le contenu de cette page vient d'un site lui aussi disparu: PEPLUMS CHRONIQUES ANTIQUES

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" Mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre et des inondations extraordinaires, et, dans l'espace d'un seul jour et d'une seule nuit néfastes, tout ce que vous aviez de combattants fut englouti d'un seul coup dans la terre, et l'île Atlantide, s'étant abîmée dans la mer, disparut de même"Timée

Nos récits rapportent comment Athènes anéantit jadis une puissance insolente qui envahissait à la fois toute l'Europe et toute l'Asie, et se jetait sur elles du fond de la mer Atlantique. Car en ce temps-là on pouvait traverser cette mer. Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez, dites-vous, les colonnes d'Hercule (détroit de Gibraltar). Cette île était plus grande que la Libye et l'Asie réunies. Platon, Timée, 24

Tel est le début du récit de Platon concernant l'Atlantide, et ces quelques lignes sont à l'origine de l'océan aux profondeurs infinies du mythe. Depuis le XVIe s., abondent les délires et mystifications attachés à ce fantastique continent disparu, abîmé dans les flôts par la volonté de Zeus. Et il y a en effet de quoi rêver ! Statues en or et ivoire, bâtiments recouverts d'or, d'argent, d'étain, de cuivre et d'orichalque, avec des canaux concentriques creusés par Poséidon lui-même pour isoler la capitale de la mer, et tout un réseau de canaux d'irrigation, de ponts et de tunnels. Une source d'eau chaude et une autre d'eau froide alimentent ce merveilleux pays que les Atlantes partagent avec des animaux exotiques comme les éléphants. Ce tableau idyllique que nous dresse Platon représente un pays fabuleux pour nous mais encore plus fantastique pour un Grec du Vè s. Les temples sont ceux de l'époque classique, avec en plus "quelque chose de barbare" et des statues intérieures gigantesques et recouvertes de matières précieuses comme l'étaient celles, chryséléphantines, comme l'Athéna de Phidias dans le Parthénon à Athènes et le temple de Zeus à Olympie et la statue chryséléphantine de Zeus troisième des sept merveilles du monde antique. Mais ces deux monuments étaient des merveilles de l'antiquité grecque classique tandis que dans ce pays magnifique de l'Atlantide les temples étaient tous aussi merveilleux et splendides. Pour découvrir ces trésors, de nombreux archéomaniaques ont cherché et cherchent encore l'Atlantide. On ne peut en fait la trouver que par une bonne connaissance de Platon et de son univers familier. Il ne fait en effet aucun doute que l'Atlantide sort de l'imaginaire d'un Grec du IVè s. qui décrit un monde composé d'éléments empruntés à la civilisation grecque et d'autres à l'univers barbare. Seulement, comme il s'agit d'un continent imaginaire et merveilleux qui doit marquer les esprits, tout y est magnifié, exagéré, et l'eau, matière éminement précieuse pour un Grec, y est aussi abondante que l'or, l'argent ou l'orichalque. Conte philosophique, parabole, apologue pour mettre en exergue le rôle dominant d'Athènes qui depuis de nombreuses générations et jusqu'aux guerres médiques lutte pour la liberté de la Grèce. Nous retrouvons d'ailleurs dans ce mythe les réminiscences d'une autre légende tirée cette fois d'une histoire bien réelle, celle de la civilisation crétoise.

L'Atlantide n'avait pas marqué les contemporains de Platon, pour la bonne et simple raison qu'ils savaient qu'il s'agissait d'un continent imaginaire. Dans l'antiquité, l'île mythique était la Panchaïa d'Evhémère (auteur grec de la fin du IVè s.) qui contenait la vérité sur l'identité des dieux. Mentionnée par les auteurs païens et chrétiens, Panchaïa sombre ensuite dans l'oubli pour être remplacée, dans l'imaginaire occidental, par l'Atlantide. Alors (et sans doute parce) que les textes de Platon étaient très mal connus, même de ceux qui se flattaient d'être des érudits de l'antiquité, le passage du Timée relatif à l'Atlantide marqua aussitôt les esprits. Depuis, de belles œuvres de science-fiction ont été créées à partir du texte de Platon. Se détachant de ce dernier, le mythe a vécu une existence autonome et a lentement dérivé vers les territoires de l'imagination et de la fantaisie, sous la plume de quelques écrivains mais aussi et surtout, hélas, sous celle de "fakirs de l'archéologie", d'honorables archéomaniaques diplômés de la grande université internationale des sciences occultes et élucubratoires.

L'Atlantide n'a été mentionnée que par Platon tandis qu'Aristote (Du ciel, 11, 14) et Strabon (Géographie, II, 3, 6) ne s'y réfèrent que pour souligner le fait qu'il ne s'agit que d'un mythe. Mais nombre de nos contemporains ne possèdent pas les vertus de l'esprit critique et de la prudence et préfèrent se perdre dans les abimes de leur imagination et de leurs fantasmes. La palme d'orichalque revient sans aucun doute au très britannique James Churchward, colonel de son état, qui, en 1931, sortit de ses tablettes un continent disparu. Mu avait ainsi été offert au monde médusé qui découvrait que l'Atlantide n'était pas le seul continent disparu à hanter les esprits des chères têtes folles de nos professeurs Nimbus, fort peu savants mais très tourmentés. Désormais, il était possible d'ajouter toutes les greffes possibles à cette histoire pour former plus qu'un continent, une véritable entité aux ramifications infinies. La guerre entre l'Atlantide et Mu, à coups d'engins nucléaires, est responsable bien évidemment de la disparition de ces deux civilisations. Les survivants, enterrés dans quelque sombre caverne mystérieuse, cessent parfois de méditer sur la misère humaine pour nous espionner grâce à leurs engins suprasoniques que nous nommons vulgairement, pauvres bougres ignorants que nous sommes, des soucoupes volantes.

La somme des connaissances attribuée aux Atlantes doit correspondre à la quantité astronomique de bouffonneries rédigées à leur sujet. L'une d'elle est restée inconnue et l'on se doit de la révéler au grand jour afin de déjouer les manœuvres de censure émanant du complot international de la "science officielle". Un colonel à la retraite fit dans les années trente une intervention hélas peu remarquée à la Société archéologique de Nantes. Il révéla la raison de la disparition de continents entiers dont l'Atlantide. La terre était à ses origines de forme cubique. Le frottement dans l'espace eut pour conséquence d'émousser les arêtes puis de transformer le cube en une sphère. Or, le malheur de l'Atlantide fut d'être située au sommet de l'une de ces arêtes, celle qui séparait l'océan atlantique en deux. CQFD, rompez les rangs!!! Il est d'ailleurs à noter que selon notre bouillant et savant colonel, il existait autant de races humaines que de faces du cube. Certaines ont disparu, d'autres sont restées à l'emplacement exact qui leur a été donné par la nature aux origines (donc à l'époque où la planète était séparée par des arêtes anguleuses) tandis que la plus industrieuse, la race blanche, s'est épanouie dans tout le globe pour le plus grand bienfait de l'humanité (n'oublions pas que nous sommes dans les années trente).

Comme quoi nous voyons que les colonels, surtout ceux en retraite, ont beaucoup fait pour la science vraie et réelle, celle qui n'a pas besoin de preuves pour s'affirmer dans toute sa colossale magnificence. Les salades de ces apprentis sorciers prêtent toujours à sourire si ce n'est que parfois leur sauce très pimentée tourne au vinaigre. Les histoires rattachées à l'Atlantide et à Mu servent souvent de prétexte à des considérations morales sur la décadence de l'humanité. Pire, elles peuvent servir de cadre, avec nombre de détails autant savants qu'inventés, créés pour donner une caution scientifique à l'ensemble, à des théories nationalistes, voire racistes. Ainsi, dès 1940, les Atlantes apparaissent comme des nordiques aux yeux bleus, au grand corps athlétique, qui avaient éclairé le monde de leur lumière tellement plus brillante que celle des autres peuples ou races. Depuis, l'Atlantide dérive d'une folie ethnocentrique à une autre. Ainsi, dans les années 80, tel archéomaniaque qui affirme, preuves scientifiques à l'appui, que les menhirs et dolmens européens sont beaucoup plus anciens qu'on ne le croit. Ils sont les preuves matérielles d'une magnifique civilisation, l'Atlantide, qui s'étendait de la Grande-Bretagne à l'île de Malte et était bien supérieure à la civilisation égyptienne, pauvre reflet oriental de notre grande Europe.

Les dix souverains du royaume de l'Atlantide accomplissaient un rite tauromachique au cours duquel on devait capturer un bovidé et le sacrifier au dieu de la mer, Poséidon, qui régnait en maître dans l'Atlantide. Platon se réfère ici, en toute conscience, aux traditions crétoises, conservées dans la mémoire athénienne grâce à la saga du vaillant Thésée, fils de Poséidon. Poséidon, courroucé du refus de Minos, roi de Crète, de lui sacrifier un grand taureau blanc, se vengea en inspirant à Pasiphaé, femme du roi, une passion contre nature pour le taureau. En naquit le Minotaure, créature mi-homme, mi-taureau, qui, à l'intérieur du labyrinthe de Dédale, dévorait chaque année sept jeunes hommes et sept jeunes filles d'Athènes. Ici, une tête de taureau de la cité de Cnossos (vers 1500), illustre bien les traditions tauromachiques de la civilisation crétoise.

Cette fabuleuse histoire du Minotaure est le seul mythe crétois qui soit parvenu jusqu'à nous. Il illustre la fonction sacrée du taureau dans cette civilisation mais aussi, plus matériellement, la complexité de l'architecture palatiale crétoise que l'on peut retrouver symboliquement dans l'œuvre de Dédale, le fameux labyrinthe duquel Thésée ne put sortir que grâce au fil d'Arianne. Les quatorze jeunes d'Athènes sacrifiés chaque année au monstre hybride, selon la cruelle volonté du roi Minos, font sans aucun doute référence à cette époque où la Crète représentait la principale puissance en mer Egée. Athènes n'était peut-être alors qu'une petite cité tributaire du royaume crétois. Un millénaire plus tard, Platon s'inspire de l'ancienne puissance crétoise pour créer son Atlantide. Rites tauromachiques, palais fabuleux, mais aussi et surtout puissance thalassocratique placée (selon la légende grecque) sous la protection de Poséidon, dieu de la mer et ébranleur du sol.

  Ce rapprochement avec la civilisation crétoise n'est évidemment pas anodin. Le royaume crétois, comme l'Atlantide, était placé sous la protection de Poséidon qu'avait vaincu Athéna lors de la célèbre querelle dont l'enjeu n'était rien de moins que la possession d'Athènes. Athéna avait fait surgir, d'un coup de lance, un olivier du rocher de l'Acropole tandis que Poséidon, frappant la terre de son trident, fit jaillir une source salée. Les douze dieux, ayant jugé que l'olivier représentait un formidable cadeau, donnèrent à la déesse la souveraineté de la cité qui porte depuis son nom. Athéna vainqueur de Poséidon représente le prélude à la victoire d'Athènes sur l'Atlantide, et celle de la cité mycénienne sur le royaume crétois. Car les palais minoens, comme l'Atlantide, subissent les courroux des dieux, et sont ébranlés lors d'un formidable séisme. La période dite "protopalatiale" (1900-1700), se termine brusquement à cause d'un tremblement de terre dont l'épi-centre devait se situer au niveau de l'île de Théra (l'actuelle Santorin). Les reconstructions permirent de donner lieu à la superbe civilisation palatiale qui ne se termina qu'au milieu du XVè s., sous les coups de butoir des guerriers mycéniens, donc des Grecs.

Mes commentaires sur ce qui précède

Comment penser que Platon peut faire référence à la crète alors qu'il voit le monde comme hérodote c'est à dire sur al carte d'Hérodote ci après et que l'Atlantide est située clairement au delà des colonnes d'Hercule c'est à dire du détroit de Gibraltar (flèche rouge) et que la crète se trouve au bout de la flèche bleue c'est à dire pas loin d'Athènes, et que les comptoirs phéniciens se trouvent sur le pourtour méditerranéen donc pas non plus au delà des colonnes d'Hercule, je ne crois pas trop donc à la version proposé par wikipédia que vous pourrez lire plus loin.

Comment Platon pourrait-il ignorer à son époque que la Crète ne se situe pas au delà des colonnes d'Hercule? N'oublions pas que les trirèmes existent déjà en -500, un siècle avant la naissance de Platon.

Alors Platon aurait pu s'inspirer de la Crète pour inventer son Atlantide et non pas décrire la Crète en la prenant pour l'Atlantide, les points communs entre les 2 seraient le culte du taureau, qui n'est pas le seul fait de la civilisation crétoise (la vache sacrée, le veau d'or etc) , un rapport avec le dieu Poseidon, bon disons probablement comme toutes les îles à l'époque, elles avaient plutôt intérêt à bien s'entendre avec Poseidon qui les encerclait et enfin un fin tragique, mais bon les cataclysmes en crète sont survenus 400 ans avant la disparition de al civilisation crétoise sous les coups mycéniens, on ne peut pas vraiment dire que la Crète ait disparu par le feu. Quand à l'Atlantide le critias ne décrit pas vraiment sa fin si ce n'est que Zeus l'a provoquée, ce ne serait donc pas uen guere avec une autre civilisation comme on peut souvent le lire. C'est un peu facile de citer Platon quand ça arrange puis d'oublier sa thèse quand on préfère parler de guerre nucléaire avec Mu ou de guerre intergalactique contre les vénusiens ou autres lémuriens.

déjà lisez les extraits de Platon auquel l'auteur fait allusion: je les ai pris sur le même site que celui sur lequel est basée la page atlantide1 donc ici: http://artchives.samsara-fr.com/platon.htm#critias

Dans le "Critias", Platon reprend, pour le compléter, le récit, ébauché dans le Timée.

" ... Nous avons déjà dit, au sujet du tirage au sort que firent les dieux, qu'ils partagèrent toute la terre en lots plus ou moins grands suivant les pays et qu'ils établirent en leur honneur des temples et des sacrifices. "
" ...C'est ainsi que Poséidon, ayant eu en partage l'île Atlantide, installa des enfants qu'il avait eus d'une femme mortelle dans un endroit de cette île que je vais décrire. Du côté de la mer, s'étendait, par le milieu de l'île entière, une plaine qui passe pour avoir été la plus belle de toutes les plaines et fertile par excellence. Vers le centre de cette plaine, à une distance d'environ cinquante stades, on voyait une montagne qui était partout de médiocre altitude. Sur cette montagne habitait un de ces hommes qui, à l'origine, étaient, en ce pays, nés de la terre. il s'appelait Evénor et vivait avec une femme du nom de Leucippe, ils engendrèrent une fille unique, Clito, qui venait d'atteindre l'âge nubile, quand son père et sa mère moururent. Poséidon, s'en étant épris, s'unit à elle ..."
"...Lui-même embellit l'île centrale, chose aisée pour un dieu. Il fit jaillir du sol deux sources d'eau, l'une chaude et l'autre froide, et fit produire à la terre des aliments variés et abondants. Il engendra cinq couples de jumeau mâles, les éleva, et, ayant partagé l'île entière de l'Atlantide en dix portions, il attribua au premier né du couple le plus vieux la demeure de sa mère et le lot de terre alentour, qui était le plus vaste et le meilleur; il l'établit roi sur tous ses frères et, de ceux-ci, fit des souverains, en donnant à chacun d'eux un grand nombre d'hommes à gouverner et un vaste territoire. Il leur donna des noms à tous. Le plus vieux, le roi, reçut le nom qui servit à désigner l'île entière et la mer qu'on appelle Atlantique, parce que le premier roi du pays à cette époque portait le nom d'Atlas. Tous ces fils de Poséidon et leurs descendants habitèrent ce pays pendant de longues générations.… " ...Et voilà comment tout était disposé autour du palais des rois :"
" Quand on avait traversé les trois ports extérieurs, on trouvait un mur circulaire commençant à la mer et partout distant de cinquante stades de la plus grande enceinte et de son port. Ce mur venait fermer au même point l'entrée du canal du côté de la mer…."
" ...Pendant de nombreuses générations, tant que la nature du dieu se fit sentir suffisamment en eux, ils obéirent aux lois et restèrent attachés au principe divin auquel ils étaient apparentés. Ils n'avaient que des pensées vraies et grandes en tout point, et ils se comportaient avec douceur et sagesse en face de tous les hasards de la vie et à l'égard les uns des autres. Aussi, n'ayant d'attention qu'à la vertu, faisaient-ils peu de cas de leurs biens et supportaient-ils aisément le fardeau qu'était pour eux la masse de leur or et de leurs autres possessions. Ils n'étaient pas enivrés par les plaisirs de la richesse et, toujours maîtres d'eux-mêmes, ils ne s'écartaient pas de leur devoir. Tempérants comme ils étaient, ils voyaient nettement que tous ces biens aussi s'accroissaient par l'affection mutuelle unie à la vertu, et que, si on s'y attache et les honore, ils périssent eux-mêmes et la vertu avec eux. Tant qu'ils raisonnèrent ainsi et gardèrent leur nature divine, ils virent croître tous les biens dont j'ai parlé. Mais quand la portion divine qui était en eux s'altéra par son fréquent mélange avec un élément mortel considérable et que le caractère humain prédomina, incapables dès lors de supporter la prospérité, ils se conduisirent indécemment, et à ceux qui savent voir, ils apparurent laids, parce qu'ils perdaient les plus beaux de leurs biens les plus précieux, tandis que ceux qui ne savent pas discerner ce qu'est la vraie vie heureuse les trouvaient justement alors parfaitement beaux et heureux, tout infectés qu'ils étaient d'injustes convoitises et de l'orgueil de dominer. Alors le dieu des dieux, Zeus, qui règne suivant les lois et qui peut discerner ces sortes de choses, s'apercevant du malheureux état d'une race qui avait été vertueuse, résolut de les châtier pour les rendre plus modérés et plus sages. A cet effet, il réunit tous les dieux dans leur demeure, la plus précieuse, celle qui, située au centre de tout l'univers, voit tout ce qui participe à la génération, et, les ayant rassemblés, il leur dit : ... " Le manuscrit de Platon finit sur ces mots

si on suit la logique du critias au sens de la grèce antique, au sein des atlantes les Héros et demi-dieux auraient donc été 10, chacun à la tête d'une partie de l'Atlantide, ils continuèrent à se mélanger avec des mortels et peu à peu jusqu'à ce que leur part divine ne permit pluis de supplanter la part humaine. Ce que je comprend c'est que les Atlantes furent plus puissants que des hommes puisque desscendants de demi dieux (on entend souvent parler d'Atlantes avec des pouvoirs comme la télépathie par exemple) mais mu par les vices de la nature humaine, la cupidité la soif de domination...Ca rapelle énormément le mythe de la génèse, les Nephilim anges déchus qui se croisent avec les mortels puis dieu décide de déclencher le déluge pour détruire la race croisée qui en a résulté. C'est surement pour ça qu'on ne sait jamais vraiment si l'Atlantide a été détruite par les eaux, comme si les dieux de l'Olympe avaient demandé à Poseidon de détruire lui même sa descendance, donc par les eaux (normal c'est poseidon) ou alors détruite par une guerre , peut être entre les dieux de l'Olympe et les Atlantes, un genre de suite inconnue aux épisodes de la titanomachie et de la gigantomachie. quoi qu'il en soit on reste dans la mythologie. Je ne connais pas assez la Grèce antique pour savoir s'il est concevable que platon ait pu conter quelque chose à la façon d'homère, qu'il ait pu simplement nous conter un mythe, un épisode de la vie des dieux de l'Olympe.

pour wikipédia le texte ne finit pas de la même manière: « Pendant de nombreuses générations, les rois écoutèrent les lois et demeurèrent attachés au principe divin auquel ils étaient apparentés.. mais quand l'élément divin vint à diminuer en eux, par l'effet du croisement avec de nombreux mortels. ils tombèrent dans l'indécence... » Le Critias s'arrête là. Soit Platon n'écrivit jamais la suite, dans laquelle il devait détailler la guerre des Athéniens contre les Atlantes, soit celle-ci s'est perdue. Le même doute subsiste quant à l'existence du troisième dialogue, l'Hermocrate, qui devrait en toute logique compléter le triptyque.

donc là pour wikipédia, si l'Atlantide avait existé il faudrait considérer que c'est une guerre entre les Athéniens et les Atlantes qui aurait causé la destruction de l'Atlantide, là on retombe plutôt dans une thèse d'amalgame entre la Crète et l'Atlantide, amalgame qui comme nosu l'avons dit n'a pas pu être opéré par Platon. Athènes aurait pu vaincre la Crète mais certainement pas l'Atlantide, et en aucun cas, Athène n'aurait pu causer la disparition sous les eaux d'un continent plus grand que l'Asie, on parle d'Athènes là quand même, parceque la même une bombe nucléaire énorme ne parait pas capable de faire sombrer un continent. Tout ça devient vraiment incompatible et encore les mediums ne sont pas entrés dans la partie, mais ça ne va pas tarder.

Dans le Critias, Platon apporte des précisions sur l'organisation du royaume de l'Atlantide. En outre, il précise que les Égyptiens ont été les premiers à écrire cette histoire. Que celle-ci soit passée en Grèce, rien d'étonnant : il y avait des relations constantes entre les deux riverains de la Méditerranée.

en outre wikipédia nous apprend ceci: Une étude stylométrique, par ordinateur, attribue à Speusippe divers textes de Platon : la septième lettre, l'introduction du Timée, le Critias (M. Levison, A. Q. Morton, A. D. Winspear, Mind, 77, 1968, p. 309-325).

et enfin wiki nous propose une origine phénicienne comme inspiration pour platon: Le témoignage de Diogène Laërce nous rapporte une tradition qui dit que Platon aurait plagié l'oeuvre de Philolaos de Crotone pour écrire son Timée. Ce dernier aurait écrit le premier l'histoire de l'Atlantide, et Platon l'aurait plagié littéralement après avoir acheté aux enchères les manuscrits originaux de Philolaos... Nous n'avons rien pour vérifier ces accusations. Mais si on suit la tradition, Philolaos de Crotone avait eu comme maître un certain Pythagore. Or, qui était Pythagore ? Le fils d'un Phénicien ! Et, qui étaient les Phéniciens ? Un peuple très puissant qui était maître des mers comportant d'excellents navigateurs qui fondèrent dès -1100 Gadès au-delà des colonnes d'Hercule... De plus, on connaît l'expédition de Néchao II accomplie par les Phéniciens vers -600. Et, il n'est pas impossible, ou, du moins, il est tentant de voir dans cette expédition, qui est censée avoir fait le tour de l'Afrique, un début potentiel d'élaboration du mythe qui sera celui de l'Atlantide retranscrit plus tard par Platon. En suivant ce raisonnement, Philolaos aurait tenu de Pythagore ces contes que lui-même tenait de ses parents et de la tradition phénicienne.

Le moins que l'on puisse dire c'est que l'auteur de cette page n'y va pas avec le dos de la cueillère. Pour ma part j'ai pour principe n°1 le scepticisme dans un sens comme dans l'autre l'Atlantide reste pour moi une question ouverte

Je n'oublie pas que si l'existence de l'Atlantide n'a pas été prouvée elle n'a pas non plus été scientifiquement réfutée et pour cause, les dates connues par les diverses sciences sont pour le moins imprécises plus on s'éloigne de notre ère et les plus grandes questions restent sans réponse ( consultez les différentes pages de ce site et vous vous en rendrez compte mais je peux citer ici quelques exemples: le chaînon manquant, a quoi est due la disparition des dinosaures?De quand date la première formation de la croûte continentale, quand a commencé l'Egypte des pharaons?Pourquoi et quand exactement la Pangée et Rodina se sont-elles fragmentées?)

Je dirai même qu'il y a au fond plus de flou que de connu quand à notre passé. Lorsqu'on voit le peu de connaissances au sujet des catastrophes naturelles ayant eu lieu autour de -10000 et -3000, les incertitudes au sujet des périodes glaciaires et lorsqu'on sait qu'il suffit de 2000 ans à peine pour qu'une civilisation évolue à son apogée et disparaisse il y a largement la place à des civilisations inconnues ( ce qui ne prouve pas qu'il y en ait eu). D'autre part le degré technologique d'une telle civilisation croissant forcément de  manière exponentielle il convient d'être prudent quand on juge les hypothèses de destruction de Mu ou de l'atlantide.Si je regarde tous les intervalles de temps dont l'on ne sait rien je peux caser 13 Atlantides à la douzaine!

A ceux qui me diront :"Si Mu ou l'Atlantide ont existé pourquoi n'a-t-on trouvé aucune trace, aucun vestige?" je répondrai "on n'a pas trouvé l'ancêtre de l'homme(le chaînon manquant) cela prouve-t-il que l'homme n'a pas d'ancêtres?" je crois que dans le doute il faut s'abstenir de prendre parti. L'Atlantide reste une hypothèse, on peut continuer à la chercher.

Pour résumer ce n'est pas dans les sources écrites de la Grèce antique qu'on voit apparaitre les grandes élucubrations sur l'Atlantide, c'est bien plus tard que cela au XIX° siècle

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