Chronologie du dérèglement climatique

2007 : emballement du réchauffement théorie solaire rapport du Giec
2009 : conférence de copenhague Climategate
2012 : le lobby climato sceptique démasqué
2013 : 5° rapport du GIEC

 

 

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Copier Coller By Louis Rigaud


le réchauffement climatique depuis 1910 est indiscutable  

graphique issu du site géoconfluences:
Le réchauffement climatique entre mythes et réalités (Guy Blanchet et Roger Goullier)
 
recul de quelques glaciers partout dans le monde sur cette période:
http://generationsfutures.chez-alice.fr/climat/preuves_indiscutables.htm
ci dessus, on peut voir l'évolution des neiges éternelles du kilimandjaro entre 1993 et 2000:
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9chauffement_climatique ,
 

La machine est en train de s'emballer!

le recul de la banquise s'est brutalement accéléré en 2007 : perte annuelle égale à 10 fois la moyenne des 10 années précédentes
comme on peut le voir sur le graphique ci après:
extrait de http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/ ).

l'Agence spatiale européenne (ESA) constate dans un communiqué du 14 septembre 2007, que la calotte glaciaire arctique n'avait jamais été aussi mince depuis qu'elle est observée en 1978.
Au cours des dix dernières années, il y a eu une réduction de la couche de glace d'environ 100.000 km2 par an en moyenne.
entre 2006 et 2007 une baisse d'un million de km2 a été observée
. Selon un reportage diffusé au JT de france2, cet emballement serait du à la réflexion des rayons solaires sur la glace, moins il y a de glace, mois les rayons solaires sont reflétés, et plus ils sont captés par l'arctique (qui est bleue foncée et donc retient davantage la chaleur) , l'arctique emmagasine plus de chaleur et donc la banquise fond encore plus vite, la machine est en train de s'emballer. On peut le constater en regardant la différence entre les photos satellites de 2006 et 2007. http://nsidc.org/news/press/2007_seaiceminimum/20070810_index.html


on peut également aller regarder la comparaison entre 2005 et 2007 ici : http://nsidc.org/news/press/2007_seaiceminimum/images/20070920_extent.png

 

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Faut-il s'inquiéter? Qu'en est-il de la responsabilité de l'homme?

Selon Guy Blanchet et Roger Goullier, le réchauffement climatique serait en corrélation avec une activité solaire plus intense.Voici ce qu'ils écrivent:
"Ainsi, si le réchauffement existe, il ne serait pas exclusivement d’origine anthropique. Pendant les trois siècles du Petit âge glaciaire, on observe une activité solaire très faible avec un étiage à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle (le "minimum de Maunder" qui correspond en gros au règne de Louis XIV, le "Roi-Soleil" !)"en accompagnement du graphique ci contre

Toujours sur la même page, ils nous donnent le graphique ci contre qui montre qu'actuellement la présence des Gaz à effet de serre explose largement tous les maximums des 400 000 dernières années. Ce qui parait frappant sur ce graphique, c'est une certaine régularité des pics pendant la 3° période glaciare c'est à dire depuis 400 000 ans (ce qui correspond au pléistocène moyen) jusqu'au maximum actuel qui vient briser cette régularité.

Pourtant malgré les maximum des courbes bleue (CO2: dioxide de carbone supérieur de plus de 20% à tous les pics précédents) et verte (CH4: méthane dont la valeur est le double des autres pics) Guy Blanchet et Roger Goullier nous livrent ce commentaire étonnant: "Ainsi, lors de l’interglaciaire Eémien, vers -130 000 ans, la température de la planète était plus chaude de 2°C à celle que nous connaissons aujourd’hui et la concentration en CO2 et CH4 était comparable, ou un peu plus élevée pour le méthane, aux taux actuels."
Le réchauffement climatique entre mythes et réalités (Guy Blanchet et Roger Goullier).

 

Ca vaut le coup de s'interroger sur ce site...Il s'agit du site de l'Ecole Nationale supérieure de sciences humaines, qui forme l'élite de nos professeurs de sciences humaines (histoire géographie), les pontes en géographie comme les pontes en climatologie d'ailleurs ne semblent donc pas inquiets..et pourtant.
Je me dis que bien que prof de maths je ne sais peut être pas lire un graphique. Je vais donc chercher sur wikipédia, encyclopédie libre connue de tout internaute libre penseur qui se recpecte. Et voici ce que j'y trouve : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9chauffement_climatique

Preuves de l'impact de l'activité humaine sur le climat. Le réchauffement climatique est largement attribué à un effet de serre additionnel, dû aux rejets de gaz à effet de serre, à cause des activités humaines. Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat créé par l'ONU en 1988) a confirmé le 2 février 2007 que la probabilité que le réchauffement climatique soit dû à l'activité humaine est supérieure à 90%.

"la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère est actuellement bien plus élevée qu’au cours des 650 000 dernières années. Par ailleurs, elle a augmenté plus rapidement au cours des dix dernières années qu’elle ne l’a fait depuis l’introduction des mesures systématiques aux alentours de 1960. Il est très probable que, dans l’ensemble, les activités humaines aient eu un effet de réchauffement sur la planète depuis 1750."
et Pan dans les dents MM Guy Blanchet et Roger Goullier.

le rapport AR4 complet du GIEC en anglais http://ipcc-wg1.ucar.edu/wg1/wg1-report.html
la conférence de presse: http://www.empreinte.com/richmediaevent/IPCC/
la traduction en français et les extraits du rapport AR4 en Anglais: http://www.greenfacts.org/fr/changement-climatique-re4/index.htm#1

 

Le Jeu de piste des références: voici ce qu'on trouve sous le même lien sur wikipédia :http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9chauffement_climatique

"Une équipe de chercheurs a récemment réussi à mettre en évidence un lien entre l'activité humaine et l'effondrement de plates-formes de glace dans l'Antarctique . Les réchauffements locaux seraient dus à un changement de direction des vents dominants, cette modification étant elle-même due à l'augmentation de la concentration de l'air en gaz à effet de serre et la dégradation de la couche d'ozone en Antarctique à cause des CFC d'origine humaine. Toutefois, ces réchauffements ne s'observent que localement. En effet, l'Antarctique connait globalement un climat de plus en plus froid et sa couverture glacée est en expansion."

wiki donne comme source pour ce qui précède : le site de Futura-sciences qui lui même renvoie sur le site du CORDIS: (Service Communautaire d'Information sur la Recherche et le Développement), j'ai effectivement retrouvé ce document ici daté du 17/10/2006: http://cordis.europa.eu/search/index.cfm?fuseaction=news.simpledocument&N_RCN=26510&CFID=468815&CFTOKEN=49944875

voici ce qu'on peut y lire (juste au cas où ça disparaisse de la toile):
«C'est la première fois que l'on est en mesure de démontrer un processus physique qui met directement en relation l'effondrement de la plate-forme glaciaire Larsen et l'activité humaine», a expliqué le Dr Marshall. «Le changement climatique n'exerce pas un impact uniforme sur notre planète - il modifie les tendances climatiques d'une façon si complexe que des techniques spécifiques de recherche et de modélisation mathématique sont nécessaires pour en comprendre le mécanisme. Ce que nous avons observé dans une des régions les plus retirées de la planète est un mécanisme d'amplification régional qui a entraîné le changement climatique spectaculaire auquel nous assistons sur la péninsule antarctique.» Les résultats de ces recherches sont publiés dans la revue «Journal of Climate».

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- Le Monde - 14 mars 2009 - Le plus noir des scénarios climatiques se profile

COPENHAGUE ENVOYÉE SPÉCIALE

A neuf mois de la conférence de Copenhague, où la communauté internationale s'est fixé un ultime rendez-vous pour s'accorder sur un plan de réduction des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, rien ne garantit qu'un accord sera trouvé. C'est dans l'espoir de conjurer un possible échec que près de 2 000 scientifiques, parmi lesquels les plus éminents climatologues mondiaux, se sont réunis du 10 au 12 mars dans la capitale danoise. "Imaginez un avion dont la probabilité d'arriver à destination est de 10 %. Monteriez-vous à bord ? Evidemment non..." Stefan Rahmstorf, de l'Institut de recherches de Potsdam sur le climat, aime bien cette métaphore pour expliquer ce qui est en train de se passer : depuis le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), publié en 2007, il est certain, à 90 %, que l'homme est à l'origine de la transformation du climat qui menace les grands équilibres planétaires.  

Or tout se passe comme si les gouvernements s'interrogeaient encore sur la possibilité d'embarquer dans cet avion promis à la catastrophe. A Copenhague, la communauté scientifique a voulu démontrer une dernière fois, avant la fin des négociations, que le doute n'était plus permis. "Nous avons accumulé beaucoup de données depuis le dernier rapport du GIEC, en 2007. Nous voulons que les gouvernements décident en connaissance de cause", a expliqué Katherine Richardson, de l'université de Copenhague, l'une des neuf universités à l'origine de cette initiative.   Les conclusions du GIEC s'appuient sur des données datant au mieux de 2005. Compte tenu de la lourdeur de cette organisation, qui réunit 2 500 chercheurs de 130 pays et dont l'ensemble des publications est soumis au consensus, le prochain rapport ne paraîtra pas avant 2014.

Or "les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Les émissions ont continué d'augmenter fortement et le système climatique évolue d'ores et déjà en dehors des variations naturelles à l'intérieur desquelles nos sociétés et nos économies se sont construites", a affirmé le comité scientifique de la conférence.

Les prévisions du GIEC anticipent une hausse des températures comprises entre 1,1 °C et 6,4 °C à la fin du siècle par rapport à la période préindustrielle.

  Stefan Rahmstorf a présenté une étude selon laquelle le niveau des océans pourrait augmenter dans une fourchette de 75 cm à 190 cm d'ici à 2100. Soit bien au-delà des prévisions du GIEC allant de 18 cm à 59 cm. Celles-ci - et le GIEC avait pris soin de le souligner - ne prenaient pas en compte l'évolution des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique. Or leur rôle serait en réalité majeur, au travers de la fonte des glaces mais surtout de leur "écoulement" dans la mer. "Ce phénomène est beaucoup plus massif et beaucoup plus rapide que nous ne le pensions", confirme Eric Rignot, professeur à l'UC Irvine en Californie.  

Lucka Kajfez Bogataj, de l'université de Ljubljana (Slovénie), a épluché l'ensemble des études climatiques parues dernièrement. Elle conclut sans hésiter : "L'impact du réchauffement est plus précoce et plus rapide que prévu." Entre 1990 et 2006, le monde a connu les treize années les plus chaudes depuis 1880, qui marque le début de l'ère industrielle, cite-t-elle en exemple.  

Spécialiste des écosystèmes, Andreas Fischlin, de l'Institut fédéral de technologie de Zurich, va dans ce sens : "Les écosystèmes stockent 25 % des émissions mondiales de carbone. Cette capacité de stockage devrait culminer vers 2050, avant que les écosystèmes fragilisés par le réchauffement ne se mettent à leur tour à relâcher du CO2 dans l'atmosphère aggravant ainsi le phénomène. Ce problème est beaucoup plus important que nous ne le pensions il y a cinq ans." Ce que les scientifiques ont baptisé des tipping points, soit des seuils au-delà desquels les conséquences du réchauffement deviennent irréversibles et incontrôlables, pourraient être plus bas. "Nous pensions que la survie des ours polaires serait menacée à partir d'une hausse des températures de 2,8 °C, il est probable que cela soit déjà vrai à partir de 1,5°C", avance M. Fischlin.   La richesse des hotspots ("points chauds") de la biodiversité, ces régions qui concentrent quantité d'espèces rares ou endémiques, serait en danger à partir d'un réchauffement de 1,6 °C. "Les nouveaux modèles dont nous disposons nous montrent que beaucoup de seuils de rupture se trouvent dans la bande des 2 °C à 3 °C. Et qu'il faudrait mieux garder une distance de sécurité pour ne pas risquer de s'en approcher", poursuit le chercheur. Sir Nicholas Stern, auteur du célèbre rapport sur "l'économie du changement climatique", a indiqué que "le coût de l'inaction sera supérieur à ce qu'il avait présenté en 2006".   Présent à Copenhague, le président du GIEC, Rajendra Pachauri, n'est pas sorti de son devoir de réserve mais, à neuf mois de l'échéance, il a jugé "utile que cette conférence rappelle aux politiques qu'il existe une crise plus grave que la crise économique". James Hansen, le célèbre climatologue de la NASA qui fut l'un des premiers à alerter en 1988 sur les dangers du réchauffement, a été plus direct : "Il faut que l'opinion soit sûre d'une chose. Les scientifiques sont clairs. Il n'existe pas de grosses incertitudes sur le film qui est devant nous. Et les politiques ne peuvent pas s'abriter derrière de prétendues inconnues pour ne pas agir." En clair, les scientifiques ont fait leur travail. Aux politiques maintenant de faire le leur. Laurence Caramel


Assez parlé , Agissons !

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Novembre 2009 : le climategate polémique sur le rapport du GIEC

la messe est dite le 28 octobre 2010: Dans un rapport très attendu rendu jeudi matin à la ministre de la recherche, Valérie Pécresse, la plus haute instance scientifique française désavoue les climato-sceptiques et les thèses véhiculées par leurs porte-parole les plus célèbres, Claude Allègre et Vincent Courtillot.
http://www.mediapart.fr/journal/france/281010/l-academie-des-sciences-desavoue-claude-allegre-et-les-climato-sceptiques
le rapport in extenso: http://www.academie-sciences.fr/Publications/rapports/pdf/climat_261010.pdf

Le quotidien britannique The Times reconnaît avoir accusé à tort, le 31 janvier 2010, les scientifiques du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat de l'ONU (GIEC - appelé en anglais Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC -) de prétendre "sans preuves" que 40% de la forêt tropicale amazonienne était sensible au changement de climat.
"Le groupe d'experts sur le climat de l'ONU déshonoré par une fausse déclaration sur la forêt tropicale" titrait l'article du Times, souvent repris par les sites opposés au changement de climat comme Climate Change Fraud. Le Times expliquait longuement que le GIEC s'appuyait uniquement sur un rapport de Greenpeace écrit par Andrew Rowell, un "journaliste indépendant" et par Peter Moore, un membre du World Wilde Fund (WWF), bref deux personnes peu crédibles, en raison de leur engagement militant. [hohohohahaha, c'est certains les militants sont moins crédibles que EXXON ou TOTAL].
le Sunday Times, (édition dominicale du Times), a fait, tardivement machine arrière, sous le titre "The Sunday Times and the IPCC: Correction" "En fait, la prise de position du GIEC est confirmée par des travaux d'autres scientifiques. (...) Elle est basée sur le travail du respecté Amazon Environmental Research Institute (IPAM) qui étudie l'impact du changement de climat. Nous comprenons et acceptons de reconnaître que Mr Rowell est un journaliste expérimenté et que le Dr Moore est un expert de la gestion de la forêt, et nous excusons d'avoir suggéré le contraire"
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=8391

Le Times du 19 juillet 2010 dévoile qu'Exxon a continué à financer des organisations climato-sceptiques. Or, dès 2007, le leader des compagnies pétrolières avait déclaré qu'il stoppait ce lobbying, dont on retrouve les premières traces en 1989 et qui a pris des proportions non négligeables : en 2006, The Independant avait estimé que le groupe avait dépensé plus de 19 millions de dollars. Il n'est pas facile de casser une tradition. http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=8719
Question : combien Allègre est-il payé et par qui est-il payé pour débiter ses conneries?

l'affaire dite du "Climategate" qui, à quelques jours de l'ouverture du sommet de Copenhague, oppose les deux tribus des "climato-sceptiques" et des "réchauffistes". Des hackers ont pénétré sur les serveurs de l'université britannique de East Anglia, en pointe dans la collecte de données climatiques. Et ils ont publié 1073 mails échangés entre scientifiques. Les scientifiques du GIEC sont accusés d'avoir truqué les résultats pour démontrer un réchauffement qui ne serait que le fruit de leurs fantasmes!

faisons le point sur ce qui est discuté et ce qui reste admis puisque on commence à lire tout et n'importe quoi notamment que les Gaz à effet de serre ne provoquent pas de réchauffement:

1) le CO2 est un gaz à effet de serre: tout le monde est d'accord

2) les gaz à effet de serre entrainent un réchauffement: "la prédiction de base du réchauffement est fondée sur des principes de physique vraiment fondamentaux ayant trait à l’absorption des infrarouges par les gaz à effet de serre, à la théorie radiative du corps noir, et à la thermodynamique de l’atmosphère saturée. Chacun de ces éléments a été vérifié avec une très bonne précision par des expériences de laboratoire et des observations de terrain." celui qui dit ça semble être une source sure: on parle de GES anthropiques pour les gaz à effet de serre liés à l'activité humaine.

3) les hommes causent l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère: ça aussi il semble que tout le monde soit d'accord.

4) une hausse des températures de 2° aurait des conséquences désatreuses: ce n'est pas sérieusement remis en cause, ce qui est remis en cause c'est le risque effectif de voir cette hausse se réaliser.

5) les Gaz a effet de serre sont la cause principale du réchauffement: de ce que j'ai compris c'est là que se situe la première polémique.

Les sceptiques sont très nombreux à l'étranger, où ils ont d'ailleurs un écho beaucoup plus important. En France, le seul sceptique "médiatiquement identifié" a longtemps été Claude Allègre. Aujourd'hui, un chercheur Vincent Courtillot, en s'appuyant sur des données d'observations, remet en doute les thèses du GIEC. Dans un article intitulé "Are there connections between the Earth’s magnetic field and climate?" publié récemment dans le journal Earth and Planetary Science Letters, Courtillot et ses co-auteurs tentent de jeter le doute sur la responsabilité principale du CO2 dans le changement climatique récent (et probablement futur); avançant au contraire que les fluctuations du champ magnétique terrestre (en partie dues à la variabilité solaire) jouent un rôle important et négligé.

certains disent que l'activité solaire prend une part plus importante et ici [www.realclimate.org] on explique qu'ils ont tort), d'autres expliquent comme courtillot que les fluctuations du champ magnétique terrestre (en partie dues à la variabilité solaire) ont une inffluence plus importante que les Gaz a effet de serre c'est encore ici qu'on explique qu'ils ont tort: les thèses de Courtillot arrivent à rassembler pas mal de monde et pourtant voici ce qu'on peut lire aussi :Comme la plupart des travaux du genre, celui-ci est construit sur un vide intellectuel –comme si tout ce que nous savions déjà en physique du climat devait être mis au rebut pour une idée nouvelle (et en fait pas si nouvelle). Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là. Avec l’aide d’un Commentaire publié par Bard et Delaygue, nous exposerons un ensemble d’erreurs suspectes et d’omissions qui remplissent le papier de Courtillot. Je-m’en-foutisme et ignorance, est l’interprétation de loin la plus charitable que l’on puisse apporter à cet ensemble.
http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/12/les-chevaliers-de-l%E2%80%99ordre-de-la-terre-plate-part-ii-courtillots-geomagnetic-excursion/

6) le fait que le réchauffement s'accélère au 20° siècle sans précédent historique: c'est la deuxième polémique, car la courbe en crosse de mann aurait pu être truquée, c'est ce qui agite le monde scientifique outre atlantique et jette la suspiscion sur le GIEC. En clair le réchauffement lié aux Gaz à effets de serre anthropiques pourrait être compensé par d'autres phénomènes dans ce cas on ne risquerait pas à cause de l'activité humaine de dépasser les 2° de réchauffement qui menaceraient la vie sur la planète.

C'est un peu compliqué à expliquer en quelques mots. C'est lié à la fameuse courbe en crosse de Hockey de Michaël Mann, celle qui montrait un réchauffement sans précédent au cours du XXème siècle, après 2000 ans de température quasiment sans évolution. Ceete courbe, en tête du rapport du GIEC de 2001 a été popularisée par le film d'Al Gore.

l courbe est disponible ici dans le rapport du GIEC à l'intention des décideurs de 2001 en page 9 : http://www.ipcc.ch/pdf/climate-changes-2001/scientific-basis/scientific-spm-ts-fr.pdf

problème avancé par les détracteurs du GIEC: elle occultait complètement deux périodes historiques, l'optimum médiéval autour de l'an mille et le Petit Âge Glaciaire, vers 1400-1800. D'après les données historiques (notamment compilées par Le Roy Ladurie dans son histoire du climat), le monde a connu une période assez chaude autour de l'an mille, sans doute aussi chaude, voire plus chaude que l'actuelle) suivie d'une période très froide.


courbe en forme de Crosse de Hockey (Hockey stick) de Mann de 2001
la zone grisée représente l'incertitude des valeurs.


nouvelle courbe en forme de Crosse de Hockey (Hockey stick) de Mann octobre 2008

Cette courbe en crosse de Hockey qui éliminait ces deux périodes a causé l'interrogation de beaucoup de chercheurs, a entraîné beaucoup de polémiques, et finalement, deux statisticiens canadiens, Ross McKirick et Steve McIntyre ont démontré que les données sélectionnées par Mann pour établir sa courbe avait justement été sélectionnées dans ce but, en éliminant les données qui n'étaient pas conformes au but recherché, et que de plus, le traitement apporté aux données permettait d'accentuer le côté "augmentation importante" au XXème siècle.

Phil jones a démissioné de ses fonctions le temps qu'une enquete scientifique soit conduite pour déterminer si les données qui font polémique ont fait l'objet d'une correction scientifiquement acceptable ou si elles ont purement et simplement été falsifiées.

une thèse pourrait expliquer que le réchauffement attendu ne soit pas mesuré l'effet Iris: que chacun se fasse une idée:
dans les Geophysical Research Letters (édition du 9 août 07) "Les cirrus présents en altitude au dessus de la planète disparaissent (où s'écartent), au dessus des zones de la planète dont la température à augmenté, permettant ainsi à la chaleur accumulée sur la Terre de s'évacuer vers l'espace. C'est donc une rétroaction manifestement négative et non positive ! Cela produit un refroidissement et non un réchauffement.. Cette étude menée par Roy Spencer et des chercheurs de l'Université de l'Alabama-Hunstville; a été effectuée avec l'aide de trois satellites de la NASA et de la NOOA, convenablement équipés pour effectuer toutes les mesures pertinentes de l'atmosphère et des nuages. Le résultat est très significatif. Voici ce qu'en dit Roy Spencer, le responsable de l'équipe : "Pour donner une idée de la très grande efficacité de ce mécanisme de refroidissement dû à la disparition des cirrus, (je dirai que) cela réduirait de 75% les estimations d'élévation de température des modèles climatiques en vigueur"...

7) le cas Allègre:

31 mars 2010
"410 chercheurs ont demandé hier à Valérie Pécresse de désavouer l’ancien ministre climatosceptique en réaffirmant «sa confiance» vis-à-vis de leurs travaux." . Le mythe médiatique d’une opposition entre quelques climatologues trop investis dans le Giec (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat) - Jean Jouzel ou Hervé Le Treut - et Claude Allègre s’écroule devant la marée des signataires." estime Libération avant de rappeler que, de l'autre côté de la Manche, l'enquête des parlementaires britanniques a estimé "que les chercheurs du Centre de recherche sur le climat de l’Université d’East Anglia (CRU) dirigé par Phil Jones avaient agi conformément aux pratiques habituelles et qu’ils n’avaient pas cherché à tromper."
"Le climatoscepticisme est tendance. En quatre mois, les bouffeurs de «réchauffistes» sont passés de l’obscurité à la lumière. Ils garnissent de leurs pamphlets les rayons «essais» des librairies. Ils s’immiscent sur les ondes, à la télé, dans les journaux. (...) "

Louise Sime, une jeune et brillante glaciologue britannique a fait parvenir au service Sciences de Libération un courriel protestant contre la déformation de son travail par Claude Allègre dans son livre L'imposture climatique. Elle y qualifie sa présentation et les graphiques qu'en a tiré Allègre d'«incorrects»
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/03/louise-sime-proteste-contre-lincorrect-claude-all%C3%A8gre-.html

Claude Allègre est sous le coup d'une accusation: avoir trompé les lecteurs de L'imposture climatique (Plon) par un acte «contraire à l'éthique». L'accusation ne provient pas d'un blogueur ou d'un journaliste, mais d'un scientifique, monsieur Håkan Grudd, paléo-climatologue à l'Université de Stockholm. Grudd accuse Allègre d'une triple mystification.
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/03/claude-all%C3%A8gre-accus%C3%A9-de-falsification-par-h%C3%A5kan-grudd.html

On l'entend éluder les questions précises de Valérie Masson-Delmotte. On l'entend insulter les climatologues en traitant de "nulles" les équipes qui établissent les courbes de températures mondiales moyennes. On l'entend réciter la litanie des endroits où il a fait froid au mois de janvier 2010, en prétendant qu'il n'est pas possible de faire une telle moyenne... ce qui ne l'empêche pas de l'utiliser p 48 de son livre. Voir ici des infos sur la climato du début de l'année 2010. On peut vérifier qu'il a toujours un problème avec les calculs élémentaires : pour lui 3 mm par an de plus pour le niveau marin, c'est "20 cm par siècle". Il prétend savoir mieux que "la quasi totalité des gens", les climatologues, ce qu'est le climat. Mais, d'un autre côté, comme il prétend que 2 scientifiques, dont lui, ont eu raison contre tous les autres sur la tectoniques des plaques, cela doit être aussi vrai...
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/03/all%C3%A8gre-versus-masson-delmotte.html

Allègre débuggage 1 : quelques debuggages rapides : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/02/claude-all%C3%A8gre-premier-debuggage-de-limposture.html

Allègre débuggage 2 : spécial sergent recruteur : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/02/all%C3%A8gre-d%C3%A9buggage-2-le-sergent-recruteur.html

Allègre débuggage 3 : Spécial graphiques faux : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/02/all%C3%A8gre-d%C3%A9buggage-3-le-graphique-faux.html

Allègre débuggage 4 : Spécial comique : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/03/all%C3%A8gre-debuggage-4-limposteur-du-climat.html

Allègre débuggage 5: Un faux graphique vaut mieux qu'un long mensonge.http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/03/all%C3%A8gre-debuggage-5.html

Raymond Pierrehumbert, professeur de géosciences à l’université de Chicago, a corrigé sur le site real climate le bestseller de Claude Allègre, Ma vérité sur la planète (2007, 90 000 exemplaires vendus) dans un article cruellement moqueur : "Les chevaliers de la terre plate".

Quand un scientifique actif aussi distingué qu’Allègre ou Courtillot s’exprime, sa parole capte notre attention, quelle que soit sa pertinence. Ce serait néanmoins une erreur d’accepter les affirmations de tels phares uniquement à cause de leur renommée; on doit contrôler les arguments sur leurs mérites. Allègre ne publie pas ses idées sur le climat dans la littérature scientifique, de sorte que nous devons nous contenter de ses écrits de vulgarisation et déclarations publiques afin d’avoir un aperçu de ces arguments. Un trésor de ces allègreries (allègritudes ?, allègrations ?) est facilement accessible dans un petit ouvrage humblement intitulé Ma vérité sur la planète (Plon/Fayard, Paris, 2007). Beaucoup de choses que l’on y trouve ne sont que rabâchage d’arguments standard de sceptiques, arguments complétement discrédités auxquels il n’apporte rien de neuf. Par exemple : il répète à plusieurs endroits l’erreur classique de confondre le caractère imprévisible de la météorologie avec la détermination de la réponse du climat au forçage radiatif : « J’ai peine à croire qu’on puisse prédire avec précision le temps qu’il fera dans un siècle alors qu’on ne peut pas prévoir celui qu’il fera dans une semaine » (p.89). Il répète également le raisonnement faux que les relations de phase entre CO2 et température mesurés dans les carottes de glace de l’Antarctique prouvent que c’est la température qui est responsable des variations de CO2 plutôt que l’inverse – un raisonnement éculé et largement discrédité (lire ici un résumé des contre-arguments en anglais). Il y a peu de choses à ajouter sur ces arguments, sauf que la capacité d’Allègre à les répéter indique soit une remaquable crédulité, soit un inquiétant manque d’intégrité scientifique. Ailleurs, pourtant, Allègre excelle dans l’art de servir des balivernes comme arguments scientifiques. sur le lien suivant on peut lire 9 exemples.
http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/11/les-chevaliers-de-lordre-de-la-terre-plate-part-i-allgre-and-courtillot/langswitch_lang/fr/

bien sur Allègre est également célèbre tant pour ses erreurs que pour ses mensonges:

The Independent lundi 1er février 2010: "Les emails sur le climat ont été piratés par des espions"

Sir David King, l'ancien conseiller scientifique de Tony Blair quand il était Premier ministre, estime que la publication des emails piratés du Climategate britannique est une opération montée par (ou en collaboration avec) un service secret d'une puissance étrangère, signale The Independent.
"Les emails sur le climat ont été piratés par des espions" Sir King estime que c'est une équipe de professionnels qui a piraté le serveur de l'université d'East Anglia abritant des milliers d'emails échangés depuis 13 ans entre scientifiques travaillant sur le réchauffement climatique. Des pros mandatés par un gouvernement étranger ou par des lobbyistes américains opposés à l'idée d'un changement climatique créé par l'homme. "La fuite des emails était destinée à déstabiliser la conférence de Copenhague" titre la double page. Au centre une photo de Rajendra Pachauri patron du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) de l'ONU. L'article explique que c'est un homme ambitieux et très contesté qui figure au conseil d'administration d'une vingtaine d'organismes (banques, universités, groupes de réflexion) et vit dans un quartier pour milliardaires à New Delhi.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2739

Le Climategate était un leurre.

Après six mois d'enquête, une commission d'enquête, composée d'experts indépendants, vient de blanchir les scientifiques britanniques accusés à tort d'avoir falsifié des données scientifiques pour exagérer l'ampleur du réchauffement climatique. La commission d'enquête indépendante, diligentée par l'Université et dirigée par Sir Muir Russell, a rendu son rapport mercredi 7 juillet. Ces experts sont formels comme l'indique Le Monde : l'enquête "exonère largement de toute fraude les scientifiques au centre de l'affaire, en particulier le climatologue Phil Jones, directeur du CRU. "Leur rigueur et leur honnêteté de scientifiques ne sont pas en doute", écrivent les auteurs du rapport, qui ajoutent n'avoir trouvé dans le contenu de la correspondance volée, rien qui "puisse saper les conclusions du Giec". Le rapport réfute une à une toutes les accusations des climatosceptiques
"Ce rapport est donc le quatrième à blanchir les chercheurs du CRU de l'université de West Anglia. Une enquête parlementaire et deux autres, commandées par l'UEA et l'université de Pennsylvanie (Etats-Unis) avaient abouti aux mêmes conclusions. Le "Climategate" apparaît donc comme un scandale monté artificiellement pour discréditer les tenants du réchauffement climatique. Cette manipulation a partiellement réussi, puisque ce faux Climategate a contribué à l'échec du sommet de Copenhague en discréditant une partie de la communauté scientifique."

extraits de : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3170 (lien payant)
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/07/07/climategate-une-enquete-independante-blanchit-les-chercheurs-du-cru_1384806_3244.html

Les climatosceptiques soupçonnaient les chercheurs d'East Anglia de trafiquer les chiffres pour faire croire à un hypothétique réchauffement climatique. Accusation balayée : « Sur les allégations contre l'attitude des scientifiques du CRU, nous sommes arrivés à la conclusion que leur rigueur et leur honnêteté ne peuvent être mis en cause. »
Les climatosceptiques se plaignaient de ne pas avoir accès aux données. La réponse de la commission d'enquête est sans ambiguïté : « L'argument selon lequel le CRU aurait quelque chose à cacher ne tient pas. Toute recherche indépendante a la possibilité de télécharger les données et de rédiger ses propres conclusions sans avoir recours aux informations du CRU. »
Le rapport rejette l'idée selon laquelle les chercheurs du CRU auraient abusé de leur situation pour empêcher la publication d'articles signés par des climatosceptiques. Les enquêteurs n'ont trouvé « ni subversion du processus (scientifique) de révision par des collègues, ni tentative d'influencer la politique éditoriale des revues scientifiques ».
http://www.rue89.com/blog-londres/2010/07/08/comment-le-faux-scandale-du-climategate-sest-degonfle-157963

 

2007 : emballement du réchauffement théorie solaire rapport du Giec
2009 : conférence de copenhague Climategate
2012 : le lobby climato sceptique démasqué
2013 : 5° rapport du GIEC

du 7 au 18 décembre 2009 : Sommet de Copenhague


Tous à Copenhague: l'ultimatum climatique

c'était inattendu après tant d'agitation et de mobilisation. Mais, la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique qui s'est tenue à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009 reste un échec quasi complet.

le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a lancé un ultime appel au bon sens, estimant que « le moment est maintenant à nouveau celui du bon sens, du compromis et du courage. Le courage politique, la sagesse politique et le leadership politique doivent prévaloir.(...) Ce sera l'héritage de tous les temps. Ce sera l'héritage. Scellons l'accord aujourd'hui pour le bien commun ». Cet appel n'a pas eu beaucoup de poids face aux intérêts des grandes puissances, y compris émergentes.
Si l'Europe avait affichée les objectifs les plus ambitieux, les deux premiers pollueurs de la planète, les États-Unis et la Chine ont déçu en restant sur des positions qui défendent un système de société à court terme et irresponsable. Pour Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre international : "Copenhague est un échec misérable. La justice climatique a été oubliée et la déclaration finale condamne des millions de personnes, parmi les plus pauvres, à la faim, la souffrance et la mort avec l'accélération des changements climatiques. Nous sommes écœurés par le refus des pays riches à assumer leurs responsabilités, notamment les États-Unis qui sont les plus grands pollueurs historiques. Ils sacrifient des nations entières pour perpétuer leur gabegie. Pour M. Obama, c'est le sommet de la honte ».
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2220_Copenhague_climat_echec.php

Le président Hugo Chavez à Copenhague : "Si le climat était une banque, vous l’auriez déjà sauvé!"
Les pays industrialisés ne veulent pas d’un accord contraignant en matière de réduction d’émission des gaz à effet de serre (GES) - dont le niveau reste un sujet de débat important entre les différents acteurs - qui ne s’imposerait pas aux pays du Sud. Ces derniers refusent un tel diktat et demandent le respect du Protocole de Kyoto comme unique cadre juridique international valable, ainsi que des engagements contraignants, en premier lieu pour les pays riches.
c’est de l’un des pays du Sud qu’est venu l’évènement politique. S’appuyant sur la Déclaration spéciale des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) sur le changement climatique, adoptée le 14 décembre à La Havane lors de son VIIIème Sommet ( traduction ci-jointe), le président vénézuélien, Hugo Chavez , a fustigé, dans un discours qui a été le plus applaudi depuis l’ouverture du Sommet, le capitalisme qui dévaste la planète. Après avoir rappelé que « les 500 millions de personnes les plus riches, qui représentent 7 % de la population mondiale, sont responsables de 50 % des émissions mondiales, alors que les 50 % des plus pauvres ne sont responsables que de 7 % des émissions », il a affirmé que « le modèle destructeur du capitalisme, c’est l’éradication de la vie ».


hugo Chavez a Copenhague 1/2 vostfr

Après avoir expulsé des négociations les ONG qui contestaient le fiasco en gestation, après avoir concocté des textes dans des salles obscures au mépris des règles multilatérales minimales, ils s’en prennent désormais à l’ONU, où il est vrai, la Bolivie, les pays de l’ALBA, Tuvalu, et tant d’autres peuvent s’exprimer en principe à égalité avec des pays dont la superpuissance s’avère dérisoire face aux enjeux. Pourtant le texte final a été concocté, en dehors de toute procédure onusienne, par le MEF (Major Economies Forum), équivalent du G20. Un texte qui ne mentionne pas d’objectif de réduction des émissions à court, moyen et long terme, un texte dont le principal motif est de refuser tout traité international contraignant pour les pays riches. Un texte qui met à nu la logique des intérêts privés.
http://www.france.attac.org/spip.php?article10608

Il fallait oser le dire.
Si Copenhague est un échec, c’est la faute à l’ONU, dixit Jean-Louis Borloo ! C’est la faute à l’ONU si les pays riches vont léguer un fardeau aux pays pauvres et aux générations futures ?
http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey/2009/12/20/la-faute-a-lonu/#more-37

Le Monde du 18 novembre 2009 nous apprend que, selon le rapport 2009 du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), « le poids de la natalité menacera le climat ». on voit bien l’utilisation qui peut être faite de cette propagande à trois semaines de l’ouverture de la conférence de l’ONU sur le climat à Copenhague. Effacer l’écrasante responsabilité des pays riches en matière de réchauffement climatique et la reporter sur la démographie des pays pauvres.
Oubliée la longueur du cycle du carbone (plus d’un siècle) : le réchauffement qui commence maintenant est dû aux gaz à effet de serre émis il y a au moins cent ans. Oubliée la leçon de l’histoire : la fécondité et, ensuite, la natalité diminuent par suite du développement économique et de l’éducation, et non pas avant. Ahurissante la déclaration donneuse de leçon : « des modes viables de consommation et de production ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable ». Comme si le réchauffement climatique n’était pas dû aux modes de production et de consommation prédateurs et gaspilleurs du monde capitaliste aujourd’hui gavé de tout et, de surcroît, extrêmement inégalitaire.
http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey/2009/11/18/le-climat-menace-la-natalite-et-non-pas-linverse/#more-33

 


Elle est vivante, elle est notre maison

27 février 2012 : Le lobbying climato-sceptique démasqué

Depuis le 14 février, circulent sur la toile des documents internes au Heartland Institute. Ils décrivent les méthodes de lobbying employées par cet organisme américain influent, très en pointe sur la défense des positions climato-sceptiques. Un article du Monde détaille ce que certains appellent déjà le "Heartlandgate".

Il est celui par lequel le scandale est arrivé. L'hydrologue Peter Gleick, un scientifique reconnu, a affirmé sur son blog hébergé par le Huffington Post être à l'origine de la fuite de documents internes du Heartland Institute, fer de lance du combat climato-sceptique américain. "Début 2012, j'ai reçu par mail un document anonyme qui décrivait ce qui semblait être les détails de la stratégie du programme du Heartland Institute", écrit-il le 20 février.Il précise ne pas connaître la source qui lui a envoyé les documents, qu'il a à son tour fait circuler, en les remettant à différents journalistes et experts.

Mais Gleick n'a pas seulement fait circuler ces documents à ses contacts. "Dans ce qui s'apparent à une grave faute vis-à-vis de mon éthique et de mon jugement professionnels, j'ai sollicité et obtenu du Heartland Institute, sous l'identité de quelqu'un d'autre, des documents supplémentaires", confesse-t-il, en expliquant qu'il souhaitait confirmer les informations qu'il avait reçues. Par sincérité ou voulant anticiper une polémique sur une méthode rarement employée par les chercheurs, il présente également ses "excuses personnelles" à tous ceux qui auraient pu être "affectés" par sa démarche.

Ces révélations portent un coup à la crédibilité de l'un des principaux organes d'information et de communication des climato-sceptiques. Les documents désignent par exemple comme une "action prioritaire" la nécessité de convaincre les enseignants et les élèves américains que le changement climatique est "incertain". Ils montrent aussi le souci pour le Heartland Institute de favoriser sur internet des "groupes capables de mobiliser rapidement des réponses face à des découvertes scientifiques, des articles de presse ou des billets de blog défavorables" à la cause climato-sceptique. On apprend notamment que Anthony Watts, figure du net américain mettant en doute le réchauffement climatique, a reçu 90000 dollars pour l'année 2012. Toujours selon les informations de Peter Gleick, les rapports du Non-Intergouvernmental Panel on Climate Change (NIPCC), un groupe de chercheurs chargé de critiquer les thèses dites "réchauffistes", ont coûté plus d'un million et demi de dollars à l'Institut, dont un demi-million environ versé pour ses auteurs.

Ces révélations sur le Heartland Institute rappellent, en miroir, le Climategate. En décembre 2009, quelques jours avant le sommet de Copenhague, avait été mis en ligne le contenu de plus de mille e-mails échangés entre chercheurs sur le climat, pour dénoncer une prétendue manipulation des données mesurant le réchauffement climatique. "Ironiquement, le Heartland Institute – qui proteste aujourd'hui avec virulence contre la publication des documents qui lui ont été dérobés –, avait été l'une des principales caisses de résonance, en novembre 2009, de l'affaire", rappelle Le Monde. Il avait été ensuite prouvé que la polémique avait été créée de toutes pièces, et que les chercheurs n'avaient pas cherché à exagérer l'impact humain sur l'effet de serre.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=13265

25 juillet 2012 : Spectaculaire fonte des glaces au Groenland

Pour la première fois en trente ans d'observation, la Nasa a annoncé mardi la fonte - en juillet - d'environ 97 % de la surface gelée du Groeland. Ce dégel sans précédent alarme les glaciologues quant à ses conséquences.
“C’est tellement extraordinaire que je me suis d’abord dit qu’il devait s’agir d’une erreur”, explique Son Nghiem, le scientifique qui, le premier, a observé cette gigantesque fonte des glaces. L’agence américaine a mobilisé plusieurs universitaires américains et a effectué deux autres relevés par satellite avant de conclure officiellement à la disparition presque complète, pendant quelques jours, de la surface gelée du Groenland. “Attention, il ne s’agit pas de la fonte de toute la calotte glacière du Groenland, qui fait à certains endroits deux à trois kilomètres de profondeur, mais uniquement de la couche de surface”, précise à FRANCE 24 Alain Mazaud, physicien au Laboratoire des sciences du climat et l'environnement (LSCE). Le phénomène reste cependant unique par rapport aux observations jusqu’alors effectuées. “En général chaque été, environ 50 % de la surface gelée fond, soit deux fois moins que cette année”, souligne la Nasa.
Selon le chercheur, le réchauffement climatique n’est pas forcément à l’origine de cette fonte exceptionnelle. Pour le savoir, “il faudra maintenant attendre de voir si une telle fonte se reproduit les prochaines années”, précise Alain Mazaud. Pour l’heure, “il peut simplement s’agir d’une rare conjonction de conditions climatiques et météorologiques”. Ou alors d’un événement périodique : “Un phénomène similaire semble se produire environ tous les 150 ans”, note Lora Koenig, climatologue à la Nasa, qui rappelle qu’une telle fonte s’est déjà produite en 1889.
http://www.france24.com/fr/20120725-calotte-glaciaire-groeland-a-fondu-mois-juillet-environnement-planete-climat-glaciologue

19 novembre 2012 : Les 4°C qui changeraient la face du monde

C’est un rapport qui ressemble au scénario d’un film catastrophe. Il s’agit pourtant d’une très sérieuse étude menée pour le compte de la Banque mondiale par le Potsdam Institute for Climate Impact Research (l’institut allemand de Potsdam pour la recherche sur l’impact du climat). Intitulé “Turn down the heat” (“baissez la température), ce document, publiée dimanche 18 novembre, envisage les conséquences d’une augmentation de 4°C de la température mondiale d’ici 2060. “C’est un scénario du pire”, reconnaît Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, en préambule du rapport. Mais il espère que le descriptif des catastrophes qui s’abattraient alors sur la Terre entraînera “un choc qui mène les gouvernements à prendre des mesures pour éviter [ce scénario, ndlr]”.
À l’heure actuelle, les États cherchent à empêcher une augmentation de la température de 2°C par rapport à l’ère pré-industriel. Mais cette ambition semble déconnectée de la réalité souligne le rapport, pour qui une hausse de 3,5°C semble plus probable d’ici à la fin du siècle. “Mais si rien n’est fait très vite, 4°C de plus est une hypothèse envisageable”, prévient Jim Yong Kim. Une hypothèse qui, d’après les conclusions des auteurs, changerait à jamais la face du globe. Ils soulignent que dans le sens inverse, la dernière ère glaciaire était intervnue après une baisse de 4°C. Il n’y a “aucune certitude” que la planète puisse s’adapter à une telle hausse des températures, peut-on lire dans cette étude.
La montée des températures serait également une aubaine pour certaines maladies tropicales comme la dengue ou la malaria. Les insectes qui la véhiculent trouveraient un climat globalement plus propice un peu partout dans le monde. La multiplication des inondations serait probablement la conséquence la plus visible de ce réchauffement climatique. Plusieurs villes côtières, notamment au Venezuela, en Inde ou encore au Mozambique, pourraient alors ne pas résister à un tel déchaînement des éléments de la nature.
“L'intensification prévue des événements climatiques extrêmes pourrait inverser les efforts pour réduire la pauvreté, particulièrement dans les pays en développement”, souligne aussi le rapport, faisant des populations les plus pauvres les premières victimes dans ce scénario catastrophe. Les sécheresses à répétition frapperaient l’Afrique sub-saharienne, entraînant un sursaut de la mortalité infantile dans cette région. Le monde serait encore “plus inégalitaire” qu’aujourd’hui, conclut le rapport.
http://www.france24.com/fr/20121119-rapport-banque-mondiale-rechauffement-climatique-turn-off-heat-temperature-catastrophe

22 aout 2013 : L'avenir sera caniculaire

Quasiment inconnues voilà 50 ans, les canicules extrêmes vont se généraliser et pourraient s'abattre sur 85 % de la planète à la fin du siècle.
Aujourd'hui, 5 % des terres émergées subissent des coups de chaud estivaux dépassant de loin les moyennes habituelles. Nous en avons eu des exemples récents en Europe (2003), en Grèce (2007), en Australie (2009), en Russie et au Texas (2010), et aux États-Unis (2012). Dans seulement sept ans, c'est-à-dire en 2020, les régions concernées doubleront. Et, en 2040, 20 % de la Terre cuira régulièrement. C'est énorme et il n'y a aucun moyen d'y échapper, car la forte teneur atmosphérique en gaz à effet de serre nous y condamne aussi certain que la récession nous condamne au chômage...
Mais les scientifiques prévoient pire encore pour la fin du siècle si l'homme ne fait rien pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, ce qui semble le plus probable : c'est alors 85 % de la planète qui serait systématiquement soumise à des canicules estivales de grande ampleur. "Nous entrerions alors dans un nouveau régime climatique", avertit Dim Coumou l'un des signataires de l'étude. Et de rappeler qu'à chaque modification climatique, les conséquences ont été phénoménales pour les espèces vivantes et l'homme. Les auteurs du rapport promettent encore des pertes de récolte, des incendies de forêt et des vagues de morts dues à la chaleur dans les villes bondées.
Cette étude n'est pas la première du genre, elles sont nombreuses à prévoir l'augmentation des canicules. Il y a de moins en moins de scientifiques climato-sceptiques pour les contester. Depuis longtemps, Claude Allègre ne s'exprime plus sur le sujet. Et si un tiers des Français doutent encore du réchauffement ou de l'implication humaine dans celui-ci, ils se recrutent surtout chez les non-diplômés et les plus de 70 ans (Baromètre d'opinion sur l'énergie et le climat en 2013)
http://www.lepoint.fr/science/l-avenir-sera-caniculaire-22-08-2013-1716232_25.php

octobre 2013 : 5° rapport du GIEC : confirmation de l'origine anthropique du réchauffement climatique

Les experts du climat aggravent leur diagnostic. Au terme d'une négociation-marathon qui s'est achevée à Stockholm (Suède), vendredi 27 septembre au petit matin, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a adopté le premier volet de son cinquième rapport. Sur plusieurs points cette édition apparaît bien plus alarmante que la précédente, publiée en 2007.
Les experts du climat estiment désormais "extrêmement probable" – c'est-à-dire, dans le jargon du GIEC, avec une probabilité supérieure à 95 % – que l'élévation de la température terrestre relevée depuis le milieu du XXe siècle est bel et bien le fait de l'accumulation des gaz à effet de serre d'origine humaine. Cette probabilité était évaluée à 90 % dans le précédent rapport, rendu en 2007. Le réchauffement moyen depuis 1880 est désormais de 0,85 °C et les trois dernières décennies sont "probablement" les plus chaudes depuis au moins mille quatre cents ans.
En fonction des scénarios de développement (du plus sobre au plus émetteur), les modèles climatiques prévoient une élévation de température comprise entre 0,3 °C et 4,8 °C pour la période 2081-2100, par rapport à la période 1986-2005. Seul le scénario le plus sobre – et aussi le plus improbable – a une probabilité supérieure à 50 % d'éviter de dépasser le seuil de 2 °C au dessus des températures pré-industrielles. Seule note d'espoir : les experts ont légèrement élargi la fourchette donnant l'élévation de température en cas de doublement du CO2 : de 2 °C à 4,5 °C en 2007, ils sont passés à 1,5 °C à 4,5 °C.
Neiges et glaces de toutes sortes se rétractent rapidement. La banquise arctique estivale a perdu, en surface, entre 9,4 % et 13,6 % depuis 1979. Les experts n'excluent pas qu'elle ait totalement disparu au milieu du siècle, dans le cas du scénario le plus noir. Les glaciers de montagne ont perdu en moyenne environ 275 milliards de tonnes (Gt) de glaces par an entre 1993 et 2009. Relevée au mois de juin, la couverture neigeuse de l'hémisphère nord a perdu en moyenne 11,7 % par décennie entre 1967 et 2012. Les experts estiment "très probable" que la calotte de glace du Groenland ait perdu en moyenne 34 Gt par an entre 1992 et 2001. Ce taux est depuis passé à 215 Gt de perte par an entre 1993 et 2009. L'Antarctique est soumis à une accélération comparable. La perte de glace des deux inlandsis contribue fortement à faire monter les océans.
En 2007, le précédent rapport prévoyait une élévation moyenne du niveau de la mer comprise entre 18 cm et 59 cm d'ici à la fin du siècle. Cette estimation avait été critiquée dès sa publication : elle ne tenait pas compte des pertes de glace du Groenland et de l'Antarctique. En intégrant ces deux contributeurs importants, les simulations donnent des chiffres plus conséquents : en fonction des émissions à venir, la mer pourrait être plus haute 26 cm à 82 cm dans la période 2081-2100 qu'entre 1986-2005. Mais dans le scénario le plus noir, les experts donnent comme fourchette haute le chiffre de 98 cm d'élévation moyenne.
Les experts estiment "très probable" que l'influence humaine a contribué aux changements de fréquence et d'intensité des températures extrême notés depuis le milieu du XXe siècle. "Les vagues de chaleur vont très probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps, a déclaré le climatologue Thomas Stocker (université de Berne), co-président du groupe de travail du GIEC. Avec le réchauffement, nous nous attendons à voir les régions humides recevoir plus de pluies et les régions les plus sèches à en recevoir moins."
http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2013/09/27/rechauffement-climatique-les-experts-du-giec-aggravent-leur-diagnostic_3485857_3244.html

Par prudence, le GIEC aurait sous-estimé les effets du réchauffement
Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) est-il "catastrophiste" ? Cherche-t-il à sensibiliser les opinions quitte à exagérer la menace du réchauffement ? Pour le savoir, une équipe d'historiens des sciences, de sociologues et de climatologues ont passé en revue les quatre premiers rapports de l'organisme intergouvernemental et les ont confrontés à l'évolution de la science ou, simplement, aux variations climatiques effectivement mesurées plus tard. Leurs résultats, publiés récemment dans la revue Global Environmental Change, battent en brèche les reproches d'exagération souvent formulés à l'encontre du groupe d'experts. Au contraire, ce dernier a systématiquement "sous-estimé" les effets du réchauffement, explique l'historienne des sciences Naomi Oreskes (Harvard University), co-auteur de ces travaux.
Les premières prévisions du GIEC anticipaient ainsi, à moyen terme, une augmentation moyenne du niveau des mers d'environ 2 mm par an. Cette élévation se fait aujourd'hui au rythme d'environ 3,2 mm par an, "plus de 50 % au-dessus des prévisions du GIEC", notent les auteurs. De même, le quatrième rapport, rendu en 2007, avait présenté des estimations d'élévation du niveau marin à l'horizon 2100 qui ont dû être revues à la hausse dans le cinquième et dernier rapport. Une part de la communauté scientifique les juge encore trop faibles.
Sur d'autres sujets comme le lien entre des événements météorologiques extrêmes et le réchauffement ou le stockage de chaleur dans l'océan, la même "prudence" du GIEC est observée. Ce "conservatisme scientifique" ne se manifeste pas seulement dans les prévisions des effets du réchauffement. Il se retrouve également dans la manière dont les experts du climat anticipent le rythme à venir des émissions humaines de gaz à effet de serre. En 1999, le GIEC avait ainsi élaboré différents scénarios de développement économique – des plus sobres aux plus émetteurs. En définitive, c'est le pire de tous ces scénarios qui s'est réalisé dans la décennie qui a suivi. Les experts n'étaient pas parvenus à imaginer pire situation que la réalité.
http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2013/09/28/par-prudence-les-experts-du-giec-auraient-sous-estime-les-effets-du-rechauffement_3486406_3244.html

Le réchauffement et la petite Fiona
Bien sûr, ils en ont parlé. On ne peut pas dire que le système ait passé sous silence, la semaine dernière, le dernier rapport du GIEC, confirmant notamment que l'activité humaine était bel et bien à la base de la moitié au moins du réchauffement planétaire. Le Monde, notamment (récemment soupçonné de restreindre sa couverture de l'écologie après le départ de Hervé Kempf) a amplement couvert l'événement, insistant par exemple sur les réactions (ou l'absence de réactions) en Chine et au Brésil, et révélant que les précédents rapports du GIEC avaient plutôt minimisé qu'amplifié la menace de réchauffement.
Des articles, des reportages, des compte-rendus, mais avez-vous senti le débat électriser le système tout entier, comme d'autres sujets ? Avez-vous vu les directs haletants des envoyés spéciaux attendant d'heure en heure la publication du rapport ? Avez-vous vu d'insolents reporters poursuivre les dirigeants politiques dans les couloirs pour leur extorquer une réaction ? Avez-vous entendu les auditeurs interpeller les ministres aux radios du matin, comme sur les Roms, le travail du dimanche, ou la qualité des garderies du mercredi ?
Pour ne pas parler de la petite Fiona. En voilà, un sujet qui a électrisé le système, et qui a maintenu au poste les envoyés spéciaux de BFM, en dehors des heures ouvrables. Mais la faute à qui ? A BFM, ou au public de BFM ? Comme le rappelle opportunément le blog Crêpe Georgette, si vous avez été submergés d'infos et d'images sur la monstrueuse maman de la petite Fiona, si les envoyés spéciaux ont tenu avec les gendarmes la pelle qui cherchait le corps, c'est parce que vous regardez, parce que vous cliquez. Regardez-moi dans les yeux : si je n'avais pas, avec fourberie, titré cette chronique sur la petite Fiona, l'auriez-vous ouverte ?
Soyons justes : vous pouvez aussi cliquer sur le réchauffement, si on sait vous en parler gentiment. Il est probable que cet article du matin sur le koala, par exemple, menacé d'extinction, fera davantage de clics que les austères résumés du rapport. C'est si mignon, un koala ! Peut-être, en nombre de clics, égalera-t-il cette anecdote bouleversante, du météorologue qui a fondu en larmes à la lecture du rapport, et juré de ne plus jamais prendre l'avion. On peut parier en tout cas qu'il fera davantage de clics que la nouvelle de la nouvelle fuite radioactive à Fukushima. Sauf si, d'une manière ou d'une autre, elle menaçait les koalas.
http://www.arretsurimages.net/breves/2013-10-03/Le-rechauffement-et-la-petite-Fiona-id16161


 

2007 : emballement du réchauffement théorie solaire rapport du Giec
2009 : conférence de copenhague Climategate
2012 : le lobby climato sceptique démasqué
2013 : 5° rapport du GIEC

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