Arabes jusqu'à 2011

Syrie, Liban, Iran, Iraq,
Arabie Saoudite, Yemen, Jordanie


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Pour la Syrie: merci à Larousse: http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682
Pour le liban merci à l'express : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/chronologie-du-liban-1943-2011_492580.html
et à Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/

Maghreb  empire byzantin  croisades
Petra Mahomet L'Hégire conquetes
Omeyyades Abassides Fatimides Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides Mamelouks Ottomans

Après les Ottomans

guerres israelo arabes le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes
Accords de Taef Guerre du Golfe
Bashar El Assad
deuxième guerre du Golfe Ahmadinejad Révolution Verte

Après 2011

 

-6000 Cités Etats

-3500/ -3000 Assyriens, sumériens et babyloniens

 

-814 Les Phéniciens, navigateurs venus de l'Est méditerranéen, fondèrent la ville de Carthage, dans l'actuelle Tunisie

 

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PETRA
sud de la Palestine et en Jordanie
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"D'après certains scientifiques seulement, les Nabatéens sont à rapprocher des Nebaioth de la Bible et des Nebayat des archives assyriennes du VIIe siècle av. J.-C. Ces noms s'appliquent à l'une des nombreuses tribus arabes.
"Le monde avec lequel les Nabatéens entrèrent en contact était à cette époque en plein changement. Avant la venue d'Alexandre le Grand, mais surtout après l'établissement de son empire éphémère, tout le Proche-Orient était en cours d'hellénisation. Alexandre avait brisé les quelques barrières qui restaient entre l'Orient et l'Occident et ses successeurs, les rivaux Ptolémées d'Egypte et Séleucides de Syrie, continuèrent sa politique délibérée d'implantation de la culture occidentale sur les terres ancestrales dont ils avaient hérité. L'Orient antique était en train d'être occidentalisé, non seulement dans le domaine de l'administration civile et militaire, mais également dans ceux de l'art et de l'architecture, de la littérature et de la philosophie."


Carte actuelle de la Jordanie

-550 Décadence de la ville de Tyr, principale cité des Phéniciens

-550 CyrusII fonde la dynastie perse des Achéménides

-539 Les perses prennent Babylone et sont Maîtres de toute l'Asie orientale (Anatolie Mésopotamie)

-492 -486 les guerres médiques

les Nabatéens commencèrent à migrer vers le nord et vers l'ouest pour sortir du désert, et à s'installer dans le sud de la Jordanie où l'Etat édomite, autrefois puissant, venait de s'écrouler et où, sous le règne négligent des Perses, l'occupation sédentaire avait pratiquement disparu. Mais, de ces premières migrations, nous ne savons rien. Ce n'est qu'à partir de 312 av. J.-C., dix ans après la mort d'Alexandre, que les Nabatéens apparaissent momentanément sous les lumières de l'histoire. Cette année-là, d'après l'historien grec du Ier siècle av. J.-C. Diodore de Sicile, leur territoire fut attaqué, probablement à Pétra même, par l'armée d'Antigonos Monophtalmos (le Borgne), roi de Phrygie et l'un des généraux successeurs d'Alexandre les plus ambitieux. Bien que l'attaque ait échoué, l'armée phrygienne parvint à se retirer en emportant un beau butin (dont 700 chameaux), ce qui permet de comprendre l'intérêt d'Antigonos pour cette lointaine tribu du désert." PEGASE.jpg (369152 octets)

-203 Début du règne de Masinissa, un chef numide rallié à Rome

première guerre punique (264-241 avant J.C.)

deuxième guerre punique (218-202 avant J.C.)

149 avant J.C. troisème guerre punique

-148 Fin du règne et mort de Masinissa; ses fils se partagent le royaume

-111 Insurrection menée par Jugurtha, petit-fils de Masinissa, qui refusait la mainmise de Rome

-105 Rome arrive à soumettre Jugurtha et son met fin ainsi à son insurrection

-100 la pile de bagdad: la première pile électrique de l'histoire pourrait bien être née à Bagdad. Elle aurait pu permettre de réaliser des plaquages en or. Elle aurait pu servir aussi comme anti douleur, puisque Strabon mentionne l'utilisation des poissons torpille comme anti douleur dès l'antiquité.

"Au début du Ier siècle av. J.-C., tirant parti de la chute de la dynastie séleucide, les Nabatéens purent étendre leur domination vers le nord jusqu'à Damas. C'est peut-être à la même époque qu'ils consolidèrent leur position dans le nord-ouest de l'Arabie et dans le sud de la Palestine, où de nombreuses cités nabatéennes allaient être fondées. L'expansion territoriale n'allait pas sans quelques dangers. L'un des plus grands fut l'antagonisme avec Rome, qui, en la personne de Pompée, devenait rapidement le pouvoir le plus importante d'Orient. L'arrivée de Pompée en 64 av. J.-C. ne fut pas aussi difficile à vivre pour les Nabatéens que pour leurs voisins juifs de Palestine et ils purent conserver le contrôle de leur territoire ainsi que de leur précieux commerce.

Les Nabatéens gardèrent leur indépendance jusqu'en 106 apr. J.-C., date de leur incorporation par l'empereur Trajan dans la nouvelle province d'Arabie, dont la capitale était Bostra, dans le sud de la Syrie.

l'Arabie pétrée qui correspond à cet ancien royaume nabatéen est pour les romains l'une des 3 arabies

Pour les romains il y a aussi l'Arabie déserte, décrite par Ptolémée, constituée de déserts parcourus par les Arabes, immenses territoires arides qui s'étendaient jusqu'en Mésopotamie et étaient voués au nomadisme.

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L'Arabie heureuse

désignait pour les Grecs et Romains, l'Arabie du Sud (actuel Yémen), relativement humide grâce à ses montagnes et à un important système d'irrigation, centre de la riche civilisation des Sabéens. L'Arabie heureuse représentait, pour les Romains, le plus souvent une terre semi-fabuleuse, où habitait le phénix et d'où provenait l'encens nécessaire aux actes religieux, ainsi que d'autres épices. Elle pouvait aussi constituer une étape sur les routes maritimes vers l'Inde et l'Extrême-Orient. Au milieu du IIe siècle une présence militaire romaine est attestée sur les îles Farasan, non loin des côtes de l'Arabie romaine.
Le terme d'Arabie heureuse vient d'une mauvaise traduction du latin : felix signifie en premier lieu fertile, et entre autres sens dérivés heureux. Cette zone étant la mieux irriguée de la péninsule, on l'a appelée "Arabie fertile".

+224   2° dynastie perse des Sassanides

+395 Mort de Théodose  Partage de l'empire romain
la Grèce est intégrée à l'empire d'Orient capitale Constantinople et l'empire d'occident a pour capitale Rome
Honorius empereur d'Occident; Arcadius, empereur d'Orient.

PETRA2.jpg (338524 octets) Pourtant, la perte de statut ne semble pas avoir trop affecté l'ancienne capitale nabatéenne, et Pétra continua à s'épanouir pendant près d'un siècle.

Cette dernière période de l'histoire nabatéenne est cependant aussi obscure que celles qui la précédèrent. La prospérité déclina, probablement au cours du IIIe siècle, comme déclinèrent le bien-être et la stabilité de l'Empire romain dans son ensemble, et certainement pour les mêmes raisons économiques. Au milieu du Ve siècle, Pétra était une cité chrétienne, siège d'un archevêché ; au VIe siècle, il semble qu'elle ait été une petite ville byzantine sans importance, et au début du VIIe siècle, elle était pratiquement abandonnée. Elle n'est jamais mentionnée dans les annales des envahisseurs musulmans qui suivirent ses routes caravanières.

Après presque 1000 ans, les Nabatéens disparurent de l'histoire aussi discrètement qu'ils y étaient entrés, laissant la place à une autre vague de nomades sémites issus du vaste réservoir arabe."
d'après  Pétra  de Peter J. Parr.

 

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Maghreb  empire byzantin  croisades
Petra Mahomet L'Hégire conquetes
Omeyyades Abassides Fatimides Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides Mamelouks Ottomans

Après les Ottomans

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massacre des Kurdes
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Bashar El Assad
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Après 2011

531 Début du règne de Chosroès 1er en Perse ( Iran actuel ). Il règnera jusqu'en 579

 

 


C'est dans un contexte de domination Byzantine que va naître le prophète

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Les représentations de Mahomet sont assez rares car elles sont en principe interdites aux musulmans.

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570 La Mecque, naissance de   Mahomet ou Mohammed (en ar. Muhammad, «le Loué»), dit le Prophète
de la tribu des Qoreïch,


La Mecque aujourd'hui

prophète de l'islam. Orphelin dès sa naissance, Mahomet fut élevé par un oncle et assez tôt chargé de la garde des troupeaux. Plus tard, il entra au service d'une riche veuve, Khadidjah. Il accompagna ses caravanes en Syrie, et elle l'associa à ses affaires puis l'épousa. Ils eurent sept enfants: trois fils, qui ne vécurent pas, et quatre filles; la plus jeune, Fatima, épousera Ali, cousin de Mahomet, et assurera la descendance du Prophète. La Mecque, cité caravanière, était le lieu d'un pèlerinage polythéiste; cependant, l'existence d'un courant monothéiste y est attestée.

595 Le Prophète Mouhammad épouse Khadija

610 La Mecque: révélation de la mission: apparition de l'archange Gabriel dans la grotte de Hira, près de La Mecque


grotte de Hira, près de La Mecque

Mahomet avait pris l'habitude de méditations solitaires dans une grotte du mont Hira; c'est là, par des songes d'abord, par des visions ensuite, qu'il eut, par l'intermédiaire de l'archange Gabriel, la révélation de la mission dont Dieu l'investissait (V. Coran). Son entourage reçut son message et l'encouragea; les riches commerçants de La Mecque repoussèrent une doctrine qui ruinait leurs intérêts, tandis que les humbles formèrent un groupe d'adeptes.

612 début de la prédication de Mouhammad à la Mecque, où les tribus arabes venaient adorer 360 idoles dans la Ka’ba et des divinités païennes : Alat, Houbal, Azat, Manat…

619, ayant perdu deux fidèles alliés, Khadidjah et son oncle Abu Talib, Mahomet dut chercher refuge hors de La Mecque, où il s'opposait désormais à son oncle paternel Abu Lahab. Ascension et Voyage Nocturne du Prophète de La Mecque à la Mosquée éloignée de Jérusalem.

622 Exil de Mohamed à Médine


Carte actuelle de l'Arabie Saoudite

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LES PREMIERES DYNASTIES

622-632 Cité Etat de Médine Une partie de la Peninsule Arabique

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622 L' Hégire

Des contacts furent pris avec des tribus de la ville de Yathrib, palmeraie au N.-O. de La Mecque, qui cherchaient un médiateur. Mahomet y émigra avec ses partisans en 622. Cette émigration (hidjra, «hégire») est le point de départ de l'ère musulmane, et Yathrib prit le nom de Al-Madinat an-Nabi (la «ville du Prophète»: Médine). Le Prophète organisa à Médine la communauté musulmane (umma), formée de deux catégories égales d'adeptes: les Muhadjirun, émigrés mecquois, et les Ansar, disciples de Médine. Ranimant la foi monothéiste d'Abraham (Ibrahim), Mahomet donna des racines purement arabes à l'organisation culturelle et liturgique (qu'il précisa au fil des années).

Victoires et défaites militaires alternèrent contre les Mecquois

628 pacte entre les mecquois et Mahomet permettant le pèlerinage et stipulant une trêve de dix ans.

630, les Mecquois ayant rompu la trêve, le Prophète Mahomet s'empara de leur ville, détruisit les idoles, décréta une amnistie générale, puis retourna à Médine. Les derniers adversaires se rallièrent;

632, toute l'Arabie était pratiquement islamisée. Mahomet fit le pèlerinage (dit «de l'Adieu») à La Mecque et en codifia les rites ; au retour, il tomba malade et mourut le 8 juin 632 à Medine.  Abou Bakr, est élu Calife ( Khalifa ), selon la concertation

 

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632-661 Les 4 Califes orthodoxes  Temps des conquêtes: Syrie, Iran, Maghreb

Conquête arabe

634 Conquête de la Jordanie par les arabes, suite à la bataille de Yarmouk

637 Les arabes Abassides s'installent à Jérusalem

En 638, Omar, deuxième calife après la mort de Mahomet, prend Jérusalem. Voici d'après Tabari, écrivain du IX-Xe siècles (traduction de Goeje, "Mémoire sur la Syrie") le traité de capitulation offert aux habitants par Omar.

"Au nom de Dieu, Clément, Miséricordieux. Voici la garantie que le serviteur de Dieu, Omar, émir des croyants, accorde aux habitants de Jérusalem. A tous sans distinction, qu'ils soient bien ou mal disposés, il garantit la sécurité pour eux-mêmes, leurs possessions, leurs églises, leurs croix et tout ce qui concerne leur culte. Leurs églises ne seront pas transformées en habitations, ni ne seront détruites, et l'on n'enlèvera rien aux églises elles-mêmes, ni à leurs territoires, ni aux croix ou possessions des habitants. Ils ne seront point contraints en matière de religion et personne d'entre eux n'aura la moindre vexation à craindre. Les juifs n'habiteront pas Jérusalem conjointement avec les chrétiens (...).
On n'aura rien à payer jusqu'à ce que la première moisson soit mûre. Pour leur garantir tout ce que renferme ce traité, il prend Dieu pour témoin et leur promet la protection de l'envoyé de Dieu et celle de ses successeurs et des fidèles. Il ne leur sera fait aucun mal, à condition qu'ils paient la capitation [impôt] ."

en 647, les Arabes, porteurs d’une nouvelle religion, l’islam, se lancèrent à la conquête de l’Afrique du Nord. À l’est, dans les Aurès, ils durent s’opposer à la résistance de deux chefs berbères, Kusayla et la Kahina, une prophétesse. Mais, dès le début du VIIIe siècle, les Berbères se soumirent et se convertirent massivement à l’islam. Des chefs de guerre, tel Musa ibn Nusayr, s’illustrèrent même dans les troupes qui combattaient pour l’expansion de l’islam. Dès le début du VIIIe siècle, l’Algérie, comme l’ensemble du Maghreb, était devenue une province placée sous l’autorité des Omeyyades. Les Arabes y constituaient une élite urbaine.

647, Les Arabes pénétrent pour la première fois dans le Maghreb, ils trouvent une province affaiblie par son isolement.

+651 fin de la dynastie Perse des Sassanides par les arabes

660 Les Omeyyades transfèrent le centre du pouvoir à Damas . Ils appartenaient à la tribu des Quraychites, tribu dominante à La Mecque au temps du prophète Mahomet. Après s'être opposés à celui-ci, ils l'avaient rejoint au dernier moment.

 

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Maghreb  empire byzantin  croisades
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Après 2011

661-750 Califes Omeyyades    Moyen Orient, Afrique du Nord et l'Espagne .

La dynastie des Omeyyades d'Orient est une dynastie califale sunnite qui gouverna le monde musulman de 660 à 750 après J.C, établissant leur capitale à Damas. Les Omeyyades étaient liés avec le troisième calife, Uthman. Quand celui-ci fut assassiné par des opposants qui portèrent au pouvoir Ali, cousin et gendre de Mahomet, tous ceux qui étaient liés à Uthman crièrent vengeance, notamment l'Omeyyade Muawiya, qui était alors gouverneur de Syrie.

À la suite de quelques combats, Ali fut écarté du pouvoir en Syrie par un arbitrage, et Muawiya fut proclamé calife par les Syriens en 661. Ali ayant été assassiné par les Kharidjites, ses anciens partisans, plus rien ne s'opposa ensuite au règne des califes omeyyades.

C’est à cette époque que sont atteintes les limites de l’expansion arabo-musulmane et surtout que sont organisées les conquêtes réalisées.

L'Espagne, à la pointe de la partie occidentale du bassin méditerranéen sera conquise sous leur règne. Mais c'est sous les Omeyyades, qu'apparaissent les premiers schismes dans l'Islam. Ce sont d'abord de simples mouvements politiques dirigées contre les Omeyyades qui évoluent en mouvement de réforme politico-religieux. C'est un de ces mouvements qui aboutira à leur chute en Orient. Mais en Espagne, un de ses membres rescapés, Abd Al Rahman dit l'Emigré, recréa une dynastie nouvelle qui subsistera près de trois siècles : c'est l'Emirat puis le Califat Omeyyade d'Espagne. L’avènement de la dynastie califale des Omeyyades (ou Omayyades, ou encore Umayyades) est lié à quelques-uns des évènements les plus mémorables de l’histoire musulmane

Les Omeyyades Sofianides : Mouawya, fondateur de cette dynastie, était le fils d’Abu Sofyan, l’un des notables de la tribu de Quraysh, d'une branche issue d'Omaya. Abu Sofyan s’était longtemps opposé au Prophète et avait conduit le siège de la Cité-Etat de Médine. Il bénéficia lui et sa famille d'une amnistie au moment de la prise de la Mecque par l'armée du Prophète, Et son fils Mouawya deviendra un des secrétaires du Prophète. Après la mort du Prophète, Mouawya se vera investi par la calife Abou Bakr du gouvernorat de la Syrie. Quraysh était la tribu dominante à La Mecque bien avant la période de prédication du Prophète de l’islam qui lui en était issu par la branche de Hachem (d'où l'appellation d'"Hachémite" pour les dynasties se réclamant de la généalogie du Prophète).
Si Mouawya était au service du Prophète Muhammad, il devait sa fortune surtout à sa parenté avec le troisième calife, ‘Uthman, parent d’Abu Sofyan, et lui-même issu de la branche omeyyade de la tribu de Quraysh. Le calife Uthman était un des compagnons de la première heure du Prophète qui le tenait en grande estime. Uthman incarnait un compromis idéal entre les deux tendances Hachémite et Omeyyade. C'est l'un des raisons pour laquelles il fut élu au Califat au détriment de Ali ibn Abou Talib, cousin, gendre et héros de l'Islam. Sa politique déplut à divers opposants qui assassinèrent ‘Uthman après un siège de sa demeure au sein même de la Mecque. Le califat échut au cousin et gendre du Prophète Muhammad, ‘Ali. Il devient ainsi le quatrième calife orthodoxe ou "rachidoun" (arabe : bien guidé).

Bien qu'Ali n’avait pas trempé dans le meurtre, tous ceux qui de façon ou d’autre étaient liés à ‘Uthman crièrent vengeance. Mouawya qui était gouverneur de Syrie disposait donc d’une force d’action hors de l’atteinte du calife Ali, regroupa autour de lui les contestataires. à la suite de la bataille indécise de Siffin, où pour la première fois des musulmans affrontèrent d'autres musulmans, un arbitrage fut décidé afin de mettre fin à cette guerre civile fratricide. L'arbitrage se termina par l’affirmation de la non-culpabilité d'Ali , mais aboutit indirectement au désaveu de l’élévation de ‘Ali au califat grâce à l'habilité politique d'Amr ibn Alç, bras droit de Mouawya.

Les Ommeyyades, représentants de la vieille aristocratie mecquoise qui avait longtemps combattu Muhammad, étaient en tant que califes, successeurs et lieutenants du Prophète, à la tête d’un empire arabe dont la capitale était Damas. Les Arabes dominaient et exploitaient un immense empire qui s’étendait de l’Inde et des confins de la Chine au sud de la France. Cet empire était habité en grande partie de peuples autres qu’arabes ou musulmans.
C’était le début du processus d’islamisation et, pour certains peuples, d’arabisation – la dynastie Omeyyade mettant davantage l’accent sur le pouvoir arabe que sur la foi musulmane. Au Khorassan, les mécontentements diffus se cristallisèrent autour d’un chef militaire, Abu Muslim. Celui-ci forma un groupe révolutionnaire au nom d’Ibrahim ibn Muhammad, descendant de l’oncle du Prophète, Al-abbas. Ce groupe avait pour programme le remplacement de la dynastie des Omeyyades par un calife issu de la famille du Prophète c'est à dire issu de Hachem, sans plus de précisions sur la personne dont il pouvait s’agir. La propagande était faite au nom de la famillle de Hachem. Cela pouvait concernait aussi bien les Alides que les Abbassides, familles issu en droite ligne de Hachem et apparenté au Prophète. Cet avènement devait signifier un retour à la pureté supposée de l’islam originel, un état plus profondément musulman où les Iraniens islamisés auraient une place égale à celle des Arabes.


661 la faction syrienne gagnée à la cause omeyyade proclamèrent comme calife Mouawya. ‘Ali, en désaccord avec une partie de ses partisans primitifs eux-mêmes, les Kharidjites, qui lui reprochaient d’avoir accepté cette procédure, dut les combattre, et mourut assassiné en vengeance du massacre qu’il avait perpétré contre eux (661 après J.C ). A la mort du calife Ali, ce fut son fils aîné, Hassan, qui fut élu à la magistrature suprême, sans opposition notable. Mais cet homme pieux et dédaigneux des biens de ce monde, se laissa facilement circonvenir par l'astucieux Mouawlya qui le fit abdiquer en sa faveur, malgré l'opposition farouche de son frère Hossein. Mouawya put dès lors sans peine, réunir sous son commandement l’ensemble des territoires récemment conquis par les Arabes musulmans. Il conserva comme capitale la vieille ville de Damas.

A l’opposé des trois premiers califes, élus parmi les compagnons du Prophète sans parenté directe entre eux, à l’opposé de Ali qui était, lui, l’un des deux plus proches parents vivants de Muhammad, mais qui, à supposer qu’il l’eût conçu, n’eut pas le temps de fonder de dynastie, Mouawya qui appartenait à la tribu du Prophète (Quraysh) mais non à sa famille, put installer au pouvoir sa propre famille en associant son fils au pouvoir de son vivant. Cette technique politique a été utilisée par les Capétiens pour transformer une monarchie élective en monarchie héréditaire.

Elle devait y demeurer quelque quatre-vingt-dix ans, plus semblable en cela aux Byzantins et aux Perses sassanides qu’aux Arabes d’Arabie. Deux branches successives occupèrent le pouvoir, les Sofianides et les Marwanides . Les Sofianides sont issue droite ligne d'Abu Sofyan et s'éteignent avec Yazid II.

Au moment où Mouawya prend le pouvoir, les Arabes avaient déjà soumis tous les pays sémitiques du Proche-Orient, ainsi que l’Egypte et la majeure partie de l’Iran propre. L’accroissement des distances, les limites des effectifs, l’essoufflement des vainqueurs vieillis expliquent suffisamment, même sans faire intervenir les conflits intérieurs, le ralentissement des conquêtes. Les Omeyyades, en dehors des moments de crises intérieures, ont néanmoins cherché à les compléter. Le but essentiel était naturellement, pour des gens établis sur un sol si longtemps "romain", la prise de Constantinople.

Malgré les attaques combinées par terre et par mer en 674-678 et 717-718, ces efforts pour prendre constantinople échouèrent, ou du moins ne permirent qu’un certain report de frontière sur une ligne allant du Taurus occidental à l’Arménie et de périodiques incursions, plus ou moins fructueuses, au-delà de cette ligne. Les progrès décisifs furent réalisés dans d’autres directions, aux deux ailes extêmes: d’une part en Asie centrale au détriment des petits états sogdiens, turcs, hephtalites, d’autre part au Maghreb (jusqu'à l’Atlantique) puis, à partir de là, en Espagne et un instant en France (bataille de Poitiers, 732). A ces distances, la part directe prise par les souverains aux expéditions est nulle, mais ils s’occupent de la préparation de certaines campagnes, de l’envoi de renforts éventuels et de l’administration des gouverneurs des nouveaux pays conquis.

Les Omeyyades Marwanides : De portée beaucoup plus directe sur l’histoire du régime omeyyade sont les conflits intérieurs. Les partisans d ‘Ali, qu’on commençait à appeler les shi‘ites, reportaient sur sa descendance le respect dont ils l’avaient entouré lui-même. Mouawya avait acheté le désintéressement du fils aîné d ‘Ali, Husayn.

En 680, à la mort de Muawiya, les notables de la ville chiite de Kufa, en Mésopotamie, voulurent mettre sur le trône omeyyade Husayn, second fils d'Ali. Ils furent écrasés à Karbala par une armée omeyyade.

Plus graves furent les troubles qui marquèrent la succession de Yazid et l’avènement des Marwanides. Un notable qurayshite, ‘Abd Allah b. al-Zubayr, petit fils du calife Abou Bakr , souleva en Arabie les deux villes saintes de l’islam et étendit son pouvoir jusqu’à Basra, la rivale de Kufa en Irak. Pendant ce temps, à Kufa, éclatait la terrible révolte organisée par Mukhtar au nom d’un fils survivant de ‘Ali, Muhammad b. al-Hanafiyya. Enfin divers groupes kharidjites suscitaient des désordres en Arabie méridionale, en Iran central, en haute Mésopotamie.

Heureusement pour les Omeyyades, aucune entente n’existait entre ces divers ennemis. Le calife Abdel Malik ibn Marwan , cinquième calife omeyyade et deuxième calife marwanide, réprima la révolte des Alides et d'Abdallah ibn Al Zubayr . Les Kharidjites renonçaient à s’étendre là où ils n’étaient pas majoritaires, c’est-à-dire hors des déserts. Le frère de ‘Abd Allah qui gouvernait Basra écrasa Mukhtar. Le nouveau calife, ‘Abd al-Malik, put alors triompher des révoltés d’Arabie et de Basra.

Parallèlement au rétablissement de l’unité de l’empire, il émit toute une série de mesures de réorganisation intérieure.
Le régime, à l’exception du régned' Umar ibn Abd al-‘Aziz, était taxé d’impiété par ses adversaires. Impie, il l’était parce qu’il avait usurpé la place et versé le sang de la famille du Prophète (Massacre de Husayn ibn Ali, petit fils du Prophéte à Kerbala).

En fait, ce régime,était né à une époque où les Arabes n’avaient aucune tradition administrative et avait par la force des choses dû laisser les diffèrents services administratives aux mains des indigènes non musulmans, appliquant des règles et usages indépendants de l’islam, sauf en ce qui concernait les musulmans eux-mêmes.

Au début, le régime omeyyade n’est qu’une armée arabe de garnison superposée aux populations indigènes qui vivaient selon leurs us et coutumes.

Le calife de Damas, dont l’entourage est encore imprégné du simple mode de vie arabe, assure l’unité de la communauté. Il dirige l’expansion de l’islam, la répartition des profits. Sous son autorité, les gouverneurs de vastes provinces ont une grande autonomie de fait. Assez vite pourtant, les transformations se dessinent notament avec l'expansion du terrtitoire formant l'empire musulman.

En 683, un notable quraychite, `Abd Alla-h b. al-Zubayr, souleva en Arabie les deux villes saintes de La Mecque et Médine, et étendit son pouvoir jusqu'à Basra (Bassora), en Irak. En même temps éclatait à Kufa une révolte organisée par Mukhtar au nom d'un des fils d'Ali.

Ainsi, le début d’islamisation des indigènes posa un grave problème. Ceux d’entre eux qui étaient propriétaires devaient payer des impôts où se combinaient variablement un droit sur leur terre et une capitation; les Arabes, eux, payaient sur leurs biens de tous genres une dîme moins lourde. La conversion pouvait paraître tentante, mais, en raison de la responsabilité solidaire des communautés villageoises devant le fisc, elle n’était possible qu’à condition de fuir en ville et d’y adopter un nouveau mode de vie. Si le mouvement s’intensifiait, il compromettait la mise en valeur et par conséquent le rendement de l’impôt.

Sous ‘Abd al-Malik, le gouverneur d’Irak, Halladj, interdit la désertion des campagnes aussi bien que la conversion à l’islam: conclusion paradoxale assurément. Les successeurs de ‘Abd al-Malik s’orientèrent vers une solution plus souple: pour les convertis, la capitation ferait place à l’aumône légale du croyant, à peu près équivalente, et sur la terre elle-même, non convertie, l’impôt foncier serait maintenu. Par ailleurs, les Omeyyades s’appliquèrent d’abord à entretenir, restaurer ou développer les exploitations agricoles, et en premier lieu les travaux d’irrigation. Les souverains et les notables se firent volontiers édifier en bordure du désert des résidences dont certaines ruines subsistent.

Les ateliers d’état ainsi que la monnaie posèrent un problème particulier. L’état nouveau avait hérité de ses prédécesseurs le monopole des fabrications de tissus de luxe (tiraz ) et, en égypte, celui du papyrus. Tissus et papyrus se vendaient dans les pays étrangers, tout particulièrement le second, qui n’était produit que par l’égypte. On brodait sur les tissus, on imprimait en filigrane sur les papyrus des inscriptions que d’abord le régime musulman conserva, mais qui ne pouvaient à la longue lui convenir: elles furent arabisées et islamisées malgré les protestations des usagers extérieurs. Plus importante est la réforme de la monnaie. L’islam avait hérité de la monnaie d’or byzantine et de la monnaie d’argent iranienne, et il en fabriquait anarchiquement d’analogues: à la longue, l’usure aidant, il n’y eut plus aucune monnaie fixe; en outre, les images et inscriptions des anciens régimes ne pouvaient convenir à des musulmans. ‘Abd al-Malik fit frapper une excellente monnaie d’or (dinars) et d’argent (dirhams) dont les poids étaient alignés sur les unités en usage dans les villes saintes, et les légendes, exclusives de toute figure, islamisées. Ce devait être le "dollar du Moyen âge".

L’organisation de la vie religieuse impliquait la construction d’édifices réservés au culte nouveau. à Damas, la capitale omeyyade, on avait d’abord partagé les églises chrétiennes. Mais il fallait une mosquée digne de la dynastie: celle que fit construire, en partie selon les traditions et avec des artisans byzantins, le calife Walid; auparavant, dans la ville prestigieuse de Jérusalem, ‘Abd al-Malik avait fait élever la "coupole du Rocher" et la mosquée dite d’Omar. Les palais omeyyades ne sont pas moins remarquables, tel, pour n’en citer qu’un, celui de Mshatta.

Les Omeyyades se sont en général intéressés à la littérature, voire à des amorces de la réflexion théologique. Mais en littérature, la situation est inverse de celle qui domine dans l’art. Celui-ci recueille les traditions "romaines" et iraniennes tandis que celle-là reste de pure tradition arabe, sans mélange indigène, sauf tardivement en ce qui concerne la prose administrative qui commence à s’ajouter à la poésie. Dès l’époque omeyyade, en tout cas, il est devenu évident que l’arabe est ou peut être une langue de culture.


A leur apogée les ommeyades gouvernent l'Afrique du Nord, une partie de l'Egypte, l'espagne, l'arabie saoudite la Mésopotamie
, iran, iraq, Afghanistan, Pakistan, Turkenistan, azerbaidjan, Arménie, Russie, Géorgie,syrie

 

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Accords de Taef Guerre du Golfe
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Après 2011

Avançant les actes de piraterie et les mauvais traitements fréquemment infligés aux commerçants et navigateurs arabes, le gouverneur de l'Irak, Al-Hajjaj ben Yusef, envoie en 711 deux mille cavaliers et chameliers à la conquête du Sind (vallée inférieure de l'Indus). Commandés par Muhammad ibn-Qasim, alors adolescent, ils défont l'armée du râja Dahir, forte de 50 000 hommes. Le râja est tué, les soldats décapités et la région livrée au pillage. Rappelé à Bagdad sur de fausses accusations, Ibn-Qasim subit la colère du calife Sulayman ben Abd al-Malik et est condamné à mort. Le fils de Dahir en profite pour se révolter et reprendre quelques villes mais il ne réussit pas à chasser les Arabes. Après une période de conversions forcées, les hindous et les bouddhistes se voient accorder le statut de dhimmis (protégés) leur permettant la liberté de culte soumis à la jizya (capitation).

Abd al-Rahman ibn Abd Allah al-Rhafiqi, fut général omeyyade et gouverneur d'Al-Andalus en 721, puis de 731 à sa mort. Il participa à la conquête musulmane de la péninsule ibérique entre 711 et 714 et à plusieurs expéditions militaires contre les poches de résistance chrétiennes dans les Asturies entre 730 et 731; il réussit à apaiser plusieurs révoltes en Espagne. D'après certains chroniqueurs Arabes de l'époque, le général Abd al Rahman était une personne très aimée par son peuple et ses soldats.

Après l'échec subi par les musulmans devant Toulouse en 721, le wali d'Al-Andalus nomma le général Abd al-Rahman à la tête des troupes berbéro-musulmanes, celui ci traversa les Pyrénées à la tête de son armée et pénétra en Aquitaine où il infligea au duc Eudes une défaite à la bataille de Bordeaux. Arrêté dans sa chevauchée par les troupes de Charles Martel, le général trouva la mort au cours de la bataille de Poitiers.

La chute des Omeyyades de Syrie : Quels qu’aient été les mérites des Omeyyades, il est clair que l’évolution des conditions sociales, matérielles et spirituelles exigeait une transformation du régime. Les mécontents, plutôt qu’un programme, avaient le plus souvent en commun, encore que vaguement, l’idée que les problèmes seraient résolus si la direction de la communauté revenait à un détenteur légitime, appartenant à la famille du Prophète. Celui-ci n’avait pas eu de fils, mais il avait deux oncles, de parenté égale avec lui, et le fils de l’un d’eux( Abou Talib), ‘Ali, avait épousé sa fille Fatima. ‘Ali puis ses fils, on l’a vu, avaient cependant été évincés.

Après une période de calme ou de travail secret, de nouveaux prétendants se déclarèrent: Zayd, arrière-petit-fils de ‘Ali, qui se révolta à Kufa en 740 et fut mis à mort, Abd Allah ibn Mouawya, descendant d’un frère du Calife Ali, qui se maintint en Iran méridional de 743 à 749.

Abu Muslim réunit autour de lui, en plus des Arabes opposés aux Omeyyades, des indigènes iraniens, de petites gens et des esclaves enfuis, qui donnèrent, semble-t-il, au mouvement un certain caractère social. Abu Muslim déclencha l’opération en 747 .

Les discordes qui éclatèrent au sein de la famille omeyyade après la mort de Hisham hâtèrent la chute. Parmi les tribus arabes, il existait deux partis qu’opposait une haine héréditaire: les Omeyyades ne surent plus maintenir entre eux l’équilibre.

En 749 une révolte, préparée de longue date dans le Khurasan (Iran du Nord-Est) au bénéfice de descendants de Abbas, oncle paternel du Prophète Muhammad, aboutissait, sous la conduite d’Abu Muslim, à l’écrasement des Omeyyades. Ceux ci furent pourchassés et massacrés à l’avènement de la dynastie abbasside .

la victoire fut acquise à la bataille du Grand Zab en 750. Ibrahim étant mort entre-temps, Abu Muslim proclama calife son frère Abu l-abbas, dit as-Saffah ( le sanguinaire ), en 749 à Kufa.

Bien que personne ne se fût levé pour sauver les Omeyyades, leur souvenir subsista. Pendant un siècle, des rebelles se réclamèrent d’eux, en Syrie et en égypte. La secte kurde des Yazidis évoquait le souvenir de Yazid, le fils de Mouawya. L’idée qu’un Sofyanide reviendrait un jour ou l’autre se maintint dans certains milieux. Plus largement, la plupart des musulmans, même soumis aux ‘Abbassides, se refusaient à admettre qu’on maudît les Omeyyades, qu’on désavouât donc implicitement leur œuvre, et le droit ultérieur devait reconnaître une légitimité égale aux deux dynasties.

 

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750-1258 Califes Abbassides Irak.Capitale : Bagdad-Sammara

La dynastie de califes abbassides sont les descendants d'Abd Allah ibn Al-Abbas, cousin germain du Prophète Muhammad. Les Abbassides régnèrent de 750 à 1258 à Bagdad. Le centre du pouvoir de l'empire musulman s'était deplacé de Damas vers Bagdad après leur prise du pouvoir. A l’origine, leur pouvoir s'étendait sur la quasi-totalité du monde musulman. Puis des régions de plus en plus nombreuses leur échappèrent,notament l'Espagne puis le Maghreb. Ces provinces leurs reconnaissaient dans beaucoup de cas une autorité purement théorique. A l’intérieur même des territoires qu’il continuait à contrôler directement, le calife voyait son pouvoir réel diminuer de plus en plus au profit des chefs de l'armée.

750 Les Abassides prennent donc le pouvoir Presque tous les membres de la famille ommeyade régnante furent massacrés, mais le prince 'Abd al-Rahman Ier réussit à s'enfuir, à gagner l'Espagne et à y établir une nouvelle dynastie à Cordoue. .

750 la dynastie Omeyyade-Marwanide s'éteint en Orient.

Les Abbassides prétendirent appliquer la doctrine de l’islam idéal, interprétée comme préconisant une société sans classes, une fraternité de croyants sous l’autorité d’un chef politico-religieux, issu de la famille du Prophète, faisant régner la justice et l’ordre selon les préceptes du Coran et de la tradition. Les juges (qadi ), nommés désormais par le calife, devaient appliquer la Charia (loi religieuse) considérée théoriquement comme la seule norme valable. Cependant, un vizir (de l'arabe Ouasir : ministre ), au titre à résonance religieuse, était bientôt chargé de réorganiser une administration qui avait tendance à proliférer. Celle-ci comprenait des secrétaires (kuttab ) répartis en deux clans: les chrétiens nestoriens liés au sunnisme et défenseurs de l’autorité du calife, et les musulmans shi‘ites tablant au contraire sur la faiblesse du souverain.
L’armée, composée de Khorassaniens fidèles au souverain et d’Arabes, était un autre pilier de l’état. Ceux de ces derniers qui combattaient aux frontières étaient de plus en plus organisés selon un mode autonome et coupés de l’armée régulière proprement dite. Les autres, stationnés à l’intérieur du pays, étaient un élément de désordre et perdirent bientôt leur droit à pensions. C’était la fin du privilège ethnique arabe, résultat le plus sûr de la révolution.

Les luttes extérieures furent limitées, les frontières de l’Islam étaient stabilisées après les grandes conquêtes omeyyades. Face à Byzance et aux Khazars les fronts bougèrent peu.

La période abbasside fut marquée par un immense essor économique. Des échanges commerciaux intenses entre les différentes régions de l’empire et avec l’extérieur permettaient une division du travail poussée et des spécialisations locales ou régionales. Des richesses énormes s’accumulaient entre les mains des commerçants et des propriétaires fonciers. Les villes se développaient. L’état omeyyade où dominaient la caste militaire arabe et la propriété rurale se transforma en un empire urbain, cosmopolite, bureaucratique avec un secteur développé de capitalisme financier et commercial. Bagdad étant située dans l’ancien domaine sassanide, la tradition iranienne donna le ton à une vie sociale et culturelle où s’étalait le luxe le plus éblouissant. La littérature et l’art étaient alors à leur apogée.

Les premiers califes Abbassides durent lutter pour défendre leur pouvoir contre les soulèvements révolutionnaires qui canalisaient les déceptions provoquées par l'aboutissement de la révolution et les "idéologisaient" en doctrines politico-religieuses au sein de multiples sectes.

751 les tribus arabes d'Oman se rallièrent au kharijisme, mouvement dissident à l'origine de l'assassinat d'Ali, 4è. calife et gendre du Prophète, et élirent leur premier imam

Abu Ga‘far al-Mansour (754-775)

En Iran, de nombreux mouvements apparaissaient qui mêlaient les revendications sociales, religieuses et d’égalité ethnique. L’empire perdit l’Occident.

Dès 756, l’Espagne vit renaitre un émirat indépendant où régner un prince omeyyade.Omeyyades d'Espagne 756-1031 Andalousie.Capitale:Cordoue

Au Maghreb, des états kharidjites et autres se constituaient malgré les répressions.

Le pouvoir central abbasside se déplaça de Syrie en Irak et y prit pour capitale Bagdad, ville neuve, fondée en 762 par Abû Jafar al-Mansur .

L’exécution d'Abu Muslim par Al Mansour marqua la rupture avec l’extrémisme. Les Kharidjites et, en Syrie, les partisans des Omeyyades fomentaient des troubles. Dans le milieu shi‘ite déçu par la révolution mené au nom des Hachémites et accaparée par les abbassides, un courant qui s’affirmait peu à peu reportait ses espoirs sur les descendants directs du Prophète par Fatima ( Alides) , déniant tout droit aux descendants de Abbas.

Calife abasside al-Mahdi (775-785)

777 Création du royaume des Rostémides à Tahert

Lors d'une assemblée tenue à Paderborn, le roi Charlemagne reçoit l'embassade du gouverneur de Barcelone, Sulayman ben Yaqzan ibn al-Arabi qui, en révolte contre Abd al-Rahman Ier, l'émir de Cordoue, demande l'aide des Francs. Charlemagne accepte car il souhaite créer un état tampon, une marche entre son royaume et l'empire sarrasin d'Al-Andalus (ommeyyades d'espagne) afin de protéger son royaume des razzias.

En avril 778, Charlemagne part en campagne contre les ommeyyades d'espagne. Il arrive à Pampelune qui lui ouvre ses portes sans résister. Sulayman, ayant réussit à prendre Saragosse, change de camp et refuse de livrer la ville à Charlemagne. Ce dernier, apprenant que le chef saxon Widukind s'approche du Rhin, décide de rentrer après avoir fait raser les défenses de Pampelune.

La bataille de Roncevaux entre les francs de Charlemagne et les omeyyades eut lieu le 15 août 778. Elle a été rendue célèbre par l'œuvre médiévale la Chanson de Roland.


Calife abasside Harun ar-Rašid (786-809)

En 800, le califat abasside passa un accord avec les Aghlabides qui régnaient en Tunisie et à Tripoli. Ils reconnaissaient l’autorité de Bagdad, mais gardaient cependant une certaine autonomie pour ne pas dire une total indépendance.

En 803, Harun ar-Rašid se débarrassa des vizirs de la famille de Barmak (les "Barmécides") qui gouvernaient depuis dix-sept ans. Il s’agissait, avant tout, sans doute, d’écarter des personnages devenus trop puissants.

Mais le problème du shi‘isme alide, que les Barmécides avaient essayé de régler par la douceur, passa au premier plan sous le règne de Ma’mun (814-833), fils de Harun.

Après avoir vaincu son frère Amin, Ma’mun donna la prépondérance aux influences orientales sur l’élément irakien. Il proclama un Alide héritier du trône et adopta comme doctrine officielle le mo‘tazilisme, qui créait un terrain d’entente avec le shi‘isme modéré. Il persécuta les opposants doctrinaux et notamment Ahmad ibn Hanbal dont se réclamera par la suite un mouvement sunnite extrémiste à base largement populaire.

Le désordre financier, aggravé par le luxe de la cour et dû sans doute à des causes plus profondes, faisait sentir de plus en plus ses effets corrosifs. Vers le second tiers du IXe siècle, les militaires turcs eurent une influence grandissante et bénéficièrent de l’affermage des revenus d’état, pratique de plus en plus courante. Ils dominèrent finalement le calife.

Les Abbassides quittèrent Bagdad, où le peuple leur était hostile, et s’installèrent dans la nouvelle ville de Samarra de 833 à 892.

847-861 Mutawakkil se rapprocha des bases populaires en renonçant au mo‘tazilisme et en réagissant contre les shi‘ites, les chrétiens et les juifs. Mais l’évolution centrifuge s’accentua.

les Tahirides 819-1005 Capitales:Kairouan-Raqqada prennent leur indépendance.

Saffarides 867-911 Transoxiane et Khorasan prennent leur indépendance.

Samanides 875-1005 Capitales:Nishapur-Samarkand , en Iran,prennent leur indépendance.

Tulunides 868-905 (Toulounides ), en égypte et en Syrie, prennent leur indépendance.

L’Irak ne fut pas épargné: les Zang, esclaves noirs des plantations irakiennes, se révoltèrent (869-883).

Mowaffaq qui détenait le pouvoir réel sous le règne de son frère Mu‘tamid (870-892) rétablit l’ordre en Irak; il mit fin à l’anarchie créée par les prétoriens turcs, mata les Zang et limita les empiétements des dynastes iraniens.

Le shi‘isme extrémiste canalise, sous la forme révolutionnaire de l’ismaélisme, de multiples mécontentements diffus. à partir de 890, les qarmates ismaéliens secouent tout le Proche-Orient.

Grâce à leur énergie, les califes Mu‘tadid (892-902) et Muktafi (902-908) réussirent des prouesses semblables. Mais les problèmes demeuraient entiers et se compliquèrent d’éléments nouveaux.

Ikhshidides 905-969 Egypte

En 909, un calife ismaélien prit le pouvoir au Maghreb. La dynastie bédouine hamdanide (929-1003) s’installa au nord de l’Irak.

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909-1171 Fatimides origine Tunisie

La civilisation musulmane atteint son apogée avec les Fatimides, califes shi‘ites descendant de Fatima, fille du prophète Mahomet, qui rayonnèrent pendant trois siècles (du Xe au XIIe siècles). De cette époque date la Kalaa des Beni-Hammad. Erigée sur une pente que circonscrivent des ravins, elle est dominée par des hauteurs rocheuses qui lui servent d'observatoire et l'alimente en eau. Aujourd'hui, le minaret de la mosquée se dresse au milieu de ruines où les fouilles ont dénombré trois palais. L'architecture de ces demeures s'inspire de l'Orient, de l'Irak et de la Perse. L'art Hammadite est une branche de l'art fatimide. Moins raffiné que celui des ZAirides, il atteste cependant d'un goût du luxe favorisé par l'abondance de ressources. La chute du Royaume de Kairouan canalise vers la Kal'a des Beni-Hammad, le courant commercial et culturel qui aidera à l'épanouisement des Hammadites.

C’est une curieuse histoire que celle de ces monarques Fatimides qui, portés au pouvoir par la propagande révolutionnaire des Karmates isma‘iliens, consolident leur puissance par la plus intransigeante des dictatures, califienne ou vizirielle. Partis de la Tunisie, ils font reconnaître leur autorité dans le Maghreb entier et la Sicile, s’installent définitivement sur le territoire égyptien, conquièrent la Syrie, reçoivent l’hommage de La Mecque et de Médine, et vont jusqu’à Bagdad.

Le centre de la propagande des Fatimides se trouva d’abord en Syrie du Nord, à Salamiyya, d’où des missionnaires éloquents et persuasifs parcoururent presque toutes les régions de l’Islam. L’un d’eux, particulièrement actif, Abu ‘Abd Allah al-Shi‘i, prêcha en Afrique du Nord, en s’appuyant sur une tribu berbère, les Kutama. Mais cette contrée était loin d’être pacifiée, et l’on trouvait toujours un groupe tribal prêt à organiser l’opposition contre le pouvoir établi. Ce fut le rôle des Zenata, soulevés par un agitateur surnommé l’"homme à l’âne". La révolte s’étendit de telle façon que le calife fatimide fut réduit à la possession du port de Mahdiyya.

Il fallait donc émigrer pour réaliser une ambition de domination universelle. à la suite de quelques tentatives d’invasion infructueuses, les Fatimides s’emparèrent de l’égypte en 969. En fait, leur autorité directe ne s’exerça guère au-delà du territoire égyptien; les régions comprises entre Le Caire et Bagdad furent partagées en deux zones d’influence, dont les frontières variaient sans cesse. Bagdad était alors soumise aux pressions les plus diverses, et les Fatimides ne possédèrent jamais une armée assez puissante pour faire prévaloir leur politique. L’histoire de la Syrie est d’une extrême complexité: dans les villes, les troupes maghrébines des Fatimides se heurtent à la résistance des populations, et dans les campagnes, doivent se déplacer constamment de Damas à Alep, de Tyr à la Palestine.

911 Destruction du royaume des Rostémides par la dynastie des Fatimides, soutenue par les Kabyles.

En 929, l'émir ayyoubide Abd al-Rahman III installé à Cordoue prit le titre de calife, affirmant ainsi la complète indépendance du califat de Cordoue.

Karakhanides 922-1211 Egypte (969-1171)

932-1056 Bouyides   Mesopotamie : Iran

La plus puissante des dynasties qui aient gouverné l’Iran islamisé avant la conquête des Turcs saldjuqides au XIe siècle. Elle tient son nom de Buwayh (ou Buyeh), le père des trois frères fondateurs, ‘Ali, al-Hasan et Ahmad. Ces chefs de guerre, d’origine modeste, sont des montagnards du Daylam (au sud-ouest de la mer Caspienne), qui s’engagent alors massivement dans les armées musulmanes. Ils font leurs premières armes dans les rangs du Daylamite Mardawidj b. Ziyar, lui-même fondateur de la lignée des Ziyarides. Au moment de l’assassinat de Mardawidj (935), ‘Ali tient Isfahan et s’empare bientôt du Fars. Hasan tient l’Iran central (Djibal), et Ahmad le Kirman et le Khuzistan.

Le prince bouïde Mu‘izz al-Dawla prit Bagdad, en 945, et se fit nommer par le calife émir suprême (amir al-umara’ : titre créé en 936). Cette nomination lui conférait pratiquement la totalité du pouvoir.

Profitant des rivalités de factions autour du califat abbaside moribond, Ahmad entre à Baghdad en 945 et les Abbasides doivent accepter pendant cent dix ans la tutelle des princes buyides. Ahmad fait déposer et aveugler le calife régnant, qui vient de lui décerner le titre de Mu‘izz al-dawla, et fait introniser un de ses rivaux. Bien qu’ils aient maintenu pour des raisons politiques le califat ‘abbaside, les Buyides gouvernent, en fait, comme de véritables "maires du palais" et confient l’administration à leurs propres vizirs et dignitaires dont certains sont de remarquables lettrés et patronnent les arts et les lettres.

Les Bouyides sont les premiers souverains iraniens à professer le shi‘isme imamite duodécimain, alors même que se poursuit sous leur patronage l’élaboration doctrinale de cette tendance qui doit devenir la religion officielle de l’Iran au début du XVIe siècle. L’introduction des grandes fêtes shi‘ites à Baghdad déchire la communauté musulmane, car les sunnites y sont majoritaires.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Carte_Iran_1000.png

Zirides et Hammadites 972-1152 Sicile (jusqu'à 1071)

Ghaznévides 977-1186 Perse et Irak

La personnalité la plus remarquable de la dynastie Bouyide est ‘Adud al-dawla, fils de Rukh al-dawla (Hasan). Après avoir dépossédé de l’‘Iraq son neveu, ‘Izz al-dawla Bakhtiyar, il unifie sous son autorité (de 978 à 983) toutes les possessions buyides de l’‘Iraq, de l’Iran méridional et même de l’Oman, laissant à son frère Mu‘ayyid addawla le reste de l’Iran buyide.

Dans l’administration, les Buyides furent des réformateurs et des novateurs. Mais le rôle croissant de l’armée dans les affaires publiques n’est pas sans danger, surtout en ce qui concerne les impôts et la tenure des terres (régime de l’iqta ). Les Buyides sont de grands bâtisseurs tant en Iran qu’en ‘Iraq. Ils encouragent l’industrie (surtout textile), le commerce, l’artisanat, et patronnent les arts et les lettres, alors essentiellement d’expression arabe sur le plateau iranien.

Une éclipse de la tolérance envers la communauté chrétienne coïncide avec le règne du calife fatimide al-Hakim (996-1021); fanatique, celui-ci fit démolir l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Il se déclara dieu, et les auteurs musulmans rapportent que "tous les rêves que lui suggérait sa folie n’étaient susceptibles d’aucune interprétation raisonnable". Les Druzes reconnaissent encore aujourd’hui sa divinité.
Ainsi, le calife al-Hakim avait gravement compromis d’heureuses perspectives. Une crise économique sans précédent s’abattit sur le pays pendant le règne d’al-Mustansir (1036-1094), le plus long de l’histoire du monde musulman. En outre, des luttes sanglantes entre les corps de la milice ébranlèrent le régime. La défense du pays avait été assurée par des mercenaires, successivement des Berbères, des Noirs, des Turcs, des Arméniens. à la cour, des rivalités mettaient aux prises les califes et leurs Premiers ministres, le pouvoir étant exercé tantôt par les uns, tantôt par les autres. Un tout-puissant vizir, Badr al-Djamali, inaugurant la période arménienne des Fatimides, remit de l’ordre dans l’empire; on lui doit, outre les remparts de la capitale, une refonte des divisions administratives du pays. Pourtant le régime, miné par les complots des militaires et les jalousies des ministres, ne parvint pas à se redresser.

Les auteurs arabes ne se lassent pas de décrire le trésor des califes fatimides: pierreries d’une valeur inestimable, bijoux d’or et d’argent, innombrables récipients en cristal de roche, boîtes en bois précieux, armes, pièces de céramique, tissus somptueux en lin et en soie, beaucoup d’entre eux brochés d’or, tapis, enfin la plus belle bibliothèque qui existât à cette époque dans le monde musulman. Les rares objets en cristal de roche parvenus jusqu’à nous, les étoffes, quelques animaux en bronze nous permettent d’imaginer l’opulence de ces fastueux souverains. On admire à juste titre les frises de bois provenant du palais royal du Caire, sur lesquelles sont sculptées des figures d’animaux, de personnages, isolés ou groupés en des scènes de musique, de danse, de beuverie ou de chasse. Les Fatimides ont été les inspirateurs d’un art qui, tout en suivant les vieilles traditions, créa des formes originales de décoration.

Au moment de leur expansion, les Buyides se lient avec de petites dynasties du Nord-Ouest iranien d’obédience sunnite et d’origine kurde ou prétendue telle.

Le déclin des Buyides profite aussi à la lignée des Daylamites kakuyides (1008-1051) qui dominent pour un temps l’Iran central et occidental et se maintiennent comme vassaux des Saldjuqides jusqu’au début du XIIe siècle.

Reyes de Taïfas 1010 Sud de l'Espagne .

Avec la disparition du prince bouyide Adud al-dawla, la cohésion de la famille buyide s’effrite. Les Ghaznawides en profitent pour annexer Ray et le Djibal en 1029.

1031 la dynastie Omeyyade-Marwanide. reparue en Andalousie disparaît.

Seldjoukides d'Iran 1038-1194 Transoxiane et Turkistan oriental .les Seldjoukides s'emparèrent tout d'abord du Khorassan, une province de l'est de l'Iran auparavant gouvernée par les Ghaznévides, et poursuivirent leur conquêtes à partir de cette base. En 1038, le petit fils de Seldjouk, Tug(rul Bey, se proclama sultan de Nichapour.,

Le califat protégé d’Irak (Abasside). Le calife passa alors sous le protectorat du souverain bouïde, appuyé par les soldats daylamites. Désormais, les califes, qui conservaient la souveraineté théorique sur tout l’Islam sunnite, furent à la merci des souverains temporels. Quoique shi‘ites modérés, ces bouyides se gardèrent bien de remplacer le calife sunnite par un imam shi‘ite qui aurait eu trop d’autorité propre. Ils défendirent même sa suprématie ainsi que, bien entendu, leurs intérêts politiques et économiques, contre le califat concurrent des Fatimides, établi en égypte depuis 969, qui se rattache à l’extrémisme shi‘ite ismaélien.

L’émiettement du pouvoir bouïde aboutit à la victoire des Turcs seldjoukides de tendance sunnite. Leur chef Tugrïl-Beg entra à Bagdad le 15 12 1055 et prit le pouvoir avec le titre nouveau de sultan. libérant le calife abbasside de la pression chiite de la dynastie des Bouyides. Celui-ci confirma son titre de sultan.

L'immigration turque vers le Proche-Orient s'accentua, et seul l’émir buyide du Fars parvient à se maintenir encore durant sept ans.

En dépit de l’intermède curieux de l’année 1059, qui vit le chef turc Basasiri occuper Bagdad et y faire prononcer le prône au nom du calife fatimide, le pouvoir seldjoukide se maintint solidement pendant un certain temps et mena un combat vigoureux pour le sunnisme et contre le shi‘isme. L’immigration des Turcs s’accentua et marqua le début de leur suprématie dans le Proche-Orient, qui devait durer jusqu’en 1918.

à cause d’une trahison avant la bataille, l'empereur byzantin Romain IV essuie une défaite surprise face à Alp Arslan à la bataille de Manzikert en 1071. Romain IV est capturé et, bien que les termes de la paix avec le sultan ne soient pas excessifs, les conséquences de la bataille se révèlèrent catastrophiques pour l’empire.Ce faisant, Alp Arslan donnait naissance à une autre branche de la dynastie : celle des Seldjoukides de Roum, ou d'Anatolie.

1077-1307 Seljoukides de Rum  Anatolie turquie Inde du Nord-Ouest.Cap.:Ghazni l'empire comprit l'Iran L'iraq la syrie l'Arménie et l'Asie Mineure. avalés par les Ottomans

En 1078, les Turcs seldjoukides délogent de Jérusalem les Arabes abbassides qui y étaient installés depuis 637.


1092 les Turcs Seldjoukides dominent la région

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Maghreb  empire byzantin  croisades
Petra Mahomet L'Hégire conquetes
Omeyyades Abassides Fatimides Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides Mamelouks Ottomans

Après les Ottomans

guerres israelo arabes le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes
Accords de Taef Guerre du Golfe
Bashar El Assad
deuxième guerre du Golfe Ahmadinejad Révolution Verte

Après 2011

 

L’épidémie de rébellions est générale, mais anarchique et dépourvue de coordination. à la fin du XIe siècle, c’est l’irruption des croisés, à l’égard desquels les maîtres shi‘ites de l’égypte eurent une attitude ambiguë.

Première croisade (1096-1099)

L’aide qu’Alexis Comnène s’attend à accueillir de l’Ouest sont des troupes de mercenaires et non l’immense ost qui arrive bientôt, à son grand embarras et à sa consternation. Le premier groupe, sous la direction de Pierre l’Ermite, est envoyé en Asie Mineure avec pour ordre de rester près de la côte et d’attendre des renforts. Cependant, les croisés indisciplinés refusent d’écouter et commencent à piller les habitants locaux qui sont tous chrétiens. Alors qu’ils marchent sur Nicée, en 1096, ils sont attaqués par les Turcs et massacrés presque jusqu’au dernier.

Offensive byzantine sur les côtes d'Asie mineure.
Prise de Jérusalem par les Fatimides en 1098.
1098 Les croisés s'emparent de la ville d'Antioche (anatolie)
1099 Les croisés alliés aux byzantins reprennent la ville de Jérusalem aux Fatimides

Jean Comnène réaffirma les prétentions byzantines sur la Syrie. L'atabeg seldjoukide d'Alep, Zengui, se montra un adversaire redoutable. La perte d'Edesse et l'offensive de Zengui et de son fils Nour ad-Din contre Antioche mirent en péril l'existence même des états latins.


1102: après le première croisade: les états latins

Artoukides 1102-1408 Andalousie

Les succès de la première croisade étaient principalement dues aux divisions des musulmans. Foulque d'Anjou, successeur de Baudoin II, parvint à maintenir cet équilibre, mais la Syrie musulmane commençait à s'unifier sous la férule de Nur ad-Din. La deuxième croisade n'eut aucun résultat positif, les croisés ayant attaqué Damas, le seul émirat allié au Francs.

L'apathie des Grecs et des Musulmans qui avait permis la consolidation des états latins d'Orient (1100) ne dura pas. Jean Comnène réaffirma les prétentions byzantines sur la Syrie. L'atabeg seldjoukide d'Alep, Zengui, se montra un adversaire redoutable.
A ces dangers, les princes francs qui ne recevaient d'autre aide d'occident que celle des ordres militaires : Templiers (1118), hospitaliers puis Teutoniques, opposèrent une politique d'alliance avec Damas contre Alep, avec les Arméniens de Cilicie contre les Byzantins, sans toujours parvenir à éviter les échecs.

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Zenghides 1127-1181 (ce sont des Seldjoukides)

1130-1269 Almohades Maghreb et Espagne

Saladin (1137-1193)

1144 Chute d'Edesse. Suite à la reprise du comté d’Édesse par les musulmans en 1144, le pape Eugène III met tout son zèle à organiser une nouvelle croisade le premier décembre 1145. Pour cela, il demande à son maître Bernard de Clairvaux, un des hommes les plus célèbres et les plus estimés de la chrétienté de l’époque, de prêcher cette croisade.

 


Asie Mineure en 1140

Émir d’Alep en 1146, Nour ad-Din unifie la Syrie musulmane sous son autorité en 1154 en faisant la conquête de Damas, puis envoie une expédition pour le contrôle de l’Égypte. Après sa mort, son œuvre et ses objectifs échappent à sa famille, les Zengides, pour revenir à Saladin.

Deuxième croisade (1147-1149)

L’expédition est marquée par la discorde entre les clans français et allemand, l’inexpérience de Louis VII qui se montre velléitaire, et la perfidie des Byzantins qui nuisent plus aux chrétiens qu’ils ne les aident. Trompé par ceux-ci, Louis VII est battu par les Turcs en Asie Mineure et connaît plusieurs revers en Syrie ne parvenant pas à s'emparer de Damas..

Il rejoint à grand peine Antioche en mars 1148, alors aux mains de Raymond de Poitiers, oncle d’Aliénor, qui reçoit les Croisés avec beaucoup d’égards.

Ghurides 1150-1215 Anatolie

1153 Prise d'Ascalon
Après quatre mois de siège entrepris par le roi de Jérusalem Baudoin III pour prendre la ville d'Ascalon. Le grand maître Bernard de Trémelay, le 13 Août, chercha à bloquer l'entrée de la ville aux autres Francs dès la première brèche réussie dans les murs protégeant la cité. Après avoir pris possession de la ville de Gaza en 1149, les Templiers semblaient en effet vouloir s'octroyer la ville d'Ascalon, ou au minimum les gains du pillage ... Bernard de Trémelay aurait été tué à ce moment dans une embuscade des Turcs qui tenaient alors la ville, avec 40 chevaliers dont les corps furent pendus sur les murs de la ville. Ascalon fut finalement prise le 19 Août 1153.

L’idéal de Nur ad-Din est de continuer le projet de son père qui consiste à rassembler les Musulmans entre l’Euphrate et le Nil sous une seule autorité pour faire front commun devant les croisés. Mais Damas constitue un obstacle majeur à cette unification. Muin ad-Din joue l’alliance franque contre Nur ad-Din et son successeur Mujir ad-Din Abaq, émir de Damas, empêche l’émir d’Alep, en 1153, d’intervenir pour secourir la ville d’Ascalon qui est prise par les Francs

Abak de Damas accepte de se placer sous protectorat francs et de faire verser par les habitants un tribut annuel aux croisés. Nur ad-Din envoie Ayyub à Damas qui profite des mouvements de colère des Damascènes pour saper l’autorité de l’émir et retourner ses conseillers et ses lieutenants. Seul un officier, Ata ibn Haffad al Salami se montre irréductible et Nur ad-Din fait savoir à Abak qu’il s’apprête à le trahir. Sans vérifier l’information, Abak le fait mettre à mort, le privant de son dernier fidèle.

Nour ad-Din marche alors avec son armée sur Damas le 18 avril 1154, et la milice damascène lui ouvre les portes le 25 avril 1154. Abak se réfugie dans la citadelle, mais capitule rapidement.

1154 Prise de Damas par Nour ad-Din et unification de la Syrie

La Syrie est maintenant unifiée sous l’autorité de Nur ad-Din : d’Édesse au Nord à Hawrân au Sud

En 1158, une armé byzantine approche de la Syrie, mais il s’agit pour l’empereur Manuel Ier Comnène de châtier le nouveau prince d’Antioche, Renaud de Châtillon, qui s’est rendu coupable de piraterie contre les possessions byzantines, et d’imposer la présence byzantine en Cilicie.

1158 Occupation d'Antioche par Manuel Commène

Après une entrevue avec le roi Baudouin III, une action concertée franco-byzantine est lancée contre Alep en 1159, mais qui tourne court, car l’empereur conclut une paix séparée avec Nur ad-Din

Le dernier acte politique se déroula dans le calme. Le prince zenguide d’Alep, Nur al-Din, fut amené à intervenir en égypte et à y envoyer un contingent. Un jeune officier, Salah al-Din (Saladin), se risqua, un vendredi, à faire prononcer la harangue religieuse au nom du calife de Bagdad. Les écrivains arabes citent à cette occasion un vieux proverbe arabe: "Ce n’est pas pour cela que deux chèvres se battirent à coups de cornes." Tel est l’acte de naissance de la dynastie ayyubide.

Profitant de la décadence des Fatimides en Egypte, Nour ad-Din réussit en 1169 à leur imposer un vizir de son choix, Salah ad-Din (Saladin) qui, deux ans après, se proclamera sultan d'Egypte et abolit le khalifat.

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1169-1250 Ayyoubides Haute Mésopotamie et Egypte

Famille princière dont les membres régnèrent sur l’égypte, la Syrie, la Mésopotamie et le Yémen, les Ayyubides tirent leur dénomination du Kurde Ayyub, père du monarque connu en Europe sous l’appellation de Saladin, calquée sur son surnom arabe Salah al-din.

L’émiettement de l’état seldjoukide fut la chance des califes qui parvinrent à regagner une partie de leur pouvoir temporel en utilisant les rivalités des Seldjouks et de leurs atabeks. Mustazhir (1094-1118) fut le premier à user de cette politique avec quelque succès.

 


Saladin

Pendant les quatre années qui suivent son avènement en Egypte, Saladin montre l’apparence de la soumission et multiplie les déclarations d’allégeance, mais cherche à marquer la plus grande distance avec Nur ad-Din. A la demande de ce dernier, il abolit le califat chiite. Ce dernier avait installé le nouveau régime en égypte, sans bruit, ordonnant de substituer dans le prône le nom du pontife sunnite de Bagdad à celui du calife fatimide. Le calife fatimide mourait trois jours plus tard, le 13 septembre 1171, sans avoir peut-être connu sa déchéance. La révolution s’était déroulée dans le calme.En 1171, l’égypte reconnaissait donc une nouvelle fois le califat abbasside.

Nur ad-Din pense avoir unifié le proche orient musulman; or Saladin qui tient les rênes du pouvoir en Égypte ne souhaite pas le suivre.

Saladin ne participe donc pas aux invasions menées par Nur ad-Din contre le royaume de Jérusalem en 1171 et 1173, et espère que le royaume croisé reste en place, agissant comme une zone « tampon » entre l'Égypte et la Syrie. Nur ad-Din réalise alors qu'il a créé sans le vouloir une puissance dangereuse en la personne de Saladin, et les deux chefs rassemblent des armées pour ce qui semblait être une guerre inévitable

Saladin Ier fut bien le fondateur de la dynastie des Ayyoubides, car, peu après avoir pris le pouvoir en 1171, il mit au point la répartition des principautés et en désigna les premiers titulaires. Ce choix créa des frictions, et, pendant près d’un siècle, les principautés furent loin de vivre en bonne entente. Une difficulté est inhérente au point de départ et à la personnalité de Saladin: le monarque, installé au Caire, prétend faire figure de suzerain vis-à-vis des princes syriens qui, eux, s’efforcent d’accentuer leur autonomie.

Deux de ces principautés émergent quelque peu de l’histoire. le royaume du Yémen et la principauté de Haute-Mésopotamie, avec sa capitale à Hisn Kayfa,

La puissance ayyubide, par l’intermédiaire du prince zenguide d’Alep Nur al-din, se rattache au mouvement de rénovation sunnite implanté en Mésopotamie par les Saldjukides. Son originalité va se manifester d’une double façon : dans le domaine religieux, par la suppression radicale du shi‘isme au moyen des madrasa, collèges d’état, qui vont dès lors pulluler en égypte et dans les grandes villes syriennes; dans le domaine militaire, par la mise en œuvre de toutes les ressources en vue de la lutte contre les croisés.

Alors que Nur ad-Din Mahmûd s’apprête à se rendre en Égypte en 1174 pour soumettre Saladin, il est saisi d’une fièvre qui le terrasse à 59 ans. Son fils, le jeune As-Salih Ismail al-Malik devient l'héritier légitime, et Saladin se déclare son vassal, bien qu'il désire unifier la Syrie et l'Égypte sous son propre règne.

Saladin occupe Damas dès 1174, repousse les attaques des différents princes zengides

l’histoire des Ayyubides n’est qu’un récit tourmenté des intrigues des divers membres de la famille, chacun d’eux ayant une ambition territoriale égale à celle du voisin, tous les princes syriens, ou presque tous, ayant convoité la possession de Damas. La capitale de la Syrie, enjeu des luttes qui se dérouleront pendant plus de soixante ans, va devenir le centre de la politique égyptienne, syrienne et mésopotamienne.

Malik Kamil (1180-1238) (ayyoubide)

Le calife Nasir (1180-1225) joua un grand rôle politique et idéologique. Il reconquit certaines régions de l’Iran occidental en combattant le Khwarizm Shah ‘Ala’ ad-din. Il se rapprocha des shi‘ites et même des ismaéliens et réorganisa une sorte de franc-maçonnerie (futuwwa ) pour servir ses ambitions.

Après avoir tenté en vain de prendre Mossoul, Saladin se présente ensuite devant Alep au mois de mai 1183. La population est dans les mêmes dispositions d’esprit que lors des sièges précédents et la cité paraît imprenable. Mais Imad ad-Din Zengi, avare de nature, hésite à rémunérer les défenseurs et préfère s’entendre avec Saladin. Il lui cède Alep moyennant la possession de plusieurs places fortes, Sinjar, Raqqa, Saruj et Nisibin, où il se retire le 12 juin 1183 avec ses richesses, quittant Alep sous les huées de la population. L’unification de la Syrie était terminée et Mossoul, dirigée par un prince de petite envergure, ne risque pas d’inquiéter Saladin et en devient le vassal

1183 Unification Par Saladin du Monde Musulman (Syrie Egypte)

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1185 Après la mort de Baudouin IV le Lépreux, ce fut la catastrophe.

C’est encore Renaud de Châtillon qui rompt les trêves en attaquant et en pillant au début de l’année 1187 une caravane dans laquelle se serait trouvée la sœur de Saladin. Saladin demande réparation à Renaud qui refuse, puis à Guy de Lusignan qui se révèle incapable de faire obéir son vassal.

1187 Saladin prend la tête de la lutte contre les Francs

Les troupes musulmanes commencent à se rassembler à Damas. En mai, il part ravager la seigneurie d’Outre Jourdain. Puis il fait une incursion sur Séphorie où il défait et massacre une armée templière. Au mois de juin, il attaque et assiège Tibériade et Guy de Lusignan décide de se porter à sa rencontre pour le combattre.

La bataille est livrée le 4 juillet à Hattin et l'armée croisée, encerclée après une marche épuisante, et assoiffée est anéantie. Une grande partie de la noblesse franque, dont Guy de Lusignan, Renaud de Châtillon, Gérard de Rideford est capturée. Renaud de Châtillon est exécuté peu après, ainsi que tous les Templiers et les Hospitaliers.

C'est de Tyr que vint la contre-attaque. Conrad de Montferrat, un homme énergique et résolu, oncle de Baudouin V, y avait débarqué en juillet 1187, mit la ville en état de défense, et repoussa les attaques de Saladin. Pour contrebalancer cette réaction, Saladin délivra Guy de Lusignan, mais Conrad refusa à ce dernier l'entrée de Tyr.

1189 Tandis que Conrad épousait Isabelle de Jérusalem pour faire valoir des droits au trône, Guy de Lusignan se mit à assiéger Acre. Ce siège dura deux ans, les Francs de Lusignan se retrouvant à leur tour assiégés par une armée de secours de Saladin, et en proie à la rivalité entre partisans de Guy et partisans de Conrad.

Troisième croisade (1189-1192) Richard Coeur de Lion et Philippe Auguste

Ce n'est qu'à l'arrivée de la troisième croisade, conduite par Philippe II Auguste et Richard Cœur de Lion, que la villed'Acre put être prise.Philippe Auguste arrive à Acre le 20 avril 1191 et participe au siège de la cité contrôlée par les musulmans et démarré 2 ans auparavant par Lusignan.

Richard Cœur de Lion poursuit la croisade après le départ de Philippe Auguste : il reprend les principaux ports palestiniens, jusqu'à Jaffa, et rétablit le royaume latin de Jérusalem, bien que la ville proprement dite lui échappe. Il négocie finalement une trêve de cinq ans avec Saladin et rembarque au mois d'octobre 1192.

Jérusalem était perdue, mais le royaume garda le nom de royaume de Jérusalem, et son siège fut installé à Saint-Jean-d'Acre. Conrad de Montferrat, son nouveau roi, fut assassiné peu après. Se succédèrent alors les deux maris suivant d'Isabelle, Henri II de Champagne, puis Amaury II de Lusignan, frère de Guy de Lusignan et roi de Chypre. Il parvint à reprendre plusieurs ports et à reconstituer le royaume tout le long du littoral, de Jaffa à Beyrouth. À sa mort, ce fut Marie de Montferrat qui lui succéda, sous la régence de Jean d'Ibelin, le « vieux seigneur de Beyrouth ».

Saladin, qui n’a pas réussi à vaincre les croisés, ni par le harcèlement, ni par la bataille, voit son prestige diminué auprès de ses troupes. Il tente de défendre Ascalon, mais ses émirs refusent de le suivre et il doit se résoudre à pratiquer la tactique de la terre brulée, en ordonnant la destruction de Jaffa, d’Ascalon et de Ramla. Malheureusement pour la croisade, Richard Cœur de Lion n’exploite pas son succès. Il entreprend la reconstruction de Jaffa, alors qu’il aurait pu surprendre l’armée de Saladin à Ascalon, ou reprendre Jérusalem, mal défendue par un garnison trop faible et des fortifications qui n’ont pas encore été réparée depuis le siège de 1187.

La disparition de Saladin, en 1193, laissa voir à nu l’ambition jalouse des petits princes qui vont passer leur temps à faire et défaire des alliances, à guetter les faiblesses de leurs émules et adversaires. En Syrie, énumérons: la principauté éphémère de Baalbek; les principautés de Homs (Hims), de Banyas, de Karak qui disparaîtront avec les premiers Mamlouks; celles de Damas et d’Alep, qui finirent par être réunies sur la même tête et tiendront jusqu’en 1260; celle de Hama, que les Mamlouks laisseront vivre jusqu’en 1341.

Quatrième croisade (1202-1204)

Un prétendant byzantin venait de lui demander son appui. Le doge Dandolo, malgré les protestations et l'hésitation de beaucoup de Croisés, décida leurs chef à marcher sur Constantinople où la haine des latins fit l'unanimité. Il fallut prendre la ville d'assaut (1203). En butte à l'hostilité générale, le nouvel empereur fut bientôt renversé et tué. Les Croisés, après un nouvel assaut suivi d'odieux excès, décidèrent la fondation d'un empire latin.

Les Musulmans ne seront pas inquiétés par cette croisade détournée de son but initial


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Mamelouks 1206-1290 Egypte

Sultans de Delhi 1206-1526 Mésopotamie septentrionale et Syrie

Cinquième croisade (1217-1221)

Les armées de la Hongrie, de l'Autriche, et de la Bavière prirent Damiette en Égypte en 1219, mais le légat du pape Pélage Galvani les persuada d'attaquer Le Caire, tandis qu'une inondation du Nil les força à capituler devant les Égyptiens. Prise de Damiette en Egypte, puis échec

Un des souverains ultérieurs de l’égypte, Malik Kamil, reste une belle figure. Il avait assumé le pouvoir pendant que les Francs assiégeaient Damiette, dont ils s’étaient emparés le 5 novembre 1219; sans doute leur situation restait précaire mais aussi les troupes musulmanes en avaient assez. C’est dans cette atmosphère de batailles sanglantes et sans issue que Malik Kamil se prit à préférer la négociation à la guerre.

L’échec de la cinquième croisade avait eu pour cause, en plus de l’intransigeance du légat, le front commun dressé par les trois princes ayyoubides d’Egypte, de Damas et d’Alep. Mais cette alliance vole en éclat en 1224, et les trois princes se font alors la guerre..

 

Depuis 1224, les Ayyoubides sont en proie à la guerre civile, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’Al-Kamil avait demandé l’aide militaire de Frédéric II.

Pour obtenir des secours de l'Occident, Jean de Brienne du royaume de Jérusalem maria en 1225 sa fille Isabelle II à l'empereur romain germanique Frédéric II de Hohenstaufen, lequel l'écarta du trône. Frédéric II, bien qu'ayant réussi à récupérer Jérusalem par traité, mécontenta les barons et la « guerre des Lombards » éclata entre les impériaux et les barons.

En septembre 1227, Al-Kamil, sultan d’Egypte, s’apprête à combattre son frère, sultan de Damas, mais redoute des traîtrises de la part de ses troupes, ainsi que les bandes kharismiennes. Aussi appelle-t-il à son secours Frédéric II, lui promettant en échange la ville de Jérusalem.

Dès le mois d’octobre 1227, Frédéric II envoie des troupes sous le commandement du duc Henri IV de Limbourg, puis cinq cents chevaliers sous le commandement de Riccardo Filangieri.

al-Mu’azzam, l’émir de Damas meurt le 11 novembre 1227, laissant son émirat à un fils al-Nasir Dâwûd, un jeune homme inexpérimenté. Cette situation nouvelle écarte tout danger pour Al-Kamil qui regrette maintenant d’avoir appelé Frédéric II, lequel ne peut cependant plus reculer.

La guerre n’est pas finie, car le nouvel émir, al-Nasir Dâwûd, appelle en août 1228 à son secours un de ses oncles, Al-Ashraf, prince de la Jazirah.

Ce faisant, l'émir fait renter le loup dans la bergerie, car Al-Ashraf ambitionne d’écarter son neveu pour s’emparer de Damas.

Chacun des frères, Al-Kamil et Al-Ashraf, font assaut de déclarations diplomatique, utilisant la menace de la croisade germanique, pour intimider son adversaire.

Frédéric II embarque le 28 juin 1228 de Brindisi en direction de la Syrie.

A la fin du mois de novembre 1228, les deux frères se mettent d’accord sur le partage de l’émirat de Damas, mais, al-Nasir Dâwûd, averti du complot se retranche dans Damas, qui est assiégée par ses deux oncles. Durant le séjour de Frédéric II en Palestine, les Ayyoubides seront plus occupés par leur luttes familiales que par la menace des croisés.

Hafsides 1228-1574 Tunisie

 

1228-1229 Sixième croisade ou Croisade de Frédéric II, empereur et Roi de Sicile

Après avoir terminé les travaux de fortification de Jaffa, Frédéric II commence les négociations avec Al-Kamil. Ce dernier est en train d’assiéger Damas et ne la prendra que le 12 juillet 1229. Un accord est conclu le 18 février 1229 : Frédéric II s’engage à la neutralité dans les affaires ayyoubides et Al-Kamil rend la ville de Jérusalem, Nazareth, Bethléem et leurs environs aux Francs ; les deux souverains concluent une trêve de dix ans.

Cette négociation célèbre lui attira les récriminations justifiées, en apparence tout au moins, de toutes les populations musulmanes. Prince cultivé, il avait entretenu des relations scientifiques avec l’empereur Frédéric II et peut-être était-il imprudemment convenu de lui céder Jérusalem.

 

Nasrides 1230-1492
Abdelwadides (Ziyanides) 1235-1554

Après la remise de la ville, Malik Kamil s’excusa dans un manifeste, affirmant que le culte musulman avait été garanti dans la Grande Mosquée de la ville. on est en droit de constater que la cession de Jérusalem procura un état de paix qui ne fut jamais, pendant toute la durée des croisades, ni aussi stable ni aussi long, et c’est bien ce que le sultan avait recherché avant tout. Ce fut, en tout cas, le point de départ d’une conjuration des princes syriens contre le sultan d’égypte, conjuration qui donna ses fruits plus tard, en 1237, lorsque Malik Kamil reçut un véritable ultimatum lui enjoignant de ne pas sortir d’égypte. Le conflit tourna court par suite du décès d’un des protagonistes et de la médiation du calife de Bagdad.


asie Mineure 1230

Ce n'est qu'en 1232 que les barons l'emportèrent, ne laissant aux impériaux que la ville de Tyr qui fut prise en 1243. Tout en maintenant la fiction des rois Hohenstaufen, les barons organisèrent un gouvernement collégial, dirigé par Jean d'Ibelin, puis par son fils Balian, mais l'anarchie s'installa.

al-Nasir Dâwûd, l'émir de Damas dépossédé par Al-Kamil et devenu ensuite émir de Transjordanie reprendra Jérusalem en1239 et fera détruire la Tour de David, la seule forteresse de la ville,

Jérusalem fut pillée par les musulmans kharismiens en 1244.

Louis IX de France fit une croisade sans succès en Égypte, et en Syrie en 1248-1254.: Septième Croisade (1248-1254) : Croisade de Louis IX ou Saint Louis.

Les premiers navires arrivent en vue de Damiette le 4 mai 1249 avec 1800 navires. La ville est prise le 8 juin 1249. L’armée prend le chemin du Caire le 20 novembre 1249. Le 21 décembre, l’armée arrive à proximité de Mansura En plus des épidémies, c'est la disette qui frappe l'armée croisée..

2 mai 1250: Avènement des sultans mamelouks en Egypte et Perte définitive de Jérusalem par les latins

La plupart des soldats et Louis IX sont faits prisonniers. Libéré, Louis IX quitte l’Egypte le 8 mai 1250 et aborde à Saint-Jean-d’Acre le 13 mai 1250.

Saint-Louis passe les quatre années suivantes à mettre le royaume de Jérusalem en état de se défendre contre les Mamelouks. De 1250 à 1253, il consolide les forteresses d'Acre, de Césarée, de Jaffa et de Sidon.

Bahrites 1250-1382

Ilkhanides 1256-1353

les faibles successeurs du calife Nasir ne purent qu’attendre le coup fatal que leur portèrent les Mongols.En s'emparant de Bagdad le 10 février 1258, les Mongols commandés par Hülegü mirent fin à la dynastie Abasside et exécutèrent le dernier calife, Al-Musta'sim. Les survivants du massacre furent accueillis en Égypte par les sultans mamelouks, où ils perpétuèrent symboliquement la dynastie abbasside.

Une fois en Terre Sainte, l’action de Saint-Louis a été déterminante pour la survie du royaume Franc de Jérusalem. Il a apporté une stabilité à ce royaume qui se passait de roi depuis vingt ans et était déchiré par l’anarchie féodale. Face au nouveau danger mamelouk, il a renforcé les défenses des places fortes chrétiennes et a amorcé une politique d’alliance, qui aurait pu porter ses fruits si elle avait été suivie. Mais, bien qu’il ait laissé un représentant derrière lui après son départ, le royaume retombe rapidement dans l’anarchie, et le conseil des barons est incapable de s’entendre pour négocier une alliance avec les Mongols, lors de leur invasion de 1260

 

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1260 Les Mongols rejetés de Syrie par les Mamelouks.

A la disparition du dernier descendant de Frédéric II et d’Isabelle, en 1269, le roi Hugues III tentera une restauration monarchique au royaume de Jérusalem, sans succès.

1269 Destruction des Almohades; c'est le début d'une guerre commerciale entre chrétiens et musulmans pour le contrôle des ports de la Méditerranée

Mérinides 1269-1554 remplacent les almohades en Afrique du Nord.

Huitième croisade (1270) Louis IX espère convertir le sultan hafside de Tunis au christianisme et le dresser contre le sultan d'Égypte.

Les croisés s'emparent facilement de Carthage mais l'armée est victime d'une épidémie dite de peste (en réalité de dysenterie).

Louis IX en meurt le 25 août 1270 sous les remparts de Tunis. Son corps est étendu sur un lit de cendres en signe d'humilité et les bras en croix à l'image du Christ. Cette défaite marque la fin des croisades, qui doit survivre à une saignée sévère dans la lignée royale..

Khaldjis 1290-1320 Afghanistan

1291 Et les Mamelouks n’auront aucun mal à conquérir le royaume de Jérusalem en proie à l’anarchie en 1291.Les Francs sont définitivement chassés de Jérusalem.

La dernière place forte franque fut Saint-Jean-d'Acre, qui fut prise le 18 mai 1291 par les Mamlouks.

Les croisades sont, pour les Byzantins, les Turcs et les Arabes, de véritables "invasions barbares", qui s'abattaient sur leurs pays, à l'époque plus urbanisés et policés que les royaumes féodaux ouest-européens. Elles ont contribué à semer une haine durable entre chrétiens (catholiques et orthodoxes), et entre chrétiens et musulmans. Après les croisades, les catholiques ne purent plus, durant cinq siècles, faire le pèlerinage de Jérusalem.

 

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Seldjoukides Ayyoubides Mamelouks Ottomans

Après les Ottomans

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massacre des Kurdes
Accords de Taef Guerre du Golfe
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Après 2011

1299-1924  Ottomans Turquie

l'anatolie sous l'empire byzantin l'anatolie avant l'empire byzantin

 

Osman Ier est le fils de Ertugrul et lui succéda en 1281. C'est lui qui donne son nom à la dynastie Ottomane.

Entre 1290 et 1300 Osman commença à attaquer ses voisins et à prendre leurs forteresses. À ce moment là il porte le titre de Bey et n'est qu'un vassal du sultanat seldjoukide. Il agrandit ainsi son domaine jusqu'à être voisin des Byzantins. De quatre cents soldats en début de règne il arriva à quatre mille et on commença à entendre parler des Ottomans.

1299 Osman se rend indépendant des Seldjoukides Osman engagea le combat contre l'Empire byzantin, menant une véritable « guerre sainte » comme le laisse entendre le surnom familial de « Gazi ». Après avoir conquis le château de Bilecik, le sultan seldjoukide d'Anatolie (ou sultan de Roum) lui remet un étendard, un tambour et un caparaçon comme insignes de son pouvoir. Osman se proclame sultan en 1299.

Mozzafarides 1314-1393
Thughluks 1320-1414

1326 Orhan le sultan de l'empire ottoman conquiert Brousse  qui devient capitale ottomane.

Tout de suite après la prise de Nicée (Iznik) Orhan transforma l’église Sainte Sophie en mosquée (1331). En 1333 il fit construire la première mosquée ottomane.


Sainte-Sophie à Istamboul

Djalaraïdes 1336-1432

En 1341, à la mort d'Andronic III Paléologue , son régent Jean Cantacuzène, se fit reconnaître comme empereur sous le nom de Jean VI Cantacuzène.

En 1342 Ohran finit de conquérir la province de Balikesir(Balkesir) en prenant les derniers châteaux. Avec cette conquête les Ottomans deviennent voisins de la principauté de Karesiogullar, région de Pergame (Bergama). Orhan Gazi profite des querelles de succession des Karesiogullar pour s’emparer de la province en 1345.

En 1346, Ohran se maria en troisième noce, avec Théodora, fille de l’Empereur byzantin de Jean VI Cantacuzène Paléologue. Avec des Serbes et des Bulgares, les Ottomans aidèrent cet empereur à s'installer sur son trône à Byzance (3 février 1347). Pour la première fois, à cette occasion les troupes ottomanes prirent pied en Europe.

L'empereur byzantin, Jean VI Cantacuzène, divisa alors son empire, déjà très réduit, en trois parties: la Thrace avec Byzance, le Péloponnèse (la Morée byzantine) et Thessalonique revenant à la famille des Paléologue. Il fut ainsi l’un des artisans du démembrement de l’empire. En 1351 le prince Jean V Paléologue engage une guerre civile contre l'empereur qui, une fois encore avec l'aide des Ottomans, remporte la victoire.

En 1352, il conquit Chalcédoine (aujourd'hui Kadiköy) juste en face de Byzance sur le Bosphore. La marine de la principauté de Karesiogullar se rallia aux armées ottomanes, ainsi les îles de la Mer de Marmara furent annexées en 1352.

En 1354, la principauté de Gerede (près d’Ankara) fut envahie et Ankara conquise. La même année Suleyman Pacha occupa Gelibolu (Gallipoli) qui avait été évacuée par sa population grecque à la suite d'un tremblement de terre, donnant ainsi une tête de pont aux Otttomans en Europe.

La rupture de l'alliance entre Ottomans et l'empereur de Byzance provoqua sa ruine. En 1352, Jean V Paléologue recourut à son tour à l’appui d'étranger, celui des Génois. Jean Cantacuzène dut abdiquer (1356).

À la mort d'Orhan en 1360, les Ottomans possèdent le quart Nord-Ouest de l'Anatolie et ont pris pied en Europe.

1359 1389 Murad 1° conquiert  la thrace la macédoine et la Bulgarie.

Dès 1360 les Ottomans entrèrent en Thrace par Gallipoli et prirent Andrinople (Edirne) en 1362 ; l’Empereur de Byzance était complètement encerclé.

En 1366, une expédition envoyée au secours de Byzance par Amédée VI de Savoie cousin de Jean VI Cantacuzène reprit aux Turcs tous leurs territoires en Europe, sauf Gallipoli.

Timourides 1370-1506

L’année suivante Murad récupéra à son tour les territoires perdus. Murad contraignit l’Empereur de Byzance à payer un tribut (1373).

Dans les années 1370, Murad étendit son domaine en Europe. A la bataille de la rivière Maritza son lieutenent, détruisit l’armée du roi de Serbie (26 septembre 1371).

Turkménes 1380-1524

Ce coup dur affaiblit considérablement la Serbie. Murad en profita pour pénétrer plus avant en Bulgarie, prenant Sofia (1385).

Les conquêtes ottomanes cessèrent quand les Serbes remportèrent la bataille de Plocnik en 1387.

Deux ans plus tard, Murad repartit de nouveau vers l’Ouest et ce fut la victoire de Kosovo qui fit passer la Serbie sous le contrôle ottoman.

Burdjites 1389-1517

Entre 1389 et 1395, Bayezid conquit la Bulgarie et le nord de la Grèce.

Dès 1389, les princes turcs de l'Anatolie, notamment ceux des deux grands émirats de Germiyan et de Karaman, commencèrent à se rebeller contre la dynastie ottomane. En 1390, Bayezid parvint, grâce à la dot de son mariage avec la princesse Devlet de Germiyan, à annexer le vaste territoire des princes de Germiyan (région centre-ouest de l'Anatolie, autour de Kütahya).

En 1390, après avoir "réglé la succession" de son père Murad Ier mort sur le champ de bataille de Kosovo, Bayezid conclut avec Milica, veuve du prince serbe Lazar Hrebeljanovic' tué à Kosovo et les dignitaires de l'Eglise serbe, un traité laissant à la Serbie une large autonomie. Il épouse la fille de Lazar, Olivera Despina

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Premier siège Ottoman de Constantinople En 1391, bayezid entreprit le blocus de Constantinople, la capitale de l'Empire byzantin. Ce siège fut à la fois terrestre et maritime. Les Turcs ne vinrent pas à bout des murailles de la ville.

En 1392, une armée hongroise menée par le roi Sigismond Ier de Luxembourg obligèrent Bayezid à lever le siège de Constantinople.

En 1393, Bayezid assiéga la ville de Tirnovo (Veliko Tarnovo), capitale de l'Empire bulgare. Après cette campagne en Valachie et l'annexion de la province de Salonique en Grèce, le siège de Constantinople fut repris en 1395.

À la demande de l'Empereur byzantin Jean V Paléologue une nouvelle expédition de soutien fut organisée en 1396 avec les Bourguignons. Ils seront défaits à Nicopolis. Après cette victoire le calife abbasside du Caire Al-Mutawakkil Ier nomma Bayezid Sultan d'Anatolie.

le 25 ou 28 septembre 1396: Bataille de Nicopolis:

La bataille constitue un des tournants de la conquête des Balkans par les armées de l’Empire Ottoman.

Stefan Lazarevic', fils de Lazar, devenu beau-frère et vassal de Murad, devait assurer sa victoire contre les armées chrétiennes à la bataille de Nicopolis en 1396. Le basileus Manuel II Paléologue et le roi de Hongrie Sigismond Ier, relayés par le pape Boniface IX, demandent l’organisation d’une croisade qui repousserait les forces ottomanes au-delà du Bosphore.

 

La France et l’Angleterre, qui observent à cette époque une trêve dans les combats de la guerre de Cent Ans, répondent dans un premier temps à l’appel bien qu’en définitive seule la France envoie 10 000 soldats - dont 1 000 chevaliers et écuyers - auxquels viennent s’ajouter des troupes d'Allemands, d’Alsaciens, de Tchèques, de Transylvains et de Valaques, ainsi que des Chevaliers Teutoniques menés par leur Grand Prieur Frédéric de Hohenzollern.

 


bataille de nicopolis

La première charge de la chevalerie française se heurte à la présence des pieux et doit poursuivre le combat sans ses chevaux. Les chevaliers, cuirassés dans leurs harnois, résistent aux volées de flèches de l'archerie ottomane et enfonce l'infanterie adverse, sans armure. Les Ottomans comptent de très nombreuses victimes et la chevalerie française entend pousser son avantage, attaque et défait la cavalerie ottomane qui fuit vers l'arrière-garde.

Bien que toujours à pied, les chevaliers poursuivent les fuyards en direction des collines et finissent par tomber sur le gros de l'armée de Bayezid. Ils sont écrasés; de nombreux chevaliers sont tués - dont Jean de Vienne - et les principaux chefs de guerre français sont capturés - Jean de Nevers, Enguerrand de Coucy, Boucicaut, Philippe d'Artois... - ainsi que plusieurs milliers de soldats. Voyant l'ost français en difficultés,

Sigismond a bien entraîné ses troupes de réserve dans la bataille, contribuant à rétablir l'équilibre. L'entrée en jeu des cavaliers serbes de Stefan Lazarevic fait pencher la balance en faveur des Ottomans et Sigismond, comprenant que l'issue de la bataille ne fait plus de doute, choisit d'éviter la captivité et prend la fuite sur un vaisseau de la flotte vénitienne.

En représaille de l'exécution des mille otages de Rachova et des lourdes pertes que son armée a dû essuyer dans cette bataille, Bayezid fait massacrer trois mille prisonniers croisés. Il en conserve environ trois cents destinés à l'esclavage et exige d'énormes rançons pour ses prisonniers les plus fortunés: le duc Philippe II de Bourgogne doit payer la somme astronomique de 100 000 florins pour la libération de son fils Jean de Nevers. La somme réclamée par Bayezid pour la libération de ses 24 prisonniers de marque, dont quatre chevaliers flamands (Nicolas Uutenhove, Jean de Varssenare, Gilbert de Leeuwerghem et Tristan de Messem), aurait atteint 200 000 ducats. Certains chevaliers français, tels Philippe d'Artois ou Enguerrand de Coucy meurent néanmoins en captivité ou sur le chemin du retour.

Dans les cours française et bourguignonne, au delà de la consternation née lorsque la nouvelle de la défaite arrive par un chevalier picard du nom de Jacques de Helly, on fête le retour des chevaliers rançonnés comme de véritables héros et on s'empresse d'imputer la débacle à Sigismond ou à la lâcheté de certains alliés qui auraient fui le combat - les Valaques ou les Transylvains... Pour sa part, Sigismond n'a guère à souffrir de la défaite de la croisade qu'il avait appelé de ses vœux puisqu'il sera élu empereur romain germanique en 1433.

Puis, Bayezid arriva en Anatolie avec des troupes serbes et conquit l'émirat de Karaman en 1397 (Sud de la péninsule Anatolienne, antique Larande).

1397 : Troisième siège Ottoman de Constantinople: Le siège de Constantinople reprend pour la troisième fois. Pour ce faire, la forteresse Anadoluhisari (mot à mot : forteresse d'Anatolie) fut construite au Nord de Constantinople sur la rive asiatique du Bosphore afin de bloquer le passage des Détroits aux navires ennemis. Mais l'absence de marine et de canons suffisamment puissants, rendirent ce siège sans effet.. Le siège de Constantinople fut maintenu jusqu'en 1398. L'irruption de Tamerlan en Anatolie obligea à le lever. Le traité prévoyait que Constantinople paie une très forte rançon et qu'une mosquée soit construite dans la ville. Bayezid engagea une bataille avec les Génois du quartier de Galata sur la rive nord de la Corne d'Or.

1400 : Quatrième siège Ottoman de Constantinople

En 1400, Tamerlan, après avoir pillé un certain nombre de villages, réussit à soulever les petites principautés turques que Bayezid avait annexés. Tamerlan parent éloigné de Gengis Khan, se considéra comme son fils spirituel. Son prénom, Timur, signifie "fer" en turco-mongol (cf. mongol tömör et turc demir) et se rapproche de celui de Gengis Khan, Temüdjin. On l'appelle aussi Amir Timur (Temur) (Émir de fer)

Le 20 juillet 1402 à Ankara s'engagea la bataille fatale pour Bayezid. Il fut vaincu et fait prisonnier. L'histoire raconte que lorsque Bayezid fut amené enchainé dans la tente de Tamerlan, celui-ci éclata de rire. "Tu as tort de te moquer de moi, regarde ce qui m'est arrivé, celà pourrait aussi bien t'arriver!". Ce à quoi Tamerlan répondit: "Je ne me moque pas de toi mais de l'ironie d'Allah qui a partagé le destin du monde entre un borgne et un boiteux!"

1402 Les Ottomans sont défaits à Ankara, en Turquie, par les Mongols

Bayezid est mort en captivité en 1403. Les quatre héritiers vont se disputer le pouvoir. L'Etat ottoman entre dans une période de désordre et de querelles de succession appelée « l'interrègne ».

Sayyids 1414-1451

Durant la période d'interrègne, l'Empire s'était effrité et un certain nombre de territoires de l'Anatolie avait été perdus. Mehmed Ier se fit un devoir de les récupérer au plus vite. Il annexa I.zmir (Smyrne) en 1414. Il organisa une campagne pour attaquer les Karamanides qui avaient attaqué Brousse. Une fois vaincus les Karamanides demandèrent grâce à Mehmed Ier, ce qu'il fit, les laissant vivre sur leurs terres, mais l'état karamanide était annexé. Après cette consolidation en Anatolie Mehmed Ier partit vers la Roumélie. Il soumit la Valachie et lui imposa de payer tribut. Dans le même temps il renforça sa flotte et les premiers combats navals eurent lieu.

1413 1421 l'empire Anatolien est reconstitué (Anatolie)

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1422 : Cinquième siège Ottoman de Constantinople. Murad reconstitua une armée ottomane (appelée Azeb) et partit mettre le siège devant Constantinople qui était à l’origine de ces troubles avec son frère (1422). Murad II s'empara du Péloponnèse et força l’Empereur Manuel II Paléologue à lui payer tribut. Deux ans plus tard Murad lève le siège de Constantinople et signe un traité de paix avec le nouvel Empereur Jean VIII Paléologue.

Constantin XI (ou XII) Paléologue est le dernier empereur byzantin du 31 octobre 1448 au 29 mai 1453
et par conséquent le dernier Empereur Romain de l'Histoire, au terme de presque 1500 ans pendant lesquels le titre fut porté.

Lodis 1451-1526

À la chute de Constantinople en 1453 lors du 6° siège ottoman de la ville, l'armée byzantine s'élevait à environ 7 000 hommes, dont 2 000 étaient des mercenaires étrangers. Les chances étaient quasiment inexistantes contre les 85 000 troupes ottomanes qui siégaient la ville. Les Byzantins réussirent pendant un temps à retenir la troisième attaque des Janissaires de l'élite du Sultan, mais un général génois chargé de la défense, Giovanni Giustiniani, fut grièvement blessé pendant l'attaque, et son évacuation, le long des remparts, causa une panique dans les rangs des défenseurs. Certains historiens suggèrent que la porte Kerkoporta, de la section des Blachernae, était déverrouillée, et que les Ottomans ont fini par découvrir cette erreur. Les Ottomans s'y ruèrent. L'empereur Constantin XII guida lui-même la dernière défense de la ville, et jetant de côté ses insignes royaux, il plongea tête la première sur les Ottomans qui chargeaient, et périt durant la bataille qui s'ensuivit, sur la rue, avec ses soldats. La chute de la capitale signifiait la fin de l'empire byzantin. L'armée byzantine, dernier descendant de la Légion romaine, n'existait plus.

c'est le début des temps modernes

l'anatolie sous l'empire byzantin l'anatolie avant l'empire byzantin

Les Paléologues furent les derniers souverains byzantins régnants, puisque l'Empire de Trébizonde survécut huit ans à la chute de Constantinople.

Trébizonde tomba aux mains des Turcs en 1461.

Wattassides 1465-1554

Séfévides (ou Safavides) 1501-1736

1507 Les Portugais installent leur premier comptoir sur la côte omanaise

Le 30 décembre 1516, Sélim Ier fit son entrée à Jérusalem et la ville passe sous domination ottomane.

En 1517, Selim Ier avait pris le contrôle de l’ancien territoire de Judée aux Mamelouks.

En annexant l’égypte en 1517, le sultan ottoman Sélim Ier abolit le califat abbasside du Caire. Les Ottomans reçurent des centaines de réfugiés fuyant les conversions forcées opérés par le roi Ferdinand II d'Aragon en 1492, c’est ainsi qu’à Istanbul s’était installée une importante minorité juive. Soliman prit soin de restaurer Constantinople et il fit entourer la vieille ville d'une muraille que l'on peut encore voir aujourd'hui.


1518, Alger et plusieurs autres ports furent assiégés par les Espagnols; les Turcs ottomans furent appelés à la rescousse.

1520 L'Empire ottoman contrôle Alger

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1520 1526 Soliman le magnifique: apogée de l'empire Ottoman :  Hongrie Algérie Tunisie Tripolitaine


Soliman le magnifique

1525-1666 Saadiens

Le 29 août 1526 Soliman remporta la victoire de Mohács contre le roi Louis II de Hongrie et occupa la majeure partie de la Hongrie, dont il donna le trône à Jean Zápolya, prince de Transylvanie.

Mais Charles Quint, Saint Empereur Romain, et son frère Ferdinand, archiduc d’Autriche, reprirent la Hongrie. Une contre-attaque de Soliman se termina par un échec en raison du mauvais temps.

1527 Les musulmans envahissent l'Ethiopie

1529 les ottomans occupent Vienne c'est l'apogée de l'empire Ottoman. Soliman menaça Vienne en 1529 et en 1532

Finalement en 1533, il signa un traité de paix avec Ferdinand, coupant en deux la Hongrie dont une partie revint aux Habsbourg, et l’autre à Jean Zápolya. À la mort de Jean Zápolya, Ferdinand resta dans sa partie de la Hongrie, donnant à Soliman l'impression de pouvoir annexer l'autre partie. Il s'en suivit de nouveaux combats et un nouveau traité pour revenir au point de départ.

Mogols 1526-1858

Pour tous les commentateurs c'est au XVIe siècle, sous le règne de Soliman, que l'Empire Ottoman connaîtra son apogée, lorsque ses armées s'avanceront jusqu'à la capitale autrichienne en 1529 et 1532 (elles feront d'ailleurs ces sièges en vain). Inversement, Vienne marquera la limite de l’expansion de l'Empire en Occident (comme Aden en fixera la limite Sud). Pour les chroniqueurs de l'époque, le siège de Vienne causa, en Occident un traumatisme très important. Si important qu'ils le plaçaient à un niveau équivalent à celui des invasions Vikings ou de la grande peste.

De 1533 à 1536, Soliman conquit l’est de l’Anatolie et l’Azerbaïdjan. Dans la même période, les troupes ottomanes occupèrent le Yémen.

1534 Alger et plusieurs autres ports d'Afrique du Nord furent assiégés par les Espagnols. Les Barberousse, deux frères corsaires, d’origine grecque ou sicilienne — selon les sources — et convertis à l’islam, obtinrent du sultan Soliman le Magnifique d’être envoyés en Afrique du Nord avec une flotte. Le corsaire turc Barberousse s’empare de Bizerte, de Tunis, de Kairouan, puis des ports de la côte orientale

Les corsaires turcs installés à Alger prirent Tunis aux Hafsides au nom de Soliman en 1534.

A Istambul, à côté de la statue représentant le terrible pirate, on trouve son mausolée construit par Sinan en 1542. Barberousse, qui était d’origine grecque-ottomane, se mit à la solde du sultan qui le laissa écumer les mers et gouverner l’Algérie.

L’Europe entière tremblait à l’idée qu’il débarque sur les côtes nord de la Méditerranée, ce qu’il faisait régulièrement en Espagne, Sicile, Sardaigne, Corse et France. Quand le roi de France s’allia à Soliman le Magnifique contre les Habsbourg d’Autriche et d’Espagne, la flotte ottomane arriva à Nice avec Barberousse en prime. La population était chargée de nourrir l’armada, mais le bachi-bouzouk, trouvant que la nourriture n’était pas suffisante, pilla la ville avant de lever l’ancre pour l’Espagne. A la mémoire des Niçois spoliés, vous pouvez venir vous recueillir sur la tombe du forban.

 

1534. Khayr Al-Din (Barberousse), un corsaire ottoman, s’empare de Bizerte, La Goulette et Tunis. La Tunisie est déclarée territoire turc.

1535 Les espagnols occupent Tunis.

En 1535, la France devient la première puissance européenne à obtenir des privilèges commerciaux en Turquie dits capitulations. Ceux-ci autorisent les navires français à naviguer librement dans les eaux ottomanes sous le pavillon fleurdelisé et chaque navire appartenant aux autres pays a l’obligation de battre pavillon français et demander la protection des consuls français pour commercer.

Soliman consolida ses conquêtes en signant une série de traités de paix avec ses voisins. En 1540, il signa avec Venise un traité de paix assorti de capitulations avantageuses pour les marchands vénitiens. En 1541, il installa une régence ottomane en Hongrie pendant l’enfance du nouveau roi.

En 1547, Soliman signa un traité de paix avec Charles Quint. Dans le même temps, il entretint de bonnes relations avec la France, autre adversaire de Charles Quint. En gage de ces bonnes relations, il permit à François Ier d’avoir une représentation permanente à Istanbul, une chapelle d'Ambassade qui devint par la suite le Lycée Saint-Benoît et accorda à la France des capitulations.

Le 29 août 1551, Soliman prit la forteresse hongroise de Belgrade et Sabac.

Une fausse lettre du prince héritier Mustafa au chah d’Iran lui demandant son aide pour renverser Soliman fut interceptée. Mustafa se précipita chez son père pour se justifier, seul et sans arme. Soliman tua son fils le 6 novembre 1553, tout en le pleurant.

1554 Les Abdelwadides furent déposés. Khayr al-Din, le plus jeune des Barberousse, fut nommé beylerbey, c'est-à-dire représentant du sultan en Algérie.

En 1559, Soliman signa un traité de paix avec le chah safavide d’Iran.

Le royaume des barberousse fut conquis par le pacha turc de Tripoli qui prit Kairouan en 1557 et par le pacha d’Alger qui prit Tunis en 1569.

C’est alors qu’il menait une campagne contre l’empereur germanique Maximilien II que le Sultan Soliman mourut en 1566, la veille de la bataille de Szigetvár en Hongrie, remportée par les Turcs.

Selim II monte sur le trône après une lutte contre ses frères et dans une atmosphère de guerre civile. Son court règne peut correspondre à l'apogée de la puissance ottomane et le début de son lent déclin. Peu intéressé par le gouvernement, alcoolique, dominé par les femmes de son harem, et incapable de soumettre la puissance des janissaires, il laisse le pouvoir de fait à son vizir et beau-fils Mehmed Pasa Sokollu.

Selim II signe un traité de paix avec l'Autriche en 1568 et renforce son pouvoir en Moldavie et en Valachie. il établit des relations amicales avec Tahmasp Ier, chef safavide d'Iran. L'invasion de Chypre par les Ottomans provoquent la formation d'une ligue aboutissant à la victoire de Lépante en 1571.

1574 L'année de la mort de Selim II, Tunis est délivrée de l'emprise espagnole par le géneral ottoman Sinan pacha. La Tunisie est annexée à l’Empire ottoman.

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Mehmed III restera d'une triste renommée dans l'histoire pour avoir étranglé ses 16 frères afin de monter sur le trône.

Son règne est marqué par des difficultés croissantes en politique extérieure, notamment par la guerre menée contre les Habsbourg. L'évenement majeur du règne fut d'ailleurs la guerre de Hongrie (1596-1605), au cours de laquelle il vainquit les Habsbourg à la bataille de Mezokeresztes.

 

En recherche d'alliés, il renoue les relations commerciales avec la France en signant de nouvelles Capitulations à Istanbul (1597), après avoir reçu l'ambassadeur d'Henri IV, François Savary de Brèves. Les liens entre la France et les Échelles du Levant s'étaient quelque peu distendus en raison des guerres de religion en France d'une part, et de l'essor de la piraterie en Méditerranée d'autre part.

Fils de Mehmed III, Ahmet Ier monta sur le trône le 22 décembre 1603, à 13 ans, et mourut en 1617, à 27 ans. Il soumit l'Anatolie et obtint quelques avantages sur l'empereur Rodolphe II, auquel il accorda la paix.

Osman II accéda au trône en 1618, âgé de seulement quatorze ans, après la destitution de Mustafa Ier. Malgré sa jeunesse, Osman essaya de s'imposer en tant que dirigeant et, après avoir sécurisé la frontière orientale en signant un traité avec la Perse safavide, il mena personnellement l'invasion ottomane de la Pologne durant la Guerre des magnats moldaves. Forcé de signé un traité de paix avec les Polonais après la bataille de Chocim, en 1621, Osman retourna honteux à Istanbul, reprochant la couardise des janissaires et l'insuffisance de ses fonctionnaires.

Amené au pouvoir par une conspiration de palais le 10 septembre 1623, il succéda à son oncle Mustafa Ier (entre temps revenu au pouvoir)à l'âge de 11 ans. Murad fut longtemps sous le contrôle de ses proches, et durant ses premières années en tant que Sultan-mère (Validé Sultane), Kösem (Keucème), assura la régence.

L’Empire sombra dans l'anomie : les Safavides attaquèrent l'Empire à plusieurs reprises et envahirent l'Irak, des insurrections éclatèrent dans le nord de l'Anatolie et en 1631 les Janissaires dévastèrent le palais et tuèrent notamment le grand vizir. Murad IV craignant de connaître le sort de son frère aîné, Osman II, décida d’affirmer sa puissance. Il fit décapiter plusieurs notables, fit étrangler 500 chefs militaires, et exécuter 20 000 rebelles en Anatolie.

D’un point de vue militaire, le règne de Murad IV est remarquable surtout par une guerre contre la Perse durant laquelle les forces ottomanes conquirent l'Azerbaïdjan et occupèrent Tabriz et Hamadan. Il accomplit également le dernier grand exploit militaire de l'Empire ottoman en reprenant Bagdad en 1638, après un siège qui se termina par le massacre de la garnison et des citoyens.

Avant sa mort, il conclut une paix avec la Perse en 1639 (le traité Kasr-i Chirine), qui définit encore aujourd'hui le tracé de la frontière turco-iranienne.

Il mourut à l'âge de 28 ans d'une cirrhose du foie, en 1640. Sur son lit de mort, il ordonna l’exécution de son frère Ibrahim, ce qui aurait signifié la fin de la dynastie ottomane (car Ibrahim était le dernier membre masculin de la famille, après que tous les autres furent exécutés), mais l’ordre ne fut pas suivi d’effet.

1650 Conquête de l'est africain par le sultan Bin Sayf al-Yaaruhi

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Maghreb  empire byzantin  croisades
Petra Mahomet L'Hégire conquetes
Omeyyades Abassides Fatimides Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides Mamelouks Ottomans

Après les Ottomans

guerres israelo arabes le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes
Accords de Taef Guerre du Golfe
Bashar El Assad
deuxième guerre du Golfe Ahmadinejad Révolution Verte

Après 2011

1683 Autriche Venise Pologne et Russie s'allient contre les Ottomans


Empire Ottoman 1683

Après la déposition de son frère Mehmed IV, Soliman II monta sur le trône en 1687. Grâce à un choix judicieux des Vizirs, les Turcs stoppèrent l'avance des troupes autrichiennes en Serbie et écrasèrent un soulèvement en Bulgarie. Mais ils furent finalement vaincus en 1690 par les Autrichiens.

Ahmet II , 20e sultan ottoman perdit la bataille de Salankemen contre les Impériaux (1691), et se laissa enlever par les Vénitiens la capitale de l'île de Chio.

1699 Le règne de Mustafa II fut marqué par le conflit armé contre la Sainte Ligue. Ce conflit aboutit à la défaite de l'empire ottoman à la bataille de Zenta et au traité de Karlowitz.Fin de la Deuxième guerre austro-turque.

Après un congrès de 2 mois entre l'Empire ottoman d'une part et la Sainte-Ligue (coalition de diverses puissances européennes parmi lesquelles l'Autriche habsbourgeoise, l'Union de Pologne-Lituanie, la république de Venise et l'Empire russe) d'autre part, un traité est signé le 26 janvier 1699. Les Ottomans cèdent la majorité de la Hongrie, la Transylvanie et la Slavonie à l'Autriche, la Podolie à la Pologne. La majorité de la Dalmatie revient à Venise, ainsi que la Morée (la péninsule du Péloponnèse). Le traité de Karlowitz marque le début du déclin de l'Empire ottoman en Europe orientale et fait de la monarchie habsbourgeoise la puissance dominante dans le sud-est de l'Europe.

Fils de Mehmed IV, Ahmet III succéda le 21 août 1703 à Mustafa II, son frère, qui venait d'être déposé par les janissaires. Il donna asile à Charles XII de Suède, après la défaite de Poltava.

1710 Formation du Koweït

Ahmet III battit Pierre le Grand sur le Pruth (1711), et conquit la Morée sur les Vénitiens, mais il fut vaincu par les Impériaux à Peterwaradin, 1716, perdit Belgrade, et fut forcé de signer en 1718 avec l'Empire la paix de Passarowitz.

1730 Mahmud Ier était le fils de Mustafa II. Son règne fut marqué par des guerres avec la Perse et la Russie


1736 Nader est couronné Chah d'Iran
1737 Oman est conquis par les Iraniens
1743 Ahmad ibn Saïd expulse les Iraniens d'Oman
1749 Ahmed Ibn Saïd, fondateur de la dynastie qui règne aujourd'hui à Mascate, accède à l'imamat en Oman.

Osman III fut sultan de l'Empire ottoman du 13 décembre 1754 au 30 octobre 1757.Osman III passa la majeure partie de son règne prisonnier dans son palais. Son court règne a vu croître l'intolérance vis-à-vis des non-musulmans.

1757 Mustafa III s'efforça de moderniser l'armée et l'administration, mais les janissaires, très puissants, l'empêchèrent de mener la moindre réforme. Il ne put empêcher l'annexion de la Crimée par Catherine II de Russie. Par ailleurs, Voltaire, qui était le correspondant de la tsarine, ridiculisait Mustafa III, comparé à un « gros ignorant. »

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Abdülhamid Ier succède à Mustafa III, son frère aîné (sultan de 1757 à 1774).

1764 Mohammed Ibn Saoud occupe Riyadh

Abdülhamid Ier ne put lutter contre l'expansionnisme de la Russie qui, par le traité de Kutchuk-Kaïnardji (1774) lui enleva plusieurs provinces et assura à la Russie de nombreux avantages en mer Noire. En 1783, il perdit en outre la Crimée; en

1783 La famille Al-Khalifa, sunnite, renversa la dynastie chiite régnante et constitua un émirat arabe indépendant de la puissance perse, le Barhein

1788, Potemkine prit Ochakiv à Abdülhamid Ier

1793 Fondation, en Oman, du sultanat de Mascate

le 20 mai 1799, commence le siège de Saint-Jean-d'Acre. Du côté des assiégés, les Turcs commandés par Djezzar Pacha et une flotte britannique commandée par l'amiral Smith. Les Français n'ont ni artillerie ni provisions. Après huit assauts, ils doivent renoncer.


début de l'ère contemporaine

Mahmud II tenta de réformer l'armée et fit massacrer l'ordre des janissaires en 1826 après une révolte. Sous son règne, la Grèce obtient son indépendance en 1830. Il fut vaincu par Méhémet-Ali.

1831 Les troupes françaises s'emparent d'Alger

Au XIXe s., Méhémet-Ali, pacha d'Égypte, et son fils Ibrahim s'imposent en Syrie (1831-1841) en s'appuyant notamment sur les maronites. Cela provoquera ultérieurement les graves conflits confessionnels antimaronites de 1858-1860 et l'intervention militaire française.

1832 Le sultan d'Oman établit sa résidence à Zanzibar qui devient la seconde capitale

1832 La Standard Oil Company of California, une société américaine qui avait obtenu la première concession pétrolière au Bahrein, faisait jaillir d'un puits le premier pétrole de la péninsule arabique .

1836. Intervention française à La Goulette (Tunisie) pour empêcher le débarquement des troupes ottomanes.

1837 Par le traité de la Tafna, la souveraineté d'Abd el-Kader est reconnue

1839 L'empire Ottoman cède l'Algérie à la France.

Abdülmecit Ier succéde à seize ans à Mahmoud II, son père, au moment où Ibrahim Pacha marchait sur Constantinople, et ne dut qu'à l'intervention européenne le maintien de l'intégrité de son empire (traités du 15 juillet 1840 et du 13 juillet 1841).

1849 Le Nord Yémen passe sous l'autorité ottomane


Shabdol-Azeem gate à Téhéran au XIX° siècle
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Abdülmecit Ier eut à réprimer de nombreuses insurrections ; il refuse en 1835 de céder au prince Menzikoff au sujet de la protection par la Russie des lieux saints et des sujets grecs de l'empire ottoman, et soutient, avec l'appui de la France et de l'Angleterre, la Guerre de Crimée contre la Russie, qui se termina par le traité de Paris (1856).

La guerre de Crimée (1853-1856) fut une guerre entre la Russie impériale et une coalition comprenant l’Empire ottoman, le Royaume-Uni, la France et le royaume de Sardaigne.

La fin du règne d'Abdülmecit Ier fut marquée par des troubles confessionnels au Liban, l'intervention française en Syrie qui y a répondu et l'autonomie du Liban vis-a-vis de Damas.

1858 L’émir du Brakna signe, avec l’émir du Trarza, la paix avec les français.

Syrie : conflits confessionnels antimaronites de 1858-1860 et l'intervention militaire française.

1861 Un accord entre l'émir du Barhein et le Royaume-Uni plaçait de fait l'émirat sous la protection de la Couronne britannique

1862 La souveraineté française sur Djibouti, commença à Obock en 1862, avec la signature d'un premier traité de protectorat avec un chef local

l’insurrection de Crète (1866), à laquelle la Turquie ne put mettre fin que grâce à l’intervention des puissances occidentales.

1872 La péninsule du Qatar passa sous l'influence de l'Empire ottoman.

la Bosnie et l’Herzégovine se soulevèrent (1875), tandis que d’horribles massacres de Chrétiens ensanglantaient la Bulgarie.

tout incitait le nouveau sultan de ne pas entreprendre les réformes libérales promises lors du Traité de Berlin de 1878 signé avec les puissances européennes. Cependant, la Turquie entretenait de bonnes relations avec le Royaume-Uni du fait de sa position de rempart face à l'Empire russe, et commençait à voir l'Allemagne unifiée comme un allié potentiel.

1881 Le bey Muhamad al Sadi signe le traité du Bardo qui établit le protectorat français sur la Tunisie

1884 Le Français Léonce Lagarde est nommé gouverneur de Djibouti

1889 Proclamation de la loi de naturalisation des enfants nés sur le territoire français

Vers 1890, les Arméniens commençaient à réclamer les réformes libérales promises à Berlin. De vives tensions éclatèrent en 1892 et 1893 à Merzifon et Tokat. En 1894, une rébellion arménienne fut sévèrement réprimée dans la région montagneuse de Sassun. Les Européens ont alors exigé une protection pour les Arméniens chrétiens, ce à quoi le sultan a répondu par une série de massacres, les massacres hamidiens perpétré par l'armée hamidiyeh. Dans toute l'Anatolie et jusqu'à Istanbul, pendant plus d'un an, des dizaines de milliers d'Arméniens trouveront la mort (les différentes estimations varient beaucoup). Ces massacres, qui précèdent de deux décennies le génocide arménien, ont valu au sultan le surnom de Sultan Rouge ou le Grand Saigneur.

1891 La domination britannique s'exerce sur l'Oman
22 7 1898 Le territoire de Djibouti devint une colonie française, sous le nom de Côte française des Somalis

1899 Le Koweit signe un traité de protection avec la Grande-Bretagne, mais il restera jusqu'en 1918 sous autorité nominale ottomane

1902 Le fils d'Abd al-Aziz (Ottoman), Ibn Séoud reprit Riyad

1903 Le dernier émir véritable Ahmaddu II, est contraint à l’exil, suite à l'occupation du Brakna

1905 La séparation du Yémen est consacrée par un accord signé entre Britanniques et Ottomans

1906 Les forces armées d'Ibn Séoud ( Ottoman ) envahirent la région du Nedjd

à la révolution constitutionnelle de 1906. L’Iran devient le premier pays moyen-oriental à faire une révolution et à se doter d’une constitution.


Parlement Iranien - Téhéran au début du XX° siècle
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L'humiliation nationale causée par la situation en Macédoine, couplée au ressentiment de l'armée à l'encontre des espions et indicateurs du Palais finirent par provoquer une crise. Pendant l'été 1908, la révolution jeune-turque éclata et Abdülhamid, apprenant que les troupes de Thessalonique menaçaient de marcher sur Istanbul, décida immédiatement de capituler, le 23 juillet.

1909 l'empire ottoman a perdu la Serbie, la Roumanie, la Tunisie et la Bulgarie.

contre-révolution ottomane du 13 avril 1909, une insurrection des soldats soutenue par une révolte populaire conservatrice renverse le gouvernement du sultan rouge. Dès sa restauration par les troupes de Thessalonique, le gouvernement se décida à déposer Abdülhamid, et le 27 avril son frère Res,at fut proclamé sultan sous le nom de Mehmed V. L'ex-sultan fut conduit en captivité à Thessalonique et mis en résidence surveillée dans le demeure des Allatini.

Sous son règne se déroulèrent le massacre d'Arméniens en 1909 à Adana, la Guerre italo-ottomane de 1911-1912 (perte de la Libye et du Dodécanèse par l'Empire ottoman),

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Un sentiment national arabe naît à Damas, à Beyrouth et en Palestine dans les années 1910 et s'incarne dans la « révolte arabe » contre les Turcs de 1916-1918 aux côtés des Britanniques.

guerres balkaniques de 1912-1913 (perte de l'Albanie, de la Macédoine, de la Thrace, de la Roumélie). les Ottomans ne conservent plus en europe que la Thrace Orientale

1912 L'Empire ottoman renonça à ses droits sur la Libye

1913 Restauration de l'imamat en Oman, et élection de Sali Ibn Rachid

1913 Ibn Séoud s'empare de la région du Hassa

Première Guerre mondiale, au cours de laquelle le régime des Jeunes-Turcs commit le génocide arménien, le massacre des Assyriens et le début du génocide pontique, massacrant ou tuant indirectement (par déportation dans des conditions inhumaines) plus de 300.000 personnes. La plupart des historiens sont d'accord pour dire de Mehmet V n'y était pour rien car il était devenu en quelque sorte l'otage des Jeunes-Turcs.

1914 l'empire Ottoman est allié de l'allemagne.

1916 Une révolte arabe, dirigée par le chérif hachémite de la Mecque, Hussein ibn Ali, éclate en Jordanie contre l'occupation ottomane

2 11 1917 La déclaration Balfour, faite au Royaume-Uni, favorise la création d'un foyer national juif en Palestine

Mehmet VI (14 janvier 1861 – 16 mai 1926), était le 40e et le dernier sultan ottoman. Il accède au trône de l'Empire ottoman en juillet 1918, peu avant la capitulation de l'armée turque face aux forces alliées qui occuperont Istanbul, la capitale de l'empire. Au lieu de résister, il préféra jouer le jeu des forces d'occupation étrangère, en espérant leur arracher des conditions de paix clémentes. Il croyait qu'une résistance n'avait aucune chance de réussite et que cela ne ferait qu'empirer la situation.

1918 l'empire Ottoman est morcellé et occupé par les alliés (traité de Sèvres)

La Première Guerre mondiale voit grandir l’influence des Britanniques sur l'Iran, déjà intéressés par la découverte de pétrole dans le Khuzestan en 1908. Ils essaient d’imposer l’accord anglo-persan en 1919, qui est refusé par le parlement.

Congrès nationaux arabes de Damas (1919 ; 1920).

1920 Suite au traité de Sèvres, la Société des Nations (SDN) place la Palestine sous mandat britannique.

1920 La Mauritanie devient une colonie française à part entière, intégrée dans l’AOF

1920 La Société des Nations (SDN) confie un mandat à la France pour administrer la Syrie

Faysal, roi des Arabes, est chassé de Damas par les Français en juillet 1920.

À cette date, le mandat confié par la S.D.N. à la France transforme le sandjak autonome du Mont-Liban en République du Grand-Liban, à majorité maronite. La Syrie française, amputée du Grand-Liban et de la Palestine, confiée aux Anglais, est elle-même divisée en plusieurs États :
ceux d'Alep, de Damas (qui seront par la suite fédérés sous le nom de Syrie),
l'État des Alaouites,
le gouvernement autonome de la montagne druze,
la province d'Alexandrette (qui sera cédée aux Turcs en 1939).

La résistance nationale s'oppose à l'administration française et au morcellement du pays et anime les campagnes de 1920 (contre l'occupation française)

1921 La Transjordanie est confiée à l'émir Abd Allah, fils de Hussein, mais reste sous la tutelle britannique

1922 Mustafa kemal abolit le sultanat. Cette position fut jugée de collaboration voire de trahison, et il perdit sa légitimité au sein de l'opinion publique qui se révolta contre l'occupation du pays. La lutte nationale, dirigée par Mustafa Kemal Atatürk depuis Ankara, s'est distanciée de lui. A la fin de la victoire des Kémalistes en septembre 1922, la Grande assemblée nationale de Turquie abolit la monarchie le 1er novembre 1922, ainsi le sultanat (pouvoir politique) fut séparé du califat (pouvoir religieux).

Le cousin de Mehmet VI, Abdülmecit, fut élu calife par l'assemblée. Face à cette situation et par peur d'être jugé, Mehmet VI quitta le pays le 17 novembre 1922 à bord du cuirassé britannique HMS Malaya pour se réfugier à Malte. Cet événement marque la fin officielle de l'Empire ottoman.

Le dernier sultan ottoman fut alors contraint à vivre à l'étranger, dans des conditions économiques difficiles. Il se déplaça plusieurs fois et finalement il mourut à Sanremo, en Italie. Il fut enterré à Damas, sa dépouille mortelle n'étant pas acceptée en Turquie. reportage sur l'exil de Mehmet VI:
http://fr.youtube.com/watch?v=2qeIuATnIyo&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=varMtAiP1i4&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=KKQ-vIMk47o
http://fr.youtube.com/watch?v=R-6GH6hsCTg&feature=related

Abdülmecit II fut le 101ème et dernier calife du monde musulman (1922-1924) et 37ème chef de la dynastie ottomane, de 1922 à 1944. Sa fonction était uniquement religieuse. En mars 1924, il fut à son tour déposé et s'exila en France. Il mourut en août 1944 à Paris, puis fut enterré à Médine (Arabie saoudite).

1924 fin de l'empire Ottoman abolition du califat par Mustafa kemal

l'anatolie sous l'empire byzantin l'anatolie avant l'empire byzantin

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1924 Ibn Séoud s'empare de la Mecque et de Médine

1925 Ibn Séoud s'empare de Djeddah

campagnes de 1925-1927 contre l'occupation française en Syrie (dans le djebel Druze)

1926 Ahmed Messali Hadj fonde l'"Etoile nord-africaine"

Le nouveau drapeau de la Jordanie fut introduit en 1921 lorsqu'Abdallah devint émir de Transjordanie et confirmé par la constitution de 1928.

1928 La Transjordanie se pourvoit d'une constitution


Téhéran (Iran) 1930
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1931 1ère Consitution de l'Ethiopie

1932 Le sultan Saïd Ibn Taymour arrive au pouvoir en Oman

23 9 1932 Ibn Séoud rebaptise son royaume "Arabie Saoudite"

1934 Le Koweit accorde la première concession pétrolière à la Grande Bretagne

1936 La France occupe totalement la Mauritanie

1936 Traité de non agression signé entre l'Arabie Saoudite et l'Irak

1938 Découverte d'importants gisements de pétrole en Arabie Saoudite

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le parti Baas (Ba'ath)

La montée du Baath Créé à Damas dans les années 1940 par un chrétien orthodoxe, Michel Aflak, et un sunnite, Salah al-Din al-Bitar, le Baath, dont le premier congrès se tient en 1947 à Damas, fusionne avec le parti socialiste arabe d'Akram al-Hawrani (1953) et devient le Baath arabe socialiste. Autour du slogan « Unité, Libération, Socialisme », il se revendique comme un parti de la nation arabe, étendant ses ramifications en Transjordanie (1948), au Liban (1949-1950) et en Iraq (1951). Expression du nationalisme arabe révolutionnaire, il est de sensibilité laïque, même si l'islam est considéré comme élément constitutif de l'arabisme, et ne parviendra pas à devenir un parti de masse.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682

1941 Proclamation de l'indépendance du Liban.

La Syrie est occupée en juin 1941 par des troupes britanniques appuyées par des forces de la France libre commandées par Catroux.

Pendant la 2° guerre mondiale: les alliés occupent l'Iran qui a une place stratégique.

17 1 1943 L'Irak entre officiellement en guerre contre les puissances de l'Axe (le III° Reich et ses alliés )
7 décembre 1943 Le drapeau du Liban est le pavillon national et le drapeau national de la République libanaise. Sur celui-ci figure l'arbre emblématique du pays : le cèdre du Liban sur fond blanc, inscrit entre deux bandes rouges horizontales. Il fut dessiné par Wadih Akel, homme politique, écrivain et poète libanais.

1945 Création de la Ligue Arabe

1945 L'Arabie Saoudite devient membre de l'ONU et de la Ligue Arabe

1945 L'Arabie Saoudite déclare la guerre à l'Allemagne et au Japon

En 1945 se développe à Damas un mouvement en faveur de la restauration de la Grande Syrie, favorisé par les Britanniques.

L'évacuation des troupes franco-britanniques en 1946 permet l'accession de la Syrie à l'indépendance dans ses frontières actuelles.

Les débuts difficiles de la République syrienne :

L'indépendance de la République syrienne, proclamée en septembre 1941 par le général Catroux, n'est effective qu'en avril 1946, après la fin de la Seconde Guerre mondiale et la signature de traités garantissant les intérêts de la France, à l'issue d'un conflit qui a opposé les Français, les Anglais et les nationalistes arabes (1945-1946), ces derniers étant représentés par Chukri al-Quwwatli, le premier président de la République syrienne élu en août 1943.
La Syrie, membre fondateur de la Ligue arabe (en mars 1945), va très vite être confrontée au conflit israélo-arabe.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682

1946 La colonie française de Djibouti devint un Territoire d'outre-mer

1946 La Mauritanie obtient le statut de territoire d’outre-mer avec une assemblée locale, des représentants au Grand Conseil de l’AOF et dans les assemblées de la métropole

1946 La Grande-Bretagne met définitivement fin à son mandat sur la Transjordanie

1946 Indépendance de la Transjordanie et proclamation de Abd Allah roi.

 

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Mai 48 première guerre israélo arabe

Soutenant les nationalistes palestiniens anti-hachémites, la Syrie intervient en Israël (mai 1948), mais ses troupes sont arrêtées à proximité de la frontière. L'armistice, signé en juillet 1949, n'empêchera pas de multiples affrontements frontaliers. De 1949 à 1954, les coups d'État vont se multiplier, les premières années de la jeune République étant troublées par la défaite de la Palestine et l'échec militaire des troupes syriennes, qui provoque un mouvement de contestation contre les dirigeants.
Le colonel Husni al-Zaim renverse en mars 1949 le fragile régime civil du président Quwwatli, favorable à une entente avec l'Égypte.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682

1949 La Jordanie annexe la rive ouest du Jourdain

 


Téhéran : 1949
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3 4 1949 La Transjordanie signe un traité de paix avec l'état hébreu

Août 1949 : Coup d'état du général Sami al-Hinnawi en syrie, le colonel Husni al-Zaim est tué.

décembre 1949 : Syrie Le général Sami al-Hinnawi, encouragé par l'Iraq, dont le Premier ministre cherche à réaliser l'union des pays arabes, est à son tour écarté par le colonel Adib al-Chichakli qui interdit très vite les partis politiques.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682

24 4 1950 Le roi Abd Allah réunit la Transjordanie et la Palestine arabe sous le nom de Royaume hachémite de Jordanie

20 6 1951 Le roi Adb Allah de Jordanie est assassiné

11 8 1952 Le fils de Adb Allah, Hussein, est proclamé roi de Jordanie.

1952-58 Liban : présidence de Camille Chamoun qui pratique une politique pro-occidentale

 


Ghazvin Gate : Téhéran : 1953
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Le Shah d'Iran

Iran 1953 - Opération Ajax

Allen Dulles va organiser en mai 1953 l'Opération Ajax, le premier d'une longue série de coups d'état entièrement gérés par la CIA.

En 1951, après que le gouvernement iranien a décidé la nationalisation du pétrole et renouvelé sa confiance au Premier ministre, Mossadegh, les Britanniques mettent en place un blocus et organisent le boycott des compagnies pétrolières iraniennes, plongeant le pays dans le chaos.

Mais les compagnies pétrolières anglo-saxonnes, qui quittent le pays, jugent cette mesure insuffisante et poussent le premier ministre anglais Mc Millan à demander au Président Eisenhower de les aider à se débarrasser de Mossadegh. En conséquence, une partie de l'armée et les grands propriétaires fonciers participent en 1953 à un coup d'État orchestré par la CIA. Un des arguments avancé pour convaincre Eisenhower du bien-fondé de l’opération visait à discréditer Mossadegh et de le faire apparaître comme un homme politique sous influence communiste. Le risque était que l’Union Soviétique « envahisse » l’Iran comme les communistes avaient « envahi » la Chine.

Le Shah d'Iran prit donc le pouvoir et le garda pendant 25 ans.

Le 20 aout 2013, des documents récemment déclassifiés confirment le rôle des Américains dans le putsch contre le Premier ministre Mohamed Mossadegh. «Le coup d’Etat militaire qui a renversé Mossadegh et son cabinet de Front national a été mené sous la direction de la CIA dans un acte de politique étrangère», est-il écrit dans ces documents. Les Etats-Unis avaient en effet décidé d’appuyer le Royaume-Uni, placé dans une situation délicate après la nationalisation en 1951 de l’Anglo-Iranian Oil Company, l’ancêtre de BP, par Mohamed Mossadegh. Washington craignait à l’époque que les Soviétiques n’envahissent l’Iran, dans un contexte de guerre froide. «Non seulement le pétrole iranien aurait alors été irrémédiablement perdu pour l’Ouest, mais la chaîne de défense autour de l’Union soviétique, une composante de la politique étrangère américaine, aurait été rompue», justifient les auteurs des rapports. Le complot, reposant sur des collaborateurs locaux, consistait notamment à affaiblir le Premier ministre par une campagne de propagande, à forcer le chah à coopérer, à soudoyer les membres du Parlement iranien et à organiser des manifestations, rapporte le magazine américain Foreign Policy. Après le coup d’Etat, le chah Mohammad Reza Pahlavi fut mis sur le trône et demeura un proche allié de Washington jusqu’à son renversement lors de la révolution islamique de 1979.
http://www.liberation.fr/planete/2013/08/20/la-cia-reconnait-avoir-orchestre-le-coup-d-etat-iranien-de-1953_925833

 


John Perkins, confessions d'un corrupteur de nations

18 6 1953 Proclamation de la République d'Egypte.

juillet 1953 : Syrie : le colonel Adib al-Chichakli fait approuver une nouvelle Constitution.
9 11 1953 Mort de Ibn Séoud, roi d'Arabie Saoudite; son fils Seoud ibn Abd al-Aziz lui succède.
février 1954 : Syrie : Devant le risque de guerre civile et n'étant plus assuré du soutien de l'armée, le colonel Adib al-Chichakli est contraint de s'exiler.
Les civils reviennent au pouvoir dans un pays instable, fragilisé par ses difficultés frontalières avec Israël et où les luttes politiques sont encouragées par Bagdad.
Pour se garantir contre la menace irakienne, la Syrie cherche en priorité à conclure une alliance avec l'Égypte. Souhaitant également garder son indépendance vis-à-vis des Occidentaux, elle établit dès 1954 des liens de coopération avec l'Union soviétique.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682

 

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Maghreb  empire byzantin  croisades
Petra Mahomet L'Hégire conquetes
Omeyyades Abassides Fatimides Bouyides
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Après les Ottomans

guerres israelo arabes le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes
Accords de Taef Guerre du Golfe
Bashar El Assad
deuxième guerre du Golfe Ahmadinejad Révolution Verte

Après 2011

1 11 1954 Insurrection dans les Aurès qui marque le début de la guerre d'Algérie.

février 1955 : Alors que le pacte de Bagdad, réunissant la Turquie et la Jordanie sous les auspices de l'Angleterre, menace la Syrie, cette dernière et l'Égypte acceptent la fourniture d'armes soviétiques.

1956 La Mauritanie accède à l'autonomie interne

1956 Nasser devient officiellement le président de l'Egypte

Crise du canal de Suez et Deuxième guerre Israelo arabe

26 7 1956 Le président égyptien Nasser décréta la nationalisation du canal de Suez

29 10 1956 Israël, l'Angleterre et la France déclenchent une opération militaire contre l'Egypte

29 10 1956 Israël attaqua l'Egypte suite à la nationalisation du canal de Suez

Pendant la crise de Suez (octobre 1956), Damas prend le parti du Caire et rompt les relations diplomatiques avec Londres et Paris (novembre).

1957 Nouakchott devint la capitale mauritanienne

1958 L'Irak revendique la souveraineté sur le Koweït
1958 En Arabie Saoudite, Seoud ibn Abd al-Aziz confère ses pouvoirs au 1er. Ministre, qui n'est autre que son frère, le prince Fayçal ibn Abd al-Aziz

Face à l'axe hachémite Amman-Bagdad, pro-occidental, la Syrie et l'Égypte fusionnent, en février 1958, dans une République arabe unie (RAU) présidée par Gamal Abdel Nasser.

1960 En Arabie Saoudite, Seoud ibn Abd al-Aziz destitue Fayçal ibn Abd al-Aziz

28 11 1960 Proclamation de la République Islamique de Mauritanie

19 6 1961 Indépendance du Koweït

Septembre 1961, l'armée syrienne met fin à la République arabe unie (RAU), et la Syrie redevient un État indépendant.

18 mars 1962 Accords d'Evian mettant un terme à la guerre d'Algérie

27 septembre 1962 : Yemen du Nord : La monarchie (imamat) fut abolie le 27 septembre 1962, date à laquelle le pays prit le nom de République arabe du Yémen (communément nommée « Yémen du Nord ») où une guerre civile perdurera jusqu'en 1970 soutenue côté républicain par les Forces armées égyptiennes qui emploieront le gaz moutarde et côté royaliste par l'Arabie saoudite.

1963 Début de la rébellion au Dhofar (Oman)

Mars 1963 : L'échec de la République arabe unie (RAU) en septembre 1961 provoque une crise interne au sein du parti Baath, parvenu au pouvoir à la faveur du coup d'État qui renverse le gouvernement syrien, en mars 1963. L'état d'urgence est proclamé, les établissements financiers sont nationalisés. Opposés aux nationalistes fondateurs du parti, Aflak et Bitar, les régionalistes, regroupés autour de Nur al-Din al-Atasi, Hafiz al-Asad et Salah Djadid, s'imposent progressivement, avant de chasser leurs rivaux du pouvoir lors du putsch de février 1966.

1964 Fayçal accède au trône d'Arabie Saoudite

1965 La Mauritanie rend obligatoire l’enseignement de l’Arabe sur tout son territoire

23 février 1966 : putsch en Syrie

La faction baathiste régionaliste prend le pouvoir. Une junte militaire dirigée par Nur al-Din al-Atasi, considérée comme progressiste et orientée vers le marxisme, s'installe à la tête de l'État. Des troupes d’élites proches des militaires baathistes instaurent le couvre-feu et ferment l’aéroport et les frontières. La vieille garde du Baath arrive à s’enfuir, Michel Aflak à Chypre et Salah Bitar à Beyrouth.

Noureddine Atassi, sunnite, devient président de la République et secrétaire général du parti Baath. Youssef Zouayyen, sunnite également, est chef du gouvernement et Ibrahim Makhos, alaouite, occupe les fonctions de vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères. Mais la réalité du pouvoir est entre les mains des militaires qui occupent la moitié des quatorze sièges de la direction régionale du Baath. Salah Jédid en est le secrétaire adjoint. Hafez el-Assad devient ministre de la Défense tout en gardant ses fonctions de commandant de l’Aviation. Ahmad Swaydani est nommé chef d’état-major et Abdel Karim el-Joundi devient ministre de la Réforme agraire.

1966 La Jordanie retire son soutien à l'OLP

1967 Les électeurs se prononcèrent par référendum pour le maintien de Djibouti au sein de la France.

30 mai 1967 La Jordanie signe avec l'Egypte un traité de défense

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5-10 juin 1967 : guerre des 6 jours

8 juin 1967 : En Syrie, la junte militaire est vite confrontée à la guerre « des Six-Jours », qui provoque de nombreuses pertes dans les rangs arabes. La Syrie perd alors le plateau du Golan, avant d'accepter le cessez-le-feu conclu par Israël et l'Égypte, le 8 juin.

1967 Le territoire de Djibouti prit le nom de Territoire français des Afars et des Issas

30 novembre 1967 Yemen du Sud : Après le départ des troupes britanniques, la Fédération d'Arabie du Sud et le Protectorat d'Arabie du Sud se regroupèrent le 30 novembre 1967 pour former un nouvel État indépendant, la République populaire du Yémen du Sud (communément nommée « Yémen du Sud »).

17 juillet 1968 : Iraq : Écarté du pouvoir, pour un temps, le parti Baas revient en force, lors d'un coup d'État, le 17 juillet 1968,
et devient le parti le plus puissant et le mieux structuré de la région. Lors de la « Révolution blanche » (nom donné parce qu'aucune goutte de sang n'a coulé pendant ce coup d'État), Saddam Hussein aurait – d'après les sources baasistes – assiégé le palais présidentiel avec un tank et « pris le pouvoir ». Le 30 juillet 1968, alors qu'il n'avait encore aucune fonction officielle importante, ni dans le parti Baas, ni dans l'Etat irakien, Saddam Hussein aurait limogé le Premier ministre et le ministre de la Défense en personne. Au sein du Parti Baas (ou de l'Etat irakien), Saddam Hussein prend alors la tête des services de sécurité, à l'âge de 31 ans. Il occupe également le poste de vice-président du Bureau révolutionnaire. Il doit ce poste important à son oncle par alliance, le général Ahmad Hasan al-Bakr, président de la République et dirigeant baasiste historique.

1969 La Mauritanie participe à sa première conférence arabe à Casablanca

23 7 1970 Le sultan Qabous prend le pouvoir en Oman

1970 L'armée jordanienne chasse les groupes palestiniens armés de son territoire

 


Hafez el-Assad

13 novembre 1970 : Syrie : Le coup d'État du général Hafez el-Assad

Les conflits internes au Baath vont réapparaître lors des événements de septembre 1970 (Septembre noir), au cours desquels des affrontements opposent l'armée jordanienne aux forces palestiniennes. Salah Djadid entend intervenir aux côtés des Palestiniens, mais le général Hafez el-Assad (Hafiz al-Asad), ministre de la Défense, refuse l'intervention de l'aviation. Mis en minorité, ce dernier fait arrêter ses principaux adversaires et prend le pouvoir. Il fait adopter un amendement à la Constitution qui stipule que le chef de l'État sera désormais élu au suffrage universel pour sept ans.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682

1971 Formation de la Fédération des Émirats Arabes Unis

1971 L'Egypte prit le nom de République arabe d'Égypte

1971 Indépendance du Bahrein

Mars 1971 : Syrie : Hafiz al-Asad Élu pour un premier mandat (mars 1971) et régulièrement réélu par la suite.

Épaulé par son groupe, sa « tribu », constituée de sa proche famille, de ses nombreux cousins et alliés, et des natifs de sa ville de Tikrit, Saddam Hussein, peu à peu, « élimine » ses rivaux, et réussit à « contrôler » Bagdad, la capitale. Il devient vice-président de la République en 1971.

1972 La Mauritanie se retire de la zone franc

1972 Ras al-Khaïmah rejoint la fédération des Emirats Arabes Unis

mars 1972 : Hafiz al-Asad fait preuve d'une certaine ouverture politique : une charte signée par le Baath et par quatre autres partis de gauche permet la constitution d'un Front national progressiste (FNP, mars 1972), tout en maintenant la prééminence du Baath. Souhaitant sortir le pays du relatif isolement dans lequel il se trouve, Hafiz al-Asad se rapproche de l'Égypte. Dans le même temps, le pouvoir renforce son contrôle sur les organisations palestiniennes présentes dans le pays et interdit les opérations contre les positions israéliennes lancées par des commandos palestiniens à partir du territoire syrien.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682

 

l'Irak signe en 1972 un traité d'amitié avec l'URSS.

Le parti Baas, devient rapidement omniprésent, omnipotent, et un passage obligé pour toutes les affaires et pour accéder au pouvoir. En quelques années, ce parti devient un instrument entièrement au service de Saddam Hussein, qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains, passant d'un pouvoir collégial, au début, à un despotisme absolu.

Le 1er juin 1972, plusieurs années avant de prendre le pouvoir, Saddam Hussein commence une vaste nationalisation des compagnies pétrolières, richesse nationale qui se trouvent jusque là entre des mains étrangères. L'Irak connaît alors un développement industriel et social sans précédent. Saddam Hussein s'efforce de moderniser l'économie et l'industrie.

1973 La Mauritanie adhère à la Ligue Arabe

octobre 1973, le quatrième conflit israélo-arabe (guerre du Kippour) voit l'engagement des troupes syriennes, qui réussissent, avec l'armée égyptienne, à pénétrer les lignes israéliennes. La « victoire » est de courte durée, et l'affrontement endommage sérieusement les infrastructures de l'économie syrienne.

 

Le 11 mars 1974, Saddam Hussein signe avec les deux Partis « autonomistes/indépendantistes » PDK et UPK Kurdes un accord relatif à l'autonomie du Kurdistan irakien, avec la « Loi pour l'autonomie dans l'aire du Kurdistan », qui stipule notamment que « la langue kurde doit être la langue officielle pour l'éducation des Kurdes ». Cette loi permet aussi l'élection d'un conseil législatif autonome, qui contrôle son propre budget. Cependant, 72 des 80 membres élus de ce conseil de la première session d'octobre 1974 ont été sélectionnés par Bagdad.

Un accord de désengagement syro-israélien est signé à Genève le 31 mai 1974.

12 6 1974 Visite de Nixon, président des Etats-Unis, en Égypte

1975 Aux Comores, Abdallah avait été renversé par Ali Soïlih, appuyé par des mercenaires

25 3 1975 Assassinat du roi d'Arabie Saoudite, Fayçal, par l'un de ses neveux
13 avril 1975 La « guerre de deux ans » (1975-1976)

27 passagers d'un autobus, pour la plupart palestiniens, sont tués par des miliciens phalangistes (chrétiens maronites). Des accrochages et des représailles s'ensuivent entre Palestiniens et Phalangistes. Cet évènement marque le début de la guerre du Liban qui durera 15 ans.

La violence devenait déjà commune au Liban, mais on dit généralement que la guerre civile commença le 13 avril 1975. Le matin, lors de l'inauguration d'une église dans la banlieue ouest de Beyrouth, des tirs provenant d'une voiture envoyée par le Parti social nationaliste syrien (PSNS) tuent le garde du corps de Pierre Gemayel pour venger la mort et la torture dans les prisons infligés par ce dernier aux prisonniers du PSNS. L'après-midi, les mitrailleurs des phalanges libanaises (Kataëb) attaquent un bus passant dans la même rue, et tuent 27 travailleurs palestiniens. La spirale vers le chaos s'amplifie vite. Le « samedi noir », quand quatre chrétiens sont trouvés tués à coups de hache en décembre 1975, des phalangistes enragés par la mort de leurs compagnons tuent près de 600 musulmans près du siège de leur parti.

Embuscades, guérilla urbaine entre kalachnikov et M-16, tirs de francs-tireurs non identifiés sont bientôt suivis par l'entrée en lice de canons et de lance-roquettes. Les camps de réfugiés qui encerclent la ville sont la cible privilégiée des Kataëbs ; les Palestiniens répliquent en attaquant la ville de Damour (janvier 1976), et massacrent la plupart de ses habitants chrétiens.

Toute cette époque est marquée par des pillages et des destructions qui touchent même les grandes banques de la capitale. Beyrouth est vite divisée le long de la fameuse « ligne verte ». Cet état des choses se prolonge pendant les 17 années suivantes.

Avril 75-janvier 1976 : les combats opposent les milices chrétiennes conservatrices aux palestino-progressistes (Palestiniens et gauche libanaise). La Syrie soutient ces derniers, tout en proclamant sa neutralité.

1976 Fin de la rébellion du Dhofar (Oman)

1976 : la Syrie envahit le Liban
le président syrien Hafez el-Assad ordonne l'entrée de troupes et de blindés au Liban dans le but de « préserver le statu quo et mettre en échec les ambitions des Palestino-progressistes ». Grâce à l'intervention militaire et diplomatique des puissances régionales arabes, le président libanais et le chef de l'OLP sont convoqués à Riyad cette même année. Ils sont invités par l'Arabie saoudite et l'Égypte à reconnaître la légitimité de la présence des troupes syriennes au Liban, et l'officialisent par la mise en place de la Force arabe de dissuasion (FAD).

En juin 1976, les troupes syriennes entrent au Liban, aux côtés de la droite maronite et à la demande du gouvernement libanais, Damas ayant par ailleurs toujours considéré que le pays du Cèdre était son prolongement naturel lui permettant d'avoir un accès à la Méditerranée. Sur le plan intérieur, l'ouverture politique alors prônée par Hafiz al-Asad reste extrêmement limitée, et sa politique extérieure suscite des remous. L'organisation des Frères musulmans (représentant l'islam sunnite) accepte mal que les troupes syriennes interviennent au Liban afin d'y réinstaurer le pouvoir des chrétiens ; la prééminence des Alawites, communauté dont est issu le chef de l'État, à tous les postes clés du pays – malgré sa faible représentation ne dépassant pas 10 à 12 % de la population syrienne – provoque le ressentiment des sunnites.
Une opposition violente s'exprime à partir du milieu des années 1970. Le commandant de la garnison de Hama est tué (1976) puis le recteur de l'université de Damas (1977)

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Le Baath arrive au pouvoir en même temps en Iraq et en Syrie et se maintient à la tête de l'État dans les deux pays, entre lesquels se développe une forte opposition, chacun revendiquant le rôle de gardien de la doctrine du parti. Outre cette dimension idéologique, le problème de la répartition des eaux de l'Euphrate est un facteur de tension, ainsi que l'intervention syrienne au Liban, où chaque pays soutient des factions palestiniennes rivales, ce qui met en difficulté le camp islamo-progressiste. Les groupes soutenus par Damas s'opposent au Fatah de Yasir Arafat et aux groupes du Front du refus, soutenus par Bagdad. La réconciliation qui a lieu entre Hafiz al-Asad et Arafat (octobre 1976) sera de courte durée : http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682
Novembre 1976 : fin officielle de la guerre au Liban . Le bilan est de 30 000 tués et 600 000 réfugiés.

8 5 1977 Un nouveau référendum donna une majorité en faveur de l'indépendance de Djibouti

27 6 1977 Le nouvel État accéda à l'indépendance sous le nom de République de Djibouti.

19 11 1977 Le président égyptien Sadate se rend à Jérusalem et prononce son allocution historique devant la Knesset.

1978 Aux Comores, renversement du président Ali Soilih, par un coup d'État d'Ahmed Abdallah soutenu par des mercenaires français et sud-africains.

Mars 1978 : Israel envahit le Liban : opération Litani

14 mars 1978 : La présence militaire syrienne souffle sur les braises et enferme les Libanais dans des luttes internes. Le Liban écarte Raymond Eddé de la présidence, car il avait fait du départ des troupes étrangères le premier point de son programme. Les efforts pour rétablir l'entente nationale ne progressent pas, et de violents affrontements opposent l'armée syrienne aux milices chrétiennes en 1978.
En 1978, dans le Sud, le gouvernement Israélien, suite aux nombreuses attaques sur les villes du nord d'Israël organisées par l'OLP depuis le Liban, décide d'une offensive dans le Sud du pays, c'est l'opération Litani. Elle vise à repousser les milices palestiniennes au nord du pays et s'emparer de la rivière Litani. Après plusieurs semaines en territoire libanais, les troupes israéliennes se retirent partiellement, laissant la région à l'Armée du Liban Sud. L'opération militaire est déclenchée le 14 mars 1978, 3 jours après le massacre de 37 Israéliens dans un bus de Tel Aviv, par des membres de l'OLP infiltrés depuis le Liban. Cette attaque est la dernière et la plus meurtrière d'une série d'attaques palestiniennes conduites depuis le territoire libanais.

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l'Irangate

Jimmy Carter accède au pouvoir en 1977 avec la ferme intention d’effacer les années noires de la CIA, et d’en finir avec les opérations clandestines et les coups bas. C’est en Iran que Carter va essuyer son premier échec, le plus cinglant. À la mi-août 1978, la CIA avait donné au Président Carter des informations totalement erronées sur l'Iran, affirmant que ce pays n'était pas dans une situation révolutionnaire, ni même pré-révolutionnaire.


L'Ayatollah Khomeini

L'Ayatollah Khomeini, exilé en France, à Neauphles le Château, préparait depuis des mois la révolution islamique, et annonçait son intention de renverser le régime féodal du Shah d’Iran, installé au pouvoir par la CIA vingt-cinq ans plus tôt. C’est Richard Helms, l’ancien directeur de la CIA, qui est ambassadeur des Etats-Unis à Téhéran. Depuis sa participation en 1953 au coup d’Etat qui avait renversé Mossadegh, il était devenu un intime du Shah, dont il avait formé et encadré la police secrète.

le Shah d'Iran dut s'enfuir en 1978 devant le raz-de-marée de la révolution islamique. Deux ans plus tard, la guerre Iran-Irak (1980-1988) fut une aubaine pour les industries d'armement à travers le monde et en particulier aux États-Unis.

En 1979 l’Ayatollah Khomeïni est de retour en Iran. Le Shah, lâché par les Etats-Unis, exilé, meurt d’un cancer un an plus tard.

Après des mois de protestations populaires et de manifestations contre son régime, Mohammad Reza Pahlavi quitte l’Iran le 16 janvier 1979. Le 1er février 1979, Rouhollah Khomeini revient en Iran après un exil de 15 ans. Après la proclamation de la neutralité des forces armées dans la révolution, Khomeini déclare la fin de la monarchie le 11 février et met en place un gouvernement provisoire.

26 mars 1979 Signature d'un traité de paix entre l'Egypte et Israël à Camp David (Etats-Unis)

Drapeau de l'Iran.

Le drapeau tricolore fut introduit en 1906, mais après la révolution islamique de 1979 les mots Arabes 'Allahu akbar' ('Dieu est grand'), écrit dans l'écriture Kufic du Coran et répétés 22 fois, furent ajoutés aux bandes rouges et vertes où elles joignent la bande blanche centrale.

Connus sous le nom de Gardiens de la Révolution à partir de mai 1979, les groupes pro-Khomeini ont vite pris le pouvoir dans les gouvernements locaux dans tout l’Iran, et récupèrent ainsi la plupart des pouvoirs. Les tribunaux révolutionnaires mis en place permettent l’élimination de figures de l’ancien régime et des opposants de tous bords. Finalement, à l'issue d'un référendum organisé le 1er avril 1979, une république islamique est instaurée, à la tête de laquelle Khomeini devient le guide suprême.


L'iran aujourd'hui

À partir de 1979, Damas (Syrie) noue une alliance stratégique avec Téhéran (Iran) . En apparence, tout oppose ces deux pays, l'Iran constituant une République islamique, la Syrie se revendiquant comme un État laïc (même si les religieux ont obtenu d'Hafiz al-Asad que l'islam soit la religion du chef de l'État). Cependant, leur rapprochement s'effectue contre l'Iraq, avec lequel chacun des deux pays entretient des relations difficiles.

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16 juillet 1979 : Saddam Hussein devient Président de la République en Iraq
après avoir écarté du pouvoir son oncle, le général Ahmad Hasan al-Bakr, dirigeant baasiste historique. Il cumule les fonctions de président de la République, secrétaire général du Ba’th, chef du conseil de commandement de la révolution et commandant en chef des forces armées. Dans les jours qui suivent, ses opposants au sein du Ba’th, en majorité chiites, sont éliminés.
Durant les vingt-quatre années de son pouvoir, Saddam Hussein utilise tous les moyens pour contrôler la population et régner sans partage. Comme dans les régimes totalitaires, la propagande est omniprésente à travers les différents médias et les affiches représentant son portrait. La presse est censurée et la peur d'être arrêté et exécuté paralyse les opposants au régime, principalement chiites et kurdes. Durant cette période Saddam Hussein échappe à plusieurs attentats ou tentatives de renversement par la force, pratiquement tous perpétrés par des organisations secrètes islamistes chiites interdites

une large peinture de Saddam Hussein, le long d'une route irakienne

Statues de bronze de Saddam Hussein
de plus de 9m de haut.

Un mur de briques orné d'une peinture de
Saddam Hussein dans une rue de Bagdad
photos l'internaute

Le palais de Saddam Hussein dans sa ville natale de Tikrit

De l'intérieur luxueux au bunker secret ultra sécurisé, les palais de Saddam réservent bien des surprises. Peintures de famille, mosaïques démesurées, décors guerriers, faux étages...

 

Le 11 mars 1974, Saddam Hussein signe avec les deux Partis « autonomistes/indépendantistes » PDK et UPK Kurdes un accord relatif à l'autonomie du Kurdistan irakien, avec la « Loi pour l'autonomie dans l'aire du Kurdistan », qui stipule notamment que « la langue kurde doit être la langue officielle pour l'éducation des Kurdes ». Cette loi permet aussi l'élection d'un conseil législatif autonome, qui contrôle son propre budget. Cependant, 72 des 80 membres élus de ce conseil de la première session d'octobre 1974 ont été sélectionnés par Bagdad.

 

4 novembre 1979 La crise iranienne des otages

(occupation de l’ambassade des États-Unis à Téhéran entre le 4 novembre 1979 et le 20 janvier 1981 et prise en otage de ses personnels) pousse l’administration Carter à rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran, puis à imposer des sanctions économiques le 7 avril 1980.

 

En 1980, un Frère musulman tente d’assassiner le président syrien Hafez el-Assad. Plusieurs imams sont alors arrêtés par les autorités.

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Saddam Hussein

22 septembre 1980 : Guerre Iran - Iraq

Le 22 septembre 1980, profitant de la faiblesse des forces armées iraniennes qui subissent des purges du nouveau régime islamique, l’Irak envahit l’Iran. La politique officielle des États-Unis cherche à isoler l’Iran. Les États-Unis et leurs alliés fournissent des armes et de la technologie à Saddam Hussein, qui a pour objectif de s’emparer des champs de pétrole du Khuzestan. Ironiquement, des membres de l’administration Reagan vendent secrètement des armes et des pièces détachées à l’Iran dans ce qui est connu sous le nom de affaire Iran-Contra.

Les hostilités sont déclenchées en septembre 1980 par l'attaque de l'Iraq qui veut récupérer le Chatt al-Arab et annexer le Khuzestan. Après la contre-offensive iranienne, l'Iraq décrète unilatéralement un cessez-le-feu (juin 1982). Mais les Iraniens pénètrent dans la région de Bassora (juillet 1982) et investissent en 1986-1987 le territoire irakien au sud (presqu'île de Fao) et au nord (Kurdistan). Parallèlement, les belligérants s'engagent à partir de 1984 dans la « guerre des villes » et dans la « guerre des pétroliers » sur le golfe Persique, entraînant l'internationalisation du conflit (1987-1988). Subissant de sérieux revers à partir d'avril 1988, l'Iran accepte en juillet un cessez-le-feu pour le mois d'août et l'ouverture de négociations à Genève, l'envoi d'observateurs militaires des Nations unies et l'échange de prisonniers.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Iran-Iraq/125135

Après le déclenchement par l'Iraq de la guerre contre l'Iran, Téhéran propose à la Syrie de lui livrer du pétrole gratuitement, lui demandant en échange d'empêcher le pétrole irakien de transiter sur son territoire pour être exporté.

 

La crise iranienne des otages

20 janvier 1981 30 minutes après le début du discours d'investiture de Ronald Reagan , les 52 otages du régime islamique de Téhéran, retenus en Iran depuis 444 jours et qui avaient décrédibilisé la présidence de Jimmy Carter sont libérés.

1981 L'Oman adhère au Conseil de Coopération du Golfe

1981 Le Parlement de Djibouti institutionnalisa le parti unique en octobre 1981

6 10 1981 Le président égyptien Sadate est assassiné par des extrémistes musulmans, Hosni Moubarak lui succède

1982 Le Koweït devient membre fondateur du C.C.G. (Conseil de coopération du Golfe)

1982 Condamnation à mort par un tribunal irakien et exécution de 148 chiites du village de Doujaïl
(le motif invoqué pour la plupart des accusés fut d'avoir été membre de l'organisation secrète islamiste qui avait organisé la tentative d'assassinat de Saddam Hussein, sans pourtant avoir eux-mêmes participé activement à la tentative d'assassinat), la destruction de propriétés privées et l'exil interne, pendant quatre ans, des 14 000 habitants de cette ville. C'est cet épisode qui vaudra à Saddam Hussein une condamnation à mort pour crime contre l'humanité.
février 1982 : Syrie : l'insurrection et le massacre de Hama
, au cours de laquelle 20 000 civils trouveront la mort, annihile l'opposition sunnite en Syrie pour une longue période.

Le 2 février 1982, sous la conduite de 150 officiers des frères musulmans, la ville de Hama se révolte.

Assad réagit violemment en donnant l’ordre d’assiéger la ville et de la bombarder à l’artillerie lourde.


Execution during the Hama massacre, 1982
Diaporama sur le massacre de Hama

 

25 avril 1982 Israël restitue le Sinaï à l'Égypte

Juin 1982 : les Israéliens envahissent à nouveau le Liban et assiègent Beyrouth (opération "Paix en galilée").

Sur la scène libanaise, l'alliance de la Syrie avec l'Iran par le truchement de la milice chiite du Hezbollah permet à celle-ci d'obtenir le départ des troupes israéliennes (1982). Son intervention au Liban, qui met un terme aux affrontements sanglants entre les milices libanaises, lui donne un quasi-monopole sur les affaires du pays.

Le gouvernement du président Gemayel fait peu de cas de l'opposition de Damas à ses négociations avec Israël, et le général Assad choisit d'appuyer par tous les moyens les forces d'opposition qui se mobilisent. Le chef de l'OLP, Yasser Arafat, revient au Liban avec un petit groupe de combattants, et s'engage dans des affrontements contre des Libanais et des Palestiniens dissidents soutenus par la Syrie.

14 septembre 1982 : élu moins d'un mois auparavant, le président Béchir Gemayel est assassiné à Beyrouth. Son frère Amine lui succède le 21. Les Israéliens entrent à Beyrouth-Ouest.

17-18 septembre 1982 : le massacre de civils par les milices chrétiennes dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila, avec la complicité passive de l'armée israélienne, fait 800 morts, selon une commission d'enquête israélienne.

Avril 1983 : un attentat-suicide chiite fait 63 morts à l'ambassade des Etat-Unis à Beyrouth.

Mai 1983 : signature d'un accord de paix entre Israël et le Liban. Création d'une zone tampon sous l'autorité de l'Armée du Liban Sud.

De 1983 à 1987, les Syriens se chargent de « liquider » les dernières séquelles de la présence de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) au Liban et tentent, sans succès, de marginaliser définitivement Arafat, en créant en 1985 une coalition anti-Arafat et pro-syrienne basée à Damas, le Front de salut national palestinien (FSNP). Mais l'objectif d'Hafiz al-Asad, qui était de maîtriser la carte palestinienne, échoue.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682

Septembre 1983 : la "guerre de la Montagne" oppose chrétiens et druzes. Ceux-ci prennent le contrôle de la région du Chouf.

Octobre 1983 : double attentat-suicide du Djihad islamique contre les contingents français (58 morts) et américain (241 morts) de la force multinationale.

Novembre 1983 : un attentat-suicide contre le quartier général israélien à Tyr fait 62 victimes.

Novembre-décembre 1983 : affrontements entre l'OLP et les Syriens à Tripoli, appuyés par des dissidents palestiniens. Yasser Arafat et 4 000 de ses partisans sont évacués sous protection française.

En 1984, un accord est signé, permettant aux chiites iraniens de venir en pèlerinage à Damas, les Syriens remboursant ainsi une partie de leur dette pétrolière à l'égard de Téhéran.

1984 : Syrie : la maladie du président Hafiz al-Asad provoque des tensions à Damas entre les différents candidats à sa succession, et des affrontements armés opposent plusieurs généraux en 1984.

Hafez el-Assad

Une accalmie, un remaniement ministériel (octobre 1987) permet une légère amélioration de la situation économique. Les élections législatives de mai 1990 laissent voir quelques changements, la multiplicité des candidatures étant autorisée. Si le FNP est toujours largement majoritaire, des « indépendants » font leur apparition. Parallèlement, une timide libéralisation politique est engagée : de nombreux prisonniers politiques sont libérés entre 1991 et 1992, dont certaines figures emblématiques comme Nur al-Din al-Atasi et Salah Djadid. Dans un souci de réhabilitation aux yeux de la communauté internationale, Hafiz al-Asad permet au cheikh Abdel Fattah Abu Ghadda, l'un des dirigeants des Frères musulmans, de rentrer en Syrie (fin 1995) après un exil de 15 ans en Jordanie. La Syrie participe en novembre 1995 à la conférence de Barcelone qui fonde le partenariat euroméditerranéen.
À partir de 1985, Hafiz al-Asad prend conscience que son rêve de parvenir à la parité stratégique avec Israël est irréaliste. L'appui de l'Union soviétique étant insuffisant, la Syrie s'efforce désormais d'obtenir le soutien des pays occidentaux afin de ne pas être le grand perdant dans le cadre d'un règlement négocié avec Israël. Elle tente ainsi d'améliorer ses relations avec Washington et condamne officiellement le terrorisme.
Cherchant à sortir de son isolement diplomatique, la Syrie renoue les liens avec l'Iraq (mai 1987) et les Palestiniens (visite d'Arafat à Damas en avril 1988, libération d'environ 3 000 détenus palestiniens entre 1989 et 1990), rétablit des relations diplomatiques avec l'Égypte (décembre 1989) avant de participer à la conférence de paix de Madrid sur le Proche-Orient (novembre 1991). Opposée à la démarche d'Anouar el-Sadate – qui s'était rendu à Jérusalem en 1977 –, la Syrie réaffirme son engagement pour une paix globale et son opposition à tout accord séparé.
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Accords de Taef Guerre du Golfe
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Mai-juin 1985 : première "guerre des camps". des affrontements entre la milice chiite Amal, soutenue par une partie de l'armée libanaise, et les Palestiniens de Sabra et Chatila font 700 morts dans les camps de réfugiés.

Juin 1985 : fin du retrait de l'armée israélienne du Liban, à l'exception d'une zone-tampon au sud, laissée sous le contrôle de l'Armée du Liban Sud d'Antoine Lahad.

Octobre 1985 : accord pour un arrêt des combats entre les trois principales milices : Amal (chiite), PSP (druze) et Forces libanaises (chrétienne). Le président Gemayel fait échouer cet accord.

Janvier 1986 : affrontements entre milices chrétiennes à Beyrouth.

Mai 1986-avril 1987 : Liban nouvelle "guerre des camps" entre Amal et Palestiniens.

1986 Dissolution du parlement koweitien

Khomeyni avait fondé les Gardes de la Révolution (aussi appelés Pasdaran), milice idéologique du nouveau régime, ainsi que les Basij, un mouvement de masse dont les jeunes membres avaient été préparés à mourir en martyrs pour le nouveau régime. Ahmadinejad aurait été instructeur au sein de l'organisation des Basij selon Hussein Hassan ou Matthias Küntzel. Selon la biographie officielle du président, il aurait servi pour les Basij au front et dans différentes unités du génie au cours de la guerre Iran-Irak.

En 1986, Ahmadinejad se porte volontaire pour faire partie des forces spéciales des gardiens de la révolution. Il a alors un poste d'officier à la garnison de Ramazan, stationnée à proximité de Kermanshah. Cette garnison était chargée des « opérations extra-territoriales » des Gardiens de la révolution, et plusieurs rapports suggèrent qu'Ahmadinejad était alors chargé de l'élimination de dissidents en Iran et à l'étranger, participant à des opérations secrètes dans la région de Kirkuk (Irak), et à des tortures ou des exécutions à la prison d'Evin à Téhéran. Ahmadinejad devient ensuite un des officiers supérieurs de l'unité d'élite Qods au sein des Pasdaran. Selon certains rapports, il a dirigé plusieurs assassinats politiques au Moyen-Orient et en Europe, dont celui du leader kurde Abdurrahman Qassemlou à Vienne en juillet 1989.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahmoud_Ahmadinejad

Février 1987 : violents affrontements entre milices druzes et chiites à Beyrouth-Ouest. Déploiement de 8 000 soldats syriens.

Juin 1987 : le Premier ministre Libanais Rachid Karamé est tué dans un attentat. Il est remplacé par Salim Hoss.

 

L’Iran accepte de respecter le cessez-le-feu exigé par la résolution 598 du conseil de sécurité de l’ONU le 20 juillet 1987.

Mai 1988 : les combats dans la banlieue sud de Beyrouth entre milices chiites Amal et Hezbollah (créée en 1982 au Sud Liban, à la suite de l'invasion israélienne) font 600 morts en 2 semaines. L'armée syrienne s'interpose.

Août 1988 : l'élection présidentielle au Liban est reportée, le quorum n'étant pas atteint. Le président Gemayel n'est pas remplacé à la fin de son mandat en septembre. Il désigne le commandant des forces armées, le général Aoun, pour former un gouvernement provisoire. Les musulmans ne le reconnaissent pas, et forment un gouvernement parralèle à Beyrouth Ouest, dirigé par Salim Hoss.

Jusqu'en 1988, l'Iran et l'Irak sont plongés dans une guerre longue et sanglante et finalement sans beaucoup de résultats. Car sur tous ses objectifs, Saddam Hussein connaît un échec relatif, malgré l'aide massive apportée par l'Union soviétique, la France, les États-Unis dans une moindre mesure et les Émirats arabes, qui redoutent avant toute chose la victoire iranienne et l'instauration en Irak d'un régime islamiste et chiite, alors que Saddam Hussein est laïc et sunnite. Au terme de huit années de guerre, l'Irak réussit à prendre pied sur la rive iranienne du Chatt-el-Arab, mais au prix d'un million de morts et de sa jeunesse sacrifiée. Durant ce conflit, l'Irak utilise massivement et systématiquement des gaz lacrymogènes (1982), puis des armes chimiques mortelles, interdites d'emploi par de nombreux traités internationaux, comme des vésicants et des neurotoxiques à partir de 1983.

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Le Massacre des Kurdes par Saddam Hussein

L'opération Al-Anfal se déclina en une série de 6 opérations visant 6 régions différentes du Kurdistan. Ainsi, le "Premier Anfal" qui ciblait les régions de Sergalou et Bergalou a eu lieu entre le 23 février et le 19 mars 1988, tandis que le sixième Anfal, dit "Anfal final", qui ciblait la région du Badinan, se déroula du 25 août au 6 septembre 1988. Ali Hassan al-Majid, dit « Ali le Chimique », a reconnu, lors de son procès, avoir ordonné à l'armée d'exécuter tous les Kurdes qui ignoreraient l'ordre d'évacuation de leurs villages.
L'opération Al-Anfal aurait abouti à la disparition d'environ 182 000 Kurdes9(une des opérations d'Al-Anfal aurait « provoqué l’exode vers la Turquie de près de 100 000 civils », selon Kendal Nezan, qui écrit aussi qu'il y aurait eu 400 000 morts en quinze ans, sans que l'on sache ce que ces chiffres recouvrent). Le Tribunal spécial irakien a jugé Ali Hassan al-Majid coupable du massacre de 182 000 Kurdes. Le 24 juin 2007 Ali Hassan al-Majid, surnommé « Ali le Chimique », et deux autres anciens hauts dignitaires du régime de Saddam Hussein ont été condamnés à la peine de mort par pendaison pour le génocide commis contre les Kurdes au cours de cette opération Anfal. L'ONG américaine Human Rights Watch estime quant à elle qu'il aurait eu environ 100 000 "Kurdes non combattants" tués au cours de cette opération, selon un enquête effectuée et publiée dans les années 1990. En décembre 2005, une cour de La Haye a qualifié cette campagne de « génocide » lors du procès d'un industriel ayant exporté des produits chimiques vers l'Irak de Saddam Hussein.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dictature_de_Saddam_Hussein#Le_massacre_des_Kurdes

1989 Aux Comores, assassinat d'Ahmed Abdallah

7 2 1989 La Mauritanie adhère par le traité de Marrakech à l’Union du Maghreb Arabe

Mars 1989 : Michel Aoun lance une "guerre de libération" contre les 33 000 soldats syriens présents au Liban.

21 5 1989 L'Egypte réintègre la Ligue Arabe

Après la mort de Khomeini le 3 juin 1989, l’assemblée des experts choisit le président sortant, Ali Khamenei comme Guide de la révolution. La constitution est modifiée suite à son arrivée au pouvoir.


La fin de 15 ans de guerre civile au Liban : Accords de Taef

Octobre 1989 : Liban signature des Accords de Taef qui établissent un nouvel équilibre entre les communautés, prévoient la dissolution des milices, le renforcement des pouvoirs du Premier ministre et la formation d'un gouvernement d'union nationale. La Syrie maintient plus de 40 000 soldats au Liban.

Novembre 1989 : René Moawad est élu président du Liban par les signataires des accords de Taef le 5, et assassiné le 22. Salim Hoss devient Premier ministre et le général Emile Lahoud succède à Michel Aoun en tant que chef des forces armées. Cet accord entérine la tutelle syrienne sur le Liban ; celle-ci est confirmée en mai 1991 par un traité de fraternité et de coopération entre les deux pays.

Janvier-mars 1990 : la guerre pour le contrôle du "Pays chrétien" entre partisans du général Aoun et Forces Libanaises de Samir Geagea fait plusieurs milliers de morts. Aoun se réfugie à l'ambassade de France. Il partira en exil en France en 1991. La guerre civile libanaise a fait plus de 140 000 morts en 15 ans.


Ali Abdullah Saleh

Le 22 mai 1990 : Réunification du Yémen

la République arabe du Yémen (Yémen du Nord) et la République démocratique populaire du Yémen (Yémen du Sud) ont fusionné pour former un seul État, la République du Yémen. La même année, le Yémen soutient l'Irak durant la première Guerre du Golfe (1990-1991), sans pour autant valider son annexion du Koweït, ce qui lui vaut des représailles de la part des États-Unis : la monnaie est attaquée et fortement dévaluée, l'Arabie saoudite suit l'allié américain et expulse du royaume le million de travailleurs yéménites privant des millions de familles de ressources.
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9unification_du_Y%C3%A9men

Ali Abdullah Saleh, né le 21 mars 1942, est président de la République arabe du Yémen (Yémen du Nord) de 1978 à 1990, puis président de la République du Yémen depuis 1990.

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Après 2011

 

La Guerre du Golfe

2 8 1990 L'Irak envahit le Koweït

En 1990, Saddam Hussein décide l'invasion du Koweït. Dans un premiers temps, l'ambassadeur des États-Unis transmet que « les États-Unis n'ont pas d'opinions sur la question [d'une invasion du Koweït] », ce qui équivaut à un agrément par tolérance en langage diplomatique. Saddam Hussein envahit donc le Koweït. Les États-Unis réévaluent la situation, puis affichent leur opposition à cette annexion.

Lors d'une séance à l'ONU, les États-Unis plaident en faveur d'une intervention armée tandis qu'« une jeune femme koweïtienne en larmes raconte les cruautés des armées irakiennes : viols de femmes, exécutions sommaires, vol de couveuses dans les hôpitaux (ce qui condamne les enfants prématurés). L'ONU approuve la guerre du Golfe (1990-1991)

L'opération Bouclier du désert déclenchée le 6 août pour protéger l'Arabie saoudite d'une éventuelle attaque irakienne

, qui se termine par une défaite de l'Irak. Cependant, les forces de la coalition préfèrent « contenir » le régime irakien, plutôt que de risquer de déstabiliser le golfe Persique. Ainsi, les armées coalisées prennent le contrôle du nord et du sud de l'Irak, mais ne poussent pas leur avantage militaire jusqu'à Bagdad. Saddam Hussein reste au pouvoir et mate une rébellion, les coalisés n'agissant pas. L'ordre est rétabli dans le centre de l'Irak sous le contrôle de Saddam.

Le 15 août 1990, Saddam Hussein accepte de revenir aux accords d’Alger de 1975 : retour à un statu quo.

Le 6 septembre , prés de 100 000 militaires de la coalition sont installés dans les États de la péninsule arabique.

Le 8 novembre, ce sont 140 000 militaires, des centaines d'avions militaires de tout types et des dizaines de navires de guerre qui sont sur zone.

On ne s’étendra pas sur les mensonges de la guerre du Golfe en 1991, largement analysés et demeurés dans les mémoires comme des paradigmes du bourrage de crâne moderne. Des informations constamment répétées - comme « L’Irak, quatrième armée du monde », « le pillage des couveuses de la maternité de Koweït », « la ligne défensive inexpugnable », « les frappes chirurgicales », « l’efficacité des Patriot », etc. - se révélèrent totalement fausses.
http://www.monde-diplomatique.fr/2003/07/RAMONET/10193

Pendant la Guerre du Golfe en 1991, l'Iran reste neutre (il permet toutefois à l’aviation irakienne de se poser en Iran et aux réfugiés irakiens de pénétrer son territoire). La révolution et la guerre avec l’Irak ont beaucoup pesé sur l’économie du pays, ce qui conduit des pragmatiques comme Hachemi Rafsandjani à devenir président en 1989 puis 1993.

16 janvier- fin février opération tempête du désert:

une coalition de 34 États, soutenue par l'Organisation des Nations unies envahit l'Iraq et libère le Koweit. Environ 400 000 militaires des forces armées des États-Unis, 100 000 de l'armée saoudienne, 28000 de l'armée britannique, 21000 Syrien, 19000 de l'armée Égyptienne, 18000 de l'armée française et des forces de dizaines d'autres nations étaient sur place.
La Tempête du désert verra à partir du 24 février , quatre jours d'une offensive terrestre balayant l'armée irakienne.
bilan: 100 000 morts iraquiens selon la Coalition, 20 000 morts et 60 000 blessés selon l'Iraq, entre 3 000 et 5 000 morts et entre 8 000 et 15 000 blessés selon plusieurs experts. 175 000 prisonniers de guerre annoncés à la fin du conflit, chiffre réévalué à 86 000 dont 2 500 blessés. 139 avions (plus 114 réfugiés en Iran), 8 hélicoptères, 74 bateaux, 2 089 chars, 856 véhicules de transport, 2 140 pièces d'artillerie.
les pertes alliées au combat comprenaient 240 morts et 776 blessés, qu'il convient d'additionner avec les 138 soldats tués et 2 978 blessés hors combat, dans divers accidents, depuis l'opération "bouclier du désert" ; 41 militaires alliés étaient par ailleurs prisonniers des Irakiens.

L'engagement de la Syrie dans la coalition occidentale contre l'Iraq lors de la guerre du Golfe lui permet d'obtenir carte blanche au pays du Cèdre et de maintenir son rôle d'acteur incontournable des négociations de paix dans la région.

28 2 1991 L'Irak se retire du Koweït : fin de la guerre du Golfe

Mai 1991 : signature d'un Traité d'amitié entre le Liban et la Syrie, qui consacre le rôle prépondérant de Damas.

1991 Proclamation en Jordanie de la Charte Nationale qui consacre le pluralisme politique

1991 L'Oman signe un accord frontalier avec le Yémen

1992 Une nouvelle Constitution aux Comores fut approuvée par référendum

1992 Hassan Gouled accepta le multipartisme à Djibouti

août 1992 : Les négociations israélo-syriennes s'engagent en août 1992. Pour le régime syrien, il s'agit de « contenir » Israël dans ses frontières d'avant 1967, ce qui implique le retour du plateau du Golan sous souveraineté et contrôle syriens, la disparition de la zone de sécurité occupée par Israël au Sud-Liban et le rétablissement des droits nationaux des Palestiniens.

5 10 1992 Des élections législatives se tiennent au Koweït

Octobre 1992 : le milliardaire Rafic Hariri est nommé Premier ministre du Liban. Elections législatives partiellement boycottées par les chrétiens (taux de participation de 20%).

janvier 1994 Le sommet Asaad-Clinton à Genève permet de renouer le dialogue entre la Syrie et Israël; les chefs d'état-major des deux pays se rencontrent à Washington (juin 1995) afin de tenter de rapprocher leurs positions sur les problèmes de sécurité liés à un éventuel retrait israélien du Golan, mais aucun accord formel n'est conclu et discussions s'achèvent en février 1996.

de mai à juillet 1994 : guerre civile au Yemen

26 octobre 1994 La Jordanie signe un traité de paix avec Israel

10 novembre 1994 L'Irak reconnaît le Koweït

1995 Le mercenaire français «Bob» Denard tenta un nouveau coup d'État, qui fut mis en échec par l'armée française

Le contentieux frontalier entre le Yemen etl’Arabie saoudite, portant sur des zones pétrolifères et aquifères, connaît un regain de tension en janvier 1995, mais le conflit armé est évité. Le renoncement yéménite sur les provinces perdues au profit de l’Arabie saoudite, en 1934, Asir, Najran et Jizan, est officialisé à La Mecque en février 1995.

1996 Mohamed Taki Abdoulkarim accède à la présidence de la République des Comores

février 1996 Après la signature d'un accord de coopération militaire israélo-turc, dénoncé par Damas comme étant une tentative d'encerclement, la Syrie redoute à nouveau d'être isolée. Les relations se dégradent avec Ankara, alors que des contentieux anciens existent entre les deux pays, notamment le problème de la répartition des eaux de l'Euphrate et surtout l'asile accordé par la Syrie au parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), engagé depuis 1984 dans une rébellion armée contre la Turquie.

 

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Avril 1996 : "Raisins de la colère"

à la suite de tirs de roquette du Hezbollah contre le nord d'Israël, le Premier ministre israélien, Shimon Pérès, lance en représailles l'opération "Raisins de la colère".
102 civils réfugiés dans un camp de l'ONU au Sud-Liban sont tués par des bombes israéliennes. Création d'un Comité de surveillance tripartite (libanais, syrien et israélien), sous la présidence alternée des Etats-Unis et de la France: Israël et le Hezbollah s'engagent à s'abstenir de viser des cibles civiles de part et d'autre de la frontière israélo-libanaise et de tirer à partir de zones habitées.

la tension monte à nouveau en octobre 1998 entre la Syrie et la Turquie, mais un nouvel accord est finalement signé, par lequel Damas s'engage à cesser son soutien au PKK et à interdire l'entrée sur son territoire de son chef Abdullah Öcalan (arrêté au Kenya en février 1999).

Octobre 1998 : Liban : le parlement élit le commandant en chef de l'armée, Emile Lahoud, au poste de président de la République. Un mois plus tard, celui-ci évince Rafic Hariri du poste de Premier ministre et nomme Salim Hoss à sa place.

1999 Le candidat du parti au pouvoir à Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, remporte l'élection présidentielle

aucune négociation n'a lieu entre la Syrie et Israël sous le gouvernement nationaliste de Benyamin Netanyahou, qui refuse de prendre à son compte les engagements de son prédécesseur Yitzhak Rabin. À la faveur du retour des travaillistes dans l'État hébreu (juin 1999), les pourparlers israélo-syriens reprennent en décembre aux États-Unis mais sont repoussés sine die dès janvier 2000. Fin mai, le retrait de l'armée israélienne du Liban-Sud ôte à la Syrie un atout important dans sa stratégie pour récupérer le Golan, Damas ayant longtemps escompté troquer la garantie pour Israël d'une frontière sécurisée avec le Liban contre ses territoires perdus en 1967. Par ailleurs, la Syrie apparaît désormais comme la seule puissance occupante au Liban.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682

5 mars 1999 : le gouvernement israélien approuve la proposition du Premier ministre, Ehud Barak, de retrait unilatéral des troupes israéliennes du Sud-Liban, avant juillet 2000.

En septembre 1999, Ali Abdullah Saleh, président sortant du Yemen, remporte la première élection présidentielle au suffrage universel, avec plus de 96 % des voix, à l’issue d’un scrutin boycotté par une partie de l'opposition.


Bachar Al-Assad

10 juin 2000 : Bachar Al-Assad

Peu après le décès de son père le 10 juin, Bachar est prestement intronisé : propulsé à la tête des forces armées puis proclamé dirigeant du Baath, il est élu président de la République (l'âge d'éligibilité a été ramené de 40 à 34 ans, l'âge de Bachar). Plébiscité le 10 juillet par un référendum populaire (97,2 % des voix), le nouveau chef de l'État prête serment le 17 devant le Parlement pour une durée de sept ans.

septembre 2000 : Le « printemps de Damas »

L'arrivée au pouvoir de Bachar est suivie d'une ouverture politique aussi timide que brève. Le « printemps de Damas », lancé en septembre 2000 par des artistes et intellectuels réclamant le respect des libertés civiques et politiques essentielles, permet l'amnistie de quelque 600 prisonniers politiques (dont des Frères musulmans, des membres de la Ligue d'action communiste et des baassistes pro-irakiens), la fermeture de la vieille prison de Mezzé à Damas, la reparution après plus de 50 ans d'absence de la Voix du peuple, le journal du parti communiste syrien, et le gel de la loi martiale en vigueur depuis 1963.
http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682

 

27 août-3 septembre 2000: le résultat des élections législatives au Liban constitue un camouflet pour le Premier ministre Salim Hoss. Ce scrutin marque le retour de son prédécesseur, Rafic Hariri.
Dès février 2001 la reprise en main se fait brutale et sèche en Syrie . Jugés coupables de déstabiliser le régime, des opposants (dont Kamal Labouani, fondateur du Rassemblement libéral démocratique) sont arrêtés. Les technocrates, formés à l'étranger et arrivés au pouvoir avec Bachar, sont écartés au profit du clan familial sur lequel s'appuie le président : son frère cadet Maher al-Asad, responsable dans l'armée, et son beau-frère Assef Chawkat, qui contrôle les services de renseignements. Hormis l'instauration du secret bancaire et l'autorisation de créer des banques privées (avril 2001), les réformes économiques, régulièrement annoncées, tardent à venir.

Juin 2001: retrait partiel des troupes syriennes de Beyrouth et de ses environs. En vertu de l'accord de Taëf (1989) qui a mis fin à la guerre civile, l'armée syrienne aurait du se retirer de Beyrouth vers la plaine de la Békaa en 1992.

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Maghreb  empire byzantin  croisades
Petra Mahomet L'Hégire conquetes
Omeyyades Abassides Fatimides Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides Mamelouks Ottomans

Après les Ottomans

guerres israelo arabes le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes
Accords de Taef Guerre du Golfe
Bashar El Assad
deuxième guerre du Golfe Ahmadinejad Révolution Verte

Après 2011

 

2001 : Le 11 septembre, 4 avions de lignes intérieures américaines sont détournés par des terroristes islamistes.
2 d'entre eux percutent les tours du World trade center, qui s'écroulent peu après faisant environ 6000 victimes.
1 avion percute le pentagone et 1 s'écrase aux environs de Pittsburgh. Le monde entier est sous le choc.

Novembre 2001: les Etats-Unis rendent publique une liste de groupes terroristes incluant le Hezbollah et demandent à Beyrouth de geler ses avoirs. Le gouvernement libanais, qui considère le Hezbollah comme une organisation de résistance, rejette cette demande.

24 janvier 2002 : l'ex-chef de guerre chrétien Elie Hobeika est tué dans un attentat à la voiture piégée près de Beyrouth. Il était considéré comme l'un des responsables des massacres de Sabra et Chatila.


2003
5 février . Colin Powell secrétaire d'état américain en pleine réunion du conseil de sécurité de l'ONU exhibe une petite fiole blanche censée contenir de l'anthrax fabriqué en Irak !
ça se passe à 1min 43 secondes ici : http://www.ina.fr/politique/politique-internationale/video/2205136001007/discours-de-colin-powell-devant-l-onu.fr.html
" Mes collègues, chacune des déclarations que je fais aujourd’hui s’appuie sur des sources, des sources solides. Ce ne sont pas des assertions ", affirme Colin Powell dans l’introduction de son rapport-réquisitoire présenté devant le Conseil de sécurité de l’ONU le 5 février 2003. Le film des preuves irréfutables va se dérouler sur les écrans inaugurant le plus grand show mondial de la superpuissance de l’intox. Car évidemment tout était bidon ! pour ceux qui ont des doutes une recherche google avec [colin powell anthrax mensonge] fournira des dizaines de sources pour confirmer.
dès le 6 février 2003 Chirac lui même se démarque et toute l'union européenne condamne la France.

Selon Mme Jane Harman, représentante démocrate de Californie, nous serions en présence de « la plus grande manœuvre d’intoxication de tous les temps». Dans un entretien au magazine Vanity Fair, publié le 30 mai, M. Wolfowitz a reconnu le mensonge d’Etat. Il a avoué que la décision de mettre en avant la menace des ADM pour justifier une guerre préventive contre l’Irak avait été adoptée « pour des raisons bureaucratiques ». « Nous nous sommes entendus sur un point, a-t-il précisé, les armes de destruction massive, parce que c’était le seul argument sur lequel tout le monde pouvait tomber d’accord»

15 février 2003 : Au moins 10 millions de personnes défilent dans plus de 600 villes du monde contre la guerre d'Irak.

20 mars 2003: Deuxième guerre du Golfe

Le 20 mars 2003, les États-Unis et leurs alliés (principalement le Royaume-Uni) attaquent l'Irak et le régime de Saddam Hussein et le renversent lors d'une guerre éclair (mars-avril 2003).

20 mars 2003 : débuts des bombardements aériens des États-Unis et du Royaume-Uni sur l'Irak. Invasion et occupation de l'Irak par une coalition : États-Unis, Royaume-Uni, Australie et Pologne.
au prétexte de la présence d'armes de destruction massives qui n'ont jamais été trouvées.(L'irak et l'Afghanistan sont les 2 plus grosses réserves de pétrole au monde).en mars 49 pays font partie de cette coalition.

9 avril 2003 mise en scène du déboulonnage de la statue de Saddam Hussein par l’organe britanno-états-unien de guerre psychologique
http://www.dailymotion.com/video/x3hlmx_manipulation-sur-la-chute-de-la-sta_events

La chute de Bagdad, le 9 avril 2003, marque la fin officielle du régime baasiste en Irak et l'entrée dans la clandestinité de Saddam Hussein et de nombreux responsables baasistes, bien que certain d'entre eux, tel Tarek Aziz, se soient volontairement livrés aux forces d’occupation.

La carte suivante est fondamentale pour comprendre à quel stade on se trouve après la chute de l'Irak, il ne reste plus que 2 pays réellement hostiles à l'égard des USA la région, L'Iran et la Syrie. On peut voir sur la carte les bases militaires de l'OTAN c'est à dire les positions américaines:

première guerre du Golfe : L'OTAN installe des bases militaires en Arabie Saoudite

attentats de 2001: guerre en Afghanistan : L'OTAN installe des bases militaires au Pakistan au turkmenistan et en Afghanistan

deuxième guerre du Golfe: L'OTAN installe des bases militaires en Irak

les autres pays sont alignés sur l'OTAN donc pro USA

Il reste une petite pointe entre la Turquie et l'Irak, c'est la Syrie

si on regarde la carte plus largement il est intéressant aussi de regarder Israël et le Liban. La donc également passablement entourée de pays pro américains.

En clair il ne reste plus que L'Iran et la Syrie à faire tomber et toute la région tombe sous l'hégémonie de l'OTAN. Nul doute que comme à l'habitude, les USA vont tenter de déstabiliser ces 2 pyas de l'intérieur et si ça échoue, ils interviendront militairement.

 

septembre 2003 : Syrie : Sur les 31 membres du nouveau gouvernement formé en septembre 2003 avec pour principal objectif de réformer une administration bureaucratique minée par la corruption,18 sont issus du Baath et détiennent les postes clés.

2004 Yemen
Au début du XXIe siècle, le gouvernement doit faire face à des mouvements rebelles islamistes, en particulier des Jeunes Croyants. En 2004, les affrontements près de la frontière avec l'Arabie saoudite ont fait environ 400 morts. Depuis 2004, le Yémen est aussi confronté à une rébellion armée de la minorité chiite zaïdite dans la province de Sa'dah (nord-ouest), qui ne reconnait pas le régime du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1990.

28 avril 2004: La presse révèle la pratique de tortures et d'humiliations dans les prisons irakiennes du fait de soldats américains. Publication de photos de la prison d'Abu Ghraib qui font scandale.

Guantanamo : 5 experts de l'ONU dénoncent la torture et demandent la fermeture du centre de détention:
« Si dans certains cas individuels, décrits lors des entretiens, une 'douleur ou des souffrances aiguës' ont été infligées aux victimes, ces actes constituent des actes de torture au regard de l'article 1er de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CAT) » du 10 décembre 1984, rappellent-ils.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=11878&Cr=droits&Cr1=guantanamo

 

20 octobre 2004 : Liban démission de Rafic Hariri. Le député pro-syrien Omar Karamé forme un nouveau gouvernement.

13 décembre 2004: Liban pour la première fois depuis 1975, tous les partis de l'opposition lancent un programme commun dénonçant la tutelle syrienne.

Après plusieurs mois passés dans la clandestinité, Saddam Hussein est arrêté dans une cave par l'armée américaine à Tikrit dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003.

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Après 2011

14 février 2005 : Rafic Hariri est tué à Beyrouth, dans un attentat à l'explosif qui fait 18 morts.

Le lendemain, le Conseil de sécurité de l'ONU demande à Kofi Annan un rapport sur les circonstances de la mort de l'ancien Premier ministre et réclame le retrait des troupes syriennes du Liban.

 

23 février 2005 : plus de deux cents personnalités syriennes appellent, dans une lettre ouverte, le président Bachar al-Assad à retirer l'armée syrienne du Liban.

3 avril 2005 : la Syrie et l'ONU parviennent à un accord sur le retrait de toutes les troupes syriennes déployées au Liban avant le 30 avril.

26 avril 2005: le départ des derniers soldats syriens marque la fin officielle de la présence de Damas au Liban.

juin 2005 Le Xe Congrès du Baath confirme la mainmise du parti sur l'ensemble des institutions syriennes : l'état d'urgence est maintenu, la plupart des membres de la vieille garde héritée de Hafiz al-Asad est mise à l'écart, les formations de l'opposition – Frères musulmans et partis nationalistes kurdes – demeurent illégales, et les réformes, superficielles.

 

Mahmoud Ahmadinejad

président de la République islamique d'Iran depuis le 3 août 2005

 

1er septembre 2005 : le procureur général engage des poursuites judiciaires contre le chef de la garde présidentielle libanaise et trois anciens officiers liés, selon l'enquête, à l'assassinat de Rafic Hariri.

20 octobre 2005: publication d'un rapport de la commission d'enquête de l'ONU, dirigée par le juge allemand Detlev Mehlis, qui met en cause la Syrie dans l'assassinat de Rafic Hariri.

12 Juillet 2006: Israël lance une vaste offensive aérienne et maritime sur le Liban, après l'enlèvement à sa frontière de deux soldats et la mort de huit autres. L'opération a été revendiquée par le Hezbollah. Israël bombarde Beyrouth et le Liban-Sud, causant de graves dommages aux infrastructures. Le Hezbollah riposte par des tirs de roquette sur le nord d'Israël. Israël impose un blocus aérien et maritime au le Liban.

14 août 2006 : entrée en vigueur de la cessation d'hostilités entre Israël et le Hezbollah. En un mois, la guerre a fait près de 1200 morts et 900 000 déplacés au Liban; 150 morts et 400 000 déplacés en Israël.

21 novembre 2006 : Pierre Gemayel, ministre de l'Industrie, est assassiné par balles à Beyrouth.

En 2006, la Syrie décide de rétablir des relations diplomatiques avec l'Iraq (rompues en 1982 à l'initiative de Bagdad, reprises en 2001 au niveau des chargés d'affaires, elles avaient à nouveau été distendues après l'invasion de l'Iraq par les États-Unis et le Royaume-Uni en 2003). Le réchauffement entre les deux pays se concrétise par la signature d'une série d'accords économiques (réouverture de l'oléoduc de Kirkuk vers le port syrien de Banias) en 2007. Damas, régulièrement accusé avec Téhéran par l'Arabie saoudite, l'Égypte et la Jordanie de mettre en œuvre d'importantes capacités de déstabilisation au Liban, en Palestine et en Iraq, retourne l'accusation en traitant ses détracteurs d'instruments de la politique américaine.

30 décembre 2006 Saddam Hussein est éxécuté par pendaison, cette éxécution est filmée à l'aide d'un téléphone portable. Selon le figaro, sur Internet, ":le podium des termes les plus recherchés sont « Saddam », « Saddam Hussein » et « Saddam Execution Video »".
Il n'y a toujours pas d'arme de destruction massive en Irak!


L'éxécution de Saddam Hussein par Pauleta_60

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Janvier 2007 : Liban : l'opposition déclenche une grève générale qui dégénère en affrontements entre chiites et sunnites dans les quartiers musulmans de la capitale.

Avril 2007 : Syrie Les élections législatives d'avril 2007, marquées par une abstention massive, permettent au Baath de conserver son emprise sur le Parlement où il contrôle désormais 172 des 250 sièges. L'opposition, durement frappée par une série de condamnations, boycotte le référendum présidentiel du 27 mai, à l'issue duquel Bachar al-Asad est reconduit avec 97,6 % de votes favorables à la présidence syrienne.

mai 2007 : de violents combats éclatent entre l'armée libanaise et le Fatah al-Islam, une milice islamiste retranchée dans un camp de réfugiés palestiniens à Tripoli, dans le Nord du pays. L'armée ne reprend le contrôle du camp, en ruines, qu'en septembre. La bataille a fait près de 400 morts. Une partie des miliciens serait parvenue à s'échapper.

12 février 2008 : assassinat, à Damas (Syrie) d'Imad Moughnieh, chef de la sécurité du Hezbollah, recherché par Interpol pour des attentats et des enlèvements depuis 20 ans.

Début mai 2008 : Liban : des affrontements meurtriers éclatent entre la majorité et l'opposition, à la suite du limogeage du chef des services de sécurité de l'aéroport, un officier chiite prosyrien et de la mise hors la loi du réseau de télécommunications du Hezbollah. Les chiites lancent une campagne de désobéissance civile. A Beyrouth, le mouvement dégénère en bataille de rue et le Hezbollah prend le contrôle des quartiers ouest de la ville; les combats, qui font plus de 60 victimes, s'étendent à Tripoli et dans le Chouf. Le 14 mai, le gouvernement annule les deux décisions prises à l'encontre du Hezbollah. Grâce à une médiation de la Ligue arabe et du Qatar, un accord est conclu à Doha prévoyant l'élection immédiate du président de la République, la formation d'un gouvernement d'union nationale et la levée du sit-in installé par l'opposition depuis fin 2006 dans le centre de Beyrouth.

Juillet-août 2008 : nouveaux affrontements meurtriers intercommunautaires à Tripoli.

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Après 2011

 

Samedi 27 décembre 2008 Israël lance L'opération "PLOMB DURCI" sur Gaza.
 

13 juillet 2008

A Paris, à l'occasion du sommet euro-méditerranéen, le président français reçoit son homologue égyptien Hosni Moubarak, alors en place depuis 26 ans et qui sera renversé par le peuple moins de 3 ans plus tard, ainsi que son homologue syrien Bachar al-Assad.


http://www.lematin.ch/monde/galeries.html?id=60057

29 avril 2009 : le Tribunal spécial pour le Liban ordonne la remise en liberté de quatre officiers supérieurs, détenus depuis août 2005 dans le cadre de l'enquête sur l'attentat perpétré contre l'ex-premier ministre Rafic Hariri.
2009 Elections contestées en Iran et Révolution verte.

Neda Agha-Soltan

Mahmoud Ahmadinejad réélu le 12 juin 2009 pour un second mandat à l'issue d'un scrutin à la régularité fortement contestée

L'élection présidentielle iranienne de 2009 est marquée par la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, ce qui donne lieu à des manifestations de masse d'opposition, probablement les plus importantes depuis la Révolution de 1979.

Ces manifestations pacifiques sont réprimées avec violence par le pouvoir islamique : même si leur nombre exact est encore inconnu à ce jour, des centaines de manifestants auraient été tués à l'instar de Neda Agha-Soltan par les milices pro-gouvernementales Bassiji ou les policiers antiémeutes faisant aussi de nombreux blessés, et plus de deux mille arrestations auraient été opérées selon Amnesty International.

Neda la figure emblématique de la répression en Iran

Neda Agha-Soltan est morte le 20 juin 2009. C'était une jeune femme iranienne tuée par balle au cours d'une des manifestations de protestation. Un membre de la milice paramilitaire Bassidji est probablement à l'origine du tir mortel. Son agonie en pleine rue a été filmée par des personnes présentes autour d'elle dans la manifestation. La vidéo, encore non authentifiée, rapidement postée sur Internet a été largement diffusée sur les sites de vidéos en ligne et reprise par la plupart des réseaux sociaux d'Internet. Neda est dès lors devenue la figure emblématique des manifestants à travers le monde entier, donnant un visage et un nom aux victimes, qui, selon la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, se comptent par milliers (des dizaines de morts, des centaines de blessés, et plus de deux mille prisonniers), parmi les opposants au régime de Ali Khamenei et à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.


Manifestation du 16 juin à Téhéran

9 juillet : TEHERAN - Certains sont emprisonnés, d'autres sont morts.
Mais le gouvernement ne prend aucune responsabilité... Ashkan Sohrabi, 18 ans. Bahaman Ahmadi Amoee, 42 ans. Mitra Farahani, 34 ans. La liste est longue. Ils sont Iraniens et ont tous manifesté ces dernières semaines pour protester contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Depuis, personne n'a eu de leurs nouvelles. Selon le vice-président de la Fédération internationale des Ligues des Droits de l'homme (FIDH), Karim Lahidji, au cours des quinze derniers jours, «2.500 personnes ont été arrêtées et 500 sont toujours détenues» en Iran. Mais des centaines sont toujours «portées disparues».
Pendant les deux premières semaines de contestations, les accrochages ont été violents entre manifestants et bassidjis (milice gouvernementale). Alors que le personnel médical sur place évoque au moins quarante morts, le gouvernement iranien avance le chiffre officiel de vingt morts. Et ne reconnaît aucune responsabilité dans ces homicides. Pour les autorités, les bassidjis étaient en état de légitime défense. «Pour le pouvoir, la faute incombe aux deux candidats de l'opposition Karoubi et Moussavi qui ont poussé les Iraniens à manifester», précise Karim Lahidji.
On se souvient de cette vidéo de Neda Aghasoltan qui a fait le tour du monde. Cette étudiante en philosophie de 27 ans a été tuée d'une balle dans la poitrine alors qu'elle défilait dans la rue aux côtés de son père. Des dizaines d'Iraniens auraient subi le même sort. «Mais les autorités ont retiré les balles des corps de leurs victimes avant qu'elles ne soient examinées par les médecins, explique le vice-président de la FIDH. Et ces derniers ne sont pas autorisés à délivrer des certificats de décès mentionnant la mort par balle», ajoute le défenseur des Droits de l'homme. Pour lui, «tant qu'un émissaire de l'ONU ne sera pas envoyé à Téhéran pour enquêter sur ces morts et ces disparitions, il sera impossible de connaître l'ampleur de la répression».

http://www.20minutes.fr/monde/338360-Monde-Apres-les-manifestations-des-centaines-d-Iraniens-restent-portes-disparus.php

une enquête de Aacitoyen sur le forum d'arrêt sur images : révolution téléguidée ? Probablement. par les USA. Mais la répression est bien réelle

C’est le dernier grand pays de cette région à ne pas avoir de base militaire américaine sur son territoire, il est encerclé. De plus, l’Iran tente de créer une bourse pétrolière indépendante du dollar, tout comme Sadam Hussein l’avait tenté et en a subi les conséquences. C’est pourquoi l’Iran, et Ahmanidejad en particulier, sont les cibles des puissances occidentales qui organisent et financent ce mouvement d'insurrection basé sur la contestation des élections.

Il ne s’agit pas d’un délire lié à la théorie du complot, le programme n’est pas secret, il est officiel et publié dans les journaux respectables qui ont eu accès aux documents officiels, par exemple : « Des subventions U.S. financent les dissidents Iraniens » http://www.usatoday.com/news/washington/2009-06-25-iran-money_N.htm?csp=34

Le document officiel : « Rapport USAID sur le financement de la société civile et de l’état de droit en Iran » http://www.usatoday.com/news/pdf/usaid.pdf

C'est en anglais, en résumé il est dit : Les déclarations de Barack Obama sur la non-ingérence sont contredites par l'existence d'un rapport sur le financement des dissidents Iraniens émanant du USAID qui prévoit un budget de 20 millions de $ pour promouvoir trois objectifs :

* renforcer l'organisation de la société civile et des groupes de pressions.
* accroitre la prise de conscience et renforcer l'état de droit, par exemple en formant des magistrats.
* développer la liberté de l'information, par exemple en utilisant les nouveaux média pour cibler les jeunes.
Ce plan s'achève le 30 juin 2009.

Ce programme n'est qu'une goutte d'eau puisque pour l'année 2007, c'est 400 millions de $ qui sont prévus pour déstabiliser l'Iran : « Les U.S. approuvent 400 millions de dollars pour des opérations secrètes contre l’Iran » http://www.france24.com/en/20080701-us-funding-secret-ops-against-iran-us-iran

Et ces 400 millions de dollars ne sont que la partie apparente de l’iceberg, l’essentiel du budget concernant le renseignement et les opérations secretes n’est pas connu dans le détail, nous avons exceptionnellement cette année une information sur le budget global : 75 milliards de dollards, cela représente plus de mille dollars par français ! http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=1762

Et je ne parle même pas des 2300 millards dont le pentagone a perdu la trace, scandale annoncé par Donald Rumsfeld la veille du 11 septembre 2001. http://www.livevideo.com/video/rclark23/17B18311AE87446F82E957494CC8BAF1/rumsfeld-admits-2-3-trillion-.aspx

En fait, cette opération est ce que l'on appelle une révolution colorée, ou révolution de velours, une vidéo de canal+ explique tout ça en détails, on y voit comment ont été organisées et financées les révolutions colorées qui ont permis de renverser les gouvernements des anciens pays de l'Est en profitant de la contestation d'une élection. C’est une vidéo absolument indispensable à voir et à revoir, sinon il n’est pas possible de comprendre ce qu’il se passe en Iran : http://www.youtube.com/watch?v=RJV1NzgHuPM

Titre : "États-Unis à la Conquête de l'Est" reportage réalisé par Manon LOIZEAU (durée : 1 h )

Résumé : La Serbie en 2000, la Géorgie en 2003, l 'Ukraine en 2004, le Kirghiztan en 2005. Quatre révolutions "spontanées" qui, en quelques jours ou quelques heures, balaient des régimes autocratiques, supposés indéboulonnables, toujours issus de l'ancien régime soviétique et alliés de Moscou. À chaque fois le scénario semble se répéter. Des mouvements de jeunes bien organisés surgissent de nulle part. Le peuple crie au trucage des élections et descend dans la rue. Des couleurs symboliques et des slogans marketés remplacent la violence et les armes. Et les gouvernements s'écroulent. Derrière ces révolutions d'un genre nouveau, il y a des techniques et des réseaux communs, des acteurs spontanés et d'autres choisis d'avance, des fantassins et des chefs d'orchestre de l'ombre. Il y a aussi et surtout une stratégie et des financements - américains - dont la piste remonte jusqu'au plus haut niveau du pouvoir à Washington. À travers le décryptage des révolutions géorgienne et ukrainienne, à travers l'immersion en temps réel - avant, pendant et après - dans la révolution kirghize, de Bichkek à Washington, ce film mène l'enquête dans les coulisses de ces "révolutions démocratiques" et révèle le dessous des cartes de cette conquête de l'Est par les Etats-Unis.

La question de savoir si les résultats sont frauduleux est essentielle car elle conditionne la légitimité des manifestations qui conteste le résultat des élections et voudraient mettre Mousavi au pouvoir. Si le résultat des élections est falsifié au point d’inverser le résultat, les manifestations sont l’expression du peuple pour faire valoir ses droits démocratiquement exprimés. Dans le cas contraire les manifestations sont l’expression d’une minorité cherchant à renverser un pouvoir démocratiquement élu.

Certains peuvent être choqué par le terme « démocratiquement élu » pour une élection présidentielle en Iran alors que chacun sait que les candidats doivent êtres validés par le pouvoir religieux. La réalité est un peu plus nuancée car il y a partage des pouvoirs entre différents responsables, conseils et assemblées et au final personne ne peut s’approprier tous les pouvoirs (voir page wikipédia sur l’Iran). Le président Ahmadinejad n’est pas un religieux, il est élu pour 4 ans, mandat renouvelable une seule fois. Le terme de « république islamique » est donc plus adapté que théocratie ou dictature. Au final, cette élection présidentielle est un réel enjeu, c’est une expression démocratique, on en voit la preuve dans le taux de participation, les passions qui s’expriment, et le caractère incertain du résultat a l’issue d’une campagne où tout le monde a pu s’exprimer. En ce sens, l’Iran fait exception par rapport aux pays du Moyen Orient (Exception faite du Pakistan qui a lui aussi des élections démocratiques mais dont la candidate favorite a été abattue).

On voit que sur la ville de Téhéran, Moussavi est largement majoritaire (54,5%). On voit aussi que dans la ville de Shemiranat qui représente le quartier Nord et bourgeois de Téhéran, Moussavi obtient 66% des voix. Il n’est donc pas étonnant que cette population se sente flouée. Tout laisse à penser que l’élection tant espérée de Moussavi est un pur fantasme occidental, et qu’Ahmanidejad n’a pas besoin de fraude pour être réélu avec un score très confortable. Ce fantasme est d’ailleurs purement occidental car la plupart des grands pays comme la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil, ont félicité Ahmanidejad pour son élection. Il faut donc prendre conscience que les manifestants, même s’ils sont nombreux et victimes d’une répression, n’ont aucune légitimité à parler au nom du peuple iranien qui s’est clairement exprimé en faveur d’Ahmanidejad. Soutenir l’idée qu’il y a eu une fraude et des résultats électoraux invraisemblables, c’est militer contre le peuple iranien et contre la démocratie.

Le meilleur moyen de connaître l’avis des Iraniens pour départager ces deux résultats est de faire appel à des sondages d’opinions. Il y en à 27 sur la page wikipédia : « Élection présidentielle iranienne de 2009 ». Beaucoup de ces sondages sont peu fiables, mais aucun n’est aussi éloigné de la réalité que le résultat annoncé par Moussavi, il peut donc être qualifié d’invraisemblable. Parmi ces sondages, il y a un sondage particulièrement sérieux fait par un organisme basé à Washington. Un article basé sur ce sondage est paru dans le Washington Post, il confirme la popularité d’Ahmanidejad qui obtient 2/3 des intentions de vote au niveau national. L’article donne le lien vers les résultats complets du sondage, il est traduit par Le Grand Soir
http://www.legrandsoir.info/Le-peuple-iranien-s-exprime-Washington-Post.html

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Après 2011

9 novembre 2009 : Liban :après cinq mois d'impasse, Saas hariri annonce la formation d'un gouvernement d'union nationale.

19-20 novembre 2009 : visite historique de Saad Hariri à Damas. Le premier ministre libanais rencontre Bachar el-Assad, qu'il accusait d'avoir fait tuer son père.

avril 2010 : assassinat de 12 civils en Irak.

Spécialisé depuis trois ans dans la publication anonyme de documents confidentiels, souvent embarrassants pour le pouvoir américain, les banques ou les grandes entreprises, Wikileaks est très connu dans les pays anglo-saxons. Si l'armée avait reconnu la bavure, elle n'avait pas accepté d'en diffuser les images. C'est chose faite, grâce à Wikileaks, qui a créé un site internet dédié pour l'occasion. "WikiLeaks a obtenu cette vidéo ainsi que des documents la validant de plusieurs lanceurs d'alerte ("whistleblowers", littéralement "sonneurs de sifflets", ndlr) militaires, indique le site. Wikileaks a également publié ce rapport de la CIA proposant diverses stratégies pour convaincre les opinions publiques allemande et française du bien-fondé de la guerre en Afghanistan (http://file.wikileaks.org/file/cia-afghanistan.pdf ) En trois ans, de nombreuses fuites avaient déjà ciblé l'armée américaine, dévoilant par exemple ses règles de combat en Irak ou des instructions destinées aux gardiens de Guantanamo.

Deux membres du personnel de l'agence Reuters figurent parmi les personnes abattues par les tirs d'un hélicoptère de l'armée américaine dans les faubourgs de Bagdad en juillet 2007. Le New York Times expliquait le 13 juillet 2007 que l'armée US confirmait que les deux journalistes de Reuters (Namir Noor-Eldeen, 22 ans et Saeed Chmagh, 40 ans, le chauffeur) avaient été tués lors de combats avec des insurgés. Près de trois ans après, diffusée par le site Wikileaks, une video tournée depuis l'hélicoptère qui a tiré montre qu'il n'y a pas eu le moindre combat. On peut voir la scène ici autant le dire il s'agit tout simplement de l'assassinat filmé d'une douzaine de personnes. L'hélicoptère tire non seulement sur des civils dont les employés de Reuters, mais aussi sur un véhicule qui vient chercher les blessés pour les emmener à l'hôpital: http://www.collateralmurder.com/en/index.html
la transcription en français des commentaires des soldats qu'on entend dans le film. Les types se marrent ! et ils se congratulent ! "joli tir" ..."merci" et quand on découvre 2 enfants ce commentaire sidérant " quelle idée d'emmener des enfants au milieu d'un combat".: http://www.collateralmurder.com/file/transcript-fr.txt

Le Pentagone veut acheter tous les exemplaires d'un livre et les détruire pour préserver le secret sur certaines opérations spéciales en Afghanistan. Operation Dark Heart a été écrit par Anthony A. Shaffer, un ancien de la Defense Intelligence Agency qui est lieutenant colonel de réserve. Dans un premier temps, l'armée n'a rien vu de gênant dans le manuscrit, puis cet été, les divers services secrets concernés ont souligné 200 passages qui les inquiètent. Le livre étant déja imprimé, l'armée a demandé que sa diffusion soit bloquée, mais on le trouvait déja sur des librairies en ligne


USA, Israel, Venezuela, Iran, bolivie

Octobre 2010 : le président iranien Mahmoud Ahmadinejad effectue une visite controversée au Liban. Il est chaleureusement accueilli au Sud-Liban. La tension, liée à l'enquête menée par le tribunal de l'ONU sur l'assassinat de Rafic Hariri, est exacerbée par d'éventuelles mises en cause des membres du Hezbollah et par l'émission de mandats d'arrêt en Syrie contre des proches du Premier ministre libanais.

 

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Maghreb  empire byzantin  croisades
Petra Mahomet L'Hégire conquetes
Omeyyades Abassides Fatimides Bouyides
Seldjoukides Ayyoubides Mamelouks Ottomans

Après les Ottomans

guerres israelo arabes le shah d'Iran Hafez el-Assad
guerre du Liban Irangate Saddam Hussein guerre Iran Irak
massacre des Kurdes
Accords de Taef Guerre du Golfe
Bashar El Assad
deuxième guerre du Golfe Ahmadinejad Révolution Verte

Après 2011

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entres autres d'après: 
http://kdolma.phidji.com/   disparu de la toile
Pour la Syrie: merci à Larousse: http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Syrie/145682
Pour le liban merci à l'express : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/chronologie-du-liban-1943-2011_492580.html
et à Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/

 

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