Liamine Zeroual élu Président de la République Algérienne avec 61 % des suffrages exprimés, mais le scrutin est boycotté par l'opposition.

Le 23 mai 1996, 7 moines trappistes français sont enlevés dans leur monastère de Tibehirine, ils sont retrouvés morts.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_islamique_arm%C3%A9#L.27affaire_des_moines_assassin.C3.A9s

1996. Adoption, le 13 septembre, d’une nouvelle réforme constitutionnelle, qui institue notamment une Chambre des conseillers – à côté de la Chambre des représentants – et renforce les prérogatives du roi Mohamed VI.

28 novembre 1996 Référendum sur la cinquième Constitution de l'Algérie

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

1996 Lybie le massacre d'Abou Salim

Abou Salim, le nom donne la chair de poule à tous les opposants en Libye. Nous sommes en 1996, les détenus de la prison d’Abou Salim se mutinent. Ils ne réclament pas un droit au parloir ou l’accès aux journaux. Non, nous sommes dans la Libye de Kadhafi. Les prisonniers veulent qu’on arrête de les affamer, de les battre, de les torturer jusqu’à la mort. C’est un combat pour la survie. La réponse est à la hauteur de la brutalité du régime. On aligne les détenus dans la cour et on fait venir des militaires. Puis on ouvre le feu, au fusil et à la mitrailleuse lourde, avant de jeter des grenades pour être sûrs qu’il n’y ait pas de survivants. Un massacre sur des prisonniers, des hommes désarmés. Tués, tous, jusqu’au dernier. En 2011, sur les lieux de la prison, les autorités du CNT annoncent avoir découvert les restes de 1700 corps.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/carnets-de-libye/20110926.OBS1112/libye-charniers-d-abou-salim-le-crime-du-fils-le-plus-fou.html

5 6 1997 Elections législatives pluralistes en Algérie

En quatre ans, vraisemblablement plus de 100 000 personnes trouvent la mort dans le conflit algérien ,
qui aurait aussi causé 10 milliards de pertes matérielles.

Les élections législatives du 5 juin 1997 sont précédées d’un renforcement des opérations de police destinées à nettoyer les maquis et à inciter la population à se rendre aux urnes. Remportées par le Rassemblement national démocratique (RND), parti créé quatre mois avant le scrutin pour soutenir le président Zéroual, elles permettent l'entrée massive de l'opposition au Parlement. Le RND, qui n’obtient pas la majorité absolue (155 sièges sur 380), doit composer avec le FLN (64 sièges) et, surtout, avec deux mouvements islamistes modérés : le Mouvement de la société de la paix (69 sièges) et le mouvement Ennahda (34 sièges). L’émergence d’un mouvement islamiste conservateur lié à l’État permet aux autorités algériennes de contrôler le jeu politique.

En 1997, l'Armée islamique du salut (AIS) déclare un cessez-le-feu unilatéral avec le gouvernement algérien, alors que le Groupe islamique armé (GIA) se déchire suite à sa nouvelle politique de massacre.

En juillet 1997, le président Zéroual libère, après six ans de détention, l’ancien leader du FIS, Abbassi Madani, qui est néanmoins remis en résidence surveillée en septembre 1997.

23 10 1997 Elections locales pluralistes en Algérie

la désignation par le président du tiers des représentants du Conseil de la nation et l’élection du 25 décembre 1997 assurent au RND le contrôle de 80 des 96 sièges qui composent le Conseil de la nation, la Chambre haute du Parlement algérien.

Ce semblant de jeu démocratique ne règle pas pour autant le problème fondamental de la société algérienne : la guerre civile ouverte qui dure depuis cinq ans. Les autorités accroissent leurs capacités de répression en développant les milices. En même temps, la guerre prend un tournant difficilement analysable, celui des massacres collectifs. Ces massacres de villages entiers, qui ont commencé dans la plaine de la Mitidja, se produisent en priorité dans des régions qui ont voté massivement pour le FIS et qui sont très contrôlées par l'armée. Ils ont ensuite atteint d’autres régions de l’Est et de l’Ouest algérien. Ils suscitent une grande émotion dans l’opinion publique internationale.

En juin 98 , à la guerre civile vient se surimposer une tension en Kabylie, provoquée par l’assassinat du très populaire chanteur kabyle Lounès Matoub (opposé aux islamistes, critique à l’égard du pouvoir et défenseur de l’identité berbère) et par la mise en vigueur de la loi sur l’arabisation dans l’administration.

Un groupe dissident du GIA, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), basé principalement à la périphérie de la Kabylie, est constitué en 1998, se dissociant des massacres. Visant l'armée et la police pour la plupart, il rejette l'amnistie et poursuit son combat.

1998. Maroc: M. Abderrahmane Youssoufi, secrétaire général de l’USFP, est nommé premier ministre d’un gouvernement d’alternance le 4 février. Driss Basri est maintenu à l’intérieur.

1998. Tunisie Le vice-président de la LTDH, Khemais Ksila, est condamné à trois ans de prison le 11 février. Au cours de l’été, M. Ben Ali fait adopter un amendement permettant à l’opposition de présenter des candidats aux élections présidentielles prévue pour l’année suivante.

En 1998, une scission s’opère au sein du GIA. Le GSPC, le Groupe salafiste pour la prédication pour le combat, juge les méthodes du GIA trop violentes et trop dirigées contre la population civile. Il est créé après l’appel de Oussama Ben Laden à un djihad global.

11 9 1998 Liamine Zeroual annonce des élections présidentielles anticipées en Algérie

En septembre 1998, une forte opposition de la haute hiérarchie militaire, qui avait été à l'origine de la venue au pouvoir de Liamine Zeroual, aboutit à l'annonce par ce dernier de son départ du pouvoir en février 1999. Cette démission anticipée, suivie un mois plus tard de celle de son conseiller et du ministre de la Justice, révèle l'impuissance de l'État à rétablir la paix et à tracer une ligne politique propre à redonner confiance aux diverses composantes de la population.

15 4 1999 Abdelaziz Bouteflika élu Président de la République Algérienne

Aux élections du 15 avril 1999, l'opposition se présente divisée, avec plusieurs listes dirigées par Hocine Aït Ahmed du Front des forces socialistes (FFS), Abdallah Djallabah du Mouvement de la réforme nationale (MRN), représentant Ennahda, l'ancien ministre réformateur Mouloud Hamrouche, Ahmed Taleb Ibrahimi, un islamiste modéré, Youssef El Khatib, un ancien maquisard, dont la candidature vise surtout à s'opposer à celle d'Abdelaziz Bouteflika, candidat des militaires. Dénonçant les « fraudes massives », les six candidats de l'opposition se retirent à la veille du scrutin, laissant seul en lice Abdelaziz Bouteflika, qui a été élu.


Sarkozy et Bouteflika en 2007

1999. Décès de Hassan II le 23 juillet. Son fils Mohammed VI est intronisé le 30.

Dans un discours, le nouveau roi évoque « les disparus et les victimes d’arrestations arbitraires ». Abraham Serfaty est autorisé à rentrer d’exil en septembre. La famille Ben Barka regagne le Maroc deux mois plus tard, après trentesix ans d’absence. Les émeutes qui éclatent à El-Ayoun, au Sahara occidental, sont durement réprimées. Driss Basri est limogé le 9 novembre.

Ministre des Affaires étrangères sous Boumédiène pendant seize ans, Abdelaziz Bouteflika se présente comme celui qui pourrait redonner à l'Algérie son prestige et son essor. Peu après son élection, l’AIS, avec l’appui « total et sans réserve » d’Abassi Madani, se dit prête à déposer les armes et à participer à la lutte contre le GIA. Abdelaziz Bouteflika annonce alors la tenue d'un référendum sur la « concorde civile », visant à instaurer une mesure d’amnistie pour les islamistes n’ayant pas commis de crimes de sang.

16 9 1999 Référendum sur la loi sur la concorde civile en Algérie

la victoire écrasante du « oui » (98,6 % des suffrages exprimés) est interprétée par le président comme une approbation de sa politique. Le chef de l'État y trouve une occasion de faire valoir une légitimité contestée en raison des conditions de son élection.

En 1999, on ne dénombrait plus que 600 terroristes des GIA. Ces groupes terroristes, étrangers au peuple algérien, ont disparu petit à petit durant ces dernières années. Les partisans du FIS, l'AIS, ont bénéficié d'une amnistie présidentielle suite à la loi sur la concorde civile proposée par le président Abdelaziz Bouteflika. Cette volonté du pouvoir de se réconcilier avec le FIS, pose la question de la culpabilité de ce parti quant à cette décennie de massacres de civils.

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

1999. Le 24 octobre, M. Ben Ali remporte 99,4 % des voix à l’élection présidentielle Tunisienne.

La fin du GIA et de l'AIS et de la guerre civile en Algérie

1er janvier 2000 L'Armée Islamique du Salut (AIS) fut entièrement dissoute le 1er janvier 2000, ayant négocié une amnistie spéciale avec le gouvernement. Le GIA, déchiré par les dissensions et les abandons et dénoncé de tous les côtés et même par le mouvement islamiste, fut lentement détruit par des opérations militaires au cours des années suivantes ; à la mort d'Antar Zouabri au début 2002, elle était incapable de poursuivre son action. Les efforts du gouvernement furent davantage soutenus au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 ; les États-Unis manifestèrent leur soutien vis-à-vis du gouvernement algérien, en gelant les avoirs du GIA et du GSPC et en fournissant des lunettes infrarouges à l'armée.

2000. Maroc : Partisans et adversaires de la réforme prévue du code de la famille défilent le 12 mars, les uns à Rabat, les autres à Casablanca. Le texte sera finalement retiré.

juin 2000 , témoignage de Louisette Ighilahriz, dans Le Monde. Jacques Massu allait exprimer des regrets à l´égard de l´emploi de la torture en Algérie. « Non, la torture n´est pas indispensable en temps de guerre, on pourrait très bien s´en passer, confiait le vainqueur de la bataille d´Alger. Quand je repense à l´Algérie, cela me désole, car cela faisait partie (…) d´une certaine ambiance. On aurait pu faire les choses autrement » (Le Monde du 22 juin).
Le quotidien publie également une interview du général Paul Aussaresses, ancien responsable des services de renseignement à Alger, qui reconnaît avoir pratiqué des "exécutions sommaires" : "la torture ne m'a jamais fait plaisir, mais je m'y suis résolu", dit-il. Il nie avoir pratiqué la torture lui-même, mais reconnaît avoir procédé à 24 "exécutions sommaires"

Malgré une évolution du régime et une amélioration de la situation sur le plan des attentats, des querelles au sein du pouvoir conduisent à un remaniement ministériel. Le 26 août 2000, le Premier ministre Ahmed Benbitour démissionne de ses fonctions. En désaccord avec le chef de l'État sur le rythme de privatisation des entreprises publiques, Ahmed Benbitour n'accepte pas, par ailleurs, la mainmise d'Abdelaziz Bouteflika sur tous les dossiers. Le président nomme pour le remplacer son directeur de cabinet Ali Benflis, réputé pour être un réformateur. Dans le même temps, afin de rallier les islamistes modérés, le régime prône un retour à certaines valeurs religieuses notamment sur le plan de la morale.

31 octobre 2000 . L'Humanité publie l'appel de 12 intellectuels, parmi lesquels Pierre Vidal-Naquet et Henri Alleg, qui réclament la reconnaissance et la condamnation par l'Etat français de l'usage de la torture en Algérie.

9 novembre 2000 . Le Monde révèle "l'affaire Mohamed Garne", né d'un viol collectif de sa mère par des soldats français, en août 1959 en Algérie. Ce "Français par le crime" demande la reconnaissance par la justice française du préjudice subi.

Comme chaque année, la période du ramadan, en décembre 2000, entraîne un regain d’assassinats et d’actions terroristes, alors que certaines révélations d’anciens militaires incriminent la responsabilité de l’armée dans plusieurs massacres attribués au GIA.

28 décembre 2000 . Enquête du Monde sur les troubles psychiques liés à la guerre d'Algérie. 350 000 anciens d'Algérie seraient concernés.

En avril 2001, après la mort d'un adolescent de 18 ans placé en détention à Beni Douala et abattu par un gendarme, d’importantes émeutes ont lieu, notamment à Tizi Ouzou, entraînant la mort d’une quarantaine de personnes et le retrait du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie), parti berbère, de la coalition gouvernementale.

Mai 2001 . publication du livre du général Aussaresses, Services spéciaux Algérie, 1955-1957.

27 juin 2001 . Trois anciens militants du FLN accusent sur France 3 le général Maurice Schmitt, ancien chef d'état-major, d'avoir été le "chef d'orchestre" de leurs tortures, en 1957, à Alger.

juin 2001 La plus haute juridiction française, la Cour de cassation, a ainsi confirmé, en juin 2001, un arrêt de la cour d'appel de Paris en faveur de Pierre Vidal-Naquet. Quelques mois auparavant, elle avait pris la même décision en faveur de Michel Rocard, qui, en 1992, à la télévision, avait déclaré: "Il faut tout de même savoir qui est M. Le Pen, et s'en souvenir. En Algérie, il a torturé."

12 octobre 2001 . Publication par Le Monde d'une enquête sur les viols pendant la guerre d'Algérie.

22 novembre 2001 . Mohamed Garne se voit accorder une pension de l'Etat français.

26 novembre 2001 . Procès du général Aussaresses au tribunal correctionnel de Paris. Il est poursuivi pour "complicité d'apologie de crimes de guerre" et sera condamné en janvier 2002 à 7 500 euros d'amende (peine confirmée en appel en avril 2003.)

Au mois de novembre 2001, alors que des pluies torrentielles s’abattent sur l’Algérie — les inondations causent la mort de plusieurs centaines de personnes, en particulier à Alger, dans le quartier de Bab el Oued —, le gouvernement est confronté à la colère de la population, attisée par l’incurie des secours, lents et inadaptés.

7 avril 2002. Une manifestation de soutien à la Palestine rassemble plus d’un million de personnes à Rabat.

En avril 2002, le Parlement vote à l’unanimité un amendement à la Constitution qui institue le berbère comme langue nationale en Algérie. Ce geste historique, qui revêt une dimension symbolique importante dans le processus de reconnaissance de l’identité berbère, intervient à l’approche des élections législatives, dans un climat tendu par les manifestations et les revendications qui continuent de remettre en cause l’autorité de l’État en Kabylie.

11 avril 2002. des attentats islamistes à Djerba (Tunisie) causent la mort de quinze personnes.

Un camion-citerne de gaz naturel bourré d’explosifs saute à 9 h 35 devant la synagogue de la Ghriba à Djerba en Tunisie le 11 avril 2002, tuant 21 personnes (quatorze touristes allemands, cinq Tunisiens et deux Français) et faisant trente blessés.

L'Allemand converti à l'islam Christian Ganczarski a été condamné par la justice française à 18 ans de réclusion pour complicité dans l'attentat contre la synagogue de Djerba en avril 2002, qui a fait 21 morts.
Aux termes de sept heures de délibérations, la cour spéciale de Paris, composée de sept magistrats professionnels et spécialisée dans les affaires de terrorisme, a également condamné Walid Nawar, frère du jeune kamikaze tunisien Nizar Nawar qui s'est fait sauter au volant de son camion piégé, à douze ans de réclusion. L'attentat de Djerba en avril 2002 avait fait 21 morts dont 14 touristes allemands, 5 Tunisiens et 2 Français. C'est la présence de Français parmi les victimes qui a permis le déclenchement d'une procédure en France. source

Dans le procès de l’attentat contre la synagogue de Djerba en Tunisie en 2002, la cour d’assises de Paris a décidé de disjoindre le cas de Khaled Cheikh Mohammed, actuellement détenu à Guantanamo, de celui des deux autres accusés. "La cour dit que le cas de Khaled Cheikh Mohammed sera examiné au cours d'une autre session", a ajouté le président, sans davantage de précision. Khaled Cheikh Mohammed était, avec Christian Ganczarski et le jeune Tunisien Walid Nawar, frère du kamikaze Nizar Nawar qui s'est fait sauter au volant d'un camion piégé contre la synagogue de Djerba en avril 2002, l'un des trois accusés de ce procès en "complicité d'assassinat terroriste", qui devrait s'achever le 6 février. La découverte du téléphone satellitaire de Nizar Nawar, après l'attentat, avait permis de découvrir qu'il avait parlé avec Christian Ganczarski quelques heures avant l'attaque, et qu'il avait ensuite vainement tenté de contacter Khaled Cheikh Mohammed.source

les 4 mai et 4 juin 2002 articles sur la torture en Algérie publiés par Le Monde, avant le premier tour de l'élection présidentielle et le deuxième tour des législatives. Signés par Florence Beaugé, spécialiste de l'Algérie au Monde, ils faisaient état, sur la foi de témoignages concordants, de la participation de M. Le Pen à la torture pendant la guerre d'Algérie.

juillet 2002, crise hispano-marocaine au sujet de l’îlot Peregil/Leïla, situé à 200 mètres des côtes du Maroc. Les deux pays normaliseront leurs relations six mois plus tard. Les élections législatives du 27 septembre voient l’accession de 35 femmes au Parlement, tandis que les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD), avec 41 sièges, deviennent la première force d’opposition du pays. M. Youssoufi est remplacé par M. Driss Jettou, qui n’appartient à aucun parti.

Juin 2003 : La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a relaxé, jeudi 26 juin, le quotidien Le Monde de la plainte déposée contre lui par Jean-Marie Le Pen. Le président du Front national s'estimait diffamé par des articles parus dans le quotidien en mai et juin 2002, dans lesquels Florence Beaugé, spécialiste de l'Algérie, faisait état, sur la foi de témoignages concordants, de la participation de Jean-Marie Le Pen à la torture pendant la guerre d'Algérie. Le tribunal, estimant l'enquête menée « particulièrement sérieuse et approfondie » et son « caractère de contradiction suffisant », a débouté M. Le Pen de sa plainte, reconnaissant « la bonne foi » du journal.

Le 16 mai 2003. des attentats terroristes font 45 morts à Casablanca (Maroc) , dont les 12 kamikazes. Ils se sont produits quelques jours après des attaques visant des intérêts occidentaux à Riyad en Arabie saoudite, et furent perpétrés par une dizaine d'islamistes radicaux originaires du bidonville Thomas, faisant un total de 41 victimes et d'une centaine de blessés. Ces attentats visaient précisément des lieux soigneusement sélectionnés par les terroristes : un hôtel et un restaurant accueillant des clients internationaux, le bâtiment de l'alliance israélite et le cimetière juif de la ville ainsi que le consulat de Belgique.

Reportage consacré à une série d'attentats au Maroc à Casablanca. Commentaire sur images des dégâts au seuil d'un hôtel, à "La Casa de España", un restaurant, à l'Alliance israélite, et au cimetière juif, en alternance avec les interviews d'un membre du personnel de l'hôtel, un témoin Marocain dans la foule, et les réactions lors d'une conférence de presse du Ministre de l'Intérieur du Maroc. Evocation de l'implication du terrorisme international, de la surprse du peuple et des autorités, bilan des victimes. Conclusion sur place de Kristian AUTAIN.
http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/2297842001008/serie-d-attentats-a-casablanca.fr.html

violent tremblement de terre le 21 mai 2003, dans la région d’Alger.

Ce séisme, l’un des plus meurtriers jamais enregistrés en Algérie — 2 300 morts et plus de 10 000 blessés —, provoque la colère de la population, tant face à l’inertie des pouvoirs publics après le sinistre que face à leur incurie dans l’aménagement du territoire. Ces manquements, ajoutés aux pratiques frauduleuses des entreprises de construction (emploi de matériaux inadaptés, non-respect des normes techniques, corruption), auraient lourdement contribué au nombre de logements détruits (20 000) et de personnes sinistrées (plus de 100 000).


Diaporama sur le séisme

Le Parlement marocain adopte le 28 mai 2003 une loi antiterroriste. Le roi annonce la « fin de l’ère du laxisme ». Dix peines de mort sont prononcées le 11 juillet contre des membres de la Salafia Jihadia, impliquée dans les attentats. Une centaine d’autres sont condamnés en août et en septembre.

Avec le déclin du GIA, le GSPC subsistait en tant que groupe rebelle le plus actif, avec environ 300 combattants en 2003 (BBC ). Il continua une campagne de tueries de policiers et de militaires dans son secteur, parvenant même à progresser au Sahara, où sa division, menée par Amari Saifi (surnommé « Abderrezak el-Para »), enleva des touristes allemands en 2003, avant d'être forcé de fuir dans des secteurs dépeuplés du Mali, et plus tard au Niger et au Tchad, où il fut capturé. À la fin 2003, le fondateur du groupe fut supplanté par l'encore plus radical Nabil Sahraoui, lequel annonça son soutien à Al-Qaida, renforçant des liens les gouvernements des États-Unis et d'Algérie. Il aurait été tué peu de temps après.

2004. Le 7 janvier, le roi du Maroc accorde la grâce à 33 prisonniers politiques, dont le journaliste Ali Lmrabet, et annonce la création de l’Instance équité et réconciliation (IER), chargée de recueillir les témoignages des victimes des « années de plomb ». Le 16, les députés adoptent à l’unanimité l’égalité juridique entre hommes et femmes. Le 22 juin, l’envoyé spécial des Nations unies au Sahara occidental, M. James Baker, démissionne. Rabat se prononce pour une solution « définitive et globale fondée sur une large autonomie ».

Lors de l’élection présidentielle d’avril 2004, Abdelaziz Bouteflika est réélu dès le premier tour avec près de 85 % des suffrages — son rival Ali Benflis en recueille 6,42 %. Tandis que la campagne électorale a laissé espérer un scrutin relativement ouvert — l’armée ayant officiellement affirmé sa neutralité —, l’opposition dénonce une fraude massive devant le score du président sortant. Le Premier ministre Ahmed Ouyahia est reconduit dans ses fonctions.

En septembre 2005, un référendum proposant l'amnistie fut soumis par le gouvernement de Bouteflika, comme la loi de 1999, pour mettre un terme aux poursuites pour les personnes qui n'avaient plus d'activités militaires et pour offrir des compensations aux familles des personnes tuées par les forces gouvernementales. La proposition fut acceptée par 97 % des votants. Ces résultats restent mitigés.
Depuis l'amnistie de 2005, les services de sécurité ont arrêté 1 290 terroristes jusqu’à septembre 2010, tandis que 7 540 autres, dont 81 émirs, à leur tête Hassan Hattab, se sont rendus et ont bénéficié de la cessation de l’action publique.

2004. Tunisie M. Ben Ali est réélu avec 94,5 % des suffrages le 24 octobre.

2005. Quatorze migrants africains sont tués en octobre par les forces marocaines et espagnoles alors que des centaines d’entre eux tentaient de pénétrer dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. L’armée marocaine réprime violemment les manifestations sécessionnistes qui se succèdent depuis plusieurs mois au Sahara occidental.

Torture en Algérie : deux généraux français affrontent leur mémoire

Un débat sur la condamnation par l´Etat français des pratiques de l´armée pendant la guerre d´Algérie s´est ouvert depuis la publication du témoignage d´une militante du FLN, torturée en 1957. Le général Jacques Massu se dit favorable à cette repentance officielle.


QUARANTE ANS après, la mémoire de la guerre d´Algérie sursaute. Profondément enfouis dans l´inconscient national au nom de la paix sociale, les douloureux souvenirs d´un drame de huit ans (1954-1962) qui a déchiré la France et failli emporter la République, émergent à l´heure où ses acteurs vieillissants dressent l´inventaire de leur vie. Ce processus avait fait un bond avec la publication, dans Le Monde du 20 juin, du témoignage de Louisette Ighilahriz, une militante algérienne indépendantiste. Pendant trois mois, à la fin de 1957, à Alger, cette jeune fille alors âgée de vingt ans, fut atrocement torturée à l´état-major de la 10e division parachutiste du général Massu. Depuis lors, elle recherchait désespérément le médecin militaire français qui, pris de compassion, l´avait finalement sauvée en la transférant à l´hôpital.

Nommément mis en cause dans ce témoignage, les généraux Massu et Bigeard avaient réagi immédiatement : tandis que Marcel Bigeard qualifiait de « tissu de mensonges » le récit de la militante algérienne, Jacques Massu allait jusqu´à exprimer des regrets à l´égard de l´emploi de la torture. « Non, la torture n´est pas indispensable en temps de guerre, on pourrait très bien s´en passer, confiait le vainqueur de la bataille d´Alger. Quand je repense à l´Algérie, cela me désole, car cela faisait partie (…) d´une certaine ambiance. On aurait pu faire les choses autrement » (Le Monde du 22 juin). Cette étonnante déclaration de repentance avait fait grand bruit, notamment parmi les millions de personnes – anciens appelés, pieds-noirs, anciens harkis et Algériens de France – dont la jeunesse a, d´une façon ou d´une autre, été salie par le conflit algérien. Parmi l´abondant courrier que Le Monde a alors reçu, une partie reprochait au journal d´avoir rouvert des plaies encore à vif, oublié les atrocités commises par le FLN et mis en cause l´armée, en publiant la confession de « Louisette » ; une autre contenait de multiples témoignages sur l´utilisation de la torture et les exécutions sommaires. Les regrets du général Massu étaient salués particulièrement par le père Alain Maillard de La Morandais, ancien officier en Algérie, qui invitait l´Eglise à la repentance vis-à-vis des « crimes de la torture depuis l´Indochine jusqu´à l´Algérie ».

ACCUMULATION DE CONFESSIONS

Le travail de mémoire s´accélérait, un an après le vote historique des députés, le 10 juin 1999, permettant de qualifier de « guerre »des événements qui, officiellement, n´avaient consisté qu´en des opérations de « maintien de l´ordre ». Depuis lors, l´accumulation de confessions reflète un mouvement inédit de retour sur un « passé qui ne passe pas », rappelant la résurgence de la mémoire de l´occupation nazie à partir des années 70.

Cette aspiration n´a pas échappé au journal L´Humanité, qui a publié, le 31 octobre, un appel d´intellectuels demandant une reconnaissance et une condamnation officielles de la torture pendant la guerre d´Algérie. Signé par douze des principales personnalités ayant milité contre cette « gangrène », le texte invoque le « devoir de mémoire auquel la France se dit justement attachée ». Les signataires demandent à Jacques Chirac et à Lionel Jospin,« de condamner ces pratiques par une déclaration publique » et invitent « les témoins, les citoyens à s´exprimer sur cette question qui met en jeu leur humanité ».

A cet appel, Lionel Jospin a partiellement répondu, le 4 novembre. Rendant hommage au discours de Jacques Chirac reconnaissant la responsabilité du pays dans la persécution des juifs sous l´Occupation, M. Jospin a estimé que « d´autres moments sombres de notre histoire nationale »devaient faire l´objet du « même effort ». Le premier ministre, qui s´exprimait lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France, a évoqué l´appel publié dans L´Humanité, s´affirmant « convaincu que ce travail de vérité n´affaiblit pas la communauté nationale. Au contraire, il la renforce en lui permettant de mieux tirer les leçons de son passé, pour construire son avenir ».

Philippe Bernard

Le Monde daté du jeudi 23 novembre 2000

Le quotidien publie également une interview du général Paul Aussaresses, ancien responsable des services de renseignement à Alger, qui reconnaît avoir pratiqué des "exécutions sommaires" : "la torture ne m'a jamais fait plaisir, mais je m'y suis résolu", dit-il. Il nie avoir pratiqué la torture lui-même, mais reconnaît avoir procédé à 24 "exécutions sommaires"

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
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   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
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L'alliance entre le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) et AQMI en janvier 2007 conduit à la création du Groupe salafiste libre (GSL), un autre groupe de militants opposés au gouvernement algérien et aux intérêts occidentaux. Le conflit est une continuation de la guerre civile algérienne qui a pris fin en 2002 et s'est depuis propagée à d'autres pays voisins.

Depuis février 2007, dans le cadre de l'opération Enduring Freedom - Trans Sahara, des conseillers américains et britanniques viennent épauler les armées mauritanienne, malienne et nigérienne contre AQMI.

Selon la Protection civile, un attentat visant le Palais du gouvernement, dans le centre d'Alger, fait 12 morts et 135 blessés le 11 avril 2007. Un autre attentat perpétré à l'aide de trois voitures piégées contre le commissariat de police de Bab Ezzouar, dans la banlieue d'Alger fait 12 morts et 87 blessés. Une des trois explosions a détruit un poste électrique de la compagnie publique algérienne Sonelgaz et les deux autres ont endommagé gravement le commissariat de ce quartier populeux, comptant des dizaines d'immeubles à plusieurs étages. Les deux attentats à l'explosif ont eu lieu quasi-simultanément vers 10 heures 45 (heure locale) (9 heures 45 UTC). L'attentat est revendiqué par le groupe « al-Qaida pour le Maghreb islamique », ex-GSPC, qui s'était peu de temps avant affilié à al-Qaida

Un attentat-suicide est commis peu de temps avant l'arrivée du président Abdelaziz Bouteflika à Batna le 7 septembre 2007.

L'explosion fait 22 morts et 107 blessés. Un kamikaze, présumé islamiste, avait dissimulé la bombe dans un sac en plastique qu'il portait et s'était joint à un rassemblement près de la mosquée Djamaa Atik, attendant l'arrivée du président Bouteflika. Ce dernier a été repéré par la population, il a tenté de prendre la fuite et a été poursuivi par un policier. C'est à ce moment qu'il a actionné la bombe. L'assaillant a précipité son action avant l'arrivée du président de la République sur les lieux.

Une première voiture piégée frappe un bus de transport d'étudiants à Ben Aknoun, sur les hauteurs d'Alger, devant le Conseil constitutionnel et à proximité de la Cour suprême le 11 décembre 2007. Une seconde voiture conduite par un kamikaze a explosé devant le siège du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dans le quartier résidentiel de Hydra, qui abrite également les ministères de l'Énergie et des Finances, ainsi que plusieurs chancelleries et résidences diplomatiques.


Alger 11 décembre 2007 : Crédits photo : Larbi/Reuters

En avril 2010, les chefs d’états major des pays du Sahel, regroupant l’Algérie, la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Tchad décident d’augmenter le nombre d’effectifs des forces chargées de la lutte contre le terrorisme de 25 à 75 000 éléments, dans les 18 mois à venir. Un plan sécuritaire permettant aux pays du Sahel cités de bénéficier d’aides militaires de l'armée algérienne. Le bureau de coordination sécuritaire entre les armées des pays du Sahel, installé dans la wilaya de Tamanrasset, est promu à une antenne de commandement habilité à émettre des ordres et faire le suivi des opérations militaires sur zone.

Le 8 janvier 2011, Al-Qaida au Maghreb Islamique enlève deux Français au Niger, l'un faisant partie d'une ONG ; l'autre était un ami du premier. La revendication est authentifiée le 12 janvier 2011 par un document audio. Au cours d'une tentative de libération par les forces françaises, les deux otages, Antoine de Léocour et Vincent Delory, sont tués.

Le Printemps Arabe

L’immolation par le feu du jeune Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid le 17 décembre 2010 a été le déclencheur de la révolte.

Le mouvement a démarré de la ville de Sidi Bouzid en décembre dernier, après qu'un jeune diplômé du nom de Mohamed Bouazizi se soit immolé par le feu lorsque la police a tenté de lui interdire de tenir son petit stand de vendeur de rue. C'est cet acte qui a été le déclencheur de manifestations dans tout le pays contre la misère, le chômage et le manque de droits démocratiques.

19 auto immolations en Tunisie pendant la révolution

Dans un communiqué exclusif d’Attounissia, le Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous, baptisé récemment, « Hôpital Mohamed Bouazizi » confirme que la liste des personnes qui se sont immolées par le feu compte 19 cas ayant des brûlures à différents degrés. Certains d’entre eux ont été hospitalisés et ont pu quitter le centre. Malheureusement d’autres cas n’ont pas pu échapper à la mort.

La liste nominative des victimes d'auto immolation par le feu a été clôturée le 19 février 2011:

Janvier 2011 La révolution du jasmin

répression des manifestants en Tunisie: À quoi ressemble le climat dans le pays ? « Dans toutes les manifestations, tout le monde demande le départ de Ben Ali, souligne Radhia Nasraoui. Le peuple veut un nouveau régime démocratique. » Le mouvement continue-t-il de s’étendre ? « Il monte de plus en plus du sud vers le nord du pays, constate l’avocate. La capitale est atteinte depuis deux jours. Une grève générale pourrait frapper Tunis ce vendredi. » Dans la rue, la situation est très dangereuse. Des militaires occupent les rues. Cependant…. « L’armée est passive, commente Radhia Nasraoui. Elle n’intervient pas, même quand il y a du grabuge ou des tirs. » Le bras armé surpuissant de la répression demeure la police. « Mais malgré les tirs, malgré les morts, les protestations continuent », reprend la militante des droits de l’homme pour qui les annonces de libération d’émeutiers ne signifient pas grand-chose : « Il y a de nombreuses personnes disparues. Personne n’est en sécurité. »
http://berthoalain.wordpress.com/2011/01/09/emeutes-en-tunisie-decembre-2010janvier-2011/

répression des blogueurs en Tunisie: http://www.wat.tv/video/buzz-2-tunisie-repression-3a2c9_2exyh_.htm

La situation en Tunisie tourne au carnage.

En raison du black-out imposé par la police politique tunisienne, il existe très peu d’images relatant l’effroyable drame quotidien vécu par la jeunesse de ce pays.

Alors que le régime de Ben Ali tente de désamorcer la contestation sociale qui dure depuis trois semaines en maniant la carotte et le bâton, le bilan de la répression policière s’est encore alourdi, hier, à au moins 35 morts identifiés.
«Le chiffre de 35 morts s’appuie sur une liste nominative. Mais le nombre total des victimes est plus important. Il tourne autour de la cinquantaine mais c’est n’est là qu’une évaluation», a indiqué la présidente de la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH), Souhayr Belhassen. L’estimation faite par la présidente de la FIDH rejoint en tous points celle établie le même jour par Sadok Mahmoudi, membre de l’UGTT, le syndicat tunisien des travailleurs.
Dans une déclaration à l’AFP, M. Belhassen a fait savoir que la situation qui prévaut dans la localité de Kasserine, épicentre de la constatation contre le chômage et la faim, est «chaotique» et a parlé également de 50 morts. «C’est le chaos à Kasserine après une nuit de violences, de tirs de snipers, de pillages et de vols de commerces et de domiciles par des effectifs de police en civil qui se sont ensuite retirés. Le nombre de tués a dépassé les cinquante», a-t-il indiqué, citant un bilan recueilli auprès du personnel médical de l’hôpital régional de Kasserine où ont été transportés les corps.
Il faut savoir que le personnel médical de l’hôpital de Kasserine a débrayé durant une heure pour protester contre le nombre élevé de victimes et la gravité des blessures, a relaté un fonctionnaire, décrivant des «cadavres éventrés, à la cervelle éclatée».

Devant les grands médias français enfin attentifs, l’histoire bascule en Tunisie. A l’heure où nous enregistrions cette émission, l’avenir du régime de Ben Ali semblait encore sur le fil du rasoir. A l'instant même où nous la mettons en ligne, on apprend que Ben Ali a abandonné le pouvoir, et quitté le pays. Nous revenons dans cette émission sur un mois de soulèvement tunisien et la manière dont les médias l’ont traité ou ne l’ont pas traité. On parlera aussi du rôle joué par internet dans cette médiatisation.


Les dernières heures de Ben Ali en débat par asi

15 Janvier Ben Ali chassé du pouvoir en Tunisie, après un mois de manifestations, et dans l'indifférence des médias français, après une répression qui a fait des dizaines de morts, Ben Ali s'enfuit emportant au passage une fortune en lingots d'or.

et l'impossible arriva: http://www.monde-diplomatique.fr/2011/02/HALIMI/20112


Sarkozy et Ben Ali : Mai 2008

Leïla Ben Ali

Elle se serait réfugiée à Dubaï à la mi-décembre, dès les premières manifestations hostiles au régime. Trois semaines avant que son président de mari ne l’imite et ne la rejoigne. A Tunis, la rumeur prétend qu’elle aurait emporté dans ses bagages 1.500 lingots d’or subtilisés, avant son départ, dans les coffres de la banque centrale. Elle, c’est Leïla Ben Ali, la seconde épouse du leader tunisien, surnommée la « régente », la femme la plus détestée du pays.

Le lendemain le monde publie (très tardivement) un cable de Wikileaks :

Memo numéro 08 Tunis 679 DATE : 23 juin 2008 ORIGINE : AMBASSADE DES ETATS-UNIS A TUNIS CLASSIFICATION : SECRET

"La famille élargie du président Ben Ali est fréquemment présentée comme le carrefour de la corruption en Tunisie. Souvent qualifiée de quasi mafia, une vague allusion à"la Famille"suffit à indiquer de laquelle vous voulez parler. Il semble que la moitié de la communauté tunisienne des affaires peut se targuer d'être lié aux Ben Ali par un mariage, et nombre de ces relations ont su profiter à plein de leurs connexions familiales.
Ce sont surtout l'épouse de Ben Ali, Leila Ben Ali, et sa famille élargie – les Trabelsi – qui provoquent la colère des Tunisiens." LeMonde.fr "Le frère de Leila, Belhassen Trabelsi, est le membre le plus connu de la famille et passe pour avoir trempé dans un grand nombre d'affaires de corruption, depuis la réorganisation récente du conseil d'administration de la Banque de Tunisie[au sein duquel Trabelsi s'est fait coopter avant d'y acquérir un poids déterminant durant les mois suivants]jusqu'à des opérations d'expropriation et d'extorsion de pots-de-vin." "En dépit de ce que l'on entend dire sur le miracle économique tunisien et les statistiques positives, le fait que les investisseurs tunisiens eux-mêmes se tiennent en retrait en dit long. La corruption est un problème énorme et flagrant, mais nul n'est prêt à en reconnaître publiquement l'existence."

Pourquoi n'avons-nous rien vu venir ? Pourquoi la France n'avait-elle pas prévu la fuite du dictateur Ben Ali, le 14 janvier 2011 ? Peut-être parce qu'une très grande partie des élites hexagonales, politiques, intellectuelles et médiatiques, entretenaient de très bons rapports avec le régime.Financements à peine cachés, invitations dans les hôtels de luxe tunisiens: le clan Ben Ali a su s'attirer les bonnes grâces des médias français. Le plan com' tunisien était orchestré, au sein de la puissante société Image 7, par... la compagne de Michel Boyon, le président du CSA.C'est cet ahurissant tableau que dépeint Tunis Connection, un livre publié (au Seuil) par deux journalistes de Mediapart. Censure au Parisien ou à La Dépêche du midi, invitations au palace de patrons de presse comme Mougeotte (TF1) ou Tavernost (M6), les exemples cités sont confondants. Mais pas exhaustifs : la Tunisie conserve au chaud les archives de l'ATCE, la toute puissante agence de propagande au service de Ben Ali.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4589


MAM
veut aider le dictateur à mater le peuple tunisien

Dans une prise de position remarquée à l'époque, et ce lors d'une visite à M. Ben Ali qu'il qualifie d’ami, Nicolas Sarkozy avait jugé qu'en Tunisie « l'espace des libertés progresse ». http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2010-2011/20110091.asp#INTER_5

Quand Dominique Strauss-Kahn saluait la politique économique de la Tunisie, après avoir été décoré par le président Ben Ali, en 2008. "L'économie tunisienne va bien (...) la politique économique qui est conduite est saine, et je pense que c'est un bon exemple à suivre pour les pays émergents" déclare DSK avant d'ajouter "Le jugement que le FMI porte sur la politique tunisienne est très positif (...) en Tunisie les choses continueront de fonctionner correctement"

 


La chanson à faire circuler en Tunisie par asi
(un petit résumé en chanson et en images)

Tunisie : une évolution historique naturelle selon Emmanuel Todd : « Une évolution déterminante, car l'histoire montre la concomitance de trois phénomènes : alphabétisation, baisse de la fécondité et révolution. » Or, note Todd, la Tunisie a pratiquement achevé son alphabétisation (94,3% pour les 15-24 ans) et le taux de fécondité y est un des plus faibles au monde.
http://www.rue89.com/yeti-voyageur/2011/01/19/tunisie-une-evolution-historique-naturelle-selon-emmanuel-todd-186447


Clandestin tunisien: "Des situations inhumaines" par asi

Algérie : "Pas un seul mot n’a été dit sur cette petite révolution qui a lieu chez nos voisins de l’est, qui polarise pourtant l’actualité internationale. Il est en effet assourdissant, ce silence des autorités algériennes qui, de par la proximité historique et géographique avec la Tunisie, auraient dû jouer le voisin «protecteur» d’un pays «frère et ami» dont le sort s’annonce en pointillé… Après tout, c’est aussi cela, le «bon voisinage». Mais est-ce vraiment une surprise qu’Alger observe ce silence de cathédrale? Pas tout à fait. Il n’est un secret pour personne que les deux régimes, algérien et tunisien, sont pratiquement les deux faces d’une même médaille." "La répression des opposants et la fermeture de tous les espaces d’expression à l’opposition et aux sociétés civiles sont consubstantielles aux régimes de Ben Ali et de Bouteflika. Ce dernier n’a jamais caché son admiration pour l’Etat policier de «Zinochet» érigé par la France et les Etats-Unis au rang de «régime stable» avec une façade faussement moderniste qui profite à la seule clientèle qui gravite autour de la famille Ben Ali." "C’est, tout compte fait, une bien délicate posture que celle de l’Algérie officielle, réduite à gloser sur le Soudan et les prix de la farine et de la semoule pendant que le monde entier – y compris l’Egypte et l’Arabie Saoudite –salue, même à voix basse, le choix du peuple tunisien."
El Watan dimanche 16 janvier 2011

Manifestations en Algérie 4 morts et 800 blessés:http://berthoalain.wordpress.com/2011/01/07/emeutes-en-algerie-janvier-2011/

16 janvier 4 Personnes ont tenté de s’immoler par le feu en 48h en Algérie,Faut-il craindre le syndrome de Sidi Bouzid
http://www.algerie360.com/algerie/4-personnes-ont-tente-de-simmoler-par-le-feu-en-48h-en-algeriefaut-il-craindre-le-syndrome-de-sidi-bouzid/

11 Février : Révolution en Egypte : démission du président Hosni Moubarak.

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

15 février 2011 Chronologie de la révolte Libyenne

d'après http://www.europe1.fr/International/Kadhafi-politiquement-mort-434033/ et http://www.arte.tv/fr/3733356,CmC=3736080.html

les gardes ouvrent le feu à balles explosives sur la foule de civils

Le 15 février, quinze ans après le massacre d'Abou Salim, l’avocat des proches des victimes est enlevé par les sbires de Kadhafi. C’en est trop. Les familles se révoltent et osent manifester devant le siège de la sureté nationale. La réponse du régime est toujours la même, massive, extrêmement brutale, démesurée : les gardes ouvrent le feu à balles explosives sur la foule de civils. Et pour faire bonne mesure, l’aviation intervient et mitraille la manif de l’opposition qui fait mine de marcher sur le Q.G du dictateur. Deux jours plus tard, c’est le début des grandes manifestations. Après la chutte de Khadafi, le CNT annoncera avoir retrouvé 1700 cadavres dans les charniers d'Abou Salim

La Libye : une révolution différente : À la suite du changement de régime qui eut lieu en Égypte, les manifestations se sont intensifiées en Libye. Cependant, la tournure des événements prend une tout autre allure de celle qu'on a pu observer jusqu'à maintenant dans les autres États arabes. Le cas de la Libye est donc à part, tant par la violence de la répression du gouvernement que par le type de régime en place. http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=1292

Alors que la photo de Khadafi avec Sarkozy a été supprimée du site de l'Elysée d'après l'express . Rappelon nous en 2007, Sarkozy invite Kadhafi 5 jours durant. Et quelle invitation ! 400 personnes débarquent tous frais payés (à confirmer mais le doute est mince) dans les plus beaux palais de la République (Hôtel Marigny notamment). Une quarantaine d'amazones pour la sécurité, forcément... et pour le plaisir des yeux, quelques chameaux ! 5 avions réquisitionnés pour transporter tout ce beau monde. La troupe est au complet, le spectacle peut commencer !
http://www.lesmotsontunsens.com/kadhafi-ridiculise-sarkozy

Quand la France décide de fournir en douce la technologie nucléaire à des fins civiles et pacifiques à la Libye, elle prétend que c’est pour dessaliniser de l’eau de mer. Ben voyons…Le 25 juillet 2007, soit au lendemain de la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien, la France signait avec la Libye un mémorandum d’entente sur la coopération nucléaire. Aussitôt, le discours officiel français donne le ton : la Libye pourra ainsi dessaler de l’eau de mer. Alors que les Français s’interrogent sur les contreparties de la remise en liberté des soignants, un communiqué du Quai d’Orsay précise : « comme l’a souligné le président de la République lui-même, ce texte est destiné à donner un objectif précis à la coopération franco-libyenne : l’installation en Libye d’un réacteur nucléaire destiné à la production d’eau potable par le dessalement d’eau de mer. »
http://www.bakchich.info/article2206.html

alors que d'après le Figaro, le nouveau ministre de l'intérieur Henri Gaino a passé ses vacances de Noël en Libye, bien avant le début de la révolte populaire qui menace le régime du colonel Mouammar Kadhafi, lors d'un séjour privé, révèlent Les Inrockuptibles à paraître mercredi. Dans un entretien accordé au mensuel, M. Guaino confirme avoir passé "quatre jours et quatre nuits" autour de la Saint-Sylvestre chez l'ambassadeur de France à Tripoli à titre "privé". "Je n'ai rencontré personne, sur le tarmac, qui m'a offert de me transporter en avion privé", a assuré la "plume" du chef de l'Etat en référence à la polémique sur les vacances de Noël tunisiennes qui ont provoqué le départ du gouvernement, dimanche, de Michèle Alliot-Marie.

15 février : La police disperse par la force un sit-in contre le pouvoir à Benghazi, deuxième ville du pays et bastion de l'opposition.

17 février : La journée de la colère début de la révolte Libyenne

Une "Journée de la colère" est lancée sur Facebook. Des victimes commencent à être signalées dans l’est du pays.
Un vent de révolte souffle également sur la Libye. Inspirée par les événements en Tunisie et en Égypte, la jeunesse libyenne a appelé à une "journée de la colère" contre le régime du colonel Kadhafi -au pouvoir depuis près de 42 ans. Le mouvement de contestation a débuté mardi, à Benghazi, la deuxième ville du pays. 6 manifestants y ont été tués aujourd'hui lors d'affrontements avec les forces de l'ordre, selon des sites d'opposition. Difficile d'avoir des informations précises : les milices des comités révolutionnaires veillent au grain, les médias sont muselés et les réseaux téléphoniques, très perturbés depuis hier soir...
Journée de la colère... Hier, un sit-in pacifique contre le pouvoir y aurait été brutalement dispersé par les forces de l'ordre- au moins 14 manifestants auraient été tués et 38 blessés selon des organisations de défense des droits de l'homme et des sources hospitalières. Une répression qui a fait le tour de l'internet. Alertés par les réseaux sociaux, de nombreux jeunes auraient répondu à l'appel à manifester pour "la journée de la colère" ce jeudi. L'Union européenne, Londres et l'organisation de défense des Droits de l'Homme, Amnesty international demandent à Tripoli de ne pas recourir à la force. Même ton du côté de Washington, les États-Unis demandent au régime libyen de " prendre des mesures spécifiques qui répondent aux aspirations et aux besoins et aux espoirs de leur peuple".
...et de la répression Le régime a aussitôt lancé sa machine de répression contre ceux qu'il qualifié de "saboteurs". Zenten, à 145 kilomètres de Tripoli, a été le théâtre de violentes manifestations. Des locaux de la police et des comités révolutionnaires ont été incendiés par les protestataires. Plusieurs dizaines de personnes auraient été arrêtées. Des émeutes se sont également produites dans la ville d'Al-Baïda, à 1200 km à l'est de la capitale, les forces de la Sécurité intérieure et les milices des comités révolutionnaires auraient dispersé la foule en usant de balles réelles - bilan officiel : deux morts. les sites d'opposition et de défense des droits de l'homme libyens font état de 4 à 13 manifestants tués. Des dizaines de blessés ont également été signalés ainsi que de nombreuses arrestations.
ARTE Journal du 17 février 2011

18 février : Des sources médicales font un premier bilan de 24 morts, dont 14 victimes pour la seule ville de Benghazi.

La révolte se poursuit en Libye ce vendredi. Selon des informations de l'organisation Human Rights Watch, au moins 24 personnes y ont été tuées et des dizaines d'autres blessées depuis mardi soir, à la suite "d'attaques sauvages des forces de sécurité sur des manifestants pacifiques".

Tirs à balles réelles contre les manifestants
Hier, plusieurs centaines de manifestants ont défilé à Al-Baïda, Benghazi, Zenten, Derna et Adjabiya. Selon de nombreux témoins, les forces de sécurité ont tiré à balles réelles pour disperser la foule. C'est dans la ville d'Al-Baïda, à 1200 km de Tripoli, que le plus grand nombre de blessés à été signalé : des sources hospitalières affirment avoir accueilli 70 personnes, dont la moitié seraient dans un état grave en raison de blessures par balles.

Extrême violence aussi à Benghazi, bastion de l'opposition libyenne situé à un millier de kilomètres de la capitale. Au moins 8 personnes y ont été tués, jeudi. Des manifestants affirment que des hommes en civil, armés de couteaux, se sont joints au cortège pour s'attaquer aux protestataires. Ce matin, l'armée a été déployée dans les rues de Benghazi, où aucune nouvelle manifestation n'est signalée pour l'instant. Selon la radio libyenne, Saadi Kadhafi, l'un des fils du colonel Mouammar Kadhafi, aurait pris la fonction de maire dans la ville "afin d'assurer la sécurité de la population".
ARTE Journal du 18 février 2011

19 février : Au-delà de l’armée, des "mercenaires africains" participent à la répression contre les manifestants. Des témoins les décrivent tirant sur la foule.

20 février : Alors que son père ne s’est pas exprimé depuis le début du mouvement de révolte, Seif Al-Islam, le fils du colonel Kadhafi, brandit la menace d'un bain de sang et promet des réformes, en direct à la télévision. Sur le terrain, des heurts sanglants sont signalés à Benghazi, à Al-Baïda et à Tripoli.

21 février : Insurrection armée

Comme des dominos, plusieurs villes tombent aux mains des manifestants après des défections de l'armée,

selon la Fédération internationale des ligues de droits de l'Homme. Dans le monde, plusieurs hauts dignitaires libyens, notamment des ambassadeurs, commencent à prendre leurs distances avec le régime. Le colonel Kadhafi fait une apparition à la télévision pour démentir les rumeurs d'une fuite à l'étranger.

Benghazi, Darna, El Beïda, Ajdabia, El Kouba, Kabarka, Zenten, Tajoura, Sedrata, Ifran, Jado et désormais Tripoli, depuis ce weekend le mouvement de contestation s'étend toujours plus en Libye. Et c'est par un déluge de feu que le régime Kadhafi répond aux manifestants. Ce matin, Human Right faisait état de 233 morts, un bilan humain qui s'alourdit encore d'heure en heure. Des rumeurs ont fait état de la fuite du colonel Kadhafi au Venezuela, Caracas a démenti.

"Benghazi libérée''
Le drapeau de l'indépendance flotte sur Benghazi. En révolte depuis le 15 février dernier, ce fief de l'opposition, situé à un millier de kilomètres de Tripoli, est passé aux mains des protestataires ce lundi. Depuis dimanche, la ville est le théâtre de très violentes émeutes. Les manifestants ont incendié la station de radio locale ainsi que plusieurs postes de police et des locaux des comités révolutionnaires. Ils ont également investi et bloqué l’aéroport de la ville. Selon la chaîne américaine CNN, des tireurs d'élite ont tiré sur la foule depuis des hélicoptères déployés par l'armée libyenne. Selon plusieurs autres sources concordantes, le régime libyen aurait même engagé des "mercenaires africains" pour appuyer ses forces de sécurité. De source médicale, plus de 300 personnes y ont été tuées et 2000 autres blessées au cours de ces trois derniers jours. Les forces spéciales de l'armée ont fini par rejoindre les manifestants pour livrer bataille aux milices du colonel Kadhafi. Et ce soir, des chants de victoire résonnent dans tout Benghazi. D'autres villes de l'est de la côte libyenne seraient également passées dans le camp de l'opposition, difficile de vérifier ces informations, les liaisons restent très perturbées.

Les affrontements ont gagné Tripoli
Jusqu'ici relativement épargnée par les manifestations, la capitale libyenne, à son tour, est le théâtre d'émeutes entre opposants et forces de sécurité. Des tirs nourris ont été entendus, la nuit dernière, dans plusieurs quartiers de Tripoli. Des heurts entre contestataires et sympathisants du régime ont notamment eu lieu sur la Place verte, au centre ville. De source médicale, plus de 60 personnes ont été tuées au cours de la nuit dernière dans la capitale. Les affrontements se sont poursuivis ce lundi- aucun bilan n'est encore disponible. Pendant ce temps, la télévision d'État diffuse en boucle images censées être filmées "en direct" de manifestants pro-Kadhafi sur la principale place de Tripoli. Elle multiplie également les communiqués sur des "opérations anti terroristes" menées par les forces de sécurité.

Le fils Kadhafi promet une "rivière de sang"
Mais le régime reste sourd à l'appel des religieux comme aux revendications de la population. Seïf Al-Islam a annoncé, dimanche soir dans un discours à la télévision d'état, que l'armée défendrait le régime jusqu'au bout, évoquant même des "rivières de sang". Le fils de Mouammar Khadafi a également déclaré que le peuple devait choisir soit de construire une "nouvelle Libye", soit de plonger dans la "guerre civile" avant d'ajouter : "Notre moral est au plus haut et le leader Mouammar Kadhafi, ici à Tripoli, conduit la bataille et nous le soutenons ainsi que nos forces armées (...) Nous ne lâcherons pas la Libye et nous combattrons jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière femme et jusqu'à la dernière balle." Le ton de Seïf Al-Islam s'est également fait accusateur : selon lui, les affrontements sont provoqués par "des éléments libyens et étrangers visant à détruire l'unité du pays et instaurer une république islamiste", selon ces déclarations retransmises par la télévision d'État libyenne. Ce soir, le fils du dictateur libyen a annoncé une commission d'enquête sur les violences.

ARTE Journal du 21 février 2011

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

22 février : Dans un discours à la télévision enflammé, souvent confus, le colonel Kadhafi assure qu'il se battra jusqu'à la mort, menace d'un bain de sang et appelle ses partisans à lui exprimer leur soutien. Le Conseil de sécurité de l'ONU exige "la fin immédiate" des violences.

300 à 400 morts au bout d'une semaine.

Selon les organisations de défense des droits de l'Homme, c'est un véritable bain de sang qui est perpétré actuellement en Libye. La Fédération internationale des ligues de droits de l'Homme (FIDH) avance un bilan de 300 à 400 morts depuis le début de la contestation, le 15 février ( soit en une semaine seulement ) . Human Rights Watch, de son côté, fait état d'au moins soixante-deux morts à Tripoli, depuis dimanche. Les Nations-Unies confirment des bombardements, l'utilisation d'avions et d'armes lourdes pour tirer sur la foule. Des bilans qui pourraient encore être revu à la hausse mais il est difficile d'obtenir des informations précises sur le nombre de victimes - les communications avec la Libye sont interrompues ou coupées suivant les zones. Plusieurs villes de l'est du pays, seraient désormais passées sous le contrôle des protestataires.
Kadhafi prêt à se battre jusqu'à la dernière goutte de son sang
Mouammar Kadhafi s'est adressé à son peuple, en fin d'après-midi. Dans son discours, diffusé en direct par la télévision d'État, le leader libyen a affirmé qu'il resterait en Libye, en tant que "chef de la révolution''. Il ordonne à l'armée et la police de reprendre la situation en main tout en menaçant les manifestants armés de la peine de mort. Il menace les "rebelles" d'une riposte "similaire à Tiananmen, en Chine et Falloudjah en Irak et dit prêt à "purger la Libye maison par maison" pour mater la révolte. Kadhafi appelle également ses partisans à manifester à partir de mercredi. Hier soir, pour la première fois depuis le début de la révolte, le leader libyen a fait une brève apparition à la télévision d'état, mettant ainsi fin aux rumeurs sur son départ au Venezuela. La télévision officielle libyenne dément les informations sur les massacres contre les manifestants anti-régime et évoque des "mensonges et des rumeurs" destinés à "détruire le moral, la stabilité et la richesse de la Libye".
ARTE Journal du 22 février 2011

23 février : Après l’Est de la Libye, c’est peu à peu l’Ouest du pays qui tombe aux mains des manifestants.

Face à cette vague de violence, des milliers de personnes, Libyens et étrangers vivant sur place, quittent le pays.

Après Benghazi, la ville de Tobrouk (est de la Libye) est à son tour est passée sous le contrôle de l'opposition. Une "libération", au terme de trois jours de combats contre les milices de Kadhafi, que la population accueille dans la liesse. Désormais, la quasi-totalité de la partie orientale de la Libye échapperait au contrôle du régime, en partie grâce à l'armée qui a soutenu les manifestants. Les défections de soldats et officiers libyens semblent se multiplier. Dans le reste du pays, les violences se poursuivent. Un bain de sang que le régime continue à nier. Le président du parlement libyen a ainsi assuré ce matin que le calme avait été "rétabli dans la plupart des grandes villes" du pays, où "les forces de sécurité et de l'armée ont repris leurs positions".

Le ministre de l'Intérieur libyen change de camp
Selon une information de la chaîne qatarie Al-Jazira, le ministre libyen de l'Intérieur, Abdel Fatah Younes, s'est rallié, hier "à la cause du peuple" avant de réclamer le départ du numéro un Mouammar Kadhafi. Plusieurs hauts responsables libyens, dont le ministre de la Justice et de nombreux militaires, ont également changé de camp au cours de ces trois derniers jours, selon des informations concordantes.

Premier bilan officiel
Le ministère libyen de l'Intérieur a communiqué son premier bilan hier sur le nombre de victimes de la répression, il évoque 300 morts - 242 civils et 58 militaires. Des sources hospitalières font quant à elles état de plus d'un millier de morts. Des informations toujours difficiles à vérifier : les médias libyens restent contrôlés par le régime, aucun média privé n'existe en Libye et les communications sont coupées ou très perturbées sur l'ensemble du territoire. Ce mercredi, la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme a annoncé que les violences liées au soulèvement anti-Kadhafi ont fait deux fois plus de victimes que le bilan oublié par Tripoli : au moins 640 morts, dont 275 à Tripoli et 230 à Benghazi.

L'ONU exige la fin des violences, La Ligue Arabe dénonce une "grave violation des droits de l'Homme", Paris et Berlin se déclarent "révoltés", L'UE annonce qu'elle pourrait prendre des sanctions, Les évacuations de ressortissants se poursuivent.

ARTE Journal du 23 février 2011

24 février : Au total, plus de 30.000 Tunisiens et Egyptiens ont déjà fui la Libye pour échapper à la répression. Dans un nouveau message, sonore et enregistré celui-ci, Kadhafi affirme que les manifestants sont "drogués" et servent les intérêts du chef d'Al Qaïda Oussama Ben Laden.

La Libye est coupée en deux. Dans la partie est l'opposition gagne toujours plus de terrain, alors que l'ouest reste aux mains du régime Kadhafi et de ses milices et mercenaires sanguinaires. Selon plusieurs témoignages, les morts se compteraient désormais par milliers...

Contre attaque à Zaouia
L'ancien drapeau libyen, rouge, noir et vert, flotte désormais sur Tobrouk, Benghazi et Zaouia, désormais sous contrôle de l'opposition. Mais le calme n'y règne pas pour autant. Ce matin, selon des témoins, une unité de l'armée libyenne a attaqué à l'armée lourde une mosquée de Zaouia où étaient réunis des dizaines de manifestants. le minaret aurait été détruit par un tir de missile anti-aérien. Il y aurait au moins 10 morts et des dizaines de blessés, selon la presse libyenne. Plusieurs habitants affirment qu'un représentant du régime s'était rendu dans la ville mercredi pour menacer la population...

Les insurgés avancent vers Tripoli
L'opposition est désormais rejointe par un nombre croissant de civils et de chefs de clans, un appui décisif, car ces derniers rallient à chaque fois des milliers de personnes. Les insurgés promettent de" libérer" la capitale. À chaque ville ou village qui tombe, le régime réplique par des bombardements ou des descentes de miliciens. Un nouveau bain de sang aurait notamment été perpétré près de Mirsuta, dans l'ouest de la Libye. Des habitants qui avaient pris possession d'un petit aéroport auraient été attaqués au lance-roquettes et au mortier. Un peu partout en Libye, des témoins font également état de viols perpétrés par les mercenaires qui combattent aux côtés des troupes fidèles au général Kadhafi.

ARTE Journal du 24 février 2011

25 février : Kadhafi a fait une apparition à Tripoli et appelé ses partisans à prendre les armes pour défendre la Libye. Les combats continuent dans l'Ouest du pays et gagnent les environs de la capitale.

Au 11ème jour de l'insurrection en Libye, la répression du régime s'intensifie. Selon des témoins joints au téléphone par l'AFP, les forces de l'ordre ont tiré à sur des manifestants dans plusieurs quartiers de Tripoli, faisant de nombreuses victimes. L'ONU dénonce une situation alarmante et évoque désormais des milliers de blessés et de tués. Toujours selon les Nations-Unies, la chaîne d'approvisionnement de nourriture en Libye serait au bord de l'effondrement. Selon l'OIM, l'Organisation Internationale pour les Migrations, entre 40.000 et 50.000 migrants ont fui la Libye depuis lundi. En fin d'après-midi, la télévision libyenne a diffusé des images de Mouammar Kadhafi sur la Place Verte à Tripoli.

L'est sous contrôle de l'opposition,
combats à l'ouest L'étau se resserre toujours plus autour du régime du général Kadhafi. L'opposition a pris le contrôle des principales villes de la partie orientale et pétrolière du pays. Hier soir, l'ambiance était à la fête à Benghazi, berceau de la révolution libyenne. Les insurgés craignent toutefois de nouvelles attaques des milices du régime. Dans la partie ouest, les combats se poursuivent, notamment à Musratah, à 150 kilomètres de Tripoli et Zawiyah, à une soixantaine de kilomètres de la capitale. La ville de Zouara (120 km à l'ouest de Tripoli) serait en revanche passée sous le contrôle des opposants au régime. Ces derniers se disent toujours déterminés à marcher sur Tripoli.

Situation confuse dans la capitale
Difficile d'obtenir des informations précises sur la situation sécuritaire à Tripoli, où les partisans du "Guide" se concentrent, comme son appareil de répression. La milice terrible milice Khami, aux ordres de Kadhafi, disposerait notamment de 9.000 combattants, de chars et d'avions. L'opposition a appelé à une nouvelle manifestation aujourd'hui dans la capitale. Selon des témoins, plusieurs manifestants ont été tués et blessés par des tirs, y compris à l'arme lourde.

Abandon du poste-frontière avec l'Égypte
Le drapeau de la monarchie libyenne, emblème de la révolte, flotte sur la guérite du poste frontière d'Amsaad. Les lieux sont désormais gardés par des soldats rebelles libyens. Le retour des milliers d'Égyptiens (2 millions de travailleurs Égyptiens étaient présents en Libye) est désormais largement facilité. La situation est en revanche beaucoup plus difficile pour des milliers de travailleurs asiatiques, bloqués à cette frontière, dans l'attente d'un visa pour l'Égypte.

ARTE Journal du 25 février 2011

26 février : L'ONU, les Etats-Unis et l'UE commencent à prendre des sanctions contre le régime libyen, bloquant notamment les avoirs à l'étranger du clan Kadhafi.

28 février : Les Etats-Unis ont envoyé des forces aériennes et navales près de la Libye en écartant toutefois toute intervention armée, pour le moment. Mouammar Kadhafi, dans une interview accordée à la chaîne ABC, a déclaré être aimé par son peuple. Des déclarations jugées "délirantes" par l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, qui réclame le départ du dirigeant libyen.

"Tout est sous contrôle", dixit le colonel Kadhafi. Une affirmation qui n’a rien à voir à ce qu’il se passe sur le terrain. Jour après jour, l’opposition gagne du terrain. Dans l’est de la Libye, l’opposition a pris son destin en main. A Benghazi, berceau de la révolte libyenne, un Conseil national indépendant a été mis en place. Son rôle : coordonner les villes libérées. Nafusa, Nalout, désormais c’est plus à l’ouest du pays que les villes sont libérées, les unes après les autres. L’opposition se prépare à marcher sur Tripoli.

La communauté internationale au chevet de la Libye
Sur le plan international, Bruxelles a adopté lundi un embargo sur les armes et des gels d’avoirs visant vingt-siw responsables libyens. "Insuffisant", estiment plusieurs pays européens, qui réclament un gel de tous les paiements en faveur de Tripoli. Dès vendredi, le conseil de sécurité de l’ONU a adopté une série de sanctions contre le dictateur libyen. Gel des avoirs, interdiction de voyager et embargo sur les ventes d’armes à la Libye, d’autres mesures contre le Guide de la révolution libyenne et ses proches sont à l’étude.

ARTE Journal du 28 février 2011

29 février Le bilan des violences en Libye reste difficile à évaluer.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a parlé d'un millier de morts. A Benghazi seule, 256 personnes ont été tuées et 2000 blessées, selon des médecins de cette ville cités dimanche par le Comité international de la Croix Rouge. Face à ce bain de sang, la communauté internationale presse de plus en plus Kadhafi de quitter le pouvoir.

11h30 : Des combats opposent à Misrata anti-Kadhafi et forces gouvernementales. Les insurgés ont abattu un avion militaire, a déclaré un témoin à Reuters. "Les forces de Kadhafi ne contrôlent qu'une petite partie de la base. Les manifestants contrôlent une grande partie de la base, celle où se trouvent les munitions", a-t-il ajouté. Misrata, située à 200 km à l'est de Tripoli, est sous le contrôle des opposants au régime.

13h50 : l'opposition affirme avoir abattu un hélicoptère. Des opposants au régime ont affirmé avoir touché lundi un hélicoptère militaire près de la ville de Misrata (150 km à l'est de Tripoli) après que l'appareil eut tiré des roquettes sur l'antenne de transmission de la radio locale. "L'hélicoptère a tiré trois roquettes sur l'antenne de transmission de Radio Misrata. Il a été touché par des tirs de canons antiaériens en riposte", a déclaré un porte-parole de l'opposition joint par téléphone, sans être en mesure de confirmer des informations faisant état de la chute de l'appareil.

15h20 : Kadhafi ne contrôle plus les champs de pétrole. Le régime de Mouammar Kadhafi ne contrôle plus les principaux champs de pétrole de Libye, désormais entre les mains de l'insurrection, a indiqué lundi le commissaire européen à l'Energie Gunther Oettinger. Dans ces conditions, "nous avons décidé de ne pas imposer un blocus pour ne pas pénaliser les personnes qui ne seraient pas celles visées par des sanctions", a-t-il ajouté en marge d'une réunion des ministres européens de l'Energie. En Libye, "la production (pétrolière) a subi un coup d'arrêt, mais les exploitations devraient reprendre", a-t-il précisé. "Les exportations de gaz et de pétrole de la Libye ne sont pas négligeables, mais elles ne sont pas énormes. Le gaz (libyen) représente moins de 3% du volume total du marché de l'UE et le pétrole moins de 10%", a souligné le commissaire.

15h28 : une manifestation anti-Kadhafi à Tripoli. Quelque 400 manifestants ont scandé lundi des slogans hostiles au dirigeant libyen Mouammar dans le quartier de Tadjoura, dans l'est de Tripoli, a rapporté une journaliste de Reuters présente sur place. Peu après, plusieurs véhicules 4X4 ont fait irruption sur la place sur laquelle se tenait la manifestation et les occupants, coiffés de bandanas vertes, ont sauté dehors et tiré en l'air pour tenter de disperser les manifestants.

15h59 : des dépôts de munitions bombardés. Des dépôts de munitions dans des zones sous le contrôle de la rébellion dans l'est de la Libye ont été visés lundi par des raids aériens des forces du dirigeant Mouammar Kadhafi, selon des sources concordantes à Benghazi. Des avions ont frappé un dépôt à Adjabiya, à une centaine de km au sud de Benghazi, selon un témoin joint par téléphone, qui n'était pas en mesure de préciser l'étendue des dégâts. Un militaire de réserve à Benghazi, prénommé Adel, a pour sa part fait état de raids menés par deux avions sur Adjabiya et Rajma, à 15 km au sud de Benghazi, affirmant qu'ils avaient été repoussés par les tirs de la DCA. Selon lui, le raid à Adjabiya a détruit une citerne d'eau sans toucher le dépôt, ni faire de victime.

21h53 : au moins deux morts. Des forces fidèles à Mouammar Kadhafi ont tiré lundi soir sur des passants à Misrata, faisant au moins deux morts et un blessé grave, a indiqué à l'AFP un témoin joint par téléphone. "Des hommes armés pro-Kadhafi ont tiré sur des passants depuis leur véhicule. Deux martyrs et un blessé grave ont été admis au Complexe des cliniques de Misrata", à 150 km à l'est de Tripoli, a indiqué à l'AFP ce témoin sous couvert de l'anonymat. "Ils tirent encore sur les gens", a-t-il dit. On distinguait des coups de feu au téléphone. "Les habitants ont toujours le contrôle de la ville. Mais ils ne sont pas armés et nous sommes encerclés par les forces de Kadhafi". Les villes de Zliten, à l'ouest de Misrata, et Syrte, ville natale du colonel Kadhafi, à l'est, sont toujours sous contrôle du régime, a-t-il rappelé.

1 mars

début en Mars de la révolte et de la répression en Syrie

Alors que Mouammar Kadhafi campe sur ses positions, l'armée américaine prend de plus en plus place en Libye. La France, de son côté, lance une opération humanitaire. En attendant, l'opposition au leader libyen accroît son emprise et se renforce dans le pays, contrôlant de plus en plus de zones, y compris les principaux champs de pétrole.

11h02 : L'armée libyenne a renforcé sa présence à Dehiba, poste-frontière avec la Tunisie, dans l'ouest de la Libye. Les militaires de Mouammar Kadhafi se sont aussi déployés à Nalout pour ne pas voir la ville tomber aux mains des insurgés.

11h23 : La situation à la frontière entre la Libye et la Tunisie a atteint un niveau de "crise", s'est alarmé le Haut commissariat des Nations unies aux Réfugiés (HCR). Depuis le 20 février, 70.000 à 75.000 personnes y sont passées, fuyant la répression de Tripoli.

13h15 : Kadhafi est "politiquement mort", d'après une source au Kremlin citée par l'agence Interfax. Le dirigeant libyen "n'a pas sa place dans le monde civilisé" et doit quitter le pouvoir, a ajouté cette source.

mardi 1 mars : 15° jour de révolution en Lybie

les soulèvements du monde arabe ont rendu obsolètes la lecture du monde en termes de choc des civilisations

L'opposition contrôlait lundi de vastes zones en Libye, y compris les principaux champs de pétrole, alors que le colonel Kadhafi, au pouvoir depuis plus de 40 ans, restait sourd à la pression internationale. Au 14e jour de l'insurrection, ses forces ne contrôlaient plus que Tripoli et sa région. Après l'ONU et les Etats-Unis, l'Union européenne a adopté lundi un embargo sur les armes contre la Libye ainsi qu'un gel des avoirs et des interdictions de visa contre le colonel Kadhafi et 25 de ses proches. Partout dans le monde les avoirs de Khadafi et de ses proches sont gelés.

C'est une guerre qui se déroule là-bas, avec bombardements de dépots de munitions, d'antennes télés, de mosquées etc, mercenaires étrangers, tirs sur la foule à balles réelles. Les révoltés attaquent les casernes, saisissent les armes et les chars. Une enquete va être ouverte par le tribunal pénal international pour crime contre l'humanité.

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

2 mars contre offensive d'envergure des troupes de kadhafi

« Des milliers de morts en cas d'une intervention militaire étrangère. » Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis près de 42 ans, persiste et signe. Le dirigeant libyen s’est exprimé une nouvelle fois dans une intervention télévisée. Il s’est dit prêt à combattre « jusqu’au dernier homme et jusqu’à la dernière femme ». Au seizième jour de la révolution libyenne les forces loyales au colonel Kadhafi ont lancé une contre-offensive, des combats ont eu lieu dans plusieurs villes de l'Est du pays. Selon des témoins il y aurait eu des bombardements aveugles dans les villes rebelles D’Ajdabiya et de Marsa el Brega. Ajdabiya est connue pour abriter une caserne et un dépôt de munitions et Marsa el Brega un important terminal pétrolier.
Aux frontières libyennes la situation est critique. Des dizaines de milliers de réfugiés s’entassent dans des camps de fortune. Une grande partie d’entre eux dorment en plein air. Dans la journée, Londres et Paris ont lancé une opération d’envergure avec des ponts aériens pour rapatrier des réfugiés vers Le Caire, Tunis et Djerba.

ARTE Journal du 2 mars 2011

3 mars : 6000 morts depuis le début de la révolution

Mercredi et jeudi, la ville de Brega a été bombardée par les troupes libyennes faisant au moins 12 victimes. Selon la Ligue libyenne des droits de l’homme les violences auraient fait au moins 6.000 morts depuis le début de l’insurrection.
Gels des avoirs et interdictions de visas Les sanctions européennes qui visent le clan Kadhafi sont entrées jeudi en vigueur. Elles ciblent plusieurs proches du colonel Kadhafi. Désormais, toute arme ou équipement permettant de réprimer ne devrait plus être livré à Tripoli.
La pression s’accentue aussi du côté de la Cour pénale internationale. Le procureur, Luis Moreno-Ocampo a annoncé l’ouverture d’une enquête pour crimes contre l’humanité contre le colonel Kadhafi et ses fils. Il s’agit de la première enquête de la CPI lancée à l’encontre d’un dictateur en fonction.
ARTE Journal du 3 mars 2011

Réécoutez le reportage de Richard Place entre Ajdabiya et Brega diffusé le 3 mars sur France Info (1'56")

4 mars

De violents combats entre force loyales au colonel Kadhafi et les insurgés ont fait de nombreux morts à Ras Lanouf- le bilan n’est pas connu pour l’instant. Alors que la révolte libyenne est entrée dans sa troisième semaine l’armée poursuit sa contre-offensive dans l’Est du pays. L’aviation a une nouvelle fois bombardée les villes de Brega et d’Ajdabiyah. L’appel lancé par l’opposition pour manifester dans la capitale Tripoli a été entendu. Tout de suite après la prière une centaine de personnes se sont rassemblées dans le quartier rebelle de Tajoura. Ils ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène.
Le Colonel Kadhafi et 15 autres Libyens sont dans le collimateur d’Interpol. Une alerte a été lancée auprès des 188 Etats membres de son organisation afin de veiller notamment à ce que les interdictions de voyager et le gel de leurs avoirs soient respectés. Une manière aussi pour les policiers d’Interpol dont le siège est à Lyon, d’épauler la Cour pénale internationale à la Haye dans son enquête pour crimes contre l’humanité en Libye.
ARTE Journal du 4 mars 2011

8 mars

Alors que le régime Kadhafi lance de nouveaux raids aériens sur la région de Ras Lanouf dans l'est de la Libye, la communauté internationale se positionne de plus en plus en faveur de l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne sur la Libye. Et cette information à prendre encore avec précaution : selon le quotidien arabe Al Bayan publié a Dubaï et Al Jazeera, la chaîne de télévision qatarie, Mouammar Kadhafi chercherait une issue "honorable" à la crise civile qui frappe son pays. Le numéro un libyen aurait évoqué une réunion du Congrès Général du Peuple, l'équivalent du parlement, pour examiner les conditions de son départ contre des garanties financières.
Pilonage intensif à l'ouest de Ras Lanouf, L'armée de l'air libyenne a débuté, cet après-midi, un pilonnage intensif de la base avancée des insurgés à proximité de la ville. Plusieurs raids, ce matin, ont également visé les positions rebelles près du port pétrolier.

Selon l'opposition libyenne, Zenten située à 120 km au sud-ouest de Tripoli est désormais sous contrôle des insurgés. Mais les forces loyalistes encercleraient la ville et auraient déployé l'artillerie lourde, selon Florent Marcie, un réalisateur de documentaires présent sur le terrain. Selon cette même source, les opposants contrôleraient désormais toutes les villes jusqu'à Nalout, près de la frontière tunisienne,Zenten étant la position rebelle la plus proche des troupes pro-Kadhafi. Dimanche la contre-attaque des pro-Kadhafi y avait été particulièrement violente.

Désorganisation de la rébellion
Entre deux frappes aériennes le long des positions rebelles dans l'est de la Libye, les insurgés se divisent sur la stratégie à suivre. Le soulèvement se militarise toujours plus, mais aucune planification ou commandement unifié ne lui permet de s'organiser de manière coordonnée. De plus, bon nombre de ces hommes n'ont jamais combattu, ce qui génère de nombreuses pertes humaines. Selon les estimations, entre 6000 et 8000 Libyens sont spontanément monté au front, souvent avec leur véhicule et leur équipement militaire personnel. Ils puisent également dans les stocks d'armes des villes dont ils ont réussi à prendre le contrôle.

ARTE Journal du 8 mars 2011

10 mars

Recul des insurgés
C'est une défaite importante pour les insurgés qui semblent en passe de perdre Ras Lanouf. Ces derniers jours, ils s'étaient pourtant montrés déterminés à se battre pour conserver ce port pétrolier stratégique, point le plus avancé de leur progression vers Tripoli. Mais la riposte des forces fidèles au colonel Kadhafi aura eu raison de leur détermination. Face aux tirs nourris de roquette et aux raids aériens, ils ont du faire marche arrière aujourd'hui. La Croix rouge internationale craint le pire et n'hésite plus à parler de guerre civile.

Zawiyah retombe sous le joug de Kadhafi
Autre défaite de poids : Zawiyah, à 40 km à l'Ouest de Tripoli. Ici aussi, les insurgés ont perdu la bataille. En représailles, les forces de Kadhafi ont procédé, toute la journée, à des vagues d'arrestations, afin de punir les responsables de l'insurrection. Des immeubles et des maisons du centre ville ont été prises d'assaut.

ARTE Journal du 10 mars 2011

15 mars Les forces pro-Kadhafi poursuivent leur avancée vers l'Est.

Les villes tenues par les rebelles tombent les unes après les autres sous les bombardements. C'est maintenant la bataille de Benghazi, fief des insurgés, qui se profile. Pendant ce temps-là, la communauté internationale n'en finit pas de discuter d'une éventuelle zone d'exclusion aérienne.
L'armée libyenne déterminée L'inquiétude grandit dans les rangs des insurgés.
Jour après jour, ils perdent du terrain, acculés par l'offensive massive des forces pro-Kadhafi. Après Ras Lanouf et Brega, c'est désormais Ajdabiya qui est menacée. Ce matin quatre obus sont tombés à 6 km à l'ouest de l'entrée de la ville, selon des rebelles sur place. 5 personnes auraient été blesses. Les civils commencent à fuir. Si Ajdabiya tombait, toute la Cyrénaïque serait menacée. Car d'Ajdabiya, une route mène directement à Tobrouk, la ville la plus à l'est du pays. Benghazi, fief des insurgés, se retrouverait alors piégée. L'armée libyenne s'est dite déterminée à «purger» l'ensemble du pays.
ARTE Journal du 15 mars 2011

16 mars

Tandis que les forces pro-Kadhafi avancent vers Benghazi, refuge de l'opposition, les occidentaux tergiversent. Certains comme la France, sont prêts à intervenir, avec l'appui de quelques pays arabes. Vingt-six personnes ont été tuées depuis mardi à Ajdabiya, dernier verrou des rebelles à 160 km au sud de leur fief de Benghazi, dans des combats entre insurgés et forces gouvernementales.

Benghazi, dernier rempart contre la dictature
Le dirigeant Mouammar Kadhafi a affiché sa détermination à "écraser l'ennemi", l'armée libyenne annonçant son arrivée imminente à Benghazi, ville symbole de la révolte, l'Occident restant impuissant à stopper la répression sanglante de l'insurrection. L'ONG Médecins sans Frontières (MSF) a retiré son personnel de la ville, soulignant que "tout le monde évacue Benghazi, humanitaires comme journalistes".

Misrata sur le point de tomber
Les forces fidèles au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi ont mené mercredi une offensive sur la ville de Misrata (ouest) contrôlée par la rébellion, faisant au moins quatre morts et une dizaine de blessés.

Kadhafi et son ami Sarkozy
«Mon ami» le président français Nicolas Sarkozy est «fou», estime le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi dans une interview qui devait être diffusée mardi soir par une télévision allemande. «C'est mon ami, mais je crois qu'il est devenu fou. Il souffre d'une maladie psychique. C'est ce que dit son entourage. Ses collaborateurs disent qu'il souffre d'une maladie psychique», affirme le dictateur.

ARTE Journal du 16 mars 2011

17 mars La rébellion en passe d'être matée

Les forces de Mouammar Kadhafi devaient livrer jeudi une bataille "décisive" pour reprendre Misrata, une ville de 500,000 habitants, l'un des derniers bastions aux mains des insurgés en Libye, à quelques heures d'un vote à l'ONU sur une zone d'exclusion aérienne visant à freiner la répression de la révolte. Les loyalistes ont mené une offensive sur Misrata, une ville sur la route de Benghazi, faisant au moins quatre morts et une dizaine de blessés. Mais les rebelles ont tenu bon. Fort des succès de ses forces nettement mieux armées que les rebelles, M. Kadhafi a affirmé que ses troupes allaient livrer "une bataille décisive" pour prendre définitivement Misrata, à 150 km à l'est de Tripoli.

L'ouest également sous les bombes
Dans l'Ouest, les troupes régulières ont aussi attaqué à l'arme lourde la localité de Zenten, à 145 km de Tripoli, selon un témoin. "Ils pratiquent la politique de la terre brûlée", selon Jamal Mansour, commandant des rebelles dans la ville, "les chars bombardent de manière intense et soutenue, et il y a des raids aériens".

Le vote attendu de l'ONU
Alors que la révolte s'est transformée en guerre civile au prix de centaines de morts, la communauté internationale, après des semaines d'hésitation, a finalement décidé de soumettre au vote à l'ONU ce soir à 22H00 GMT, un projet de résolution prévoyant de protéger les civils par "tous les moyens", à l'exclusion d'une "force d'occupation terrestre. "A partir du moment où la résolution est adoptée, des actions militaires peuvent e;tre engagées dans les heures qui suivent. Ce qui veut dire que la menace est là pour Kadhafi, n'importe où sur son territoire", selon des diplomates français. "Mais cela ne veut pas dire que (le projet) est gravé dans le marbre", a souligné un diplomate onusien, précisant que les 15 pays membres du Conseil de sécurité pouvaient encore le modifier.

Le premier pas de Kadhafi
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a, de nouveau exigé l'arrêt des violences et averti que "tuer des gens innocents et désarmés est un crime contre l'humanité". En réponse, à quelques heures du vote à l'ONU destiné à freiner la répression, l'armée libyenne a annoncé l'arrêt à partir de dimanche de ses opérations militaires contre l'insurrection, affirmant vouloir donner une "chance" aux rebelles pour qu'ils se rendent.

ARTE Journal du 17 mars 2011

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
Vandales   Empire Byzantin   Islam   Croisades   Ottomans
ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

 

19 mars : Guerre en Libye

Frappes ciblées, zone d’exclusion aérienne, et — tant qu’on y est — se payer enfin la tête de Kadhafi : les chasseurs Rafale ont fait leurs premiers raids dans le ciel de la Libye samedi en début d’après-midi, inaugurant la campagne de pilonnage menée également par des chasseurs britanniques et des navires américains. La France, revenue des petites compromissions et des grands aveuglements de ce début d’année sur la portée du « réveil arabe », tient enfin sa « grande cause » de salubrité publique internationale, retrouve ses antiennes sur les droits humains, peut mettre en musique l’ingérence à la mode Kouchner.
http://blog.mondediplo.net/2011-03-19-Guerre-en-Libye-la-furia-francaise

L'émissaire du clan Sarkozy en Libye rétribué secrètement par Total
En 2009, le groupe Total a versé 6,9 millions d'euros à l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine pour un contrat gazier en Libye. Le directeur général du groupe, Christophe de Margerie, a personnellement supervisé l'opération, avec le feu vert de Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée. Mediapart publie les documents.
http://www.mediapart.fr/journal/international/180811/les-documents-takieddine-lemissaire-du-clan-sarkozy-en-libye-retribue-s

24 mars

Au sixième jour de l'intervention de la coalition internationale, la pression sur le colonel Mouammar Khadafi continue.

De nouveaux raids aériens de la coalition ont touché plusieurs cibles dans la région de Tajoura, située à une trentaine de kilomètres de Tripoli. D'autres ont eu lieu sur Sehba, une ville du sud, considérée comme le fief de la tribu de Mouammar Khadafi. Du coté des troupes rebelles, les combats continuent pour reprendre le pouvoir sur la ville d'Ajdabiya, au sud de Benghazi (Est). A Misrata, les forces loyales au colonel Kadhafi poursuivaient leur offensive avec des chars et de tireurs embusqués, des combats qui ont fait au moins deux morts.

ARTE Journal du 24 mars 2011

28 mars

L'avancée des rebelles a été stoppée ce lundi matin par les forces de Mouammar Kadhafi à 140 km à l'est de sa ville natale Syrte, bombardée dans la nuit par la coalition dont les opérations sont désormais commandées par l'Otan. Sur le plan politique, le Qatar, premier pays arabe à participer à l'intervention internationale en Libye a reconnu le Conseil national de transition, qui dirige la rébellion. Il devient ainsi le premier pays arabe et le deuxième Etat après la France à lui apporter son appui. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a offert sa médiation entre le colonel libyen Mouammar Kadhafi et la rébellion afin d'éviter que le pays ne se transforme en un "nouvel Irak ou Afghanistan". Ankara prévoit de se charger de la gestion de l'aéroport de Bengazi, aux mains des insurgés, pour faciliter le transport de l'aide humanitaire.

ARTE Journal du 28 mars 2011

30 mars

Une quarantaine de pays et d'organisations régionales ont entamé ce mardi dans la capitale britannique la première réunion du "groupe de contact" sur la Libye. Ce groupe est chargé du "pilotage politique" de l'opération internationale dont l'Otan doit prendre en main le volet militaire à partir du 31 mars. Se son côté Mouammar Kadhafi a exhorté mardi la coalition internationale à cesser les frappes, qualifiées de barbares, contre ses forces qui repoussent vers l'est les rebelles sur la route de Syrte, ville natale du leader libyen.

1 avril : effondrement du régime

Le régime libyen de Mouammar Kadhafi "s'effondre" après la démission et l'arrivée en Grande-Bretagne du ministre des Affaires étrangères Moussa Koussa, à qui Londres "n'offrira pas d'immunité", a affirmé le chef de la diplomatie britannique, William Hague, jeudi à Londres. Moussa Koussa était une des principales figures du régime Libyen.

Par ailleurs, le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen s'est opposé à l'idée d'armer les rebelles libyens, estimant que l'Otan intervient militairement "pour protéger le peuple libyen, et non pour armer le peuple". L'Otan a pris le commandement de toutes les opérations menées en Libye ce jeudi à 06H00 GMT.

Sur le terrain, de "petits groupes" d'agents de la CIA sont déployés en Libye pour prendre contact avec la rébellion et guider les frappes de la coalition, a affirmé mercredi le New York Times. La chaîne ABC a assuré que le président Barack Obama avait donné l'autorisation d'aider secrètement les rebelles. L'avancée des insurgés a été stoppée puis inversée ces deux derniers jours par les forces du régime libyen. Les loyalistes, revigorées par l'absence de frappes aériennes depuis plusieurs jours, ont repris mercredi matin le port pétrolier de Ras Lanouf et progressé vers Brega, à environ 80 km à l'ouest d'Ajdabiya. Les rebelles ont multiplié les appels à l'aide à la coalition internationale.

11 avril : Les rebelles exigent le départ de Kadhafi comme préalable à toute solution diplomatique et rejettent un cessez-le-feu proposé par l'Union Africaine et accepté par Kadhafi. Après d'intenses combats, les insurgés reprennent Ajdabiya.

14 avril : Les forces loyalistes lancent une offensive sur Misrata : 13 morts. Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'OTAN déclare que l'alliance a besoin d'avions supplémentaires et demande le départ du colonel Kadhafi. Washington promet son soutien aux opérations jusqu'à ce que cet objectif soit rempli. Le Guide parade dans les rues de Tripoli malgré les frappes de l'OTAN.

15 avril : Dans une tribune commune, Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama affirment que la Libye n'a pas d'avenir avec Kadhafi. Les rebelles et l'organisation Human Rights Watch accusent l'armée régulière d'utiliser des bombes à sous-munitions à Misrata.

17 avril : Ecoutez ou réécoutez le reportage "Tripoli street, 17 avril", signé Etienne Monin diffusé le 18 avril sur France Info (3'46") réalisé à Misrata, en Libye. Une plongée sonore dans l’une des plus importantes offensives du conflit libyen, une scène de guérilla urbaine qui durera plus d’un mois entre insurgés et loyalistes.

Le 17 avril 2011, 20 soldats algériens sont tués et 22 blessés dans trois attaques distinctes revendiquées par Al-Qaida. 11 islamistes sont également tués dans les échanges de tir

18 avril : Depuis la fin février, on dénombre 1000 morts dont 80% de civils à Misrata, assiégée et bombardée par les troupes de Kadhafi. De graves blessurs sont provoquées par les bombes à sous-munitions utilisées par les troupes loyalistes. On décompte également plus de 100 tués en deux jours à Yefren et Nalout, pilonnées par les forces pro-Kadhafi

19 avril : Un nouveau bilan du conflit est publié par le Conseil National de Transition : environ 10 000 morts et de 50 000 à 55 000 blessés en deux mois.

Un couloir humanitaire est ouvert dans l'ouest de la Libye.

23 avril : L'OTAN mène de nouveaux raids sur Tripoli. Le régime du colonel Kadhafi veut confier l'administration de la ville de Misrata à des tribus qui lui sont loyales. 25 personnes ont encore été tuées dans cette ville où d'intenses combats opposent rebelles et forces loyalistes.

24 avril : L’OTAN intensifie ses frappes. La résidence du colonel Kadhafi à été touchée. Tripoli dénonce une tentative d'assassinat du guide libyen. Les combats continuent à Misrata, toujours pilonnée par les forces loyalistes.

28 avril : L'essentiel des combats autour de la ville rebelle libyenne de Misrata, assiégée depuis deux mois par les forces pro-Kadhafi, se déroule désormais autour de l'aéroport, selon la rébellion qui juge la victoire "très proche".

Un attentat est perpétré le 28 avril 2011 dans le café Argana situé sur la place Jamaâ El Fna dans la ville de Marrakech au Maroc
et fait 17 morts ainsi que 20 blessés de nationalités différentes. Une semaine après, le ministère marocain de l'Intérieur annonce que trois suspects marocains ont été arrêtés, dont l'acteur principal présumé de l'acte terroriste qui serait imprégné de l'idéologie jihadiste et affilié à Al Qaida. À la date du 28 septembre 2011, neuf suspects sont jugés pour acte de terrorisme. Le Maroc n'avait pas connu une telle attaque meurtrière depuis mai 2003 lorsque des attentats commis par des extrémistes islamistes avaient fait 45 morts à Casablanca.


Le café-restaurant Argana de la place Djema'a el-Fna, à Marrakech

1er mai : un des fils et trois petits-enfants de Kadhafi tués par une frappe de l'OTAN, selon le régime

4 mai Misrata assiégée depuis des semaines

Le régime libyen a proposé une prolongation de l'ultimatum fixé aux rebelles de Misrata pour se rendre, plus de six semaines après le début de l'intervention internationale en Libye où la France refuse de parler d'"enlisement" espérant un terme dans quelques mois "au plus".

A Misrata, troisième ville du pays assiégée depuis des semaines et théâtre d'âpres combats entre pro et anti-Kadhafi, au moins cinq personnes sont mortes mercredi dans un bombardement visant le port, selon un porte-parole de la rébellion à Benghazi (est).

Dans la ville, cernée par les chars des forces loyales au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et dont le port, seule voie d'approvisionnement en vivres et armes, est bloqué depuis plusieurs jours, la pénurie de produits de première nécessité s'aggrave. Après une journée marquée par un lourd climat d'inquiétude, le régime a annoncé, à l'expiration à minuit d'un ultimatum qu'il avait fixé aux rebelles de Misrata pour qu'ils se rendent, qu'il songeait à le prolonger "d'un ou deux jours".

ARTE Journal du 4 mai 2011

Le 12 mai 2011, 7 soldats algériens et trois terroristes sont tués lors d'une attaque contre un avant-poste militaire dans la région de Jijiel

13 Mai

Les dirigeants des rebelles libyens cherchent à asseoir leur légitimité internationale en multipliant les visites à l'étranger après avoir enregistré sur le terrain des succès face aux troupes loyales au colonel Mouammar Kadhafi.
Au moins 16 "civils" ont été tués dans une frappe de l'Otan à Brega, dans l'Est libyen, a affirmé vendredi la télévision d'Etat libyenne citant une source militaire. Mais malgré cet incident, L'Otan a affirmé vendredi que les coups qu'elle a portés ces trois derniers jours aux forces loyales au colonel Kadhafi les ont sérieusement affectées, soulignant qu'elles n'avaient tiré jeudi aucun obus sur Misrata, qu'elles assiégeaient depuis deux mois. Sur place les rebelles, appuyés par les frappes de l'Otan, ont en effet réussi à prendre l'aéroport et à faire reculer les pro-Kadhafi suffisamment pour que la grande ville côtière soit hors de portée de leurs roquettes.
Premier signe d'infléchissement du régime, le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Khaled Kaïm, a affirmé que l'armée ne tenterait pas de reprendre par la force l'Est du pays actuellement aux mains des rebelles. Dopés par leurs succès à Misrata (ouest) sur les forces loyalistes, les rebelles s'apprêtent à marcher sur Zliten, avec en ligne de mire Tripoli, à 200 km à l'ouest.

16 Mai : Le procureur de la cour pénale internationale a demandé aux juges de délivrer des mandats d'arrêt pour crimes contre l'humanité contre Mouamar kadhafi, son fils Seif Al-islam et le chef des renseignements libyens.

Cette action de la CPI intervient trois mois aprés le début de la révolution libyenne. Les preuves recueillies montrent que Kadhafi a personnellement commandé des attaques contre des civils libyens non armés a déclaré le procureur Luis Moreno-Ocampo. Il a précisé lors d'une conférence de presse que ses forces ont attaqué des civils chez eux et dans des lieux publics et qu'elles avaient utilisé des armes lourdes contre des participants à des funérailles. Le fils de Kadhafi est poursuivi pour avoir organisé le recrutement de mercenaires particulièrement cruels.
La demande de mandat est un premier pas vers la justice a réagi l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch. "Les civils libyens qui ont vécu un cauchemar méritent une réparation par un processus judiciaire indépendant et impartial.
Pendant ce temps l'OTAN a mené de nouvelles frappes dans la banlieue est de Tripoli où un site de radars a été totalement détruit.

23 Mai : Une épuisante guerre de mouvement

Un jour ils avancent, le lendemain ils reculent. Si sur le terrain militaire, les insurgés libyens s'enlisent dans une épuisante guerre de mouvement face aux forces du colonel Khadafi, sur le terrain diplomatique ils engrangent les succès.

3 Juillet 2011: « Dégage ! » À grands cris, la rue syrienne résiste depuis 5 mois déjà Repression : 1300 civils tués depuis le début de la révolte

Le 5 juillet 2011, Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) affirme avoir attaqué une base de l'armée mauritanienne au Mali, tuant 20 soldats et détruisant 12 véhicules. Un porte-parole de l'armée mauritanienne a pour sa part indiqué qu'ils avaient tué 15 militants et perdu 2 hommes durant les affrontements

6 juillet : offensive rebelle depuis les montagnes de Nefoussa (au sud-ouest de Tripoli)

28 Juillet : le général Abdel Fatah Younès, ex-ministre de l'Intérieur de Kadhafi devenu chef militaire des insurgés, est abattu dans des circonstances obscures

15 aout : percée des insurgés à Gharyane et Sorman (ouest)

18 aout : le régime propose de nouveau un cessez-le-feu tout en excluant un départ de Kadhafi. Les rebelles contrôlent la raffinerie de Zaouïa, à l'ouest de Tripoli

19 aout : les insurgés prennent Zliten et Zaouïa

20 aout : la rébellion lance en soirée l'offensive contre Tripoli, où des quartiers se soulèvent déjà

21 aout : les rebelles entrent dans la capitale, prenant le contrôle de plusieurs quartiers.
Alors que Kadhafi appelle ses partisans à "nettoyer" la capitale des "rats", les insurgés capturent deux de ses fils, Seïf al-Islam et Mohammed

Arabes    Egypte   Préhistoire   Comptoirs phéniciens   Carthage
1° guerre punique
   Hippone Massinissa   2° guerre punique   Hannibal   Cirta
3° guerre punique   domination de Rome   Tiddis
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ère contemporaine   Colonisation française  guerre d'Algérie  Kadhafi  choc pétrolier
Printemps arabe  Révolution de Jasmin  Chute de Kadhafi   guerre de Libye   mort de Kadhafi

 

22 aout 2011 la bataille de Tripoli

On ne peut pas encore dire à l'heure actuelle si les insurgés ont véritablement pris le dessus sur les troupes du colonel Khadafi, car Saïf Al-Islam aurait en effet déclaré que la ville était toujours sous le contrôle du gouvernement. Pourtant les experts en matière d'analyse du régime de Khadafi affirment que ce n'est plus qu'une question de temps avant que le dernier bastion de l'ancien régime ne tombe.
http://www.melty.fr/libye-la-bataille-de-tripoli-video-actu68939.html

23 aout 2011 Les rebellent pénètrent dans le bunker de Khadafi

les insurgés sont entrés dans Tripoli, et ont réussi à pénétrer dans le complexe ultra-sécurisé de Bab al-Azizya, le palais-forteresse de Muhammar Khadafi. Dans cette vidéo de France 24 , les rebelles s'en donnent à coeur joie. Les symboles du régime sont pris d'assaut, dont le symbole des bombardements de 1986 : le poing écrasant un avion de chasse US.
http://www.melty.fr/Libye-les-rebelles-prennent-le-bunker-de-actu69081.html

A Tripoli, la citadelle du colonel Kadhafi est tombée : http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/08/24/a-tripoli-la-citadelle-du-colonel-kadhafi-est-tombee_1562794_1496980.html

Des réseaux de tunnels ont été découverts, Khadafi se serait enfui.


Libye : Les rebelles prennent le bunker de Khadafi !

 

«Comment j'ai mis 8 millions de Libyens sur écoute» :
Les services de renseignement de Kadhafi ont été formés dans le plus grand secret par des cadres d'Amesys, une filiale de Bull, ainsi que par des militaires de la direction du renseignement militaire (DRM). L'information avait été dévoilée mardi par le Wall Street Journal . Le Figaro a retrouvé l'un des militaires chargés de cette formation. «Nous avons mis en route le système d'écoute libyen fin juillet 2008, explique-t-il, sous couvert d'anonymat. Les cadres de Bull étaient très attachés à cette mission qui avait été facturée environs 10 millions d'euros.» Selon lui, c'est l'homme d'affaire franco-libanais Ziad Takieddine qui a fait l'intermédiaire et a géré le volet commercial du produit.
http://www.lefigaro.fr/international/2011/09/01/01003-20110901ARTFIG00412-comment-j-ai-mis-8-millions-de-libyens-sur-ecoute.php

Paris, 19 octobre 2011 – La FIDH et la LDH ont déposé ce jour une plainte contre X avec constitution de partie civile auprès du Tribunal de grande instance de Paris mettant en cause la société Amesys, filiale de Bull, pour complicité d’actes de torture en Libye. Il s'agit de faits commis à travers la fourniture au régime de Mouammar Khadafi, à partir de 2007, d’un système de surveillance des communications destiné à surveiller la population libyenne.

Libye : Espionnés grâce à la France, ils parlent (Canal+)

Les "traqués" parlent. Dans un documentaire diffusé ce soir sur Canal +, le journaliste Paul Moreira enquête sur la façon dont le régime de Kadhafi a pu espionner les internautes libyens, pour mieux organiser sa répression. Une chasse aux dissidents qui a été rendue possible grâce à Amesys, filiale de la société française Bull. Et avec l'accord du gouvernement français, affirme Moreira. Ils sont trois. Journaliste, écrivain, blogueur. Ils racontent comment ils ont été arrêtés, interrogés, torturés, par la police politique de Kadhafi, après que leur correspondance internet et leurs SMS ont été interceptés, grâce au logiciel espion Eagle, de fabrication française. "Le mot internet était devenu synonyme de danger pour Kadhafi", explique ainsi Habib Al Amin. Qui dénonce : "Vous l’avez aidé à accéder à notre vie privée. Vous avez facilité les arrestations et les exécutions. C’est une honte, c’est immoral, inhumain que ces entreprises fonctionnent toujours, qu’elles ne se soient pas excusées."
Le site Owni, dont les enquêtes sur le sujet ont largement alimenté le travail de Moreira, relaye des extraits du documentaire et indique qu'il "publiera demain un livre consacré à ce scandale, avec de nouvelles preuves de l’implication “personnelle” de Claude Guéant, Brice Hortefeux et Nicolas Sarkozy dans ce projet de «surveillance massive» de l’Internet libyen", qui aurait été "pensé et conçu par les services de renseignement français comme un «test» susceptible d’être déployé ailleurs".
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=13399

La justice se penche sur Amesys. Avec retard, en mai 2012.
La Fédération internationale des Droits de l'homme (FIDH) et la Ligue des Droits de l'homme (LDH) ont annoncé hier soir qu'une information judiciaire "pour complicité d'actes de torture" avait été ouverte par le Parquet de Paris concernant la société française, filiale de Bull. Elle est censée permettre de comprendre l'implication exacte d'Amesys dans l'utilisation par la Libye de Kadhafi de son logiciel Eagle, un système très controversé d'espionnage en ligne.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=13873

Livré par le clan Sarkozy, le 4×4 français qui protège Kadhafi
Avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy, Ziad Takieddine a fourni en 2008 au dictateur libyen un 4×4 ultra-sécurisé fabriqué par la société française Bull-Amesys. Vendu 4 millions d'euros, ce véhicule furtif devait permettre à Mouammar Kadhafi de passer entre les bombes.
http://www.mediapart.fr/journal/international/180911/les-documents-takieddine-livre-par-le-clan-sarkozy-le-4-4-francais-qui-

Le 27 août 2011, un attentat-suicide contre l'Académie militaire de Cherchell, à une centaine de kilomètres d'Alger, font 18 morts (dont 16 officiers et 2 civils) et 20 blessés. L'attaque s'est produite moins de 10 minutes après la fin du Ramadan (à 19H30 heure locale)

attentat-suicide contre l'Académie militaire de Cherchell http://www.youtube.com/watch?v=cZvPzO5EolE

20 septembre 2011 la "révolution" libyenne a fait 25.000 morts
Près d'un mois après la chute de Tripoli, M. Abdeljalil, chef du Conseil national de transition (CNT) a remercié l'ONU et les Etats ayant soutenu le combat des ex-rebelles et promis que les membres de l'ancien régime recevraient "un procès équitable", lors d'un sommet à New York des pays "amis" de la Libye. M. Abdeljalil, qui s'est entretenu en tête-à-tête avec le président américain Barack Obama, a promis "un procès équitable" pour les membres du régime déchu, tout en précisant que la "révolution" libyenne avait fait 25.000 morts.
http://www.lepoint.fr/monde/libye-le-nouveau-regime-triomphe-a-l-onu-sous-les-quolibets-de-kadhafi-20-09-2011-1375653_24.php

6 octobre 2011: récit d'une journée à Syrte par Jean-Paul Mari-Le Nouvel Observateur

Hier les forces de Kadhafi encerclaient Misrata. Aujourd'hui les rebelles, forts de 9 000 hommes et de 1 500 pick-up, cernent leur fief, Syrte. Juste revers de l'histoire. Voilà vingt ans que le commandant attendait ce moment. Il porte encore sa combinaison d'ancien pilote de chasse sur Mirage 2000. En 1990, il avait démissionné pour ne plus servir le régime de Mouammar Kadhafi. Dès les premiers signes de la révolte, il a enflé son gilet de combat, coiffé son foulard à carreaux noirs et blancs de Bédouin et pris la tête de la défense de Misrata.

Quinze mille hommes transformés en combattants du désespoir La ville a enduré six mois de siège, les tanks, les hélicoptères de combat, les roquettes Grad et l'artillerie lourde qui ont pilonné la cité encerclée. Quinze mille hommes, civils en armes, transformés en combattants du désespoir, 1 400 morts, près de 10% de pertes, un ennemi qui progresse en écrasant tout sur son passage, une ville martyre qui brûle, s'effondre par pans entiers mais tient bon. La ville et les hommes de Misrata en portent encore la trace, sur le visage des hommes blessés, le corps des invalides ou dans les yeux durs de ces adolescents vieillis avant l'âge. Les survivants racontent que les femmes saluaient le décès des jeunes par les youyous de mariage, façon de célébrer leurs premières noces avec la mort. “La meilleure chose que Dieu peut nous envoyer, c'est l'oubli, dit le commandant Salaheddine. Si on se souvenait de tout, on deviendrait fou !” Une fois la ville libérée, les combattants aguerris de Misrata n'ont pourtant rien oublié. Ses katibas deviennent la première force du pays, remontent vers l'ouest, font tomber en trois jours Zliten et tous les bastions loyalistes de la côte, débarquent par bateau un millier d'hommes dans le port de Tripoli et foncent droit sur Bab al-Azizia, la résidence de Kadhafi, traquer “le diable dans sa grotte”. Le tyran a fui, la capitale est tombée, il est temps de faire volte-face pour s'attaquer à son fief, une ville bastion peuplée de 70 000 habitants et devenue le refuge des éléments les plus durs du régime : Syrte.

A 25 kilomètres de Misrata, des colonnes de fumée noire s'élèvent de la première ville rencontrée. Thawarga, autrefois 30 000 habitants, est devenue une ville fantôme. Plus aucun humain dans ses rues désertes, des chèvres, des ânes et quelques vaches qui errent à l'abandon, un mouton mort de soif couché sur le tapis du salon d'une villa... la mort et la désolation.

Encore quelques checkpoints, méfiants et tendus, et voilà “Talatine”, un poste à la limite du front. L'heure est à l'embouteillage. Une centaine de pick-up attendent le départ, rangés en désordre. Mitrailleuses lourdes antiaériennes de 12,7 mm, bitubes de 23 mm, canons antichars de 106 mm, multilance-roquettes Grad, toute une forêt de tubes métalliques prêts à cracher le feu. Dans leurs véhicules, des rebelles attendent, mi-soldats mi-Bédouins, certains en tenue militaire, en gilet de combat, sans casque, d'autres en jean et casquette, en chèche et savates. Il fait 43 degrés et le sol est tapissé de douilles brûlantes.

C'est l'heure. Les moteurs sont en marche, les pick-up démarrent en trombe aux cris d'“Allah akbar !”, la progression a des allures de cavalcade dans le désert aux temps de Moktar le rebelle. La noria fonce sur Syrte. Des chevaux légers qui remontent le long des grands champs bordant la ville, passent un grand rond-point, piquent vers le front de mer et tirent en roulant. On cherche en vain l'ordre de bataille. Les hommes s'accrochent au rebord des plateformes, les pick-up virevoltent, frappent, s'enfoncent dans une rue, une place, un terrain vague, font volte-face, et frappent encore. En face, la défense est bien assurée. Dans les maisons basses, des tireurs embusqués, leur RPG sur l'épaule, tirent leur roquette et sautent d'une villa à l'autre. Ils sont couverts par des snipers, des tireurs d'élite professionnels de la brigade “Saadi”, la plus forte de l'armée, postés sur les hauteurs des grands immeubles en retrait. Une balle en pleine tête ou à hauteur du coeur, jusqu'à 800 mètres de distance : leurs fusils Dragunov font des ravages. Pour compléter le tableau, des mortiers de 40 mm, postés derrière les lignes, arrosent tout ce qui bouge dans les parages. Olivier Sarbil, cameraman français, en a fait la cruelle expérience. Il s'était avancé à découvert sur le front de mer. Il était 5 heures de l'après-midi, la lumière était bonne. Repéré. Un obus de mortier l'a criblé d'éclats des pieds à la tête. La chevauchée des pick-up va durer toute la journée. Elle n'est pas sans efficacité. Les rebelles progressent, et puis juste avant la nuit... tout le monde se retire ! Personne ne tient plus le terrain. Du coup, à la faveur de l'obscurité, les kadhafistes reprennent les positions perdues. Et tout est à recommencer le lendemain. Absurde ? “Pas du tout, balaie le commandant Salaheddine, c'est notre façon de frapper, à l'improviste, de tester leur résistance.”

Après 200 morts et des centaines de blessés, il est temps de tirer la leçon des combats. Le commandant pointe le plan de la ville de Syrte divisée en trois secteurs : “A l'ouest, le secteur n° 2, peuplé de gens originaires de Beni Walid, fidèles à Kadhafi. Renforcés par tous les criminels de Thawarga et les mercenaires africains en fuite. Convaincus qu'on va les égorger, ils n'ont plus rien à perdre.” Il montre la vieille médina : “Secteur n° 1. Habité par des gens de Misrata, les nôtres.” Son doigt se déplace à l'est : “Secteur n° 3. Les familles venues de Tarhuna. Opinion mitigée.”

Dans Syrte assiégée, tout manque, l'eau, l'électricité, le téléphone, la nourriture et les médicaments. Les milliers de civils qui s'enfuient décrivent des hôpitaux où les blessés meurent à cause du manque d'oxygène et de carburant. Les loyalistes se battent au milieu de la population en l'utilisant comme bouclier humain. Aux obus des rebelles s'ajoutent les bombardements de l'Otan, qui ont rasé un immeuble de 600 appartements en un seul raid. “Les hommes de Kadhafi ne mangent que du pain et manquent de munitions”, a confirmé un officier capturé. Cinq mille combattants à court de munitions et sans issue possible, une population affamée, assommée par un déluge de fer et de feu, le coeur de la médina prêt à se soulever... la situation de Syrte est désespérée. La chute du fief de Kadhafi n'est plus qu'une question de temps. Et de sang.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20111010.OBS2129/libye-syrte-70-000-libyens-pris-au-piege-des-combats.html

10 octobre 2011 Libye : à Bani Walid, les forces pro-CNT paient cher leurs cafouillages

A Bani Walid, un des derniers bastions de Mouammar Kadhafi assiégé depuis plus d'un mois par les forces du nouveau régime, le dernier cafouillage en date a coûté cher: 17 combattants ont été tués dimanche et l'aéroport, sitôt pris, a dû être abandonné. La journée de dimanche aurait pu marquer une véritable avancée stratégique avec la prise de contrôle du petit aéroport de Bani Walid, vaste oasis au relief escarpé à 170 kilomètres au sud-est de Tripoli. Mais faute de coordination entre les brigades impliquées dans l'assaut, les troupes ont dû reculer dimanche soir, faute d'avoir pu sécuriser les positions conquises dans la journée.
"Les gens arrivent spontanément de différentes villes pour se battre ici, mais personne ne les contrôle", se désespère Wasef Badrani, médecin sur le front. Pour les combattants entrés à l'intérieur de la ville-fantôme de Bani Walid, l'expédition a vite tourné au cauchemar. "Des gens habillés en civil nous ont accueillis en nous acclamant. Mais c'était une embuscade. Très vite, ils se sont mis à nous tirer dessus, des hommes mais aussi des femmes", raconte Mohamed Saoud, un médecin lui-même blessé à l'avant-bras dans la bataille. "Ils ont tiré sur notre ambulance", assure-t-il en montrant du doigt le pare-brise de son véhicule criblé de cinq balles. Selon un autre médecin, Moez Al Mehdawe, "trois véhicules ont été détruits par des missiles à guidage thermique" lancés par les forces pro-Kadhafi.
Cernés par les tireurs embusqués, attaqués à l'arme lourde, les combattants ont finalement battu retraite à la tombée de la nuit. "Nous avons dû abandonner certains de nos camarades blessés sur place", confie Mohamed Saoud. "C'était un vrai massacre. Nous n'étions pas organisés". Le bilan est lourd: 17 morts et plus de 80 blessés, évacués vers les hôpitaux environnants, et jusqu'à Tripoli pour les plus touchés. AFP
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hpr7Gy5H8FcTMPl6v14YlzWREopQ?docId=CNG.c59ab32ae1fa0a18647d81427074c8ae.171

17 octobre 2011 Libye : le drapeau du nouveau pouvoir flotte sur Bani Walid

Après six semaines de combats, le drapeau de Conseil national de transition (CNT) libyen flotte ce lundi sur plusieurs bâtiments et mosquées de l'oasis de Bani Walid, jusqu'ici contrôlée par les hommes de l'ex-dirigeant Muammar Kadhafi. Un chef militaire du nouveau pouvoir libyen a annoncé que ses forces contrôlaient «totalement» cette ville à 170 km au sud-est de Tripoli. D'autres militaires affirment à Al Jazeera, que 95% de la ville est entre leurs mains, alors que subsistent quelques poches de résistance. Syrte, la ville natale de l'ancien «Guide», serait désormais l'unique bastion de résistance au nouveau pouvoir.
Une percée après une semaine sans assaut. Dimanche, les combats avaient repris après avoir été suspendus il y a une semaine par les commandants du CNT. Ceux-ci souhaitaient mettre de l'ordre dans leurs rangs après de lourdes pertes dues à la désorganisation face aux pro-Kadhafi retranchés dans la ville. Les forces du nouveau pouvoir comptaient sur la chute de Syrte, à 360 km de Tripoli, pour rassembler leurs forces sur le front de Bani Walid, mais elles font face depuis une semaine à une résistance acharnée du dernier carré loyaliste dans cette ville-symbole.
http://www.leparisien.fr/intervention-libye/libye-le-drapeau-du-nouveau-pouvoir-flotte-sur-bani-walid-17-10-2011-1657584.php

Les dernières semaines de Mouammar Kadhafi ont été celles d'un fugitif, terré dans une maison de sa ville natale de Syrte, entouré de quelques centaines, puis de quelques dizaines d'hommes. Les derniers jours, il attendait la mort, résigné. C'est le récit de ses longues journées, et des dernière heures du dictateur, que livre Paris Match dans sa dernière édition.
Sur certains détails, sa version diffère de celle du New York Times. Match dit, par exemple, que Kadhafi et sa petite troupe de fidèles avaient un téléphone satellite mais qu'ils ne l'utilisaient pas, par peur d'être repérés par les services d'écoutes américains. Le New York Times assure au contraire que Mansour Daw téléphonait, et que Kadafi utilisait aussi régulièrement l'appareil, tout en mentionnant que l'électricité était très rare.
Kadhafi a fui Tripoli en catastrophe fin août avec sa garde rapprochée. A Syrte, il vivait loin des fastes de ses palais : "Dans la dernière maison, ils ne sont plus que douze autour de leur Guide, raconte Paris Match. Quand le cuisinier est blessé par une ­roquette, ils se mettent à la popote à tour de rôle : rations de riz, macaronis. Rapidement, la nourriture vient à manquer. «El Kadhafi restait le maître, mais dans la maison nous étions tous égaux », ­explique Mansour, racontant comment le groupe finit par ne se partager que du pain coupé d’eau sucrée. « Le Guide ­lisait le Coran et ne parlait presque plus.»"
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=12337

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Jeudi 20 octobre 2011 : Syrte est tombée et Kadhafi est mort

Le jour de sa mort, le 20 octobre, Kadhafi a tenté de s'échapper dans un convoi d'une quarantaine de voitures. Le départ du convoi, prévu à 3 heures du matin, a été retardé jusqu'à 8 heures, à cause de la désorganisation. "«La voiture où je suis monté avec El Kadhafi était vers l’arrière du convoi. Le Toyota Land Cruiser n’avait rien de ­particulier, à part un léger blindage», ­explique Mansour Daw, bras droit du dictateur et l’un des seuls survivants de l’expédition. Sans presque ouvrir le feu, la colonne parvient à sortir du centre-ville. Mais si les premières lignes rebelles, épuisées par des semaines de combat, ne voient rien passer, un drone américain repère la troupe qui tente de filer", raconte Match.
"Dans la banlieue de Syrte, le drone Predator tire un missile en travers de la route, frappant trois des voitures. L’Otan ne sait pas qu’il s’agit du convoi de ­Kadhafi et le missile rate sa voiture. Mais le souffle enclenche les airbags, et Mansour Daw est touché." "Presque hors de Syrte, dans la banlieue de Mazrat Zafaran, à 5 kilomètres du centre-ville, ils tombent sur la position de la Khatibat Nimr, la «brigade du tigre»", composée d'ex-rebelles de Misrata, qui "cloue la caravane sous un déluge de feu". (...) Les jets français de l’Otan interviennent. «Ils ont largué deux bombes au milieu de notre troupe. Ça a fait un carnage», se souvient Mansour Daw."
"Blessé à la tête lors de l’explosion, Kadhafi saigne abondamment. Il tient debout mais ne peut plus courir. Son fils Moatassem et les derniers hommes valides l’abandonnent pour fuir à pied, talonnés par les ­rebelles de la «brigade du tigre». Mansour Daw reste avec son maître." Il se dirigent alors vers les fameux tunnels, où les rebelles les débusqueront finalement: "«J’ai vu qu’il y avait quelqu’un qui ne tirait pas dans le tunnel de gauche, alors j’y suis allé», explique Omrane Shaabane, un étudiant en électricité de 21 ans. Le jeune homme s’enfonce dans le tunnel. «On l’a ­entendu crier : “C’est Muammar, c’est Muammar !” Je n’y croyais pas», raconte Ahmed Ghazal, le vendeur de kebabs de 21 ans qui gardait l’entrée."
En sortant du tunnel, il était blessé à la tête, mais pas mortellement touché."Mohamed Lahwek, qu’on voit sur nombre de vidéos essayant de protéger Kadhafi contre la foule enragée, déclare qu’il était encore semi-conscient quand il l’a pris dans son pick-up. Ni lui ni ses hommes ne veulent expliquer les deux balles qu’il a ­reçues dans le poumon droit. Le regard un peu fuyant, ils affirment ne pas se souvenir des coups de poing et de pied qu’on voit pleuvoir sur Kadhafi dans une des vidéos qui circulent sous le manteau dans Misrata. Ni des mains arrachant des touffes de cheveux de la tête ensanglantée du dictateur à genoux, ­vomissant de gros caillots de sang. Ni d’un jeune rebelle qui affirme, dans une autre vidéo, avoir tiré à bout portant sur le prisonnier."
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=12337

le ministre de la défense, ainsi que le ministre de l'éducation auraient également été tués

"Nous annonçons au monde que Kadhafi a été tué aux mains des révolutionnaires", a indiqué à la presse le porte-parole officiel du Conseil national de transition (CNT) à Benghazi (est), Abdel Hafez Ghoga. "C'est un moment historique, c'est la fin de la tyrannie et de la dictature. Kadhafi a rencontré son destin." "Kadhafi a été arrêté. Il est gravement blessé mais il respire encore", avait déclaré auparavant à l'AFP Mohamed Leith, un des commandants des forces nouvelles, affirmant avoir vu Mouammar Kadhafi de ses propres yeux, qui portait un costume kaki et était coiffé d'un turban. D'après la télévision libyenne "Libye Libre" à Tripoli, Muammar Kadhafi aurait été arrêté "en même temps que son fils Mouatassim ainsi que Mansour Daou (le chef des services de sécurité intérieure), et Abdallah Senoussi", le chef des renseignements libyens.
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/L-ex-leader-libyen-Mouammar-Kadhafi-a-ete-tue-a-Syrte-_NG_-2011-10-20-725459

Un officier des services de renseignement militaire fait un récit détaillé du lynchage de Kadhafi dans Le Canard, lequel précise par ailleurs que ni la France, ni les Etats-Unis ne voulaient le capturer vivant.
Il n'y avait pas qu'un drone américain et deux Mirage français pour stopper le convoi de Kadhafi. D'après Le Canard enchaîné (article intégral disponible sur ce blog), "des commandos des forces spéciales américaines et françaises participaient ensemble à cette chasse au Kadhafi. A Paris, au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), à la Direction du renseignement militaire (DRM) et au service action de la DGSE, plusieurs officiers évaluaient à une cinquantaine de membres du COS (Commandement des opérations spéciales) les militaires présents à Syrte". Que font ces forces spéciales ? Aider les forces du CNT à traquer Kadhafi et selon une formule prêtée à la DGSE par Le Canard, "livrer le colis à Renard", c'est-à-dire faire "en sorte que Kadhafi n'échappe pas à ses poursuivants (une unité du CNT baptisée Renard ?)".
Car selon l'hebdomadaire, "à l'Elysée, on savait depuis la mi-octobre que Kadhafi et l’un de ses fils s’étaient réfugiés à Syrte, avec gardes du corps et mercenaires. Et Sarko avait chargé le général Benoit Puga, son chef d’état-major particulier, de superviser la chasse à l’ancien dictateur".
"Obama et Sarkozy ne voulaient pas qu'il en sorte vivant", poursuit l'auteur de l'article, Claude Angeli, qui tient un scoop : lorsque le convoi de Kadhafi est arrêté, "des membres de force spéciales françaises sont alors présents sur les lieux". Mais "l'histoire ne dit pas à quelle distance de ce qui va survenir, et que raconte avec une abondance de détails un officier des services de renseignements militaires : « Il est capturé vivant par des combattants surexcités. La foule scande "Allah Akbar !" à pleins poumons, le menace de ses armes et se met à le tabasser pendant que d'autres combattants, qui peinent à prendre le dessus, crient de le maintenir en vie »". On connaît la suite avec la diffusion des images de son lynchage.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=12349


le corps de l'ex-dirigeant libyen traîné dans la rue à Syrte.

Le Guardian cite Guma el-Gamaty, l'ancien coordinateur du CNT au Royaume-Uni, qui assure que Kadhafi était en train de fuir de Syrte et que des combattants du CNT l'ont arrêté, après un échange de coup de feu.
Un porte-parole du CNT confie à Sky News que Kadhafi est mort et que sa dépouille va arriver à Misrata sous peu.
«Syrte a été totalement libérée et avec la confirmation de la mort de Kadhafi», la Libye a été totalement libérée, assure Khalifa Haftar, un haut responsable militaire du CNT affirmant que «ceux qui combattaient aux côtés de Kadhafi ont été soit tués, soit capturés».
Selon Al Arabya, le corps de Kadhafi a été transporté à Misrata.
Mouatassim, un fils de l'ex-«Guide» retrouvé mort à Syrte. C'est ce qu'affirme à l'AFP à Mohamed Leith, un commandant des forces du nouveau régime qui combattait dans la ville. «Nous l'avons retrouvé mort. Nous avons mis son corps ainsi que celui du (ministre de la Défense du régime déchu libyen), Aboubakr Younès Jaber, dans une ambulance pour les emmener à Misrata».
Liesse à Tripoli. De nombreux libyens se rassemblent sur la symbolique place des Martyrs à Tripoli, selon la BBC.
http://www.leparisien.fr/intervention-libye/en-direct-libye-le-cnt-annonce-la-mort-de-mouammar-kadhafi-20-10-2011-1676620.php

Kadhafi était vivant au moment où il a été capturé selon les vidéos disponibles qu'on peut voir par exemple ici : http://www.lepoint.fr/monde/libye-muammar-kadhafi-est-mort-20-10-2011-1386906_24.php

Cette nouvelle vidéo le montre bien vivant, la tête ensanglantée, il se passe la main sur le visage pour enlever le sang de son oeil gauche:

La France a-t-elle fait liquider Kadhafi?

Un Mirage-2000 français a, selon le ministre de la Défense Gérard Longuet, stoppé un convoi qui fuyait la ville assiégée. Lors d'accrochages au sol, les combattants libyens ont alors détruit certains véhicules et en ont «sorti le colonel Kadhafi». Un drone américain a également bombardé le convoi.
«Quand il (Mouammar Kadhafi, ndlr) a été retrouvé, il était en bonne santé et portait une arme», explique le chef de l'exécutif du CNT, Mahmoud Jibril lors d'une conférence de presse à Tripoli, ajoutant qu'il avait ensuite été conduit vers un pick-up. «Quand le véhicule a démarré, il a été pris dans un échange de tirs entre des combattants pro-Kadhafi et des révolutionnaires, et il a été tué d'une balle dans la tête», a-t-il ajouté. «Il était vivant jusqu'à son arrivé à l'hôpital» de Misrata, précise-t-il encore.
La correspondante de France 24 a vu les dépouilles de Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim déposées dans une villa privée de Misrata. Des impacts de balles étaient visibles sur les deux corps. Selon l'AFP, des témoins assurent que la dépouille de l'ex-dirigeant se trouve dans la ville-symbole de la révolution. «J'ai vu le corps de Mouammar Kadhafi en fin d'après-midi» dans un centre commercial en périphérie de Misrata, affirme un homme. Il était dans une ambulance. Il avait une blessure à la tête, il avait du sang sur le corps et portait un bandage sur le ventre.» «Les gens ont commencé à affluer et former une foule, c'est là qu'ils ont décidé d'emmener le corps dans un autre endroit», poursuit-il.
http://www.seneweb.com/news/Afrique/la-depouille-de-mouammar-kadhafi-exposee-a-misrata_n_52959.html

Les accusations de financement de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy par Kadhafi dans une note évoquée par Mediapart ont été reprises dans de nombreux pays, du Canada à l'Autriche, de la Malaisie à la Finlande.

Mais comme le souligne Mediapart, qui a fait le décompte des reprises internationales, en France, l'info n'a pas franchement bouleversé la campagne. "La police enquête pour savoir si le Président français a touché 50 millions d'euros du tyran libyen Mouammar Kadhafi", titre aujourd'hui le quotidien finlandais Iltalehti.
"Kadhafi «a mis 42 millions de livres dans la campagne présidentielle de Sarkozy»", assure le britannique Daily Mail, en utilisant des guillemets, pour bien souligner que les accusations sont sourcées. "Sarkozy et Kadhafi - une amitié à 50 millions d'euros", affirme aussi, sans prendre de précautions particulières, Nezavisimaya Gazeta (Russie).
"Un secret libyen sorti de la tombe vient hanter Sarkozy", titre en page 3 le réputé Globe and Mail (Canada), en précisant qu'aucune preuve ne vient pour l'instant étayer ces accusations, avant de citer la réponse de Sarkozy à Laurence Ferrari sur TF1 : "S'il a financé, je ne lui en ai pas été reconnaissant", en faisant allusion à l'intervention militaire, menée notamment par la France, contre le régime de Kadhafi. L'article canadien se termine par une mention de l'affaire Karachi, ces rétrocommissions sur la vente de sous-marins au Pakistan qui auraient pu financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.
L'affaire est reprise dans bien d'autres pays : voir le quotidien espagnol El Pais et l'italien Il Fatto Quotidiano. Les autres mentions de l'article de Mediapart sont nettement plus succinctes : une brève dans le New York Times. Et bien d'autres dans le San Jose Mercury News (Californie), en Inde dans l'Hindustan Times et le Times of India , en Chine avec le South China Morning Post, en Australie avec The Australian, le Sydney Morning Herald et The Age, aux Philippines avec le Philippine Star qui a repris une dépêche AFP, ou au Danemark avec le Berlingske Tidende.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=13396

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23 octobre 2011 Election d'une assemblée constituante en Tunisie

Neuf mois après une révolution populaire qui a chassé Ben Ali du pouvoir, les Tunisiens ont commencé à voter librement dimanche pour élire une assemblée constituante. Les quelque bureaux ont ouvert à 7 heures et fermeront à 19 heures. Plus de 7 millions d'électeurs sont appelés à élire les 217 membres d'une assemblée constituante, qui devra rédiger une nouvelle constitution et désigner un exécutif provisoire jusqu'à la tenue d'élections générales. Le pays est divisé en 33 circonscriptions électorales (27 en Tunisie et 6 à l'étranger, où les opérations de vote ont déjà débuté). Les premiers résultats seront annoncés tard dimanche soir ou lundi, selon les autorités électorales. Le scrutin sera sécurisé par plus de 40 000 forces de l'ordre, surveillé par des observateurs locaux (13 000) et internationaux (plus de 600).
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/10/23/les-bureaux-de-vote-ont-ouvert-en-tunisie_1592563_3212.html

27 octobre 2011 : Tunisie manifestations et pillages de batiments administratifs à Sidi Bouzid

Des manifestations ont débuté jeudi soir à Sidi Bouzid, après l'annonce de la large victoire d'Ennahda à l'élection de l'Assemblée constituante le 23 octobre et l'invalidation du succès de listes locales, dans cette ville du centre de la Tunisie, symbole du début du printemps arabe. C'est là que la mort d'un vendeur ambulant, en décembre 2010, avait provoqué l'insurrection qui fit chuter contre un mois plus tard le régime du président Zine El Abidine Ben Ali.
Plusieurs milliers de contestataires y ont attaqué des bâtiments administratifs --dont le gouvernorat, le tribunal et le siège d'Ennahda--, s'y livrant, selon un corresponsant de l'AFP, à des pillages et déprédations.
Samedi matin, le calme était revenu après une première nuit placée sous couvre-feu (de 19H00 à 05H00, 18H00 à 04H00 GMT), a constaté l'AFP. Le grand marché hebdomadaire était ouvert et les habitants de la ville et de la région s'y pressaient. Des équipes d'hommes, dont des militaires, procédaient au nettoyage des édifices vandalisés alors que les terrasses des cafés se remplissaient de monde. Quelques blindés stationnaient cependant encore aux abords du commissariat et du gouvernorat tandis que les lycées et collèges sont demeurés fermés.
http://www.liberation.fr/depeches/01012368544-tunisie-retour-au-calme-et-activite-normale-a-sidi-bouzid

29 octobre : Libye : Saïf al-Islam Kadhafi clame son innocence

Le fils du feu Mouammar Kadhafi craindrait pour sa sécurité, une semaine après la mort de son père. Celui qui est poursuivi pour crimes contre l'humanité a indiqué à la Cour pénale internationale (CPI) qu'il était innocent des crimes, dont il est soupçonné, a indiqué le procureur de la CPI samedi. La cour a précisé que le fils en fuite a établi un contact informel avec l'instance juridique.
Installée à La Haye, la cour souhaite la reddition de Saïf al-Islam en vue d'un procès, tout en notant que des mercenaires semblaient chercher à le transférer dans un pays africain ami. Ce qui corrobore des informations du Conseil national de transition (CNT) libyen et de pays africains voisins selon lesquelles il aurait trouvé refuge auprès de nomades touareg aux confins de la Libye et du Niger.
La CPI a encore prévenu le fils de l'ancien dirigeant libyen qu'elle pourrait ordonner une interception aérienne s'il tentait de quitter le Sahara par avion pour gagner un lieu sûr. La CPI avait émis des mandats d'arrêt contre Kadhafi, son fils Saïf et l'ancien chef de renseignement, pour avoir bombardé leur propre peuple et ouvert le feu sur des civils lors de manifestations en février.
http://www.francesoir.fr/actualite/international/libye-saif-al-islam-kadhafi-clame-son-innocence-151894.html

23 mai 2012 : TUNISIE. La peine de mort requise contre Ben Ali

Un tribunal militaire a requis mercredi 23 mai la peine capitale contre l'ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, jugé par contumace pour son rôle dans la répression de janvier 2011 à Thala et Kasserine, deux villes emblématiques de la révolution tunisienne. Le procureur du tribunal militaire du Kef (nord-ouest) a requis la peine capitale pour l'ex-président, poursuivi pour "complicité d'homicides volontaires". Il a demandé "les sanctions les plus sévères possibles" pour ses 22 co-accusés, anciens hauts responsables du régime, poursuivis pour la mort d'au moins 22 personnes à Thala et Kasserine, deux villes du centre qui ont payé un lourd tribut au soulèvement populaire qui provoqua la fuite en Arabie saoudite de Ben Ali le 14 janvier 2011.
Ben Ali a déjà cumulé au civil des condamnations à 66 ans de prison notamment pour détournements de fonds, trafic de drogue et abus de biens publics. Il fait l'objet avec son épouse Leïla Trabelsi d'un mandat d'arrêt international, mais l'Arabie saoudite n'a jamais jusqu'à présent répondu aux demandes d'extradition tunisiennes.
Tout au long du procès du Kef, entamé fin novembre 2O11, aucun des prévenus n'a reconnu avoir donné l'ordre de tirer sur les manifestants de Thala et Kasserine. Chacun a renvoyé la responsabilité à une "cellule sécuritaire de suivi" ou à "la salle d'opération" du ministère de l'Intérieur, sans jamais mentionner de noms. Mais l'ancien Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi, qui dirigea le premier gouvernement post-Ben Ali, avait témoigné en janvier devant le tribunal du Kef et mis en cause le président déchu. Il avait notamment assuré avoir appelé Ben Ali le 9 janvier pour lui demander d'arrêter les tirs à balles réelles contre la population à Kasserine. Ben Ali aurait alors justifié l'usage des armes comme une "légitime défense".
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120523.OBS6370/tunisie-la-peine-de-mort-requise-contre-ben-ali.html

1 juillet 2011 Tunisie. Leïla Ben Ali : « Je n’ai jamais voulu faire de mal à qui que ce soit »

Une semaine après la sortie de son livre, « Ma vérité »*, Leïla Ben Ali, née Trabelsi, l’épouse du président tunisien déchu, a accordé sa première interview depuis son départ précipité de Tunisie le 14 janvier 2011, au plus fort de la contestation qui a chassé son mari après vingt-trois ans de pouvoir sans partage. Depuis, le couple vit en Arabie saoudite, dans un lieu tenu secret.
La révolution a fait 300 morts. Votre mari a-t-il donné l’ordre de tirer sur les manifestants ?
Jamais. Pour le prouver, l’avocat de mon mari a demandé que les enregistrements des communications entre le président et les ministres de l’Intérieur et de la Défense soient remis à la justice. Etonnamment, le gouvernement transitoire a refusé d’accéder à cette demande. Quoi qu’il en soit, je ne peux que déplorer la perte de vies humaines. Je présente mes sincères condoléances à ces familles. Que Dieu allège leur souffrance et que ceux qui ont donné ces ordres soient jugés.
Vous dites avoir commis des « manquements » durant vos années de règne…
Je ne me mêlais pas de politique. Je suis une fille du peuple. Mon quotidien était consacré aux œuvres caritatives et sociales. A côté de cela, j’ai fait en sorte d’aider mes proches à mieux vivre, c’est vrai. J’ai par exemple aidé un de mes frères à obtenir un prêt, mais il l’a remboursé avant de mourir. Ce qu’on oublie aussi, c’est que j’ai aidé des gens que je ne connaissais pas. J’étais beaucoup sollicitée, je voulais bien faire. Dieu est témoin que je n’ai jamais voulu faire de mal à qui que ce soit. Si je me suis rendue coupable d’une faute à l’égard d’une personne, je lui demande pardon.
Comment va votre mari ?
Il est en excellente santé, et nous sommes toujours un couple soudé, même si cela déplaît à nos détracteurs. Il a écrit un mot et m’a demandé de vous le lire [ce qu’elle fait] : « Je déplore qu’on ait oublié que, pendant vingt-trois ans, l’Etat, sous ma direction, a amélioré considérablement le niveau de vie de chacun et fait de la Tunisie un pays moderne que bien des nations amies citent en exemple. J’admets néanmoins qu’il restait encore des progrès à accomplir et des libertés à mettre en place. J’espère que mes compatriotes me rendront justice en se souvenant du chemin qu’ensemble nous avons parcouru. Je n’aspire, au crépuscule de mon existence, qu’à conserver l’honneur. »
http://www.leparisien.fr/international/tunisie-leila-ben-ali-je-n-ai-jamais-voulu-faire-de-mal-a-qui-que-ce-soit-01-07-2012-2072938.php

6 février 2013 : Tunisie : appel à la grève générale et dissolution du gouvernement

Plus de deux ans après la «révolution du jasmin», la Tunisie s'enfonce encore un peu plus dans un chaos comme l'Algérie a connu dans les années 1990. Le chef du parti des Patriotes démocrates, mouvement d'opposition tunisien de gauche, Chokri Belaïd, 48 ans, a été assassiné par trois balles tirées à bout portant mercredi matin devant son domicile à Tunis alors que les violences politiques s'aggravent.
Les manifestants ont ainsi repris le chemin de la rue pour protester contre le gouvernement du parti islamiste Ennahda dont des bureaux ont été attaqués mercredi matin. Certains membres de l'opposition pensent en effet que ce crime pourrait être l'oeuvre des milices pro-islamistes proches du pouvoir. Signe que les tensions s'accroissent, de violents affrontements ont eu lieu, notamment à Tunis.
Quatre partis d'opposition ont appelé à organiser une grève générale le jour des obsèques de Chokri Belaïd, prévues pour vendredi après-midi. Des avocats, des magistrats, des fonctionnaires du parquet et des syndicats d'enseignants universitaires ont répondu positivement à l'appel. Mais la grande centrale syndicale tunisienne (l'Union générale tunisienne du travail, UGTT), qui pourrait renforcer le mouvement avec ses 500 000 membres, n'a pas encore pris sa décision. Outre cet appel à la grève, le Front populaire (gauche), le Parti républicain, Al-Massar et Nidaa Tounes (centre), ont également décidé de suspendre leur participation à l'Assemblée nationale constituante (ANC) en signe de protestation.

Les quatre partis exigent par ailleurs le départ du ministre de l'Intérieur, Ali Larayedhv (Ennahda). «Nous demandons le départ du ministre de l'Intérieur et la dissolution des Ligues de protection de la révolution (ndlr : milice pro-pouvoir) comme mesures immédiates», a déclaré Nejib Chebbi, le chef du Parti républicain. Selon lui, le ministre «le (Chokri Belaïd) savait menacé et n'a rien fait». C'est aussi l'avis de la femme de Chokri Belaïd, qui «accuse directement, clairement, l'équipe qui gouverne» d'être responsable de l'assassinat. «Tout le pays le sait. On avait alerté à plusieurs reprises le ministre de l'Intérieur. Quelques mosquées demandaient clairement sa mort», a-t-elle déclaré sur Europe 1. Le frère de Belaïd n'a pas mâché ses mots lui non plus : «J'emmerde tout le mouvement Ennahda et j'accuse (son chef) Rached Ghannouchi d'avoir fait assassiner mon frère», a-t-il déclaré.
http://www.leparisien.fr/international/tunisie-un-haut-responsable-de-l-opposition-tombe-sous-les-balles-06-02-2013-2544457.php

un policier tué lors des affrontements avec les manifestants
http://www.leparisien.fr/international/tunisie-violents-affrontements-entre-policiers-et-manifestants-06-02-2013-2545001.php


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