Amérique centrale

Méso Amérique

Mexique

D'un point de vue géographique, la Mésoamérique s'étend de la vallée de Mexico à la péninsule de Nicoya, au Costa Rica (voire jusqu'au sud du pays), en incluant le Belize, le Guatemala, l'ouest du Honduras, le Salvador et le versant pacifique du Nicaragua. La Mésoamérique est à différencier de l'Amérique centrale qui, dans son acception géographique, va du Guatemala au Panama.

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Amérique centrale

 

avant la colonisation par les Européens: detroitbering.htm

civilisations précolombiennes, mayas, aztèques, incas: mayas.htm

caraïbes et Antilles : à partir de 1492 : precolombienne.htm

Amérique du Sud après les incas : ameriquelatine.htm

amérique du Nord à partir de 1580 : amerique.htm

 

-50000 sapiens sapiens se répand en Amérique par le détroit de Béring gelé

-15000 Pénétration en Amérique

-12000 ou -10000 les hommes (origine asiatique) franchissent le détroit de Bering pour la 2° fois

-7000 Premiers chasseurs cueilleurs dans l'aire méso américaine

-7000 à -1200 peuples sédentaires dans l'aire méso américaine

-3113 plus anciennes traces de civilisation Maya.

les Mayas

Il est important de noter que chaque phase de l'évolution maya correspond à une aire géographique:

_la période préclassique (-2600 à 300), se déroule dans les hautes terres.

_la période classique (300 à 900) dans l'aire centrale.

_la période postclassique (900 à 1 521), dans les basses terres du nord.

 

vers 1323: les Aztèques

En 1511, les conquistadores espagnols sont à Panama. Toujours à la recherche de grandes quantités d'or, des rumeurs selon lesquelles existerait un pays aux richesses fabuleuses, troublent l'esprit des plus téméraires d'entre eux. Les indiens, excédés par la cupidité de ces hommes venus de la mer, tentent d’éloigner leurs bourreaux en leur révélant l'existence d'un " El Dorado " qui hante depuis bien longtemps les conquérants espagnols.

Lorsque les espagnols entreprirent la conquête de la Péninsule Mexicaine dans la première moitié du 16e siècle, ils trouvèrent la région en plein chaos culturel, politique et économique. Il n'a fallu que quelques années à une poignée d'hommes dirigée par Cortés, pour soumettre à la couronne espagnole toute la péninsule grâce à un jeu d'alliance avec des tribus ennemies entre elles.

Colonisé par l'Espagne en 1524, le Nicaragua est devenu un État indépendant le 15 septembre 1821 et a adhéré aux Provinces unies d'Amérique centrale. L'histoire des débuts de la nation a été fortement influencée par les interventions militaires des États-Unis d'Amérique qui y voyaient la possibilité d'y creuser un canal entre Atlantique et le Pacifique. Le pays est troublé par des périodes prolongées de dictature militaire

La première mention d’un canal à travers l’isthme remonte à 1534, quand Charles Quint suggéra qu'un canal à Panamá aiderait le voyage des navires allant au Pérou et en Équateur. Étant donné l’importance stratégique de l’Amérique centrale en tant que fine portion de terre séparant deux grands océans, d’autres formes de liens commerciaux ont été tentés.

1821 : Indépendance du Mexique et du Costa Rica.

1846 - 1848 : Guerre entre le Mexique et les Etats-Unis, qui annexent le Texas, le Nouveau Mexique et la Californie.

 

Finalement, suite au succès du canal de Suez, les Français, sous la direction de Ferdinand de Lesseps qui avait réalisé ce dernier, commencèrent la construction d’un canal au niveau de la mer (sans écluses) au Panamá le 1er janvier 1882. Cependant en septembre de la même année un tremblement de terre secoua l'isthme panaméen, faisant baisser à la Bourse de Paris, le cours des actions de la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama créée trois ans plus tôt. La fièvre jaune, ainsi que la difficulté de domestiquer le Rio Chagres qui connaissait régulièrement des crues dévastatrices et tout aussi meurtrières durant la saison des pluies, mettront à mal le projet, causant de graves difficultés financières qui déboucheront sur la mise en faillite de la compagnie en 1889, déclenchant ainsi le fameux Scandale de Panamá.

Le Traité Hay-Bunau-Varilla de 18 novembre 1903 conclut ainsi la vente des droits d'exploitation et de construction du canal de Panamá aux États-Unis, ainsi que de la zone autour de celui-ci.

1911 : Début de la révolution mexicaine

1914 : Ouverture du canal de Panama - Pancho Villa à Mexico

Nicaragua : Sandino

Entre 1927 et 1933, le général Augusto Sandino d'obédience libérale mena une guérilla, d'abord contre le gouvernement conservateur, puis contre les forces américaines. Il fit la déclaration devenue célèbre : Si cent hommes aiment le Nicaragua comme je l’aime, le Nicaragua sera libre ! Il refusa un accord de paix proposé par les États-Unis en 1927. La guérilla fut finalement repoussée par l'United States Marine Corps (USMC) qui compensa son infériorité numérique par l'appui de l'aviation et de l'artillerie. À la fin de l'intervention américaine, les rebelles avaient été repoussés loin de toute agglomération et réduits à la famine et la désertion, le gouvernement nicaraguayen se trouvant en position de force pour les négociations avec le mouvement de Sandino qui aboutit à la paix en 1933. Les troupes américaines furent remplacées par la Garde Nationale formée et équipée par les États-Unis qui devait remplacer l'armée et la police supprimées par les Américains.

1936 : Nicaragua : coup d'état de Somoza

Avec le soutien des États-Unis, Somoza fit assassiner son principal opposant politique, Sandino, en février 1934 et prit le pouvoir en 1936. La dynastie des Somoza gardera le pouvoir jusqu'à la révolution sandiniste de 1979. Les Somoza se posèrent comme anticommunistes afin de bénéficier de l'appui des États-Unis tout au long de la Guerre froide.

1954 guatemala : renversement du président Guzman

En juin 1954, le nouveau président du Guatemala élu démocratiquement, Jacobo Arbenz Guzman, décide une réforme agraire : il distribue aux paysans les plus pauvres du pays quelques hectares de terres appartenant à la multinationale américaine United Fruits et décide d’instaurer une taxe sur les exportations.

Le Guatemala est le premier producteur de bananes et de fruits tropicaux des Caraïbes, son unique ressource, mais toutes ses terres, toute son économie, sont aux mains de United Fruit. Un véritable coup d'état est mis sur pied lors d’une réunion entre le Président Eisenhower, Allen Dulles et son frère John Foster, qui dirige le Département d'Etat. Les frères Dulles, qui possédaient le plus important cabinet juridique de Wall Street, occupent au gouvernement Eisenhower les deux postes les plus importants, les Affaires Etrangères et la CIA. Par ailleurs, Allen Dulles, numéro un de la CIA, siégeait également au conseil d'administration de United Fruit. La CIA renverse Arbenz Guzman qui quitte le pouvoir, et installe à sa place une junte militaire dirigée par le Général Castillo Armas, qui restera en place pendant 40 ans.

John Perkins : Lorsque Árbenz est devenu président du Guatemala, le pays était sous le joug de la société United Fruit et les grandes corporations internationales. Et Árbenz a fait sa campagne sur cette annonce qui disait : "Nous voulons redonner la terre au peuple". Et une fois qu'il prit le pouvoir, il mis en place une politique qui aurait réalisé exactement ça : redonner au peuple les droits sur la terre. "United Fruit" n'apprécia pas beaucoup ça et ils embauchèrent alors une entreprise de relations publiques pour convaincre le peuple des États-Unis, les citoyens des États-Unis, la presse des États-Unis et le congrès des États-Unis, qu'Árbenz était un pantin soviétique et que si nous lui permettions de rester au pouvoir, les Soviétiques auraient un pied dans cet hémisphère. Et, à cette période, il y avait une énorme peur chez tout un chacun, de la terreur rouge, la terreur communiste. Donc, pour être bref, de cette campagne de relations publiques émergea un engagement de la part de la CIA et des militaires pour destituer cet homme. En fait, nous l'avons fait. Nous avons envoyé des avions, des soldats, des "chacals", nous avons envoyez tout le nécessaire pour le faire sortir. Et l'avons sorti. Aussitôt qu'il fut relevé de ces fonctions, le nouveau gus, qui le remplaça, rétabli tout pour les grosses corporations internationales, United Fruit incluse.


John Perkins, confessions d'un corrupteur de nations

1972, Nicaragua : Somoza ne pouvait se représenter, une loi interdisant deux mandats consécutifs. Mais, resté chef de la Garde nationale, il profita de la situation catastrophique créée par un tremblement de terre en décembre 1972 pour promulguer la loi martiale et prendre ainsi le contrôle du pays. Chargé d'acheminer l'aide internationale reçue après le tremblement de terre, il s'en appropria la majorité. Malgré tout, Somoza fut réélu président lors des élections de 1974, mais maintint un pouvoir répressif et perdit l'appui d'anciens soutiens : l'oligarchie, les États-Unis et l'Église catholique. Un autre mouvement, plus à gauche, rejoignit le courant conservateur dans l'opposition au régime : le Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN).

1978 coup d'État du général Policarpo Paz Garcia au Honduras

1978-1979 : révolution Sandiniste au Nicaragua

Les Somoza étaient le patronyme d'une influente dynastie politique du Nicaragua. Cette influence perdura pendant quarante-trois ans sur la vie politique du pays. Trois membres de cette dynastie furent présidents de la république. La dynastie des Somoza fut renversée en 1979 par le Front sandiniste de libération nationale (FSLN). Une image marquante de cette victoire fut le déboulonnage et la chute de la statue d'Anastasio Somoza, sur la place publique de Managua.

le 10 janvier 1978, Pedro Joaquín Chamorro Cardenal fut assassiné. Ses funérailles font déplacer des foules énormes – 30 000 personnes à Managua – et des émeutes éclatent dans le pays.

En février 1978, le milieu des affaires se joignit à l'opposition qui organisa une grève générale, demanda la démission de Somoza et la formation d'un gouvernement de transition. Malgré la répression, les contestataires formèrent en juillet 1978 un front national auquel se joignit la veuve de Pedro Chamorro, Violeta Barrios de Chamorro, devenue directrice de La Prensa.

Le 5 juillet 1978, la bourgeoisie antisomoziste fonda le Front élargi d’opposition (FAO) et proposa l’installation d’un gouvernement provisoire et la tenue d’élections.

En septembre 1978, une grande partie de la population se soulève dans les départements de León, Matagalpa, Chinandega, Estelí, Masaya et Managua, mais la supériorité logistique de la garde nationale de Somoza oblige les troupes à se replier dans les campagnes et les montagnes. L'insurrection est cependant sans cesse nourrie de nouveaux effectifs issus de la population. Peu à peu, les trois tendances du FSLN se rapprochent.

La réunification du FSLN est signée en 1979 cependant que l'opposition conservatrice se renforçait. La population entama une grève générale qui paralysa le régime. Les villes s'insurgèrent une seconde fois et Somoza répondit par des bombardements massifs. Un journaliste de la chaîne américaine ABC Bill Stewart fut assassiné par la Garde Nationale devant les caméras de télévision, ce qui convainquit l'opinion publique des États-Unis. Le gouvernement Carter interrompit le soutien à Somoza.

Nicaragua : victoire des sandinistes et guerre civile

En juillet 1979, le dictateur Anastasio Somoza Debayle, dernier de la dynastie des Somoza, demissionnait et quittait le pays. Une coalition regroupant les cinq principaux courants anti somozistes prit les commandes du gouvernement

Les contras (contre-révolutionnaires) soutenus financièrement par les États-Unis tentèrent de reprendre le pouvoir alors aux mains du F.S.L.N. de Daniel Ortega, afin d'empêcher le pays de bifurquer vers le communisme, comme l'avait fait Cuba. Pendant plusieurs années, la quasi-totalité du budget national passa dans l'armement. Une véritable guerre civile ravagea le pays jusqu'à la fin des années 1980.

Le président démocrate Jimmy Carter autorisa, fin octobre 1980, la création d'un programme secret de la CIA de soutien aux Contras, envoyant un million de dollars. La CIA collabora alors avec le Bataillon d'Intelligence 601 argentin, qui avait une base en Floride. Au milieu des années 1980, l'ex-vice directeur de la CIA Vernon Walters et le leader des Contras Francisco Aguirre ont rencontrés les généraux argentins Viola, Davico et Valin afin de coordonner les actions en Amérique centrale

1981 Panama : "accident" d'avion du Président Torrijos

John Perkins : Omar Torrijos, le président du Panama, était l'une de mes personnes favorites. Je l'appréciais énormément. Il était très charismatique. C'était un type qui voulait vraiment aider son pays. Et quand j'ai essayé de l'acheter ou de le corrompre, il dit :"Écoute, John"... - il m'appelait Juanito - Il dit: "Écoute Juanito, je n'ai pas besoin d'argent. Ce dont j'ai réellement besoin c'est que mon pays soit traité décemment. J'ai besoin que les États-Unis paient la dette qu'ils doivent à mon peuple pour tous les dégâts que vous avez causés ici. J'ai besoin d'être dans une position où je puisse aider les autres pays latino-américains à gagner leur indépendance et d'être libéré de cette… de cette terrible présence venant du nord. Vous nous exploitez terriblement. J'ai besoin que le canal du Panama revienne dans les mains du peuple panaméen. C'est tout ce que je veux. Donc, laisse moi tranquille, n'essaie pas de m'acheter". On était en 1981, et, en mai, Jaime Roldos se faisait assassiner. Et Omar était parfaitement au courant de ça. Torrijos rassembla sa famille et dit: "Je suis probablement le prochain, mais ça ne fait rien, car j'ai réalisé ce pourquoi je suis venu ici. J'ai renégocié le canal. Le canal sera désormais entre nos mains, nous avons fini de négocier le traité avec Jimmy Carter." En juin de la même année, deux mois plus tard, il s'écrasa aussi dans un accident d'avion qui, il n'y a pas de doute, fut exécuté par les "chacals" commandités par la CIA. Une énorme quantité de preuve dont celle qu'un des agents de sécurité de Torrijos lui donna, au dernier moment, alors qui montait dans l'avion, un magnétophone. Un petit magnétophone qui contenait une bombe.

le Honduras, peuplé de 7 millions d'habitants, traversait une crise importante (escadrons de la mort, disparitions forcées de 1981 à 1984)

Nicaragua et Contras

Face à de petits adversaires, Daniel Ortega remporta les élections en 1984. Daniel Ortega et les chefs du FSLN purent alors mettre en application une série de réformes de type marxiste-léniniste inspirées de son programme exposé en 1969 et se rapprochèrent du bloc de l'Est.

Initialement soutenus par la dictature argentine de Videla (entre autres car les mouvements activistes de gauche argentins participèrent à la guerre civile au Nicaragua de 1979 et à l'assassinat de l'ancien président Somoza) et la CIA, les Contras utilisaient les méthodes de guérilla et opéraient des raids contre l'économie et l'administration, notamment dans le nord du Nicaragua à partir de bases arrières situées au Honduras. Composés de plusieurs groupes politiques, agriculteurs, tribus indigènes et anciens sandinistes opposés à la collectivisation de leur terre, au rapprochement avec l'Union soviétique et au service militaire obligatoire, ils se sont unis en juin 1985 avec le soutien actif de la CIA et avaient un effectif compris entre 13 800 et 22 400 combattants en 1990 selon les sources affrontant l'armée populaire sandiniste (EPS) comptant : 70 000 à 77 000 hommes, les 80 000 réservistes et miliciens et les 15 000 membres du ministère de l'Intérieur.


Dimas-l'Embuscade-Nicaragua
sous titres de mauvaise qualité

Le journal d'opposition de Violeta Barrios de Chamorro, La Prensa, attaquant les méthodes policières du gouvernement fut censuré en juin 1986 pour 6 mois. Les populations locales s'opposèrent aux projets du président notamment sur la collectivisation des terres ou la conscription obligatoire. La rébellion s'étendit mais sans chef unique, elle restait très disparate ; elle regroupait tous ceux qui étaient contre le gouvernement sandiniste (de même que se donnaient le nom de sandinistes toutes sortes de courants anti-somozistes...) et reçut pour cela le nom de Contras.

Les États-Unis, alors dirigés par le président Ronald Reagan décrétèrent un embargo et vinrent en aide aux Contras en les entraînant, les armant, les finançant et les approvisionnant à partir de 1982.

Le 23 novembre 1981, le président Ronald Reagan autorise la CIA dirigée par William Casey à recruter et à appuyer les Contras, avec un budget de 19 millions de dollars américains. En 1984, le Nicaragua décide de porter plainte contre les États-Unis à la Cour internationale de justice, ce qui aboutit en 1986 à un verdict appelant les États-Unis à « cesser » d'employer l'usage illégal de la force contre le gouvernement sandiniste en plaçant des mines sous-marines et en entraînant et appuyant les Contras. Les États-Unis avaient « rompus leur obligation dictée par le droit international de ne pas utiliser la force contre un autre État » et étaient condamnés à payer des réparations. Washington a déclaré que les États-Unis n'étaient pas soumis aux jugements de la Cour.

L'aide aux Contras continua jusqu'en 1989 au moment où éclata le scandale de l'Irangate. Les affrontements firent 57 000 victimes, dont 29 000 morts (dix ans auparavant, la lutte contre Somoza avait déjà fait 40 000 victimes).

Les élections de 1990 virent la victoire de Violeta Chamorro (54,2 % des voix) sur Daniel Ortega.

Arnoldo Alemán (conservateur, ancien somoziste) remporta l’élection présidentielle de 1996 contre Daniel Ortega. Alemán poursuivit une politique néolibérale. La stabilité économique du Nicaragua fut fortement ébranlée en 1998, lorsque l'ouragan Mitch dévasta une bonne partie du pays. En fin de mandat, de forts soupçons de corruption pesaient sur lui. Il fut condamné à 20 ans de prison pour détournement de fonds en 2003.

Enrique Bolaños, ancien vice-président de Arnoldo Alemán, accéda à la présidence en 2002 grâce à une campagne « anticorruption ».

En novembre 2006, après avoir publiquement déclaré avoir renoncé au marxisme-léninisme et s'être rapproché de l'Église catholique, Daniel Ortega fut élu président. Il prit ses fonctions le 10 janvier 2007 et choisit comme vice-président un ancien Contra.

Septembre 2007 Manuel Zelaya, homme libéral et ancien patron de l’équivalent du Medef, est élu en novembre 2005 à la Présidence du Honduras.

Là - surprise ! - il se met à faire une politique sociale. Et cela fonctionne, l’opinion le suit. "Le capitalisme est en train de dévorer les êtres humains" Manuel Zelaya
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1868


NICARAGUA
la situation en 2009

28 juin 2009 : Coup d'Etat au Honduras

Des militaires ont arrêté à l'aube le président du Honduras, Manuel Zelaya, puis l'ont conduit de force au Costa Rica. Ce dernier était sur le point d'organiser ce dimanche une consultation populaire jugée illégale par la Cour suprême de ce petit pays d'Amérique centrale. Le président Zelaya a déclaré à la chaîne latinoaméricaine Telesur, avoir été victime d'un "enlèvement" et d'un "coup d'Etat", à son arrivée au Costa Rica, où il a dit avoir été conduit de force par des militaires honduriens. Selon un voisin interrogé par la télévision Radiocadena Voces, quatre commandos d'environ 200 soldats se sont rendus au domicile de M. Zelaya aux alentours de 06 heures du matin (15 heures). La maison du chef de l'État était entourée par des dizaines de militaires fortement armés, a confirmé un photographe de l'AFP. Les retransmissions de trois chaînes de télévision pro-gouvernementales et Maya, ont été interrompues. Juste avant, le présentateur du canal 8 avait eu le temps de déclarer: "Il semble que les militaires se dirigent vers ici", puis d'appeler la population à se rassembler sur la place de la Liberté.

M. Zelaya, élu en 2006 pour un mandat de quatre ans non renouvelable, avait convoqué les électeurs pour ouvrir la voie à une révision de la Constitution

Le texte de cette consultation devait poser la question suivante : « Êtes-vous d'accord pour qu'à l'occasion des élections générales de novembre 2009, une quatrième urne soit installée pour décider de la convocation d'une Assemblée nationale constituante qui approuverait une nouvelle Constitution ? »

. Son projet était dénoncé par l'opposition mais aussi par des dirigeants du Parti libéral, la propre formation de M. Zelaya, auteur d'un net virage à gauche après son élection comme candidat conservateur et soutenu par des organisations populaires et indigènes.

le Vénézuélien Hugo Chavez et le Bolivien Evo Morales, ont dénoncé un "coup d'Etat". M. Chavez a affirmé que "l'empire yankee (les Etats-Unis) a beaucoup à voir avec cela" et a lancé "un appel au président des Etats-Unis pour qu'il condamne" cette opération. Barack Obama s'est peu après dit "profondément préoccupé" par la situation.

Selon les observateurs de la politique hondurienne, Manuel Zelaya, bien qu'élu issu du Parti Libéral, a mené une politique qui lui a aliéné les institutions et son parti, comme l'adhésion du Honduras à l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Certains commentateurs ont rappelé la présence des militaires américains au Honduras, la distance prise à l'égard de Washington par Zelaya, qui se rapprochait de l'ALBA, pour attirer l'attention sur une possible intervention de la CIA, faite avec ou sans le consentement de Barack Obama, dans le coup d'État. Aucune preuve n'a toutefois été apportée et on peut relever que Zelaya avait obtenu l'autorisation de l'ex-président George W. Bush lui-même avant d'adhérer à l'ALBA

Mais Zelaya s'est heurté dans ce projet à l'opposition du Congrès, y compris de membres de son propre parti, de la Cour suprême, de l'armée, des milieux d'affaires (il avait notamment augmenté le salaire minimum de 126 à 202 €) et de la Conférence épiscopale. L'ex-président Ricardo Maduro, du Parti national, déclarait quant à lui que le référendum avait pour finalité la « continuation du pouvoir »

La Commission nationale des télécommunications (CONATEL) interdit aux opérateurs du câble d'émettre pour certaines chaînes internationales comme CNN en Español, TeleSUR, Cubavisión Internacional, Guatevisión, Ticavisión, etc. Les fréquences de Radio Globo et de plusieurs autres stations ont également subi des blocages ou des fermetures, étant occupées par l'armée le 28 juin. Après sa réouverture, Canal 8 a vu sa direction mutée et sa programmation modifiée. La Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) a noté l'assujettissement des médias publics au pouvoir exécutif et, par conséquent, au gouvernement de facto, ainsi que les intimidations exercées à l'égard des médias critiques envers le coup d'État. Les médias honduriens encore autorisés s'évertuaient à diffuser des musiques tropicales, des feuilletons et des émissions culinaires sans rendre compte de l'ampleur des manifestations et des condamnations du coup d'État par la communauté internationale. Twitter, qui fonctionne aussi avec des SMS, est utilisé pour contourner la censure, bien que 95% de la population n'ait pas accès à Internet et que les lignes de téléphone (y compris cellulaires) aient été largement bloquées.

La CIDH a noté les pressions exercées à l'égard de journalistes (le caricaturiste Allan McDonald qui fut arrêté, avec sa fillette de 17 mois, le 28 juin et ses caricatures brulées ; des interrogatoires visant une équipe de reporters, le même jour, de TeleSUR et d'Associated Press ; une nouvelle opération le 11 juillet contre les journalistes de TeleSUR et de VTV, qui abandonnèrent le pays le jour suivant pour des raisons de sécurité ; ou encore les arrestations et coups portés à Naún Palacios, à Tocoa, Colón, le 30 juin; à Mario Amaya, photographe du Diario Hoy, le 2 juillet; Rommel Gómez, à San Pedro Sula; au directeur de Radio Coco Dulce, Alfredo López, le 12 août à Tegucigalpa; le 14 août, à Cortés, au journaliste de Radio Progreso, Gustavo Cardoza, ou au reporter indépendant de Tela Edwin Castillo).

L'électricité a été coupée, tandis que la presse locale annonçait l'arrestation de Patricia Rodas, la ministre des Affaires étrangères, et du maire de la deuxième ville du pays, San Pedro Sula. Le compagnon de la ministre Rodas a affirmé, par téléphone, à l'agence de presse mexicaine Notimex qu'elle avait été arrêtée de force devant les ambassadeurs du Nicaragua, de Cuba et du Venezuela. Ces derniers (Armando Laguna, Mario Duarte et Juan Carlos Hernández) ont été arrêtés, frappés puis relâchés, selon l'ambassadeur vénézuélien à l'OEA et TeleSUR. Patricia Rodas a ensuite été remise aux forces aériennes du Honduras, qui l'ont expulsé au Costa Rica. Elle a ensuite obtenu la protection diplomatique du Mexique. Plusieurs parlementaires du Parti de l'unification démocratique (en) (PUD, gauche) ont été placés en détention. Des sources policières ont affirmé à la presse que Cesar Ham (en) (PUD), l'un des soutiens de Zelaya, a été tué dimanche 28 par des tirs lors de son arrestation. Cela a été confirmé par l'association Freedom of Expression, mais nié le 29 juin par Luther Castillo, coordinateur de mouvements sociaux au Honduras, lors d'un entretien à la télévision cubaine. Castillo a affirmé que Ham était caché. Tomas Andino Mencias, l'un des membres de ce parti, affirme que les parlementaires du PUD ont été capturés alors qu'ils s'apprêtaient à entrer dans le bâtiment du Congrès national pour prendre part au vote relatif à la prétendue démission du président Manuel Zelaya. Une demi-douzaine des ministres de Zelaya continuaient à se cacher au 1er juillet.

la Cour suprême valide le renversement du Président par l'armée. Le Parlement désigne un nouveau gouvernement, dirigé par Roberto Micheletti (PL), qui déclare le couvre-feu puis l'état d'urgence le 1er juillet.

"La liberté d'association et de réunion, ainsi que le droit à la libre circulation" ont été suspendus par le Congrès. Le président évincé a appelé ses compatriotes à "conserver leur calme et à éviter la violence", deux jours après des affrontements lors d'une manifestation qui ont blessé 18 soldats selon l'armée, et 276 civils, selon les partisans de Manuel Zelaya. Dans le même temps, il a également prôné la désobéissance civile, en soulignant que la constitution hondurienne dispose que "personne ne doit obéissance à un gouvernement usurpateur, ni à quiconque arrivé au pouvoir par la force des armes".
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20090702.OBS2756/honduras__suspension_de_libertes_constitutionnelles.html

Selon les organisations de défense des droits de l'homme, des dizaines de personnes ont été arrêtées depuis la proclamation de l'état d'urgence. Israel Salinar, de la Confédération unitaire des travailleurs du Honduras, affirmait que l'armée tirait à balles réelles sur les paysans tentant de rejoindre la capitale, mais que la censure empêchait de savoir s'il y avait eu des morts et, le cas échéant, combien.

"Le nouveau président du Honduras est en train de mener le pays dans une direction correcte." Ce sont les paroles d’Hillary Clinton. à propos de Porfirio Lobo, président du Honduras élu, le 29 novembre dernier, à la suite d’un coup d’Etat. Car la démocracie a ses limites et l’on a craint Manuel Zelaya comme Allende a fait peur à Nixon. Avec les conséquences que nous connaissons... Au Honduras, pendant ses 214 jours et loin du bureau d’Hillary Clinton, peuple et opposants sont réprimés, arrêtés, blessés, tués. http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1869

Nous sommes au Honduras en 2009. Tous les medias soutiennent les golpistes ; Tous ? Non ! Car quelques journalistes résistent encore et toujours.

Et parmi eux Myriam Amaya et les journalistes de Radio Globo, qui ont réussi à faire vivre et raconter ces jours et ces nuits de résistance héroïque.http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1870

« J’ai pensé faire les changements à l’intérieur du schéma néolibéral. Mais les riches ne cèdent pas un penny. Les riches ne veulent rien céder de leur argent. Ils veulent tout garder pour eux. Alors, logiquement, pour faire des changements il faut incorporer le peuple. » Manuel Zelaya, El Pais, 28 juin 2010 Après cette déclaration, publiée le jour du Coup d’Etat, le Honduras a basculé dans la domination oligarchique de quelques uns. Mais la lutte continue. Dans la région de La Ceiba, les paysans ne désarment pas. Car leur lutte est simple : ils tentent seulement d’acquérir suffisamment de terres pour manger, pour survivre. http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1881

Dans une région où trois propriétaires se partagent tout le sol pour cultiver des palmiers à huile, cette région où leurs amis narcos ont pignon sur rue, des paysans se battent pour des terres, tout simplement pour vivre, mais au risque de leur vie.http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1886 http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1890

plus sur le coup d'état au honduras: http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d%27%C3%89tat_de_2009_au_Honduras

La Commission interaméricaine des droits de l'homme a dénoncé le 21 août 2009 un « usage disproportionné » de la force par le gouvernement de facto, ainsi que des arrestations arbitraires (entre 3 500 et 4 000 personnes, dans un pays d'environ huit millions d'habitants), l'usage arbitraire du couvre-feu, des traitements inhumains et dégradants, de mauvaises conditions de détention ainsi que la mort de 4 personnes et les blessures infligées à d'autres.

Janvier 2010 Au Honduras, après le coup d’Etat qui a renversé le président Manuel Zelaya et les élections contestées qui ont porté au pouvoir, le 28 janvier 2010, M. Porfirio Lobo, le ministre de la Sécurité Oscar Álvarez a déclaré publiquement qu’il est nécessaire d’éradiquer la résistance. Suivis de torture, les enlèvements de militants du Front national de résistance populaire (FNPR), de syndicalistes ou de dirigeants d’organisations sociales se multiplient. L’assassinat, le 15 février, à Olancho, de Julio Fúnez Benítez et de Vanesa Zepeda, a été suivi, le 24, de celui de Claudia Larissa Brizuela, à San Pedro Sula. Tous étaient des membres particulièrement actifs du FNPR.
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-02-26-Cuba-Colombie

26 mars 2010 Deux journalistes ont été tués par balle vendredi au Honduras, ce qui porte à cinq au total le nombre de journalistes assassinés dans ce pays au cours du seul mois de mars, a-t-on appris de source officielle. Les deux journalistes voyageaient à bord de leur voiture dans le département d'Olancho (est) quand des inconnus ont ouvert le feu dans leur direction à partir d'un autre véhicule, dont les assassins "sont même descendus pour achever leurs victimes", a déclaré à la presse Rigoberto Contreras, chef des pompiers de Juticalpa, une ville située à 200 km à l'est de Tegucigalpa, la capitale. Bayardo Mairena, qui animait des programmes à la radio et à la télévision locales, a été tué sur le coup, et Manuel Juarez, son assistant, a succombé à ses blessures peu après à l'hôpital, a précisé le chef des pompiers qui a ajouté qu'on ignorait les motifs de ces assassinats. Ils surviennent après une série de meurtres de journalistes commis ce mois-ci.

Le 15 mars, Nahum Palacios Arteaga, 34 ans, a été abattu dans sa voiture à Tocoa (nord). Il travaillait pour une radio et une télévision locales. "On a vraiment voulu le tuer, la voiture présentait 41 impacts" de balles, a expliqué un porte-parole du ministère de la Sécurité. Le journaliste et un de ses confrères avaient reçu récemment des menaces téléphoniques leur enjoignant de cesser de "défendre les pauvres", selon le Comité pour la liberté d'expression, organisation privée de défense de la presse.

Depuis le coup d'Etat qui a renversé le président Manuel Zelaya le 28 juin 2009, "Nahum Palacios Arteaga avait été victime de mauvais traitements et de vexations de la part de militaires qui lui avaient confisqué ses instruments de travail", a précisé le comité dans un communiqué. Le 11 mars, le journaliste David Meza, 51 ans, a été tué par balle dans sa voiture à La Ceiba, port de la côte atlantique, à 500 km au nord de Tegucigalpa. Il était correspondant pour une radio et une chaîne de télévision de la capitale. Le 2 mars, un autre journaliste, Joseph Hernandez, 26 ans, a été tué à Tegucigalpa par des coups de feu qui avaient blessé Karol Cabrera, une éditorialiste qui a attribué cette attaque à des partisans de l'ex-président Zelaya.

 

avant la colonisation par les Européens: detroitbering.htm

civilisations précolombiennes, mayas, aztèques, incas: mayas.htm

caraïbes et Antilles : à partir de 1492 : precolombienne.htm

Amérique du Sud après les incas : ameriquelatine.htm

amérique du Nord à partir de 1580 : amerique.htm

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