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Les gréco latins
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Grecs                romains

Quelques sites paléolithiques sont aujourd'hui connus en Grèce. Les traces de présence humaine les plus anciennes remontent à 700 000 ans dans la péninsule chalcidique, où un crâne de pré-néandertalien a été découvert à Petralona .

Par ailleurs, des traces plus récentes, datant de 40 000 av. J.-C. ont été retrouvées.

Trois grottes de la vallée du Louros furent occupées durant le Paléolithique.

Un crâne d'homme de Néandertal fut découvert dans les environs de Thessalonique.

Dès le VIIe millénaire av. J.-C., des sites, annonçant une « révolution néolithique » déjà bien engagée en Orient, révèlent l'apparition de bergers et d'agriculteurs cultivant notamment la vigne et l'olivier.

les Cyclades auraient été englobées dans une unité culturelle au IIIe millénaire av. J.-C. : la civilisation cycladique, remontant à l'âge du bronze. Elle est célèbre pour ses idoles de marbre, retrouvées jusqu'au Portugal et à l'embouchure du Danube, ce qui prouve son dynamisme. Elle est un peu plus ancienne que la civilisation minoenne de Crète.

On distingue traditionnellement trois grandes périodes :

le Cycladique Ancien I (CA I) (3200 - 2800) dit aussi Culture Grotta-Pelos ;

Des traces de vie sur le site d'Athènes ont été découvertes datant de l'âge du bronze (3 000 avant J.-C.). Au XIIIe siècle av. J.-C., elle fait office de forteresse où vit le roi de la civilisation mycénienne et est déjà entourée de puissantes murailles cyclopéennes.

le Cycladique Ancien II (CA II) (2800 - 2300) dit aussi Culture Kéros-Syros, souvent considérée comme l'apogée de la civilisation cycladique ;

le Cycladique Ancien III (CA III) (2300 - 2000) dit aussi Culture Phylakopi.

-2700 civilisation minoienne en Crète

-2000 Les Achéens plus ancienne famille ethnique grecque envahissent la péninsule. Peuple indo européen Civilisation brillante fonde Mycènes et Thyrinthe

-2000 Les ioniens peuple indo européen venu d'Europe occupent déjà la Grèce

La période dite "protopalatiale" (-1900-1700), se termine brusquement à cause d'un tremblement de terre dont l'épi-centre devait se situer au niveau de l'île de Théra (l'actuelle Santorin)

Mycènes fin de l'Âge du bronze, située dans le Péloponnèse

Les palais mycéniens mis au jour par les fouilles correspondent aux demeures dont nous connaissons les noms grâce à l'Iliade et l'Odyssée. Pylos, avec le palais du vieux et sage Nestor, Mycènes, dominée par le palais de l'Atride Agamemnon. Ne manque à l'appel que la résidence royale d'Ulysse qui n'a toujours pas été retrouvée sur l'île d'Ithaque. Heinrich Schliemann était quant-à lui animé par le désir de retrouver à Mycènes la nécropole des Atrides. Il découvrit des tombes à fosse datant du milieu du XVIè s. dans lesquelles s'étalaient le faste et la splendeur d'une dynastie royale, avec des parures éclatantes, de la vaisselle en métaux précieux, et des épées et dagues de grande valeur. Ces découvertes étaient à la hauteur du fantastique monde des héros d'Homère et il ne restait plus qu'à donner comme nom à un masque funéraire en or celui du chef de l''expédition des Achéens, pour dissiper les doutes et donner à ces fouilles (qui datent de 1876) un parfum de légende. Pourtant il est toujours difficile de faire correspondre archéologie et mythe et les armes exhumées ne sont pas celles des Achéens vainqueurs de la cité de troie.

vers -1450 les mycéniens occupent Cnossos en Crète

vers -1150 environ, date de la prise de Troie. il semble maintenant probable que cette célèbre guerre entre les Achéens et les Troyens ne soit en fait qu'un épisode mouvementé et violent parmi tous ceux qui ont égrené la décadence et la chute du monde mycénien. En cette période troublée durant laquelle l'empire hittite s'effondre et l'empire égyptien connaît de graves difficultés, la civilisation mycénienne, elle-même en désagrégation, façonne à partir d'un fait d'armes contre une cité orientale, une véritable légende destinée à immortaliser la gloire de ses guerriers. Bien que l'écriture ait disparu, la tradition orale a porté, avec sans aucune doute de nombreuses déformations, cette légende de générations en générations jusqu'à ce que Homère, au VIIIè s., en compose deux grands poèmes qui, grâce à l'écriture qui venait d'être de nouveau découverte à partir de l'alphabet phénicien, sont arrivés jusqu'à nous.

-1200 Les Achéens sont détruits par les Doriens peuple indo européen apparenté aux achéens qui envahit à son tour la péninsule. C'est le début du moyen-âge grec

Les Doriens envahissent la Thessalie,  le Péloponèse, la Crète, les cyclades et colonisent le Sud Ouest de l'Asie Mineure société guerrière dont Sparte a gardé beaucoup de traces .

L'occupant grec en Crète pourrait avoir appris l'écriture de la main des Minoens : l'écriture mycénienne, translittération du grec connue sous le nom de Linéaire B, emploie en effet des symboles minoens.

Ils chassent les Ioniens qui s'installent en Ionie  partie centrale de la région côtière de l'Asie Mineure.

L'historiographie moderne appelle siècles obscurs, en Grèce antique, l'époque qui va du XIIe au VIIIe siècle av. J.-C. Les invasions qui aboutissent à la destruction de la civilisation mycénienne marquent le début de la période.

Le submycénien commence en 1200 av. J.-C. au maximum et s'étend jusque vers 1015. Il est suivi par le proto-géométrique.

Sparte est une ancienne ville grecque du Péloponnèse, D'après les témoignages archéologiques, Sparte à proprement parler est fondée avant le milieu du Xe siècle av. J.-C., ce qui contredit la chronologie traditionnelle plaçant le Retour quelques générations après la chute de Troie. On ne sait rien ou presque sur cette période de son histoire

Celui-ci se termine avec l'émergence d'Athènes comme foyer culturel, vers -875, caractérisée par le succès d'une nouvelle forme de céramique dite géométrique, et l'avènement de l'âge des cités.

Les « siècles obscurs » paraissent aujourd'hui davantage une période de changement que de déclin. Des cultes nouveaux, des pratiques rituelles différentes (en particulier pour l'inhumation) apparaissent. La cité grecque ne semble plus apparaître d'un coup au VIIIe siècle av. J.-C. : elle figure déjà en filigrane dans les textes homériques.

-800-700 Apogée Ionienne

-776 création des jeux olympiques

Les premières traces sûres de l'expansion spartiate remontent au VIIIe siècle, avec la conquête d'Amycées, Pharis et Géronthrai. Les Spartiates remontent ensuite vers les sources de l'Eurotas, puis se lancent dans la conquête de la Messénie, qui donne lieu à trois guerres dont ils sortent vainqueurs.

corinthiens

Dans la mythologie, Corinthe est associée à Sisyphe et à ses descendants ; c'est là que Médée et Jason se réfugièrent après que Médée eut organisé le meurtre de Pélias. Corinthe fut occupée par les Doriens vers 700 av. J.-C. Selon la tradition, la ville fut gouvernée de -747 à -657 par l'oligarchie dorienne des Bacchiades

Corinthe est l'une des plus importantes cités de la Grèce antique. Elle est mentionnée dans l'Iliade, où elle porte aussi le nom d'Éphyre. Occupant une position stratégique sur l'isthme qui relie la Grèce du Nord (l'Attique continental et Athènes) à la presqu'île du Péloponnèse et séparant deux mers importantes (la mer Ionienne et la mer Égée), elle était destinée à devenir une grande puissance maritime.

-734 les corinthiens fondent syracuse en Sicile.

Le Corinthien Améinoclès, qui est le plus ancien armateur grec connu, construisit des navires pour Samos en -704.

700 av. J.-C., installation de colonies grecques sur les bords de la mer Noire en Dacie

Les hoplites combattaient en phalange, formation qui se répandit dans toute la Grèce probablement de 700 à 650 av. J.-C.. On parle de « révolution hoplitique ». Cette datation traditionnelle se fonde sur un passage de la Politique d'Aristote évoquant le remplacement des combattants à cheval par la phalange hoplitique.


hoplite

VII° av JC Byzance colonie grecque est construite

-VII° -VI° Corinthe (doriens) métropole marchande et industrielle la plus riche de de l'époque grande rivale de Sparte et Athènes. Paestum, pompei, herculanum et Rome aparaissent à la même époque.

la première bataille navale de l'histoire grecque opposa Corinthe à Corcyre en -664.

expansion grecque VIII-VI° siècles av JC

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-657 Cypsélos prend le pouvoir à Corinthe. Les Bacchiades (ou corinthiens) furent renversés par le tyran Cypsélos. Détrôné, le Bacchiade Démarate aurait émigré en Étrurie et serait le père de Tarquin l'Ancien, roi de Rome.

De rares vestiges de l'époque archaïque montrent que des constructions imposantes s'élevaient sur l'Acropole d'Athènes à la fin du VIIe siècle av. J.-C., époque à laquelle la muraille édifiée par la civilisation mycénienne avait perdu son importance.

La puissance et la prospérité corinthiennes atteignirent leur apogée sous Cypsélos et son fils Périandre. Trois ans après la mort de celui-ci, à qui succéda son neveu Psammétique, la tyrannie fut renversée et remplacée par un gouvernement oligarchique qui entretint des relations amicales avec Sparte et Athènes.

-594 Solon devient archonte à Athènes

-560/-510 Période tyrannique à Athènes.

-539 Les Perses prennent Babylone et sont Maîtres de toute l'Asie orientale (Anatolie Mésopotamie)

-521 Darius Ier roi des perses

La révolte de l'Ionie représente un épisode décisif vers la confrontation entre Grecs et Perses. Elle a pour origine la volonté de Darius Ier de contrôler les sources d'approvisionnement en blé et en bois de construction navale de la Grèce. Pour cela il doit s'attaquer, avec l'aide de contingents grecs ioniens, dans un premier temps aux Scythes, qui avaient fondé un puissant empire en Russie méridionale et dont les relations commerciales avec les Grecs étaient fructueuses et actives. Il y a sans doute aussi la volonté de contrôler la route du commerce de l'or, extrait des monts Oural ou de Sibérie et dont les Scythes faisaient grand commerce. Cependant l'expédition contre les Scythes est un échec, ceux-ci appliquant la technique de la terre brûlée devant l'armée perse. L'armée perse échappe au désastre et à l'encerclement grâce à la loyauté du contingent grec qui garde le pont sur le Danube.

Cependant Darius Ier s'est assuré la maîtrise de la Thrace tandis que le roi Amyntas Ier de Macédoine reconnaît la souveraineté de la Perse (513 av. J.-C.).

- 510 chute de la tyrannie à Athènes.

Après l'expulsion des Pisistratides en -510, l'Acropole d'Athènes cessa d'être une forteresse pour devenir un sanctuaire abritant plusieurs monuments et temples.

En - 508, c'est l'île de Samothrace qui tombe sous le joug perse. Même Athènes sollicite vers -508 l'alliance perse. De cette campagne Darius Ier en tire la conclusion qu'il peut compter sur la fidélité des Grecs ioniens. Ceux-ci par contre estiment qu'ils peuvent sans risques excessifs se révolter contre la domination perse car l'expédition contre les Scythes a montré que l'empire achéménide n'est pas invulnérable.

-507 Clisthène crée des institutions démocratiques à Athènes.

-499 révolte ionienne contre l'empire perse

L'Ionie souffre dans ses intérêts de cette domination. Elle est constituée de 12 cités grecques fondées depuis au moins le VIIIe siècle avant l'ère chrétienne : Milet, Éphèse, Phocée, Clazomènes, Colophon, Priène, Téos, Chios, Samos, Érythrée, Myonte et Lébédos. Il faut y ajouter les cités de l'Éolide, région située au nord-ouest de l'Ionie, dont celle de Smyrne. Ces cités dont s'était emparé Cyrus II , ou plutôt son général Harpage vers 540 av. J.-C., étaient prospères au moment de la conquête. Depuis seul Milet avait réussi à conclure un traité d'amitié lui assurant une relative indépendance. C'est toutefois Milet qui se trouve à l'origine du soulèvement de 499.

Aristagoras part donc à l'hiver -499 en Grèce continentale pour solliciter une aide militaire. Le moment est peu propice car Sparte est divisée par la rivalité des deux rois Cléomène Ier et Démarate. Quant à Athènes, elle se remet à peine des convulsions consécutives à la mise en place des réformes de Clisthène. Finalement seules deux cités répondent à l'appel, Athènes (20 bateaux) et Érétrie (5 bateaux) par reconnaissance pour Milet qui jadis l'avait aidée contre Chalcis. Au total cela ne représente guère plus de 2 000 hommes. Pour les cités grecques d'Europe, le problème a l'air d'être lointain et les conflits locaux sont jugés plus importants.

La flotte grecque anéantit la flotte phénicienne lors d'un premier combat sur les côtes de Pamphylie, sans doute vers 498 av. J.-C.. Sur terre, les Perses se préparent à assiéger la ville de Milet quand Charopinos, le frère d'Aristagoras, avec l'aide du contingent athénien, organise une diversion et ravage Sardes, l'ancienne capitale de Crésus qui était le siège d'une satrapie. Mais au retour le satrape Artapherne, qui assiégeait Milet, les intercepte sur les hauteurs d'Éphèse et remporte la victoire (printemps 498).

À la fin de l'été 498, le corps expéditionnaire grec — ou du moins ce qu'il en reste — plie bagage pour rentrer sur Athènes ou Érétrie. Cette défection n'empêche pas la révolte de gagner de l'ampleur. À l'automne 498, le soulèvement gagne Chypre, à l'exception de Citium, ainsi que la Propontide et l'Hellespont jusqu’à Byzance. Puis la Carie se révolte à son tour. Au début de 497, la situation des Perses est critique mais Darius Ier réagit avec célérité et lève simultanément trois armées et une nouvelle flotte. En un an (497) la révolte est écrasée à Chypre puis dans les cités de l'Hellespont. Quant aux Cariens ils sont vaincus sur le fleuve Marsyas à l'automne 497, malgré l'aide des Milésiens, puis à Labraunda lors de l'été 496. Il semble que vers cette époque Aristagoras s'enfuit en Thrace où il meurt peu après (497) dans un combat obscur. Quant à Histiée il devient pirate en mer Égée. Il est tué peu après. Milet se retrouve alors seule cité ionienne opposée aux perses.

Au début du Ve siècle av. J.-C., Sparte apparaît comme la championne de la Grèce face aux Perses pendant les Guerres médiques. Elle devient progressivement la rivale d'Athènes.

-495 Naissance de Périclès.

Au début de l'année 494, les Perses massent leurs troupes contre Milet. La ville doit être assaillie à la fois par terre et par mer. Une bataille navale opposant environ 350 navires grecs à 600 navires phéniciens, égyptiens et chypriotes se déroule au large de l'île de Ladè durant l'été 494. La flotte grecque est anéantie. La ville est prise et rasée peu après et sa population déportée sur les berges du Tigre.

Lors de l'année 493 les Perses soumettent les dernières villes et îles rebelles (Chios, Lesbos et Ténédos) tandis que leur flotte longe victorieusement les côtes de l'Hellespont et de la Chalcédoine.

Cette défaite entraîne en Grèce continentale, en particulier à Athènes, une profonde réaction de tristesse.

-492 première guerre médique

Toute l'année 491 av. J.-C. est consacrée aux préparatifs militaires et diplomatiques de l'offensive achéménide. De nombreuses cités grecques reçoivent des ambassadeurs de Darius Ier demandant leur soumission. Certaines s'exécutent, mais Athènes et Sparte refusent et mettent à mort (selon Hérodote) les ambassadeurs perses, sans toutefois prendre de véritables mesures pour devancer l'attaque perse.

-491 Sparte met a mort le héraut envoyé par Darius roi achéménide. Ci dessous des photos du film "300", l'arrivée de l'émissaire perse à Sparte et son éxécution par Léonidas qui en réalité n'est pas encore roi, mais ici il s'agit d'un film!

-490 L'armée perse, embarquée sur des navires traverse directement la mer Égée, en direction de l'Eubée et l'Attique, après cependant avoir pris au passage le contrôle de Naxos et Délos (490). Il y a de 100 000 à 200 000 soldats perses selon les versions, mais les historiens contemporains estiment que le chiffre réel est compris entre 25 000 et 50 000, ce qui est déjà considérable pour l'époque. Au total la flotte perse représente sans doute 600 trières. Elle atteint la pointe méridionale de l'Eubée, ravage Carystos, qui refusait d'ouvrir ses portes, puis Érétrie, abandonnée par ses alliés athéniens, est détruite ; sa population est déportée à Ardéricca près de Suse, marquant ainsi la première étape de la vengeance de Darius Ier.

- 490 Philpipidès La Bataille de Marathon

Au début de septembre 490, l'armée perse débarque, sur les conseils d'Hippias, l'ancien tyran d'Athènes, sur la plage de 4 kilomètres environ qui borde la plaine de Marathon à quarante kilomètres d'Athènes. Les Athéniens n'attendent pas l'ennemi derrière leurs remparts mais, conduits par le stratège Miltiade, les hoplites athéniens et platéens, environ 10 000 hommes, se rendent à la rencontre des Perses.

Le 13 septembre, les Perses décident d'attaquer Athènes par terre et par mer. Une partie des troupes perses, y compris la cavalerie, rembarque, avec pour objectif de débarquer à Phalère afin d'atteindre rapidement l'Acropole. Les troupes restantes, à peu près 21 000 soldats, franchissent alors le Charadra, le petit ruisseau qui traverse la plaine de Marathon avant de se perdre dans des marais littoraux, afin d'empêcher le retour des troupes athéniennes vers la cité. Celles-ci, avec leurs alliés de la cité de Platées, occupent deux petites hauteurs, le Pentélique et le Parnès, et attendent en vain les renforts promis par Sparte.

Devant l'évolution de la situation, les Athéniens n'ont plus le choix : il faut battre les Perses dans la plaine de Marathon puis devancer les navires ennemis et regagner Athènes pour la protéger. Miltiade l'un des dix stratèges athéniens, connaît la faiblesse de l'armée perse pour avoir combattu avec eux lors de l'offensive contre les Scythes. En effet, cette armée est composée de soldats d'origines différentes, ne parlant pas les mêmes langues et n'ayant pas l'habitude de combattre ensemble. De plus l'armement perse, avec des boucliers en osier et des piques courtes, rend les troupes perses vulnérables dans les combats au corps à corps.

Au contraire l'armement des Grecs est celui d'une infanterie lourde, les hoplites, protégés par un casque, un bouclier, une cuirasse, des jambières et des brassards en airain. S'y ajoutent une épée, une longue lance et un bouclier de peau et de lames de métal. Enfin les hoplites combattent en rangs serrés (selon la formation de la phalange), leurs boucliers formant devant eux une muraille. Miltiade décide Callimaque le Polémarque à étendre la ligne des soldats grecs, afin de ne pas être submergé par le nombre, et de renforcer les ailes au détriment du centre.


Phalange hoplite

le 13 septembre 490 av. J.-C., les troupes athéniennes (soutenues par celles de Platées) attaquent les Achéménides.

Au total environ 6400 Perses sont tués, la plupart noyés en s'enfuyant, et sept navires sont détruits, tandis que les Athéniens perdent environ 200 citoyens. Une telle différence n'a rien d'extraordinaire, même si le chiffre des pertes perses est sans doute exagéré. En effet on constate fréquemment, dans les diverses batailles les opposant aux peuples d'Asie, que les Grecs de l'époque ont un tué pour vingt à trente morts dans les armées orientales .

Selon la tradition (mais Hérodote rapporte un récit différent), c'est pendant cette bataille qu'un messager au nom de Philippidès courut annoncer la victoire aux habitants d'Athènes. Il mourut d'épuisement en arrivant sur l'Agora, au pied de l'Acropole, après quatre heures de course. Il eut tout juste eu le temps de prononcer un seul mot avant de s'effondrer : "Nenikamen" (ou Nenikikame), "Nous avons gagné". Cette histoire est à l'origine de la course du marathon, introduite dès 1896 dans les épreuves des Jeux olympiques modernes. Que l'épisode de Philippidès soit véridique ou pas, l'exploit sportif ici est collectif avec la marche forcée des hoplites athéniens afin d'empêcher le débarquement perse à Phalère.


Jean-Pierre Cortot, Soldat annonçant la victoire de Marathon

Mais il est nécessaire de prévenir la seconde offensive des Perses avec l'attaque des meilleurs éléments de leur armée qui avaient rembarqué avant la bataille de Marathon. La flotte perse a besoin d'une dizaine d'heures pour doubler le cap Sounion et atteindre Phalère. Par une marche forcée de sept ou huit heures, avec une bataille dans les jambes, les hoplites grecs arrivent environ une heure avant la flotte ennemie. Les Perses, voyant l'échec de la manœuvre, renoncent à débarquer.

Ainsi s'achève la première guerre médique. Cette victoire stratégique devint symbolique pour les Grecs et conféra un grand prestige à Athènes. En fait, pour les Perses il s'agit surtout d'un débarquement manqué et d'un échec mineur. Leur expédition a réussi à soumettre un grand nombre des îles de la mer Égée au pouvoir de Darius Ier.

La réaction de Darius Ier à cette défaite est d'emblée de préparer sa revanche et une nouvelle expédition. Il est impossible au souverain d'un tel empire de demeurer sur une défaite. Mais une révolte éclate alors en Égypte, dirigée par le satrape Aryandès et occupe les derniers mois du règne de Darius Ier.

-489 Léonidas est le roi agiade de Sparte.

Darius Ier meurt en -486 et son fils Xerxès Ier lui succède.


Xerxès Ier dans le film 300 spartans

la statue de leonidas à Sparte

 

-486 deuxième guerre médique

le roi Perse achéménide Xerxès Ier prépare une invasion de la Grèce continentale pour venger l'échec de son père à Marathon.

les Perses s'allient avec certains peuples ou certaines cités en Grèce continentale même, sans compter les Ioniens redevenus vassaux de l'empire depuis l'écrasement de leur révolte 15 ans plus tôt. Ainsi la Locride et surtout la Béotie avec Thèbes se rangent du côté des envahisseurs, cédant ainsi à ce qu'on appelle le « médisme ». Le projet d'invasion choisi est celui que défend Mardonios, le fils d'une sœur de Darius Ier, donc un cousin de Xerxès Ier. Il consiste à reprendre le projet d'invasion par la terre de -492 en passant par la Thrace et la côte macédonienne.

Les préparatifs perses ne sont évidemment pas passés inaperçus et un congrès des différentes cités grecques se réunit à Corinthe à la fin de l'automne 481. Pour une fois les intérêts immédiats de Sparte et d'Athènes se confondent. Athènes craint la vengeance des perses pour ses succès antérieurs et Sparte constate que sa grande rivale dans le Péloponnèse, Argos, est contactée par les envoyés de Xerxès Ier. Toutes les grandes cités grecques, si l'on excepte Cyrène, Argos, Syracuse, Corcyre et Phocée, envoient des représentants au temple de Poséidon à Corinthe. Sparte, en tant que plus puissante des cités, préside le congrès. Une réconciliation générale intervient, comme par exemple entre Athènes et Égine, et 31 cités s'engagent par serment dans une ligue défensive contre les Perses et préparent des contingents de soldats. Le commandement des troupes est confié à deux Spartiates, le roi Léonidas Ier pour les fantassins et Eurybiade pour la flotte grecque. Mais durant l'hiver 481/480 les Grecs tergiversent sur le plan de campagne et ne peuvent s'opposer à la conquête de la Thessalie par les troupes perses.


Hoplite casqué dit « Léonidas »,
début du Ve siècle av. J.-C.,
Musée archéologique de Sparte

 

-484 / -420 Hérodote   le monde selon hérodote

le film "300" ou "300 spartans" en anglais Réalisé par Zack Snyder en 2006 retrace cette histoire, on y voit léonidas et Xerxès Ier, l'éducation spartiate, l'art spartiate de la guerre, ainsi que les techniques perses plus exotiques. dans le film les spartiates sont seuls à défendre le défilé des termopyles

A la cour de Xerxès Ier, le roi spartiate en exil Démarate apprend les intentions de Xersès. Selon Hérodote, ce dernier prévient ses concitoyens d'une attaque imminente par un message secret, ce qui pousse Sparte à demander conseil à l'oracle de Delphes. Conformément à la tradition, Apollon fournit une réponse ambiguë :
« Pour vous, citoyens de la vaste Sparte, Votre grande cité glorieuse ou bien sous les coups des Perséides Tombe, ou bien elle demeure ; mais sur la race d'Héraclès, Sur un roi défunt alors pleurera la terre de Lacédémon Son ennemi, la force des taureaux ne l'arrêtera pas ni celle des lions, Quand il viendra : sa force est celle de Zeus. Non, je te le dis, II ne s'arrêtera pas avant d'avoir reçu sa proie, ou l'une ou l'autre. »

En d'autres termes, ou bien Sparte perdra son roi pendant la bataille, ou bien elle sera conquise. Aucun roi spartiate n'étant jamais mort à la guerre, le message est très décourageant pour la cité. Sparte décide alors d'envoyer deux hérauts choisis parmi l'aristocratie pour se rendre auprès de Xerxès Ier.

Selon Hérodote, il s'agit d'apaiser la « colère de Talthybios », héraut légendaire de l’Iliade, qui s'abat sur Sparte après que la cité a mis a mort le héraut envoyé par Darius Ier en 492 av. J.-C.. Plus prosaïquement, il s'agit probablement de rechercher une issue diplomatique plutôt que militaire à la crise. Xerxès Ier refuse tout compromis et ne prend même pas la peine de réclamer la terre et l'eau, symboles de la suzeraineté achéménides.

-481 Bataille des Thermopyles

À l'automne 481 av. J.-C., la « Ligue hellénique » se réunit sur l'isthme de Corinthe et choisit Sparte à sa tête. Elle décide l'envoi d'une force armée sous le commandement de Léonidas pour défendre le défilé des Thermopyles, afin de retenir les Perses et laisser à la flotte grecque le temps de se replier au-delà du détroit que forme l'Eubée avec le continent.

Selon Hérodote, les forces grecques envoyées aux Thermopyles représentent en tout 6 000 soldats : 300 hoplites spartiates, 1000 Tégéates et Mantinéens, 600 Orchoméniens, 400 Corinthiens, 200 Phliontiens, 80 Mycéniens, 700 Thespiens et 400 Thèbes loyalistes. Face à eux se trouveraient 1,7 million de Perses. Ce chiffre est reconnu comme fantaisiste, les forces perses présentes à la bataille des Thermopyles seraient plutôt de 210 000 hommes et 75 000 animaux.

Quoi qu'il en soit, le rapport de force numérique est clairement en faveur des Perses. Selon les Spartiates, il s'agit d'une simple avant-garde, le reste des troupes devant arriver dès la fin de la fête des Karneia et des Jeux olympiques. Pour Léonidas, il s'agit clairement d'une mission suicide : il ne choisit parmi les 300 hoplites qui constituent sa garde personnelle que des citoyens ayant déjà donné naissance à des fils. Par conséquent, il ne s'agit pas seulement d’Hippeis, corps d'élite composé parmi les dix premières classes d'âges mobilisables, mais d'un mélange d'’Hippeis et de soldats ordinaires.

Après avoir pris position aux Thermopyles, les Grecs repoussent victorieusement plusieurs attaques perses : situés à l'endroit le plus resserré du défilé, ils se battent en rangs très serrés et sont bien protégés par leurs grands boucliers.

Ci contre une image du film 300 spartans, le film montre très bien la technique spartiate d'avancée au corps à corps.


un spartiate se protège d'une bombe incendiaire perse.

Charge de chevaliers perses (film 300 spartans)

Les spartiates aux prises avec un éléphant monté

Après quelques jours, les Grecs sont trahis par un certain Éphialtès : Léonidas se retrouve encerclé par les troupes du satrape Hydarnès. Hérodote rapporte que pour certains, les Grecs ne parviennent à se mettre d'accord sur l'attitude à prendre : certains abandonnent leur poste pour rentrer dans leurs cités respectives, alors que Léonidas décide de rester. Selon Hérodote, Léonidas renvoie la majorité de ses troupes pour épargner leurs vies, mais juge inapproprié pour un Spartiate d'abandonner sa position ; l'oracle rendu par la Pythie ne fait que renforcer sa détermination. Il garde auprès de lui les Lacédémoniens, les Thébains et Thespiens volontaires.


Xerxès Ier (film 300)

Léonidas devant la tortue spartiate (film 300)

La description de la fin de la bataille varie suivant la source. Chez Hérodote, Léonidas et ses hommes se portent à l'endroit le plus large du défilé et combattent jusqu'au dernier. Diodore de Sicile et Justin abrégeant Trogue Pompée mentionnent une attaque nocturne contre le camp perse : les Grecs, semant le désordre dans les troupes ennemies, en massacrent un grand nombre avant de tomber, encerclés, sous les flèches et les javelines perses – récit très probablement fantaisiste, le camp de Xerxès Ier étant éloigné de celui des Grecs de près de 8 kilomètres


Les perses donnent l'assaut final

Au sommet du Kolonós, théâtre de l'ultime résistance spartiate, sur lequel fut érigé le mausolée, une inscription du poète Simonide de Céos (-556, -467), commémore cette action : « Etranger, va dire à Sparte qu'ici nous sommes morts pour obéir à ses lois. »

Après les Thermopyles, Athènes est conquise par Xerxès et mise à sac

-480 bataille de Salamine

-480 le 22 septembre bataille navale de Salamine les Athéniens viennent à bout de la flotte perse pourtant plus nombreuse. Dès le départ les Perses font une fausse manœuvre décrite ainsi par Diodore de Sicile : « Les navires perses gardèrent leur rang tant qu'ils voguaient au large, mais en s'engageant dans le chenal ils furent obligés de faire sortir de la ligne quelques-uns de leurs navires, ce qui entraîna une grande confusion. » Les Perses font une erreur par excès de confiance et sont désorganisés dès le début de la bataille. C'est alors que la flotte grecque apparaît et, sans rompre ses lignes, fond sur les navires perses. Il reste un point sur lequel les historiens sont encore en désaccord, c'est de savoir quel était l'axe des deux lignes de navires au moment de l'impact.

l'action principale se déroule dans l'étranglement du détroit de Salamine et dans les deux chenaux ménagés par l'îlot de Psyttalie entre Salamine et l'Attique.

Hérodote raconte ainsi le déclenchement de cette bataille : « L'Athénien Aminias de Pallène, voguant en dehors de la ligne, heurta un vaisseau perse et ne put se dégager; le reste de la flotte se portant à son secours, la mêlée commença. Mais, d'autre part, les Eginètes prétendent que ce fut le vaisseau envoyé à Égine qui engagea la lutte. » Cette rivalité de gloire est la traduction d'un conflit ancien entre les deux cités mais aussi la traduction d'un fait avéré : Athéniens et Éginètes furent les plus ardents adversaires des Perses lors de la bataille. Il ne faut pas croire d'ailleurs que la bravoure est du seul côté des Athéniens et de leurs alliés. La présence de Xerxès Ier qui surveille la bataille, sa sévérité dans la répression des lâches ou des incapables, les rivalités entre Grecs, font que les Grecs d'Ionie servent très loyalement les Perses et se battent avec acharnement. Des marins de Samos comme Théomestor ou comme Phylacos, le fils d'Histiée, coulent des navires grecs et recevront plus tard de nombreuses récompenses de Xerxès Ier. Il faut toute l'habileté des marins d'Égine pour contenir l'assaut des navires d'Ariabignès.

Le désastre s'avère irrémédiable quand au cours du combat la flotte de Xerxès Ier perd l'un de ses commandants amiraux : Ariabignès, le frère du Grand Roi, est tué par un javelot en montant à l'abordage d'une trière grecque. Son corps est repêché par la reine Artémise d'Halicarnasse qui le portera à Xerxès Ier. Cette femme, qui avait déconseillé la bataille, se rend compte que tout est perdu. Mais elle est pleine de ressources, à défaut de scrupules, et n'hésite pas pour se dégager à couler le navire de Damasithymos, roi de Calynda (en Lycie). Le plus surprenant est qu'elle reçut des éloges de Xerxès Ier pour ce fait d'armes car dans la confusion il apparut qu'elle venait de couler un navire ennemi. Il est peu probable que beaucoup de Calydiens aient survécu pour l'accuser. C'est à propos de cet épisode que l'on prête à Xerxès Ier la fameuse phrase : « Mes hommes sont devenus des femmes et mes femmes des hommes. »

La victoire des Grecs le 28 septembre donne un coup d'arrêt à la deuxième expédition achéménide censée venger l'affront de Marathon.


la flotte perse (film 300 spartans)

La flotte perse reste, en dépit de ses pertes, supérieure en tonnage et les immenses ressources de l'empire peuvent permettre la construction de nombreux navires alors que pour les Grecs, la destruction des chantiers de l'Attique est une perte irremplaçable. C'est pourquoi l'attitude de Xerxès Ier après la bataille pose de nombreuses interrogations et cela dès l'Antiquité où l'on parle de la pusillanimité du Grand Roi. En effet, laissant le commandement de son armée à Mardonios, son beau-frère, celui qui dirigeait déjà l'expédition de 492, Xerxès Ier abandonne ses troupes pour retourner vers ses capitales Suse et Persépolis. Il suit en cela le conseil de Mardonios et de la reine Artémise Ier d'Halicarnasse, à savoir laisser en Grèce une armée importante, Hérodote parle de 300 000 hommes ce qui est sans doute excessif, qui hivernera en Grèce continentale, puis attaquera le Péloponnèse au printemps.

Quant à Xerxès Ier sa présence n'est plus utile, puisque son principal objectif est atteint, à savoir la destruction d'Athènes. Cette présentation des faits permet au roi perse de sauver les apparences et de ne pas retourner dans son empire en vaincu.

Les trières (ou trirèmes) apparaissent en Ionie et deviennent le navire de guerre dominant en Méditerranée de la fin du VIe siècle av. J.-C. au IVe siècle av. J.-C. puis à nouveau, du fait de leur efficacité, sous l'empire romain jusqu'au IVe siècle. La première et plus célèbre bataille navale de l'Antiquité utilisant des trières demeure celle de Salamine en 480 av. J.-C. qui met aux prises la flotte grecque, principalement athénienne, face à l'armada perse numériquement très supérieure. D'autres batailles navales sont relatées en détail, notamment la bataille des Épipoles au cours de laquelle Athéniens et Syracusains s'affrontent dans le port de Syracuse en 413 av. J.-C. pendant la guerre du Péloponnèse.
une maquette en bois est visible ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Model_of_a_greek_trireme.jpg


reconstitution très fidèle d'une trière grecque pour le film Troie

Xerxès Ier passe l'Hellespont dans les derniers jours de l'année - 480 non sans difficulté car les Thraces, rendus furieux par les réquisitions de l'été, lancent de nombreux raids sur les troupes perses.

le 27 août 479 av. J.-C. victoire grecque à la bataillede Platée

La victoire grecque est parachevée par la victoire navale du cap Mycale, à l'automne 479

fin de la deuxième guerre médique

Après la bataille de Marathon en -490 et la bataille de Salamine en -480 qui marquent la défaite finale des Perses, et le début de l'époque classique au Ve siècle et l'apogée de le Grèce antique, les chefs de la Cité-État d'Athènes Thémistocle (-525 – -460) et Cimon (vers -510 – vers -450) font reconstruire les murs d'Athènes et font ériger une statue d'Athéna « la victorieuse ».

les guerres médiques apparaissent comme le point de départ de l'hégémonie athénienne en mer Égée mais aussi comme la prise de conscience d'une certaine communauté d'intérêts du monde grec face à la Perse, idée dont s'empare, près de deux siècle plus tard Alexandre le Grand.

-476 Ligue de Délos dirigée par Athènes pour chasser les Perses de la Mer Egée.

Phidias

On dispose de peu de détails sur la vie de Phidias. Né à Athènes peu après la bataille de Marathon, il est l'élève d'Hêgias et apprend la technique du bronze à l'école d'Argos, en même temps que Myron et Polyclète. Il semble avoir véritablement commencé son activité en -464. Sa première grande œuvre est une colossale Athéna Promachos, pour l'Acropole, en -460. Il est ensuite choisi par Périclès pour exécuter des statues pour le Parthénon, mais aussi pour superviser l'ensemble des travaux de sculpture. Il réalise lui-même la statue chryséléphantine, c’est-à-dire faite d'or et d'ivoire, d'Athéna Parthénos, dédiée en 438, et réalise des maquettes pour les deux frontons, les 92 métopes et la frise. Il surveille étroitement leur exécution par son atelier, avant de partir en 437 à Élis et Olympie, où il réalise son Zeus chryséléphantin, l'une des Sept merveilles du monde.


Athéna de Varvakeion, meilleure copie de
l'Athéna Parthénos chryséléphantine de Phidias,
Musée national archéologique d'Athènes

L'Athènes de Périclès

En -451, à l'initiative de Périclès, la citoyenneté Athénienne fut restreinte à ceux dont le père était citoyen et la mère fille de citoyen athéniens. À partir de ce moment et jusqu'à sa mort, il domina la vie politique athénienne et fut élu stratège quinze fois de suite.

L’Athènes du Ve siècle avant notre ère, pourtant esclavagiste, misogyne, xénophobe, était une véritable démocratie. Dans ses institutions même, au cœur de son théâtre subventionné par la cité, un théâtre « de service public » dirions-nous aujourd’hui, Athènes réservait un espace à la dérision la plus féroce, la plus audacieuse, la plus libre de ses personnalités publiques. Les textes d’Aristophane nous en ont gardé la mémoire, représentant notamment le politicien démagogue Cléon sous les traits d’un marchand de saucisses dans Les Cavaliers, ou décrivant ainsi ses ardeurs belliqueuses dans La Paix : « Et avant tout, je m’attaque au Croquetoutcru lui-même, avec ses crocs acérés, avec ses prunelles qui si effroyablement étincelaient de regards provocants ; autour de sa tête faisaient cercle cent têtes lécheuses de satanés flagorneurs ; il avait la voix d’un torrent qui n’a jamais répandu que la mort ; la puanteur d’un phoque, les couilles crasseuses d’un loup-garou et le cul d’un chameau. » On est loin des timides « nez de fouine » et « menton fuyant » de Stéphane Guillon : la caricature est ici violente, et ne craint pas de s’exercer sur les traits physiques de son modèle. Et pourtant, non seulement les magistrats organisateurs des Dionysies ne s’excusèrent-ils pas de cette férocité, mais ils sélectionnèrent délibérément la pièce d’Aristophane pour qu’elle soit représentée lors du festival public des Grandes Dionysies en -421. Inconscience de leur part ? Sénilité de ces vieux archontes qui n’auraient pas perçu la violence de l’attaque d’Aristophane à l’égard d’un homme politique en vue ? Non, mais simplement cette conscience que la comédie constitue un espace à part, où la dérision peut s’exercer aux dépens de tout et de tous, sans limite et en toute impunité.

Dans les années 450, les combats reprennent entre Athènes et la Perse.

-449/-448 Paix de Callias entre grecs et Perses

Périclès confia à Phidias le soin de superviser son projet de reconstruction de l'Acropole. Il fait construire entre -449 et -431 le Parthénon, suivi des Propylées, du temple d'Athéna « la victorieuse » et de l'Érechthéion, ainsi que des sanctuaires de moindre importance.


Le Parthénon, commandité par Périclès, a été bâti en quinze ans, de -447 à -432


Parthénon façade sud


Fronton est


Reconstitution du fronton et des métopes ouest

 


Acropole à Athènes, vue d'ensemble

 

-443/-429 Athènes de Périclès : dirige la confédération de Délos domine les mers grecques, Phidias, Sophocle...

 

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-430 avant la guerre du Péloponèse.

 

La statue chryséléphantine (c’est-à-dire faite d'or et d'ivoire) de Zeus olympien est une œuvre du sculpteur athénien Phidias, réalisée vers 436 av. J.-C. à Olympie. Aujourd'hui disparue, elle était considérée sous l'Antiquité comme la troisième des sept merveilles du monde antique. Selon Pausanias, la statue montre Zeus assis sur son trône, représentation qui remonte à L'Iliade et qui se répand dans l'art grec à partir du VIe siècle av. J.-C. — il semble au reste que le sculpteur se soit volontairement inspiré d'Homère.

La statue jouit d'une très grande célébrité à travers l'ensemble du monde grec. Elle est incluse dans la liste des sept merveilles du monde. Par vénération pour le sculpteur, l'atelier où il sculpte le colosse avec ses élèves est conservé jusqu'au Ve siècle ap. J.-C. ; il sera retrouvé et fouillé de 1954 à 1958. À la même époque, la statue est enlevée du temple et va rejoindre, à Constantinople, la prodigieuse collection de Lausos, chambellan de Théodose II, qui comprend entres autres l'Aphrodite de Cnide. Elle disparaît dans un incendie en 461, en même temps que les autres statues. Malheureusement, aucune copie en marbre ou en bronze n'est parvenue jusqu'à nous. En revanche, l'œuvre de Phidias a été identifiée de manière plus ou moins sûre sur une série de monnaies romaines frappées de 98 à 198 ap. J.-C.

L’Érechthéion est un ancien temple grec d’ordre ionique situé sur l'Acropole d'Athènes, au nord du Parthénon. C’est le dernier monument érigé sur l’Acropole avant la fin du Ve siècle av. J.-C. et il est renommé pour son architecture à la fois élégante et inhabituelle. Son nom, qui signifie « celui qui ébranle (s. e. la Terre) », désigne le surnom attique de Poséidon.


vue nord de Érechthéion

Le besoin de préserver les sites sacrés explique probablement la complexité de la conception. Le temple n'est pas dédié à une divinité particulière mais est constitué de plusieurs sanctuaires. Trois de ces sanctuaires sont dédiés à Athéna, Poséidon et Zeus. On suppose que les deux autres sanctuaires sont dédiés à Cécrops et Érechthée, tous deux rois athéniens légendaires. L'Érechthéion se compose d'un corps principal, des portiques nord et sud et de plusieurs annexes. Le corps principal consiste en quatre parties qui ne représentent que la moitié d'un projet initial qui ne fut jamais achevé.

La plus grande, à l'Est, est un cella avec un portique ionique. Du côté Nord, il y a un autre grand porche avec des colonnes et au Sud il y a le fameux portique des Caryatides où six statues de jeunes filles drapées servent de colonnes supportant l'entablement. Ces femmes sont les citoyennes de la ville de Caryatide (ville du Péloponnèse). La ville ayant collaboré avec l'envahisseur Perse, les athéniens lui déclarent la guerre et vendent ses femmes comme esclaves. Pour que cela serve d'exemple, ces statues sont sculptées dans le marbre pour rappeler le sort de ceux qui collaboreront.


Reconstitution de l'Acropole d'Athènes vue du côté entrée durant l'apogée de la civilisation grecque antique.

les relations entre corinthe et Athènes se détériorèrent et la querelle entre les deux cités à propos de Corcyre et de Potidée aboutit à la guerre du Péloponnèse en -431.

-431/-404 Guerre du Péloponèse victoire de Sparte sur Athènes


Empire Athénien en -431

Les Corinthiens furent parmi les plus farouches et les plus actifs adversaires d'Athènes pendant toute la guerre du Péloponèse, bien qu'ils aient été très éprouvés par la perte de leur commerce, de leur flotte et de leurs colonies. Ils prirent part à la défense de Syracuse, attaquée par les Athéniens lors de l'expédition de Sicile.


Platon par Raphael.
extrait de la fresque du Vatican

Platon Athènes, -427 – -348 (78–79 ans)) est un philosophe grec, disciple de Socrate. Surnommé le « divin Platon », il est souvent considéré comme un des premiers grands philosophes de la philosophie occidentale. Selon une célèbre formule d'Alfred North Whitehead, « la philosophie occidentale n'est qu'une suite de notes en bas de page aux dialogues de Platon. ».

Platon naquit donc 2 ans après la mort de Périclèe en pleine guerre du Péloponèse.

Par ces rapports avec Critias et Charmide, tous deux du Conseil des Trente Tyrans imposé par Sparte à la fin de la guerre du Péloponnèse, tous deux disciples de Socrate, tous deux de sa famille, on a voulu expliquer le caractère de ses idées politiques. L'éducation qui, à Sparte, négligeait l'âme et ne s'occupait que du corps, la politique ambitieuse et avide de domination, la passion guerrière, l'immoralité des femmes, sont sévèrement jugées par Platon, bien que lui aussi défende un régime oligarchique, c'est-à-dire réservé à une élite.

au IVe siècle, Platon postule dans son dialogue intitulé le Timée que le monde et les cieux étaient tous deux finis, enclos dans une série sphère. Le souci premier de sa modélisation cosmologique est celui d'harmonie et de symétrie maximale (la sphère étant la figure parfaite par excellence, elle doit naturellement s'inscrire dans l'architecture cosmique pour refléter la perfection et l'immuabilité divines). c'est également dans le timée qu'il parle de l'Atlantide

À partir du règne de Darius II, les documents retrouvés sont plutôt rares et ne renseignent que sur la situation des marches occidentales de l'empire, où les hostilités entre les cités grecques et les Perses continuent. Entre 411 et 407, les athéniens reconquièrent une partie de l'Asie Mineure, aidés en cela par les initiatives désordonnées et concurrentes des satrapes contrôlant ces régions.

-404 Hégémonie de Sparte

mais Athènes garde sa suprématie intellectuelle et artistique.

En -403, la démocratie fut rétablie à Athènes par Trasybule et Anytos (un accusateur de Socrate 4 ans plus tard). Platon devint le disciple de Socrate durant neuf ans (-408/-399), jusqu'à la condamnation de Socrate, qui avait résisté, entre autres, aux Trente Tyrans en refusant "d'obéir aux gens de l'entourage de Critias qui lui ordonnaient de leur amener Léon de Salamine, un riche démocrate, pour qu'il fût mis à mort". À la suite de cette rencontre, Platon abandonna l'idée de concourir pour la tragédie et brûla toutes ses œuvres. Platon transmettra l'enseignement de son maître en se l'appropriant et en le transformant peu à peu. Il commença ses dialogues dès le vivant de Socrate : Hippias mineur, Ion, etc. "Socrate, qui venait d'entendre Platon donner lecture du Lysis, s'écria : 'Par Héraclès, que de faussetés dit sur moi ce jeune homme !'".


Jacques-Louis David, La mort de Socrate (1787),

Artaxerxès II compte reprendre le contrôle du littoral égéen. Ceux qui refusent de se soumettre se tournent vers les grecs, et plus particulièrement Sparte, pour les aider. Agésilas II mène la campagne militaire spartiate en Asie Mineure, sans grands succès. Il est rappelé à Sparte car d'autres cités grecques, dont Athènes, menacent la ville. Les Persans se retrouvent par la suite pris entre les combats des Athéniens et des Lacédémoniens qui se déroulent en Asie Mineure vers 396.

Artaxerxès II doit ensuite combattre les attaques et alliances d'Évagoras de Salamine à Chypre et en Égypte, entre 391 et 387. Épuisées par les guerres continuelles, les cités grecques aspirent à la paix. En 386, Artaxerxès II impose sa paix (également connue sous le nom de « paix d'Antalkidas ») aux cités grecques, qui l'acceptent toutes à l'exception de Thèbes. Le Roi a besoin de libérer ses armées pour s'occuper de l'Égypte, qui est elle aussi rentrée en rébellion.

la « Paix du Roi » des perses de 387 av. J.-C. fait de Sparte l'arbitre du monde grec.

Platon fonda, à Athènes, près de Colone et du gymnase d'Acadèmos, en -387, une école, l'Académie, sur le modèle des pythagoriciens. Il y enseigna pendant quarante ans. C'est le premier institut d'enseignement supérieur que nous connaissions. On y poursuivait des recherches scientifiques ; l'enseignement des sciences exactes y préparait à l'étude de la philosophie considérée en elle-même ; et dans ses applications à la politique. Il s'y forma des philosophes - comme Aristote qui y passa vingt ans - et de nombreux hommes d'État (dont Hermias d'Atarnée, condisciple et protecteur d'Aristote). Les principaux membres de l'Académie sont Eudoxe de Cnide, Héraclide du Pont, Speusippe, Xénocrate, Aristote, le mathématicien Théétète, et deux femmes : Axiothea et Lastheneia. L'école devait subsister pendant neuf siècles, jusqu'au règne de Justinien, en 529.


L'école d'Athènes par Raphael. fresque du Vatican : http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89cole_d%27Ath%C3%A8nes

Platon devint vraiment Platon vers -382, en écrivant le Phédon, où l'on découvre les grands thèmes platoniciens.

En 376 av. J.-C., Athènes coule la flotte militaire spartiate, mettant de fait un terme à son hégémonie navale.

En 371 av. J.-C., Athéniens et Lacédémoniens reconnaissent mutuellement leurs confédérations, tandis qu'ils dénoncent la Confédération béotienne. Les Spartiates, forts de leur aura d'invincibilité, marchent sur Thèbes. Mais l'hégémonique Sparte est défaite et la bataille de Leuctres de 371 av. J.-C. l'ampute de 400 de ses 2 000 homoioi. Sparte ne se remet jamais complètement de cette défaite.

-371 Thèbes domine la Grèce

-371 Thèbes arrive à vaincre Sparte et étend son hégémonie en Grèce continentale jusqu'en -362. Athènes retrouve sa grandeur et sa liberté.

Dès lors, Sparte se replie sur le Péloponnèse mais l'acharnement de Thèbes ruine sa domination sur les hilotes. Messène est libérée pour lui faire contre-poids. La bataille de Mantinée de 362 av. J.-C. permet de redresser la situation en brisant l'hégémonie thébaine, mais elle demeure sans lendemain. L'irruption de la Macédoine dans le jeu politique des cités grecques la relègue au même rang que les autres : elle ne parvient plus à s'imposer et est dominée par Philippe II de Macédoine.

-359/-336 Philippe II de Macédoine étend sa domination sur les cités grecques .

Bien que considéré comme barbare par les Athéniens, le royaume de Macédoine a, sous le règne de Philippe, étendu son hégémonie sur la Grèce classique.

Dès le début de son règne, Artaxerxès III de Perse doit faire face à des troubles: des combats opposent les alliés d'Athènes aux perses en Asie mineure

Alexandre de Macédoine vainc L' Athènes de Démosthène (une vraie cité libre) aux Thermopyles en -352, intervient dans un conflit entre Thèbes et les Phocidiens,

Platon, âgé de 80-81 ans, mourut à Athènes en -347 ou -346, "au cours d'un repas de noce". Il rédigeait alors Les Lois, restées inachevées au livre XII. Il avait un fils, Adamante. "Il fut inhumé à l'Académie." Pendant ce temps, la guerre de Philippe de Macédoine pour conquérir Athènes faisait rage.

Alexandre triomphe d’une coalition d’Athènes et de Thèbes à la bataille de Chéronée, en -338. Alexandre y fait ses preuves en commandant la cavalerie et en taillant en pièces le Bataillon sacré des Thébains.

Philippe est également l’initiateur de la ligue de Corinthe, rassemblant toutes les cités grecques, à l’exception de Sparte, sous son commandement. La ligue doit porter la guerre contre l’Empire perse.

En -340, en l’absence de son père parti assiéger Byzance, Alexandre, à seize ans, devint régent de Macédoine.

Dans la guerre contre Philippe II de Macédoine, Corinthe rejoignit Athènes pour soutenir la cause de la liberté grecque. Après la défaite des Athéniens et des Thébains à Chéronée (-338), ce fut à Corinthe que Philippe convoqua une assemblée des cités grecques afin de former une confédération sous contrôle macédonien.

En -338, Philippe II de Macédoine unifie certains États grecs, les autres qui s'opposent à Philippe II comptent sur l'aide du Grand Roi des Perses.

-338, Artaxerxès III est empoisonné par son ministre, l'eunuque égyptien Bagoas. Il est dit que « Par ce meurtre, Bagoas détruit l'Empire perse ».

 

Au cours de l’été -336, Philippe est assassiné lors du mariage de sa fille Cléopâtre avec le roi d’Épire, Alexandre le Molosse, le frère d’Olympias. L’assassin est un jeune noble, Pausanias, un ancien officier du roi qui garde une rancune contre Philippe, ce dernier ayant ignoré une requête qu’il lui aurait faite. Les historiens de l’Antiquité ont parfois cru que le meurtre de Philippe avait été une machination impliquant Olympias et peut-être Alexandre mais Diodore de Sicile penche pour un motif personnel du meurtrier.

Alexandre le Grand

-336 Après la mort de Philippe, l’armée proclame Alexandre, alors âgé de vingt ans, nouveau roi de Macédoine.

Les villes grecques comme Athènes et Thèbes, qui avaient prêté allégeance à Philippe, ne sont pas si pressées de faire de même vis-à-vis du jeune homme. Alexandre ordonne immédiatement l’exécution de tous ses rivaux potentiels. Ainsi, pour ne pas avoir de concurrent au trône, il fait assassiner son cousin Amyntas IV, roi de Macédoine vers -360 / -359 que Philippe II avait renversé alors qu’il n’était qu’un enfant.

avant de reprendre le projet de son père de porter la guerre en Asie, il assure la sécurité de son royaume par deux expéditions au nord de la Macédoine ; l’une jusqu’au Danube, l’autre en Illyrie révoltée (fin de l’année -336 et début de l’année -335 jusqu’en été).

Suivant Strabon et Arrien, des émissaires celtes (les ancêtres des Scordisques du milieu du -IIIe siècle) rencontrent Alexandre sur le Danube, à cette occasion en -335:
« Quand Alexandre eut vaincu les Gètes et rasé leur ville, sur le Danube, il lui vint des ambassades de tous côtés et entre autres des Gaulois, qui sont (dit-il) de grands hommes. Alexandre leur demanda alors ce qu’ils craignaient le plus au monde, en s’attendant à ce que ces gens disent qu’ils ne craignaient rien plus que lui : mais il fut détrompé car il avait affaire à des gens qui ne s’estimaient pas moins que lui ; ils lui dirent que la chose de ce monde qu’ils craignaient le plus était que le ciel ne tombât sur eux, ce qui signifiait qu’ils ne craignaient rien. »

-335 : Les Celtes des Balkans envoient une ambassade à Alexandre. Premières monnaies gauloises. Sépulture princière de Waldalgesheim.

C'est alors, tandis que le nouveau roi de Macédoine est occupé au nord, que les cités grecques se révoltent. C'est le résultat de la politique de Darius III Codoman qui, à la fois par l'intermédiaire d'un chef mercenaire grec, Memnon de Rhodes, reconquiert les territoires pris par Parménion à la fin du règne de Philippe, et tente en même temps de susciter une révolte en Grèce sur les arrières macédoniens.

Une fausse rumeur de la mort d'Alexandre déclenche la rebellion de Thèbes que promettent d'aider Athènes et Sparte. La riposte d’Alexandre est à la fois foudroyante, impitoyable et paradoxale. Impitoyable, car la ville de Thèbes est entièrement rasée (automne -335) à l’exception de la citadelle de la Cadmée, de la maison natale de Pindare et des temples des dieux, sa population réduite en esclavage et les terres partagées entre les vainqueurs.

Alexandre épargnera Athènes: Sans doute faut-il voir dans cette générosité la volonté de ne pas détruire le principal centre artistique, philosophique de la Grèce, ou bien l’influence de son ancien maître Aristote qui s’installe cette même année -335 à Athènes et y fonde le Lycée.

Au final, Alexandre est assez peu présent comme souverain dans son royaume. Quand il quitte l’Europe au printemps -334 pour son expédition en Asie, c’est pour ne jamais y revenir.

Alexandre ne laisse pas la Macédoine totalement dégarnie. Il donne à Antipater, nommé régent en l’absence du roi, la moitié de la cavalerie macédonienne soit environ 1 500 hommes et 12 000 fantassins. Les effectifs au départ de l’expédition d’Asie sont d’environ 1 800 cavaliers, auxquels s’ajoutent un chiffre équivalent de cavaliers thessaliens et 600 autres recrutés dans les États grecs de la Ligue de Corinthe.

En -334, alors que Darius III vient juste de réussir à re-soumettre l'Égypte, Alexandre attaque en Asie Mineure. En réponse à l'agression macédonienne, les satrapes de l'ouest se mobilisent et viennent à la rencontre de l'envahisseur.

L'armée perse essuie alors une première défaite au Granique face aux troupes Macédoniennes aguerries à la bataille. S'ensuivent les défaites aux batailles d'Issos (-332), de Gaugamèles et de Babylone (-331). Les populations conquises par les macédoniens apparaissent plutôt soulagées de la libération du joug perse selon différents auteurs.

Poussant toujours plus loin, Alexandre marche ensuite sur Suse qui capitule et restitue un vaste trésor.

Le conquérant se dirige alors vers l'est en direction de Persépolis qui se rend au début de -330.

Darius trouve alors refuge à Ecbatane et rassemble une armée autour de lui. De Persépolis, Alexandre va ensuite vers Pasargades un peu plus au nord, où il traite avec respect la tombe de Cyrus II. Il se dirige ensuite vers Ecbatane. En chemin, des satrapes de Darius III se rendent à Alexandre devant les rapports de force défavorables.

Lors de la fuite de Darius III, les satrapes les plus proches du roi semblent avoir organisé un complot autour de sa personne. Darius III est assassiné par plusieurs de ses satrapes, qui se rendent à Alexandre ou bien retournent dans leur province pour se faire proclamer roi.

Sur ordre d'Alexandre, les honneurs sont rendus au corps du souverain qui est acheminé vers Persépolis pour y être inhumé.

 

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-312/-64 dynastie des séleucides  de l'Indus à la Mésopotamie Séleucie  de Piérie, Antioche et Séleucie sur le Tigre. L'empire se réduit finalement à la Syrie puis est annexé à Rome

-323/-168 les macédoniens luttent contre Rome et perdent

 

-305/-30 Les lagides (grecs) règnent en Egypte tous les souverains lagides s'appellaient Ptolémée

 

-300 les celtes attaquent Delphes

vers -292 Le Colosse de Rhodes

était une statue d'Hélios, en bronze, érigée sur l'île de Rhodes dont la hauteur dépassait les trente mètres, œuvre de Chares.

Souvenir de la résistance victorieuse à Démétrios Ier Poliorcète (-305 à -304), cette gigantesque effigie fut renversée en -226 par un tremblement de terre.

Cassée aux niveau des genoux, elle s'effondra et tomba en morceaux. La statue brisée resta sur place jusqu'en 654.

Il ne reste plus aujourd'hui la moindre trace du colosse.

C'était la sixième des sept merveilles du monde antique.

La construction fut longue et laborieuse. Le colosse était intégralement constitué de bois et de bronze. Il fallut d'abord constituer une âme en bois. Une fois le « squelette » mis en place, la structure fut recouverte avec d'immenses plaques de bronze. La fonderie de l'île ne suffisant pas à assumer les besoins d'une telle entreprise, du bronze fut importé en grande quantité.


7 merveilles grèce ant - 4) le colosse de rhodes
envoyé par yannaki

-269: Hieron, roi de Syracuse.

-263: Hieron : Syracuse devient l'alliée de Rome.

-213 Rome prend Syracuse

Corinthe devint l'un des bastions de la Ligue achéenne. Elle passa ensuite sous le contrôle de la Macédoine jusqu'à la victoire de Flaminius sur la Macédoine en -198 / -196 ; elle fut alors déclarée ville libre comme toutes les autres cités grecques et devint le siège de la Ligue achéenne.

-193/-146 semi indépendance grecque sous contrôle romain.

-146 les cités grecques coalisées contre Rome sont vaincues et Corinthe est détruite
la Grèce devient province romaine.

Lors des campagnes de Rome contre la Ligue, elle fut entièrement dévastée en -146 par Mummius, qui voulait venger les affronts dont avaient été victimes les ambassadeurs romains, et ses habitants furent massacrés ou réduits en esclavage. Selon les mots de Cicéron, cet épisode représenta l'extinction de « la lumière de toute la Grèce ».

Sparte finit comme les autres cités par être absorbée par Rome en 146 av. J.-C. Sparte est définitivement ruinée par les invasions.

Les 7 merveilles du monde antique

Antipater de Sidon a rédigé l'une des premières versions de la liste des sept merveilles du monde, dans un poème datant d'environ - 140 : « J'ai posé les yeux sur le rempart de la vaste Babylone surmontée d'une route pour les chars, sur la statue de Zeus par Alpheus, sur les jardins suspendus, sur le Colosse du Soleil, sur l'énorme travail des hautes pyramides, sur le vaste tombeau de Mausole; mais quand je vis la maison d'Artémis s'élevant jusqu'aux nuages, ces autres merveilles perdirent leur éclat, et je dis, ' hormis l'Olympe, jamais le Soleil ne vit si grande chose.' » Antipater, Anthologie de la Grèce IX.58.

vers +10 Strabon grâce à ses nombreux voyages, participe également à l'élaboration de la liste des sept Merveilles du monde. Il affirme notamment :
« Babylone est située [...] dans une plaine. Ses remparts ont 365 stades de circuit, 32 pieds d'épaisseur et 50 coudées de hauteur dans l'intervalle des tours, qui elles-mêmes sont hautes de 60 coudées. Au haut de ce rempart on a ménagé un passage assez large pour que deux quadriges puissent s'y croiser. On comprend qu'un pareil ouvrage ait été rangé au nombre des Sept Merveilles du monde. ».

La Pyramide de Khéops est la première merveille du monde antique.

Les jardins suspendus de Babylone (ou jardins suspendus de Sémiramis), dans l'Irak actuel, étaient la deuxième des sept merveilles du monde antique. Construite par nabuchodonosor II pour sa femme en -600

La statue chryséléphantine de Zeus est la 3° merveille du monde antique

Le temple d'Artémis à Éphèse est la 4° merveille du monde antique

Le Mausolée d'Halicarnasse est la 5° merveille du monde antique.

Le colosse de Rhodes est la 6° merveille du monde antique.

Le Phare d'Alexandrie est la 7° merveille du monde antique.

-100/+300 le rayonnement culturel de la grèce inffluence le monde romain

-87 La machine d'Anticythère

(appelée parfois le mécanisme d'Anticythère) est un artefact archéologique antique conservé au Musée national archéologique d'Athènes. L'une des multiples hypothèses émises, en raison de sa présence à bord d'une épave, est qu'il s'agissait d'une partie d'un mécanisme permettant outre le calcul de la position de certains astres, tels que le Soleil et la Lune et d'en prédire les éclipses, mais aussi telle une horloge de marine très perfectionnée, de faire le point géographique à tout moment pour fixer la longitude de l'observateur, calcul redécouvert par l'occident chrétien seulement au XVIIIe siècle, et encore, uniquement lors du passage du soleil à son zénith, grâce à la persévérance de l'horloger autodidacte John Harrison contre les astronomes royaux, autour de 1734. Le mécanisme est fondé sur les cycles de progression de l'arithmétique babylonienne. Au deuxième siècle avant J.C., Hipparque avait développé une théorie pour expliquer les irrégularités du mouvement lunaire à cause de son orbite elliptique. Elle a été découverte en 1900 par des pêcheurs d'éponges, dans une épave près des côtes de l'île grecque d'Anticythère, entre Cythère et la Crète. Elle est datée d'avant 87 av. J.-C. (voir Origine et datation ci-dessous) et c'est le plus vieux mécanisme à engrenages connu..

Un calculateur ? C’est ce que voulut vérifier le Dr Derek de Solla Price, physicien et historien des sciences à l'université Yale. Utilisant le procédé de désoxydation électrolytique et des radiographies aux rayons X, il étudia longuement le disque et fit apparaître un dispositif extrêmement complexe, comprenant, outre la vingtaine de roues dentées déjà répertoriées, des axes, des tambours, des aiguilles mobiles et trois cadrans gravés d'inscriptions et de signes astronomiques. En 1959, il publia un article préliminaire dans Scientific American, puis consigna les résultats de ses recherches dans Gears From The Greeks: The Antikythera Mechanism, A Calendar Computer from Circa 80 BC en 1973. Par la suite, Allan Bromley et Michael Wright firent des études plus approfondies et remirent en question certains aspects de la reconstruction de Price.

Comme il était impossible de démonter le disque sans l’endommager gravement et que d’autre part les moyens classiques, tel que la radiographie s’avéraient inadaptés, pendant des décennies toute nouvelle étude du disque fut bloquée jusqu’à ce que, en 2000, l’astronome Mike Edmunds de l’Université de Cardiff et le mathématicien Tony Freeth eurent l’idée d’utiliser le scanner. Pour étudier un si petit objet de quelques centaines de grammes, il fallut construire un scanner à rayons X (en fait un tomographe à la fois de très haute résolution et de 450 kilovolts, pour que le faisceau puisse traverser l'objet dans le sens de la longueur), pesant, avec sa console, plus de huit tonnes. Cet appareil, construit par X-Tek Systems, s’avère capable de reconstituer et produire des images tridimensionnelles avec une précision de 50 microns. De plus, pour parachever cette nouvelle expertise scientifique, Edmunds suscita, à l'automne 2005, une équipe pluri-disciplinaire associant des astronomes, des physiciens, des mathématiciens et des paléographes des trois universités les plus concernées.

 

Pour Xénophon Moussas, directeur du laboratoire d'astrophysique de l'université d'Athènes, qui participe aux investigations en cours sur le disque: «La pièce grecque est beaucoup plus complexe que tous les astrolabes connus, puisque l’un des astrolabes les plus sophistiqués que l'on connaisse, conservé à Londres, au British Museum, ne comporte comparativement, que quelques engrenages et roues à dents.». Il indique dans ce même article: «Nous avons pu découvrir de nouvelles inscriptions en grec, sur les pièces du mécanisme ou sur des fragments de feuilles de bronze et ainsi déchiffrer plus de 2000 lettres contre seulement 900 pour Price. Ces textes, qui comptent au total un millier de caractères, sont à la fois un mode d'emploi de l'appareil et un traité d'astronomie, faisant référence aux étoiles. Chaque semaine nous en apprend un peu plus», s'enthousiasme-t-il. Quatre cadrans «au moins» — et non pas trois — indiquent les positions du Soleil et de la Lune, ainsi que, pour le plus petit des cadrans, les phases de notre satellite. «Nous sommes sûrs aujourd'hui qu'il s'agissait d'une machine à calculer les mouvements du Soleil et de la Lune, peut-être aussi — nous n'en sommes pas certains — ceux de quelques planètes. Cependant, le terme d'horloge astronomique me paraît toutefois inapproprié, le mécanisme étant apparemment actionné par une manivelle.» Il est encore probable que la manivelle ne soit qu’un simple remontoir mécanique. D’autre part, la forme des caractères, comparée à celles d'autres inscriptions de la même époque, conduit les experts à dater la pièce de la fin du IIe siècle avant notre ère.

Grâce aux données accumulées sur la structure interne de la machine, le mécanisme est connu en détail. Son fonctionnement est lui moins bien connu. Cette machine de bronze, de forme circulaire, actuellement fragmentée en 3 parties principales exposées au Musée Archéologique d'Athènes, occupe le volume d'un petit boîtier haut de 21 cm, large de 16 et épais de 5 (dimensions d’un livre de taille moyenne). Elle est composée de plus de 82 éléments dont une trentaine de roues dentées. Elle devait probablement être actionnée à la main ou par un système hydraulique. Son fonctionnement se base sur les mouvements différentiels des engrenages permettant de « calculer » la position des astres à un moment donné.

Elle semble être la première machine capable de restituer des données transformées après entrée d'autres données. De ce point de vue, elle peut être considérée comme une véritable calculateur.

Cicéron évoque deux machines semblables.

La première, construite par Archimède, se retrouva à Rome grâce au général Marcus Claudius Marcellus. Le militaire romain la ramena après le siège de Syracuse en 212 avant JC, où le scientifique grec trouva la mort. Marcellus éprouvait un grand respect pour Archimède (peut-être dû aux machines défensives utilisées pour la défense de Syracuse) et ne ramena que cet objet du siège. Sa famille conserva le mécanisme après sa mort et Cicéron l'examina 150 ans plus tard. Il le décrit comme capable de reproduire les mouvements du Soleil, de la Lune et de cinq planètes: « hanc sphaeram Gallus cum moveret, fiebat ut soli luna totidem conversionibus in aere illo quot diebus in ipso caelo succederet, ex quo et in [caelo] sphaera solis fieret eadem illa defectio, et incideret luna tum in eam metam quae esset umbra terrae, cum sol e regione » Cicero, De Re Publica I 22.

Si Cicéron ne se trompe pas, cela voudrait dire que cette technologie existait dès le IIIe siècle avant JC.

Cicéron mentionne également un objet analogue construit par son ami Posidonios (Cicero, De Natura Deorum II.88) Les deux mécanismes évoqués se trouvaient à Rome, cinquante ans après la date du naufrage de l'épave d'Anticythère. On sait donc qu'il existait au moins trois engins de ce type. Par ailleurs, il semble que la machine d'Anticythère s'avère trop sophistiquée pour ne constituer qu'une œuvre unique.

la Machine à vapeur grecque

Héron d'Alexandrie ou Héron L'Ancien est un ingénieur, un mécanicien et un mathématicien grec du Ier siècle après J.-C. Créateur d’automates mus par l’eau, il s’intéresse à la vapeur et à l’air comprimé. Principalement connu pour les machineries décrites dans son Traité des pneumatiques ( Pneumatica), on lui doit par ailleurs un projet de machine destinée à ouvrir automatiquement les portes d’un temple. Il aurait donc vécu vraisemblablement sous l'Empire romain. Son œuvre nous est transmise via quelques-uns de ses traités de physique et de mathématiques. Nombres de ses écrits sont retrouvés en latin et en arabe. Au cours des siècles, ils sont maintes fois retranscrits et l'authenticité de ces textes est parfois remise en cause.


éolipyle d'Héron

Héron d'Alexandrie a conçu de nombreuses machines hydrauliques. Il est à l'origine de l'éolipyle (porte d'Eole), machine pneumatique constituée d’une sphère fixée sur un axe et équipée de deux tubes coudés sortant de manière opposée. En chauffant l'eau contenue dans la sphère métallique, la vapeur d'eau formée donne en s’échappant, un mouvement de rotation à la sphère. En effet, de cette chaudière sortent un tube creux relié à une sphère pouvant tourner autour d'un axe horizontal et deux autres tubes perpendiculaires à l'axe laissant sortir la vapeur qui par propulsion faisait tourner la sphère.

Il a aussi conçu une fontaine automatique qui faisait jaillir l'eau via un ingénieux système de vases communicants. Dans le cadre de son Traité des automates il a aussi conçu des mécanismes pour théâtre à base de poids et contrepoids mettant en mouvement une série de plates-formes et de petits personnages. Grâce à ces inventions, Héron d'Alexandrie est souvent retenu comme l'inventeur des premiers automates.

Héron l'Ancien fut aussi l'inventeur d'un pseudo-thermomètre et de l'odomètre permettant de mesurer la distance parcourue. On lui attribue la fabrication d’une clepsydre pour mesurer le temps, et la réalisation d'ouvrages sur l'astrolabe permettant de mesurer la distance angulaire entre deux astres.

 

+330 Constantinople est fondée et devient le nouveau centre culturel de l'orient grec

+395 Partage de l'empire romain la Grèce est intégrée à l'empire d'Orient

 

anfl_droite.gif (14053 octets) Les apports du monde grec

 

Romains        Grecs

Avant le développement de Rome, l'Italie était composée de plusieurs cultures et civilisations, pour la plupart indo-européennes (Italiotes ou italiques), sur un substrat ligure du Néolithique.

Pompeï au IXe siècle ou au VIIIe siècle av. J.-C.

  région de Campanie au sud de Rome, sur la côte occidentale du golfe de Naples et du golfe de Salerne

La cité de Pompeï fut fondée par les fermiers osques de la région qui avaient besoin d'un marché et d'un port. Du fait de sa position stratégique, les peuples italiques mais également la population migrante grecque se disputèrent souvent son contrôle.

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fin VIII° siècle av JC les étrusques apparaissent en Toscane.

-734 les corinthiens fondent syracuse en Sicile.

Paestum ou Poseidonia est un site archéologique datant du VIIe siècle av. J.-C. situé en Italie, sur la commune de Capaccio-Paestum en Campanie. Strabon, au VIIe siècle av. J.-C., parle d'un village-forteresse au bord de la mer qu'il appelle Poseidonia. Fondée par les Sybarites, peuple grec de commerçants, la ville est très riche comme en témoignent la taille de ses temples, dignes des grandes agglomérations.

Paestum regroupe d'importants monuments architecturaux d'époque grecque et romaine. Parmi les plus importants, on peut citer les trois grands temples : deux d'ordre dorique et un d'ordre dorique et ionique qui constituent quelques uns des plus beaux exemples de ces styles. Hormis les temples, on peut également mentionner la présence d'un petit amphithéâtre romain qui faisait office de lieu de rencontre pour les habitants; ou bien le Comitiumou bien encore d'autres édifices publics d'époque romaine. De plus, il existe un Hypogée: petit temple funéraire dédié au héros fondateur de la ville. Les remparts de la ville (4.75Km) sont aujourd'hui bien conservées et on peut même y reconnaitre les différentes phases constructives lucanienne et romaine. On note également que les quatre grandes portes de la ville sont romaines.


site de paestum aujourd'hui, le site où l'on voit des temples d'architecture grecque les mieux conservés.

VII° siècle av JC  Rome nait du regroupement de 7 villages latins et sabins . La fondation de Rome est due, selon la légende, à Romulus et Remus. On peut encore voir la statue de la louve (enfin une copie si je ne m'abuse) à Rome à côté du Colisée.

VII° VI° av JC  Les Etrusques fortifient Rome et   l'organisent y construisent des monuments. Ils s'étendent jusqu'à la Campanie ( Pompeï) et la plaine du Pô.

Selon la légende, la fondation de Rome trouve son origine sur le mont Palatin. Selon la mythologie romaine, c'est sous un figuier sauvage (le Ficus Ruminalis) situé devant l'entrée de la grotte du Lupercale qui se trouve au pied de la colline (dont la découverte a été annoncée en novembre 2007), que Romulus et Remus furent découverts par la louve qui les nourrit. Le berger Faustulus trouva ensuite les deux enfants dans la grotte et, avec sa femme, Acca Larentia, les éleva. Plus tard, c'est sur cette même colline que Romulus décida de fonder la ville. Il s'agit de l'une des parties les plus anciennes de la cité.

Le Mont Palatin (Mons Palatinum en latin, Monte Palatino en italien) est une des sept collines de Rome.

Les empereurs de Rome bâtirent leurs palais sur le mont Palatin. Les ruines des palais d'Auguste, de Tibère et de Dioclétien peuvent encore être visitées.


une ruine sur le Mont Palatin


Le Palatin vu de puis Circus Maximus

les Etrusques subissent les invasions des Grecs des Samnites des Gaulois


La basilique (Temple d'Héra) fut construite à Paestum en 550 avant J.-C. Elle fait partie des plus grands temples grecs construit en pierre.
Le caractère archaïque de ce monument est visible à travers quelques singularités notamment neuf colonnes sur les côtés frontaux.

-509 début de la République romaine Rome conquiert la péninsule

V av JC hégémonie de syracuse sur la Sicile après avoir refoulé les carthaginois.

Aux Ve siècle av. J.-C. et VIe siècle av. J.-C., la cité de Paestum est au sommet de sa gloire.


Le temple de Cérès fut édifié en 500 avant J.-C à Paestum. Ce temple est plus petit mais plus équilibré dans les formes.
Cet édifice est également connu sous le nom de Temple d'Athéna.

La fresque de la Tombe du Plongeur est une fresque antique. Elle daterait de 480-470 avant Jésus-Christ. Elle se trouve actuellement au Musée archéologique national de Paestum. La fresque de la Tombe du Plongeur doit son importance au fait d'être, actuellement, l'unique exemple de peinture pariétale de sujet figuratif, datée de l'époque orientalisante, archaïque et classique, qui nous soit parvenu dans son intégrité. Interprétation de la fresque: http://fr.wikipedia.org/wiki/Fresque_de_la_Tombe_du_Plongeur


fresque de la Tombe du Plongeur : le grand saut vers l'au-delà


le temple de Neptune à Paestum: le plus récent des 3 daté de -450: exemple parfait du classicisme grec

fin du Ve siècle av. J.-C., les Samnites d'Italie prirent le contrôle de la Campanie des mains des Etrusques et Pompéi devint une commune italique. Herculanum également.

IV av JC Defaites étrusques contres les Romains mais la civilisation étrusque survit et inffluence Rome.

-390 : Gaulois et Romains s'affrontent à Clusium.

-387 : Bataille de l'Allia. Les Romains sont écrasés par Brennus et les Sennons. Siège du Capitole. Incendie et prise de Rome par Ambicat.
-354 : Rome fait alliance avec les Samnites pour combattre les Gaulois.

-348: premiere convention entre Rome et Carthage.
-280: arrivee de Pyrrhus, roi d'Epire, en Italie (a l'appel des Tarentins).
-278-276: Pyrrhus en Sicile.
-272: mort de Pyrrhus.
-269: Hieron, roi de syracuse.
-263: Hieron : Syracuse devient l'alliée de Rome.

Les Gaulois triomphent à Clusium (-299), mais sont battus à Sentinum (-295).

-264/-146 guerres puniques Rome détruit Carthage

première guerre punique (264-241 avant J.C.)

deuxième guerre punique (218-202 avant J.C

-213 Rome prend syracuse

SCIPION L'AFRICAIN (- 235 ;- 183)

Issu d'une des plus grandes familles de Rome, la gens Cornelia, Scipion l'Africain incarne l'esprit de conquête et le goût du luxe qui saisirent Rome à la faveur des guerres puniques. Son père Publius Scipion, consul en l'an - 218, périt en Espagne au cours de la lutte contre l'empire carthaginois ; Scipion part, en - 211, dans la péninsule Ibérique pour le venger et ouvrir un second front contre Hasdrubal, dont le frère, Hannibal, ravage l'Italie. Il assiège et prend Carthagène (fondée en Espagne en -226 par les carthaginois), place forte économique, vitale pour le camp punique. Sa droiture le rend populaire auprès des indigènes, lassés de l'occupation carthaginoise. Il peut, alors, rallier facilement les Ibères à sa cause et soumettre l'ensemble de l'Espagne orientale. De retour à Rome en - 205 et nommé consul, il utilise la tactique qui lui a si bien réussi et décide, en dépit des protestations du parti des temporisateurs, d'entreprendre contre les Carthaginois, toujours en Italie, une opération de diversion. Il s'installe à syracuse en Sicile, enrôle quelque 30 000 hommes et débarque en Afrique. Aidé par Massinissa, roi de Numidie détrôné par Syphax, allié des Carthaginois, Scipion ruse, feint de négocier, endort la méfiance de l'adversaire. Une nuit, il fond avec toute son armée sur le camp punique, et achève ce raid éclair par le massacre des Carthaginois à la bataille des grandes plaines. Les prévisions de Scipion se réalisent : Carthage, encerclée, rappelle Hannibal d'Italie. À regret, ce dernier quitte la péninsule qu'il occupe depuis quinze ans, demande la paix à Scipion, qui la refuse, et les deux grands chefs de guerre s'opposent à la bataille de Zama (- 202). Hannibal est vaincu et un dur traité met un terme à la deuxième guerre punique. Scipion rentre à Rome, où il est l'objet d'un triomphe exceptionnel, après avoir été salué du titre de l'Africain, qui lui est resté dans l'histoire.
C'est alors que commence pour Scipion une deuxième carrière. Questeur, consul, puis prince du sénat, sa gloire porte ombrage aux vieux romains traditionalistes. Sa vanité agace, son goût pour le faste et les honneurs lui attire particulièrement l'inimitié de l'austère Caton le Censeur ; celui-ci dénonce en lui le symbole de la morgue des grandes familles romaines, et de l'amour du luxe et du lucre. On accuse Scipion de malversations, d'escroqueries. Il se défend un moment, puis préfère s'exiler sur ses terres de Campanie, où il meurt en - 183, après avoir demandé que sur sa tombe soit gravée cette inscription : «Ingrate patrie, tu n'auras pas mes os.»
On a écrit que Scipion l'Africain, tacticien de génie, préfigurait déjà César. Mais jamais Scipion ne s'autorisa à franchir un quelconque Rubicon ; il demeura fidèle aux lois de la République romaine et n'eut jamais la tentation de devenir tyran, dictateur ou même despote, comme ses partisans l'eussent sans doute souhaité. Pourtant, la confusion des pouvoirs civils et militaires dans les magistratures romaines constituait un ferment possible de césarisme ; celui-ci semble déjà être en germe dans l'histoire de Scipion l'Africain.

-323/-168 les macédoniens luttent contre Rome et perdent

-222 : Les Boïens, appuyés par des auxiliaires germains, livrent bataille à Clastidium et sont battus par les Romains.

vers -200 Byzance tombe sous l'emprise romaine

 

-193/-146 semi indépendance de la Grèce sous contrôle romain

-149 troisème guerre punique

-146 Destruction de Carthage

-146 les cités grecques cohalisées contre Rome sont vaincues et Corinthe est détruite la Grèce devient province romaine

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l'empire romain en -146 (comptoirs phéniciens en vert)

-125 - 118 : Les Romains pénètrent en Cisalpine.

Ahenobarbus bat les Allobroges (122).

Défaite de Bituit, roi des Arvernes (121).

Conquête et reddition de la Gaule du Sud. Création de la Narbonnaise, province romaine (120).

 


l'empire romain au 2° siècle

-100 Celtes presque entièrement détruits par  les romains   seuls subsistèrent les royaumes d'Irlande

-100/+300 le rayonnement culturel de la grèce inffluence le monde romain

-107/-86 Marius gouverne Rome avec l'appui de l'armée

Quand Rome imposa sa puissance, Pompéi se joignit à elle en tant que cité fédérée mais, en - 91 , elle se rebella pour obtenir plus de droits. Après un long siège, la ville fut prise par les armées de Sylla. Dès lors, Pompéi devint ville romaine mais, jusqu'à la fin de ses jours, elle conserva son caractère de cité aux cultures grecque et italique mélangées.

-82/-79 Sulla gouverne Rome avec l'appui de l'armée

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Pline le Jeune (dont l'oncle, Pline l'Ancien, fut parmi les victimes) décrivit l'éruption du Vésuve au moment de la destruction de Pompei de façon très vivante.

"Cela ressemblait à un pin parasol italien : un grand tronc élargi en un nuage dense parcouru d'éclairs de lumière. De ce nuage, poussé par un fort vent de nord-ouest, tomba alors sur Pompéi une gr le de pierre ponce, qui détruisit toitures et maisons et enfouit la cité sous une couche de plus de 6 mètres de lapilli. Quand cette grêle cessa, les survivants qui avaient trouvé refuge dans des caves et sous des voûtes, tentèrent de fuir vers la côte toute proche. Mais ils furent surpris par une seconde averse de cendre irrespirable, plus longue, qui s'entassa sur 1,5 à 2,5 mètres."

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-70 Pompée vainc Spartacus


Pompée

-64 Pompée arrive à Petra

-63  Pompée conquiert l'Asie mineure, la Syrie et la Palestine

112-109 av. J.-C., puis 74 av. J.-C., 60-59 av. J.-C. et ainsi de suite, des conflits entre les daces et les Romains.

-60 Crassus Pompée et César imposent le triumvirat  renouvellé en -55

Florence a été fondée pendant l'époque romaine, en 59 av. J.-C., près du fleuve Arno. Elle n'a été qu'une simple bourgade jusqu'au XIIe siècle, début de son essor économique et artistique qui dura jusqu'au XVIe siècle.

Jules César

-58-51 Vercingétorix (le fils du chef gaulois de la tribu des Arvernes, Celtillos) fédère la plupart des peuples gaulois et leurs chefs pour tenter de repousser l'envahisseur romain Jules César à la fin de la guerre des Gaules.

-57 la Gaule est soumise.

Cependant, César reste en Gaule et doit affronter, à partir de -56, la montée des résistances

Dans l'hiver de -53 à -52 , des commerçants romains sont massacrés par les Carnutes à Orléans. À l'annonce du massacre, Vercingétorix prend le pouvoir chez les Arvernes et s'impose à la tête du parti anti-romain, notamment grâce à l'art du discours prisé chez les Gaulois comme chez les Romains qu'il a côtoyés. À la fin de -53 et au début de -52, les alliés romains traditionnels font peu à peu défection et se rangent sous la bannière de Vercingétorix.

-52 Alésia: Vercingétorix se rend à César et offre sa vie en échange de celle des 53 000 survivants d'Alésia. Les Gaulois sont désarmés, sortent de la citadelle et sont emmenés en captivité.

La Colonne de Trajan (Rome)

Burebista (Daces) gagne sans difficulté toutes les batailles contre les Celtes et lutte contre César du côté de Pompée, mais il arrive trop tard. Burebista est assassiné par l'aristocratie dace la même année que Jules César, très peu de temps après celui-ci.

Pour cette occasion, l'Empire romain mobilise plus de 150 000 hommes pendant six ans. Ils construisent un pont en pierres sur le Danube, premier du genre dans le monde, utilisé non pour la conquête, mais plutôt après celle-ci (comme on le voit sur la colonne Trajane, puisqu'un nouveau pont flottant a été utilisé pour l'attaque, le pont en pierre et bois antérieur ayant été brûlé).

Du côté romain, la construction de la colonne Trajane n'est pas la seule façon de célébrer la conquête d'une partie de la Dacie. L'État romain donne une fête de 123 jours, pendant lesquels la population peut boire et manger à volonté aux frais de l'État, avec la participation de 10 000 gladiateurs et 11 000 animaux.

La colonne fut érigée sous le règne de l'empereur Trajan, en 113, peut-être par l'ingénieur Apollodore de Damas, dont le rôle dans la construction de l'ensemble du forum de Trajan n'est pas bien établi : il est possible que celui-ci ait seulement supervisé les travaux.

On peut lire sur la base de la colonne l'inscription suivante :

SENATVS·POPVLVSQVE·ROMANVS IMP·CAESARI·DIVI·NERVAE·F·NERVAE TRAIANO·AVG·GERM·DACICO·PONTIF MAXIMO·TRIB·POT·XVII·IMP·VI·COS·VI·P·P· AD·DECLARANDVM·QVANTAE·ALTITVDINIS MONS·ET·LOCVS·TANT[IS·OPER]IBVS·SIT·EGESTVS

Traduction : « Le sénat et le peuple romain, à l’empereur César Nerva Trajan Auguste, fils du divin Nerva Auguste, germanique, dacique, grand pontife, revêtu de la puissance tribunitienne pour la sixième fois, père de la patrie, pour indiquer de quelle hauteur la colline a été entaillée par d'énormes travaux. »

 

-49/-48 Guerre civile Pompée vaincu par César qui franchit le rubicond en Janvier -49.

-48 Dictature de Jules César.

 

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Pompée, vaincu par Jules César à Pharsale au début du mois de juin -48, tente de trouver refuge en Égypte. Appien affirme que Ptolémée XIII et Cléopatre avaient aidé Pompée par l'envoi d'une flotte de soixante navires. Le jeune roi Ptolémée XIII et ses conseillers jugent sa cause perdue et pensent s'attirer les bonnes grâces du vainqueur en le faisant assassiner, dès qu'il pose le pied sur le sol égyptien le 30 juillet -48, sous les yeux de son entourage.

César, qui débarque deux jours plus tard, est semble-t-il furieux de ce lâche forfait (il fait enterrer la tête de Pompée dans le bosquet de Némésis en bordure du mur Est de l'enceinte d'Alexandrie) et n'éprouve pour le pharaon que mépris.

César renonce semble-t-il à son projet d'annexion à ce moment. Est-ce la romance avec la reine Cléopatre de trente ans plus jeune devenue son alliée, les difficultés militaires rencontrées lors de l'hiver -48/-47 ou son voyage sur le Nil qui lui firent renoncer à l'annexion pour lui préférer une alliance ? Difficile d'être affirmatif, mais il est un motif qui peut expliquer ce changement. En cette période troublée (César n'a pas encore réduit les derniers partisans de Pompée) un gouverneur d'Égypte ambitieux pouvait affamer Rome en la privant du blé égyptien et s'en faire un tremplin pour ses ambitions politiques. Auguste plus tard interdit aux sénateurs l'accès de l'Égypte afin d'éviter d'inutiles tentations. Maintenir une dynastie discréditée tout en gardant le contrôle militaire du pays (trois légions romaines restent après le départ de César) est par conséquent la solution, peut-être provisoire dans l'esprit du conquérant, la plus commode.

Cléopatre épouse alors un autre de ses frères cadets, Ptolémée XIV, sur l'injonction de César. Sa liaison avec César n'est un mystère pour personne. Ce dernier cependant doit bientôt quitter Alexandrie pour combattre le roi du Pont, Pharnace, puis les derniers partisans de Pompée en Afrique. De retour à Rome il convoque les souverains lagides en -46.

Les raisons de cette convocation sont imprécises. César, lui-même marié, souhaite-t-il retrouver sa maîtresse, qu'il loge dans sa propriété de la rive droite du Tibre ? Veut-il impressionner par l'éclat des quatre triomphes qu'il célèbre durant l'été -46 ? A-t-il comme objectif de montrer ce qu'il en coûte de se révolter contre Rome en faisant figurer dans son triomphe la sœur de Cléopâtre et de Ptolémée XIV, Arsinoé, qui s'était fait reconnaître reine par les troupes de Ptolémée XIII ? Souhaite-t-il garder en otage les deux souverains d'un État dont les ressources en blé sont vitales à Rome ? Difficile de trancher pour une hypothèse plutôt qu'une autre. Toujours est-il que l'Égypte est administrée pendant ce temps par les officiers de ses troupes restés à Alexandrie.

Après un siècle de désolation, Corinthe fut reconstruite par Jules César qui en fit une colonie romaine (44 av. J.-C.).

-44 Assassinat de Jules César

Au début de l'année -44 César est assassiné. Profitant de la situation confuse qui s'ensuit, Cléopatre quitte alors Rome à la mi-avril, fait escale en Grèce, puis fait voile vers Alexandrie où elle arrive en juillet -44. Elle se met à rétablir l'autorité de l'Égypte sur Chypre, qui avait été cédé à Rome par Ptolémée XII en -59. À peine de retour dans son pays elle fait assassiner Ptolémée XIV, à la fois monarque inutile et rival potentiel. La naissance de son fils lui assure un successeur éventuel et elle prend donc seule le titre de reine.

-43 second Triumvirat Antoine  Octave Lépide

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Dans le partage du monde romain intervenu après l'écrasement des républicains, l'orient est dévolu à Antoine. Il reprend alors le projet de César avant sa mort, c'est-à-dire une grande expédition contre les Parthes. Pour cela il convoque les souverains des royaumes clients à Tarse, en Cilicie, y compris la reine d'Égypte.


Buste de Marc Antoine

Celle-ci connaît au moins un des défauts de l'officier, sa vanité et son amour du faste, aussi arrive-t-elle dans un navire à la poupe dorée et aux voiles pourpres, siégeant sous un dais d'or entourée d'un équipage déguisé en Nymphes, Néréides et Amours. Puis elle invite Marc Antoine à son bord pour un somptueux banquet. Commence alors une liaison de dix ans, sans doute l'une des plus célèbres de l'Histoire même s'il est difficile de savoir quelle est la part de calcul dans l'attitude d'Antoine, lequel a besoin de l'Égypte pour ses projets.

Dans un premier temps, Marc Antoine suit Cléopâtre à Alexandrie, où il passe l'hiver -41/-40, laissant son armée. C'est à ce moment qu'une vaste offensive des Parthes leur permet de s'emparer de la Syrie, du sud de l'Asie Mineure, et de la Cilicie. Antigone Mattathias, un prince de la famille des Hasmonéens, hostile aux Romains, est installé sur le trône de Jérusalem. Marc Antoine mène une courte contre-offensive depuis Tyr puis est obligé de rentrer à Rome (été -40) où s'affrontent ses partisans et ceux d'Octave. Il conclut avec ce dernier la paix de Brindes en octobre -40 et épouse sa sœur, Octavie. Pendant ce temps à Alexandrie Cléopatre accouche de jumeaux : un garçon Alexandre Hélios, et une fille Cléopâtre Séléné.

La séparation dure trois ans, du printemps -40 à l'automne -37, et nous ne savons rien ou presque de l'action de la reine durant cette période. Au retour d'Antoine, les deux amants se retrouvent à Antioche à l'automne -37 ; celui-ci entame une politique nouvelle. Alors que ses officiers et ses alliés ont chassé les Parthes, il substitue là ou c'est possible des États clients, qui lui sont fidèles, à une administration directe de Rome. C'est ainsi qu'Hérode devient roi de Judée avec l'appui direct d'Antoine. C'est un phénomène identique qui se déroule en Galatie, dans le Pont et en Cappadoce. Cléopatre en tire un bénéfice immédiat puisqu'elle se voit confirmer la possession de Chypre, qui est en fait effective depuis -44, mais aussi de villes de la côte syrienne, du royaume de Chalcis, au Liban actuel, et de la côte cilicienne. Elle reconstitue ainsi une partie de la thalassocratie des premiers rois lagides.

En -37/-36 Marc Antoine entame une campagne contre les Parthes qui tourne au désastre, en grande partie causé par un hiver rigoureux dans les montagnes d'Arménie et du nord-ouest de l'Iran actuel. Antoine lui-même en réchappe de peu. Cléopatre est restée à Alexandrie pour accoucher d'un troisième enfant du couple, Après -37, on commence à voir à Rome dans l'alliance entre Antoine et Cléopatre une menace contre l'Empire et contre Octave.

Antoine projette en effet de faire oublier son échec militaire de -36 et lance en -35 une seconde expédition plus chanceuse. L'Arménie et la Médie font acte d'allégeance et Antoine célèbre un triomphe, non à Rome, mais à Alexandrie où Cléopatre et ses enfants sont associés. Un peu plus tard Césarion est proclamé roi des rois, Alexandre Hélios reçoit en partage l'Arménie et les terres au delà de l'Euphrate, Ptolémée quant à lui se voit confier, nominativement bien sûr car il a environ deux ans, la Syrie et l'Asie Mineure. Enfin Cléopâtre Séléné se retrouve à la tête de la Cyrénaïque. Il semble que le caractère hasardeux et chimérique de ces projets grandioses et irréalistes, une partie non négligeable de ces royaumes ne sont pas réellement sous le contrôle de Marc Antoine, n'échappe pas à Cléopatre qui se contente plus prosaïquement de réclamer à son amant, en vain, la Judée.

Les relations avec Octave s'enveniment de nouveau en -32 et l'affrontement devient inévitable. Nul doute qu'Octave craint Marc Antoine et sa popularité, encore forte au Sénat, mais le triomphe d'Antoine en -35 et la désignation de Ptolémée XV/Césarion comme roi des rois lui font envisager un danger plus vaste encore. Après tout, ce jeune homme est le seul fils de César, et il pourrait un jour lui venir l'idée, si les circonstances s'y prêtent, de venir réclamer son héritage paternel. Aussi Octave va s'employer à dénigrer Marc Antoine par tous les moyens et surtout Cléopatre, l'Égyptienne, celle qui le tient sous ses charmes et qui l'oblige à des abandons qu'Octave estime désastreux pour Rome. La plupart de ces accusations sont de mauvaise foi et de la propagande auprès de l'opinion publique romaine mais sont aussi pour beaucoup à l'origine de la « légende noire » de Cléopatre chez nombre d'auteurs antiques comme Sénèque et Pline l'Ancien. Cléopatre est rendue responsable de la guerre et la propagande d'Octave n'hésite pas à affirmer qu'elle souhaite régner sur Rome.

La guerre voit l'Égypte fournir une part importante de l'effort de guerre, plus de 200 trières, ainsi que les royaumes alliés, à l'exception notable de l'habile Hérode qui visiblement fait le pari d'une victoire d'Octave. Il est vrai que c'est son intérêt car la reine d'Égypte lorgne sur son royaume depuis fort longtemps. Mais Marc Antoine, alors qu'il dispose des troupes les plus aguerries et de la supériorité numérique mène la guerre en dépit du bon sens, sans énergie et alors qu'Octave peine à constituer son armée il lui laisse le temps de s'organiser. De plus l'implication de Cléopâtre dans le conflit est mal perçue par les officiers qui entourent Antoine, en particulier les anciens républicains, assassins de César, qui se sont ralliés à lui.

Les Daces se trouvent à Rome, avec d'autres populations originaires de la région actuelle des Balkans, comme les Illyriens par exemple, dès la période entre 44 av. J.-C. (mort de Jules César) et 31 av. J.-C., lors de l'instauration du principat d'Auguste.

Octave n'est pas un grand chef de guerre mais il compte avec Agrippa, un officier compétent qui lui donne rapidement l'avantage. Lorsqu’éclate la bataille navale d’Actium (septembre -31), Cléopatre anticipe rapidement l'issue finale de la guerre et rompt le combat avec sa flotte. Cette fuite, seul moyen de sauver ce qui peut l'être, est évidemment exploitée par Octave auprès des officiers et des hommes d'Antoine dont beaucoup changent d'allégeance.

Cette bataille marque la fin des troubles issus des guerres civiles qui ont secoué Rome depuis -50, et permet à Octave, le futur Auguste, de s'imposer comme maître absolu de l'empire naissant.

-31 Octavien neveu et fils adoptif de César est le maître du monde romain

Antoine retourne en Égypte et ne prend pratiquement aucune mesure pour lutter contre l'avancée de plus en plus triomphale d'Octave. Il consume ses forces en banquets, beuveries et fêtes somptueuses sans se soucier de la situation.

Vers août -30 Octave arrive à Alexandrie. À la fausse annonce du suicide de Cléopatre, Marc Antoine met fin à ses jours en se jetant sur son épée. Mourant, il est transporté par Cléopatre dans son propre tombeau. Celle-ci est conduite devant Octave, qui la laisse se retirer avec ses servantes. Cette attitude est curieuse de la part du futur Auguste car il semble ne prendre aucune précaution pour prévenir un suicide de la reine, dont il a pourtant besoin pour figurer à son triomphe.

- 30 l'Egypte devient province Romaine à la mort de Cléopatre

La Curie Julia est construite sur l'initiative de Jules César et terminée en 29 av. J.-C., elle est accolée au Forum de César, près de l'emplacement de l'ancienne Curie Hostilia. remarquablement conservée, l'entrée se trouve à coté de l'arc de septime sévère dans la forum antique de Rome. Voici une photo de l'intérieur.

À l'origine, le terme latin « curia », d'origine étrusque, désigne une subdivision de la tribu, puis la salle de délibération du Sénat et par suite, le Sénat lui-même.

 


Octave Empereur

-27 Début de l'empire romain. fin de la république Romaine le sénat donne  le titre d'Auguste à Octavien

l'aigle devient le symbole de l'empire.

La devise Senatus Populusque Romanus (signifiant Le sénat et le peuple romain), souvent abrégée sous la forme du sigle S.P.Q.R., était l'emblème de la République romaine, puis par tradition de l'Empire romain. Plus encore que tout autre symbole, ces quatre lettres représentaient le pouvoir politique romain. On trouvait l'aigle comme symbole de la légion romaine car à l'origine l'aigle symbolise la guerre et la victoire

 

-27/-25 Agrippa fait construire le panthéon à Rome,  celui ci fut reconstruit par Adrien  entre +120 et +125

le ciment romain.

Cette mixture née dans l'Antiquité explique la solidité des édifices, encore assez vaillants 2000 ans après leur construction. Selon Businessweek, un groupe de chercheurs internationaux a trouvé le secret de fabrication de ce ciment à l'ancienne, bien supérieur au ciment moderne, le «Portland concrete», utilisé depuis seulement deux cents ans. Le ciment romain, à base de chaux, de mortier, de cendre et roche volcanique doit sa supériorité à une réaction chimique provoquée par la chaux mouillée d'eau de mer et par la présence d'aluminium dans la roche volcanique, qui rend le mélange particulièrement stable. Mieux, les chercheurs ont remarqué que la fabrication de ce ciment antique rejetait bien moins de dioxyde de carbone. De quoi ouvrir des pistes pour des constructions modernes et plus vertes.
http://www.20minutes.fr/sciences/1174563-20130616-mystere-ciment-romain-enfin-resolu

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Le Panthéon
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Reconstitution  de Gismondi (musée de la Civilisation Romaine). Au centre de la place l'arc de la pietà. Ce panthéon ne ressemblait pas aux autres temples de l'antiquité. Chaque colonne à 12m de haut et pèse 69 tonnes. Le diamètre de la coupole est égal à la hauteur du panthéon soit 43,3 m. C'est la plus grande coupole en maçonnerie existante. Le "grand oeil" au sommet de la coupole est un cercle de 9m de diamètre. Cette coupole est faite en béton coulé elle a une épaisseur de 5,50m à la base et 1,50 m au sommet

-27/+68 les Julio-Claudiens d'Auguste à Néron organisation de l'empire

-25 Annexion romaine de la Galatie ( celtes)

-12 Pyramide Caïus Cestius, la porte San Paolo fut construite plus tard avec le mur qui englobe la pyramide. pyramideportestpaul.jpg (30258 octets)

Durant sa jeunesse, Tibère se distingue par son talent militaire conduisant brillamment de nombreuses campagnes militaires le long de la frontière septentrionale de l'Empire et en Illyrie, souvent aux côtés de son frère Drusus I, qui meurt en Germanie. Après une période d'exil volontaire dans l'île de Rhodes, il retourne à Rome en 4 ap. J.-C. où il est adopté par Auguste et devient le dernier des successeurs potentiels de l'empereur, se nommant dorénavant Tiberius Iulius Caesar. Il mène alors d'autres expéditions en Illyrie et en Germanie afin de remédier aux conséquences de la bataille de Teutobourg.

14  Mort d'Auguste: Tibère lui succède.

Il met en place d'importantes réformes dans les domaines économiques et politiques, met un terme à la politique d'expansion militaire, se limitant à sécuriser les frontières grâce à l'action de son neveu Germanicus. Après la mort de ce dernier et de celle de son fils Drusus II, Tibère favorise la montée du préfet du prétoire Séjan. Il s'éloigne de Rome et se retire sur l'île de Capri. Lorsque le préfet essaie de prendre possession du pouvoir, Tibère le fait destituer et assassiner. L'empereur ne retourne plus dans la capitale où il est haï jusqu'à sa mort en 37.

Tibère est décrit par Tacite (dans les Annales) comme un tyran qui encourage la dénonciation en tant que système, et récompense les délateurs même s'ils sont employés pour prêcher le faux avec des faveurs de toutes sortes. Les dernières années du gouvernement de Tibère sont décrites par Tacite comme des années noires, où on pouvait être jugé pour avoir simplement parlé en mauvais termes de l'empereur, si quelqu'un pouvait en témoigner. Même au niveau politique, Tacite critique fortement la mollesse qui caractérise la politique étrangère des dernières années de Tibère : l'empereur, en effet, accepte, à son avis, l'affront fait par les Parthes, et refuse d'étendre l'autorité de Rome sur le grand empire oriental.

d'autres auteurs, parmi lesquels Velleius Paterculus, Flavius Josèphe, Pline le Jeune, Valère Maxime, Sénèque, Strabon et Tertullien en donnent une image positive et ils ne font pas allusion à la scélératesse dont l'empereur aurait fait preuve lors de sa présence à Capri

26  Ponce Pilate, préfet de Judée.

27-28  Baptême de Jésus par saint Jean-Baptiste.

33  Crucifixion de Jésus.

Dans le Nouveau Testament, Tibère n'est mentionné qu'une seule fois dans un chapitre de l'évangile selon Luc qui affirme que Jean le Baptiste a commencé sa prédication publique dans la quinzième année du règne de Tibère. Les évangiles se réfèrent à Caesar ou à l'empereur, sans autre précision pour indiquer l'empereur romain régnant. Les relations entre Tibère et la religion chrétienne ont fait l'objet d'une enquête historiographique : certaines hypothèses, soutenues par Tertullien, évoquent un prétendu message de Ponce Pilate à Tibère concernant la crucifixion de Jésus. L'empereur aurait discuté de la question au Sénat et proposé la promulgation d'une loi interdisant la persécution des disciples de Jésus. On ne sait rien de l'attitude de l'empereur envers des chrétiens, aucune mesure officielle ne fut prise mais il est certain que les disciples de Jésus n'ont jamais été persécutés sous le règne de Tibère

Tibère passe la dernière partie de son règne sur l'île de Capri, entouré par des hommes de savoir, des avocats, des écrivains et même des astrologues. Il fait construire douze maisons pour ensuite vivre dans celle qu'il préfère, la Villa Jovis. Tacite et Suétone racontent qu'à Capri, Tibère laisse libre cours à ses vices, s'abandonnant à ses désirs effrénés mais il semble plus probable que Tibère ait maintenu sa coutumière réserve, évitant les excès comme il l'a toujours fait et sans négliger ses devoirs envers l'État et continuant à travailler dans son intérêt.


Reconstitution Villa Jovis

En 37, Tibère quitte Capri, comme il l'a fait précédemment, peut-être avec l'idée de revenir enfin à Rome pour passer ses derniers jours. Effrayé par les réactions que la population pourrait avoir, il s'arrête à seulement sept mille de Rome et décide de repartir vers la Campanie. Il est saisi d'une maladie et transporté dans la villa de Lucullus à Misène. Après une première amélioration, il tombe le 16 mars dans un état de délire et on le croit mort. Alors que beaucoup se préparent déjà à célébrer la prise de pouvoir de Caligula, Tibère récupère une fois de plus, provoquant des ravages parmi ceux qui ont salué le nouvel empereur. Le préfet Macron ordonne que Tibère soit étouffé dans des couvertures. Le vieil empereur, faible et incapable de réagir, expire à l'âge de soixante-dix-sept ans


La Mort de Tibère, par Jean Paul Laurens, 1864, musée des Augustins, Toulouse.

37  Caligula, empereur.

Caius Augustus Germanicus, dit Caligula (petite sandale en latin), fils du très populaire Germanicus et d'Agrippine l'Aînée, naît la veille des calendes de septembre en l'an 12

Tibère avait assigné sa succession conjointement à son propre fils Gemellus et à Caligula, qui se fit seul reconnaître par le Sénat en l'an 37. Le nouvel empereur adopta d'abord Gemellus, avant de le faire exécuter en 37 ou 38 pour un obscur complot.

Pendant six mois, les Romains purent se féliciter d'un empereur juste, utile et libéral, qui leur faisait oublier la sinistre fin du règne de Tibère. Son règne bascule par la suite dans la démesure. Ce changement a longtemps été mis sur le compte d'une grave maladie à l'automne 37 mais une analyse minutieuse montre qu'elle n'entraîne aucun changement politique significatif.

Dès lors il s'achemina comme son grand-oncle vers le despotisme, s'adonnant, selon certaines sources, à la débauche (on lui prête entre autres une longue liaison incestueuse avec sa sœur Drusilla, qui pourrait trouver sa source dans la volonté d'imiter les mariages consanguins égyptiens et la tentation du despotisme oriental, que l'on retrouve chez Néron). Certains assurent qu'il était en fait déjà atteint psychologiquement avant son avènement, mais que, le pouvoir aidant, il devint vite un empereur tyrannique et mégalomane, se prenant pour Jupiter. Cependant, de nombreux historiens et écrivains modernes s'interrogent sur la folie réelle du jeune empereur. L'étude des sources anciennes remet en question la théorie de « l'empereur fou »

38  Conversion de Paul.

C'est sous le règne de Caligula qu'eurent lieu les émeutes anti-juives d'Alexandrie (38-40), un épisode relaté par Philon d'Alexandrie dans Légation à Caius.

Une dernière conjuration eut enfin raison du princeps : en l'an 41, après trois ans dix mois et huit jours de règne selon Suétone, il fut assassiné dans sa 29e année par les soldats de sa garde, sans que l'on sache qui était le commanditaire. Selon toute vraisemblance, il s'agissait d'un meurtre domestique plus que politique. Le Sénat, probablement après des accords plus ou moins discutables, accorda le principat à son oncle Claude. Celui-ci épousa plus tard une autre sœur de Caligula, Agrippine la Jeune, la mère du futur Néron, le dernier des Julio-Claudiens.

41 Claudius empereur

En 43 de l’ère chrétienne, l’empereur Claude souhaite neutraliser la religion druidique, susceptible d’être un ferment nationaliste en Gaule, et dont les bases subsistent en Bretagne.

Messaline

Valeria Messalina dite Messaline fut la troisième épouse de l'empereur romain Claude. Née probablement en 25, elle épouse Claude en 38 ou 39 et a deux enfants avec le futur empereur : Octavie (née en 40, future épouse de Néron) et Britannicus, qui naît le 12 février 41, à peine trois semaines après l'accès de Claude au principat. En dépit de la réputation sulfureuse de son épouse, la paternité de Claude ne semble jamais avoir été remise en question

Tyrannique une fois parvenue à la première place, Messaline semble régler sa conduite selon trois axes : son souci dynastique, ses affaires de cœur et son goût pour les richesses. Parmi ses victimes les plus illustres, on compte Julia Livilla, fille de Germanicus, ainsi que la cousine de celle-ci, Julia, fille de Drusus.

Sa conduite scandaleuse et son dévergondage sans borne finirent par provoquer sa perte. L'impératrice Messaline est célèbre pour son appétit sexuel hors du commun, voire sa nymphomanie. La tradition antique unanime colporte à son endroit des récits complaisants et sans équivoque : Messaline est ainsi devenue l'image même de la luxure et du scandale. À en croire la saisissante description qu'en donne l'écrivain Juvénal, débauchée, elle n'hésitait pas à se prostituer ouvertement dans les bordels de Subure. Elle avait transformé une partie du palais en lupanar.

« Les débordements des grandes dames, les orgies licencieuses organisées par les matrones issues de la noblesse ne sont pas une pure invention de moralistes scandalisés. Si l'histoire a noirci le personnage de Messaline, le comportement qu'on lui attribue n'est pas sans équivalent dans la société impériale. Après la morosité du règne augustéen, les mœurs se libèrent brutalement pendant les premières années du règne de Tibère. Certaines matrones se font inscrire ouvertement parmi les prostituées recensées par les autorités de police. Cela leur permettra, pensent-elles, d'aimer librement qui elles veulent sans encourir de sanctions. » — Catherine Salles, Les Bas-fonds de l'Antiquité, p. 222-223

Soupçonnée de comploter contre l'empereur, elle fut sommairement exécutée en 48.

Néron accède au trône le 13 octobre 54,

à la mort de son grand-oncle et père adoptif Claude (Claudius), Empereur de Rome. Claudius meurt empoisonné le 13 octobre 54 et Néron est rapidement nommé empereur à sa place. Il n'a que 17 ans.

Au début du règne il ne fait pas grand-chose, c'est sa mère Agrippine la Jeune et son tuteur Sénèque qui gèrent les affaires en compagnie de Burrus.

En 55 Néron se brouille avec sa mère Agrippine , Néron lassé de sa femme Octavie avait pris pour maîtresse Claudia Acte, une esclave affranchie. Néron résista à l'intervention de sa mère laquelle commença à promouvoir un rival en la personne de Britannicus (qui n'a que 13 ans), mais Britannicus est vite retrouvé empoisonné !

En 58, Néron (à moins que ce soit Poppée) assassine Agrippine. La réputation de l'empereur en prend un coup (malgré le fait que Sénèque essaya de convaincre le Sénat que celle-ci complotait contre son fils)

En 60, Néron fait occuper l’île de Mona (Anglesey), et détruire le sanctuaire foyer de druidisme.

Néron qui n'a pas d'héritier réussit à obtenir le divorce d'avec Octavie pour cause d'infertilité, afin de se marier avec Poppée. Et voila qu'Octavie meurt subitement. Des émeutes éclatent.

Le 19 juillet 64, éclata le grand incendie de Rome.

Le feu débuta dans les boutiques des environs du Grand Cirque. Néron était alors en vacances dans sa ville natale, Antium, mais il dut revenir en toute hâte. L'incendie fit rage durant six jours. La rumeur circula que Néron aurait joué de la lyre et chanté, au sommet du Quirinal, pendant que la Ville brûlait. (Tacite, Ann. XV ; Suétone, Néron XXXVIII ; Dion Cassius, R.H. LXII).


Néron chantant et jouant de la lyre devant Rome en flammes

Les mêmes récits nous décrivent un empereur ouvrant ses palais pour offrir un toit aux sans-abris et organisant des distributions de nourriture pour éviter la famine parmi les survivants. Mais Néron perdit toute chance de redorer sa réputation en rendant trop vite publics ses projets de reconstruction de Rome dans un style monumental (et moins inflammable). La population désorientée cherchait des boucs émissaires, et bientôt des rumeurs tinrent Néron pour responsable. On lui prêtait pour motivation l'intention d'immortaliser son nom en renommant Rome Neropolis (cf. roman historique d'Hubert Monteilhet). Il était important pour Néron d'offrir un autre objet à ce besoin de trouver un coupable. Il choisit pour cible une religion qui prenait de plus en plus de place, et dont il s'amusait à en persécuter les membres, celle des chrétiens. Il ordonna que les chrétiens soient jetés aux lions dans les arènes, alors que d'autres étaient crucifiés en grand nombre.

En 65, une conjuration mettant en cause plusieurs de ses ex proches dont Sénèque, lequel est contraint de se suicider. La même année Néron se dispute avec Poppée, enceinte, et lui envoi un coup dans le ventre, Poppée meurt. (C'est du moins la version Tacite-Suétone, il n'est pas impossible qu'elle soit simplement décédée de complication de grossesse).

Cela se termine par la destitution de Néron par le sénat, du coup il se suicide à coup de poignard.

+69/+96 les Flaviens de Vespasien à Domitien la bourgeoisie accède au pouvoir

70  Destruction de Jérusalem par Titus.

L'arc de Titus (Rome) construit sous Domitien  entre 81 et 96 pour commémorer cette victoire de Titus sur la Judée.

Les reliefs de l'arcade montrentdes scènes de la victoire sur les juifs, transport du butin de guerre, quadrige de l'empereur. restauré pas Valadier en 1821

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72 Début de la construction du colisée de Rome (Amphitéatre Flavien) sous Vespasien. Inauguré par Titus en 80. L'écrivain Dion Cassius prétend que pendant les fêtes d'inauguration qui durèrent 100 jours on tua 9000 bêtes féroces et 2000 gladiateurs mourrurent. Il ne sera pourtant terminé que sous Domitien. On remarque au centre les restes des souterrains où se trouvaient entre autres les fosses pour les bêtes féroces. On estime à 200 voitures par jour et 400 boeufs pendant 4 ans pour déplacer les pierres de construction depuis la carrière de Tivoli. De forme elliptique 79m de long et 46 de large pour l'arène coliseerome.jpg (40309 octets)

Ci après le Colisée actuel et sa reconstitution (Gismondi musée de la Civilisation Romaine). Le schéma du velarium  est du à l'architecte AC Carpiceci

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+79 Le Vésuve détruit Pompeï

"Les gens de la cité savaient que le Vésuve était un volcan, mais il était endormi depuis des temps immémoriaux et ses versants étaient couverts de villas et de vignes. Bien que des quartiers de la ville portent encore les traces du tremblement de terre qui avait secoué la région dix-sept ans auparavant, personne n'avait pris ce phénomène pour un signe avant-coureur de la catastrophe à venir. Le réveil du volcan fut soudain et incroyablement violent. Son cratère s'affaissa brutalement et une immense colonne noire s'éleva dans le ciel."

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"Comme un brouillard palpable ou des sables mouvants, elle piégea les gens chez eux ou dans la rue. Les corps furent recouverts, comme moulés, et ces statues de cendre durcie sont aujourd'hui les signes les plus émouvants de la tragédie de Pompéi. En injectant du plâtre liquide dans ces moules maintenant creux, nous pouvons recréer la forme des corps, des vêtements, les empreintes et même le dernier cri des hommes et des femmes qui vécurent et moururent dans cette cité antique.
Pompéi fut si totalement anéantie qu'on perdit aussi la trace exacte de son emplacement."

"Des milliers d'ossements ont aussi été découverts. Des analyses ont eu lieu afin de connaitre l'état de santé, l'age, le sexe, etc, mais aussi la taille moyenne des habitants, en particulier par l'anthropologue et archéologue australienne Estelle Lazer de l'Université de Sidney. Les analyses de près de 300 victimes ont montré que contrairement aux idées reçues, celles ci n'étaient pas majoritairement des personnes âgées, des femmes et des enfants, mais un échantillonnage très disparate, représentatif de la population. Suite a l'examen des os, la taille moyenne estimée est de 1,54 mètres pour les femmes, et 1,64 m mètres pour les hommes"
http://www.bladi.net/forum/threads/habitants-pompei-mesuraient-1-30-1-50-m.381807/
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CUPIDON.jpg (288468 octets) "Mais, depuis deux siècles, la cité renaît en quelque sorte. En 1748, des ouvriers qui creusaient un canal découvrirent les maisons enterrées, et depuis, les fouilles n'ont jamais été interrompues. Des générations d'archéologues et d'ouvriers, italiens ou étrangers, ont dévoué leur vie à la découverte et à la restauration des ruines de Pompéi. Ces deux cents ans de fouilles constituent la plus longue campagne d'excavation d'une cité antique jamais réalisée. Pompéi attire à la fois par les circonstances dramatiques qui ont conduit à sa perte et par le fait qu'on peut y voir une cité antique figée au sommet de sa carrière, exposant ses qualités inaltérées par l'usure de l'histoire à laquelle sont soumises les cités vivantes. Mais surtout, elle est particulièrement intéressante pour les scientifiques qui souhaitent étudier la vie quotidienne dans une ville ordinaire de l'Antiquité.   " .   FONTAINE.jpg (216473 octets)

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"Pompéi ne fut ni le théâtre de grands événements, ni le berceau de personnages historiques (bien que Cicéron ait possédé une villa non loin). Nous n'avons trouvé aucun signe indiquant la présence de patriciens immensément riches, de princes marchands, d'hommes d'Etat célèbres ou de familles régnantes majeures. Ses citoyens étaient des propriétaires terriens aisés, des commerçants prospères et des fabricants, des marchands, des artisans, des ouvriers et des esclaves qui pouvaient aspirer à la condition d'hommes libres. La cité était gouvernée par un Conseil des Notables, choisi chaque année lors d'élections menées avec toute la vivacité et la chaleur d'une population méridionale. L'équilibre des pouvoirs entre les différentes classes de citoyens, et entre l'autonomie locale de la cité et l'autorité de l'Etat romain, conduisit à un pouvoir partagé entre les privilégiés et le peuple, ce qui était, au fond, le secret de la vitalité du régime de Rome."

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fresque du temple de Vespasien: sacrifice d'un taureau

"Et c'est précisément parce que Pompéi n'était pas une métropole dominante mais une ville de province de taille moyenne (d'environ 20 000 habitants), dans une région sous l'influence de cités plus puissantes (comme Capoue et Naples), que ses ruines nous offrent une image typique de la civilisation et de l'organisation d'une ville moyenne à cette époque."  Pompéi d'Amedeo Maiuri première parution en 1958

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bataille d'Alexandre (salle de réception de la maison du faune)

 

88-89  Lutte des armées de Domitien contre les Daces entre Rhin et Danube.

+96/+192 les Antonins de Nerva à Comode siècle d'or de l'empire romain

117rome.jpg (46163 octets)en +117

100  Fondation du royaume d'Aksoum.

101-107  Conquête de la Dacie par Trajan.

122-127  Edification du mur d'Hadrien.

139 Le Mausolée d'Hadrien

fut construit par l’empereur romain Hadrien de 130 à 139, sur la rive droite du Tibre, près du pons Ælius. Il est encore visible à l'heure actuelle, puisqu'il correspond au château Saint-Ange. Le château tire son nom actuel d'une légende apparue au IXe siècle, au sujet de la grande peste de 590. Le pape d'alors, Grégoire Ier, aurait eu une apparition de l'archange Michel, au sommet du château, remettant son épée au fourreau, signifiant ainsi la fin de l'épidémie. Pour commémorer l'événement, une statue d'ange coiffe l'ouvrage (d'abord un marbre de Raffaello da Montelupo datant de 1544, et depuis 1753, un bronze de Pierre van Verschaffelt). En fait, la légende explique a posteriori la présence d'une chapelle dédiée à l'archange par Boniface IV au VIIe siècle. La tradition consistant à coiffer un édifice d'un être ailé est ancienne : presque tous les édifices du Forum romain étaient couronnés de Victoires ailées.


visite virtuelle du chateau saint ange: http://www.italyguides.it/fr/rome/chateau_saint_ange.htm

Hadrien à la fin de sa vie, en adoptant Antonin, ordonna à celui-ci d'adopter à son tour Marc Aurèle et le petit Lucius, orphelin d'Aelius César, premier successeur désigné d'Hadrien et trop prématurément disparu. Il était aussi convenu que le petit Lucius (il n'avait que huit ans) épouserait Faustine, la fille d'Antonin, tandis que Marc, lui, convolerait avec la sœur de Lucius, une nommée Fabia Ceiona

138-161  Règne d'Antonin.

161 Marc Aurèle

Marc Aurèle était un homme de parole et de fidélité, même si celle-ci était fort mal placée. Il le prouva en respectant littéralement le règlement successoral d'Hadrien, pourtant, comme nous l'avons signalé, déjà mis à mal par le pieux Antonin. En effet, quand, à la mort dudit Antonin, il accéda enfin au trône (nous sommes en 161 et Marc avait 40 ans) et alors qu'il aurait tout aussi bien pu régner seul,, il partagea le pouvoir avec Lucius Verus, son frère d'adoption. Le fait que ce Lucius fut un être veule, un débauché, un luxurieux, un paresseux et un ivrogne, n'influença en rien la décision de Marc Aurèle.

166-175  Marc Aurèle lutte contre les Germains.

L'empereur Commode, revenu récemment à la mode grâce au film Gladiator, est né le 21 août 161. Une date qui mérite d'être retenue puisque, ce jour-là, pour la première fois depuis la prise de pouvoir d'Auguste (27 av. J.-C.), un futur empereur "naissait dans la pourpre". Jusque-là,en effet, aucun "César", né pendant le règne de son père, n'avait hérité du trône paternel. En 79, Titus avait bien succédé à son père Vespasien, mais il avait trente ans, au bas mot, quand son général de papa s'empara du pouvoir ; il n'était donc pas "né avec une petite cuillère d'argent dans la bouche" !

Cela dit, Commode était-il vraiment le fils de Marc Aurèle, son père légal et putatif ? Les historiens antiques, eux, ne se résignèrent jamais admettre cette filiation malencontreuse… Et d'imputer à Faustine, épouse de l'empereur-philosophe et mère de Commode, des aventures galantes. Exemple : la matrone, dotée, paraît-il d'un postérieur à l'étoupe assez inflammable, serait tombée amoureuse sotte d'un beau gladiateur. Peu intelligemment, elle se résigna à confesser sa passion à mon mari. Le digne Marc Aurèle, philosophe stoïcien, donc sceptique par nature, condescendit cependant à consulter des mages et des astrologues qui lui conseillèrent un traitement radical. D'abord, naturellement, le gladiateur sacrilège devait être occis. Ensuite Faustine pendrait un bain de siège, chaud, parfumé et prolongé, puis ferait passionnément l'amour avec son époux légitime. Il paraît qu'à la suite de cette savante médication, la passion de Faustine se dissipa aussitôt, mais que neuf mois plus tard, le catastrophique Commode vint au monde.

Et c'est ainsi que, dès ses plus vertes années, le lamentable Commode, gâté-pourri par un entourage trop indulgent à ses faiblesses, fut couvert d'honneurs extravagants et de titres ronflants. À six ans à peine, son père le nommait "César". À onze ans, il recevait le titre de "Germanicus". À 13 ans, il devenait prêtre ("Pontifex"). Et enfin, à quinze ans, son père le nommait "empereur" (27 novembre 177), l'associait au trône, et laissait ce gamin cruel et sournois triompher à ses côtés de par les rues de Rome.

180 Règne de Commode

Lorsque, le 17 mars 180, au retour de sa dernière et victorieuse campagne sur le Danube, l'empereur-philosophe s'éteignit à Vindobona (Vienne - Autriche), nulle voix ne s'éleva pour contester à Commode ses droits à la couronne impériale.

Le nouvel empereur se hâta de bâcler une paix de compromis avec les Barbares vaincus par son père. Ensuite, libéré de tout souci guerrier, il s'empressa de rentrer à Rome pour mener l'incomparable vie dont il rêvait depuis longtemps : une existence fastueuse et sensuelle, remplie de fêtes et de jeux, pimentée de débauches inédites et de luxure grossière, imbibée de vin et de sang. Commode, qui était pourtant d'une férocité bestiale dès qu'il s'agissait d'affirmer ses prérogatives face à un Sénat de plus en plus excédé, laissa ses favoris gouverner à sa place. Et comme ces favoris (Pérennis, Cléandre et consorts…) étaient loin d'être désintéressés, la corruption et la prévarication envahirent tous les rouages de l'état et les exactions se multiplièrent. Bien qu'il n'ait eu à faire face à aucune menace extérieure, Commode de plus en plus déséquilibré, parvint, en seulement dix-huit ans de règne, à compromettre gravement le prestige militaire et économique de Rome. La peste dépeuplait des régions entières, la famine sévissait un peu partout et des bandes de soldats livrés à eux-mêmes et non payés ravageaient la Gaule. Pendant ce temps, à Rome, le paresseux empereur se pavanait dans l'amphithéâtre. Déguisé en cet Hercule dont il se prétendait la réincarnation, il combattait des fauves avec une énorme massue de bois… On prétend même que, dans sa folie, il aurait voulu que la Ville Éternelle porte désormais son propre nom et devienne la Colonia Commodiana !

192 Marcia, la concubine préférée de Commode, découvrit son nom sur une liste de futurs condamnés à mort. Elle empoisonne Commode, celui-ci résiste au poison, son complice et futur mari, soudoya alors un jeune homme, un certain Narcisse qui étrangla Commode

192  Fondation du royaume du Champa.

+193/+235 Les Sévères  de Septime Sévère à Sévère Alexandre
tous les hommes de l'empire ont "le droit de cité"

193 : le légat Clodius Albinus s’insurge contre l’assassinat de l’empereur Pertinax. En 197, il débarque en Gaule pour affronter Septime Sévère, et se fait battre à Lyon.

197  Septime Sévère en campagne contre les Parthes.

L'arc de Septime Sévère(Rome) fut érigé pour célébrer la victore sur les parthes, les arabes et les peuples de la mésopotamie (193-199)

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le forum romain antique au pied du palatin à Rome

 

de 208 à 211 : Septime Sévère combat les incursions des Calédoniens. Il divise la Bretagne en deux provinces, Bretagne supérieure (capitale Deva) et Bretagne inférieure (capitale Eburacum/York). Septime Sévère décède à Eburacum en 211.

212  Edit de Caracalla.(fils de septime)

218  Elagabal, empereur romain.

235  Assassinat de Sévère Alexandre; début de l'anarchie militaire.

+235/+284 Bas empire pressions perses et barbares. Les invasions barbares forcent Rome à organiser sa défense  et à se replier dans l'enceinte fortifiée d'Aurélien.

256 ap. J.-C., attaque des Carpes (les Daces libres) alliés aux Goths (qui vont continuer l'attaque vers le sud du Danube). La Dacie est alors perdue par les Romains et passe sous contrôle des Carpes et des Goths. En témoigne l'arrêt brutal des inscriptions romaines et des monnaies dans le pays après 256.

260  Châhpuhr Ier capture l'empereur Valérien.

270-275  Règne d'Aurélien; rétablissement de l'unité de l'Empire.

271-275 - La retraite aurélienne de l'administration et des forces militaires au Sud du Danube et la création de la Dacie Aurélienne en Mésie pour favoriser l'échange entre les Daces du Nord et les Daces qui voulaient se réfugier au Sud. C'est aussi une raison politique : ne pas admettre la perte définitive d'une province entière.

+284/+305 Dioclétien Tétrarchie ( 2 augustes 2 césars). Persécution des chrétiens

303  Début de la persécution des chrétiens.

+306:+337 Constantin les chrétiens ont le droit du culte

proclamé 34e empereur romain en 306 par les légions de Bretagne et mort le 22 mai 337 après 31 ans de règne, Constantin est une figure prépondérante du IVe siècle.

312 Victoire de Constantin sur Maxence au Pont Milnius.

Arc de Constantin à Rome construit pour célébrer cette victoire

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ci dessus Rome sous Constantin reconstitution Gismondi musée de la Civilisation Romaine

315 l'effondrement progressif de l'empire romain pousse Constantin à donner l'autorité au pape qui devient souverain pontife

+330 Constantinople est fondée sur le site de Byzance pour mieux surveiller les Perses et la frontière du Danube.et devient le nouveau centre culturel de l'orient grec

L'ancienne basilique Saint Pierre de Rome fut l'œuvre de l'Empereur Constantin, a été commencée entre +326 et +333. Elle nécessita la démolition du Circus Vaticanus qui se situait sur la partie sud du chantier. C'était une basilique en forme de croix latine classique avec une nef, un chœur, une abside (construite autour de la tombe de Saint Pierre), et deux bas-côtés. Sa longueur était d'environ 103 mètres, et occupait la majeure partie de la superficie de l'édifice actuel. En 1505, le Pape Jules II décida de faire détruire l'ancien édifice pour construire à la place un bâtiment plus grand et plus moderne

337  Conversion de Constantin au christianisme. Assauts perses contre la Mésopotamie.

350  Conversion au christianisme de l'empereur d'Aksoum.

353  Constance II rétablit l'unité de l'Empire.

Circus Maximus signifie en latin : « le très grand cirque ». Dans ses dimensions maximales, atteintes au IIIe siècle, il pouvait accueillir environ 380 000 spectateurs, ce qui en fait de loin le plus grand édifice sportif jamais construit.

En 354, après la multiplication des Jeux, ludi (jours réservés aux compétitions sportives) à Rome, 109 jours leur sont désormais consacrés chaque année, dont 62 pour les seules courses de chars ; 20 à 24 courses avaient lieu chaque jour. Depuis le VI siècle avant JC après de nombreuses destructions, reconstructions, agrandissements. Le circus maximum peut accueillier 250 000 spectateurs. C’est dans ce cirque que se déroulaient les courses de chars qui constituaient l’un des spectacles favoris des foules romaines.


Rome: circus maximus aujourd'hui

Rome: le Palatin derrière circus maximus

En mai 357, l'empereur Constance II fait transporter un second obélisque monolithe de 33 mètres (le plus grand de tous, haut comme un immeuble de dix étages) : l'obélisque, venu de Karnak, taillé dans du granite rose de Syène (Assouan) sous le règne de Thoutmôsis IV (-1401 / -1390) a été déplacé à Rome en 323 : obélisque du Latran. En 549 eut lieu la dernière course, après laquelle le Circus Maximus fut abandonné et tomba en ruine.

361  Mort de Constance, Julien seul empereur.

366-374  Valentinien Ier lutte contre les Alamans.

370  Saint Martin élu évêque de Tours.

374  Saint Ambroise évêque de Milan.

une famine éclata sur les terres occupées par les Wisigoths et les gouverneurs romains de leurs territoires les traitèrent cruellement. Comme Valens ne répondait pas aux appels à l'aide de Fritigern, celui-ci prit les armes. La guerre qui s'ensuivit se termina le 9 août 378 lors de la bataille d'Andrinople où Valens mourut. Fritigern, victorieux, fut reconnu comme roi par son peuple et les Wisigoths devinrent la principale puissance des Balkans.

378  Valens tué par les Wisigoths.

379  Théodose Ier empereur d'Orient.

Le successeur de l'empereur Valens, Théodose Ier, conclut la paix avec Fritigern en 379.

381  Concile de Constantinople, condamnant l'arianisme. Grégoire de Naziance, évêque de Constantinople.

Une tradition chrétienne du IVe siècle attribue à Paul de Tarse un tombeau située au-dessous de l'autel majeur de l'actuelle basilique Saint-Paul-hors-les-Murs au sud de Rome. Des fouilles récentes y ont été effectuées qui ont été rapportées dans un communiqué de l'agence de presse internationale catholique APIC du 17 février 2005 : « Un sarcophage pouvant contenir les reliques de l’apôtre Paul a été identifié dans la basilique romaine de basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, selon Giorgio Filippi, responsable du département épigraphique des Musées du Vatican. Sous le maître-autel actuel, une plaque de marbre du IVe siècle, visible depuis toujours, porte l’inscription "Paulo apostolo mart" (Paul apôtre mart, ndlr). La plaque est munie de trois orifices probablement liés au culte funéraire de saint Paul. D’après Giorgio Filippi, ces trous étaient utilisés "pour la 'création' de reliques par simple contact" avec le tombeau de l’apôtre. Le long de la voie Ostiense, un édicule aurait été élevé sur la tombe de l’apôtre Paul, après sa mort dans le cours du Ier siècle. Comme pour saint Pierre, l’empereur Constantin entreprit ensuite au début du IVe siècle de faire construire une basilique pour abriter la tombe. Puis, en 386, un demi-siècle après la mort de Constantin, devant l’afflux des pèlerins, une basilique plus grande fut construite à la demande des empereurs Valentinien II, Théodose et Arcadius. »


Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome

en 395, Alaric Ier, le plus célèbre des rois Wisigoths, monta sur le trône, alors qu'à l'empereur Théodose succédaient ses deux fils incapables : Arcadius en Orient et Honorius en Occident.

+395 Mort de Théodose  Partage de l'empire romain la Grèce est intégrée à l'empire d'Orient capitale Constantinople et l'empire d'occident a pour capitale Rome
Honorius empereur d'Occident; Arcadius, empereur d'Orient.

début du moyen age


La devise Senatus Populusque Romanus (signifiant Le sénat et le peuple romain),
souvent abrégée sous la forme du sigle S.P.Q.R et l'aigle de l'empire: héraldique de l'empire d'Occident

397  Jean Chrysostome, évêque de Constantinople.

Empire byzantin
Empire d'occident


V° siècle après JC invasions barbares

406-409  Invasions barbares en Gaule.

+410 Rome mise à sac par Alaric (Wisigoths)

418  Théodoric Ier, roi des Wisigoths.

429  Invasion de l'Afrique romaine par les Vandales.

431  Nestorius déposé par le concile d'Ephèse.

435-438  Rédaction du code théodosien.

439  Geiséric s'empare de Carthage.

+440 invasion dévastatrice des Huns

451  Attila battu aux champs Catalauniques.

465-550  Les Huns établis dans la majeure partie du bassin de l'Indus.

457-474  Léon Ier, empereur romain d'Orient.

474  Zénon, empereur romain d'Orient.


 

Romulus Augustule, ou en latin Flavius Romulus Augustus (vers 460 ), parfois appelé Romulus Augustulus, est le dernier empereur romain d'Occident.

son père est Flavius Oreste, un politicien romain considéré comme descendant probable d'une tribu germanique. Oreste est nommé « Maître des Soldats » par l'empereur d'Occident Julius Nepos en 475. Le 28 août 475, un coup d'État dirigé par Oreste lui permet de s'emparer du pouvoir à Ravenne, qui depuis 402 est la capitale de l'Empire romain d'Occident.

Julius Nepos doit s'enfuir en Dalmatie. Il continuera jusqu'à sa mort, en 480, à y porter la couronne, empereur en titre de l'Occident ; il est le dernier empereur reconnu par l'Empire romain d'Orient, et c'est donc en théorie le dernier empereur juridiquement parlant de la partie occidentale.

Oreste devient de facto maître de ce qui reste de l'Empire romain d'Occident, à l'exception bien sûr de la Dalmatie. Soit qu'il ne fût pas considéré comme éligible au trône, soit qu'il n'ait pas souhaité ajouter son nom à la liste des empereurs aux courts règnes des dernières années, soit qu'il ait mis à profit les leçons des années précédentes et qu'il ait préféré garder le contrôle de l'armée, et, par l'entremise de son fils, de la politique de l'Empire, il proclame en tout état de cause empereur son fils, le 31 octobre 475. Cette accession à l'Empire n'est pas reconnue par son « rival », l'empereur romain d'Orient, Zénon.

Flavius Romulus est un enfant ou un tout jeune adolescent au moment de son élévation à l'Empire, et il n'est qu'un pantin aux mains de son père Oreste. Peu après cette prise de pouvoir, Oreste refuse de donner des terres pour l'installation des Hérules, des Skires et des Torcilingi, une décision qui engendre leur révolte sous le commandement du chef des Hérules, Odoacre. Oreste est capturé à Pavie le 28 août 476 et promptement exécuté.

Odoacre avance alors sur Ravenne, et capture la cité avec le jeune empereur. Romulus est forcé d'abdiquer le 4 septembre 476. Odoacre, en accord avec le Sénat romain, envoie alors les insignes impériaux et sa soumission à l'empereur d'Orient, Zénon, lequel les accepte et le gratifie en retour du titre de roi d'Italie. On considère aujourd'hui cet acte comme la fin de l'Empire romain d'Occident, même si légalement, la partie occidentale est réunifiée à la partie orientale par la soumission d'Odoacre.

Romulus Augustus est l'un des personnages principaux du livre de Valerio Manfredi, La dernière Légion, adapté au cinéma en 2007 par le réalisateur Doug Lefler, où c'est Thomas Sangster qui tient le rôle de Romulus Augustule. Le personnage du livre se confond avec le personnage de légende Ambrosius Aurelianus (Merlin l'enchanteur) et avec celui de Uther Pendragon (Romulus) , père du Roi Arthur. La dernière légion livre bataille en Bretagne contre les wisigoths. Toujours dans le livre et le film, Excalibur serait l'épée de César, plantée dans le rocher à la fin de la bataille entre uther-romulus et les wisigoths. Ambrosius-Merlin va éduquer Arthur qui deviendra plus tard le grand roi Arthur et ses fameux chevaliers de la table ronde.


la bataille entre la dernière légion et les wisigoths dans le film de Doug Lefler

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état des lieux en +476


+476 fin de l'empire d'Occident par le roi barbare Odoacre (Hérules peuple germanique))

486  Bataille de Soissons.

488-489  Conquête de l'Italie par les Ostrogoths

493  Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths.

498  Baptême de Clovis

À la différence de bien des abdications de ses prédécesseurs, celle de Romulus Augustule semble avoir été bénéfique pour lui. Selon une légende, la jeunesse du prince lui permet d'échapper à l'assassinat par Odoacre, qui fait preuve de pitié et l'envoie en Campanie afin qu'il y vive en paix avec sa famille. La même légende dit qu'une pension lui est octroyée. On pense, d'après une missive concernant un certain Romulus et sa mère, que cette pension est encore payée par Théodoric le Grand en 507 et même en 511. Il ne semble pas que Romulus Augustule ait vu la reconquête de Rome par les troupes de Justinien.

L'Histoire, par une ironie dont elle a le secret, a réuni les deux plus importants personnages de l'histoire romaine dans ce jeune garçon : la vanité de son père Oreste lui avait fait baptiser Romulus son fils, comme Romulus, le fondateur de l'Urbs, et son accession au trône lui conféra le cognomen de Augustus, surnom qu' Octave avait reçu après être devenu le premier empereur romain.

513  attaques sur terre et sur mer du commandant révolté de la Thrace Vitallien.

+500 l'empire perse: Arménie et sud de la Mer Caspienne Iraq Iran( peut-être jusqu'à l'Indus( fleuve Pakistan)

+651 fin de la dynastie perse des Sassanides par les arabes


+1453 fin de l'empire byzantin envahi par les Turcs

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