CHINE et COREE

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Mongolie

La mongolie comprend le désert de Gobi et sa bordure montagneuse
Atuellement la Mongolie intérieure fait partie de la Chine et la Mongolie extérieure fait partie de l'ex URSS les mongols ne sont pas encore complètement sédentarisés

Proto-mongols

II° III° millénaire av JC  les Xianbei s'installent en Mandchourie et en Chine

V° VI° siècle av JC Les Ruan Ruan toujours en Mandchourie et en Chine

X° XII° Les Kitan  toujours en Mandchourie et en Chine

XII° Genghis Khan

1220 Les Mongols tentent d'envahir les Indes

1258 Prise de Bagdad par les Mongols ; fin du khalifat abbasside
1260 Les Mongols rejetés de Syrie par les Mamelouks

1402 Les Ottomans sont défaits à Ankara, en Turquie, par les Mongols

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Chine
SurfChina.com - Moteur de recherche pour la chine
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civilisation la plus fascinante, la Chine a évolué à part du reste du monde, alors qu'en Europe l'obscurantisme fait rage, la médecine, les ponts supendus ou autres innovations technologiques sont inventés en Chine. La chine nous offre la seule civilisation dont l'évolution est inninterrompue depuis 5000 ans

La Chine préhistorique

-600000 à Lantian dans le Shaanxi    homo erectus

-500000 à Zhoukoudian  homo erectus (Homme de Pékin ou Sinathrope). il invente le feu, mais finit de l'apprivoiser vers -500000 ou -400,000.Chasse pêche, cueillette, huttes et caverne.

-6000-3000 culture des poteries rouges (cours moyen du fleuve Jaune)

-6000 premières cultures de riz

-3000 FU-Shi (Pao Hsi) invente le Yi king ou livre des mutations selon la tradition chinoise le yi king est pratiqué par confucius Lao Tseu même Genghis Khan s'y serait référé. C'est l'un des plus vieux documents écrits de l'histoire de l'humanité Image1.gif (9407 octets)

-3000-1850 culture des poteries noires ( sur le cours inférieur du fleuve jaune)

-2500 Les « pyramides chinoises », contrairement à leurs homologues égyptiennes ou mayas qui sont bâties en pierre, sont aujourd'hui, pour leur grande majorité, constituées uniquement d'argile et de terre. En raison de l'érosion naturelle, et de l'activité destructrice des paysans alentour, elles sont souvent en mauvais état de conservation, et parfois difficiles à distinguer de tumulus sans forme particulière. Les hypothèses de chercheurs chinois font remonter les plus anciennes à 4500 ans avant notre ère. pyramide chine Leur hauteur varie généralement de 25 à 100 mètres, et leur sommet est souvent tronqué; la « Grande pyramide blanche », dont l'existence est controversée, aurait une hauteur de 300 mètres, ce qui la placerait en tête de toutes les pyramides du monde. Selon l'hypothèse la plus courante, confirmée par les rares fouilles effectuées, ce sont des mausolées dont les plus grands renferment les sépultures des empereurs et d'autres hauts personnages de l'Empire chinois.

La Chine compte de très nombreux tumulus de forme pyramidale, appelés pyramides chinoises par les premiers européens à les avoir découverts. La plupart sont situés dans un rayon de 100 km autour de la ville de Xi'an, chef-lieu de la province de Shaanxi en Chine centrale. Ils ont longtemps fait l'objet de controverses, en raison notamment du souci de secret des autorités chinoises, et de leur mauvais état de conservation qui les rend souvent semblables à de simples buttes naturelles.

-2205-1767 C'est le Comte Yu qui aurait fondé la première dynastie royale Xia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Xia

après avoir "domestiqué" le fleuve jaune ( aurait-il débordé? le déluge de la bible se situerait autour de -3000 dans les mêmes eaux donc....). Nombreux sont ceux qui pensent, que domestiquer le fleuve signifie planifier et réaliser un système de canaux pour contrôler les crues. Yu le Grand est présenté par les textes chinois comme un souverain de l'âge du bronze. En effet, il aurait fondu des chaudrons en bronze. Or l'âge du bronze ne commence en Chine qu'après -1700.

aucune source écrite antérieure au Shujing (-1043) ne mentionne les Xia. A l'époque, on écrivait sur du bronze ou sur des os ou des écailles de tortues.

17 souverains puis 2° dynastie

Si tout ce que l'on raconte au sujet de Yu et ses proches successeurs est mythique, peut-on en déduire que la dynastie des Xia n'ait jamais existé ? Pas forcément, car des mythes ont très bien pu être rattachés à une dynastie réelle. De nombreuses dynasties ont un fondateur légendaire. Les Xia ont peut-être régné dans les provinces maritimes du Shandong et du Zhejiang. C’est en effet dans ces provinces que se situe l’essentiel de la geste de Yu. Dans l’Antiquité, les souverains du royaume de Qi, au Shandong, disaient descendre de l’empereur Shao Kang des Xia. La tombe de Yu est localisée dans le district de Shaoxing, au Zhejiang.

La plupart des archéologues chinois voient en la culture d'Erlitou, datée de -1900 à -1500, un vestige de la dynastie Xia. Elle a été découverte au Henan. Leur raisonnement est simple : cette culture semble être antérieure à la dynastie Shang, mais certains de ses sites possèdent un caractère manifestement impérial. Ils devraient donc correspondre aux Xia, qui sont censés avoir régné avant les Shang.

En 1995, la Chine a lancé un vaste projet visant à établir une chronologie rigoureuse pour les trois premières dynasties de son histoire, celle des Xia, des Shang et des Zhou (jusqu'à -841 pour cette dernière). L'idée était de recouper des datations au carbone-14 et des données astronomiques, concernant en particulier des éclipses, avec tout ce que les inscriptions des Shang et des Zhou pouvaient nous apprendre. Environ 200 chercheurs y ont participé et les résultats obtenus servent à présent de références aux universitaires chinois. Les dates proposées pour les Xia vont de -2205 à -1767. Les Shang auraient régné de -1766 à -1112. Le problème est que ce projet fait encore appel à l'historiographie traditionnelle et n'est donc que partiellement scientifique.

La Chine Antique

de -1767 à -1046 La Chine des Shang
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Shang

Du 18e au 11e siècle c’est la dynastie des Shang qui règne. Les villes construites comme des forteresses sont avant tout des centres religieux et militaires.

Depuis les années 1930, les trouvailles d'inscriptions oraculaires sur des os et des écailles de tortue à Anyang dans le Henan ont révélé que s'y trouvait alors la dernière capitale des rois Shang, Yinxu, durant la période allant d'environ -1250 à -1050

les sites mis au jour révèlent la grande diversité des cultures du IIe millénaire chinois d'avant notre ère. Le site de Panlongcheng, dans le Nord du Jiangxi, présente certes des traits culturels qui permettent de le rattacher aux cultures de la Plaine centrale (Erlitou et Erligang), mais les sites de la seconde moitié du IIe millénaire retrouvés plus au sud, et aussi à l'ouest dans le Sichuan, ne peuvent recevoir le qualificatif de Shang, car rien ne plaide en faveur d'une domination de la Plaine centrale. Il a donc existé des cultures pratiquant un artisanat du bronze sophistiqué et connaissant un stade de développement étatique qui ont été oubliées par l'historiographie traditionnelle. La Chine antique n'a pas eu une seule source, et les rois de la dynastie Shang (et ceux des Xia s'ils ont bien existé) n'ont jamais exercé une domination sur tout son territoire.
La première culture de la Plaine centrale de l'Âge du Bronze ancien, celle d'Erlitou, a connu un lent développement d'environ -2000 à -1500, et correspond peut-être à la dynastie Xia de la tradition chinoise. La deuxième, celle d'Erligang, d'environ -1500 à -1300, voit le développement de structures politiques et sociales plus complexes et une expansion vers les régions méridionales et orientales. Elle correspond peut-être aux premières phases de la dynastie Shang. Son déclin a lieu alors qu'émergent dans les régions méridionales (Sichuan et Jiangxi) plusieurs cultures originales qui n'ont rien à envier à celle de la Plaine centrale. La phase suivante (de -1300 à -1050) voit l'essor du centre urbain d'Anyang, où les trouvailles épigraphiques attestent de la réalité de la dynastie Shang (au moins à cette époque) et font rentrer la Chine dans l'histoire.

Technique : Ils inventent la roue, attellent leurs chariots et leurs araires. armes en bronze (haches-poignards, hallebardes, flèches, lances). Le char léger tiré par des chevaux apparaît dans les tombes de la période d'Anyang. Il dispose de deux grandes roues à rayons reliées par une barre axiale qui supporte une caisse carrée, qui est généralement de dimensions plus larges que les modèles contemporains du Moyen-Orient ; du reste l'utilisation des modèles connus par l'archéologie au cours de combats n'est pas assurée, vu qu'ils ont pu être destinés à des parades.

Agriculture : Début de la culture du millet, du blé de l'orge et du riz. Matériel agricole : faucilles et houes en pierre, bêches en bois

Social : La population est composée majoritairement de paysans, qui sont dirigés par un roi et quelques grands-prêtres.

L’écriture chinoise, inventée au 16e siècle avant JC, utilise des idéogrammes...comme c’est encore le cas aujourd’hui.
Les textes d'Anyang sont surtout composés de plus 200 000 inscriptions courtes inscrites sur des omoplates de bétail et des carapaces ou plastrons de tortue à la suite de procédures oraculaires, que l'on qualifie de jiaguwen (« inscriptions sur os et écailles »). D'autres inscriptions apparaissent également sur quelques objets en bronze inscrits, du jade, de la pierre, de la poterie et il est vraisemblable que des lamelles en bois, bambou ou autres matériaux périssables (peaux ?) aient été peintes avec des caractères écrits dès cette période, mais elles ont disparu depuis bien longtemps. L'écriture telle qu'elle apparaît dans les plus anciens textes connus comprend déjà les traits généraux de l'écriture chinoise : il s'agit d'un répertoire de plusieurs milliers de signes (entre 3 000 et 5 000 selon les estimations) souvent remarquablement exécutés, dans des styles distincts dérivant des deux techniques d'écriture, au pinceau ou par incision

Inscription oraculaire sur une omoplate
de la période Shang, Linden-Museum de Stuttgart.

Les sites archéologiques dégagés près d'Anyang sont considérés comme correspondant aux ruines de l'antique Yinxu, la dernière capitale des Shang si on suit l'historiographie traditionnelle chinoise. La période allant de -1200 à -1046 est donc couramment présentée comme une phase tardive de la période Shang. Pour la recherche contemporaine, c'est la seule capitale de cette dynastie connue avec certitude, grâce aux inscriptions oraculaires qui y ont été mises au jour, mais ces sources sont insuffisantes pour reconstituer avec exactitude la trame de l'histoire politique des XIIe - XIe siècles. Le plus ancien roi Shang attesté est Wu Ding, qui règne dans la première décennie du XIIe siècle.
La première moitié du XIIe siècle voit une diminution du territoire dominé par les rois Shang, notamment suite à la défection des Zhou, ancien allié qui se constitue sa propre base de puissance plus à l'ouest. Les derniers rois Shang ont stabilisé leur pouvoir sur cet espace réduit, avant de succomber sous les coups du roi Wu des Zhou et de ses alliés vers le milieu du XIe siècle.

Les tombes royales ont toutes été pillées dans l'Antiquité et n'ont livré qu'un matériel funéraire très limité. Seule la petite tombe de la reine Fu Hao, épouse de Wu Ding, a été retrouvée intacte, et a livré un matériel impressionnant qui laisse songeur quant à celui que devaient renfermer les grandes tombes royales : plus de 200 vases rituels en bronze, environ 130 armes en bronze, une vingtaine de cloches en bronze, des épingles à cheveux, ainsi que des centaines d'autres objets à fonction protectrice en jade et en cauris. Le matériel funéraire des tombes de la couche inférieure des élites est bien moins prestigieux, consistant au mieux en quelques vases rituels en bronze, des armes, des objets en jade et de la céramique. Les défunts des élites supérieures étaient également accompagnés par des humains sacrifiés, qui peuvent être regroupés en deux catégories dans les tombes royales. Le premier groupe consiste en des personnes enterrées individuellement à proximité de la chambre funéraire, avec des armes et souvent des vases rituels. Ce seraient des serviteurs proches du roi qui ont eu l'« honneur » de l'accompagner dans la mort continuer à le protéger. Ce principe explique également le fait que les défunts royaux soient accompagnés par des chars, des chevaux ainsi que des chiens. Un autre groupe de sacrifiés, des hommes souvent décapités ou démembrés voire enterrés vivants et disposés de façon peu ordonnée dans des puits funéraires sans matériel, est interprété comme des humains mis à mort lors des funérailles, choisis sans doute surtout parmi des prisonniers de guerre. Ils ont un statut similaire à celui des animaux offerts au défunt lors de ces funérailles. Les sacrifices humains lors de la mort d'un roi pouvaient atteindre des proportions considérables, puisque les fosses sacrificielles d'une tombe comportent environ 1 200 cadavres.

 

 

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-1046 à - 221   DYNASTIE DES ZHOU (Tcheou)

La dynastie Zhou fut la dynastie la plus longue de l'empire chinois, elle dura presque un millénaire.

La première période de cette dynastie, de sa fondation jusqu'à l'an 771 av. J.-C., est dite des Zhou occidentaux. L'un des grands rois de cette période semble avoir été le roi Mu (Zhou Muwang), qui aurait régné entre 1001 et 947 av. J.-C. Il lutta contre un peuple tokharien appelé les Quanrong, probablement dans l'actuelle province du Xinjiang. Dans le bassin du Yangtse se trouvait le royaume de Chu. Autour de 900/850 av. J.-C., Chu refusait de se soumettre au royaume de Zhou, qui souhaitait annexer son territoire. Durant la guerre entre ces deux États, des révoltes apparaissent entre 862 et 841 av. J.-C. contre Li Wang, le souverain Zhou tyrannique qui finit par devoir se retirer.

La période des Printemps et des Automnes vit l'apparition de la métallurgie du fer en Chine. Très rapidement, grâce à leur maîtrise des hautes températures, les Chinois apprirent à faire fondre ce métal.

Le comte de Shen fit alors alliance avec les Quanrong. En 771 av. J.-C., ils prirent d’assaut la capitale, Hao, et tuèrent le roi You. La dynastie des Zhou parvint à se rétablir, mais elle dut installer sa nouvelle capitale plus à l'est, à Luoyang, sur la rivière Luo. C'est ainsi que commença l'époque des Zhou orientaux. Selon la légende, épris d'amour pour Baosi, You convoqua les barons de la cour et leur dit faussement que la capitale était attaquée. Les barons pris de panique accoururent partout dans la capitale pour la défendre. Quand le roi leur annonça que c'était une plaisanterie, Baosi, qui était d'habitude triste, se mit à rire. Le roi renouvela ses frasques, et plus tard, quand les barbares envahirent réellement la capitale, personne ne défendit l'empereur.

- 771 Invasion barbare au Shenxi Les Zhou fixent leur capitale à Luoyang

début de la dynastie des Zhou orientaux : chronique des printemps et automne

Sous les Zhou orientaux, le pouvoir des rois fut de plus en plus symbolique et les principautés vassales devinrent pratiquement des royaumes indépendants, entraînant le morcellement de la Chine. Pingwang, petit-fils de Youwang, régna de 771 à 721 av. J.-C.. Après avoir déplacé sa capitale et s'être installé à Luoyang, il maintint le mode de gouvernement des Zhou de l’Ouest. Cependant, il répartit son territoire en sept provinces héréditaires. À la tête de chaque province, il plaça un des alliés qui l’avait aidé à conquérir le pouvoir. À la mort de chaque prince, la province était partagée entre tous ses fils : la Chine d'alors est morcelée. Ce fut la période des « Printemps et Automnes », jusqu'en 481 av. J.-C.

 

-558 naissance présumée du Bouddha gautama

-551 naissance présumée de Confucius. Lao Tseu serait vraisemblablement né avant lui

-525

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Siddharta Gautama reçoit l'illumination à Bodh-Gaya.

il devient Bouddha fondateur du Bouddhisme après le Sermon de Benares.
Il serait né en -558 ou -520 selon les thèses occidentales

- 479 Date traditionnelle de la mort de Confucius.

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Taoisme

certains passages sont extraits de Cyber Asie - © 1997 Bruno Delb

La doctrine de Lao tseu est le Taoisme. Lao-tseu avait pour nom de famille Ly et pour prénom Nhi, pour pseudonyme Ba Dung, pour nom posthume Dam. Originaire du village de Khuc-nhân dans le huyên de Hô, du pays de So, il naquit en la troisième année du règne de Dinh Vuong de la dynastie des Tcheou Orientaux, fut contemporain de Confucius. Sa mère le porta pendant 80 ans avant qu'il naquit et lorsqu'il vint au monde, il avait les cheveux tout blancs, c'est pourquoi on l'appela Lao-tseu. Lao-tu fut mandarin Tru Ha Su sous la dynastie des Tcheou, puis, constatant que la dynastie tombait en décadence, il cessa ses fonctions et se retira.

 

Il s'aperçut qu'à cette époque l'on attachait de l'importance aux rites et comme la question présentait de grandes confusions, il voulut réformer ce défaut et composa un ouvrage le Tao To King de plus de 5.000 mots dont l'idée maîtresse était de suivre le principe suivant : "en toutes choses il faut se fier à la nature; il n'est pas nécessaire de se faire du souci, alors on peut jouir du bonheur et de la joie". Les Annales ont noté : Confucius demandant ce qu'étaient les rites, Lao-Tseu répondit : "L'homme supérieur, lorsqu'il en a l'occasion, va en voiture, s'il n'en a pas l'occasion, il porte un chapeau de feuilles et marche pieds nus. J'ai entendu dire : le commerçant habile à accumuler des richesses ne diffère pas d'un homme qui ne possède rien; l'homme supérieur qui est vertueux a apparemment l'aspect d'un ignorant. Rejetez l'aspect orgueilleux et le coeur vertueux, vous trouverez également l'esprit de luxure et la propension à la débauche nuisibles à l'homme".

Ci contre une gravure représentant Confucius en train de présenter le bouddha Gautama à Lao Tseu.

Au IIe siècle av.J.C. Sima Qian rédige sa biographie : selon lui, il se nomme Li Er , nom social Boyang , encore appelé Dan. Il est né au pays de Chu dans le comté de Ku . Il était archiviste des Zhou. Il pratiquait le dao et la vertu et se tenait caché. Il aurait rencontré Confucius à Luoyang alors que ce dernier venait consulter la bibliothèque. Ils auraient eu une série de discussions au cours desquelles Lao Zi aurait exposé à Confucius l’inutilité de ses pratiques.

Lao Tseu incite ses fidèles à calquer leur comportement sur les lois de la nature et à conserver une attitude humble. Sa philosophie est le non-agir, qu'il ne faut pas confondre avec ne rien faire, il s'agit de ne fournir aucun effort inutile et en contradiction avec la nature. Le Tao, ou Dao, c'est-à-dire la voie, est un principe assez complexe dont on ne peut parler, réalité transcendante antérieure à l'univers. Il est l'énergie d'où proviennent toutes les énergies. Dans le monde invisible, il est wu et dans le monde visible, il est you. Le De, c'est-à-dire la vertu, s'exprime par le non-désir, le non-attachement ; il est intuition, n'utilisant pas les sens et le raisonnement.

À l'âge mûr, lassé des hommes, il aurait quitté son pays par l'Ouest, chevauchant un buffle, et aurait dicté au gardien de la passe Yin Xi [8] qui l'en priait les cinq mille caractères (environ) du fameux Livre de la Voie et de la Vertu qui est avec le Livre des Mutations aux sources de l'ésotérisme chinois.
(
tout le tao en audio: http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Laozi?uselang=fr )

L'examen de ces quelques paroles suffisent pour nous faire connaître les principes de l'enseignement de Lao-tseu. On ignore en quelle année ce dernier est mort. Plus tard Liêt Ngu Khau rédigea le livre Liêt Tu, et Trang-Chu le livre Trang-tu.

Ils étaient des adeptes du taoisme. Ce ne fut que sous les dynasties des Tsin et des Wei que l'enseignement de Lao-tseu se répandit. Depuis le roi, les princes, jusqu'aux lettrés, tout le monde honora le taoisme, respecta Lao Tseu et le nomma "Seigneur Lao, le très grand".

Lao-Tseu est considéré par beaucoup comme un précurseur de l'anarchisme, en effet, certaines citations correspondent à une certaine idée de l'anarchisme. Néanmoins cette question reste sujette à débat en raison des nombreuses interprétations des écrits de Lao-Tseu.

Le taoisme parvint au Vietnam pendant ces périodes de domination chinoise. On ignore comment on le pratiquait à cette époque. Mais sous Dinh Tiên-hoàng Truong Ma Ni a été promu Tàng Luc et Ly Anh Tôn employa les lauréats des concours pour les trois religions; Lê Thân-tôn autorisa Trân-Lôc à fonder une école taoiste à l'intérieur du palais, ce sont là des témoignages de croyance du pays.

Le taoisme ne s'est pas répandu comme le confucianisme et le bouddhisme, mais les gens de condition élevée et les intellectuels retirés, pour la plus grande part ont été influencés par le taoisme et en ont saisi l'esprit. Les hommes indépendants, ceux à l'esprit subtil, les résignés, ceux qui aiment le calme et ceux qui sont las de l'existence ont tous compris l'esprit taoiste. Quant aux formes extérieures, comme les fantômes, les esprits, les interdits, les abstentions, les conjurations des calamités, les demandes de bonheur, ceux qui y croient sont nombreux; mais quels que soient les gens, ne croient que ceux qui le veulent ; il n'est pas de secte religieuse, de croyants, que l'on contraigne à croire.

Quant aux adeptes, ils ne sont pas très nombreux; ils comprennent quelques sorciers taoistes. Ceux-ci se contentent de suivre quelques pratiques extérieures anciennes, d'utiliser amulettes et talismans pour exorciser les démons et cela pour gagner leur vie dans les basses classes de la société, mais ils ne saisissent pas grand chose aux principes de la doctrine taoiste.

 


statue de Laotseu à Quanzhou

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Confucius enseignait une manière d'être dans laquelle la moralité occupe la position suprême. La moralité est montrée comme n'ayant aucun lien avec le moi (ou l'individu). Les exigeances de la moralité pesant sur un être humain sont catégoriques et imposantes. Si nécessaire, l'on doit se sacrifier pour un ultime idéal, celui de faire ce qui est juste.

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confucius 551-479 B.C.

Confucianisme certains passages sont extraits de Cyber Asie - © 1997 Bruno Delb

Le confucianisme est la doctrine la plus respectée au Vietnam. C'est aussi la doctrine philosophique officielle en chine jusqu'au 20° siècle.

La politique confucéenne date du jour où les empereurs Iao (Nghiêu) et Chouenn (Thuân) établirent la Grande Règle et du jour où Tcheou Kong (Châu Công) créa les règles de la musique. A l'époque des Printemps et Automne le sage Không Phu Tu réunit les discours, idées et les textes littéraires des sages des époques antérieures pour les enseigner au monde; de ce temps date sa doctrine que l'on appelle confucianisme. Par la suite, tout le monde l'appela le "Saint d'autrefois", le Maître d'autrefois. Son nom prohibé était Khâu, son pseudonyme "Trong-ni". Son père se nommait Không-Gia-Phu, dont le pseudonyme était Thuc Luong Ngôt, il était mandarin de Lou, sa mère se nommait Nhan-thi. Ils demandèrent un enfant aux génies du Mont Ni-son et donnèrent naissance à Confucius. Il naquit le 27 du huitième mois de l'année Canh-tuât qui est la 21ème du règne de Linh Vuong de la dynastie des Châu, 445 ans avant Jésus-Christ, au village de Xuong Binh, circonscription de Khuc Phu du pays de Lou.

Les textes dits "Ngoai-thu" disent que le jour de sa naissance cinq étoiles se transformèrent en vieillards qui entrèrent dans la cour de sa maison pour le voir, en même temps que trois dragons couvraient sa maison. C'est une légende inventée certainement par un fervent disciple qui par cet heureux présage voulait le différencier des autres humains.

Dans son enfance il aimait à s'amuser avec des Biên Dâu (comme par exemple des lanternes avec lesquelles nos enfants jouent). Il avait des connaissances innées et une intelligence naturelle, sa science était vaste, son expérience étendue, il avait pénétré les secrets de la nature. Le roi de Lou entendit parler de lui comme d'un homme éminent et lui donna la charge de la Justice (il s'occupa des affaires criminelles) et l'employa comme ministre, mais bientôt le roi de Lou se prit de passion pour une musicienne et délaissa les affaires administratives. Ne pouvant rien faire, il demanda à démissionner.

A partir de ce moment, il voyagea dans toutes les principautés vassales, comme le pays de Tê, de Vê, de So, de Tông etc ... Il rêvait de répandre sa doctrine pour sauver le monde, mais dans chaque pays les princes ne surent ni lui faire confiance, ni l'employer. Devenu vieux, il retourna a la principauté de Lou et ouvrit une école pour donner son enseignement aux écoliers. Il remania le Livre des Odes, le Livre des Annales, le Livre des Mutations, le Livre des Rites, le Livre de la Musique et les Annales des Printemps et Automne, que l'on appelle les "Six Classiques".

Les principaux points de son enseignement consistaient dans la piété filiale, l'amour fraternel, la loyauté, l'indulgence, le perfectionnement de soi-même, la bonne organisation, la bonne administration, l'équité. La piété filiale consiste à vénérer ses parents d'un coeur plein de respect, l'amour fraternel consiste à vivre en bon accord avec ses frères et soeurs; la loyauté consiste à rester fidèle au roi; l'indulgence consiste à se conduire avec les autres comme on voudrait que l'on se conduise avec nous; le perfectionnement de soi-même consiste à se corriger de ses défauts; la bonne organisation consiste à maintenir l'ordre dans sa famille; la bonne administration consiste à bien administrer son pays; l'équité consiste à bien gouverner l'empire pour qu'il soit en paix.

Ces huit points constituent les idées maîtresses de la doctrine de Confucius. Il enseigna encore aux hommes les six arts. Ces six arts sont: les rites, la musique, le tir, l'équitation, l'écriture, les chiffres. Les rites sont un moyen d'établir les relations sociales, la musique élevant le caractère, l'équitation étant un sport et les chiffres constituant l'arithmétique.

Il avait environ 3.000 disciples, mais les plus brillants sont au nombre de 72, et parmi eux les plus savants étaient Nhan-Hoi et Tang-Xâm.

Il mourut à l'âge de 73 ans le ()ème jour du deuxième mois de l'année Nhâm-Tuat, c'est à dire la 41ème année du règne de Kinh vuong des Châu (373 avant J.C.). Après sa mort, ses élèves fondèrent un temple sur l'emplacement de sa demeure. Le maître Tang-tu rapporta par écrit les discours de son maître dans la Grande Etude. Ses disciples avaient recueilli toutes ses paroles en un ouvrage ayant pour titre "Les Entretiens" afin de propager sa doctrine. Puis son petit-fils Tu Tu composa le "L'Invariable milieu". Cent dix ans après, le maître Mencius (Manh-tu) composa l'ouvrage intitulé "Manh Tu" afin de propager davantage la doctrine dans le monde, pour l'enseigner aux hommes.

A partir de cette époque la doctrine confucéenne se répandit de plus en plus. Lorsque Cao Tô des Han monta sur le trône, il vint en personne au temple de Confucius, célébra le culte et fit le sacrifice des trois victimes (un buffle, un boeuf et une chèvre). Et depuis les rois adoptèrent la doctrine confucéenne. A l'époque du roi Vu Dê, on institua le doctorat et on prit comme matière d'enseignement pour l'empire, les 5 classiques de Confucius, car le Livre de la Musique avait été détruit dans l'incendie des Livres ordonné par la dynastie des Tsin, c'est pourquoi il ne restait plus que cinq classiques.

D'autre part on prônait la doctrine de Confucius alors qu'on rejetait tous les ouvrages des maîtres tels que Lao Tu, Trang-tu, Duong Tu et Mac Tu. Et ainsi la doctrine confucéenne devint encore plus florissante et servit de base à la politique, à la morale et à la philosophie chinoise.

Les rois l'honoraient et les savants discutaient et commentaient les textes pour éclaircir la doctrine. Sous la dynastie des Han il y eut Dông Trong-Thu, Gia-Nghi, Lu Huong, Trinh Khang Thành; sous les Duong il y eut Hàn Du, Liêu Tôn Nguyên; sous les Tông il y eut Chu Liem Khê, Trinh Minh Dao, Truong Hoàng Cù, Chu Khao Dinh, etc... Ce sont des grands lettrés qui ont beaucoup contribué au maintien de la propagation de la doctrine.

Elle devint encore plus florissante sous les Nguyên et les Minh. Dans tous les bourgs il y avait un temple dédié à Confucius que l'on appelait le Van-miêu. Partout on le nomme "Le très saint Premier Maître".

Le Confucianisme était très florissant dans l'Empire du Milieu et se propagea peu à peu dans toute l'Asie. Mais au Vietnam, sous l'occupation des Han, des chinois tels Si Nhiêp et Tich-Quang ont semé les germes de la doctrine confucéenne. Sous le règne de Thanh-tôn de la dynastie des Ly fut édifié le Van Miêu dédié à Confucius (l'actuel Dên Giam à Hanoi); on y vénérait également Nhan Tu, Tang Tu, Tu Tu, Manh Tu que l'on appelait les quatre sages, en même temps que Tu Công et Tu Ha, en tout dix hommes que l'on appelait les dix philosophes. A l'extérieur, à gauche et à droite de la cour on pratiquait le culte des grands Sages et des grands lettrés depuis l'époque des Han, des Duong jusqu'aux dynasties Nguyên et Minh. Ces hommes étaient tous des Chinois; parmi nos compatriotes, on procéda par la suite au culte de Chu Van An, originaire du village de Thanh Liêt dans le huyên de Thanh-tri et qui vécut sous la dynastie des Tran.

Le temple de la Littérature était un endroit où l'on maintenait le culte de la doctrine. Le roi, chaque année, au printemps et à l'automne participait en personne à de grandes cérémonies au temple ou bien il envoyait des mandarins pour manifester son respect au Maître. En outre, les classiques étaient utilisés dans les examens et la doctrine des lettres servait de base pour gouverner l'empire. Et sous les dynasties suivantes plus développée était la littérature et plus prospère était la doctrine.


Depuis quelques décades, le Vietnam s'est imprégné de la culture occidentale dans laquelle il semble qu'il y ait beaucoup d'idées très originales et beaucoup d'enseignements fondés sur l'expérience pratique.
Bien que la doctrine confucéenne ait encore beaucoup de fervents, nombreux également sont ceux qui suivant leur temps se conforment aux voies de l'Occident. Et l'étude des caractères chinois n'est plus aussi répandre qu'auparavant. A Saigon, actuellement, il n'est plus beaucoup de personnes qui connaissent bien les caractères et au Nord, il en sera de même dans quelques dizaines d'années. C'est là une occasion importante pour faire subir à l'avenir du Vietnam un changement de destinée, quelle que soit la valeur de ce changement. La doctrine confucéenne est une doctrine normale, simple, conforme à la nature du créateur et en accord avec nos sentiments humains. Tout le monde peut la suivre. L'homme imprégné de cette culture a une bonne conduite, des principes et des sentiments d'humanité. Le pays où est appliqué le confucianisme est un pays qui a des règles, une belle ordonnance qui rend aisé son gouvernement et qui permet au peuple de jouir de la paix. Cependant, la philosophie présente beaucoup de choses profondes qu'il nous est difficile de comprendre; l'observation des rites crée beaucoup de contraintes auxquelles nous avons du mal à nous plier, notre propension à aimer la tranquillité fait que nous ne pouvons être actifs à la façon des Européens. Dans nos besoins nous aimons à opter pour ceux qui sont économiques, ordinaires, d'où l'état rudimentaire de notre industrie et l'impossibilité pour elle de prospérer comme dans les pays de l'Occident. En résumé, la doctrine confucéenne est une très bonne doctrine au point de vue personnel, mais, dans la lutte pour la vie, elle n'est pas efficace. En ce qui concerne les pratiques corrompues, elles proviennent des hommes qui les ont créées ainsi et non de la doctrine confucéenne elle-même.

Ainsi, le Vietnam grâce au confucianisme a pu suivre la civilisation chinoise et devenir un pays ayant une littérature, une politique, un ordre social, des connaissances. Si avant d'avoir les connaissances apportées par les Européens, le Vietnam n'avait pas connu le confucianisme, il n'aurait été qu'un pays barbare. Donc, la doctrine confucéenne nous a réellement apporté beaucoup et si grâce à la culture européenne nous devenons un pays plus prospère qu'avant, il conviendrait de n'en jamais oublier son mérite. Parce que son mérite est de nous avoir d'abord ouvert les yeux; on peut nous comparer à l'enfant qui vénère d'abord le maître qui lui a ouvert l'esprit; si par la suite, grâce à un autre maître, l'enfant devient plus intelligent et plus habile, il ne devra pas oublier l'enseignement de son premier professeur.

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Théorie des cinq éléments (la)

La théorie des cinq éléments remonterait au 4ème siècle avant notre ère et Tséou-Yien en aurait été le créateur.

Les cinq éléments sont :

Ces cinq éléments furent incarnés dans cinq souverains successifs qui triomphèrent à tour de rôle l'un de l'autre.

A chaque élément correspond une saison, un animal, une note de musique, ...

Elément

Bois

Feu

Terre

Métal

Eau

Saison

Printemps

Eté

 

Automne

Hiver

Animal

Mouton

Poule

Boeuf

Chien

Porc

Viscères

Rate

Poumons

Coeur

Foie

Reins

Nombres

8

7

5

9

6

Couleurs

Vert

Rouge

Jaune

Blanc

Noir

Points

Est

Sud

Centre

Ouest

Nord

Saveurs

Acide

Amère

Douce

Acre

Salée

Planètes

Jupiter

Mars

Saturne

Vénus

Mercure

Odeurs

Rance

Brûlé

Parfumé

Viande

Pourri

Corps humain

Os

Souffle

Muscles

Ongles

Sang

Sentiments

Joie

Plaisir

Peine

Colère

 

A ce tableau s'ajoute l'action du Yin et du Yang, complétée par l'action des sept étoiles de la Grande Ourse, des douze signes du Zodiaque, des vingt-huit constellations et de l'action des cinq planètes.

Tous ces éléments réagissent les uns sur les autres, en bien ou en mal : le bois produit le feu, le feu produit la terre, la terre produit le métal, le métal détruit le bois, le bois détruit la terre, la terre détruit l'eau.

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-481 - 256 période des Royaumes combattants ( 2ème partie de la période des Zhou orientaux)
http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9riode_des_Royaumes_combattants

-481, quand finit la Chronique des Printemps et Automnes, le clan des Tian, qui dirigeait la politique du royaume de Qi après avoir éliminé les autres grandes familles nobles, se débarrasse finalement de la majorité de la famille royale après une guerre civile, tout en gardant un souverain fantoche. Le chef du clan le laisse diriger en apparence une faible part du royaume, puis prend définitivement la direction effective des affaires

Les sources qui traditionnellement permettent de se faire une idée de la période des Royaumes combattants sont des sources littéraires conservées depuis l'Antiquité. Elles ont été rédigées ou compilées à la période pré-impériale ou sous les premiers empires chinois. De toutes ces sources, les Mémoires historiques (Shiji) de Sima Qian (-145 à -86), rédigés au début de la dynastie Han, sont les plus importantes pour l'histoire des Royaumes combattants. La première partie des Mémoires se fonde sur les chroniques du royaume de Qin auxquelles l'auteur, archiviste à la cour des Han, avait accès et racontent l'histoire de la Chine depuis les origines. La deuxième partie de l'ouvrage narre la vie de personnages éminents dont certains sont contemporains des Royaumes combattants. D'autres chroniques complètent l'œuvre de Sima Qian, comme les Annales de Bambou (Zhushu Jinian), retrouvées dans une tombe à la fin du IIIe siècle après J.-C., contenant les annales du royaume de Wei. Il semble que chaque État faisait rédiger sa propre chronique, mais la majorité d'entre elles n'ont pas été conservées. Il s'agit de textes produits par les officiels de ces États, donc de sources biaisées, plus encore chez Sima Qian qui a désire dispenser des leçons de morale à travers les récits qu'il rapporte. Mais la description des événements de la période des Royaumes combattants y est généralement fiable, contrairement à celle des périodes antérieures qui comprend des récits légendaires ou semi-légendaires.

La période des Royaumes combattants est celle de progrès techniques et économiques déterminants et de la naissance puis du développement de plusieurs écoles de pensée (confucianisme, taoïsme, légisme, etc.) qui ont profondément influencé l'histoire de la Chine. Les textes antiques relatifs à cette période sont marqués par des personnalités de différents types. Certaines de celles-ci comptent parmi les plus importantes de la civilisation chinoise : les souverains (le Premier Empereur Qin Shi Huangdi), leurs ministres réformateurs (Shang Yang), les stratèges militaires (Sun Bin), les spécialistes de la persuasion et les penseurs (Lao Zi, Mencius, etc.).

Durant la période des Royaumes combattants, les Chinois remplacèrent le char de guerre par la cavalerie montée, sur le modèle des peuples de l'Asie centrale et de la Mongolie. Les plus anciens textes écrits de la Chine remontent à l'époque des Zhou occidentaux. Ce sont le Shi Jing, un recueil de poèmes, le Shang Shu, encore appelé Shu Jing, qui rassemble des documents historiques, et le Yi Jing, un manuel de divination. Sur le plan mythologique, les Zhou disaient descendre d'un dieu appelé Houji, le Prince Millet, qui était lui-même le fils de Shangdi, le Seigneur d'En Haut. Houji aurait enseigné l'agriculture aux hommes et établi le premier sacrifice. Quant à Shangdi, c'était le dieu du Ciel. C'est avec les Zhou que le titre de « Fils du Ciel » est pour la première fois utilisé pour désigner les empereurs.
Selon l'historien Sima Qian, les Zhou étaient à l'origine des nomades, qui se sont sédentarisés et ont adopté les coutumes chinoises après leur installation dans la vallée de la Wei: leur souverain « renonça aux mœurs des Rong et des Di (des peuples nomades) ; car il construisit un rempart et une enceinte, des maisons et des salles ; la ville fut alors un lieu distinct. Il attribua les cinq fonctionnaires, qui eurent des attributions ». Il est alors certain que les Zhou n'étaient pas des Chinois. Ils figurent, comme les Mongols ou les Mandchous, parmi les peuples étrangers qui ont pu gouverner la Chine.

Donc, au milieu du Ve siècle, sept grands royaumes dominent la Chine qui est alors centrée sur le bassin du fleuve Jaune, les « Sept héros » (qixong) des Royaumes combattants. Ces royaumes se caractérisent par leur puissance militaire : ils disposent chacun de plus de 10 000 chars de bataille. Ce sont les Wei, Zhao, Han, Qi, Yan, Chu et Qin. À côté de ces grands royaumes subsistent plusieurs autres royaumes de moindre importance militaire, parmi lesquels se trouvent d'anciens États prestigieux situés dans la Plaine centrale autour du territoire de la dynastie des Zhou, dans les actuelles provinces du Shandong et du Henan. Ces États possèdent des identités propres et se distinguent même parfois par des cultures spécifiques. Les études en matière d'archéologie et d'art, combinées à celles des textes, permettent de définir plusieurs aires culturelles relativement stables durant la période de la dynastie Zhou. Certaines d'entre elles bénéficient d'un très grand rayonnement à l'époque des Royaumes combattants : elles correspondent souvent à des unités géographiques naturelles homogènes.

-473 Aux périphéries, plusieurs royaumes s'affirment et se réorganisent alors que ceux du centre sont dans la tourmente. Au sud, les conflits entre Chu, Wu et Yue cessent après la conquête du deuxième par le troisième en 473

-453 L'événement le plus important survient en 453, quand les trois clans alliés de Wei, Zhao et Han se débarrassent du dernier lignage puissant du royaume de Jin après une longue période marquée par plusieurs guerres civiles qui ont vu les forces centrifuges s'affirmer.

-403 La partition de Jin en trois entités politiques est alors effective et elle est officialisée en 403 par le souverain Zhou.

La période des Royaumes combattants voit ce processus de concentration politique se renforcer, jusqu'à l'unification finale par le royaume de Qin. Elle est marquée par la rivalité entre sept grands royaumes consacrés par la tradition malgré leur rôle politique inégal. On peut distinguer plusieurs phases durant l'histoire politique de cette période :

première phase : d'environ -450 à -350 l'alliance des trois royaumes héritiers de l'ancien Jin joue un rôle moteur, sous l'impulsion de Wei ; Une fois leur situation stabilisée, les trois royaumes héritiers de Jin s'allient et se lancent dans plusieurs conflits qui marquent la première phase de la période des Royaumes combattants. Qi, Chu et Qin font les frais de ces offensives, ainsi que Zhongshan. Parmi les descendants de Jin, c'est Wei qui affirme sa supériorité militaire, après les victoires de son grand général Wu Qi. La disgrâce et l'exil de ce dernier vers -401 profitent à Chu qui l'engage : le général restaure la puissance de Chu grâce à des réformes et des victoires militaires.

Durant la seconde moitié du IVe siècle, les monarques des grands royaumes prennent le titre de roi (wang) et entreprennent des réformes capitales qui font d'eux des royaumes centralisés plus solides, ce qui explique l'escalade militaire qui se produit durant les décennies suivantes.

Le seigneur Shang Yang, un politicien Qin, instaure un certain nombre de réformes militaires à partir de -361 jusqu'à sa mort en -338. Il contribue également à la construction de la capitale, Xianyang, en s'inspirant des autres capitales des Royaumes combattants. Parmi les réformes de Yang, la plus importante est celle préconisant la philosophie du légisme, qui encourage les guerres pratiques et impitoyables. Au contraire, durant la dynastie Zhou et la période des Royaumes combattants, la philosophie prédominante décrit la guerre comme une activité de gentilshommes. Les commandants militaires ont ainsi pour instruction de respecter ce qu'ils considèrent comme les lois du Ciel durant toute bataille.

deuxième phase : d'environ -350 à -250 les conflits sont de plus en plus violents et les alliances fluctuantes pour empêcher qu'un royaume ne domine les autres, mais Qin sort grand vainqueur de ces luttes. Au cours de ce siècle, les effectifs militaires gonflent considérablement et le rôle des ministres et diplomates s'accroît. C'est alors que s'affirment les traits caractéristiques de la période des Royaumes combattants.

La supériorité de ce royaume sur ses rivaux est due à divers facteurs : situation géographique du centre du royaume protégé par des montagnes au sud et le Fleuve jaune à l'est, richesse des terres agricoles réunies et mises en valeur par des travaux d'irrigation dans le bassin de la rivière Wei et dans le Sichuan, technique et organisation militaires, stabilité dynastique et, surtout, appareil administratif extrêmement efficace dû aux réformes entreprises à la suite de celles de Shang Yang. C'est sur ces bases que se construit le premier Empire chinois. La possibilité d'un changement dynastique devient effective en -256 quand le roi Zhou meurt sans que son titre ne soit revendiqué par ses héritiers, avant que son domaine ne soit annexé par Qin en - 249.

Plusieurs innovations dans l'armement entraînent une modification des techniques de combat au cours de la période. Auparavant, les armes principales étaient les chars de guerre conduits par des nobles et la lance, la hallebarde, l'arc rétroflexe utilisés par les fantassins appuyant les premiers. Un changement technique majeur dans l'armement des Royaumes combattants est l'arbalète. Largement plus puissante que l'arc, elle projette des carreaux qui peuvent transpercer des armures solides et atteindre des cibles lointaines, ce qui en fait l'arme la plus destructrice du champ de bataille. Des arbalètes plus grandes sont montées sur roues pour les sièges.

La prépondérance du combat au corps à corps entraîne la diffusion des épées, généralement en bronze (parfois en fer après le IVe siècle), qui s'allongent au fil du temps, passant de 40 à 70 centimètres en moyenne pour devenir plus maniables.


Deux épées en bronze et une épée en fer, période des Royaumes combattants.

Les fantassins sont protégés par des armures en cuir sur la majeure partie de la période, mais à la fin se développent casques et cuirasses en fer, plus résistants. La charrerie est supplantée par la cavalerie montée qui se développe sans doute sous l'influence des peuples cavaliers de la steppe : Zhao crée sa cavalerie sur le modèle des nomades du nord au contact desquels il se trouve. Leur technique de tir à l'arc au galop, leur tunique et leur pantalon sont également adoptés. Bien souvent, on leur achète les chevaux de combat. Cela offre de nouvelles possibilités aux stratèges qui peuvent mener des raids, des attaques surprises, poursuivre les ennemis sur de longues distances.

Une grande diversité de traits physiques, coiffures, moustaches, barbes et expressions sur ces fantassins de l'armée enterrée de l'empereur Qin.

Le mausolée de l'empereur Qin qui se trouve à proximité de la ville de Xi'an, comprend d'une part le tombeau proprement dit, et d'autre part les fosses où l'on a trouvé, à partir de 1974, l'armée enterrée formée par des milliers de soldats de terre cuite.

Cette dernière est parfois appelée armée de terre cuite ou armée d'argile. La tombe proprement dite est recouverte par un tumulus haut de 115 mètres, mais n'a pas été explorée. On en connait le contenu légendaire au travers du récit de Sima Qian.

À environ 1 500 mètres se trouvent les fosses contenant quelque huit mille statues de soldats datant de 210 av. J-C, statues qui ont quasiment toutes un visage différencié, et de chevaux en terre cuite. C'est « l'armée enterrée », destinée à garder l'empereur défunt. Ces statues furent cuites dans des fours à une chaleur d’environ 900 °C. Des couleurs minérales étaient appliquées après cuisson sur les statues, ce qui, tout en les individualisant davantage, permettait de distinguer par la couleur dominante les différentes unités de cette armée

troisième phase : les années de -250 à -221 voient la victoire décisive de Qin, qui unifie la Chine, ce qui ouvre la période de la dynastie Qin.

En -230, le plus faible des adversaires, Han, est le premier à être annexé, sans combats.

En -228, Zhao est vaincu à son tour après le siège difficile de sa capitale Handan qui est suivi d'un massacre. Cependant, un membre de la dynastie Zao fuit au nord d'où il tente de restaurer le royaume. Deux ans plus tard, Yan est envahi suite à une tentative d'assassinat du roi de Qin fomentée par un de ses princes ; la capitale est prise, mais le roi réussit à fuir plus au nord alors que son fils est exécuté.

En -225 c'est Wei qui se rend après le siège de sa capitale, inondée par les assaillants qui ont détourné le cours du fleuve Jaune.

En -223, c'est au tour de Chu, qui repousse une première invasion mais succombe à la seconde, après des combats auxquels ont participé des centaines de milliers de combattants, sans doute les plus gros effectifs engagés de toute la période.

-222 : L'année suivante, l'armée de Qin élimine les derniers résistants du nord à Zhao puis à Yan. En 221, Qi se rend quand Qin y conduit ses troupes.

La Chine impériale

-221-206  DYNASTIE DES QIN (Ts'inn)

Unification de la Chine

Le fondateur de la nouvelle dynastie est l'empereur Qin Shi Huang, considéré comme le premier empereur de l'histoire de la Chine. La force de cette dynastie repose en grande partie sur les réformes légistes que Shang Yang a mené au IVe siècle av. J.-C., durant la période des Royaumes combattants.

En supprimant le système féodal et récupérant de ce fait une immense force de travail, la dynastie Qin se donne les moyens de développer son commerce, son agriculture et son armée. De ce fait, le gouvernement peut lancer des projets ambitieux : initiation de la Grande Muraille de Chine, standardisation des monnaies, poids et mesures, instauration d'un nouveau système d'écriture.

- 220 Prolongation des grandes murailles

- 214, Qin Shihuang sécurise ses frontières au Nord en y envoyant une partie (10 000 hommes) de son importante armée et la majeure partie restante (500 000) dans le Sud afin de conquérir les territoires des tribus du Sud. L'armée Qin n'est pas familière avec le terrain de jungle qui y règne et est donc défaite par la tactique de guérilla menée par ces adversaires. 100 000 hommes de l'arme Qin sont alors tués. Malgré la défaite, les Qin parviennent à construire un canal vers le Sud, qui permet de mieux approvisionner ses troupes pour la seconde attaque. Grâce à cela, les forces Qin conquièrent les côtes autour de Guangzhou et les provinces du Fuzhou et du Guilin. Elles frappent également plus au sud jusqu'à Hanoï. Après ces victoires, Qin Shihuang déplace plus de 100 000 prisonniers et exilés pour coloniser les nouvelles régions annexées. L'expansion vers le sud de l'empire est donc un succès

-213 presque toute l'antique littérature chinoise est brulée

Qin Shihuang est victime de trois tentatives d'assassinat, ce qui le conduit à devenir paranoïaque et obsédé par l'immortalité. Il meurt en -210, au cours d'un voyage dans les contrées orientales de l'empire ayant pour objectif de ramener un élixir d'immortalité de magiciens taoïstes. Cet élixir est censé être bloqué sur une île gardée par un monstre marin. Le chef des eunuques, Zhao Gao, et le premier ministre, Li Si, cachent la nouvelle de ce décès pendant leur retour jusqu'à ce qu'ils mettent sur le trône le fils le plus docile de l'empereur, Huhai, qui prend le nom de Qin Er Shi. Ils pensent pouvoir le manipuler à leurs propres fins et par conséquent prendre le contrôle de l'empire. Qin Er Shi est en effet incompétent et docile. Il exécute plusieurs ministres et princes impériaux, poursuit des projets massifs de constructions (un des plus extravagants projets est le laquage des murs de la ville), agrandit son armée, augmente les impôts et emprisonne les messagers qui lui apportent de mauvaises nouvelles. De ce fait, des hommes de toute la Chine se révoltent, attaquent des fonctionnaires, montent des armées et s'auto-déclarent rois des territoires saisis.

Pendant ce temps, Li Si et Zhao Gao se déchirent et le premier est exécuté. Zhao Gao décide de forcer Qin Er Shi à se suicider à cause de son incompétence. Profitant du vide de pouvoir, Ziying, un neveu de l'empereur, monte sur le trône et exécute immédiatement Zhao Gao. Ziying, voyant que le mécontentement grandit dans le peuple et que de nombreux fonctionnaires locaux se sont proclamés rois, tente de s'accrocher à son trône en se déclarant lui même roi de tous les autres. Il est miné par son ineptie et une révolte populaire éclate en -209. Lorsque les rebelles Chu sous les ordres de Liu Bang attaquent, un état en proie à de telles difficultés ne peut survivre. Ziying est battu près de la rivière Wei en 207 et se rend peu après. Il est exécuté par le dirigeant Chu, Xiang Yu. La capitale Qin est détruite la même année, ce qui marque la fin de l'empire Qin. Liu Bang trahit et bat ensuite Xiang Yu, se proclamant empereur Gaozu de la nouvelle dynastie Han.

IIIe-Ier siècle avant J.-C.   Apogée de l'Empire Xiongnu (Huns)


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de -206 à +220 DYNASTIE DES HAN
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Han

-206 les Han occidentaux

Avant que n'apparaissent les empereurs, les dirigeants de la dynastie des Zhou portaient le titre de « Fils du Ciel ». Qin Shi Huángdì (-221) n'utilisa pas ce titre, peut-être parce qu'il impliquait une forme d'autorité divine supérieure à la sienne ; mais, sous les Han(-206), ce titre fut de nouveau porté et employé dès lors pour tous les souverains à venir de la Chine. En tant que représentant du Ciel sur terre, l'empereur exerçait un pouvoir absolu sur tous les affaires, petites ou grandes, qui se déroulaient sous le Ciel.

L'Empire Han était divisé entre les commanderies, territoires sous administration directe du pouvoir central, et un certain nombre de royaumes semi-indépendants, mais qui furent dépouillés progressivement de leur autonomie, notamment après la Rébellion des sept États. Les Xiongnu, une confédération de tribus nomades d'Asie centrale qui dominaient l'Est de la grande steppe eurasienne, vainquirent à plusieurs reprises les Han aux alentours de l'an 200 av. J.-C., ce qui entraîna la négociation d'une alliance scellée par des mariages politiques, dans laquelle les Han étaient de facto considérés comme partenaires inférieurs. Les Xiongnu poursuivirent leurs raids sur la frontière des Han malgré les traités, ce qui déclencha les campagnes de l'empereur Wudi, à l'issue desquelles les Xiongnu furent contraints d'accepter le statut de vassaux et de tributaires de l'empire Han. Les Xiongnu se divisèrent bientôt en deux royaumes ennemis, au nord et au sud, les Xiongnu septentrionaux hostiles aux Han se voyant forcés de se replier au-delà de l'Ili, mais les territoires au nord du domaine des Han furent bientôt conquis par une autre confédération nomade, les Xianbei.

Ces campagnes virent l'expansion des Han vers le bassin du Tarim en Asie centrale, et les missions d'exploration de Zhang Qian permirent la mise en place du vaste réseau de routes commerciales qui sera connu comme la Route de la soie, reliant la Chine au monde Méditerranéen.

Pendant les périodes de paix intérieure, au début des Han occidentaux et des Han orientaux, le pays prospère ; la population de l’empire est estimée à 50 millions d’habitants à son maximum. On assiste également au développement de l'économie monétaire, apparue lors de la Dynastie Zhou (1050-256 AV. J.-C.). La monnaie frappée par l'autorité impériale à partir de 119 av. J.-C. restera en usage en Chine jusqu'à la Dynastie Tang (618-907). Progrès médicaux sous les Han orientaux avec Zhang Zhongjing et Hua Tuo, à qui l'on doit entre autres la première anesthésie générale.

Cette longue dynastie fut féconde pour le développement de la pensée, de la littérature, des arts et des techniques, avec en particulier l’invention du papier par Cai Lun, du gouvernail, le début de l'utilisation des nombres négatifs en mathématiques, la sphère armillaire utilisée pour l'astronomie ou encore le premier sismographe de Zhang Heng, basé sur le principe du pendule inversé. C’est sous les Han orientaux que le bouddhisme pénétra en Chine.

Agriculture : sous les Han occidentaux, les socs d’araire en fonte, apparus sous les royaumes combattants, devinrent largement disponibles. La traction animale se développe. Les systèmes d’irrigation sont étendus dès le règne de Gaozu, et le système de rotation des cultures amélioré.

- 165 Choix des fonctionnaires par voie d'examen

Zhang Heng invente le sismographe (-132) et l’odomètre et conçoit le premier globe céleste rotatif chinois.

En -104, est promulgué le calendrier Taichu, premier véritable calendrier chinois.

vers - 100  Grande expansion Han en Asie centrale, en Mongolie et dans la Chine du Sud
Monopole d'Etat sur le fer, le sel, les alcools

année 0 : naissance de Jésus de Nazareth

an 2  Premier recensement connu (57 671 000 habitants)

+ 9 La dynastie Xin

n'a compté qu'un seul empereur. Son fondateur, un dignitaire de la cour des Han, s'est emparé du pouvoir en 9 apr. J.-C.. Il s'efforça de mettre en pratique l'idéal social et politique des classiques confucéens, projet irréaliste qui s'acheva dans le chaos et la perte de sa courte dynastie en 23, le laissant avec une réputation d'usurpateur.

+23 Les Han orientaux

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65  Première mention d'une communauté bouddhique dans le Jiangsu buddha5.gif (20622 octets)

 

166  Ambassade des marchands de l'Empire romain : Durant la dynastie Han, des ambassades furent échangées avec des régions aussi éloignés que la Perse, le pays des Parthes ou l’Empire romain. Ces expéditions militaires ou pacifiques enrichirent la culture chinoise.

à partir de la fin du Ier siècle, les eunuques du palais s'impliquent de plus en plus dans la politique de la cour, se mêlant aux violentes luttes de pouvoir entre les divers clans liés aux impératrices et aux impératrices douairières, menant à la ruine de la dynastie. L'autorité impériale est aussi remise en cause par des sociétés religieuses taoïstes qui sont à l'origine de la rébellion des Turbans jaunes et du soulèvement de l'École des cinq boisseaux de riz.

184 Insurrection des Turbans jaunes

À la mort de l'empereur Ling en 189, les eunuques du palais sont tous massacrés par des officiers militaires, ouvrant la voie au partage de l'empire par des seigneurs de guerre. La mère du nouvel empereur, l'impératrice douairière, assure la régence.

Lorsque Dong Zhuo arrive dans la capitale, il dépose l'empereur Shaodi pour faire monter sur le trône le jeune frère de ce dernier, Xian, qu'il estime plus apte à régner. Puis, Dong Zhuo nomme Cao Cao « colonel de la cavalerie vaillante ». Néanmoins, Cao Cao refuse et préfère fuir la capitale et retourner vers son village natal, à l'est, en suivant les petites routes sous un nom d'emprunt (selon le Livre du Wei, il aurait déjà prévu la défaite de Dong Zhuo et ne désirait pas s'associer à lui).

Vers février-mars 190 (1re année de Chuping), Cao Cao rejoint l'alliance de Yuan Shu, Han Fu, Kong Zhou, Liu Dai, Wang Kuang, Yuan Shao, Zhang Miao, Qiao Mao, Yuan Yi et Bao Xin. Yuan Shao est élu chef de l'alliance et Cao Cao prend la fonction de « général vigoureux ». En avril, Dong Zhuo découvre la levée de l'armée rebelle. Il décide de transférer la capitale à Chang'an (aujourd'hui Xi'an) et d'y déménager l'empereur tandis que lui-même demeure en garnison à Luoyang et met le feu au palais.

L'armée de Dong Zhuo jouit de la supériorité numérique et aucun seigneur de l'alliance n'ose être le premier à l'attaquer. Cao Cao aurait alors dit : « Une armée vertueuse est maintenant levée pour mettre fin à la rébellion, et nous voilà donc tous réunis. Messeigneurs, pourquoi hésitez-vous donc ? Lorsque Dong Zhuo apprendra qu'une armée se lève à Shandong, il usera du pouvoir impérial pour occuper les positions stratégiques des deux Zhou desquels il pourra dépêcher des troupes vers l'est pour assurer sa mainmise sur l'Empire. Ses actions auront beau être immorales, elles suffisent à nous mettre en péril ! Il vient de bouter le feu au palais, a contraint l'Empereur à fuir la capitale, et mis l'Empire en état de choc. Le peuple ne sait plus à quel dirigeant se vouer. C'est le moment qu'ont choisi les Cieux pour le faire périr. Une seule bataille nous suffira pour sécuriser l'Empire. Nous ne pouvons pas gâcher cette occasion ! ». De nombreux épisodes émaillent cette période on peut les consulter sur la bio de Cao Cao sur wikipédia

Au printemps 192 (3e année de Chuping), tandis que l'armée de Cao Cao est stationnée à Dunqiu, Yu Du et ses compagnons assiègent Wuyang (la capitale administrative de Dong, que dirige Cao Cao). Cao Cao, plutôt que d'aller à la rescousse de Wuyang, préfère faire marcher ses troupes vers l'ouest, à travers les collines, afin d'assiéger directement le campement de Yu Du. Selon le Livre du Wei, à ses généraux qui mettent sa stratégie en doute, il répond : « Si ces bandits apprennent que je suis parti vers l'ouest pour attaquer leur camp, ils devront lever le siège pour m'affronter et Wuyang se sera alors libérée toute seule. Et si d'aventure ils ne venaient pas, je pourrai raser leur campement logistique, et il leur sera alors probablement impossible de capturer Wuyang. » Lorsqu'il a vent des mouvements de Cao Cao, Yu Du lève le siège pour défendre son propre campement. Cao Cao assaille alors Sui Gu, puis Yufulo, le chef des Xiongnu du sud, à Neihuang et les bat à plate couture.

En mai 192, le ministre Wang Yun s'associe avec Lü Bu et ce dernier assassine Dong Zhuo. Les généraux de Dong Zhuo, Li Jue et Guo Si, tuent Wang Yun et assiègent Lü Bu. Battu, ce dernier se replie à travers le défilé de Wu tandis que Li Jue et ses compagnons prennent le pouvoir à la Cour.

En 191 la révolte des Turbans Jaunes atteint son paroxysme et les rebelles se comptent par millions. Ils entrent dans la province du Yan, tuent Zheng Sui, le chancelier de Rencheng, puis envahissent Dongping. Liu Dai lance une attaque ouverte contre eux malgré une mise en garde de Bao Xin, et se fait tuer, laissant le Yan sans gouverneur. Selon l’Histoire du monde, c’est Chen Gong qui recommande Cao Cao comme nouveau gouverneur. Bao Xin, accompagné des mandarins du Yan se rendent dans le district de Dong pour offrir à Cao Cao la charge de gouverneur de Yan.

Cao Cao et Bao Xin s’unissent pour attaquer les Turbans Jaunes à l’est de Shouzhang, mais Bao Xin est tué lors d’une bataille. Cao Cao fait organiser des fouilles pour retrouver le corps mais sans succès. Il fait tailler une statue de bois à son effigie pour remplacer son corps lors des funérailles. Selon le Livre du Wei, Cao Cao déploie un millier de cavaliers et de fantassins pour inspecter le champ de bataille, mais doit se battre dans des conditions défavorables et perd plusieurs centaines d’hommes. Il ne reste à Cao Cao que peu de vétérans, les nouvelles recrues étant inexpérimentées. Afin de maintenir la discipline, il participe en personne aux rondes, en armure et en heaume, et fait clairement comprendre les récompenses ou punitions que les soldats peuvent espérer tirer de leur comportement.

Lors de l’hiver 192-193, l’armée de Cao Cao parvient à faire reculer les Turbans Jaunes jusqu’à Jibei. Cao Cao reçoit la reddition de 300 000 soldats, ainsi que celle de plus d’un million de femmes, enfants et vieillards. Il fusionne son armée avec celle des Turbans Jaunes vaincus pour former une troupe d’élite baptisée « l’armée de Quingzhou. »

En février 200 (5e année de Jian'an), un complot de Dong Cheng pour assassiner Cao Cao est révélé et tous les conjurateurs sont exécutés. Cao Cao se prépare à attaquer Liu Bei, mais ses généraux le mettent en garde contre la menace que représente Yuan Shao. Cao Cao leur aurait répondu : « Liu Bei est un héros parmi les hommes. Si je ne le frappe pas maintenant, il me causera sûrement du souci à l'avenir. Il est vrai que Yuan Shao a de grandes ambitions, mais il est lent à saisir les opportunités, et ne m'attaquera pas. » Guo Jia soutient son opinion et Cao Cao parvient à infliger une défaite à Liu Bei, et à capturer un de ses généraux, Xiahou Bo. Liu Bei se réfugie auprès de Yuan Shao et Cao Cao capture ses femmes. Liu Bei envoie Guan Yu pour garder Xiapi, mais ce dernier, assiégé par Cao Cao, doit se rendre. Chang Xi se soulève à son tour en soutien à Liu Bei mais est lui aussi vaincu par Cao Cao. Cao Cao revient alors à Guandu pour affronter Yuan Shao, mais ce dernier ne se manifeste alors pas.
Article détaillé sur wikipédia : Bataille de Guandu.

Avec cette victoire, Cao Cao se rend maître de toute la province de Ji, mettant ainsi une bonne partie du nord de la Chine sous sa direction.

Puis peu a peu il étend sa domination sur tout le royaume de Wei. En juillet 208, il fait abolir l’institution des Trois ducs, pour restaurer en leur place les postes de Premier ministre et de grand tuteur.

Le 9 juillet 208 (jour du guisi), Cao Cao se fait proclamer Premier ministre.

En août, Cao Cao part en campagne contre Liu Biao, mais celui-ci meurt de maladie au mois de septembre. Son fils Liu Zong lui succède et s’établit à Xiangyang tandis que Liu Bei se met en garnison à Fan.

L'histoire des Trois Royaumes s'est écrite au fil des principaux textes suivants : Le roman Les Trois Royaumes (Sanguozhi Yanyi) a été écrit au XIVe siècle par Luo Guanzhong sur la base de notes rédigées au IIIe siècle par Chen Shou et complétées abondamment par Pei Shongzhi au Ve siècle – notes qui ont pris le titre de Sanguo Zhi, Chroniques des Trois Royaumes. Ce roman et ces chroniques décrivent un épisode de l’histoire de la Chine qui va de la décomposition de la dynastie Han à la fin du IIe siècle, jusqu’à la reformation de l’unité nationale sous l’égide des Jin vers 265, en passant par ce nouveau découpage des territoires en trois royaumes qui a donné leur titre à ces œuvres. Ces textes font commencer l’histoire avant la chute officielle de l’empire parce qu’ils ont l’ambition de nous en décrire les causes – ce qui sera indispensable à l’intelligence des événements ultérieurs. Et ils se poursuivent au-delà de la fondation de la dynastie Jin, parce qu’ils nous décrivent les péripéties politiques et militaires des trois royaumes jusqu’à ce que les dernières poches de résistance au nouveau pouvoir aient été totalement vaincues.

Durant cette période, les trois royaumes de Shu, Wei et Wu s'affrontèrent pour la domination de la Chine.

Shu, le royaume du sud-ouest est dirigé par Liu Bei l'oncle de l'empereur Han Xiandi qui règne sur la Chine.

Wu, est dirigé par le maréchal Zhou Yu et le roi Sun Quan

Wei est dirigé par Cao Cao seigneur de guerre

John woo a mis en scène cette partie de l'histoire de la Chine dans le film : "les 3 royaumes" en 2009 (fiche allo ciné)


Cao-Cao seigneur du Wei
dans le film de John Woo

Pour unifier la Chine, Cao Cao, Premier ministre des Han, menait des guerres incessantes - et souvent victorieuses - contre ses rivaux. Au cours des années 207 et 208, tout en surveillant les dispositifs militaires du Sud, il attaque Liu Bei.

De défaite en défaite, celui-ci est contraint de battre en retraite, et il se réfugie avec son armée à Xiakou.


Le stratège Zhuge Liang
dans le film de John Woo

 


Zhou Yu dans le
film de John Woo
Zhuge Liang, conseiller de Liu Bei, parvient à convaincre Zhou Yu, maréchal des Wu, de s’allier avec eux pour mieux résister à Cao Cao. Sun Quan donne son accord à cette alliance. Les stratèges du Sud et de Liu Bei usent de stratégies admirables pour contrer les forces de Cao Cao.

Sun Quan roi de Wu
dans le film de John Woo

+ 208 La bataille de la falaise rouge

Le site de la bataille se trouve à 36 kilomètres au nord-ouest de Puqi, sur la rive sud du Yangzi, en un lieu baptisé « passe de pierre », car, à cet endroit, le fleuve est bordé par une imposante falaise. C’est un lieu de mémoire pour les Chinois. La roche porte toujours les deux caractères chinois (1,5 mètre de hauteur sur 1 mètre de large), bì « mur » et chì « rouge », que Zhou Yu, le stratège et Maréchal du royaume de Wu, y a fait peindre après la bataille, pour célébrer la victoire.

Sun Quan envoie 30 000 soldats se joindre aux troupes de Liu Bei pour brûler les bateaux de Cao Cao, comme le lui avait suggéré le général suprême. Huang Gai, vaillant guerrier du Sud, fait croire à l'ennemi qu’il souhaitait se rendre. Zhuge Liang invoque les vents du Sud-Est, et lorsque l’unité de Huang Gai met le feu aux navires du Nord par surprise, l’incendie se propage à toute la flotte de Cao Cao, les navires étant attachés et le vent alimentant les flammes.


la flotte de Cao-Cao dans le film de John Woo

Les troupes alliées de Liu Bei et Sun Quan avaient enfin vaincu Cao Cao, malgré la faiblesse de leurs moyens. Voyant que le feu ardent des bateaux de Cao Cao avait fait rougir la falaise, on l’appela Chi bi (Falaise rouge). Durant cette bataille, les troupes de Zhou Yu, dont la stratégie audacieuse avait permis de remporter la victoire, tuent plusieurs milliers de soldats de l’armée de Cao Cao. La bataille de la Falaise rouge fut la plus écrasante défaite de Cao Cao, qui fut stoppé dans son élan de conquête.

La bataille de la Falaise rouge est un exemple réussi de retournement stratégique majeur : comment l’emporter sur un adversaire plus fort, c’est-à-dire dans un rapport de force disproportionné ? Car la bataille de la Falaise rouge raconte comment les armées de Wu, soient 50 à 60 000 hommes environ, ont pu venir à bout d'une armée estimée entre 200 et 500 000 hommes. Plus étonnant encore, les grands vainqueurs de cette bataille de la Falaise rouge sont ceux qui y ont pris militairement le moins de risque : Liu Bei et Zhuge Liang. La stratégie parfaitement réussie de Zhuge Liang consiste comme dit un proverbe chinois « à tuer avec un couteau emprunté », jie dao sha ren, c’est-à-dire à agir et à faire porter le risque d’une entreprise par un autre. L’une des conséquences majeures de cette bataille, la plus surprenante, n’est pas qu’elle ait consolidé le royaume de Wu, mais c’est qu’en stoppant l’expansion de Cao Cao, elle ait immédiatement rendu possible l’installation de Liu Bei dans le sud-ouest de la Chine (actuel Sichuan, capitale : Chengdu) pour y fonder en toute sécurité, dans la décennie qui suit, le royaume de Shu. Les historiens considèrent que 12 ans plus tard, soit en 220 après J.-C., commence la période des Trois Royaumes proprement dite.


"les trois royaumes" de John Woo

En février 213 (18e année de Jian’an), Cao Cao dirige son armée vers l’embouchure de la rivière Ruxu, et à Jianxi, traverse le campement de Sun Quan, capturant Gongsun Yang. Un édit impérial fusionne alors les quinze provinces pour restaurer les neuf provinces historiques. En mai, Cao Cao rentre à Ye. Le 16 juin (jour du bingshen), l’empereur donne à Cao Cao le titre de duc de Wei et lui offre les neuf sacrements. En août, Cao Cao commence à établir le gouvernement du Wei et à faire construire des temples. L’empereur épouse trois de ses filles, et en octobre, Cao Cao fait construire le pavillon du tigre doré, ainsi qu’un canal pour détourner les eaux du Zhang à travers la digue de Bai jusque dans le Fleuve Jaune.

En octobre 215 , l’empereur donne à Cao Cao le privilège de pouvoir offrir lui-même les titres de noblesse, puis en novembre, Cao Cao instaure de nouveaux titres de noblesse visant à récompenser les services militaires, mais auxquels ne sont jointes ni terres ni rente. En décembre, Zhang Lu offre sa reddition, et Cao Cao lui octroie, ainsi qu’à cinq de ses fils, le titre de marquis. De son côté, Liu Bei attaque Liu Zhang et prend possession de la province de Yi et Cao Cao riposte en envoyant Zhang He pour l’affronter.

En mars 216 (21e année de Jian’an), Cao Cao rentre à Ye, et le 29 mai (jour du jiawu), l’empereur le nomme roi du Wei, faisant officiellement du Wei un royaume. Au mois de septembre, Cao Cao nomme Zhong Yao au poste de Premier ministre du Wei, et en novembre, prépare une nouvelle campagne contre Sun Quan.

En mars 220 (25e année de Jian’an), Cao Cao arrive à Luoyang. Sun Quan parvient à triompher de Guan Yu, et offre à Cao Cao sa tête. Le 15 mars (jour du gengzi), Cao Cao meurt à l’âge de soixante-cinq ans. Son testament indique : « L’Empire n’est pas encore pacifié et il n’est donc pas possible de suivre les rites. Une fois mon enterrement fini, que l’on dispose de mes oripeaux. Que les soldats en garnison aux frontières ne quittent pas leur poste. Que les mandarins de tout rang continuent de se concentrer sur leurs tâches. Je souhaite d’être enterré habillé de vêtements ordinaires, sans or ni jade ni autres trésors. »

Malgré ses accomplissements lors de son vivant, et le fait qu’il ait globalement eu plus de succès que ses principaux rivaux Liu Bei et Sun Quan, Cao Cao est très rapidement devenu dans la tradition populaire chinoise l’archétype du ministre rusé et félon dont les valeurs machiavéliennes faisaient nettement contraste avec les valeurs confucéennes que l’on prêtait à ses adversaires. Avant même que soit compilée sa biographie dans les Chroniques des Trois Royaumes par Chen Shou au IIIe siècle et par Pei Shongzhi au Ve siècle, furent écrites des biographies défavorables, comme la Biographie de Cao le fourbe qui souligne à de nombreuses reprises son caractère hypocrite, cruel et vicieux, en l’agrémentant par de nombreuses anecdotes salées.

Le 11 avril (jour du dingmao), Cao Cao est enterré à Gaoling. Il reçoit le titre posthume de roi Wu. Son fils Cao Pi lui succède et dans l’année dépose l’empereur Xiandi des Han, et se proclame premier empereur de la dynastie Wei. Cao Cao recevra le titre posthume d’empereur Wu de Wei

220-280 PERIODE DES TROIS ROYAUMES

Liu Bei et Sun Quan se disputent la province de Jing, précédemment occupée par le Wei, et leur alliance se brise plus ou moins. Sun Quan tente de nombreuses fois de tromper Liu Bei et de le tuer, mais en vain. Zhuge Liang avait estimé que pour obtenir un équilibre, il fallait que ne subsistent que trois royaumes en Chine. Aussi incite-t-il Liu Bei à envahir le royaume de son autre cousin, Liu Zhang. La nature indécise de Liu Zhang, régnant sur l’imposant royaume du Shu, l’avait fait manquer de nombreuses occasions d’unifier la Chine. Le royaume pouvait, en effet, rivaliser avec le Wei, mais son chef, peu charismatique et prudent, n’avait entrepris aucune opération militaire. Au terme de quelques escarmouches entre lui et Liu Bei, il préféra lui céder ses pouvoirs pour éviter un bain de sang. Cao Cao, pendant ce temps, avait obtenu la reddition du prophète Zhang Lu et de quelques autres royaumes mineurs. Ne restaient effectivement que trois royaumes.

À la mort de Zhuge Liang, le royaume du Shu ne dispose d’aucun stratège compétitif, hormis son disciple Jiang Wei, qui ne parvient pas à envahir le Wei contre lequel il luttait. Le royaume du Wu ne trouve aucun successeur convenable à Sun Quan : tous se révélaient être des tyrans sans vertu. La dynastie Cao du Wei fut destituée par les Sima, anciennement stratèges de Cao Cao et de ses fils. L’armée des Wei, au terme d'une longue marche, prend la capitale du Shu, Chengdu, qui se rend aux environs de l'an 265.

de 265 à 420 DYNASTIE DES JIN
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Jin_%28265-420%29

La dynastie Jin fut fondée juste après la conquête de Shu par Wudi, issu du clan Sima fournissant généraux et stratèges aux Wei.

Elle connut rapidement son apogée militaire avec la conquête des Wu en 280 qui reconstitua l’empire, mais dut constamment lutter contre les seigneurs de guerre et souverains des ethnies non Han qui finirent par occuper le Nord. La faiblesse des institutions étatiques permettait aux grandes familles et aux généraux de disputer le pouvoir aux empereurs, entraînant une instabilité politique chronique qui empêcha les Jin de consolider leur position sur l’ensemble du pays.

Le déplacement de la cour et de l’aristocratie dans la région de l’actuelle Nankin à la fin des Jin occidentaux contribua à la poursuite de l’intégration du Sud dans l’empire. En dépit de - ou parfois grâce à l’instabilité politique, la période fut féconde sur le plan de la philosophie et de la religion : Xuanxue et Qingtan, apogée des Maîtres célestes et naissance de nouveaux courants taoïstes, développement de l’alchimie et du bouddhisme du Sud avec des personnalités comme Ge Hong et Huiyuan. Des progrès techniques eurent lieu, en particulier dans les domaines du tissage, des couleurs de papier, de la médecine et de la métallurgie. Dans le domaine des arts, on peut citer le calligraphe Wang Xizhi (303-361) ainsi que le poète Tao Yuanming.

Les Seize Royaumes, nommé par les Chinois Cinq barbares, seize pays , ou moins communément les Seize États, étaient un ensemble de royaumes à la durée de vie très courte qui ont été fondés en Chine du Nord de 304 à 439, entre la retraite de la dynastie Jin vers le Sud et l’établissement des dynasties du Nord. Pratiquement tous les dirigeants de ces royaumes, appelés tantôt « rois » tantôt « empereurs », appartenaient à des ethnies barbares (désignées globalement par le terme Wu Hu, « les cinq barbares du Nord »). Les chinois Han fondèrent les quatre États du Yan septentrional, du Liang occidental, du Liang postérieur et l’État de Wei. Six dirigeants chinois du Liang postérieur restèrent en place durant la Dynastie Jin. La dynastie des Wei du Nord n’est pas comptée comme l’un des seize royaumes bien qu’elle fut fondée durant cette période.

Liste des Seize Royaumes proprement dits

Cheng Han (302-342)
Zhao antérieur (304-329)
Zhao postérieur (319-352)
Liang antérieur (320-376)
Liang postérieur (386-403)
Liang occidental (400-431)
Liang septentrional (397-439)
Liang méridional (397-414)
Qin antérieur (351-395)
Qin postérieur (384-417)
Qin occidental (385-431)
Yan antérieur (348-370)
Yan postérieur (384-409)
Yan septentrional (398-410)
Yan méridional (409-436)
Xia (407-431)

L'année Long An, troisième du règne de An Dê de la dynastie des Tsin (an 402), un nommé Fa-Hien parcourut l'Inde et plus de 30 pays, puis de l'ile de Ceylan, il revint au pays par la mer de Chine.

Les dynasties du Nord et du Sud ont succédé à la Première dynastie Jin en 420 pour prendre fin en 589, la dynastie Sui leur succédant. Les dynasties du Nord et du Sud comptent neuf dynasties différentes (cinq au nord et quatre au sud). Les dynasties du Nord et du Sud comptent 51 empereurs.

Le monastère Shaolin fut édifié à la fin du Ve siècle, en l'honneur du moine indien Batuo qui prêchait en Chine depuis 464 le bouddhisme therava-da et devint le premier patriarche du monastère. En l'an 477, selon Les Biographies des moines éminents (645) de Daoxuan, qui localise ce temple sur la face Nord du Shaoshi et attribue à l'Empereur Xiaowendi l'origine de sa construction. Le Registre des monastères bouddhistes du Luoyang (747) de Yang Xuanzhi, et le Ming Yotonhzhi (1461) de Li Xian confirment cette localisation et attribution. Mais c'est l'année 497 qui est retenue dans le Jiaqing Chongxiu Yitongzhi (1843).

Le monastère a été fondé par Xiaowendi, l'empereur des Wei du Nord. Il était dédié à l'origine au moine Batuo. La légende raconte que Bodhidharma séjourna au monastère pour y enseigner. Des moines aidèrent Taizong, alors qu'il n'était pas encore empereur, à repousser les rebelles. Lors de son accession au pouvoir, il entreprit un agrandissement du monastère.

Ce temple bouddhiste Chan se trouve sur le mont Song, dans la province du Henan. C'est le plus célèbre monastère maha-ya-na chez les Occidentaux. On peut y découvrir "la pierre de l'ombre", une paroi de grotte où l'on peut distinguer l'ombre du moine Damo, le créateur du Kung-fu. La légende raconte que ce moine, après que lui ait été refusé l'accès au temple, avait médité neuf ans dans cette grotte, et que son ombre s'est imprimée dans la roche.

A l'évocation du terme "Shaolin", l'on pense inévitablement au Kung-fu. En effet, ces deux notions sont indissociables l'une de l'autre. Pour pouvoir découvrir ou apprendre cet art martial chinois, le monastère Shaolin, situé à quatre vingt kilomètres au sud ouest de Zhengzhou, la capitale du Henan, est le site idéal. Des démonstrations d'habilité, de force et de souplesse sont effectuées par de jeunes élèves Shaolin durant des représentations qui durent une trentaine de minutes. Les disciples de Shaolin effectuent des gestes imitant les mouvements des animaux, comme ceux du scorpion, de la grue ou du tigre. Leur habilité est telle qu'ils peuvent percer une vitre avec une simple aiguille.

 

L'année Dai-thông du règne de Vu Dê de la dynastie des Leang (année 532), Phô-van et Tuê-sinh voyagèrent au Nord de l'Inde et rapportèrent la bible bouddhique. En la troisième année Tcheng Kouan du règne de Tai-tsong, de la dynastie des Tang, le bonze Hiuan Tsang traversa le Tibet pour se rendre aux Indes et put acheter la bible bouddhique en 650 exemplaires.

Le Bouddhisme Mahayana fut introduit en Chine où il donna naissance à diverses écoles. L'une des plus importantes fut fondée par T'ien t'aï (538-597) et on la désigne du nom de T'ien t'aï ou école Tendaï. Elle enseigne que le Sûtra du Lotus est le plus élevé de tous les sûtras du Mahayana et que tout - les êtres animés commes les choses inanimées - possède à l'état latent la possibilité d'illumination.
Cette théorie est résumée dans le principe d'Ichinen Sanzen. Les principes de cette école furent par la suite développés et systématisés par Miao-lo (711-782), le neuvième patriarche de cette tradition.

Le temple des Six Banians (à droite) à Canton est un très vieux temple bouddhiste. Fondé en 537, il fut brûlé sous la dynastie des Song et reconstruit en 989. Le nom du temple vient des six banians (arbres tropicaux) qui le ornaient. Ces derniers ont aujourd'hui disparu bien que l'on ai replanté deux spécimens.
Au sein du temple, le visiteur peut contempler la pagode des fleurs qui mesure 57m de haut et qui comprend 16 étages. La pagode est surmontée d'une colonne de bronze de 5 tonnes datant du XIVème siècle que l'on appelle la colonne des milles bouddhas. Autre particularité, la pagode penche légèrement et il a fallu il y a quelques années faire des travaux car on craignait qu'elle ne s'écroule.
Derrière la pagode une salle accueille trois bouddhas en bronze doré âgés de plus de trois cents ans. Celui de gauche symbolise la tranquillité et l'avenir, celui du milieu symbolise le présent et celui de droite représente le passé et accueille les croyants.
http://www.chine-informations.com/guide/temple-des-six-banians_2168.html

 

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de 581 à 618 La dynastie Sui

La dynastie Sui est une dynastie pivot dans l'histoire de la Chine dans la mesure où elle met fin à quatre siècles de division, et impose par ses réformes et ses grands travaux une unité qui sera à partir d'elle vue comme naturelle.

La dynastie Sui est fondée par Yang Jian, le puissant général semi-barbare des Zhou du Nord. Devenant dès lors l'empereur Wendi des Sui, il soumet la Chine du sud, puis impose comme capitale Daxing (??, plus tard renommée Chang'an, actuelle Xi'an). En dépit de sa faible durée de vie, cette dynastie se caractérise par l'importante réunification du Nord et du Sud, par les immenses tâches de construction du Grand Canal et de reconstruction-expansion de la Grande Muraille de Chine. Les empereurs Wendi et Yangdi formulent de nombreuses et importantes réformes : le système de répartition égale des terres agricoles, dans le but de réduire le fossé riches/pauvres et aboutissant à l'augmentation de la production agricole; le pouvoir de gouvernance est centralisé et le système des Trois départements et six ministères est officiellement institué; les pièces de monnaie sont standardisées pour tout l'Empire ; la défense des marges est améliorée, et la Grande Muraille est étendue. Le bouddhisme se diffuse avec le soutien du gouvernement; cette facilité nouvelle des échanges et cette diffusion d'une religion et d'usages communs est un pas majeur dans le travail artificiel d'unification de la multitude de peuples et de cultures alors présents en Chine.

 
Construit pendant la courte dinastie ' Sui Dynasty ' ( 581-618 ), l'autel du Ciel est plus ancien de 1000 ans qu'un autel similaire découvert à Pekin, de la dinastie "Quing " ( 1644-1912 ). On estime que 17 empereurs chinois ont conduit des rites religieux ici. La religion chinoise d'état, dont les origines s'étendent de la dynastie de Han ( 206-220 ) et peut-être dès la dynastie occidentale de Zhou (1050-771), impliquée le culte du ciel par les empereurs, qui ont un lien entre les royaumes terrestres et les royaumes célestes.

En plein coeur de la ville, " l'Autel du Ciel de X'ian " est le plus vieux de sa sorte trouvée en Chine jusqu'ici. Il a été réenseveli peu de temps après son excavation par l'académie chinoise des sciences sociales, par peur de pratique religieuse de la part des habitants de la région et par manque de fond pour communiquer. Léétat chinois a donc réenseveli l'ouvrage.

Construit en terre et composé de quatre plateformes circulaires pour une hauteur de 26 pieds de haut, l'autel a été découvert au sud-est de la porte méridionale de Xi'an, confirmant d'ancienne légendes des dinasties "Tang" et "Sui". Les côtés et les surfaces des plateformes de l'autel ont été couverts de couche d'argile jaune, complétés avec une autre couche épaisse de de pâte gris-blanche, faite à partir des cosses de graine et de paille, qui ont donné à l'autel un aspect blanc. Il y a douze escaliers équidistants, représentant la division des astronomes chinois des "cieux" en 12 parties. Ils montent de la terre à la plateforme la plus élevée. L'interprétation et l'arrangement de ces autels ont changé du disciple au disciple et de la dynastie à la dynastie, dit An Jiayao de l'académie chinoise de l'archéologie social des sciences qui a édité le rapport. L'autel est tombé en désuétude pendant la dynastie Tang au dixième siècle. L'autel n'est plus visible aujourd'huio car l'académie chinoise de l'archéologie social des sciences a été forcée de réensevelir l'autel peu après sa découverte, dû à un "manque de fonds pour un affichage public d'information".

Sui Yangdi monte sur le trône suite à la mort de son père en 604

(la mort de Wendi est encore un sujet de débat entre historiens ; certaines sources affirment qu'il l'aurait étranglé dans un moment de folie, d'autres sources lui prêtent une mort naturelle). Il poursuit l'extension de l'Empire, mais, à la différence de son père, il ne recherche plus l'appui de l'aristocratie Sino-Xianbei nomade. Au contraire, il restaure l'éducation confucianiste et le système de sélection des serviteurs civils par le biais d'examen impériaux basés sur le corpus confucianiste. En supportant ces réformes, il gagne le support des élites chinoises du Sud, mais perd les faveurs des puissants nomades du nord. Il lance également de nombreux projets tout aussi monumentaux que coûteux, tel que le décisif Grand Canal de Chine. Combinées avec ses désastreuses invasions en Corée (avec une perte totale d'environ 2 millions d'hommes !), les invasions des tribus nomades turques au nord, sa marche personnelle vers une vie de plus en plus luxueuse et luxurieuse aux dépens de la paysannerie, il perd le soutien du peuple, et est bientôt assassiné par ses propres ministres.

« La région de Hanoï [que les dynasties Han et les Jin avaient contrôlée] fut facilement reprise des petits gouvernements locaux dès 602, et quelques années plus tard, la dynastie Sui fut poussée plus au Sud. L'armée Sui est alors attaquée par des troupes disposant d'éléphants de guerre provenant du Royaume de Champa (au sud du Vietnam). Les troupes Sui feignent une retraite et creusent des pièges pour se débarrasser des éléphants. L'armée Sui encourage les troupes Champan à attaquer, puis fait usage d'arbalètes contre les éléphants, leur faisant faire demi-tour et piétiner leur propre armée. Bien que les troupes Sui furent victorieuses, de nombreux soldats succombent de maladies, les soldats Sui venant du nord n'ayant pas d'immunité contre les maladies tropicales tel que le paludisme

Assurément, le principal facteur ayant mené à la chute des Sui est la série de larges campagnes militaires contre la péninsule Coréenne dans le but de soumettre l'État semi-barbare de Goguryeo, l'un des Trois Royaumes de Corée. L'expédition conscrit le plus grand nombre de soldats jamais menés par Sui Yangdi. L'armée était si importante que les sources de l'époque annonçaient qu'il nécessita 30 jours pour que l'ensemble de l'armée quitte son dernier point de ralliement près de Shanhaiguan, juste avant les territoires coréens. Il est fait mention de 3 000 navires de guerres, plus d'un million de fantassins, 50 000 cavaliers, 5 000 pièces d'artillerie, etc., comportant les soldats payés et les conscrits (nourris, logés, devenant soldats en échange d'avantages pour leurs foyers). Il y avait tout pour le soutien logistique (nourriture, réparations, etc.), avec un exorbitant budget afin de fournir les immenses quantités d'équipement et de rations nécessaires aux armées (la plupart n'arrivant jamais à l'avant-garde chinoise, étant interceptées par des troupes très informées de Koguryo. L'armée s'étend sur « 1000 lis (soit environ 410 km, traversant rivières et vallées, montagnes et collines. »

Dans chacune des quatre campagnes majeures, la marche militaire finit en cuisants échecs. La quasi-totalité des offensives furent défaites par l'extraordinaire Général Eulji Mundeok de Goguryeo, depuis érigé au rang de meilleur stratège de l'histoire de la Corée. Lors d'une expédition composée de 305 000 soldats chinois, seuls 2 700 rentrent en Chine selon le Livre des Tang , puisque nombreux étaient morts de faim et de froid face aux rudes hivers de Mandchourie et de Goguryeo.

Finalement, le mécontentement face à l'empereur et les guerres, révoltes populaires, trahisons d'officiers majeurs et assassinats mènent à la chute de la dynastie Sui. Ses accomplissements restent la reconstruction-expansion de la Grande Muraille qui, avec les autres grands projets, étouffent l'économie de l'Empire et mène à la révolte les forces humaines impliquées. Durant les dernières années de la dynastie Sui, les rébellions demandent encore de nouvelles levées d'hommes valides pourtant nécessaires au travail agricole et aux autres besoins locaux des communautés rurales, affaiblissant encore davantage la population rurale et son économie.

DYNASTIE DES TANG (618-907)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Tang

Elle a été fondée par la famille Li, qui prit le pouvoir durant le déclin et la chute de l'empire Sui. La dynastie est brièvement interrompue par la seconde dynastie Zhou (8 octobre 690 - 3 mars 705) quand l'impératrice Wu Zetian monte sur le trône, devenant l'unique impératrice régnante en Chine.

La capitale de la dynastie Tang est Chang'an (actuelle ville de Xi'an), qui est à cette époque la ville la plus peuplée du monde. Cette dynastie est généralement considérée comme le point culminant de la civilisation chinoise, un âge d'or de la culture cosmopolite, égalant ou surpassant ainsi la dynastie Han. Son territoire conquis au travers de campagnes militaires par les premiers dirigeants, rivalise avec celui de la dynastie Han. Au cours de deux recensements aux VIIe et VIIIe siècles, les archives Tang estiment la population à partir du nombre de foyers à environ 50 millions de personnes

630-700 Expansion en Asie Centrale, Mongolie, Corée

Durant la conquête musulmane de la Perse (633-656), le fils du dernier dirigeant de l'Empire Sassanide, le prince Peroz, fuit vers la Chine Tang. Selon le livre des Tang, Peroz prend la tête du Gouvernorat de Perse dans la ville actuelle de Zaranj, en Afghanistan. Durant sa conquête de la Perse, le calife musulman Othmân ibn Affân (644–656) envoie un ambassadeur à la cour des Tang à Chang'an.


le Temple des Bambous (+639)

Situé à une dizaine de kilomètres au nord-est de Kunming, dans le Yunnan, le Temple des Bambous trône sur une colline ombragée et offre un spectacle agréable et paisible au visiteur. Ce temple bouddhiste, d'obédiance Chan à l'origine, est habité par une trentaine de bonzes. Selon la légende, le nom du temple vient d'un moine qui aurait planté un jour sa canne à terre. Celle-ci serait alors devenue un bambou. C'est le plus vieux monastère de la province du Yunnan, puisqu'il date de 639 après J.C. La construction initiale à cependant été totalement rasée et l'actuelle date de XVème siècle. Les pavillons du temple s'ordonnent autour de trois cours plantées d'arbustes et de magniolias. Dans la première cour, deux grands arbres auraient été plantés il y a 1300 ans à l'époque de la dynastie Tang. Les chinois les appèlent les arbres paon. Le temple est réputé pour ses 500 statues de luohan (disciples de bouddha), en argile et grandeur nature. Ces statues ont été réalisées entre 1883 et 1890 par Li Guanxi, un sculpteur du Sichuan.
http://www.chine-informations.com/guide/temple-des-bambous_3071.html

À l'apogée de la Dynastie Tang, la ville capitale de Chang-An (Xi'an) abrite deux millions d'habitants, soit dix fois plus que Constantinople ou Cordoue, mille fois plus qu'Aix-la-Chapelle au temps de Charlemagne

Les Chinois sont le premiers peuple au monde à connaître les techniques de la fabrication de la porcelaine vers la dynastie Tang (VIIe-Xe siècle). L'Europe maîtrisera à son tour la technique au XVIIIe siècle.

692 Développement du système des examens

Suivant l'exemple de la dynastie Sui, les Tang abandonnent le système à neuf rangs en faveur d'un vaste système de fonction publique. Les étudiants des études confucéennes sont des candidats potentiels aux examens impériaux, le diplôme qui permet d'accéder au gouvernement local, provincial et central. Il existe deux types d'examens, le mingjing et le jinshi. Le mingjing se base sur les classiques confucéens et teste les connaissances des étudiants sur une grande variété de textes. Le jinshi teste les capacités littéraires des étudiants en proposant l'écriture d'essais en réponses à des questions sur la gouvernance et la politique, mais également les compétences à écrire de la poésie.
Les candidats sont également jugés sur leur comportement, leur apparence, leur aisance orale et le niveau de compétence en calligraphie, des critères suffisamment subjectifs pour permettre de ne choisir que les candidats des familles aisées au détriment des plus modestes, qui n'ont pas les moyens d'être éduqués aux compétences de la rhétorique et de l'art de l'écriture. Il existe un important déséquilibre entre les fonctionnaires provenant de l'aristocratie et ceux venant de familles non aristocratiques.
Les examens sont ouverts à tout homme dont le père n'est ni artisan ni marchand, bien que l'appartenance à un statut riche ou noble n'est pas un pré-requis pour recevoir une recommandation. Afin de promouvoir largement l'éducation confucéenne, le gouvernement Tang établit des écoles d'état et diffuse des versions standard des Cinq classiques avec des commentaires sélectionnés.

La seconde année de l'ère Hien heng du règne de Kao-tsong de la dynastie des Tang (année 726), le bonze Nghia-tinh se rendit aux Indes par la mer de Chine et put rapporter la bible bouddhique en 400 exemplaires. Ceci est l'histoire des Chinois qui se sont rendus en Inde.
Lorsque le pays était occupé, les Chinois croyaient au bouddhisme, les vietnamiens y ajoutèrent foi également. Ils suivirent la voie que le maître avait choisie. Sous la domination chinoise des Lang il y avait un nommé Ly Phât-tu; son nom de famille était Ly, son prénom Phât Tu vient certainement de la coutume de prier pour avoir des enfants; de ce fait la pratique du bouddhisme ne serait-elle pas très ancienne ? L'histoire ancienne relate que durant l'année Thai-binh, seconde du règne de Tiên-hoàng de la dynastie des Dinh, le roi qui croyait au bouddhisme nomma Ngô-Chân-Lu grand maître Khuông-Viêt. Sous le règne de Doai- hành des Lê, une ambassade vint de Chine et c'est le Khuông-viêt qui rédigea les écrits de sa propre main. Plus tard le roi l'envoya en Chine pour demander le Tripitaka et c'est à partir de cette époque que le bouddhisme fut diffusé au Vietnam. Le roi Ly Thai-tô, un de nos empereurs, était le disciple du bonze Van-hanh. Des hommes du Vietnam comme Tu-Dao-Hanh, Không-lô, Mân-giac et Lu'-ân étaient des lettrés de renom qui étaient très versés dans l'étude du bouddhisme. De la dynastie des Dinh à la dynastie des Ly, des pagodes et des statues furent édifiées à tous moments. Ainsi l'on constate que le bouddhisme fleurissait chez nous depuis bien longtemps.
Cependant à cette époque-là, des hauts dignitaires comme Pham-Su-Manh, Lê-Ba-Quat avaient émis des critiques. Sous le règne de Lê-Thanh-tôn, il fut interdit à la population d'édifier de nouvelles pagodes, le confucianisme chaque jour prospéra alors qu'en même temps le bouddhisme tombait en décadence. C'est aussi une étape naturelle du progrès.

Cyber Asie - © 1997 Bruno Delb

Dans les années 740, les arabes du Grand Khorasan établissent une présence dans le bassin de Ferghana et en Sogdiana.

L'inventeur Ding Huan de la dynastie Han inventa un ventilateur rotatif pour produire de l'air conditionné, avec sept roues de 3 m de diamètre activées manuellement. En 747, l'empereur Xuanzong construit un « hall frais » dans le palais impérial que le Tang Yulin décrit comme alimenté par des roues hydrauliques pour conditionner l'air mais également pour faire des jets d'eau dans des fontaines. Durant la dynastie suivante des Song, des sources écrites mentionnent que les ventilateurs à air conditionné sont plus largement utilisés.

751 Victoire des Arabes à Talas (près d'Alma-Ata) la technologie du papier se répand dans le monde

les mercenaires Karlouks sous les ordres des Chinois font défection, aidant les armées arabes du calife musulman à battre le forces Tang sous le commandement de Go Seonji (également connu sous le nom de Gao Xianzhi, descendant d'un général de Goguryeo).
Bien que la bataille de Talas elle même n'est pas significative d'un point de vue militaire, il s'agit d'un moment pivot dans l'histoire. Elle marque l'expansion de la fabrication de papier par les Chinois dans les régions occidentales, lorsque des soldats chinois capturés en révèlent les secrets aux arabes. Ces techniques atteignent finalement l'Europe au XIIe siècle à travers l'Espagne contrôlée par les arabes.

L'empire Tang est à son apogée jusqu'au milieu du VIIIe siècle, lorsque la révolte d'An Lushan (16 décembre 755 - 17 février 763) détruit la prospérité de l'empire.

764 Premiers impôts sur les récoltes

Bien que ces calamités naturelles et ses rébellions entâchent la réputation et entravent l'efficacité du gouvernement central, le début du IXe siècle est considéré comme une période de reconstruction pour la dynastie Tang.

Le dernier grand dirigeant ambitieux de la dynastie Tang est l'empereur Tang Xianzong. Son règne est marqué par des réformes fiscales dans les années 780, dont le monopole d'état sur l'industrie du sel

En 780, l'ancienne taxe sur le grain et le service de travail mis en place au VIIe siècle sont remplacés par le paiement d'une taxe semi annuelle, ce qui signifie le déplacement vers une économie renforcée par la classe marchande.
Les villes de la région de Jiangnan au sud, comme Yangzhou, Suzhou et Hangzhou prospèrent encore plus économiquement à la fin de la période Tang. Malgré son affaiblissement après la révolte d'An Lushan, en 799 le monopole sur le sel du gouvernement Tang compte pour la moitié des revenus de l'état, faisant de la commission pour le sel une des plus puissantes agences étatiques, dirigée par des ministres capables choisis pour leur compétences en finance.

Il possède également une armée impériale très bien entraînée stationnée à la capitale et dirigée par ses eunuques. Cette armée porte le nom d'Armée de la divine stratégie et compte 240 000 soldats en 798.

Entre 806 et 819, l'empereur Xianzong conduit sept campagnes militaires majeures pour réprimer les provinces rebelles qui réclament une autonomie vis à vis du pouvoir central

806-820 Premiers billets à ordre

Avant d'être une invention de Johannes Gutenberg, l'imprimerie est une invention coréenne. Mais la Chine avait déjà connu l'imprimerie à caractères mobiles (au IXe siècle) bien longtemps avant que la Corée et l'occident ne découvrent cette dernière (au XVe siècle). Cependant cette technique a été abandonnée par les chinois à l'époque car ce système n'était pas adapté à l'écriture chinoise (les idéogrammes) alors qu'en occident cette technique était adaptée à l'alphabet.

868 Premier livre imprimé

En plus des calamités naturelles et du contrôle grandissant des jiedushi, la rébellion de Huang Chao (874-884) aboutit au saccage de Chang'an et Luoyang et prendra dix ans avant d'être anéantie. Bien que la rébellion est matée par les Tang, ils ne se remettront jamais de ce coup crucial. En plus de cela, d'importants groupes de bandits, de la taille de petites armées, ravagent les campagnes dans les dernières années de la dynastie Tang. Ils font de la contre-bande de sel, prennent les marchands et les convois en embuscades et font même le siège de plusieurs villes fortifiées.

902-960 Morcellement de l'Empire

Zhu Wen, qui est à l'origine un contrebandier de sel qui a servi sous les ordres du rebelle Huang, se rend aux forces Tang. En aidant à la défaite de Huang, il obtient rapidement une série de promotions militaires. En 907, la dynastie Tang prend fin lorsque Zhu Wen, désormais gouverneur militaire, déchoit le dernier empereur Tang Ai et prend lui-même le trône, sous le nom de règne d'empereur Taizu des Liang postérieurs. Il établit la dynastie des Liang postérieurs, ce qui inaugure la période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes. Un an après avoir quitté le trône, l'empereur Tang Ai est empoisonné à mort par Zhu Wen.

En découvrant le mélange de Salpetre (nitrate de potassium) de sulfure et de charbon les chinois inventent la poudre à canon. La découverte semble avoir pour origine des recherches faites dans les milieux taoïstes de l'époque des Táng, mais fut bientôt suivie par une application militaire dans les années 904-906. Il s'agissait alors de projectiles incendiaires nommés "feux volants". En cherchant à découvrir l'élixir de la vie éternelle les chinois ont trouvé un vecteur de mort. A le même époque en occident on se bat encore à coup dépées et de batons. L'utilisation principale de la poudre était quand même les feux d'artifices festifs.

Les Chinois de la période Tang utilisent des formules chimiques complexes dans différents buts, souvent à des besoins d'expérimentation en alchimie. Parmi ces usages, on trouve une crème et un vernis résistants à l'eau et à la poussière pour les vêtements et les armes, un ciment résistant au feu pour les objets en verre et en porcelaine, une crème résistante à l'eau appliquée pour rendre soyeux les vêtements de pluie, une crème destinée à polir les miroirs en bronze.

Depuis la dynastie Han, les Chinois percent de profonds forages pour transporter le gaz naturel avec des pipelines en bambous jusqu'aux fourneaux où des pains d'évaporation en fer font bouillir la saumure pour en extraire le sel. Durant la dynastie Tang, un gazetier de la province du Sichuan affirme que dans l'un de ses 'puits de feu' de 182 m les hommes collectent le gaz naturel dans des tubes en bambous qui peuvent être transportés sur des douzaines de kilomètres et produire encore une flamme. Cela constitue en fait les premières bouteilles de gaz, Robert Temple affirmant qu'une sorte de taraud était utilisée dans ces systèmes.

de 907 à 979 La Période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes

C' est une ère de bouleversement politique en Chine entre 907 et 979, faisant suite à la chute de la dynastie Tang et précédant la dynastie Song. Durant cette période, cinq dynasties se succèdent rapidement dans le nord de la Chine, pendant que plus de 12 états indépendants sont fondés principalement dans le sud. Traditionnellement, seulement dix royaumes sont répertoriés.
Certains historiens, comme Bo Yang, comptent 11 royaumes en incorporant les états de Yan et Qi, mais en excluant les Han du Nord, considérés comme la continuation des Han postérieurs. Cette époque aboutit également à la fondation de la dynastie Liao dans le Nord de la Chine.

La dynastie Liao, également connue sous le nom d'Empire Khitan, est un empire d'Asie orientale qui a régné sur la Mongolie, une partie de la Russie orientale et du nord de la Chine continentale entre 907 et 1125. Elle a été fondée par le Khagan Khitan Yelü Abaoji suite à la chute de la dynastie chinoise Tang. L'empire a été détruit par les Jürchens de la dynastie Jin en 1125. Toutefois, certains survivants du peuple Khitan, menés par Yelü Dashi, ont établi la dynastie des Liao occidentaux. Connue également sous le nom de Khanate Kara-Khitans, cette dynastie a régné sur des parties de l'Asie centrale pendant près d'un siècle, avant d'être conquise à son tour par l'armée mongole de Genghis Khan.

 

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960 1275 : LA DYNASTIE DES SONG

1024 Emission de papier monnaie au Sichnan

1125 Les Jin envahissent la Chine du Nord, Les Song se retirent au sad du Yangzi, Leur capitale devient Hangzhou

En 1204, Gengis Khan s'attaque aux Jin installés dans le nord-est de la Chine

De 1213 à 1214, les Mongols ravagent la Chine du Nord, mais ils prennent les campagnes sans les villes car le génie militaire leur fait défaut. Gengis Kahn décide donc d'employer la ruse : il signe un traité de paix avec les Jin en 1215 et épouse la fille adoptive de l'Empereur des Jin

En 1215 Les Mongols prennent Pékin

Pour repousser les Jin et plus tard les Mongols, les Song ont développé des technologies militaires révolutionnaires, notamment l'usage de la poudre à canon.

Gengis Kahn meurt le 18 août 1227 pendant le siège de Xingqing, la capitale du royaume des Xia occidentaux (ou Empire tangoute).

En 1228, Ögödei, fils de Gengis Khan, devient Grand Khan. Il intervient en Chine du Nord où les Jin se rebellent. En mai 1232, il s'empare de Kaifeng, la dernière capitale des Jin.

En 1234, la dynastie Jin est défaite par les Mongols qui mettent la main sur le Nord de la Chine.

Ögödaï meurt le 11 décembre 1241 subitement pendant une sortie de chasse. Sa veuve Töregene assume la régence de 1241 à 1246, date de l'élection de leur fils Güyük, qui régnait pendant deux ans. C'est ensuite au tour de Möngke, un autre petit-fils de Gengis Kahn de prendre les rênes du pouvoir.

Möngke, quatrième grand Khan de l'Empire mongol, meurt en 1259 lors du siège de la ville de Chongqing. Son plus jeune frère Kublai Khan est proclamé nouveau Grand Khan, nomination partiellement soutenue par les Mongols de l'Ouest.

En 1271, Kublai Khan est proclamé empereur de Chine. Après deux décennies de guerres sporadiques, ses armées vainquent définitivement la dynastie Song en 1279.

Contrairement à ses prédécesseurs pour qui tous les territoires conquis se valaient, il accorde la primauté à la Chine, choisissant un nom dynastique à l'imitation des fils du Ciel. Il fonde la dynastie des Yuan en 1271 et installe peu après sa capitale à Zhongdu (actuelle Pékin), ancienne capitale des Jin, à laquelle il donne le nom de Dadu (« grande capitale ») en chinois et de Khanbalik (« ville du Khan ») en mongol ; lui-même adopte le nom d'« empereur Shizu » et nomme rétrospectivement les khans précédents empereurs de la dynastie Yuan. Malgré l'origine étrangère de ses dirigeants, la dynastie Yuan, dont le territoire se limite à la Chine et à la Mongolie, avec pour capitale Pékin, est considéré par les historiens chinois comme une dynastie chinoise.

En 1276, Kubilaï attaque Lin'an (Hangzhou) dans le royaume Song et capture l'impératrice et le prince héritier. La cour s'enfuit vers le sud et l'héritier est remplacé par son frère. En 1279, les armées Yuan vainquent le reste de l'armée Song à la bataille navale de Yamen à Guangzhou. Toute la Chine se trouva alors sous le contrôle de la dynastie mongole. Pendant son règne, Kubilai mène aussi des expéditions militaires vers le Japon, la Birmanie, le Viêt Nam et l'Indonésie, mais sans succès. En ce qui concerne l'Empire mongol, les régions occidentales (khanat de la Horde d'Or, Khanat de Djaghataï, khanat de Perse) deviennent indépendantes sous la direction de dynasties gengiskhanides.

1276-1368 La Chine est de nouveau unifiée sous la dynastie Mongole Yuan

1275 1291 : Marco Polo au service de l'empereur Kubilai petit-fils de Gengis-Khân.

1351 : Graves soulèvements anti-mongols

Au milieu du XIVe siècle, malgré des efforts de sinisation partielle de la part de certains empereurs, la dynastie mongole avait créé trop d'insatisfaction, et il ne lui fut pas épargné les calamités naturelles aggravant le mécontentement de la population. Des révoltes eurent lieu, encadrées comme c'est souvent le cas par des mouvements religieux. Le coup de grâce fut donné par Zhu Yuanzhang, fondateur des Ming, qui avait étudié les techniques militaires mongoles et pris la tête du mouvement des Turbans rouges, dont une des branches provenait de la Secte du lotus blanc.

Avec l'effondrement de la dynastie Yuan, plusieurs groupes rebelles commencèrent à s'affronter pour le contrôle du pays et le droit d'établir une nouvelle dynastie.

En 1363, Zhu Yuanzhang élimina son pire ennemi et chef de la faction rebelle Han Chen Youliang lors de la bataille du lac Poyang, possiblement l'une des plus grandes batailles navales de l'histoire. Grâce à l'utilisation de brûlots, les 200 000 marins de Zhu parvinrent à vaincre la flotte rebelle pourtant supérieure en nombre. La victoire éliminait la dernière faction rebelle ce qui laissait Zhu Yuanzhang maitre incontesté de la riche vallée du Yangzi Jiang et lui permettait de cimenter son pouvoir dans le sud.

Après la mort suspecte du chef des Turbans rouge alors qu'il était l'invité de Zhu en 1367, il n'y avait plus personne pour contester son accession au trône et il fit connaitre ses ambitions impériales en envoyant son armée vers la capitale Yuan Dadu (actuel Pékin) en 1368.

Sous la pression des rebelles, l'empereur Toghan Temur (Togoontomor) s'enfuit en Mongolie en 1368. Il continua de se considérer comme le souverain de la Chine (Yuan du Nord), tandis que Zhu Yuanzhang proclamait de son côté l'avènement des Ming après avoir rasé les palais Yuan de Dadu ; la ville fut renommée Beiping la même année. Zhu Yuanzhang prit le nom de Hongwu signifiant 'Terriblement Martial'.

 

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1368 1664 : LA DYNASTIE DES MING

Les armées chinoises entreprirent l'attaque de la Mongolie en 1380 ; sa capitale, Karakorum, tomba en 1388. Toghan Temur et les deux empereurs qui se succédèrent jusqu'à cette date sont parfois appelés empereurs des Yuan postérieurs.


Grand Muraille prolongée

La capitale passe de Nankin à Pékin

Construction de la Cité Interdite

Dans l'archipel d'Okinawa, l'interdiction de toute arme, par l'empire Chinois au 14ieme siècle, a augmenté l'intérêt pour l'art de la défense à mains nues. L'art du Kung Fu apporté à Okinawa s'appelait le Tode (main Chinoise).

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En 1380, Hongwu fit exécuter son chancelier Hu Weiyong après des rumeurs de coup d'état. Il abolit ensuite ce poste et assuma les rôles d'empereur et de premier ministre et la plupart des empereurs Ming firent de même. De plus en plus suspicieux de ses ministres et de ses sujets, Hongwu créa la Jinyi Wei, une police secrète formée de ses propres gardes. Celle-ci fut partiellement responsable de la mort de 100 000 personnes dans des purges.

Le chef mongol des Oïrats, Esen Taidji, lança une invasion de la Chine en juillet 1449. Le chef eunuque Wang Zhen encouragea l'empereur Zhengtong (1435-1449) de mener personnellement une force pour affronter les Mongols après une récente défaite Ming ; quittant la capitale avec 50 000 hommes, Zhengtong laissa son demi-frère Zhu Qiyu s'occuper des affaires en tant que régent temporaire.

Le 8 septembre 1449, Esen battit l'armée Ming et Zhengtong fut capturé, un événement connu sous le nom de crise de Tumu.

Les Mongols souhaitaient échanger l'empereur Zhengtong contre une rançon mais ce plan échoua lorsque le jeune frère de Zhengtong monta sur le trône en tant que Ming Jingtai (1449-1457) ; les Mongols furent également repoussés par le nouveau ministre de la guerre Yu Qian (1398-1457).

Garder Zhengtong en captivité était devenu inutile depuis qu'un autre était devenu empereur à sa place et les Mongols décidèrent de le libérer52. Zhengtong fut placé en détention dans le palais jusqu'en 1457 lorsqu'un coup d'état lui permit de redevenir empereur sous le nom de Ming Tianshun (1457-1464).

Le tremblement de terre le plus meurtrier de tout l'histoire, le tremblement de terre de Shaanxi de 1556 qui tua environ 830 000 personnes eut lieu lors du règne de l'empereur Jiajing

Le cout exorbitant de la Guerre Imjin en Corée contre le Japon était l'un des nombreux problèmes fiscaux auquel était confronté la Chine sous le règne de l'empereur Wanli (1572-1620). Au début de son règne, Wanli s'entoura avec des conseillers avisés et géra efficacement les affaires de l'état. Son Grand Secrétaire Zhang Juzheng (en fonction entre 1572 et 1582) mit en place un système efficace d'alliances avec les hauts fonctionnaires. Cependant, après sa mort, il n'y eut plus personne pour assurer la stabilité de ces alliances et les fonctionnaires se divisèrent en groupes rivaux. Par la suite, Wanli se fatigua des affaires de la cour et des fréquentes querelles entre ses ministres et préféra se retirer derrière les murs de la Cité Interdite. Les fonctionnaires perdirent leur influence dans l'administration car les eunuques devinrent des intermédiaires entre l'empereur distant et ses subalternes ; tout haut fonctionnaire qui souhaitait discuter des problèmes de l'état devait persuader ou corrompre les puissants eunuques simplement pour que son message soit transmis à l'empereur.

Même s'il y eut plusieurs eunuques dictatoriaux tout au long de la période Ming, comme Wang Zhen, Wang Zhi et Liu Jin, la domination excessive et tyrannique des eunuques ne devint pas évidente avant les années 1590 lorsque l'empereur Wanli accrut leurs influence sur la bureaucratie civile et leur accorda le droit de collecter les taxes.

L'eunuque Wei Zhongxian (1568-1627) domina la cour de l'empereur Tianqi (1620-1627) et fit torturer et exécuter ses rivaux politiques, principalement des critiques appartenant au mouvement Dongli. Il fit construire des temples en son honneur dans toute la Chine ainsi que des palais personnels construits avec les fonds alloués à la réalisation des tombes des empereurs précédents. Ses amis et sa famille furent nommés à des positions importantes même s'ils n'avaient pas les qualifications suffisantes. Wei publia également un travail historique vilipendant et rabaissant ses opposants politiques.

L'instabilité à la cour s'aggrava au moment où les catastrophes naturelles, les épidémies, les révoltes et les menaces extérieurs étaient à leur paroxysme. Bien que l'empereur Chongzen (1627-1644) ait tenté de redresser la situation catastrophique laissée par ses prédécesseurs en chassant Wei (qui se suicidera), l'influence des eunuques à la cour continua jusqu'à l'effondrement de la dynastie deux décennies plus tard.

Durant les dernières années du règne de Wanli et ceux de ses deux successeurs, le manque soudain d'argent, alors la principale monnaie d'échange de l'empire, provoqua une grave crise économique. Philippe IV d'Espagne (1621-1665) commença à s'attaquer à la contrebande d'argent entre le Mexique et le Pérou à travers le Pacifique vers la Chine en faveur du transport direct de l'argent jusqu'en Espagne.

En 1639, le nouveau régime Tokugawa au Japon cessa la plus grande partie de son commerce avec les puissances européennes, réduisant une autre source d'argent pour la Chine. La simultanéité de ces événements causa une hausse importante de la valeur de l'argent et fit que le paiement des taxes et des impôts devenait très difficile pour de nombreuses provinces. Les habitants commencèrent à amasser l'argent alors de plus en plus rare, ce qui entraina une chute de la valeur du cuivre par rapport à celle de l'argent.

Dans les années 1630, mille pièces de cuivre valaient autant qu'une once d'argent ;
en 1640, elles ne valaient plus que la moitié d'une once et un moins d'un tiers en 1643.

Pour les paysans ce fut un désastre car ils payaient les taxes en argent alors que le commerce local et la vente de leurs produits se faisait en cuivre.

Dans cette première moitié du XVIIe siècle, les famines devinrent communes dans le nord de la Chine du fait d'un temps inhabituellement sec et froid qui réduisit la période de pousse ; ces conditions climatiques étaient liées à un événement écologique global appelé petit âge glaciaire. Les famines, la hausse des taxes, d'importantes désertions militaires, un système sanitaire déclinant, des catastrophes naturelles comme des inondations et l'incapacité du gouvernement à gérer l'irrigation et la gestion des crues causèrent d'énormes pertes de population. Le gouvernement central manquait de moyens et ne pouvait pas faire grand chose pour réduire les effets de ces calamités. Pour aggraver encore la situation, une épidémie ravagea la Chine du Zhejiang au Henan, tuant un nombre inconnu mais certainement important de personnes.

À partir de 1640, de nombreux paysans chinois affamés, incapables de payer leurs impôts et n'ayant plus peur des armées Ming fréquemment battues commencèrent à former d'importants groupes rebelles. L'appareil militaire chinois coincé entre les raids mandchous au nord et l'instabilité grandissante dans les provinces commença à se déliter. Non payée et sans ravitaillement, l'armée Ming fut défaite par Li Zicheng.

1644-1911 : DYNASTIE MANDCHOUE DES QING

Le 26 mai 1644, Pékin tomba aux mains d'un groupe rebelle après que les portes de la ville eurent été ouvertes par traitrise ; dans la tourmente, le dernier empereur Ming se pendit à un arbre du jardin impérial à l'extérieur de la Cité interdite.

Saisissant l'opportunité, les Mandchous franchirent la Grande Muraille après que le général Ming Wu Sangui (1612-1678) eut ouvert les portes à Shanhaiguan. Cela eut lieu peu après qu'il eut appris la chute de la capitale et qu'une armée de Li Zicheng marchait sur lui ; pesant ses possibilités d'alliances, il choisit de se ranger du côté des Mandchous. L'armée mandchoue menée par le prince Dorgon et Wu Sangui approcha de Pékin après que l'armée de Li eut été détruite à Shanhaiguan ; l'armée de Li quitta la capitale le 4 juin.

Deux jours plus tard, les Mandchous et Wu entrèrent dans la ville et le jeune empereur Shunzhi monta sur le trône impérial. Après avoir été chassé de Xi'an par les Mandchous, poursuivi le long de la rivière Han jusqu'à Wuchang, Li Zicheng mourut à la frontière nord du Jiangxi à l'été 1645. Certains avancent qu'il s'était suicidé et d'autres qu'il fut battu par des paysans à qui il avait volé de la nourriture.

Des éléments Ming dispersés survécurent après 1644 comme Koxinga (Zheng Chenggong) à Taiwan (Formose). Malgré la perte de Pékin et la mort de l'empereur, le pouvoir Ming n'était pas anéanti. Nanjing, le Fujian, le Guangdong, le Shanxi et le Yunnan étaient tous des bastions Ming. Cependant, il y avait de nombreux prétendants au trône Ming et leurs forces étaient divisées. Chaque faction fut battue individuellement par les Qing jusqu'en 1662 lorsque Zhu Youlang, le dernier prétendant Ming, fut exécuté. Malgré cela, des petits groupes loyalistes continuèrent d'exister jusqu'à la proclamation de la République de Chine.

Les premières années du règne de Shunzhi furent marquées par la régence de son oncle, le prince Dorgon. Ce dernier prit soin de conserver la bureaucratie Ming, ce qui assura la stabilité du système politique Qing. Suivant l'exemple de Huang Taiji, il exerça un pouvoir fortement centralisé.

En juillet 1645, Dorgon émit un édit impérial imposant sous peine de mort aux chinois Hans l'adoption de la coiffure mandchoue, en se rasant le devant du crâne et en nouant les cheveux restants à l'arrière, sous forme de natte. Cette exigence, conçue comme un témoignage de loyauté, fut vécue par une partie de la population chinoise comme une humiliation et provoqua de violentes révoltes, qui furent réprimées dans le sang.

Les femmes furent par contre autorisées à conserver les costumes et coiffures hans. Les fonctionnaires étaient tenus d'adopter le costume mandchou, les serviteurs pouvant conserver l'habit han. Progressivement s'opéra une fusion des coutumes mandchoues et hans sur tous les plans culturels, vestimentaires ou culinaires. L'Empire Qing adopta une politique autocratique sur le plan culturel, censurant de manière rigoureuse les œuvres littéraires et punissant tout auteur soupçonné de critiques politiques, même voilées. Une importante action fut cependant menée pour préserver le patrimoine littéraire chinois, établissant une vaste collection de livres anciens ; la censure politique n'était cependant pas absente de ce travail patrimonial, certaines œuvres anciennes étant détruites si leur contenu déplaisait au pouvoir politique.

Le 31 décembre 1650, Dorgon mourut dans un accident de chasse, la régence passant aux mains de la mère de Shunzhi, l'impératrice douairière xiao zhuang. En 1661, quelques années après avoir commencé son règne personnel Shunzhi mourut, probablement de la variole, à l'âge de 24 ans. Son troisième fils Xuanye, âgé de sept ans, lui succéda sous le nom de règne de Kangxi. Afin d'éviter une répétition de la régence de Dorgon, Shunzi désigna sur son lit de mort un conseil de régents, composé de quatre hauts fonctionnaires. Le pouvoir fut néanmoins accaparé au fil du temps par l'un des régents, le chef militaire Oboi. En 1669, l'Empereur, alors âgé de 15 ans, réalisa un coup de force pour prendre personnellement le pouvoir, emprisonnant le régent Oboi.

Le règne de l'Empereur Kangxi dura 61 ans et amena une progressive stabilisation du pays. La Chine devait encore, au début de son règne, affronter de nombreux conflits internes et externes : plusieurs affrontements militaires opposèrent la Russie et la Chine entre les années 1650 et 1680.

Vers 1674, l'Empereur dut affronter la révolte des trois feudataires, menée par les généraux Wu Sangui, Geng Jingzhong, et Shang Kexi.

Wu Sangui tenta en 1678 de prendre le pouvoir en se proclamant Empereur mais mourut peu après, et la révolte fut matée en 1681.

En 1683, l'île de Taïwan, prise vingt ans plus tôt par Koxinga, fut reprise par les Qing, mettant une fin aux révoltes naguère lancées par les loyalistes Ming.

En 1689, le traité de Nertchinsk fut conclu avec la Russie, mettant un terme aux conflits entre les deux pays, établissant entre eux des relations commerciales et écartant la menace russe sur la Mandchourie.

L'Empereur dut également gérer les relations avec les différentes tribus mongoles : en 1696, il prit personnellement la tête d'une campagne militaire contre les Dzoungars. La rébellion des Dzoungars continua dans les années suivantes ; ils s'emparèrent de Lhassa en 1717, la ville n'étant reprise qu'en 1720.

La Chine poursuivit son expansion, imposant au fil des décennies son protectorat au Tibet, à la Mongolie et à la Kachgarie.

Les règnes de Yongzheng (de 1723 à 1735) et Qianlong sont considérés comme le zénith de la puissance de l'Empire Qing, qui s'étendait alors sur 13 millions de kilomètres carrés. Administrateur autoritaire, Yongzheng réforma l'examen impérial et réprima la corruption financière et le trafic de pièces chez les fonctionnaires.

En 1733, l'Empereur créa le Grand Conseil, qui fit office d'organe de décision à la cour impériale. À la mort de Yongzheng, son fils le Hongli lui succéda sous le nom de règne de Qianlong. Général compétent, il mata des révoltes dans le Xinjiang, le Sichuan et en Mongolie.

Le règne de Qianlong fut cependant marqué par un développement de la corruption chez les fonctionnaires impériaux. Déclenchée en 1796, la révolte des mouvements désignés sous le nom collectif de secte du lotus blanc, combina des revendications contre les impôts et un sentiment anti-mandchou ; le mouvement mit huit ans à être maté, au cours d'un conflit qui se solda par environ 16 millions de morts.

La Chine poursuivit entre-temps sa politique de fermeture à l'étranger. En 1793, la mission diplomatique de George Macartney, envoyée par le Royaume de Grande-Bretagne, échoua à établir une ambassade permanente à Pékin comme à obtenir une libéralisation des échanges commerciaux entre les deux pays. La Chine retardait ainsi le moment de son contact avec l'Occident.

Accroissement démographique: 430 millions Four à céramique

Arrivée des Occidentaux : début du déclin des Qing

1839-1842 Guerre de l'opium, terminée par le traité de Nankin, qui ouvre aux Anglais cinq ports, Canton et Shanghai

La fin des guerres napoléoniennes entraîna une augmentation du commerce mondial, la Chine offrant un immense marché à conquérir. Le commerce avec l'Occident augmenta, les lourdes restrictions imposées par les Chinois suscitant des préoccupations et des tensions accrues. La grande demande en Occident pour des produits chinois comme la soie, le thé ou la céramique représentait un problème pour les commerçants européens, les Chinois n'acceptant de paiement qu'en argent. À partir des années 1830, les commerçants européens firent pression sur leurs gouvernements pour obtenir un relâchement des restrictions draconiennes posées aux échanges avec la Chine. La lutte des autorités impériales contre le commerce de l'opium aggrava les tensions et aboutit à un conflit ouvert entre la Chine et le Royaume-Uni : l'action du commissaire impérial Lin Zexu contre l'importation d'opium entraîna la mise sur pied d'une armada britannique, qui intervint en Chine et vainquit avec une certaine facilité des troupes chinoises pourtant très supérieures en nombre. La Chine fut conduite à signer le 29 août 1842 le traité de Nankin, premier d'une série de « traités inégaux » : l'Empire cédait Hong Kong aux Britanniques, tout en concédant l'ouverture de nouveaux ports au commerce international. L'humiliation inattendue de la Chine, sur les plans militaire et politique, aboutit à entamer très nettement le prestige des Qing.

La Chine signa avec les puissances occidentales une série de traités qui contribuèrent à libéraliser les relations commerciales, tout en établissant progressivement les concession étrangères : en 1843, le traité de Huangpu accorda à la France des droits équivalents à ceux que le Royaume-Uni avait retirés du traité de Nankin. Le traité de Wangxia accorda en 1844 des droits commerciaux aux États-Unis (tout en proscrivant le commerce de l'opium).

1848-1864 Révolte des Taiping : menée par Hong Xiuquan, rebelle converti à une forme personnelle de christianisme, aboutit à la création d'une monarchie s'opposant à celle des Qing, le « Royaume céleste de la Grande paix ». L'Empire de Chine dut faire appel au Royaume-Uni et à la France pour mater la rébellion, qui ne prit fin qu'en 1864, au bout d'un conflit particulièrement meurtrier ayant fait entre 20 et 30 millions de morts.

En 1851 et en 1855, le Fleuve jaune sortit de son lit, noyant des milliers de personnes, et contribuant à provoquer la révolte des Nian.

Les revendications des pays occidentaux quant à la sécurité de leurs marchands et de leurs missionnaires aboutirent en 1856-1857 à de nouvelles interventions, désignées sous le nom collectif de seconde guerre de l'opium : l'arraisonnement du navire commercial Arrow provoqua l'intervention du Royaume-Uni, et l'exécution du missionnaire Auguste Chapdelaine, celle de la France. L'Empire Qing, déjà mis en grande difficulté par la révolte des Taiping, ne fut pas en mesure de résister ; les troupes chinoises furent à nouveau battues et les Qing durent accepter le traité de Tianjin.

L'Empire de Russie obtint également la signature du traité d'Aigun, qui révisa le traité de Nertchinsk et lui permit de réviser la frontière russo-chinoise à son avantage, en annexant des territoires. En 1860, les réticences chinoises à ratifier le traité de Tianjin amenèrent à une nouvelle intervention anglo-française, qui se solda par une nouvelle défaite chinoise : après avoir écrasé les troupes mongoles à la bataille de Palikao, les troupes françaises et anglaises pillèrent le palais d'été et l'ancien palais d'été, tandis que l'Empereur Xianfeng était contraint à la fuite. La Chine fut contrainte à signer la convention de Pékin.

L'Empereur Xianfeng mourut en 1861 : son successeur, Tongzhi, était un enfant de cinq ans. Un coup d'État mené par l'impératrice douairière Cixi (Ts'eu-hi), ancienne concubine de Xianfeng et mère du nouvel Empereur, écarta le conseil des huit régents ; la régence fut assurée par elle-même, ainsi que par Yixin, le Prince Gong, frère de Xianfeng, et l'impératrice douairière Ci'an, autre ancienne concubine de l'Empereur défunt.

Les défaites s'enchainent, contre la France qui obtient un protectorat sur l'Annam et le Tonkin, puis contre le Japon qui prend possession de Taiwan et obtient la sortie de la Corée de la suzeraineté chinoise.

À la mort prématurée, en 1875, de son fils l'Empereur Tongzhi, l'impératrice douairière Cixi favorisa la montée sur le trône de son neveu Guangxu, alors âgé de trois ans. L'éviction du prince Yixin et la mort de l'impératrice douairière Ci'an laissèrent en 1881 Cixi seule régente de l'Empire. La corruption se généralisa dans l'administration impériale ; l'Empire était militairement affaibli par la perte de sa flotte modernisée dans la guerre contre le Japon ; la domination des puissances étrangères sur la Chine rendit de plus en plus évidente l'arriération technique et politique de la Chine. Le pouvoir chinois tenta d'améliorer la situation en modernisant son armée, créant la Nouvelle Armée, équipée et organisée à l'occidentale, et placée sous le commandement de Yuan Shikai.

Dans les années 1890, les mouvements nationalistes opposés tant à l'impérialisme étranger qu'à l'empire mandchou se développèrent

En 1898, l'Empereur Guangxu accorda une audience au lettré réformateur Kang Youwei et se rallia à ses idées : un audacieux programme de modernisation politique et administrative de la Chine fut aussitôt lancé, incluant une réforme en profondeur du système éducatif et l'adoption d'une constitution. Cette réforme se heurta cependant rapidement à l'opposition du camp conservateur, représenté par Cixi : cette dernière, avec l'aide du général Ronglu et bénéficiant de l'assentiment de Yuan Shikai, réalisa un coup d'État, s'emparant à nouveau de la réalité du pouvoir, au détriment de son neveu. L'Empereur fut déclaré incapable de régner et enfermé dans son propre palais, tandis que les réformateurs étaient réprimés.

1900 Révolte des Boxers

À partir de 1898, un ensemble de sociétés secrètes mystiques et nationalistes, bientôt désignées sous le nom collectif de Poings de la justice et de la concorde (ou « Boxers », soit en français Boxeurs) agirent contre les étrangers, les symboles de modernité et les chrétiens chinois, multipliant les attaques et les meurtres. Les éléments les plus conservateurs de la cour impériale, comme le Prince Duan leur apportèrent bientôt leur soutien, malgré l'opposition d'autres officiels comme Yuan Shikai. L'impératrice Cixi fut convaincue à son tour de soutenir les Boxers, vus comme des armes contre la domination étrangère. Les autorités impériales laissèrent les Boxers envahir Pékin et assiéger les légations étrangères, provoquant une réaction des Occidentaux et des Japonais. Les puissances étrangères formèrent l'Alliance des huit nations qui intervint militairement en Chine : en réaction, la cour impériale déclara la guerre à la coalition, mais subit une défaite militaire, tandis que les Boxers étaient dispersés. Les autorités Qing se retournèrent contre leurs alliés et participèrent à la répression menée contre les Boxers ; la Chine dut cependant signer le protocole de paix Boxer et payer de lourds dommages de guerre, cette nouvelle humiliation s'ajoutant au discrédit de la cour.

En 1908, sur l'ordre de l'impératrice douairière de Chine Cixi sur le point de mourir, Puyi, un enfant mandchou de 3 ans, est enlevé à sa mère afin de devenir le nouvel Empereur de la Dynastie Qing. Mais 3 ans après son accession au trône, la République de Chine est proclamée en 1912 par Sun Yat-Sen, avec pour conséquence directe la destitution de l'Empereur et la fin de plus de quatre mille ans d'histoire dynastique de la Chine (depuis 2205 avant J.-C.). Ce n'est que plusieurs années plus tard que Puyi adolescent apprend qu'il n'avait alors été autorisé à conserver son titre d'Empereur que dans la Cité interdite, titre impérial qui n'est désormais plus qu'un symbole, et qu'il a été condamné à demeurer « assigné à résidence » dans cette même Cité interdite, immense cité impériale au cœur de Pékin, où il grandit entouré de ses courtisans en ignorant tout du monde extérieur « de l'autre côté des murs ».

Son histoire est racontée dans le film "le dernier empereur" réalisé par Bernardo Bertolucci et sorti en 1987.

DEPUIS 1911: LA REPUBLIQUE

1911 Révolution menée par le Docteur Sun Yat Sen et Fondation du Guo Min Dang. La cour impériale s'avéra à nouveau incapable de répondre à la gravité de la situation du pays, mécontentant les milieux d'affaires en voulant nationaliser les chemins de fer, ou tardant à réagir aux désastres causés par la crue du Yangtsé. A la mi-1911, le régent créa un cabinet ministériel majoritairement composé de nobles mandchous issus du clan Aisin Gioro, suscitant l'irritation d'une partie des élites. Le 10 octobre 1911, le soulèvement de Wuchang signa le départ de la révolution, dite révolution xinhai, menée notamment par les membres du Tongmenghui ; les provinces passèrent l'une après l'autre sous le contrôle des insurgés.

1 janvier 1912 Abdication du dernier empereur Pu Yi, la République de Chine fut proclamée, avec Sun Yat-sen comme président provisoire. Le premier ministre Yuan Shikai, ayant reçu des insurgés la promesse de la présidence de la République, parlementa avec la famille impériale et obtint de l'impératrice douairière Longyu la signature de l'acte d'abdication de Puyi.

Le 12 février 1912, l'édit impérial annonçant l'abdication fut publié, mettant un terme au règne de la dynastie Qing comme à l'Empire de Chine.

1913 : La Chine ne manifeste aucune considération pour la proclamation de l'indépendance du Tibet par le 13e Dalai Lama et ne réagit pas. Elle récuse la Convention de Simla de 1914 qui divise le Tibet en un Tibet externe autonome administré par le gouvernement du Tibet et un Tibet interne où seule l'autorité spirituelle du Dalaï Lama ne serait reconnue, les deux étant sous suzeraineté chinoise.

En 1916 la Chine plonge dans le chaos politique à la mort de Yuan Shikai.

L'époque dite des Seigneurs de la guerre est une période de l'histoire chinoise durant laquelle la République de Chine, dépourvue d'autorité centrale forte après la mort de Yuan Shikai, fut dominée par les conflits entre les différentes factions (dites « cliques ») de seigneurs de la guerre, dont plusieurs se disputèrent le pouvoir à Pékin au sein du gouvernement de Beiyang.

1er juillet 1917, le seigneur de la guerre Zhang Xun, ayant investi Pékin, décréta la restauration de Puyi avec le soutien de Kang Youwei ; cette tentative échoua cependant, et le 13 juillet, Duan Qirui décréta à nouveau la déposition de Puyi.

 


1919 (4 mai) Manifestation étudiantes sur la Place Tien An Men

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En 1925, à la mort de Sun Yat-Sen le pouvoir politique est renversé par Tchang Kaï-chek et la Chine sombre dans la tourmente. Le nouveau pouvoir expulse Puyi et la famille impériale de la cité interdite.


Puyi le dernier empereur de Chine (1922 : il a 16 ans)

Nankin devient provisoirement la capitale de la Chine en 1927.

L'époque des seigneurs de la guerre est considérée comme ayant pris fin en 1928, au terme de l'expédition du nord lancée par le Kuomintang. De nombreuses factions militaires inégalement - voire pas du tout - soumises au pouvoir central, continuent cependant d'exister jusqu'à l'établissement de la République populaire de Chine.

1927 guerre civile en Chine

La guerre civile chinoise est un conflit armé opposant le Kuomintang, (KMT, parti nationaliste), et le Parti communiste chinois (PCC) entre 1927 et 1950. Il est possible de dater la fin du conflit de 1949, avec la proclamation de la République populaire de Chine, ou de 1950, avec les derniers combats entre le nouveau régime communiste de Chine continentale et le nouveau gouvernement nationaliste de Taïwan. La guerre civile fut interrompue par la seconde guerre sino-japonaise et recommença ensuite.

En 1930, la guerre des plaines centrales, en distrayant l'armée gouvernementale, donne aux communistes davantage de latitude pour organiser leur contrôle sur les "régions rouges". De novembre 1930 à janvier 1931, les troupes nationalistes tentent de briser par une campagne d'encerclement le territoire communiste du sud du Jiangxi, mais sont finalement repoussées par les forces armées communistes, qui se révèlent bien mieux équipées et entraînées que de simples guérilleros.

En septembre 1931, le gouvernement chinois est déstabilisé par l'invasion japonaise en Mandchourie. Les communistes en profitent pour renforcer leur organisation et, le 7 novembre 1931, les territoires discontinus des régions communistes sont officiellement réunis sous l'autorité de la République soviétique chinoise, dont Mao Zedong est le président. Le territoire évolue jusqu'à recouvrir 30 000 kilomètres carrés et compter une population de 3 millions d'habitants. Entre 1931 et 1934, l'Armée nationale révolutionnaire du Kuomintang réalise quatre nouvelles campagnes d'encerclements contre les territoires communistes du Jiangxi, du Henan, du Hubei, du Shaanxi de l'Anhui et du Gansu. La dernière et 5e campagne, commandée personnellement par Tchang Kaï-chek, voit la victoire des nationalistes : de septembre 1933 à octobre 1934, environ un million d'hommes harcèlent la République soviétique chinoise, encerclée de blockhaus. Les régions encerclées subirent bombardements et famines. Le 10 octobre, le principal bastion communiste est anéanti dans le Jiangxi.


Puyi, Empereur du Mandchoukouo

Puyi, qui n'avait jamais connu le monde hors des murs de la Cité Interdite, mène accompagné de son épouse et de sa concubine pendant plusieurs années une vie mondaine dans l'enclave japonaise de Tianjin, fréquentant les salons de la jet set américaine et britannique.

En 1932 les Japonais mettent au point une immense manipulation du monde, plaçant Puyi sur le trône du Mandchoukouo, dans une situation politique d'empereur « fantoche », le Japon d'Hiro Hito ne rêvant que de conquérir la province pour en extraire toutes les richesses minières et également dans le but d'en faire le point de départ d'une conquête de toute l'Asie jusqu'aux Indes, au grand dam de Tchang Kaï-chek. Naïf, Puyi constate trop tard, lors du retour d'un voyage au Japon, qu'il a été durant toute sa vie le jouet d'une politique de bras de fer entre deux superpuissances asiatiques en conflit permanent dans la conquête de tout le continent depuis la Corée jusqu'aux Indes. Puyi est accablé par le désespoir en constatant que même son épouse ne le soutient plus.

1934 : La Longue Marche de Mao

Parvenant à briser l'encerclement, l'Armée rouge chinoise est contrainte à la fuite. Mao Zedong et ses hommes entament la Longue marche, qui dure 370 jours et les voit parcourir 12 500 kilomètres, du Jiangxi jusqu'au territoire du Shaanxi. A l'arrivée, les troupes communistes sont décimées. Mao Zedong s'est néanmoins imposé comme le chef incontesté des communistes chinois.

Malgré la politique expansionniste de plus en plus agressive de l'Empire du Japon, Tchang Kaï-chek continue de traiter en priorité la lutte contre les communistes. Wang Ming, soutenu par le Komintern, publie le 1er août 1935 un manifeste appelant les communistes à s'unir au Kuomintang contre les Japonais, mais Mao Zedong n'y est pas favorable. En décembre 1936, c'est Zhang Xueliang, un seigneur de la guerre rallié au gouvernement, qui décide de forcer la main à Tchang Kaï-chek : il séquestre le dirigeant chinois et le force à la négociation avec les communistes. À la fin décembre, un accord est conclu : les troupes communistes sont intégrées à l'Armée nationale révolutionnaire, où elles forment leurs propres unités, la Huitième armée de route et la Nouvelle quatrième armée.

1937-1945 Guerre sinojaponaise

Malgré l'alliance, les forces chinoises ne sont pas de taille à lutter contre l'Armée impériale japonaise et subissent une série de désastres au début du conflit. Les communistes privilégient les actions de guérilla, notamment dans le nord de la Chine. Mao Zedong souhaite épargner ses troupes autant que possible et continuer de consolider ses forces, dans l'objectif d'une reprise de la guerre contre les nationalistes, une fois les Japonais vaincus. En 1941, les troupes du Kuomintang et la Nouvelle quatrième armée s'affrontent militairement, soulignant la fragilité du front uni.

Une guerre civile de basse intensité recommence dès la capitulation japonaise. Le premier théâtre d'opérations est la Mandchourie, que l'Union soviétique a envahi en 1945. N'ayant pas de troupes en Mandchourie, Tchang Kaï-chek négocie avec les soviétiques pour obtenir qu'ils ne quittent pas trop vite la région, afin d'éviter sa prise de contrôle complète par les communistes. Il ordonne également aux troupes japonaises en Mandchourie de ne pas remettre leurs armes aux communistes, et d'attendre l'arrivée des soldats du Kuomintang, mais ne peut empêcher les troupes régulières communistes d'opérer leur jonction avec la guérilla locale, affermissant leur influence dans la région. Le 15 août, le gouvernement chinois signe un traité d'alliance avec l'Union soviétique, prévoyant le retour de la Mandchourie à la Chine et reconnaissant la souveraineté soviétique à Port-Arthur : les communistes chinois apparaissent isolés politiquement par cette victoire stratégique des nationalistes. Ils ont néanmoins pu établir leur pouvoir à Harbin et étendre leurs bases vers le sud, tandis que Tchang Kaï-chek fait remonter ses meilleures troupes vers le nord-est dans l'espoir de les contrer.

un conflit armé éclate à partir du 10 septembre 1945, soit 24 heures après la reddition officielle des Japonais en Chine. Les troupes nationalistes, commandées par Yan Xishan, avancent sur la place-forte communiste du Shanxi, afin d'en prendre le contrôle. Les troupes communistes, conduites notamment par Deng Xiaoping, ripostent et affrontent les nationalistes jusqu'en octobre, mettant finalement hors de combat treize divisions de l'armée du Kuomintang, et faisant 31 000 prisonniers. Les affrontements ont pour résultat, durant les négociations de Chongqing, de faire passer les nationalistes pour les agresseurs, tout en améliorant l'image des communistes auprès des occidentaux.

Puyi est arrêté par les soviétiques en 1945 lors de sa tentative de fuite vers l'Occident.


Mao et Jiang Qing, 1946

La période qui voit le reprise du conflit ouvert est désignée en République populaire de Chine sous le nom de guerre de libération. Le conflit dégénère en guerre ouverte à partir du mois de mars. En juillet, l'Armée rouge chinoise est rebaptisée Armée populaire de libération. En août 1946, les communistes remportent la victoire contre les nationalistes dans le Gansu.

Tchang Kaï-chek profite des surplus hightech de l'armée américaine et bénéficie d'un important soutien financier américain. Les communistes reprennent initialement leur tactique de guérilla, en s'armant progressivement par prises de guerre, multipliant les embuscades, fuyant les batailles rangées, et échappant ainsi à l'armement lourd des nationalistes. A mesure que leur armement se renforce et que les défections se multiplient dans les rangs nationalistes, les communistes se livrent à un nombre grandissant de chocs frontaux avec les troupes gouvernementales. Les communistes pratiquent dans les régions rurales passées sous leur contrôle une redistribution des terres, qui leur garantit le soutien d'une partie importante de la population et fournit aux paysans enrôlés dans leur armée une motivation pour combattre

De fin novembre 1948 à fin janvier 1949, les communistes prennent le contrôle de Pékin, Tianjin, et de l'ensemble de la région dite de la plaine de la Chine du Nord.

Le 21 janvier 1949, face aux désastres militaires, Tchang Kaï-chek démissionne de son poste de président de la République. Li Zongren assure l'intérim et tente de négocier avec les communistes, mais les pourparlers tournent court le 20 avril 1949. Le 21 avril, l'Armée populaire de libération franchit le Yangtsé. De nombreuses localités rurales passent sous contrôle des militants communistes avant même l'arrivée des troupes de Mao. Le 23 avril, Nankin est prise, le gouvernement nationaliste se réfugiant à Canton, d'où Li Zongren espère mener une contre-attaque, mais qui tombe à son tour en novembre. La conquête du Sud de la Chine par les communistes permettra leur implication dans un second conflit, la Guerre d'Indochine, dans lequel ils auront un impact désisif en fournissant une aide importante au Viet Minh dans sa lutte contre les Français.

Li Zongren, malade, abandonne le pouvoir dans les faits tandis que Tchang Kaï-chek déplace le gouvernement à Chongqing. À la fin 1949, les forces du Kuomintang reculent sur tous les fronts. La principale poche de résistance, à Chengdu, tombe le 10 décembre. Tchang Kaï-chek est forcé de se replier sur l'île de Taïwan,

1er octobre 1949

Fondation de la République Populaire de Chine


la République populaire de Chine est proclamée par Mao le 1er octobre 1949

La Guerre de Corée :

La guerre de Corée a pour contexte la victoire de Mao Zedong sur le nationaliste Tchang Kaï-chek en Chine: la République populaire de Chine est proclamée par Mao le 1er octobre 1949. Président du gouvernement populaire central chinois jusqu’en 1954, Mao voit ensuite son titre changé en président de la République populaire de Chine.

Les États-Unis appliquent leur doctrine d'endiguement, qui s'oppose à l'expansion du communisme par la force, au bénéfice de la Corée du Sud, pays attaqué par une puissance communiste. La réaction américaine a aussi une explication stratégique : laisser la Corée du Nord accomplir impunément son agression contre un allié américain augmenterait le risque d'un basculement d'allégeance du Japon parce que trop isolé face aux puissances communistes. Après la défaite japonaise en août 1945, la Corée est coupée en deux au niveau du 38e parallèle : au Sud, la République de Corée, proaméricaine, dirigée par Syngman Rhee, au Nord, la République populaire de Corée, prosoviétique, dirigée par Kim Il Sung.

En 1948 et en 1949, les armées soviétiques et américaines quittent leurs zones d’occupation respectives, de part et d’autre du 38e parallèle.

Le 5 mars 1950, la République populaire de Chine débarque à Hainan et vient à bout le 1er mai des troupes commandées par le général Xue Yue, prenant le contrôle de l'île. La Chine communiste conquiert ensuite l'île de Zhoushan, puis l'archipel de Wanshan, où les combats s'arrêtent le 7 août 1950. Plusieurs batailles ont ensuite lieu dans les années suivantes entre les deux Républiques chinoises, le régime communiste tentant sans succès de prendre différentes îles restées sous contrôle nationaliste.

1950, l'Armée populaire de libération entre au Tibet et rencontre peu de résistance de la part d'une armée tibétaine faible et mal équipée.

Le 25 juin 1950, l’armée nord-coréenne franchit le 38e parallèle, avec l’accord de Staline, encouragé peut-être par les déclarations américaines. Le 27 juin, les Nations unies condamnent l’agression nord-coréenne et décident de venir en aide à la Corée du Sud. Depuis février 1950, afin de protester contre la présence de Taïwan et non de la Chine populaire, l’URSS boycotte les séances du Conseil de sécurité et n’a donc pas pu mettre son veto à cette résolution. Le général Mac Arthur, le vainqueur du Pacifique, est nommé commandant en chef des forces de l’ONU, formées en majeure partie de contingents américains, mais aussi de troupes britanniques, françaises, australiennes, canadiennes entre autres. Fin septembre 1950, MacArthur atteint la frontière chinoise. En octobre, devant l’intervention de 850 000 « volontaires du peuple chinois », en fait des troupes régulières, il doit se replier sur le 38e parallèle, où le front finit par se stabiliser en mars 1951.

Mao demande aux soviétiques quelques mois plus tard l'extradition de Puyi pour le remettre aux autorités chinoises au titre de « criminel de guerre ». Staline accepte. Remis aux autorités chinoises en 1950 il est interné en « prison de rééducation ». Après 10 ans d'internement il est finalement libéré en 1959 et cet homme qui a dans sa vie été trois fois proclamé Empereur et trois fois destitué devient, jusqu'à sa mort en 1967 dans la presque misère, l'un des plus simples jardiniers de la ville de Pékin puis l'un des innombrables employés bibliothécaires d'une institution fonctionnaire chinoise.

Le 27 juillet 1953, après la mort de Staline et deux ans de pourparlers, l’armistice est signé à Panmunjeom, mais ne sera suivi d’aucun traité de paix. la guerre a fait jusqu'à 4 millions de morts et de disparus.

dès 1955, Mao Zedong est partisan d’une voie spécifiquement chinoise du socialisme, qui s’appuierait sur la paysannerie (plutôt que sur la classe ouvrière) et passerait par une collectivisation accélérée.

le virage dictatorial de Mao

En 1957, avec la campagne des Cent Fleurs (symbolisant « cent écoles, cent opinions qui s’expriment »), Mao encourage la liberté d’expression de la population, exhortant en particulier les intellectuels à critiquer le Parti. Mais le mouvement prend rapidement une ampleur qu’il n’avait pas envisagée : les critiques explosent littéralement, échappant bien vite à son contrôle et le menant à une violente campagne de répression. Certains analystes politiques, chinois notamment, pensent que cette campagne ne fut qu’un piège : laisser s’exprimer les intellectuels dissidents pour mieux les réprimer.

Ainsi, entre 1958 et 1960, Mao met en œuvre le « Grand Bond en avant », mouvement de réformes industrielles censé permettre de « rattraper le niveau de production d’acier de l’Angleterre » en seulement 15 ans. Des communes de production sont organisées au niveau local. Toute la population, et avant tout le monde paysan, est sommée d’y apporter sa contribution. Mao place dans la force du peuple, du « prolétariat » des espoirs démesurés : les paysans seront surexploités, on leur demandera de tout faire en même temps, des récoltes à la production sidérurgique. La main d’œuvre inexpérimentée produit des biens d’une qualité exécrable tandis que les récoltes, faute de temps, pourrissent sur pied. Le « Grand Bond en avant » engendre une famine d’une ampleur désastreuse. Elle fera, selon les estimations, entre 20 et 43 millions de victimes.

Le sinologue et historien Lucien Bianco compare la famine en Chine entre 1958 et 1962 avec les famines soviétiques de 1931-1933 en Ukraine et en Russie méridionale bien que ces dernières eurent été plus « modestes » avec six millions de morts. En URSS comme en Chine, une stratégie identique de développement opère des transferts excessifs de l’agriculture vers l’industrie lourde. Sous l’impulsion du chef, cette stratégie s’accélère : Mao impose le Grand Bond et Staline impose le Grand Tournant. Pour les deux « dictateurs », auxquels des responsables nationaux pour la Chine ou régionaux en Ukraine n’ont pu résister, « met en cause la matrice léninienne » commune aux deux pouvoirs : « si mal inspiré fût-il, le pouvoir d’un seul s’est imposé à tous ». Fort de l'expérience stalinienne, Nikita Khrouchtchev avait mis Mao en garde contre les dangers du collectivisme agricole, mais celui-ci n'en avait pas tenu compte, notamment parce qu'il s'opposait à la déstalinisation mise en œuvre officiellement par Khrouchtchev. Mao Zedong, après avoir longtemps ignoré le désastre ou rejeté la cause de la non-efficacité de son programme sur des éléments extérieurs, comme l’action de contre-révolutionnaires ou encore les catastrophes naturelles, se retrouve en minorité au Comité de direction du Parti communiste. De plus, la confiance du peuple en l’idéologie de Mao est fortement ébranlée. Il doit quitter son poste de Président de la République, mais demeure Président du parti.

À partir de 1959, juste après avoir réprimé ce qu'il qualifie de révolte de l'ancienne classe privilégiée de l'ancien Tibet, le gouvernement communiste met en place au Tibet une série de réformes, notamment l'abolition du servage.
Selon Amnesty International, depuis 1987, plus de 214 tentatives de manifestations pour l'indépendance ont été réprimées et les manifestants arrêtés expédiés dans des camps de travail. Tous ont été condamnés à des peines allant de 3 à 20 ans de prison. Les autorités chinoises ont installé des caméras de surveillance à Lhassa pour contrôler les manifestations éventuelles. De nombreuses associations internationales dénoncent une répression de la religion au Tibet, comme l'illustrent par exemple la mise en résidence surveillée de Gedhun Choekyi Nyima, en 1995, juste après sa reconnaissance comme 11e Panchen Lama par le 14e Dalaï Lama, ou la destruction en 2001 de l'institut bouddhiste de Serthar fondé par Khenpo Jigme Phuntsok, également mis en résidence surveillée et disparu dans des circonstances douteuses, ou encore la condamnation à une peine de prison à vie de Tenzin Delek Rinpoché en 2005. La plupart des grands maîtres du bouddhisme tibétain ont été contraints à l'exil, comme l'ont illustré la fuite de Rigdzin Namkha Gyatso Rinpoché en 1998, et celle à la veille de l'an 2000 du 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje.

L'assemblée générale de l'ONU a voté plusieurs résolutions condamnant les violations des droits fondamentaux et des libertés du peuple tibétain, les coups portés à sa culture et sa religion, ceci en 1959 (résolution numéro 1353 (XIV)[5]) et en 1960 (résolution numéro 1723 (XVI)) . Dans cette dernière, il est fait état d'un droit à l' autodétermination du peuple tibétain. Enfin, la dernière résolution en date, celle de 1965 (résolution numéro 2079 (XX)) fait référence aux précédentes dont elle reprend les thèmes mais sans mention expresse à l'autodétermination.

http://www.dailymotion.com/video/x4r69k_tibet-chine-asie-repression-chinois_events

1966 la révolution culturelle

La révolution culturelle (1966-1976), durant la période de troubles et de contestations qui suit le catastrophique Grand Bond en avant, lui permet de reprendre le pouvoir et les rênes du pays. Entamée afin de réhabiliter Mao, elle commence à la suite d’une polémique que lance son épouse Jiang Qing. La « révolution culturelle » incite les jeunes à prendre le pouvoir, à se révolter contre les fonctionnaires corrompus, désormais « ennemis du peuple » — les gardes rouges (qui ne sont autres que les étudiants « révolutionnaires ») sont créés à cette occasion.


Portrait de Mao Zedong,
ornant la place Tian'anmen
depuis 1951

Comme lors du mouvement des « Cent Fleurs », la polémique échappe au contrôle de Mao et le tout se soldera une fois de plus par une violente répression armée, un massacre sanglant. Le président de la République Liu Shaoqi est arrêté par les gardes rouges et tombe en disgrâce, tandis que Mao devient le maître incontesté du pays. Beaucoup d’intellectuels seront envoyés en rééducation, ou forcés de quitter les villes pour partir vivre à la campagne où ils subiront un dur apprentissage du métier de paysan, et une partie considérable du patrimoine culturel chinois est détruit à cette occasion. Au sortir de cette nouvelle crise, le peuple chinois est définitivement traumatisé, tant par les atrocités physiques que par les incroyables violences morales (telles que les fameux thamzing, séances d’« autocritiques », humiliations publiques d’une cruauté morale traumatisante). Le goulag chinois, le laogai, est bien plus peuplé que son équivalent russe ; ses conditions de détention n’y sont pas meilleures.

Le culte de la personnalité de Mao Zedong prend ses racines dans la Longue Marche, lors de laquelle il s’est imposé comme leader charismatique. Comme ce fut le cas sous l’URSS stalinienne, le style de propagande réaliste-socialiste originel de l’art officiel a évolué ensuite vers une déification marquée de Mao, à l’opposé des premières représentations où il est situé aux côtés des paysans et ouvriers, dans une relation d’égal à égal. À partir de la révolution culturelle, date de son retour au pouvoir, l’effigie de Mao, idéalisée, est située dans le ciel, détachée du commun des mortels. Le portrait de Mao Zedong figure d'ailleurs sur les billets de yuan, la monnaie chinoise.

1969 rupture sino-soviétique

La cohésion apparente du « bloc communiste » se fissure à partir de la rupture sino-soviétique, qui voit ces deux régimes s'affronter sur le terrain idéologique et diplomatique. Le risque d'une guerre entre ces deux géants fut pris très au sérieux lors du conflit frontalier sino-soviétique de 1969. Constatant que Pékin ne pouvait affronter à la fois Moscou et Washington, Mao choisit de se rapprocher des États-Unis. La proximité géographique de l’URSS posait en effet selon lui une menace autrement plus grande que les États-Unis.

1976 Mort de Mao

Celui que l’on surnomme « le Grand Timonier » mourut en 1976 sans avoir désigné de successeur. La Chine réhabilita peu après un certain nombre de ses victimes, tout en continuant l’ouverture à une certaine forme d’économie de marché entamée en 1975. Les écrits théoriques de Mao et sa pratique politique ont donné naissance au courant marxiste-léniniste connu sous le nom de maoïsme.

la politique idéologique menée par Mao Zedong a fait l’objet de critiques ouvertes au sein du Parti communiste chinois, qui met fin au culte de la personnalité et à l’idolâtrie qu’il avait lui-même organisée et intensifiée à la fin de sa vie. Le limogeage de la Bande des Quatre, dont son épouse, Jiang Qing, qui a eu lieu rapidement après sa mort prouve bien à quel point sa politique était tombée en disgrâce, tant dans les hautes sphères du parti que dans l’esprit populaire. Dans l’historiographie officielle chinoise, il reste néanmoins considéré comme le grand libérateur de la Chine et le constructeur de la Chine moderne. Mao étant le fondateur du régime chinois actuel, son image continue d’être honorée, bien que la politique économique suivie aujourd’hui par ses successeurs n’ait plus guère de points communs avec le maoïsme.

Le bilan de ses politiques successives, entre 1949 et 1976, comporte des résultats positifs. L’espérance de vie en Chine est passée d'environ 35 ans avant 1949 à 65 ans en 1976. Au début des années 1970, Shanghai avait un taux de mortalité infantile inférieur à celui de New York. En seulement une génération, le taux d’alphabétisation passa de 15 % en 1949 à 80-90 % au début des années 1970. Entre 1949 et 1975 l'économie de la Chine, l’éternel « infirme d’Asie », a accompli de grands progrès. Ces bonnes performances ont toutefois été entrecoupées d'épisodes catastrophiques, lors du Grand Bond en avant en particulier, si bien qu'en 1976 le PIB par habitant de la Chine ne représentait plus que 24,5 % de celui de la Corée du Sud en dollars Geary-Khamis (parité de pouvoir d'achat), contre 52,5 % en 1950 (base de Angus Maddison).

Les historiens occidentaux ont vu dans son exercice du pouvoir un autoritarisme typique des dirigeants totalitaires : mise en place d’un parti unique (et donc régime autoritaire et anti-démocratique), propagande, primauté du militaire, État policier (arrestations arbitraires, tortures…), endoctrinement politique dès l’enfance, autocritiques obligatoires, camps de concentration (le laogai), répression des minorités (Ouïghours, appropriation du Tibet lancée en octobre 1950), eugénisme… Ce trait ultra-répressif, commun à la plupart des pays ayant adopté un régime stalinien (URSS, Cambodge, Corée du Nord…), est à replacer dans le contexte du déclin de l’impérialisme colonial, puis de la guerre froide.

affiches de propagande de 1966 et 1969 voir ce site qui propose plusieurs affiches commentées

il reste délicat d’évaluer dans l’action et les idées de Mao la part de l’idéologie socialiste, souvent largement utilisée comme propagande de façade, et la part des jeux de pouvoir en sa faveur, qui semblent avoir dominé ses choix politiques pour la Chine. Il est également difficile de juger de la place de Mao dans la continuité de la très longue histoire chinoise : rupture radicale avec le passé, ou règne d’un nouvel empereur de Chine d’une nature inédite ? Presque jamais sorti de Chine, ne parlant aucune langue étrangère, Mao s'est nourri avant tout de la culture classique de l’ancien Empire du Milieu.

On peut aller comparer avec les grandes dictatures du 20° siècle comme le régime Stalinien, et avant eux le III° reich et le régime de Vichy, et après eux les dictatures néolibérales d'amérique Latine : Vidella en Argentine, Pinochet au Chili

menu Asie : Inde  Indochine Mongolie  Chine Japon

En 1978, lors du XIe Comité central du Parti communiste chinois, les dirigeants chinois annoncent qu'ils encourageront les coopérations économiques avec les autres pays et chercheront à obtenir les techniques et équipements les plus avancés du monde. Ce revirement politique marque le début de la politique d'ouverture de la Chine.

Les critiques adressées à ces réformes économiques, émanant généralement des paysans les plus pauvres, des observateurs étrangers et des dissidents politiques, notent que ces réformes ont créé de grandes disparités au sein du pays, une importante pollution, une corruption rampante, un chômage croissant et une mauvaise gestion des entreprises d'État. Cette situation est potentiellement menaçante pour la stabilité du régime. Certains acteurs de la vie politique chinoise, journalistes et magistrats, critiquent également le manque de réformes politiques vers plus de démocratie.

 

1989 Alors que Hu Jintao était le responsable politique au Tibet, une manifestation de Tibétains finit dans un bain de sang, au moins 400 personnes furent tuées.

1989 évènements de la Place Tien An men

Les étudiants commencent à se rassembler sur la place Tien An Men dès le 27 avril dans la perspective de la commémoration du 4 mai 1919. On en comptera dans les semaines suivantes jusqu'à un million.

Le 4 mai 1989, des étudiants chinois se rassemblent à Pékin, sur la place Tien An Men (ou Tienanmen). En ce haut lieu du pouvoir et de la vie politique, face à la Cité interdite, d'autres étudiants avaient déjà manifesté 70 ans plus tôt et donné naissance au Mouvement du 4-Mai, fer de lance de la démocratisation de la Chine.

Le 17 mai, les dirigeants chinois sont obligés d'annuler la visite de Gorbatchev à la Cité interdite. Humiliation. Deux jours plus tard, le Premier ministre fait appel à l'armée pour dégager la place mais celle-ci est bloquée aux entrées de la ville par la foule. Le monde entier, sidéré, voit sur les écrans de télévision un jeune homme seul au milieu de la chaussée, défiant une colonne de chars. Nouvelle humiliation. Les étudiants érigent une copie en plâtre de la statue de la Liberté de New York, baptisée « déesse de la Démocratie », au milieu de la place Tien An Men.

 


Cet homme est toujours en prison en 2013

Li Peng instaure la loi martiale et l'armée nettoie brutalement la place Tien An Men, faisant au moins 1000 morts et des dizaines de milliers de blessés.
Dans la nuit du 2 juin, l’armée attaque en force. Il y a des victimes mais la place n’est toujours pas évacuée.
Entre le 4 et le 7 juin, les étudiants, armés de cocktails Molotov, affrontent l’armée. La ville est en état de siège. Juchés sur des chars et des véhicules blindés, équipés de fusils automatiques et de grenades offensives, les militaires se sont avancés vers les manifestants qui, à mains nues ou à l’aide de simples bâtons, ont tenté de riposter.

Les journalistes occidentaux présents ont assisté à des scènes terribles :
« Une fillette réchappée du massacre a été frappée à coup de crosse et son crâne défoncée ».
« Les chars ont foncé sur la foule en écrasant sous leurs chenilles les étudiants ». Le printemps de Pékin aura duré un peu plus de un mois. Après ces journées d’enfer, un présentateur de Radio Pékin dévoilait que des milliers de personnes avaient été tuées et que l’armée avait tiré au hasard sur la foule désarmée. Ce speaker a été aussitôt limogé. Dans les hôpitaux, des bûchers sont allumés par ordre du gouvernement pour masquer l’ampleur du désastre.

Des rescapés de la tragédie témoignent :
« J’ai vu les soldats s’affairer sur la place. Ils avaient d’immenses sacs en plastique et, ils y fourraient les corps des étudiants ».
« Les militaires n’ont pas autorisé la Croix-Rouge à se rendre dans la ville pour sauver les blessés ».
« Les soldats ont tiré sur une ambulance qui a brûlé ».
Suite à ce massacre, Li Peng, vice-Premier Ministre annonce une normalisation : il faut le traduire par des arrestations, la torture, les rafles.

Depuis les années 1990, la Chine est le premier fabricant mondial de jouet

1991 - Admission des deux Corées à l'ONU. Accord de réconciliation, de non-agression et de reconnaissance.

8 juillet 1994 - Mort du dirigeant nord-coréen Kim Il-sung. Son fils Kim Jong-il lui succède.

Portrait de Kim Jong Il, propagande, culte de la personnalité, train privé blindé, champagne, brigade des plaisirs et talonettes

18 septembre 1996 - 24 agents nord-coréens et quatre sud-coréens tués au cours d'une tentative d'infiltration d'un sous-marin de poche en Corée du Sud.

décembre 1997 - Premiers pourparlers de paix entre les deux Corées à Genève.

1997 Chine : le passage du Maoisme au libre échange et à l'économie de marché

Le développement économique actuel de la Chine est l'un des plus rapides du monde, puisque l'on y enregistre une croissance dont la moyenne, en 25 ans (de 1988 à 2013), est de 9,8 % par an.

Le gouvernement chinois a résolument mis entre parenthèses l'égalité des classes durant cette période, menée par le mot d'ordre de Deng Xiaoping : « Enrichissez-vous ! » L'enrichissement personnel (individualisme) et la consommation (soutenue par des politiques néokeynésiennes dès 1997) sont devenus de nouveaux moteurs économiques, accompagnés par une professionnalisation progressive des techniques de gestion, destinées à améliorer la productivité (division du travail). Le gouvernement a également œuvré pour attirer des capitaux étrangers, sources cruciales de développement économique : les zones économiques spéciales (ZES), exemptes de taxes, ont été créées à cet effet, étendues peu à peu à tout le littoral.
Grâce à l'introduction du libre-échange, on observe qu'un quadruplement du produit intérieur brut (PIB) s'est produit depuis 1978. Les incitations par taxes préférentielles sont également à l'origine d'incitations fiscales à produire en Chine, que ce soit pour l'export ou pour le marché intérieur d'un milliard trois cent millions d'individus. La République populaire de Chine tente d'harmoniser le système de taxes et règlements pratiqués sur les entreprises, aussi bien chinoises qu'étrangères.

1998 : Famine en Corée


Famine et réfugiés

13-15 juin 2000 - Sommet historique à Pyongyang : les présidents Kim Dae-jung et Kim Jong-il signent un accord envisageant une réunification.

30 juin 2000 - Accord sur la réunion des familles et le rapatriement de prisonniers nord-coréens. Premières retrouvailles familiales le 15 août.

La Chine adopte progressivement une économie de marché et s'insère de plus en plus dans le système économique libéral mondial. En 2001, elle adhère à l'Organisation mondiale du commerce. Toutefois, le Parti communiste chinois en conserve le contrôle politique exclusif et maintient sa politique répressive vis-à-vis de groupes menaçant son hégémonie. Ces opposants sont majoritairement des personnes issues de certaines minorités (notamment du Tibet et du Xinjiang), ou des dissidents vivant à l'étranger. La question des droits de l'homme reste un des sujets les plus sensibles concernant la République populaire de Chine dans l'opinion occidentale.

2002 - Affrontement naval en juin : au moins 30 Nord-Coréens tués ou blessés, 4 morts et un disparu sud-coréens. Le président américain George Bush classe la Corée du Nord dans "l'Axe du mal".

2003 - Pyongyang se retire du Traité de non-prolifération nucléaire. Début des négociations à six à Pékin (Corées, États-Unis, Japon, Russie, Chine).

D'après les estimations officielles, environ quatre cent millions de naissances ont été évitées grâce à la politique de contrôle des naissances. Jusqu'au début des années 1970, la Chine connaissait une très forte croissance démographique. Afin de limiter la croissance de sa population, elle a adopté une réglementation limitant la taille des familles urbaines (à l'exception des membres des cinquante-cinq ethnies minoritaires) à un enfant, à deux enfants pour les familles rurales. Le taux de natalité est ainsi tombé de 21 pour mille (2,1%) en 1990 à 12,4 pour mille (1,24%) en 2003. L'accroissement démographique est quant à lui de 0,6 % en 2003 contre 1,44 % en 1990. Cette politique n'est pourtant pas toujours appliquée rigoureusement, en particulier dans les campagnes reculées où le contrôle administratif est moins présent. Certaines familles privilégiées préfèrent aussi payer les amendes dont le montant n'a pas été réactualisé récemment. La violation de cette politique par des personnes aisées, des célébrités et des membres du parti communiste chinois est cependant de plus en plus fréquemment réprimée

Stigmatisant les violations des droits de l'homme, les événements de la place Tian'anmen, le 4 juin 1989, ont entraîné un embargo sur les ventes d'armes à la Chine. L'Union européenne souhaitait en 2005 lever cet embargo.

9 octobre 2006 - La Corée du Nord annonce qu'elle a procédé à son premier essai nucléaire.

2008 tentative de révolte tibétaine

mars, des manifestations de Tibétains contre le pouvoir chinois dégénèrent à Lhassa, rappelant les graves émeutes et manifestations de 1989. Elles surviennent quelques mois avant les Jeux Olympiques d'été de 2008. D'autres manifestations ont également lieu en dehors de la capitale, en particulier autour du monastère de Labrang dans le Gansu, une partie de l'ancienne province tibétaine de l'Amdo. Le Tibet a la plus forte croissance de la Chine. Le TIbet possède des réserves d'uranium. La population thibétaine est passée de 6 Millions à 3 millions d'habitants en 50 ans.

des centaines de morts, même des nones non armées! http://www.dailymotion.com/video/x4q3l5_la-situation-au-tibet-au-15-mars-20_politics

http://www.dailymotion.com/video/x4pwnw_emeutes-au-tibet_politics

http://www.dailymotion.com/video/x4pz9v_manifestation-au-tibet-media-chinoi_news

un chinois pris à partie par des tibétains: http://www.dailymotion.com/video/x4qpxh_violence-au-tibet_news

un autre film amateur: http://www.dailymotion.com/video/x4qrus_tibet-la-protesta-in-rete_news

"Chinese Police Open Fire on Tibet Protestors" la Police chinoise ouvre le feu sur les manifestants : http://fr.youtube.com/watch?v=_OIZaqYgOOY&feature=related

15 mars: http://www.dailymotion.com/video/x4qgb6_les-emeutes-a-lhassa_politics

16 mars http://www.dailymotion.com/video/x4qk2m_tibet-libre_politics

déploiement policier et militaire à Lhassa :http://www.dailymotion.com/video/x4rl7x_lhasa-tibet-manif_news

http://fr.youtube.com/watch?v=Vy85FvHdMak
http://www.dailymotion.com/video/x4qggi_tibet-libre-contre-la-repression_blog

18 mars, des contestataires à Pékin et au Népal : http://www.dailymotion.com/video/x4r5nh_tibet-et-salauds-de-chinois-ss_news

21 mars des moines foncent à mains nues sur un cordon de policiers armés et casqués : http://www.dailymotion.com/video/x4sndy_le-tibet-le-21-mars-2008_news

2009 le volume des exportations chinoises a doublé en 4 ans

La croissance de la Chine est essentiellement tirée par les exportations. Leur montant a plus que doublé en quatre ans, pour atteindre plus de 1000 milliards de US$ en 2009, ce qui fait de la Chine le premier exportateur mondial. La présence des entreprises étrangères sur le sol chinois est en grande partie à l'origine de la forte accélération de la croissance des exportations. Elles ont attiré la main-d'œuvre qualifiée dans les zones côtières où elles se sont implantées. Seulement 41 % des exportations chinoises proviennent d'entreprises intégralement chinoises. Aujourd'hui, 39 % des exportations en provenance de Chine sont réalisées par des entreprises dont le capital est à cent pour cent étranger et 20 % sont le fait de partenariat entre les sociétés étrangères et les sociétés chinoises.
La Chine continentale entretient son attractivité pour les entreprises avec une main-d'œuvre bon marché, non syndiquée et docile. Un ouvrier non qualifié en Chine coûte environ un dollar américain par heure, ce qui est bien en dessous des minima des pays industrialisés. La non-organisation des ouvriers chinois représente un bénéfice substantiel pour les employeurs, qui y trouvent une flexibilité d'emploi impossible à mettre en œuvre dans les démocraties libérales. Un autre aspect de l'économie chinoise à relever : les bas prix d'éléments non issus de la force de travail. Cela est dû en partie à l'existence du contrôle des prix et de la garantie des sources d'approvisionnement hérités de la précédente économie de type soviétique : les entreprises d'État continuant à être démantelées et leurs ouvriers renvoyés dans des secteurs de compétitivité accrus, l'effet déflationniste induit continue à mettre la pression sur les prix pratiqués au sein de l'économie.

25 mai 2009 Corée- Après avoir montré des signes de bonne volonté en 2008, Pyongyang annonce qu'il a mené un deuxième essai nucléaire souterrain.

2010 Mondial : l'entraîneur de la Corée du nord condamné aux travaux forcés

Pour ne pas avoir réussi à franchir le premier tour de la Coupe du monde avec l'équipe de Corée du nord, Kim Jong-Hun, a été humilié et condamné aux travaux forcés. Selon une source rapportée par Radio Free Asia, tous les joueurs - sauf deux Jong Tae-se et An Yong-Hak, nés au Japon - et l'entraîneur ont été convoqués au Palais de la Culture des Peuples pour être humiliés et insultés durant six heures par 400 individus parmi lesquels des journalistes et des dirigeants politiques. Le sélectionneur a ensuite été lâché par ses joueurs. Les autorités les ont contraints de rejeter toute la faute de leur défaite sur Kim Jonghun.
Selon la Radio Free Asia, le sélectionneur aurait ensuite été condamné aux travaux forcés. Le motif ? « Coupable de trahison de la confiance de Kim Jong-Il». Il devra porter des charges dans une mine 12 à 14 heures par jour. Il a également été exclu du parti unique. Kim Jong-Hun était pourtant il y a encore quelques temps le héros du pays, pour avoir qualifié son pays après 44 ans d'attente. L'équipe de Pyongyang, a été éliminée au premier tour du Mondial, après trois défaites en autant de rencontres disputées. Elle a été sèchement battue par le Portugal (7-0), après pourtant un premier match éblouissant face au Brésil (défaite 2-1). Cette équipe a finalement terminé dernière de la poule G après avoir perdu contre la Côte d'Ivoire (défaite 3-0). La sanction est d'autant plus lourde pour ce sélectionneur que ce n'est pas lui qui aurait choisi la composition de l'équipe mais le fils du dictateur nord-coréen. Le sélectionneur coréen avait déjà subi une humiliation en direct pendant le Mondial. Après la défaite honorable contre le Brésil, les dirigeants avaient décidé de retransmettre le match contre le Portugal : un moment historique pour ce pays. Pour la première fois un événement était retransmis en direct. En raison du score calamiteux la diffusion avait été interrompue avant le coup de sifflet final.
http://www.leparisien.fr/coupe-du-monde-2010-football/coree-du-nord/mondial-l-entraineur-de-la-coree-du-nord-condamne-aux-travaux-forces-04-08-2010-1021667.php

La Chine en 2010

La République populaire de Chine est de plus en plus influente politiquement à travers le monde, en gardant toujours le même régime politique de départ, et devient la deuxième puissance économique au début des années 2010. La Chine est l'État le plus peuplé de la planète devant l'Inde (qui n'a pas de politique de contrôle des naissances). On estime que cent trente millions de Chinois vivent avec moins d'un euro par jour. Les Hans, largement majoritaires, représentent 92 % de la population. Cette ethnie est relativement hétérogène, et peut être également appréhendée comme un vaste ensemble de coutumes partageant des caractéristiques culturelles et linguistiques proches (en particulier la grammaire).
La République populaire de Chine reconnaît l'existence de cinquante-cinq ethnies en plus des Hans au sein de la nation chinoise. Elles sont constituées de citoyens chinois ayant une langue maternelle ou une culture non-han. D'après l’article quatre de la constitution de la République populaire de Chine, « les personnes de toutes les ethnies sont libres d'utiliser et de développer leur propre langue parlée et écrite ainsi que de préserver ou réformer leurs propres us et coutumes. ». L’article 23 de la loi sur l'autonomie des régions ethniques dispose que « lors du recrutement des cadres ou des ouvriers dans les entreprises ou dans les établissements d'une région autonome, les personnes des minorités nationales sont choisies en priorité. Le personnel peut même être recruté parmi les minorités nationales de la campagne ou des régions de pâturages, mais l'autorisation du gouvernement populaire de la province ou de la région est nécessaire. » En outre, la loi sur le contrôle des naissances autorise certaines ethnies, notamment au Tibet et dans les régions peu peuplées de l'Ouest, à avoir plus d'un enfant par couple, contrairement aux Hans qui n'ont droit qu'à un seul enfant. Cependant, certaines minorités se plaignent des différences qu'elles ressentent entre ce que prévoit la loi et son application sur le terrain.
Selon les estimations de l'Organisation de coopération et de développement économiques, le secteur agricole représente encore aujourd'hui 15 % du produit intérieur brut de la Chine et assure 40 % de l'ensemble des emplois. Une part qui s'élevait à 71 % à la fin des années 1970.

Plus de 800 millions de personnes vivent dans les zones rurales. L’agriculture, qui occupe la majeure partie de la population active (323 millions d’actifs ruraux), reste un secteur fondamental de l'économie chinoise. Les exploitations sont détenues par les collectivités villageoises qui les louent à des agriculteurs, souvent avec des baux de trente ans. Cette semi-privatisation s'est accompagnée d'un boom de la productivité et de la production. Depuis 5 000 ans, le riz domine l'activité rurale de la Chine et constitue l'aliment de base de la majorité de ses habitants. L'agriculture chinoise est pénalisée par le peu de zones cultivables. En outre, elle dispose de seulement 10 % de la superficie cultivable mondiale et doit nourrir 22 % de la population mondiale. L'agriculture chinoise est également handicapée par son morcellement, avec 200 millions de foyers exploitant chacun, en moyenne, une superficie de 65 ares.
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_populaire_de_Chine

24 août 2011 - Kim Jong-il se dit prêt à imposer un moratoire sur ses essais nucléaires en cas de reprise des pourparlers à Six.

19 décembre 2011- Pyongyang annonce la mort, deux jours avant, de Kim Jong-il
et la prise de pouvoir de son dernier fils, Kim Jong-un. Les funérailles sont attendues le 28 décembre.

14 mars 2013 : Xi Jinping officiellement président de la Chine

Le parlement chinois a élu jeudi Xi Jinping à la présidence de la République. Il s'agissait d'une formalité pour le nouveau chef du Parti communiste chinois (PCC) qui parachève la transition inaugurée en novembre 2012 à la tête de la deuxième puissance mondiale. A 59 ans, Xi Jinping succède ainsi à Hu Jintao et aura Li Keqiang comme Premier ministre.
Elu à la tête du PCC, Xi Jinping était automatiquement promis à prendre la présidence de la République, tous les organes de l'Etat chinois étant soumis au Parti communiste, parti unique.
En endossant le titre de chef de l'Etat, Xi Jinping représentera désormais la Chine au niveau international et dispose de tous les rênes du pouvoir pour les dix prochaines années.
Premier dirigeant né après la fondation du régime par Mao en 1949, il est le fils d'un héros révolutionnaire et à ce titre l'un des «princes rouges» de la nomenklatura. Sa personnalité se confond avec la carrière d'un homme d'appareil qui a su gravir avec habileté et prudence les échelons de la hiérarchie communiste. Il a déjà reconnu que la nouvelle équipe fait face à d'«énormes responsabilités» et à de «graves défis», au premier rang desquels la corruption galopante dans ses rangs qui, a-t-il dit, menace de «tuer le Parti» et donc le régime. Il lui reste toutefois à prouver sa volonté déclarée de chasser non seulement les «mouches», les cadres locaux corrompus, mais aussi les «tigres», les hauts responsables, et d'entreprendre les réformes attendues par une majorité de Chinois.
La censure a étouffé les révélations en juin 2012 par l'agence Bloomberg de la fortune de ses proches, évaluée à 376 millions de dollars (un peu moins de 300 millions d'euros). Aucune malversation ne lui est directement imputée. Depuis, il a été montré auprès de paysans pauvres ou auprès d'ouvriers, un classique de la propagande. Mi-décembre, lors d'une tournée dans le sud, à Shenzhen, ville pionnière des réformes économiques et de l'ouverture aux capitaux étrangers, Xi Jinping a mis en garde contre toute ouverture politique du style de celle lancée par l'ex-président soviétique Mikhail Gorbatchev, prélude à l'effondrement de l'URSS.
http://www.leparisien.fr/international/chine-xi-jinping-officiellement-president-14-03-2013-2640283.php

10 juin 2013 : Scandale Prim : Edward Snowden se dévoile depuis Hong Kong où il s'est réfugié

révèle l'espionnage de millions de citoyens à travers le monde par les américains et les britanniques avec la complicité de google, Facebook, Skype, Microsoft, Apple...
communications téléphoniques, SMS, contenu de courriels, messages Facebook, historique de l’activité en ligne d’un internaute tout y passe !

"Je ne peux autoriser le gouvernement des Etats-Unis à détruire la vie privée et les libertés fondamentales". Cet homme est un héros mais il risque 30 ans de prison si l'Oncle Sam arrive à mettre la main sur lui.


Une affiche de soutien a Snowden dans les rues de Honk-Kong

22 Juin 2013 : USA : Interception "de millions de SMS" envoyés sur les réseaux mobiles chinois. Piratage massif de l'université Tsinghua

Le Sunday Morning Post a révélé dimanche que la NSA interceptait "des millions de SMS" envoyés sur les réseaux mobiles chinois.
La NSA, affirme Edward Snowden, a aussi piraté en 2009 les serveurs de Pacnet, une entreprise basée à Hong Kong et qui gère l'un des réseaux de fibre optique les plus étendus de la région, de même que la prestigieuse université Tsinghua à Pékin qui abrite les six principaux réseaux sur lesquels on peut accéder aux données internet de millions de Chinois.
"La NSA fait toutes sortes de choses, comme pirater des compagnies de téléphones portables chinoises pour voler tous vos SMS", a déclaré Edward Snowden dans cet entretien.
Edward Snowden évoque le piratage massif de l'université Tsinghua, établissement prestigieux qui compte parmi ses diplômés l'actuel président chinois Xi Jinping et l'ancien président Hu Jintao. Selon lui, le piratage de cet établissement était encore en cours en janvier dernier.
Edward Snowden "affirme avoir des preuves de ce qu'il avance", selon le journal qui dit avoir consulté des documents détaillant les attaques menées sur des ordinateurs à Hong Kong et en Chine, sur une période de quatre ans.
http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130623.OBS4259/la-nsa-aurait-intercepte-des-millions-de-sms-chinois.html?xtor=RSS-12

Le South China Morning Post, qui a rencontré Snowden à Hong Kong, annonce que le jeune Américain lui communiqué la liste des ordinateurs ou réseaux informatiques chinois uniquement civils, espionnés par la National Security Agency (NSA) depuis 4 ans, avec les adresses IP des sites concernés et les dates d'intrusion. Les documents montreraient que la NSA aurait réussi à 75% à entrer dans les cibles visées.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15702

23 juin : Snowden a quitté Hong Kong après avoir été invité, discrètement, à le faire par le gouvernement chinois

selon l'avocat chinois (par ailleurs député) qui le conseillait lors de son séjour à Hong Kong. Ceci alors que les USA avaient officiellement demandé son arrestation, et ont, depuis, annulé son passeport.
Le New York Times estime que Pékin a décidé de laisser partir Snowden de Hong Kong pour éviter d'aggraver ses relations avec les USA par une longue bataille juridique quant à la légalité d'une éventuelle expulsion de l'ex-agent de la CIA, et pour ménager son opinion publique qui considère généralement Snowden comme un héros.
les services secrets chinois se seraient débrouillés pour aspirer l'intégralité des données contenues dans les quatre ordinateurs que Snowden a emmené avec lui quand il a fui les USA
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15756

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