Edward Snowden et le scandale PRISM

révélation de l'espionnage de millions de citoyens à travers le monde par les américains et les britanniques
avec la complicité de google, Facebook, Skype, Microsoft, Apple, Youtube, yahoo, paltalk ...

puis révélations sur les programmes : Sauron, XKeyscore, GENIE, Bullrun, Optic Nerve

"Je ne peux autoriser le gouvernement des Etats-Unis à détruire la vie privée et les libertés fondamentales"

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Cet homme risque 10 ans de prison, c'est l'homme le plus recherché au monde en Juin 2013
il a tout sacrifié pour révéler au monde un espionnage de grande ampleur des citoyens
par celles que l'on continue de nommer les "grandes démocraties occidentales"

qui est Snowden ?

Prism Data centers Sauron XKeyscore

GENIE Bullrun

Optic Nerve


Pourquoi protéger ses données personnelles ?

comment protéger ses données personnelles :
les conseils de Snowden lui même
historiques de navigation et recherches internet, formulaires
autre usages (mail, vidéoconférence, transfert de fichiers etc)

Qui est Edward Snowden?

Edward Joseph Snowden, né le 21 juin 1983, est un informaticien américain, ancien employé de la CIA et de la NSA.

Dans le dernier billet de son blog, qu'elle a fermé mardi matin, Lindsay Mills, la petite amie d'Edward Snowden se dit perdue


Lindsay Mills

Au milieu de ces deux pages, une photo de l'hôtel Mira, à Hong Kong où Snowden a été interviewé par un journaliste du Guardian, avant de quitter l'établissement lundi sans laisser de traces. En dessous, on voit la maison que Snowden (29 ans) et sa compagne Lindsay Mills (28 ans) habitaient à Hawaï. Le 7 juin, après la publication des informations sur Prism dans le Washington Post et le Guardian, elle avait écrit "Malade, épuisée, avec tout le poids du monde sur mes épaules".
Dans son dernier message, daté de lundi, Mills écrit : "Alors que je tape sur mon clavier couvert de larmes, je me souviens de tous les visages qui ont croisé mon chemin (...) et de ceux à qui je n'ai pas eu le temps de dire adieu".
Dans un autre article, le Guardian cite Jonathan Mills, le père de la jeune femme. Devant sa maison du Maryland (USA), Mr Mills indiqué que sa fille "allait aussi bien que possible, et qu'il n'a rien à ajouter" avant de souhaiter "bonne chance" à Snowden "avec toute son affection". Le Washington Post ajoute qu'un ami de Mills raconte qu'elle ignorait tout des intentions de Snowden et qu'elle a été totalement surprise.
Elle affichait sur son blog, et sa page Facebook, des vidéos de son travail de danseuse au sein de la Waikiki Acrobatic Troupe, (dont une vidéo de Pole Dancing, danse déshabillée autour d'une barre verticale).

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15686

Alors pourquoi ce jeune homme, avec une si jolie petite amie (qui en prime peut lui faire rien que pour lui des petites danses coquines !) qui habite dans une maison sur une île paradisiaque et travaille déjà pour une des plus prestigieuses compagnie américaine de défense ( 200 000 dollars par an), ce qui peut laisser augurer une brillante carrière, pourquoi diable a-t-il décidé de tout sacrifier , pourquoi a-t-il risqué de tout perdre ?

Depuis quelques semaines, il vit reclus dans une chambre d'hôtel à Hong Kong. Il a placé des coussins contre la porte de sa chambre, pour déjouer toute tentative d'écoute. Quand il se connecte sur son PC, il compose son mot de passe avec une couverture sur la tête, au cas où une caméra le filmerait du plafond. Il est totalement parano, mais il a des raisons.
Sa brève autobiographie livrée au Guardian (lecture impérative)
est celle, désespérément ordinaire et extraordinaire, d'un jeune Américain idéaliste, qui a eu le tort de croire aux histoires qu'on lui racontait. Il s'engage dans l'armée pour contribuer à libérer le peuple irakien de la dictature de Saddam Hussein. Peu à peu, il découvre les coulisses du Renseignement américain. Ce qui fait la force de son récit, c'est que sa naïveté, son idéalisme, y apparaissent sans fards (un point commun avec Manning) . En poste à Genève, il voit par exemple la CIA compromettre un banquier suisse, en l'amenant à conduire en état d'ivresse, pour mieux le tenir ensuite, et récolter des renseignements bancaires. Le procédé est vieux comme le Renseignement : il s'en dit pourtant choqué. Il croit qu'Obama va mettre fin aux sales pratiques. Mais Obama ne fait rien. Alors, il fait le grand saut, et balance sa pleine pelletée de documents au Washington Post. Après avoir sollicité des fonctionnaires américains, le journal décide prudemment de n'en publier qu'un dixième. C'est dans ces circonstances, comprend-on, que Snowden balance les mêmes documents au Guardian, sans doute présumé plus indépendant du gouvernement US.
Il sait les risques qu'il prend.
Il sait qu'il risque l'exil à vie à Hong Kong, dans une chambre d'hôtel ni plus ni moins confortable qu'une chambre de l'ambassade d'Equateur à Londres, et finalement à peine plus qu'une cellule de prison militaire américaine. Ou bien l'extradition aux USA. Ou bien des tentatives de récupération par le gouvernement chinois. Il le sait, et il reste debout. Il ne cherche ni la gloire ni l'argent. Il a fait ce qu'il pensait devoir faire, parce qu'il n'est pas vertueux d'espionner les citoyens. Il est possible que l'on découvre demain que cette histoire est trop belle. Il est probable que la CIA va tout faire pour souiller cette légende toute neuve, et peut-être auront-ils des éléments pour le faire. En attendant, devant cette histoire telle qu'elle est racontée aujourd'hui, devant ce héros qui nous tombe dessus au réveil, on ne peut dire qu'un mot : chapeau.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15669

"Je ne peux pas laisser le gouvernement américain détruire notre vie privée et nos libertés fondamentales."
Snowden dit ne "pas pouvoir vivre dans un monde où tout est enregistré."

Ayant d'abord travaillé pour la CIA, Snowden collaborait depuis quatre ans avec la NSA via différents fournisseurs extérieurs. Il gagnait très bien sa vie (200 000 dollars/an).
Interrogé par le Guardian, Snowden dit de Manning qu'il "a été inspiré par le bien public". Il ajoute qu'il n'a pas voté Obama en 2008, mais a soutenu le républicain Ron Paul, un des pères du mouvement Tea Party, candidat à la primaire républicaine pour l'élection présidentielle signale le Washington Post. Ce dernier a notamment fait campagne contre l'intrusion de l'Etat dans la vie privée, mais n'a pas été choisi par son parti. Snowden ajoute, à propos d'Obama, "qu'il croyait à ses promesses" alors qu'Obama n'a fait "que poursuivre la même politique que ses prédécesseurs."
Au cours des heures d'interview avec le Guardian, il n'a affiché de l'émotion qu'à un moment, en évoquant sa famille qui va subir les conséquences de son action : "cela m'empêche de dormir la nuit". Après avoir vécu avec sa famille dans le Maryland, non loin du siège de la NSA, il s'est engagé dans l'armée en 2003, dans les Forces Spéciales, pour combattre pour la liberté du peuple irakien. Mais il a été très vite déçu en découvrant la vision que les soldats avaient des Arabes en général. Ayant été blessé au cours d'un entraînement, il a finalement été réformé. Ensuite, il a commencé à la NSA comme garde, puis ses compétence en informatique lui ont permis de travailler à la CIA. Il s'est retrouvé en poste à Genève, en 2007, où on le faisait passer pour un fonctionnaire du corps diplomatique. C'est là qu'il a commencé à perdre ses illusions. Il a quitté la CIA en 2009, et commencé à travailler pour la NSA via des sociétés extérieures.

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la Chronologie

6 juin : la National Security Agency (NSA) américaine a obtenu un jugement secret obligeant l'opérateur américain Verizon à lui communiquer les relevés téléphoniques de ses millions de clients.

Verizon se voit aussi interdire toute mention de cette surveillance.
Citée par le Washington Post, l'administration Obama précise que le jugement ne permet pas d'écouter les conversations mais identifie les numéros appelés aux USA et à l'étranger, sans afficher le nom de la personne qui appelle. Un expert indique c'est un ordre de routine qui est renouvelé tous les 90 jours depuis 2006 par la Foreign Intelligence Surveillance Court, une cour spécialisée dans les problèmes de sécurité, dans le cadre du Patriot Act antiterroriste.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15652


voir analyse détaillée du programme sur clubic.com

L'American Civil Liberties Union (Aclu), une des principales organisations de défense des libertés civiques aux Etats-Unis, a porté plainte mardi contre le programme de surveillance mise en place par la National Security Agency (NSA) et dont l'existence, révélée par le Guardian et le Washington Post, suscite un vif débat. Dans sa plainte déposée à New York, l'Aclu estime que le programme Prism viole la constitution en s'en prenant à la liberté d'expression, garantie par le premier amendement, et à la protection de l'intimité défendue par le quatrième amendement. Les poursuites engagées visent notamment James Clapper, le directeur national du renseignement (DNI), une fonction qui coordonne les différentes agences américaines du renseignement, ainsi que les responsables de la NSA, du département de la Défense, du département de la Justice et du FBI. L'Aclu dénonce un programme qui, dit-elle, "aspire les informations de chaque coup de téléphone passé depuis ou vers les Etats-Unis".
http://soyons-serieux.fr/prism-big-brother-is-watching-you/

7 juin : la National Security Agency (NSA) et le FBI accèderaient directement aux serveurs centraux de neuf grandes sociétés américaines de l'Internet, pour surveiller conversations audio et vidéo, photographies, e-mails, documents et historiques de connexion

Grace à Prism, la National Security Agency (NSA) et le FBI fouillent directement dans les serveurs de neuf sociétés américaines de l'Internet, explique le quotidien. Le journal détaille ensuite le système officiellement destiné à surveiller des menaces venant de l'étranger. Les sociétés concernées sont Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, AOL, Skype, YouTube, Apple, et PalTalk (service de chat avec 150 millions d'utilisateurs dont 10 millions dans le monde). Prism, qui a débuté en 2007 par l'accès aux serveurs de Microsoft, est approuvé par la justice américaine.
Ces sociétés disent tout ignorer de ce programme, et démentent autoriser le gouvernement à l'utiliser. Elles ajoutent qu'elles ne fournissent que des données limitées uniquement sur des cas précis, après avoir été mises en demeure de le faire par la justice.
Mais James R. Clapper, Director of National Intelligence (DNI), et conseiller d'Obama en matière de sécurité, a confirmé son existence en précisant : "Les informations obtenues sont parmi les sources les plus importantes obtenues sur des activités étrangères, et elles servent à protéger notre pays contre une grande variété de menaces. La divulgation illégale d'informations sur ce programme totalement légal doit être condamnée et elle met en cause la sécuité des Américains." Clapper a assuré qu'il y avait de nombreuses erreurs dans la présentation qu'en fait le Washington Post, sans toutefois préciser lesquelles. Le journal indique que Prism approvisionne le briefing quotidien remis à Obama. Il a été mentionné 1 477 fois l'an dernier dans les mémos présidentiels.
Lors d'une conférence sur la cybersécurité organisée par l'agence Reuters, mi-mai, il y a deux semaines, le général Keith Alexander aussi Commandant du U.S. Cyber Command (USCYBERCOM) expliquait : "la NSA a plein d'informations sur des terroristes potentiels, et n'a pas la bande passante pour lire les 420 milliards d'e-mails générés par les Américains chaque jour - même si certains gouvernements étrangers ont essayé de le faire. Le plus ironique est que de fait, nous sommes les seuls à ne pas espionner les Américains". Ces propos prennent une résonance toute particulière maintenant que le Guardian a révélé que la NSA récupérait chaque jour les relevés téléphoniques de dizaines de millions d'Américains.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15655

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une parade pour les historiques de navigation et les formulaires en ligne : utiliser Ixquick au lieu de google

Ixquick Protège Votre Vie Privée! Le seul moteur de recherche qui n’enregistre pas votre adresse IP.
Votre Vie Privée est menacée! Chaque fois que vous utilisez un moteur de recherches courant, vos données de recherches sont enregistrées'. Les principaux moteurs de recherche enregistrent votre adresse IP et utilisent des cookies de suivi pour enregistrer vos termes de recherche, la date et l'heure de votre visite, et les liens sur lesquels vous avez cliqué. Ils enregistrent ensuite ces informations dans une énorme base de données.
Ces recherches révèlent une quantité choquante d'informations personnelles à votre sujet, comme vos intérêts, votre situation de famille, vos penchants politiques, votre état de santé, etc. Ces informations constituent aujourd'hui une mine d'or pour les sociétés de marketing, les autorités gouvernementales, les black-hat hackers et les criminels : tous ceux qui ne demandent qu'à mettre la main sur vos données de recherche privées.
Les principaux moteurs de recherche ont tranquillement constitué une base de données d'informations personnelles d'une ampleur sans précédent. Malheureusement, ces données peuvent facilement tomber dans de mauvaises mains.
Lorsque nous effectuons une recherche, nous ouvrons notre jardin secret à notre ordinateur. Ce qu’il renferme devrait être en sécurité.
https://www.ixquick.com/fra/protect-privacy.html

explication : lorsque vous faites une recherche sur le moteur google, un flux de photon traverse l'Atlantique dans des fibres optiques car le serveur principal de google se trouve aux USA. C'est à ce moment là que les états espions captent et analysent ce flux de données, google elle même sauvegarde votre IP et votre historique de navigation. Si vous avez une IP anonyme on ne peut pas associer cet historique de navigation à votre personne, votre vie privée est protégée. Par ailleurs lorsque vous consultez un lien trouvé via Ixquick la connexion sur ce lien continue en HTTPS, c'est à dire qu'elle est sécurisée par un cryptage, vous êtes toujours anonyme, l'authenticité du site sur lequel vous allez est confirmée, les données que vous saisissez dans le formulaire sont protégées.

Attention aucune sécurité n'est inviolable, le HTTPS limite grandement les risques notamment de piratage par des amateurs ou des escrocs, mais il peut tout de même être piraté par des experts comme le confirme la page wikipédia sur ce protocole : https://fr.wikipedia.org/wiki/HTTPS

Attention également, si vous utilisez Ixquick, la route entre vous et le serveur hollandais qui vous fournit une IP anonyme le temps de votre session de navigateur peut être espionnée, des flux de données circulent (certes en https donc sécurisé), stationnent dans des proxi (à vérifier) et peuvent donc être interceptées et dupliquées et stockées, il faudrait garantir aux internautes une IP anonyme à la source c'est à dire au niveau de votre fournisseur d'accès ( orange, free, sfr etc) pour garantir réellement le respect de la vie privée et la protection de nos données personnelles.

Sur le présent site web Xquick est disponible sur la page d'accueil grace à ce bandeau :

Ce site Web

Mais il est possible de faire carrément d'Ixquick votre page d'accueil de navigateur ou bien de le consulter directement ici : https://ixquick.com/fra/


https://ixquick.com/fra/prism-program-revealed.html

10 juin : Edward Snowden se dévoile

C'est le visage du jour, celui de ce whistleblower (lanceur d'alerte) qui a fait fuiter le programme Prism. Après l'avoir rencontré pendant plusieurs jours, le Guardian a révélé, le premier, dimanche sur son site Web, le nom de Snowden, à la demande de l'intéressé lui-même.
Le visage de Snowden est, bien sûr, à la Une du Guardian ce lundi "Je ne peux pas laisser le gouvernement américain détruire notre vie privée et nos libertés fondamentales."
Il y a trois semaines, après avoir copié des documents secrets, et demandé un congé pour maladie, Snowden a quitté son poste dans une antenne de la NSA à Hawaï, et s'est enfui à Hong Kong, sans prévenir ses proches, pas même sa petite amie.
Snwoden se dit conscient des risques qu'il prend, et sait que les autorités vont enquêter sur sa famille et ses amis, et qu'on va lui faire payer ce geste spectaculaire.
Ayant d'abord travaillé pour la CIA, Snowden collaborait depuis quatre ans avec la NSA via différents fournisseurs extérieurs. Il gagnait très bien sa vie (200 000 dollars/an) mais dit ne "pas pouvoir vivre dans un monde où tout est enregistré."
Face à la réaction d'Obama qui a justifié l'existence du programme Prism, après la publication des documents de la NSA, la semaine dernière, Snowden dit que le président américain "essaie de se défendre lui-même, il essaie de défendre l'injustifiable, et il le sait". Snowden a quitté Hawaï pour Hong Kong le 20 mai dernier. Il n'en a pas bougé depuis. Il dit avoir choisi cette ville car elle est connue pour "sa liberté d'expression" et qu'on y reconnaît le droit "d'être un dissident" tout en pensant que c'est l'un des rares pays du monde qui puisse résister à une demande des USA.
Depuis son arrivée, il n'a quitté son hôtel que trois fois, et se fait servir ses repas dans sa chambre. Il met des oreillers contre le bas de sa porte pour éviter que l'on glisse un système d'observation. Quand il travaille sur son ordinateur, il se couvre sa tête et l'appareil avec une couverture, car il veut éviter qu'une caméra cachée dans la pièce puisse voir ses mots de passe. Il sait que différents services de renseignement et de police ont déjà visité la maison d'Hawaï qu'il partageait avec sa petite amie. Il s'inquiète pour son avenir, sachant que le gouvernement chinois pourrait vouloir l'interroger, et que tous les services américains le cherchent. Il risque donc de se faire enlever et envoyer aux USA, soit par des agents américains, soit par des partenaires des USA. Mais précise qu'il "n'a pas peur, parce qu'il a choisi en connaissance de cause".
Considérant que la NSA menaçait la démocratie, il savait qu'il passerait à un moment ou un autre à l'action, pour dénoncer cette surveillance omniprésente. Snowden ajoute qu'il a soigneusement sélectionné les documents qu'il a rendus publics, alors qu'il en détenait beaucoup d'autres. Mais il voulait éviter de provoquer des dégâts, ce qui n'est pas son but, explique-t-il, avant de conclure qu'il souhaite que son action soit finalement positive pour les Etats-Unis.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15668

10 juin : l'Union Européenne s'inquiète. "Nous avons vu les informations de presse. Nous sommes naturellement préoccupés par les possibles conséquences pour la vie privée des citoyens européens"


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La presse britannique comme celle d'autres pays européens s'est étonnée, ce week-end, de découvrir que ses concitoyens peuvent être espionnés par les Américains.
Via le système américain Prism, les Britanniques du Government Communications Headquarters (GCHQ, en photo à la Une du Guardian) le centre des écoutes, ont pu récupérer des informations sur des sujets de sa Gracieuse Majesté, sans avoir besoin d'une décision d'un juge britannique, puisque ce sont les Américains qui exercaient la surveillance.
Le Guardian révèle que les Britanniques accèdent au programme Prism depuis 2010, et qu'il leur a permis de réaliser 197 rapports en 2012.De son côté, à Bruxelles, l'Union Européenne s'inquiète. "Nous avons vu les informations de presse. Nous sommes naturellement préoccupés par les possibles conséquences pour la vie privée des citoyens européens" a déclaré la commissaire aux affaires intérieures, Cecilia Malmström, citée par l'AFP.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15667

Course de vitesse entre le Guardian et le Washington Post pour être les premiers à révéler le scandale Prism. C'est ce qu'indique la genèse de l'histoire qui chaque jour devient de plus en plus précise. En effet, selon le site d'information américain Salon, Snowden a commencé par contacter une réalisatrice de documentaire qui lui a, ensuite, donné les noms de deux journalistes, un du Washington Post, l'autre du Guardian qui, depuis, rivalisent autour de la paternité de cette révélation.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15702

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17 juin : Londres a espionné ses alliés au G20 en 2009
allant jusqu'à faire installer des cybercafés piégés par les services secrets britanniques.
Un logiciel enregistrant les mots de passe utilisés pour se connecter,
permettait de continuer à espionner les délégués même après la fin de ces conférences au sommet.

Le Guardian révèle que les ordinateurs, et les appels téléphoniques des officiels et des hommes politiques qui ont participé au sommet du G20 (en 2009) à Londres ont été espionnés par les services secrets sur ordre du gouvernement britannique. Les délégués pouvaient aussi utiliser des cyber-cafés mis à leur disposition. Mais ceux-ci étaient surveillés par les services secrets qui pouvaient ainsi lire l'intégralité des e-mails reçus ou envoyés. Un logiciel enregistrant les mots de passe utilisés pour se connecter, permettait de continuer à espionner les délégués même après la fin de ces conférences au sommet.
Le Guardian ajoute que le cryptage des BlackBerry des délégués a été percé pour surveiller e-mails et conversations téléphoniques. Une équipe de 45 analystes étudiait, en direct, toutes les données obtenues, jour et nuit, pour en extraire des éléments significatifs retransmis aussitôt aux négociateurs et ministres britanniques participants à la conférence.
Ainsi par exemple, le Government Communications Headquarters (GCHQ) équivalent de la NSA américaine, recevait de celles-ci des informations sur les communications par satellite du président russe Medvedev. Les seuls pays avec lesquels le GCHQ prend des précautions avant d'espionner sont les USA, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15714

“Tant qu’on parle de ce non-événement, le vrai scandale du programme de surveillance de la NSA, c’est-à-dire le fait qu’il permet d’espionner même les citoyens américains, passe au second plan”

17 Juin : l'extradition de Snowden serait une "trahison"

L'extradition aux Etats-Unis de Edward Snowden serait une "trahison" de la confiance mise par l'ex-agent de la CIA dans la démocratie à Hong Kong et une "perte de face" pour Pékin, a estimé lundi 17 juin le quotidien officiel chinois Global Times, dans ce qui constitue la plus directe prise de position publique chinoise sur l'affaire Prism.
"Snowden croit en la démocratie et la liberté de Hong Kong", où il se cache, assure le journal, pour qui l'ancien agent de la CIA, qui a révélé des programmes américains de surveillance massive de l'internet et des communications téléphoniques, "n'a fait de mal à personne" et s'est contenté de "donner l'alerte sur la violation des droits civiques par le gouvernement" américain.
Pékin juge "complètement dénuées de fondement" les allégations selon lesquelles l'ex-consultant américain pourrait avoir espionné pour la Chine. Pékin a par ailleurs affirmé lundi que Washington se devait de se justifier après que Snowden a révélé un vaste système d'espionnage de l'internet par les États-Unis. Selon un sondage publié dimanche, la moitié des Hongkongais sont hostiles à une telle extradition. Quelques centaines personnes ont manifesté samedi contre une telle éventualité. Hong Kong, où la justice est indépendante, bénéficie d'une certaine autonomie sous la tutelle de la Chine et a signé de longue date un accord d'extradition avec les États-Unis. Mais Pékin a le droit d'opposer son véto aux décisions de son territoire. Edward Snowden, réfugié depuis le 20 mai à Hong Kong, est sous enquête du FBI mais aucune demande officielle d'extradition n'a encore été annoncée.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/06/17/scandale-prism-pour-la-presse-chinoise-l-extradition-de-snowden-serait-une-trahison_3431051_651865.html

21 Juin : Comment Skype a aidé la NSA et le FBI à espionner ses clients
Pour faciliter l'espionnage de la NSA, Skype a mis en place son propre système : "Projet Chess".

Skype a mis en place un système pour faciliter l'accès aux données de ses clients aux agences de renseignement américaines. Ce programme, baptisé "Project Chess" [Projet échec, en anglais, NDLR] et développé en secret, a pour but "d’explorer les questions juridiques et techniques pour rendre facilement accessible les appels Skype" aux agences de renseignement et aux forces de l’ordre, révèle le "New York Times" jeudi 20 juin, citant des sources proches du projet.
le projet a débuté cinq ans plus tôt, en 2008, avant que Skype ne soit vendu à Microsoft par eBay pour une valeur de 8,5 milliards de dollars en octobre 2011. Selon les documents du "Guardian" sur le programme Prism, Skype coopère avec le système de la NSA depuis février 2011.
Déjà, en juillet 2012, Skype avait été malmené par des rumeurs d'espionnage. Quand Chaim Haas, chargé des relations avec la presse chez Skype, est interrogé par un journaliste américain de "Slate", Ryan Gallagher, sur les diverses rumeurs selon lesquelles l'entreprise pourrait être l'objet d'écoutes électroniques de la part de la police, il avait déclaré : "[Skype] coopère avec les organismes d'application de la loi autant qu'il est juridiquement et techniquement possible".
Dans la foulée du rachat de Skype, en 2011, Microsoft a obtenu un brevet d'"interception légal", une technologie conçue pour être utilisée avec les services de d'appel et de messagerie, comme Skype, pour "silencieusement copier les communications transmise par ces sessions". "On ne sait pas si cette technologie a été intégrée à Skype", expliquait d'ailleurs le journaliste de Slate, Ryan Gallagher.
Plus dérangeant, la structure de communication de Skype a changé et a vu apparaître des "supernodes". Autrement dit : des serveurs qui centralisent les informations cryptées échangées entre les utilisateurs du service d'appel en ligne. Ce qui rend l'interception d'une conversion via Skype beaucoup plus facile. Une modification peu appréciée par les groupes de hackers et les militants de la protection de la vie privée sur internet.

http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130621.OBS4085/comment-skype-a-aide-la-nsa-et-le-fbi-a-espionner-ses-clients.html

selon Der Spiegel le 29 juin, plus de 80 firmes collaborent avec le programme PRISM


dates de début de coopération avec le programme PRISM
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22 Juin : Ecoutes : le Royaume-Uni accusé d'espionnage à grande échelle
600 millions de communications téléphoniques chaque jour,
contenu de courriels, messages Facebook, historique de l’activité en ligne d’un internaute.

Selon le Guardian, les données obtenues incluent des enregistrements de conversations téléphoniques, le contenu de courriels, de messages sur Facebook, l’historique de l’activité en ligne d’un internaute. Les documents consultés par le journal montrent qu’en 2012, l’agence britannique avait accès à plus de 200 câbles à fibres optiques et pouvait traiter 600 millions de communications téléphoniques chaque jour.
Les deux principales composantes du programme de surveillance du GCHQ sont «Maîtriser l’internet» («Mastering the Internet») et «Exploitation des télécommunications mondiales» («Global Telecoms Exploitation») et sont, indique le Guardian, menées sans «que le public en ait eu la moindre connaissance ou qu’il y ait eu le moindre débat».
Les services britanniques de renseignement ont un accès à des câbles à fibres optiques leur permettant de surveiller à grande échelle les communications mondiales, selon des documents dévoilés par Edward Snowden au Guardian.
Selon l’ex-consultant, ce phénomène n’est «pas juste un problème américain». «Le Royaume-Uni joue un rôle majeur», a déclaré Snowden, cité samedi par le Guardian. «Ils sont pires que les Américains», ajoute-t-il même à propos du Quartier général des communications du gouvernement (GCHQ), service britannique des écoutes.
Selon le journal britannique, le GCHQ a obtenu un accès aux câbles transatlantiques à fibres optiques qui permettent le trafic internet et les appels téléphoniques, par des «accords secrets» avec des entreprises privées, et partage les données ainsi rassemblées avec l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA).
Les données récupérées peuvent être stockées pendant une période allant jusqu’à 30 jours par l’agence britannique à des fins d’analyse, dans le cadre d’une opération portant le nom de code «Tempora», qui a commencé il y a 18 mois, rapporte le journal.
Le directeur de la commission parlementaire britannique chargée du renseignement et de la sécurité, Malcolm Rifkind, a déclaré : «La question cruciale n’est pas tant de savoir quelle quantité de données (GCHQ) peut en théorie collecter mais ce à quoi il peut avoir accès, s’il s’agit d’une intrusion dans la vie privée des citoyens».
«Si le GCHQ a intercepté un grand nombre de communications de personnes innocentes dans le cadre d’une opération de large envergure, je vois mal comment cela peut coller avec la procédure qui prévoit une autorisation (gouvernementale) pour chaque interception de communication individuelle», a déclaré le directeur de l’association Big Brother Watch, Nick Pickes. «Cette question doit de façon urgente être abordée au Parlement», a-t-il dit.
Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a dénoncé l’inculpation d’Edward Snowden par la justice américaine. «Aujourd’hui, le calvaire d’Edward Snowden ne fait que commencer», a déclaré dans un discours mis en ligne par WikiLeaks le cyber-militant australien, lui-même reclus depuis un an à l’ambassade d’Equateur à Londres pour éviter une extradition vers les Etats-Unis.

http://www.liberation.fr/monde/2013/06/22/ecoutes-les-britanniques-pires-que-les-americains-selon-snowden_912957?xtor=rss-450

 

Baptisé Tempora, ce projet, en place depuis un an et demi, permettrait au Government Communications Headquarters de conserver durant trente jours les données «puisées» dans les câbles, tels que des emails, des messages Facebook, ou un historique des recherches d'un internaute. Les résultats de ces écoutes seraient transmis à la sécurité intérieure américaine, la NSA. Lors de la révélation du scandale Prism, programme permettant aux autorités américaines d'accéder directement aux serveurs de Google, Facebok, Twitter ou Skype pour surveiller les échanges entre internautes, David Cameron avait assuré que le Royaume-Uni ne s'adonnait pas à ce genre de pratiques.
http://www.lefigaro.fr/international/2013/06/22/01003-20130622ARTFIG00255-le-lanceur-d-alerte-edward-snowden-inculpe-pour-espionnage.php

Selon le Guardian, ces données volées ne serviraient pas seulement à traquer les terroristes mais aussi à la lutte contre le «crime organisé» et même à veiller au «bien-être économique» de la nation, c’est-à-dire à l’espionnage économique.
L’intitulé même de deux programmes du GCHQ dévoilés par le journal - «maîtriser Internet» et «l’exploitation des télécommunications mondiales» - semble bien indiquer une volonté de collecte et d’analyse systématique des communications mondiales.
Pour plusieurs anciens de la NSA, qui dénoncent depuis des années déjà les dérives de l’agence, ces révélations confirment leurs pires craintes. «Ce qui est nouveau, c’est que Snowden a maintenant apporté des documents prouvant que la NSA procède bien à cette surveillance systématique d’Internet et des appels téléphoniques aux Etats-Unis même», décrypte William Binney, un précédent «lanceur d’alerte» qui a quitté la NSA en 2001, scandalisé par cet espionnage intérieur. «Il devient maintenant de plus en plus difficile pour les autorités américaines de nier qu’elles ont bien ces outils à leur disposition. En mars 2011, le directeur du FBI lui-même, Robert Mueller, a déclaré avoir accès à une large base de données du ministère de la Défense, c’est-à-dire de la NSA, dans laquelle il peut récupérer tous les mails d’un suspect», insiste-t-il.
Jusqu’à présent, Barack Obama s’est pourtant enfermé dans le déni, assurant que l’espionnage d’Internet ne vise que les citoyens «étrangers» et «non-résidents» aux Etats-Unis. Pour William Binney, fort de ses trente et un ans d’ancienneté à la NSA, le président américain «ment» là ouvertement à ses concitoyens.

http://www.liberation.fr/monde/2013/06/23/en-russie-les-bons-baisers-de-snowden_913187

Pourquoi protéger ses données personnelles ?

comment protéger ses données personnelles :
les conseils de Snowden lui même
historiques de navigation et recherches internet, formulaires
autre usages (mail, vidéoconférence, transfert de fichiers etc)

Le fait que le royaume utilise des réseaux de fibre optique pour une surveillance électronique planétaire a déjà été révélé en 2001 tout comme le programme de la NSA lorsqu'il se nommait "Echelon".

C'était déjà avant Prism un élément crucial du réseau mondial qui permet d'espionner toutes les communications privées ou commerciales, à l'échelle planétaire. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, conversations téléphoniques, fax, e-mails, sont interceptés et analysés à des fins économiques et politiques. C'est ce que révèle documents à l'appui, le rapport de Duncan Campbell rédigé pour le parlement européen.
Ce rapport est disponible aux éditions Allia ISBN : 2-84485-052-9
http://www.amazon.fr/Surveillance-%C3%A9lectronique-plan%C3%A9taire-Duncan-Campbell/dp/2844850529

par ailleurs il faut signaler que l'Allemagne s'est faite aussi épingler en octobre 2011 pour avoir espionné les internautes
l'occasion aussi de rappeler que la France n'est pas en reste puisque les internautes français sont aussi espionnés via le logiciel eagle de la société Amesys.

La même société filiale de Bull et qui a permis au régime de Kadhafi d'exercer sa répression.
«Comment j'ai mis 8 millions de Libyens sur écoute» : Les services de renseignement de Kadhafi ont été formés dans le plus grand secret par des cadres d'Amesys, une filiale de Bull, ainsi que par des militaires de la direction du renseignement militaire (DRM). L'information avait été dévoilée mardi par le Wall Street Journal . Le Figaro a retrouvé l'un des militaires chargés de cette formation. «Nous avons mis en route le système d'écoute libyen fin juillet 2008, explique-t-il, sous couvert d'anonymat. Les cadres de Bull étaient très attachés à cette mission qui avait été facturée environs 10 millions d'euros.» Selon lui, c'est l'homme d'affaire franco-libanais Ziad Takieddine qui a fait l'intermédiaire et a géré le volet commercial du produit. Une version du logiciel Eagle, conforme à la loi, est utilisée en France depuis 2009
http://www.lefigaro.fr/international/2011/09/01/01003-20110901ARTFIG00412-comment-j-ai-mis-8-millions-de-libyens-sur-ecoute.php

22 Juin : USA : Interception "de millions de SMS" envoyés sur les réseaux mobiles chinois. Piratage massif de l'université Tsinghua

Le Sunday Morning Post a révélé dimanche que la NSA interceptait "des millions de SMS" envoyés sur les réseaux mobiles chinois.
La NSA, affirme Edward Snowden, a aussi piraté en 2009 les serveurs de Pacnet, une entreprise basée à Hong Kong et qui gère l'un des réseaux de fibre optique les plus étendus de la région, de même que la prestigieuse université Tsinghua à Pékin qui abrite les six principaux réseaux sur lesquels on peut accéder aux données internet de millions de Chinois.
"La NSA fait toutes sortes de choses, comme pirater des compagnies de téléphones portables chinoises pour voler tous vos SMS", a déclaré Edward Snowden dans cet entretien.
Edward Snowden évoque le piratage massif de l'université Tsinghua, établissement prestigieux qui compte parmi ses diplômés l'actuel président chinois Xi Jinping et l'ancien président Hu Jintao. Selon lui, le piratage de cet établissement était encore en cours en janvier dernier.
Edward Snowden "affirme avoir des preuves de ce qu'il avance", selon le journal qui dit avoir consulté des documents détaillant les attaques menées sur des ordinateurs à Hong Kong et en Chine, sur une période de quatre ans.

http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130623.OBS4259/la-nsa-aurait-intercepte-des-millions-de-sms-chinois.html?xtor=RSS-12

Le South China Morning Post, qui a rencontré Snowden à Hong Kong, annonce que le jeune Américain lui communiqué la liste des ordinateurs ou réseaux informatiques chinois uniquement civils, espionnés par la National Security Agency (NSA) depuis 4 ans, avec les adresses IP des sites concernés et les dates d'intrusion. Les documents montreraient que la NSA aurait réussi à 75% à entrer dans les cibles visées.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15702

22 Juin : Snowden accusé d'espionnage.

Edward Snowden serait-il le nouveau Bradley Manning ? Le consultant de 30 ans, à l'origine des fuites sur le scandale Prism, est désormais sous le coup d'un mandat d'arrêt. Des responsables américains sont ce samedi à Hongkong pour négocier son extradition. La veille, la justice américaine a inculpé le jeune homme pour espionnage, ainsi que vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux. Edward Snowden risque une peine de dix ans de prison.
porte de sortie possible pour Edward Snowden: l'Islande. Un homme d'affaires islandais a déclaré à la télévision qu'une collecte de fonds gérée par WikiLeaks a permis de financer un billet d'avion vers ce pays connu pour sa défense d'un Internet libre. Le trajet, qui coûterait près de 250.000 euros, se ferait dans un jet privé loué à une compagnie chinoise. «Nous avons un avion et toute la logistique est en place», explique un dirigeant de DataCell, entreprise gérant la collecte de fonds. «Maintenant, nous attendons une réponse du gouvernement» islandais. Ce dernier se montre néanmoins extrêmement prudent, et rappelle qu'avant toute chose, Edward Snowden doit déposer une demande d'asile en personne, sur place, ce qui laisse planer le doute sur la viabilité de l'entreprise.

http://www.lefigaro.fr/international/2013/06/22/01003-20130622ARTFIG00255-le-lanceur-d-alerte-edward-snowden-inculpe-pour-espionnage.php

23 Juin : Snowden en route pour Moscou

Edward Snowden a quitté Hong Kong dimanche à bord d'un vol Aeroflot à destination de Moscou. Il a embarqué à 10h55, 4h55 heure de Paris. Il devait atterrir à 17H15, 15h15 heure de Paris, à l'aéroport Sheremetyevo de Moscou mais la capitale russe ne serait qu'une étape, a précisé le SCMP, citant l'Islande ou l'Equateur comme destination finale.
Le gouvernement hongkongais a confirmé : "Aujourd'hui, Snowden a quitté Hong Kong volontairement pour un pays tiers de façon légale et normale", les autorités hongkongaises n'ont "pas obtenu d'informations pertinentes" justifiant l'arrestation du jeune Américain comme le demandaient les Etats-Unis.
Septième personne à être poursuivie par le gouvernement de Barack Obama pour avoir transmis des documents secrets à la presse, il risque 30 ans de prison.

http://www.lepoint.fr/monde/snowden-en-route-pour-moscou-23-06-2013-1684979_24.php

Snowden a quitté Hong Kong après avoir été invité, discrètement, à le faire par le gouvernement chinois, selon l'avocat chinois (par ailleurs député) qui le conseillait lors de son séjour à Hong Kong. Ceci alors que les USA avaient officiellement demandé son arrestation, et ont, depuis, annulé son passeport.
Le New York Times estime que Pékin a décidé de laisser partir Snowden de Hong Kong pour éviter d'aggraver ses relations avec les USA par une longue bataille juridique quant à la légalité d'une éventuelle expulsion de l'ex-agent de la CIA, et pour ménager son opinion publique qui considère généralement Snowden comme un héros.
les services secrets chinois se seraient débrouillés pour aspirer l'intégralité des données contenues dans les quatre ordinateurs que Snowden a emmené avec lui quand il a fui les USA

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15756

le 11 juillet le Guardian revient sur l'article du NY Times qui avait affirmé que les chinois avaient récupéré les données de l'ordinateur de Snowden.
Le Guardian souligne que le New York Times a écrit le 24 juin dernier, sans aucune preuve ou source identifiée, que la Chine avait récupéré le contenu des quatre ordinateurs portables de Snowden avant de le laisser partir de Hong-Kong vers Moscou. Le New York Times évoquait simplement "deux experts occidentaux du renseignement" qui "ont travaillé pour des agences gouvernementales de renseignement" qui déclaraient qu'ils "pensaient que le gouvernement chinois s'était débrouillé pour récupérer le contenu" des ordinateurs de Snowden.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15865

Le départ d'Edward Snowden de Hong Kong est, pour la Chine et pour Hong Kong, la réponse "la plus rapide et la meilleure possible", estime Shi Yinhong, professeur à l'Institut des relations internationales de l'université Renmin Daxue, à Pékin.
Mais, passé le soulagement d'éviter une crise diplomatique sur le sort de Snowden, reste le conflit du cyber-espionnage. L'éditorial du Renmin Ribao ne perd pas l'occasion de s'offusquer de l'attitude américaine : "Aucun pays ne peut dire une chose et faire le contraire, crier au voleur tout en volant la caisse, dans la plus grande hypocrisie. L'affaire Prism montre une nouvelle fois que remédier à l'état de désordre d'Internet, prévenir la 'course aux armements' sur le web, y promouvoir la paix et la sécurité, tout cela correspond aux intérêts communs de la communauté internationale." Si l'alerte a été sérieuse, la porte reste aujourd'hui ouverte au dialogue, indique pourtant l'éditorial. "La Chine est victime d'attaques sur Internet, elle s'en alarme beaucoup. Elle s'y oppose résolument et désire, dans un esprit de respect mutuel, promouvoir le dialogue et la coopération, pour la protection en commun de la paix et de la sécurité dans le cyberespace."

http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2013/06/24/bonne-chance-snowden

Après de nombreuses spéculations, une source au sein de la compagnie aérienne Aeroflot a indiqué que l'ex-agent de la CIA se rendait à Caracas via La Havane. "Un passager portant [le nom d'Edward Snowden] va arriver aujourd'hui à Moscou par le vol SU213 en provenance de Hongkong, et demain, 24 juin, il décollera par le vol SU150 pour La Havane", a indiqué la source citée par l'agence de presse russe Itar-Tass, ajoutant : "le même jour, il quittera La Havane pour Caracas sur un vol local". Une source d'Aeroflot a confirmé à la radio Echo de Moscou que le nom de Snowden était enregistré sur un vol La Havane - Caracas, numéro V04101.
"WikiLeaks a fourni une aide pour l'asile politique de M. Snowden dans un pays démocratique, pour ses documents de voyage et sa sortie sécurisée de Hong Kong", indique le site fondé par le cybermilitant Julian Assange, lui-même réfugié à l'ambassade de l'Equateur à Londres.
"Le gouvernement de l'Equateur a reçu une demande d'asile de la part d'Edward Snowden", a déclaré Ricardo Patiño, le chef de la diplomatie équatorienne sur son compte Twitter.
Le South China Morning Post, quant à lui, avait avancé l'hypothèse de l'Equateur, comme Julian Assange, ou l'Islande, où opèrent
des organisations de défense des droits civiques en lien avec la surveillance des données privées par les gouvernements. La justice américaine a annoncé qu'elle coopérerait avec les pays où Edward Snowden pourrait se rendre.
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/06/23/edward-snowden-en-route-vers-moscou_3435039_651865.html

L’Américain Edward Snowden, l’ancien consultant de la CIA recherché par les Etats-Unis, est «en route pour la République d’Equateur», a affirmé dimanche dans un communiqué WikiLeaks, le site fondé par Julian Assange. «Il est en route pour la République d’Equateur par un chemin sûr afin d’obtenir l’asile, et il est escorté par des diplomates et des conseillers juridiques de WikiLeaks», a déclaré l’organisation. M. Snowden a demandé à WikiLeaks «d’utiliser son expertise et son expérience juridique pour assurer sa sécurité», précise le communiqué.
http://www.liberation.fr/monde/2013/06/22/snowden-accuse-les-etats-unis-de-pirater-les-sms-chinois_913012

M. Snowden a notamment évoqué la possibilité de demander l'asile en Islande, où opèrent des organisations de défense des droits civiques en lien avec la surveillance des données privées par les gouvernements. Il pourrait également chercher à chercher la protection de l'Equateur comme l'a fait avant lui le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, réfugié le 19 juin 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres.
http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20130622.AFP7228/snowden-accuse-les-etats-unis-de-pirater-les-sms-chinois.html

«Nous nous attendons à ce que (les Russes) étudient toutes les options à leur disposition pour expulser M. Snowden vers les Etats-Unis», a insisté Jay Carney, le porte-parole de Barack Obama. Le sénateur américain Charles Schumer, interrogé par CNN, avait un peu plus tôt estimé que le président russe avait vraisemblablement donné son aval au transit de Snowden par la Russie, ce qui aura de «graves conséquences» sur les relations bilatérales. «Poutine a toujours l'air pressé de mettre des bâtons dans les roues des États-Unis - que ce soit sur la Syrie, l'Iran et maintenant bien sûr avec Snowden», a-t-il jugé. La Russie «est en train de se transformer en havre virtuel, intellectuel et physique pour tous ceux qui ont maille à partir avec l'Occident», confirme l'analyste russe Dimitri Trenine.
Etonnante phrase dans cet article du Figaro qui s'approprie le discours des USA : "Mais derrière les tribulations de Snowden - une partie d'échecs géopolitique planétaire s'est engagée en coulisses entre l'Amérique et une «internationale» de régimes autoritaires avides d'incarner le camp de l'opposition à Washington."

http://www.lefigaro.fr/international/2013/06/24/01003-20130624ARTFIG00285-derriere-snowden-une-partie-geopolitique-anti-americaine.php

Chine, Russie, Cuba, Vénézuela, Equateur, sont les pays concernés que le Figaro taxe de "régimes autoritaires", or La Chine n'a pas voulu garder Snowden, la Russie non plus, l'Islande a déjà refusé, à ce moment là le dernier véritable candidat est l'Equateur, dans les jours qui vont suivre il va falloir tenter de montrer que l'équateur est une dictature

Le ministre équatorien des Affaires étrangères a défendu le lanceur d'alerte. «L'homme qui tente de faire la lumière et la transparence sur des faits qui affectent tout le monde se voit poursuivi par ceux qui devraient donner des explications aux gouvernements et aux citoyens», a déclaré Ricardo Patino.
la Russie a fait savoir qu'elle étudiait la demande d'extradition présentée par les États-Unis. Laissant entendre que cette demande pourrait être rejetée, une autre source a indiqué que Snowden ne pouvait pas être interpellé et extradé «dans la mesure où il n'a pas franchi la frontière russe», faisant apparemment allusion à la présence du jeune Américain dans la zone de transit de l'aéroport Moscou-Cheremetievo.
Jugeant «profondément troublant» que les demandes d'extradition aient été ignorées, le secrétaire d'État américain John Kerry a menacé lundi la Chine et la Russie de conséquences sur leurs relations. Il a affirmé qu'il serait «très décevant» d'apprendre qu'il ait été «délibérément autorisé à embarquer à bord d'un avion», ajoutant qu'«il y aurait de ce fait et sans aucun doute un effet et un impact sur les relations ainsi que des conséquences», sans plus de précisions.

http://www.lefigaro.fr/international/2013/06/24/01003-20130624ARTFIG00341-snowden-attend-une-reponse-de-l-equateur.php

Le demande d'asile politique : selon lui Snowden risque la perpétuité ou la mort

La lettre d'Edward Snowden demandant officiellement asile à l'Equateur a été publiée par la presse locale

"Moi, Edward Snowden, citoyen des Etats-Unis d'Amérique, je vous écris pour solliciter l'asile à la république de l'Equateur, face au risque de persécution de la part du gouvernement des Etats-Unis et de ses agents en relation avec ma décision de rendre publiques de graves violations de la part du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique de leur Constitution – concrètement du quatrième et du cinquième amendement – ainsi que de plusieurs traités des Nations unies souscrits par mon pays. (...) Certaines figures importantes du Congrès des Etats-Unis d'Amérique ainsi que des médias m'ont accusé de trahison et ont lancé un appel public pour que je sois emprisonné ou exécuté pour avoir communiqué ces informations au public. Certaines des charges présentées contre moi par le ministère de la Justice des Etats-Unis sont classées dans la loi d'espionnage de 1917 qui comprend la condamnation à perpétuité. (...) Mon cas est très semblable à celui du soldat américain Bradley Manning. (...) Je crois qu'il est improbable que je reçoive un traitement humain avant le procès et je cours en plus le risque d'une condamnation à perpétuité ou la mort."

24 juin : Snowden n'est pas monté la veille dans l'avion pour Caracas Via la Havane : il est en transit à Moscou

Si elle cherche à compter ses amis et obligés, elle risque d'être déçue... Après avoir été éconduite par Hongkong, qui a refusé d'arrêter Edward Snowden, la Maison Blanche a demandé dimanche soir à la Russie de l'expulser vers les Etats-Unis. Dans un communiqué la porte-parole du Conseil de sécurité nationale Caitlin Hayden a mis en avant "l'intense coopération" qui a prévalu avec Moscou, notamment après l'attentat de Boston.
"Etant donné que nous avons dans le passé travaillé avec la Russie sur des questions de maintien de l'ordre, y compris la restitution de nombreux criminels de haut niveau à la Russie à la demande du gouvernement russe, nous attendons que le gouvernement russe examine toutes les solutions possibles pour expulser Mr. Snowden vers les Etats-Unis afin qu'il réponde devant la justice des crimes dont il est accusé", a-t-elle déclaré.
Dimanche soir, la présidence a haussé le ton, et repris l'argument qui a été développé toute la journée (notamment par les républicains) : en choisissant des régimes qui répriment la liberté de la presse, Snowden décrédibilise ses revendications libertaires.
Un haut responsable de l'administration Obama, sous couvert d'anonymat, a déclaré : "L'affirmation de Snowden qu'il n'agit que pour soutenir la transparence, la liberté de la presse et la protection des droits individuels et de la démocratie, est démentie par les protecteurs qu'il a potentiellement choisis : la Russie, la Chine, Cuba, Vénézuela, l'Equateur... Son refus de critiquer ces régimes suggère que sa véritable motivation a été tout du long de faire du tort à la sécurité nationale des Etats-Unis, non pas de faire progresser la liberté de l'Internet et la liberté de parole."

http://clesnes.blog.lemonde.fr/2013/06/24/la-maison-blanche-demande-a-moscou-dexpulser-snowden/

Voilà donc la contre attaque américaine : eux qui espionnent les citoyens du monde entier, eux qui s'apprêtent à condamner longuement Manning pour avoir servi de source à la presse, eux qui guettent Assange qui a trouvé l'alise politique en Equateur au nom de la liberté d'expression et de la liberté de la presse, eux qui maintenant poursuivent Snowden, ils se permettent de critiquer la liberté d'expression au Vénézuela et en équateur. C'est vraiment voir la paille dans l'oeil du voisin sans voir la poutre dans le sien.
Le Vénézuela est l'objet d'attaques injustifiées depuis des années par les USA, l'Europe (gouvernements et médias) comme on pourra le constater ici ou ou encore et là aussi.
L'Equateur jusqu'ici épargné va commencer à être la cible de nos gouvernements et de nos médias, c'est ce que préfigurait l'article du Figaro la veille et qu'on retrouve donc clairement ce 24 juin 2013 dans la stratégie de communication de crise des USA autour du scandale PRISM.

L'Equateur par élimination.

A ce point rendu : toutes les portes sont quasiment fermées pour Snowden : pratiquement tous les pays du monde l'extraderont vers les USA dès qu'il y posera le pied: la Chine et la Russie ne veulent pas de lui. L'islande semble également avoir refusé il ne lui reste que Cuba, Vénézuela, l'Equateur il n'a aucun autre choix possible. En réalité s'il se fait prendre il risque clairement la mort.

Ce petit pays d'Amérique centrale est devenu un refuge privilégié pour les pourfendeurs des secrets de l'administration américaine. Au regard du traité d'extradition en vigueur entre les Etats-Unis d'Amérique et la République d'Equateur, les personnes poursuivies pour un crime de "nature politique" peuvent éviter l'extradition.
Le président équatorien Rafael Correa a annoncé sur son compte Twitter qu'il analyserait "avec beaucoup de responsabilité le dossier Snowden", assurant à l'Equateur et au monde entier, qu'il "prendrait la décision qu'il pense être la plus appropriée en toute souveraineté".
"Il y va de la liberté d'expression et de la sécurité des citoyens dans le monde", a estimé Ricardo Patino, le chef de la diplomatie équatorienne. "Il y va aussi de la confidentialité des communications", a-t-il ajouté. Interrogé sur le risque qu'une décision favorable porte atteinte aux relations de Quito avec Washington, il a répondu : "Nous agissons toujours sur des principes, pas pour nos intérêts propres. Il y a des gouvernements qui agissent plus pour leurs intérêts propres. Pas nous. Nous faisons attention aux droits de l'homme."

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/06/24/l-equateur-un-refuge-pour-les-pourfendeurs-de-l-administration-americaine_3435371_651865.html

«Snowden a procédé par élimination», résume Jean-Jacques Kourliandsky, spécialiste de l’Amérique latine et de l'Espagne à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). «Il a d'abord choisi les grandes puissances concurrentes des Etats-Unis, la Chine et la Russie. Voyant leurs portes se refermer, il s'est tourné vers l'Equateur, pour lequel il y avait le précédent Julian Assange. Lui-même, lorsqu'il était acculé à Londres, s'était tourné dans l'urgence vers l'ambassade qui risquait le moins de le remettre aux Etats-Unis. Il est d'autant moins étonnant que Snowden ait fait ce même choix que WikiLeaks lui offre son assistance.»
L'Equateur avait offert résidence à Julien Assange dès 2010, se déclarant «très préoccupé» par les informations de WikiLeaks. Assange, toujours à l’ambassade d’Equateur à Londres, a conseillé à son camarade Snowden «d’aller en Amérique latine, (qui) a montré au cours des dix dernières années son soutien aux droits de l’homme». Le fondateur de WikiLeaks met en avant «la longue tradition d’asile» de la région.
Quito, pourtant, figure en 119e position sur 179 au classement de Reporters sans frontières. L’année dernière, un journaliste du titre d’opposition El Universo, Emilio Palacio, condamné à trois ans de prison pour avoir ouvertement critiqué le président socialiste Rafael Correa, s'est trouvé obligé de demander l’asile... aux Etats-Unis. Et, il y a quelques jours, le pays a adopté une loi qui réduit la part des fréquences radios et télévisées attribuées aux médias privés.
C’est peut-être précisément pour redorer son image à peu de frais que Correa pourrait jouer les sauveurs. Du même coup, il se poserait en pourfendeur de l’impéralisme américain, flambeau tenu jusqu’à sa mort par le Vénézuelien Hugo Chávez, dont Correa était l’allié. Les deux pays sont membres de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques.
«On voit mal comment Correa pourrait refuser d'accorder l'asile à Snowden, poursuit Jean-Jacques Kourliandsky. Ce serait contraire à ses principes, c'est-à-dire la défense des droits universels face aux grandes puissances. Correa est difficile à cataloguer. C'est un homme de gauche, mais aussi un nationaliste, issu d'un courant catholique-progressiste. Il est dans l'affirmation de sa souveraineté. Son moteur, c'est : "On est un petit pays, on a subi la colonisation, on refuse de se laisser marcher sur les pieds." Dès qu'il le peut, l’Equateur s’affirme et dit non. Aux Etats-Unis, mais aussi au Brésil ou à la Chine
L'un de ses faits d'armes à l'égard des Etats-Unis est d'avoir mis fin en 2009 à l’accord leur permettant de disposer d’une base militaire en Equateur dans le cadre de la lutte antidrogue. Lorsque les Américains ont tenté d’obtenir la prolongation de la base, Correa leur a rétorqué que c'était d'accord à condition qu'ils autorisent l’Equateur à ouvrir une base militaire en Floride.

http://www.liberation.fr/monde/2013/06/25/snowden-assange-mais-pourquoi-choisissent-ils-l-equateur_913626

Après le Figaro qui parlait de "régime autoritaire"et libération qui reproche les atteintes à la liberté de la presse en Equateur, c'est au tour du "Monde", dans ce même article, d'attaquer L'Equateur :

Le petit pays de 15 millions d'habitants est pourtant loin d'être un havre pour les défenseurs de la liberté d'expression, à en juger par les câbles diplomatiques américains révélés justement par WikiLeaks. Le Guardian note que plusieurs télégrammes relatent des atteintes régulières contre la liberté de la presse et décrivent un système judiciaire corrompu. La publication de ces documents avait d'ailleurs provoqué un tollé en Equateur, aboutissant au remplacement de l'ambassadrice américaine en poste à Quito.
Invité du talk-show du cofondateur de WikiLeaks sur Russia Today, le 21 mai 2012, le président équatorien, Rafael Correa, s'était d'ailleurs longuement expliqué des mesures prises à l'encontre des chaînes de télévision du pays — trois des principales chaînes ont été fermées sur sa décision. Il avait estimé être victime d'une cabale des banques, propriétaires de la majorité des médias.
Dirigeant charismatique et populaire, cet économiste de 49 ans, qui a impulsé un virage socialiste depuis son arrivée au pouvoir en 2007, cristallise une forte opposition au sein d'une partie de la population.
Son style intransigeant lui a toutefois permis d'obtenir une longévité record à la tête du pays. Le président équatorien a ainsi survécu à une grave crise politique fin 2010. M. Correa avait été brièvement pris en otage durant une rébellion d'une partie de la police, avant d'être libéré par l'armée. Les mutins avaient également occupé le Parlement et bloqué les routes d'accès à la capitale. Le 18 février, il a été triomphalement réélu pour un dernier mandat de quatre ans.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/06/24/l-equateur-un-refuge-pour-les-pourfendeurs-de-l-administration-americaine_3435371_651865.html

(ça ressemble à l'habituelle critique anti Chavez- voir ici ou ou encore et là aussi.), comme on le verra plus tard c'est une référence aux évènements du 30 septembre 2010. C'est devenu une habitude dans la presse de nos pays, dites le vous bien le 30 septembre 2010 il y a eu des manifestations en Equateur. Et il y a eu 2 morts parmi les manifestants, euh, je veux dire parmi la police..euh en fait c'est pareil parce que c'était la Police qui manifestait. Bon en fait c'était une tentative de coup d'état contre Correa figurez-vous tentative de coup d'état avortée parce que spontanément le peuple est descendu dans les rues pour réclamer son retour. Le journaliste regretterait presque que Correa ait été "triomphalement réélu". Ca fait furiseusement penser à Chavez , qui lui aussi a subi un coup d'état fomenté par les USA et les oligarques dépossédés par les nationalisations qu'il avait décidées, coup détat lui aussi avorté parce que le peuple a massivement manifesté et rétabli le président, lequel a lui assui été triomphalement réélu a plusieurs reprises. Et oui c'est ça maintenant une dictature pour nos médias, c'est un endroit où le peuple empêche des coups d'état en soutenant massivement et spontanément le dicatateur, lequel est démocratiquement élu et réélu lors d'élections régulières avec des scores entre 60 et 70% des voix...bon en même temps ceux qui disent ça sont ceux qui espionnent les citoyens du monde entier (les Américains, les anglais, les allemands et les Français) à un point tel que la STASI, le KGB et la GESTAPO en aurait rêvé !

Avant la chutte du mur les transfuges des dictatures staliniennes de l'est venaient trouver l'asile politique dans les démocraties.
en 2013 les transfuges des démocraties viennent chercher l'asile politique dans les dictatures, c'est la thèse défendue par le Figaro et le Monde mais pas seulement ! Rappelez vous le haut responsable de l'administration Obama disait la veille : "L'affirmation de Snowden qu'il n'agit que pour soutenir la transparence, la liberté de la presse et la protection des droits individuels et de la démocratie, est démentie par les protecteurs qu'il a potentiellement choisis : la Russie, la Chine, Cuba, Vénézuela, l'Equateur..."

25 Juin : Snowden toujours en transit à Moscou : La Russie ne veut pas de lui

Washington a ouvertement soupçonné Moscou d'aider le «traître» dans sa fuite, réclamant instamment son extradition. En visite en Inde, le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a même brandi, lundi, la menace de «conséquences» sur les relations bilatérales, déjà fort malmenées par le dossier syrien, l'adoption de la liste Magnitski par les États-Unis et l'interdiction faite aux Américains d'adopter des enfants russes. «Au cours des deux dernières années, nous avons transféré en Russie sept prisonniers qu'ils réclamaient, donc je pense que la réciprocité et l'exécution de la loi sont assez importantes», a martelé John Kerry.
http://www.lefigaro.fr/international/2013/06/25/01003-20130625ARTFIG00417-l-affaire-snowden-envenime-les-relations-entre-moscou-et-washington.php

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré mardi qu’Edward Snowden, l’ex-consultant de la NSA recherché par les Etats-Unis, se trouvait toujours en zone de transit à l’aéroport de Moscou, mais a assuré que la Russie n’y était pour rien et rejeté les accusations de Washington. Le chef de l’Etat russe a ainsi levé le mystère autour du jeune Américain qui restait invisible depuis dimanche, jour où, selon la presse, il avait quitté Hong Kong pour Moscou. «M. Snowden est effectivement arrivé à Moscou», a déclaré M. Poutine au cours d’une conférence de presse à Turku en Finlande, ajoutant aussitôt que cette venue était pour les Russes «totalement inattendue». «Il est arrivé en tant que passager en transit et en tant que tel, il n’a pas besoin de visa ni d’autres documents», a-t-il poursuivi. «Il ne traverse pas la frontière, c’est pourquoi il n’a pas besoin de visa», a-t-il renchéri.
Le président russe a par ailleurs rejeté vigoureusement les accusations de Washington à l’encontre de Moscou. Le secrétaire d’Etat John Kerry avait jugé lundi «très décevant» et «profondément troublant» le fait que Snowden a pu voyager sans être inquiété entre Hong Kong et Moscou. Washington avait aussi exhorté la Russie à «étudier toutes les options à sa disposition pour (l')expulser vers les Etats-Unis». «Toutes les accusations à l’encontre de la Russie sont du délire et des sornettes», a lancé M. Poutine. Il a insisté sur le fait que la Russie n’avait pas avec les Etats-Unis d’accord d’extradition. «Nous ne pouvons remettre certains citoyens qu’aux nations avec lesquelles nous avons des accords internationaux sur la remise de criminels. Nous n’avons pas de tel accord avec les Etats-Unis», a-t-il souligné. Il a toutefois estimé que la Russie avait tout intérêt à ce que M. Snowden quitte Moscou.

http://www.liberation.fr/monde/2013/06/25/snowden-chez-un-sous-traitant-de-la-nasa-pour-recueillir-des-preuves_913488

Les Etats-Unis ont par ailleurs pris contact avec l’Equateur au sujet de la demande d’asile déposée par Ewdard Snowden, a annoncé mardi le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patiño. « Le département d’Etat des Etats-Unis a envoyé un message au gouvernement d’Equateur, à notre ministère des Affaires étrangères à Quito, à propos de M. Snowden », a indiqué M. Patiño, dans une déclaration retransmise par la télévision équatorienne depuis le Vietnam, où il est en tournée. « Comme il s’agit pour l’instant d’un message verbal, j’ai demandé qu’ils nous l’envoient par écrit, afin de pouvoir en tenir compte, au cours de l’examen de la demande d’asile de M. Snowden », a ajouté le chef de la diplomatie équatorienne.
Ce contact, pris par les Etats-Unis avec l’Equateur a été confirmée par une source diplomatique américaine, consultée par l’AFP à Quito. « Je peux confirmer que nous communiquons avec le gouvernement équatorien, mais je ne peux rien dire sur le contenu de ces discussions, qui sont diplomatiques », a indiqué cette source.
Les Etats-Unis avaient averti lundi que la décision de Pékin de le laisser quitter Hong Kong aurait « des conséquences sur les relations sino-américaines ». « Les Américains n'ont aucune raison de mettre en question la manière dont le gouvernement de Hong Kong gère ses affaires conformément à la loi », s'est indignée mardi Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « Les critiques des Etats-Unis envers notre gouvernement sont sans fondement. La Chine ne peut absolument pas tolérer cela », a-t-elle poursuivi. Le Quotidien du peuple écrit de son côté que « d'une certaine façon, les Etats-Unis sont passés du rang de 'modèle des droits de l'homme' à celui d''espion de la vie privée', de 'manipulateur' du pouvoir centralisé sur le réseau international internet et d''envahisseur' fou des réseaux de pays tiers ». « Le monde se souviendra d'Edward Snowden, dont l'audace a fait tomber le masque moralisateur de Washington », ajoute le journal dans son édition de mardi.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202851892120-prism-la-cavale-de-snowden-vire-a-la-crise-diplomatique-579269.php

Pour El Comercio, "le cas Snowden va aviver la tension entre les Etats-Unis et l'Equateur". Une tension des relations bilatérales qui "augmente depuis le mois de mai", souligne le journal de Quito. Notamment du fait des critiques américaines contre la liberté de la presse en Equateur. "Au point, souligne El Comercio, que la diplomatie équatorienne a publié la semaine dernière un communiqué affirmant que les dernières critiques du département d'Etat américain [sur la question] constituaient une intervention dans des affaires intérieures." Le président Rafael Correa a en effet engagé, depuis son accession au pouvoir, un véritable bras de fer avec la presse privée dont le dernier épisode est la nouvelle loi sur les médias approuvée le 24 juin, en plein scandale Snowden, et très largement critiquée par les grands groupes de presse de la région.[ un peu comme quand les oligarques du pétrole critiquent la nationalisation de leur compagnie? un peu comme quand Chavez enlève la fréquence à une chaine privée pour la confier à une chaine publique?]
Selon El Telégrafo, le ministre des Affaires étrangères Ricardo Patiño, qui n'a pas hésité à défendre Edward Snowden, a aussi souligné que les Etats-Unis avaient refusé plusieurs fois l'extradition de citoyens équatoriens et notamment de deux banquiers réfugiés à Miami.

http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2013/06/25/moi-edward-snowden-je-vous-ecris

"Ma grande peur concernant la conséquence de ces révélations pour l’Amérique, c’est que rien ne changera. Les gens ne voudront pas prendre les risques indispensables pour se battre pour changer les choses.. " Edward Snowden

En France depuis le 10 juin 2013, aucune des organisations qui, avant ou depuis le meurtre de Clément Méric, clament l’urgence de la « lutte antifasciste », n’a pris la défense de Snowden. Aucune manifestation de soutien, aucun communiqué, aucun appel contre la surveillance totale, y compris celle de la DGSE française (services secrets extérieurs), comparée par un ex-agent à une « pêche au chalut ». À ce jour, le seul appel pour l’asile politique de Snowden en France émane de Marine Le Pen.
Edward Snowden : « Ma grande peur concernant la conséquence de ces révélations pour l’Amérique, c’est que rien ne changera. Les gens ne voudront pas prendre les risques indispensables pour se battre pour changer les choses... Et dans les mois à venir, les années à venir, cela ne va faire qu’empirer. La NSA dira que... à cause de la crise, des dangers auxquels nous devons faire face dans le monde, d’une nouvelle menace imprévisible elle a besoin de plus de pouvoirs, et à ce moment-là personne ne pourra rien faire pour s’y opposer. Et ce sera une tyrannie clé-en-main. »
Entiers et naïfs, nous pensons que le secret est de tout dire. Et donc, quel que soit le mépris dans lequel les tiennent les beaux esprits, nous ne pouvons qu’approuver et soutenir ceux qui par leurs actes individuels livrent au public les preuves de sa servitude et tentent d’éveiller sa conscience. On verra ce que le public et ceux qui parlent en son nom font de ces révélations. Si peu d’illusions qu’on se fasse sur une société qui a accepté avec enthousiasme depuis des années une telle déchéance, il est sûr qu’on n’a aucune issue à attendre d’un « encadrement législatif » de type CNIL mondialisée, pas plus que d’une surenchère technologique pour crypter ses communications électroniques et fabriquer soi-même ses logiciels « libres », ni d’une énième bouillie citoyenniste pour assurer la veille de notre désastre.

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article23321

On peut toutefois changer certaines choses sans forcément faire la révolution ! Chacun à son propre niveau peut repousser Big Brother.
Le maillon le plus faible de la sécurité informatique "restera toujours l'interface chaise/clavier".

par exemple on a cité plus haut une solution pour limiter les risques au niveau de la navigation internet, utiliser Ixquick.

utiliser également le blocage de javascript dans votre navigateur : le couple firefox, et noscript est relativement efficace

pour l'échange de fichiers privés personnels (textes et courriers intimes ou profondément personnels, photos et vidéos personnelles de vacances ou de famille): privilégier l'échange de la main à la main par clé USB puisque via mail, réseaux sociaux, MMS, google documents, dropbox, ou même par FTP ils peuvent être interceptés, et bientôt il le seront systématiquement si ce n'est pas déjà le cas.

un designer nommé Peng Zhong propose sur un site internet une série d’outils qui devraient aider les internautes soucieux de protéger leur vie privée à ne pas être espionné par les autorités américaines. Ces outils ne peuvent pas avoir été développés par les 9 firmes qui collaborent avec la NSA. Selon Peng Zhong, si l’on veut échapper totalement à PRISM, il faut tout changer dans sa façon d’utiliser internet. Il faut uniquement travailler avec des outils open-source. Et il en propose : Debian ou GNU ( ce sont des distributions Linux) pour le système d’exploitation de son ordinateur ; Tor comme navigateur internet, DuckDuckGo comme moteur de recherche, Bitmessage pour les e-mails, Bitcoin pour les transferts d’argent, SparkleShare pour le stockage par cloud, GNU Social pour les réseaux sociaux,… Il est évident que mettre en place tous ces outils alternatifs demande beaucoup d’énergie et de volonté et que ce n’est pas à la portée du premier internaute venu.

éliminer tout "autofichage" : notamment via les réseaux sociaux comme Facebook : utiliser un pseudo, n'indiquez pas votre age et votre localisation géographique, ne publiez pas de photo de vous, ne dites pas où vous partez en vacances, ni la couleur de votre string préféré. Engager une véritable réflexion de fond personnelle sur la notion de vie privée qui aille plus loin que "je m'en fous je n'ai rien à cacher" ou "bha de toutes façons on est surveillés c'est comme ça on y peut rien", qu'est ce que chacun décide de rendre public ou de laisser dans sa sphère privée, ce choix est-il un choix sacré qui doit demeurer personnel?

pour les emails, les SMS et les conversations téléphoniques sur fixe, sur mobile, sur logiciels de vidéoconférence ( skype, pal talk etc), sur téléphone IP : évitez les conversations trop personnelles, réservez cela aux conversations de vive voix. Limitez votre usage du mobile, par exemple à un usage professionnel, partez en vacances et en week end sans lui, car il permet de vous géolocaliser, de vous tracer, et même de vous écouter. Militez pour que l'utilisation des logiciels de cryptage à double clé soit autorisée pour le grand public afin de redonner aux email leur caractère privé et confidentiel. En attendant, utilisez des adresses mail anonymes sur un serveur libre, puisque les messageries les plus utilisées au monde comme hotmail (Microsoft) ou gmail (Google) ou yahoo et ceux qu'il a absorbé comme voilà, appartiennent aux géants du net qui collaborent avec le programme prism. Par exemple, moi même, j'utilise le serveur de mail : Mailoo

Limiter chacun à son échelle la saisie et les fluxs de données : Pratiquement tout le monde aujourd'hui (notamment dans la fonction publique : école, social, pole emploi, police, justice, insertion, médical etc) alimente via son métier des bases de données sur les citoyens contenant des données personnelles, ils peuvent lutter contre ce fichage généralisé ou au moins privilégier le travail en local et en monoposte, que ce soit le travail de saisie de données ou celui de la consultation des données et limiter la saisie à ce qui est obligatoire pour être certain de ne pas perdre son emploi en cas de refus ( et plus si âme résistante). Bannir le recueil de données optionnelles et superflues même si les recueillir semble apporter un plus du point de vue pratique. Les citoyens de leur côté doivent faire appliquer la loi : droit d'accès et de rectification des données, être informé sur le droit de refus, utiliser ce droit de refus lorsqu'il existe, transparence et sécurisation des données (stockage et flux)

Ne pas multiplier les enregistrements sur des portails internet pour des services souvent sans réel intérêt et en échange d'informations recueillies sur vous via des formulaires, si vous le faites ne remplissez que les champs obligatoires généralement marqués d'une étoile, vous vous appelez Toto Dupont et vous habitez Rue Jean Baptiste Poquelin à Paris et votre téléphone est le 0000000000.

N'oubliez pas que le problème n'est pas que les états s'espionnent entre eux ou qu'un puissance étrangère nous espionne, ça a toujours existé et ça existera toujours. Le problème c'est quand un état espionne ses propres citoyens à ce titre il faut lutter contre les fichiers administratifs et leur interconnexion car c'est l'autre vecteur de la cybersurveillance généralisée. La biométrie, les caméras de vidéosurveillance et le traçage électronique sont tout aussi liberticides, inefficaces et coûteux. Renseignez vous aussi sur la surveillance électronique généralisée dans le monde matériel, résistez à la tentation d'espionner votre propre enfant avec un tracker GPS. Réflechissez bien avant de donner votre ADN ou vos paramètres biométriques ( par exemple pour un passeport) car c'est un acte irréversible, vos données biologiques vous appartiennent on ne doit pas pouvoir vous obliger à les donner contre votre gré.

Pour le reste, faites comme les peuples qui vivaient dans des régimes totalitaires, ne parlez que de la pluie et du beau temps.

Jean-Marc Dinant, expert en informatique et protection de la vie privée, et Damien Bancal, journaliste français spécialisé en délinquance informatique publient une liste de conseils qui rejoignent certains des conseils que je viens de donner :
Jean-Marc Dinant voit dans les internautes des gens qui "croient au père Noël et à une main invisible qui les protège." Interrogé sur le "droit à l’oubli" en cours de négociation par la Commission européenne, Damien Bancal défend l'idée que ce droit est impossible sur la toile. "Je vois mal comment interdire un site basé en Russie ou en Chine et y effacer des données nous appartenant!".
Damien Bancal propose 5 points pour se protéger: ne pas diffuser "tout et n'importe quoi" sur sa vie. Contrôler ses dires. Chiffrer ses informations. Ne pas hésiter à ouvrir un compte mail – sans diffuser son nom officiel- pour chaque forum, réseau social et boutique en ligne. "Certes, cela est contraignant, mais mieux vaut perdre 5 minutes à se protéger que de passer des semaines à tenter d'effacer ses données. "
Pour se protéger, de nombreux internautes évoquent leurs solutions de prédilection: Tor pour surfer masqué, créer un réseau VPN, des comptes "bidon". Ou encore d’utiliser les outils wireshark.org ou la commande netstat dans Windows pour observer son trafic réseau.

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_proteger-nos-donnees-privees-sur-internet-un-reve-eveille?id=8026452

The United Stasi of America

Il n'y a jamais eu, à mes yeux, dans l'histoire américaine, de fuite plus importante que la divulgation par Edward Snowden des programmes secrets de l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA). L'alerte qu'il a lancée permet de prendre la mesure d'un pan entier de ce qui se ramène à un "coup d'Etat de l'exécutif" contre la Constitution américaine.
ce qui n'est pas légitime, c'est d'utiliser un système axé sur le secret pour dissimuler des programmes qui, de façon flagrante, sont anticonstitutionnels par leur ampleur et par les potentialités d'abus qu'ils recèlent. Ni le président ni le Congrès ne pourraient à eux seuls tirer un trait sur le quatrième amendement, portant sur le droit des citoyens d'être garantis dans leurs personne, domicile, papiers et effets, contre les perquisitions et saisies non motivées. C'est pourquoi ce qu'Edward Snowden a révélé jusqu'ici était tenu au secret, dissimulé au peuple américain.
En 1975, le sénateur Frank Church parla de l'Agence de sécurité américaine en ces termes : "Je sais qu'il y a là tout ce qu'il faut pour faire de l'Amérique une tyrannie accomplie, et nous devons veiller à ce que cette agence et toutes les agences qui disposent de cette technologie opèrent dans le cadre de la loi, et sous une supervision appropriée, de sorte que nous ne sombrions jamais dans ces ténèbres. Ce sont des ténèbres d'où l'on ne revient pas."
La perspective funeste qu'il discernait était que la force de frappe grandissante des renseignements américains – qui est aujourd'hui incomparablement plus puissante que tout ce qui existait à leur époque prénumérique – "puisse à tout moment être retournée contre le peuple américain, et qu'aucun Américain ne sache plus ce qu'est la vie privée".
Cela est désormais arrivé. C'est ce qu'Edward Snowden a démontré, documents officiels secrets à l'appui. La NSA, la police fédérale (FBI) et l'Agence centrale de renseignement (CIA) disposent, avec la nouvelle technologie digitale, de pouvoirs de surveillance sur nos propres citoyens dont la Stasi (la police secrète de la disparue République démocratique allemande) n'aurait guère pu rêver. Edward Snowden révèle que ladite communauté du renseignement est devenue the United Stasi of America.
Nous nous retrouvons donc plongés dans les ténèbres que craignait tant le sénateur Church. Il nous faut désormais nous demander si ce dernier eut raison ou tort de dire qu'il s'agit de ténèbres d'où l'on ne revient pas, et si cela signifie qu'une démocratie effective deviendra impossible.
Edward Snowden a agi comme il l'a fait, parce qu'il a reconnu les programmes de surveillance de la NSA pour ce qu'ils sont : une activité dangereuse et anticonstitutionnelle. Cette invasion massive de la sphère privée des Américains et des citoyens étrangers ne contribue en rien à notre sécurité. Elle met en danger les libertés mêmes que nous tentons de protéger.

Daniel Ellsberg Il est à l'origine de la fuite, en 1971, des Pentagon Papers, qui révélèrent la duplicité des autorités américaines lors de la guerre du Vietnam.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/25/aux-etats-unis-une-cybersurveillance-digne-d-un-etat-policier_3436008_3232.html

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25 Juin : Les Allemands sont scandalisés.

Le Washington Post estimait avant le voyage présidentiel (d'Obama en Allemagne) que «les Allemands sont tellement choqués de l’espionnage américain qu’Angela Merkel en évoquera directement le sujet avec Barack Obama». Un représentant officiel allemand pour la protection des données recommande aux utilisateurs internet d’éviter les entreprises américaines comme Facebook et Google, car selon lui, toutes les données de leurs réseaux ont des chances d’être récupérées par les services de renseignement américains. Un parlementaire allemand a déclaré que les révélations sur l’étendue de la surveillance que pratique la NSA lui rappellent la Stasi, l’ancienne police secrète d’Allemagne de l’est.
http://www.slate.fr/story/74209/nsa-ou-stasi

comme on peut le constater c'est du pur foutage de gueule, en effet comme on l'a vu plus haut, l'Allemagne espionne aussi les internautes, aussi leur réaction officielle est plutôt risible comme d'ailleurs celle de l'Union Européenne. Comprenons les bien, ce qui les scandalise, ce n'est pas l'espionnage des citoyens par leurs propres services, ce n'est donc pas le principe en lui-même, c'est uniquement le fait que les citoyens soient espionnés par une puissance étrangère qui semble être dénoncé. Puisque le journaliste et les Allemands évoquent à juste titre la STASI, la position en somme c'est , "que la STASI espionne les Allemands de l'est n'était pas un problème, mais si la STASI espionnait le bloc de l'Ouest alors ce serait un scandale". Singulière inversion puisque espionner les puissances étrangères et éventuellement leurs citoyens , cela s'est toujours fait, ce qui est critiquable est bel et bien le fait qu'un pays espionne ses propres citoyens.

En tout cas, pour ceux d’entre nous qui ont assisté en direct à l’effondrement de la Stasi, il est évident que les capacités technologiques de l’organisation n’ont jamais vraiment réussi à égaler ses vastes ambitions. La Stasi a été une pionnière pour l’encre invisible et a même trouvé des manières créatives d’utiliser des isotopes radioactifs pour garder la trace de suspects, mais son équipement informatique était terriblement encombrant et dépassé: ce à quoi on peut s’attendre d’une agence qui a dû subir les contraintes de l’économie du bloc soviétique. La plupart des fichiers étaient enregistrés sur bande magnétique. La Vie des autres, le film remarquable qui décrit la transformation éthique d’un espion de la Stasi, donne une bonne idée des méthodes intensives qu’utilisaient les informateurs de l’agence. Des techniciens devaient placer des mouchards à la main lors d’opérations sous couverture méticuleusement planifiées. Les lignes sur écoute étaient contrôlées individuellement par des agents. Dans la rue, les cibles étaient suivies de près par des équipes entières d’observateurs.
De nos jours, la NSA évolue dans un monde radicalement différent. Dans notre univers numérique, les fouineurs n’ont besoin que d’un accès à des routeurs, satellites, et équipements de commutation: c’est suffisant pour accéder à toutes les informations dignes d’être connues. Il existe encore des secrets qui sont bien gardés dans l’esprit des gens, bien sûr, mais même ceux-là semblent être de plus en plus devinés, et dans certains cas entièrement reconstruits, en passant au crible les empreintes numériques que nous laissons derrière nous. L’année dernière, dans un rapport remarquable, James Bamford, un reporter, nous a donné une idée de l’échelle de la collection de données de la NSA, en examinant les quelques 300.000 m² de l’entrepôt à informations que l’agence était en train de construire dans le désert de l’Utah.
C’est un tout autre type de monstre que celui que représentait la police secrète de la RDA, qui était un modèle de surveillance à l’ancienne. Malgré toutes ses ressources, la Stasi dépendait grandement de ses agents humains et de technologies à l’échelle humaine. De nos jours, comme le remarque Bamford, la communauté des services de renseignements américains pense en yottabits (10 puissance 24 bits) de données. (Un yottabit, ajoute Bamford, est un «septillion de bits: une unité si grande que personne n’a encore trouvé de terme pour la magnitude suivante.»)
Dans notre monde numérique, ceux qui souhaitent nous surveiller n’ont même plus besoin d’espions pour faire le travail. Nous sommes nos propres espions. Dans notre vie de tous les jours, nous générons d’énormes quantités de données qui n’attendent qu’une chose: être triées et analysées. Comme l’a clairement montré le scandale téléphonique de la NSA, ceux qui cherchent à nous surveiller n’ont même plus besoin d’écouter nos conversations: les métadonnées de ces conversations suffisent. (Si vous voulez comprendre pourquoi les métadonnées sont si importantes, jetez un œil à l’article de Josh Keating à propos de l’article qui a prédit le scandale de la NSA.)

http://www.slate.fr/story/74209/nsa-ou-stasi

Joli succès pour Angela Merkel sur Internet. A propos de la protection de la vie privée, lors d'une conférence de presse avec Barack Obama, elle a déclaré "Das Internet ist für uns alle Neuland" soit "Internet est pour nous tous un terrain vierge" ou 'L'Internet est un territoire nouveau pour nous tous".
Aussitôt un flot de plaisanteries a envahi Twitter avec le mot-clé #Neuland, avec des parodies, ou des images détournées.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15747

“Tant qu’on parle de ce non-événement, le vrai scandale du programme de surveillance de la NSA, c’est-à-dire le fait qu’il permet d’espionner même les citoyens américains, passe au second plan”

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27 juin : Snowden semble s’installer pour longtemps à l’aéroport de Moscou

L’ex-consultant de la NSA Edward Snowden semble devoir s’installer pour plus longtemps que prévu à l’aéroport de Moscou où il est confiné depuis quatre jours tandis que l’Equateur a annoncé que l’examen de sa demande d’asile pourrait prendre du temps. «Snowden laisse partir un nouveau vol pour Cuba», a annoncé jeudi la télévision publique russe.
Le séjour dans la zone de transit de cet aéroport est limité en théorie à 24 heures, mais une loi russe permet d’octroyer un visa de transit de dix jours, renouvelable, à une personne n’étant pas en mesure de quitter la Russie en raison de «circonstances exceptionnelles», notamment une annulation de passeport, comme dans le cas de M. Snowden, écrit jeudi le quotidien russe Védomosti, en citant des avocats.
Ainsi, «Edward Snowden peut rester à Cheremetievo autant que nécessaire, jusqu’à ce qu’on trouve pour lui un pays où il sera en sécurité», souligne le journal. «Mais peu de pays dans le monde n’auront pas peur d’une confrontation avec les Etats-Unis» qui réclament l’arrestation et l’extradition de M. Snowden et «la recherche (d’un pays où il sera en sécurité) peut prendre beaucoup de temps», ajoute-t-il.
Le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patiño, a notamment indiqué mercredi que l’examen de cette demande pourrait prendre un jour ou des mois.
«Livrer Snowden aux Etats-Unis, c’est admettre sa faiblesse», a déclaré à l’AFP l’analyste Alexeï Malachenko du centre Carnegie de Moscou. «Nous avons des problèmes réels dans nos relations avec les Etats-Unis, et cette affaire Snowden ne va que faire monter la tension, alors que personne n’en a besoin. Mais je ne pense pas qu’il puisse être expulsé», a indiqué l’analyste. «Les autorités russes vont recourir maintenant à toutes sortes de subterfuges pour régler ce problème et à la fin, il s’avérera que Snowden n’est jamais venu en Russie ou qu’il s’est perdu», a-t-il estimé.

http://www.liberation.fr/monde/2013/06/26/l-equateur-nie-avoir-fourni-a-snowden-un-document-pour-voyager_914006

29 juin : nouvelle révélation : la NSA a implanté du matériel d'écoute dans les bureaux de l'Union européenne

Le magazine allemand Der Spiegel cite dans un article publié samedi un document classé secret de la National Security Agency (NSA) daté de septembre 2010, que l'informaticien Edward Snowden a emporté dans sa fuite après avoir dévoilé l'existence de Prism et que les journalistes du Spiegel ont pu lire en partie.
Selon ce document, la NSA a implanté du matériel d'écoute dans les bureaux de l'Union européenne (UE) à Washington et aux Nations unies et était en mesure non seulement d'écouter les conversations téléphoniques, mais aussi d'accéder aux documents et aux courriels des diplomates européens, qualifiés de "cible" dans le document.
D'après le Spiegel, l'agence de renseignement américaine surveillait aussi les systèmes de communication de l'immeuble Justus Lipsius, qui héberge le Conseil européen à Bruxelles et où les gouvernements de l'UE disposent de bureaux à partir desquels ils peuvent passer des appels sécurisés.
Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a estimé que "Si ces informations sont bel et bien authentiques, c'est écoeurant".

http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/NSA-Vive-reaction-de-Martin-Schulz-aux-informations-du-Spiegel--17057895/


Photo : le monde.fr

Outre cette surveillance des diplomates européens, le Spiegel révèle l'importance des écoutes dont font l'objet plusieurs pays. Seuls l'Australie, le Canada, la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Zélande sont considérés comme des pays très proches et non comme des pays-cibles.
En revanche, 30 pays, considérés comme des "partenaires de troisième classe" seulement, n'échappent pas à la surveillance de la NSA. Celle-ci n'aurait pas accès au contenu des communications mais saurait qui est en contact avec qui. C'est notamment le cas en Allemagne. Selon le Spiegel, qui reproduit un graphique partiel des communications écoutées, "chaque mois les services secrets américains espionnent les données d'un demi-milliard de communications en provenance d'Allemagne". Même les communications du gouvernement allemand seraient concernées.
Concernant la France, le graphique publié par le Spiegel ne concerne que les communications téléphoniques, pas Internet. Du 10 décembre 2012 au 8 janvier, quelques millions de communications semblent avoir été analysées chaque jour. Pour pouvoir tisser ce réseau mondial de surveillance des communications, les services secrets américains travailleraient avec plus de 80 grandes firmes mondiales, affirme le Spiegel.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/06/30/la-nsa-espionnait-aussi-l-union-europeenne_3439160_651865.html

“Tant qu’on parle de ce non-événement, le vrai scandale du programme de surveillance de la NSA, c’est-à-dire le fait qu’il permet d’espionner même les citoyens américains, passe au second plan”

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29 juin : Le président équatorien, Rafael Correa, a annoncé s'être entretenu avec le vice-président américain Joe Biden et en profite pour critiquer certains journaux

le président équatorien a affirmé qu'Edward Snowden a révélé le plus grand cas d'espionnage "dans l'histoire de l'humanité", déplorant que la polémique soit centrée sur la demande d'asile présentée par ce dernier à Quito. "Ce qui est réellement grave, c'est ce qu'a dénoncé Snowden: le plus grand cas d'espionnage massif dans l'histoire de l'humanité, à l'intérieur et à l'extérieur des Etats-Unis", a lancé M. Correa.
M. Correa a également dénoncé l'"arme létale" que constitue selon lui le "pouvoir médiatique corrompu", s'indignant que pour certains journaux le scandale révélé par M. Snowden ne constitue qu'un "petit détail". Pour ces médias, a-t-il raillé, "le problème est d'arrêter Snowden et de mettre en pièces médiatiquement le président, le gouvernement ou le pays qui ose dire qu'il entend instruire une demande d'asile s'il la reçoit".

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/06/29/affaire-snowden-correa-s-est-entretenu-avec-biden_3439122_3222.html

30 juin : Espionnage : les Etats-Unis visaient l'Allemagne, la France, l'Italie et la Grèce
“Tant qu’on parle de ce non-événement, le vrai scandale du programme de surveillance de la NSA, c’est-à-dire le fait qu’il permet d’espionner même les citoyens américains, passe au second plan”

L'un des documents de la NSA révèle que les activités d'espionnage électronique de l'agence prenaient pour cibles les ambassades à Washington et les représentations de ces pays à l'ONU, a rapporté dimanche le quotidien britannique The Guardian sur son site Internet. Des tentatives d'écoute ont visé les ambassades de France, d'Italie et de Grèce à Washington. Le Japon, le Mexique, la Corée du Sud, l'Inde et la Turquie ont également été cités parmi les cibles d'opérations de surveillance électronique.
Opérations «Blackfoot» et «Wabash» contre la France
Selon les documents consultés par le Guardian, l'opération ayant pris pour cible l'UE aurait eu pour objectif d'en savoir plus sur les dissensions entre les pays membres. L'opération de surveillance de la représentation française à l'ONU a été baptisée «Blackfoot» et celle visant l'ambassade de France à Washington «Wabash». L'ambassade d'Italie à Washington a été visée par une opération dont le nom de code était «Bruneau». L'Union européenne, la France et l'Allemagne ont exigé dimanche des explications sur ces allégations d'espionnage à l'encontre de l'UE.

http://www.leparisien.fr/international/espionnage-les-etats-unis-visaient-la-france-l-italie-et-la-grece-30-06-2013-2941437.php

Dans les documents confidentiels révélés par Snowden, les Européens sont explicitement désignés comme des «cibles à attaquer». Sur les 38 cibles dont font état les documents, l’Allemagne serait «le pays européen le plus surveillé» par la NSA, avec 500 millions de connexions téléphoniques et Internet enregistrées chaque mois. Le magazine explique qu’une journée «normale» d’espionnage concerne environ 15 millions d’appels téléphoniques recensés en Allemagne, contre environ deux millions quotidiennement en France. L’Allemagne, comme la France, seraient, toutjours selon les documents, considérées par la NSA comme moins fiables que le Canada, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
L’ambassade d’Italie à Washington a été visée par une opération dont les noms de code étaient «Bruneau» et «Hemlock». L’opération de surveillance de la représentation grecque à l’ONU était baptisée «Powell» et celle visant l’ambassade «Klondyke».

http://www.liberation.fr/monde/2013/07/01/tolle-en-europe-apres-les-nouvelles-revelations-de-snowden_915017

dans la foulée, Mélenchon demande à l'Europe d'accorder l'asile à Snowden ( mieux vaut tard que jamais )
L'Europe doit accorder l'asile politique à l'informaticien américain Edward Snowden, à l'origine de fuites selon lesquelles les Etats-Unis espionneraient l'Union européenne, a déclaré dimanche le dirigeant du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon. "Qu'on accueille pour l'asile politique M. Snowden, parce que cet homme est un bienfaiteur. C'est grâce à lui que nous savons que nous avons été espionnés", a-t-il dit à BFM-TV. "Ce n'est pas normal qu'on continue à laisser cet homme errer sur la planète alors qu'il est un défenseur de la liberté."
Jean-Luc Mélenchon s'est dit "choqué mais pas surpris" par une "outrecuidance" américaine à "couper le souffle" : "Ce sont des gens qui ont des prisons secrètes, qui enlèvent des gens un petit peu partout dans le monde. Ils se croient tout permis." Il juge la situation qui en résulte "incroyable". Les Américains "espionnent les institutions européennes, donc ils connaissent le texte du mandat de la négociation que l'Europe a commencé avec les Etats-Unis", a-t-il dit. "Donc la première chose que je demande c'est qu'on arrête immédiatement la négociation avec les Nord-Américains jusqu'à ce que cette affaire soit clarifiée." Donner l'asile politique à Edward Snowden serait une façon pour l'Europe de montrer sa volonté de "tenir tête" à Washington, a ajouté le dirigeant du Parti de gauche.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/reuters-00532288-france-melenchon-demande-a-l-europe-d-accorder-l-asile-a-snowden-580999.php

A ce jour, Ni François Hollande, qui a jugé plus utile de commenter publiquement les résultats de l'élection partielle du Lot-et-Garonne plutôt que l'affaire Snowden, ni aucun dirigeant de l'UMP n'ont émis la moindre déclaration pour se déclarer scandalisé des révélations d'Edward Snowden et pour demander des explications publiques de la part des autorités américaines comme des entreprises d'Internet concernées. Et encore moins pour lui accorder l'asile politique

“Tant qu’on parle de ce non-événement, le vrai scandale du programme de surveillance de la NSA, c’est-à-dire le fait qu’il permet d’espionner même les citoyens américains, passe au second plan”

01 juillet : EELV demande à la France d'accorder l'asile à Snowden

Europe Ecologie-Les Verts a demandé lundi 1er juillet à François Hollande d'accorder l'asile politique à Edward Snowden, le consultant informatique à l'origine des révélations sur le programme américain de cybersurveillance Prism. "La France doit accorder sans délai l'asile politique au lanceur d'alerte et défenseur de la liberté Edward Snowden, qui a dévoilé un système de surveillance généralisé des données personnelles de l'ensemble de la planète par les Etats-Unis", écrit EELV dans un communiqué diffusé dans la nuit de dimanche à lundi. Le parti écologiste, qui participe au gouvernement, estime que cet asile politique "permettrait de rappeler que la France entend protéger tous les lanceurs d'alerte quelle que soit leur nationalité, dès lors qu'ils constituent une sauvegarde indispensable de la démocratie".
Cette décision, ajoute EELV, aurait en outre pour effet de "rappeler qu'au moment où l'UE s'apprête à négocier un accord transatlantique avec les USA, la France refuse clairement le diktat américain sur la protection des données et les violations".

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/07/01/eelv-demande-a-la-france-d-accorder-l-asile-a-snowden_3439255_651865.html

côté Modem et dirigeants du PS, des réactions outragées mais pas d'appel pour accorder l'asile politique à Snowden.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a réitéré sur LCI son appel à accorder l'asile politique à Edward Snowden. "Il a informé le monde entier des agissements des Etats-Unis et il est poursuivi pour cela", a fait valoir la dirigeante d'extrême droite. "Si on n'accorde pas l'asile politique à M. Snowden, à qui exactement est-ce qu'on va l'accorder ?".
Le secrétaire national du Parti socialiste chargé de l'international, Jean-Christophe Cambadelis, a estimé sur Radio Classique que c'était un "gros coup de canif" dans les relations entre l'Europe et les Etats-Unis.
"J'attends de l'Union européenne qu'elle riposte avec la vigueur nécessaire", a renchéri sur France Info le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, qui juge, comme Jean-Christophe Cambadelis, l'attitude américaine "incompréhensible".
Au centre, le président du MoDem, François Bayrou, a estimé sur France Inter que l'espionnage dénoncé par Edward Snowden était "purement et simplement inacceptable".

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00532432-france-cascade-d-appels-a-accorder-l-asile-a-snowden-581325.php

Hollande :
«Nous ne pouvons accepter» «Nous ne pouvons pas accepter ce type de comportement entre partenaires et alliés», a également averti le président en marge d'une visite à Lorient, jugeant que «les éléments sont déjà suffisamment réunis pour que nous demandions des explications». Sans évoquer directement la négociation sur la création d'une zone de libre-échange transatlantique, le président François Hollande a déclaré qu'«on ne peut avoir de négociations ou de transactions» avec les Etats-Unis «qu'une fois obtenues (les) garanties» sur une cessation de l'espionnage de l'Union européenne et de la France.
Barosso et Barnier montent au front
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a demandé un contrôle de la sécurité des bâtiments la Commission à Bruxelles, après les allégations sur l'espionnage des institutions de l'UE par les Américains, a annoncé lundi sa porte-parole. Bruxelles a averti même de possibles conséquences sur la négociation d'une zone de libre-échange ...

http://www.boursorama.com/actualites/affaire-snowden-hollande-exige-que-l-espionnage-us-cesse-immediatement-4010853cdbd95c705edb181bb4d985cd

01 juillet : Snowden a demandé l'asile politique à 21 pays

Toujours bloqué en Russie. Au point qu'il a demandé à Moscou l'asile politique, ainsi que l'ont confirmé à l'AFP et au New York Times des sources au sein des services consulaires russes. «Hier (dimanche) à 22h30, la citoyenne britannique Sarah Harrison s’est présentée au service consulaire à l’aéroport de Cheremetievo et a transmis une demande d’asile politique de Snowden» en Russie, a déclaré à l’AFP un responsable consulaire à l’aéroport de Cheremetievo, Kim Chevtchenko. Sarah Harrisson (photo Reuters), proche de Julian Assange, très active dans Wikileaks, a accompagné Edward Snowden depuis Hongkong. Julian Assange a fait savoir dès le début de l'affaire que WikiLeaks soutenait Edward Snowden et lui offrait son assistance légale et logistique.
La Russie ne «livre jamais personne, et n’a pas l’intention de le faire», a mis au clair Poutine lors d'une conférence de presse. Mais Edward Snowden ne pourra rester en Russie qu'à la condition qu'il «cesse ses activités visant à faire du tort à nos partenaires américains, peu importe que cela puisse paraître étrange venant de ma part».

http://www.liberation.fr/monde/2013/07/01/tolle-en-europe-apres-les-nouvelles-revelations-de-snowden_915017

Le site de WikiLeaks a ajouté que Snowden avait déposé des requêtes similaires dans 21 pays, parmi lesquels l'Islande, l'Equateur, Cuba, le Venezuela, le Brésil, l'Inde, la Chine, l'Allemagne ou encore la France.
The requests were made to a number of countries including the Republic of Austria, the Plurinational State of Bolivia, the Federative Republic of Brazil, the People’s Republic of China, the Republic of Cuba, the Republic of Finland, the French Republic, the Federal Republic of Germany, the Republic of India, the Italian Republic, the Republic of Ireland, the Kingdom of the Netherlands, the Republic of Nicaragua, the Kingdom of Norway, the Republic of Poland, the Russian Federation, the Kingdom of Spain, the Swiss Confederation and the Bolivarian Republic of Venezuela. The requests join or update others previously made including to the Republic of Ecuador and the Republic of Iceland.

http://wikileaks.org/Edward-Snowden-submits-asylum.html

2 juillet : Snowden renonce à demander l'asile en Russie

L’ex-consultant américain Edward Snowden, réfugié dans un aéroport de Moscou et recherché par Washington pour espionnage, a renoncé à demander l’asile politique en Russie, a indiqué mardi le porte-parole du Kremlin à des journalistes. «En apprenant hier la position de Poutine sur les conditions nécessaires pour rester en Russie, il a renoncé à sa demande», a déclaré Dmitri Peskov.
Dmitri Peskov a par ailleurs déclaré que l’ex-informaticien ne pouvait être remis aux Etats-Unis où la peine de mort est en vigueur. «Aucun pays ne peut livrer Snowden à un autre pays comme les Etats-Unis où est appliquée la peine de mort», a-t-il dit.
Interrogé sur la demande d’asile politique que Snowden a adressée à une vingtaine de pays dont la France selon le site WikiLeaks, Hollande a affirmé que Paris n’avait «pas encore reçu de demande particulière venant de M. Snowden. (...) Je sais simplement par voie de presse qu’il a adressé à 25 pays une telle demande mais rien en ce moment officiellement du côté de M. Snowden pour la France», a-t-il encore souligné, enchaînant : «donc je n’ai pas ici à faire ici plus de commentaires».

http://www.liberation.fr/monde/2013/07/02/snowden-a-demande-l-asile-dans-21-pays_915218

Réponse négative également de la Pologne. Sur Twitter, le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski, a indiqué ce matin que la demande d'Edward Snowden ne respectait pas "les conditions formelles d'une demande d'asile." Et que même si "elle les respectait, je ne lui donnerai pas de recommandation positive."
Réponse négative également de l'Inde. "Nous avons attentivement examiné la demande. Après examen, nous avons conclu qu'il n'y a aucune raison d'accéder à la demande", a déclaré un porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères, Syed Akbaruddin.

http://www.franceinfo.fr/monde/edward-snowden-demande-l-asile-a-21-pays-dont-la-france-1049829-2013-07-02

L'ex-ministre UMP Eric Woerth, interrogé mardi sur l'asile politique que certains partis veulent pour Edward Snowden, a estimé que ce n'était "pas à la France de s'occuper" de cet informaticien, auteur de révélations sur un espionnage américain qu'il juge par ailleurs "inadmissible". La France s'honorerait-elle en accueillant ce "lanceur d'alerte" dont le passeport a été annulé, a demandé France Inter au député-maire de Chantilly. "Non, je n'ai pas le sentiment qu'elle s'honorerait, je ne vois pas en quoi ce serait un honneur", a-t-il répondu. "Je ne sais pas pourquoi il a fait ça, je ne sais pas si c'est bien ou pas", a ajouté M. Woerth. "J'ai le sentiment que ce n'est pas à la France de s'en occuper".
http://www.lepoint.fr/politique/pour-woerth-la-france-n-a-pas-a-s-occuper-de-snowden-02-07-2013-1688040_20.php

2 juillet : Espionnage entre états, selon les anglo-saxons, La France serait mal placée pour donner des leçons.

François Hollande a-t-il parlé trop vite ? Depuis que le président français s’est insurgé, lundi 1er juilllet, contre les écoutes de la NSA dans le cadre du programme Prism et a demandé aux États-Unis que cela “cesse immédiatement”, une partie du monde anglo-saxon a avalé sa tasse de thé de travers. Pour eux, c’est un peu l’histoire de l’hôpital qui se moque de la charité.
“La France ferait bien de se rappeler sa propre histoire avant de se plaindre”, souligne dans le quotidien britannique Daily Telegrah, Sashank Joshi, chercheur en relations internationales au Royal United Services Institute, un “think tank” britannique spécialisé dans les questions de défense. Dans la même veine, le très influent magazine américain Foreign Policy qualifie, sur son site, François Hollande “d’hypocrite”.
Si la Chine arrive en tête des cyber-espions d’après un rapport de février 2013 des services secrets américains, l’Hexagone partagerait la deuxième place avec la Russie et Israël. La sortie du président français serait donc “plutôt hilarante lorsqu’on connaît la propension et la tradition de la France à voler les secrets technologiques américains”, d’après Foreign Policy.
Des anecdotes aussi rocambolesques que la mise sur écoute de sièges dans des vols Air France sur lesquels étaient assis des responsables américains avaient déjà été rapportées, dans les années 1990, par la presse américaine. “La France est le pays le plus prédateur [en matière d’espionnage industriel] depuis l’effondrement de l’Union soviétique”, avait même clamé en 1992, Stansfield Turner, le directeur de la CIA à l’époque.
Les États-Unis ne sont, en outre, pas les seuls à se plaindre des espions hexagonaux. Dans un câble diplomatique américain de 2009, révélé par WikiLeaks, un patron allemand qualifiait ainsi la France “d’empire du mal qui vole nos technologies”. Pour ce PDG, non-identifié dans ce document américain confidentiel, l’espionnage tricolore fait davantage de mal à l’économie allemande que celui de la Chine ou de la Russie.
Mais pour certains, ce feu nourri contre l’espionnage français relève de l’intox médiatique et politique. “Toutes les affirmations et anecdotes rapportées dans les médias anglo-saxons ne sont que des pièces du puzzle qui ne veulent pas dire grand chose dans un secteur - l’espionnage - où il est difficile voire impossible de connaître les vrais ordres de grandeur”, affirme Éric Denécé, directeur au Centre de recherche français sur le renseignement, contacté par FRANCE 24.
http://www.france24.com/fr/20130702-nsa-prism-france-espion-hollande-ecoute-diplomatie-ue-etats-unis-polemique-snowden-crise-internet



Pourquoi protéger ses données personnelles ?

comment protéger ses données personnelles :
les conseils de Snowden lui même
historiques de navigation et recherches internet, formulaires
autre usages (mail, vidéoconférence, transfert de fichiers etc)


3 juillet : Crise diplomatique entre l'Europe et l'Amérique latine

L'avion transportant Evo Morales a été bloqué plus de 15 heures en Autriche après la fermeture des espaces aériens de la France, du Portugal, de l'Italie, puis de l'Espagne.
Selon la Bolivie, les pays européens incriminés ont cru qu'Edward Snowden se trouvait à bord de l'avion.
La France refuse d'expliquer pourquoi elle a interdit durant plusieurs heures le survol du pays.

La Bolivie et les pays d'Amérique latine sont furieux et déposent plainte à l'ONU. Des manifestants boliviens en colère s'attaquent à l'ambassade de France à La Paz.
L'ambassadeur de la Bolivie aux Nations unies a fait savoir sa colère. «La fouille de l'avion présidentiel est une agression et une violation des lois internationales, a-t-il affirmé. Nous n'avons aucun doute que les ordres sont venus des Etats-Unis.» Le pays va dénoncer l'incident auprès de l'ONU et de la Commission des droits de l'homme des Nations unies.
Les alliés de la Bolivie, eux, sont furieux. «C'est une agression grossière, brutale, impropre et non civilisée» , a clamé le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, qui dénonce «un attentat contre la vie du président Morales». L'Equateur a déploré «une terrible offense» au président bolivien. «Il n'est pas possible qu'ils aient osé refuser à un président sud-américain le passage par leur espace aérien parce qu'ils suspectaient que M.Snowden puisse se trouver dans l'avion du président Morales», a-t-il ajouté, soulignant la «paranoïa» de certains pays suite aux révélations de l'ancien consultant des services secrets américains. Le président Rafael Correa a demandé une réunion d'urgence des dirigeants des pays d'Amérique latine. L'Argentine ou encore le Chili ont également exprimé leur mécontentement et leur solidarité avec leur homologue bolivien, de mêmes que deux organisations régionales, l'Alba et l'Unasur.
http://www.lefigaro.fr/international/2013/07/03/01003-20130703ARTFIG00376-l-affaire-snowden-provoque-un-imbriglio-diplomatique-avec-la-bolivie.php

Durant son séjour forcé en Autriche, M. Morales a affirmé que l'Espagne avait posé comme condition au survol de son territoire une inspection de l'appareil. L'ambassadeur d'Espagne en Autriche voulait être invité à prendre "un petit café" avec lui dans l'avion présidentiel, a-t-il raconté, une proposition qu'il a refusée : "Je ne suis pas un délinquant", a déclaré M. Morales. "Nous avons tous notre orgueil, notre dignité, et personne ne peut imposer ce genre de contrôle à un président."
Le ministère de l'intérieur autrichien a dit avoir contrôlé les passeports des occupants de l'avion, mais ne pas l'avoir fouillé, car il n'y avait "aucune raison légale" pour cela. Un arrangement a cependant été trouvé avec M. Morales, selon le ministère des affaires étrangères autrichien : il aurait accepté que des policiers montent à bord une fois que ses occupants l'avaient quitté. Les policiers n'ont trouvé aucune trace d'Edward Snowden.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/07/03/une-rumeur-sur-snowden-provoque-une-crise-diplomatique-entre-paris-et-la-paz_3440849_3222.html

4 juillet : Révélations du Journal "Le Monde" La France espionne aussi les citoyens français.

Une diversion qui arrange les états
L’affaire des écoutes américaines des délégations diplomatiques européennes serait en fait presque une aubaine pour les États-Unis. “Barack Obama et John Kerry ont raison de dire qu’il y a rien de neuf dans ces pseudo-révélations, tout le monde sait depuis 40 ans que les États-Unis espionnent l’Europe”, rappelle Éric Denécé. Un “scandale” d’autant plus bienvenu pour les États-Unis, d’après lui, que “l’opinion américaine ne va globalement pas tenir rigueur à l’administration américaine d’espionner d’autres pays”.
Car cette histoire de petites écoutes entre amis offre, au final, une diversion par rapport au cœur des révélations de l’ex-consultant de la CIA en fuite Edward Snowden.
“Tant qu’on parle de ce non-événement, le vrai scandale du programme de surveillance de la NSA, c’est-à-dire le fait qu’il permet d’espionner même les citoyens américains, passe au second plan”, souligne Éric Denécé. Après le Patriot Act en 2001, l'ouverture et le maintien par Barack Obama de la prison de Guantanamo, l'affaire Prism conforte, d’après cet expert, le virage d’une “puissance hégémonique qui dominée par l’obsession sécuritaire a mis en place un système qui se rapproche de plus en plus d’un État policier”.
http://www.france24.com/fr/20130702-nsa-prism-france-espion-hollande-ecoute-diplomatie-ue-etats-unis-polemique-snowden-crise-internet

La France dispose, comme les Etats-Unis avec le système Prism, d'un dispositif d'espionnage à grande échelle des télécommunications.
Le Monde est en mesure de révéler que la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services spéciaux) collecte systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France, tout comme les flux entre les Français et l'étranger : la totalité de nos communications sont espionnées. Les politiques le savent, mais le secret est la règle : ce Big Brother français est clandestin. Il échappe à tout contrôle.
Ce que cherchent les services de renseignement, ce sont les "métadonnées" : non pas le contenu des messages, mais leur contenant. Le but est de savoir qui parle à qui pour reconstituer les liens entre les cibles, identifier des "cellules". La DGSE collecte ainsi les relevés téléphoniques de millions d'abonnés, les mails, les SMS, les fax... Et toute l'activité Internet, qui passe par Google, Facebook, Microsoft, Apple, Yahoo... Le dispositif est précieux pour lutter contre le terrorisme [ c'est l'argument classique on l'a déjà dit ici et ailleurs qui justifie toutes les lois liberticides depuis 1986 ]. Mais il permet d'espionner n'importe qui, n'importe quand.


infographie "Le Monde"

La DGSE collecte ainsi des milliards de milliards de données, compressées et stockées, à Paris, sur trois niveaux, boulevard Mortier, dans les sous-sols du siège de la DGSE. Le service de renseignement dispose d'un supercalculateur capable de gérer des dizaines de millions de gigaoctets.
Les autres services de renseignement français ont accès en toute discrétion à cette gigantesque base de données, sobrement baptisée "infrastructure de mutualisation". Certaines informations peuvent même être utilisées par la police judiciaire sous couvert de "renseignements anonymes". Le dispositif est pourtant parfaitement illégal – "a-légal", corrige l'un des patrons d'une des agences de renseignement. "Le régime juridique des interceptions de sécurité interdit la mise en œuvre par les services de renseignement d'une procédure telle que Prism", assure la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/07/04/revelations-sur-le-big-brother-francais_3441973_3224.html

Matignon dément : http://www.lefigaro.fr/hightech/2013/07/05/01007-20130705ARTFIG00730-matignon-dement-l-espionnage-massif-des-francais.php

Les forces de l’ordre ont aussi des "oreilles" :

les 63,8 millions de mobiles français. Dans les enquêtes judiciaires, une fois obtenue la commission rogatoire, les policiers n’ont plus qu’un code à entrer sur leur table d’écoute pour espionner les conversations du suspect. Les citoyens "irréprochables" ne sont pas à l’abri, eux, d’une surveillance dite "administrative". Ils se retrouvent alors dans la ligne de mire de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI), née de la fusion des RG et de la DST.
Un épiphénomène ? Pas vraiment. En 2010, le gendarme des écoutes, la Commission nationale de Contrôle des Interceptions de Sécurité (CNCIS) a validé près de 6 000 "interceptions de sécurité" (mises sous surveillance à la demande du gouvernement de lignes mobiles, filaires ou internet) : 18% de plus que l’année précédente ! Sans compter les interceptions non validées par la CNCIS, comme on l’a vu dans l’affaire des fadettes des journalistes du "Monde".
La surveillance étatique plus forte que jamais : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111017.OBS2654/tous-fiches-tous-surveilles-le-nouveau-big-brother.html

c'est donc sans surprise que la France refuse le droit d'asile à Snowden

Les pays de l'Union Européenne et la France en tête, qui se vante pourtant d'être le chantre de la liberté tout autant que la patrie des droits de l'homme - refusent d'accorder l'asile à Snowden. Et l'Amérique, qu'on présente encore comme "la plus grande démocratie du monde" foule aux pieds la vie privée de tous les citoyens du monde y compris les américains eux-même. Eux qui ont à leur tête un prix nobel de la paix : "on n'a toujours pas compris, d'ailleurs, comment le président d'un pays qui pratique encore très largement cet abject assassinat public qu'est la peine de mort, outre que d'être le commandant en chef de l'armée la plus belliqueuse du monde, a pu être le lauréat d'une récompense aussi prestigieuse que le prix Nobel de la paix. A croire que cette vénérable institution voulait se discréditer définitivement là ! "
http://www.marianne.net/L-affaire-Snowden-ou-la-honte-de-l-Europe_a230230.html

"La France a reçu, comme beaucoup d'autres pays, par l'intermédiaire de son ambassade à Moscou, une demande d'asile de M. Edward Snowden. Compte tenu des éléments d'analyse juridique et de la situation de l'intéressé, il n'y sera pas donné suite", indique dans un communiqué laconique le ministère.
http://lci.tf1.fr/monde/europe/la-france-rejette-la-demande-d-asile-d-edward-snowden-8097852.html

Le fugitif américain a fait au début de la semaine des demandes d’asile à 21 pays, mais la France et l’Italie ont fait savoir jeudi qu’ elles ne l’accueilleraient pas , emboîtant ainsi le pas à l’Allemagne, au Brésil, à la Norvège, l’Inde, la Pologne, l’Islande, l’Autriche, la Finlande, aux Pays-Bas et à l’Espagne.
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202879578119-le-venezuela-et-le-nicaragua-prets-a-accueillir-snowden-583435.php

5 juillet : Snowden a fait 6 nouvelles demandes d'asile... mais ne révèlera pas auprès de qui

Quels sont les pays concernés? Le site fondé par Julian Assange n'en dévoilera pas les noms "pour le moment en raison d'une tentative d'ingérence de la part des Etats-Unis".
La France et la Bolivie ont notamment frôlé l'incident diplomatique cette semaine, après que l'avion du président bolivien Evo Morales eut dû dévier de sa route. Paris lui avait en effet interdit de survoler son espace aérien, des rumeurs indiquant qu'Edward Snowden se trouvait à bord de l'appareil. Une situation dont Paris s'est excusé. Après un arrêt en Autriche et aux Canaries, Evo Morales a pu rejoindre la Bolivie. Et c'est vers les Etats-Unis qu'il a tourné son courroux. Jeudi, il a ainsi envisagé "la fermeture, si nécessaire" de l'ambassade des Etats-Unis à La Paz après avoir dénoncé la pression exercée selon lui par Washington sur quatre pays européens qui avaient interdit temporairement le survol de leur territoire à son avion soupçonné de transporter l'ancien consultant américain Edward Snowden.
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/snowden-a-fait-6-nouvelles-demandes-d-asile-mais-ne-revelera-pas-8103594.html

6 juillet : Le Venezuela la Bolivie et le Nicaragua accordent l'asile politique à Snowden.

Nicolas Maduro, le président du Venezuela, a annoncé vendredi au cours d’une célébration de l’indépendance du Venezuela qu’il accordait « l’asile humanitaire au jeune Snowden pour le protéger de la persécution de l’empire le plus puissant du monde [les Etats-Unis, NDLR], qui s’est déchaînée sur lui ».
« Nous, nous sommes ouverts et respectueux du droit d’asile et il est clair que si les circonstances le permettent, nous recevrons Snowden avec grand plaisir et lui donnerons l’asile ici au Nicaragua », a déclaré pour sa part Daniel Ortega, le président du Nicaragua, qui a confirmé avoir reçu une demande d’Edward Snowden à l’ambassade du Nicaragua à Moscou.
Jeudi, le chef de l’Etat bolivien a accusé Washington d’avoir fait pression sur la France, l’Espagne, le Portugal et l’Italie pour qu’ils interdisent ce survol, et menacé de fermer l’ambassade des Etats-Unis à La Paz. La Bolivie, soutenue par certains des ses alliés traditionnels (Equateur, Surinam, Argentine, Uruguay et Venezuela), a par ailleurs exigé des excuses publiques et des explications. Dans une déclaration commune, ces pays membres de l’Union des nations sud-américaines (Unasur, qui regroupe 12 pays) ont notamment relevé que « l’offense » subie par Morales en Europe n’était pas seulement un affront personnel mais constituait une agression pour toute l’Amérique Latine. Moscou a aussi condamné jeudi l’attitude de la France, de l’Espagne et du Portugal, jugeant qu’elle ne pouvait « guère être considérée comme un acte amical à l’égard de la Bolivie, ainsi que de la Russie ». Paris avait exprimé ses « regrets » mercredi, affirmant ne pas savoir au moment des faits que le président bolivien était à bord de l’avion.
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202879578119-le-venezuela-et-le-nicaragua-prets-a-accueillir-snowden-583435.php

Snowden : la Bolivie, le Nicaragua et le Venezuela lui accordent l'asile

7 juillet : SAURON : le programme de surveillance satellitaire de la NSA

Snowden a révélé un autre système de surveillance insidieux qui vise les citoyens vendredi après-midi, dans une conversation avec des reporters d’Internet Chronicle.
SAURON, ou le Semi-Autonomous Ultra-high-Resolution Orbital Network (réseau orbital semi-autonome à haute résolution, ndt), est composé de centaines de caméras en orbite basse qui peuvent distinguer des objets aussi petits qu’un centimètre en taille. Il y a tellement de satellites dans ce réseau qu’ils sont capables de contrôler toute la surface habitée de la planète sans interruption. Selon les diapos que Snowden a partagées, prises de la présentation de SAURON par la NSA, chaque satellite-espion est relié à une banque de données qui peut enregistrer les images capturées indéfiniment.


L'oeil de Sauron Voit Frodon dès que celui-ci enfile l'anneau

SAURON est également une référence à un personnage maléfique de la trilogie de J.R.R. Tolkien "Le Seigneur des Anneaux", un démiurge du mal et de la discorde qui apparaît dans le monde comme un oeil unique, perpétuellement en recherche. Snowden, qui avait l’air d’un homme qui n’a pas dormi depuis des semaines, a parlé avec des reporters d’Internet Chronicle dans un couloir de transit de l’aéroport moscovite Sheremetyevo. Presque en chuchotant, Snowden a dit, "C’est choquant que le gouvernement US s’approprie un symbolisme si maléfique pour un soi-disant système de sécurité comme celui-ci. Il y a peu de doutes que ce programme – je n’en prononcerai pas le nom ici – ne se préoccupe pas de la sécurité des citoyens, mais plutôt, qu’il s’agisse d’une tentative éhontée de prise de pouvoir pour l’intérêt du pouvoir."
http://globalepresse.com/2013/07/07/snowden-revele-le-programme-de-surveillance-satellitaire-de-la-nsa-sauron/


Le seigneur des anneaux : la défaite de Sauron

10 juillet : Signez l'appel en faveur d'Edward Snowden

"Le Nouvel Observateur" et Reporters sans frontières appellent les Etats européens à défendre l'informaticien qui a révélé le dispositif américain de surveillance mondiale.
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130709.OBS8703/signez-l-appel-en-faveur-d-edward-snowden.html

11 juillet : une plainte en France vise les sociétés américaines impliquées dans le programme Prism

La Fédération internationale des Ligues des droits de l'homme a déposé plainte jeudi matin au tribunal de grande instance de Paris, dans l'affaire d'espionnage en communications électroniques appelée Prism et réalisées par les agences de sécurité américaines. Car si la plainte est déposée contre X, ce sont bien la NSA et le FBI qui sont en réalité visés.
La plainte que Le Figaro a consultée concerne cinq chefs d'infraction: accès et maintien frauduleux dans tout ou partie d'un système de traitement automatisé de données (article 323-1 du code pénal), la collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite (article 226-18 du code pénal), l'atteinte volontaire à l'intimité de la vie privée d'autrui (article 226-1 du code pénal), l'utilisation et la conservation d'enregistrements et de documents obtenus par le moyen d'une atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui (article 226-2 du code pénal) ainsi que l'atteinte au secret des correspondances électroniques.
Pour Me Emmanuel Daoud, l'un des avocats de la Fédération internationale de la Ligue des droits de l'homme, cette plainte a pour objectif de déterminer le rôles qu'ont pu jouer des entreprises comme Microsoft, Yahoo, Google, Paltak, Facebook, Youtube, Skype, AOL et Apple, dans cette affaire.
Les USA ont mis en place un système d'interception des données privées qui concerne tout autant les citoyens américains que les associations et individus étrangers. L'essence même de ce système est, notamment au travers de mots clés, d'appréhender non seulement l'origine d'un message privé mais aussi son destinataire ainsi que son contenu, quel que soit le moyen technique utilisé pour la transmission de ce message.»
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/07/11/01016-20130711ARTFIG00287-espionnage-americain-une-plainte-en-france-vise-des-societes-americaines.php

11 juillet : La FIDH et la LDH portent plainte dans l'affaire Snowden

Après la réaction plus que mesurée de l'exécutif français à la suite des révélations d'Edward Snowden sur le système d'espionnage mondial mis en place par l'agence américaine de sécurité (NSA), la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'homme (LDH) ont conjointement déposé une plainte contre X, jeudi 11 juillet, auprès du procureur de la République de Paris. Celle-ci pointe plusieurs infractions: l'accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données, la collecte illicite de données personnelles, l'atteinte à la vie privée, ou encore l'atteinte au secret des correspondances électroniques. Un large éventail à la mesure des faits dénoncés par l'ancien technicien de la NSA, relayés par le Guardian, le Washington Post puis le Spiegel.
Pour Patrick Baudouin, avocat et président d'honneur de la FIDH, "ces accusations, d'une gravité exceptionnelle, n'ont pas suscité de réactions à la hauteur. Depuis le Patriot Act, en 2001, il y a eu des dérives constantes au nom de la lutte contre le terrorisme. On s'est affranchi de tous les garde-fous que comportent les démocraties quand il s'agit d'investiguer sur les citoyens tout en instrumentalisant les peurs à des fins démagogiques. L'utilisation des drones, en dehors de toute légalité internationale (...), repose sur le même principe." Michel Tubiana, l'avocat historique de la LDH, ne dit pas autre chose. "On ne peut pas impunément, de manière impériale, projeter sa législation hors de ses frontières sans avoir de comptes à rendre."
De quoi inquiéter Barack Obama ? "Il faut être réaliste et modérément optimiste, répond Me Baudouin. On ne sous-estime pas la difficulté que l'on pourrait rencontrer avec les services de sécurité américains même s'il y a des moyens de correspondance judiciaire avec les Etats-Unis, qui restent un Etat de droit. Par ailleurs, les sociétés privées qui se sont prêtées au jeu, dont certaines ont des filiales en Europe, pourraient donner des réponses sur le fond, les moyens qu'elles mettent en œuvre aujourd'hui pour protéger la vie privée des citoyens français, et en creux, leur responsabilité dans cette affaire."
Pour l'instant, cette initiative de la FIDH et de la LDH paraît bien isolée. Seule l'association "Europe versus Facebook", composée notamment d'étudiants autrichiens, a annoncé avoir déposé une série de plaintes contre les filiales européennes de Facebook, Apple, Microsoft, Skype et Yahoo! pour leur collaboration présumée avec la NSA dans le cadre du programme Prism. Après les révélations du Monde sur un Big Brother français, une plainte contre les pratiques de la DGSE, hors de tout cadre légal, est à l'étude chez les organisations de défense des droits de l'homme.
"La France est un nain politique qui n'a pas les moyens de ses indignations"
Du côté des responsables politiques, la chancelière allemande s'est pour la première fois exprimée sur Prism dans un entretien publié jeudi par l'hebdomadaire Die Zeit. Si elle y défend la protection des données personnelles, elle assure que "le travail des services de renseignements dans une société démocratique a toujours été indispensable pour la sécurité des citoyens et le restera à l'avenir". Une position centriste à l'image de celle de la France qui, tout en condamnant les pratiques des services de renseignement américains, a rejeté la demande d'asile d'Edward Snowden, refusant par ailleurs que l'avion présidentiel bolivien supposé le transporter survole son espace aérien. "La France est un nain politique qui n'a pas les moyens de ses indignations", déplore ainsi Me Emmanuel Daoud, avocat de la FIDH et dont le cabinet jouxte l'ambassade américaine.
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/07/11/la-fidh-et-la-ldh-portent-plainte-dans-l-affaire-snowden_3445855_651865.html

1 aout : XKeyscore, le logiciel secret qui surveille le monde

Les révélations d'Edward Snowden continuent. Le «Guardian» a dévoilé la technique des services de renseignements américains faisaient concrètement pour espionner les internautes du monde entier. Grâce à des documents confidentiels transmis par l'ancien analyste de la NSA, le journal britannique dresse le tableau du logiciel secret XKeyscore, qui permet de suivre «à peu près tout ce qu'un utilisateur lambda» fait sur le réseau.
Au programme : surveillance en temps réel des courriers, des recherches ou des réseaux sociaux. Bref, tout ce que vous pouvez faire sur la Toile... Le programme repose sur l'utilisation de quelque 500 serveurs disséminés dans le monde, y compris en Russie, en Chine ou au Venezuela et couvre 150 sites.
Sur son site, le quotidien reproduit une série de pages apparemment issues d'une séance de formation destinée à des agents du renseignement américain et qui détaille le fonctionnement du programme. En clair, il fonctionne comme un «Google» bis. En tapant dans sa base de données, l'analyste de la NSA peut retrouver l'historique de navigation d'un internaute, ses sites visités, ses recherches, ses mails, ses destinateurs.
Selon «le Monde», un outil appelé «DNI Presenter» permet également de lire les conversations privées sur Facebook par un utilisateur. Il suffit... de connaître son nom !

Contrairement aux autres systèmes de surveillance dont l'existence a déjà été révélée, XKeyscore offre la possibilité de travailler sans connaître un identifiant «fort» d'une cible, son adresse mail par exemple. Il permet ainsi de remonter jusqu'à une personne à partir d'une simple recherche effectuée sur internet.
Allez voir toutes les captures d'écran publiées sur le site du Parisien
http://www.leparisien.fr/international/espionnage-xkeyscore-le-logiciel-qui-surveille-le-monde-01-08-2013-3023427.php

10 aout : deux boîtes de messagerie cryptées mettent la clé sous la porte et l'Allemagne décide de protéger la vie privée de ses citoyens.

Les deux sites - Lavabit et Silent Circle - permettaient à leurs usagers de communiquer de façon anonyme et protégée. Edward Snowden, l’informaticien américain qui a révélé l’affaire « Prism », aurait notamment l'habitude d'utiliser ces services. Il serait passé par l'une de ces plateformes pour communiquer avec des journalistes lorsqu'il était bloqué à l'aéroport de Moscou. Aujourd’hui, les propriétaires de ces sites ont décidé de mettre la clé sous la porte. Leurs explications sont assez évasives. « J’ai été contraint de prendre une décision difficile : devenir complice de crimes contre le peuple américain ou abandonner près de dix ans de dur labeur », a déclaré Ladar Levison, propriétaire du site Lavabit, qui revendique 350 000 utilisateurs. Il regrette aussi de ne pas pouvoir en dire plus, faute d'autorisations légales.
Cela laisse donc supposer que les responsables de ces plateformes ont subi des pressions de la part des autorités américaines. Même si Jon Callas, le dirigeant de Silent Circle, assure n’avoir reçu « aucune assignation ni mandat de la part du gouvernement ». « Mieux vaut prévenir que guérir », expliquent les responsables de Silent Circle. Pour eux, ce n'était plus qu'une question d'heures, avant qu'un gouvernement ne les force à communiquer leurs données. L'affaire Snowden a laissé des traces, et les inquiétudes grandissent à travers le monde.
Dans certains pays, où la prise de conscience a débouché sur un débat politique important, concernant la protection de la vie privée, les acteurs du secteur ont d'ores et déjà compris l'intérêt qu'ils pourraient tirer de ce dossier. « Email made in Germany », la nouvelle alliance conclue entre les trois plus gros fournisseurs de messagerie électronique en Allemagne, veut répondre aux craintes des usagers. Après les accusations d’espionnage contre les services de renseignement américains, plus de la moitié d’entre eux affirment ne plus avoir confiance dans la protection des données sur Internet.
Deutsche Telekom, GMX et Web.de, qui regroupe à eux trois les deux tiers des comptes privés utilisés en Allemagne, vont à partir de maintenant sécuriser le trafic de courriels entre eux en cryptant les données automatiquement. Une mesure qui vaut non seulement pour leurs contenus mais aussi pour l’identité de l’expéditeur et du destinataire. Cette alliance est ouverte à d’autres partenaires à condition que leurs serveurs se trouvent sur le sol allemand et soient soumis au droit du pays. En clair, cette initiative - pas totalement désintéressée - constitue une attaque commerciale comme les fournisseurs américains Google et Yahoo! afin de séduire leurs clients inquiets quant à la protection de leurs données. Le ministre allemand de l’Intérieur, tout comme l’Office fédéral de la sécurité informatique, ont salué l’initiative des trois fournisseurs de messagerie électronique.
http://www.rfi.fr/ameriques/


Pourquoi protéger ses données personnelles ?

comment protéger ses données personnelles :
les conseils de Snowden lui même
historiques de navigation et recherches internet, formulaires
autre usages (mail, vidéoconférence, transfert de fichiers etc)

19 aout : Affaire Prism : les CNIL européennes saisissent la Commission européenne

Le G29, groupe des instances européennes chargées de l'informatique et des libertés, a décidé de saisir par courrier la vice-présidente de la Commission européenne, Viviane Redding, pour évaluer les conséquences du programme de cybersurveillance américain Prism sur la protection des données des citoyens européens. L'annonce en a été faite alors même qu'a été mis en place un groupe de travail Etats-Unis–Union européenne sur l'accès par les services de renseignement américains aux données des citoyens européens. Dans un communiqué, le G29 estime qu'il lui appartient d'évaluer "de manière indépendante" les violations potentielles au droit européen.
Dans le détail, les commissions de l'informatique et des libertés européennes souhaitent ainsi "apprécier dans quelle mesure les législations américaines sont ou non en accord avec le droit international et européen", et ce en analysant la nature des informations collectées, les conditions d'accès des autorités américaines à ces informations, le type de contrôle exercé aux Etats-Unis, et les voies de recours des citoyens européens. Le G29 veut également répertorier et analyser les systèmes de surveillance européens comparables à Prism. "Il importe en effet de s'assurer que les Etats européens sont respectueux du droit fondamental à la vie privée", écrit-il dans son communiqué. Un groupe de travail a déjà été mis en place sur la question ; il devrait rendre ses premières conclusions en septembre.
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/08/19/affaire-prism-les-cnil-europeennes-saisissent-la-commission_3463424_651865.html

20 aout : Le rédacteur en chef du quotidien britannique révèle que le gouvernement l'a obligé à détruire des disques durs. Le compagnon du journaliste Glenn Greenwald porte plainte pour avoir été retenu neuf heures à l'aéroport.

L’affaire des pressions opérées par Londres pour récupérer les documents d'Edward Snowden n'en finit pas d'enfler. Tout commence dimanche soir quand on apprend que le compagnon du journaliste Glenn Greenwald, qui a sorti l’affaire Snowden dans les pages du Guardian, a été retenu neuf heures durant à l’aéroport d’Heathrow, dimanche (lire son récit sur le site du Guardian). La police britannique s’est justifiée en invoquant «l’article 7 de la loi antiterroriste 2000».
Depuis, c’est un concert de protestations outre-Manche, où l'on s'interroge sur la liberté de la presse et les limites de la législation antiterroriste. Le Guardian se dit «consterné», The Independent est «scandalisé», et même le Times, plutôt proche du pouvoir, réclame à la police de «clarifier l’utilisation» de cette loi sur le terrorisme dans ce cas précis. Le Financial Time parle de «harcèlement» et le Daily Mirror d'«atteinte à la liberté». «Qui a autorisé cette détention et était-ce à la demande des Etats-Unis ? Le Parlement devrait aussi s’interroger sur le fait de savoir s’il y a eu abus d’autorité», demande l’organisation Human Rights Watch, tandis que Reporters sans frontières dénonce «l’acharnement coupable du gouvernement britannique contre le travail des journalistes du Guardian».
Ce matin, le Guardian a riposté en révélant dans ses pages comment la rédaction a dû détruire, sous la pression de Londres, les documents confidentiels de l'affaire Snowden. Le rédacteur en chef du journal, Alan Rusbridger (photo AFP), raconte qu'il y a un mois, au beau milieu des révélations du scandale des écoutes de la NSA, il a été contacté «par un très haut responsable du gouvernement affirmant qu’il représentait l’opinion du Premier ministre». Il a eu ensuite deux rencontres avec ce responsable qui «lui a demandé le retour ou la destruction de tout le matériel sur lequel nous étions en train de travailler». Alan Rusbridger rapporte que le gouvernement a menacé d’entamer une procédure judiciaire pour tenter de récupérer les documents secrets, si le journal ne les détruisait pas lui-même. «Et alors s’est produit l’un des moments les plus bizarres dans la longue histoire du Guardian. Deux experts en sécurité de la GCHQ [l’homologue britannique de la NSA, ndlr] ont surveillé la destruction des disques durs dans les sous-sols du Guardian pour être bien sûrs qu’il n’y restait plus rien qui puisse constituer un quelconque intérêt à être passé à des agents chinois». Plusieurs copies de ces documents sont en lieu sûr à l'étranger, a précisé Alan Rusbridger. Au début du mois, le Guardianavait révélé, sur la base justement de documents fournis par Snowden, que la NSA avait payé la GCHQ ces trois dernières années pour avoir accès à certaines de ses informations. Ce qui laisse penser que les Etats-Unis sont en position de demander des contreparties à l'agence britannique.
http://www.liberation.fr/monde/2013/08/20/londres-force-le-guardian-a-detruire-les-documents-snowden_925752?google_editors_picks=true

23 aout : la NSA a violé la loi : le mea culpa de La Maison Blanche

La Maison Blanche vient de faire son mea culpa : oui, les citoyens américains ont bien été espionnés ; oui, la NSA, l'agence de renseignement américaine, a violé la loi. Selon le Wall Street Journal d'hier, les "grandes oreilles " avaient les moyens de surveiller 75 % du trafic internet. De 2008 à 2011, 56.000 mails interceptés. Vous avez dit "inquiétant" ?
Les reponsables de la NSA arguent d'un "problème technologique" et d'un outil trop puissant qui ne permettait pas de faire un tri dans le matériel écouté. Ledit problème aurait été corrigé en 2011. Il y a encore deux semaines, le président des Etats-Unis en niait pourtant l'existence. Quant à Edward Snowden, le lanceur d'alerte, il reste poursuivi par la justice américaine.
http://www.francetvinfo.fr/monde/espionnage-d-internet/video-nsa-le-mea-culpa_395488.html

Auparavant, le Washington Post, s'appuyant sur une analyse d'un audit interne, rapportait que la NSA avait commis des "milliers" d'infractions aux lois sur le respect de la vie privée depuis qu'elle a été dotée de nouveaux pouvoirs en 2008.
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/08/21/la-nsa-est-en-mesure-de-surveiller-75-du-trafic-internet-aux-etats-unis_3464078_651865.html

27 aout : Pressions de Cameron sur le Guardian : quatre journaux scandinaves interpellent Cameron

Après l'arrestation, pendant quelques heures, du compagnon d'un journaliste d'investigation et les révélations du rédacteur en chef, sur les pressions du gouvernement britannique sur son quotidien, quatre journaux scandinaves ont publié une lettre ouverte à David Cameron. Ils demandent au Premier ministre britannique de respecter la liberté de la presse et de laisser les journalistes faire leur travail.
En s'adressant ainsi à Cameron, les journaux scandinaves souhaitent replacer la liberté de la presse au coeur du débat public. "La liberté de la presse est cruciale, même lorsque les informations révélées par la presse sont gênantes pour les gouvernements ou les services de renseignement. Nous avons été surpris par les pressions subies par nos confrères du Guardian et profondément préoccupés que votre pays, ardent défenseur de la démocratie, se serve de la législation anti-terroriste pour menacer à la fois le journal et les individus qui en dépendent." Le même jour, AftenPosten, le journal norvégien, n'a pas hésité à en remettre une couche dans son éditorial, en exhortant le Premier ministre britannique à prendre ses responsabilités."Monsieur le Premier ministre, vous avez toutes les possibilités pour arrêter cette croisade dangereuse contre la libre expression. Nous, les médias nordiques, qui avons si souvent trouvé de l’inspiration et du soutien au Royaume-Uni dans notre travail, sommes très inquiets. Montrez-nous que l’action contre The Guardian n’était qu’un faux pas momentané". Pour le moment, ces missives sont restées sans réponse.
http://www.arretsurimages.net/breves/2013-08-27/Guardian-Snowden-quatre-journaux-scandinaves-interpellent-Cameron-id15971

31 aout : Programme "GENIE" : Les États-Unis ont mené 231 cyberattaques en 2011

En 2011, les États-Unis auraient mené 231 cyberattaques contre des pays et des cibles installées à l'étranger. C'est ce qu'affirme le Washington Post, s'appuyant sur des documents fournis par l'ancien analyste Edward Snowden. Les cibles sont variées et les attaques ont notamment visé la Chine, l'Iran, la Russie ou la Corée du Nord. "Près des trois quarts de ces attaques visaient des cibles de la plus haute importance ou des activités comme la prolifération nucléaire", explique le Washington Post. En 2010, le virus Stuxnet avait perturbé le programme nucléaire iranien. Téhéran avait attribué cette attaque aux États-Unis et à Israël.
Outre ces attaques, les spécialistes "s'introduisent dans des réseaux étrangers pour les mettre sous un contrôle américain discret", poursuit le quotidien, évoquant un projet baptisé GENIE et dont le budget s'élève à 652 millions de dollars. Des logiciels malveillants ont ainsi été placés "chaque année dans des dizaines de milliers de machines". Selon les documents consultés par le journal, "d'ici la fin de l'année, GENIE devrait contrôler au moins 85.000 logiciels implantés dans des machines choisies stratégiquement tout autour du monde".
Les États-Unis ont plusieurs fois appelé au cours des derniers mois la Chine à cesser ses activités de piratage informatique, mais "les services de renseignement américains utilisent de manière routinière dans le monde entier des logiciels malveillants bâtis par le gouvernement qui diffèrent assez peu dans leur fonctionnement des 'menaces perfectionnées persistantes' que les responsables américains attribuent à la Chine", pointe le Post La principale différence, expliquent des responsables, "est que la Chine vole des secrets industriels américains pour un gain financier", poursuit le quotidien américain.
http://www.franceinfo.fr/monde/les-etats-unis-ont-mene-231-cyberattaques-en-2011-1125845-2013-08-31

5 septembre : Programme "Bullrun" : comment la NSA déjoue le chiffrement des communications.
la NSA ne collecte pas les seules métadonnées (informations secondaires des communications, comme le nom du destinataire d'un courriel ou l'heure d'envoi), mais bien le contenu des communications

Des articles publiés jeudi 5 septembre par le Guardian britannique, le New York Times américain et le site d'information sans but lucratif Propublica révèlent que la NSA et son alliée britannique, le GHCQ (Government Communications Headquarters), ont développé toutes sortes de méthodes pour contourner ou déjouer les méthodes de chiffrement censées protéger la confidentialité des données circulant sur Internet. Des techniques qui "compromettent largement les garanties avancées par les entreprises d'Internet sur la protection des informations de leurs utilisateurs", qu'il s'agisse de transactions bancaires, de communications personnelles ou d'informations médicales, écrit le Guardian.
Les documents d'Edward Snowden révèlent que la NSA a mis en place depuis une dizaine d'années un programme baptisé "Bullrun", consacré à la lutte contre les techniques de chiffrement des communications, largement généralisées depuis 2010, qu'elle considère comme le plus grand obstacle à son "accès sans restriction au cyberespace". En témoigne la prière de ne pas publier ces informations adressée par le renseignement américain aux trois organes de presse, au risque que des "cibles étrangères" ne migrent vers de nouvelles formes de chiffrement qui seraient plus difficiles à contourner.
Le programme Bullrun aurait conduit en 2010 à une percée technologique exceptionnelle, qui aurait permis à la NSA de rendre "exploitables" de "vastes quantités" de données interceptées grâce à des écoutes de câbles Internet, ce que leurs propriétaires ont toujours démenti. Le GCHQ, avec un programme parallèle baptisé "Edgehill", aurait ainsi pu déchiffrer le trafic des "quatre grands" d'Internet : Hotmail, Google, Yahoo! et Facebook.
Des documents mentionnent également l'accès prochain, dès 2013, aux données d'un "opérateur majeur de télécommunications", ainsi que d'un "service de communications de pair à pair de premier plan", qui pourrait être Skype.
Selon le Guardian, l'agence américaine consacre 250 millions de dollars (190 millions d'euros) par an à travailler avec les entreprises technologiques pour "influencer secrètement" la conception de leurs produits. L'objectif : insérer dans les systèmes de chiffrement des vulnérabilités, ou "back doors", que la NSA pourra ensuite exploiter pour espionner les données. L'agence influerait également sur la définition des standards mondiaux de chiffrement pour les détourner à son avantage, et utiliserait à l'occasion la "force brute" pour casser le chiffrement avec des superordinateurs, capables de tester toutes les clés de déchiffrage possibles grâce à des capacités de calcul gigantesques.
Si la cryptographie constitue "la base de la confiance en ligne", et de la structure même d'Internet, comme l'explique au Guardian Bruce Schneier, un spécialiste du domaine, la NSA considère les techniques de déchiffrement comme vitales pour mener à bien ses missions d'antiterrorisme et de renseignement extérieur. Des technologies réputées fiables, comme le HTTPS ou le SSL, qui protègent notamment les transactions en ligne, auraient ainsi cédé à l'effort américano-britannique. Mais comme le rappelait Edward Snowden en juin, certains systèmes de chiffrement plus solides résistent encore.
Avec ces révélations, il n'est donc plus question pour le complexe de renseignement américano-britannique de collecter les seules métadonnées (informations secondaires des communications, comme le nom du destinataire d'un courriel ou l'heure d'envoi), mais bien le contenu des communications, qu'on croyait jusqu'alors protégé par les systèmes de chiffrement.
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/09/05/cybersurveillance-la-nsa-a-contourne-les-garde-fous-qui-protegent-les-donnees_3472159_651865.html

La collaboration avec la Grande-Bretagne est indispensable car ce pays occupe une place centrale dans le réseau de câbles sous-marins qui transporte 99 % du trafic intercontinental. Selon le quotidien Le Monde, 49 des 265 câbles sous-marins qui sillonnent le monde passent par son territoire. L'accès direct à ces câbles est indispensable pour espionner les communications intercontinentales. Ce travail de décryptage de la NSA et de la GCHQ risque de briser la confiance des utilisateurs qui est la base de l'industrie de l'Internet, selon Bruce Schneier, spécialiste du cryptage au Harvard Berkman Center for Internet and Society, cité par The Guardian. Les services de renseignements ont demandé au Guardian, au New York Times et au site ProPublica ne pas diffuser ces informations, arguant que leur divulgation précipitera la recherche de nouvelles formes de cryptages qui seront plus difficiles à percer. Les trois médias ont décidé de passer outre, après avoir éliminé les éléments les plus sensibles des documents.
http://www.lefigaro.fr/international/2013/09/06/01003-20130906ARTFIG00320-la-nsa-decode-les-echanges-cryptes-sur-internet.php

6 spetembre : la fiabilité du cryptage des communications ébranlée

Le cryptage des données informatiques, auquel se fient des millions d'entreprises et d'internautes, ressort ébranlé par les nouvelles révélations d'Edward Snowden selon lesquelles la NSA américaine peut décoder l'essentiel des systèmes, jugent des experts français.
Jeudi, plusieurs médias ont relayé des documents fournis par Snowden qui indiquent que la NSA finance à hauteur de 190 millions d'euros par un an un programme qui lui permet de "casser" les codes de nombreux systèmes de chiffrement, grâce à ses ordinateurs super puissants mais également grâce à la "coopération" avec des entreprises "américaines et étrangères".
Certains de ces groupes de sécurité informatique et fournisseurs de services internet - dont le nom n'est pas révélé - "disent avoir été forcés par le gouvernement (américain) à donner leurs clés de lecture, ou à lui fournir un point d'entrée" pour accéder à leurs logiciels de cryptage. "Ces accusations sont très crédibles, des preuves existaient depuis la fin des années 1990, mais ces révélations montrent l'ampleur de ce programme et surtout une systématisation sans aucune mesure", résume à l'AFP Gérôme Billois, administrateur du Clusif, l'association française de référence en termes de cybersécurité.
Le chiffrement des données est souvent l'argument central de sécurité avancé par les fournisseurs de solutions de sécurité informatique pour s'attirer la confiance des entreprises et des particuliers. Les révélations d'Edward Snowden "ébranlent sérieusement la confiance dans les acteurs qui vendent des solutions de chiffrement" mais elles génèrent aussi "la prise de conscience que tout n'est pas fiable dans le chiffrement", estime M. Billois.
Les logiciels open-source sont une autre source potentiellement fiable car "leur manière de fonctionner est visible par tous, alors que les solutions propriétaires vendues par des grands acteurs comme Microsoft ou Cisco gardent leur secret de fabrique", selon Gérôme Billois. Mais un système de chiffrement - même "de confiance" - est-il absolument indéchiffrable? "Oui, même Edward Snowden dit qu'il y a encore des systèmes qui restent fiables, et il les utilise d'ailleurs pour communiquer", souligne M. Billois. Pour la très haute sécurité cependant, comme la protection du secret de la défense nationale, "les seules solutions agréées sont celles qui sont conçues et évaluées par l'Etat lui-même: elles sont produites sous forme d'équipements et non de logiciels, afin de prévenir toute manipulation clandestine. Car rien ne sert d?avoir le meilleur système de chiffrement du monde si l'attaquant récupère les secrets sur l'ordinateur avant qu'ils soient chiffrés", résume Yves Le Floch.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-high-tech/les-etats-unis-peuvent-decrypter-les-communications-internet-codees-05-09-2013-3110705.php

10 septembre 2013 : NSA : pression d'une université US sur un chercheur spécialiste en cryptologie.

Matthew Green, spécialiste en cryptologie, chercheur à la Johns Hopkins University (JHU, 7 000 étudiants plus un centre de recherche) de Baltimore, travaille sur les différentes méthodes de cryptographie permettant de protéger la vie privée d'un internaute. Il a écrit un long billet sur son blog, le 5 septembre, lorsque, ce jour là, le New York Times a publié des documents détaillant le budget (250 millions de dollars par an) et le travail de la NSA pour contourner, par tous les moyens, la majorité des systèmes de cryptage utilisés par les internautes et les grands du Net.
Demander à un professeur de retirer un billet de blog critique envers la NSA ? C'est ce que vient de faire une université américaine sous contrat avec la National Security Agency. Officiellement, l'université considère qu'il incluait des liens vers des informations confidentielles disponibles sur Internet, et critique la présence du logo de la NSA dans le billet. Le professeur le signale sur Twitter, l'université fait marche arrière.
http://www.arretsurimages.net/breves/2013-09-10/NSA-pression-d-une-universite-US-sur-un-chercheur-id16019

 

19 septembre 2013 : a-t-on demandé à Linus Torvalds d'ajouter une backdoor à Linux ?

Linux : système d'exploitation en licence libre réputé comme étant le système le plus sur au monde en matière de sécurité des données personnelles de protection anti virus, de protection contre le piratage.

Backdoor : porte dérobée c'est à dire un moyen d'accéder au système à l'insu de son propriétaire, un moyen de pirater son ordi et ses données.

Linus Torvalds, le créateur du système d'exploitation Linux, participait hier à la Nouvelle-Orléans à la conférence Linuxcon. Parmi les nombreuses questions qui lui ont été posées, révélations NSA-Snowden obligent, on lui a demandé s'il a déjà été approché par une agence du gouvernement américain pour ajouter une "porte dérobée", ou backdoor, à Linux. Torvalds a répondu "non"... en faisant "oui" de la tête, ce qui a déclenché les rires de l'assistance. Puis il a redit non, cette fois sans mouvement contraire.
http://www.zdnet.fr/actualites/espionnage-a-t-on-demande-a-linus-torvalds-d-ajouter-une-backdoor-a-linux-39794153.htm

chacun interprètera ceci comme il l'entend, simple boutade de Torvalds ou nous a-t-il signifié que non seulement il a cédé aux demandes de la NSA mais qu'en plus la NSA l'a menacé au cas où il parlerait ou lui a intimé l'ordre de garder le secret ce qui est trop difficile pour lui. On peut comprendre que ce soit difficile pour l'inventeur du système d'exploitation le plus sécurisé au monde entièrement libre et gratuit d'admettre qu'il a transformé son invention en passoire transparente pour les agents de la NSA. Ce serait comme si le banquier de la banque la plus sécurisée au monde était contraint de donner les clefs du coffre fort...

Nils Torvalds affirme à propos du double langage de Linus qu'en répondant ainsi (verbalement "non"), "il était en quelque sorte libre juridiquement. Il avait donné la réponse correcte, mais tout le monde a compris que la NSA l'a approché" ["When my oldest son [Linus Torvalds] was asked the same question: 'Has he been approached by the NSA about backdoors?' he said 'No', but at the same time he nodded. Then he was sort of in the legal free. He had given the right answer, [but] everybody understood that the NSA had approached him"]. Christian Engström ajoute que Linus Torvalds (devenu citoyen américain il y a trois ans) a sans doute répondu à la NSA qu'il ne pourrait pas insérer de portes dérobées même s'il le voulait, du fait que le code source de Linux est ouvert, et que tous les changements sont vérifiés par de nombreuses personnes indépendantes.
http://www.zdnet.fr/blogs/l-esprit-libre/selon-le-pere-de-linus-torvalds-la-nsa-a-bien-demande-un-acces-derobe-dans-linux-39795598.htm


Pourquoi protéger ses données personnelles ?

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les conseils de Snowden lui même
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autre usages (mail, vidéoconférence, transfert de fichiers etc)


9 décembre 2013 : Loi de programmation militaire : bientôt une "dictature numérique" ?


Ancien président du Conseil national du numérique, nommé "Digital champion" par Fleur Pellerin (en fait, représentant de la France auprès de la Commission européenne sur les questions numériques), Gilles Babinet dénonce, une semaine après le vote de la loi de programmation militaire, l'article 13 du texte qui encadre la surveillance des données. "Cette loi, c’est le plus grand coup porté au fonctionnement de la démocratie depuis les lois d’exception pendant la guerre d’Algérie, a déclaré Babinet aux Echos. Il n’y a plus de pouvoir du juge. (...) Je n’ai pas de problème à ce que l’on aille fouiller dans la vie des gangsters. Encore faut-il savoir qui est celui qui désigne le gangster, et il faut que cela soit un juge. En aucun cas, il ne faut donner un blanc seing aux militaires et à d’autres pour écouter tout et tout le monde en temps réel. Nous sommes à deux doigts de la dictature numérique".
Les protestations de Babinet, une semaine après le vote, rejoignent celles des grandes sociétés du web (Facebook, Dailymotion) regroupées au sein de l'@sic. Des protestations légitimes ? En réalité, dans les grandes lignes, la LPM ne fait que légaliser des pratiques déjà en cours. Seule principale nouveauté : les services de renseignement pourront demander des données de géolocalisation en temps réel alors qu'auparavant, ces données n'étaient transmises qu'a posteriori.
http://www.arretsurimages.net/breves/2013-12-09/Loi-de-programmation-militaire-bientot-une-dictature-numerique-Les-Echos-id16541


10 décembre 2013 : La NSA surveille des jeux video via la XBox

Des agents de la NSA et du GCHQ surveillent plusieurs jeux en ligne et le réseau Xbox Live de Microsoft pour repérer d'éventuelles communications suspectes dans des jeux comme World of Warcraft révèle le New York Times en s'appuyant sur des documents fournis par le lanceur d'alerte Edward Snowden.
Selon des documents transmis par l'ex-agent de la CIA, Edward Snowden, actuellement en fuite à Moscou, la National Security Agency - NSA - américaine et son équivalent britannique le GCHQ, collectent des données, et ont infiltré des agents dans le réseau de jeux en ligne, accessible sur abonnement, aux utilisateurs de la console Xbox de Microsoft reliée à Internet. Le service de jeu en ligne Xbox Live a 48 millions d'utilisateurs dûment enregistrés et identifiés qui payent 5 euros par mois. Ils peuvent communiquer entre eux, pendant les parties, via un casque-micro branché sur la Xbox et vendu en supplément.
Outre la collecte de données, des agents se donc inscrits à des jeux en ligne comme World of Warcraft ou l'univers virtuel Second Life. Dans ce dernier cas, l'un des responsables de Second Life, Cory Ondrejka, ancien officier de marine qui avait travaillé à la NSA, est même venu, en mai 2007, au quartier général présenter les possibilités de surveillance que cet univers offrait. Le New York Times précise que Ondrejka travaille maintenant chez... Facebook.
Les opérations de surveillance et de collecte de données auraient commencé en 2008, et se sont généralisées en 2009. En trois jours, en 2009, le GCHQ avait aspiré plus de 176 000 lignes de données issues des zones de chat et de messagerie instantanée de Second Life. La surveillance via des jeux vidéo n'est pas une nouveauté, ajoute le New York Times, qui évoque un contrat du Pentagone pour faire fabriquer des jeux à télécharger sur son mobile qui pouvait ensuite suivre l'activité de son utilisateur.
http://www.arretsurimages.net/breves/2013-12-10/La-NSA-surveille-des-jeux-video-via-la-XBox-New-York-Times-id16550

15 décembre 2013 : Facebook espionne les brouillons de vos messages

Facebook s'intéresse à ce que vous choisissez de ne pas mettre en ligne explique en détail "Auto-Censure sur Facebook" une étude (PDF), très sérieuse signée de Sauvik Das (étudiant en doctorat à l'université Carnegie Mellon) et Adam Kramer (ancien de Carnegie Mellon, docteur en psychologie sociale, acutuellement Data Scientist chez Facebook où il travaille depuis juillet 2010sur "emotion expression, psycholinguistics and statistical methods").
le réseau social envoie à votre navigateur Internet (Safari, Firefox, Internet Explorer) un code qui analyse automatiquement ce que vous tapez dans une fenêtre de texte, et envoie des métadonnées à Facebook.

Goldbeck a demandé à Facebook si la collecte de ce type de renseignement était comprise dans les conditions d'utilisations en matière de vie privée que l'internaute accepte quand il rejoint Facebook. Le réseau social estime que oui.
l'étude indique que Facebook n'envoie qu'une information permettant de savoir si oui ou non vous avez auto-censuré un message, mais pas le texte de la partie non-publiée de ce message. Elle ajoute que c'est techniquement possible de lire ce que vous avez supprimé avant d'envoyer le message final sur Facebook, même si ce réseau social assure ne pas le faire. Goldbeck compare cette analyse avec l'une de celles que la NSA (National Security Administration dénoncée par l'ex-agent de la CIA, Edward Snowden) pratique. Bien que cela paraisse identique, Facebook et la NSA étudient des métadonnées. Par contre, la NSA ne surveille que ce que vous avez publié, alors que Facebook, analyse des éléments que vous choisi intentionnellement de ne pas partager, de ne pas publier. Et ceci sans en informer explicitement l'utilisateur qui ne peut, absolument pas le deviner même s'il lit en détail et comprend les conditions d'utilisation.

http://www.arretsurimages.net/breves/2013-12-15/Facebook-espionne-les-brouillons-de-vos-messages-id16574

24 décembre 2013 : Des nouvelles de Snowden

Dans cet entretien, Edward Snowden se dit satisfait d'avoir réussi à informer le public sur l'étendue massive de la surveillance d'internet et des communications téléphoniques par le gouvernement américain. « Pour moi, en terme de satisfaction personnelle, la mission est déjà accomplie ", a-t-il déclaré. « J'ai déjà gagné », a-t-il assuré. « A partir du moment où les journalistes ont pu travailler, tout ce que j'avais essayé de faire a été justifié », a-t-il déclaré au Post. « Car, souvenez-vous, je n'ai pas voulu changer la société. J'ai voulu donner à la société les moyens de décider par elle-même ".

Le jeune homme de 30 ans, poursuivi pour espionnage et vol de documents gouvernementaux, a affirmé ne pas avoir été déloyal. « Je n'essaie pas de descendre la NSA, je travaille à améliorer la NSA ", a-t-il dit. « Je travaille toujours pour la NSA, en ce moment même. Mais ce sont les seuls à ne pas le comprendre ». Snowden, qui travaille depuis novembre pour le site VKontakte, réseau social décrit comme le « Facebook russe ", aurait dérobé environ 1,7 million de documents.

A propos de l'interview, Barton Gellman a pour sa part confié qu'Edward Snowden était « détendu et animé au cours de deux jours de conversation quasiment ininterrompue, si ce n'est par des repas de hamburgers, de pâtes, de crème glacée et de pâtisserie russe ».

Ce qui est sûr, c'est que les révélations d'Edward Snowden, ont conduit les Etats-Unis à revoir leur politique sécuritaire. Le président Obama doit prononcer un discours sur le sujet en janvier. L'hôte de la Maison Blanche a récemment qualifié de « nécessaire et important » un débat surle rôle de la NSA, dont il envisage de modifier les vastes capacités d'espionnage qui ont soulevé de vives critiques sur les atteintes à la vie privée. Un panel de juristes et de spécialistes du renseignement constitué par la Maison Blanche a d'ailleurs recommandé de réduire les pouvoirs de l'agence et proposé des changements sur 46 points, estimant qu'elle était allée trop loin dans sa surveillance du terrorisme. Un juge fédéral a même estimé que les écoutes de routine des téléphones des citoyens américains par la NSA était probablement inconstitutionnelle.

http://www.lesechos.fr/24/12/2013/lesechos.fr/0203208266611_edward-snowden-sort-de-son-silence.htm

2 Janvier 2014 : Les équipementiers réseau auraient été infiltrés par la NSA

Le site Der Spiegel indique que de nombreux équipementiers tels que Dell, Juniper, Cisco ou même encore Huawei auraient été infiltrés par des agents de la NSA. Leur mission aurait alors été d'insérer des backdoors au sein d'équipements réseau des constructeurs.
Un programme interne à la NSA baptisé ANT serait parvenu à infiltrer de nombreux équipements et organisations spécialisés dans les réseaux de télécommunication. Celle-ci aurait ainsi réussi pas moins de 258 infiltrations de cibles dans 89 pays au cours de 279 opérations différentes.
Selon le quotidien allemand Der Spiegel, des hackers de la NSA ont été en mesure de passer outre les mesures de sécurité contenues dans les pare-feu d'équipementiers réseau tel que Juniper, Cisco, Huawei ou bien encore de certains constructeurs comme Dell. Ces spécialistes auraient ensuite été en mesure d'insérer des portes dérobées (backdoors) dans des routeurs, de smartphones de marque Apple, Blackberry et Samsung notamment.
Le rapport listant une partie des cibles de la NSA ne dit cependant pas si l'organisme américain est bel et bien l'instigateur du ver Stuxnet. Il précise toutefois que l'un des objectifs de l'autorité est d'être en mesure de hacker les « serveurs, les stations de travail, les pare-feu, les routeurs, les systèmes SCADA... »
http://pro.clubic.com/it-business/actualite-610102-equipementiers-reseau-auraient-infiltres-nsa.html

http://www.clubic.com/pro/it-business/actualite-610102-equipementiers-reseau-auraient-infiltres-nsa.html

2 janvier 2014 : Pour le « New York Times », Snowden avait raison et mérite une peine allégée

Le gouvernement américain doit faire preuve de clémence envers l'ancien consultant informatique des services secrets états-uniens Edward Snowden, compte tenu de la valeur pour le public de ses révélations sur le programme d'écoutes de l'Agence nationale de sécurité (NSA), estime le New York Times, jeudi 2 janvier.
Dans son éditorial, le quotidien souligne que grâce aux révélations du jeune homme, les Américains prennent désormais conscience beaucoup mieux de ce que représente la surveillance de leurs appels téléphoniques, courriels et autres informations les concernant.
En outre, souligne l'éditorial du journal, les informations transmises à la presse par Edward Snowden ont aussi entraîné une remise à plat de la façon dont est collecté le renseignement et ont aussi incité la commission d'enquête nommée par le président Obama à demander une refonte de la NSA.
« Compte tenu de la valeur énorme de l'information qu'il a révélée et des abus qu'il a signalés, M. Snowden mérite mieux qu'une vie d'exil permanent, de peur et de fuite. Il a peut-être commis un crime ce faisant, mais il a rendu un grand service à son pays », écrit le New York Times.
Au lieu d'appeler Edward Snowden à rentrer aux Etats-Unis, Barack Obama devrait lui donner « une incitation à rentrer chez lui », estime le NY Times. « Quand quelqu'un révèle que les responsables au pouvoir ont régulièrement et délibérément enfreint la loi, cette personne ne devrait pas risquer la prison à vie des mains du même gouvernement », écrit le quotidien.
Le directeur du l'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch, Kenneth Roth, a affirmé jeudi sur Twitter, que « Snowden avait mis au jour des mauvaises pratiques. D'autres qui ont eu recours aux canaux officiels pour donner l'alerte ont été ignorés ou poursuivis ». Il a exhorté l'administration à abandonner les poursuites contre l'ancien consultant de l'Agence de sécurité nationale américaine.
Même réaction de l'influente organisation de défense des libertés l'American Civil Liberties Union (ACLU), qui a salué, également sur Twitter, le plaidoyer du New York Times : « Nous ne pourrions pas être plus d'accord » avec cet éditorial, ont écrit ses responsables.
Le texte a également recueilli le soutien d'une ancienne responsable du département d'Etat lors du premier mandat de M. Obama. « Je suis d'accord » avec le Times, a écrit sur son compte Twitter Anne-Marie Slaughter, actuellement dirigeante du groupe de réflexion New America Foundation.
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2014/01/02/pour-le-new-york-times-snowden-avait-raison-et-merite-une-peine-allegee_4342442_651865.html

27 Janvier 2014 : Angry Birds possible mouchard de la NSA

D'après le New York Times, la NSA collecte des données d'utilisateurs via les applis pour smartphone.
L'INFO. Après les données téléphoniques, les SMS ou les jeux en ligne, les applis. D'après le New York Times de lundi, la NSA, l'agence américaine de renseignement chargée des interceptions de communications, tout comme son homologue britannique du GCHQ collectent quantité des données sur les utilisateurs d'applications sur smartphone, que ce soit Facebook ou Google Maps.
Des données sur les utilisateurs. Une nouvelle fois, ces révélations, comme les précédentes, sont issues de documents fournis par l'ancien consultant Edward Snowden. Selon le quotidien américain, dès que quelqu'un utilise une application sur son smartphone, ce programme fait apparaître quantité de données sur la localisation de l'utilisateur ou encore la liste de ses contacts. Des données que la NSA et le GCHQ britannique récupèrent dans le cadre de leurs vastes programmes de collecte.
Angry Bird, ce mouchard.Le quotidien britannique The Guardian cite notamment le cas de l'appli Angry Birds, véritable carton des jeux sur smartphone, qui pourrait être utilisé par ces services pour récupérer des données. Interrogé par le quotidien, l'éditeur du jeu, Rovio, dit n'avoir eu aucune connaissance d'un tel système de surveillance. Via d'autres applications, comme Facebook ou Twitter, les services pourraient en outre récupérer des données précises sur la vie d'un individu : son origine, sa localisation, son âge, son statut marital, son orientation sexuelle ou même encore son niveau d'études.
http://www.europe1.fr/International/Angry-Birds-possible-mouchard-de-la-NSA-1783815/

Dans l'un des scénarios décrit par ces documents, le fait qu'un utilisateur mette en ligne une photo de profil depuis son téléphone portable suffit à l'agence à récupérer une grande quantité de données sur cet utilisateur (géolocalisation, adresse électronique, contacts...). L'un de ces documents, datant de 2008, explique que le système « fait qu'en pratique, toute personne utilisant Google Maps sur un smartphone travaille pour un système du GCHQ ». Les documents listent plusieurs applications, principalement sous Android, le système d'exploitation de Google, mais évoquent également l'utilisation des mêmes technologies pour les applications sur iPhone.
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2014/01/27/des-applications-mobiles-utilisees-par-la-nsa-et-son-homologue-britannique_4355371_651865.html

28 février 2014 : OPTIC NERVE : des millions d’images collectées grâce aux webcams d’utilisateurs Yahoo

Entre 2008 et 2012, l’agence de surveillance des télécommunications britannique a eu recours à un outil d’espionnage nommé Optic Nerve grâce auquel elle a pu récupérer des millions d’images capturées via les webcams d’utilisateurs participant à des chats sur Yahoo!
Les documents distillés par Edward Snowden ont une fois de plus produit des révélations fracassantes sur les méthodes d’espionnage employées par l’agence de surveillance des télécommunications britannique (GCHQ), avec l’aide de la NSA. Le quotidien The Guardian a eu accès à des preuves selon lesquelles le GCHQ a utilisé un programme nommé Optic Nerve (Nerf optique) pour récolter des millions d’images d’utilisateurs qui se connectaient avec leur webcam à des salons de discussion de Yahoo! Cet espionnage s’est appliqué de façon massive et systématique, ciblant des internautes qui n’étaient suspectés d’aucune activité illégale.
1.8 million d'internautes espionnés Optic Nerve a fonctionné entre 2008 et 2012, collectant une image toutes les 5 minutes sur la durée d’une conversation vidéo. Les documents consultés par le Guardian révèlent notamment que pendant 6 mois en 2008, ce sont 1,8 million de personnes possédant un compte Yahoo! qui ont été espionnées. Le GCHQ a même utilisé ces sources pour tester des technologies de reconnaissance faciale. On apprend également qu’une proportion « substantielle » des images collectées concernait « des communications explicitement sexuelles ». Interrogé par le Guardian, Yahoo! a assuré qu’il n’avait pas eu connaissance d’un tel programme qu’il estime être « un niveau inédit d'atteinte à la vie privée de [ses] utilisateurs»
http://www.zdnet.fr/actualites/espionnage-des-millions-d-images-collectees-grace-aux-webcams-d-utilisateurs-yahoo-39798166.htm

"Des parties intimes de leur corps"

Baptisé Optic Nerve (nerf optique), l’opération a fonctionné entre 2008 et 2012 dans le but d’utiliser des outils de reconnaissance faciale pour suivre l'activité en ligne de personnes faisant l'objet d'enquêtes, tirées parmi la masse des informations collectées qui ne se limitaient pas qu’aux seuls suspects. Toutes les cinq minutes environ, des images auraient été enregistrées. Les images ainsi piratées sont toujours conservées dans les archives du GCHQ, qui a agi sur ce dossier avec l'aide des services secrets américains, la NSA.
Pour vous donner une idée du nombre de personnes espionnées, le quotidien révèle qu’en seulement six mois en 2008, plus d’1,8 million d’utilisateurs de comptes Yahoo! ont été ainsi espionnés. Ce qui laisse penser qu'au total, plusieurs millions d'entre eux sont concernés.
Lors de cette collecte massive, le GCHQ a semble-t-il réalisé que les échanges par webcams sont parfois très intimes. « Malheureusement [...] il apparaît qu'un nombre surprenant de personnes utilisent les conversations par webcam pour montrer des parties intimes de leur corps à quelqu'un d'autre », signale un des documents cités. Entre 3 et 11 % des images captées sont assimilées à de la pornographie.
https://www.developpez.com/actu/68157/Le-GCHQ-a-collecte-des-millions-d-images-via-les-webcams-d-utilisateurs-Yahoo-pendant-des-annees-lors-de-l-operation-Optic-Nerve/


19 mars 2014 : MYSTIC : La NSA capable de mettre sur écoute un pays entier

La NSA peut enregistrer tous les appels téléphoniques passés dans un pays, c’est ce que révèle le Washington Post dans son édition du 18 mars. Le quotidien américain s’appuie sur des documents d’Edward Snowden, l’ancien consultant de la NSA réfugié en Russie. En 2009, l’agence américaine de renseignement a lancé un système de surveillance, baptisé MYSTIC, capable d’enregistrer et de conserver toutes les conversations téléphoniques passées dans un pays.
Ce programme, devenu opérationnel en 2011, a permis à la NSA de mettre sur écoute un pays entier. A la demande des autorités américaines, le quotidien a décidé de taire les détails qui permettraient d’identifier le pays en question. MYSTIC, avec son système de récupération des données RETRO, permet d’enregistrer toutes les conversations téléphoniques passées dans le pays visé, c’est-à-dire des milliards d’entretiens qui peuvent être conservés pendant trente jours, précise le journal.
http://fr.euronews.com/2014/03/19/la-nsa-capable-de-mettre-sur-ecoute-un-pays-entier/

«Big Brother is watching you», répète souvent George Orwell dans 1984. Dans la réalité, la NSA préfère écouter: selon les dernières révélations d'un document fourni par Edward Snowden au Washington Post, l'agence américaine a mis en place un système capable d'enregistrer 100% des conversations téléphoniques passées depuis un pays. Selon le quotidien, le programme Mystic a été déployé dans au moins une nation étrangère dont le nom est gardé secret à la demande des autorités US. L'agence pourrait l'avoir étendu, ou s'apprêterait à la faire, à six autres pays.
http://www.20minutes.fr/high-tech/1327058-la-nsa-enregistre-100-des-conversations-telephoniques-d-un-pays-etranger-non-identifie

20 mars 2014 : comment Orange et les services secrets coopèrent : Un Prism à la Française.

Selon un document interne des services secrets techniques britanniques (GCHQ), l'équivalent de l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, la DGSE entretient une coopération étroite avec « un opérateur de télécommunication français ». L'ancienneté de leurs liens, la description des savoir-faire spécifiques de l'entreprise ainsi que l'enquête du Monde permettent de conclure qu'il s'agit bien de France Télécom-Orange. Selon le GCHQ, la DGSE et l'opérateur historique français travaillent ensemble pour améliorer les capacités nationales d'interception sur les réseaux de communication et collaborent pour casser les cryptages de données qui circulent dans les réseaux. France Télécom est un acteur important du système de surveillance en France.

Cette note, extraite des archives de la NSA par son ex-consultant Edward Snowden, assure que la relation entre la DGSE et l'opérateur français constitue un atout majeur par rapport à ses homologues occidentaux. L'une des forces de la DGSE résiderait dans le fait qu'elle ne se contente pas des autorisations accordées par le législateur pour accéder aux données des clients de France Télécom-Orange. Elle dispose surtout, à l'insu de tout contrôle, d'un accès libre et total à ses réseaux et aux flux de données qui y transitent.

Cette collecte libre de tout contrôle, par le biais de l'opérateur français, portant sur des données massives, concerne aussi bien des Français que des étrangers. Elle est utilisée par la DGSE, qui la met à la disposition de l'ensemble des agences de renseignement françaises au titre de la mutualisation du renseignement technique et de sa base de données. Ces données sont également partagées avec des alliés étrangers comme le GCHQ. Enfin, l'opérateur français développe, en partenariat avec la DGSE, des recherches en cryptologie.

« Le rapport entre France Télécom et la DGSE n'est pas de même nature que celui révélé dans le programme Prism de la NSA, qui a des liens contractuels avec les géants d'Internet, explique un ancien chef de service de renseignement français. En France, c'est consubstantiel. » Il n'existe pas de formalisation de cette coopération entre la DGSE et France Télécom-Orange. Elle est portée par des personnes habilitées secret-défense, au sein de l'entreprise, et pérennisée, depuis au moins trente ans, par des ingénieurs, qui font la navette entre les deux institutions.
« Le transit massif des données est stocké pour un usage interne et non officiel, détaille un cadre attaché à la direction des réseaux. Mais le point névralgique, c'est l'accès au fournisseur d'accès, comme ça, vous croisez la circulation de la donnée et l'identité de ceux qui l'échangent. C'est pour cette raison que la DGSE est en contact avec l'ensemble des opérateurs français. » La DGSE s'appuie aussi sur la direction internationale de l'opérateur, qui gère les filiales de téléphonie mobile à l'étranger. Orange joue dans certains cas un rôle stratégique. Il a ainsi accompagné les opérations militaires françaises au Mali et en Centrafrique. Enfin, la direction sécurité, chasse gardée des anciens de la direction technique de la DGSE, est le principal interlocuteur des services secrets. Elle veille, avec Orange Business Services, sur les questions de protection de données et de déchiffrement.
http://www.lemonde.fr/international/article/2014/03/20/dgse-orange-des-liaisons-incestueuses_4386264_3210.html

6 mai 2014 : Nouveau vol de données chez Orange : 1,3 million de personnes touchées

Orange a reconnu mardi un nouveau vol de données personnelles chez 1,3 million de clients, trois mois après une intrusion qui avait touché près de 800.000 d'entre eux. «Un nombre limité de données personnelles concernant des clients et des prospects» ont été copiées lors d'une intrusion détectée le 18 avril : noms, prénoms, et quand elles étaient renseignées l'adresse mail, les numéros de téléphone mobile et fixe, l'opérateur mobile et internet et la date de naissance, a annoncé le groupe dans un message affiché lundi sur son site internet.
Un porte-parole a précisé mardi que l'attaque avait touché 1,3 million de personnes, après avoir initialement évoqué «plusieurs dizaines de milliers» de personnes. «Les données ainsi récupérées pourraient être utilisées pour contacter les personnes concernées par courrier électronique, par SMS ou par téléphone, notamment à des fins de phishing» (harponnage), prévient Orange.
Le «phishing» est une technique de piratage qui vise à recueillir des informations confidentielles (codes d'accès ou mots de passe) via l'envoi d'e-mails censés provenir des banques ou opérateurs. Les victimes trompées par la qualité supposée de l'expéditeur fournissent elles-mêmes leurs propres données personnelles.
En novembre dernier, lors d'un «show» de présentation des innovations de l'opérateur, son PDG, Stéphane Richard, avait tenté de rassurer ses clients en signant solennellement une charte s'engageant à protéger leurs données personnelles.
http://www.leparisien.fr/economie/nouveau-vol-de-donnees-chez-orange-1-3-million-de-personnes-touchees-06-05-2014-3820473.php

17 septembre 2014 : Snowden dénonce la collaboration étendue de la NSA avec les services israéliens

L'ancien consultant de l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) Edward Snowden l'accuse de livrer à Israël des informations confidentielles brutes et non censurées, relate dans le New York Times, mercredi 17 septembre, l'auteur d'un portrait récent de M. Snowden. Cette pratique exposerait la vie privée de citoyens américains et impliquerait la NSA dans un programme controversé de surveillance des Palestiniens par les services de renseignement israéliens.
Les informations confidentielles partagées entre gouvernements sont en général « minimisées » : habillées pour déguiser certains noms ou autres détails sensibles. Mais des documents fournis par Edward Snowden, et déjà publiés par le Guardian en septembre 2013, révèlent que des données brutes non censurées ni éditées sont systématiquement envoyées par Washington à son allié israélien, depuis au moins mars 2009.
Des données qui comprennent notamment les contenus de conversations privées, et pas seulement les métadonnées de ces conversations (comme l'identité des interlocuteurs). Elles incluent les noms et les données de citoyens américains, notamment originaires du Moyen-Orient et de Palestine, discutant par email et par téléphone avec des proches en Israël et dans les Territoires palestiniens. « C'est l'un des plus gros abus que nous ayons jamais vus », souligne le jeune homme de 31 ans, aujourd'hui réfugié en Russie.
Cette information, déjà connue, prend un sens plus concret après la publication en Israël, la semaine dernière, d'une lettre de quarante-trois réservistes de l'équivalent israélien de la NSA, l'Unité 8200. Ces officiers et soldats accusent leur organisation d'avoir commis de graves « abus » envers les Palestiniens qu'elle surveille. Dans une lettre à leur premier ministre et à leur chef d'état-major, ils affirment qu'Israël utilise des informations collectées auprès de Palestiniens innocents à des fins de « persécution politique et dans le but de susciter des divisions dans la société palestinienne ». Dans des interviews et témoignages donnés à des médias, les quarante-trois réservistes ont précisé que l'Unité 8200 rassemblait des données sur l'orientation sexuelle de Palestiniens, sur leurs éventuelles infidélités conjugales, sur l'état de santé de leurs proches... Des informations qui permettraient notamment de forcer des informateurs potentiels à coopérer avec les services de renseignement. Ils déclarent dans leur lettre qu'ils refuseraient de servir de nouveau.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/09/17/snowden-denonce-la-collaboration-etendue-de-la-nsa-avec-les-services-israeliens_4489289_3222.html

11 octobre 2014 : Edward Snowden : “Laissez tomber Dropbox, Facebook et Google”

Première recommandation : ne pas utiliser les services “hostiles à la vie privée”, comme DropBox, qui ne permettent pas de crypter les données. Snowden précise que même si Facebook et Google ont amélioré leur niveau de sécurité, ils restent des services “dangereux”.

Techcrunch souligne avec ironie que “les internautes qui suivaient l’interview en direct sur Google Hangouts ou YouTube pouvaient voir un logo Google au-dessus du visage de Snowden en même temps qu’il prononçait ces mots”. Dernier conseil de Snowden : “N’envoyez pas de SMS non cryptés. Utilisez les services comme RedPhone et Silent Circle [des applications de cryptage pour smartphone].”

“C’est le gouvernement qui doit se justifier”

“Certains disent qu’ils n’ont ‘rien à cacher’, mais dire cela, c’est inverser les responsabilités”, a expliqué Edward Snowden. “Dire : ‘Je n’ai rien à cacher’, cela revient à dire : ‘Je me fiche de ce droit’. C’est dire : ‘Je ne dispose tellement pas de ce droit que j’en suis arrivé au point où je dois m’en justifier’. Alors que normalement, c’est le gouvernement qui doit se justifier de ne pas respecter vos droits”, a-t-il développé, pour appuyer son appel à une réforme de la politique américaine en matière de respect de la vie privée.

http://www.courrierinternational.com/article/2014/10/13/edward-snowden-laissez-tomber-dropbox-facebook-et-google



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10 décembre 2014 : « la surveillance de masse est pratiquée dans tous les pays »

A l'occasion d'un rassemblement organisé à Paris par Amnesty International pour la Journée internationale des droits de l'homme, avec le soutien du Monde, de Mediapart et d'Arte, Edward Snowden tenait mercredi 10 décembre sa première conférence en France. Elle se déroulait en direct vidéo depuis la Russie, où Snowden est réfugié depuis l'été 2013.Voici les principales déclarations de l'ancien collaborateur de la NSA.
« Ce que je peux dire, c'est que dans beaucoup de pays occidentaux, la situation a empiré. Mais on voit aussi qu'il y a des critiques. Dans la décennie à venir, il va y avoir des critiques contre ce système. (...)  A partir du moment où ces programmes de surveillance ont commencé à fonctionner, on a été écartés du fonctionnement même de notre démocratie. (...) Je ne voulais pas changer le monde, ni la politique de mon gouvernement, mais seulement qu'on soit dans une démocratie représentative. (…) [Mais] rien ne change en un mois, ni même en un an. »
« Je n'ai pas accès à des informations secrètes. J'ai tout détruit, à part ce que j'ai donné aux journalistes. C'est maintenant le rôle de la presse. Mais la surveillance de masse a lieu dans tous les pays qui ont les moyens d'avoir des agences de renseignement. Il y a eu des rapports qui ont montré qu'Orange fournissait des informations à la DGSE. (...) Est-ce que c'est juste ? Est-ce que c'est moral de violer les droits de la population ? On n'a pas répondu à cette question sérieuse en France. »
Sur la France, "je n'ai plus accès aux documents. Mais je peux vous dire que la surveillance de masse est pratiquée dans tous les pays...
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/12/10/suivez-en-direct-la-premiere-intervention-d-edward-snowden-en-france_4537750_4408996.html


9 janvier 2015 : un « marché noir des armes informatiques » à cause des États-Unis

Invité virtuellement dans l’émission NOVA Next de la chaine PBS, il a répondu à plusieurs questions portant sur la politique actuelle des États-Unis en matière d’armement numérique. Il s’agit d’un thème plusieurs fois abordé, et arrivant toujours à la même conclusion : le travail des agences de renseignement sape la sécurité des réseaux et d’Internet.
Il explique ainsi : « Nous créons une classe de chercheurs en sécurité Internet qui trouvent des vulnérabilités, mais qui, au lieu de les révéler aux constructeurs concernés pour qu’elles soient réparées, nous mettant ainsi plus en sécurité, les vendent à des agences secrètes. Ils les vendent sur le marché noir à des groupes criminels afin qu’ils puissent les utiliser contre des cibles. Ce qui nous laisse beaucoup moins en sécurité, pas simplement à un niveau individuel, mais aux niveaux social et économique. Et au-delà de ça, cela crée un nouveau marché noir pour les armes informatiques, en gros des armes numériques ».

L’exploitation des failles de sécurité par la NSA et d’autres agences américaine, ou même dans le monde, n’est pas une nouveauté en soi. Mais Snowden répète inlassablement les conséquences engendrées par ces méthodes, en enrichissant ses démonstrations de nouveaux exemples, comme ici avec le marché noir. Il estime en effet qu’une trop grande proportion du public ne comprend pas encore les implications réelles de ces informations, et à quel point cette politique pourrait se retourner contre les États-Unis.
Snowden ajoute que la situation n’est pas récente, mais qu'elle prend désormais de l’ampleur : « Il est important de souligner que nous avons réellement initié cette tendance de bien des manières lorsque nous avons lancé la campagne Stuxnet contre le programme nucléaire iranien. Il a en fait provoqué une réponse, une action de représailles de la part de l’Iran, quand ils se sont rendu compte qu’ils s’étaient fait prendre sans préparation. Ils étaient loin derrière la courbe technologique, comparés aux États-Unis ou d’autres pays ».

Snowden estime que les États-Unis ayant investi bien plus de moyens dans l’attaque que dans la défense, ils sont vulnérables à des offensives, et ce d’autant mieux que les failles exploitables n’ont pas été corrigées. Il tempère en indiquant que « personne ne va presser un bouton sur son clavier pour abattre le gouvernement », mais qu’il ne faut pas oublier que les menaces des autres pays sont réelles et qu’il faudrait donc s’y préparer. Il faut donc opérer un changement radical de priorité : « s’occuper de nos informations avant celles des autres ».
Snowden rappelle en outre que des idées ont déjà été données, notamment par les groupes d’évaluation indépendants de la Maison Blanche, mais que le gouvernement n’en a suivi que très peu. Il était ainsi suggéré que le renseignement n’utilise plus les failles de type 0-day (déjà exploitées quand l’entreprise associée la découvre dans son produit), pour des raisons justement proches de celles données par Snowden. En d’autres termes, les mesures à prendre existent et sont prêtes, mais elles ne sont pas adoptées.
Il faut préciser cependant qu’un tel virage, même s’il répondait à une réelle volonté du gouvernement américain, ne pourrait pas se faire rapidement. Toute la stratégie antiterroriste de l’Oncle Sam est basée sur une surveillance très intrusive, et il est probable que les responsables du renseignement justifieront encore longtemps de l’utilité d’une telle machinerie, comme ils l’ont déjà fait devant le Sénat ces deux dernières années.

https://www.nextinpact.com/news/91676-snowden-marche-noir-armes-informatiques-a-cause-etats-unis.htm

4 mars 2015 : CITIZEN FOUR : Snowden : le film reçoit un oscar

Ce documentaire, récompensé d'un Oscar, suit au plus près les révélations de l'ancien employé de la NSA sur l'espionnage mondial du gouvernement américain, et le séisme qui a suivi. Citizenfour, par Laura Poitras. Documentaire américain (1h53). http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20150303.OBS3710/citizenfour-la-bombe-edward-snowden.html

11 mars 2015 : The Intercept décortique la manière dont la CIA a cherché à percer la sécurité de l’iPhone côté Apple mais aussi de Windows côté Microsoft.

Lors de sessions secrètes annuelles (nom de code « Jamboree », allusion à un rassemblement de scouts), des experts en provenance de la CIA et d’autres agences de renseignements se partageaient les informations pour exploiter les failles de sécurité et s’infiltrer dans les appareils électroniques d’Apple et le système d’exploitation de Microsoft Windows (notamment comment passer outre BitLocker, une fonction de Windows 7 qui permet de protéger les documents et mots de passe en chiffrant l’intégralité du lecteur sur lequel résident Windows et vos données).
Ils ont notamment mis au point une version modifiée du logiciel de programmation d’Apple (Xcode) mis à disposition à des centaines de milliers de développeurs pour concevoir leurs apps destinées à être diffuser sur l’App Store. Pratique pour installer en douceur des backdoors.
Reste à savoir comment les développeurs étaient amenés à exploiter cette version Xcode plutôt que celle fournie par Apple.
Selon Silicon.fr, d’autres révélations surgissent dans les informations révélées : l’intégration d’un « keylogger » (fonction d’enregistrement des touches) dans une mise à jour d’OS X pour les Mac ou des projets visant à craquer les Group ID (GID) d’Apple, une des deux clés de chiffrement pour iPad et iPhone.
Dans quelle mesure les agences de renseignements américaines sont parvenues à leur dessein dans la surveillance électronique (de masse) ?
Les révélations d’Edward Snowden permettent progressivement de retracer les méthodes employées de cyber-espionnage qui ciblent toutes les firmes du secteur IT, y compris celles qui cultivent un certain goût du secret comme Apple.
http://www.itespresso.fr/iphone-plus-de-secrets-cia-90778.html?PageSpeed=noscript

6 octobre 2015 : Edward Snowden est prêt à aller en prison pour rentrer aux États-Unis

Début juillet, le ministre de la Justice américain, Eric Holder, avait fait savoir que négocier était envisageable pour résoudre l'affaire Snowden. «Je pense qu'il pourrait y avoir la base d'un accord qui pourrait au final arranger tout le monde, avait-il expliqué. Je pense que cette possibilité existe.» À l'époque, des proches du ministre estimaient qu'en plaidant coupable, il pourrait purger une peine de prison de trois à cinq ans. Il devrait aussi coopérer pleinement avec le gouvernement américain. Seulement, Snowden indique n'avoir eu aucune réponse formelle pour le moment. Les autorités américaines «ont simplement dit qu'elles ne me tortureraient pas, ce qui est déjà un bon début, je pense. Mais nous n'avons rien eu de plus concret que cela.» Lui et ses avocats attendent toujours que les officiels américains «rappellent». L'ancien employé de la NSA, qui a profité de l'interview pour révéler l'existence d'un programme secret britannique - baptisé «Les Schtroumpfs» - permettant de prendre le contrôle d'un téléphone portable à distance, a confié avoir la conscience tranquille. «J'ai payé le prix [de mes révélations] mais je n'ai pas de problème avec la décision que j'ai prise. Si je meurs demain, je me sentirai heureux de ce que j'ai accompli.»
http://www.lefigaro.fr/international/2015/10/06/01003-20151006ARTFIG00153-edward-snowden-est-pret-a-aller-en-prison-pour-rentrer-aux-etats-unis.php

13 novembre 2015 : petite leçon de sécurité informatique... par Edward Snowden

L'ancien employé de la NSA a accordé un entretien au site The Intercept, dans lequel il donne quelques conseils très concrets pour protéger sa vie privée, que l'on soit lanceur d'alerte, journaliste ou simple internaute soucieux de ses données personnelles.

1)
Crypter ses communications téléphoniques et ses sms via l'application (gratuite) pour smartphones Signal,
2) Crypter son disque dur (le guide – en anglais – du journaliste de The Intercept pour crypter son disque dur est ici).
3) Utiliser un gestionnaire de mots de passe. "Vos informations personnelles peuvent être révélées parce qu'un service que vous avez arrêté d'utiliser en 2007 est hacké, et le mot de passe que vous utilisiez pour ce site fonctionne aussi pour votre compte Gmail." Pour éviter ce type de désagrément, les gestionnaires de mots de passe (l'article cite par exemple KeePassX, gratuit et open source) permettent d'attribuer un mot de passe unique à chaque service, sans devoir le mémoriser.
4) Rendre anonymes les échanges sur Internet ( réseau Tor ), Snowden est convaincu de ses vertus au point de l'utiliser lui-même "tout le temps": "Je pense que Tor est la technologie la plus importante utilisée aujourd'hui dans le domaine de l'amélioration de la vie privée", juge l'ancien informaticien des renseignements américains.
5) Utiliser un bloqueur de pubs ( adblocks, noscript etc) : Non pas pour éviter les désagréments de publicités intrusives, mais parce que ces pubs peuvent être la porte d'entrée d'instrusions informatiques: "Aussi longtemps que les fournisseurs de services proposeront des publicités avec du contenu actif qui requièrent l'utilisation de Javascript pour s'afficher, [aussi longtemps] qu'ils intégreront des contenus actifs de type Flash ou n'importe quoi qui puisse être vecteur d'attaques sur votre navigateur —vous devriez faire en sorte de les bloquer."
http://www.arretsurimages.net/breves/2015-11-13/Snowden-vie-privee-sur-le-net-mode-d-emploi-The-Intercept-id19454

13 décembre 2015 : Twitter prévient ses utilisateurs lorsqu'un État veut espionner leur compte

«Nous souhaitons vous informer que votre compte Twitter fait partie d'un petit groupe de comptes ayant peut-être fait l'objet d'un ciblage de la part d'agents commandités par un État.» C'est le message angoissant qu'ont reçu au moins des utilisateurs de Twitter vendredi soir. Pour la première fois, le réseau social a décidé d'informer par un mail des personnes qui auraient pu faire l'objet d'une attaque informatique de la part d'internautes associés à des gouvernements. «Nous pensons que ces agents ont éventuellement essayé d'obtenir certaines informations telles que des courriels, des adresses IP, et/ou des numéros de téléphone», précise Twitter. «À l'heure actuelle, nous n'avons pas de preuve qu'ils aient eu accès à vos données, mais nous poursuivons notre enquête.»
En France, au moins trois comptes ont affirmé avoir reçu ce mail. C'est le cas de @chiffrofete, une organisation qui organise des évènements autour de la cryptographie, et de l'un de ses fondateurs. Un autre utilisateur visé tweete régulièrement sur les libertés en ligne et utilise Tor, un réseau informatique qui permet de naviguer sur Internet de manière anonyme. Il indique néanmoins ne faire partie d'aucune organisation militante. «Pour le citoyen lambda que je suis et qui aspire à rester le plus anonyme possible, ce mail m'a un peu remué», a-t-il commenté. À l'étranger, les profils des comptes ciblés sont similaires. Certaines personnes militent pour les libertés en ligne, font des recherches en sécurité informatique ou ou sont connectées au projet Tor. Ce dernier fait régulièrement l'objet de critiques de la part des autorités pour son utilisation supposée par des organisations criminelles. Le ministère de l'Intérieur aurait même envisagé de demander son interdiction dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, d'après le journal Le Monde. Manuel Valls avait néanmoins affirmé que le gouvernement n'examinerait pas cette option. Twitter, lui, n'hésite pas à recommander l'utilisation de Tor à ses victimes d'une attaque étatique, afin de mieux protéger leur identité.
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/12/13/32001-20151213ARTFIG00052-twitter-previent-ses-utilisateurs-lorsqu-un-etat-veut-espionner-leur-compte.php

16 décembre 2015 : L’historique de recherches Google exploité à tort pour assigner à résidence

Au moins une personne assignée à résidence l'aurait été, abusivement, sur la base de recherches effectuées sur Google. L'assignation a été levée trois semaines plus tard à la demande de son avocat. « C’est une quasi-certitude », nous confie l’avocat marseillais Me Laurent Bartolomei. Pour décider d’assigner à résidence l’un de ses clients au motif de l’état d’urgence, les services du ministère de l’Intérieur auraient exploité son historique de recherches Google obtenu dans des conditions mystérieuses. Une pratique d’autant plus gênante que les services de renseignement n’ont pas cherché à comprendre le contexte des requêtes suspectes qu’il avait saisies. C’est en effet un article paru dans Le Monde le 11 décembre dernier qui a soulevé notre curiosité. Le journal y rapportait que le gouvernement avait accepté de lever le 8 décembre dernier une assignation à résidence prononcée « par méprise » le 15 novembre à l’encontre de « Nacer », un habitant des Bouches-du-Rhône qui n’a jamais eu le moindre lien avec un mouvement djihadiste ou même d’islam radical.

« Mon client est tombé de très haut en découvrant que non seulement il faisait probablement l’objet d’une surveillance de sa ligne internet, mais qu’en plus ils avaient très certainement la liste de ses recherches Google effectuées des mois auparavant », nous raconte Me Laurent Bartolomei. « S’agissant d’un arrêté du ministère qu’il a lui-même annulé suite à ma demande gracieuse, nous n’avons eu aucune explication. Mais les termes employés dans l’arrêté sont quasiment mot pour mot ceux de la recherche de mon client. Il n’y a quasiment aucun doute sur le fait que c’est bien de cette recherche dont ils parlent ».

Google utilisant un chiffrement HTTPS depuis 2012, il est improbable que les services de renseignement français aient archivé l’ensemble des requêtes de tous les internautes français, pour y retrouver celles effectuées en janvier 2015 par l’assigné à résidence. Par ailleurs la recherche ayant été effectuée plusieurs mois avant le signalement aux services de renseignement, il est aussi peu probable que l’information ait été obtenue en direct par une mise sur écoute de sa connexion. La seule possibilité est donc que Google ait lui-même fourni l’historique des recherches aux services français, lorsqu’ils ont demandé des informations sur Nacer. Selon le dernier rapport de transparence de Google, la firme de Mountain View a répondu à environ 1 227 demandes d’informations des autorités françaises concernant des utilisateurs au dernier semestre 2014 (les informations sur le premier semestre 2015 ne sont pas encore connues), dont une part inconnue de demandes administratives formulées sans contrôle d’un juge. Néanmoins l’historique des requêtes sur les moteurs de recherche ne fait pas partie des informations et documents pouvant faire l’objet d’un « accès administratif » prévu par le code de la sécurité intérieure. En principe, seul un juge peut ordonner leur communication.

http://www.numerama.com/politique/135155-un-historique-google-aurait-ete-exploite-pour-assigner-a-residence-a-tort.html

13 avril 2016 : Données personnelles : le nouvel accord entre l’UE et les Etats-Unis fait jaser

Les autorités européennes de protection des données personnelles ont exprimé mercredi leurs "inquiétudes" face au nouveau cadre juridique négocié avec les Etats-Unis pour les transferts transatlantiques de données, pressant Bruxelles d'obtenir rapidement des améliorations. Cet avis du "G29", l'instance regroupant les autorités indépendantes des Etats membres de l'Union européenne (UE), complique la tâche de la Commission européenne, qui estimait de son côté avoir conclu début février un accord satisfaisant avec Washington, baptisé "Bouclier de confidentialité" (ou Privacy shield).

L'exécutif européen s'est engagé mercredi dans un communiqué à "travailler rapidement" pour inclure les recommandations du G29 dans sa "décision finale en juin" sur l'accord, pas encore en vigueur. Il s'agit de remplacer le "Safe Harbor", un cadre qui avait été invalidé en octobre dernier par la justice européenne, plongeant dans l'insécurité juridique les milliers d'entreprises transférant les données personnelles de leurs clients en Europe pour les traiter sur le sol américain.

L'accord UE-Etats-Unis "a autant de trous qu'un fromage suisse", a déploré de son côté le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), appelant la Commission à respecter les mises en garde du G29.

http://www.latribune.fr/technos-medias/donnees-personnelles-le-nouvel-accord-entre-l-ue-et-les-etats-unis-fait-jaser-564154.html


10 juin 2016 : 32 millions d’identifiants Twitter mis en vente en ligne après une fuite massive de données

« Nous sommes sûrs que les noms d’utilisateur et mots de passe [piratés] n’ont pas été obtenus grâce à une infiltration des données de Twitter : nos systèmes n’ont pas été violés. » Dans un communiqué, le réseau social américain s’est empressé de rassurer ses utilisateurs après la révélation, par le site LeakedSource, de la mise en vente en ligne de plus de 32 millions d’identifiants Twitter dérobés par des hackeurs.

A la différence de MySpace, victime d’une fuite de données identique en mai, Twitter n’a pas été directement infiltré par les pirates : LeakedSource précise en effet que les données dérobées – des adresses e-mail, des identifiants et des mots de passe – l’ont été directement sur les navigateurs des victimes grâce à des logiciels malveillants.

Les pirates ont ainsi pioché, grâce à ces logiciels malveillants, dans tous les mots de passe et identifiants enregistrés par les internautes. Le réseau social n’est donc pas le seul site concerné par ce vol.

Les victimes sont majoritairement russes, à en juger par les 5 millions d’adresses électroniques en « .ru » ayant fuité. Les utilisateurs, toutes nationalités confondues, se sont montrés aussi peu prudents dans le choix de leur mot de passe que le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, moqué cette semaine pour son manque d’inventivité : la plupart des comptes piratés reposaient en effet sur des combinaisons aussi simplistes que « 123456 » ou encore « password ».

Depuis la publication de cette liste d’identifiants, Twitter a verrouillé les comptes dont le mot de passe a été piraté et a envoyé un email à leurs propriétaires pour leur permettre d’en créer un nouveau. Le réseau social refuse en revanche de communiquer le nombre de comptes concernés, qui se chiffrerait en millions selon le Guardian.

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/06/09/trente-deux-millions-d-identifiants-twitter-mis-en-vente-en-ligne-apres-une-fuite-de-donnees-massive_4944548_4408996.html

27 juin 2016 : Des informations concernant pas moins de 112 000 policiers ont pu être consultées par des pirates.

Des données concernant 112 000 fonctionnaires de police ont été obtenues par des tiers. L'administration n'a pas été touchée mais une base de données appartenant à la Mutuelle générale de la Police et contenant ces éléments a été corrompue. Les adresses, numéros de téléphone, de fonctionnaires (actifs ou retraités) figurent dans ce document. Les premiers soupçons s'orientent non pas vers des pirates traditionnels, mais vers un ancien collaborateur de la mutuelle. Selon RTL, un responsable d'agence basé à Limoges aurait été en mesure de copier un fichier comprenant l'ensemble de ces éléments. Il l'aurait ensuite mis à disposition sur un service de type Google Drive, un support inapproprié pour ce type d'informations. La personne soupçonnée d'être à l'initiative de cette fuite aurait d'ores et déjà été mise à pied. Toutefois, la direction aurait mis plus de 3 semaines avant de se rendre compte qu'un fichier avait bel et bien été extrait de son système pour être publié sur un service tiers, en dehors de tout contrôle. Selon les premiers éléments de l'enquête, la fuite daterait du 2 juin dernier. Les autorités craignent à présent que des tiers malintentionnés aient été en mesure de consulter ce document.
http://www.clubic.com/pro/legislation-loi-internet/donnees-personnelles/actualite-810400-donnees-personnelles-police-fuite.html

Tour d'horizon des plus grosses diffusions de données confidentielles : http://www.clubic.com/pro/diaporama/photo-les-plus-grosses-pertes-de-donnees-informatiques-83360/

30 juin 2016 : Google sait tout de vous, vous le montre désormais et vous dit comment faire pour reprendre le contrôle

Quand on veut savoir quelque chose, il suffit de faire une recherche sur Google. Une recherche qui laisse des traces et qui permet au pilier de l'Internet de tout savoir sur nous grâce à notre activité en ligne (et de vendre ce savoir à divers annonceurs). Ce mercredi, en parallèle au lancement d'un nouveau système de publicité ciblée, Google a lancé un outil qui centralise toute vos activités sur ses différents services, comme l'a repéré le site Wired. Grâce à la page "Mon activité", il est maintenant possible de remonter dans le temps et de retracer en intégralité tout son historique en ligne: ses recherches, son historique sur le navigateur Chrome, ses vidéos visionnées sur YouTube, ses itinéraires sur Maps... Et ce depuis sa toute première connexion sur les services de Google. On se rend alors mieux compte des infos qu'on offre à Google et que Google vend aux annonceurs.
Plus ainsi que les procédures à suivre pour limiter l'espionnage : http://www.huffingtonpost.fr/2016/06/30/google-mon-compte-vie-privee-_n_10750178.html




Pourquoi protéger ses données personnelles ?

comment protéger ses données personnelles :
les conseils de Snowden lui même
historiques de navigation et recherches internet, formulaires
autre usages (mail, vidéoconférence, transfert de fichiers etc)

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