Arabes
Syrie, Liban, Iran, Iraq,
Arabie Saoudite, Yemen, Jordanie

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perdu? page élaborée entres autres d'après: http://kdolma.phidji.com/ disparu de la toile Pour la Syrie: merci à Larousse: http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682 Pour le liban merci à l'express : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/chronologie-du-liban-1943-2011_492580.html et à Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/ |
Maghreb
empire byzantin croisades
Petra Mahomet L'Hégire
conquetes
Omeyyades Abassides Fatimides
Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides
Mamelouks Ottomans
guerres israelo arabes
le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate
Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes Accords de Taef Guerre
du Golfe
Bashar El Assad deuxième guerre du Golfe
Ahmadinejad Révolution Verte
-6000 Cités Etats
-3500/ -3000 Assyriens, sumériens et babyloniens
-814 Les Phéniciens, navigateurs venus de l'Est méditerranéen, fondèrent la ville de Carthage, dans l'actuelle Tunisie
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| PETRA sud de la Palestine et en Jordanie |
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"D'après certains scientifiques seulement,
les Nabatéens sont à rapprocher des Nebaioth de la Bible et
des Nebayat des archives assyriennes
du VIIe siècle av. J.-C. Ces noms s'appliquent à l'une des
nombreuses tribus arabes.
"Le monde avec lequel les Nabatéens entrèrent en contact
était à cette époque en plein changement. Avant la venue d'Alexandre
le Grand, mais surtout après l'établissement de son empire éphémère, tout
le Proche-Orient était en cours d'hellénisation. Alexandre avait brisé les quelques
barrières qui restaient entre l'Orient et l'Occident et ses successeurs, les
rivaux Ptolémées
d'Egypte et Séleucides
de Syrie, continuèrent sa politique délibérée d'implantation de la culture occidentale
sur les terres ancestrales dont ils avaient hérité. L'Orient antique était en
train d'être occidentalisé, non seulement dans le domaine de l'administration
civile et militaire, mais également dans ceux de l'art et de l'architecture,
de la littérature et de la philosophie."

Carte actuelle de la Jordanie
-550 Décadence de la ville de Tyr, principale cité des Phéniciens
-550 CyrusII fonde la dynastie perse des Achéménides
-539 Les perses prennent Babylone et sont Maîtres de toute l'Asie orientale (Anatolie Mésopotamie)
-492 -486 les guerres médiques
| les Nabatéens commencèrent à migrer vers le nord et vers l'ouest pour sortir du désert, et à s'installer dans le sud de la Jordanie où l'Etat édomite, autrefois puissant, venait de s'écrouler et où, sous le règne négligent des Perses, l'occupation sédentaire avait pratiquement disparu. Mais, de ces premières migrations, nous ne savons rien. Ce n'est qu'à partir de 312 av. J.-C., dix ans après la mort d'Alexandre, que les Nabatéens apparaissent momentanément sous les lumières de l'histoire. Cette année-là, d'après l'historien grec du Ier siècle av. J.-C. Diodore de Sicile, leur territoire fut attaqué, probablement à Pétra même, par l'armée d'Antigonos Monophtalmos (le Borgne), roi de Phrygie et l'un des généraux successeurs d'Alexandre les plus ambitieux. Bien que l'attaque ait échoué, l'armée phrygienne parvint à se retirer en emportant un beau butin (dont 700 chameaux), ce qui permet de comprendre l'intérêt d'Antigonos pour cette lointaine tribu du désert." | ![]() |
-203 Début du règne de Masinissa, un chef numide rallié à Rome
première guerre punique (264-241 avant J.C.)
deuxième guerre punique (218-202 avant J.C.)
|
149 avant J.C. troisème guerre punique -148 Fin du règne et mort de Masinissa; ses fils se partagent le royaume -111 Insurrection menée par Jugurtha, petit-fils de Masinissa, qui refusait la mainmise de Rome -105 Rome arrive à soumettre Jugurtha et son met fin ainsi à son insurrection |
-100 la pile de bagdad: la première pile électrique de l'histoire pourrait bien être née à Bagdad. Elle aurait pu permettre de réaliser des plaquages en or. Elle aurait pu servir aussi comme anti douleur, puisque Strabon mentionne l'utilisation des poissons torpille comme anti douleur dès l'antiquité.
|
"Au début du Ier siècle av. J.-C., tirant parti de la chute de la dynastie séleucide, les Nabatéens purent étendre leur domination vers le nord jusqu'à Damas. C'est peut-être à la même époque qu'ils consolidèrent leur position dans le nord-ouest de l'Arabie et dans le sud de la Palestine, où de nombreuses cités nabatéennes allaient être fondées. L'expansion territoriale n'allait pas sans quelques dangers. L'un des plus grands fut l'antagonisme avec Rome, qui, en la personne de Pompée, devenait rapidement le pouvoir le plus importante d'Orient. L'arrivée de Pompée en 64 av. J.-C. ne fut pas aussi difficile à vivre pour les Nabatéens que pour leurs voisins juifs de Palestine et ils purent conserver le contrôle de leur territoire ainsi que de leur précieux commerce. Les Nabatéens gardèrent leur indépendance jusqu'en 106 apr. J.-C., date de leur incorporation par l'empereur Trajan dans la nouvelle province d'Arabie, dont la capitale était Bostra, dans le sud de la Syrie. l'Arabie pétrée qui correspond à cet ancien royaume nabatéen est pour les romains l'une des 3 arabies Pour les romains il y a aussi l'Arabie déserte, décrite par Ptolémée, constituée de déserts parcourus par les Arabes, immenses territoires arides qui s'étendaient jusqu'en Mésopotamie et étaient voués au nomadisme. |
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L'Arabie heureuse
désignait pour les Grecs et Romains, l'Arabie du Sud (actuel Yémen), relativement
humide grâce à ses montagnes et à un important système d'irrigation, centre
de la riche civilisation des Sabéens. L'Arabie heureuse représentait, pour les
Romains, le plus souvent une terre semi-fabuleuse, où habitait le phénix et
d'où provenait l'encens nécessaire aux actes religieux, ainsi que d'autres épices.
Elle pouvait aussi constituer une étape sur les routes maritimes vers l'Inde
et l'Extrême-Orient. Au milieu du IIe siècle une présence militaire romaine
est attestée sur les îles Farasan, non loin des côtes de l'Arabie romaine.
Le terme d'Arabie heureuse vient d'une mauvaise traduction du latin : felix
signifie en premier lieu fertile, et entre autres sens dérivés heureux. Cette
zone étant la mieux irriguée de la péninsule, on l'a appelée "Arabie fertile".
+224 2° dynastie perse des Sassanides
+395 Mort de Théodose Partage de l'empire romain
la Grèce est intégrée à l'empire
d'Orient
capitale Constantinople et l'empire
d'occident a pour capitale Rome
Honorius empereur d'Occident; Arcadius, empereur d'Orient.
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Pourtant, la perte de statut ne semble pas avoir trop
affecté l'ancienne capitale nabatéenne, et Pétra
continua à s'épanouir pendant près d'un siècle.
Cette dernière période de l'histoire nabatéenne est cependant aussi obscure que celles qui la précédèrent. La prospérité déclina, probablement au cours du IIIe siècle, comme déclinèrent le bien-être et la stabilité de l'Empire romain dans son ensemble, et certainement pour les mêmes raisons économiques. Au milieu du Ve siècle, Pétra était une cité chrétienne, siège d'un archevêché ; au VIe siècle, il semble qu'elle ait été une petite ville byzantine sans importance, et au début du VIIe siècle, elle était pratiquement abandonnée. Elle n'est jamais mentionnée dans les annales des envahisseurs musulmans qui suivirent ses routes caravanières. Après presque 1000 ans, les Nabatéens disparurent
de l'histoire aussi discrètement qu'ils y étaient entrés, laissant la place à une
autre vague de nomades sémites issus du vaste réservoir arabe." |
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Maghreb
empire byzantin croisades
Petra Mahomet L'Hégire
conquetes
Omeyyades Abassides Fatimides
Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides
Mamelouks Ottomans
guerres israelo arabes
le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate
Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes Accords de Taef Guerre
du Golfe
Bashar El Assad deuxième guerre du Golfe
Ahmadinejad Révolution Verte
| 531 Début du règne de Chosroès 1er en Perse ( Iran actuel ). Il règnera jusqu'en 579 |

C'est dans un contexte de domination Byzantine que va naître le prophète
| Mahomet
: Les représentations de Mahomet sont assez rares car elles sont en principe interdites aux musulmans. |
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570 La Mecque, naissance de Mahomet ou Mohammed
(en ar. Muhammad, «le Loué»), dit le Prophète
de la tribu des Qoreïch,

La Mecque aujourd'hui
prophète de l'islam. Orphelin dès sa naissance, Mahomet fut élevé par un oncle et assez tôt chargé de la garde des troupeaux. Plus tard, il entra au service d'une riche veuve, Khadidjah. Il accompagna ses caravanes en Syrie, et elle l'associa à ses affaires puis l'épousa. Ils eurent sept enfants: trois fils, qui ne vécurent pas, et quatre filles; la plus jeune, Fatima, épousera Ali, cousin de Mahomet, et assurera la descendance du Prophète. La Mecque, cité caravanière, était le lieu d'un pèlerinage polythéiste; cependant, l'existence d'un courant monothéiste y est attestée.
595 Le Prophète Mouhammad épouse Khadija
610 La Mecque: révélation de la mission: apparition de l'archange Gabriel dans la grotte de Hira, près de La Mecque
grotte de Hira, près de La Mecque
Mahomet avait pris l'habitude de méditations solitaires dans une grotte du mont Hira; c'est là, par des songes d'abord, par des visions ensuite, qu'il eut, par l'intermédiaire de l'archange Gabriel, la révélation de la mission dont Dieu l'investissait (V. Coran). Son entourage reçut son message et l'encouragea; les riches commerçants de La Mecque repoussèrent une doctrine qui ruinait leurs intérêts, tandis que les humbles formèrent un groupe d'adeptes.
612 début de la prédication de Mouhammad à la Mecque, où les tribus arabes venaient adorer 360 idoles dans la Kaba et des divinités païennes : Alat, Houbal, Azat, Manat
619, ayant perdu deux fidèles alliés, Khadidjah et son oncle Abu Talib, Mahomet dut chercher refuge hors de La Mecque, où il s'opposait désormais à son oncle paternel Abu Lahab. Ascension et Voyage Nocturne du Prophète de La Mecque à la Mosquée éloignée de Jérusalem.
622 Exil de Mohamed à Médine

Carte actuelle de l'Arabie Saoudite
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LES PREMIERES DYNASTIES
622-632 Cité Etat de Médine Une partie de la Peninsule Arabique
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Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes Accords de Taef Guerre
du Golfe
Bashar El Assad deuxième guerre du Golfe
Ahmadinejad Révolution Verte
Des contacts furent pris avec des tribus de la ville de Yathrib, palmeraie au N.-O. de La Mecque, qui cherchaient un médiateur. Mahomet y émigra avec ses partisans en 622. Cette émigration (hidjra, «hégire») est le point de départ de l'ère musulmane, et Yathrib prit le nom de Al-Madinat an-Nabi (la «ville du Prophète»: Médine). Le Prophète organisa à Médine la communauté musulmane (umma), formée de deux catégories égales d'adeptes: les Muhadjirun, émigrés mecquois, et les Ansar, disciples de Médine. Ranimant la foi monothéiste d'Abraham (Ibrahim), Mahomet donna des racines purement arabes à l'organisation culturelle et liturgique (qu'il précisa au fil des années).
Victoires et défaites militaires alternèrent contre les Mecquois
628 pacte entre les mecquois et Mahomet permettant le pèlerinage et stipulant une trêve de dix ans.
630, les Mecquois ayant rompu la trêve, le Prophète Mahomet s'empara de leur ville, détruisit les idoles, décréta une amnistie générale, puis retourna à Médine. Les derniers adversaires se rallièrent;
632, toute l'Arabie était pratiquement islamisée. Mahomet fit le pèlerinage (dit «de l'Adieu») à La Mecque et en codifia les rites ; au retour, il tomba malade et mourut le 8 juin 632 à Medine. Abou Bakr, est élu Calife ( Khalifa ), selon la concertation
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632-661 Les 4 Califes orthodoxes Temps des conquêtes: Syrie, Iran, Maghreb
634 Conquête de la Jordanie par les arabes, suite à la bataille de Yarmouk
637 Les arabes Abassides s'installent à Jérusalem
En 638, Omar, deuxième calife après la mort de Mahomet, prend Jérusalem.
Voici d'après Tabari, écrivain du IX-Xe siècles (traduction de Goeje, "Mémoire
sur la Syrie") le traité de capitulation offert aux habitants par Omar.
"Au nom de Dieu, Clément, Miséricordieux. Voici la garantie que le serviteur
de Dieu, Omar, émir des croyants, accorde aux habitants de Jérusalem. A tous
sans distinction, qu'ils soient bien ou mal disposés, il garantit la sécurité
pour eux-mêmes, leurs possessions, leurs églises, leurs croix et tout ce qui
concerne leur culte. Leurs églises ne seront pas transformées en habitations,
ni ne seront détruites, et l'on n'enlèvera rien aux églises elles-mêmes, ni
à leurs territoires, ni aux croix ou possessions des habitants. Ils ne seront
point contraints en matière de religion et personne d'entre eux n'aura la moindre
vexation à craindre. Les juifs n'habiteront pas Jérusalem conjointement avec
les chrétiens (...).
On n'aura rien à payer jusqu'à ce que la première moisson soit mûre. Pour leur
garantir tout ce que renferme ce traité, il prend Dieu pour témoin et leur promet
la protection de l'envoyé de Dieu et celle de ses successeurs et des fidèles.
Il ne leur sera fait aucun mal, à condition qu'ils paient la capitation [impôt]
."
en 647, les Arabes, porteurs dune nouvelle religion, lislam, se lancèrent à la conquête de lAfrique du Nord. À lest, dans les Aurès, ils durent sopposer à la résistance de deux chefs berbères, Kusayla et la Kahina, une prophétesse. Mais, dès le début du VIIIe siècle, les Berbères se soumirent et se convertirent massivement à lislam. Des chefs de guerre, tel Musa ibn Nusayr, sillustrèrent même dans les troupes qui combattaient pour lexpansion de lislam. Dès le début du VIIIe siècle, lAlgérie, comme lensemble du Maghreb, était devenue une province placée sous lautorité des Omeyyades. Les Arabes y constituaient une élite urbaine.
647, Les Arabes pénétrent pour la première fois dans le Maghreb, ils trouvent une province affaiblie par son isolement.
| +651 fin de la dynastie Perse des Sassanides par les arabes |
660 Les Omeyyades transfèrent le centre du pouvoir à Damas . Ils appartenaient à la tribu des Quraychites, tribu dominante à La Mecque au temps du prophète Mahomet. Après s'être opposés à celui-ci, ils l'avaient rejoint au dernier moment.
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661-750 Califes Omeyyades Moyen Orient, Afrique du Nord et l'Espagne .
La dynastie des Omeyyades d'Orient est une dynastie califale sunnite qui gouverna le monde musulman de 660 à 750 après J.C, établissant leur capitale à Damas. Les Omeyyades étaient liés avec le troisième calife, Uthman. Quand celui-ci fut assassiné par des opposants qui portèrent au pouvoir Ali, cousin et gendre de Mahomet, tous ceux qui étaient liés à Uthman crièrent vengeance, notamment l'Omeyyade Muawiya, qui était alors gouverneur de Syrie.
À la suite de quelques combats, Ali fut écarté du pouvoir en Syrie par un arbitrage, et Muawiya fut proclamé calife par les Syriens en 661. Ali ayant été assassiné par les Kharidjites, ses anciens partisans, plus rien ne s'opposa ensuite au règne des califes omeyyades.
Cest à cette époque que sont atteintes les limites de lexpansion arabo-musulmane et surtout que sont organisées les conquêtes réalisées.
L'Espagne, à la pointe de la partie occidentale du bassin méditerranéen sera
conquise sous leur règne. Mais c'est sous les Omeyyades, qu'apparaissent les
premiers schismes dans l'Islam. Ce sont d'abord de simples mouvements politiques
dirigées contre les Omeyyades qui évoluent en mouvement de réforme politico-religieux.
C'est un de ces mouvements qui aboutira à leur chute en Orient. Mais en Espagne,
un de ses membres rescapés, Abd Al Rahman dit l'Emigré, recréa une dynastie
nouvelle qui subsistera près de trois siècles : c'est l'Emirat puis le Califat
Omeyyade d'Espagne. Lavènement de la dynastie califale des Omeyyades (ou
Omayyades, ou encore Umayyades) est lié à quelques-uns des évènements les plus
mémorables de lhistoire musulmane
Les Omeyyades Sofianides : Mouawya, fondateur de cette dynastie, était le fils
dAbu Sofyan, lun des notables de la tribu de Quraysh, d'une branche
issue d'Omaya. Abu Sofyan sétait longtemps opposé au Prophète et avait
conduit le siège de la Cité-Etat de Médine. Il bénéficia lui et sa famille d'une
amnistie au moment de la prise de la Mecque par l'armée du Prophète, Et son
fils Mouawya deviendra un des secrétaires du Prophète. Après la mort du Prophète,
Mouawya se vera investi par la calife Abou Bakr du gouvernorat de la Syrie.
Quraysh était la tribu dominante à La Mecque bien avant la période de prédication
du Prophète de lislam qui lui en était issu par la branche de Hachem (d'où
l'appellation d'"Hachémite" pour les dynasties se réclamant de la
généalogie du Prophète).
Si Mouawya était au service du Prophète Muhammad, il devait sa fortune surtout
à sa parenté avec le troisième calife, Uthman, parent dAbu Sofyan,
et lui-même issu de la branche omeyyade de la tribu de Quraysh. Le calife Uthman
était un des compagnons de la première heure du Prophète qui le tenait en grande
estime. Uthman incarnait un compromis idéal entre les deux tendances Hachémite
et Omeyyade. C'est l'un des raisons pour laquelles il fut élu au Califat au
détriment de Ali ibn Abou Talib, cousin, gendre et héros de l'Islam. Sa politique
déplut à divers opposants qui assassinèrent Uthman après un siège de sa
demeure au sein même de la Mecque. Le califat échut au cousin et gendre du Prophète
Muhammad, Ali. Il devient ainsi le quatrième calife orthodoxe ou "rachidoun"
(arabe : bien guidé).
Bien qu'Ali navait pas trempé dans le meurtre, tous ceux qui de façon
ou dautre étaient liés à Uthman crièrent vengeance. Mouawya qui
était gouverneur de Syrie disposait donc dune force daction hors
de latteinte du calife Ali, regroupa autour de lui les contestataires.
à la suite de la bataille indécise de Siffin, où pour la première fois des musulmans
affrontèrent d'autres musulmans, un arbitrage fut décidé afin de mettre fin
à cette guerre civile fratricide. L'arbitrage se termina par laffirmation
de la non-culpabilité d'Ali , mais aboutit indirectement au désaveu de lélévation
de Ali au califat grâce à l'habilité politique d'Amr ibn Alç, bras droit
de Mouawya.
Les Ommeyyades, représentants de la vieille aristocratie mecquoise qui avait
longtemps combattu Muhammad, étaient en tant que califes, successeurs et lieutenants
du Prophète, à la tête dun empire arabe dont la
capitale était Damas. Les Arabes dominaient et exploitaient un immense empire
qui sétendait de lInde et des confins de la Chine au sud de la France.
Cet empire était habité en grande partie de peuples autres quarabes ou
musulmans.
Cétait le début du processus dislamisation et, pour certains peuples,
darabisation la dynastie Omeyyade mettant davantage laccent
sur le pouvoir arabe que sur la foi musulmane. Au Khorassan, les mécontentements
diffus se cristallisèrent autour dun chef militaire, Abu Muslim. Celui-ci
forma un groupe révolutionnaire au nom dIbrahim ibn Muhammad, descendant
de loncle du Prophète, Al-abbas. Ce groupe avait pour programme le remplacement
de la dynastie des Omeyyades par un calife issu de la famille du Prophète c'est
à dire issu de Hachem, sans plus de précisions sur la personne dont il pouvait
sagir. La propagande était faite au nom de la famillle de Hachem. Cela
pouvait concernait aussi bien les Alides que les Abbassides, familles issu en
droite ligne de Hachem et apparenté au Prophète. Cet avènement devait signifier
un retour à la pureté supposée de lislam originel, un état plus profondément
musulman où les Iraniens islamisés auraient une place égale à celle des Arabes.
661 la faction syrienne gagnée à la cause omeyyade proclamèrent comme
calife Mouawya. Ali, en désaccord avec une partie de ses partisans primitifs
eux-mêmes, les Kharidjites, qui lui reprochaient davoir accepté cette
procédure, dut les combattre, et mourut assassiné en vengeance du massacre quil
avait perpétré contre eux (661 après J.C ). A la mort du calife Ali,
ce fut son fils aîné, Hassan, qui fut élu à la magistrature suprême, sans opposition
notable. Mais cet homme pieux et dédaigneux des biens de ce monde, se laissa
facilement circonvenir par l'astucieux Mouawlya qui le fit abdiquer en sa faveur,
malgré l'opposition farouche de son frère Hossein. Mouawya put dès lors sans
peine, réunir sous son commandement lensemble des territoires récemment
conquis par les Arabes musulmans. Il conserva comme capitale la vieille ville
de Damas.
A lopposé des trois premiers califes, élus parmi les compagnons du Prophète
sans parenté directe entre eux, à lopposé de Ali qui était, lui, lun
des deux plus proches parents vivants de Muhammad, mais qui, à supposer quil
leût conçu, neut pas le temps de fonder de dynastie, Mouawya qui
appartenait à la tribu du Prophète (Quraysh) mais non à sa famille, put installer
au pouvoir sa propre famille en associant son fils au pouvoir de son vivant.
Cette technique politique a été utilisée par les
Capétiens pour transformer une monarchie élective en monarchie héréditaire.
Elle devait y demeurer quelque quatre-vingt-dix ans, plus semblable en cela
aux Byzantins et aux Perses
sassanides quaux Arabes dArabie. Deux branches successives occupèrent
le pouvoir, les Sofianides et les Marwanides . Les Sofianides sont issue droite
ligne d'Abu Sofyan et s'éteignent avec Yazid II.
Au moment où Mouawya prend le pouvoir, les Arabes avaient déjà soumis tous les
pays sémitiques du Proche-Orient, ainsi que lEgypte
et la majeure partie de lIran propre. Laccroissement des distances,
les limites des effectifs, lessoufflement des vainqueurs vieillis expliquent
suffisamment, même sans faire intervenir les conflits intérieurs, le ralentissement
des conquêtes. Les Omeyyades, en dehors des moments de crises intérieures, ont
néanmoins cherché à les compléter. Le but essentiel était naturellement, pour
des gens établis sur un sol si longtemps "romain", la prise de Constantinople.
Malgré les attaques combinées par terre et par mer en 674-678 et 717-718, ces efforts pour prendre constantinople échouèrent, ou du moins ne permirent quun certain report de frontière sur une ligne allant du Taurus occidental à lArménie et de périodiques incursions, plus ou moins fructueuses, au-delà de cette ligne. Les progrès décisifs furent réalisés dans dautres directions, aux deux ailes extêmes: dune part en Asie centrale au détriment des petits états sogdiens, turcs, hephtalites, dautre part au Maghreb (jusqu'à lAtlantique) puis, à partir de là, en Espagne et un instant en France (bataille de Poitiers, 732). A ces distances, la part directe prise par les souverains aux expéditions est nulle, mais ils soccupent de la préparation de certaines campagnes, de lenvoi de renforts éventuels et de ladministration des gouverneurs des nouveaux pays conquis.
Les Omeyyades Marwanides : De portée beaucoup plus directe sur lhistoire du régime omeyyade sont les conflits intérieurs. Les partisans d Ali, quon commençait à appeler les shiites, reportaient sur sa descendance le respect dont ils lavaient entouré lui-même. Mouawya avait acheté le désintéressement du fils aîné d Ali, Husayn.
En 680, à la mort de Muawiya, les notables de la ville chiite de Kufa, en Mésopotamie, voulurent mettre sur le trône omeyyade Husayn, second fils d'Ali. Ils furent écrasés à Karbala par une armée omeyyade.
Plus graves furent les troubles qui marquèrent la succession de Yazid et lavènement des Marwanides. Un notable qurayshite, Abd Allah b. al-Zubayr, petit fils du calife Abou Bakr , souleva en Arabie les deux villes saintes de lislam et étendit son pouvoir jusquà Basra, la rivale de Kufa en Irak. Pendant ce temps, à Kufa, éclatait la terrible révolte organisée par Mukhtar au nom dun fils survivant de Ali, Muhammad b. al-Hanafiyya. Enfin divers groupes kharidjites suscitaient des désordres en Arabie méridionale, en Iran central, en haute Mésopotamie.
Heureusement pour les Omeyyades, aucune entente nexistait entre ces divers ennemis. Le calife Abdel Malik ibn Marwan , cinquième calife omeyyade et deuxième calife marwanide, réprima la révolte des Alides et d'Abdallah ibn Al Zubayr . Les Kharidjites renonçaient à sétendre là où ils nétaient pas majoritaires, cest-à-dire hors des déserts. Le frère de Abd Allah qui gouvernait Basra écrasa Mukhtar. Le nouveau calife, Abd al-Malik, put alors triompher des révoltés dArabie et de Basra.
Parallèlement au rétablissement de lunité de lempire, il émit toute
une série de mesures de réorganisation intérieure.
Le régime, à lexception du régned' Umar ibn Abd al-Aziz, était taxé
dimpiété par ses adversaires. Impie, il létait parce quil
avait usurpé la place et versé le sang de la famille du Prophète
(Massacre de Husayn ibn Ali, petit fils du Prophéte à Kerbala).
En fait, ce régime,était né à une époque où les Arabes navaient aucune tradition administrative et avait par la force des choses dû laisser les diffèrents services administratives aux mains des indigènes non musulmans, appliquant des règles et usages indépendants de lislam, sauf en ce qui concernait les musulmans eux-mêmes.
Au début, le régime omeyyade nest quune armée arabe de garnison
superposée aux populations indigènes qui vivaient selon leurs us et coutumes.
Le calife de Damas, dont lentourage est encore imprégné du simple mode
de vie arabe, assure lunité de la communauté. Il dirige lexpansion
de lislam, la répartition des profits. Sous son autorité, les gouverneurs
de vastes provinces ont une grande autonomie de fait. Assez vite pourtant, les
transformations se dessinent notament avec l'expansion du terrtitoire formant
l'empire musulman.
En 683, un notable quraychite, `Abd Alla-h b. al-Zubayr, souleva en
Arabie les deux villes saintes de La Mecque et Médine, et étendit son pouvoir
jusqu'à Basra (Bassora), en Irak. En même temps éclatait à Kufa une révolte
organisée par Mukhtar au nom d'un des fils d'Ali.
Ainsi, le début dislamisation des indigènes posa un grave problème. Ceux
dentre eux qui étaient propriétaires devaient payer des impôts où se combinaient
variablement un droit sur leur terre et une capitation; les Arabes, eux, payaient
sur leurs biens de tous genres une dîme moins lourde. La conversion pouvait
paraître tentante, mais, en raison de la responsabilité solidaire des communautés
villageoises devant le fisc, elle nétait possible quà condition
de fuir en ville et dy adopter un nouveau mode de vie. Si le mouvement
sintensifiait, il compromettait la mise en valeur et par conséquent le
rendement de limpôt.
Sous Abd al-Malik, le gouverneur dIrak, Halladj, interdit la désertion
des campagnes aussi bien que la conversion à lislam: conclusion paradoxale
assurément. Les successeurs de Abd al-Malik sorientèrent vers une
solution plus souple: pour les convertis, la capitation ferait place à laumône
légale du croyant, à peu près équivalente, et sur la terre elle-même, non convertie,
limpôt foncier serait maintenu. Par ailleurs, les Omeyyades sappliquèrent
dabord à entretenir, restaurer ou développer les exploitations agricoles,
et en premier lieu les travaux dirrigation. Les souverains et les notables
se firent volontiers édifier en bordure du désert des résidences dont certaines
ruines subsistent.
Les ateliers détat ainsi que la monnaie posèrent un problème particulier.
Létat nouveau avait hérité de ses prédécesseurs le monopole des fabrications
de tissus de luxe (tiraz ) et, en égypte, celui du papyrus. Tissus et papyrus
se vendaient dans les pays étrangers, tout particulièrement le second, qui nétait
produit que par légypte. On brodait sur les tissus, on imprimait en filigrane
sur les papyrus des inscriptions que dabord le régime musulman conserva,
mais qui ne pouvaient à la longue lui convenir: elles furent arabisées et islamisées
malgré les protestations des usagers extérieurs. Plus importante est la réforme
de la monnaie. Lislam avait hérité de la monnaie dor byzantine et
de la monnaie dargent iranienne, et il en fabriquait anarchiquement danalogues:
à la longue, lusure aidant, il ny eut plus aucune monnaie fixe;
en outre, les images et inscriptions des anciens régimes ne pouvaient convenir
à des musulmans. Abd al-Malik fit frapper une excellente monnaie dor
(dinars) et dargent (dirhams) dont les poids étaient alignés sur les unités
en usage dans les villes saintes, et les légendes, exclusives de toute figure,
islamisées. Ce devait être le "dollar du Moyen âge".
Lorganisation de la vie religieuse impliquait la construction dédifices
réservés au culte nouveau. à Damas, la capitale omeyyade, on avait dabord
partagé les églises chrétiennes. Mais il fallait une mosquée digne de la dynastie:
celle que fit construire, en partie selon les traditions et avec des artisans
byzantins, le calife Walid; auparavant, dans la ville prestigieuse de Jérusalem,
Abd al-Malik avait fait élever la "coupole du Rocher" et la
mosquée dite dOmar. Les palais omeyyades ne sont pas moins remarquables,
tel, pour nen citer quun, celui de Mshatta.
Les Omeyyades se sont en général intéressés à la littérature, voire à des amorces
de la réflexion théologique. Mais en littérature, la situation est inverse de
celle qui domine dans lart. Celui-ci recueille les traditions "romaines"
et iraniennes tandis que celle-là reste de pure tradition arabe, sans mélange
indigène, sauf tardivement en ce qui concerne la prose administrative qui commence
à sajouter à la poésie. Dès lépoque omeyyade, en tout cas, il est
devenu évident que larabe est ou peut être une langue de culture.

A leur apogée les ommeyades gouvernent l'Afrique du Nord, une partie
de l'Egypte, l'espagne, l'arabie saoudite la Mésopotamie
, iran, iraq, Afghanistan, Pakistan, Turkenistan, azerbaidjan, Arménie,
Russie, Géorgie,syrie
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Omeyyades Abassides Fatimides
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Seldjoukides Ayyoubides
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guerres israelo arabes
le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate
Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes Accords de Taef Guerre
du Golfe
Bashar El Assad deuxième guerre du Golfe
Ahmadinejad Révolution Verte
Avançant les actes de piraterie et les mauvais traitements fréquemment infligés aux commerçants et navigateurs arabes, le gouverneur de l'Irak, Al-Hajjaj ben Yusef, envoie en 711 deux mille cavaliers et chameliers à la conquête du Sind (vallée inférieure de l'Indus). Commandés par Muhammad ibn-Qasim, alors adolescent, ils défont l'armée du râja Dahir, forte de 50 000 hommes. Le râja est tué, les soldats décapités et la région livrée au pillage. Rappelé à Bagdad sur de fausses accusations, Ibn-Qasim subit la colère du calife Sulayman ben Abd al-Malik et est condamné à mort. Le fils de Dahir en profite pour se révolter et reprendre quelques villes mais il ne réussit pas à chasser les Arabes. Après une période de conversions forcées, les hindous et les bouddhistes se voient accorder le statut de dhimmis (protégés) leur permettant la liberté de culte soumis à la jizya (capitation).
Abd al-Rahman ibn Abd Allah al-Rhafiqi, fut général omeyyade et gouverneur d'Al-Andalus en 721, puis de 731 à sa mort. Il participa à la conquête musulmane de la péninsule ibérique entre 711 et 714 et à plusieurs expéditions militaires contre les poches de résistance chrétiennes dans les Asturies entre 730 et 731; il réussit à apaiser plusieurs révoltes en Espagne. D'après certains chroniqueurs Arabes de l'époque, le général Abd al Rahman était une personne très aimée par son peuple et ses soldats.
| Après l'échec subi par les musulmans devant Toulouse en 721, le wali d'Al-Andalus nomma le général Abd al-Rahman à la tête des troupes berbéro-musulmanes, celui ci traversa les Pyrénées à la tête de son armée et pénétra en Aquitaine où il infligea au duc Eudes une défaite à la bataille de Bordeaux. Arrêté dans sa chevauchée par les troupes de Charles Martel, le général trouva la mort au cours de la bataille de Poitiers. |
La chute des Omeyyades de Syrie : Quels quaient été les mérites des Omeyyades, il est clair que lévolution des conditions sociales, matérielles et spirituelles exigeait une transformation du régime. Les mécontents, plutôt quun programme, avaient le plus souvent en commun, encore que vaguement, lidée que les problèmes seraient résolus si la direction de la communauté revenait à un détenteur légitime, appartenant à la famille du Prophète. Celui-ci navait pas eu de fils, mais il avait deux oncles, de parenté égale avec lui, et le fils de lun deux( Abou Talib), Ali, avait épousé sa fille Fatima. Ali puis ses fils, on la vu, avaient cependant été évincés.
Après une période de calme ou de travail secret, de nouveaux prétendants se déclarèrent: Zayd, arrière-petit-fils de Ali, qui se révolta à Kufa en 740 et fut mis à mort, Abd Allah ibn Mouawya, descendant dun frère du Calife Ali, qui se maintint en Iran méridional de 743 à 749.
Abu Muslim réunit autour de lui, en plus des Arabes opposés aux Omeyyades, des indigènes iraniens, de petites gens et des esclaves enfuis, qui donnèrent, semble-t-il, au mouvement un certain caractère social. Abu Muslim déclencha lopération en 747 .
Les discordes qui éclatèrent au sein de la famille omeyyade après la mort de Hisham hâtèrent la chute. Parmi les tribus arabes, il existait deux partis quopposait une haine héréditaire: les Omeyyades ne surent plus maintenir entre eux léquilibre.
En 749 une révolte, préparée de longue date dans le Khurasan (Iran du Nord-Est) au bénéfice de descendants de Abbas, oncle paternel du Prophète Muhammad, aboutissait, sous la conduite dAbu Muslim, à lécrasement des Omeyyades. Ceux ci furent pourchassés et massacrés à lavènement de la dynastie abbasside .
la victoire fut acquise à la bataille du Grand Zab en 750. Ibrahim étant mort
entre-temps, Abu Muslim proclama calife son frère Abu l-abbas, dit as-Saffah
( le sanguinaire ), en 749 à Kufa.
Bien que personne ne se fût levé pour sauver les Omeyyades, leur souvenir subsista.
Pendant un siècle, des rebelles se réclamèrent deux, en Syrie et en égypte.
La secte kurde des Yazidis évoquait le souvenir de Yazid, le fils de Mouawya.
Lidée quun Sofyanide reviendrait un jour ou lautre se maintint
dans certains milieux. Plus largement, la plupart des musulmans, même soumis
aux Abbassides, se refusaient à admettre quon maudît les Omeyyades,
quon désavouât donc implicitement leur uvre, et le droit ultérieur
devait reconnaître une légitimité égale aux deux dynasties.
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750-1258 Califes Abbassides Irak.Capitale : Bagdad-Sammara
La dynastie de califes abbassides sont les descendants d'Abd Allah ibn Al-Abbas, cousin germain du Prophète Muhammad. Les Abbassides régnèrent de 750 à 1258 à Bagdad. Le centre du pouvoir de l'empire musulman s'était deplacé de Damas vers Bagdad après leur prise du pouvoir. A lorigine, leur pouvoir s'étendait sur la quasi-totalité du monde musulman. Puis des régions de plus en plus nombreuses leur échappèrent,notament l'Espagne puis le Maghreb. Ces provinces leurs reconnaissaient dans beaucoup de cas une autorité purement théorique. A lintérieur même des territoires quil continuait à contrôler directement, le calife voyait son pouvoir réel diminuer de plus en plus au profit des chefs de l'armée.
750 Les Abassides prennent donc le pouvoir Presque tous les membres de la famille ommeyade régnante furent massacrés, mais le prince 'Abd al-Rahman Ier réussit à s'enfuir, à gagner l'Espagne et à y établir une nouvelle dynastie à Cordoue. .
750 la dynastie Omeyyade-Marwanide s'éteint en Orient.
Les Abbassides prétendirent appliquer la doctrine de lislam idéal, interprétée
comme préconisant une société sans classes, une fraternité de croyants sous
lautorité dun chef politico-religieux, issu de la famille du Prophète,
faisant régner la justice et lordre selon les préceptes du Coran et de
la tradition. Les juges (qadi ), nommés désormais par le calife, devaient appliquer
la Charia (loi religieuse) considérée théoriquement comme la seule norme valable.
Cependant, un vizir (de l'arabe Ouasir : ministre ), au titre à résonance religieuse,
était bientôt chargé de réorganiser une administration qui avait tendance à
proliférer. Celle-ci comprenait des secrétaires (kuttab ) répartis en deux clans:
les chrétiens nestoriens liés au sunnisme et défenseurs de lautorité du
calife, et les musulmans shiites tablant au contraire sur la faiblesse
du souverain.
Larmée, composée de Khorassaniens fidèles au souverain et dArabes,
était un autre pilier de létat. Ceux de ces derniers qui combattaient
aux frontières étaient de plus en plus organisés selon un mode autonome et coupés
de larmée régulière proprement dite. Les autres, stationnés à lintérieur
du pays, étaient un élément de désordre et perdirent bientôt leur droit à pensions.
Cétait la fin du privilège ethnique arabe, résultat le plus sûr de la
révolution.
| Les luttes extérieures furent limitées, les frontières de lIslam étaient stabilisées après les grandes conquêtes omeyyades. Face à Byzance et aux Khazars les fronts bougèrent peu. |
La période abbasside fut marquée par un immense essor économique. Des échanges
commerciaux intenses entre les différentes régions de lempire et avec
lextérieur permettaient une division du travail poussée et des spécialisations
locales ou régionales. Des richesses énormes saccumulaient entre les mains
des commerçants et des propriétaires fonciers. Les villes se développaient.
Létat omeyyade où dominaient la caste militaire arabe et la propriété
rurale se transforma en un empire urbain, cosmopolite, bureaucratique avec un
secteur développé de capitalisme financier et commercial. Bagdad étant située
dans lancien domaine sassanide, la tradition iranienne donna le ton à
une vie sociale et culturelle où sétalait le luxe le plus éblouissant.
La littérature et lart étaient alors à leur apogée.
Les premiers califes Abbassides durent lutter pour défendre leur pouvoir contre
les soulèvements révolutionnaires qui canalisaient les déceptions provoquées
par l'aboutissement de la révolution et les "idéologisaient" en doctrines
politico-religieuses au sein de multiples sectes.
751 les tribus arabes d'Oman se rallièrent au kharijisme, mouvement dissident à l'origine de l'assassinat d'Ali, 4è. calife et gendre du Prophète, et élirent leur premier imam
Abu Gafar al-Mansour (754-775)
En Iran, de nombreux mouvements apparaissaient qui mêlaient les revendications sociales, religieuses et dégalité ethnique. Lempire perdit lOccident.
Dès 756, lEspagne vit renaitre un émirat indépendant où régner un prince omeyyade.Omeyyades d'Espagne 756-1031 Andalousie.Capitale:Cordoue
Au Maghreb, des états kharidjites et autres se constituaient malgré les répressions.
Le pouvoir central abbasside se déplaça de Syrie en Irak et y prit pour capitale Bagdad, ville neuve, fondée en 762 par Abû Jafar al-Mansur .
Lexécution d'Abu Muslim par Al Mansour marqua la rupture avec lextrémisme. Les Kharidjites et, en Syrie, les partisans des Omeyyades fomentaient des troubles. Dans le milieu shiite déçu par la révolution mené au nom des Hachémites et accaparée par les abbassides, un courant qui saffirmait peu à peu reportait ses espoirs sur les descendants directs du Prophète par Fatima ( Alides) , déniant tout droit aux descendants de Abbas.
Calife abasside al-Mahdi (775-785)
777 Création du royaume des Rostémides
à Tahert
|
Lors d'une assemblée tenue à Paderborn, le roi Charlemagne reçoit l'embassade du gouverneur de Barcelone, Sulayman ben Yaqzan ibn al-Arabi qui, en révolte contre Abd al-Rahman Ier, l'émir de Cordoue, demande l'aide des Francs. Charlemagne accepte car il souhaite créer un état tampon, une marche entre son royaume et l'empire sarrasin d'Al-Andalus (ommeyyades d'espagne) afin de protéger son royaume des razzias. En avril 778, Charlemagne part en campagne contre les ommeyyades d'espagne. Il arrive à Pampelune qui lui ouvre ses portes sans résister. Sulayman, ayant réussit à prendre Saragosse, change de camp et refuse de livrer la ville à Charlemagne. Ce dernier, apprenant que le chef saxon Widukind s'approche du Rhin, décide de rentrer après avoir fait raser les défenses de Pampelune. La bataille de Roncevaux entre les francs de Charlemagne et les omeyyades eut lieu le 15 août 778. Elle a été rendue célèbre par l'œuvre médiévale la Chanson de Roland. |
En 800, le califat abasside passa un accord avec les Aghlabides qui
régnaient en Tunisie et à Tripoli. Ils reconnaissaient lautorité de Bagdad,
mais gardaient cependant une certaine autonomie pour ne pas dire une total indépendance.
En 803, Harun ar-Raid se débarrassa des vizirs de la famille de
Barmak (les "Barmécides") qui gouvernaient
depuis dix-sept ans. Il sagissait, avant tout, sans doute, décarter
des personnages devenus trop puissants.
Mais le problème du shiisme alide, que les Barmécides avaient essayé de régler par la douceur, passa au premier plan sous le règne de Mamun (814-833), fils de Harun.

Après avoir vaincu son frère Amin, Mamun donna la prépondérance aux
influences orientales sur lélément irakien. Il proclama un Alide héritier
du trône et adopta comme doctrine officielle le motazilisme, qui créait
un terrain dentente avec le shiisme modéré. Il persécuta les opposants
doctrinaux et notamment Ahmad ibn Hanbal dont se réclamera par la suite un mouvement
sunnite extrémiste à base largement populaire.
Le désordre financier, aggravé par le luxe de la cour et dû sans doute à des
causes plus profondes, faisait sentir de plus en plus ses effets corrosifs.
Vers le second tiers du IXe siècle, les militaires turcs eurent une influence
grandissante et bénéficièrent de laffermage des revenus détat, pratique
de plus en plus courante. Ils dominèrent finalement le calife.
Les Abbassides quittèrent Bagdad, où le peuple leur était hostile, et sinstallèrent dans la nouvelle ville de Samarra de 833 à 892.
847-861 Mutawakkil se rapprocha des bases populaires en renonçant au motazilisme et en réagissant contre les shiites, les chrétiens et les juifs. Mais lévolution centrifuge saccentua.
les Tahirides 819-1005 Capitales:Kairouan-Raqqada prennent leur indépendance.
Saffarides 867-911 Transoxiane et Khorasan prennent leur indépendance.
Samanides 875-1005 Capitales:Nishapur-Samarkand , en Iran,prennent leur indépendance.
Tulunides 868-905 (Toulounides ), en égypte et en Syrie, prennent leur indépendance.
LIrak ne fut pas épargné: les Zang, esclaves noirs des plantations irakiennes, se révoltèrent (869-883).
Mowaffaq qui détenait le pouvoir réel sous le règne de son frère Mutamid (870-892) rétablit lordre en Irak; il mit fin à lanarchie créée par les prétoriens turcs, mata les Zang et limita les empiétements des dynastes iraniens.
Le shiisme extrémiste canalise, sous la forme révolutionnaire de lismaélisme, de multiples mécontentements diffus. à partir de 890, les qarmates ismaéliens secouent tout le Proche-Orient.
Grâce à leur énergie, les califes Mutadid (892-902) et Muktafi (902-908) réussirent des prouesses semblables. Mais les problèmes demeuraient entiers et se compliquèrent déléments nouveaux.
Ikhshidides 905-969 Egypte
En 909, un calife ismaélien prit le pouvoir au Maghreb. La dynastie bédouine hamdanide (929-1003) sinstalla au nord de lIrak.
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909-1171 Fatimides origine Tunisie
La civilisation musulmane atteint son apogée avec les Fatimides, califes shiites descendant de Fatima, fille du prophète Mahomet, qui rayonnèrent pendant trois siècles (du Xe au XIIe siècles). De cette époque date la Kalaa des Beni-Hammad. Erigée sur une pente que circonscrivent des ravins, elle est dominée par des hauteurs rocheuses qui lui servent d'observatoire et l'alimente en eau. Aujourd'hui, le minaret de la mosquée se dresse au milieu de ruines où les fouilles ont dénombré trois palais. L'architecture de ces demeures s'inspire de l'Orient, de l'Irak et de la Perse. L'art Hammadite est une branche de l'art fatimide. Moins raffiné que celui des ZAirides, il atteste cependant d'un goût du luxe favorisé par l'abondance de ressources. La chute du Royaume de Kairouan canalise vers la Kal'a des Beni-Hammad, le courant commercial et culturel qui aidera à l'épanouisement des Hammadites.
Cest une curieuse histoire que celle de ces monarques Fatimides qui, portés au pouvoir par la propagande révolutionnaire des Karmates ismailiens, consolident leur puissance par la plus intransigeante des dictatures, califienne ou vizirielle. Partis de la Tunisie, ils font reconnaître leur autorité dans le Maghreb entier et la Sicile, sinstallent définitivement sur le territoire égyptien, conquièrent la Syrie, reçoivent lhommage de La Mecque et de Médine, et vont jusquà Bagdad.
Le centre de la propagande des Fatimides se trouva dabord en Syrie du Nord, à Salamiyya, doù des missionnaires éloquents et persuasifs parcoururent presque toutes les régions de lIslam. Lun deux, particulièrement actif, Abu Abd Allah al-Shii, prêcha en Afrique du Nord, en sappuyant sur une tribu berbère, les Kutama. Mais cette contrée était loin dêtre pacifiée, et lon trouvait toujours un groupe tribal prêt à organiser lopposition contre le pouvoir établi. Ce fut le rôle des Zenata, soulevés par un agitateur surnommé l"homme à lâne". La révolte sétendit de telle façon que le calife fatimide fut réduit à la possession du port de Mahdiyya.
Il fallait donc émigrer pour réaliser une ambition de domination universelle.
à la suite de quelques tentatives dinvasion infructueuses, les Fatimides
semparèrent de légypte en 969. En fait, leur autorité directe
ne sexerça guère au-delà du territoire égyptien; les régions comprises
entre Le Caire et Bagdad furent partagées en deux zones dinfluence, dont
les frontières variaient sans cesse. Bagdad était alors soumise aux pressions
les plus diverses, et les Fatimides ne possédèrent jamais une armée assez puissante
pour faire prévaloir leur politique. Lhistoire de la Syrie est dune
extrême complexité: dans les villes, les troupes maghrébines des Fatimides se
heurtent à la résistance des populations, et dans les campagnes, doivent se
déplacer constamment de Damas à Alep, de Tyr à la Palestine.
911 Destruction du royaume des Rostémides par la dynastie des Fatimides, soutenue par les Kabyles.
En 929, l'émir ayyoubide Abd al-Rahman III installé à Cordoue prit le titre de calife, affirmant ainsi la complète indépendance du califat de Cordoue.
Karakhanides 922-1211 Egypte (969-1171)
932-1056 Bouyides Mesopotamie : Iran
La plus puissante des dynasties qui aient gouverné lIran islamisé avant la conquête des Turcs saldjuqides au XIe siècle. Elle tient son nom de Buwayh (ou Buyeh), le père des trois frères fondateurs, Ali, al-Hasan et Ahmad. Ces chefs de guerre, dorigine modeste, sont des montagnards du Daylam (au sud-ouest de la mer Caspienne), qui sengagent alors massivement dans les armées musulmanes. Ils font leurs premières armes dans les rangs du Daylamite Mardawidj b. Ziyar, lui-même fondateur de la lignée des Ziyarides. Au moment de lassassinat de Mardawidj (935), Ali tient Isfahan et sempare bientôt du Fars. Hasan tient lIran central (Djibal), et Ahmad le Kirman et le Khuzistan.
Le prince bouïde Muizz al-Dawla prit Bagdad, en 945, et se fit nommer
par le calife émir suprême (amir al-umara : titre créé en 936). Cette
nomination lui conférait pratiquement la totalité du pouvoir.
Profitant des rivalités de factions autour du califat abbaside moribond, Ahmad
entre à Baghdad en 945 et les Abbasides doivent accepter pendant cent dix ans
la tutelle des princes buyides. Ahmad fait déposer et aveugler le calife régnant,
qui vient de lui décerner le titre de Muizz al-dawla, et fait introniser
un de ses rivaux. Bien quils aient maintenu pour des raisons politiques
le califat abbaside, les Buyides gouvernent, en fait, comme de véritables
"maires du palais" et confient ladministration à leurs propres
vizirs et dignitaires dont certains sont de remarquables lettrés et patronnent
les arts et les lettres.
Les Bouyides sont les premiers souverains iraniens à professer le shiisme
imamite duodécimain, alors même que se poursuit sous leur patronage lélaboration
doctrinale de cette tendance qui doit devenir la religion officielle de lIran
au début du XVIe siècle. Lintroduction des grandes fêtes shiites
à Baghdad déchire la communauté musulmane, car les sunnites y sont majoritaires.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Carte_Iran_1000.png
Zirides et Hammadites 972-1152 Sicile (jusqu'à 1071)
Ghaznévides 977-1186 Perse et Irak
La personnalité la plus remarquable de la dynastie Bouyide est Adud al-dawla,
fils de Rukh al-dawla (Hasan). Après avoir dépossédé de lIraq son
neveu, Izz al-dawla Bakhtiyar, il unifie sous son autorité (de 978 à 983)
toutes les possessions buyides de lIraq, de lIran méridional
et même de lOman, laissant à son frère Muayyid addawla le reste
de lIran buyide.
Dans ladministration, les Buyides furent des réformateurs et des novateurs.
Mais le rôle croissant de larmée dans les affaires publiques nest
pas sans danger, surtout en ce qui concerne les impôts et la tenure des terres
(régime de liqta ). Les Buyides sont de grands bâtisseurs tant en Iran
quen Iraq. Ils encouragent lindustrie (surtout textile), le
commerce, lartisanat, et patronnent les arts et les lettres, alors essentiellement
dexpression arabe sur le plateau iranien.
Une éclipse de la tolérance envers la communauté chrétienne coïncide avec
le règne du calife fatimide al-Hakim (996-1021); fanatique, celui-ci
fit démolir léglise du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Il se déclara dieu,
et les auteurs musulmans rapportent que "tous les rêves que lui suggérait
sa folie nétaient susceptibles daucune interprétation raisonnable".
Les Druzes reconnaissent encore aujourdhui sa divinité.
Ainsi, le calife al-Hakim avait gravement compromis dheureuses perspectives.
Une crise économique sans précédent sabattit sur le pays pendant le règne
dal-Mustansir (1036-1094), le plus long de lhistoire du monde musulman.
En outre, des luttes sanglantes entre les corps de la milice ébranlèrent le
régime. La défense du pays avait été assurée par des mercenaires, successivement
des Berbères, des Noirs, des Turcs, des Arméniens. à la cour, des rivalités
mettaient aux prises les califes et leurs Premiers ministres, le pouvoir étant
exercé tantôt par les uns, tantôt par les autres. Un tout-puissant vizir, Badr
al-Djamali, inaugurant la période arménienne des Fatimides, remit de lordre
dans lempire; on lui doit, outre les remparts de la capitale, une refonte
des divisions administratives du pays. Pourtant le régime, miné par les complots
des militaires et les jalousies des ministres, ne parvint pas à se redresser.
Les auteurs arabes ne se lassent pas de décrire le trésor des califes fatimides:
pierreries dune valeur inestimable, bijoux dor et dargent,
innombrables récipients en cristal de roche, boîtes en bois précieux, armes,
pièces de céramique, tissus somptueux en lin et en soie, beaucoup dentre
eux brochés dor, tapis, enfin la plus belle bibliothèque qui existât à
cette époque dans le monde musulman. Les rares objets en cristal de roche parvenus
jusquà nous, les étoffes, quelques animaux en bronze nous permettent dimaginer
lopulence de ces fastueux souverains. On admire à juste titre les frises
de bois provenant du palais royal du Caire, sur lesquelles sont sculptées des
figures danimaux, de personnages, isolés ou groupés en des scènes de musique,
de danse, de beuverie ou de chasse. Les Fatimides ont été les inspirateurs dun
art qui, tout en suivant les vieilles traditions, créa des formes originales
de décoration.
Au moment de leur expansion, les Buyides se lient avec de petites dynasties du Nord-Ouest iranien dobédience sunnite et dorigine kurde ou prétendue telle.
Le déclin des Buyides profite aussi à la lignée des Daylamites kakuyides (1008-1051) qui dominent pour un temps lIran central et occidental et se maintiennent comme vassaux des Saldjuqides jusquau début du XIIe siècle.
Reyes de Taïfas 1010 Sud de l'Espagne .
Avec la disparition du prince bouyide Adud al-dawla, la cohésion de la famille buyide seffrite. Les Ghaznawides en profitent pour annexer Ray et le Djibal en 1029.
1031 la dynastie Omeyyade-Marwanide. reparue en Andalousie disparaît.
Seldjoukides d'Iran 1038-1194 Transoxiane et Turkistan oriental .les Seldjoukides s'emparèrent tout d'abord du Khorassan, une province de l'est de l'Iran auparavant gouvernée par les Ghaznévides, et poursuivirent leur conquêtes à partir de cette base. En 1038, le petit fils de Seldjouk, Tug(rul Bey, se proclama sultan de Nichapour.,
Le califat protégé dIrak (Abasside). Le calife passa alors sous le protectorat du souverain bouïde, appuyé par les soldats daylamites. Désormais, les califes, qui conservaient la souveraineté théorique sur tout lIslam sunnite, furent à la merci des souverains temporels. Quoique shiites modérés, ces bouyides se gardèrent bien de remplacer le calife sunnite par un imam shiite qui aurait eu trop dautorité propre. Ils défendirent même sa suprématie ainsi que, bien entendu, leurs intérêts politiques et économiques, contre le califat concurrent des Fatimides, établi en égypte depuis 969, qui se rattache à lextrémisme shiite ismaélien.
Lémiettement du pouvoir bouïde aboutit à la victoire des Turcs seldjoukides de tendance sunnite. Leur chef Tugrïl-Beg entra à Bagdad le 15 12 1055 et prit le pouvoir avec le titre nouveau de sultan. libérant le calife abbasside de la pression chiite de la dynastie des Bouyides. Celui-ci confirma son titre de sultan.
L'immigration turque vers le Proche-Orient s'accentua, et seul lémir buyide du Fars parvient à se maintenir encore durant sept ans.
En dépit de lintermède curieux de lannée 1059, qui vit le chef turc Basasiri occuper Bagdad et y faire prononcer le prône au nom du calife fatimide, le pouvoir seldjoukide se maintint solidement pendant un certain temps et mena un combat vigoureux pour le sunnisme et contre le shiisme. Limmigration des Turcs saccentua et marqua le début de leur suprématie dans le Proche-Orient, qui devait durer jusquen 1918.
| à cause d’une trahison avant la bataille, l'empereur byzantin Romain IV essuie une défaite surprise face à Alp Arslan à la bataille de Manzikert en 1071. Romain IV est capturé et, bien que les termes de la paix avec le sultan ne soient pas excessifs, les conséquences de la bataille se révèlèrent catastrophiques pour l’empire.Ce faisant, Alp Arslan donnait naissance à une autre branche de la dynastie : celle des Seldjoukides de Roum, ou d'Anatolie. |
1077-1307 Seljoukides de Rum Anatolie turquie Inde du Nord-Ouest.Cap.:Ghazni l'empire comprit l'Iran L'iraq la syrie l'Arménie et l'Asie Mineure. avalés par les Ottomans
En 1078, les Turcs seldjoukides délogent de Jérusalem les Arabes abbassides qui y étaient installés depuis 637.

1092 les Turcs Seldjoukides
dominent la région
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Lépidémie de rébellions est générale, mais anarchique et dépourvue de coordination. à la fin du XIe siècle, cest lirruption des croisés, à légard desquels les maîtres shiites de légypte eurent une attitude ambiguë.
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Première croisade (1096-1099) L’aide qu’Alexis Comnène s’attend à accueillir de l’Ouest sont des troupes de mercenaires et non l’immense ost qui arrive bientôt, à son grand embarras et à sa consternation. Le premier groupe, sous la direction de Pierre l’Ermite, est envoyé en Asie Mineure avec pour ordre de rester près de la côte et d’attendre des renforts. Cependant, les croisés indisciplinés refusent d’écouter et commencent à piller les habitants locaux qui sont tous chrétiens. Alors qu’ils marchent sur Nicée, en 1096, ils sont attaqués par les Turcs et massacrés presque jusqu’au dernier. Offensive byzantine
sur les côtes d'Asie mineure. |
Jean Comnène réaffirma les prétentions byzantines sur la Syrie. L'atabeg seldjoukide d'Alep, Zengui, se montra un adversaire redoutable. La perte d'Edesse et l'offensive de Zengui et de son fils Nour ad-Din contre Antioche mirent en péril l'existence même des états latins.

1102: après le première croisade: les états latins
Artoukides 1102-1408 Andalousie
Les succès de la première croisade étaient principalement dues aux divisions des musulmans. Foulque d'Anjou, successeur de Baudoin II, parvint à maintenir cet équilibre, mais la Syrie musulmane commençait à s'unifier sous la férule de Nur ad-Din. La deuxième croisade n'eut aucun résultat positif, les croisés ayant attaqué Damas, le seul émirat allié au Francs.
| L'apathie des Grecs et des Musulmans qui avait permis la consolidation
des états latins d'Orient (1100) ne dura pas. Jean
Comnène réaffirma les prétentions byzantines sur la Syrie. L'atabeg
seldjoukide
d'Alep, Zengui, se montra un adversaire redoutable. A ces dangers, les princes francs qui ne recevaient d'autre aide d'occident que celle des ordres militaires : Templiers (1118), hospitaliers puis Teutoniques, opposèrent une politique d'alliance avec Damas contre Alep, avec les Arméniens de Cilicie contre les Byzantins, sans toujours parvenir à éviter les échecs. |
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Maghreb
empire byzantin croisades
Petra Mahomet L'Hégire
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Omeyyades Abassides Fatimides
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Seldjoukides Ayyoubides
Mamelouks Ottomans
guerres israelo arabes
le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate
Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes Accords de Taef Guerre
du Golfe
Bashar El Assad deuxième guerre du Golfe
Ahmadinejad Révolution Verte
Zenghides 1127-1181 (ce sont des Seldjoukides)
1130-1269 Almohades Maghreb et Espagne
Saladin (1137-1193)
1144 Chute d'Edesse. Suite à la reprise du comté d’Édesse par les musulmans en 1144, le pape Eugène III met tout son zèle à organiser une nouvelle croisade le premier décembre 1145. Pour cela, il demande à son maître Bernard de Clairvaux, un des hommes les plus célèbres et les plus estimés de la chrétienté de l’époque, de prêcher cette croisade.

Asie Mineure en 1140
Émir d’Alep en 1146, Nour ad-Din unifie la Syrie musulmane sous son autorité en 1154 en faisant la conquête de Damas, puis envoie une expédition pour le contrôle de l’Égypte. Après sa mort, son œuvre et ses objectifs échappent à sa famille, les Zengides, pour revenir à Saladin.
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Deuxième croisade (1147-1149) L’expédition est marquée par la discorde entre les clans français et allemand, l’inexpérience de Louis VII qui se montre velléitaire, et la perfidie des Byzantins qui nuisent plus aux chrétiens qu’ils ne les aident. Trompé par ceux-ci, Louis VII est battu par les Turcs en Asie Mineure et connaît plusieurs revers en Syrie ne parvenant pas à s'emparer de Damas.. Il rejoint à grand peine Antioche en mars 1148, alors aux mains de Raymond de Poitiers, oncle d’Aliénor, qui reçoit les Croisés avec beaucoup d’égards. |
Ghurides 1150-1215 Anatolie
| 1153 Prise d'Ascalon Après quatre mois de siège entrepris par le roi de Jérusalem Baudoin III pour prendre la ville d'Ascalon. Le grand maître Bernard de Trémelay, le 13 Août, chercha à bloquer l'entrée de la ville aux autres Francs dès la première brèche réussie dans les murs protégeant la cité. Après avoir pris possession de la ville de Gaza en 1149, les Templiers semblaient en effet vouloir s'octroyer la ville d'Ascalon, ou au minimum les gains du pillage ... Bernard de Trémelay aurait été tué à ce moment dans une embuscade des Turcs qui tenaient alors la ville, avec 40 chevaliers dont les corps furent pendus sur les murs de la ville. Ascalon fut finalement prise le 19 Août 1153. |
L’idéal de Nur ad-Din est de continuer le projet de son père qui consiste à rassembler les Musulmans entre l’Euphrate et le Nil sous une seule autorité pour faire front commun devant les croisés. Mais Damas constitue un obstacle majeur à cette unification. Muin ad-Din joue l’alliance franque contre Nur ad-Din et son successeur Mujir ad-Din Abaq, émir de Damas, empêche l’émir d’Alep, en 1153, d’intervenir pour secourir la ville d’Ascalon qui est prise par les Francs
Abak de Damas accepte de se placer sous protectorat francs et de faire verser par les habitants un tribut annuel aux croisés. Nur ad-Din envoie Ayyub à Damas qui profite des mouvements de colère des Damascènes pour saper l’autorité de l’émir et retourner ses conseillers et ses lieutenants. Seul un officier, Ata ibn Haffad al Salami se montre irréductible et Nur ad-Din fait savoir à Abak qu’il s’apprête à le trahir. Sans vérifier l’information, Abak le fait mettre à mort, le privant de son dernier fidèle.
Nour ad-Din marche alors avec son armée sur Damas le 18 avril 1154, et la milice damascène lui ouvre les portes le 25 avril 1154. Abak se réfugie dans la citadelle, mais capitule rapidement.
1154 Prise de Damas par Nour ad-Din et unification de la Syrie
La Syrie est maintenant unifiée sous l’autorité de Nur ad-Din : d’Édesse au Nord à Hawrân au Sud
|
En 1158, une armé byzantine approche de la Syrie, mais il s’agit pour l’empereur Manuel Ier Comnène de châtier le nouveau prince d’Antioche, Renaud de Châtillon, qui s’est rendu coupable de piraterie contre les possessions byzantines, et d’imposer la présence byzantine en Cilicie. |
Après une entrevue avec le roi Baudouin III, une action concertée franco-byzantine est lancée contre Alep en 1159, mais qui tourne court, car l’empereur conclut une paix séparée avec Nur ad-Din
Le dernier acte politique se déroula dans le calme. Le prince zenguide dAlep, Nur al-Din, fut amené à intervenir en égypte et à y envoyer un contingent. Un jeune officier, Salah al-Din (Saladin), se risqua, un vendredi, à faire prononcer la harangue religieuse au nom du calife de Bagdad. Les écrivains arabes citent à cette occasion un vieux proverbe arabe: "Ce nest pas pour cela que deux chèvres se battirent à coups de cornes." Tel est lacte de naissance de la dynastie ayyubide.
Profitant de la décadence des Fatimides en Egypte, Nour ad-Din réussit en 1169 à leur imposer un vizir de son choix, Salah ad-Din (Saladin) qui, deux ans après, se proclamera sultan d'Egypte et abolit le khalifat.
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Seldjoukides Ayyoubides
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massacre des Kurdes Accords de Taef Guerre
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1169-1250 Ayyoubides Haute Mésopotamie et Egypte
Famille princière dont les membres régnèrent sur légypte, la Syrie, la Mésopotamie et le Yémen, les Ayyubides tirent leur dénomination du Kurde Ayyub, père du monarque connu en Europe sous lappellation de Saladin, calquée sur son surnom arabe Salah al-din.
Lémiettement de létat seldjoukide fut la chance des califes qui parvinrent à regagner une partie de leur pouvoir temporel en utilisant les rivalités des Seldjouks et de leurs atabeks. Mustazhir (1094-1118) fut le premier à user de cette politique avec quelque succès.

Saladin
Pendant les quatre années qui suivent son avènement en Egypte, Saladin montre l’apparence de la soumission et multiplie les déclarations d’allégeance, mais cherche à marquer la plus grande distance avec Nur ad-Din. A la demande de ce dernier, il abolit le califat chiite. Ce dernier avait installé le nouveau régime en égypte, sans bruit, ordonnant de substituer dans le prône le nom du pontife sunnite de Bagdad à celui du calife fatimide. Le calife fatimide mourait trois jours plus tard, le 13 septembre 1171, sans avoir peut-être connu sa déchéance. La révolution sétait déroulée dans le calme.En 1171, légypte reconnaissait donc une nouvelle fois le califat abbasside.
Nur ad-Din pense avoir unifié le proche orient musulman; or Saladin qui tient les rênes du pouvoir en Égypte ne souhaite pas le suivre.
Saladin ne participe donc pas aux invasions menées par Nur ad-Din contre le royaume de Jérusalem en 1171 et 1173, et espère que le royaume croisé reste en place, agissant comme une zone « tampon » entre l'Égypte et la Syrie. Nur ad-Din réalise alors qu'il a créé sans le vouloir une puissance dangereuse en la personne de Saladin, et les deux chefs rassemblent des armées pour ce qui semblait être une guerre inévitable
Saladin Ier fut bien le fondateur de la dynastie des Ayyoubides, car, peu après avoir pris le pouvoir en 1171, il mit au point la répartition des principautés et en désigna les premiers titulaires. Ce choix créa des frictions, et, pendant près dun siècle, les principautés furent loin de vivre en bonne entente. Une difficulté est inhérente au point de départ et à la personnalité de Saladin: le monarque, installé au Caire, prétend faire figure de suzerain vis-à-vis des princes syriens qui, eux, sefforcent daccentuer leur autonomie.
Deux de ces principautés émergent quelque peu de lhistoire. le royaume du Yémen et la principauté de Haute-Mésopotamie, avec sa capitale à Hisn Kayfa,
La puissance ayyubide, par lintermédiaire du prince zenguide dAlep Nur al-din, se rattache au mouvement de rénovation sunnite implanté en Mésopotamie par les Saldjukides. Son originalité va se manifester dune double façon : dans le domaine religieux, par la suppression radicale du shiisme au moyen des madrasa, collèges détat, qui vont dès lors pulluler en égypte et dans les grandes villes syriennes; dans le domaine militaire, par la mise en uvre de toutes les ressources en vue de la lutte contre les croisés.
Alors que Nur ad-Din Mahmûd s’apprête à se rendre en Égypte en 1174 pour soumettre Saladin, il est saisi d’une fièvre qui le terrasse à 59 ans. Son fils, le jeune As-Salih Ismail al-Malik devient l'héritier légitime, et Saladin se déclare son vassal, bien qu'il désire unifier la Syrie et l'Égypte sous son propre règne.
Saladin occupe Damas dès 1174, repousse les attaques des différents princes zengides
lhistoire des Ayyubides nest quun récit tourmenté des intrigues des divers membres de la famille, chacun deux ayant une ambition territoriale égale à celle du voisin, tous les princes syriens, ou presque tous, ayant convoité la possession de Damas. La capitale de la Syrie, enjeu des luttes qui se dérouleront pendant plus de soixante ans, va devenir le centre de la politique égyptienne, syrienne et mésopotamienne.
Malik Kamil (1180-1238) (ayyoubide)
Le calife Nasir (1180-1225) joua un grand rôle politique et idéologique. Il reconquit certaines régions de lIran occidental en combattant le Khwarizm Shah Ala ad-din. Il se rapprocha des shiites et même des ismaéliens et réorganisa une sorte de franc-maçonnerie (futuwwa ) pour servir ses ambitions.
Après avoir tenté en vain de prendre Mossoul, Saladin se présente ensuite devant Alep au mois de mai 1183. La population est dans les mêmes dispositions d’esprit que lors des sièges précédents et la cité paraît imprenable. Mais Imad ad-Din Zengi, avare de nature, hésite à rémunérer les défenseurs et préfère s’entendre avec Saladin. Il lui cède Alep moyennant la possession de plusieurs places fortes, Sinjar, Raqqa, Saruj et Nisibin, où il se retire le 12 juin 1183 avec ses richesses, quittant Alep sous les huées de la population. L’unification de la Syrie était terminée et Mossoul, dirigée par un prince de petite envergure, ne risque pas d’inquiéter Saladin et en devient le vassal
1183 Unification Par Saladin du Monde Musulman (Syrie Egypte)
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1185 Après la mort de Baudouin IV le Lépreux, ce fut la catastrophe. C’est encore Renaud de Châtillon qui rompt les trêves en attaquant et en pillant au début de l’année 1187 une caravane dans laquelle se serait trouvée la sœur de Saladin. Saladin demande réparation à Renaud qui refuse, puis à Guy de Lusignan qui se révèle incapable de faire obéir son vassal. |
1187 Saladin prend la tête de la lutte contre les Francs
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Les troupes musulmanes commencent à se rassembler à Damas. En mai, il part ravager la seigneurie d’Outre Jourdain. Puis il fait une incursion sur Séphorie où il défait et massacre une armée templière. Au mois de juin, il attaque et assiège Tibériade et Guy de Lusignan décide de se porter à sa rencontre pour le combattre. La bataille est livrée le 4 juillet à Hattin et l'armée croisée, encerclée après une marche épuisante, et assoiffée est anéantie. Une grande partie de la noblesse franque, dont Guy de Lusignan, Renaud de Châtillon, Gérard de Rideford est capturée. Renaud de Châtillon est exécuté peu après, ainsi que tous les Templiers et les Hospitaliers. |
C'est de Tyr que vint la contre-attaque. Conrad de Montferrat, un homme énergique et résolu, oncle de Baudouin V, y avait débarqué en juillet 1187, mit la ville en état de défense, et repoussa les attaques de Saladin. Pour contrebalancer cette réaction, Saladin délivra Guy de Lusignan, mais Conrad refusa à ce dernier l'entrée de Tyr.
1189 Tandis que Conrad épousait Isabelle de Jérusalem pour faire valoir des droits au trône, Guy de Lusignan se mit à assiéger Acre. Ce siège dura deux ans, les Francs de Lusignan se retrouvant à leur tour assiégés par une armée de secours de Saladin, et en proie à la rivalité entre partisans de Guy et partisans de Conrad.
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Troisième croisade (1189-1192) Richard Coeur de Lion et Philippe Auguste Ce n'est qu'à l'arrivée de la troisième croisade, conduite par Philippe II Auguste et Richard Cœur de Lion, que la villed'Acre put être prise.Philippe Auguste arrive à Acre le 20 avril 1191 et participe au siège de la cité contrôlée par les musulmans et démarré 2 ans auparavant par Lusignan. Richard Cœur de Lion poursuit la croisade après le départ de Philippe Auguste : il reprend les principaux ports palestiniens, jusqu'à Jaffa, et rétablit le royaume latin de Jérusalem, bien que la ville proprement dite lui échappe. Il négocie finalement une trêve de cinq ans avec Saladin et rembarque au mois d'octobre 1192. |
Jérusalem était perdue, mais le royaume garda le nom de royaume de Jérusalem, et son siège fut installé à Saint-Jean-d'Acre. Conrad de Montferrat, son nouveau roi, fut assassiné peu après. Se succédèrent alors les deux maris suivant d'Isabelle, Henri II de Champagne, puis Amaury II de Lusignan, frère de Guy de Lusignan et roi de Chypre. Il parvint à reprendre plusieurs ports et à reconstituer le royaume tout le long du littoral, de Jaffa à Beyrouth. À sa mort, ce fut Marie de Montferrat qui lui succéda, sous la régence de Jean d'Ibelin, le « vieux seigneur de Beyrouth ».
Saladin, qui n’a pas réussi à vaincre les croisés, ni par le harcèlement, ni par la bataille, voit son prestige diminué auprès de ses troupes. Il tente de défendre Ascalon, mais ses émirs refusent de le suivre et il doit se résoudre à pratiquer la tactique de la terre brulée, en ordonnant la destruction de Jaffa, d’Ascalon et de Ramla. Malheureusement pour la croisade, Richard Cœur de Lion n’exploite pas son succès. Il entreprend la reconstruction de Jaffa, alors qu’il aurait pu surprendre l’armée de Saladin à Ascalon, ou reprendre Jérusalem, mal défendue par un garnison trop faible et des fortifications qui n’ont pas encore été réparée depuis le siège de 1187.
La disparition de Saladin, en 1193, laissa voir à nu lambition jalouse des petits princes qui vont passer leur temps à faire et défaire des alliances, à guetter les faiblesses de leurs émules et adversaires. En Syrie, énumérons: la principauté éphémère de Baalbek; les principautés de Homs (Hims), de Banyas, de Karak qui disparaîtront avec les premiers Mamlouks; celles de Damas et dAlep, qui finirent par être réunies sur la même tête et tiendront jusquen 1260; celle de Hama, que les Mamlouks laisseront vivre jusquen 1341.
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Quatrième croisade (1202-1204) Un prétendant byzantin venait de lui demander son appui. Le doge Dandolo, malgré les protestations et l'hésitation de beaucoup de Croisés, décida leurs chef à marcher sur Constantinople où la haine des latins fit l'unanimité. Il fallut prendre la ville d'assaut (1203). En butte à l'hostilité générale, le nouvel empereur fut bientôt renversé et tué. Les Croisés, après un nouvel assaut suivi d'odieux excès, décidèrent la fondation d'un empire latin. Les Musulmans ne seront pas inquiétés par cette croisade détournée de son but initial |
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Sultans de Delhi 1206-1526 Mésopotamie septentrionale et Syrie
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Cinquième croisade (1217-1221) Les armées de la Hongrie, de l'Autriche, et de la Bavière prirent Damiette en Égypte en 1219, mais le légat du pape Pélage Galvani les persuada d'attaquer Le Caire, tandis qu'une inondation du Nil les força à capituler devant les Égyptiens. Prise de Damiette en Egypte, puis échec Un des souverains ultérieurs de légypte, Malik Kamil, reste une
belle figure. Il avait assumé le pouvoir pendant que les Francs
assiégeaient Damiette, dont ils sétaient emparés le 5 novembre 1219;
sans doute leur situation restait précaire mais aussi les troupes musulmanes
en avaient assez. Cest dans cette atmosphère de batailles sanglantes
et sans issue que Malik Kamil se prit à préférer la négociation à la guerre.
L’échec de la cinquième croisade avait eu pour cause, en plus de l’intransigeance du légat, le front commun dressé par les trois princes ayyoubides d’Egypte, de Damas et d’Alep. Mais cette alliance vole en éclat en 1224, et les trois princes se font alors la guerre..
|
Depuis 1224, les Ayyoubides sont en proie à la guerre civile, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’Al-Kamil avait demandé l’aide militaire de Frédéric II.
|
Pour obtenir des secours de l'Occident, Jean de Brienne du royaume de Jérusalem maria en 1225 sa fille Isabelle II à l'empereur romain germanique Frédéric II de Hohenstaufen, lequel l'écarta du trône. Frédéric II, bien qu'ayant réussi à récupérer Jérusalem par traité, mécontenta les barons et la « guerre des Lombards » éclata entre les impériaux et les barons. |
En septembre 1227, Al-Kamil, sultan d’Egypte, s’apprête à combattre son frère, sultan de Damas, mais redoute des traîtrises de la part de ses troupes, ainsi que les bandes kharismiennes. Aussi appelle-t-il à son secours Frédéric II, lui promettant en échange la ville de Jérusalem.
|
Dès le mois d’octobre 1227, Frédéric II envoie des troupes sous le commandement du duc Henri IV de Limbourg, puis cinq cents chevaliers sous le commandement de Riccardo Filangieri. |
al-Mu’azzam, l’émir de Damas meurt le 11 novembre 1227, laissant son émirat à un fils al-Nasir Dâwûd, un jeune homme inexpérimenté. Cette situation nouvelle écarte tout danger pour Al-Kamil qui regrette maintenant d’avoir appelé Frédéric II, lequel ne peut cependant plus reculer.
La guerre n’est pas finie, car le nouvel émir, al-Nasir Dâwûd, appelle en août 1228 à son secours un de ses oncles, Al-Ashraf, prince de la Jazirah.
Ce faisant, l'émir fait renter le loup dans la bergerie, car Al-Ashraf ambitionne d’écarter son neveu pour s’emparer de Damas.
Chacun des frères, Al-Kamil et Al-Ashraf, font assaut de déclarations diplomatique, utilisant la menace de la croisade germanique, pour intimider son adversaire.
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Frédéric II embarque le 28 juin 1228 de Brindisi en direction de la Syrie. |
A la fin du mois de novembre 1228, les deux frères se mettent d’accord sur le partage de l’émirat de Damas, mais, al-Nasir Dâwûd, averti du complot se retranche dans Damas, qui est assiégée par ses deux oncles. Durant le séjour de Frédéric II en Palestine, les Ayyoubides seront plus occupés par leur luttes familiales que par la menace des croisés.
Hafsides 1228-1574 Tunisie
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1228-1229 Sixième
croisade ou Croisade de Frédéric
II, empereur et Roi de Sicile Après avoir terminé les travaux de fortification de Jaffa, Frédéric II commence les négociations avec Al-Kamil. Ce dernier est en train d’assiéger Damas et ne la prendra que le 12 juillet 1229. Un accord est conclu le 18 février 1229 : Frédéric II s’engage à la neutralité dans les affaires ayyoubides et Al-Kamil rend la ville de Jérusalem, Nazareth, Bethléem et leurs environs aux Francs ; les deux souverains concluent une trêve de dix ans. Cette négociation célèbre lui attira les récriminations justifiées, en apparence tout au moins, de toutes les populations musulmanes. Prince cultivé, il avait entretenu des relations scientifiques avec lempereur Frédéric II et peut-être était-il imprudemment convenu de lui céder Jérusalem.
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Nasrides 1230-1492
Abdelwadides (Ziyanides)
1235-1554
Après la remise de la ville, Malik Kamil sexcusa dans un manifeste, affirmant que le culte musulman avait été garanti dans la Grande Mosquée de la ville. on est en droit de constater que la cession de Jérusalem procura un état de paix qui ne fut jamais, pendant toute la durée des croisades, ni aussi stable ni aussi long, et cest bien ce que le sultan avait recherché avant tout. Ce fut, en tout cas, le point de départ dune conjuration des princes syriens contre le sultan dégypte, conjuration qui donna ses fruits plus tard, en 1237, lorsque Malik Kamil reçut un véritable ultimatum lui enjoignant de ne pas sortir dégypte. Le conflit tourna court par suite du décès dun des protagonistes et de la médiation du calife de Bagdad.

asie Mineure 1230
| Ce n'est qu'en 1232 que les barons l'emportèrent, ne laissant aux impériaux que la ville de Tyr qui fut prise en 1243. Tout en maintenant la fiction des rois Hohenstaufen, les barons organisèrent un gouvernement collégial, dirigé par Jean d'Ibelin, puis par son fils Balian, mais l'anarchie s'installa. |
al-Nasir Dâwûd, l'émir de Damas dépossédé par Al-Kamil et devenu ensuite émir de Transjordanie reprendra Jérusalem en1239 et fera détruire la Tour de David, la seule forteresse de la ville,
Jérusalem fut pillée par les musulmans kharismiens en 1244.
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Louis IX de France fit une croisade sans succès en Égypte, et en Syrie en 1248-1254.: Septième Croisade (1248-1254) : Croisade de Louis IX ou Saint Louis. Les premiers navires arrivent en vue de Damiette le 4 mai 1249 avec 1800 navires. La ville est prise le 8 juin 1249. L’armée prend le chemin du Caire le 20 novembre 1249. Le 21 décembre, l’armée arrive à proximité de Mansura En plus des épidémies, c'est la disette qui frappe l'armée croisée.. 2 mai 1250: Avènement des sultans mamelouks en Egypte et Perte définitive de Jérusalem par les latins La plupart des soldats et Louis IX sont faits prisonniers. Libéré, Louis IX quitte l’Egypte le 8 mai 1250 et aborde à Saint-Jean-d’Acre le 13 mai 1250. Saint-Louis passe les quatre années suivantes à mettre le royaume de Jérusalem en état de se défendre contre les Mamelouks. De 1250 à 1253, il consolide les forteresses d'Acre, de Césarée, de Jaffa et de Sidon. |
Bahrites 1250-1382
Ilkhanides 1256-1353
les faibles successeurs du calife Nasir ne purent quattendre le coup fatal que leur portèrent les Mongols.En s'emparant de Bagdad le 10 février 1258, les Mongols commandés par Hülegü mirent fin à la dynastie Abasside et exécutèrent le dernier calife, Al-Musta'sim. Les survivants du massacre furent accueillis en Égypte par les sultans mamelouks, où ils perpétuèrent symboliquement la dynastie abbasside.
| Une fois en Terre Sainte, l’action de Saint-Louis a été déterminante pour la survie du royaume Franc de Jérusalem. Il a apporté une stabilité à ce royaume qui se passait de roi depuis vingt ans et était déchiré par l’anarchie féodale. Face au nouveau danger mamelouk, il a renforcé les défenses des places fortes chrétiennes et a amorcé une politique d’alliance, qui aurait pu porter ses fruits si elle avait été suivie. Mais, bien qu’il ait laissé un représentant derrière lui après son départ, le royaume retombe rapidement dans l’anarchie, et le conseil des barons est incapable de s’entendre pour négocier une alliance avec les Mongols, lors de leur invasion de 1260 |
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1260 Les Mongols rejetés de Syrie par les Mamelouks.
| A la disparition du dernier descendant de Frédéric II et d’Isabelle, en 1269, le roi Hugues III tentera une restauration monarchique au royaume de Jérusalem, sans succès. |
1269 Destruction des Almohades; c'est le début d'une guerre commerciale entre chrétiens et musulmans pour le contrôle des ports de la Méditerranée
Mérinides 1269-1554 remplacent les almohades en Afrique du Nord.
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Huitième croisade (1270) Louis IX espère convertir le sultan hafside de Tunis au christianisme et le dresser contre le sultan d'Égypte. Les croisés s'emparent facilement de Carthage mais l'armée est victime d'une épidémie dite de peste (en réalité de dysenterie). Louis IX en meurt le 25 août 1270 sous les remparts de Tunis. Son corps est étendu sur un lit de cendres en signe d'humilité et les bras en croix à l'image du Christ. Cette défaite marque la fin des croisades, qui doit survivre à une saignée sévère dans la lignée royale.. |
Khaldjis 1290-1320 Afghanistan
1291 Et les Mamelouks n’auront aucun mal à conquérir le royaume de Jérusalem en proie à l’anarchie en 1291.Les Francs sont définitivement chassés de Jérusalem.
La dernière place forte franque fut Saint-Jean-d'Acre, qui fut prise le 18 mai 1291 par les Mamlouks.
Les croisades sont, pour les Byzantins, les Turcs et les Arabes, de véritables "invasions barbares", qui s'abattaient sur leurs pays, à l'époque plus urbanisés et policés que les royaumes féodaux ouest-européens. Elles ont contribué à semer une haine durable entre chrétiens (catholiques et orthodoxes), et entre chrétiens et musulmans. Après les croisades, les catholiques ne purent plus, durant cinq siècles, faire le pèlerinage de Jérusalem.
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1299-1924 Ottomans Turquie
l'anatolie sous l'empire byzantin l'anatolie avant l'empire byzantin
Osman Ier est le fils de Ertugrul et lui succéda en 1281. C'est lui qui donne son nom à la dynastie Ottomane.
Entre 1290 et 1300 Osman commença à attaquer ses voisins et à prendre leurs forteresses. À ce moment là il porte le titre de Bey et n'est qu'un vassal du sultanat seldjoukide. Il agrandit ainsi son domaine jusqu'à être voisin des Byzantins. De quatre cents soldats en début de règne il arriva à quatre mille et on commença à entendre parler des Ottomans.
1299 Osman se rend indépendant des Seldjoukides Osman engagea le combat contre l'Empire byzantin, menant une véritable « guerre sainte » comme le laisse entendre le surnom familial de « Gazi ». Après avoir conquis le château de Bilecik, le sultan seldjoukide d'Anatolie (ou sultan de Roum) lui remet un étendard, un tambour et un caparaçon comme insignes de son pouvoir. Osman se proclame sultan en 1299.
Mozzafarides 1314-1393
Thughluks 1320-1414
1326 Orhan le sultan de l'empire ottoman conquiert Brousse qui devient capitale ottomane.
Tout de suite après la prise de Nicée (Iznik) Orhan transforma l’église Sainte Sophie en mosquée (1331). En 1333 il fit construire la première mosquée ottomane.

Sainte-Sophie à Istamboul
Djalaraïdes 1336-1432
| En 1341, à la mort d'Andronic III Paléologue , son régent Jean Cantacuzène, se fit reconnaître comme empereur sous le nom de Jean VI Cantacuzène. |
En 1342 Ohran finit de conquérir la province de Balikesir(Balkesir) en prenant les derniers châteaux. Avec cette conquête les Ottomans deviennent voisins de la principauté de Karesiogullar, région de Pergame (Bergama). Orhan Gazi profite des querelles de succession des Karesiogullar pour s’emparer de la province en 1345.
| En 1346, Ohran se maria en troisième noce, avec Théodora, fille de l’Empereur byzantin de Jean VI Cantacuzène Paléologue. Avec des Serbes et des Bulgares, les Ottomans aidèrent cet empereur à s'installer sur son trône à Byzance (3 février 1347). Pour la première fois, à cette occasion les troupes ottomanes prirent pied en Europe. |
L'empereur byzantin, Jean VI Cantacuzène, divisa alors son empire, déjà très réduit, en trois parties: la Thrace avec Byzance, le Péloponnèse (la Morée byzantine) et Thessalonique revenant à la famille des Paléologue. Il fut ainsi l’un des artisans du démembrement de l’empire. En 1351 le prince Jean V Paléologue engage une guerre civile contre l'empereur qui, une fois encore avec l'aide des Ottomans, remporte la victoire.
En 1352, il conquit Chalcédoine (aujourd'hui Kadiköy) juste en face de Byzance sur le Bosphore. La marine de la principauté de Karesiogullar se rallia aux armées ottomanes, ainsi les îles de la Mer de Marmara furent annexées en 1352.
En 1354, la principauté de Gerede (près d’Ankara) fut envahie et Ankara conquise. La même année Suleyman Pacha occupa Gelibolu (Gallipoli) qui avait été évacuée par sa population grecque à la suite d'un tremblement de terre, donnant ainsi une tête de pont aux Otttomans en Europe.
| La rupture de l'alliance entre Ottomans et l'empereur de Byzance provoqua sa ruine. En 1352, Jean V Paléologue recourut à son tour à l’appui d'étranger, celui des Génois. Jean Cantacuzène dut abdiquer (1356). |
À la mort d'Orhan en 1360, les Ottomans possèdent le quart Nord-Ouest de l'Anatolie et ont pris pied en Europe.
1359 1389 Murad 1° conquiert la thrace la macédoine et la Bulgarie.
|
Dès 1360 les Ottomans entrèrent en Thrace par Gallipoli et prirent Andrinople (Edirne) en 1362 ; l’Empereur de Byzance était complètement encerclé. En 1366, une expédition envoyée au secours de Byzance par Amédée VI de Savoie cousin de Jean VI Cantacuzène reprit aux Turcs tous leurs territoires en Europe, sauf Gallipoli. |
Timourides 1370-1506
L’année suivante Murad récupéra à son tour les territoires perdus. Murad contraignit l’Empereur de Byzance à payer un tribut (1373).
Dans les années 1370, Murad étendit son domaine en Europe. A la bataille de la rivière Maritza son lieutenent, détruisit l’armée du roi de Serbie (26 septembre 1371).
Turkménes 1380-1524
Ce coup dur affaiblit considérablement la Serbie. Murad en profita pour pénétrer plus avant en Bulgarie, prenant Sofia (1385).
Les conquêtes ottomanes cessèrent quand les Serbes remportèrent la bataille de Plocnik en 1387.
Deux ans plus tard, Murad repartit de nouveau vers l’Ouest et ce fut la victoire de Kosovo qui fit passer la Serbie sous le contrôle ottoman.
Burdjites 1389-1517
Entre 1389 et 1395, Bayezid conquit la Bulgarie et le nord de la Grèce.
Dès 1389, les princes turcs de l'Anatolie, notamment ceux des deux grands émirats de Germiyan et de Karaman, commencèrent à se rebeller contre la dynastie ottomane. En 1390, Bayezid parvint, grâce à la dot de son mariage avec la princesse Devlet de Germiyan, à annexer le vaste territoire des princes de Germiyan (région centre-ouest de l'Anatolie, autour de Kütahya).
En 1390, après avoir "réglé la succession" de son père Murad Ier mort sur le champ de bataille de Kosovo, Bayezid conclut avec Milica, veuve du prince serbe Lazar Hrebeljanovic' tué à Kosovo et les dignitaires de l'Eglise serbe, un traité laissant à la Serbie une large autonomie. Il épouse la fille de Lazar, Olivera Despina
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Premier siège Ottoman de Constantinople En 1391, bayezid entreprit le blocus de Constantinople, la capitale de l'Empire byzantin. Ce siège fut à la fois terrestre et maritime. Les Turcs ne vinrent pas à bout des murailles de la ville.
En 1392, une armée hongroise menée par le roi Sigismond Ier de Luxembourg obligèrent Bayezid à lever le siège de Constantinople.
En 1393, Bayezid assiéga la ville de Tirnovo (Veliko Tarnovo), capitale de l'Empire bulgare. Après cette campagne en Valachie et l'annexion de la province de Salonique en Grèce, le siège de Constantinople fut repris en 1395.
|
À la demande de l'Empereur byzantin Jean V Paléologue une nouvelle expédition de soutien fut organisée en 1396 avec les Bourguignons. Ils seront défaits à Nicopolis. Après cette victoire le calife abbasside du Caire Al-Mutawakkil Ier nomma Bayezid Sultan d'Anatolie. |
le 25 ou 28 septembre 1396: Bataille de Nicopolis:
La bataille constitue un des tournants de la conquête des Balkans par les armées de l’Empire Ottoman.
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Stefan Lazarevic', fils de Lazar, devenu beau-frère et vassal de Murad, devait assurer sa victoire contre les armées chrétiennes à la bataille de Nicopolis en 1396. Le basileus Manuel II Paléologue et le roi de Hongrie Sigismond Ier, relayés par le pape Boniface IX, demandent l’organisation d’une croisade qui repousserait les forces ottomanes au-delà du Bosphore. |
|
La France et l’Angleterre, qui observent à cette époque une trêve dans les combats de la guerre de Cent Ans, répondent dans un premier temps à l’appel bien qu’en définitive seule la France envoie 10 000 soldats - dont 1 000 chevaliers et écuyers - auxquels viennent s’ajouter des troupes d'Allemands, d’Alsaciens, de Tchèques, de Transylvains et de Valaques, ainsi que des Chevaliers Teutoniques menés par leur Grand Prieur Frédéric de Hohenzollern. |

bataille de nicopolis
La première charge de la chevalerie française se heurte à la présence des pieux et doit poursuivre le combat sans ses chevaux. Les chevaliers, cuirassés dans leurs harnois, résistent aux volées de flèches de l'archerie ottomane et enfonce l'infanterie adverse, sans armure. Les Ottomans comptent de très nombreuses victimes et la chevalerie française entend pousser son avantage, attaque et défait la cavalerie ottomane qui fuit vers l'arrière-garde.
Bien que toujours à pied, les chevaliers poursuivent les fuyards en direction des collines et finissent par tomber sur le gros de l'armée de Bayezid. Ils sont écrasés; de nombreux chevaliers sont tués - dont Jean de Vienne - et les principaux chefs de guerre français sont capturés - Jean de Nevers, Enguerrand de Coucy, Boucicaut, Philippe d'Artois... - ainsi que plusieurs milliers de soldats. Voyant l'ost français en difficultés,
Sigismond a bien entraîné ses troupes de réserve dans la bataille, contribuant à rétablir l'équilibre. L'entrée en jeu des cavaliers serbes de Stefan Lazarevic fait pencher la balance en faveur des Ottomans et Sigismond, comprenant que l'issue de la bataille ne fait plus de doute, choisit d'éviter la captivité et prend la fuite sur un vaisseau de la flotte vénitienne.
En représaille de l'exécution des mille otages de Rachova et des lourdes pertes que son armée a dû essuyer dans cette bataille, Bayezid fait massacrer trois mille prisonniers croisés. Il en conserve environ trois cents destinés à l'esclavage et exige d'énormes rançons pour ses prisonniers les plus fortunés: le duc Philippe II de Bourgogne doit payer la somme astronomique de 100 000 florins pour la libération de son fils Jean de Nevers. La somme réclamée par Bayezid pour la libération de ses 24 prisonniers de marque, dont quatre chevaliers flamands (Nicolas Uutenhove, Jean de Varssenare, Gilbert de Leeuwerghem et Tristan de Messem), aurait atteint 200 000 ducats. Certains chevaliers français, tels Philippe d'Artois ou Enguerrand de Coucy meurent néanmoins en captivité ou sur le chemin du retour.
Dans les cours française et bourguignonne, au delà de la consternation née lorsque la nouvelle de la défaite arrive par un chevalier picard du nom de Jacques de Helly, on fête le retour des chevaliers rançonnés comme de véritables héros et on s'empresse d'imputer la débacle à Sigismond ou à la lâcheté de certains alliés qui auraient fui le combat - les Valaques ou les Transylvains... Pour sa part, Sigismond n'a guère à souffrir de la défaite de la croisade qu'il avait appelé de ses vœux puisqu'il sera élu empereur romain germanique en 1433.
Puis, Bayezid arriva en Anatolie avec des troupes serbes et conquit l'émirat de Karaman en 1397 (Sud de la péninsule Anatolienne, antique Larande).
1397 : Troisième siège Ottoman de Constantinople: Le siège de Constantinople reprend pour la troisième fois. Pour ce faire, la forteresse Anadoluhisari (mot à mot : forteresse d'Anatolie) fut construite au Nord de Constantinople sur la rive asiatique du Bosphore afin de bloquer le passage des Détroits aux navires ennemis. Mais l'absence de marine et de canons suffisamment puissants, rendirent ce siège sans effet.. Le siège de Constantinople fut maintenu jusqu'en 1398. L'irruption de Tamerlan en Anatolie obligea à le lever. Le traité prévoyait que Constantinople paie une très forte rançon et qu'une mosquée soit construite dans la ville. Bayezid engagea une bataille avec les Génois du quartier de Galata sur la rive nord de la Corne d'Or.
1400 : Quatrième siège Ottoman de Constantinople
En 1400, Tamerlan, après avoir pillé un certain nombre de villages, réussit à soulever les petites principautés turques que Bayezid avait annexés. Tamerlan parent éloigné de Gengis Khan, se considéra comme son fils spirituel. Son prénom, Timur, signifie "fer" en turco-mongol (cf. mongol tömör et turc demir) et se rapproche de celui de Gengis Khan, Temüdjin. On l'appelle aussi Amir Timur (Temur) (Émir de fer)
Le 20 juillet 1402 à Ankara s'engagea la bataille fatale pour Bayezid. Il fut vaincu et fait prisonnier. L'histoire raconte que lorsque Bayezid fut amené enchainé dans la tente de Tamerlan, celui-ci éclata de rire. "Tu as tort de te moquer de moi, regarde ce qui m'est arrivé, celà pourrait aussi bien t'arriver!". Ce à quoi Tamerlan répondit: "Je ne me moque pas de toi mais de l'ironie d'Allah qui a partagé le destin du monde entre un borgne et un boiteux!"
1402 Les Ottomans sont défaits à Ankara, en Turquie, par les Mongols
Bayezid est mort en captivité en 1403. Les quatre héritiers vont se disputer le pouvoir. L'Etat ottoman entre dans une période de désordre et de querelles de succession appelée « l'interrègne ».
Sayyids 1414-1451
Durant la période d'interrègne, l'Empire s'était effrité et un certain nombre de territoires de l'Anatolie avait été perdus. Mehmed Ier se fit un devoir de les récupérer au plus vite. Il annexa I.zmir (Smyrne) en 1414. Il organisa une campagne pour attaquer les Karamanides qui avaient attaqué Brousse. Une fois vaincus les Karamanides demandèrent grâce à Mehmed Ier, ce qu'il fit, les laissant vivre sur leurs terres, mais l'état karamanide était annexé. Après cette consolidation en Anatolie Mehmed Ier partit vers la Roumélie. Il soumit la Valachie et lui imposa de payer tribut. Dans le même temps il renforça sa flotte et les premiers combats navals eurent lieu.
1413 1421 l'empire Anatolien est reconstitué (Anatolie)
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1422 : Cinquième siège Ottoman de Constantinople. Murad reconstitua une armée ottomane (appelée Azeb) et partit mettre le siège devant Constantinople qui était à l’origine de ces troubles avec son frère (1422). Murad II s'empara du Péloponnèse et força l’Empereur Manuel II Paléologue à lui payer tribut. Deux ans plus tard Murad lève le siège de Constantinople et signe un traité de paix avec le nouvel Empereur Jean VIII Paléologue.
|
Constantin XI (ou XII) Paléologue
est le dernier empereur byzantin du 31 octobre 1448 au 29 mai 1453 |
Lodis 1451-1526
À la chute de Constantinople en 1453 lors du 6° siège ottoman de la ville, l'armée byzantine s'élevait à environ 7 000 hommes, dont 2 000 étaient des mercenaires étrangers. Les chances étaient quasiment inexistantes contre les 85 000 troupes ottomanes qui siégaient la ville. Les Byzantins réussirent pendant un temps à retenir la troisième attaque des Janissaires de l'élite du Sultan, mais un général génois chargé de la défense, Giovanni Giustiniani, fut grièvement blessé pendant l'attaque, et son évacuation, le long des remparts, causa une panique dans les rangs des défenseurs. Certains historiens suggèrent que la porte Kerkoporta, de la section des Blachernae, était déverrouillée, et que les Ottomans ont fini par découvrir cette erreur. Les Ottomans s'y ruèrent. L'empereur Constantin XII guida lui-même la dernière défense de la ville, et jetant de côté ses insignes royaux, il plongea tête la première sur les Ottomans qui chargeaient, et périt durant la bataille qui s'ensuivit, sur la rue, avec ses soldats. La chute de la capitale signifiait la fin de l'empire byzantin. L'armée byzantine, dernier descendant de la Légion romaine, n'existait plus.
c'est le début des temps modernes
l'anatolie sous l'empire byzantin l'anatolie avant l'empire byzantin
|
Les Paléologues furent les derniers souverains byzantins régnants, puisque l'Empire de Trébizonde survécut huit ans à la chute de Constantinople. Trébizonde tomba aux mains des Turcs en 1461. |
Wattassides 1465-1554
Séfévides (ou Safavides) 1501-1736
1507 Les Portugais installent leur premier comptoir sur la côte omanaise
Le 30 décembre 1516, Sélim Ier fit son entrée à Jérusalem et la ville passe sous domination ottomane.
En 1517, Selim Ier avait pris le contrôle de l’ancien territoire de Judée aux Mamelouks.
En annexant légypte en 1517, le sultan ottoman Sélim Ier abolit le califat abbasside du Caire. Les Ottomans reçurent des centaines de réfugiés fuyant les conversions forcées opérés par le roi Ferdinand II d'Aragon en 1492, c’est ainsi qu’à Istanbul s’était installée une importante minorité juive. Soliman prit soin de restaurer Constantinople et il fit entourer la vieille ville d'une muraille que l'on peut encore voir aujourd'hui.
1518, Alger
et plusieurs autres ports furent assiégés par les Espagnols; les Turcs
ottomans furent appelés
à la rescousse.
1520 L'Empire ottoman contrôle Alger
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1520 1526 Soliman le magnifique: apogée de l'empire Ottoman : Hongrie Algérie Tunisie Tripolitaine

Soliman le magnifique
1525-1666 Saadiens
Le 29 août 1526 Soliman remporta la victoire de Mohács contre le roi Louis II de Hongrie et occupa la majeure partie de la Hongrie, dont il donna le trône à Jean Zápolya, prince de Transylvanie.
| Mais Charles Quint, Saint Empereur Romain, et son frère Ferdinand, archiduc d’Autriche, reprirent la Hongrie. Une contre-attaque de Soliman se termina par un échec en raison du mauvais temps. |
1527 Les musulmans envahissent l'Ethiopie
1529 les ottomans occupent Vienne c'est l'apogée de l'empire Ottoman. Soliman menaça Vienne en 1529 et en 1532
| Finalement en 1533, il signa un traité de paix avec Ferdinand, coupant en deux la Hongrie dont une partie revint aux Habsbourg, et l’autre à Jean Zápolya. À la mort de Jean Zápolya, Ferdinand resta dans sa partie de la Hongrie, donnant à Soliman l'impression de pouvoir annexer l'autre partie. Il s'en suivit de nouveaux combats et un nouveau traité pour revenir au point de départ. |
Mogols 1526-1858
Pour tous les commentateurs c'est au XVIe siècle, sous le règne de Soliman, que l'Empire Ottoman connaîtra son apogée, lorsque ses armées s'avanceront jusqu'à la capitale autrichienne en 1529 et 1532 (elles feront d'ailleurs ces sièges en vain). Inversement, Vienne marquera la limite de l’expansion de l'Empire en Occident (comme Aden en fixera la limite Sud). Pour les chroniqueurs de l'époque, le siège de Vienne causa, en Occident un traumatisme très important. Si important qu'ils le plaçaient à un niveau équivalent à celui des invasions Vikings ou de la grande peste.
De 1533 à 1536, Soliman conquit l’est de l’Anatolie et l’Azerbaïdjan. Dans la même période, les troupes ottomanes occupèrent le Yémen.
1534 Alger et plusieurs autres ports d'Afrique du Nord furent assiégés par les Espagnols. Les Barberousse, deux frères corsaires, dorigine grecque ou sicilienne selon les sources et convertis à lislam, obtinrent du sultan Soliman le Magnifique dêtre envoyés en Afrique du Nord avec une flotte. Le corsaire turc Barberousse sempare de Bizerte, de Tunis, de Kairouan, puis des ports de la côte orientale

Les corsaires turcs installés à Alger prirent Tunis aux Hafsides au nom de Soliman en 1534.
A Istambul, à côté de la statue représentant le terrible pirate, on trouve son mausolée construit par Sinan en 1542. Barberousse, qui était d’origine grecque-ottomane, se mit à la solde du sultan qui le laissa écumer les mers et gouverner l’Algérie.
| L’Europe entière tremblait à l’idée qu’il débarque sur les côtes nord de la Méditerranée, ce qu’il faisait régulièrement en Espagne, Sicile, Sardaigne, Corse et France. Quand le roi de France s’allia à Soliman le Magnifique contre les Habsbourg d’Autriche et d’Espagne, la flotte ottomane arriva à Nice avec Barberousse en prime. La population était chargée de nourrir l’armada, mais le bachi-bouzouk, trouvant que la nourriture n’était pas suffisante, pilla la ville avant de lever l’ancre pour l’Espagne. A la mémoire des Niçois spoliés, vous pouvez venir vous recueillir sur la tombe du forban. |
1534. Khayr Al-Din (Barberousse), un corsaire ottoman, s’empare de Bizerte, La Goulette et Tunis. La Tunisie est déclarée territoire turc.
1535 Les espagnols occupent Tunis.
| En 1535, la France devient la première puissance européenne à obtenir des privilèges commerciaux en Turquie dits capitulations. Ceux-ci autorisent les navires français à naviguer librement dans les eaux ottomanes sous le pavillon fleurdelisé et chaque navire appartenant aux autres pays a l’obligation de battre pavillon français et demander la protection des consuls français pour commercer. |
Soliman consolida ses conquêtes en signant une série de traités de paix avec ses voisins. En 1540, il signa avec Venise un traité de paix assorti de capitulations avantageuses pour les marchands vénitiens. En 1541, il installa une régence ottomane en Hongrie pendant l’enfance du nouveau roi.
| En 1547, Soliman signa un traité de paix avec Charles Quint. Dans le même temps, il entretint de bonnes relations avec la France, autre adversaire de Charles Quint. En gage de ces bonnes relations, il permit à François Ier d’avoir une représentation permanente à Istanbul, une chapelle d'Ambassade qui devint par la suite le Lycée Saint-Benoît et accorda à la France des capitulations. |
Le 29 août 1551, Soliman prit la forteresse hongroise de Belgrade et Sabac.
Une fausse lettre du prince héritier Mustafa au chah d’Iran lui demandant son aide pour renverser Soliman fut interceptée. Mustafa se précipita chez son père pour se justifier, seul et sans arme. Soliman tua son fils le 6 novembre 1553, tout en le pleurant.
1554 Les Abdelwadides furent déposés. Khayr al-Din, le plus jeune des Barberousse, fut nommé beylerbey, c'est-à-dire représentant du sultan en Algérie.

En 1559, Soliman signa un traité de paix avec le chah safavide d’Iran.
Le royaume des barberousse fut conquis par le pacha turc de Tripoli qui prit Kairouan en 1557 et par le pacha d’Alger qui prit Tunis en 1569.
| C’est alors qu’il menait une campagne contre l’empereur germanique Maximilien II que le Sultan Soliman mourut en 1566, la veille de la bataille de Szigetvár en Hongrie, remportée par les Turcs. |
Selim II monte sur le trône après une lutte contre ses frères et dans une atmosphère de guerre civile. Son court règne peut correspondre à l'apogée de la puissance ottomane et le début de son lent déclin. Peu intéressé par le gouvernement, alcoolique, dominé par les femmes de son harem, et incapable de soumettre la puissance des janissaires, il laisse le pouvoir de fait à son vizir et beau-fils Mehmed Pasa Sokollu.
Selim II signe un traité de paix avec l'Autriche en 1568 et renforce son pouvoir en Moldavie et en Valachie. il établit des relations amicales avec Tahmasp Ier, chef safavide d'Iran. L'invasion de Chypre par les Ottomans provoquent la formation d'une ligue aboutissant à la victoire de Lépante en 1571.
1574 L'année de la mort de Selim II, Tunis est délivrée de l'emprise espagnole par le géneral ottoman Sinan pacha. La Tunisie est annexée à l’Empire ottoman.
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Mehmed III restera d'une triste renommée dans l'histoire pour avoir étranglé ses 16 frères afin de monter sur le trône.
| Son règne est marqué par des difficultés croissantes en politique extérieure, notamment par la guerre menée contre les Habsbourg. L'évenement majeur du règne fut d'ailleurs la guerre de Hongrie (1596-1605), au cours de laquelle il vainquit les Habsbourg à la bataille de Mezokeresztes. |
| En recherche d'alliés, il renoue les relations commerciales avec la France en signant de nouvelles Capitulations à Istanbul (1597), après avoir reçu l'ambassadeur d'Henri IV, François Savary de Brèves. Les liens entre la France et les Échelles du Levant s'étaient quelque peu distendus en raison des guerres de religion en France d'une part, et de l'essor de la piraterie en Méditerranée d'autre part. |
Fils de Mehmed III, Ahmet Ier monta sur le trône le 22 décembre 1603, à 13 ans, et mourut en 1617, à 27 ans. Il soumit l'Anatolie et obtint quelques avantages sur l'empereur Rodolphe II, auquel il accorda la paix.
Osman II accéda au trône en 1618, âgé de seulement quatorze ans, après la destitution de Mustafa Ier. Malgré sa jeunesse, Osman essaya de s'imposer en tant que dirigeant et, après avoir sécurisé la frontière orientale en signant un traité avec la Perse safavide, il mena personnellement l'invasion ottomane de la Pologne durant la Guerre des magnats moldaves. Forcé de signé un traité de paix avec les Polonais après la bataille de Chocim, en 1621, Osman retourna honteux à Istanbul, reprochant la couardise des janissaires et l'insuffisance de ses fonctionnaires.
Amené au pouvoir par une conspiration de palais le 10 septembre 1623, il succéda à son oncle Mustafa Ier (entre temps revenu au pouvoir)à l'âge de 11 ans. Murad fut longtemps sous le contrôle de ses proches, et durant ses premières années en tant que Sultan-mère (Validé Sultane), Kösem (Keucème), assura la régence.
L’Empire sombra dans l'anomie : les Safavides attaquèrent l'Empire à plusieurs reprises et envahirent l'Irak, des insurrections éclatèrent dans le nord de l'Anatolie et en 1631 les Janissaires dévastèrent le palais et tuèrent notamment le grand vizir. Murad IV craignant de connaître le sort de son frère aîné, Osman II, décida d’affirmer sa puissance. Il fit décapiter plusieurs notables, fit étrangler 500 chefs militaires, et exécuter 20 000 rebelles en Anatolie.
D’un point de vue militaire, le règne de Murad IV est remarquable surtout par une guerre contre la Perse durant laquelle les forces ottomanes conquirent l'Azerbaïdjan et occupèrent Tabriz et Hamadan. Il accomplit également le dernier grand exploit militaire de l'Empire ottoman en reprenant Bagdad en 1638, après un siège qui se termina par le massacre de la garnison et des citoyens.
Avant sa mort, il conclut une paix avec la Perse en 1639 (le traité Kasr-i Chirine), qui définit encore aujourd'hui le tracé de la frontière turco-iranienne.
Il mourut à l'âge de 28 ans d'une cirrhose du foie, en 1640. Sur son lit de mort, il ordonna l’exécution de son frère Ibrahim, ce qui aurait signifié la fin de la dynastie ottomane (car Ibrahim était le dernier membre masculin de la famille, après que tous les autres furent exécutés), mais l’ordre ne fut pas suivi d’effet.
1650 Conquête de l'est africain par le sultan Bin Sayf al-Yaaruhi
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1683 Autriche Venise Pologne et Russie s'allient contre les Ottomans

Empire Ottoman 1683
Après la déposition de son frère Mehmed IV, Soliman II monta sur le trône en 1687. Grâce à un choix judicieux des Vizirs, les Turcs stoppèrent l'avance des troupes autrichiennes en Serbie et écrasèrent un soulèvement en Bulgarie. Mais ils furent finalement vaincus en 1690 par les Autrichiens.
Ahmet II , 20e sultan ottoman perdit la bataille de Salankemen contre les Impériaux (1691), et se laissa enlever par les Vénitiens la capitale de l'île de Chio.
1699 Le règne de Mustafa II fut marqué par le conflit armé contre la Sainte Ligue. Ce conflit aboutit à la défaite de l'empire ottoman à la bataille de Zenta et au traité de Karlowitz.Fin de la Deuxième guerre austro-turque.
| Après un congrès de 2 mois entre l'Empire ottoman d'une part et la Sainte-Ligue (coalition de diverses puissances européennes parmi lesquelles l'Autriche habsbourgeoise, l'Union de Pologne-Lituanie, la république de Venise et l'Empire russe) d'autre part, un traité est signé le 26 janvier 1699. Les Ottomans cèdent la majorité de la Hongrie, la Transylvanie et la Slavonie à l'Autriche, la Podolie à la Pologne. La majorité de la Dalmatie revient à Venise, ainsi que la Morée (la péninsule du Péloponnèse). Le traité de Karlowitz marque le début du déclin de l'Empire ottoman en Europe orientale et fait de la monarchie habsbourgeoise la puissance dominante dans le sud-est de l'Europe. |
Fils de Mehmed IV, Ahmet III succéda le 21 août 1703 à Mustafa II, son frère, qui venait d'être déposé par les janissaires. Il donna asile à Charles XII de Suède, après la défaite de Poltava.
1710 Formation du Koweït
Ahmet III battit Pierre le Grand sur le Pruth (1711), et conquit la Morée sur les Vénitiens, mais il fut vaincu par les Impériaux à Peterwaradin, 1716, perdit Belgrade, et fut forcé de signer en 1718 avec l'Empire la paix de Passarowitz.
1730 Mahmud Ier était le fils de Mustafa II. Son règne fut marqué par des guerres avec la Perse et la Russie
1736 Nader est couronné Chah d'Iran
1737 Oman est conquis par les Iraniens
1743 Ahmad ibn Saïd expulse les Iraniens d'Oman
1749 Ahmed Ibn Saïd, fondateur de la dynastie qui règne aujourd'hui à Mascate,
accède à l'imamat en Oman.
Osman III fut sultan de l'Empire ottoman du 13 décembre 1754 au 30 octobre 1757.Osman III passa la majeure partie de son règne prisonnier dans son palais. Son court règne a vu croître l'intolérance vis-à-vis des non-musulmans.
1757 Mustafa III s'efforça de moderniser l'armée et l'administration, mais les janissaires, très puissants, l'empêchèrent de mener la moindre réforme. Il ne put empêcher l'annexion de la Crimée par Catherine II de Russie. Par ailleurs, Voltaire, qui était le correspondant de la tsarine, ridiculisait Mustafa III, comparé à un « gros ignorant. »
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Maghreb
empire byzantin croisades
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Omeyyades Abassides Fatimides
Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides
Mamelouks Ottomans
guerres israelo arabes
le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate
Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes Accords de Taef Guerre
du Golfe
Bashar El Assad deuxième guerre du Golfe
Ahmadinejad Révolution Verte
Abdülhamid Ier succède à Mustafa III, son frère aîné (sultan de 1757 à 1774).
1764 Mohammed Ibn Saoud occupe Riyadh
Abdülhamid Ier ne put lutter contre l'expansionnisme de la Russie qui, par le traité de Kutchuk-Kaïnardji (1774) lui enleva plusieurs provinces et assura à la Russie de nombreux avantages en mer Noire. En 1783, il perdit en outre la Crimée; en
1783 La famille Al-Khalifa, sunnite, renversa la dynastie chiite régnante et constitua un émirat arabe indépendant de la puissance perse, le Barhein
1788, Potemkine prit Ochakiv à Abdülhamid Ier
1793 Fondation, en Oman, du sultanat de Mascate
le 20 mai 1799, commence le siège de Saint-Jean-d'Acre. Du côté des assiégés, les Turcs commandés par Djezzar Pacha et une flotte britannique commandée par l'amiral Smith. Les Français n'ont ni artillerie ni provisions. Après huit assauts, ils doivent renoncer.

début de l'ère contemporaine
Mahmud II tenta de réformer l'armée et fit massacrer l'ordre des janissaires en 1826 après une révolte. Sous son règne, la Grèce obtient son indépendance en 1830. Il fut vaincu par Méhémet-Ali.
1831 Les troupes françaises s'emparent d'Alger
Au XIXe s., Méhémet-Ali, pacha d'Égypte, et son fils Ibrahim s'imposent en Syrie (1831-1841) en s'appuyant notamment sur les maronites. Cela provoquera ultérieurement les graves conflits confessionnels antimaronites de 1858-1860 et l'intervention militaire française.
1832 Le sultan d'Oman établit sa résidence à Zanzibar qui devient la seconde capitale
1832 La Standard Oil Company of California, une société américaine qui avait obtenu la première concession pétrolière au Bahrein, faisait jaillir d'un puits le premier pétrole de la péninsule arabique .
1836. Intervention française à La Goulette (Tunisie) pour empêcher le débarquement des troupes ottomanes.
1837 Par le traité de la Tafna, la souveraineté d'Abd el-Kader est reconnue
1839 L'empire Ottoman cède l'Algérie à la France.
Abdülmecit Ier succéde à seize ans à Mahmoud II, son père, au moment où Ibrahim Pacha marchait sur Constantinople, et ne dut qu'à l'intervention européenne le maintien de l'intégrité de son empire (traités du 15 juillet 1840 et du 13 juillet 1841).
1849 Le Nord Yémen passe sous l'autorité ottomane

Shabdol-Azeem gate à Téhéran au XIX° siècle
http://www.iranchamber.com/photo_albums/tehran/old_tehran/old_tehran.php
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Abdülmecit Ier eut à réprimer de nombreuses insurrections ; il refuse en 1835 de céder au prince Menzikoff au sujet de la protection par la Russie des lieux saints et des sujets grecs de l'empire ottoman, et soutient, avec l'appui de la France et de l'Angleterre, la Guerre de Crimée contre la Russie, qui se termina par le traité de Paris (1856).
La guerre de Crimée (1853-1856) fut une guerre entre la Russie impériale et une coalition comprenant l’Empire ottoman, le Royaume-Uni, la France et le royaume de Sardaigne.
La fin du règne d'Abdülmecit Ier fut marquée par des troubles confessionnels au Liban, l'intervention française en Syrie qui y a répondu et l'autonomie du Liban vis-a-vis de Damas.
1858 Lémir du Brakna signe, avec lémir du Trarza, la paix avec les français.
Syrie : conflits confessionnels antimaronites de 1858-1860 et l'intervention militaire française.
1861 Un accord entre l'émir du Barhein et le Royaume-Uni plaçait de fait l'émirat sous la protection de la Couronne britannique
1862 La souveraineté française sur Djibouti, commença à Obock en 1862, avec la signature d'un premier traité de protectorat avec un chef local
l’insurrection de Crète (1866), à laquelle la Turquie ne put mettre fin que grâce à l’intervention des puissances occidentales.
1872 La péninsule du Qatar passa sous l'influence de l'Empire ottoman.
la Bosnie et l’Herzégovine se soulevèrent (1875), tandis que d’horribles massacres de Chrétiens ensanglantaient la Bulgarie.
tout incitait le nouveau sultan de ne pas entreprendre les réformes libérales promises lors du Traité de Berlin de 1878 signé avec les puissances européennes. Cependant, la Turquie entretenait de bonnes relations avec le Royaume-Uni du fait de sa position de rempart face à l'Empire russe, et commençait à voir l'Allemagne unifiée comme un allié potentiel.
1881 Le bey Muhamad al Sadi signe le traité du Bardo qui établit le protectorat
français sur la Tunisie
1884 Le Français Léonce Lagarde est nommé gouverneur de Djibouti
1889 Proclamation de la loi de naturalisation des enfants nés sur le territoire
français
Vers 1890, les Arméniens commençaient à réclamer les réformes libérales promises à Berlin. De vives tensions éclatèrent en 1892 et 1893 à Merzifon et Tokat. En 1894, une rébellion arménienne fut sévèrement réprimée dans la région montagneuse de Sassun. Les Européens ont alors exigé une protection pour les Arméniens chrétiens, ce à quoi le sultan a répondu par une série de massacres, les massacres hamidiens perpétré par l'armée hamidiyeh. Dans toute l'Anatolie et jusqu'à Istanbul, pendant plus d'un an, des dizaines de milliers d'Arméniens trouveront la mort (les différentes estimations varient beaucoup). Ces massacres, qui précèdent de deux décennies le génocide arménien, ont valu au sultan le surnom de Sultan Rouge ou le Grand Saigneur.
1891 La domination britannique s'exerce sur l'Oman
22 7 1898 Le territoire de Djibouti devint une colonie française, sous le nom
de Côte française des Somalis
1899 Le Koweit signe un traité de protection avec la Grande-Bretagne, mais il restera jusqu'en 1918 sous autorité nominale ottomane
1902 Le fils d'Abd al-Aziz (Ottoman), Ibn Séoud reprit Riyad
1903 Le dernier émir véritable Ahmaddu II, est contraint à lexil, suite à l'occupation du Brakna
1905 La séparation du Yémen est consacrée par un accord signé entre Britanniques et Ottomans
1906 Les forces armées d'Ibn Séoud ( Ottoman ) envahirent la région du Nedjd
à la révolution constitutionnelle de 1906. L’Iran devient le premier pays moyen-oriental à faire une révolution et à se doter d’une constitution.

Parlement Iranien - Téhéran au début du XX° siècle
http://www.iranchamber.com/photo_albums/tehran/old_tehran/old_tehran.php
L'humiliation nationale causée par la situation en Macédoine, couplée au ressentiment de l'armée à l'encontre des espions et indicateurs du Palais finirent par provoquer une crise. Pendant l'été 1908, la révolution jeune-turque éclata et Abdülhamid, apprenant que les troupes de Thessalonique menaçaient de marcher sur Istanbul, décida immédiatement de capituler, le 23 juillet.
1909 l'empire ottoman a perdu la Serbie, la Roumanie, la Tunisie et la Bulgarie.
contre-révolution ottomane du 13 avril 1909, une insurrection des soldats soutenue par une révolte populaire conservatrice renverse le gouvernement du sultan rouge. Dès sa restauration par les troupes de Thessalonique, le gouvernement se décida à déposer Abdülhamid, et le 27 avril son frère Res,at fut proclamé sultan sous le nom de Mehmed V. L'ex-sultan fut conduit en captivité à Thessalonique et mis en résidence surveillée dans le demeure des Allatini.
Sous son règne se déroulèrent le massacre d'Arméniens en 1909 à Adana, la Guerre italo-ottomane de 1911-1912 (perte de la Libye et du Dodécanèse par l'Empire ottoman),
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Un sentiment national arabe naît à Damas, à Beyrouth et en Palestine dans les années 1910 et s'incarne dans la « révolte arabe » contre les Turcs de 1916-1918 aux côtés des Britanniques.
guerres balkaniques de 1912-1913 (perte de l'Albanie, de la Macédoine, de la Thrace, de la Roumélie). les Ottomans ne conservent plus en europe que la Thrace Orientale
1912 L'Empire ottoman renonça à ses droits sur la Libye
1913 Restauration de l'imamat en Oman, et élection de Sali Ibn Rachid
1913 Ibn Séoud s'empare de la région du Hassa
Première Guerre mondiale, au cours de laquelle le régime des Jeunes-Turcs commit le génocide arménien, le massacre des Assyriens et le début du génocide pontique, massacrant ou tuant indirectement (par déportation dans des conditions inhumaines) plus de 300.000 personnes. La plupart des historiens sont d'accord pour dire de Mehmet V n'y était pour rien car il était devenu en quelque sorte l'otage des Jeunes-Turcs.
1914 l'empire Ottoman est allié de l'allemagne.
1916 Une révolte arabe, dirigée par le chérif hachémite de la Mecque, Hussein ibn Ali, éclate en Jordanie contre l'occupation ottomane
2 11 1917 La déclaration Balfour, faite au Royaume-Uni, favorise la création d'un foyer national juif en Palestine
Mehmet VI (14 janvier 1861 – 16 mai 1926), était le 40e et le dernier sultan ottoman. Il accède au trône de l'Empire ottoman en juillet 1918, peu avant la capitulation de l'armée turque face aux forces alliées qui occuperont Istanbul, la capitale de l'empire. Au lieu de résister, il préféra jouer le jeu des forces d'occupation étrangère, en espérant leur arracher des conditions de paix clémentes. Il croyait qu'une résistance n'avait aucune chance de réussite et que cela ne ferait qu'empirer la situation.
1918 l'empire Ottoman est morcellé et occupé par les alliés (traité de Sèvres)
La Première Guerre mondiale voit grandir l’influence des Britanniques sur l'Iran, déjà intéressés par la découverte de pétrole dans le Khuzestan en 1908. Ils essaient d’imposer l’accord anglo-persan en 1919, qui est refusé par le parlement.
Congrès nationaux arabes de Damas (1919 ; 1920).
1920 Suite au traité de Sèvres, la Société des Nations (SDN) place la Palestine sous mandat britannique.
1920 La Mauritanie devient une colonie française à part entière, intégrée dans lAOF
1920 La Société des Nations (SDN) confie un mandat à la France pour administrer la Syrie
Faysal, roi des Arabes, est chassé de Damas par les Français en juillet 1920.
À cette date, le mandat confié par la S.D.N. à la France transforme le sandjak
autonome du Mont-Liban en République du Grand-Liban, à majorité maronite. La
Syrie française, amputée du Grand-Liban et de la Palestine, confiée aux Anglais,
est elle-même divisée en plusieurs États :
ceux d'Alep, de Damas (qui seront par la suite fédérés sous le nom de Syrie),
l'État des Alaouites,
le gouvernement autonome de la montagne druze,
la province d'Alexandrette (qui sera cédée aux Turcs en 1939).
La résistance nationale s'oppose à l'administration française et au morcellement du pays et anime les campagnes de 1920 (contre l'occupation française)
1921 La Transjordanie est confiée à l'émir Abd Allah, fils de Hussein, mais reste sous la tutelle britannique
1922 Mustafa kemal abolit le sultanat. Cette position fut jugée de collaboration voire de trahison, et il perdit sa légitimité au sein de l'opinion publique qui se révolta contre l'occupation du pays. La lutte nationale, dirigée par Mustafa Kemal Atatürk depuis Ankara, s'est distanciée de lui. A la fin de la victoire des Kémalistes en septembre 1922, la Grande assemblée nationale de Turquie abolit la monarchie le 1er novembre 1922, ainsi le sultanat (pouvoir politique) fut séparé du califat (pouvoir religieux).
Le cousin de Mehmet VI, Abdülmecit, fut élu calife par l'assemblée. Face à cette situation et par peur d'être jugé, Mehmet VI quitta le pays le 17 novembre 1922 à bord du cuirassé britannique HMS Malaya pour se réfugier à Malte. Cet événement marque la fin officielle de l'Empire ottoman.
Le dernier sultan ottoman fut alors contraint à vivre à l'étranger, dans des
conditions économiques difficiles. Il se déplaça plusieurs fois et finalement
il mourut à Sanremo, en Italie. Il fut enterré à Damas, sa dépouille mortelle
n'étant pas acceptée en Turquie. reportage sur l'exil de Mehmet VI:
http://fr.youtube.com/watch?v=2qeIuATnIyo&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=varMtAiP1i4&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=KKQ-vIMk47o
http://fr.youtube.com/watch?v=R-6GH6hsCTg&feature=related
Abdülmecit II fut le 101ème et dernier calife du monde musulman (1922-1924) et 37ème chef de la dynastie ottomane, de 1922 à 1944. Sa fonction était uniquement religieuse. En mars 1924, il fut à son tour déposé et s'exila en France. Il mourut en août 1944 à Paris, puis fut enterré à Médine (Arabie saoudite).
1924 fin de l'empire Ottoman abolition du califat par Mustafa kemal
l'anatolie sous l'empire byzantin l'anatolie avant l'empire byzantin
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1924 Ibn Séoud s'empare de la Mecque et de Médine
1925 Ibn Séoud s'empare de Djeddah
campagnes de 1925-1927 contre l'occupation française en Syrie (dans le djebel Druze)
1926 Ahmed Messali Hadj fonde l'"Etoile nord-africaine"
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Le nouveau drapeau de la Jordanie fut introduit en 1921 lorsqu'Abdallah devint émir de Transjordanie et confirmé par la constitution de 1928. 1928 La Transjordanie se pourvoit d'une constitution |

Téhéran (Iran) 1930
http://www.iranchamber.com/photo_albums/tehran/old_tehran/old_tehran.php
1931 1ère Consitution de l'Ethiopie
1932 Le sultan Saïd Ibn Taymour arrive au pouvoir en Oman
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23 9 1932 Ibn Séoud rebaptise son royaume "Arabie Saoudite" |
1934 Le Koweit accorde la première concession pétrolière à la Grande Bretagne
1936 La France occupe totalement la Mauritanie
1936 Traité de non agression signé entre l'Arabie Saoudite et l'Irak
1938 Découverte d'importants gisements de pétrole en Arabie Saoudite
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le parti Baas (Ba'ath) La montée du Baath Créé à Damas dans les années 1940 par un chrétien
orthodoxe, Michel Aflak, et un sunnite, Salah al-Din al-Bitar, le Baath,
dont le premier congrès se tient en 1947 à Damas, fusionne avec le parti
socialiste arabe d'Akram al-Hawrani (1953) et devient le Baath arabe socialiste.
Autour du slogan « Unité, Libération, Socialisme », il se revendique comme
un parti de la nation arabe, étendant ses ramifications en Transjordanie
(1948), au Liban (1949-1950) et en Iraq (1951). Expression du nationalisme
arabe révolutionnaire, il est de sensibilité laïque, même si l'islam est
considéré comme élément constitutif de l'arabisme, et ne parviendra pas
à devenir un parti de masse. |
1941 Proclamation de l'indépendance du Liban.
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La Syrie est occupée en juin 1941 par des troupes britanniques appuyées par des forces de la France libre commandées par Catroux. |
Pendant la 2° guerre mondiale: les alliés occupent l'Iran qui a une place stratégique.
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17 1 1943 L'Irak entre officiellement en guerre contre les puissances de l'Axe (le III° Reich et ses alliés ) |
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7 décembre 1943 Le drapeau du Liban est le pavillon national et le drapeau national de la République libanaise. Sur celui-ci figure l'arbre emblématique du pays : le cèdre du Liban sur fond blanc, inscrit entre deux bandes rouges horizontales. Il fut dessiné par Wadih Akel, homme politique, écrivain et poète libanais. |
1945 Création de la Ligue Arabe
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1945 L'Arabie Saoudite devient membre de l'ONU et de la Ligue Arabe 1945 L'Arabie Saoudite déclare la guerre à l'Allemagne et au Japon |
En 1945 se développe à Damas un mouvement en faveur de la restauration de la Grande Syrie, favorisé par les Britanniques.
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L'évacuation des troupes franco-britanniques en 1946 permet l'accession de la Syrie à l'indépendance dans ses frontières actuelles. Les débuts difficiles de la République syrienne : |
L'indépendance de la République syrienne, proclamée en septembre 1941 par
le général Catroux, n'est effective qu'en avril 1946, après la fin de la Seconde
Guerre mondiale et la signature de traités garantissant les intérêts de la France,
à l'issue d'un conflit qui a opposé les Français, les Anglais et les nationalistes
arabes (1945-1946), ces derniers étant représentés par Chukri al-Quwwatli, le
premier président de la République syrienne élu en août 1943.
La Syrie, membre fondateur de la Ligue
arabe (en mars 1945), va très vite être confrontée au conflit israélo-arabe.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682
1946 La colonie française de Djibouti devint un Territoire d'outre-mer
1946 La Mauritanie obtient le statut de territoire doutre-mer avec une assemblée locale, des représentants au Grand Conseil de lAOF et dans les assemblées de la métropole
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1946 La Grande-Bretagne met définitivement fin à son mandat sur la Transjordanie 1946 Indépendance de la Transjordanie et proclamation de Abd Allah roi. |
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Mai 48 première guerre israélo arabe
Soutenant les nationalistes palestiniens anti-hachémites, la Syrie intervient
en Israël (mai 1948), mais ses troupes sont arrêtées
à proximité de la frontière. L'armistice, signé en juillet 1949, n'empêchera
pas de multiples affrontements frontaliers. De 1949 à 1954, les coups d'État
vont se multiplier, les premières années de la jeune République étant troublées
par la défaite de la Palestine et l'échec militaire des troupes syriennes, qui
provoque un mouvement de contestation contre les dirigeants.
Le colonel Husni al-Zaim renverse en mars 1949 le fragile régime civil du président
Quwwatli, favorable à une entente avec l'Égypte.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682
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1949 La Jordanie annexe la rive ouest du Jourdain |

Téhéran : 1949
http://www.iranchamber.com/photo_albums/tehran/old_tehran/old_tehran.php
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3 4 1949 La Transjordanie signe un traité de paix avec l'état hébreu |
![]() |
Août 1949 : Coup d'état du général Sami al-Hinnawi en syrie, le colonel Husni al-Zaim est tué. décembre 1949 : Syrie Le général Sami al-Hinnawi, encouragé par l'Iraq,
dont le Premier ministre cherche à réaliser l'union des pays arabes, est
à son tour écarté par le colonel Adib al-Chichakli qui interdit très vite
les partis politiques. |
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24 4 1950 Le roi Abd Allah réunit la Transjordanie et la Palestine arabe sous le nom de Royaume hachémite de Jordanie 20 6 1951 Le roi Adb Allah de Jordanie est assassiné 11 8 1952 Le fils de Adb Allah, Hussein, est proclamé roi de Jordanie. |
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1952-58 Liban : présidence de Camille Chamoun qui pratique une politique pro-occidentale |

Ghazvin Gate : Téhéran : 1953
http://www.iranchamber.com/photo_albums/tehran/old_tehran/old_tehran.php
![]() Le Shah d'Iran |
Allen Dulles va organiser en mai 1953 l'Opération Ajax, le premier d'une longue série de coups d'état entièrement gérés par la CIA. En 1951, après que le gouvernement iranien a décidé la nationalisation du pétrole et renouvelé sa confiance au Premier ministre, Mossadegh, les Britanniques mettent en place un blocus et organisent le boycott des compagnies pétrolières iraniennes, plongeant le pays dans le chaos. Mais les compagnies pétrolières anglo-saxonnes, qui quittent le pays, jugent cette mesure insuffisante et poussent le premier ministre anglais Mc Millan à demander au Président Eisenhower de les aider à se débarrasser de Mossadegh. En conséquence, une partie de l'armée et les grands propriétaires fonciers participent en 1953 à un coup d'État orchestré par la CIA. Un des arguments avancé pour convaincre Eisenhower du bien-fondé de l’opération visait à discréditer Mossadegh et de le faire apparaître comme un homme politique sous influence communiste. Le risque était que l’Union Soviétique « envahisse » l’Iran comme les communistes avaient « envahi » la Chine. Le Shah d'Iran prit donc le pouvoir et le garda pendant 25 ans. |
John
Perkins, confessions d'un corrupteur de nations
18 6 1953 Proclamation de la République d'Egypte.
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juillet 1953 : Syrie : le colonel Adib al-Chichakli fait approuver une nouvelle Constitution. |
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9 11 1953 Mort de Ibn Séoud, roi d'Arabie Saoudite; son fils Seoud ibn Abd al-Aziz lui succède. |
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février 1954 : Syrie : Devant le risque de guerre civile
et n'étant plus assuré du soutien de l'armée, le colonel Adib al-Chichakli
est contraint de s'exiler. Les civils reviennent au pouvoir dans un pays instable, fragilisé par ses difficultés frontalières avec Israël et où les luttes politiques sont encouragées par Bagdad. Pour se garantir contre la menace irakienne, la Syrie cherche en priorité à conclure une alliance avec l'Égypte. Souhaitant également garder son indépendance vis-à-vis des Occidentaux, elle établit dès 1954 des liens de coopération avec l'Union soviétique. http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682 |
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1 11 1954 Insurrection dans les Aurès qui marque le début de la guerre d'Algérie.
février 1955 : Alors que le pacte de Bagdad, réunissant la Turquie et la Jordanie sous les auspices de l'Angleterre, menace la Syrie, cette dernière et l'Égypte acceptent la fourniture d'armes soviétiques.
1956 La Mauritanie accède à l'autonomie interne
1956 Nasser devient officiellement le président de l'Egypte
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Crise du canal de Suez et Deuxième guerre Israelo arabe |
26 7 1956 Le président égyptien Nasser
décréta la nationalisation du canal de Suez
29 10 1956 Israël, l'Angleterre et la France déclenchent une opération militaire contre l'Egypte
29 10 1956 Israël attaqua l'Egypte suite à la nationalisation du canal de Suez
Pendant la crise de Suez (octobre 1956), Damas prend le parti du Caire et rompt les relations diplomatiques avec Londres et Paris (novembre).
1957 Nouakchott devint la capitale mauritanienne
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1958 L'Irak revendique la souveraineté sur le Koweït |
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1958 En Arabie Saoudite, Seoud ibn Abd al-Aziz confère ses pouvoirs au 1er. Ministre, qui n'est autre que son frère, le prince Fayçal ibn Abd al-Aziz |
Face à l'axe hachémite Amman-Bagdad, pro-occidental, la Syrie et l'Égypte fusionnent, en février 1958, dans une République arabe unie (RAU) présidée par Gamal Abdel Nasser.
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1960 En Arabie Saoudite, Seoud ibn Abd al-Aziz destitue Fayçal ibn Abd al-Aziz |
28 11 1960 Proclamation de la République Islamique de Mauritanie
19 6 1961 Indépendance du Koweït
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Septembre 1961, l'armée syrienne met fin à la République arabe unie (RAU), et la Syrie redevient un État indépendant. |
18 mars 1962 Accords d'Evian mettant un terme à la guerre d'Algérie
27 septembre 1962 : Yemen du Nord : La monarchie (imamat) fut abolie
le 27 septembre 1962, date à laquelle le pays prit le nom de République arabe
du Yémen (communément nommée « Yémen du Nord ») où une guerre civile perdurera
jusqu'en 1970 soutenue côté républicain par les Forces armées égyptiennes qui
emploieront le gaz moutarde et côté royaliste par l'Arabie saoudite.
1963 Début de la rébellion au Dhofar (Oman)
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Mars 1963 : L'échec de la République arabe unie (RAU) en septembre 1961 provoque une crise interne au sein du parti Baath, parvenu au pouvoir à la faveur du coup d'État qui renverse le gouvernement syrien, en mars 1963. L'état d'urgence est proclamé, les établissements financiers sont nationalisés. Opposés aux nationalistes fondateurs du parti, Aflak et Bitar, les régionalistes, regroupés autour de Nur al-Din al-Atasi, Hafiz al-Asad et Salah Djadid, s'imposent progressivement, avant de chasser leurs rivaux du pouvoir lors du putsch de février 1966. |
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1964 Fayçal accède au trône d'Arabie Saoudite |
1965 La Mauritanie rend obligatoire lenseignement de lArabe
sur tout son territoire
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23 février 1966 : putsch en Syrie La faction baathiste régionaliste prend le pouvoir. Une junte militaire dirigée par Nur al-Din al-Atasi, considérée comme progressiste et orientée vers le marxisme, s'installe à la tête de l'État. Des troupes d’élites proches des militaires baathistes instaurent le couvre-feu et ferment l’aéroport et les frontières. La vieille garde du Baath arrive à s’enfuir, Michel Aflak à Chypre et Salah Bitar à Beyrouth. |
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Noureddine Atassi, sunnite, devient président de la République et secrétaire général du parti Baath. Youssef Zouayyen, sunnite également, est chef du gouvernement et Ibrahim Makhos, alaouite, occupe les fonctions de vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères. Mais la réalité du pouvoir est entre les mains des militaires qui occupent la moitié des quatorze sièges de la direction régionale du Baath. Salah Jédid en est le secrétaire adjoint. Hafez el-Assad devient ministre de la Défense tout en gardant ses fonctions de commandant de l’Aviation. Ahmad Swaydani est nommé chef d’état-major et Abdel Karim el-Joundi devient ministre de la Réforme agraire. |
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1966 La Jordanie retire son soutien à l'OLP |
1967 Les électeurs se prononcèrent par référendum pour le maintien de Djibouti au sein de la France.
30 mai 1967 La Jordanie signe avec l'Egypte un traité de défense
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Maghreb
empire byzantin croisades
Petra Mahomet L'Hégire
conquetes
Omeyyades Abassides Fatimides
Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides
Mamelouks Ottomans
guerres israelo arabes
le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate
Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes Accords de Taef Guerre
du Golfe
Bashar El Assad deuxième guerre du Golfe
Ahmadinejad Révolution Verte
5-10 juin 1967 : guerre des 6 jours
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8 juin 1967 : En Syrie, la junte militaire est vite confrontée à la guerre « des Six-Jours », qui provoque de nombreuses pertes dans les rangs arabes. La Syrie perd alors le plateau du Golan, avant d'accepter le cessez-le-feu conclu par Israël et l'Égypte, le 8 juin. |
1967 Le territoire de Djibouti prit le nom de Territoire français des Afars et des Issas
30 novembre 1967 Yemen du Sud : Après le départ des troupes britanniques, la Fédération d'Arabie du Sud et le Protectorat d'Arabie du Sud se regroupèrent le 30 novembre 1967 pour former un nouvel État indépendant, la République populaire du Yémen du Sud (communément nommée « Yémen du Sud »).
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17 juillet 1968 : Iraq : Écarté du pouvoir,
pour un temps, le parti Baas revient en force, lors d'un coup d'État, le
17 juillet 1968, et devient le parti le plus puissant et le mieux structuré de la région. Lors de la « Révolution blanche » (nom donné parce qu'aucune goutte de sang n'a coulé pendant ce coup d'État), Saddam Hussein aurait – d'après les sources baasistes – assiégé le palais présidentiel avec un tank et « pris le pouvoir ». Le 30 juillet 1968, alors qu'il n'avait encore aucune fonction officielle importante, ni dans le parti Baas, ni dans l'Etat irakien, Saddam Hussein aurait limogé le Premier ministre et le ministre de la Défense en personne. Au sein du Parti Baas (ou de l'Etat irakien), Saddam Hussein prend alors la tête des services de sécurité, à l'âge de 31 ans. Il occupe également le poste de vice-président du Bureau révolutionnaire. Il doit ce poste important à son oncle par alliance, le général Ahmad Hasan al-Bakr, président de la République et dirigeant baasiste historique. |
1969 La Mauritanie participe à sa première conférence arabe à Casablanca
23 7 1970 Le sultan Qabous prend le pouvoir en Oman
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1970 L'armée jordanienne chasse les groupes palestiniens armés de son territoire |
![]() Hafez el-Assad |
13 novembre 1970 : Syrie : Le coup d'État du général Hafez el-Assad Les conflits internes au Baath vont réapparaître lors des événements
de septembre 1970 (Septembre noir), au cours desquels des affrontements
opposent l'armée jordanienne aux forces palestiniennes. Salah Djadid entend
intervenir aux côtés des Palestiniens, mais le général Hafez el-Assad
(Hafiz al-Asad), ministre de la Défense, refuse l'intervention de l'aviation.
Mis en minorité, ce dernier fait arrêter ses principaux adversaires et
prend le pouvoir. Il fait adopter un amendement à la Constitution qui
stipule que le chef de l'État sera désormais élu au suffrage universel
pour sept ans. |
1971 Formation de la Fédération des Émirats Arabes Unis
1971 L'Egypte prit le nom de République arabe d'Égypte
1971 Indépendance du Bahrein
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Mars 1971 : Syrie : Hafiz al-Asad Élu pour un premier mandat (mars 1971) et régulièrement réélu par la suite. Épaulé par son groupe, sa « tribu », constituée de sa proche famille, de ses nombreux cousins et alliés, et des natifs de sa ville de Tikrit, Saddam Hussein, peu à peu, « élimine » ses rivaux, et réussit à « contrôler » Bagdad, la capitale. Il devient vice-président de la République en 1971. |
1972 La Mauritanie se retire de la zone franc
1972 Ras al-Khaïmah rejoint la fédération des Emirats Arabes Unis
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mars 1972 : Hafiz al-Asad fait preuve d'une certaine ouverture
politique : une charte signée par le Baath et par quatre autres partis de
gauche permet la constitution d'un Front national progressiste (FNP, mars
1972), tout en maintenant la prééminence du Baath. Souhaitant sortir le
pays du relatif isolement dans lequel il se trouve, Hafiz al-Asad se rapproche
de l'Égypte. Dans le même temps, le pouvoir renforce son contrôle sur les
organisations palestiniennes présentes dans le pays et interdit les opérations
contre les positions israéliennes lancées par des commandos palestiniens
à partir du territoire syrien. http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682 |
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l'Irak signe en 1972 un traité d'amitié avec l'URSS. Le parti Baas, devient rapidement omniprésent, omnipotent, et un passage obligé pour toutes les affaires et pour accéder au pouvoir. En quelques années, ce parti devient un instrument entièrement au service de Saddam Hussein, qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains, passant d'un pouvoir collégial, au début, à un despotisme absolu. |
Le 1er juin 1972, plusieurs années avant de prendre le pouvoir, Saddam Hussein commence une vaste nationalisation des compagnies pétrolières, richesse nationale qui se trouvent jusque là entre des mains étrangères. L'Irak connaît alors un développement industriel et social sans précédent. Saddam Hussein s'efforce de moderniser l'économie et l'industrie.
1973 La Mauritanie adhère à la Ligue Arabe
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octobre 1973, le quatrième conflit israélo-arabe (guerre du Kippour) voit l'engagement des troupes syriennes, qui réussissent, avec l'armée égyptienne, à pénétrer les lignes israéliennes. La « victoire » est de courte durée, et l'affrontement endommage sérieusement les infrastructures de l'économie syrienne. |
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Le 11 mars 1974, Saddam Hussein signe avec les deux Partis « autonomistes/indépendantistes » PDK et UPK Kurdes un accord relatif à l'autonomie du Kurdistan irakien, avec la « Loi pour l'autonomie dans l'aire du Kurdistan », qui stipule notamment que « la langue kurde doit être la langue officielle pour l'éducation des Kurdes ». Cette loi permet aussi l'élection d'un conseil législatif autonome, qui contrôle son propre budget. Cependant, 72 des 80 membres élus de ce conseil de la première session d'octobre 1974 ont été sélectionnés par Bagdad. |
Un accord de désengagement syro-israélien est signé à Genève le 31 mai 1974.
12 6 1974 Visite de Nixon, président des Etats-Unis, en Égypte
1975 Aux Comores, Abdallah avait été renversé par Ali Soïlih, appuyé par des mercenaires
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25 3 1975 Assassinat du roi d'Arabie Saoudite, Fayçal, par l'un de ses neveux |
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13 avril 1975 La « guerre de deux ans » (1975-1976) |
27 passagers d'un autobus, pour la plupart palestiniens, sont tués par des miliciens phalangistes (chrétiens maronites). Des accrochages et des représailles s'ensuivent entre Palestiniens et Phalangistes. Cet évènement marque le début de la guerre du Liban qui durera 15 ans.
La violence devenait déjà commune au Liban, mais on dit généralement que la guerre civile commença le 13 avril 1975. Le matin, lors de l'inauguration d'une église dans la banlieue ouest de Beyrouth, des tirs provenant d'une voiture envoyée par le Parti social nationaliste syrien (PSNS) tuent le garde du corps de Pierre Gemayel pour venger la mort et la torture dans les prisons infligés par ce dernier aux prisonniers du PSNS. L'après-midi, les mitrailleurs des phalanges libanaises (Kataëb) attaquent un bus passant dans la même rue, et tuent 27 travailleurs palestiniens. La spirale vers le chaos s'amplifie vite. Le « samedi noir », quand quatre chrétiens sont trouvés tués à coups de hache en décembre 1975, des phalangistes enragés par la mort de leurs compagnons tuent près de 600 musulmans près du siège de leur parti.
Embuscades, guérilla urbaine entre kalachnikov et M-16, tirs de francs-tireurs non identifiés sont bientôt suivis par l'entrée en lice de canons et de lance-roquettes. Les camps de réfugiés qui encerclent la ville sont la cible privilégiée des Kataëbs ; les Palestiniens répliquent en attaquant la ville de Damour (janvier 1976), et massacrent la plupart de ses habitants chrétiens.
Toute cette époque est marquée par des pillages et des destructions qui touchent même les grandes banques de la capitale. Beyrouth est vite divisée le long de la fameuse « ligne verte ». Cet état des choses se prolonge pendant les 17 années suivantes.
Avril 75-janvier 1976 : les combats opposent les milices chrétiennes conservatrices aux palestino-progressistes (Palestiniens et gauche libanaise). La Syrie soutient ces derniers, tout en proclamant sa neutralité.
1976 Fin de la rébellion du Dhofar (Oman)
1976 : la Syrie envahit le Liban
le président syrien Hafez el-Assad ordonne l'entrée de troupes et de blindés
au Liban dans le but de « préserver le statu quo et mettre en échec les ambitions
des Palestino-progressistes ». Grâce à l'intervention militaire et diplomatique
des puissances régionales arabes, le président libanais et le chef de l'OLP
sont convoqués à Riyad cette même année. Ils sont invités par l'Arabie saoudite
et l'Égypte à reconnaître la légitimité de la présence des troupes syriennes
au Liban, et l'officialisent par la mise en place de la Force arabe de dissuasion
(FAD).
En juin 1976, les troupes syriennes entrent au Liban, aux côtés de la droite
maronite et à la demande du gouvernement libanais, Damas ayant par ailleurs
toujours considéré que le pays du Cèdre était son prolongement naturel lui permettant
d'avoir un accès à la Méditerranée. Sur le plan intérieur, l'ouverture politique
alors prônée par Hafiz al-Asad reste extrêmement limitée, et sa politique extérieure
suscite des remous. L'organisation des Frères musulmans (représentant l'islam
sunnite) accepte mal que les troupes syriennes interviennent au Liban afin d'y
réinstaurer le pouvoir des chrétiens ; la prééminence des Alawites, communauté
dont est issu le chef de l'État, à tous les postes clés du pays – malgré sa
faible représentation ne dépassant pas 10 à 12 % de la population syrienne –
provoque le ressentiment des sunnites.
Une opposition violente s'exprime à partir du milieu des années 1970. Le commandant
de la garnison de Hama est tué (1976) puis le recteur de l'université de Damas
(1977)
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Maghreb
empire byzantin croisades
Petra Mahomet L'Hégire
conquetes
Omeyyades Abassides Fatimides
Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides
Mamelouks Ottomans
guerres israelo arabes
le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate
Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes Accords de Taef Guerre
du Golfe
Bashar El Assad deuxième guerre du Golfe
Ahmadinejad Révolution Verte
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Le Baath arrive au pouvoir en même temps en Iraq et en Syrie et se maintient à la tête de l'État dans les deux pays, entre lesquels se développe une forte opposition, chacun revendiquant le rôle de gardien de la doctrine du parti. Outre cette dimension idéologique, le problème de la répartition des eaux de l'Euphrate est un facteur de tension, ainsi que l'intervention syrienne au Liban, où chaque pays soutient des factions palestiniennes rivales, ce qui met en difficulté le camp islamo-progressiste. Les groupes soutenus par Damas s'opposent au Fatah de Yasir Arafat et aux groupes du Front du refus, soutenus par Bagdad. La réconciliation qui a lieu entre Hafiz al-Asad et Arafat (octobre 1976) sera de courte durée : http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682 |
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Novembre 1976 : fin officielle de la guerre au Liban . Le bilan est de 30 000 tués et 600 000 réfugiés. |
8 5 1977 Un nouveau référendum donna une majorité en faveur de l'indépendance de Djibouti
27 6 1977 Le nouvel État accéda à l'indépendance sous le nom de République de Djibouti.
19 11 1977 Le président égyptien Sadate se rend à Jérusalem et prononce son allocution historique devant la Knesset.
1978 Aux Comores, renversement du président Ali Soilih, par un coup d'État d'Ahmed Abdallah soutenu par des mercenaires français et sud-africains.
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Mars 1978 : Israel envahit le Liban : opération Litani |
14 mars 1978 : La présence militaire syrienne souffle sur les braises et enferme
les Libanais dans des luttes internes. Le Liban écarte Raymond Eddé de la présidence,
car il avait fait du départ des troupes étrangères le premier point de son programme.
Les efforts pour rétablir l'entente nationale ne progressent pas, et de violents
affrontements opposent l'armée syrienne aux milices chrétiennes en 1978.
En 1978, dans le Sud, le gouvernement Israélien, suite aux nombreuses attaques
sur les villes du nord d'Israël organisées par l'OLP depuis le Liban, décide
d'une offensive dans le Sud du pays, c'est l'opération Litani. Elle vise à repousser
les milices palestiniennes au nord du pays et s'emparer de la rivière Litani.
Après plusieurs semaines en territoire libanais, les troupes israéliennes se
retirent partiellement, laissant la région à l'Armée du Liban Sud. L'opération
militaire est déclenchée le 14 mars 1978, 3 jours après le massacre de 37 Israéliens
dans un bus de Tel Aviv, par des membres de l'OLP infiltrés depuis le Liban.
Cette attaque est la dernière et la plus meurtrière d'une série d'attaques palestiniennes
conduites depuis le territoire libanais.
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Maghreb
empire byzantin croisades
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Omeyyades Abassides Fatimides
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guerres israelo arabes
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guerre du Liban Irangate
Saddam Hussein guerre Iran Irak
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Bashar El Assad deuxième guerre du Golfe
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Jimmy Carter accède au pouvoir en 1977 avec la ferme intention d’effacer les années noires de la CIA, et d’en finir avec les opérations clandestines et les coups bas. C’est en Iran que Carter va essuyer son premier échec, le plus cinglant. À la mi-août 1978, la CIA avait donné au Président Carter des informations totalement erronées sur l'Iran, affirmant que ce pays n'était pas dans une situation révolutionnaire, ni même pré-révolutionnaire.
![]() L'Ayatollah Khomeini |
L'Ayatollah Khomeini, exilé en France, à Neauphles le Château, préparait depuis des mois la révolution islamique, et annonçait son intention de renverser le régime féodal du Shah d’Iran, installé au pouvoir par la CIA vingt-cinq ans plus tôt. C’est Richard Helms, l’ancien directeur de la CIA, qui est ambassadeur des Etats-Unis à Téhéran. Depuis sa participation en 1953 au coup d’Etat qui avait renversé Mossadegh, il était devenu un intime du Shah, dont il avait formé et encadré la police secrète. le Shah d'Iran dut s'enfuir en 1978 devant le raz-de-marée de la révolution islamique. Deux ans plus tard, la guerre Iran-Irak (1980-1988) fut une aubaine pour les industries d'armement à travers le monde et en particulier aux États-Unis. En 1979 l’Ayatollah Khomeïni est de retour en Iran. Le Shah, lâché par les Etats-Unis, exilé, meurt d’un cancer un an plus tard. Après des mois de protestations populaires et de manifestations contre son régime, Mohammad Reza Pahlavi quitte l’Iran le 16 janvier 1979. Le 1er février 1979, Rouhollah Khomeini revient en Iran après un exil de 15 ans. Après la proclamation de la neutralité des forces armées dans la révolution, Khomeini déclare la fin de la monarchie le 11 février et met en place un gouvernement provisoire. |
26 mars 1979 Signature d'un traité de paix entre l'Egypte et Israël à Camp David (Etats-Unis)
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Drapeau de l'Iran. Le drapeau tricolore fut introduit en 1906, mais après la révolution islamique de 1979 les mots Arabes 'Allahu akbar' ('Dieu est grand'), écrit dans l'écriture Kufic du Coran et répétés 22 fois, furent ajoutés aux bandes rouges et vertes où elles joignent la bande blanche centrale. |
Connus sous le nom de Gardiens de la Révolution à partir de mai 1979, les groupes pro-Khomeini ont vite pris le pouvoir dans les gouvernements locaux dans tout l’Iran, et récupèrent ainsi la plupart des pouvoirs. Les tribunaux révolutionnaires mis en place permettent l’élimination de figures de l’ancien régime et des opposants de tous bords. Finalement, à l'issue d'un référendum organisé le 1er avril 1979, une république islamique est instaurée, à la tête de laquelle Khomeini devient le guide suprême.

L'iran aujourd'hui
À partir de 1979, Damas (Syrie) noue une alliance stratégique avec Téhéran (Iran) . En apparence, tout oppose ces deux pays, l'Iran constituant une République islamique, la Syrie se revendiquant comme un État laïc (même si les religieux ont obtenu d'Hafiz al-Asad que l'islam soit la religion du chef de l'État). Cependant, leur rapprochement s'effectue contre l'Iraq, avec lequel chacun des deux pays entretient des relations difficiles.
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Saddam Hussein guerre Iran Irak
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| Durant les vingt-quatre années de son pouvoir, Saddam Hussein utilise tous les moyens pour contrôler la population et régner sans partage. Comme dans les régimes totalitaires, la propagande est omniprésente à travers les différents médias et les affiches représentant son portrait. La presse est censurée et la peur d'être arrêté et exécuté paralyse les opposants au régime, principalement chiites et kurdes. Durant cette période Saddam Hussein échappe à plusieurs attentats ou tentatives de renversement par la force, pratiquement tous perpétrés par des organisations secrètes islamistes chiites interdites | ||
![]() une large peinture de Saddam Hussein, le long d'une route irakienne |
![]() Statues de bronze de Saddam Hussein de plus de 9m de haut. |
![]() Un mur de briques orné d'une peinture de Saddam Hussein dans une rue de Bagdad |
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photos l'internaute
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![]() Le palais de Saddam Hussein dans sa ville natale de Tikrit |
![]() De l'intérieur luxueux au bunker secret ultra sécurisé, les palais de Saddam réservent bien des surprises. Peintures de famille, mosaïques démesurées, décors guerriers, faux étages... |
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Le 11 mars 1974, Saddam Hussein signe avec les deux Partis « autonomistes/indépendantistes » PDK et UPK Kurdes un accord relatif à l'autonomie du Kurdistan irakien, avec la « Loi pour l'autonomie dans l'aire du Kurdistan », qui stipule notamment que « la langue kurde doit être la langue officielle pour l'éducation des Kurdes ». Cette loi permet aussi l'élection d'un conseil législatif autonome, qui contrôle son propre budget. Cependant, 72 des 80 membres élus de ce conseil de la première session d'octobre 1974 ont été sélectionnés par Bagdad. |
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4 novembre 1979 La crise iranienne des otages (occupation de l’ambassade des États-Unis à Téhéran entre le 4 novembre 1979 et le 20 janvier 1981 et prise en otage de ses personnels) pousse l’administration Carter à rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran, puis à imposer des sanctions économiques le 7 avril 1980. |
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En 1980, un Frère musulman tente d’assassiner le président syrien Hafez el-Assad. Plusieurs imams sont alors arrêtés par les autorités. |
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Maghreb
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Petra Mahomet L'Hégire
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Omeyyades Abassides Fatimides
Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides
Mamelouks Ottomans
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le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate
Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes Accords de Taef Guerre
du Golfe
Bashar El Assad deuxième guerre du Golfe
Ahmadinejad Révolution Verte
![]() Saddam Hussein |
22 septembre 1980 : Guerre Iran - Iraq Le 22 septembre 1980, profitant de la faiblesse des forces armées iraniennes qui subissent des purges du nouveau régime islamique, l’Irak envahit l’Iran. La politique officielle des États-Unis cherche à isoler l’Iran. Les États-Unis et leurs alliés fournissent des armes et de la technologie à Saddam Hussein, qui a pour objectif de s’emparer des champs de pétrole du Khuzestan. Ironiquement, des membres de l’administration Reagan vendent secrètement des armes et des pièces détachées à l’Iran dans ce qui est connu sous le nom de affaire Iran-Contra. Les hostilités sont déclenchées en septembre 1980 par l'attaque de l'Iraq
qui veut récupérer le Chatt al-Arab et annexer le Khuzestan. Après la
contre-offensive iranienne, l'Iraq décrète unilatéralement un cessez-le-feu
(juin 1982). Mais les Iraniens pénètrent dans la région de Bassora (juillet
1982) et investissent en 1986-1987 le territoire irakien au sud (presqu'île
de Fao) et au nord (Kurdistan). Parallèlement, les belligérants s'engagent
à partir de 1984 dans la « guerre des villes » et dans la « guerre des
pétroliers » sur le golfe Persique, entraînant l'internationalisation
du conflit (1987-1988). Subissant de sérieux revers à partir d'avril 1988,
l'Iran accepte en juillet un cessez-le-feu pour le mois d'août et l'ouverture
de négociations à Genève, l'envoi d'observateurs militaires des Nations
unies et l'échange de prisonniers. Après le déclenchement par l'Iraq de la guerre contre l'Iran, Téhéran propose à la Syrie de lui livrer du pétrole gratuitement, lui demandant en échange d'empêcher le pétrole irakien de transiter sur son territoire pour être exporté. |
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La crise iranienne des otages 20 janvier 1981 30 minutes après le début du discours d'investiture de Ronald Reagan , les 52 otages du régime islamique de Téhéran, retenus en Iran depuis 444 jours et qui avaient décrédibilisé la présidence de Jimmy Carter sont libérés. |
1981 L'Oman adhère au Conseil de Coopération du Golfe
1981 Le Parlement de Djibouti institutionnalisa le parti unique en octobre 1981
6 10 1981 Le président égyptien Sadate est assassiné par des extrémistes musulmans, Hosni Moubarak lui succède
1982 Le Koweït devient membre fondateur du C.C.G. (Conseil de coopération du Golfe)
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février 1982 : Syrie : l'insurrection et
le massacre de Hama , au cours de laquelle 20 000 civils trouveront la mort, annihile l'opposition sunnite en Syrie pour une longue période. |
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Le 2 février 1982, sous la conduite de 150 officiers des frères musulmans, la ville de Hama se révolte. Assad réagit violemment en donnant l’ordre d’assiéger la ville et de la bombarder à l’artillerie lourde. |
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Diaporama sur le massacre de Hama
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25 avril 1982 Israël restitue le Sinaï à l'Égypte Juin 1982 : les Israéliens envahissent à nouveau le Liban et assiègent Beyrouth (opération "Paix en galilée"). |
Sur la scène libanaise, l'alliance de la Syrie avec l'Iran par le truchement de la milice chiite du Hezbollah permet à celle-ci d'obtenir le départ des troupes israéliennes (1982). Son intervention au Liban, qui met un terme aux affrontements sanglants entre les milices libanaises, lui donne un quasi-monopole sur les affaires du pays.
Le gouvernement du président Gemayel fait peu de cas de l'opposition de Damas à ses négociations avec Israël, et le général Assad choisit d'appuyer par tous les moyens les forces d'opposition qui se mobilisent. Le chef de l'OLP, Yasser Arafat, revient au Liban avec un petit groupe de combattants, et s'engage dans des affrontements contre des Libanais et des Palestiniens dissidents soutenus par la Syrie.
14 septembre 1982 : élu moins d'un mois auparavant, le président Béchir Gemayel est assassiné à Beyrouth. Son frère Amine lui succède le 21. Les Israéliens entrent à Beyrouth-Ouest.
17-18 septembre 1982 : le massacre de civils par les milices chrétiennes dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila, avec la complicité passive de l'armée israélienne, fait 800 morts, selon une commission d'enquête israélienne.
Avril 1983 : un attentat-suicide chiite fait 63 morts à l'ambassade des Etat-Unis à Beyrouth.
Mai 1983 : signature d'un accord de paix entre Israël et le Liban. Création d'une zone tampon sous l'autorité de l'Armée du Liban Sud.
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De 1983 à 1987, les Syriens se chargent de « liquider » les
dernières séquelles de la présence de l'Organisation de libération de la
Palestine (OLP) au Liban et tentent, sans succès, de marginaliser définitivement
Arafat, en créant en 1985 une coalition anti-Arafat et pro-syrienne basée
à Damas, le Front de salut national palestinien (FSNP). Mais l'objectif
d'Hafiz al-Asad, qui était de maîtriser la carte palestinienne, échoue. http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682 |
Septembre 1983 : la "guerre de la Montagne" oppose chrétiens et druzes. Ceux-ci prennent le contrôle de la région du Chouf.
Octobre 1983 : double attentat-suicide du Djihad islamique contre les contingents français (58 morts) et américain (241 morts) de la force multinationale.
Novembre 1983 : un attentat-suicide contre le quartier général israélien à Tyr fait 62 victimes.
Novembre-décembre 1983 : affrontements entre l'OLP et les Syriens à Tripoli, appuyés par des dissidents palestiniens. Yasser Arafat et 4 000 de ses partisans sont évacués sous protection française.
En 1984, un accord est signé, permettant aux chiites iraniens de venir en pèlerinage à Damas, les Syriens remboursant ainsi une partie de leur dette pétrolière à l'égard de Téhéran.
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1984 : Syrie : la maladie du président Hafiz al-Asad provoque des tensions à Damas entre les différents candidats à sa succession, et des affrontements armés opposent plusieurs généraux en 1984. |
![]() Hafez el-Assad |
Une accalmie, un remaniement ministériel (octobre 1987) permet une légère
amélioration de la situation économique. Les élections législatives de
mai 1990 laissent voir quelques changements, la multiplicité des candidatures
étant autorisée. Si le FNP est toujours largement majoritaire, des « indépendants
» font leur apparition. Parallèlement, une timide libéralisation politique
est engagée : de nombreux prisonniers politiques sont libérés entre 1991
et 1992, dont certaines figures emblématiques comme Nur al-Din al-Atasi
et Salah Djadid. Dans un souci de réhabilitation aux yeux de la communauté
internationale, Hafiz al-Asad permet au cheikh Abdel Fattah Abu Ghadda,
l'un des dirigeants des Frères musulmans, de rentrer en Syrie (fin 1995)
après un exil de 15 ans en Jordanie. La Syrie participe en novembre 1995
à la conférence de Barcelone qui fonde le partenariat euroméditerranéen. |
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Maghreb
empire byzantin croisades
Petra Mahomet L'Hégire
conquetes
Omeyyades Abassides Fatimides
Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides
Mamelouks Ottomans
guerres israelo arabes
le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate
Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes Accords de Taef Guerre
du Golfe
Bashar El Assad deuxième guerre du Golfe
Ahmadinejad Révolution Verte
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Mai-juin 1985 : première "guerre des camps". des affrontements entre la milice chiite Amal, soutenue par une partie de l'armée libanaise, et les Palestiniens de Sabra et Chatila font 700 morts dans les camps de réfugiés. Juin 1985 : fin du retrait de l'armée israélienne du Liban, à l'exception d'une zone-tampon au sud, laissée sous le contrôle de l'Armée du Liban Sud d'Antoine Lahad. |
Octobre 1985 : accord pour un arrêt des combats entre les trois principales milices : Amal (chiite), PSP (druze) et Forces libanaises (chrétienne). Le président Gemayel fait échouer cet accord.
Janvier 1986 : affrontements entre milices chrétiennes à Beyrouth.
Mai 1986-avril 1987 : Liban nouvelle "guerre des camps" entre Amal et Palestiniens.
1986 Dissolution du parlement koweitien
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Khomeyni avait fondé les Gardes de la Révolution (aussi appelés Pasdaran), milice idéologique du nouveau régime, ainsi que les Basij, un mouvement de masse dont les jeunes membres avaient été préparés à mourir en martyrs pour le nouveau régime. Ahmadinejad aurait été instructeur au sein de l'organisation des Basij selon Hussein Hassan ou Matthias Küntzel. Selon la biographie officielle du président, il aurait servi pour les Basij au front et dans différentes unités du génie au cours de la guerre Iran-Irak. |
En 1986, Ahmadinejad se porte volontaire pour faire partie des forces spéciales
des gardiens de la révolution. Il a alors un poste d'officier à la garnison
de Ramazan, stationnée à proximité de Kermanshah. Cette garnison était chargée
des « opérations extra-territoriales » des Gardiens de la révolution, et plusieurs
rapports suggèrent qu'Ahmadinejad était alors chargé de l'élimination de dissidents
en Iran et à l'étranger, participant à des opérations secrètes dans la région
de Kirkuk (Irak), et à des tortures ou des exécutions à la prison d'Evin à Téhéran.
Ahmadinejad devient ensuite un des officiers supérieurs de l'unité d'élite Qods
au sein des Pasdaran. Selon certains rapports, il a dirigé plusieurs assassinats
politiques au Moyen-Orient et en Europe, dont celui du leader kurde Abdurrahman
Qassemlou à Vienne en juillet 1989.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahmoud_Ahmadinejad
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Février 1987 : violents affrontements entre milices druzes et chiites à Beyrouth-Ouest. Déploiement de 8 000 soldats syriens. Juin 1987 : le Premier ministre Libanais Rachid Karamé est tué dans un attentat. Il est remplacé par Salim Hoss. |
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L’Iran accepte de respecter le cessez-le-feu exigé par la résolution 598 du conseil de sécurité de l’ONU le 20 juillet 1987. |
Mai 1988 : les combats dans la banlieue sud de Beyrouth entre milices chiites Amal et Hezbollah (créée en 1982 au Sud Liban, à la suite de l'invasion israélienne) font 600 morts en 2 semaines. L'armée syrienne s'interpose.
Août 1988 : l'élection présidentielle au Liban est reportée, le quorum n'étant pas atteint. Le président Gemayel n'est pas remplacé à la fin de son mandat en septembre. Il désigne le commandant des forces armées, le général Aoun, pour former un gouvernement provisoire. Les musulmans ne le reconnaissent pas, et forment un gouvernement parralèle à Beyrouth Ouest, dirigé par Salim Hoss.
Jusqu'en 1988, l'Iran et l'Irak sont plongés dans une guerre longue et sanglante et finalement sans beaucoup de résultats. Car sur tous ses objectifs, Saddam Hussein connaît un échec relatif, malgré l'aide massive apportée par l'Union soviétique, la France, les États-Unis dans une moindre mesure et les Émirats arabes, qui redoutent avant toute chose la victoire iranienne et l'instauration en Irak d'un régime islamiste et chiite, alors que Saddam Hussein est laïc et sunnite. Au terme de huit années de guerre, l'Irak réussit à prendre pied sur la rive iranienne du Chatt-el-Arab, mais au prix d'un million de morts et de sa jeunesse sacrifiée. Durant ce conflit, l'Irak utilise massivement et systématiquement des gaz lacrymogènes (1982), puis des armes chimiques mortelles, interdites d'emploi par de nombreux traités internationaux, comme des vésicants et des neurotoxiques à partir de 1983.
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Le Massacre des Kurdes par Saddam Hussein |
L'opération Al-Anfal se déclina en une série de 6 opérations visant 6 régions
différentes du Kurdistan. Ainsi, le "Premier Anfal" qui ciblait les régions
de Sergalou et Bergalou a eu lieu entre le 23 février et le 19 mars 1988, tandis
que le sixième Anfal, dit "Anfal final", qui ciblait la région du Badinan, se
déroula du 25 août au 6 septembre 1988. Ali Hassan al-Majid, dit « Ali le Chimique
», a reconnu, lors de son procès, avoir ordonné à l'armée d'exécuter tous les
Kurdes qui ignoreraient l'ordre d'évacuation de leurs villages.
L'opération Al-Anfal aurait abouti à la disparition d'environ 182 000 Kurdes9(une
des opérations d'Al-Anfal aurait « provoqué l’exode vers la Turquie de près
de 100 000 civils », selon Kendal Nezan, qui écrit aussi qu'il y aurait eu 400
000 morts en quinze ans, sans que l'on sache ce que ces chiffres recouvrent).
Le Tribunal spécial irakien a jugé Ali Hassan al-Majid coupable du massacre
de 182 000 Kurdes. Le 24 juin 2007 Ali Hassan al-Majid, surnommé « Ali le Chimique
», et deux autres anciens hauts dignitaires du régime de Saddam Hussein ont
été condamnés à la peine de mort par pendaison pour le génocide commis contre
les Kurdes au cours de cette opération Anfal. L'ONG américaine Human Rights
Watch estime quant à elle qu'il aurait eu environ 100 000 "Kurdes non combattants"
tués au cours de cette opération, selon un enquête effectuée et publiée dans
les années 1990. En décembre 2005, une cour de La Haye a qualifié cette campagne
de « génocide » lors du procès d'un industriel ayant exporté des produits chimiques
vers l'Irak de Saddam Hussein.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dictature_de_Saddam_Hussein#Le_massacre_des_Kurdes
1989 Aux Comores, assassinat d'Ahmed Abdallah
7 2 1989 La Mauritanie adhère par le traité de Marrakech à lUnion du Maghreb Arabe
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Mars 1989 : Michel Aoun lance une "guerre de libération" contre les 33 000 soldats syriens présents au Liban. |
21 5 1989 L'Egypte réintègre la Ligue Arabe
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Après la mort de Khomeini le 3 juin 1989, l’assemblée des experts choisit le président sortant, Ali Khamenei comme Guide de la révolution. La constitution est modifiée suite à son arrivée au pouvoir. |
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La fin de 15 ans de guerre civile au Liban : Accords de Taef |
Octobre 1989 : Liban signature des Accords de Taef qui établissent un nouvel équilibre entre les communautés, prévoient la dissolution des milices, le renforcement des pouvoirs du Premier ministre et la formation d'un gouvernement d'union nationale. La Syrie maintient plus de 40 000 soldats au Liban.
Novembre 1989 : René Moawad est élu président du Liban par les signataires des accords de Taef le 5, et assassiné le 22. Salim Hoss devient Premier ministre et le général Emile Lahoud succède à Michel Aoun en tant que chef des forces armées. Cet accord entérine la tutelle syrienne sur le Liban ; celle-ci est confirmée en mai 1991 par un traité de fraternité et de coopération entre les deux pays.
Janvier-mars 1990 : la guerre pour le contrôle du "Pays chrétien" entre partisans du général Aoun et Forces Libanaises de Samir Geagea fait plusieurs milliers de morts. Aoun se réfugie à l'ambassade de France. Il partira en exil en France en 1991. La guerre civile libanaise a fait plus de 140 000 morts en 15 ans.
![]() Ali Abdullah Saleh |
Le 22 mai 1990 : Réunification du Yémen la République arabe du Yémen (Yémen du Nord) et la République démocratique
populaire du Yémen (Yémen du Sud) ont fusionné pour former un seul État,
la République du Yémen. La même année, le Yémen soutient l'Irak durant
la première Guerre du Golfe (1990-1991), sans pour autant valider son
annexion du Koweït, ce qui lui vaut des représailles de la part des États-Unis
: la monnaie est attaquée et fortement dévaluée, l'Arabie saoudite suit
l'allié américain et expulse du royaume le million de travailleurs yéménites
privant des millions de familles de ressources. Ali Abdullah Saleh, né le 21 mars 1942, est président de la République arabe du Yémen (Yémen du Nord) de 1978 à 1990, puis président de la République du Yémen depuis 1990. |
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Saddam Hussein guerre Iran Irak
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2 8 1990 L'Irak envahit le Koweït |
En 1990, Saddam Hussein décide l'invasion du Koweït. Dans un premiers temps, l'ambassadeur des États-Unis transmet que « les États-Unis n'ont pas d'opinions sur la question [d'une invasion du Koweït] », ce qui équivaut à un agrément par tolérance en langage diplomatique. Saddam Hussein envahit donc le Koweït. Les États-Unis réévaluent la situation, puis affichent leur opposition à cette annexion.
Lors d'une séance à l'ONU, les États-Unis plaident en faveur d'une intervention armée tandis qu'« une jeune femme koweïtienne en larmes raconte les cruautés des armées irakiennes : viols de femmes, exécutions sommaires, vol de couveuses dans les hôpitaux (ce qui condamne les enfants prématurés). L'ONU approuve la guerre du Golfe (1990-1991)
L'opération Bouclier du désert déclenchée le 6 août pour protéger l'Arabie saoudite d'une éventuelle attaque irakienne
, qui se termine par une défaite de l'Irak. Cependant, les forces de la coalition préfèrent « contenir » le régime irakien, plutôt que de risquer de déstabiliser le golfe Persique. Ainsi, les armées coalisées prennent le contrôle du nord et du sud de l'Irak, mais ne poussent pas leur avantage militaire jusqu'à Bagdad. Saddam Hussein reste au pouvoir et mate une rébellion, les coalisés n'agissant pas. L'ordre est rétabli dans le centre de l'Irak sous le contrôle de Saddam.
Le 15 août 1990, Saddam Hussein accepte de revenir aux accords d’Alger de 1975 : retour à un statu quo.
Le 6 septembre , prés de 100 000 militaires de la coalition sont installés dans les États de la péninsule arabique.
Le 8 novembre, ce sont 140 000 militaires, des centaines d'avions militaires de tout types et des dizaines de navires de guerre qui sont sur zone.
On ne s’étendra pas sur les mensonges de la guerre du Golfe en 1991, largement
analysés et demeurés dans les mémoires comme des paradigmes du bourrage de crâne
moderne. Des informations constamment répétées - comme « L’Irak, quatrième armée
du monde », « le pillage des couveuses de la maternité de Koweït », « la ligne
défensive inexpugnable », « les frappes chirurgicales », « l’efficacité des
Patriot », etc. - se révélèrent totalement fausses.
http://www.monde-diplomatique.fr/2003/07/RAMONET/10193
Pendant la Guerre du Golfe en 1991, l'Iran reste neutre (il permet toutefois à l’aviation irakienne de se poser en Iran et aux réfugiés irakiens de pénétrer son territoire). La révolution et la guerre avec l’Irak ont beaucoup pesé sur l’économie du pays, ce qui conduit des pragmatiques comme Hachemi Rafsandjani à devenir président en 1989 puis 1993.
16 janvier- fin février opération tempête du désert:
une coalition de 34 États, soutenue par l'Organisation des Nations unies envahit
l'Iraq et libère le Koweit. Environ 400 000 militaires des forces armées
des États-Unis, 100 000 de l'armée saoudienne, 28000 de l'armée britannique,
21000 Syrien, 19000 de l'armée Égyptienne, 18000 de l'armée française et des
forces de dizaines d'autres nations étaient sur place.
La Tempête du désert verra à partir du 24 février , quatre jours d'une
offensive terrestre balayant l'armée irakienne.
bilan: 100 000 morts iraquiens selon la Coalition, 20 000 morts et 60 000 blessés
selon l'Iraq, entre 3 000 et 5 000 morts et entre 8 000 et 15 000 blessés selon
plusieurs experts. 175 000 prisonniers de guerre annoncés à la fin du conflit,
chiffre réévalué à 86 000 dont 2 500 blessés. 139 avions (plus 114 réfugiés
en Iran), 8 hélicoptères, 74 bateaux, 2 089 chars, 856 véhicules de transport,
2 140 pièces d'artillerie.
les pertes alliées au combat comprenaient 240 morts et 776 blessés, qu'il convient
d'additionner avec les 138 soldats tués et 2 978 blessés hors combat, dans divers
accidents, depuis l'opération "bouclier du désert" ; 41 militaires
alliés étaient par ailleurs prisonniers des Irakiens.
L'engagement de la Syrie dans la coalition occidentale contre l'Iraq lors de la guerre du Golfe lui permet d'obtenir carte blanche au pays du Cèdre et de maintenir son rôle d'acteur incontournable des négociations de paix dans la région.
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28 2 1991 L'Irak se retire du Koweït : fin de la guerre du Golfe |
Mai 1991 : signature d'un Traité d'amitié entre le Liban et la Syrie, qui consacre le rôle prépondérant de Damas.
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1991 Proclamation en Jordanie de la Charte Nationale qui consacre le pluralisme politique |
1991 L'Oman signe un accord frontalier avec le Yémen
1992 Une nouvelle Constitution aux Comores fut approuvée par référendum
1992 Hassan Gouled accepta le multipartisme à Djibouti
août 1992 : Les négociations israélo-syriennes s'engagent en août 1992. Pour le régime syrien, il s'agit de « contenir » Israël dans ses frontières d'avant 1967, ce qui implique le retour du plateau du Golan sous souveraineté et contrôle syriens, la disparition de la zone de sécurité occupée par Israël au Sud-Liban et le rétablissement des droits nationaux des Palestiniens.
5 10 1992 Des élections législatives se tiennent au Koweït
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Octobre 1992 : le milliardaire Rafic Hariri est nommé Premier ministre du Liban. Elections législatives partiellement boycottées par les chrétiens (taux de participation de 20%). |
janvier 1994 Le sommet Asaad-Clinton à Genève permet de renouer le dialogue entre la Syrie et Israël; les chefs d'état-major des deux pays se rencontrent à Washington (juin 1995) afin de tenter de rapprocher leurs positions sur les problèmes de sécurité liés à un éventuel retrait israélien du Golan, mais aucun accord formel n'est conclu et discussions s'achèvent en février 1996.
de mai à juillet 1994 : guerre civile au Yemen
26 octobre 1994 La Jordanie signe un traité de paix avec Israel
10 novembre 1994 L'Irak reconnaît le Koweït
1995 Le mercenaire français «Bob» Denard tenta un nouveau coup d'État, qui fut mis en échec par l'armée française
Le contentieux frontalier entre le Yemen etl’Arabie saoudite, portant sur des zones pétrolifères et aquifères, connaît un regain de tension en janvier 1995, mais le conflit armé est évité. Le renoncement yéménite sur les provinces perdues au profit de l’Arabie saoudite, en 1934, Asir, Najran et Jizan, est officialisé à La Mecque en février 1995.
1996 Mohamed Taki Abdoulkarim accède à la présidence de la République des Comores
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février 1996 Après la signature d'un accord de coopération militaire israélo-turc, dénoncé par Damas comme étant une tentative d'encerclement, la Syrie redoute à nouveau d'être isolée. Les relations se dégradent avec Ankara, alors que des contentieux anciens existent entre les deux pays, notamment le problème de la répartition des eaux de l'Euphrate et surtout l'asile accordé par la Syrie au parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), engagé depuis 1984 dans une rébellion armée contre la Turquie. |
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Avril 1996 : "Raisins de la colère" |
à la suite de tirs de roquette du Hezbollah contre le nord d'Israël, le Premier
ministre israélien, Shimon Pérès, lance en représailles l'opération "Raisins
de la colère".
102 civils réfugiés dans un camp de l'ONU au Sud-Liban sont tués par des bombes
israéliennes. Création d'un Comité de surveillance tripartite (libanais, syrien
et israélien), sous la présidence alternée des Etats-Unis et de la France: Israël
et le Hezbollah s'engagent à s'abstenir de viser des cibles civiles de part
et d'autre de la frontière israélo-libanaise et de tirer à partir de zones habitées.
la tension monte à nouveau en octobre 1998 entre la Syrie et la Turquie, mais un nouvel accord est finalement signé, par lequel Damas s'engage à cesser son soutien au PKK et à interdire l'entrée sur son territoire de son chef Abdullah Öcalan (arrêté au Kenya en février 1999).
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Octobre 1998 : Liban : le parlement élit le commandant en chef de l'armée, Emile Lahoud, au poste de président de la République. Un mois plus tard, celui-ci évince Rafic Hariri du poste de Premier ministre et nomme Salim Hoss à sa place. |
1999 Le candidat du parti au pouvoir à Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, remporte
l'élection présidentielle
aucune négociation n'a lieu entre la Syrie et Israël sous le gouvernement nationaliste
de Benyamin Netanyahou, qui refuse de prendre à son compte les engagements de
son prédécesseur Yitzhak Rabin. À la faveur du retour des travaillistes dans
l'État hébreu (juin 1999), les pourparlers israélo-syriens reprennent en décembre
aux États-Unis mais sont repoussés sine die dès janvier 2000. Fin mai, le retrait
de l'armée israélienne du Liban-Sud ôte à la Syrie un atout important dans sa
stratégie pour récupérer le Golan, Damas ayant longtemps escompté troquer la
garantie pour Israël d'une frontière sécurisée avec le Liban contre ses territoires
perdus en 1967. Par ailleurs, la Syrie apparaît désormais comme la seule puissance
occupante au Liban.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682
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5 mars 1999 : le gouvernement israélien approuve la proposition du Premier ministre, Ehud Barak, de retrait unilatéral des troupes israéliennes du Sud-Liban, avant juillet 2000. |
En septembre 1999, Ali Abdullah Saleh, président sortant du Yemen, remporte la première élection présidentielle au suffrage universel, avec plus de 96 % des voix, à l’issue d’un scrutin boycotté par une partie de l'opposition.
![]() Bachar Al-Assad |
10 juin 2000 : Bachar Al-Assad Peu après le décès de son père le 10 juin, Bachar est prestement intronisé
: propulsé à la tête des forces armées puis proclamé dirigeant du Baath,
il est élu président de la République (l'âge d'éligibilité a été ramené
de 40 à 34 ans, l'âge de Bachar). Plébiscité le 10 juillet par un référendum
populaire (97,2 % des voix), le nouveau chef de l'État prête serment le
17 devant le Parlement pour une durée de sept ans. septembre 2000 : Le « printemps de Damas » L'arrivée au pouvoir de Bachar est suivie d'une ouverture politique aussi
timide que brève. Le « printemps de Damas », lancé en septembre 2000 par
des artistes et intellectuels réclamant le respect des libertés civiques
et politiques essentielles, permet l'amnistie de quelque 600 prisonniers
politiques (dont des Frères musulmans, des membres de la Ligue d'action
communiste et des baassistes pro-irakiens), la fermeture de la vieille
prison de Mezzé à Damas, la reparution après plus de 50 ans d'absence
de la Voix du peuple, le journal du parti communiste syrien, et le gel
de la loi martiale en vigueur depuis 1963. |
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27 août-3 septembre 2000: le résultat des élections législatives au Liban constitue un camouflet pour le Premier ministre Salim Hoss. Ce scrutin marque le retour de son prédécesseur, Rafic Hariri. |
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Dès février 2001 la reprise en main se fait brutale et sèche en Syrie . Jugés coupables de déstabiliser le régime, des opposants (dont Kamal Labouani, fondateur du Rassemblement libéral démocratique) sont arrêtés. Les technocrates, formés à l'étranger et arrivés au pouvoir avec Bachar, sont écartés au profit du clan familial sur lequel s'appuie le président : son frère cadet Maher al-Asad, responsable dans l'armée, et son beau-frère Assef Chawkat, qui contrôle les services de renseignements. Hormis l'instauration du secret bancaire et l'autorisation de créer des banques privées (avril 2001), les réformes économiques, régulièrement annoncées, tardent à venir. |
Juin 2001: retrait partiel des troupes syriennes de Beyrouth et de ses environs. En vertu de l'accord de Taëf (1989) qui a mis fin à la guerre civile, l'armée syrienne aurait du se retirer de Beyrouth vers la plaine de la Békaa en 1992.
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2001 : Le 11 septembre,
4 avions de lignes intérieures américaines sont détournés par des terroristes
islamistes.
2 d'entre eux percutent les tours du World trade center, qui s'écroulent peu
après faisant environ 6000 victimes.
1 avion percute le pentagone et 1 s'écrase aux environs de Pittsburgh. Le monde
entier est sous le choc.
Novembre 2001: les Etats-Unis rendent publique une liste de groupes terroristes incluant le Hezbollah et demandent à Beyrouth de geler ses avoirs. Le gouvernement libanais, qui considère le Hezbollah comme une organisation de résistance, rejette cette demande.
24 janvier 2002 : l'ex-chef de guerre chrétien Elie Hobeika est tué dans un attentat à la voiture piégée près de Beyrouth. Il était considéré comme l'un des responsables des massacres de Sabra et Chatila.
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2003
|
5 février . Colin Powell secrétaire
d'état américain en pleine réunion du conseil de sécurité
de l'ONU exhibe une petite fiole blanche censée contenir de l'anthrax
fabriqué en Irak ! ça se passe à 1min 43 secondes ici : http://www.ina.fr/politique/politique-internationale/video/2205136001007/discours-de-colin-powell-devant-l-onu.fr.html " Mes collègues, chacune des déclarations que je fais aujourd’hui s’appuie sur des sources, des sources solides. Ce ne sont pas des assertions ", affirme Colin Powell dans l’introduction de son rapport-réquisitoire présenté devant le Conseil de sécurité de l’ONU le 5 février 2003. Le film des preuves irréfutables va se dérouler sur les écrans inaugurant le plus grand show mondial de la superpuissance de l’intox. Car évidemment tout était bidon ! pour ceux qui ont des doutes une recherche google avec [colin powell anthrax mensonge] fournira des dizaines de sources pour confirmer. dès le 6 février 2003 Chirac lui même se démarque et toute l'union européenne condamne la France. |
Selon Mme Jane Harman, représentante démocrate de Californie, nous serions en présence de « la plus grande manœuvre d’intoxication de tous les temps». Dans un entretien au magazine Vanity Fair, publié le 30 mai, M. Wolfowitz a reconnu le mensonge d’Etat. Il a avoué que la décision de mettre en avant la menace des ADM pour justifier une guerre préventive contre l’Irak avait été adoptée « pour des raisons bureaucratiques ». « Nous nous sommes entendus sur un point, a-t-il précisé, les armes de destruction massive, parce que c’était le seul argument sur lequel tout le monde pouvait tomber d’accord»
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15 février 2003 : Au moins 10 millions de personnes défilent dans plus de 600 villes du monde contre la guerre d'Irak. |
Le 20 mars 2003, les États-Unis et leurs alliés (principalement le Royaume-Uni) attaquent l'Irak et le régime de Saddam Hussein et le renversent lors d'une guerre éclair (mars-avril 2003).
20 mars 2003 : débuts des bombardements aériens des États-Unis
et du Royaume-Uni sur l'Irak. Invasion et occupation de l'Irak par une coalition
: États-Unis, Royaume-Uni, Australie et Pologne.
au prétexte de la présence d'armes de destruction massives qui
n'ont jamais été trouvées.(L'irak et l'Afghanistan
sont les 2 plus grosses réserves de pétrole au monde).en mars
49 pays font partie de cette coalition.
9 avril 2003 mise en scène du déboulonnage de la statue
de Saddam Hussein par l’organe britanno-états-unien de guerre psychologique
http://www.dailymotion.com/video/x3hlmx_manipulation-sur-la-chute-de-la-sta_events
La chute de Bagdad, le 9 avril 2003, marque la fin officielle du régime baasiste en Irak et l'entrée dans la clandestinité de Saddam Hussein et de nombreux responsables baasistes, bien que certain d'entre eux, tel Tarek Aziz, se soient volontairement livrés aux forces d’occupation.
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La carte suivante est fondamentale pour comprendre à quel stade on se trouve après la chute de l'Irak, il ne reste plus que 2 pays réellement hostiles à l'égard des USA la région, L'Iran et la Syrie. On peut voir sur la carte les bases militaires de l'OTAN c'est à dire les positions américaines: première guerre du Golfe : L'OTAN installe des bases militaires en Arabie Saoudite attentats de 2001: guerre en Afghanistan : L'OTAN installe des bases militaires au Pakistan au turkmenistan et en Afghanistan deuxième guerre du Golfe: L'OTAN installe des bases militaires en Irak les autres pays sont alignés sur l'OTAN donc pro USA Il reste une petite pointe entre la Turquie et l'Irak, c'est la Syrie si on regarde la carte plus largement il est intéressant aussi de regarder Israël et le Liban. La donc également passablement entourée de pays pro américains. En clair il ne reste plus que L'Iran et la Syrie à faire tomber et toute la région tombe sous l'hégémonie de l'OTAN. Nul doute que comme à l'habitude, les USA vont tenter de déstabiliser ces 2 pyas de l'intérieur et si ça échoue, ils interviendront militairement. |
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septembre 2003 : Syrie : Sur les 31 membres du nouveau gouvernement formé en septembre 2003 avec pour principal objectif de réformer une administration bureaucratique minée par la corruption,18 sont issus du Baath et détiennent les postes clés. |
2004 Yemen
Au début du XXIe siècle, le gouvernement doit faire face à des mouvements rebelles
islamistes, en particulier des Jeunes Croyants. En 2004, les affrontements près
de la frontière avec l'Arabie saoudite ont fait environ 400 morts. Depuis 2004,
le Yémen est aussi confronté à une rébellion armée de la minorité chiite zaïdite
dans la province de Sa'dah (nord-ouest), qui ne reconnait pas le régime du président
Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1990.
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28 avril 2004: La presse révèle la pratique de tortures et d'humiliations dans les prisons irakiennes du fait de soldats américains. Publication de photos de la prison d'Abu Ghraib qui font scandale. Guantanamo : 5 experts de l'ONU
dénoncent la torture et demandent la fermeture du centre de détention: |
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20 octobre 2004 : Liban démission de Rafic Hariri. Le député pro-syrien Omar Karamé forme un nouveau gouvernement. 13 décembre 2004: Liban pour la première fois depuis 1975, tous les partis de l'opposition lancent un programme commun dénonçant la tutelle syrienne. |
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Après plusieurs mois passés dans la clandestinité, Saddam Hussein est arrêté dans une cave par l'armée américaine à Tikrit dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003. |
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Maghreb
empire byzantin croisades
Petra Mahomet L'Hégire
conquetes
Omeyyades Abassides Fatimides
Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides
Mamelouks Ottomans
guerres israelo arabes
le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate
Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes Accords de Taef Guerre
du Golfe
Bashar El Assad deuxième guerre du Golfe
Ahmadinejad Révolution Verte
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14 février 2005 : Rafic Hariri est tué à Beyrouth, dans un attentat à l'explosif qui fait 18 morts.
Le lendemain, le Conseil de sécurité de l'ONU demande à Kofi Annan un rapport sur les circonstances de la mort de l'ancien Premier ministre et réclame le retrait des troupes syriennes du Liban. |
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23 février 2005 : plus de deux cents personnalités syriennes appellent, dans une lettre ouverte, le président Bachar al-Assad à retirer l'armée syrienne du Liban. 3 avril 2005 : la Syrie et l'ONU parviennent à un accord sur le retrait de toutes les troupes syriennes déployées au Liban avant le 30 avril. |
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26 avril 2005: le départ des derniers soldats syriens marque la fin officielle de la présence de Damas au Liban. |
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juin 2005 Le Xe Congrès du Baath confirme la mainmise du parti sur l'ensemble des institutions syriennes : l'état d'urgence est maintenu, la plupart des membres de la vieille garde héritée de Hafiz al-Asad est mise à l'écart, les formations de l'opposition – Frères musulmans et partis nationalistes kurdes – demeurent illégales, et les réformes, superficielles. |
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président de la République islamique d'Iran depuis le 3 août 2005 |
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1er septembre 2005 : le procureur général engage des poursuites judiciaires contre le chef de la garde présidentielle libanaise et trois anciens officiers liés, selon l'enquête, à l'assassinat de Rafic Hariri. |
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20 octobre 2005: publication d'un rapport de la commission d'enquête de l'ONU, dirigée par le juge allemand Detlev Mehlis, qui met en cause la Syrie dans l'assassinat de Rafic Hariri. |
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12 Juillet 2006: Israël lance une vaste offensive aérienne et maritime sur le Liban, après l'enlèvement à sa frontière de deux soldats et la mort de huit autres. L'opération a été revendiquée par le Hezbollah. Israël bombarde Beyrouth et le Liban-Sud, causant de graves dommages aux infrastructures. Le Hezbollah riposte par des tirs de roquette sur le nord d'Israël. Israël impose un blocus aérien et maritime au le Liban. 14 août 2006 : entrée en vigueur de la cessation d'hostilités entre Israël et le Hezbollah. En un mois, la guerre a fait près de 1200 morts et 900 000 déplacés au Liban; 150 morts et 400 000 déplacés en Israël. |
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21 novembre 2006 : Pierre Gemayel, ministre de l'Industrie, est assassiné par balles à Beyrouth. |
En 2006, la Syrie décide de rétablir des relations diplomatiques avec l'Iraq (rompues en 1982 à l'initiative de Bagdad, reprises en 2001 au niveau des chargés d'affaires, elles avaient à nouveau été distendues après l'invasion de l'Iraq par les États-Unis et le Royaume-Uni en 2003). Le réchauffement entre les deux pays se concrétise par la signature d'une série d'accords économiques (réouverture de l'oléoduc de Kirkuk vers le port syrien de Banias) en 2007. Damas, régulièrement accusé avec Téhéran par l'Arabie saoudite, l'Égypte et la Jordanie de mettre en œuvre d'importantes capacités de déstabilisation au Liban, en Palestine et en Iraq, retourne l'accusation en traitant ses détracteurs d'instruments de la politique américaine.
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30 décembre 2006 Saddam Hussein est
éxécuté par pendaison, cette éxécution
est filmée à l'aide d'un téléphone portable.
Selon le figaro, sur Internet, ":le podium des termes les plus recherchés
sont « Saddam », « Saddam Hussein » et « Saddam Execution Video »". Il n'y a toujours pas d'arme de destruction massive en Irak! |
L'éxécution
de Saddam Hussein par Pauleta_60
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Janvier 2007 : Liban : l'opposition déclenche une grève générale qui dégénère en affrontements entre chiites et sunnites dans les quartiers musulmans de la capitale. |
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Avril 2007 : Syrie Les élections législatives d'avril 2007, marquées par une abstention massive, permettent au Baath de conserver son emprise sur le Parlement où il contrôle désormais 172 des 250 sièges. L'opposition, durement frappée par une série de condamnations, boycotte le référendum présidentiel du 27 mai, à l'issue duquel Bachar al-Asad est reconduit avec 97,6 % de votes favorables à la présidence syrienne. |
mai 2007 : de violents combats éclatent entre l'armée libanaise et le Fatah al-Islam, une milice islamiste retranchée dans un camp de réfugiés palestiniens à Tripoli, dans le Nord du pays. L'armée ne reprend le contrôle du camp, en ruines, qu'en septembre. La bataille a fait près de 400 morts. Une partie des miliciens serait parvenue à s'échapper.
12 février 2008 : assassinat, à Damas (Syrie) d'Imad Moughnieh, chef de la sécurité du Hezbollah, recherché par Interpol pour des attentats et des enlèvements depuis 20 ans.
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Début mai 2008 : Liban : des affrontements meurtriers éclatent entre la majorité et l'opposition, à la suite du limogeage du chef des services de sécurité de l'aéroport, un officier chiite prosyrien et de la mise hors la loi du réseau de télécommunications du Hezbollah. Les chiites lancent une campagne de désobéissance civile. A Beyrouth, le mouvement dégénère en bataille de rue et le Hezbollah prend le contrôle des quartiers ouest de la ville; les combats, qui font plus de 60 victimes, s'étendent à Tripoli et dans le Chouf. Le 14 mai, le gouvernement annule les deux décisions prises à l'encontre du Hezbollah. Grâce à une médiation de la Ligue arabe et du Qatar, un accord est conclu à Doha prévoyant l'élection immédiate du président de la République, la formation d'un gouvernement d'union nationale et la levée du sit-in installé par l'opposition depuis fin 2006 dans le centre de Beyrouth. |
Juillet-août 2008 : nouveaux affrontements meurtriers intercommunautaires à Tripoli.
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Samedi 27 décembre 2008 Israël lance L'opération "PLOMB DURCI" sur Gaza. |
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13 juillet 2008 A Paris, à l'occasion du sommet euro-méditerranéen, le président français reçoit son homologue égyptien Hosni Moubarak, alors en place depuis 26 ans et qui sera renversé par le peuple moins de 3 ans plus tard, ainsi que son homologue syrien Bachar al-Assad. |
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29 avril 2009 : le Tribunal spécial pour le Liban ordonne la remise en liberté de quatre officiers supérieurs, détenus depuis août 2005 dans le cadre de l'enquête sur l'attentat perpétré contre l'ex-premier ministre Rafic Hariri. |
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2009 Elections contestées en Iran et Révolution verte. |
![]() Neda Agha-Soltan |
Mahmoud Ahmadinejad réélu le 12 juin 2009 pour un second mandat à l'issue d'un scrutin à la régularité fortement contestée L'élection présidentielle iranienne de 2009 est marquée par la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, ce qui donne lieu à des manifestations de masse d'opposition, probablement les plus importantes depuis la Révolution de 1979. Ces manifestations pacifiques sont réprimées avec violence par le pouvoir islamique : même si leur nombre exact est encore inconnu à ce jour, des centaines de manifestants auraient été tués à l'instar de Neda Agha-Soltan par les milices pro-gouvernementales Bassiji ou les policiers antiémeutes faisant aussi de nombreux blessés, et plus de deux mille arrestations auraient été opérées selon Amnesty International. Neda la figure emblématique de la répression en Iran Neda Agha-Soltan est morte le 20 juin 2009. C'était une jeune femme iranienne tuée par balle au cours d'une des manifestations de protestation. Un membre de la milice paramilitaire Bassidji est probablement à l'origine du tir mortel. Son agonie en pleine rue a été filmée par des personnes présentes autour d'elle dans la manifestation. La vidéo, encore non authentifiée, rapidement postée sur Internet a été largement diffusée sur les sites de vidéos en ligne et reprise par la plupart des réseaux sociaux d'Internet. Neda est dès lors devenue la figure emblématique des manifestants à travers le monde entier, donnant un visage et un nom aux victimes, qui, selon la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, se comptent par milliers (des dizaines de morts, des centaines de blessés, et plus de deux mille prisonniers), parmi les opposants au régime de Ali Khamenei et à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. |
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9 juillet : TEHERAN - Certains sont emprisonnés, d'autres sont morts.
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une enquête de Aacitoyen sur le forum d'arrêt sur images : révolution téléguidée ? Probablement. par les USA. Mais la répression est bien réelle C’est le dernier grand pays de cette région à ne pas avoir de base militaire américaine sur son territoire, il est encerclé. De plus, l’Iran tente de créer une bourse pétrolière indépendante du dollar, tout comme Sadam Hussein l’avait tenté et en a subi les conséquences. C’est pourquoi l’Iran, et Ahmanidejad en particulier, sont les cibles des puissances occidentales qui organisent et financent ce mouvement d'insurrection basé sur la contestation des élections. Il ne s’agit pas d’un délire lié à la théorie du complot, le programme n’est pas secret, il est officiel et publié dans les journaux respectables qui ont eu accès aux documents officiels, par exemple : « Des subventions U.S. financent les dissidents Iraniens » http://www.usatoday.com/news/washington/2009-06-25-iran-money_N.htm?csp=34 Le document officiel : « Rapport USAID sur le financement de la société civile et de l’état de droit en Iran » http://www.usatoday.com/news/pdf/usaid.pdf C'est en anglais, en résumé il est dit : Les déclarations de Barack Obama sur la non-ingérence sont contredites par l'existence d'un rapport sur le financement des dissidents Iraniens émanant du USAID qui prévoit un budget de 20 millions de $ pour promouvoir trois objectifs : * renforcer l'organisation de la société civile et des groupes de pressions.
Ce programme n'est qu'une goutte d'eau puisque pour l'année 2007, c'est 400 millions de $ qui sont prévus pour déstabiliser l'Iran : « Les U.S. approuvent 400 millions de dollars pour des opérations secrètes contre l’Iran » http://www.france24.com/en/20080701-us-funding-secret-ops-against-iran-us-iran Et ces 400 millions de dollars ne sont que la partie apparente de l’iceberg, l’essentiel du budget concernant le renseignement et les opérations secretes n’est pas connu dans le détail, nous avons exceptionnellement cette année une information sur le budget global : 75 milliards de dollards, cela représente plus de mille dollars par français ! http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=1762 Et je ne parle même pas des 2300 millards dont le pentagone a perdu la trace, scandale annoncé par Donald Rumsfeld la veille du 11 septembre 2001. http://www.livevideo.com/video/rclark23/17B18311AE87446F82E957494CC8BAF1/rumsfeld-admits-2-3-trillion-.aspx En fait, cette opération est ce que l'on appelle une révolution colorée, ou révolution de velours, une vidéo de canal+ explique tout ça en détails, on y voit comment ont été organisées et financées les révolutions colorées qui ont permis de renverser les gouvernements des anciens pays de l'Est en profitant de la contestation d'une élection. C’est une vidéo absolument indispensable à voir et à revoir, sinon il n’est pas possible de comprendre ce qu’il se passe en Iran : http://www.youtube.com/watch?v=RJV1NzgHuPM Titre : "États-Unis à la Conquête de l'Est" reportage réalisé par Manon LOIZEAU (durée : 1 h ) Résumé : La Serbie en 2000, la Géorgie en 2003, l 'Ukraine en 2004, le Kirghiztan en 2005. Quatre révolutions "spontanées" qui, en quelques jours ou quelques heures, balaient des régimes autocratiques, supposés indéboulonnables, toujours issus de l'ancien régime soviétique et alliés de Moscou. À chaque fois le scénario semble se répéter. Des mouvements de jeunes bien organisés surgissent de nulle part. Le peuple crie au trucage des élections et descend dans la rue. Des couleurs symboliques et des slogans marketés remplacent la violence et les armes. Et les gouvernements s'écroulent. Derrière ces révolutions d'un genre nouveau, il y a des techniques et des réseaux communs, des acteurs spontanés et d'autres choisis d'avance, des fantassins et des chefs d'orchestre de l'ombre. Il y a aussi et surtout une stratégie et des financements - américains - dont la piste remonte jusqu'au plus haut niveau du pouvoir à Washington. À travers le décryptage des révolutions géorgienne et ukrainienne, à travers l'immersion en temps réel - avant, pendant et après - dans la révolution kirghize, de Bichkek à Washington, ce film mène l'enquête dans les coulisses de ces "révolutions démocratiques" et révèle le dessous des cartes de cette conquête de l'Est par les Etats-Unis. La question de savoir si les résultats sont frauduleux est essentielle car elle conditionne la légitimité des manifestations qui conteste le résultat des élections et voudraient mettre Mousavi au pouvoir. Si le résultat des élections est falsifié au point d’inverser le résultat, les manifestations sont l’expression du peuple pour faire valoir ses droits démocratiquement exprimés. Dans le cas contraire les manifestations sont l’expression d’une minorité cherchant à renverser un pouvoir démocratiquement élu. Certains peuvent être choqué par le terme « démocratiquement élu » pour une élection présidentielle en Iran alors que chacun sait que les candidats doivent êtres validés par le pouvoir religieux. La réalité est un peu plus nuancée car il y a partage des pouvoirs entre différents responsables, conseils et assemblées et au final personne ne peut s’approprier tous les pouvoirs (voir page wikipédia sur l’Iran). Le président Ahmadinejad n’est pas un religieux, il est élu pour 4 ans, mandat renouvelable une seule fois. Le terme de « république islamique » est donc plus adapté que théocratie ou dictature. Au final, cette élection présidentielle est un réel enjeu, c’est une expression démocratique, on en voit la preuve dans le taux de participation, les passions qui s’expriment, et le caractère incertain du résultat a l’issue d’une campagne où tout le monde a pu s’exprimer. En ce sens, l’Iran fait exception par rapport aux pays du Moyen Orient (Exception faite du Pakistan qui a lui aussi des élections démocratiques mais dont la candidate favorite a été abattue). On voit que sur la ville de Téhéran, Moussavi est largement majoritaire (54,5%). On voit aussi que dans la ville de Shemiranat qui représente le quartier Nord et bourgeois de Téhéran, Moussavi obtient 66% des voix. Il n’est donc pas étonnant que cette population se sente flouée. Tout laisse à penser que l’élection tant espérée de Moussavi est un pur fantasme occidental, et qu’Ahmanidejad n’a pas besoin de fraude pour être réélu avec un score très confortable. Ce fantasme est d’ailleurs purement occidental car la plupart des grands pays comme la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil, ont félicité Ahmanidejad pour son élection. Il faut donc prendre conscience que les manifestants, même s’ils sont nombreux et victimes d’une répression, n’ont aucune légitimité à parler au nom du peuple iranien qui s’est clairement exprimé en faveur d’Ahmanidejad. Soutenir l’idée qu’il y a eu une fraude et des résultats électoraux invraisemblables, c’est militer contre le peuple iranien et contre la démocratie. Le meilleur moyen de connaître l’avis des Iraniens pour départager ces
deux résultats est de faire appel à des sondages d’opinions. Il y en à
27 sur la page wikipédia : « Élection présidentielle iranienne de 2009
». Beaucoup de ces sondages sont peu fiables, mais aucun n’est aussi éloigné
de la réalité que le résultat annoncé par Moussavi, il peut donc être
qualifié d’invraisemblable. Parmi ces sondages, il y a un sondage particulièrement
sérieux fait par un organisme basé à Washington. Un article basé sur ce
sondage est paru dans le Washington Post, il confirme la popularité d’Ahmanidejad
qui obtient 2/3 des intentions de vote au niveau national. L’article donne
le lien vers les résultats complets du sondage, il est traduit par Le
Grand Soir |
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Saddam Hussein guerre Iran Irak
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Ahmadinejad Révolution Verte
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9 novembre 2009 : Liban :après cinq mois d'impasse, Saas hariri annonce la formation d'un gouvernement d'union nationale. |
19-20 novembre 2009 : visite historique de Saad Hariri à Damas. Le premier ministre libanais rencontre Bachar el-Assad, qu'il accusait d'avoir fait tuer son père.
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avril 2010 : assassinat de 12 civils en Irak. Spécialisé depuis trois ans dans la publication anonyme de documents confidentiels, souvent embarrassants pour le pouvoir américain, les banques ou les grandes entreprises, Wikileaks est très connu dans les pays anglo-saxons. Si l'armée avait reconnu la bavure, elle n'avait pas accepté d'en diffuser les images. C'est chose faite, grâce à Wikileaks, qui a créé un site internet dédié pour l'occasion. "WikiLeaks a obtenu cette vidéo ainsi que des documents la validant de plusieurs lanceurs d'alerte ("whistleblowers", littéralement "sonneurs de sifflets", ndlr) militaires, indique le site. Wikileaks a également publié ce rapport de la CIA proposant diverses stratégies pour convaincre les opinions publiques allemande et française du bien-fondé de la guerre en Afghanistan (http://file.wikileaks.org/file/cia-afghanistan.pdf ) En trois ans, de nombreuses fuites avaient déjà ciblé l'armée américaine, dévoilant par exemple ses règles de combat en Irak ou des instructions destinées aux gardiens de Guantanamo. |
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Deux membres du personnel de l'agence Reuters figurent parmi les personnes
abattues par les tirs d'un hélicoptère de l'armée américaine dans les
faubourgs de Bagdad en juillet 2007. Le New York Times expliquait le 13
juillet 2007 que l'armée US confirmait que les deux journalistes de Reuters
(Namir Noor-Eldeen, 22 ans et Saeed Chmagh, 40 ans, le chauffeur) avaient
été tués lors de combats avec des insurgés. Près de trois ans après, diffusée
par le site Wikileaks, une video tournée depuis l'hélicoptère qui a tiré
montre qu'il n'y a pas eu le moindre combat. On peut voir la scène
ici autant le dire il s'agit tout simplement de l'assassinat filmé
d'une douzaine de personnes. L'hélicoptère tire non seulement sur des
civils dont les employés de Reuters, mais aussi sur un véhicule qui vient
chercher les blessés pour les emmener à l'hôpital: http://www.collateralmurder.com/en/index.html Le Pentagone veut acheter tous les exemplaires d'un livre et les détruire pour préserver le secret sur certaines opérations spéciales en Afghanistan. Operation Dark Heart a été écrit par Anthony A. Shaffer, un ancien de la Defense Intelligence Agency qui est lieutenant colonel de réserve. Dans un premier temps, l'armée n'a rien vu de gênant dans le manuscrit, puis cet été, les divers services secrets concernés ont souligné 200 passages qui les inquiètent. Le livre étant déja imprimé, l'armée a demandé que sa diffusion soit bloquée, mais on le trouvait déja sur des librairies en ligne |
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USA, Israel, Venezuela, Iran, bolivie
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Octobre 2010 : le président iranien Mahmoud Ahmadinejad effectue une visite controversée au Liban. Il est chaleureusement accueilli au Sud-Liban. La tension, liée à l'enquête menée par le tribunal de l'ONU sur l'assassinat de Rafic Hariri, est exacerbée par d'éventuelles mises en cause des membres du Hezbollah et par l'émission de mandats d'arrêt en Syrie contre des proches du Premier ministre libanais. |
Le Printemps Arabe
15 Janvier :La révolution du Jasmin : Ben Ali chassé du pouvoir en Tunisie,
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Janvier 2011 : Liban la coalition gouvernementale s'effondre après la démission des ministres du du Hezbollah et des ses alliés, enfonçant le pays dans la crise liée à l'enquête d'un tribunal de l'ONU sur l'assassinat du dirigeant Rafic Hariri. Le 25, le Parlement, après le changement d'alliances de plusieurs partis, apporte son soutien à Najib Mikati, candidat du Hezbollah, au poste de Premier ministre. |
15 Janvier 2011 : début de la révolution au Yemen
![]() Sarkozy et Ali Abdallah Saleh ( Yemen) |
Ali Abdallah Saleh est au pouvoir depuis 1978 donc depuis 33 ans Le mouvement de contestation part de l'université de Sana'a (la capitale). Débutée fin janvier, la contestation ne cesse de s'amplifier en prenant la forme de sit-in et de manifestations massives, la jeunesse révolutionnaire (shabab al-thawra) étant rejointe par les femmes, les chiites, les sunnites, les houthistes, les socialistes, etc. Malgré les dizaines de millions d'armes en circulation dans le pays, et la violente répression, un des mots d'ordre est sulamiya, pacifisme. Les formes d’action sont très variées : sit-in, poésie, théâtre, etc. « Irhal ! » (Dégage ! ), le slogan commun aux révolutions arabes, est adopté progressivement. Les manifestations ont lieu quotidiennement, gagnant en ampleur tout en restant pacifiques, malgré la violente répression des forces du régime. Les organisateurs sont des étudiants, des militants et des politiques de l’opposition ; peu à peu, les manifestations gagnent les provinces Le président refuse de se plier aux exigences des opposants et promet des concessions pour gagner du temps : c'est d'abord le 2 février sa non-candidature au renouvellement de son mandat présidentiel en 2013, puis une réforme de la Constitution début mars, et la promesse d'élections d'ici à un an. |
Le 3 février, des dizaines de milliers d'opposants au régime se réunissent pour un « jour de colère » dans les rues de Sanaa, réclamant toujours la démission du président Saleh, cette journée marquant le véritable départ de la révolution au Yémen.
Dans le sud, une manifestation des séparatistes du mouvement sudiste est réprimée par la police, qui tire sur les protestataires, faisant plusieurs blessés31.
Le 10 février, des milliers de militants du Mouvement du Sud défilent dans les villes de l’ancien Yémen du Sud.
11 Février : Révolution en Egypte : démission du président Hosni Moubarak.
Le 12 février, au lendemain de la victoire de la révolution égyptienne, près de 4000 manifestants se heurtent aux forces de l'ordre et à près de 10 000 partisans du président Saleh. Scandant « Après Moubarak, c'est au tour d'Ali [Abdullah Saleh] », « Dégage, Ali ! » ou « La révolution yéménite après la révolution égyptienne », ils sont rapidement réduits au silence. Une partie des pro-Saleh installe des tentes sur la place Tahrir, afin d'éviter que les protestataires ne parviennent à reprendre cette place stratégique située au cœur de Sanaa.
Le 13 février , les manifestants sont des dizaines de milliers devant l’université de Sana'a et à Taëz, où 120 arrestations ont lieu.
Le 15 février , 2000 baltaguias attaquent les 3000 étudiants qui occupaient le parvis de l’université. C’est à cette période que les manifestations commencent à s’étendre dans le reste du pays : les jours suivants, des affrontements entre manifestants et police font des morts et des blessés à Aden et à Sanaa, notamment lors des manifestations du Jour du départ à Taëz, le 18 février
Jeudi 17 février
17 février : La journée de la colère début de la révolte Libyenne
Le 20 février, le mouvement est rejoint par l'opposition parlementaire (le Forum commun) qui cesse ses négociations avec le gouvernement, et par les rebelles houthistes.
Suivant l'exemple de la place Tahrir du Caire et des manifestants de Taëz, les étudiants occupent la place de l’Université à Sanaa à partir du 21 février. Ils y rejoignent les quelques dizaines de paysans de Jahachine, qui protestent depuis dix-huit mois de manière pacifique en campant au sein de l'Université. C’est ce même jour que la contestation devient importante dans le nord du pays, dominé par les chiites, qui manifestent par dizaines de milliers à Saada. Plus tard, les Jeunes de la Révolution sont rejoints par différentes composantes de la société yéménite, comme les houthistes, et le camp compte jusqu’à un millier de tentes ; deux autres campements sont établis sur des places de Sanaa alors que celui l’Université est maintenu.
Le 25 février, les manifestations auraient réuni 180 000 personnes dans tout le pays, dont 30 000 à Sana'a, voire des centaines de milliers selon le Yemen Times, dans toutes les villes du pays : Sana'a, Taez, Ibb, Amran, Sa'dah, Aden, Dhalea, Mukalla, Lahij, Shabwah, Abyan, Dhamar, Marib, Al-Jauf et Hodeida. Les cheikhs des tribus Hashed et Bakil soutiennent le mouvement. Des députés du CPG démissionnent.
Mars 2011: début de la révolution en Syrie
Les réformes politiques annoncées par le président Bachar Al-Assad n’ont pas
pu arrêter la vague des manifestations et des contestations qui secouent la
Syrie depuis mi-mars dernier. La levée de l’Etat d’Urgence, instaurée depuis
presque un demi-siècle, ne calme pas la colère de l’opposition déterminée à
renverser le pouvoir mis en place. Après avoir été accusé d’apporter de l’aide
logistique et matérielle aux forces de Kadhafi
en Lybie et participé
à la répression des civils, le pouvoir de Bachar Al-Assad se retrouve face-à-face
avec la montée du mouvement contestataire, inspirée du printemps arabe, qui
revendique soit plus de libertés et de démocratie, soit son départ immédiat.
http://www.lematindz.net/news/4455-syrie-la-repression-continue.html
Le 8 mars, Au Yemen, 70 à 80 manifestants sont blessés, un tué, et des émeutes éclatent dans les prisons de Sanaa
Le 11 mars, la répression des manifestations continue au Yemen, et fait quatorze nouveaux blessés à Aden, dont trois par balles et onze par asphyxie. À Moukalla, quatre policiers sont tués dans une embuscade, et un enfant de douze ans dans la manifestation de la même ville. La tentative d’expulsion des occupants de la place de l’Université à Sanaa aboutit à un bilan d’un nouveau mort et de trois cent blessés. Le même jour, un autre manifestant est tué à Sanaa. La police yéménite semble utiliser des gaz innervants pouvant provoquer la mort dans certains cas par paralysie du système nerveux.
Dans la nuit du vendredi au samedi 12, la place Dairi à Sanaa est fermée par des murs de parpaing, et défendue par des milices de quartier favorables au dictateur. À Sanaa, Moukalla et Aden, les nouvelles manifestations sont durement réprimées, et les forces de police donnent l'assaut à l'université le dimanche.
18 mars 2011 Répression au Yemen : Des snipers tirent sur la foule
Lors de la manifestation du 18 mars, des tireurs embusqués tuent 52 manifestants
et en blessent plusieurs centaines, soignés à la mosquée de l'université. Ce
massacre est un tournant de la révolution, et provoque le passage à la contestation
d'éléments qui soutenaient Saleh auparavant ou qui étaient restés neutres. C'est
après cette manifestation que l'état d'urgence est décrété, et que d'importants
soutiens du régime passent à la contestation : l'opposition parlementaire, d'importantes
tribus, et des généraux de l'armée.
Des affrontements entre loyalistes et rebelles armés ont également lieu, et
sont régulièrement réprimés dans le sang.
Après le 18 mars, des places sont occupées dans différentes villes. L’opposition
est progressivement rejointe par des personnalités importantes, diplomates,
militaires, chefs de tribus, dignitaires religieux. En face, le président Saleh
multiplie les dépenses, par exemple pour payer des contre-manifestants (160
€ la journée, soit plus que le salaire mensuel), au point de faire baisser les
réserves de devises du Yémen de cinq milliards de dollars
19 mars 2011: Guerre en Libye
Le 20 mars 2011 , le président Ali Abdallah Saleh limoge son gouvernement et le 23 mars, il propose un référendum constitutionnel, des élections législatives et présidentielle et son départ avant la fin de 2011.
le général Ali Mohsen al-Ahmar (demi-frère du président Saleh) décide de rejoindre le mouvement de contestation le lundi 21 mars, suivi par des dizaines d’officiers de l’armée et du ministère de l’Intérieur dans tout le pays et par sa 1re division blindée, qui protège désormais les manifestants.
Les troupes de la base de Moukalla, dans l’est, le suivent en bloc, et affrontent les 21 et 24 mars la Garde républicaine du président Saleh.
Le 22 mars, les rebelles houthistes (voir guerre du Saada) reprennent le contrôle de Saada, alors qu'un cessez-le-feu avait été proclamé en 2010. Les rebelles bénéficient de la non-intervention de l'armée, commandée dans la région nord-ouest par Ali Mohsen, et qui a lui aussi rejoint la révolution.
Le vendredi 25, deux grandes manifestations ont lieu parallèlement. Les partisans du président manifestent sur la place Tahrir qu’ils occupent depuis plusieurs jours et la Sabayn, grande avenue de Sanaa, et ses opposants sur la place du Changement, sans affrontements entre les deux camps.

manifestations contre le président Ali Abdallah Saleh à Sanaa | Photo Reuters
Le 30 mars, plusieurs milliers de personnes manifestent à Sanaa, mais c'est à Eb que les plus grosses manifestations, regroupant plusieurs dizaines de milliers de personnes, ont lieu. Plusieurs régions du pays (districts voire provinces entières) ne sont plus sous le contrôle du pouvoir fin mars, notamment le district d’Abyane où un mouvement d’Al-Qaïda aurait proclamé un émirat islamique et où des combats entre l’armée et les islamistes font un mort le 1er avril.
Les 4 et 5 avril, des milliers de manifestants affrontent la police à Taez et Sana'a. Trois sont tués, 400 sont blessés. À Aden, 15 militants sont arrêtés.
Le 6 avril, le bâtiment du gouvernorat de Taez est pris d’assaut par les manifestants.
Le 8 avril, des manifestations ont lieu dans 15 des 21 provinces, rassemblant des centaines de milliers de personnes.
La répression des manifestations continue : les 5 et 6 avril, 24 manifestants sont tués ; le 17, un millier sont intoxiqués par les gaz et une centaine blessés par balles à Sanaa ; le 19, 5 morts encore à Sanaa
Différentes tentatives de médiation ont lieu, mais toutes échouent, le président Saleh exigeant de finir son mandat et l’immunité judiciaire, deux choses refusées par les manifestants. Le premier plan international, qui prévoit un départ sous trente jours de Saleh, contre son immunité judiciaire, est accepté par le dictateur le 11 avril, mais refusé par des centaines de milliers de manifestants le lendemain.
Yémen
: manifestation anti-Saleh à Sana'a - no... par nocommenttv
Le vendredi 22 avril, ont lieu les plus importantes manifestations depuis le début du mouvement : le vendredi de la Dernière chance. Des soldats de l’armée régulière sont régulièrement tués dans divers affrontements : 13 dans la province de Lahj le 21 avril, 10 soldats de la garde républicaine le 22 dans celle de Marib.
manifestation impressionante à Sana'a avec plus d'un million de personnes : http://www.youtube.com/watch?v=5eZqvlCcNS0
22 avril : Syrie 112 morts en 2 jours
Le samedi 23, le plan 30/60, élaboré par l’Union européenne et les États-Unis et présenté par le conseil de coopération du Golfe est accepté par le Congrès général du peuple, parti au pouvoir, et par Ali Abdullah Saleh. Ce plan a suscité quelques réticences dans l’opposition parlementaire, notamment la possibilité laissée au Parlement de refuser la démission du président, l’autorité conservée par le dictateur sur le gouvernement d’union nationale, l’immunité judiciaire et le délai pour le départ du président, mais elle finit par accepter le plan. Le reste de l’opposition politique appelait à une grève générale à partir du samedi 23 avril, bien suivie sur deux jours. Les jeunes manifestants sont unanimes à rejeter, une fois de plus, cette tentative de médiation. Par ailleurs, des dizaines de policiers ayant manifesté leur soutien aux chebabs sur la base aérienne de al-Anad ont été arrêtés.
25 avril : Syrie opérations militaires contre les manifestants à Deraa
Quinze personnes sont mortes et plus de 130 ont été blessés lors des manifestations du mercredi 27 avril au Yemen. Les forces de l’ordre ont tiré sur les dizaines de milliers de manifestants de l’avenue Sittine à Sanaa, faisant 12 morts et au moins 130 blessés. À Aden, lors d’affrontements autour de barrages routiers mis en place par les manifestants, un manifestant et deux policiers ont été tués, et trois manifestants blessés
Mai 2011: Répression en Syrie

Deux mois et demi furent suffisant pour mettre le plus jeune président du Moyen
Orient en état très critique. Suite à des appels sur Internet, notamment sur
Facebook, des milliers de syriens sont descendus dans la rue scandant des slogans
hostiles au pouvoir. De Deraa à Damas, de Homs à Alep, les manifestants ne voient
pas d’autre issue que dans la démission des dirigeants actuels qui « ont mené
le pays vers l’impasse » d’après un militant pour les Droit de l’Homme. De leur
part, les forces de sécurité n’hésitent pas à tirer sur les manifestants. Le
bilan est très lourd : plus de 300 morts, selon le Comité Syrien de Défense
des Droits de l'Homme. Dont 100 morts uniquement le vendredi 22 avril suite
à des massives et violentes manifestations qui ont touché l’ensemble de la Syrie,
juste après la grande prière hebdomadaire.
http://www.lematindz.net/news/4455-syrie-la-repression-continue.html
Tirer pour tuer
Amnesty International a pu obtenir une vidéo qui montre la politique consistant à « tirer pour tuer » que mettent en œuvre les forces de sécurité syriennes en vue de réprimer les manifestations
2 Mai 2011: Oussama Ben Laden tué par les forces spéciales
7 mai : Syrie : le massacre continue : les snipers en action
Le 11 mai, trois manifestants yéménites ont été tués par balle à Taëz, au sud de Sanaa. À Sanaa, les soldats loyalistes ont revêtu les uniformes de la 1re DB pour piéger les manifestants : 12 sont tués, 150 blessés.
Le 12 mai, dix manifestants hostiles au président yéménite Ali Abdallah Saleh ont été tués par des tirs des forces de sécurité lors d'affrontements nocturnes à Sanaa, suivie de 9 autres manifestants en journée toujours par des partisans du président Ali Abdallah Saleh
Le 20 mai, les opposants à Saleh sont des centaines de milliers de personnes voire 1,5 millions à manifester à Sanaa, selon le journal égyptien Al-Ahram
22 mai : Opérations militaires et guérilla au Yemen
Le 22 mai, les partisans du président Saleh assiègent pendant une dizaine d’heures l’ambassade des Émirats arabes unis, dont le personnel est évacué par hélicoptère.
Les 23 et 24 mai, Ali Saleh ordonne une attaque de cheikh Sadiq Al-Ahmad, chef de la confédération tribale des Hashed : sa villa est bombardée alors que plusieurs chefs de tribus y sont rassemblés, et plusieurs de ses hommes meurent. Dans le nord du pays, l’armée attaque des membres de la tribu Hashed. Les jours suivants, les combats se déplacent dans d’autre quartiers de la ville
Malgré cela, les manifestations continuent de rassembler massivement les Yéménites : le 24 mai, il y a 21 morts dans les manifestations à Sanaa, et le 26, il y a des centaines de milliers de manifestants. Les désertions de militaires en faveur des manifestants se multiplient.
Le 25 mai, les miliciens de cheikh Sadek prennent le contrôle de l’agence de presse Saba et la compagnie aérienne Yemenia.
Le jeudi 26 mai, les affrontements à armes de guerre entre les partisans du cheikh Sadek al-Ahmar et les troupes fidèles au dictateur Saleh connaissent une escalade, puisque l'artillerie est utilisée lorsque les celles-ci attaquent la résidence du chef tribal à Sanaa. Ces combats font environ 70 morts.
Les 29 et 30 mai, le campement de 5000 tentes établi place de la Liberté à Taëz est détruit par les forces loyalistes selon les méthodes habituelles : tireurs embusqués, baltaguias utilisant bâtons à clous, gaz lacrymogènes, artillerie anti-aérienne ; des bulldozers et des chars sont aussi utilisés, ainsi que des canons à eau chargés avec de l’essence pour incendier les tentes, prenant au piège de très nombreuses personnes. Le bilan est estimé à 250 morts et 2000 blessés. Selon des témoins, certains manifestants sont morts en respirant des gaz de guerre, et l'hôpital de campagne établi sur la place a également été bombardé.
Le mardi 31 mai, les affrontements reprennent entre les partisans du cheikh et ceux du président Saleh à Sanaa, alors que les combattants insurgés tribaux ont pris le contrôle du siège du Congrès populaire général. La répression des manifestations à Taëz dure plusieurs jours et fait plusieurs morts.
Le 1er juin, le Yémen s'enfonce un peu plus dans la guerre alors que les mouvements de contestations populaires sont éclipsés par de violents combats entre les forces du président Saleh et celles des chefs tribaux. Les hommes du cheikh Ahmar se rapprochent du siège de la présidence.
Le 2 juin, le bombardement du palais présidentiel blesse le président Saleh,
qui est obligé de quitter le Yémen pour se faire soigner en Arabie saoudite,
tandis que le pouvoir du président est disputé entre son fils Ahmad et le vice-président
Abd-Rabbo Mansour Hadi. Tous deux sont également rejetés par les manifestants.
Selon la BBC, qui cite des «sources proches du président», Saleh aurait reçu
un éclat d’obus long de 7,6 cm sous le cœur et serait brûlé au second degré
au thorax et au visage. On se sait pas encore si il s'agit d'un bombardement
ou d'un attentat.
13 Juin 2011: Liban : Najib Mikati forme un gouvernement après 5 mois de tractations. 19 portefeuilles vont au Hezbollah et ses alliés, dont le chrétien Michel Aoun, et le chef du mouvement Amal, Nabih Berri. Les onze autres portefeuilles reviennent à des personnalités proches du président de la République, Michel Sleimane, du Premier ministre lui-même, et du leader druze Walid Joumblatt.
3 Juillet 2011: « Dégage ! » À grands cris, la rue syrienne
résiste
Repression : 1300 civils tués depuis le début de la révolte
La rue syrienne continue de braver la violence du régime : vendredi 1er juillet,
ils étaient un demi-million à réclamer le départ du président Bachar Al Assad,
accroché depuis près de quatre mois à son pouvoir vacillant. Damas, Homs, Hama,
Idleb… De nombreuses villes du pays ont vu déferler des milliers de manifestants
lors de « la plus grande manifestation anti-régime » depuis le début de la contestation
le 15 mars, selon les organisations des droits de l’homme syriennes. Si la ténacité
des Syriens se confirme, la surdité du régime aussi. L’armée a intensifié dimanche
3 juillet sa répression dans le nord-ouest du pays, procédant à de nouvelles
arrestations et déployant des troupes dans le centre de la ville de Hama, un
des noyaux de la contestation, a indiqué un militant.
Le bilan de la répression est chiffré à ce jour à
1300 civils tués
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Manifestations-records-en-Syrie-Bachar-Al-Assad-repond-par-le-sang-_EP_-2011-07-03-685203
Dans cette vidéo postée sur youtube on peut assiter à
la répression pendant plus de 7 minutes avec des images insoutenables,
notamment un enfant abattu d'une balle en pleine tête et des gros plans
sur le résultat de ce tir, ou un manifestant avec la machoire arrachée
par une balle, vraiment horrible : http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=K1xB878A4Q8
Ce genre de film épouvantable fourmille sur le net avec des cervelles
répandues sur la chaussée, disposer de telles images est une première
historique rendue possible par Internet et les téléphones portables.
Nous mesurons ainsi l'horreur que représente un tir de sniper en pleine
tête.
Le 16 août, le président Saleh annonce son retour d'Arabie, mais demeure finalement sur place, déléguant ses pouvoirs à son vice-président
23 aout 2011: Les rebellent pénètrent dans le bunker de Khadafi Chute du dictateur Libyen
30 aout : Les Snipers syriens tuent toujours des manifestants
8 septembre : Syrie : Exécutions de déserteurs par les forces de sécurité
12 septembre 2011: 2600 personnes tuées en Syrie, selon l'Onu
Les Nations unies ont annoncé ce nouveau bilan lundi, alors qu'une conseillère
du président syrien Bachar al-Asad faisait état de 1400 morts, "700 dans les
rangs de l'armée et de la police et 700 chez les rebelles".
"En ce qui concerne la Syrie , selon des sources fiables sur le terrain, le
nombre de tués depuis le début des violences à la mi-mars a maintenant atteint
au moins 2.600 morts", a déclaré le Haut commissaire des Nations unies aux droits
de l'Homme, Navi Pillay. Elle a fait cette annonce à l'ouverture de la 18e session
du Conseil des droits de l'Homme de l'Onu. Ce nouveau bilan s'appuie notamment
sur le travail d'une mission d'experts mandatée par le Haut commissariat qui
a dressé un inventaire d'atrocités commises par les forces de sécurité syriennes
Les experts n'ont pas pu entrer en Syrie mais ont recueilli les témoignages
de Syriens réfugiés dans les pays voisins.
Les forces syriennes ont intensifié dimanche la répression, en effectuant de
nouvelles arrestations dans plusieurs villes du pays. La semaine dernière a
été une des plus meurtrières depuis le début du soulèvement populaire, selon
les témoignages recueillis par Reuters.
Cette semaine, au moins 113 civils, dont cinq membres d'une même famille à Homs,
ont été tués dans des opérations de l'armée et des fusillades, selon l'organisation
syrienne des droits de l'homme, Saouasiah.
Ghiyat Matar, 26 ans, avait joué un rôle important dans l'organisation de manifestations
contre le régime. Il avait disparu le 6 septembre avec un de ses amis, Yahya
Charbaji. Il est mort en détention des tortures qu'il a subies, selon Human
Rights Watch. Son corps a été remis à sa famille samedi, couvert d'ecchymoses
et de blessures, selon des proches et des militants cités par l'organisation
de défense des droits de l'homme. Dimanche, un jeune de 17 ans est mort des
suites de ses blessures subies la veilles quand les forces de sécurité ont tiré
sur la foule lors des funérailles de Ghiyat Matar, rapporte l'Observatoire syrien
des droits de l'Homme (OSDH).
http://info.france2.fr/revolutions-arabes/2600-personnes-tuees-en-syrie-selon-l-onu-70364195.html
12 septembre 2011: Téhéran critique la répression exercée par le régime de Damas
Le régime de Téhéran est-il en train d'assurer ses arrières? Alors que la révolte
contre Bachar el-Assad refuse de s'essouffler, la République islamique d'Iran
prend de plus en plus ostensiblement ses distances avec son allié de Damas.
Vendredi dernier, Mahmoud Ahmadinejad est même allé jusqu'à condamner les méthodes
musclées des forces de sécurité syriennes, en soulignant, dans une interview
accordée à la radio télévision portugaise (RTP), que la répression militaire
«n'est jamais la bonne solution». Inédit de la part du président iranien, dont
on connaît les atomes crochus avec son homologue syrien.
Au cours de l'entretien, Ahmadinejad a également réitéré son appel, lancé il
y a près de deux semaines, au «dialogue» entre le pouvoir syrien et les contestataires,
tout en précisant: «Les gouvernements doivent respecter et reconnaître les droits
de leur nation à la liberté et à la justice.» Sur le site Internet de la présidence
iranienne, Téhéran se dit, aussi, prêt à accueillir une réunion des pays islamiques
qui pourraient aider la Syrie à résoudre ses «problèmes».
Connus pour leur alliance stratégique au sein de «l'axe de la résistance» (
qui inclut également le Hezbollah libanais) contre l'Amérique et Israël, Téhéran
et Damas ont toujours entretenu de bonnes relations diplomatiques depuis l'instauration
de la République islamique d'Iran en 1979. Ces dernières années, les échanges
commerciaux se sont renforcés entre les deux pays. Sans oublier un accord de
coopération militaire signé en 2006.
Ainsi, c'est sans surprise que Téhéran se range aussitôt du côté de Bachar el-Assad
quand la rue syrienne se réveille, à la mi-mars 2011. De la télévision d'État
iranienne à l'hémicycle du Parlement, les déclarations fusent alors sur «le
complot étranger» à l'origine des troubles en Syrie. Durant les semaines qui
suivent, la République islamique est même soupçonnée de soutenir la répression
- le pouvoir iranien étant lui-même parvenu à mâter dans le sang les manifestations
post-électorales de l'été 2009.
Puis, fin août, Téhéran change soudainement de ton, en affichant publiquement
une certaine rupture avec les méthodes de répression syriennes (qui ont fait,
à ce jour, plus de 2000 victimes, dont 17 hier dans une vaste offensive à Hama).
C'est le chef de la diplomatie, Ali Akbar Salehi, qui en prend l'initiative
en appelant ouvertement Bachar el-Assad à «écouter certaines demandes légitimes»
de son peuple. Que s'est-il passé? Certains observateurs voient une corrélation
entre ces déclarations et la visite impromptue à Téhéran, quelques jours plus
tôt, de l'émir du Qatar, Cheikh Hamad al-Thani - une visite pour inciter les
Iraniens à s'écarter de Damas, tout les rassurant sur la forme d'un éventuel
futur gouvernement syrien. D'après l'analyste iranien Mashallah Shamsolvaezin,
les autorités de Téhéran auraient également commencé à prendre contact avec
au moins une des composantes de l'opposition syrienne - les Frères musulmans.
«Par crainte de se retrouver isolé en cas d'éventuel changement de régime à
Damas, Téhéran est en train de jouer la carte du pragmatisme», précise un
autre observateur iranien.
http://www.lefigaro.fr/international/2011/09/12/01003-20110912ARTFIG00697-teheran-durcit-le-ton-avec-damas.php
4 jours sanglants au Yemen : 100 morts et 1000 blessés
Le 18 septembre, 26 révolutionnaires sont tués et 550 sont blessés dans des
manifestations contre le président Saleh à Sanaa.
Le 19, 2ème jour consécutif, 32 morts à Sanaa et à Taiz et 300 blessés.
Le 20, 3ème jour de violences, 26 morts à Sanaa et 200 blessés.
Le 21, 16 morts et des dizaines de blessés dans la poursuite des combats de
rue malgré le cessez-le-feu. Le bilan est alors de + de 100 morts et + de 1050
blessés en 4 jours
Fin septembre 2011, après 3 mois de convalescence, le président Saleh revient
finalement dans son pays, provoquant un regain de tension avec de violents combats
causant des dizaines de morts.
Le 27 septembre, le ministre de la défense yéménite échappe à un attentat-suicide
à la voiture piégée contre son convoi à Aden, dans le sud du pays, et le lendemain
au nord de Sanaa, un chasseur est abattu lors de raid de l'aviation loyaliste
contre des tribus opposées au président Saleh.
27 septembre 2011 : des désertions et des actes de
guérilla : L'armée syrienne entre dans Al-Rastan
Les forces syriennes, appuyées par des chars et des hélicoptères, ont pénétré
aux premières heures, mardi 27 septembre, dans la ville d'Al-Rastan à la suite
de combats contre des déserteurs, lors d'une vaste opération destinée à mettre
fin aux manifestations dans le centre du pays, ont rapporté des habitants. Des
dizaines de chars et de véhicules blindés sont entrés dans cette ville de 40
000 habitants. Auparavant, l'armée avait assiégé quarante-huit heures durant
la ville, tirant à la mitrailleuse à partir de blindés ou d'hélicoptères d'attaque.
Des déserteurs de l'armée ont pris fait et cause pour les manifestants à Al-Rastan,
ville située entre Homs et Hamah, sur la grand-route menant vers le nord et
la Turquie. Un nombre croissant de déserteurs s'organisent à Homs et dans les
environs, menant des attaques de type guérilla contre des positions fidèles
au régime.
L'Union européenne et les Etats-Unis ont déjà imposé des sanctions au régime
du président Bachar el-Assad en raison de la répression sanglante des manifestations,
qui a fait plus de deux mille sept cents morts. Ils font pression sur le Conseil
de sécurité pour adopter des sanctions à son tour mais la Russie et la Chine,
deux membres permanents, s'y opposent.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/09/27/l-armee-syrienne-penetre-dans-la-ville-de-rastan_1578126_3218.html
30 septembre 2011 : Syrie : Homs : tirs continus de l'armée sur les manifestants
Des militaires exercent des violences sur un vieil homme
6 octobre 2011: 2900 morts depuis le début de l'insurrection et création du CNS
La répression du mouvement de contestation du régime du président Bachar al-Assad
a fait, selon l'ONU, plus de 2.900 morts depuis le 15 mars en Syrie, où douze
personnes ont encore été tuées jeudi dans des heurts entre soldats et déserteurs.
"Selon la liste détaillée des noms des personnes dont nous disposons, le nombre
total de personnes tuées depuis le début des manifestations en Syrie dépasse
les 2.900", a déclaré à l'AFP un porte-parole du Haut commissariat, Rupert Colville.
Les militants pro-démocratie restent déterminés à obtenir la chute du régime
du président Assad: ils ont appelé sur Facebook à manifester de nouveau vendredi
sous le slogan "le Conseil national syrien (CNS) est notre représentant, à moi
et à toi et celui de tous les Syriens". Le CNS, l'instance représentante de
l'opposition, doit d'ailleurs se réunir samedi au Caire, notamment pour se doter
d'une direction, a indiqué jeudi à l'AFP Burhan Ghalioun, figure historique
de l'opposition et responsable provisoire du CNS. "La nomination officielle
du responsable du CNS ne va pas tarder", a-t-il précisé. Né fin août à Istanbul,
le CNS réunit la majorité des courants politiques opposés au régime de Bachar
al-Assad, notamment les Comités locaux de coordination, les libéraux, la confrérie
des Frères musulmans, interdite de longue date en Syrie, ainsi que des partis
kurdes et assyriens. "Nous appelons toutes les forces de la Révolution à s'unir
autour du slogan de la chute du régime pour établir un régime démocratique civil",
a dit cet opposant historique, détenu pendant plus de 20 ans dans les geôles
syriennes.
Selon des analystes, le pouvoir syrien a confié un rôle de premier plan à ses
milices civiles, les chabbiha, pour mater l'insurrection. Après l'échec mercredi,
en raison du veto russo-chinois, du projet de résolution condamnant Damas, l'Union
européenne prévoit de nouvelles sanctions contre une banque commerciale syrienne
pour la fin de la semaine prochaine.
http://www.liberation.fr/depeches/01012364162-syrie-plus-de-2-900-personnes-tuees-depuis-le-debut-de-la-repression-selon-l-onu
Syrie, dans l'enfer de la répression
13 octobre 2011: début de guerre civile dans le Nord ouest de la Syrie
L'armée syrienne a mené une incursion dans une ville du nord-ouest du pays,
jeudi 13 octobre. Cette ville, Banache, est secouée depuis la matinée par des
bombardements et des affrontements, selon l'Observatoire syrien des droits de
l'homme (OSDH).
La même source a rapporté que cinq civils avaient été tués pendant ces violences,
des affrontements auraient eu lieu avec des hommes armés qui seraient des dissidents.
L'OSDH fait ainsi état de la "destruction partielle de maisons et de blessés",
alors que "des bombardements à la mitrailleuse lourde et des explosions résonnaient
dans plusieurs endroits de la ville et des ambulances sillonnaient les rues".
Les combats et les bombardements se poursuivaient à la mi-journée.
L'OSDH a également rapporté "un assaut de l'armée sur le village de Taoum, à
l'est de Banache". Tout comme à Haara, où l'organisation a recensé six morts,
et à Binich, dans le nord du pays, où les forces gouvernementales ont, toujours
selon l'OSDH, tué cinq personnes.
A Rastane, dans le centre du pays, les forces armées ont affirmé avoir repris
le contrôle de la ville, jeudi, après des jours d'affrontements entre soldats
et déserteurs, que les autorités ont qualifiés de "bandes armées qui terrorisent
la population". Selon l'OSDH, "des dizaine de civils ont été tués puis enterrés
dasn les jardins des maisons."
Dans le reste du pays, l'armée et les forces de sécurité ont mené une incursion
dans un quartier de Homs, avec des tirs nourris, ont rapporté les comités locaux
de coordination, qui encadrent la contestation sur le terrain. Dans la province
de Deraa, de violents affrontements entre des soldats et des hommes armés, "vraisemblablement
des déserteurs", ont fait neuf morts — un officier et huit soldats —, a rapporté
l'OSDH citant un militant sur place. Dans ces deux localités, des civils auraient
été arrêtés selon ces mêmes sources.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/10/13/syrie-incursion-et-affrontements-dans-le-nord-ouest_1587285_3218.html
Ils sont un peu plus nombreux, chaque jour, à refuser de tirer sur des civils
et à rejoindre l'Armée syrienne libre. Mais sans arme ni vague de défections
massive, cette organisation est loin de faire le poids face aux forces du régime.
http://www.france24.com/fr/20111013-syrie-assad-repression-armee-syrienne-libre-deserteurs-manifestants-pacifiques
14 octobre 2011: Guerilla Urbaine en Syrie
De nouvelles manifestations dédiées aux déserteurs de l'armée ont lieu en Syrie
au moment où le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme évoque le spectre
d'une « guerre civile totale ». Sur leur page Facebook, les opposants au régime
du président Bachar Al-Assad appellent leurs concitoyens à manifester en l'honneur
des « hommes libres de l'armée ». Ces manifestations surviennent au lendemain
de bombardements et d'affrontements qui ont fait 36 morts, dont 25 militaires,
« vraisemblablement des déserteurs » selon l'Observatoire syrien des droits
de l'homme (OSDH).
La répression en Syrie depuis le début de la contestation, le 15 mars dernier,
a fait plus de 3000 morts, dont au moins 187 enfants, a annoncé le Haut-Commissariat
de l'ONU aux droits de l'homme.
La haute-commissaire Navy Pillay déplore aussi des milliers d'arrestations et
de nombreux cas de disparition et de torture. Elle souligne que les proches
de manifestants et d'opposants en exil ont « été la cible de harcèlement, d'intimidation,
de menaces et de coups ». Selon son porte-parole, Rupert Colville, les sanctions
prises par la communauté internationale ont été jusqu'ici sans effet sur le
régime du président Bachar Al-Assad. Il estime que des mesures d'urgence s'imposent
pour protéger la population alors que plane le spectre de la guerre civile.
« Il appartient à tous les membres de la communauté internationale de prendre
de concert des mesures avant que la poursuite de l'impitoyable répression et
de l'effusion de sang ne plonge le pays dans une guerre civile totale », a déclaré
de son côté la haute-commissaire Navy Pillay. Mme Pillay accuse la Syrie de
n'avoir jamais hésité depuis le début de la contestation à recourir à la « force
excessive pour écraser les protestations pacifiques ». Elle dénonce à cet effet
l'utilisation par le régime de tireurs embusqués, les tirs à balles réelles
et les bombardements de quartiers résidentiels, devenus « la routine dans de
nombreuses villes syriennes ».
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/10/14/002-syrie-bilanonu-droitsdelhomme.shtml
Plus de 10 000 membres et 18 bataillons C’est dans une vidéo postée sur You
Tube, le 29 juillet, que sept soldats en uniforme ont annoncé la formation de
l’Armée syrienne libre. Elle revendique aujourd’hui plus de 10 000 membres organisés
en 18 bataillons. Parmi les plus importants, celui de Khaled Bin Walid à Homs,
la brigade Qaashoush à Hama, la brigade Al-Harmoush à Idleb, tous trois en Syrie…
Pour le régime, ces "soldats libres" sont en réalité des "traîtres" et des "terroristes"
appartenant à des "groupes armés".
À la tête de l’Armée libre, le colonel Riad al-Assad, l’un des plus hauts gradés
à avoir fait défection. À 50 ans, dont 31 années passées au sein de l’armée
de l’air, il est lui aussi réfugié en Turquie. "Nous avons déserté car l’armée,
dont la mission est de protéger le peuple, s’est mise à le tuer, explique-t-il
à France24.com par mail. Notre mission est aujourd’hui de protéger la population
et d’amener à la chute du régime. Nous n’agissons que de manière défensive,
mais le régime essaie de nous pousser à l’attaquer…" Il confirme aussi rejeter
les appels à armer les Syriens, une solution "trop risquée" dit-il.
Outre la protection des manifestants, l’Armée libre rapporte sur Internet certains
faits d’armes. "En réponse à des actes criminels commis par des gangs de Bachar
al-Assad dans la région d’Idleb, le bataillon du martyr d’Hamza al-Khatib a
pris pour cible trois voitures des forces de sécurité et des shabihas et tué
10 personnes", écrit-elle par exemple le 10 octobre sur Facebook. "Notre méthode
est celle de la guérilla urbaine, c’est-à-dire que nous fonctionnons par petits
groupes, à l’intérieur des villes", précise Riad al-Assad.
Au cours des derniers mois, les informations faisant état d’affrontements entre
armée régulière et déserteurs se sont multipliées. Selon des militants de l’opposition,
c’est par exemple en raison des défections que le régime a attaqué et assiégé
pendant plusieurs jours la ville de Rastan, fin septembre-début octobre. "Plus
de 250 soldats ayant fait défection ont défendu la ville et ont réussi -dans
un premier temps- à éloigner la brutale attaque du régime, racontent les militants
des Comités locaux de coordination. De nombreux soldats et officiers ont été
tués après avoir refusé de tirer sur la population ou essayé de déserter.
Pour que la "chasse aux déserteurs" ne se retourne pas contre la population,
les soldats faisant défection affirment se cacher à l’extérieur des villes.
"Quand ils désertent, les soldats doivent aussitôt rejoindre le bataillon le
plus proche", explique Riad al-Assad. "Les soldats désertent souvent par petits
groupes, ajoute Rami Jarah, un opposant réfugié depuis peu au Caire. Ils doivent
être préparés et avoir un plan pour cacher leur famille, sinon c’est du suicide."
Dans une interview à l’agence Reuters le 7 octobre, le colonel Al-Assad affirme
que seule la force pourrait permettre de renverser Bachar al-Assad. "Sans guerre,
il ne tombera pas", déclare-t-il. Mais seule, l’Armée syrienne libre est loin
de pouvoir atteindre cet objectif. Composée dans son immense majorité de militaires
peu gradés, elle ne dispose que de peu d’armes - celles que les soldats avaient
sur eux en désertant, pour l’essentiel. Jusqu’à présent, aucune vague de défections
massive n’a été constatée. Pour les experts, même si le nombre de désertions
augmente, celles-ci n’ont pour l’instant aucun impact sur les capacités de l’armée
syrienne, forte de quelque 200 000 hommes. "L’Armée syrienne libre n’a fait
jusqu’à présent que quelques dizaines de victimes", reconnaît Riad Al-Assad,
qui appelle à la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne et d’une zone-tampon
près de la frontière turque.
http://www.france24.com/fr/20111013-syrie-assad-repression-armee-syrienne-libre-deserteurs-manifestants-pacifiques
15 octobre YEMEN : 22 morts
17 octobre YEMEN
19 octobre : énorme manifestation de soutien au régime de Bachar Al-Assad à Alep
20 octobre 2011 : Les jours de Bashar sont-ils comptés ?
Encore sous le choc des images -- inimaginables il y a quelques
mois -- de Kadhafi sanguinolent, les internautes se déchaînent tout particulièrement
contre les présidents syrien et yéménite, Bachar al-Assad et Ali Abdallah Saleh,
toujours au pouvoir après des mois de révoltes réprimées dans le sang. "Ben
Ali s'est enfui, Moubarak est
en procès, Kadhafi a
été tué. Plus le tyran résiste, plus son châtiment est horrible", relève
l'un d'entre eux. "Il semble que Bachar sera crucifié au centre de Damas".
En Syrie, des militants ont salué vendredi la "grande victoire" de la révolution
libyenne. "Il n'y a pas de marche arrière face à la volonté de liberté", ont
écrit les Comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent la contestation
sur le terrain. Et les militants syriens ont consacré leurs désormais traditionnelles
manifestations anti-Assad du vendredi à un hommage au peuple libyen. "Ton tour
est venu Docteur (Assad)", ont écrit les contestataires. A Sanaa, des dizaines
de milliers de Yéménites ont manifesté vendredi en demandant au président Saleh
de tirer les leçons de la mort de Kadhafi. "Toute dictature a une fin", "Ali
ton tour est arrivé, avec celui de Bachar", ont scandé les manifestants.
Les analystes estiment eux aussi que la fin de Kadhafi va donner un élan aux
révoltes, en particulier en Syrie. "Le message est que la répression du peuple
avec une main de fer ne mène à rien", estime Hilal Kashan, professeur de sciences
politiques à l'Université américaine de Beyrouth. Mais pour lui, les dictateurs
"sont déconnectés de la réalité. Ils pensent qu'ils sont différents et qu'ils
vont survivre. Ils avaient dit: ceci n'est pas l'Egypte, ceci n'est pas la Tunisie.
Mais en fin de compte, ils sont tous les mêmes".
http://www.ladepeche.fr/article/2011/10/21/1198304-pour-qui-sonne-le-glas-apres-kadhafi-s-interroge-le-monde-arabe.html
Les services de sécurité de Damas ne se bornent
plus à terroriser les manifestants de l'intérieur,
ils s'en prennent aussi aux contestataires de la diaspora syrienne à Paris,
Washington, Genève...
"Vous voyez ce gros type qui vient de s'asseoir dans le coin... il me suit partout."
Dans ce café du quartier Latin, Amar, un homme d'affaires syrien qui participe
activement aux manifestations organisées à Paris pour soutenir l'opposition
qui s'est soulevée dans son pays, a baissé la voix : "Ca me rappelle mon père
qui chuchotait toujours lorsqu'il évoquait le président Hafez al-Assad et sa
famille, même lorsque l'on vivait en Allemagne." Et c'est vrai que l'homme qui
vient de commander ne passe pas inaperçu. D'ailleurs "ces espions-là" ne sont
jamais très difficiles à reconnaître. Dans toutes les dictatures du monde arabe,
ils ont, sans que l'on sache très bien pourquoi, la même allure : ils sont grassouillets
avec une barbe de trois jours et portent des lunettes noires, une montre dorée,
un blouson en cuir même par 30 °C... Ce sont les moukhabarat, les membres des
services de renseignement qui épient les faits et gestes des citoyens des régimes
despotiques.
Le 26 août dernier, sur la place du Châtelet à Paris, comme tous les week-ends,
quelques dizaines de Syriens se rassemblent autour de la fontaine pour dénoncer
la répression qui ensanglante leur pays. Mais les membres des services secrets
les épient à pied ou en voiture, depuis l'assistance avec leurs téléphones portables,
puis fondent sur les manifestants. Georgette Alam, une restauratrice qui a été
giflée, et d'autres manifestants tabassés au cours du rassemblement, vont porter
plainte au commissariat du 2e arrondissement. A leur sortie, rue La Fayette,
alors que leurs agresseurs ont été relaxés, une voiture pile à leur hauteur.
Quatre hommes en descendent, armés de battes de base-ball. Mohamed Taha, l'un
des coordinateurs des manifestations de l'opposition syrienne, se retrouve immobilisé
au sol, pendant qu'un homme cogne sa tête contre le trottoir. Un autre essaie
de l'écraser avec sa voiture. Jamais ces exilés n'auraient imaginé qu'il y avait
des milices de civils armés pro-Assad à Paris. Depuis, ils vivent dans la peur.
A Stockholm, après avoir manifesté sa solidarité avec les opposants syriens,
Iman al-Haghdadi a reçu ce message glissé sous sa porte : "Reste tranquille
ou nous nous en prendrons à toi et à ta famille." Peu de temps après, le frère
d'Iman est arrêté en Syrie : on lui casse les deux mains et on l'oblige à signer
un document dans lequel il promet que sa famille va répudier sa soeur.
Dans presque tous les cas, les familles des militants à l'étranger restées en
Syrie sont harcelées. En juillet dernier, Malek Jandali, un pianiste qui vit
à Atlanta, a participé à une manifestation devant la Maison-Blanche au cours
de laquelle il a chanté une chanson dont les paroles, "Oh mon pays, quand te
verrai-je libre ?", ont agacé les autorités syriennes. Quatre jours plus tard,
à Homs, en Syrie, ses parents ont été attaqués et sa mère, une femme de 66 ans,
malade et alitée, passée à tabac...
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111020.OBS2926/zoom-sur-dix-mois-de-revoltes-arabes-la-syrie.html
21 octobre résolution de l'ONU contre Saleh : 861 morts et 25.000 blessés
Le Conseil de sécurité de l'Onu a accentué la pression sur le
président yéménite Ali Abdallah Saleh en adoptant à l'unanimité vendredi 21
octobre une résolution lui demandant de quitter le pouvoir et de mettre fin
à la répression des manifestations.
Les quinze pays membres du Conseil de sécurité "condamnent sévèrement les violations
continuelles des droits de l'homme par les autorités yéménites, telles que l'usage
excessif de la force contre des manifestants pacifiques", souligne la résolution.
Le Conseil de sécurité ne s'était jusqu'ici entendu que sur deux déclarations,
qui ont moins de poids diplomatique qu'une résolution.
Dans sa résolution, le Conseil "demande que toutes les parties rejettent immédiatement
l'usage de la violence" et "exprime son profond regret à propos de la mort de
centaines de personnes, essentiellement des civils, y compris des femmes et
des enfants". Le texte, présenté par la France, l'Allemagne, les Etats-Unis
et la Grande-Bretagne, "exhorte tous les groupes de l'opposition à s'engager
à jouer un rôle constructif" en vue d'une solution politique basée sur l'initiative
du Conseil de coopération du Golfe.
Mais l'initiative onusienne n'a pas totalement convaincu la prix Nobel de la
paix yéménite Tawakkol Karman, figure emblématique du soulèvement populaire,
qui se trouvait à l'extérieur du Conseil de sécurité au moment du vote. Celle-ci
a critiqué le Conseil pour ne pas s'être opposé à la proposition du CCG d'assurer
l'immunité au président Saleh s'il signait l'accord. "Ils doivent discuter du
fait d'évincer Saleh et de la façon dont il pourrait être remis à la Cour pénale
internationale (CPI) en tant que criminel de guerre", a estimé Tawakkol Karman.
Elle a appelé à une plus grande pression internationale sur le président Saleh,
estimant que la résolution était un bon début mais qu'elle aurait pu être plus
dure. "Ce n'est pas suffisant", a-t-elle ajouté.
L'organisation des droits de l'homme Human Rights Watch a abondé dans son sens.
"Le Conseil de sécurité aurait dû prendre ses distances plus clairement à l'égard
de l'accord d'immunité du CCG", a souligné le représentant de HRW pour l'ONU
Philippe Bolopion. Malgré des mois de protestation et de pressions internationales
et régionales, le président Saleh, au pouvoir depuis 33 ans et accusé de corruption
et de népotisme, refuse pour le moment de quitter le pouvoir. La répression
des manifestations débutées en janvier a fait au moins 861 morts et 25.000 blessés.
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111022.OBS3037/yemen-le-conseil-de-securite-de-l-onu-somme-saleh-de-partir.html

Le Yémen est en proie à de nouveaux affrontements entre les forces
du président Saleh et ses opposants, ce samedi 22 octobre 2011. Ces affrontements
interviennent quelques heures après la résolution votée par l'ONU, demandant
au chef de l’Etat de quitter le pouvoir, et de mettre fin à l’escalade de la
violence.
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20111022-yemen-opposants-president-saleh-dubitatifs-apres-le-vote-resolution-onu
Selon le correspondant de l'AFP et des témoins, des explosions
étaient entendues dans différents quartiers de la ville alors que des colonnes
de fumée s'élevaient des quartiers où les troupes toujours fidèles au président
contesté et ses opposants se sont face. Dans le quartier d'Al-Hassaba (nord),
où les affrontements mettent aux prises les forces de M. Saleh et les combattants
du puissant chef tribal Sadek Al-Ahmar rallié à la contestation, les ambulances,
sirènes hurlantes, se succédaient pour évacuer des blessés, selon le correspondant
de l'AFP.
http://www.tdg.ch/depeches/monde/yemen-violents-affrontements-forces-pro-anti-saleh-sanaa
![]() |
RYAD - L'héritier du trône saoudien, Sultan ben Abdel Aziz,
est décédé samedi 22 octobre à plus de 80 ans alors que le roi Abdallah,
87 ans, est hospitalisé en Arabie saoudite, sur fond de tourmente dans le
monde arabe. De toute évidence, c'est le ministre de l'Intérieur, le prince Nayef, qui devrait devenir prince héritier, après sa nomination en mars 2009 par le roi au poste de deuxième vice-Premier ministre. Depuis la mort, en 1953, du fondateur du royaume, le roi Abdel Aziz, cinq de ses fils se sont succédé à la tête de cette puissance pétrolière. http://www.20minutes.fr/monde/810600-arabie-prince-heritier-decede-pleine-tourmente-regionale |
22 octobre Syrie "Khadafi n'est plus là, ton tour arrive Bachar!" 30 morts
![]() |
Octobre 2011 : Un rapport de l'ONU dénonce des centaines d'exécutions secrètes en Iran et les anciens leaders de l'opposition sont toujours en prison |
Depuis le début de l'année, au moins 146 exécutions secrètes auraient
été commises en Iran, selon le rapporteur, qui cite des témoignages et des organisations
de défense des droits de l'homme. Au moins 83 personnes, dont trois prisonniers
politiques, ont été officiellement exécutées pour le seul mois de janvier 2011.
Le document, qui sera présenté mercredi à l'Assemblée générale de l'ONU, évoque
des violations des droits de l'homme "systématiques" dans le pays et "l'augmentation
dramatique du nombre des exécutions". Ces exécutions, dans la prison de Vakilabad
à Machad (nord-est), ont été perpétrées "en violation de la loi iranienne",
sans la présence des avocats et des membres de la famille des suppliciés.
Au moins une personne a été exécutée en 2011 pour apostasie tandis que plus
de 100 exécutions officiellement annoncées étaient liées à des crimes en rapport
avec le trafic de drogue. Parmi les personnes condamnées à mort, plus de
100 ont moins de 18 ans, en dépit du fait que l'exécution de mineurs soit interdite
par des conventions internationales auxquelles adhère l'Iran, selon le rapporteur.
Selon ce rapport publié dans un premier temps par la revue Foreign Policy, lundi
17 octobre, des centaines de militants, de journalistes, d'étudiants, de metteurs
en scène, d'artistes, d'avocats ont été emprisonnés par le régime du président
Mahmoud Ahmadinejad depuis sa réélection en 2009. Le rapport de 21 pages évoque
de nombreux cas particuliers, dont ceux de Mir Hossein Moussavi et Mehdi
Karoubi, dirigeants de l'opposition qui s'étaient présentés contre M. Ahmadinejad
en 2009 et ont été assignés à résidence depuis février. M. Karoubi n'a été
autorisé à se rendre à l'extérieur qu'une seule fois pendant dix minutes sur
une période de 186 jours. Il est confiné depuis ces derniers mois dans un bureau
de deux pièces occupées par des agents de la sécurité et des psychiatres, qui
essayent de le forcer à faire des aveux télévisés, selon les témoignages
rapportés dans le document.
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/10/17/un-rapport-de-l-onu-denonce-des-centaines-d-executions-secretes-en-iran_1589409_3216.html
29 octobre : L'armée Syrienne bombarde Homs
Les informations de l'Observatoire syrien des droits de l'homme
semblent confirmer l'émergence d'une insurrection armée
Dix civils ont été tués samedi par les forces syriennes à Homs, haut lieu de
la contestation dans le Centre, rapportent des mouvements d'opposition, dont
l'un fait état de 20 soldats tués par des déserteurs. Les militaires ont trouvé
la mort dans le quartier de Bab Amro, précise l'Observatoire syrien des droits
de l'homme, selon lequel l'armée a perdu dix autres de ses hommes dans la province
d'Idlib (Nord).
La veille, 40 civils avaient été tués à Homs où les forces gouvernementales ont le feu sur des manifestants qui réclamaient une protection internationale, selon des opposants et des habitants.
Manifestation à Homs après la prière le 28 octobre
Des habitants ont dit que l'artillerie avait fait usage de
mitrailleuses et de batteries antiaériennes contre des objectifs au sol
dans le vieux quartier de Bab Amro. Explosions et tirs ont aussi retenti dans
d'autres secteurs, ont-ils dit. La plupart des journalistes étrangers ont été
expulsés, il est donc difficile de vérifier les informations de l'opposition
et des autorités.
http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE79S0BD20111029
L'armée face à la défection. Des affrontements violents ont opposé
dans la nuit des membres de l'armée du régime syrien et des hommes armés «qui
sont vraisemblablement des déserteurs dans le quartier de Bab al-Sibaa», à Homs,
a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Un officier ainsi
que des dizaines de soldats ont fait défection dans le quartier. Plus de 40
personnes des deux parties (qui s'affrontaient) sont mortes ou ont été blessées
et deux blindés de l'armée ont été détruits», a précisé l'OSDH, précisant que
l'armée compte au moins 17 morts dans ses rangs.
Sur leur page Facebook, les militants de l'opposition au président al-Assad
appellent à manifester en faveur d'une zone d'exclusion aérienne, comme celle
imposée au régime libyen. «Nous appelons la communauté internationale à imposer
une zone d'exclusion aérienne afin de permettre à l'"armée syrienne libre" d'oeuvrer
avec plus de liberté»
http://www.leparisien.fr/crise-egypte/syrie-civils-et-deserteurs-tombent-sous-les-balles-de-l-armee-29-10-2011-1692446.php
En Syrie, la répression se joue à huis-clos. Pendant une dizaine de jours, un périple clandestin a amené Nicolas Hénin de ville en ville, de village en village jusqu'à Homs la rebelle. Au centre du pays, là où bat le coeur de la révolution.
Syrie : voyage au pays de la terreur
4 novembre 2011 : En Syrie, la répression meurtrière continue malgré le plan de sortie de crise
En Syrie, le président Bachar al-Assad accepte la médiation étrangère
et ses plans de sortie de crise mais poursuit la répression. Ce jeudi, vingt
civils ont été tués par les forces de sécurité, rapporte l'AFP et des dizaines
de personnes arrêtées et ce, malgré l'acceptation "sans réserves", par le dirigeant
syrien, du plan de sortie de crise négocié avec la Ligue arabe. Les victimes
de ce jeudi sont à déplorer dans "différents quartiers de la ville de Homs où
le bruit des tirs était toujours entendu" en fin d'après-midi hier, rapporte
l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Plus de 80 personnes ont
été arrêtées jeudi à l'aube à Deir Ezzor (est) et dans les localités voisines",
précise l'Observatoire. De nouveaux morts qui viennent s'ajouter au 34 personnes
tuées la veille et alourdissent encore un peu plus le macabre bilan de la répression
syrienne.
Le plan de sortie de crise, accepté ce mercredi, prévoit un arrêt total des
violences, la libération des personnes arrêtées depuis le début de la répression
de la contestation en Syrie, le départ de l'armée des villes ainsi que la libre
circulation des observateurs et médias internationaux. Autant de préalables
à l'ouverture d'un dialogue entre le régime et l'opposition inscrit dans ce
plan.
http://www.metrofrance.com/info/en-syrie-la-repression-meurtriere-continue-malgre-le-plan/mkkd!aUwsopddA0h0I/
SIPA
10 novembre 2011 : "crimes contre l'humanité à Homs"
Dans rapport qui paraît ce vendredi, Human Rights Watch accuse
la Syrie de "crimes contre l'humanité à Homs". Elle dénonce "des tortures et
des tueries" dans cette ville devenue le centre de la contestation syrienne.
Le rapport se base sur la répression entre avril et août 2011, responsable de
la mort de 587 civils. Et depuis le 2 novembre, plus de 100 personnes ont également
été tuées dans cette même ville.
"Généralement, les forces de sécurité utilisent de grosses mitrailleuses et
des armes de défense anti-aériennes" fait valoir le rapport. En tirant dans
les quartiers, "les forces (pro-Assad) espèrent effrayer la population avant
de rentrer en ville (à Homs) avec des véhicules armés (...)". Afin de mettre
fin à la crise, Human Rights Watch appelle la Ligue arabe à la "suspension de
l'adhésion de la Syrie" et l'ONU à "décréter un embargo militaire" et "des sanctions
individuelles contre les responsables" de la Syrie. D'autre part, le cas
de la Syrie devrait être jugée par la Cour pénale Internationale, estime HRW.
Les militants pro-démocratie ont appelé à de nouvelles manifestations massives
à travers la Syrie, ce vendredi. Les protestataires souhaitent maintenir la
pression sur Bachar al-Assad dont ils réclament depuis huit mois le départ.
Un des slogans de cette journée, plus pragmatique, devrait appeler au "gel de
l'adhésion de la Syrie à la Ligue arabe".
Depuis plusieurs jours, la Ligue arabe accuse le régime Assad de ne pas respecter
le plan de paix appelant à cesser les violences. Et une réunion plus décisive
se tiendra samedi: de façon plus élargie, l'ensemble des ministres arabes des
Affaires étrangères doivent décider d'éventuelles sanctions contre le régime
syrien.
3500 morts depuis huit mois
"La répression du gouvernement syrien contre l'opposition a jusqu'à présent
fait plus de 3500 morts dans le pays", a précisé mardi une porte-parole de l'ONU,
Ravina Shamdasani. "Alors que le gouvernement avait annoncé la libération de
553 prisonniers à l'occasion de l'Aïd, des dizaines de milliers demeurent
incarcérés et des dizaines sont arrêtés de façon arbitraire quotidiennement",
continue l'ONU. Et d'ajouter: "Les forces armées continuent d'utiliser leurs
chars et autres armes lourdes pour attaquer des zones résidentielles dans la
ville de Homs". La France et les Etats-Unis, qui réclament le départ de Bachar
al-Assad, ont toutefois critiqué l'inaction du Conseil de sécurité de l'ONU
face à la répression dans le pays.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/homs-epicentre-de-la-repression-syrienne_1049965.html
11 novembre 2011 : Yemen : tirs d'artillerie et bombardements sur les populations
SANAA (AFP) - Les forces fidèles au président Ali Abdallah Saleh
ont tiré vendredi matin à l'artillerie à Taëz (sud-est), deuxième ville du Yémen,
tuant neuf personnes, dont deux femmes et un enfant, et en blessant des dizaines
d'autres, a-t-on appris de source médicale. Les bombardements ont fait neuf
morts vendredi matin, "tous des civils", et "des dizaines de blessés ont été
transportés à l'hôpital", a indiqué cette source, précisant qu'un enfant de
neuf ans et deux femmes figuraient parmi les tués.
Les forces de sécurité ont commencé à ouvrir le feu peu après minuit (21H00
GMT, jeudi), sur la zone de la Place de la Liberté, dans le centre de Taëz,
où des manifestants s'étaient réunis pour appeler à la chute du président Saleh,
ont indiqué des témoins à l'AFP. Les bombardements se sont intensifiés vendredi
matin, ciblant les quartiers de Raoudha et de Zaïd Al-Mouchky, où les protestataires
contre le régime yéménite sont particulièrement actifs, selon la même source.
http://www.liberation.fr/depeches/01012370947-yemen-9-tues-dont-deux-femmes-et-un-enfant-par-des-tirs-a-taez
23 novembre 2011: YEMEN : Saleh quitte le pouvoir
le 14 novembre, le président Saleh, toujours au pouvoir, fait une nouvelle déclaration devant la presse internationale affirmant qu'il quittera le pouvoir après un accord entre les différentes parties sur un mécanisme de transfert du pouvoir et après des élections. Le 23 novembre, après s'être plusieurs fois récusé, il signe à Riyad le plan de sortie de crise prévoyant son départ, le transfert du pouvoir exécutif au vice-président Abd Rab Mansour Hadi et son maintien comme « président d'honneur » pour une période transitoire de 90 jours.
décembre 2011 Depuis quelques semaines, de plus en plus de journalistes accèdent à la Syrie,
comme ceux de France 2 ou de i-Télé ces derniers jours. Finies
les images amateurs contestées par le régime de Bachar el-Assad : cette fois,
les reporters rapportent et diffusent ce qu'ils voient. La révolution syrienne,
qui a débuté en mars, aurait fait au moins 4 000 morts, selon l'ONU, le double
selon les comités de manifestations. Filmés et datés par les manifestants eux-mêmes,
les mouvements sont systématiquement contestés par le régime. Qui dément toute
cruauté.
« J'ai 13 ans. [...]. Ils m'ont frappé, ils m'ont bandé les yeux. Ils m'ont
enfermé dans le coffre d'une voiture. [...]. Ils m'ont jeté dans une cellule
qui sentait mauvais. Ils m'ont arraché les ongles. »
Plusieurs reportages sont accessibles sur le lien suivant
http://www.rue89.com/2011/12/02/en-syrie-la-fin-du-huis-clos-sur-les-atrocites-227160
3 décembre Edition spéciale Syrie sur Itele reportage de Marc de Chalvron et Romaric Moins: http://www.itele.fr/video/edition-speciale-syrie
lundi 5 décembre 2011 En première ligne avec la résistance
armée syrienne Une enquête de Paul Moreira et Pedro da Fonseca : sur CANAL+
http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid4040-c-en-premiere-ligne.html?vid=554108
Janvier 2012 : Le régime syrien accusé d'avoir torturé à mort 617 détenus
«Les hommes de main d'El-Assad ont tenté de briser le mouvement
pro-démocratie dans ces salles de torture, mais de braves Syriens continuent
de se lever pour défendre leurs droits», a dit Stephanie Bracaforte, directrice
de campagne pour Avaaz.
Dans son rapport, Avaaz affirme avoir confirmé chaque décès par trois sources
indépendantes, dont un membre de la famille de la victime et l'imam qui a procédé
aux funérailles. L'organisation précise qu'elle travaille avec une équipe de
58 défenseurs des droits de la personne en Syrie. Le groupe a appelé les observateurs
de la Ligue arabe présents en Syrie à «visiter ces salles de torture et à s'assurer
que le régime mette immédiatement fin à ces atrocités».
Les chiffres avancés par Avaaz sont impossibles à confirmer de source indépendante,
puisque le régime continue d'interdire aux journalistes étrangers et aux organisations
de défense des droits de la personne d'entrer dans le pays.
La télévision officielle syrienne a rapporté jeudi que les autorités avaient
libéré plus de 500 prisonniers accusés d'implication dans le soulèvement contre
le régime. Il s'agirait d'un nouveau geste du régime syrien pour se conformer
au plan de sortie de crise de la Ligue arabe. Le chef de la Ligue, Nabil Elaraby,
a indiqué cette semaine que la Syrie avait libéré environ 3500 détenus au cours
des dernières semaines. D'après la télévision officielle, 552 autres détenus
ont été libérés jeudi. Mais selon Avaaz, quelque 37 000 personnes sont toujours
détenues en Syrie.
http://www.lapresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/syrie/201201/05/01-4483203-le-regime-syrien-accuse-davoir-torture-a-mort-617-detenus.php
4 février 2012 Syrie: Bombardement de Homs : plus de 230 morts
Les forces syriennes ont bombardé samedi la ville rebelle de Homs,
tuant plus de 230 civils dans un "massacre terrifiant", a affirmé l'opposition,
les Occidentaux restant déterminés à voter un texte à l'ONU condamnant la répression
en Syrie malgré l'opposition de Moscou.
Malgré au moins 6.000 morts selon les militants depuis le début de la révolte
mi-mars 2011, l'ONU s'est montrée jusqu'à présent incapable d'adopter une résolution
sur la Syrie. Un précédent texte a été bloqué en octobre par un veto russe et
chinois. Et pendant ce temps, le régime a poursuivi sans répit ses opérations
meurtrières pour tenter d'étouffer la contestation selon les militants pro-démocratie.
Dans l'épisode le plus meurtrier en près de 11 mois de révolte populaire, plus
de 230 civils, dont des dizaines de femmes et d'enfants, ont été tués dans la
nuit de vendredi à samedi quand les forces du régime ont pilonné des quartiers
résidentiels à Homs, selon les organisations de l'opposition. Il était difficile
de confirmer l'information de source indépendante en raison des fortes restrictions
imposées à la presse étrangère dans le pays. Les autorités syriennes ont démenti
tout bombardement sur Homs, surnommée "capitale de la révolution", et affirmé
que les violences étaient dues à des "groupes armés", comme elles le font depuis
le début mi-mars 2011 de la révolte dont elles refusent de reconnaître l'ampleur.
"Le pilonnage a cessé ce matin, et les habitants sont sortis à la recherche
des morts et des blessés enfouis sous les décombres", a déclaré par téléphone
Hadi Abdallah, un militant de ce quartier. Et les habitants ont commencé à enterrer
leurs morts. "Près de 200 martyrs seront enterrés dans le jardin de la Liberté",
a-t-il ajouté.
Selon le chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel
Rahmane, le nombre des morts à Homs s'élève désormais à 237, dont 99 femmes
et enfants. Le Conseil national syrien (CNS), la principale coalition d'opposants,
a pour sa part fait état de 260 morts et de centaines de blessés dans le bombardement
au mortier de zones résidentielles à Khaldiyé et Qoussour, parlant de l'un des
"massacres les plus terrifiants" depuis mars. Le bilan risque cependant de s'alourdir,
dans la mesure où les hôpitaux manquent de tout pour soigner les blessés et
que nombres de victimes sont encore bloquées sous les décombres, selon les militants.
Les chaînes arabes Al-Arabiya et Al-Jazira ont montré des dizaines de corps
sans vie jonchant les rues de Homs.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/syrie-obama-demande-a-bachar-al-assad-de-quitter-le-pouvoir-04-02-2012-1845768.php
6 février Syrie : Homs, ville martyre
Depuis trois jours, le régime syrien bombarde la ville de Homs
dans le centre du pays, notamment les quartiers de Baba Amro à l'Ouest et Khaldiyeh
au Nord. A la tête du mouvement de contestation à l'encontre de Bachar al-Assad,
la ville est pilonnée régulièrement depuis samedi par un régime qui a visiblement
décidé d'afficher son absence de compassion pour les civils, hommes, femmes
et enfants confondus. Les bilans des ONG varient encore, mais les estimations
avoisinent les 300 morts. Le pouvoir accuse de son côté des "gangs terroristes"
de s'en prendre aux civils et justifie les violences dans la ville par le fait
de devoir les pourchasser. De nombreuses vidéos ont été diffusées par les habitants,
reprises par les agences ou les chaînes de télévision arabes. Elles montrent
la réalité des pilonnages, notamment sur un hôpital, les blessés, les morts…Voir
les 6 vidéos sur le site du nouvel obs
http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20120206.OBS0667/videos-syrie-homs-ville-martyre.html
1 mars 2012 : Syrie: l'armée reprend le quartier rebelle de Baba Amr à Homs
L'armée syrienne a pris jeudi le contrôle du quartier symbole
de Baba Amr, bastion de la rébellion à Homs (centre), après deux jours de combats
et des semaines de bombardements.
"L'armée syrienne contrôle la totalité de Baba Amr, les dernières poches de
résistance sont toutes tombées", a affirmé en début d'après-midi une source
au sein des services de sécurité à Damas, ajoutant que les opérations allaient
se poursuivre dans les quartiers de Hamadiyé et Khaldiyé. "Nous promettons aux
révolutionnaires de Syrie de bien nous préparer pour frapper à nouveau ce régime
occupant afin de le faire disparaître", ont annoncé plusieurs brigades rebelles
locales dans un communiqué dénonçant "le terrible silence arabe, islamique et
international".
Incapable de faire tomber le régime de Bachar al-Assad par les manifestations
après presque un an d'une révolte au départ essentiellement pacifique, l'opposition
a finalement annoncé la création d'un "bureau militaire", reconnaissant "l'importance
de contrôler la résistance armée". Les 15 membres du Conseil de sécurité des
Nations unies --dont la Russie et la Chine, fidèles alliés de Damas-- se sont
mis d'accord sur une déclaration de principe dans laquelle ils se limitent à
déplorer "la situation humanitaire en rapide aggravation", notamment à Homs,
Hama, Deraa et Idleb. Sans doute pour convaincre Russes et Chinois, la déclaration
du Conseil fait référence à la nécessité pour "toutes les parties prenantes"
--pouvoir et opposition-- de faire preuve de bonne volonté pour évacuer les
blessés. Le Conseil national syrien (CNS), la principale coalition d'opposition,
a appelé la communauté internationale à "intervenir immédiatement pour prévenir
un éventuel massacre" après la prise de Baba Amr.
Selon l'OSDH, les violences ont fait au moins 39 morts jeudi. A Homs, 17 civils
ont été tués dans les combats aux abord de Baba Amr, et quatre autres par des
tireurs embusqués dans d'autres quartiers. En outre, trois civils ont été tués
dans les provinces de Hama (centre) et de Damas. Et huit soldats et sept déserteurs
ont été tués dans des combats près du Golan. A Qousseir, petite ville régulièrement
bombardée au sud-ouest de Homs et où tout commençait à manquer (nourriture,
carburant, médicaments...), le chef local de la révolte s'est montré pessimiste:
"Nous attendons. Nous pensons que l'armée d'Assad viendra ici après en avoir
fini avec Homs". Les combattants rebelles, essentiellement des déserteurs équipés
d'armes légères et moyennes, peinent face à l'artillerie lourde des forces régulières.
Mais le CNS a annoncé jeudi qu'il allait organiser des livraisons d'armes à
la rébellion à travers un nouveau bureau militaire.
http://www.lepoint.fr/monde/syrie-l-armee-reprend-le-quartier-rebelle-de-baba-amr-a-homs-01-03-2012-1437024_24.php
11 avril 2012 : Le régime syrien de Bachar al-Assad intensifie la répression contre les populations civiles
Cela ne ressemble en rien à une avant-veille de cessez-le-feu.
Hier, les troupes spéciales du régime de Bachar al-Assad se sont littéralement
déchaînées. Des villages ont été bombardés, des camps de réfugiés syriens en
Turquie ont été la cible de tirs et des nouveaux massacres de civils ont été
perpétrés par les forces armées loyalistes. Comme presque tous les jours depuis
plusieurs mois, le bilan des attaques de l'armée syrienne approchait hier les
100 victimes. Pourtant, toujours hier, à minuit heure locale (23 heures à Paris),
conformément au plan Annan accepté par le régime, Damas devait initier le retrait
de ses troupes des zones urbaines.
Soutenu par la communauté internationale, le plan de Kofi Annan, l'émissaire
spécial de l'ONU et de la Ligue arabe sur la Syrie, préconise, outre la cessation
de la violence par toutes les parties sous supervision de l'ONU, la fourniture
d'aide humanitaire aux zones touchées par les combats, la libération des personnes
détenues arbitrairement et la liberté de circulation pour les journalistes.
Pour gagner du temps, dimanche, Bachar al-Assad a exigé que l'ensemble des factions
de rebelles signent un engagement écrit pour le respect du plan Annan. Une condition
nouvelle qui n'a pas manqué d'irriter les Occidentaux, les Nations unies et
la Ligue arabe.
Mais ce qui a mis le feu aux poudres a été le bombardement de réfugiés syriens
à l'intérieur des frontières turques. Ancien allié du président syrien, le leader
turc Recep Tayyip Erdogan a aussitôt qualifié l'action de « claire violation
des frontières » en annonçant « les mesures nécessaires que la législation internationale
autorise quand les frontières sont violées ». Le chef de l'Etat turc a également
saisi l'occasion pour augmenter un peu plus la pression sur la Russie, le meilleur
allié de Bachar al-Assad avec la Chine. Moscou et Pékin ont opposé jusqu'ici
leur veto à toute résolution plus agressive du Conseil de sécurité de l'ONU.
Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a invité la Syrie
à se montrer « plus active, plus décidée » dans l'application du plan Annan,
tout en incitant les soutiens de l'opposition à en faire autant vis-à-vis des
rebelles. Tentant de calmer le jeu, Walid Mouallem, le ministre syrien des Affaires
étrangères, a déclaré hier à Moscou, lors de sa visite officielle, que son pays
avait retiré ses soldats « de plusieurs provinces » et libéré quelques opposants
emprisonnés. Le ministre syrien a ajouté que son pays voulait des garanties
formelles de la part de ce dernier que les insurgés cessent le feu simultanément
aux troupes loyalistes. Une précondition que Kofi Annan a rejetée en bloc. «
L'armée syrienne se retire de certains endroits, mais se déplace dans d'autres
qui n'étaient pas visés auparavant », a complété Kofi Annan. A sa demande, hier
soir, le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé les autorités syriennes
à cesser les combats avant le jeudi 12 avril. Victoria Nuland, la porte-parole
du département d'Etat américain, a dit que « ces incidents sont juste une nouvelle
preuve que le régime d'Al-Assad n'a pas du tout envie de tenir les engagements
pris avec Kofi Annan » en précisant qu'il n'existe « aucun élément » indiquant
que les forces syriennes se préparent au retrait.
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202003143512-le-regime-syrien-de-bachar-al-assad-intensifie-la-repression-contre-les-populations-civiles-311197.php
23 mai 2012: Tortures dans les geôles de Bachar al-Assad
Quand il atterrit sur le tarmac de l'aéroport de Bruxelles, le
23 mai, ses proches laissent exploser leur bonheur. Depuis plusieurs jours,
Pierre Piccinin, professeur d'histoire et de sciences politiques à l'Ecole européenne
de Bruxelles, croupissait dans les geôles syriennes. "Après ce que j'ai vu,
j'ai bien cru ne jamais en revenir", commente-t-il, le visage tiré mais visiblement
en bonne santé après six jours passés en enfer.
C'était pourtant confiant qu'il avait rejoint Tripoli, au Liban, le 12 mai.
Son objectif : passer en Syrie via le petit poste frontière de Masnaa. Paré
d'un visa touristique, dit-il. Il connaît le pays, pour s'y être rendu deux
fois l'an passé. La seconde en novembre dernier, à l'invitation du ministère
de la Propagande syrien. "J'avais produit une série d'analyses plus conciliantes
avec le régime que le courant dominant", explique l'historien et politologue
belge. Des positions qui font polémique. "Il n'a jamais produit le moindre travail
universitaire rigoureux", s'énerve un spécialiste français. C'était peut-être
un pied nickelé, ou un pro-Assad. Mais aujourd'hui, le débat est clos. Après
ce qu'il a vécu, le chercheur belge a revu ses positions et prône une intervention
militaire.
son témoignage : http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20120530.OBS7105/syrie-tortures-dans-les-geoles-de-bachar-al-assad.html
25 mai 2012 : Massacre de Houla
Les Nations unies désignent de plus en plus ouvertement le rôle
des milices du régime syrien dans le drame de Houla, théâtre, vendredi 25 mai,
d'un massacre ayant causé au moins 108 morts dont 49 enfants et 34 femmes.
Plus que dans les bombardements d'artillerie de l'armée syrienne, la plus grande
partie des victimes, toutes civiles, sont mortes lors d'une véritable opération
punitive planifiée par un groupe de tueurs, agissant méthodiquement, progressant
de maison en maison à travers le hameau de Taldaou, tuant à l'arme automatique,
voire à l'arme blanche. Damas attribue ce massacre à des " bandes terroristes
armées " sans plus de précisions.
Dans une vidéo mise en ligne lundi, Noura, une petite fille de Taldaou, attribue
ce massacre à l'armée et aux milices du régime, les chabiha, composées de civils
armés, issus pour la plupart de la communauté alaouite tout comme la famille
Assad au pouvoir. Comme plusieurs autres enfants rescapés du massacre, dont
un garçon de 11 ans cité par le quotidien britannique The Guardian, Noura, elle-même
blessée d'une balle dans le dos, a survécu en faisant la morte, parmi les cadavres
de ses proches assassinés. Tous sa famille, ainsi que celle de son oncle a été
massacrée. Les miliciens, vêtus d'uniformes selon la jeune fille, ont pris le
temps de piller les maisons, emportant l'or et les bijoux trouvés sur les cadavres,
ainsi que l'argent liquide.
Ali Adel Al-Sayed raconte que des soldats et des civils arrivés en blindés se
sont arrêtés devant la maison de ses parents, en sont descendus, puis ont enfermé
toute sa famille dans la pièce principale de la maison, avant de tirer. L'enfant,
blessé, aurait vu les hommes emporter trois télévisions, une machine à coudre
et un ordinateur. Sa mère et son frère, enlevés par les miliciens, auraient
été tués plus tard.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/05/30/syrie-le-massacre-de-houla-raconte-par-des-enfants-rescapes_1709928_3218.html
des corps des victimes du massacre de Houla alignés à la morgue de l'hôpital
Photo : Shaam News/AFP
"Ils sont entrés dans nos maisons (...), des hommes en uniforme
qui nous ont rassemblés comme des moutons dans une pièce avant d'ouvrir le feu",
raconte une femme apparemment blessée, qui se dit rescapée du massacre de Houla,
en Syrie, dans une vidéo diffusée par l'opposition. "Mon père est mort et mon
frère aussi, le seul fils de ma mère... Sept de mes soeurs ont été tuées", poursuit-elle
allongée à côté d'une autre blessée et d'un bébé visiblement touché à la poitrine.
"Ce sont tous des Chabbihas d'Assad. Ils sont venus (des villages voisins) de
Fela et de Charklia. Ce sont des porcs alaouites", dit la rescapée dans l'enregistrement
vidéo, évoquant la minorité religieuse à laquelle appartient le chef de l'Etat.
"Ils nous ont attaqué en disant: 'A mort les porcs !' et sont repartis", ajoute-t-elle.
"Il est tout à fait clair qu'un acte vraiment abominable a été perpétré à Houla",
a souligné Rupert Colville, porte-parole du Haut Commissaire de l'Onu aux droits
de l'homme. "Au stade actuel, il semble que des familles entières aient été
abattues chez elles. Quarante-neuf enfants et 34 femmes figurent parmi les victimes
connues", a-t-il poursuivi, soulignant que ce bilan était loin d'être définitif.
Comme de nombreux autres épisodes sanglants, celui de Houla a débuté avec les
manifestations antigouvernementales organisées après la prière du vendredi à
Taldaou. Les forces de l'ordre ont ouvert le feu sur les contestataires, tuant
plusieurs d'entre eux, selon des opposants. Les déserteurs de l'Armée syrienne
libre ont ensuite attaqué des postes militaires aux abords de villages de la
région de Houla. Les rebelles se sont emparés de l'un de ses postes et ont endommagé
cinq véhicules blindés, signe de l'augmentation de leur puissance de feu. "En
fin d'après-midi, Taldaou a essuyé des tirs nourris de chars et de roquettes",
rapporte l'opposant Maïssara al Hilaoui, qui dit avoir été témoin de la scène.
"Plusieurs personnes ont été tuées et les rebelles ont battu en retraite", poursuit-il.
Les Chabbihas des villages alaouites environnants, couverts par les tirs de
l'armée, sont selon lui arrivés à Taldaou vers 18h00. De nombreuses exécutions
ont été commises dans le sud de la ville à dominante sunnite, sur une route
menant vers les villages alaouites, ajoute Hilaoui, dont les dires coïncident
avec ceux de témoins cités par Human Rights Watch. Il dit s'être aventuré à
Taldaou vers 20h30. "J'ai découvert plein de gens massacrés dans leurs maisons,
sur la route de la digue qui conduit aux villages alaouites." "Ceux qui ont
tenté de s'échapper ont été tués à la mitrailleuse et les corps de neuf hommes
et de six femmes qui s'étaient enfuis ont été retrouvés aujourd'hui dans les
champs. Il y a d'autres corps près des barrages routiers dont on ne peut pas
approcher."
Selon lui, 63 membres du clan sunnite Abdelrazzak ont été tués à leurs domiciles.
"Les Chabbihas sont revenus à 02h30 du matin et ont tué une quinzaine de membres
de la famille Al Sayyed. Un bébé nommé Ali Abel al Sayyed a miraculeusement
survécu." L'une des vidéos mises en ligne le jour même du massacre montre un
bébé égorgé et présentant ce qui pourrait être une blessure par balle au niveau
de la poitrine. Dans une autre, on peut voir une fillette apparemment touchée
à l'oeil droit. "Les soldats sont entrés. Ma mère leur a crié après parce qu'ils
emmenaient mon frère et mes oncles", dit un enfant interrogé dans une troisième.
"Ils ont braqué leurs armes vers sa tête et ont tiré cinq fois", poursuit-il,
expliquant que les militaires l'avaient ensuite repéré dans sa cachette mais
l'avaient manqué. "Ils étaient onze, certains en uniforme et d'autres en civil,
avec le crâne rasé et la barbe. Des Chabbihas. Je suis sorti de la maison en
tremblant. J'ai vu les corps de ma soeur, de ma mère et de mes frères sur le
lit. Je les ai tous vus..."
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120531.REU7494/temoins-et-rescapes-racontent-le-massacre-de-houla.html
7 juin 2012 : Syrie : nouveau massacre à Hama
Une centaine de personnes, dont des femmes et des enfants, ont
été tuées mercredi dans un massacre dans la région de Hama, dans le centre de
la Syrie, a indiqué le Conseil national syrien (CNS), accusant les forces du
régime de l'avoir perpétré.
"Ce que quelques médias ont rapporté sur ce qui s'est passé à al-Koubeir, dans
la région de Hama, est complètement faux", a indiqué le gouvernement dans un
communiqué à la télévision officielle. "Nous avons une centaine de morts dans
le hameau d'al-Koubeir (...), parmi eux une vingtaine de femmes et une vingtaine
d'enfants", a déclaré Mohammed Sermini, un porte-parole du CNS, qui a accusé
les forces du régime et ses milices, les chabbiha, d'être derrière ce "massacre".
Interrogé, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH),
Rami Abdel Rahmane, a également parlé d'un "massacre" et a fait état de 87 morts,
soulignant que le bilan n'était pas définitif. Selon lui, le massacre a eu lieu
après des bombardements et des miliciens ont ensuite pénétré dans le village
et ont tué les habitants par balle et à l'arme blanche.
Le ministre italien des Affaires étrangères Giulio Terzi a, lui, jugé qu'il
existait un risque de "génocide" si la communauté internationale n'intervenait
pas rapidement. Sur le terrain, outre les victimes du massacre près de Hama,
au moins 46 personnes ont été tuées dans les violences, selon l'Observatoire
syrien des droits de l'homme (OSDH). Plus de 13 400 personnes, la plupart des
civils tués par les forces régulières, ont péri en Syrie, selon l'OSDH, en 15
mois d'une révolte réprimée dans le sang. Sur le plan politique, Bachar el-Assad
a demandé au ministre de l'Agriculture, Riad Hijab, de former un gouvernement
après les législatives du 7 mai, remportées par le parti Baas au pouvoir depuis
près de 50 ans et raillées par la communauté internationale.
http://www.lepoint.fr/monde/syrie-nouveau-massacre-a-hama-07-06-2012-1470329_24.php
Le récit du massacre d'al-Koubeir
24h après le massacre des villageois sunnites d'al-Koubeir par les milices alaouites
du régime syrien, plusieurs témoignages ont réussi à filtrer, malgré le siège
maintenu depuis par ces civils au service d'Assad. Via des comptes twitter fiables
de la région, et grâce aux informations recueillies par l'Observatoire syrien
des droits de l'homme, nous pouvons livrer, avec toutes les précautions nécessaires,
un récit du massacre qui s'est déroulé dans ce village du district de Hama.
Mercredi 6 juin 2012. Il est 1h de l'après-midi lorsque des membres des forces
de sécurité du régime commencent à bombarder les fermes d'al-Koubeir. Ce n'est
qu'après le lancement de cette offensive, destinée à maintenir une population
terrorisée terrée chez elle, que les chabiha – les milices fidèles au régime
– prennent d'assaut ce village sunnite situé à 20km de Hama et 2km de Maarzaf.
"Aidées par certains des villages voisins loyaux au régime, notamment Asileh,
les milices d'Assad ont commencé à attaquer les habitants, les poignardant ou
leur tirant dessus", décrit un opposant qui a pu entrer en contact avec des
survivants. C'est maison par maison qu'ils opèrent. Sans retenue. Armés de couteaux
et de kalachnikovs.
En tout, les miliciens massacrent 78 habitants de ce petit village d'une vingtaine
de maisons, dont plus de 40 d'une même famille, et enlèvent à leurs proches
les corps de 37 victimes. Faisant succéder l'horreur à l'épouvante, les bourreaux
accrochent alors certains cadavres à l'arrière de leurs véhicules et quittent
les lieux, parcourant les villages pro-Assad alentours en trainant leurs victimes
dans la poussière. Certains ont-ils essayé d'effacer leur crime ? Voulaient-ils
au contraire agir avec encore plus de cruauté ? En plus de la dizaine de corps
d'hommes qui furent brûlés, les chabiha mirent le feu aux corps de certains
enfants assassinés. Leurs dépouilles carbonisées sont visibles dans cette vidéo
qui montre, protégées dans des linceuls, certaines victimes de la tuerie : Les
victimes de la tuerie d'al Koubeir - images choquantes
http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20120607.OBS7954/syrie-le-recit-du-massacre-d-al-koubeir.html
23 juin 2012 : Syrie: 96 morts dans des violences
Nouvelle journée tragique en Syrie. Des dizaines de milliers de
personnes ont manifesté vendredi contre le président Bachar al-Assad à travers
le pays. Bilan: 96 personnes ont péri dans les violences, dont 50 civils, 15
soldats et 26 partisans du régime dans une embuscade dans la province d'Alep
(nord), selon un nouveau bilan de l'OSDH publié dans la nuit de vendredi à samedi.
Neuf civils, dont un enfant, ont été tués par des tirs sur des manifestations.
Toujours dans la région d'Alep, à Darat Ezzat, la télévision officielle a annoncé
la mort d'au moins 25 personnes, tuées par balles et mutilées par «des groupes
terroristes armés». L'OSDH a évoqué pour sa part 26 «partisans du régime» tués
dans une embuscade. Cette escalade de la répression et des combats empêche toujours
le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du Croissant rouge syrien
de se rendre à Homs (centre) pour évacuer des blessés et des civils. Dans ce
contexte, le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA)
a annoncé que plus de 1,5 million de personnes avaient désormais besoin d'une
aide humanitaire en Syrie.
Par ailleurs, la Syrie a reconnu avoir abattu vendredi un avion de chasse F-4
turc au large de ses côtes. «Nous avons confirmé que la cible (du tir syrien)
était un avion militaire turc qui a été touché par un coup direct après être
entré dans l'espace aérien syrien. Il s'est écrasé en mer dans les eaux territoriales
syriennes à environ 10 km des côtes de la province de Lattaquié (bien: Lattaquié)»,
a déclaré dans la soirée à l'AFP un porte-parole de l'armée syrienne, qui a
requis l'anonymat. A Ankara, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan,
a convoqué une réunion de crise avec le chef de l'état-major des armées et plusieurs
ministres à Ankara. Les recherches se poursuivent pour retrouver les deux pilotes
de l'appareil, un avion d'attaque au sol F-4, selon des sources officielles
turques citées par l'agence de presse Anatolie.
http://www.20minutes.fr/monde/syrie/958933-syrie-96-morts-violences
26 juin 2012 : Syrie: Assad se dit déterminé à emporter la "guerre"
"Nous vivons une véritable situation de guerre (...). Toutes nos
politiques et tous les secteurs doivent être mis au service de la victoire dans
cette guerre", a lancé M. Assad à l'adresse des ministres lors de la première
réunion du nouveau gouvernement syrien. M. Assad, dont les interventions sont
rares depuis mars 2011, refuse de reconnaître la révolte populaire qui s'est
militarisée face à la répression, et l'assimile à du "terrorisme". Le 3 juin,
à l'occasion de la première session du nouveau Parlement, il s'était dit déterminé
à étouffer la contestation "à n'importe quel prix", malgré l'isolement croissant
de la Syrie et les sanctions adoptées par l'Union européenne et les Etats-Unis.
Néanmoins, les Etats-Unis ont affirmé que les défections au sein de l'armée,
les combats proches de Damas et la destruction d'un avion turc par la Syrie
étaient autant de signes que le régime Assad perdait "lentement --trop lentement--
son emprise sur le pays".
Burhan Ghalioun, une figure majeure de l'opposition en exil, s'est brièvement
rendu en Syrie pour passer quelques heures avec "les révolutionnaires" dans
la ville d'Idleb, frontalière de la Turquie. Le régime "s'effrite à tel point
qu'il ne parvient plus à contrôler quoi que ce soit", a-t-il ensuite déclaré.
Au moins 116 personnes, dont 68 civils, 41 soldats et sept rebelles ont péri
mardi dans les violences, en particulier dans des combats d'une intensité inédite
près de Damas, autour de positions de la Garde républicaine, a précisé l'OSDH.
Selon le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, "c'est la première fois que
le régime a recours à l'artillerie lourde dans des combats aussi proches de
la capitale". "Ces banlieues abritent des casernes de troupes très importantes
pour le régime comme la Garde républicaine (corps d'élite chargé de la sécurité
de Damas et de ses banlieues). C'est là aussi où habitent des familles d'officiers",
a-t-il précisé. L'agence officielle Sana a affirmé que des "dizaines de terroristes"
avaient été tués dans les combats à Al-Hama et que d'autres avaient été arrêtés.
Depuis le début le 15 mars 2011 de la révolte contre le régime, plus de 15.000
personnes ont péri, selon l'OSDH.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h0-gYoiKZNlxYx5aZ5wfNWE9YATg?docId=CNG.fabf71e5a29d7150b5e2b67e8e561393.a51
27 juin 2012 : Syrie: Une télévision officielle a été la cible
d'un attentat près de Damas
Alors que le conflit ne cesse de gagner en intensité, faisant
des centaines de morts ces deux dernières semaines, la situation ressemble de
plus en plus à une guerre civile avec la multiplication des violences confessionnelles,
a estimé la Commission d'enquête internationale mandatée par l'ONU. Dans la
matinée, dans une attaque inédite visant une chaîne de télévision officielle,
trois journalistes et quatre gardiens du siège d'Al-Ikhbariya près de Damas
ont été tués et "d'autres personnes enlevées par (des) terroristes", selon l'agence
officielle Sana.
Les médias en Syrie sont officiels ou proches du régime et, comme ce dernier,
ne reconnaissent pas l'ampleur de la contestation assimilée à du "terrorisme".
Les Etats-Unis ont dénoncé cette attaque, en soulignant "condamner tous les
actes de violence, y compris ceux qui ciblent des éléments du régime". Reporters
sans frontières et Amnesty International ont également souligné séparément que
les médias ne devaient pas être pris pour cibles même s'ils s'agissaient d'instruments
de propagande.
Les rebelles, qui mènent des offensives de plus en plus audacieuses contre l'armée,
ont lancé une attaque près d'un aéroport militaire à Alep (nord), selon l'OSDH.
L'armée, elle, continue de bombarder intensément les fiefs insurgés, selon les
militants. Le Conseil national syrien, principal rassemblement de l'opposition,
a dénoncé de son côté un "génocide" à Deir Ezzor (est), touchant aussi les enfants,
et a appelé à une action urgente de la communauté internationale pour aider
les civils piégés par les bombardements des forces du régime. Il a souligné
que les pilonnages de la ville avaient fait "des centaines de morts et de blessés"
et des milliers de déplacés. Au moins 82 personnes dont 31 soldats ont péri
mercredi dans les violences, selon l'OSDH. Plus de 15.800 personnes, en majorité
des civils, ont été tuées en plus de 15 mois, les dernières semaines enregistrant
les bilans les plus lourds du conflit, selon l'ONG.
http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120627.AFP0915/attaque-inedite-contre-une-television-syrienne-une-reunion-internationale-samedi.html
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perdu? entres autres d'après: http://kdolma.phidji.com/ disparu de la toile Pour la Syrie: merci à Larousse: http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682 Pour le liban merci à l'express : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/chronologie-du-liban-1943-2011_492580.html et à Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/ |