Indo européens 5

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barbares celtes francs et gaulois en Europe

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1939-1945 :deuxième guerre mondiale

 

Vers le VIe siècle av. J.-C., le territoire de l'ex-Allemagne de l'Ouest est peuplé en majorité de Celtes. Au cours des siècles suivants, des tribus germaniques, sans doute originaires de Scandinavie s'installèrent progressivement dans un territoire couvrant approximativement les Pays-Bas, l'Allemagne du Nord et une partie de la Pologne actuelle.

Les Wisigoths cités par Pythéas après son expédition dans le Grand Nord en -327

Les plus anciens documents écrits mentionnant l’existence de ces peuples sont des textes grecs et romains datant du début du Ier siècle av. J.-C.. L’absence de témoignage écrit plus ancien semble indiquer que les Européens du sud et ceux du nord s’ignoraient jusqu’à cette date.

 

Les Gaulois étaient des Celtes

Les Celtes étaient des peuples civilisés, guidés par une noblesse guerrière et des "prêtres" instruits, les druides. Les armes et bijoux, retrouvés dans les tombeaux, montrent la richesse de cette Civilisation.

S'ils avaient une Religion et des coutumes semblables, les nombreuses tribus gauloises étaient cependant très souvent en guerre les unes contre les autres.

-225 : Défaite Gauloise de Télamon.

-222 : Les Boïens, appuyés par des auxiliaires germains, livrent bataille à Clastidium et sont battus par les Romains.

Pendant la deuxième guerre punique (218-202 avant J.C.) Romains et Carthaginois se disputèrent avec acharnement l'alliance des royaumes numides.

Avant la conquête romaine, la Bretagne est habitée de peuples celtes. Des relations de longue date existent avec les civilisations méditerranéennes, pour le commerce de chiens de chasse, d'esclaves et de métaux : initialement au départ des Cornouailles, les centres de commerce se sont progressivement déplacés vers l'ouest. Grâce au nombre de vestiges que le site a laissés, on estime qu'Hengistbury Head en constitua un pôle vers le IIIe siècle av. J.-C. Ce déplacement pourrait être en relation avec l'évolution de la situation sur le continent.

celtef3.jpg (8656 octets) "les Celtes reconnaissables à leur épee longue, à leur grand bouclier, à leur torque (collier), à leur pantalon. . . et à leur aspect quelque peu hirsute LesGaulois, les plus efficaces sans doute, avec leur épee et leur lance, leur casque et leur bouclier. Seuls quelques-uns portaient une cotte de mailles" Histoire militaire des guerres puniques .Yann Le Bohec:Ed Du Rocher 

L'aspect des Gaulois surprit et remplit d'effroi car, selon la coutume du pays, ils venaient en armes a l'assemblée. Vantant dans leur discours la gloire et la valeur du peuple romain, la grandeur de son empire, les ambassadeurs demandèrent aux Gaulois de ne pas laisser l'armée d'Hannibal traverser leur territoire et leurs villes au cas ou elle se dirigerait vers l'Italie; alors, à ce qu'on raconte, ils partirent d'un tel éclat de rire que les magistrats et les plus agés eurent bien du mal à calmer la jeunesse, si absurde et insolente leur paraissait cette demande: penser que, pour éviter la guerre en Italie, les Gaulois la feraient venir chez eux et qu ' ils exposeraient leur territoire aux dévastations pour défendre celui des autres!

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"Quand le calme fut rétabli, on répondit aux ambassadeurs qu'aucun service rendu par les Romains, aucun outrage de la part des Carthaginois ne justifiait qu'ils se mobilisent pour les Romains contre les Carthaginois. Au contraire ils entendaient dire qu'en Italie on expulsait de leurs terres et de leur pays des peuples de leur race, qu'on exigeait d'eux un tribut et qu'on leur faisait subir toutes sortes de vexations. Ce fut à peu près le même scénario dans les autres assemblées gauloises et il ne fut pratiquement jamais question d'amitié ou de paix avant l'arrivée a Marseille." Tite live

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-125 - 118 : Les Romains pénètrent en Cisalpine.

Ahenobarbus bat les Allobroges (-122).

-121 Défaite de Bituit, roi des Arvernes.

-120 Conquête et reddition de la Gaule du Sud. Création de la Narbonnaise, province romaine

Après la défaite des Allobroges à Solonion en -61, la Narbonnaise est définitivement soumise, tandis que l'Aquitaine, la Belgique et la Celtique (catégorisation gréco-romaine complètement étrangère aux diverses nations gauloises) restent des territoires encore indépendants de Rome.

Au temps de sa splendeur, le temple de Mercure fut un sanctuaire vénéré, centre d’un pèlerinage fameux dont la renommée s’étendait dans toute la Gaule, jusqu’au fond de la Bretagne et sur les bords du Rhin où plusieurs autels dédiés au Mercure des Arvernes ont été retrouvés. La construction du temple remonte à la première moitié du Ier siècle de notre ère, mais il est probable qu’un lieu de culte plus ancien existait déjà à cet emplacement. La découverte d’objets gaulois (poteries, fibules et monnaies) le prouve comme la mise à jour de la dédicace de la divinité Dumias (pourvue de caractéristiques proches de celles du dieu Mercure), vénérée en ces lieux avant l’arrivée des Romains et qui donna son nom au puy de Dôme. L’ensemble fut détruit à la fin du Ve siècle, selon la date des monnaies trouvées sur le site.

Selon Pline l'Ancien, ce temple était orné d'une statue monumentale du Dieu Mercure, œuvre du sculpteur grec Zénodore vers -60, mais il n'y a actuellement aucune preuve de son existence.


temple de Mercure au sommet du Puy de Dome

Vercingétorix

C'est seulement vers le milieu du 1er siècle avant J-C qu'un jeune chef de la tribu des Arvernes (d'où le nom actuel de l'Auvergne), Vercingétorix (le fils du chef gaulois de la tribu des Arvernes, Celtillos) fédère la plupart des peuples gaulois et leurs chefs pour tenter de repousser l'envahisseur romain Jules César à la fin de la guerre des Gaules (-58 à -51).

Certains historiens voient là une première tentative de création d'un "état" sur notre territoire...  

En -58, Vercingétorix est un jeune homme d'une vingtaine d'années, issu de l'aristocratie et en âge de se battre, lorsque Jules César, prenant prétexte de la migration vers la Saintonge des Helvètes forcés par la pression croissante des Germains d'Arioviste, envahit la Gaule à la tête de ses légions romaines et de contingents alliés gaulois pour venir en aide aux alliés traditionnels de Rome, les Éduens, menacés à leur tour par les Germains. César décide d'intervenir pour empêcher les Germains d'Arioviste de menacer la paix en Gaule, le bat en Alsace, près de Mulhouse, et fixe pour des siècles la frontière entre Gaulois et Germains sur le Rhin. Ceux-ci ne peuvent plus franchir le fleuve pour s'établir en Gaule sans l'aval des Romains.

En -57, jouant sur la rapidité de déplacement de ses troupes, César se dirige vers le Nord-Est et décide d'affronter les Belges qui avaient assemblé des masses d'hommes sur les rives de l'Aisne. Il s'enferme dans les camps et attend de voir la désunion produire ses effets ; puis il affronte successivement et victorieusement les Nerviens d'Ambiorix, puis les Bellovaques. Dans la foulée, les peuples de l'Armorique se soumettent. La Gaule est soumise, la guerre est finie et Rome célèbre le héros en octroyant dix jours de réjouissances.

Cependant, César reste en Gaule et doit affronter, à partir de -56, la montée des résistances, particulièrement à l'impôt, et la rébellion des puissants Vénètes du Morbihan et de leurs alliés d'outre-Manche. La répression contre la défection des Bretons est impitoyable, les élites supprimées et le peuple réduit en esclavage.

En 55 av. J.-C. Jules César débarque au sud de l’île de Grande-Bretagne, alors appelée la « Bretagne » ou Britannia (en latin), et réitère sa traversée en -54. Ces deux débarquements permirent l'établissement de premières relations de pouvoir entre Rome et les royaumes brittoniques : de nombreux rois se rendent à César et lui envoient des esclaves (Trinovantes, Cantii...). Il n’y eut cependant ni établissement de colonies ni annexion. En revanche, un roi atrébate, Commios, fuira la conquête de la Gaule pour s'établir en Bretagne. Ces faits militaires constituèrent donc un précédent et une voie à suivre pour les successeurs de César.

Dans l'hiver -54/-53, une nouvelle révolte d'un peuple de la Meuse, les Éburons, qui réussit à détruire une légion, oblige César à mobiliser une dizaine de légions et il n'hésite pas à pratiquement exterminer ce peuple. Des révoltes sporadiques, comme celle des Carnutes ou des Sénons éclatent au printemps -53. Le chef sénon Acco est supplicié et Labiénus, lieutenant de César met au pas les Trévires. L'hiver -53 arrivant, César rejoint la Gaule Cisalpine (Italie du Nord), l'un de ses commandements militaires. C'est alors que Vercingétorix vient sur le devant de la scène.

A ce moment là les tribus Gauloises sont donc divisées.

"la Gaule, avant la conquête romaine, ne formait pas un corps de nation. Les habitants n'avaient pas tous la même ori- gine et n'étaient pas arrivés dans le pays en même temps. Les auteurs anciens assurent qu'ils ne parlaient pas tous la même langue. Ils n'avaient ni les mêmes institutions ni les mêmes lois. Il n'y avait pas entre eux unité de race. On n'est pas sûr qu'il y eût unité religieuse; car le clergé druidique ne régnait pas sur la Gaule entière'. Certainement il n'y avait pas unité politique. On voudrait savoir si la Gaule avait des assemblées nationales pour délibérer sur les intérêts communs du pays. César ne signale aucune institution qui ressemble à un conseil fédératif. Nous voyons, à la vérité, dans quelques occasions, les députés de plusieurs peuples se réunir en une sorte de congrès et se concerter pour préparer une entreprise commune ; mais ce que nous ne voyons jamais, c'est une assemblée régulière qui se tînt à époques fixes..." M. Fustel de Coulanges

une partie de ce qui suit est extrait de cette page illisible: http://www.archive.org/stream/lagauleromaine00fust/lagauleromaine00fust_djvu.txt

E. Desjardins a essayé, avec une grande vraisemblance, de déterminer le terrain du druidisme ; il en exclut l'Aquitaine, la Narbonnaise et les pays voisins du Rhin {Géographie de la Gaule romairie, 1. 11, p. 519). — L'unité du clergé druidique (César, VI, 13) n'est pas une preuve de l'unité reli- gieuse de la Gaule; car dans la religion gauloise tout n'était pas drui- dique. [Cf. p. 111.] M. d'Arbois de Jubainville semble croire qu'il y ail eu à Lugudunum une fête religieuse du dieu Lug, qui avait été commune à toute la Gaule. Celle hypothèse n'est appuyée d'aucun texte et paraît plutôt démentie par l'ensemble des faits connus. César ne fait aucune mention dans "la guerre des Gaules" de tribus ni de clans. On ne rencontre dans son livre ni ces deux mots, ni aucun terme qui en ait le sens, ni aucune description qui en donne l'idée. On peut faire la même remarque sur ce que Diodore et Strabon disent des Gaulois.

Le vrai groupe politique chez les Gaulois, à l'époque qui précède la conquête romaine, était ce que César appelle du nom de civitas. Ce mot, qui revient plus de cent fois dans son livre, ne signifiait pas une ville. Il désignait, non une agglomération matérielle, mais un être moral. L'idée qui s'y attachait, dans la langue que parlait César, était celle que nous rendons aujour- d'hui par le mot État. Il signifiait un corps politi- que, un peuple organisé, et c'est en ce sens qu'il le faut prendre lorsque cet écrivain l'applique aux Gaulois. On pouvait compter environ 90 États dans la contrée qui s'étendait entre les Pyrénées et le Rhin. Beaucoup d'entre eux pouvaient mettre sur pied 10000 soldats, plusieurs 25 000, quelques-uns 50000'. Les Bellovaques pouvaient armer jusqu'à 100000 hommes, ou en ne prenant que l'élite 60000. On peut admettre que la population d'un État variait entre 50000 et 400000 âmes. Un peuple gaulois était, en général, une collection plus grande qu'une ancienne cité de la Grèce ou de l'Italie..

Chez la plupart des peuples, la forme républicaine prévalait, et avec elle l'aristocratie. La direction des affaires appartenait à un corps que César appelle du nom de sénat. Par malheur il ne nous apprend pas comment ce sénat était composé. Nous ignorons si l'on y entrait par droit de naissance, par élection, par cooptation, ou de quelque autre manière. Enfin, César rapporte ailleurs une particularité qui nous paraît significative. « Ceux des Etats qui savent le mieux se gouverner ont établi dans leurs lois que, si un homme a appris des étrangers quelque chose qui intéresse le bien public, il doit le faire savoir au magistrat, mais n'en donner connaissance à aucune autre personne. Les magistrats cachent les faits ou les exposent au public suivant ce qu'ils jugent utile. Il n'esl permis de parler des affaires publiques qu'en conseil. » est-ce Jules César qui a inventé le mensonge d'état? en tout cas pour lui c'est un critère pour définir un bon gouvernement: "Ceux des Etats qui savent le mieux se gouverner..."

Cette société était fort aristocratique et les rangs y étaient très inégaux. esclaves, débiteurs. Quant aux hommes libres, il est possible qu'ils fussent égaux en droit et en théorie; mais dans la pratique il y avait entre eux de profondes inégalités. César parle plusieurs fois d'hommes très riches. Il nous montre, par exemple, un Helvète qui a plus de dix mille serviteurs à lui, un Éduen qui est assez riche pour lever à ses frais une nombreuse troupe de cavalerie. Ce qu'il montre plus souvent encore, c'est une noblesse de naissance. Presque jamais il ne nous présente un Gaulois sans nous dire quel rang il occupe dans cette hiérarchie. Cette classe, si on en juge par les exemples que César présente, était en même temps la classe riche et la classe guerrière. On voit bien qu'elle puisait sa force à la fois dans le prestige de la naissance, dans la possession du sol et dans la pratique des armes. Aussi avait- elle la puissance dans l'État. Elle composait en grande majorité le sénat de chaque peuple, et il paraît bien que toutes les magistratures, comme tous les commandements militaires, lui appartenaient.

A côté de cette noblesse guerrière, la Gaule avait un corps sacerdotal. Les druides ont beaucoup frappé l'imagination des anciens. Ils leur ont attribué une doctrine secrète, qui aurait été très élevée et très spiritualiste. La critique historique a quelques motifs de douter de l'existence de cette doctrine. La seule chose certaine et constatée est que les druides formaient entre eux un clergé fortement organisé. Or une institution de cette nature est digne de remarque, car on n'en trouve pas d'autre exemple chez les anciens peuples de l'Europe.

En dehors de la noblesse partout puissante et de cette corporation druidique très forte dans son isole- ment, les simples hommes libres ne formaient plus qu'une « plèbe*». César en parle comme d'une classe méprisée et opprimée. « Elle ne compte pas, dit-il; elle n'ose rien par elle-même; elle n'est admise dans aucun conseil; elle est traitée presque en esclave. »

Nous pouvons d'après ces divers détails nous faire une idée générale de la société gauloise : beaucoup de paysans et très peu de classe urbaine; beaucoup d'hommes attachés au sol et très peu de propriétaires; -beaucoup de serviteurs et peu de maîtres; une plèbe qui ne compte pas, un clergé très vénéré, une aristo- cratie guerrière très puissante. Il y a un trait des mœurs gauloises qui dénote com- bien les rangs étaient marqués et les distinctions pro- fondes. « Dans leurs repas, dit un ancien, la place d'honneur est au milieu; celui-là l'occupe qui est le premier par la valeur, par la naissance ou par la richesse; les autres se placent plus ou moins loin de lui suivant leur rang; derrière chacun d'eux, debout, se tient l'écuyer qui portes ses armes; leurs gardes sont assis en face de chaque maître, et des esclaves servent à la ronde. ».

La société gauloise, au moment oh César l'a connue, était une société très agitée. Elle possédait, à la vérité, un régime légal et régulier qui était ordinairement la République aristocratique sous la direction d'une classe habituée au commandement. Mais à travers ce régime légal se dressait, d'une part, la clientèle qui créait dans chaque Etat quelques hommes plus puissants que l'Etat, et d'autre part un parti démocratique qui, s'atta- chant à ceux des grands qui le flattaient, travaillait à fonder la monarchie ou la dictature populaire. Dans le continuel conflit de ces partis ou de ces ambitions, aucune institution n'était solide, aucun gouvernement n'était assuré'. Si l'on observe le détail des événements que César raconte, et si l'on cherche à démêler les pensées des hommes qui y prenaient part, on s'aperçoit que la question qui divisait le plus la Gaule, à cette époque, était celle de la démocratie. La plus grande partie de l'attention des hommes était portée de ce côté.

« De toutes les guerres que Rome entreprit, aucune ne fut plus courte que celle qu'elle fit contre les Gaulois. » C'est Tacite qui fait cette remarque. L'Italie, en effet, et l'Espagne luttèrent pendant plusieurs généra- tions d'hommes ; pour soumettre Carthage et même la Grèce, Rome dut faire des prodiges d'énergie ou d'habi- leté. La Gaule fut conquise en cinq campagnes.

On se tromperait beaucoup si l'on se figurait que Rome eût employé toutes ses forces à cette conquête. La vérité est qu'elle ne s'en occupa même pas. Le jour où le sénat conféra à César ce qu'on appelait la province de Gaule citérieure et ultérieure, c'est-à-dire le gou- vernement de la Cisalpine et de la Narbonnaise, per- sonne, pas même César, ne pensait à cette guerre. La Province contenait quatre légions, jugées nécessaires à sa défense. Le sénat n'ajouta pas un soldat de plus pour conquérir la Gaule. Rome ne fournit jamais à César ni une légion ni aucune somme d'argent.

César fit la guerre de sa seule volonté, à ses frais, et avec ses seules ressources de gouverneur d'une province. Que la Gaule ait été conquise depuis les Pyrénées jusqu'au Rhin, cela ne s'explique pas par les seuls talents militaires de César. La supériorité de la civilisation de Rome et de sa discipline a eu sans doute plus de part à ces grands succès que le génie d'un homme, et cependant cette explication est encore insuffisante. Ce qui rend compte de la conquête de la Gaule, c'est l'état intérieur de la Gaule.Les Gaulois ne virent pas d'abord dans les Romains des enne mis; les légions entrèrent en Gaule en auxiliaires. Le pays était menacé dans sa sécurité par un déplacement des Helvètes. Contre ce danger il demanda l'appui du proconsul romain qui commandait dans la province voisine. Les Helvètes vaincus, les députés de presque toute la Gaule vinrent féliciter César : « Nous compre- nons bien, lui dirent-ils, que vous avez agi dans l'intérêt de la Gaule autant que dans l'intérêt de Rome » Débarrassés des Helvètes, les Gaulois retinrent encore César et ses légions. Les députés des différents États le supplièrent, « se jetant à ses pieds, les larmes aux yeux », de ne pas les abandonner. Ils l'instruisirent alors des divisions et des embarras intérieurs de leur malheureux pays. Quelques années auparavant, deux ligues s'étaient fait la guerre, et l'une d'elles avait appelé les Germains à son aide. Les Suèves d'Arioviste, appelés et sollicités par un parti, avaient donc franchi le Rhin^ Ces barbares « avaient pris goût au sol fertile et à la richesse des Gaulois »; de jour en jour plus nombreux, ils avaient impartialement rançonné leurs adversaires et leurs alliés. Arioviste occupait en maître le bassin de la Saône, et les Gaulois étaient trop divisés pour pouvoir le repousser. « Si César ne les délivrait pas de cette intolérable domination, il ne leur resterait plus, disaient-ils, qu'à quitter eux-mêmes la Gaule et à chercher, loin des Germains, une autre patrie et d'autres terres. » César fit ce qu'on lui demandait de faire : il vainquit Arioviste, refoula les bandes germaines au delà du Rhin et affranchit la Gaule d'un maître étranger. La Gaule ressaisit-elle une indépendance déjà perdue? A la domination d'Arioviste succéda naturellement celle de César. Il ne semble pas que cela ait soulevé, d'abord, aucune protestation.

jusqu'à ce que Vercingétorix se soulève César tenait donc la gaule avec le soutien de la noblesse Gauloise. Ce fut seulement dans la septième année de son proconsulat que César vit la Gaule presque entière se dresser contre lui. Jusque-là les Arvernes avaient été dans son alliance. C'était un des plus puissants peuples de la Gaule; au siècle précédent, ils avaient eu un gouvernement monarchique et ils avaient fait la guerre contre les Romains; vaincus, ils n'avaient pas été assujettis ; Rome leur avait seulement enlevé leur royauté et l'avait remplacée par un gouvernement sénatorial. Depuis ce temps ils étaient restés constamment fidèles à l'alliance romaine; César ne les avait jamais vus parmi ses adversaires; leurs principaux citoyens, leurs sénateurs, Vercingétorix lui-même avaient recherché son amitié. Vercingétorix appartenait à une de ces familles que leur vaste clientèle rendait démesurément puissantes.

Dans l'hiver de -53 à -52 , des commerçants romains sont massacrés par les Carnutes à Orléans. À l'annonce du massacre, Vercingétorix prend le pouvoir chez les Arvernes et s'impose à la tête du parti anti-romain, notamment grâce à l'art du discours prisé chez les Gaulois comme chez les Romains qu'il a côtoyés. À la fin de -53 et au début de -52, les alliés romains traditionnels font peu à peu défection et se rangent sous la bannière de Vercingétorix

En janvier -52, Vercingétorix lance de multiples ambassades auprès de peuples gaulois pour tenter de les rallier, n'hésitant pas à garantir l'alliance par la prise d'otages. Il tente de s'imposer aux Éduens (dans l'actuelle Saône-et-Loire), alliés des Romains ou, à tout le moins, de les neutraliser. Il envoie un de ses alliés, le cadurque Luctérios, vers le sud, au contact de la province narbonnaise et réussit à retourner les Rutènes et leurs alliés. La Narbonnaise est ainsi directement menacée. Vercingétorix réussit lui-même à gagner à sa cause les Bituriges, normalement membres de la confédération éduenne. Il inspire rapidement une union des peuples du centre et de l'ouest de la Gaule contre le proconsul. César, sentant le danger imminent d'une insurrection générale de la Gaule, interrompt son séjour en Cisalpine et rejoint fin janvier Narbonne pour rétablir la confiance.

Vercingétorix, roi et dictateur, était entouré de toutes les difficultés qui assiègent d'ordinaire les monarques que la démocratie a portés au pouvoir. D'une part, il avait à contenir par des supplices le parti adverse; d'autre part, il avait à tenir tête aux exigences du sien. Soupçonneux à l'égard de ses adversaires, il était soup- çonné par ses partisans. Cette même foule qui l'avait fait roi, dès son premier échec l'accusa de trahison : « S'il avait été battu, disait-elle, c'est qu'il s'entendait avec César; il ne visait qu'à être roi, et sans doute il aimait mieux l'être par la volonté de César que par celle de ses compatriotes'. » De tels discours montrent à quel point les longues divisions politiques des Gaulois avaient troublé leurs esprits. Dans un pareil état d'âme, vaincre était impossible. Il manquait à Vercingétorix ce qui est la condition du succès dans les grandes guerres : il lui manqnait de commander à une nation sans partis.

Dans un geste tactique audacieux, César décide de prendre la route nord (les cols du Vivarais) à travers le Massif central enneigé, en plein pays arverne, pour rejoindre Agedincum (Sens). Il y retrouve en février les six légions cantonnées pour l'hiver pour lutter contre la sédition qui se répand au centre de la Gaule, quatre autres restant réparties sur la frontière avec les Trévires et celle avec les Germains.

Vercingétorix, fidèle à sa tactique, s'enferme dans Gergovie, près de l'actuel Clermont-Ferrand. César, dans ses Commentaires, prétend qu'il atteint son but de « rabattre la jactance gauloise et redonner du courage aux siens », tout en ayant limité ses pertes à 700 légionnaires, alors que les autres auteurs font état d'un revers inquiétant de César : Plutarque précise que tout allait bien « jusqu'au moment où le peuple éduen entra à son tour dans la guerre. En se joignant aux rebelles, ils provoquèrent un profond découragement dans l'armée de César. C'est pourquoi, celui-ci leva le camp ». César prend la route du nord-ouest pour faire sa jonction avec les troupes de Labiénus et réprimer la révolte des Sénons. Pendant ce temps, l'insurrection se généralise. Vercingétorix parvient à reprendre son titre de chef des Arvernes et à rallier les Éduens à sa cause. Il s'efforce de les lancer contre la Province romaine pour achever de déstabiliser César. Mais il n'y réussit pas. Vercingétorix s'impose définitivement comme chef de guerre de la coalition gauloise à Bibracte.

Une grande partie des peuples gaulois est alors unifiée pour la première fois de son histoire. Il veut probablement défaire César de manière définitive, et croit en sa supériorité, bien que la moitié de ses troupes potentielles ne lui soient pas encore parvenues (elles constitueront l'armée de secours à Alésia). Ce qui a rendu possible cette union c'est le refus d'une domination étrangère par le bas peuple alors que la noblesse avait trahi en collaborant

Vercingétorix perd la partie au bout d'une quarantaine de jours de siège, ses troupes mourant de faim. Les armées de renfort gauloises, enfin arrivées, lancent une série d'attaques menées par les chefs lémovices ou éduens : les Romains ne sont pas loin de céder, mais le siège n'est pas brisé, ils résistent. Vercingétorix se rend à César et offre sa vie en échange de celle des 53 000 survivants d'Alésia. Les Gaulois sont désarmés, sortent de la citadelle et sont emmenés en captivité. Il restera en captivité à Rome pendant 6 ans avant d'être éxécuté.


Alésia: Vercingétorix se rend à César

César dans la Guerre des Gaules rapporte ces propos tenus par Vercingétorix avant de se livrer aux Romains: " Cette guerre, ce n'est pas la mienne seulement, c'est la notre à tous, c'est la gloire et la liberté de la Gaule" on peut interpréter cette phrase comme la mise en avant d'un nationalisme qui s'oppose à la domination d'un empire, la suite on la connait: une Gaule romanisée: La Gaule Romaine.

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LA GAULE ROMAINE

-52  après la défaite de Vercingétorix à Alésia , la Gaule tombe sous la domination romaine et, administrée par Rome, est divisée en provinces.

Vercingétorix est emprisonné, puis exécuté à Rome, à la suite du triomphe de César.

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arènes de Nîmes

Les Daces se trouvent à Rome, avec d'autres populations originaires de la région actuelle des Balkans, comme les Illyriens par exemple, dès la période entre 44 av. J.-C. (mort de Jules César) et 31 av. J.-C., lors de l'instauration du principat d'Auguste.

Cependant, les Romains ne sont pas des conquérants destructeurs ; au contraire, ils assimilent les peuples conquis, les enrôlent dans l'armée, forment des administrateurs, leur font bénéficier de leur Civilisation "de confort" (thermes, routes, aqueducs,...). Si bien que les Gaulois vont devenir des Gallo-Romains!

Avec cette romanisation la "Paix romaine" va s'installer dans le pays pendant plus de trois siècles et la Gaule va se développer en s'enrichissant.

-27 Octave fils adoptif de César se fait appeler Auguste c'est la fin de la république Romaine et le début de l'empire romain


L'aigle: l'empire soumet la Gaule

-25 Annexion romaine de la Galatie ( fin des celtes qui ne seront plus nommés que gaulois par les écrits grecs).

En 43 de l’ère chrétienne, l’empereur Claude souhaite neutraliser la religion druidique, susceptible d’être un ferment nationaliste en Gaule, et dont les bases subsistent en Bretagne. L'intérêt des commerçants romains a également pu influer sur sa décision, tandis qu'il se sert visiblement du roi Verica, spolié de son royaume par les Catuvellauni, comme prétexte à l'invasion. Il envoie en Bretagne quatre légions : les IIe Augusta, IXe Hispana, XIVe Gemina et la XXe Valeria Victrix, commandées par Aulus Plautius, ancien gouverneur de la Pannonie, Flavius Vespasien, le futur empereur et Osidius Geta. Les historiens estiment à environ 40 000 hommes le corps de débarquement qui mena la conquête du sud de la Bretagne, de 43 à 47. Claude fit même personnellement le trajet jusqu’en Bretagne, pour revenir célébrer son triomphe à Rome et prendre le titre de Britannicus, qu’il transmit à son fils.

Géographiquement la province romaine de Britannia couvrit l’Angleterre, le Pays de Galles et le sud de l’Écosse, du Ier siècle au début du IVe siècle. Elle était la région la plus au nord du monde connu. Pour les Romains, la Bretagne constituait « la terre la plus écartée et le dernier boulevard de la liberté », d'après l'écrivain Tacite, qui ajoutait : « Il n’y a plus de peuples au-delà, rien que des flots et des rochers. ».

En 60, Néron fait occuper l’île de Mona (Anglesey), et détruire le sanctuaire foyer de druidisme.

En 60 et 61, à la suite du legs à Rome de son royaume par le roi Prasutagos, les brutalités des commerçants et des administrateurs romains contre Boudicca, reine des Icenis, provoquent un soulèvement de tout son peuple. Ces troupes prirent plusieurs villes, massacrèrent les garnisons romaines et pillèrent Camulodunum, Verulamium et Londinium. Selon Suétone, Néron envisage d’évacuer l’île, mais Suetonius Paulinus mate la révolte. Les historiens romains annoncent un bilan terrible : 70 000 romains massacrés au début de la révolte, et sûrement beaucoup plus du côté breton.

de 71 à 84 Sous Vespasien la conquête romaine reprend. L'occupation romaine ne fut jamais complète sur l'île, car elle ne s'étendait pas au nord du mur d'Hadrien (long de 95 km), qui sépare aujourd'hui l'Angleterre de l'Écosse (voir la carte de la Britannia); la Britannia ne comprenait ni l'Écosse du Nord (Caledonia) ni l'Irlande (Hibernia). La conquête des hautes terres de la Calédonie aurait exigé un effort militaire et financier disproportionné par rapport à l'intérêt de l'opération. On n'y trouvait pas de terres à cultiver, ni de vastes terrains d'élevage, seulement des tourbières et des marais, rien qui puisse justifier pour Rome une guerre longue et coûteuse, car les populations locales (les Calédoniens) étaient très hostiles aux Romains.


l'empire romain au 2° siècle après JC

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guerre de cent ans


la Maison carrée à Nîmes (Gard)

De nombreux témoignages de la Civilisation gallo-romaine subsistent en France, particulièrement grâce aux monuments dans de nombreuses villes et surtout dans le sud-est (Gaule romaine).Ci dessous , le pont du Gard, la maison carrée à Nîmes, les arènes de Nîmes et le théatre antique d'Orange.


Le Pont du Gard


théatre antique d'Orange

C’est au cours du voyage que l'empereur Hadrien (117-138) effectua en Calédonie (Écosse) en 121-122 que la construction du mur d'Hadrien (Hadrian's Wall) commença pour se terminer en 128. Ce mur était entouré de fossés, jalonné de fortins, de casernes, de toute une infrastructure militaire qui fut efficace pendant plus de trois siècles. Il s’agissait pour l'Empire romain de soulager les forces armées de la pression des Pictes, qui se faisait de plus en plus forte ; certains historiens parlent davantage d’une «ligne de démarcation» que d’une ligne de fortification.


Mur d'Hadrien

En 142, l'empereur Antonin le Pieux fit construire un autre mur, entre le Forth et la Clide, qui «doublait» au nord la fortification déjà édifiée par son père adoptif Hadrien.

Kemp Molone pensait avoir retrouvé le vrai Arthur dans le personnage de Lucius Artorius Castus. La parenté de nom est en effet assez troublante. Ce préfet romain, installé à York, a commandé (l'épigraphie l'atteste) la VIe Légion Victrix, chargée de combattre les Calédoniens (peuple de l'actuelle Écosse) au-delà du mur d'Hadrien. Il a remporté contre eux (et non contre les Saxons) une suite de victoires entre 183 et 185 après J.-C. Ensuite, il est envoyé en Armorique mater une rébellion. À l'occasion de cette expédition, il portait le titre de dux, ce qui n'est pas sans rappeler le titre de dux bellorum rapporté par la chronique de Nennius.

193 : le légat Clodius Albinus s’insurge contre l’assassinat de l’empereur Pertinax. En 197, il débarque en Gaule pour affronter Septime Sévère, et se fait battre à Lyon.

de 208 à 211 : Septime Sévère combat les incursions des Calédoniens. Il divise la Bretagne en deux provinces, Bretagne supérieure (capitale Deva) et Bretagne inférieure (capitale Eburacum/York). Septime Sévère décède à Eburacum en 211.

Les Francs

Le principal peuplement de la France provient de deux grandes migrations. Tout d'abord, celle des Celtes et, plus tard, celle des Germains.

IIIème siècle des envahisseurs, des Barbares venus du Nord eseentiellement des germains ravagent les régions d'Europe..

Les Wisigoths sont apparus pour la première fois dans l'Histoire en tant que peuple distinct en l'an 235, quand ils envahirent et dévastèrent la Dacie. (approximativement la Roumanie actuelle).

La Dacie était également peuplée par les Sarmates, les Scythes, et les Bastarnes. On relève quelques peuplements celtes, et probablement un certain nombre de colons grecs et commerçants romains. Les ennemis des Daces sont les Romains et parfois certains Celtes. Leurs alliés sont les Thraces et les Grecs, jusqu'à la conquête de la Grèce par l'Empire romain.

Les Skires ( Wisigoths) étaient un peuple germanique initialement établi en Mazurie, non loin de la Lituanie actuelle. Avec les Bastarnes (autre peuple germanique), une partie d'entre eux émigra vers le sud vers 230 après J.C. et les deux peuples s'établirent sur les rives de la mer Noire. Après avoir conclu en pacte de paix avec les Romains, les Skires s'installèrent à l'est du domaine des Bastarnes.


Les Wisigoths dans le film la dernière légion

de 259 à 274, la Bretagne soutient les empereurs gaulois et fait partie de l'empire des Gaules

À partir de 268, les wisigoths s'attaquent à l'Empire romain et tentent de s'installer dans la péninsule des Balkans. Cette invasion concerna aussi les provinces romaines de Pannonie et d'Illyrie et menaça même l'Italie. Cependant, les Wisigoths furent battus près des frontières modernes d'Italie et de Slovénie et à la Bataille de Naissus, en septembre 269.

Dès le IIIème siècles les Francs (dont le nom signifie "hardis" ou "libres") essaient de s'implanter en Gaule. Leurs incursions sont finalement repoussées par les Romains, mais ils n'abandonnent pas et au IVème siècle ils finissent par s'implanter dans le nord de la Gaule (Francs saliens) et à l'est (Francs rhénans).

Les Francs saliens signent un traité avec l'empereur de Rome et, à partir de ce moment, ils seront aux côtés des Romains pour défendre le territoire. Beaucoup deviennent officiers dans l'armée romaine et, tant que l'empire subsistera, les Francs seront les plus fidèles alliés de Rome. Ils font de Tournai (actuellement en Belgique) leur capitale.

Au contact des gallo-romains, ils vont se "romaniser", tout en conservant leur culture germanique, particulièrement leur religion dont le principal dieu, Odin, est celui de la guerre...

Au cours des trois années suivantes, les Wisigoths furent repoussés au-delà du Danube par une série de campagnes militaires menées par l’empereur Claude II le Gothique. Cependant, ils purent se maintenir en Dacie, qu'Aurélien fit évacuer en 271, transférant la population vers une nouvelle province créée au sud du Danube sous le nom de Dacia Ripensis. Les wisigoths restèrent établis en Dacie jusqu'en 376

293 : le César Constance Chlore oblige Carausius à quitter ses positions en Gaule. Allectus, fonctionnaire soutenu par les marchands de Londres, assassine Carausius, se proclame empereur à son tour et ramène ses légions en Bretagne.

296 : Constance Chlore débarque en Bretagne. Allectus est tué dans les combats et l’Empire reprend le contrôle de la province.

306 : Constance Chlore décède à Eburacum (York), alors qu’il s’apprétait à marcher contre les Pictes révoltés.

315 l'effondrement progressif de l'empire romain pousse Constantin à donner l'autorité au pape qui devient souverain pontife. C'est le début d'une forme de séparation des pouvoirs, le pouvoir sprituel à l'église et le pouvoir temporel va progressivement passer entre les mains des divers rois ou empereurs qui se succèderont

368-370 : Théodose l'Ancien repousse les incursions des Pictes, des Scots et des pirates Saxons en Bretagne.

Les wisigoths restèrent établis en Dacie jusqu'en 376, lorsqu'un de leurs deux chefs, l'arien Fritigern, fit appel à l’empereur romain Valens et lui demanda l'autorisation de pouvoir s'installer sur les berges Sud du Danube, afin de se protéger des Huns, incapables de traverser en force ce large fleuve.

en 377 une famine éclata sur les terres occupées par les Wisigoths et les gouverneurs romains de leurs territoires les traitèrent cruellement. Comme Valens ne répondait pas aux appels à l'aide de Fritigern, celui-ci prit les armes. La guerre qui s'ensuivit se termina le 9 août 378 lors de la bataille d'Andrinople où Valens mourut. Fritigern, victorieux, fut reconnu comme roi par son peuple et les Wisigoths devinrent la principale puissance des Balkans.

Le successeur de l'empereur Valens, Théodose Ier, conclut la paix avec Fritigern en 379.

En 383, le comte Maxime se fait proclamer empereur après sa victoire contre les Pictes et les Scots. Il passe en Gaule avec une partie de son armée et l’armée du Rhin puis celle de Rhétie se rallient à lui. La Bretagne est dégarnie, les troupes restantes ne peuvent plus défendre le mur d’Hadrien contre les nouvelles attaques des Pictes et les Scots et abandonnent cette ligne de défense.

+395 Mort de Théodose  Partage de l'empire romain

la Grèce est intégrée à l'empire d'Orient capitale Constantinople et l'empire d'occident a pour capitale Rome. Honorius empereur d'Occident; Arcadius, empereur d'Orient.

395 est considéré comme le début du moyen age en Europe.

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Les mérovingiens

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Le premier Roi connu des Francs saliens serait Clodion, dit "le chevelu".autour de l'an 400
Il est cependant probable que ce Roi "mythique"... n'ait jamais existé.

Son successeur, peut-être son fils ou un proche parent ( ? ) , est Mérovée , lequel a probablement, lui, effectivement régné...

406-409  Invasions barbares en Gaule.

Au début du Vème siècle, les Barbares, venus du nord, vont à nouveau déferler sur l'Europe et détruire, peu à peu, l'empire romain; c'est la seconde grande migration qui verra le peuple Franc (des GERMAINS) s'assimiler aux gallo-romains.

Ces Barbares (ce nom signifie simplement "étrangers" pour les Romains), venus du Nord (et de l'Est), vont attaquer et conquérir l'empire romain d'occident (la partie orientale, qui a pour capitale l'ancienne Byzance, Constantinople, l'actuelle Istanbul, ne sera pas conquise à cette époque et subsistera jusqu'au XVème siècle ; on l'appellera l'empire Byzantin).

Certains de ces peuples, pour la plupart Germaniques, traverseront la Gaule et la péninsule ibérique (actuels Espagne et Portugal) ainsi que la Méditerranée pour s'installer en Afrique du Nord; ce sont les Vandales dont le nom est resté synonyme de destructeur!

À la fin du IVe siècle et au Ve siècle, certaines de ces peuplades germaniques établirent des royaumes plus ou moins éphémères dans les régions de l'Empire romain qui correspondent actuellement à l'Angleterre (les Angles et les Saxons), à la France (Francs et Burgondes), au nord de l'Italie (les Lombards et les Ostrogoths), à l'Espagne (Wisigoths) et même à la Tunisie (Vandales).

les Wisigoths s'installeront dans le sud-ouest de la Gaule, les Burgondes dans le sud-est et les Francs au nord et nord-est. A l'ouest subsiste le royaume romain du général Syagrius.

Les Wisigoths et leur nouveau roi Athaulf, beau-frère d'Alaric, entrent en Gaule, ruinée par les invasions des années 407/409.

407 : Les troupes romaines repoussent des tentatives de débarquement des peuples germaniques qui viennent d'envahir la Gaule et proclament empereur leurs généraux Marcus, puis Gratien, puis Constantin III. Celui-ci transfère ses troupes en Gaule et laisse l’île sans défenseurs. après 407, la Bretagne dégarnie de troupes se défend comme elle peut contre les attaques des Saxons, des Angles, des Jutes, des Pictes et des Scots. Les forces romaines en Gaule sont impuissantes à lui apporter de l’aide.

Tous ces Barbares ne sont pas seulement des conquérants, mais aussi des agriculteurs venus chercher de bonnes terres à cultiver. Au cours de leur progression, ils s'allieront souvent avec les Romains pour repousser d'autres envahisseurs (tels, les Huns) ou pour asseoir leur autorité sur un territoire. Cette politique va leur permettre de se "romaniser" et, pour certains, de se christianiser.

410  Sac de Rome par Alaric (Ostrogoths). après l'assassinat du général d'origine vandale Stilicon (Stillicho) par Honorius en 408 et après le massacre des familles de 30 000 soldats wisigoths servant dans l'armée romaine, Alaric déclara la guerre. Il fut bientôt aux portes de Rome, et devant le refus d'Honorius de négocier, les Wisigoths pillèrent la ville le 24 août 410. Cet événement frappa considérablement les esprits des contemporains, et est, pour certains, l'événement symbolique marquant la fin de l'Antiquité.

Après un siècle et demi de pression sur les frontières romaines, des tribus ou fédérations de peuple, drainant sans doute en grande partie des réfugiés, à savoir les Vandales, Burgondes, Alamans et Saxons, traversèrent le Rhin en 410 et pillèrent les régions occidentales de l'Empire. Alors que l'Empire romain se germanisait en accueillant un nombre important de ces barbares à son service pour lutter contre d'autres, nouveau-venus plus menaçants, et tandis que la situation économique et sociale romaine se dégradait, certains chefs germains, tels le Vandale Stilicon, surent se hisser aux plus hautes dignités impériales.

En 416 les Wisigoths et leur roi Wallia continuent leur invasion en Espagne, où ils sont envoyés à la solde de Rome pour combattre d'autres Barbares.

418  Théodoric Ier, roi des Wisigoths. Honorius accorda aux Wisigoths des terres dans la province Aquitaine seconde. La sédentarisation en Aquitaine a lieu après la mort de Wallia.

Vortigern, président (et non roi parce que élu) du conseil à Londres vers 425 ou vers 450. On retient l’année 410 pour situer la fin de la présence romaine dans l’île de Bretagne. C'est peu après que Vortigern apparaît, à cette époque que l’historiographie anglaise nomme les Dark Ages (c’est-à-dire les « âges sombres »). Il est considéré comme un notable britto-romain. Selon les sources, il est souverain de toute l’île, vers 425, ou roi des Brittons-romains du Kent (le Cantium antique), vers 450.

429  Invasion de l'Afrique romaine par les Vandales.

Après avoir débarque en Tingitane (Maroc),les vandales pénétrèrent à l'est. On constate qu'au passage ils détruisirent les muailles de Caesarea (Cherchell) la capitale de la Maurétanie ; celles de Tipaza furent rasées méthodiquement à une hauteur uniforme.
En Numidie, ils parurent s'installer : ce fut le siège d'Hippone, où mourut Saint Augustin. Puis ils repatirent et s'installèrent en Tunisie ou ils resteront un siècle.

Odoacre (Odovacar), né en Pannonie vers 435, est le fils d'Ederon, chef des Skires alliés aux Huns et ministre d'Attila. Il passe pour avoir été le chef des Hérules, mais ceux-ci étaient en réalité ses alliés.

439  Geiséric s'empare de Carthage.

Carthage Pillée par les Vandales en 440 puis reconstruite par Justinien.

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448 Mérovée roi des Francs. Lui-même est le père de Childéric lequel fut élevé à la Cour impériale de Ravenne où il acquit un titre important dans l'armée romaine et, revenu chez les Francs, fut le fidèle allié des Romains. Il épousa Basine, fille ou femme (?) du roi de Thuringe et tous deux furent les parents de Clovis.

Vortigern, président (et non roi parce que élu) du conseil à Londres vers 425 ou vers 450

451  Attila battu: les Romains et Barbares (Francs, Burgondes, Wisigoths), alliés, vaincront les Huns définitivement à la bataille des Champs Catalauniques (près de l'actuelle Troyes).

Huns: Ce sont des guerriers nomades, venus d'Asie, poussant devant eux d'autres Barbares (Ostrogoths, Wisigoths...). Ils inspirent la terreur en raison de leur férocité . On dit de leur chef, Attila, que "où il passe l'herbe ne repousse pas".

Ambrosius Aurelianus, Ambroise Aurélien en français moderne (Emrys Wledic en gallois moderne), est un chef de guerre breton du Haut Moyen Âge sur lequel nous ne possédons que peu d'éléments, tous proches de la légende. Il apparaît dans les sources comme actif de 435 à 460 Il galvanise et organise la défense des troupes bretonnes face à l'invasion saxonne en 455. Ce soldat issu de l'aristocratie bretonne romanisée et formé aux techniques militaires romaines, commence la guerre contre les Anglo-Saxons en 460, conflit qui donne à son successeur, Uther Pendragon (père du roi Arthur), la notoriété qu'il a aujourd'hui. Ambrosius Aurelianus ne connaît pas une telle reconnaissance, malgré le fait qu'il a grandement contribué à la défense de l'île de Bretagne, ainsi qu'à de nombreux événements sur le continent lors de son repli stratégique en Armorique et dans le domaine gallo-romain.

William de Malmesbury en 1135 reprendra l’idée d’un Ambroise en tant que guerrier, mais cette fois-ci en rajoutant qu’il régna sur la Bretagne après Vortigern. Le nommant « dernier survivant des romains », celui-ci explique comment il a mis les Saxons en déroute avec l’aide de son général Arthur. Malmesbury est le premier auteur qui place les personnages d’Ambroise et d’Arthur à une même époque et cette idée, d’ailleurs, ne sera plus reprise jusqu’en 1801. Le nouveau personnage qui avait été présenté par Nennius sera plus tard repris par Geoffroy de Monmouth et l’épisode sera la fondation du personnage énigmatique de Merlin. En effet, Geoffroy reprend l’histoire de la rencontre entre Vurtigern et Ambroise mais renomme ce personnage Merlin, lui attribuant, dès lors, une toute autre vie influencée par des légendes de son pays. Dans son récit, écrit en 1138, Ambroise devient, encore une fois, un autre individu

De tous les auteurs, c’est Monmouth qui lui donnera la biographie la plus complète. Faisant de lui le fils du roi Constantin, il retient toutefois la figure du guerrier romain de Gildas et de William. Selon cette histoire, Ambroise et son frère Uther auraient fui la Bretagne après l’assassinat de leur père et la prise de pouvoir de Vortigern aux dépens de leur frère Constant.

Dans le film : la dernière légion : ambrosinus est précepteur de Romulus, ambrosinus serait donc allé se réfugier dans l'empire Romain à Ravenne.

À leur majorité, Ambrosinus et Uther seraient revenus avec une armée et Ambroise aurait été nommé roi. Il serait alors parvenu à défaire Vortigern et les Saxons. Il fut assassiné par un espion du fils de Vortigern et son frère Uther devint alors roi.

457 Childéric roi des Francs

457-474  Léon Ier, empereur romain d'Orient.

474  Zénon, empereur romain d'Orient.

Odoacre est l'acteur principal de la chute finale de l'Empire romain d'Occident en déposant le dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule, et en renvoyant les insignes impériaux à l'empereur d'Orient Zénon.

476  Les Ostrogoths conquerront ce que nous nommons maintenant l'Italie (prise de Rome en 476) par Odoacre; fin de l'Empire romain d'Occident.

Soutenu par ses Hérules et les mercenaires barbares d'Italie qu'il masse surtout dans le nord du pays, Odoacre gouverne la péninsule avec le titre de patrice à partir de l'an 476.

 

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476 éclatement de l'empire romain d'occident

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Qui était Uther Pendragon?

Romulus Augustus dernier empereur romain d'occident est l'un des personnages principaux du livre de Valerio Manfredi, La dernière Légion, adapté au cinéma en 2007 par le réalisateur Doug Lefler, où c'est Thomas Sangster qui tient le rôle de Romulus Augustule. Le personnage du livre se confond avec le personnage de légende Ambrosius Aurelianus (Merlin l'enchanteur) et avec celui de Uther Pendragon (Romulus) , père du Roi Arthur. La dernière légion livre bataille en Bretagne contre les wisigoths. Toujours dans le livre et le film, Excalibur serait l'épée de César, plantée dans le rocher à la fin de la bataille entre uther-romulus et les wisigoths. Ambrosius-Merlin va éduquer Arthur qui deviendra plus tard le grand roi Arthur et ses fameux chevaliers de la table ronde.


excalibur dans le film : la dernière légion

Ambrosius Aurelianus est un personnage réel, mais aucune source historique ne lui donne de frères nommés Constans ou Uther.

Selon une théorie de David Sims et Mick Baker, Uther Pendragon pourrait être la représentation épique du roi gallois Einion l'Impétueux : yrth (impétueux) aurait pu donner Yrthr ( Uther ) ; en tant que chef de la famille royale de Gwynedd, Einion portait le titre de Pen Draig « Chef de troupe». Yrthr Pen Draig n'est pas sans rappeler Uther Pendragon. Son fils, Owain Dents-Blanches, serait alors l’Arthur historique.

Selon la légende dans l’Histoire des Rois de Bretagne de Geoffroy de Monmouth, Uther poursuit avec succès la lutte contre les Saxons. L’un de ses hommes est Gorlois, duc de Cornouailles. Une guerre éclate entre eux car Uther convoite sa femme, Igerne. Bien que celle-ci soit mise en sureté au château de Tintagel, Uther la rejoint une nuit, ayant pris les traits de son mari grâce à la magie de Merlin ; de cette rencontre naîtra Arthur. Gorlois ayant été tué durant cette même nuit, Uther épouse Igerne qui lui donnera une fille nommée Anna. Le thème de la naissance illégitime se perpétuera dans les romans arthuriens avec Mordred, engendré par Arthur, et Galaad, fils de Lancelot.

Dans le Parzifal de Wolfram d'Eschenbach, un certain Mazadan se rend avec une fée nommée Terdelaschoye, au pays de Feimurgan. On retrouve là l’écho déformé d’une source relatant l'alliance de Mazadan avec la Fée Morgane de la Terre de la Joye. Mazadan devient père de deux fils, Lazaliez et Brickus. Ce dernier engendre Utepandragun, lui-même père d'Arthur, tandis que Lazaliez engendre Gandin d'Anjou père de Gahmuret, lui-même père de Parzifal/Perceval. Tant Uther Pendragon qu'Arthur apparaissent ici comme les rejetons d'une branche mineure d'une « Maison d'Anjou » imaginaire du V/VIe siècle.

Dans Lancelot-Graal, Uther Pendragon affirme être né à Bourges. Il rassemble une armée pour se rendre en Bretagne afin de combattre le roi Claudas de Bourges, situation évoquant l’expédition en Bretagne au Ve siècle du chef britannique Riothamus qui voulait combattre des pillards basés à Bourges.

Dans le Merlin de Robert de Boron, Uther Pendragon tue le Saxon Hengist (équivalant à Angis ou Augis) alors que ce dernier s'introduit dans le camp britannique avec l'intention de l'assassiner. C'est pour lui que Merlin l'Enchanteur crée la Table Ronde.

Certains pensent qu'Arthur serait né vers 470/475 et serait originaire du Pays de Galles, ou de l'ouest de l'Angleterre, mais l'emplacement exact de sa cour, connue sous le nom de Camelot, reste un mystère.
la chronique de Nennius (IXe siècle) le désigne comme un dux bellorum (chef de guerre) combattant « avec les rois bretons ». En outre, dès le IVe siècle, les corps de buccelaires sont constitués majoritairement de cavaliers. La légende d'un corps de cavaliers d'élites servant Arthur n'est pas loin…

Selon Geoffrey Ashe, le légendaire Arthur est inspiré du personnage réel de Riothamus, qui aurait porté le titre de « roi des Bretons » entre 454 et 470. Celui-ci aurait fait campagne en Gaule au cours des années 468 et 469 pour prêter main forte aux Romains contre les Wisigoths.

À la mort de Julius Nepos en 480, Odoacre occupe la Dalmatie

481 Clovis est proclamé roi des Francs ; il a 15 ans!
Fils de Childéric (roi en 457) et petit-fils de Mérovée (roi en 448),

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Habile et énergique, Clovis va se montrer, très vite, digne de son père qui lui a tracé le chemin. Il prend sa succession, en tant que gouverneur de la province du nord de la Gaule, la Belgique seconde et est ,sans contestation, le Roi, non seulement des Francs saliens, mais de tous les habitants de sa province.

Chef de guerre, il est aussi chef d'état car, contrairement à d'autres chefs Barbares (même chrétiens alors que lui est encore païen) il entreprend "la fusion" des Francs avec les Gallo-Romains en donnant à tous les même droits et devoirs.

486  Bataille de Soissons.

Clovis entre en conflit avec Syagrius, "roi des Romains" au sujet de la ville de Soissons. Il le bat et l'ex-royaume de Syagrius est annexé au Royaume Franc.

C'est la fin de toute présence romaine sur le sol Franc.

 

Au cours de la bataille de Soissons, parmi le butin récupéré sur l'armée de Syagrius, figurait un vase d'église, probablement en argent.

Selon la coutume franque, les "prises de guerre" étaient partagées entre les Francs. L'évêque de Reims demanda à Clovis de lui restituer le vase. Pour montrer sa bonne volonté de collaboration avec le clergé gallo-romain, Clovis le promit et demanda aux soldats de le lui donner alors qu'il ne lui avait pas été attribué dans le partage.Un guerrier franc refusa violemment, frappant le vase de son épée (ou de sa francisque), lequel fut cabossé (et non cassé... puisqu'il était en métal). Au cours d'un second partage, le vase revint enfin à Clovis qui le restitua à l'évêché deReims.

L'an suivant, Clovis qui avait la rancune tenace, mais surtout qui n'avait pas admis que l'on s'opposa à son pouvoir, prétexta, au cours d'une revue d'armes, que les armes du guerrier qui avait osé s'opposer à lui étaient sales. Il les jeta à terre et, au moment où le soldat se penchait pour les ramasser, il lui fendit le crâne en s'écriant: "Souviens-toi du vase de Soissons!"


Vengeance de Clovis.
Bibliothèque nationale de France.

488-489  Conquête de l'Italie par les Ostrogoths.

à partir de 488, Odoacre doit lutter contre les Ostrogoths et leurs alliés du roi Théodoric le Grand, envoyés par Byzance dans le but de le chasser d'Italie. Il est battu à trois reprises par Théodoric, soutenu par les Wisigoths de son gendre, le roi Alaric II : à Aquilée en 489, à Vérone, puis sur les bords de l'Adda en 490. Obligé de se replier dans Ravenne, sa capitale, il résiste trois ans alors qu'il est assiégé.

La bataille du mont Badon, (le mont Badonicus en latin) est une défaite militaire que les troupes britto-romaines et celtes d'Ambrosius Aurelianus infligèrent à l'armée Anglo-Saxone entre les années 490 et 510, lors de l'invasion de l'île de Bretagne. C'est un évènement majeur dans l'histoire politique et militaire de la Grande-Bretagne. Cependant, on ne connait pas avec certitude le lieu où celle-ci s'est déroulée, plusieurs hypothèses sont proposées, et se situeraient soit en Angleterre, soit au Pays de Galles :

492 Clovis épouse Clotilde, princesse Burgonde, catholique, qui lui donnera trois fils, Clodomir, Childebert et Clotaire (il a déjà un fils aîné, Thierry, d'une première épouse).

493  Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths finit par proposer un marché à Odoacre qui accepte de capituler en mars 493. Quinze jours plus tard, il est assassiné en plein banquet par le roi ostrogoth lui-même : sa famille, ses fidèles et ses lieutenants sont assassinés ou exécutés, son armée décimée ou intégrée aux armées ostrogothiques.

496, Clovis, en lutte contre les Alamans, est en très mauvaise posture; la bataille tourne à son désavantage, malgré ses appels à tous les dieux de la guerre!
Se souvenant que son épouse et son conseiller, Rémy, lui préconisent de se convertir au christianisme, Clovis se serait écrié : "Dieu de Clotilde, si tu me donnes la victoire, je me convertirai."

Dans les instants qui suivent, la situation s'inverse, les Alamans se débandent et Clovis remporte la victoire à Tolbiac (près de Cologne, actuellement en Allemagne).
N'oublions pas non plus que, pour des raisons politiques (être baptisé c'était s'allier les chrétiens), CLOVIS songeait probablement à ce baptême depuis un certain temps.

498  Baptême de Clovis.

Le 25 Décembre 496, ou plutôt 498 ou 499, Clovis est baptisé, à Reims, par l'évêque Rémy.

L'incertitude sur l'année provient du fait que les renseignements que nous en avons ont été fournis par Grégoire de Tours, qui naquit quelques années après la mort de Clovis et écrivit "L'Histoire des Francs", sans donner de dates très précises. Les travaux récents des historiens semblent donner pour improbable l'année 496, mais confirment le 25 Décembre, symbolique, étant le jour de la naissance du Christ.

En se convertissant, Clovis prenait un risque vis à vis de ses guerriers païens (car tous ne se convertirent pas, du moins en même temps); il risquait la "déposition".
Mais, fidèle à la parole donnée à Tolbiac et probablement sincèrement converti, il n'hésita pas à se faire baptiser.
Il en tira un avantage certain, peut-être calculé, ou du moins espéré, l'alliance confirmée des évêques et l'amalgame voulu facilité entre les Francs et les Gallo-Romains.
Pour ce faire Clovis interdit le mariage clanique de ce métissage naitra le peuple Franc. Aujourd'hui on appellerait cela l'interdiction du communautarisme.

On peut lire (orthographe respectée:), dans Traité singulier du blason par Gilles-André de la Roque édité à Paris chez Sebastien Mabre-Cramoisy, Imprimeur du Roy, rue Saint Jacques, au( Cigognes. M. DC. LXXIII, Avec privilège de Sa Majesté: page 41: Barthelemi Chassanée, après avoir parlé de la Verge de Justice, & du Sceptre ou Baston de commandement, qui est orné à la cime d'une Fleur de Lis, dit que le Roi de France ne peut conceder le port de ses Armes, parce qu'elles lui appartiennent, non par coutûme, mais par révelation divine, faite à Clovis, de prendre les Fleurs de Lis envoiées du ciel au lieu des trois Crapaux.. page 42: Robert Gaguin dit expressement que la vie de Clovis premier Roi Chrétien en France, qu'il a appris de la renommée, que les trois Crapaux que le Rois de France portoient pour leurs Armes, furent changez aux Fleurs de Lis d'or en champ d'azur, envoiées du Ciel lors du Baptême de Clovis... Mais certains auteurs parlent de 3 croissants, d'autres de 3 abeilles... Les 3 "crapaux" sont largement hypothétiques...

 

De 496 (après Tolbiac) à 509, Clovis conquiert les royaumes des Alamans et des Francs rhénans.

Le baptême de Clovis attise sa rivalité avec le roi Wisigoth Alaric, l'empereur d'orient Anastase prenant parti pour le catholique Clovis.

507 A la bataille de Vouillé (près de Poitiers) , Alaric est vaincu et tué. Clovis conquiert l'Aquitaine, royaume des Wisigoths. Le royaume des Wisigoths eut d'abord Toulouse comme capitale. Lorsque Clovis battit les Wisigoths à la bataille de Vouillé en 507, ces derniers ne conservent que la Septimanie (correspondant au Languedoc) et une partie de la Provence avec l'aide des Ostrogoths. Les Wisigoths installèrent alors leur capitale à Tolède pour toute la suite.

508 Clovis choisit Paris comme capitale.

Cette même année l'empereur d'orient envoie à Clovis les insignes consulaires; celui-ci est reconnu comme le plus grand souverain d'occident.

Lors de ses conquêtes, même après sa conversion au catholicisme, il se montrera parfois impitoyable envers ses ennemis... mais hélas aussi envers sa parenté (selon les anciennes traditions germaniques) afin d'assurer l'avenir de ses fils et du Royaume Franc.

A sa mort, en 511, le Royaume est, en effet, partagé entre ses quatre fils et ne retrouvera son unité que deux fois au cours du règne de cette dynastie.

511, à la mort de Clovis, selon la coutume franque, le royaume de Clovis est partagé entre ses quatre fils: Thierry règne à Metz, Clodomir à Orléans, Childebert à Paris et Clotaire à Soissons.

Leurs successeurs se disputèrent les parties de ce Royaume et n'hésitèrent pas à recourir à l'assassinat entre eux pour récupérer des territoires!

Cependant, de 513 à 539 le Royaume fut réunifié, sous Clotaire II et son fils Dagobert 1er et ce fut l'apogée de la Civilisation mérovingienne.

Le patronyme « Arthur » pouvait être courant à l'époque celtique et aurait pu ainsi désigner plusieurs chefs. L'amalgame du récit de différentes vies aurait pu servir à constituer celle du personnage mythologique. Ce nom connait d'ailleurs une vogue très importante dans l'aristocratie celtique dans les années qui suivent la Bataille de Camlann, où serait mort Arthur, entre 537 et 542.

Pour Withaer, auteur d'une histoire des guerres de ce prince, « Arthur fut le dernier roi des Bretons-Siluriens. Après avoir défendu longtemps son pays avec succès contre les Angles du nord, les Saxons de l'occident et les Danois qu'il vainquit en douze batailles successives, il fut complètement défait à Camllan, vers 542. Blessé mortellement dans cette affaire, il se fit transporter en un lieu inconnu, où il termina sa glorieuse vie. Ses soldats étonnés de ne pas le voir reparaître allèrent à sa recherche, et, comme ils ne trouvèrent nulle part son tombeau, ils se persuadèrent qu'il n'était pas mort ... et bientôt ce fut une Croyance populaire qu'Arthur reviendrait un jour régner sur l'Angleterre affranchie du joug étranger, et qu'il y ramènerait le siècle d'or... Les chants patriotiques des bardes le représentaient tantôt guerroyant en Palestine contre les Infidèles, et tantôt errant dans les forêts des deux Bretagnes. Cette espérance du retour d'Arthur s'accrut à mesure que le peuple fut opprimé.

Le dernier combat d'Arthur, la Bataille de Camlann, contre les forces de Mordred vit sa perte. Des histoires montrent que Mordred était un chevalier de la Table ronde et le fils incestueux d'Arthur et de sa sœur Morgane ou bien de sa demi-sœur Morgause. Le Roi Arthur fut mortellement blessé lors de cette bataille, et emmené à Avalon. Là, ses mains furent soignées ou son corps enterré dans une chapelle. D'autres textes disent qu'il n'est pas mort, mais qu'il s'est retiré dans Avalon, monde souterrain enchanté créé par Merlin ; le roi Arthur est en dormition et reviendra un jour. De nombreux lieux sont revendiqués comme étant l’Avalon dont parle la légende : Glastonbury (dans le Somerset, en Angleterre), l'île d'Avalon (un îlot sur la commune de Pleumeur-Bodou dans les Côtes-d'Armor)… Mais il faut préciser que les peuples celtiques transportent leurs légendes et les transposent au fur et à mesure de leurs émigrations. Ceci explique donc qu'il y ait plusieurs forêts de Brocéliande, plusieurs Cornouailles…

A la mort la mort de Dagobert, le Royaume fut à nouveau partagé et la décadence commença.

En 575 les Wisigoths conquièrent le royaume des Suèves (situé dans le nord du Portugal et la Galice)

585 : Le grand roi Wisigoth Léovigild achève la conquête du royaume des « Suèves » au Nord-Ouest de l'Espagne et rèussit en partie l'union de la péninsule ibérique (considéré en Espagne comme le premier « Unificador National »).

586 : Décès de Léovigild, dernier roi officiel arien des Wisigoths, et début du règne de son second fils Récarède Ier (fin en décembre 601).

589 : Récarède Ier impose le catholicisme à ses sujets au concile de Tolède et met ainsi fin officiellemnt à l'arianisme qui n'est plus toléré dans le royaume wisigothique.

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Les Rois Fainéants

Certains Rois étant enfants, les ministres (maires du palais) s'imposèrent au gouvernement et évincèrent le pouvoir royal qui ne devint plus que théorique; les Rois ne pouvait plus rien faire, d'où le nom qui leur fut donné de Rois fainéants! Ce nom passera à la postérité avec un caractère péjoratif, injustifié pour ces derniers Mérovingiens.

Les rois fainéants commencent avec Thierry III (673-691), qui se laissa gouverner d'abord par Ébroïn puis par Pépin de Herstal.

En particulier, le maire du palais Pépin d'Héristal imposa bientôt son autorité sur la plus grande partie de l'ancien Royaume Franc.

694 : Grandes persécutions contre les Juifs du Sud de la péninsule ibérique, jugés complices des musulmans d'Afrique du Nord.

709 : Déposition du roi Wisigoth Wittiza par Rodéric. Guerre civile. Roderic sera le dernier roi Wisigoth d'Hispanie.

721 Ommeyyades d'Espagne. La région voisine du Maghreb avait été récemment conquise par Musa Ibn Nosseyr. Celui-ci nomma un Berbère et dans d`autres sources un MAWLA ( servant) d`origine perse, Tariq ibn Ziyad alors gouverneur de Tanger et lui donna le commandement d'une petite armée d'environ 7 000 cavaliers surtout berbères, fraîchement islamisés et très motivés.

Abd al-Rahman ibn Abd Allah al-Rhafiqi, fut général omeyyade et gouverneur d'Al-Andalus en 721, puis de 731 à sa mort. Il participa à la conquête musulmane de la péninsule ibérique entre 711 et 714 et à plusieurs expéditions militaires contre les poches de résistance chrétiennes dans les Asturies entre 730 et 731; il réussit à apaiser plusieurs révoltes en Espagne. D'après certains chroniqueurs Arabes de l'époque, le général Abd al Rahman était une personne très aimée par son peuple et ses soldats.

Charles Martel, se rendit indispensable en mettant fin, à Poitiers, en 732, aux "razzias" des arabes omeyades (déjà installés en Espagne).

le terme sarrasin désigne en fait les musulmans, aussi bien maures que berbères et plus généralement à l'époque carolingienne ce terme désigne toutes les populations païennes (les basques par exemple étaient appelés sarrasins). pendant les croisades ce terme était également employé pour désigner les seldjoukides, les zenghides, les almohades, les ayyoubides, les mamelouks etc.

Le 19 octobre 732, les armées de Charles et du duc réunies faisaient face à la razzia à Moussais, sur l'actuelle commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Tours et Poitiers. Charles fit tout pour éviter l'affrontement mais encouragea le pillage aux alentours, ce qui eut pour double effet de saturer de butin les Sarrasins (omeyyades d'espagne) les rendant moins mobiles et cupides.

Après six jours d'observation, la bataille s'engagea le 25 octobre et fut assez brève. Le carnage sera terrible transformant la rivière et la mer une immense mare de sang.

Charles tua leur chef Abd el Rahman (général omeyyade et gouverneur d'Al-Andalus)., ce qui décida les troupes sarrasines à prendre le chemin du retour. Selon d'autres sources, Abd el Rahmane n'aurait pas été tué à la bataille de Poitiers mais aurait simplement reflué vers ses bases arrières de Narbonne. Poursuivi par les troupes franques de Charles Martel, il aurait été tué et son armée exterminée à Loupchat au pied de la falaise du Sangou, dans le Lot, en 733. L'Hôtel de ville de la commune de Martel aurait été construit sur le lieu même de la bataille.


Charles de Steuben, Bataille de Poitiers

En 734, à la bataille de la Boarn (Boorne), les Frisons commandés par le roi Poppo (674-734) furent mis en défaite par les Francs, qui conquirent la partie occidentale des Pays-Bas jusqu'à la Lauwers.

Les troupes arabo-musulmanes ne sont pas pour autant battues sur tous les fronts. Elles prennent Avignon et Arles en 735 puis attaquent la Bourgogne. Beaucoup de seigneurs bourguignons, dont le duc Mauronte, « pactisent » alors avec les berbères mais Charles Martel parvint à les refouler dans le sud de la vallée du Rhône en 736.

de 720 à 738, il conquit , l'Autriche et le sud de l'Allemagne. C'est ainsi que fut rétabli le royaume franc tel qu'il était sous Pépin de Herstal.

Charles Martel , fut duc d'Austrasie, puis maire du palais de 737 à 741 et souverain de facto du royaume des Francs (dux et princeps Francorum, duc et prince des Francs)

En 737, Charles Martel reprend Avignon avec son demi-frère Childebrand, mais n'arrive pas à s'emparer de Narbonne défendue victorieusement par les ommeyades d'espagne. Il remporte une importante victoire (bataille de la Berre) près de l'étang de Bages et de Sigean, à l'embouchure de la rivière Berre dans l'Aude contre les troupes arabo-musulmanes d'Espagne d'Omar ben Chaled. Cette victoire permit de stopper les incursions des musulmans au sud de la France et de réduire la présence musulmane à Narbonne et à certaines forteresses de Provence.

En 739, il s'allie aux Lombards pour reprendre la Provence. Tous ceux qui avaient alors collaboré avec les ommeyades sont châtiés et leurs biens donnés aux guerriers francs. Les Berbères ne possèdent alors plus que Narbonne qui ne sera finalement libérée qu'en 759 par Pépin le Bref. Ces batailles ont grandement contribué à unifier le royaume franc autour de Charles Martel.


Charles Martel

En 741 Charles Martel meurt, les suivants furent Clovis III, Childebert III, Dagobert II, Chilpéric II, Thierry IV et enfin Childéric III.

Le fils de Charles Martel, Pépin le Bref, avec l'appui du pape, mit fin à la dynastie mérovingienne, il fut le dernier maire du palais. Il écarta Childéric III du trône et devint roi des Francs en 751

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Les Carolingiens

Pépin le Bref(715-768), gouvernant effectivement le Royaume, demanda à la plus haute autorité religieuse, le pape, qui devait être Roi "celui-qui avait hérité du titre ou celui qui gouvernait ? Le pape optant pour la deuxième proposition, Pépin fit tonsurer le dernier Mérovingien qui finit ses jours dans un monastère.

Puis, afin de renouer les liens avec la précédente dynastie, il demanda au pape de le "sacrer", renouvelant ainsi le baptême de Clovis qui l'avait ainsi fait "l'élu de Dieu" et pas seulement des hommes (car, selon l'ancienne coutume franque, c'étaient les soldats qui élisaient leur Roi en le hissant sur un bouclier: le pavois; cette habitude subsistait bien que les Rois se soient succédés de père en fils...)

Charlemagne

Lors d'une assemblée tenue à Paderborn, le roi Charlemagne reçoit l'embassade du gouverneur de Barcelone, Sulayman ben Yaqzan ibn al-Arabi qui, en révolte contre Abd al-Rahman Ier, l'émir de Cordoue, demande l'aide des Francs. Charlemagne accepte car il souhaite créer un état tampon, une marche entre son royaume et l'empire sarrasin d'Al-Andalus afin de protéger son royaume des razzias.

En avril 778, Charlemagne part en campagne contre les Sarrasins. Il arrive à Pampelune qui lui ouvre ses portes sans résister. Sulayman, ayant réussit à prendre Saragosse, change de camp et refuse de livrer la ville à Charlemagne. Ce dernier, apprenant que le chef saxon Widukind s'approche du Rhin, décide de rentrer après avoir fait raser les défenses de Pampelune.

La bataille de Roncevaux eut lieu le 15 août 778. Elle a été rendue célèbre par l'œuvre médiévale la Chanson de Roland.

Sur le chemin du retour, le 15 août 778, alors que son armée traverse en file indienne le col de Roncevaux, des montagnards basques insoumis attaquent son arrière garde commandée par Roland, marquis de la marche de Bretagne ainsi que Anselme, comte du palais. Tous les Francs, ainsi que Roland, Anselme et le sénéchal Éggihard, ne pouvant pas se déployer dans la gorge étroite, sont massacrés, et leurs bagages pillés. Pressé de mater les rebelles saxons, Charlemagne ne peut que continuer son retour après avoir fait enterrer les morts.


Mort de Roland à Roncevaux

Alcuin, arrivé d’Angleterre en 782, est l’un des principaux conseillers de l’empereur. Il participe activement au renouveau biblique : la bible d’Alcuin est l’un des plus anciens manuscrits d’Occident. Il institue à Aix-la-Chapelle une école palatine pour former les futures élites laïques et religieuses. Il met en place un vaste programme d'éducation reprenant la structure des sept arts libéraux de Martianus Capella, Cassiodore, Boèce, transmise par Bède le Vénérable.


Alcuin montrant sa bible à Charlemagne
remarquez le fond bleu du trone de l'empereur

les Francs annexent la Bavière en 788-794 et la Basse-Saxe en 804 après une longue guerre contre les Saxons.


Sacre de Charlemagne.

l'Oriflamme de Saint Denis
à la basilique royale de Saint Denis

Le fils de Pépin, Charlemagne (qui donne son nom à la nouvelle dynastie: les Carolingiens), agrandit le Royaume en conquérant et chistianisant, au Nord, à l'Est et au Sud-Est! Si bien que le pape qu'il avait secouru, le proclame "Empereur d'Occident, en 8OO.

Vu l'étendue de l'Empire, Charlemagne place sa capitale à Aix-la-Chapelle (actuellement en Allemagne, près de la frontière Belge). La proclamation se déroule à Rome. Le Pape a le pouvoir spirituel il donnele pouvoir temporel à Charlemagne en gardant l'autorité puisque c'est lui qui le couronne. Sur ce tableau du couronnement on peut remarquer les 2 blasons , une motié représente l'aigle, c'est à dire l'empire et l'autre moitié c'est le fond bleu (la couleur de la robe de marie qui symbolise le pouvoir spirituel et la fleur de lys dorée par dessus). L'oriflamme de Saint-Denis, drapeau de Charlemagne, lui ayant été remis par le Pape fut ensuite la bannière royale que le Roi (Carolingien puis Capétien)venait prendre en l'abbaye de Saint-Denis quand il partait en guerre. L'épée de Charlemagne dite « Joyeuse » est toujours conservée au Département des objets d’art. Le souverain Louis XIV, âgé de 63 ans, posera en costume d’apparat avec l’épée de Charlemagne. Napoléon posera aussi pour Ingres avec l'épée de Charlemagne

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Dans les provinces Charlemangne met en place un habile contrôle administratif

L'Empire est divisé en comtés dirigés par des comtes que Charlemagne fait contrôler par des envoyés spéciaux : les MISSI DOMINICI (= envoyés du maître). ceux-ci sont liés personnellement à lui par un serment de fidélité. Les comtes se sont mis sous la protection de l'empereur : ils sont ses VASSAUX

L'empereur fait connaître ses décisions en par des CAPITULAIRES (= textes de loi rédigés en chapître)

le redressement est à la fois :

politique : L'autorité de Charlemagne est reconnue.

économique : avec le retour de la stabilité, les échanges reprennent, les villes se repeuplent.

culturel : on assiste au renouveau des études et de la production littéraire assuré grâce au travaux des moines. Des écoles destinées à former les ECCLESIASTIQUES sont fondées. Cependant cette RENAISSANCE CAROLINGIENNE ne touche qu'une minorité.


territoires en Europe avant le partage du traité de Verdun.

Après la mort de Charlemagne en 814, l'Empire carolingien connaît plusieurs partages et réunifications entre ses enfants en 806. De tels partages entre les fils d'un souverain font partie du droit franc. Ils ne signifient pas la fin de l'unité de l'Empire étant donné qu'une politique commune tout comme une future réunification dans les différentes parties était possible. Si l'un des enfants meurt sans descendance, sa partie revient à l'un de ses frères. C'est ce qu'il se passe lorsque Charles et Pépin meurent et que l'héritage de Charlemagne revient tout entier à Louis le Pieux.

Après la mort de son fils Louis le Pieux, les 3 fils de celui-ci se disputent l'empire. Finalement, le même partage se produit entre les petits-fils de Charlemagne avec le Traité de Verdun de 843 : Charles le Chauve reçoit la partie occidentale d'imprégnation gallo-romaine qui s'étend jusqu'à la Meuse, Louis le Germanique reçoit quant à lui la partie orientale d'imprégnation germanique. Enfin, Lothaire Ier, empereur d'Occident depuis 840, reçoit la partie médiane franque allant de la mer du Nord jusque Rome.

La prospérité de l'Europe attire la convoitise des Normands, des hongrois et des Sarrasins qui se lancent à l'assaut de l'Occident.

Eudes , comte de Paris et marquis de Neustrie (886-888), puis roi des Francs (888-898)

Avec les Invasions Normandes, au IXème siècle, les Rois Carolingiens de "Francie" s'affaiblirent, à tel point qu'un seigneur de l'Ile de France, Eudes, qui s'est montré plus vaillant et a sauvé Paris de l'invasion, est proclamé Roi à la place du Carolingien, détrôné.

Le 29 février 888, tandis que l'héritier légitime du trône, le futur Charles le Simple, est écarté en raison de sa jeunesse, Eudes est élu roi des Francs et sacré en l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne, par Gautier, archevêque de Sens. Pendant tout son règne Eudes va lutter contre Charles qui veut récupérer son trône. Il finit par traiter avec ce prince à qui il laisse tout le pays entre le Rhin et la Seine, en se réservant Paris avec toute la Francie Occidentale.

Eudes remporte sur les Vikings deux victoires : l'une, en 888, dans la forêt de Montfaucon d'Argonne, l'autre, en 892, près de Montpensier dans la Limagne. Ces derniers mettront néanmoins à sac les villes de Meaux, Troyes, Toul, Verdun, Évreux et Saint-Lô.

Sous la pression de Arnulf de Carinthie, roi de Francie Orientale, il doit reconnaître, juste avant sa mort, Charles le Simple comme son successeur.

Charles III dit le Simple est roi des Francs de 893 à 922.

Charles parvient à se faire sacrer roi le 28 janvier 893 en l’abbaye Saint-Remi de Reims par Foulques le Vénérable, archevêque de Reims et grand défenseur de la dynastie carolingienne. Après une période de lutte des deux rois pour un seul pouvoir, ils concluent un accord qui prévoit la succession de Charles à la mort d'Eudes, ce qui devient effectif le 1er janvier 898.

Incapable de résister aux Normands, Charles III se voit contraint, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, à négocier avec le chef viking Rollon et à leur abandonner une partie de la Neustrie (la Normandie) : la Normandie devient un duché donné aux Normands contre la promesse de cesser les raids sur la Seine, de se faire baptiser et pour Rollon d'épouser Gisèle, une fille de Charles issue d'une liaison illégitime.

Au X°s. l'Europe de l'Ouest est ravagée.

À partir des années 920, l’autorité publique commence à se concentrer en plusieurs points (routes, cités, sites défensifs…). Les alliances matrimoniales unissent les enfants royaux et comtaux depuis le IXe siècle : les dynasties princières se mettent en place

À la mort du dernier Carolingien de Germanie, Charles III revendique la Lorraine, dont il prend le titre de roi, en faisant valoir ses droits à l'Empire, mais il est battu par le germanique Henri l'Oiseleur. Au traité de Bonn en 921, les deux souverains se reconnaissent mutuellement.

À cause de la tyrannie exercée par Haganon le favori du roi, une révolte, avec à sa tête le Robert, duc des Francs, frère du précédent roi Eudes, éclate en 922. Les insurgés proclament la déchéance de Charles III et élisent roi Robert Ier le 29 juin 922, sacré le lendemain, 30 juin, à Reims par Gautier, l’archevêque de Sens.

Charles III refuse la destitution et contre-attaque depuis la Lorraine. Robert Ier est tué lors de la bataille de Soissons le 15 juin 923, mais son fils Hugues le Grand , galvanise ses soldats en montrant le cadavre de son père, et finalement la bataille est perdue par Charles. Les grands vassaux refusent encore de le reconnaître comme roi, et lui préfèrent Raoul de Bourgogne. Charles, devenu un roi sans couronne, n'ayant plus aucun soutien, croit bon d'accepter le refuge que lui offre son vassal, Herbert II de Vermandois.

Ce dernier, gendre de Robert Ier, le fait prisonnier d'une manière perfide le 17 juillet 923. Charles est dans un premier temps incarcéré à Château-Thierry puis, en 924 transféré dans une tour du château de Péronne (Somme). Après 6 années de captivité, il meurt le 7 octobre 929.

Louis IV dit d'Outremer, roi des Francs (936-954), fils de Charles III dit le Simple et Edwige de Wessex.

Évincé du trône à la mort de son père, c'est après la mort du roi Raoul en 936, qu'il est rappelé d'Angleterre par le puissant comte de Paris, Hugues le Grand, pour assurer la succession de la royauté. Le dimanche 19 juin 936, il est couronné et sacré roi par Artaud, archevêque de Reims. Il n'a aucune autorité sur toutes les régions au sud de la Loire. C'est Hugues le Grand qui règne sur la Francie Occidentale et la Bourgogne.

Louis IV meurt le 10 septembre 954 des suites d'une chute de cheval.

Lothaire, est roi des Francs de 954 à 986. Il est sacré le 12 novembre 954 à l'abbaye Saint-Remi de Reims par l'archevêque Artaud.

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962 fondation du Saint-Empire romain Germanique

Otton 1° se fait couronner à la tête de l'empire romain germanique sur le trône supposé de Charlemagne à Aix-la-Chapelle le 7 août 936. Le couronnement d'Otton Ier comme empereur le 2 février 962 est retenu par la majeure partie des historiens comme la date de fondation du Saint-Empire romain, même si Otton ne veut pas fonder de nouvel empire. On parle alors de renovatio imperii (restauration de l'empire). L'Empire carolingien tel qu'il existait est définitivement mort : le processus de division entre la Francie orientale et la Lotharingie de la Francie occidentale étant achevé. C'est donc sous la dynastie des Ottoniens que l'Empire se forme au Xe siècle à partir de l'ancienne Francie orientale carolingienne. Après plusieurs campagnes militaires en Italie, Otton Ier parvient à conquérir la partie septentrionale et des parties médianes de la péninsule et à intégrer le Royaume lombard à l'Empire. Toutefois, l'intégration complète de l'Italie impériale n'a jamais vraiment abouti.


le retour de l'aigle, l'empire va lorgner sur l'indépendance de la France

Otton Ier confie le tutorat de ses neveux Lothaire et Hugues Capet roi et Duc de Francie encore mineurs à son frère Brunon.En réunissant Italie et Germanie dans un même empire, Otton Ier contrôle les principales voies de commerce entre l’Europe du Nord et la Méditerranée. Le trafic commercial avec Byzance et l'Orient transite en effet par la Méditerranée vers l'Italie du Sud et surtout le bassin du Pô et rejoint celui du Rhin via les voies romaines traversant les cols alpins. Cette voie est à l'époque plus utilisée que la traditionnelle voie rhodanienne, d'autant que l'Adriatique est plus sûre que la Méditerranée occidentale où sévissent les pirates sarrasins. En contrôlant cet axe commercial ils reçoivent le produit du tonlieu (taxe sur les péages et les marchés). Ils développent d'ailleurs les marchés et les routes dans un Occident en pleine croissance économique. Ils peuvent aussi compter sur les mines d'argent de Goslar qui leur permettent de battre la monnaie et de dynamiser encore plus le commerce.

C'est sous Otton II que disparaissent les dernières attaches du saint empire romain germanique avec la Francie occidentale. Il n'existe plus désormais que des relations de parenté entre les dirigeants des territoires. Lorsqu'Otton II fait duc de Basse-Lotharingie son cousin Charles en 977, le frère de ce dernier, le roi des Francs Lothaire, se met à revendiquer ce territoire qu'il envahit en 978, allant jusqu'à s'emparer d'Aix-la-Chapelle

Au mois d'août 978, Lothaire monte donc une expédition contre Otton II, et prend Aix-la-Chapelle, mais ne peut s'emparer ni d'Otton, ni de Charles de Basse-Lotharingie. En représailles, Otton II, accompagné de Charles de Basse-Lotharingie, envahit la France en octobre 978, ravage les régions de Reims, Soissons et Laon.

Lothaire doit s'enfuir, et Charles de Basse-Lotharingie est proclamé roi des Francs à Laon par l'évêque Thierry Ier de Metz, cousin germain le l'empereur Otton Ier.

Otton poursuit Lothaire jusqu'à Paris, où il se retrouve face à l'armée d'Hugues Capet. Le 30 novembre 978, Otton et Charles de Basse-Lotharingie, incapables de prendre Paris, lèvent le siège de la ville et font demi-tour. L'ost royale les poursuit, reprend Laon, et oblige Charles et Otton II à s'enfuir et à se réfugier à Aix la Chapelle.

Lorsqu'Otton II meurt en décembre 983, il n'a que 28 ans. Il avait fait sacrer empereur son fils Otton, le futur Otton III, à Aix-la-Chapelle en mai 983. Mais en raison du jeune âge de ce dernier (il n'a que trois ans), c'est sa mère Théophano et sa grand-mère Adélaïde de Bourgogne qui exercent la régence. Avec l'appui de l'archevêque de Mayence Willigis, elles parviennent à éviter que l'Empire ne s'effondre.


l'image est de piètre qualité, ce serait Otton III représenté sur fond bleu
avec une nuée d'étoiles le pouvoir temporel avec la symbolique du pouvoir spirituel
c'est ce que dit François Asselineau dans sa conférence sur l'histoire de france

Incapable de nouer contre ses adversaires des coalitions efficaces, Lothaire tente vainement de limiter les pouvoirs du duc des Francs Hugues le Grand, puis de son fils Hugues Capet. Afin de s'assurer d'une Lotharingie qui pourrait devenir la base d'une reconquête du pouvoir aux dépens des grands de Francie occidentale, Lothaire lance en 985 une expédition contre Verdun, à laquelle s'oppose l'archévêque de Reims Adalbéron, hostile à un nouveau conflit au sein du royaume franc. Le roi cherche alors à faire condamner Adalbéron pour trahison, ce qui détermine l'évolution de l'archévêque, jusque-là légitimiste, en faveur de Hugues Capet et contre le Carolingien Charles de Basse-Lorraine. Alors qu'il est sur le point de mener une nouvelle expédition contre Liège et Cambrai, il meurt à Laon le 2 mars 986.

Louis V dit le Fainéant fut roi des Francs de mars 986 à mai 987. Fils de Lothaire et d'Emma, il doit sans doute son surnom de Fainéant à la brièveté de son règne au cours duquel il ne réalise rien de remarquable. De fait, la réalité du pouvoir passe aux grands du royaume et notamment aux robertiens : Louis V sera le dernier carolingien.

Son père décédé (le 2 mars 986), Louis V, a seulement le temps de convoquer une assemblée de Francs à Compiègne. Celle-ci doit juger l'archevêque de Reims Aldalbéron, qui a soutenu Otton II dans sa querelle contre Lothaire. Or, la veille de la réunion, Louis V meurt d'une chute de cheval lors d'une partie de chasse sur les terres d’Hugues Capet dans la forêt de Cuise près de Compiègne. Il n'a pas d'héritier.

en 987, lorsque de dernier Carolingien direct meurt, les Seigneurs réunis à Soissons, élisent Hugues Capet, descendant de Eudes, comme Roi probablement parce qu'il n'est pas inféodé au saint empire romain germanique

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Les Capétiens

Hugues Capet roi des Francs (987-996), fut le premier souverain de la dynastie capétienne.

Otton, est un duc de Basse-Lotharingie, fils de Charles de Basse-Lotharingie et de sa première épouse, une fille de Robert de Vermandois, comte de Meaux et de Troyes. Son père lui confie en 987 la régence du duché de Basse-Lotharingie, alors qu'il part combattre Hugues Capet pour faire valoir ses droits au trône de France.

Mais Charles de Basse-Lotharingie est vaincu en 991 et meurt peu après, emprisonné à Orléans. Il est le dernier des Carolingiens mâles issus de Louis le Pieux, le troisième fils de Charlemagne. Après sa mort, les seuls Caroligiens encore vivants sont les Herbertiens de Vermandois, issus de Bernard, fils illégitime de Pépin, le fils aîné de Charlemagne.

Jusqu'en 987, les clercs ne produisent plus de grands textes. Les règnes des derniers Carolingiens ne stimulent pas les penseurs et semblent mettre de côté les hommes d'Église. Avec Hugues Capet, la situation semble changer. Dans un de ses diplômes, le roi apparaît comme l'intermédiaire entre les clercs et le peuple (mediator cleri et plebis).

On assiste à un nouvel essor culturel décrit par Helgaud de Fleury à partir de la fin du Xe siècle. Si l'Antiquité a toujours été présente dans la culture du haut Moyen Âge, le paysage monumental est en train de changer. On connaît aujourd'hui l'existence d'un art préroman clairement différencié de l'art carolingien

Hugues Capet, comme ses prédécesseurs, se fait appeler « rex Francorum » (roi des Francs) et non pas « roi de France », ce qui signifie qu'il se sent plutôt le souverain d'un peuple, les Francs (les hommes libres), que d'un territoire. Bien entendu, ces liens ne reposent pas sur une présence physique qui ferait connaître le roi dans l'ensemble du royaume. Il est même possible que le premier Capétien se désintéresse progressivement du sud du royaume puisque les abbayes ne font plus appel à lui pour la confirmation de leurs biens.

Les historiens se sont longtemps demandé pourquoi Hugues n'avait récupéré, suite à son couronnement, qu'un minuscule territoire qui allait constituer le domaine royal. Il semblerait que son élection eût été plus une reconnaissance affective qu'une reconnaissance de sa puissance vis-à-vis des grands seigneurs. En effet, ses plus proches voisins (duc de Normandie ou comte d'Anjou) sont plus riches que lui en terres et en hommes. Les possessions du nouveau roi sont réduites à des morceaux de l'ancien duché robertien, consolidé jadis par son père. Ces amputations ne sont absolument pas l'objet de pertes territoriales liées à la réclamation d'un frère cadet du roi

Durant l'été 996, déjà malade, Hugues se serait rendu avec son fidèle Bouchard au monastère de Souvigny où repose son ami saint Mayeul (mort en 994). Le roi est peut-être atteint de la variole, Richer témoigne : « Hugues, qui avait le corps tout couvert de pustules, s'éteignit dans son château les Juifs. » « Les Juifs » est un hameau aujourd'hui disparu, près de Chartres, au cœur de la Beauce. Il n'est plus en guerre contre Eudes de Blois, mort en mars 996, et il a environ 55 ans quand il s'éteint durant les neuf Calendes de l'an 996. Il disparaît « sans faire de bruit » après avoir surmonté sans gloire les difficultés que lui créèrent ses ennemis.

Hugues, comme ses successeurs immédiats le feront aussi, associera au trône, de son vivant, son fils aîné afin d'éviter tous les problèmes de succession... Pour garder le lien avec celui qu'ils considèrent comme le premier Roi de France (beaucoup se nommeront Louis, dérivé de Clovis), les Capétiens prendront l'habitude de se faire sacrer, à Reims (où Clovis avait été baptisé). Le Roi devenant ainsi "l'oint du Seigneur", la monarchie française s'établissait de "droit divin". Cette cérémonie se perpétuera jusqu'au dernier Roi de France, Charles X, détrôné en 183O.
Au cours de toutes ces années, les Capétiens n'auront eu de cesse d'agrandir le Royaume (le domaine royal en 987 se limitant à des portions de l'Ile de France et de l'Orléanais) par alliance (mariage), conquête, achat... et d'en faire une Nation. A la veille de la révolution de 1789, la France est presqu'identique à celle que nous connaissons actuellement, moins le Comtat Venaissin (région d'Avignon), la Savoie et le Comté de Nice.

Oton III va au-delà de la mainmise sur l'Église de son grand-père Otton Ier, dans la mesure où il ne se contente plus d'agréer l'issue d'un vote, mais où il impose son propre candidat à la Curie romaine. De plus, le pape nommé à discrétion et étranger (Grégoire V est germain et Sylvestre II franc) n'a que peu de soutien à Rome et dépend d'autant plus de l'appui de l'empereur. Ce pouvoir, Otton l'obtient par la pression militaire en descendant en 996, en Italie pour soutenir Jean XV chassé par les Romains. Plutôt que d'entrer en conflit avec l'empereur, les Romains préfèrent lui confier le choix du successeur du défunt pape Jean XV. Cette pratique va se perpétuer avec ses successeurs qui descendent régulièrement en Italie avec l'Ost impérial pour y ramener l'ordre et y influer sur le choix du pape

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saint empire romain germanique

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guerre de cent ans

Robert II le Pieux, fils d’Hugues Capet et de son épouse Adélaïde d'Aquitaine, est le deuxième roi franc de la dynastie capétienne : il régna de 996 à 1031 et fut ainsi l'un des souverains de l’an mil.

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La victoire la plus éclatante de Robert II reste l’acquisition du duché de Bourgogne. En octobre 1002, à la mort de son oncle Henri.

Henri II, dit le Saint est le sixième et dernier empereur du Saint Empire romain germanique de la dynastie saxonne et ottonienne il règne de 1014 à sa mort en 1024. Il est en route vers Rome pour y secourir son cousin (issu de germain) l'empereur Otton III, quand celui-ci meurt, en janvier 1002. Il s’empare des insignes de roi de Germanie rapidement, pour faire face à ceux qui s’opposent à ce qu’il succède à son cousin. Ses rivaux, Eckhard de Meissen et le duc Hermann II de Souabe contestent cette élection, mais il est couronné le 7 juin à Mayence grâce à l’appui de l’archevêque de Mayence. C'est sous Henri II qu'est couronnée l'intégration de l'Église dans le pouvoir de l'Empire commencée par les trois premiers Ottoniens. La Reichskirchensystem est l'une des composantes majeures de l'Empire jusqu'à la disparition de ce dernier. Henri est très pieux et exige des ecclésiastiques qu'ils lui obéissent et qu'ils mettent en œuvre ses décisions. Henri II parfait le pouvoir temporel sur l'Église d'Empire qu'il dirige. Henri II ne fait pas que diriger l'Église, il dirige l'Empire à travers elle en nommant des évêques aux postes importants.

on voit le fond bleu, le motif reproduit sur le fond bleu est un genre de fleur au coeur doré et avec 4 pétales blancs. L'empereur porte une étoffe bleue. La symbolique est toutefois très laire, l'empereur détient son pouvoir temporel directement du pouvoir spirituel. Bien évidemment l'aigle reste le symbole du saint empire.

En fait, la fin du Xe siècle et la première moitié du XIe siècle connaissent le début d’un changement économique et social avec l’augmentation de la productivité agricole et des capacités d’échanges permises par le développement de l’usage du denier d’argent. Dans le même temps, la fin des invasions et les continuelles guerres personnelles entraînent, à partir de 1020, la prolifération des châteaux privés, du haut desquels le droit de ban s’impose, ainsi que l’émergence de la chevalerie, nouvelle élite sociale qui tient son origine des cavaliers carolingiens.

Après quelques années de campagnes militaires et diplomatiques, le roi Robert II le Pieux s’assure en fin de compte le duché bourguignon et en confie la gestion à son fils Henri (1016). Lorsque le fils aîné Hugues décède (1027), le duché revient au cadet Robert dont la descendance bourguignonne régnera jusqu’au milieu du XIVe siècle.

Avec Conrad II, c'est la dynastie des Saliens qui arrive au pouvoir dans le saint empire romain germanique en 1024.
Sous le règne de ce dernier, le Royaume de Bourgogne est rattaché à l'Empire en 1027.

L’an mil constitue le « réveil de l’hérésie ». Au cours du haut Moyen Âge, on n’avait pas connu de persécutions de ce type. Le XIe siècle inaugure une série de bûchers hérétiques en Occident : Orléans (1022), Milan (1027), Cambrai (1078). En ce qui concerne le roi Robert, l’affaire des hérétiques d’Orléans constitue un élément fondamental de son règne et a, à l’époque, un retentissement sans précédent.

La fin du règne de Robert II le Pieux révèle la relative faiblesse du souverain qui doit faire face à la révolte de son épouse Constance d'Arles puis de ses propres fils (Henri et Robert) entre 1025 et 1031.

Robert le Pieux décède finalement au cours de l’été 1031, à sa résidence de Melun, d’une fièvre accablante dit-on

Henri Ier roi des Francs de 1031 à 1060. Troisième roi de la dynastie dite des Capétiens directs, il est le fils de Robert le Pieux et de Constance d’Arles.

Sacré roi du vivant de son père le 14 mai 1027 à Reims, il lui succéde en 1031 mais doit faire face à l'hostilité de sa mère et des grands vassaux qui veulent faire monter son frère cadet Robert sur le trône. Henri Ier obtient l'appui de l'empereur romain germanique Conrad II et surtout celui du duc de Normandie Robert le Magnifique, mais pour obtenir la paix, il doit céder à son frère le duché de Bourgogne en apanage.

Suite au départ en 1035 pour la Terre sainte de Robert le Magnifique, Henri Ier devient le tuteur de son fils, le futur Guillaume Ier, duc de Normandie. Quand la nouvelle de la mort de Robert lui parvient, il soutient le jeune duc contre les seigneurs de Normandie qui lui sont hostiles. Ensemble, ils les combattent et les défont à la bataille du Val-ès-Dunes en 1047. La montée en puissance du duc inquiète le roi de France qui se brouille avec Guillaume Ier. Ce dernier le vainc à Mortemer en 1054, puis quatre ans plus tard à Varaville.

Lorsqu'Henri III dit le Noir, duc de Bavière, succède à son père Conrad en 1039, il trouve un Saint Empire solide et, contrairement à ses deux prédécesseurs, il n'a pas à conquérir son pouvoir. Malgré des campagnes guerrières en Pologne et en Hongrie, Henri III attache une grande importance à la préservation de la paix au sein de l'Empire. L'idée d'une paix générale, une Paix de Dieu, était née dans le sud de la France et s'était propagée depuis la moitié du XIe siècle dans tout l'Occident chrétien. Ainsi doivent disparaître la loi du Talion et la vendetta qui pèsent sur le fonctionnement de l'Empire. Le monachisme clunisien est l'initiateur de ce mouvement. Les armes doivent se taire et la Paix de Dieu régner au moins les grands jours fériés chrétiens et les jours sacrés par la Passion du Christ c'est-à-dire du mercredi soir au lundi matin. Il doit attendre Noël 1046 pour être couronné empereur à Rome par le pape Clément II.

Philippe Ier de France fut roi des Francs de 1060 à 1108, quatrième de la dynastie dite des Capétiens directs. Philippe est sans doute le premier prince en Europe occidentale à recevoir ce prénom qui allait se perpétuer jusqu'à nos jours. Il le doit à sa mère, Anne de Kiev, dont l'arrière grand-père paternel Romain II, empereur de Constantinople, affirmait descendre des rois de Macédoine.

en 1065 À la mort d' Henri III le noir, son fils monte sur le trône du saint empire sous le nom d'Henri IV. Étant donné son jeune âge (il a six ans ) sa mère Agnès d'Aquitaine exerce la régence. Cette période de régence est marquée par une perte du pouvoir, Agnès ne sachant pas gouverner. À Rome, l'avis du futur empereur sur le choix du prochain pape n'intéresse plus personne. Henri IV est le troisième empereur de la dynastie franconienne issue des Francs saliens. C'est l'un des souverains les plus controversés du Moyen Âge, mais aussi l'une des plus fascinantes figures d'empereurs de par ses multiples revers de fortunes, qui, avec un règne de 50 ans (le plus long du haut Moyen Âge) n'a pas seulement intrigué les chroniqueurs qui lui étaient contemporains, mais aussi des générations d'historiens. Il gagne une guerre contre les saxons. Son opposition au pape Grégoire VII et la pénitence de Canossa constituent les temps forts de la Querelle des investitures.

Couronné à Reims le 23 mai 1059 du vivant de son père, Philippe Ier ne règne seul qu’à partir de 1066, car son oncle, le comte de Flandre Baudouin V, assisté de l’archevêque de Reims Gervais de Belleme ainsi que, dans un premier temps, d'Anne de Kiev, exerce la régence de la mort d'Henri Ier en 1060 à 1066.

1066 Guillaume le conquérant s'empare de la couronne d'Angleterre.

1068 Guillaume le conquérant fait construire le chateau de warwick et le chateau de nottingham

Philippe Ier sera couronné plusieurs fois dans son règne, par exemple le 25 décembre 1071, par l'évêque de Laon Élinand, en la cathédrale Notre-Dame de Laon, comme le voulait la coutume de son temps.

pendant la plus grande partie de son règne, Philippe Ier lutte pour réduire la puissance de son vassal le plus redoutable, Guillaume le Conquérant, duc de Normandie devenu roi d’Angleterre en 1066. Philippe trouve l’appui de Foulque IV le Réchin, comte d'Anjou et de Robert le Frison, comte de Flandre qui se sentent aussi menacés par ce trop puissant voisin. Afin de consolider son alliance avec la Flandre, il épouse Berthe de Hollande.

En 1076, Philippe inflige une grave défaite à Guillaume au pied de Dol, en Bretagne. L'année suivante, fort de sa victoire, Philippe Ier s'empare du Vexin français, possession de Simon de Crépy (fils de Raoul de Crépy, beau-père de Philippe)qui se fait moine, avec les châtellenies de Mantes et de Pontoise. Guillaume le Conquérant renonce à la Bretagne et fait la paix avec Philippe Ier. Ce dernier reste toutefois inquiet de la menace anglo-normande. Selon une politique qui sera reprise par ses successeurs, il va s’efforcer de développer les dissensions à l’intérieur de la famille du Conquérant.

En 1078, il prend parti pour Robert Courteheuse ou Courtecuisse, le fils aîné de Guillaume, qui s'est révolté contre son père. Après avoir confié la garde du château de Gerberoy, à côté de Beauvais, à Robert, il semble que Philippe 1er se soit retourné contre ce dernier. On le retrouve en 1079, en train d'assiéger le château en compagnie de Guillaume qui est blessé au cours du siège. Peu après, Robert Courteheuse obtient le gouvernement de la Normandie. Le roi capétien reçoit en récompense la ville de Gisors située sur la rive droite de l’Epte. En février 1079, alors que le roi hiverne à Étampes, éclate une rébellion des vassaux directs du roi, menée par Hugues Blavons, seigneur du Puiset. Au printemps l'armée royale est battue à plates coutures près du Puiset. L'autorité royale, profondément humiliée, ne sera restaurée dans le secteur qu'à la génération suivante.

Dans les années qui suivent la mort de Guillaume le Conquérant, le 9 septembre 1087, alors qu'il tentait de prendre au roi de France le Vexin français, Philippe aide Robert Courteheuse qui essaie de récupérer le trône d'Angleterre dont son frère, Guillaume II le Roux, a hérité. Ce dernier tente, en représailles, de lui prendre le Vexin dans les années 1097-1099, mais échoue au cours de trois campagnes successives.

Au printemps 1092, Philippe s'entiche de Bertrade de Montfort , l'épouse de Foulque IV le Réchin. Il répudie alors Berthe de Hollande et se remarie avec Bertrade de Montfort le 27 mai 1092. Le 16 octobre 1094, le concile d’Autun où sont réunis trente-deux évêques prononce l'excommunication du roi.

1095 Appel d'Urbain II à Clermont : première croisade
Les pélerinages en Terre Sainte avaient été suspendus du fait de l'occupation de la Palestine par les Turcs Seldjoukides. La reconquista visant à reprendre aux Musulmans le sud de l'Espagne avait, elle aussi, préparé les esprits à l'idée de croisade. Mais c'est Urbain II qui concrétisa définitivement le concept de croisade, en particulier par son intervention lors du concile de Clermont.

Frappé d'anathème, le roi Philippe Ier ne participe pas à la croisade dont Hugues de Vermandois, son frère est l'un des principaux acteurs avec aussi Raimond IV de Toulouse.

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1095-1298 Les Croisades

Première croisade (1096-1099) Echec des croisades populaires.
Offensive byzantine sur les côtes d'Asie mineure.
Prise de Jérusalem par les Fatimides

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A partir de 1098, Philippe Ier laisse le soin des opérations sur le terrain à son fils Louis VI qu'il a associé à la couronne.


Europe 1100

En 1100, Albert d'Aix écrivait à propos de Godefroy de Bouillon lors de la prise de Jérusalem en juin 1099 : « tandis que tout le peuple chrétien faisait un affreux ravage des Sarrasins, le duc Godefroy, s'abstenant de tout massacre, dépouilla sa cuirasse et, s'enveloppant d'un vêtement de laine, sortit pieds nus hors des murailles et, suivant l'enceinte extérieure de la ville en toute humilité, rentrant ensuite par la porte qui fait face à la montagne des Oliviers, il alla se présenter devant le sépulcre de notre seigneur Jésus-Christ, fils de Dieu vivant, versant des larmes, prononçant des prières, chantant des louanges de Dieu et lui rendant grâces pour avoir été jugé digne de voir ce qu'il avait toujours si ardemment désiré ».

Après une controverse au sujet du dépositaire de l'évêché de Beauvais, entre 1100 et 1104, Philippe se réconcilie avec la papauté et est absous en 1104.

En 1107, le pape Pascal II se rend en France où il rencontre Philippe et le futur Louis VI à Saint-Denis.

L'alliance entre le royaume de France et la papauté contre l'Empire est alors définitivement scellée pour un siècle.

Le 29 juillet 1108, Philippe Ier meurt au château royal de Melun après quarante-huit ans de règne (le troisième plus long règne de l'histoire de France).

Louis VI de France, dit Louis le Gros Roi des Francs de juillet 1108 à 1137, il est le cinquième de la dynastie dite des Capétiens directs.

Le 29 juillet 1108, son père meurt à Melun, et suivant sa dernière volonté, est inhumé en l'église abbatiale de Saint-Benoît-sur-Loire. Dès l'enterrement terminé, Louis, se doutant que son demi-frère, Philippe de Montlhéry, risque de l'empêcher d'accéder à Reims, se hâte de rejoindre Orléans située à quelques kilomètres de Saint-Benoît, afin de se faire sacrer au plus vite. Une raison supplémentaire de ne pas se rendre à Reims était que l'actuel archevêque de Reims, Raoul le Vert avait été soutenu par le pape Pascal II mais n'avait pas été reconnu par feu Philippe Ier qui lui préférait Gervais de Rethel.

Le sacre de Louis le Gros a lieu le 3 août 1108 dans la cathédrale, il reçoit « l’onction très sainte » de la main de Daimbert, l’archevêque de Sens. L'archevêque de Reims, Raoul le Vert envoya des messagers pour contester la validité du sacre, mais il était trop tard. Louis VI encourage les mouvements communaux, associations professionnelles sociales ou religieuses.

Dès 1110, il octroie aux habitants des villes divers avantages fiscaux et le droit de s'administrer sous la direction d'un maire.

En 1111 il lutte contre le brigandage perpétré par certains seigneurs.

Henri V empereur du Saint-Empire romain germanique de 1111 à 1125

 

En août 1124, l’empereur germanique Henri V voulant aider son beau-père Henri Ier d'Angleterre dans le conflit qui l'oppose à Louis VI pour la succession dans le duché de Normandie, envahit la France et avance avec une puissante armée jusqu'à Reims. Face à la menace germanique et pour la première fois en France, Louis VI fait appel à l’ost. Dans un même élan patriotique, tous ses grands vassaux répondent présent : son cousin, le comte de Vermandois Raoul le Borgne, le duc Hugues le Noir de Bourgogne, le duc Guillaume IX d’Aquitaine, le comte Charles Ier de Flandre, le comte Conan III de Bretagne, le comte Foulque V d'Anjou, le comte de Champagne Hugues de Troyes, le comte Guillaume II de Nevers et même le comte de Blois, Thibaud II.

Après avoir été chercher l'oriflamme à Saint-Denis, Louis VI se retrouve à la tête d’une immense armée mais l’affrontement, que tout le monde pensait pourtant inévitable, ne se fait pas. Henri V certainement impressionné par une telle mobilisation et prétextant des troubles dans sa capitale de Worms, se retire sur Metz le 14 août sans combattre.

Lothaire de Supplinbourg est couronné empereur du Saint-Empire romain germanique le 4 juin 1133 sous le nom de Lothaire III. Cela se fait au détriment de Frédéric de Hohenstaufen et de Conrad III de Hohenstaufen, neveux d’Henri V mort sans postérité. Il doit en outre affronter d’autres prétendants et ne triomphe qu'avec l'appui du pape et de son gendre le duc Henri X de Bavière.

Alors qu'il rentre d'une expédition punitive contre le seigneur pillard de Saint-Brisson-sur-Loire près de Gien, Louis le Gros tombe soudainement malade au château de Béthisy-Saint-Pierre situé dans la vallée de l'Autonne, en forêt de Compiègne, entre Senlis et Compiègne. Il y trépasse le 1er août 1137, d'une dysenterie causée par l'excès de bonne chère, qui l'avait rendu obèse.

Lothaire est dévoué au pape et lorsqu'il meurt en 1137, ce sont les Hohenstaufen en la personne de Conrad III qui arrivent au pouvoir, les Welfs en étant écartés. Deux clans politiques italiens s'opposent alors en Italie : les Gibelins et les Guelfes. Les premiers soutiennent l'Empire tandis que les seconds soutiennent la papauté. Le conflit va durer jusque la fin du XVe siècle et déchirer les villes italiennes.

Louis VII de France, dit Louis le Jeune roi des Francs de 1137 à 1180. Il est le fils de Louis VI, dit Louis le Gros, roi des Francs, et d’Adèle de Savoie Sixième souverain de la dynastie des Capétiens directs, de par sa mère c'est aussi un bosonide. Il épouse successivement Aliénor d'Aquitaine, Constance de Castille, et Adèle de Champagne. Son fils Philippe Auguste lui succède.

Louis VII accepte de prendre part à la deuxième croisade prêchée par saint Bernard, et aux environs de Noël 1145, Louis VII annonce sa décision de partir pour porter secours aux États chrétiens de Palestine, menacés par les Turcs qui viennent d’envahir le comté d'Édesse où de nombreux chrétiens sont massacrés.

Vers Pâques 1146, le roi prend la croix en même temps que de nombreux barons lors de l’assemblée de Vézelay.

Le 11 juin 1147, le roi Louis VII et Aliénor partent pour la deuxième croisade, à la tête de 300 chevaliers et d’une nombreuse armée, suivie peu à peu par des dizaines de milliers de pèlerins. Se mettant en marche à partir de Metz, ville impériale, ils passent par la vallée du Danube, où ils sont rejoints par l’armée de l’empereur Conrad III et prévoient de passer en Asie Mineure par Constantinople, où ils arrivent le 4 octobre 1147.

Deuxième croisade et échec (1147-1149) Nour ad-Din et Saladin

L’expédition est marquée par la discorde entre les clans français et allemand, l’inexpérience de Louis VII qui se montre velléitaire, et la perfidie des Byzantins qui nuisent plus aux chrétiens qu’ils ne les aident. Trompé par ceux-ci, Louis VII est battu par les Turcs zenghides en Asie Mineure et connaît plusieurs revers en Syrie. Il rejoint à grand peine Antioche en mars 1148, alors aux mains de Raymond de Poitiers, oncle d’Aliénor, qui reçoit les Croisés avec beaucoup d’égards.

 

les deux souverains se laissent entraîner par les barons de Jérusalem dans une expédition contre, non pas Édesse comme prévu, mais Damas. Le siège de cette ville ne durera que quatre jours (24-28juillet 1148) auquel succéda une défaite des chrétiens. Ils rentrèrent alors en occident où l’échec de la croisade suscita de profonds remous : le prestige de Louis VII est fortement entamé, mais l’excellente régence de Suger, qui se vit confier la régence du royaume franc, a su conserver au royaume sa puissance. L’échec de cette deuxième croisade sera attribué par l’opinion populaire aux excès de péchés des croisés.

Louis VII et Aliénor séjournèrent encore une année en Terre sainte avant de revenir séparément vers la France, par mer. Le roi fut même fait prisonnier par les Byzantins avant d’être délivré par le Normand Roger de Sicile.

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À la mort de Conrad III en 1152, c'est son neveu Frédéric Barberousse, le duc de Souabe, qui est élu roi. La politique de Frédéric Barberousse est centrée sur l'Italie. Il veut récupérer les droits impériaux sur ce territoire et entreprend six campagnes en Italie pour retrouver l'honneur impérial. En 1155, il est couronné empereur Saint-Empire Romain germanique. Toutefois, des tensions apparaissent avec la papauté à l'occasion d'une campagne contre les Normands en Italie du Sud. Les relations diplomatiques se détériorent également avec Byzance. Lorsque Barberousse tente de renforcer l'administration de l'Empire en Italie au Reichstag de Roncaglia, les cités-États d'Italie du Nord, en particulier la riche et puissante Milan, lui opposent résistance. Les relations sont si mauvaises que la Ligue lombarde se crée, s'affirmant militairement contre les Hohenstaufen.

Le Saint-Empire Romain germanique est gouverné par Frédéric Barberousse (attesté en 1157). regroupement politique des terres d'Europe occidentale et centrale au Moyen Âge dirigé par l'Empereur romain germanique. Il se voulait l'héritier de l'Empire d'Occident des Carolingiens qui avait disparu au Xe siècle, mais également du prestige et de l'antiquité de l'Empire romain avant lui. Il est resté un tissu monarchique et corporatif dirigé par un empereur et les états impériaux avec très peu d'institutions impériales communes. Le pouvoir de gouvernement de l'Empire ne se trouve pas uniquement aux mains de l'Empereur romain germanique ni uniquement aux mains des princes-électeurs ou d'un ensemble de personnes comme la Diète d'Empire. L'Empire ne peut être compris ni comme un État fédéral ni comme une confédération. Il n'est ni une simple aristocratie ni une oligarchie. Toutefois, l'Empire présente des caractéristiques de toutes ces formes étatiques. L'histoire du Saint-Empire est marquée par la lutte quant à sa nature. Tout comme il n'est jamais parvenu à briser les entêtements régionaux des territoires, l'Empire s'est morcelé dans une confédération informe, c'est la Kleinstaaterei.

En 1163 a lieu la pose de la première pierre de la cathédrale notre dame de Paris par le pape Alexandre III alors réfugié à Sens, en présence du roi Louis VII.

Philippe II dit Philippe Auguste est sacré à Reims, par son oncle, l'archevêque Guillaume aux Blanches Mains, le 1er novembre 1179. le septième roi de la dynastie dite des Capétiens directs. Il est le fils héritier de Louis VII dit le Jeune et d'Adèle de Champagne. La mort de son père survient le 18 septembre 1180 et laisse Philippe seul roi, à quinze ans.


Couronnement de Philippe Auguste

Philippe Auguste

Philippe Auguste reste l'un des monarques les plus admirés et étudiés de la France médiévale, en raison non seulement de la longueur de son règne, mais aussi de ses importantes victoires militaires et des progrès essentiels accomplis pour affermir le pouvoir royal et mettre fin à l'époque féodale. selon François Asselineau à cette époque les rois de France ont commencé à emprunter la symbolique du fond bleu avec des fleurs de Lys pour affirmer leur indépendance face au saint empire, eux aussi montrent ainsi qu'il tiennent leur pouvoir de Dieu, c'est une façon d'affirmer le refus de la soumission au saint empire


chevalier franc en 1185

Confronté à l'affaiblissement du pouvoir royal, Philippe Auguste s'avère rapidement à la hauteur du défi. Pour échapper à l’emprise de sa mère et de ses oncles maternels, il se rapproche de Philippe d'Alsace, comte de Flandre, qui lui donne sa nièce Isabelle en mariage. Le 28 avril 1180, l'évêque Roger de Laon bénit les jeunes époux en l'abbaye d'Arrouaise près de Bapaume. Isabelle, fille de Baudouin V de Hainaut lui apporte l'Artois en dot.


le royaume est coincé entre les fiefs anglais et le saint empire qui englobe presque tout le reste de l'Europe, le territoire est morcelé.
Peu à peu une coaltition va se former pour fondre sur le royaume et se partager les territoires du roi de France.
Finalement à la fin du règne de philippe Auguste la France a consolidé son territoire la France est une construction politique

Puis en juin 1180, trois mois avant la mort de son père, il signe le traité de Gisors avec Henri II d'Angleterre. Ces deux événements renforcent la position du jeune roi face aux maisons de Flandre et de Champagne.
Les Plantagenêts sont l'autre préoccupation majeure de Philippe Auguste. Les possessions d'Henri II d'Angleterre, également comte d'Anjou, comprennent la Normandie, le Vexin et la Bretagne. Après deux ans de combat (1186-1188), la situation reste indécise.
Philippe tente de profiter des rivalités entre les fils du roi d'Angleterre, Richard avec lequel il se lie d'amitié, et son cadet Jean sans Terre.

 

Une paix de statu quo est finalement négociée, alors que le pape Grégoire VIII appelle à la croisade, après la prise de Jérusalem par Saladin en 1187. La chute de Jérusalem suscita un émoi profond en Europe. L'empereur, les rois de France et d'Angleterre se croisèrent. La mort d'Henri II en juillet 1189 clôt cet épisode. L'urgence est au départ en Terre sainte.

 


l'armée de Saladin lors du siège d'Alep en 1183:
photo du film Kingdom of Heaven de Ridley Scott

Barberousse meurt en juin 1190 au cours de la troisième croisade. Son deuxième fils lui succède sous le nom d'Henri VI. En 1191, année de son couronnement impérial, Henri essaie de prendre possession de la Sicile et du royaume des Normands en Italie inférieure. Étant donné qu'il était marié à une princesse normande, Constance de Hauteville, et que la maison dont descend sa femme s'était éteinte faute de descendant mâle, Henri VI du Saint-Empire peut faire valoir ses revendications sans toutefois pouvoir s'affirmer.


soldat du Saint Empire Romain Germanique

Troisième croisade (1189-1192) Richard Coeur de Lion .

Philippe Auguste et Richard partent ensemble pour la troisième croisade, qui mobilise également la plupart des grands barons de France. Ils embarquent à la fin de l'été 1190, Philippe de Gênes et Richard de Marseille. Mais ils sont surpris par les tempêtes d'hiver en Méditerranée et doivent attendre plusieurs mois en Sicile, à Messine. Là, la rivalité entre les deux rois se ranime autour des projets de mariage de Richard, qui rompt ses fiançailles avec Alix (demi-sœur de Philippe) et s'engage avec Bérengère de Navarre. Philippe Auguste quitte Messine dès qu'il le peut, le 30 mars 1191.

Philippe Auguste arrive à Acre le 20 avril 1191 et participe au siège de la cité, contrôlée par les musulmans.

Richard Cœur de Lion poursuit la croisade après le départ de Philippe : il reprend les principaux ports palestiniens, jusqu'à Jaffa, et rétablit le royaume latin de Jérusalem, bien que la ville proprement dite lui échappe. Il négocie finalement une trêve de cinq ans avec Saladin et rembarque au mois d'octobre 1192.

 

Les tempêtes d'hiver surprennent Richard de nouveau : échoué à Corfou, il est capturé par le duc d'Autriche Léopold V, qui le remet entre les mains de l'empereur germanique Henri VI, son ennemi. Pour la libération de Richard, l'empereur demande une rançon de cent mille marcs d'argent, plus cinquante mille marcs pour l'aider à conquérir la Sicile.


Richard coeur de lion

Philippe profite de la situation pour négocier avec Jean sans Terre, le frère cadet de Richard, qui n'est pas pressé de voir ce dernier revenir. Espérant récupérer la couronne anglaise grâce au soutien de Philippe, il prête hommage en 1193.
Puis, alors que Philippe Auguste attaque les possessions des Plantagenêts, Jean cède au roi de France l'est de la Normandie (sauf Rouen), le Vaudreuil, Verneuil et Évreux, par un accord écrit, en janvier 1194. Par sa finesse diplomatique et militaire Philippe tient son rival en respect.

Ce n'est qu'en 1194 qu'Henri VI du Saint-Empire parvient à conquérir l'Italie inférieure en ayant recours parfois à une brutalité extrême contre ses opposants. Joseph Rovan écrit qu'« Henri VI est le souverain le plus puissant depuis Otton Ier, sinon Charlemagne ». En Allemagne, Henri doit combattre la résistance des Welfs. Son projet de conférer à la royauté un caractère héréditaire, le Erbreichsplan, échoue, tout comme il avait échoué sous Otton Ier.

Richard est finalement libéré le 2 février 1194. Sa mère, Aliénor d'Aquitaine, a payé les deux tiers de la rançon demandée, soit cent mille marcs d'argent, le solde devant être versé plus tard. Sa riposte est immédiate. Il fait reculer Philippe qui doit renoncer à l'essentiel de ses récentes conquêtes dans un premier traité en janvier 1196.

La mort prématurée d'Henri VI du Saint-Empire en 1197 fait échouer la dernière tentative de créer un pouvoir central fort dans l'Empire.

Puis les combats reprennent, toujours à l'avantage de Richard qui envahit le Vexin (1197-1198).

Lors du siège du château de Châlus (Limousin) en 1199, Richard est frappé par une flèche. Il succombe à sa blessure quelques jours plus tard, le 6 avril, à quarante et un ans et au faîte de sa gloire.

La succession de Richard Cœur de Lion ne va pas de soi : face à Jean sans Terre le jeune Arthur de Bretagne (dix-neuf ans), fils de son frère aîné Geoffroy II de Bretagne mort en 1186, est un prétendant sérieux. Philippe Auguste profite de cette rivalité et, comme il avait pris position pour Jean contre Richard, il prend cette fois position pour Arthur contre Jean.

Henri VI met également en place une politique méditerranéenne ambitieuse mais véritablement couronnée de succès dont le but a sans doute été de conquérir la Terre Sainte au terme d'une croisade allemande, ou éventuellement même de lancer une offensive contre Byzance.

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Philippe se rapproche donc d'une part d'Arthur, et convoque Jean, son vassal au titre du traité du Goulet, pour ses actions en Aquitaine et à Tours. Jean ne se présente naturellement pas, et la cour de France prononce la confiscation de ses fiefs.
La suite se joue sur le terrain militaire. Philippe part dès le printemps 1202 à l'assaut de la Normandie tandis qu'Arthur s'attaque au Poitou. Mais le jeune comte est surpris par Jean sans Terre lors du siège de Mirebeau, et fait prisonnier avec ses troupes.
Arthur de Bretagne disparaît dans les mois qui suivent, probablement assassiné début 1203.
Philippe s'assure alors le soutien des vassaux d'Arthur et reprend son action en Normandie au printemps 1203.
Il démantèle le système des châteaux normands, prend Le Vaudreuil, et entame le siège de Château-Gaillard en septembre 1203.
De son côté, Jean fait l'erreur de quitter la Normandie pour rentrer en Angleterre, en décembre 1203.
Château-Gaillard tombe le 6 mars 1204. Il poursuit ses conquetes, et les consolide.

Quatrième croisade (1202-1204) et Croisade contre les Albigeois (hérétiques cathares) dans le Languedoc

Une relique constituée d'un petit « éclat » d'os cranien, présumé appartenir à saint Jean-Baptiste, est présenté dans une vitrine (un coffre en bois avec vitre) dans le transept nord de la Cathédrale Notre-Dame d'Amiens. Un crâne (seul rescapé des destructions de la Révolution) est conservé dans le « trésor » près de la sacristie, il est considéré comme étant celui de saint Jean-Baptiste : soupçon renforcé par le fait que sur ce crâne manque exactement un « éclat » de la taille de celui présenté comme étant une relique du saint dans le transept. Ce crâne a été ramené en 1206 lors de la Quatrième croisade par un chanoine de Picquigny, Wallon de Sarton. Le reliquaire est composé, d'une part de cristal de roche du XIIIe siècle, et d'autre part d'une pièce d'orfèvrerie reconstitution du XIXe, faite par l'orfèvre parisien Placide Poussielgue-Rusand, sur base de l'œuvre de Ducange du XVIIe, détruite à la Révolution.

Otton IV de Brunswick comte de Poitou, empereur romain germanique de 1209 à 1215
  Un emploi du semis de lys attesté se trouve sur un sceau du prince Louis, futur Louis VIII, en 1211.
  En 1214, le royaume est menacé: Jean sans Terre a réussi à monter une coalition avec Renaud de Dammartin, le comte de Boulogne; le comte Guillaume Ier de Hollande, Ferrand, fils cadet du roi de Portugal et comte de Flandre et surtout Othon IV, empereur romain germanique. La plupart des seigneurs installés entre l'Escaut et le Rhin se joindront à cette coalition. L'année précédente, alors que Philippe Auguste guerroyait déjà contre Ferrand de Flandre, les Anglais avaient anéanti la flotte française dans le port de Damme (31 mai 1213). Les coalisés envisagent un plan d'invasion d'envergure dans lequel les troupes anglaises de Jean sans Terre attaqueront par La Rochelle et Othon et ses alliés par le Nord. En Flandre, Philippe Auguste ne contrôle plus que les villes de Douai et de Cassel.

En février 1214, Jean débarque enfin sur le continent, à La Rochelle, espérant prendre Philippe à revers. Une stratégie qui fonctionne d'abord, puisque Jean gagne des partisans parmi les barons du Limousin et dans le Poitou.
En mai 1214, il remonte jusqu'à la vallée de la Loire et prend Angers. Philippe, toujours engagé en Flandre, confie alors à Louis la riposte contre Jean. Le jeune prince se tourne immédiatement vers la forteresse de la Roche-aux-Moines. À son approche,
Jean est pris de panique : le soutien des barons poitevins vacille, tandis qu'on annonce que Louis est accompagné de 800 chevaliers. Le roi d'Angleterre fuit le 2 juillet, la déroute anglaise est totale. Mais la coalition n'a pas encore perdu : c'est au nord que tout doit se jouer.

   

Bataille De Bouvines:
L'affrontement final entre les armées de Philippe Auguste et la coalition, conduite par Otton IV, est désormais inévitable, après plusieurs semaines d'approche et d'évitement. Le dimanche 27 juillet 1214, l'armée de Philippe, poursuivie par la coalition, arrive à Bouvines pour traverser le pont sur la Marque. Malgré l'infériorité numérique de ses troupes (1300 chevaliers et 4000 à 6000 sergents à pied, contre 1300 à 1500 chevaliers et 7 500 sergents à pied pour la coalition). La victoire est totale : l'empereur Otton est en fuite, les hommes de Philippe ont fait 130 prisonniers, dont cinq comtes, notamment le traître honni, Renaud de Dammartin, et le comte de Flandre, Ferrand.

c'est pendant le règne de son père que Louis dit le Lion obtint sa renommée : il remporta sur Jean sans Terre la victoire de La Roche-aux Moines en 1214. Les barons anglais révoltés contre Jean sans Terre promirent alors à Louis VIII de lui donner la couronne d'Angleterre.
Ce dernier, en 1216, débarqua sur les côtes anglaises. Le 21 mai Louis VIII fut couronné roi d'Angleterre à Londres. Mais Jean sans Terre mourut peu après. Et les barons anglais, plutôt que d'avoir à faire à un prince énergique comme Louis qui risquait de les entraver, décidèrent de se prononcer en faveur du fils de Jean sans Terre: Henri III (d'Angleterre).


les chevaux commencent à être équipés d'armures
ici au chateau de warwick

Louis VIII, battu à Lincoln en mai 1217, dut renoncer à ses prétentions lors du traité de Lambeth signé le 11 septembre 1217 (il obtint en contrepartie une forte somme d'argent). Par la suite, Louis VIII prétexta que la cour d’Angleterre n’avait toujours pas exécuté toutes les conditions du traité de 1217. Alors, le roi de France, profitant de la minorité de Henri III, décida de s’emparer des dernières possessions anglaises en France. L’Aquitaine fut reprise, les villes de cette région tombant les unes après les autres (le Poitou, la Saintonge, le Périgord, l'Angoumois et une partie du Bordelais.). Louis VIII s’empara de tout ce territoire, jusqu’à la Garonne, au cours d’une campagne rapide.

Henri III ne possédait alors en France plus que Bordeaux et la Gascogne, qui ne furent pas attaquées.

Cinquième croisade (1217-1221) Mort de Saint François d'Assise. La croisade ne concernera pas les rois de France et sera un échec.

Frédéric II de Hohenstaufen régna sur le Saint-Empire romain germanique de 1220 à 1250. Roi des Romains, roi d'Allemagne, roi d'Italie, roi de Sicile, roi de Chypre, roi de Jérusalem, il connut des conflits permanents avec la papauté et se vit excommunié par deux fois. Le pape Grégoire IX l'appelait « l'Antéchrist ».

La prospérité du royaume à la fin du règne de Philippe Auguste est un fait établi. On estime ainsi l'excédent annuel du Trésor à 25 210 livres en novembre 1221. À cette même date, le Trésor a dans ses caisses 157 036 livres, soit plus de 80 % du revenu annuel ordinaire global de la monarchie. Le testament de Philippe Auguste, rédigé en septembre 1222, confirme ces chiffres, puisque la somme de ses legs s'élève à 790 000 livres parisis, soit près de quatre ans de revenus ! Ce testament est rédigé alors que l'état de santé de Philippe fait craindre la mort. Celle-ci survient finalement dix mois plus tard.


Sceau de Philippe Auguste

Alors qu'il se trouve à Pacy, Philippe décide d'assister à la réunion ecclésiastique organisée à Paris pour la préparation de nouvelles croisades, contre l'avis de ses médecins. Il ne survit pas à la fatigue du voyage et meurt le 14 juillet 1223, à Mantes. Son corps est amené à Paris, et ses funérailles sont rapidement organisées, à Saint-Denis, en présence des grands du royaume. Pour la première fois, le corps du roi de France revêtu de tous les regalia est exposé à la vénération du peuple avant sa sépulture dans un rite solennel inspiré de celui des rois d'Angleterre

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Louis VIII de France dit le Lion fut roi de France de 1223 à 1226, huitième de la dynastie dite des Capétiens directs.

Raymond VII, comte de Toulouse, était toujours soupçonné par l'Église d'abriter des Cathares sur ses terres. Un concile fut donc tenu à Bourges, en 1225, où il fut déclaré que détruire l’hérésie était une nécessité et qu'une nouvelle croisade contre les Cathares était indispensable (Louis VIII fut donc choisi pour diriger l'expédition).

Aux fêtes de Pâques de l’an 1226, des milliers de chevaliers (les chroniqueurs de l’époque donnent le chiffre de 50 000 qui semble exagéré) se trouvèrent à Bourges aux côtés du roi. Cette armée se dirigea vers la vallée du Rhône, et à son approche, les seigneurs et les villes se hâtèrent de faire leur soumission au roi de France. La ville d'Avignon, qui appartenait à Raymond VII, refusa cependant d’ouvrir ses portes. L’on mit alors le siège devant la place forte qui était considérée alors comme la clef du Languedoc. Au bout de trois mois, la ville fut prise, et aussitôt Nîmes, Castres, Carcassonne, Albi se rendirent à Louis VIII.

Raymond VII, quant à lui, s’était enfermé dans Toulouse. Les croisés, frappés par les maladies hivernales, décidèrent d'ajourner le siège de la ville. Louis VIII, quant à lui, succomba à la dysenterie, en novembre 1226 (Toulouse ne tomba qu'en 1228).

Louis IX ou Saint Louis n'a que 12 ans quand il est sacré roi le 29 novembre 1226 à Reims par l'évêque de Soissons. neuvième de la dynastie des Capétiens directs. Il développa notamment la justice royale où le roi apparaît alors comme "le justicier suprême". Il est le fils de Louis VIII (1187-1226), dit Louis le Lion, roi de France, et de Blanche de Castille (1188-1252). Il est aussi le frère aîné de Charles Ier de Sicile (1227-1285), comte d'Anjou, qui fonda la seconde dynastie angevine. Louis IX doit de régner au décès des 4 premiers nés de Blanche de Castille, dont son frère Philippe né en 1209 et mort en 1218. C'est ce qui explique qu'arrivé en 5e position, Louis IX ne soit pas majeur au décès du roi Louis VIII. Dans son testament, Louis VIII confie la régence à Blanche de Castille.


Blanche de Castille
Surnommée l'Amour des pauvres

Le pouvoir passe "entre les mains d'un enfant, d'une femme et d'un vieillard", Barthélemy de Roye, grand chambrier à la cour depuis 20 ans (Chronique de Tours). Le royaume entre en état d'agitation, la révolte est organisée par Philippe Hurepel, oncle de Louis IX, fils légitimé de Philippe Auguste, par la maison de Dreux et par le duc de Bretagne Pierre Mauclerc. Matant la rébellion et les barons agités, la régente Blanche de Castille, achève la conquête du Languedoc initiée par Louis VIII en contraignant le comte Raymond VII de Toulouse à donner sa fille Jeanne en mariage à Alphonse, frère de Louis IX.


Sacre de saint Louis

Lors de son couronnement à Aix-la-Chapelle, Frédéric II avait promis au pape de partir en croisade. Son vœu reprenait en fait celui de son grand-père et de son père. Mais son échec devant la résistance des communes lombardes en 1225-1226 retarda son départ. Or, la papauté espérait desserrer l'étau que faisait peser l'empereur du Saint-Empire sur ses États pontificaux en éloignant l'ambitieux souverain. Frédéric fut donc excommunié par Grégoire IX en 1227 pour ne pas avoir honoré sa promesse de lancer la sixième croisade.

 

Sixième croisade (1228-1229) : Frédéric II, empereur du saint empire romain germanique et Roi de Sicile: Il partit l'année suivant son excomunication alors que celle-ci n'était pas levée.

Sa brève croisade se termina en négociations et par un simulacre de bataille avec le sultan Malik al-Kamel « le Parfait », avec qui des liens d'amitié s'étaient tissés, et par un accord, le traité de Jaffa. Il récupéra sans combattre la ville de Jérusalem et fut couronné roi de Jérusalem le 18 mars 1229.

1231 L'Inquisition est confiée aux ordres mendiants (dominicains et franciscains).

Louis IX prend effectivement le pouvoir à partir de 1241. Il investit son frère Alphonse du comté de Poitiers afin de contraindre la noblesse poitevine à rendre hommage. La soumission de la rébellion de Hugues X de Lusignan lui permet d'asseoir son autorité en une campagne courte (28 avril 1242 au 21 juillet 1242) et dans le même temps de pousser son avantage jusqu'à Saintes pour y déloger le roi Henri III d'Angleterre qui a décidé de rompre la trêve de 1238, et d'aider le comte de Lusignan .

En 1244, Louis IX tombe gravement malade (dysenterie) et fait le vœu de partir en croisade au cas où il guérirait. Rétabli, il prépare son départ vers les royaumes chrétiens d'Orient en difficulté qu'il veut soutenir. L'organisation de la croisade dure 4 années qui verront la construction du port d'Aigues-Mortes à l'initiative de Charles Ier de Sicile frère du roi et futur roi de Naples et de Sicile. La ville ne se remettra jamais du coût exorbitant des aménagements requis pour cette croisade et poursuivra Charles d'Anjou en justice.

Le 12 juin 1248, Saint Louis se saisit de l'oriflamme capétienne en la basilique de Saint-Denis et part accompagné de son épouse la reine Marguerite de Provence, du comte Robert d'Artois et de Charles d'Anjou, ses frères. Robert d'Artois trouva la mort à la bataille de Mansourah.

Le très cultivé Frédéric II, qui centralisait de plus en plus l'administration du royaume de Sicile en suivant le modèle byzantin, était entré en conflit ouvert avec le pape et les villes d'Italie du Nord. Le pape le fait même passer pour l'Antéchrist. À la fin, Frédéric II semble dominer militairement. C'est là qu'il meurt, le 13 décembre 1250. Le pape l'avait déclaré déchu en 1245.

1250 deuxième période de constructioin de Notre Dame de Paris. A cette époque, on s'aperçut que les portails du transept, construits en style roman, contrastaient par la sévérité de leur architecture avec la grande façade gothique richement ornée au goût du jour. La reconstruction des parties romanes fut alors prestement décidée par l'évêque Renaud de Corbeil.

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Septième Croisade (1248-1254) : Croisade de Louis IX ou Saint Louis.

Louis IX décide de prolonger son séjour dans ce qui reste des États latins d'Orient. Il renvoie Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou en France pour épauler Blanche de Castille restée seule pour gouverner le royaume. De 1250 à 1253, il consolide les forteresses d'Acre, de Césarée, de Jaffa et de Sidon.

N'apprenant qu'au début du printemps 1253 la nouvelle de la mort en novembre 1252 de sa mère, la reine Blanche de Castille, Louis IX prend la décision de rentrer en France.

Après avoir réglé plusieurs affaires en cours, les croisés rembarquent à Tyr le 24 avril 1254 pour le royaume de France. Lors de ce voyage, la personnalité du roi change et Louis IX devient peu à peu celui dont nous avons conservé le souvenir en tant que saint Louis.

Réputé pour sa piété, Louis IX se taille, grâce aux croisades, une réputation de roi diplomate et juriste dans toute l'Europe. Les royaumes font appel à sa sagesse dans les affaires complexes. Ainsi, il arbitre la succession du comté de Hainaut par le « Dit de Péronne » du 24 septembre 1256.


Saint Louis rendant la justice sous son chêne.

Le traité de Paris du 28 mai 1258, ratifié le 4 décembre 1259, restitue au royaume de France le Limousin, le Périgord, le Quercy, l'Agenais et une partie de la Saintonge, tandis que pour sa part, Henri III d'Angleterre renonce à la Normandie, au Maine, à l'Anjou et au Poitou, en même temps qu'il accepte de rendre l'hommage pour la Guyenne. Plus tard, lorsque le roi Henri III d'Angleterre connaît des difficultés avec ses barons révoltés, il fait appel à l'arbitrage de Louis IX qui rend en sa faveur le "Dit d'Amiens" du 24 janvier 1264.

 

Huitième croisade (1270)

Louis IX espère convertir le sultan hafside de Tunis au christianisme et le dresser contre le sultan d'Égypte. Les croisés s'emparent facilement de Carthage mais l'armée est victime d'une épidémie dite de peste (en réalité de dysenterie). Louis IX en meurt le 25 août 1270 sous les remparts de Tunis. Son corps est étendu sur un lit de cendres en signe d'humilité et les bras en croix à l'image du Christ. Cette défaite marque la fin des croisades, qui doit survivre à une saignée sévère dans la lignée royale. Isabelle d'Aragon, épouse de Philippe III, meurt en Sicile sur le chemin du retour. Alphonse de Poitiers et son épouse Jeanne de Toulouse, meurent à 3 jours d'intervalle en Italie.


Louis IX ou saint Louis
Bibliothèque Nationale de France

Une partie des restes du roi fut enterrée en Tunisie, où une tombe de Louis IX peut encore être visitée aujourd'hui. Une autre partie, mise dans une urne, fut confiée à la basilique de Monreale près de Palerme. Comme on ne savait pas, à l'époque, embaumer correctement les cadavres pour pouvoir les conserver longtemps, on fit bouillir le reste du corps avec du vin aromatisé d'épices afin de séparer les os de la chair. Ses os et son cœur furent ensuite rapportés à la basilique de Saint-Denis. Pendant les guerres de religion, ces reliques disparurent, seul un doigt fut sauvé et conservé à Saint-Denis. Lors de la consécration de la cathédrale Saint-Louis de Carthage à la fin du XIXe siècle, les reliques conservées en Sicile furent amenées en Tunisie, et finalement, lors de l'indépendance de la Tunisie, ramenées en France et déposées à la Sainte-Chapelle.

Philippe III Le Hardi fut roi de France de 1270 à 1285, le dixième de la dynastie dite des Capétiens directs. Philippe est donc proclamé roi sous le nom de Philippe III à Tunis le 25 aout 1270. Sans grande personnalité ni volonté, très pieux, mais bon cavalier, il doit davantage son surnom de Hardi à sa vaillance au combat qu'à sa force de caractère. Il se révèle incapable de commander aux troupes, affecté qu'il est de la mort de son père. Il se hâta de conclure, en laissant son oncle Charles Ier d'Anjou négocier avec les Maures, une trêve de dix ans qui lui permit de revenir en France.


Philippe III Le Hardi

Il est sacré roi de France à Reims le 12 août 1271.

Rodolphe Ier du Saint-Empire fut roi des Romains de 1273 à sa mort en 1291 et duc d'Autriche 1278-1282. Durant son règne, il agrandit ses terres avec l'Autriche, la Styrie et la Carniole au détriment d'Ottokar II de Bohême. C'est grâce à Rodolphe Ier que les Habsbourg ont pu fonder leur puissance.

L'avènement de Philippe III s'accompagne rapidement d'un bouleversement dans le paysage politique : la mort du roi d'Angleterre Henri III et la fin d'une vacance du trône impérial longue de 19 ans. En outre la préoccupation de l'Europe n'est plus aux croisades. Ainsi, alors que celles-ci avaient été des composantes majeures du règne de son père, le sien sera surtout marqué par des conflits territoriaux, des contestations d'héritages et des guerres de vassalité, phénomène qui va encore s'accentuer pendant le règne de son fils.

En 1285, après l'affaire de Sicile, Philippe III, sans son oncle Charles d'Anjou mort en début d'année, engagea la croisade d'Aragonet attaqua sans succès la Catalogne (siège de Gérone du 26 juin au 7 septembre 1285). Son armée touchée par une épidémie de dysenterie, il fut défait en septembre à Las Formiguas, et fut obligé de faire retraite. Celle-ci fut désastreuse, et lui-même mourut à Perpignan. Pierre d'Aragon mourut un mois plus tard, Gérone se livra à son successeur et le nouveau roi de France, Philippe IV le Bel décida le retour en France.

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LES ROIS MAUDITS

Philippe IV de France, dit Philippe le Bel est donc roi de France en 1285, onzième roi de la dynastie des Capétiens directs. Surnommé par ses ennemis tout comme par ses admirateurs le « roi de marbre » ou « roi de fer », il se démarque par sa personnalité rigide et sévère. L'un de ses plus farouches opposants, l'évêque de Pamiers Bernard Saisset, dit d'ailleurs de lui : « Ce n'est ni un homme ni une bête. C'est une statue. » Philippe le Bel fut un roi qui souleva au cours de son règne beaucoup de polémiques, le pape Boniface VIII le traitant par exemple de « faux-monnayeur ». En fait pour préserver l'indépendance de la France vis à vis de la papauté et du Saint Empire, il recourt à la dépreciation monétaire. Les pièces sont rabotée et avec la matière récupérée de nouvelles pièces sont fabriquées pour payer les soldats ou les armes.

Pour assainir les finances du royaume, acheter le Quercy aux Anglais contre une rente de 3 000 livres, il s'attaque à ceux qui ont de l'argent, y compris les religieux dont l'Église catholique, les Lombards, les Juifs et les Templiers.

Pour obtenir le passage de l'armée française afin d'évacuer la Guyenne, Philippe donne sa sœur, Marguerite de France, en mariage au roi Édouard Ier d'Angleterre, et promet sa propre fille, Isabelle de France, au fils issu de la précédente union (le futur roi Édouard II d'Angleterre).

Les Francs sont définitivement chassés de terre sainte par les mamelouks

Louis IX est canonisé en 1297 sous le nom de saint Louis de France.

Ayant écrasé l’armée envoyée par Édouard Ier d'Angleterre au pont de Stirling en septembre 1297,William Wallace pénètre en Angleterre et ravage le nord du pays. Il est alors proclamé gardien du royaume d’Écosse.

Mais une trêve étant intervenue entre la France et l’Angleterre, Édouard Ier tourne ses forces contre l’Écosse, où il entre à la tête de son armée; Wallace, mal soutenu par l’aristocratie, est écrasé à Falkirk en juillet 1298

 

1298 Marco Polo est de retour à Venise

Le XIV e siècle, époque de misère générale pour l'Occident. Période de troubles sociaux. - La Harelle de Rouen, les Tuchins d'Auvergne et du Languedoc, les Maillotins de Paris

1302, par la bulle Unam Sanctam, Boniface VIII déclare la supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel, et par ce biais la supériorité du pape sur les rois, ces derniers étant responsables devant le chef de l'Église. En fait, il tente d'instaurer une théocratie occidentale. Philippe le Bel réunit un concile des évêques de France pour condamner le pape, ainsi que des assemblées de nobles et de bourgeois à Paris (précurseurs des états généraux, qui apparaissent pour la première fois sous son règne). Le roi cherche l'appui de tous ses sujets afin de légitimer la lutte qu'il mène contre le pape. Ce dernier menace de l'excommunier et de jeter l'interdit sur le royaume de France.

Les légistes falsifient la bulle pour la rendre injurieuse au pouvoir civil et à la France.

1303 Fort du soutien de la population et des ecclésiastiques, le roi envoie alors son conseiller (et futur garde des Sceaux), le chevalier Guillaume de Nogaret, avec une petite escorte armée vers l'Italie, dans le but d'arrêter le pape et de le faire juger par un concile. Nogaret est bientôt rejoint par un ennemi personnel de Boniface VIII, Sciarra Colonna, membre de la noblesse romaine, qui lui indique que le pape s'est réfugié à Anagni en Italie. Nogaret et Colonna arrivent à Anagni et trouvent le pape seul dans la grande salle du palais épiscopal, abandonné par ses partisans. Le vieil homme de 68 ans est assis sur un haut siège, en habit de cérémonie, et ne réagit pas à l'irruption de la troupe armée. En voyant Guillaume de Nogaret et Sciarra Colonna approcher, il incline légèrement la tête et déclare : « Voici ma tête, voici ma tiare : je mourrai, certes, mais je mourrai pape. » Guillaume de Nogaret recule, impressionné, tandis que Sciarra Colonna, dans sa haine de Boniface VIII, s'avance insolemment et lui donne une gifle avec son gantelet de fer. Le pape meurt quelques temps plus tard.

1305 Le pape Benoît XI meurt emprisonné et est remplacé par Clément V, d'origine française, installé par Philippe le Bel à Avignon dans le Sud de la France, sera d'une aide précieuse pour anéantir l'ordre du Temple.

1309La papauté (Clément V) quitte Rome pour Avignon du fait de l'instabilité en Italie

 

Après Frédéric II, Henri VII de Luxembourg est le premier roi des Romains à pouvoir obtenir la couronne impériale. La politique italienne des souverains de la fin du Moyen Âge est toutefois mise en place dans des frontières réduites par rapport à celles de leurs prédécesseurs. sacré par les cardinaux mandés par le Pape à Saint Jean de Latran le 29 juin 1312, Empereur romain germanique jusqu'à sa mort aux environs de Sienne le 24 août 1313.

À la mort de l'empereur Henri VII en 1313, les princes s'étant divisés en deux factions, le pape Jean XXII, entreprenant et autoritaire, croit pouvoir en profiter : il refuse de choisir entre les deux élus. Il déclare l'Empire vacant et nomme le roi de Naples Robert le Sage vicaire pour l'Italie le 14 mars 1314

 

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Le 18 mars 1314 Un échafaud avait été dressé sur le parvis de Notre-Dame de Paris. On fit comparaître les quatre dignitaires : Jacques de Molay, le maître de l'Ordre, Hugues de Pairaud, visiteur de France, Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie, et Geoffroy de Gondeville, précepteur du Poitou et d'Aquitaine.
Deux personnages manquaient : Guillaume de Nogaret et Guillaume de Plaisians, morts l'un et l'autre l'année précédente.

L'Ordre était saint, la règle du Temple était sainte, juste et catholique. Ils n'avaient pas commis les hérésies qu'on leur attribuait. Le jour même, un bûcher était dressé près du jardin du Palais,devant la foule saisie de stupeur, ils moururent avec le plus tranquille courage en assignant le pape Clément V et Philippe le Bel à comparaître devant le tribunal de Dieu avant la fin de l'année ...

alors que Jacques de Molay brûlait, il aurait proféré sa célèbre malédiction, exploitée par l'écrivain français Maurice Druon dans son roman historique en sept tomes, les Rois maudits :
« Pape Clément, chevalier Guillaume de Nogaret, roi Philippe, avant un an, je vous cite à comparaître au tribunal de Dieu. Maudits, vous serez tous maudits, jusqu'à la treizième génération de vos races. »
En réalité, selon Geoffroy de Paris, chroniqueur de l'époque, les termes de la malédiction seraient :
« Dieu sait qui a tort et a péché, et le malheur s'abattra bientôt sur ceux qui nous condamnent à tort. Dieu vengera notre mort. Seigneur, sachez que, en vérité, tous ceux qui nous sont contraires par nous auront à souffrir. »

Avril 1314 Mort du pape Clément V, au château de Roquemaure dont les ruines dominent encore la vallée du Rhône.

le 4 Novembre 1314. soit 8 mois plus tard Philippe le Bel, frappé d'un ictus apoplectique lors d'une chasse en forêt de Pont-Sainte-Maxence (forêt d'Halatte), meurt quelques semaines plus tard, le 29 novembre 1314, à Fontainebleau. Il est inhumé dans la basilique de Saint-Denis. Sa sépulture, comme celles des autres princes et dignitaires reposant en ce lieu, sera profanée par les révolutionnaires en 1793.

Louis X de France, dit Louis le Hutin roi de France de 1314 à 1316 (sous le nom de Louis X), douzième de la dynastie dite des Capétiens directs.

En avril 1314, année même de la mort de Philippe le Bel, un grand scandale éclate : Marguerite de Bourgogne, épouse de Louis X de France, déjà roi de Navarre (par sa mère, Jeanne Ire de Navarre), et Blanche de Bourgogne, femme de Charles (futur Charles IV le Bel), sont dénoncées par Isabelle de France (fille de Philippe le Bel et reine d'Angleterre) dans l'affaire de la tour de Nesle. Elles auraient trompé leurs maris sans honte avec deux frères : Philippe et Gauthier d'Aunay, tous deux chevaliers de l'hôtel royal. Les deux amants sont jugés et condamnés pour crime de lèse-majesté ; ils sont exécutés sur-le-champ en place publique à Pontoise : dépecés vivants, leur sexe tranché et jeté aux chiens, ils sont finalement décapités, leurs corps traînés puis pendus par les aisselles au gibet. Une telle cruauté s'explique par l'affront fait à la famille royale, mais aussi par l'atteinte aux institutions du royaume : cet acte met en péril la dynastie capétienne et le royaume de France. « Quelles auraient été la légitimité et l'autorité d'un futur souverain dont on aurait pu mettre en doute la royale paternité ? ».
Les implications politiques sont si graves que le châtiment se doit d'être exemplaire.
Marguerite de Bourgogne est condamnée à être tondue et conduite dans un chariot couvert de draps noirs à Château-Gaillard. Occupant une cellule ouverte à tous vents au sommet du donjon, elle y meurt en 1315 (certains disent qu'elle fut étranglée, mais ses conditions d'incarcération ne mettent pas en doute une mort d'usure).
Blanche de Bourgogne est aussi tondue mais bénéficie d'un « traitement de faveur » : elle est emprisonnée sous terre pendant sept ans, puis obtient l'autorisation de prendre l'habit de religieuse. Femme du cadet et non du futur roi de France (du moins, c'est ce que l'on croit, puisque son époux deviendra le roi Charles IV le Bel en 1322), Blanche a donc un traitement moins cruel que sa cousine. Elle devient reine de France en prison le 21 février, jusqu'à ce que son mariage soit annulé le 19 mai par le pape Jean XXII.
Quant à la troisième, comtesse Jeanne de Bourgogne et d'Artois, femme du futur Philippe V de France, elle est enfermée à Dourdan pour avoir gardé ce secret. Soutenue par sa mère Mahaut d'Artois, elle se réconcilie avec son mari le roi Philippe le Long et devient reine de France en 1317.

1315/1316 la Grande Famine

En 1315, Louis X épousa en secondes noces Clémence de Hongrie (1293-1328), elle aussi capétienne, fille de Charles d'Anjou (1271-1295), dit Charles-Martel de Hongrie, roi titulaire de Hongrie, et de Clémence de Habsbourg

Mort de Louis X le Hutin, le 5 juin 1316 à l'âge de 27 ans près seulement 2 ans de règne.(la malédiction se poursuit)

Interrègne de 5 mois, régence de Philippe-le-Long, frère de Louis X en attendant la naissance de Jean puisque Clémence est enceinte.

Né dans la nuit du 14 au 15 novembre 1316, Jean ne vécut que 5 jours. Il fut enterré dans la Basilique de Saint-Denis.(la malédiction se poursuit)

Le comte de Poitiers, alors régent, fut proclamé roi de France sous le nom de Philippe V.

Philippe V de France, dit Philippe le Long est roi de France de 1316 à 1322, le quatorzième de la dynastie dite des Capétiens directs. Il est aussi roi de Navarre sous le nom de Philippe II.

Sacré et couronné en la cathédrale Notre-Dame de Reims par l'archevêque Robert de Courtenay (qui est capétien), le 6 janvier ou le 9 janvier 1317 selon les sources, il réunit ensuite, le 2 février 1317, une assemblée de grands et de nobles, de prélats et de bourgeois de Paris, qui déclare qu'il est mieux placé que sa nièce Jeanne, car séparé de Saint-Louis par deux générations contre trois pour Jeanne, et que « femme ne succède pas au royaume de France ». Il renouvelle l'alliance avec l'Écosse en 1318.

Par l'ordonnance de Vivier-en-Brie, il crée la Chambre des comptes qui deviendra la Cour des comptes.

Il reçoit le roi Édouard II d'Angleterre, son beau-frère, en la cathédrale d'Amiens pour l'hommage simple pour le duché de Guyenne, le comté de Ponthieu et la ville de Montreuil, le 29 juin 1320. Il réprime les révoltes des Pastoureaux et des Lépreux.

Atteint de dysenterie et de fièvres à partir d'août 1321, il meurt à Longchamp, près de Paris, dans la nuit du 2 au 3 janvier 1322, après cinq mois de souffrance. Sans descendant mâle survivant (la malédiction semble se poursuivre)

C'est son frère cadet, Charles IV, qui lui succède. Il est inhumé dans la basilique Saint-Denis. Sa sépulture, comme celles de tous les autres princes et dignitaires reposant en ce lieu, sera profanée par les révolutionnaires en 1793.

de 1322 à 1328 Charles IV de France, dit Charles le Bel est roi de France, le quinzième et dernier de la dynastie dite des Capétiens directs, et roi de Navarre (sous le nom de Charles Ier) sacré à Reims le 21 février 1322 par l'archevêque Robert de Courtenay. Trouvant le trésor royal épuisé par les abus du règne précédent, il punit sévèrement et dépouille les financiers lombards ayant commis toutes sortes d'exactions. Il traite avec la même rigueur les mauvais juges et les seigneurs qui s'étaient accaparé des biens des particuliers. Il fait même arrêter Girard de la Guette, ex-surintendant des finances de Philippe le Long, lequel est accusé d'avoir détourné un million deux cent mille livres.

Louis IV de Bavière, qui a eu raison de son rival Frédéric le Bel lors de la bataille de Mühldorf en 1322, entreprend de faire valoir ses droits en Italie et y descend avec son armée. Il délivre Milan assiégée, occupe Pavie et prend contact avec les Milanais lesquels, se posant en vicaires du roi des Romains, se heurtent aux représentants du pape. Ce conflit soulève une question de principe : le pape peut-il prétendre à être le vicaire de l'empire en Italie pendant la vacance du trône impérial. Or, à ses yeux le trône est vacant puisque la désignation de Louis de Bavière n'a pas obtenu l'approbation pontificale.

depuis la la chapelle de la commanderie à Francfort de l'Ordre Teutonique de Sachsenhausen, Louis lançe un appel au concile général pour juger le pape, accusé d'hérésie et d'usurpation de bien d'autrui. Tandis que les papes d'Avignon, vivant dans l'opulence, se heurtent depuis des années à l'opposition des ordres mendiants, Louis de Bavière accueille et soutient les Franscicains. Le 14 juillet 1324, Jean XXII dépose Louis de Bavière

Le 13 juillet 1325, le roi Charles le Bel, toujours sans héritier, épouse en troisièmes noces sa cousine Jeanne d'Évreux. Cette dernière accouche d'une première fille prénommée Jeanne en 1326, et d'une seconde fille, Marie, l'année suivante. Elle est de nouveau enceinte lorsque le roi meurt en février 1328. Il faut attendre la naissance de l'enfant pour savoir si les Capétiens vont conserver le trône. C'est de nouveau une fille, Blanche, qui nait le 1er avril 1328. Cette dernière fille épousera en 1345 Philippe (1336-1375), duc d'Orléans, fils de Philippe VI de Valois.

Louis IV de Bavière , empereur romain germanique de 1328 à 1347. Il s'est fermement opposé à la papauté, notamment à Jean XXII.

1328  la lignée capétienne directe s'éteint, les 3 fils de Philippe le Bel étant mort successivement sans héritier male.

La malédiction est aboutie. Les Valois prennent le relais. La France se choisit pour roi Philippe Comte de Valois plutôt qu'Edouard III, roi d'Angleterre et neveu du roi défunt. La malédiction est terminée? pas si sur, car la succession sera contestée par edouard et sera à l'origine de la guerre de 100 ans.

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LES VALOIS

Philippe VI de France, dit Philippe de Valois ou le « roi trouvé » est roi de France de 1328 à 1350, premier de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne.Cette succession, contestée par le roi d'Angleterre Édouard III, lui-même petit-fils de Philippe IV le Bel par sa mère Isabelle, est la principale cause de la guerre de Cent Ans.


Philippe VI de France
dit Philippe de Valois

dimanche 29 mai 1328, Philippe de Valois est sacré à Reims par l’archevêque Guillaume de Trie. En tant que duc d'Aquitaine, Édouard III, pourtant pair de France, n’assiste pas à la cérémonie. N'étant pas lui-même descendant et héritier des rois de Navarre, comme l'étaient ses prédécesseurs, Philippe VI restitue le royaume de Navarre à son héritière légitime, Jeanne II (1311-1349), fille de Louis X, en échange de sa renonciation à la couronne de France.

Philippe VI veut récupérer le duché de Guyenne, qui fait partie territorialement du royaume de France, mais qui est une possession du roi d'Angleterre. Édouard III revendique la couronne de France, ce qui déclenche la guerre de Cent Ans.

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1337 Début de la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre

De 1337 à 1364, le génie tactique d’Édouard III d’Angleterre entraîne une succession de victoires anglaises sur la chevalerie française. La noblesse française est complètement discréditée et le pays sombre dans la guerre civile.

En 1337, alors que la tension monte entre l'Angleterre et la France, lesquelles se dirigent inexorablement vers la guerre de Cent Ans, Édouard III s'entend avec Louis IV de Bavière auquel il achète son alliance pour 300 000 florins, ce qui lui permet de raffermir ses positions en Flandre. L'empereur peut ainsi compter sur un solide allié capable de contrebalancer les menées éventuelles de Jean de Bohème. Évidemment l'alliance anglo-germanique a pour effet de rapprocher plus encore la papauté du royaume de France.

En janvier 1340, faisant état des droits qu'il revendiquait à l'héritage français, Edouard III prenait le titre de "roi de France" et mettait les fleurs de lys dans ses armes. Peu après commençait la série de luttes qui mettaient aux prises deux peuples jusqu'alors traditionnellement amis en dépit de mésententes passagères, luttes marquées par une série de lourdes défaites pour la France.


Edouard III et son fils
Edouard de Woodstock dit le Prince Noir

Le jeu des alliances conduit le Saint-Siège à nommer des cardinaux pro-français et c'est naturellement un pape très favorable à la France (Clément VI est l'homme de confiance de Philippe VI) qui est élu en 1342. Le nouveau pape somme son adversaire d'abdiquer dès 1342 et parvient à faire élire contre lui comme roi de Germanie Charles de Bohême dont il fut le précepteur à la cour de France. Cette intrusion dans les affaires allemandes provoque un soulèvement contre ce nouveau monarque. Louis IV du Saint Empire s'apprête à en profiter en reprenant les armes lorsqu'il meurt subitement le 11 octobre 1347 d'un infarctus lors d'une chasse au sanglier.

Charles IV de la maison de Luxembourg devient roi de Bohème en 1347 .La suite est une formalité issue des limbes féodales du Saint Empire : il est élu, sans opposition, le 17 juin 1349, roi de Germanie et couronné le 25 juillet de la même année.

1346 Crécy et Calais défaite française.

1348 les ravages de la peste noire: L'europe est dévastée.

Florence connaît une véritable crise au milieu du XIVe siècle : révolte du peuple, faillite des Peruzzi (grande banque) en 1343, peste noire qui fait disparaître la moitié de la population de la ville en 1348.

La fin du règne de Philippe VI est marquée par les débuts de l'épidémie de peste noire, qui entraîne une longue trêve. Il signe en 1349 le traité de Romans, par lequel Humbert II du Viennois vend le Dauphiné à la France. Il meurt dans la nuit du 22 au 23 août 1350 au château de Nogent-le-Roi selon certains historiens ou plus vraisemblablement à l'abbaye Notre-Dame de Coulombs selon d'autres. Philippe laisse cependant un royaume durablement désorganisé, entré dans une phase de révoltes qui tournera à la guerre civile avec la Grande Jacquerie de l'année 1358.

Jean II de France, dit Jean le Bon fut roi de France de 1350 à 1364, second souverain issu de la maison capétienne de Valois. Il est sacré roi de France le 26 septembre 1350. Il est le dernier des Rois Maudits.


Anonyme vers 1350
Portrait de Jean II le Bon
musée du Louvre

Le règne de Jean II le Bon est marqué par la défiance du pays envers les Valois choisis à la mort de Charles IV pour éviter qu'Édouard III, le plus proche descendant de Philippe le Bel ne prenne possession du royaume de France. La nouvelle dynastie, confrontée à la crise de la féodalité, aux cinglantes défaites du début de la guerre de Cent Ans et à la grande peste, perd rapidement beaucoup de crédit. D'autant plus que, dans l'incapacité de faire rentrer les impôts, elle recourt à des mutations monétaires pour renflouer le trésor. Ces manipulations entraînent des dévaluations extrêmement impopulaires.

Profitant de tous ces troubles et sûrs de la supériorité tactique conférée par l'arc long, les Anglais, menés par Édouard III et son fils le Prince Noir, relancent la guerre en 1355.

Charles IV de la maison de Luxembourg devient roi des Romains le 6 janvier 1355 puis empereur romain germanique le 5 avril 1355

Pour éviter les conflits qui suivent pratiquement systématiquement l'élection de l'empereur et sont extrêmement péjoratifs pour le Saint-Empire, Charles IV promulgue la Bulle d'or de 1356. Celle-ci fixe définitivement les règles d'élection de manière à ce que son résultat ne puisse plus être contesté : seuls votent les sept princes-électeurs qui voient leurs droits augmentés au détriment des villes. Surtout le nombre d'électeurs étant fixé, cela retire tout pouvoir d'arbitrage au pape donc tout pouvoir de choisir entre les candidats. La Bulle d'or atteste aussi de l'identité désormais résolument germanique du Saint-Empire et de sa renonciation à ses prétentions universelles et même italiennes. Elle reste en vigueur jusqu'à la dissolution de l'Empire. Cependant l'augmentation de la puissance des princes-électeurs accroît la vulnérabilité d'un empereur n'ayant pas une clientèle suffisante. Charles IV s'évertue à éviter à son pays les conflits qui déchirent l'Europe (en particulier la guerre de Cent Ans) et négocie avec Venise et la Hanse pour augmenter les flux commerciaux entre Méditerranée et l'Europe du nord. La grande alliance commerciale qu'est la Hanse connaît son apogée et devient une grande puissance de la sphère du nord de l'Europe. Créée en 1241, elle regroupe un ensemble de plus de 300 villes dont Hambourg, Lübeck, Riga ou Novgorod. À cette époque, la Hanse est un acteur politique majeur, allant jusqu'à s'interposer militairement au Danemark.

Le 19 septembre 1356, Jean le Bon est battu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers, malgré la restructuration de l'armée qu'il a menée. Le pays sombre alors dans le chaos. Les états généraux menés par Étienne Marcel et Robert Le Coq prennent le pouvoir à Paris et tentent d'installer Charles de Navarre à la tête d'une monarchie contrôlée.

Le sacrifice du roi sauve sa couronne car il est perçu comme héroïque dans tout le royaume, y compris par Édouard III et son fils le Prince Noir. Jean le Bon est incarcéré à Bordeaux avec tous les honneurs. Il peut librement y organiser une cour. En janvier 1358, Charles de Navarre, libéré, est en mesure de prendre le pouvoir (il est considéré par beaucoup comme plus apte à combattre l'ennemi anglais et plus légitime que le chétif dauphin). Voyant la situation évoluer vers une monarchie contrôlée avec Charles de Navarre à sa tête, Jean le Bon décide de précipiter les négociations, quitte à céder beaucoup de terrain à Édouard III. Elles doivent avoir lieu de roi à roi et il est transféré de Bordeaux à Londres. Ses conditions d’incarcération sont royales : il est logé avec sa cour de plusieurs centaines de personnes (proches capturés avec lui à Poitiers et d'autres venus de leur plein gré), liberté de circulation en Angleterre, hébergement à l’Hôtel de Savoie. Il accepte le premier traité de Londres qui prévoit que l’Angleterre récupère l’ensemble de ses anciennes possessions d’Aquitaine et une rançon de quatre millions d’écus sans renonciation à la couronne de France. Tous les citoyens se cotisent et on frappe une nouvelle monnaie nommée "le franc à cheval" (à gauche)

En 1358, les campagnes se soulèvent et s'allient avec Étienne Marcel, mais le dauphin, le futur Charles V, se fait nommer régent et retourne la situation.

En mars 1359, profitant que le pouvoir semble échapper complètement à Jean le Bon, Édouard III augmente ses prétentions et lui impose des conditions de détention moins conciliantes et obtient un second traité encore plus contraignant. Le dauphin Charles convoque les États généraux qui, scandalisés, déclarent le traité « ni passable, ni faisable ». Cette manœuvre permet de dédouaner son père et de ressouder le pays contre les Anglais.

Édouard III débarque en octobre 1359 pour prendre Reims, la ville du sacre, et imposer à la chevalerie française une nouvelle défaite qui achèverait de discréditer le pouvoir. Mais, en accord avec le roi et son entourage londonien (qui ne veulent pas que la mort éventuelle d'Édouard III sur le champ de bataille déclenche des représailles à leur encontre), Charles lui oppose la tactique de la terre déserte et mène une guerre d'escarmouches, refusant toute bataille rangée. Cette chevauchée tourne au fiasco pour les Anglais, harcelés, affamés, privés de montures (faute de fourrage).

carte de l'Europe en 1360

Pendant ce temps, des marins normands mènent un raid sur le port de Winchelsea (mars 1360), déclenchant une panique en Angleterre. Fou de rage, Édouard III remonte vers Paris, son armée commettant alors de nombreuses exactions : il ne s’agit plus de la simple extorsion visant à ravitailler ses hommes mais de la destruction systématique de toutes les ressources (les pieds de vignes sont arrachés, le bétail abattu et toute âme qui vive massacrée). Les mercenaires se soldant par le pillage, une partie des troupes reste sur la Bourgogne pour la piller pour son propre compte, formant l’embryon de la Grande compagnie. Ces exactions entraînent un vif ressentiment contre les Anglais. Nombres de ces massacres ont lieu pendant le carême et la semaine sainte et quand l’armée anglaise est décimée par un violent orage de grêle le lundi 13 avril, nombre de chroniqueurs y voient la main de Dieu. Édouard III se décide alors à négocier.

Jean le Bon peut regagner la France en 1360, après la signature du traité de Brétigny qui lui rend la liberté, mais cède un tiers du pays à Édouard III.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Cent_Ans#Le_traité_de_Brétigny

Son retour est difficile. Il faut payer son énorme rançon et les finances du royaume de France sont au plus bas. Il stabilise la monnaie grâce à la création du franc, mais les compagnies pillent les campagnes et bloquent le commerce. Il tente de mettre fin à leurs agissements mais l'armée royale est vaincue à Brignais. Il tente ensuite d'en débarrasser le pays en les menant en croisade contre les Turcs avec l'argent du Pape. Il essuie un nouvel échec, Innocent VI mourant 15 jours avant son arrivée en Avignon et étant remplacé par le peu dispendieux Urbain V. Un de ses fils retenus en otage pour garantir le paiement de sa rançon, s'enfuit en 1363.

1363 après 200 ans de travaux la cathédrale notre dame est terminée.


L'entrée ouest (entrée principale)

Sacristie du Chapitre reconstruite en 1863 après sa destruction en 1831

 


Le chevet est constitué par un demi-cercle situé dans la partie la plus à l’est de la cathédrale.

portail du jugement dernier (porte centrale de la cathédrale)
au niveau des portes: les 12 apotres
au dessus de la porte, l'archange saint Michel
utilise une balance pour peser les péchés et les vertus.

Chimère

chimère

Jean le Bon, obéissant aux lois de l'honneur, retourne se constituer prisonnier à Londres où il meurt en 1364.

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1364 À la suite du traité de Brétigny, une grande partie de la France est contrôlée par les Anglais.

Sacré en 1364 ,Charles V restaure l'autorité royale en la fondant sur l'État de droit et en poursuivant la politique de monnaie forte instaurée par les conseillers de son père.

Ce faisant, un parallèle s'établit entre son règne et celui de saint Louis, qui reste la référence du bon gouvernement pour l'époque.


CharlesV

De 1364 à 1380, Évitant les batailles rangées qui ont été désastreuses durant la première phase du conflit, le roi Charles V reprend progressivement plusieurs places fortes à l’ennemi.


bataille de cocherel 16 mai 1364
Jean de Grailly se rend à
Bertrand du Guesclin

La bataille de Cocherel a lieu le 16 mai 1364 entre Charles V de France dont l'armée est commandée par Bertrand du Guesclin, et Charles II de Navarre dont les troupes sont sous les ordres du captal de Buch (Jean de Grailly) ainsi que des archers anglais sous Blancbourg et Jean Jouel et des routiers tels que Arnaud-Amanieu d'Albret.

Charles V tourne le conflit à son avantage. Ayant en mémoire la débâcle de Poitiers où la chevalerie a chargé de manière désordonnée sans attendre les ordres de son père Jean le bon, transformant une victoire facile en désastre, et considérant qu'il n'a pas de talent militaire, il décide de confier le commandement de petites armées formées de volontaires aguerris à des chefs expérimentés et fidèles (comme Bertrand du Guesclin). Il renonce aux batailles rangées et les lance dans une guerre d’escarmouches et de sièges, grignotant patiemment le territoire ennemi.

Les Grandes Compagnies, qui, revenues d’Espagne en 1367, pillent le Languedoc, sont incorporées dès 1369 à l’armée française, ce qui soulage les territoires qui choisissent de tourner français et met sous pression ceux qui restent fidèles au prince de Galles

Les Anglais, attaqués de toutes parts et pris de court en 1369, contre-attaquent. Dans les premiers mois de 1370, les Français continuent à avancer dans les plaines de la Garonne

Le duc de Berry entre dans Limoges le 24 août 1370, accueilli par les habitants en liesse, (l'évêque Jean de Cros a négocié le ralliement de la ville). Mais il quitte la ville le jour même, ne laissant que quelques hommes d'armes, alors que la garnison anglaise est restée retranchée autour du château vicomtal. Le prince de Galles fait payer très cher leur ralliement aux Limougeaux : le 19 septembre 1370, après 5 jours de siège pendant lesquels les murailles sont sapées et minées, il reprend la ville, épaulé par les ducs de Lancastre et de Cambridge, et fait massacrer la population puis incendier la cité.


Le sac de Limoges en 1370

Robert Knowles, à la tête d'une chevauchée de 2500 archers et 1600 hommes d'armes, part de Calais fin juillet 1370 et pille les campagnes contournant Amiens, Noyon, Reims et Troyes. Le calcul du roi de France est que les chevauchées ne permettent pas de tenir le terrain et attisent l'anglophobie dans les territoires pillés. Charles V continue de miser sur une guerre de siège et de propagande. Pour rassurer le pays mis à feu et à sang par la chevauchée de Robert Knolles, Charles V fait connétable le très populaire Bertrand du Guesclin, qui vient de rentrer victorieux de Castille ayant vaincu Pierre le Cruel, l'allié des Anglais à Montiel; il lui confie une armée levée grâce à un emprunt forcé pour harceler les Anglais.


remise de l'épée de connétable à Bertrand du Guesclin

Du Guesclin harcèle Robert Knowles, et le bat à Pontvallain, le surprenant alors qu'il s'apprête à franchir le Loir. La zizanie ayant gagné les capitaines anglais, la chevauchée se désagrège arrivée en Bretagne.

Charles V déploie une activité diplomatique intense. Il a toujours été proche de son oncle maternel, l’empereur germanique Charles IV et a toujours veillé à ce que ces liens ne refroidissent jamais. Il obtient de son oncle, en 1372, qu’il interdise aux mercenaires allemands de s’enrôler dans l’armée anglaise. Après une année plus calme, où Charles V s'applique à nouer des alliances et isoler toujours plus Édouard III (il raffermit les liens avec écossais, gallois, castillans et le Saint Empire, tout en acceptant la paix avec Charles de Navarre dont le royaume cerné par l'alliance franco-castillane pourrait être menacé), l'année 1372 voit le conflit basculer.

La flotte castillane intercepte le corps expéditionnaire anglais à la Rochelle le 22 juin 1372 et l'anéantit le 23, usant de canons et de brûlots dérivants (il a attendu la marée basse pour que ses navires à faibles tirant d'eau aient un avantage sur les lourds bâtiments anglais gênés à la manœuvre par les hauts fonds sablonneux rochelais). C'est un désastre pour l'Angleterre, qui perd la maîtrise des mers.

La campagne pour la reconquête du Poitou, de l'Aunis, de la Saintonge et de l'Angoumois commence aussitôt après la Bataille de La Rochelle. Mais la reconquête ne se fait pas facilement: les barons poitevins ont massivement choisi le parti anglais (le Poitou exporte du sel vers l'Angleterre). L'armée royale assiège la forteresse de Saint-Sévère, qui capitule le 31 juillet. Pendant ce temps, Montcontour est repris, puis Poitiers ouvre ses portes à du Guesclin le 7 août. Les forces françaises progressent le long de la côte, vers le sud. Le captal de Buch est capturé le 23 août alors qu'il allait secourir Soubise assiégée : son armée est interceptée par la flotte galloise et castillane qui remonte la Charente. Les îles de Ré et d'Oléron font leurs soumissions le 26 août, mais les barons poitevins restent fidèles aux Anglais et se retranchent dans Thouars. Du Guesclin continue à progresser le long du littoral jusqu'à la Rochelle, qui est prise le 8 septembre. Ainsi isolées, les villes se rendent tour à tour: Angoulême (la capitale du prince Noir) et Saint-Jean-d'Angély le 20 septembre, Saintes le 24.

En mars 1373, c'est une véritable armée qui débarque à Saint-Malo: 2000 hommes d'armes et 2000 archers sous les ordres du comte de Salisbury. Pour une telle opération, l'accord du duc est indispensable. C'est un casus belli, et Charles V donne l'ordre d'attaquer. Son armée entre en Bretagne avec l'appui d'une bonne partie de la noblesse qui s'enrôle massivement sous la bannière de Bertrand du Guesclin. En deux mois, la quasi-totalité du duché est occupée : à la Saint-Jean, les Anglais ne tiennent plus que Brest, Auray, Bécherel et la forteresse de Derval. Jean IV quitte la Bretagne dès le 28 avril.

Au total, entre 1369 et 1375, les Français reprennent aux Anglais la quasi-totalité des concessions faites et des terres possédées par l’ennemi avant même le début de la guerre, exceptions faites de Calais, Cherbourg, Brest, Bordeaux, Bayonne, et de quelques forteresses dans le Massif central. Mais parvenu à ce point Charles V sait ne pouvoir reprendre plus de terrain, les Bordelais étant trop anglophiles du fait des liens commerciaux (ils exportent massivement leur vin vers l’Angleterre). Toute sa stratégie étant basée sur la reconquête des cœurs avant celle des territoires, il ne souhaite pas s’encombrer d’une ville prête à se rebeller à la première occasion. Tout est ouvert pour finalement négocier, à Bruges, un traité mettant fin à la guerre en reconnaissant la souveraineté des Français sur les territoires reconquis.

Les armes d'azur semé de fleur de lys d'or et d'azur à trois fleurs de lys d'or sont si étroitement liées à la monarchie française que la langue du blason utilise les expressions de France ancien (pour le semé) et de France moderne (pour les trois fleurs de lys) pour économiser une description archi-connue de tous. On prêtait surtout à Clovis un blason à trois crapauds (ou grenouilles). Si le blason moderne des rois de France doit quelque chose à celui de Clovis, c'est le nombre 3 : on peut voir dans la réduction de 1375 du semi de lys à trois lys une tentative d'enraciner plus profondément une dynastie, en jouant sur une ambiguïté de forme.

En 1375, Édouard III ne contrôle plus sur le continent que Calais, Cherbourg, Brest, Bordeaux, Bayonne, et quelques forteresses dans le Massif central.

En 1376 meurt le Prince noir, héritier du trône d'Angleterre.

En 1377 disparaît à son tour Édouard III. Le nouveau roi Richard II a 10 ans, l'Angleterre entre dans une période de troubles qui sera à l'origine de la guerre des Deux-Roses, et qui empêche les Anglais de reprendre sérieusement les hostilités en France avant l'avènement d'Henri V.

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1377 La papauté (Grégoire XI) revient à Rome
1378
1417
L'Eglise d'Occident se divise : deux papes sont élus en même temps (le grand schisme)

Le règne de Charles V marque la fin de la première partie de la guerre de Cent Ans : il réussit à récupérer toutes les terres perdues par ses prédécesseurs, restaure l'autorité de l'État et relève le royaume de ses ruines. Il formalise la décentralisation du pouvoir par la politique des apanages sur lesquels il garde autorité en les finançant grâce à l'instauration d'impôts durables. Ces nouvelles ressources lui permettent de doter la France d'une armée permanente qui, associée aux armées de ses frères, permet de se débarrasser des Grandes Compagnies qui ruinent le pays, puis de vaincre les Anglais. Cette victoire est aussi acquise par les succès diplomatiques qu'il obtient en retournant les vassaux gascons favorables à l'Angleterre et en isolant celle-ci du reste de l'Europe. Cette reconquête s'effectue en grande partie en encourageant le sentiment national naissant, transformant les Anglais en envahisseurs.

En janvier 1378, alors qu'il est victorieux sur tous les fronts, Charles V reçoit son oncle l’empereur germanique Charles IV. Pour Charles V, ne parvenant pas à obtenir des Anglais reconnaissance de sa victoire, il s'agit de faire avaliser sa souveraineté et sa victoire par un des souverains les plus puissants d'Europe. D'autre part, il souhaite le soutien de l'empereur pour l'extension du royaume vers l'est: sa famille contrôle le Dauphiné et le comté de Bourgogne (qui sont en terre d'empire), et il lorgne sur la Provence (ces territoires permettraient de contrôler le très lucratif axe commercial Rhône-Saône).

La visite est l'occasion de montrer que le roi de France est l'égal de l'empereur (le protocole est étudié pointilleusement pour cela), pour asseoir la couronne des Valois. L'empereur, après avoir entendu l'historique de la guerre de Cent Ans, soutient son neveu, condamne l'Angleterre, et considère publiquement la reconquête comme juste. La paix avec l'Angleterre n'est pas obtenue mais l'empereur en légitimant la reconquête affirme la souveraineté des Valois sur ces territoires.

Avec la mort de Charles IV en 1378, c'est le pouvoir de la Maison de Luxembourg qui s'effondre.

En 1380, Du Guesclin combat contre les Grandes compagnies en Auvergne et le sud du Massif central, et il met le siège devant Châteauneuf-de-Randon (Gévaudan) : après plusieurs assauts terribles, la place promet de se rendre au connétable lui-même, si elle n'est pas secourue dans 15 jours.

Mais du Guesclin meurt dans cet intervalle (d'avoir bu trop d'eau glacée après avoir combattu en plein soleil), le 13 juillet 1380, et le gouverneur vient, la trêve expirée, déposer les clefs de la place sur son cercueil. Son corps est déposé à Saint-Denis.

Charles V meurt le 16 septembre 1380 à Beauté-sur-Marne, sa résidence préférée, affaibli par la mort de sa femme survenue deux ans plus tôt. Il meurt en pleine épidémie de peste, loin de ses fils Charles et Louis qui ont été mis à l'abri à Melun.


carte wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_V_de_France

De 1380 à 1429, la minorité puis la folie de Charles VI permettent aux « grands », les membres de la haute noblesse française, de prendre le contrôle du royaume. Il en résulte une rivalité entre les ducs de Bourgogne et d’Orléans qui dégénère en guerre civile.


Charles VI le fou

 

le 25 ou 28 septembre 1396: Bataille de Nicopolis.
Le basileus Manuel II Paléologue et le roi de Hongrie Sigismond Ier, relayés par le pape Boniface IX, demandent l’organisation d’une croisade qui repousserait les forces ottomanes au-delà du Bosphore. La France et l’Angleterre, qui observent à cette époque une trêve dans les combats de la guerre de Cent Ans, répondent dans un premier temps à l’appel bien qu’en définitive seule la France envoie 10 000 soldats - dont 1 000 chevaliers et écuyers - auxquels viennent s’ajouter des troupes d'Allemands, d’Alsaciens, de Tchèques, de Transylvains et de Valaques, ainsi que des Chevaliers Teutoniques menés par leur Grand Prieur Frédéric de Hohenzollern.

 

Le fils Charles IV, Venceslas, est déchu par un groupe de princes-électeurs le 20 août 1400 du fait de son incapacité notoire. À sa place, c'est le comte palatin du Rhin Robert qui est élu roi. Les soutiens de son pouvoir et ses ressources sont cependant trop faibles pour pouvoir mettre en œuvre une politique efficace. Et cela d'autant plus que la Maison de Luxembourg n'accepte pas d'avoir perdu la dignité royale.

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1412  6 janvier - Naissance de Jeanne d'Arc.

Le 13 août 1415, le Roi Henry V d'Angleterre, devant le refus de Charles VI de céder à ses exigences, débarque dans l'estuaire de la Seine.


Henry V d'Angleterre.

Le 7 octobre 1415, après avoir pris Harfleur le 22 septembre, Henry V fait mouvement le long de la côte afin de gagner Calais pour s'embarquer vers l'Angleterre. Le gouvernement de Charles VI décide de le stopper et envoie à la rencontre de l'Anglais l'armée française forte d'environ 25 000 hommes. Henry V, quant à lui, ne dispose que de 6 000 hommes (5 000 archers, 1 000 hommes d'armes). En fin stratège, il se décide à remonter la rive gauche du fleuve dans le but de trouver un passage.

Dans l'optique de trouver un point de franchissement de la Somme puis de la Canche et de la Ternoise, son armée arrive le 24 octobre 1415 en vue d'Azincourt.

25 octobre 1415 Azincourt défaite française.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Deroulement_de_la_bataille_d%27Azincourt.jpg

C'est Henry V qui charge le premier : c'est après quatre heures d'observation qu'il donne l'ordre peu avant midi de charger, croyant, de ce fait, que sa seule chance se trouve en cette réaction de désespoir ... Les hommes à pied sont secondés par les archers ayant chacun un pieu ou « peuchon » de 1,50m à 1,80m de longueur aiguisé aux deux extrémités, qu'il place devant lui fiché en terre dans le but de se prémunir de l'assaut des cavaliers ennemis. 600 cavaliers français attendent derrière la première ligne d'hommes à pied. Les deux adversaires sont séparés par seulement 900m !!!Les soldats et chevaliers français sont fatigués par une longue nuit d'attente sous la pluie. Leurs armes sont mouillées tandis que, dans le camps anglais, on a su mettre à l'abris les instruments de la mort. Les Français ne savent comment riposter à l'avalanche meurtrière des premières volées de flèches; ils sont déconcertés ! Mais, ils décident de riposter dans la mesure de leur moyen : en attaquant droit devant !!! Et ils vont s'enliser dans les bourbiers !!!, tandis que les piétons sont décimés par des flots de flèches meurtrières. Le combat se termina pied à terre et à coups de haches et d'épées. C'est une vraie boucherie, les chevaliers français étant lourdement handicapés par leurs armures impossibles à redresser. Ils sont décimés. Le résultat est à la hauteur du carnage : on compte 10000 morts du coté Français contre 600 du coté Anglais. La guerre de masse n'existait pas encore ...

1415 Jean sans Peur, duc de Bourgogne, signait avec Henri V d'Angleterre le pacte de Calais, par lequel il reconnaissait le roi d'Angleterre et ses descendants comme héritiers de France.

En 1419, l’assassinat de Jean sans Peur entraîne une alliance anglo-bourguignonne et l’effondrement du parti d’armagnac.

Une convention signée à Arras le 2 décembre 1419, et dans laquelle Philippe le Bon (fils de Jean sans Peur et nouveau duc de Bourgogne) agit comme délégué du roi de France (Charles VI ) décide le mariage de Henri V avec Catherine de France, fille de Charles VI, dés ce moment il est entendu que l'héritage des Valois reviendra au roi d'Angleterre après la mort de ses beaux-parents; cette convention va être ratifiée et transformée en traité solennel à Troyes, ou sera conclus, le 21 mai 1420, l'accord qui élimine le dauphin.

En vertu du traité de Troyes de 1420, Henri V épouse la fille de Charles VI, devient l’héritier de ce dernier et cumule les titres de roi d’Angleterre et de régent de France. Le Dauphin Charles est déshérité. Cependant, à la suite de la mort prématurée d’Henri V, son fils Henri VI, âgé de quelques mois, prend le titre de roi de France et d’Angleterre. France et Angleterre devant être désormais unis sous la couronne anglaise "Tantôt après notre trépas et dès lors en avant, la couronne et le royaume de France avec leur droits et appartenance demeurerons et seront perpétuellement à notre fils le roi Henri et à ses hoirs" déclare l'article 6 du traité. On peut parler de trahison des élites car le roi a livré la France avec leur soutien.

Tel est désormais la situation du dauphin Charles : officiellement banni, renié par ses propres parents, écarté du trône, il s'est réfugié au delà de la Loire et ses partisans s'amenuisent.

Le destin de la France semblait désormais fixé, quand se produit l'inattendu : Henri V - à 36 ans - meurt de maladie à Vincennes, le 31 août 1422.

Deux mois après - 21 octobre 1422- Charles VI disparaît à son tour. A la mort de Charles VI, l'héritier anglais du trône - Henri VI - est un bébé de dix mois que l'on ne peut songer à faire sacrer roi de France..

Henri VI devient roi d'Angleterre le 1er septembre 1422, à l'âge de neuf mois. Sa mère, parce que française, est immédiatement séparée de son enfant par les régents. Elle doit vivre recluse, mais elle épouse, en secret, Owen Tudor et ils ont plusieurs fils. L'aîné, Edmond, sera le père du roi Henri VII. Henri VI le fait comte de Richmond.

12 octobre 1428 début du siège d'Orléans. Alors que les Anglais tiennent la moitié nord du royaume de France, le dauphin Charles garde le sud qui lui est resté fidèle. La Loire fait la frontière entre les deux. De rares ponts subsistent : Angers (défendu par son château et appartenant à Yolande d'Anjou), et Orléans (comptant 18 mille habitants et puissamment fortifiée). Pour qu’ils puissent attaquer le dauphin, il faut donc que les Anglais prennent une de ces villes. Les Anglais, commandés par Thomas Montaigu, comte de Salisbury, tentent d'encercler la ville. Les Anglais ne sont pas assez nombreux pour investir et encercler efficacement la ville (ils construisent des bastilles) et leurs canons ne sont pas assez puissants pour briser les remparts. Néanmoins, avant le 24, ils prennent les Tourelles (sorte de « châtelet » sauf que le Châtelet d'Orléans, la résidence du duc, est situé en face, de l'autre côté du pont) qui défend le pont sur la Loire sur la rive sud du fleuve. La garnison anglaise qui occupe les Tourelles est elle-même assiégée par des soldats français. Quant au pont, il est partiellement détruit pour empêcher les Anglais d'assaillir la ville de ce côté. Les Bourguignons qui participaient au siège se retirent suite à une mésentente sur le sort de la ville.Au printemps de 1429, les Français manquent d'approvisionnements. La situation de la ville semble désespérée. Le siège est conté partout en Europe. En France, de nombreuses légendes disent que le royaume de France ne pourra être sauvé que par une pucelle.

jeanneetendart.jpg (18716 octets) C'est alors que circulent des rumeurs étranges : on raconte que par la ville de Giens a passé "une jeune fille dite la Pucelle, assurant qu'elle se rendait auprès du noble dauphin pour lever le siège d'Orléans et pour conduire le noble dauphin à Reims pour qu'il fut sacré. Jeanne d'Arc est élevée à Domrémy, village situé aux marches de la Champagne et de la Lorraine, pendant la guerre de Cent Ans opposant la France à l'Angleterre. Fille de Jacques d'Arc et d'Isabelle Romée, elle faisait partie d'une famille de cinq enfants : Jeanne, Jacques, Catherine, Jean et Pierre. Aucune source ne permet de déterminer exactement la date et le lieu de naissance de Jeanne d'Arc. Il n'y a pas de registre paroissial de Domrémy, comme le procès en nullité le prouve. On ignore donc son âge et son lieu de naissance. L'usage de la particule n'indique rien quant à de possibles origines nobles, une particule pouvant être portée tant par des roturiers que par des nobles. Les élites qui avaient trahi pour livrer la France à l'Angleterre ne soutiendront pas Jeanne d'Arc.


Jeanne d'Arc ayant la vision de l'archange saint Michel par Eugene Thirion

 

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1429

Février - Voyage de Jeanne en Lorraine depuis Vaucouleurs

fin Février - Départ  de Jeanne pour Chinon où elle vient se présenter au dauphin.

L'anecdote raconte qu'elle fut capable de reconnaître Charles, vêtu simplement au milieu de ses courtisans, et lui parle de sa mission. Par superstition, Jeanne est logée dans la tour du Coudray, celle où Jacques de Molay fut emprisonné et aurait prononcé sa célèbre malédiction. Jeanne annonce clairement quatre événements : la libération d'Orléans, le sacre du roi à Reims, la libération de Paris et la libération du duc d'Orléans. Après l'avoir fait interroger par les autorités ecclésiastiques à Poitiers où des matrones constatent sa virginité, et fait une enquête à Domrémy, Charles donne son accord sur son plan de libération d'Orléans assiégée par les Anglais. Jeanne commence une série de trois sommations destinées aux Anglais.

 

Le dauphin donne le commandement d'une armée de 4 000 hommes à Jeanne d'Arc, tandis que Jean de Dunois assure le commandement de la défense de la ville. Le 29 avril 1429, Jeanne entre dans Orléans. Le 1er mai, l'assaut est donné au fort de Saint-Loup qui tombe entre les mains des Français. Jeanne exige sans résultat le départ des Anglais. Les voix qu'elle entend lui conseillent d'attaquer par le nord, et elle persuade Dunois de la suivre. Dans la semaine qui suit, elle remporte plusieurs victoires, reprend les Tourelles sur la rive sud, et le 8 mai, les Anglais battent enfin en retraite.

Le 4 mai 1429, une escarmouche oppose des français aux défenseurs de Saint-Loup, situé à 2 km à l'est des portes d'Orléans. Jeanne d'Arc, réveillée en pleine sieste, charge la bastille avec un fort parti de miliciens orléanais. Pour contrer cette sortie, Talbot envoie des troupes de ses fortifications au nord pour prendre Jeanne d'Arc à revers et soutenir Saint Loup. Dunois voyant la manœuvre sort à son tour et attaque la bastille de Saint-Pouair qui marque l'extrémité nord du réseau de fortifications des anglais. Talbot doit alors rapatrier ses hommes pour ne pas être pris de flanc et perdre Saint-Pouair. Dunois se replie prudemment tandis que Saint-Loup, privée de soutien logistique, est prise par Jeanne d'Arc.

L'accès fluvial par l'est n'étant plus verrouillé, les anglais transfèrent des troupes de Saint-Jean-le-Blanc vers la bastide des Tourelles qui permet de tenir le pont. Malgré les difficultés dues aux bancs de sable qui encombrent le lit du fleuve à Orléans, Jeanne d'Arc réussit à traverser la Loire en bateau à l'est de la ville avec un fort contingent, jusqu'à l'île aux toiles. Voyant l'importance de ces troupes, le gros de la garnison déjà affaiblie de Saint-Jean-le-Blanc abandonne la bastille qu'elle tenait et se replie stratégiquement vers les Tourelles. Les sapeurs français construisent rapidement un pont au dessus du petit bras de Loire qui sépare l'île aux toiles de la rive sud, et Jeanne prend facilement possession de la bastide (largement abandonnée) de Saint-Jean-le-Blanc.

8 Mai - Libération d'Orléans: Après cette victoire, de nombreux volontaires viennent gonfler les rangs de l'armée française qui remonte alors la vallée de la Loire et marche sur Reims pour couronner Charles VII.

18 juin 1429 - Victoire française de Patay.
La bataille de Patay est un événement majeur de la guerre de Cent Ans, qui s'est déroulé entre les armées française et anglaise. Bien que la victoire de Charles VII soit souvent mise au crédit de Jeanne d'Arc, l'essentiel du combat eut lieu à l'avant-garde de l'armée française. La tactique défensive habituelle des francs-archers anglais consistait à ficher des épieux taillés en terre devant leurs batteries, ce qui arrêtait les charges de cavalerie et ralentissait suffisamment les progrès de l'infanterie pour leur laisser le temps d'éliminer les assaillants. Mais à Patay, ces hommes révélèrent leur position avant d'avoir pu se mettre en ordre de bataille : on rapporte qu'un cerf ayant traversé le champ près des lignes anglaises, les archers abattirent l'animal et poussèrent un cri de triomphe qui révéla leur position aux éclaireurs français. L'avant-garde française d'environ 1 500 hommes, menée par les capitaines La Hire, Ambroise de Loré et Jean Poton de Xaintrailles, attaqua les archers par les flancs qui n'étaient pas protégés (par manque de temps). Ceux ci se débandèrent rapidement. Tandis que l'élite des archers était taillée en pièce par les piquiers, les chevaliers anglais fuyaient la charge de cavalerie française. Pour la première fois, la tactique française de la charge de cavalerie lourde l'emportait, avec des résultats inattendus.


jeanne incarnée par Mila Jovovich dans le film de Luc Besson, on voit les pieux anti cavalerie

17 juillet 1429 - Sacre du Roi Charles VII à reims.


Charles VII

Le 17 juillet 1429, Charles VII recevait l'onction sainte des mains de l'archevêque Renault de Chartres « Or est exécuté le plaisir de Dieu », déclara Jeanne en rendant hommage à son roi. La cérémonie, vu les circonstances, s'était déroulée dans la simplicité ; la couronne, le sceptre, le globe, étaient à Saint-Denis, entre les mains des Anglais ; seuls parmi les pairs, étaient présents les trois pairs spirituels : l'archevêque de Reims, Renault de Chartres, l'évêque de Laon, Guillaume de Champeaux, l'évêque de Châlons, Jean de Sarrebrück. Mais le rite essentiel était accompli : le huitième sacrement, qui faisait les rois et les marquait du signe sacré du pouvoir légitime, avait été conféré à Charles VII. Aucune hésitation n'était plus possible entre le Valois authentiquement désigné par Dieu, et le Lancastre, imposé par les armes ennemies et la signature irresponsable d'un roi malade. Les jeux sont faits, car les Français ont trouvé ce qui leur manquait pour vaincre.


jeanne incarnée par Mila Jovovich dans le film de Luc Besson

18 juillet au 26 août 1429 - Marche stratégique de l'armée sur Paris.

Le 28 août 1429 Charles VII signe avec le duc de Bourgogne une trêve de quatre mois. Durant cette période on ne se battra pas dans tous les pays situés à droite de la Seine, sauf à Paris. Bien plus Charles VII reconnaît au duc le droit "d'employer lui et ses gens à la défense de la ville de Paris et résister à ceux qui voudraient faire guerre ou porter dommage à icelle". Qui est visé par un tel texte? Il semble bien que ce soit Jeanne d'Arc de l'avis même de l'historien qui commente un peu ce traité. Jeanne ne tarde pas à attaquer Saint Denis. Charles VII ne la rejoint que parce que le duc d'Alençon lui fait honte. Il pense que Charles VII a peur. En fait c'est à cause du traité de paix qu'il a signé avec le duc de Bourgogne. Pour ne pas perdre la face Charles VII doit se rendre au siège de Saint Denis.

Le 7 septembre 1429 Jeanne donne l'assaut. Elle est blessée à la cuisse. Charles VII décide alors de lever le siège. Puis il ne tarde pas à démobiliser une partie de la troupe. Jeanne D'arc ne comprend pas pourquoi.


jeanne incarnée par Mila Jovovich dans le film de Luc Besson

On avait utilisé la personne de Jeanne D'Arc. Le symbole était plus fort que le personnage. Jeanne d'Arc était courageuse, elle fut plusieurs fois blessée. Malgré cela elle repartit au combat. Elle n'avait pas la force des rudes combattants masculins. Elle n'avait pas de sens tactique. Elle aurait bien envoyé les troupes de Charles VII sur Auxerre malgré les importantes forces qui la défendaient. Elle manquait de diplomatie. Elle aurait bien combattu le Comte de Richemont. Si on lui avait confié la responsabilité des troupes elle les auraient conduites à la catastrophe. Du moins au début car elle manquait d'expérience. Mais après que se serait-il passé si la jeune bergère était vraiment devenu un chef de guerre? Elle aurait été incontrôlable. Elle se disait guidée par Dieu ce n'était donc pas au roi à lui donner des ordres. Les gens qui la suivaient ne risquaient-ils pas d'engendrer un trouble dans le pays? De quels revenus allait vivre cette troupe sans domaine féodal de rattachement? Il y avait là sûrement un danger pour la stabilité du royaume de France. Elle aurait pu tout aussi bien menacer l'autorité du roi que celle de l'Eglise Catholique. Certains éléments de la population avaient déjà tendance à prendre des libertés avec cette religion. L'Eglise catholique veillait à ramener toutes les déviances dans le droit chemin. Elle s'en était donné les moyens en créant l'inquisition. Après s'être servi de Jeanne d'Arc pour mobiliser la population il était difficile pour Charles VII de dire du mal de cette personne.

Cependant il souhaitait se débarrasser de cette bergère comme le démontre la trêve du 28 août 1429 que Charles VII signa avec le duc de Bourgogne.


jeanne incarnée par Mila Jovovich dans le film de Luc Besson

1430

mars/avril - Jeanne s'enfuit de Sully où résidait la cours de France et regagne Compiègne

avril/mai - Opération autour de compiègne

23 mai 1430 - Jeanne est faite prisonnière par le bâtard de Wandonne aux ordres de Jean de luxembourg qui livrera la prisonnière pour 10.000 livres tournois à l'Evêque Pierre Cauchon, au service des anglais. l'abbé Bordas écrit sur sa capture : "Elle s'était jetée dans Compiègne avec le comte de Dunois au mois d'avril 1430, pour défendre cette ville contre les Anglais. Guillaume Flavi, Gentilhomme Picard, Gouverneur de la place, a été accusé de ne pas s'être trouvé d'humeur à augmenter la réputation de cette fille parmi le peuple et, dans une sortie, d'avoir fait fermer la barrière à propos pour qu'elle ne put y rentrer. Jean bâtard de Bourbon-Vendôme, en fit sa prisonnière. Il la vendit au Comte de Ligny, et celui-ci au jeune roi Henri VI, qui lui fit faire ce procès qui a couvert d'opprobre Cauchon, évêque de Beauvais, ce méprisable partisan des Anglais, aussi bien que l'Université de Paris et le frère Martin vicaire général de l'Inquisition en France.". D'après ce texte on voit bien qu'il y a eu à l'époque de la capture de Jeanne d'Arc une polémique. Guillaume Flavi aurait laissé sortir Jeanne D'arc pour aller attaquer les Anglais qui assiégeaient la place forte puis il l'aurait empêché de rentrer, en laissant les portes closes, lorsqu'elle revint poursuivie par l'ennemi. Où est Dunois à ce moment là? N'a t'on pas cherché de se débarrasser de Jeanne d'Arc? N'était-elle pas devenue un symbole qui n'en faisait qu'à sa tête?

mai/novembre - Captivité de Jeanne à Beaulieu et Beaurevoir

novembre/décembre - Transfert de Beaurevoir à Rouen

1431

9 janvier - Ouverture du procès de condamnation de Jeanne.

La version officielle qui s'est construite du procès qui s'est tenu à Rouen nous transmet que Jeanne d'Arc est née à Domrémy, et qu'elle a 18 ou 19 ans au moment de son procès. Une source la donne née le jour de l'Épiphanie sans précision sur l'année, soit le 5 ou le 6 janvier 1412, mais par ailleurs une plaque apposée sur le parvis de la cathédrale de Toul indique que « s'étant présentée seule lors d'un procès matrimonial intenté par son fiancé en 1428 », elle aurait été donc majeure à ce moment-là, 20 ans selon le droit local et n'est plus sous la responsabilité parentale. Ses réponses lors de son procès, dont les minutes ont été précieusement conservées, révèlent une jeune femme dotée de courage, de franchise et d'un esprit de repartie saillant, ce qui explique sans doute comment elle a su galvaniser ses troupes.

24 mai - Cimetière Saint Ouen, prétendue abjuration

28/29 mai - Jeanne est déclarée relapse et abandonnée au bras séculier.

Elle est donc restée plus d'un an prisonnière sans que rien ne soit tenté pour la libérer. La libération aurait pu se faire de plusieurs manières. Il pouvait y avoir négociation pour payer une rançon ou tenter une expédition pour la libérer. Rien de cela ne fut entrepris. Nul appel au pape, nul combat, nul offre de rançon ne viendra libérer Jeanne d'Arc. Certains historiens disent qu'elle fut abandonnée par Charles VII. Pourquoi ce roi aurait-il agit ainsi? Jeanne d'Arc fut faite prisonnière sur le diocèse de Beauvais. Le tribunal qui la jugea et la condamna fut présidé par l'évêque de Beauvais. A cette époque les autorités religieuses été influentes. Pourtant la ville de Beauvais s'était ralliée au roi de France. L'évêque de Beauvais a-t-il agi contre le roi Charles VII ou pour lui? Jeanne d'Arc eut droit à un procès tout à fait équitable et la loi fut respectée. En fait elle a subi deux procès. Le premier se fut pour sorcellerie. La loi ne prévoyait pas dans ce cas là mort. Jeanne d'Arc accepta de faire pénitence. Elle ne pouvait pas être condamnée à la peine capitale. Seuls les relaps c'est à dire ceux qui retombaient dans le péché risquaient cette peine. Au cours de son procès Jeanne d'Arc avait promis de ne pas s'habiller en homme. Elle ne tint pas parole. Placée nue dans un cachot en présence de vêtements exclusivement masculins elle eut l'audace de s'habiller pour ne pas avoir froid. On la jugea une seconde fois. Ce fut un procès tout a fait loyal. On appliquait la loi, rien que la loi. Vraiment Jeanne d'Arc était de mauvaise foi. Elle n'avait pas tenu sa parole. Malgré sa promesse elle avait encore revêtu des habits d'homme. Elle méritait donc d'être brûlée vive sur la place publique.

30 mai 1431- Dès le matin, Jeanne est brûlée vive au Vieux Marché de Rouen.

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C'est la fin du moyen -age et le début de la renaissance

16 décembre 1431 Henri VI est sacré roi de France à Notre-Dame de Paris , à l'âge de dix ans. Cependant, en application de la loi salique, ses droits sur le trône de France sont révoqués. L'adage « Nemo ad alium transfere potest quam ipse habet » (« On ne peut transmettre plus de droits que l'on en possède. ») implique que sa mère, Catherine de Valois, fille de Charles VI de France, ne pouvait lui transmettre des droits à la succession de la Couronne, puisqu'elle-même n'en possédait pas. Charles VII est donc rétabli sur le trône.

En 1435, le traité d’Arras met fin à l’alliance anglo-bourguignonne et déséquilibre définitivement le rapport de force en faveur des Français.

Florence est dominée par différents clans qui se disputent le pouvoir. En 1434, ce sont les Médicis qui deviennent maîtres de la ville. En 1569, Florence devient la capitale du grand-duché de Toscane.

vers chrono III (à partir de 1435)

 

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