Qui sont ces gens qui décident de l'avenir de nos enfants?
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Claude Allègre
( avec la complicité de Ségolène Royal) le premier dégraisseur de mammouth chevalier de l'ordre de la Terre plate recordman du monde de l'incompétence avérée |
ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie dans le gouvernement Lionel Jospin de 1997 à 2000. Il s'est trompé sur le climat, il s'est trompé sur l'amiante, il s'est trompé sur la soufrière, mais il a commis de nombreuses erreurs qui ont été moins médiatisées
côté école : on lui doit la déconcentration du mouvement des mutations, la dégradation des conditions de travail des professeurs titulaires remplaçants, des nouveaux programmes allégés, le début de la politique de réduction drastique des redoublements, la réforme des sanctions et des punitions et des procédures disciplinaires (les avocats en conseil de discipline c'est lui), la réduction des horaires, les insultes publiques sur les profs qui défilent avec leur litron de rouge et qui sont toujours absents. Mais on lui dit aussi une forte mobilisation des parents et des profs qui obligera finalement le premier ministre Jospin à le virer, mais ses réformes seront appliquées. C'est le recordman du monde de l'incompétence avérée.
Il fera le siège de l'Elysée sous Sarkozy pour décrocher un poste de ministre dans le cadre de la politique d'ouverture du premier gouvernement Sarkozy (celui qui abritera Kouchner, Besson, Hirsh etc). Sarkozy y renoncera probablement à cause de la levée de boucliers dans le monde de la recherche : les chercheurs ne veulent pas de l'incompétent Claude Allègre
31 mars 2010 : le climatosceptique
préféré des médias:
"410 chercheurs ont demandé hier à Valérie
Pécresse de désavouer l’ancien ministre climatosceptique en
réaffirmant «sa confiance» vis-à-vis de leurs travaux." . Le mythe
médiatique d’une opposition entre quelques climatologues trop investis
dans le Giec (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat) - Jean
Jouzel ou Hervé Le Treut - et Claude Allègre s’écroule devant la marée des
signataires." estime Libération avant de rappeler que, de l'autre côté de
la Manche, l'enquête des parlementaires britanniques a estimé "que les
chercheurs du Centre de recherche sur le climat de l’Université d’East
Anglia (CRU) dirigé par Phil Jones avaient agi conformément aux pratiques
habituelles et qu’ils n’avaient pas cherché à tromper."
tout sur la façon dont Claude Allègre
s'est ridiculisé dans le milieu scientifique après la polémique sur le
rapport du GIEC
les mines du pérou VSD novembre 99
CA président du BRGM de 92 à 97 , le "directeur comptable a
scrupuleusement noté ses dépenses et souligné celles qui semblent ne pas
concerner le BRGM, au total plus de 200 000 F" " document lié à un
scandale financier se chiffrant lui en milliards de francs perdus par
l'état français dans l'affaire des mines du Pérou Allègre est "mis en
cause pour sa gestion du BRGM à cette période - il papillonait à gauche et
à droite et n'a pas vu venir l'orage., Allègre a reconnu ses torts" " il a
tenté de se défausser sans élégance sur le directeur du BRGM"
L'amiante
Chroniqueur au magazine Le Point, il dénonce, le 19 octobre 1996, la
décision de désamiantage du Campus de Jussieu et qualifie l’affaire de «
phénomène de psychose collective ». En 2004, dans le livre Quand on sait
tout, on ne prévoit rien, il estime que le désamiantage des bâtiments du
campus de Jussieu, au coût très élevé, n'était pas justifié, et que des
opérations d'encapsulage de l'amiante auraient suffi. La suite on la
connait, aujourd'hui on sait que l'amiante est interdite à cause des
nombreux dangers sanitaires mortels recensés et que les gens qui en sont
décédés ou qui sont malades à cause d'elle sont désormais indemnisés : http://fr.wikipedia.org/wiki/Amiante
Haroun Tazieff, La Recherche n°73,
décembre 1976 :
[...] la calomnie et l'affirmation de contre-vérités finissent par
agacer.Je me permettrai deux remarques liminaires:
1° M. Allègre fait depuis longtemps courir la rumeur selon laquelle je ne suis pas, au contraire de lui, un scientifique véritable, mais un "baroudeur", un "cinéaste", un "sportif", un "vulgarisateur", etc. Sans rougir le moins du monde, au contraire, de ces qualificatifs, je tiens néanmoins à préciser que, entre autres, je sors de trois grandes écoles (agro, mines et géologie), alors que lui-même n'est jamais entré dans aucune.
2° Je suis géologue de profession, spécialisé dans l'étude des mécanismes éruptifs depuis mars 1948. M. Allègre, lui, n'a jamais encore de sa vie étudié la moindre éruption. Il est aussi incompétent en la matière qu'un anatomiste en cardiologie. Mais il est dévoré par le désir d'arriver; sa soif de puissance l'égare. [...]M .Allègre, qui a avancé des chiffres biaisés pour prendre le contre-pied de mes déclarations rassurantes et entretenir une inquiétude scientifiquement injustifiée, est mal placé pour évoquer la déontologie. A son avalanche d'accusations personnelles, je répondrai ceci : l'Institut de Physique du Globe, où M. Allègre, même avant d'en devenir le directeur, jouait un rôle majeur; accordait un crédit annuel ridicule à son service volcanologique. [...]Lors de la session de juin dernier, la commission, que M. Allègre préside maintenant, n'a même pas fait mention des candidatures, de haute qualité cependant, proposées pour la volcanologie. Par contre, M. Allègre, une fois déclenché le plan ORSEC, s'est fait attribuer par l'INAG trois postes de techniciens au titre de la volcanologie (et de la déontologie). [...] Les règlements de compte personnels de M. Allègre ont coûté odieusement cher : drame de l'évacuation de 75000 personnes, ruine de l'économie guadeloupéenne et milliards de dépenses que les contribuables vont devoir payer.
Erreurs mensonges et gluon d'honneur
C’est devenu un jeu chez les esprits les plus pointilleux : repérer les erreurs qui parsèment les livres publiés par Claude Allègre.
D’une discipline à l’autre, chacun a son favori. Pour Joël Martin, physicien du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) aujourd’hui à la retraite, c’est Un peu de science pour tout le monde (2003, 60 000 exemplaires vendus). Il a consigné les méprises les plus flagrantes dans une lettre envoyée à l’auteur et à son éditeur, Fayard. Missive restée sans réponse.
Il y a la mauvaise définition du joule, unité de mesure énergétique, pourtant enseignée au lycée ; le mauvais calcul de l’Unité Astronomique qui confond une distance traversée par la lumière en huit minutes et une parcourue en…3, 26 années.
Cette erreur a valu à Claude Allègre le « gluon d’honneur » de Scintillations, le journal de l’institut de recherche sur les lois fondamentales de l’univers.
La liste continue avec une vision approximative de l’atome ; une mauvaise interprétation astronomique : « la lune tourne autour de la Terre parce que cette dernière exerce sur elle une force d’attraction de type gravitationnel », alors que c’est parce qu’elle tourne autour de la Terre que la lune ne tombe pas sur elle malgré l’attraction gravitationnelle.
On note encore une définition erronée de la lumière « constituée de sept couleurs fondamentales » alors qu’elle est faite en réalité d’un dégradé de couleurs du violet au rouge. Enumération non exhaustive.
Mais surtout se joue dans cet ouvrage un nouvel épisode de la controverse de la balle de tennis et de la boule de pétanque qui va opposer quatre ans durant Claude Allègre au Canard enchaîné. Elle débute en 1999, sur un plateau de TF1, quand celui qui est alors ministre de l’Education nationale déclare : « Vous prenez un élève, vous lui demandez : vous prenez une boule de pétanque et une balle de tennis, vous les lâchez, laquelle arrive la première ? L’élève va vous dire : la boule de pétanque. Eh bien non, elles arrivent ensemble ». La semaine suivante, l’hebdo satirique corrige le membre de l’Académie des sciences : le principe énoncé n’est valable que dans le vide total. Dans l’air, « environnement le plus fréquent pour un ustensile sportif », la boule de pétanque touche terre la première.
Surprise, l’échange ne s’arrête pas là. Une autre lettre du ministre s’attire un nouveau démenti de l’hebdomadaire, lui-même suivi en 2003 d’une nouvelle justification par Claude Allègre dans son livre qui relance la discussion sur l’exemple, cette fois-ci, d’une boule de papier et d’un objet lourd. Dans un fax envoyé au Canard enchaîné, le prix Nobel de physique Georges Charpak confirme l’exactitude des propos du journal. Cinq ans après la parution du livre, et près de neuf ans après la sortie du ministre, on trouve encore en 2008 des sites internet qui calculent la différence de vitesse de chute entre la boule de pétanque et la balle de tennis.
Pour Joël Martin, « prise une à une, ces fautes passeraient inaperçues. Mais ce qui est remarquable, c’est la densité d’erreurs par ouvrage, et le refus de les corriger ». http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2598
plus de casseroles de claude Allègre: http://membres.multimania.fr/grvegard/systemeeducatif/allegre.htm
Jack Lang ( Avec la complicité
de jean Luc Mélenchon) démenteleur soft "Y a pas mort d'homme !" |
ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement Lionel Jospin de 2000 à 2002
La première décision du nouveau promu a été d'embaucher 34 conseillers et chargés de mission qui ne dépendent que de lui, dont Monique Lang, l'épouse de Jack, laquelle intervient à titre bénévole. Outre les salaires, ces experts vont coûter 3 millions supplémentaires chaque année au budget du CCDP pour la location de nouveaux bureaux et 500 000 F pour leurs voitures de fonction.
Claude Allègre dans France Europe Express (France 3) 19/11/2000 "J'ai quitté le gouvernement, les réformes continuent ." A propos de Jack Lang :" Il fait passer mes réformes en endormant les syndicats et il le fait très bien!" "Mes réformes continuent, elles se mettent en place.Les réformes étant faites, il a pas à les faire, il a à les maintenir ... J'ai été très fier d'être au Gouvernement;Ce que j'ai semé germera."
ce qu'on lui doit à l'éducation nationale : http://membres.multimania.fr/grvegard/systemeeducatif/lang.htm
16 mai 2011 : après l'inculpation et l'incarcération de DSK pour tentative de viol il a dit qu'il n'y avait « pas mort d'homme »
Juin 2011 : après les déclarations de Luc Ferry:
Si Luc Ferry n’a pas nommé Jack Lang, se contentant d’évoquer au cours du Grand Journal de Canal+ »un ancien ministre » dont il ne pouvait pas donner l’identité au nom du respect de la vie privée, la référence au député socialiste a été soulignée sur le plateau par Alain Duhamel qui lui a répondu qu’il était « mauvaise Lang ». Luc Ferry affirme que « les plus hautes autorités de l’Etat », notamment le Premier ministre (que l’on imagine être Jean-Pierre Raffarin) lui ont confirmé cette arrestation et la libération en toute discrétion (orchestrée par l’Elysée) de cet ancien ministre » qui se serait fait « poisser dans une partouze avec des petits garçons à Marrakech ».
Le philosophe poursuit en précisant
que le tout-Paris est au courant de cette arrestation, mais qu’aucun
journaliste n’a jamais écrit une ligne dessus au nom de la protection de
la vie privée. Il a dénoncé du même coup (et à l’image de l’affaire DSK)
l’hypocrisie de la presse française. Jack Lang
peut-être visé un peu rapidement Des accusations pas tout à fait
correctes, puisque le recoupement entre les propos de l’ancien ministre et
des « rumeurs » publiées dans les médias depuis plusieurs années est
facile à opérer et saute même aux yeux après quelques secondes de
recherche.
Pourtant, selon Jean-François Kahn, présent sur le plateau de Canal+ et
cité par Arrêt sur images (à
l’origine des révélations), ce ne serait pas Jack Lang que visait Luc
Ferry mais un autre « ancien ministre ». Des informations qui remettraient
en cause les éléments parus sur Arrêt sur Images et dans L’Express.
http://iledere.parti-socialiste.fr/2011/06/02/scandale-luc-ferry-aurait-accuse-jack-lang-de-pedophilie-au-maroc/
L'Express en 2005 citait la fameuse rumeur du
Figaro et de Ferry. En la faisant démentir par un proche anonyme, de façon
très générale : "A l'approche de la présidentielle de 2002, quelques
chiraquiens racontent une arrestation de Jack Lang au Maroc, dans une
affaire de mœurs, suivie d'une exfiltration discrète organisée par
l'Elysée. Pas la moindre preuve, mais les missiles anti-Jospin se
préparent, que le 21 avril rendra caducs. «Le plaisir est important dans
sa vie privée, conclut un proche, mais il est trop soucieux de la liberté
d'autrui pour se livrer à quoi que ce soit d'illégal en la matière.» La
capacité de Jack Lang à endurer ces rumeurs et à en parler lui-même, comme
il l'a fait avec L'Express, témoigne en tout cas de sa détermination à
aller au bout de l'aventure présidentielle."
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11309
Luc Ferry ( avec la complicité de Xavier
Darcos) Employé Fictif et Balance philosophe |
Du 7 mai 2002 au 30 mars 2004, ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche ( 2 gouvernements Raffarin)
On lui doit les IDD au collège et les TPE au lycée, c'est à dire la diminution des horaires de certaines disciplines (maths, français, hist géo, LV) au profit d'activité interdisciplinaires, des nouveaux programmes dans le primaire. Il annonce également un projet de décentralisation de 100 000 personnels non enseignants de l’Éducation nationale aux collectivités territoriales (conseillers d’orientation, psychologues, assistantes sociales, médecins et personnels « techniciens et ouvriers de service »). L’annonce est mal accueillie car elle provoque de nombreuses craintes quant à l’accroissement des inégalités au sein du service public. En mai 2003, face au mouvement d'opposition à cette réforme qui se déroule en même temps que le mouvement de protestation contre la réforme des retraites de François Fillon, Luc Ferry renonce aux délocalisations des médecins scolaires, psychologues et assistantes sociales (seuls le transfert des techniciens et ouvriers de service est maintenu).
vendredi 10 juin 2011
Ferme ta gueule, Luc Ferry par franceinter
Admirons la manière Ferry: sur le plateau du
Grand journal, le philosophe, ancien ministre de l'Education nationale,
s'est félicité que la presse n'ait pas le droit de déballer toutes les
rumeurs qui circulent sur la vie privée des politiques. "Les journalistes
ne peuvent pas dire les choses qu'ils savent. Et je pourrais vous donner
beaucoup d'exemples que vous connaissez comme moi parce que vous tombez
sous le coup de la diffamation !, a-t-il affirmé. Le problème c'est :
est-ce qu'on veut une presse qui fait fi du principe de la diffamation et
du respect de la vie privée, ou pas ? Est-ce qu'on veut une presse à
l'américaine ou pas ? Nous n'en voulons à aucun prix, pour l'essentiel des
journalistes que je connais." Il donne ensuite un exemple : un "ancien
ministre qui s'est fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des
petits garçons (…) Probablement nous savons tous ici de qui il s'agit. (…)
Je sais, je pense que je ne suis pas le seul (…) L'affaire m'a été
racontée par les plus hautes autorités de l'Etat."
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11309
cela lui a vallu d'être entendu par la Brigade de protection des mineurs le 3 juin 2011. Dans la foulée c'est Yves Bertrand ex patron des renseignements généraux qui a été entendu," Je ne suis pas son informateur, se défend Yves Bertrand, joint par Le Point. Il se dédouane sur moi, comme tous les politiques chaque fois qu'il y a un problème." Reste que, dans les carnets de l'ancien directeur, saisis par la justice en marge de l'affaire Clearstream, et dont Le Point avait révélé le contenu, on lit, à la date du 12 février 2002, après le nom d'un ancien ministre : "À la Mamounia en novembre s'est tapé des petits garçons." La Mamounia étant le grand hôtel de luxe de Marrakech, propriété du roi du Maroc. Il déclare en avoir informé Lionel Jospin et Daniel Vaillant aux affaires à ce moment là. Les deux démentent.
le Canard Enchaîné révèle que cela fait 14 ans que Luc Ferry, professeur à l'Université Paris-Diderot, n'y assure aucun enseignement et n'y est quasiment jamais présent : outre les périodes de fonctions ministérielles, où il était détaché et payé comme ministre, il a longtemps été dispensé d'enseignement et mis à disposition afin d'accomplir diverses fonctions officielles. En 2010, avec l'autonomie financière, son université lui a demandé d'accomplir son service d'enseignement statutaire pour lequel elle le paye, ce qu'il n'a pas fait; l'université lui réclamerait donc le remboursement de ses rémunérations. Il n'a pas répondu à 2 courriers du président de l'université, lui demandant de venir assurer ses cours. Il touche donc indûment 4500 euros par mois depuis plusieurs mois.
La riposte médiatique n'a pas tardé à s'organiser. Mis en cause mercredi
8 juin par Le Canard Enchaîné parce qu'il touche un salaire de
l'université Paris VII sans assurer aucun cours, Luc Ferry s'est multiplié
dans la presse et à la radio (depuis un certain Grand Journal, il semble
éviter la télé) pour défendre son honneur. En déployant, il faut le
souligner, une étonnante maladresse dans sa communication. Ferry
cumule-t-il deux salaires ? Combien gagne-t-il ? Est-il privilégié ?
Autant de points sur lesquels l'intellectuel n'est pas des plus clairs. A
commencer par une question extrêmement complexe : quel est exactement
l'organisme qu'il dirige ?
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4098
En tant que président délégué du Conseil
d’analyse de la société (CAS), qui dépend du Premier ministre, Luc Ferry
recrute ses amis. Et pas n'importe lesquels. Libération signale que l'on
trouve ainsi parmi les membres du CAS la directrice des relations
extérieures du laboratoire Servier. "François Fillon, qui préside le CAS,
y a nommé en février 2008 Lucy Vincent, directrice des relations
extérieures de Servier, le fabricant
du Mediator, réputé pour la puissance de son réseau d’influence
politique, signale Libé. Or, Lucy Vincent y avance masquée, puisque sa
biographie publiée sur le site du CAS ne mentionne pas qu’elle est
salariée de Servier. Joint par Libération, Luc Ferry assure que Fillon l’a
nommée à sa demande. «C’est une amie de vingt ans.»"
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11433
François Fillon La continuité sans casseroles (finalement , si
!) |
Ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement Raffarin III (2004 - 2005)
on lui doit le socle commun de connaissances au collège, précurseur du livret personnel de compétences, et le simulacre de démocratie nommé "grand débat pour l'école" qui à précédé la création du socle commun.
S'il n'a pas de casseroles personnelles ( à la date où j'ai écrit ses
lignes) : on retient surtout de lui l'immense mouvement de contestation de
2003 après sa réforme des retraites lorsqu'il était ministre de Raffarin
ainsi que ses différents gouvernements depuis qu'il est premier ministre
de Sarkozy, gouvernements qui détiennent tous les records, en termes de
caserolles, de corruption, de scandales et de conflits d'intérêts:
http://pythacli.chez-alice.fr/gouvernement-revolutionnaire.htm
Certains de ses tweets ressurgissent désormais, et pourraient bien se
retourner contre lui :
"En trente ans, mon nom n’a jamais été associé à une affaire ou un
comportement contraire à l’éthique".
"Pour gouverner un pays, ma conviction est qu'il faut être irréprochable.
Je pose le principe de l'exemplarité du Président et des ministres."
"De nous, les Français attendent transparence et intégrité : pour rétablir
ordre et confiance, l'exemple doit venir d'en haut."
http://www.planet.fr/politique-integrite-honnetete-quand-francois-fillon-vantait-sa-probite.1297886.29334.html
Le Parquet National Financier annonce le 24 février 2017 l’ouverture d’une information judiciaire pour « détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d’influence et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique ».
Le Canard enchaîné révèle dans son édition du 25 janvier
que Penelope Fillon a été rémunérée, entre 1998 et 2007, comme
attachée parlementaire de son mari ou de son suppléant Marc Joulaud, sur
l’enveloppe réservée à cet effet pour les parlementaires. Au total, elle
aurait reçu 500 000 € brut. De mai 2012 à décembre 2013, elle aurait
par ailleurs reçu 5 000 € brut par mois de la Revue des deux
mondes, dirigée par un ami de son mari, Marc Ladreit de
Lacharrière, pour un travail dont la réalité est mise en doute. Le parquet
national financier (PNF), soupçonne des emplois fictifs.
Le Canard enchaîné, dans son édition du 1er février, affirme
que Mme Fillon a touché au total plus de 900 000 € brut. Soit
831 440 € brut comme assistante parlementaire pour les périodes
1988-1990, 1998-2002, 2002-2007 et 2012-2013. Ainsi que 100 000 € à
la Revue des deux mondes pour la période mai 2012-décembre 2013. Les deux
enfants rémunérés comme assistants parlementaires en 2005-2007 auraient
perçu 84 000 € brut.
http://www.ouest-france.fr/politique/francois-fillon/affaire-fillon-des-articles-du-canard-enchaine-l-information-judiciaire-4820014
L’information judiciaire ouverte vendredi par le parquet national financier (PNF) après un mois d’investigations sous sa propre autorité vise d’abord un éventuel détournement de fonds publics. Au cœur de l’affaire, les postes occupés par Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari et de son ancien suppléant, Marc Joulaud, à l’Assemblée nationale. Sur environ quinze ans, de 1986 à 2013 avec plusieurs interruptions, elle a perçu 680 380 euros net. Entendue le 30 janvier avec son mari par les policiers de l’office anticorruption (Oclciff), la discrète Galloise, sans profession connue jusque-là, a dit n’avoir "jamais officialisé" sa "qualité d’assistante parlementaire", évoquant, pour sa collaboration avec Marc Joulaud, des entretiens "très informels", "jamais de compte-rendu écrit". Ses déclarations passées jettent le trouble : en mai 2007, elle affirmait à un journal britannique n’avoir "jamais été" l’assistante de son mari (diffusé à envoyé spécial le 2 février 2017).
Marie et Charles Fillon ont été embauchés comme assistants parlementaires de leur père quand il était sénateur. La première a perçu 3 800 euros brut par mois d’octobre 2005 à décembre 2006 et le second 4 846 euros brut par mois de janvier à juin 2007. François Fillon a expliqué aux enquêteurs, d’après Le Monde, que sa fille l’avait aidé à écrire un livre, publié en 2006, et que son fils avait travaillé sur le programme de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2007 "sur des sujets institutionnels". Les collaborateurs "assistent les sénateurs dans l’exercice de leurs fonctions", selon le règlement du Sénat. Les missions des enfants Fillon entraient-elles dans ce champ de compétences ? Ils ont été entendus le 9 février. ( les deux enfants n'étaient pas encore avocats aux dates indiquées )
L’enquête vise aussi les chefs d’abus de biens sociaux et de trafic d’influence. Ce volet concerne les salaires touchés par Penelope Fillon à la Revue des deux mondes : environ 100 000 euros brut de mai 2012 à décembre 2013. Là aussi, les enquêteurs s’interrogent sur la réalité de son travail. Le propriétaire de la revue littéraire est l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharrière, un proche du candidat de la droite, dont la holding Fimalac a été cliente de la société 2F Conseil de l’ex-Premier ministre. Il a assuré que l’emploi de Penelope Fillon n’avait "rien de fictif" et réfuté tout lien entre ce poste et son élévation en 2010, sous le gouvernement Fillon, au grade de grand’croix de la Légion d’honneur.
Enfin, les investigations vont porter sur d’éventuels manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique (HATVP). Les juges devront déterminer si François Fillon a omis de déclarer ou sous-évalué certains biens à l’institution créée en 2013 après le scandale Cahuzac.
Gilles de Robien
big brother Award 2006 |
ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement de Dominique de Villepin du 2 juin 2005 au 18 mai 2007.
on lui doit : assouplissement de la carte scolaire, profondes modifications des décrets régissant le statut des enseignants du secondaire.
Et le début du fichage informatique des enfants en primaire avec Bases élèves : http://bigbrotherawards.eu.org/article640.html
pour en savoir plus sur base élèves et l'INE (identifiant base élèves) : http://retraitbaseeleves.wordpress.com/
Sa gestion des suites de l'agression d'Étampes (professeur poignardée par un lycéen en pleine classe) est fortement contestée, tant sur la mise en cause de « la société dans son ensemble » pour des faits qui relèvent de la responsabilité individuelle, que sur la volonté d'introduire des policiers dans les établissements scolaires. Le 29 décembre 2005, la presse révèle que les appels au secours de Karen Montet-Toutain n'avaient pas été suffisamment pris en considération par l'administration de l'Éducation nationale.
Gilles de Robien qualifie les meneurs des manifestations étudiantes de mars 2006 contre le CPE d'« agitateurs », reprenant à son compte la terminologie de François Missoffe ou d'Alice Saunier-Seité, ministre des Universités du Gouvernement de Raymond Barre.
Il est beaucoup plus connu pour la bulle immobilière qu'il a permise grace à sa loi de défiscalisation (loi de Robien) que pour son passage à l'éducation nationale
Xavier Darcos Partisan de la libéralisation du système éducatif Larbin de Big Brother Ne connait pas la règle de trois. |
Du 7 mai 2002 au 30 mars 2004 : ministre délégué à l'Enseignement scolaire, auprès du ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche
Du 18 mai 2007 au 23 juin 2009 : ministre de l’Éducation nationale
A propos des réformes Darcos on peut savourer les
déclarations de Jack Lang: "J'appelle l'ensemble des Français à se dresser
contre ce plan de destruction de l'école" [interview sur RMC (le
10/12/08)] et la tribune du Nouvel Observateur avec Luc Ferry, où les deux
anciens ministres de l'Education nationale dénonçaient avec force le
"populisme scolaire" de Xavier Darcos et de ses nouveaux programmes du
primaire qui "risquent de nuire gravement à la santé de notre système
éducatif".
Le dialogue et la concertation nécessaires pour l'avenir de notre système
éducatif ont été rendus totalement impossibles par l'entêtement d'un
ministre qui, des IUFM aux emplois de professeurs, en passant par les
programmes, les RASED, les associations éducatives ou le temps scolaire,
n'a cessé de supprimer les moyens d'une politique ambitieuse qu'il
prétendait vouloir mener. Il annonce la suppression de 13 500 postes dans
l'Éducation nationale pour 2009, et présente un projet de réforme des
lycées qui aurait entrainé la restructuration de la classe de seconde en
un tronc commun de 21 heures avec 6 heures de « modules » et 3 heures
d'accompagnement personnalisé, répartis sur 2 semestres. Mais le 15
décembre 2008 à la suite d'un mouvement de blocage national des lycéens,
il annonce le report de la réforme.
la chronologie de ce mouvement fortement réprimé et massif est détaillée
sur cette page: http://pythacli.chez-alice.fr/greve2008.htm
.
Cette grève a lieu quelques semaines après le mouvement
étudiant contre le LRU , le gouvernement Fillon nommé par Nicolas Sarkozy a déjà essuyé une grève reconductible
dans les transports, un grosse mobilisation des fonctionnaires ainsi que
des mouvements importants suite à la réforme de la carte judiciaire de
Rachida Dati. Ce mouvement comme celui contre la LRU a donné lieu à une
énorme répression avec environ 80 interventions de CRS et de nombreuses
arrestations. La page LRU
recense tout ceci.
Darcos aime Big Brother
Novembre 2008 : Amis surveillés bonjour!
Le ministère veut renforcer la surveillance de ses fonctionnaires trop critiques.
Témoignages de réfractaires à la base élèves. http://www.rue89.com/2008/11/09/education-220-000-euros-par-an-pour-surveiller-lopinion
depuis quelques jours circule sur le Net un document officiel de huit
pages intitulé "Cahier des clauses particulières - Objet: veille de
l'opinion". voilà le doc complet : http://www.fabula.org/actualites/documents/26772.pdf
je le mets sur mon site au cas où il disparaisse de fabula: 26772.pdf
Pour ceux qui manquent de temps voici ce dont il s'agit: Le dispositif de
veille vise, en particulier sur Internet, à:
1) identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)
2) identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant
l'opinion
3) repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur
potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau
4) décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
5) anticiper les risques de contagion et de crise.
Mais qu'est-ce que la veille exactement ? Peut-on l'assimiler à du flicage ? Pour débattre de ces questions, profs et communiquants confrontent leurs points de vue sur le plateau d'@si. Avec Jean-Louis Fournel, professeur d'histoire de la pensée politique italienne à Paris 8 et Président du mouvement Sauvons l'université, Fred Camel du SNEP, un syndicat des professeurs d'EPS, Camille Saint-Paul de l'agence TBWA/Watch et Stéphane Guerry, de l'agence Euro RSCG, sans oublier Dan Israel, le journaliste d'@si.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1410
Novembre 2008 Nouvelle offensive libérale sur l'école :
Toute la presse a noté qu’Emmanuelle Mignon, ne pensait pas que les sectes étaient un danger en France. Mais ce qui est un danger en France c’est Madame Mignon : "J’ai toujours été conservatrice, j’aime l’ordre. Je crois à l’initiative individuelle, à l’effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l’éducation nationale", confie cette juriste venue du Conseil d’Etat. (in Le Monde 2 septembre 2004, « comment les idées viennent à Sarkozy » Jean Birnbaum). En novembre 2004, elle devient directrice des études de l'UMP : elle est chargée des discours et de l'élaboration du projet de l'UMP en vue des élections présidentielle et législatives de 2007 puis après l'élection de Sarkozy elle est nommée directrice du cabinet de sarkozy.
Quand à Xavier Darcos, le ministre il est le fondateur d'une association nommée "créateurs d'école" dont l'objet est de favoriser la création d'écoles privées en France.
Dans ce contexte les profs redescendent dans la rue, puisque les réformes commencées ont pour objet de briser les dernières résistances à la privatisation totale.
Actuellement c'est la suppression des RASED qui déclenche les hostilités. voir le livre "main basse sur l'école publique" de Muriel Fitoussi et Eddy Khaldi éditeur : Demopolis (2008) Ainsi, la bataille pour le monopole de la formation des esprits commencée sous Jean Jaurès bat actuellement son plein. ce pourrait bien être la bataille finale.
ecoutez l'émission de là bas si j'y suis: http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1553 Notamment les 3 derniers extraits audio si vous êtes pressés.
le 3 juillet 2008: la fonction des instituteurs est "essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches".
alors qu'il était auditionné par la commission des Finances du Sénat, Xavier Darcos ministre de l'éducation nationale français, tentant d'exposer son objectif de réduction du nombre d’enseignants en première section de maternelle, tint aussitôt ce langage : « Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? » C'est seulement le 15 septembre, que nous avons pu découvrir sur Internet la vidéo de cette audition dans laquelle nous constatons que notre bon ministre, déjà fâché avec la règle de trois, ne connaît pas davantage les règles de fonctionnement de la maternelle. Ainsi, s'il est connu de tous, que pour entrer dans ce niveau de classe nos chères têtes blondes doivent être propres, c'est à dire que s'ils portent encore des couches ils ne sont pas pris en maternelle, il semble bien que cet état soit ignoré de notre méprisant chevalier des médailles du mérite.
Et tant pis si l'idée est mauvaise, voire absurde. J'en veux pour preuve un extrait du rapport de la cour des comptes (pdf, 1.7 Mo) sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale, rendu public le 10 septembre dernier. Le lecteur assidu aura retenu cette phrase (p 354) : " (...) le coût par enfant est moindre s’il est accueilli en maternelle plutôt qu’en EAJE (13 368 € en 2006 en EAJE (NDLR : Equipements Accueil Jeunes enfants), contre 4 570 € en maternelle (...)".
Incroyable censure : La vidéo, où l'on voit Darcos se ridiculiser sur des connaissances de base en français (il est tout de même agrégé de letres !!!) et en maths, est censurée !!!
Bon nombre de site hébergeant ladite vidéo, l'on purement et simplement
supprimée .
La majorité des liens sur Google renvoyent vers des fichiers qui ne sont
plus disponibles Les raisons évoquées pour supprimer ces vidéos sont
affligeantes et pathétiques : "non respect des conditions d'utilisation" !
On se dirait en Chine ou en URSS !!! Bel exemple de désinformation !
Heureusement, la vidéo ne cesse de renaître, tel le phénix :
http://www.dailymotion.com/video/x4ycoy_bonnet-dane-pour-darcos_news
http://www.rue89.com/2008/04/05/darcos-pas-tres-a-laise-avec-la-conjugaison-et-la-regle-de-trois
http://www.dailymotion.com/search/darcos/video/x4yjqt_darcosaupiquet_news
http://fr.youtube.com/watch?v=ga67Z3ACv9o
http://www.wat.tv/video/darcos-piquet-kork_gmzs_.html
toutes celles qui sont ci dessus ont été supprimées depuis!!! celles ci
n'étaient toujours pas censurée le 1 octobre 2008:
http://eppee.ouvaton.org/article.php3?id_article=540
http://ensemblesnuipp.wordpress.com/2008/04/07/darcos-le-passe-anterieur-et-la-regle-de-3/
http://www.dailymotion.com/video/x5918i_la-regle-de-trois-monsieur-darcos_news
http://www.dailymotion.com/video/x540ni_darcos-et-la-regle-de-trois_news
http://www.paperblog.fr/606716/la-regle-de-trois-et-xavier-darcos/
En 1982, alors qu'il fait partie de la commission académique chargée du choix des sujets des examens, il fait travailler ses élèves, quelques jours avant l'épreuve du bacalauréat, sur un sujet très proche de l'un des trois proposés aux candidats lors de l'examen. Saisi des rumeurs de fuite dans la ville de Périgueux, le recteur de l'académie de Bordeaux prononcera, d'une part, l'annulation de l'épreuve dans la ville, contraignant six cent soixante-dix candidats à repasser l'examen au mois d'octobre, ordonnera, d'autre part, une enquête administrative avec dépôt d'une plainte contre X. Xavier Darcos est inculpé et comparait le 30 mai 1983 devant le tribunal de grande instance de Périgueux qui le relaxe, considérant que le protocole utilisé pour sélectionner les sujets empêchait toute fraude.
Luc Chatel : DRH ( avec la
complicité de Jeanette
Bougrab) Ex Directeur des Ressources Humaines de L'oréal Larbin de Big Brother Ne connait pas la règle de trois. fossoyeur de la formation recruteur de profs précaires |
23 juin 2009 - 13 novembre 2010 : ministre de l'Éducation nationale et porte-parole du gouvernement
Depuis le 14 novembre 2010 : ministre de l'Éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative
Le livret personnel de compétences : un fichage massif des élèves
DESS de marketing, il intègre le groupe international de cosmétiques L'Oréal en 1990. Il travaille initialement dans le marketing en qualité de chef de produit, puis aux ressources humaines et devient DRH d'une entité du groupe, poste qu'il occupe jusqu'à son élection à l'Assemblée nationale, en 2002. http://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_Chatel
Voilà nous avons donc affaire à un ex DRH chez L'Oréal !
rappelon que l'Oréal c'est la marque de Lilianne Bettencourt, vous savez l'affaire Woerth Betencourt?
En
plus, si vous avez la curiosité d'aller voir son CV sur le site du
ministère vous constaterez que ceci n'y figure pas, il a épuré son CV sur le site du
ministère
! http://www.education.gouv.fr/cid5047/la-biographie-de-luc-chatel.html.
Il n'est pas le seul, Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé
et des Sports a été épinglée pour la même chose par « Là-bas si
j'y suis » http://www.sante-sports.gouv.fr/biographie.html.
Aurait-il d'autres motivations que la seule pression européenne pour transformer ainsi en profondeur notre éducation nationale en instaurant les livrets de compétences ? Ne sert-il pas aussi le lobby des grands groupes industriels ? Un conflit d'intérêt ? Un petit écho de l'affaire Woerth-Bettencourt ? Ou bien un écho de l'affaire Bachelot-vaccins anti grippe A ? Je ne suis pas juriste mais je sais que c'est moralement difficile à supporter, on voudrait que les politiques pensent à l'intérêt collectif et pas à l'intérêt particulier de quelques personnes fortunées.
On lui doit le management et les évaluations par objectif, on lui doit aussi le multi fichage informatique généralisé, tout y passe désormais, jours de grève, déplacements, affectations, évaluations, cahiers de textes et bien sur les élèves avec le Livret personnel de compétences, affelnet, bulletins, notes, l'éducation nationale s'est dotée d'un super système de bases de données interconnectées et reliées par un numéro unique pour chaque élève appelé INE. http://www.ldh-ales.net/spip.php?rubrique12
On lui doit également une réforme très contestée sur la seconde qui aboutira à un mouvement de blocages de lycée avalé par la mobilisation contre la réforme des retraites
Le management par le stress est en marche à l'éducation nationale : Auto-immolation d'une prof à Béziers
13 octobre 2011 : Lise Bonnafous : prof de maths à Béziers s'immole par le feu : blog en hommage à Lise Bonnafous
"elle était silencieuse et digne, pas un cri , pas une lamentation, on voyait ce corps incandescent avancer et tournoyer..."
"Nous avons tous vécu , hier, à la récré de 10h le plus horrible des cauchemars...Notre collègue et amie, Lise, prof de maths avec moi dans ce bahut depuis 10 ans, lasse de la conduite des élèves la chahutant ou l'humiliant avec leurs coups bas et leurs sottises d'ados, s'est immolée, devant nous tous! on l'a vue torche vivante, calcinée, noire sur tout le corps et marchant vers nous et les élèves dans ce qui nous a paru comme une éternité, les bras en croix, devant nos yeux horrifiés. Nous hurlions, elle était silencieuse et digne, pas un cri , pas une lamentation, on voyait ce corps incandescent avancer et tournoyer...Je la reverrai pendant longtemps, ce n'était pas du tout une fille fragile mais quelqu'un qui aimait son métier, comme nous tous, et ne supportait pas ce qu'il était devenu. Nous la pleurons, faites passer le message de sa force et de son courage exemplaires, elle restera notre martyre , nous marcherons, dans le deuil lundi puis à Montpellier mercredi, notre communauté entière est ébranlée. Puisse sa mort avoir un sens et faire reculer la betise humaine , de nos chefs, de ceux qui nous gouvernent et qui n'ont rien compris, et poser, enfin, les choses clairement , que nous n'en pouvons plus, qu'hier c'était elle et que demain ce pourrait etre nous! Nous sommes vides, ce soir, et anéantis, choqués!"
L'auto immolation : Une forme de protestation politique radicale
Partout dans le monde, depuis toujours l'immolation n'est pas un suicide ordinaire, l'immolation est un suicide militant, un suicide destiné à porter un problème sur la place publique, c'est une erreur colossale de réduire cet acte à un acte de désespoir commis par une personne dépressive suite à un conflit relativement anodin avec des élèves. On peut légitimement se demander si ce n'est pas l'institution qui est responsable de cet acte. Les suicides, les démissions se multiplient depuis des années, on nous pousse gentiment dehors , ils ont même institué une prime pour encourager les départs. C'est le grand dégraissage! Et les reponsables sont connus, cette page web leur est même consacrée!
L'auto-immolation est une pratique qui consiste à faire brûler son corps
dans le but de protester, de devenir martyr et/ou de se suicider. Elle est
pratiquée depuis plusieurs siècles dans certaines cultures. Depuis le XXe
siècle, elle est utilisée comme forme de protestation politique radicale.
Ainsi, les chercheurs Michael Biggs et Diego Gambetta ont calculé que 533
auto-immolations ont été rapportées par les médias occidentaux de 1963 à
2002. L'histoire récente montre des cas célèbres d'auto-immolation,
toujours dans le cadre de fortes tensions politiques. À la fin de l'année
2010 et au début de l'année 2011, une vague d'auto-immolations frappe des
pays du MENA dans le cadre des protestations et révolutions dans le monde
arabe en 2010-2011. Ainsi, au moins 14 cas ont été rapportés, y compris
l'auto-immolation de Mohamed Bouazizi, qui aurait été l'étincelle de la
révolution tunisienne de 2011.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Auto-immolation
"Je fais ça pour vous" : aurait dit Lise aux élèves avant de s'immoler par le feu!
Cette phrase est interprétée par les médias comme si elle avait dit "Je fais ça à cause de vous". Mais ce n'est pas ce qu'elle a dit ! elle a bien hurlé à tous les élèves qui se trouvaient dans la cour "Je fais ça POUR vous" , cela accrédite la thèse d'un acte désespéré mais militant, comme tous les immolés Lise avait un message à faire passer. Peut-être pensait-elle que son geste déclencherait une mobilisation de grande ampleur pour sauver le système scolaire à l'agonie. Certains se sont dépouillés, elle s'est auto immolée.
Ministre, hiérarchie et médias mettent en avant une prétendue fragilité, quelqu'un de dépressif, avec des problèmes personnels, trop rigide et ayant des problèmes avec les élèves. Monsieur Chatel n'envisage pas une seule seconde sa propre responsabilité, il parle de "drame épouvantable" et de création "d'une cellule psychologique". La presse unanimement met en avant une prof "dépressive" suite au décès de son neveu, une personne fragile , on peut noter que c'est exactement la même stratégie qui avait été utilisée lors de la vague de suicides chez France Telecom. C'est oublier que lorsqu'un salarié de Telecom, un policier ou un prof se suicident sur leur lieu de travail c'est toujours que le travail est la principale raison de leur suicide. Les mêmes nous disent que Lise était en conflit avec les élèves car elle serait "trop exigeante" et aurait mal vécu une explication avec les élèves qui "contestaient ses méthodes". Mais alors pourquoi aurait -elle commis l'irréparable « pour les élèves » ?
La réalité est donc bien différente : absolument rien ne
colle avec cette présentation des faits !
Il ne faut pas
confondre rigide et rigoureux. Notre mission nécessite un minimum
d'exigence.
Tous les profs ont des
problèmes avec les élèves, ceux qui s'en plaignent le plus en public sont
souvent ceux qui en ont le moins.
L'auto-immolation n'est
pas un simple suicide : Depuis le XXe siècle, elle est utilisée comme
forme de protestation politique radicale.
Il faut le crier haut
et fort, lorsqu'un individu se suicide sur son lieu de travail c'est
toujours que le suicide a un lien avec sa vie professionnelle.
Ce ne sont pas les
profs qui sont individuellement fragiles : c'est la profession qui a été
fragilisée par la dégradation constante des conditions matérielles de
travail, la dénaturation de la mission de transmission des savoirs au
profit des activités occupationnelles, les attentes parfois incohérentes
de familles incapables d'éduquer leurs enfants, la complicité des
autorités hiérarchiques dans le travail de sape de l'autorité des
professeurs
Le management par le stress est en marche à l'éducation nationale
Allons plus loin. La hiérarchie nous renvoie systématiquement des "vous êtes fonctionnaires, vous devez remplir votre mission", "il est interdit d'exclure les élèves de cours", "il faut remonter les moyennes qui sont trop basses", « il faut donner moins d'heures de colle » , l'enseignant doit se soumettre, il est en état permanent d'injonctions contradictoires !!! On arrive à un cocktail explosif, et si l'institution et la hiérarchie étaient les véritables responsables? Pire! Si c'était planifié ?. De plus en plus d'inspecteurs et de chefs d'établissement se comportent en manager. Le vocabulaire de management se répand « agents, projet, objectif, compétences, collaborateur » sont désormais devenus communs.
Et ce n'est que le début ! En 2012 : Finies les inspections : place à l'entretien face au chef, aux grilles de compétences et à l'évaluation par objectifs.
Ancienne DRH de la RATP, et nommée à l'Education nationale
fin 2009, Josette Théophile a à cœur de faire entrer la culture du « privé
» rue de Grenelle. Dans ce contexte, le chantier de l'évaluation des
enseignants est stratégique. Mais la question de l'évaluation des
enseignants constitue surtout un levier pour modifier le statut des
enseignants (un statut fixé dans des décrets datant de 1950), un des
enjeux majeurs de l'élection présidentielle. Et Luc Chatel l'a bien
compris.
Un pas décisif vient d'être franchi sur ce dernier dossier puisque un
syndicat, FO, a récemment fait fuiter les grandes lignes du projet
ministériel. Le ministère envisage ainsi de suspendre la notation des
profs dès 2012, et de la remplacer par un rapport d'évaluation rédigé par
l'Inspecteur de l'Education nationale (« IEN ») pour le premier degré et
par le chef d'établissement pour le second degré, et ce tous les deux ou
trois ans.
Ce rapport que le ministère conçoit comme un « compte-rendu partagé »
serait précédé d'un entretien professionnel et d'une autoévaluation par
l'enseignant. Une évaluation qui mesurerait : la progression de la classe
et de chaque élève dans la discipline enseignée ; le travail en équipe ;
l'investissement dans le projet d'établissement ; et même l'amélioration
du climat scolaire !
Dans le second degré, plus de visite de l'inspecteur mais un simple
entretien avec l'IEN et/ou le chef d'établissement. L'avancement et la
progression de carrière des enseignants seraient ainsi placés entre les
mains des chefs d'établissement, qui à ce jour ne sont pas sérieusement
formés ni préparés à cet exercice. Une révolution considérable dans
l'Education nationale, sur laquelle, une fois n'est pas coutume, Luc
Chatel n'a pas jugé bon de communiquer.
http://blogs.rue89.com/le-mammouthologue/2011/10/10/fini-la-notation-des-profs-une-revolution-mais-chatel-ne-communique-pas
On peut effectivement s'inquiéter de l'absence d'évaluation pédagogique, tout porte à croire que désormais les connaissances de la discipline enseignée et les "talents" de pédagogues n'auront plus d'inffluence sur la note et donc sur la carrière.
Mais au fait , à quoi pourrait bien ressembler l'autoévaluation précédant cet entretien? Facile : ça a déjà été expérimenté !
on y trouve les anciens critères classiques comme la ponctualité, l'assiduité, le rayonnement,
Mais il y a de grandes nouveautés : en particulier la section "objectifs de la période à venir". Il s'agit d'une introduction de l'évaluation par objectifs, l'un des leviers imaginés dans les techniques de management par le stress et mis en place à France telecom avec les résultats que l'on connait en termes de démissions et de suicides. On sait que le but principal du management par le stress est le dégraissage. Le principal stress se déclenche lorsqu'on fixe à un salarié un objectif qu'il sait pertinemment qu'il ne pourra pas atteindre. Le deuxième moyen pour générer du stress est la personnalisation de l'objectif. De sorte que Monsieur X ne se mobilisera pour dénoncer l'objectif donné à Madame Y, puisque ce n'est pas le même que le sien : il s'agit de saper à la base tout élan de solidarité, il s'agit d'isoler chaque salarié.
Dans le cadre des nouveautés, il y a des tas d'items visant à produire de l'état agentique et de la syntonisation chez les professeurs. Jugez plutôt : Si certains items paraissent plutôt légitimes comme « présenter des docs officiels dans les délais » ou « respecter les procédures pour les appels » , certains visent à déterminer l'obéissance à la hiérarchie ou la participation à des tâches bénévoles (animations de clubs) ou aux taches de fichage des élèves (B2i et saisie des notes). Très rapidement nous verrons apparaitre : "remplir le cahier de texte numérique en ligne" ou "valider les compétences dans le logiciel LPC" etc
voir le doc
complet au format pdf
la nouvelle épreuve de CAPES et d'agrégation: « Agir en fonctionnaire de l'État et de façon éthique et responsable »
, introduite par arrêté ministériel pour la session 2011 dans les Capes et les agrégations de toutes les disciplines relève de la même logique . La production d'état agentique .
Il s’agit d’une épreuve orale susceptible de recevoir une
note éliminatoire, que pourraient faire passer des membres du jury « aux
compétences particulières », nommés à cette fin par le ministère, et non
par le Président du jury. Selon les exemples de sujets publiés sur le site
du ministère, les candidats seront interrogés sur des situations pratiques
de la vie scolaire et devront se prononcer sur le comportement correct à
adopter. Dans certains cas, il s’agit simplement de connaître les lois et
les règlements, le fonctionnement de l’institution : cela n’a rien de
choquant. Mais, de quelque façon qu’on la prenne, cette épreuve ne se
réduira pas à la vérification de telles connaissances factuelles.
L’intitulé de l’épreuve, qui contient explicitement la notion d’« éthique
», les exemples de sujets donnés par le ministère ainsi que les «
compétences » qui, selon le texte d’un autre arrêté, doivent être évaluées
à l’occasion de cette épreuve : tout montre qu’il s’agira bien, dans de
très nombreux cas, de juger des valeurs et des dispositions morales des
candidats, voire de leurs convictions politiques.
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3853
Voilà l'avenir morbide que nous réservent les DRH au ministère.
Lorsqu'on voit l'état de délabrement de l'enseignement des mathématiques, dépouillé de la démonstration, réduit à un catalogue d'outils que les élèves doivent apprendre à utiliser en boucle comme des automates. Quand on voit l'échec massif et généralisé des étudiants en mathématiques qui est régulièrement souligné dans les rapports de jury du CAPES ou des grandes écoles. Les profs de maths (dont je suis) se sentent profondément anachroniques, profondément inutiles. C'est peut-être un hasard si Lise Bonnafous était prof de maths, mais peut-être pas...
Super menteur sur la nouvelle formation des profs qui sont désormais parachutés sans formation à temps plein
quand auparavant ils bénéficiaient d'un tiers temps d'enseignement, d'un vrai tuteur dans leur établissement et d'une formation dans les IUFM:
article du canard 20 octobre 2010
explications très rapide sur la suppression des IUFM : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=6471
les nouveaux profs sont en effet très bien formés, le
ministère ne ménage pas ses efforts !!!
Il fait des
superbes DVD et paye même
des militaires pour les former : le
collectif "Stagiaire impossible".
Evaluations de CM2 : Chatel recalé
Luc Chatel invité de Bourdin 2012 - RMC BFM TV -...
par Luc-Chatel
Luc Chatel va certainement avoir du mal à suivre en classe de sixième. Ce
lundi 6 juin, le ministre de l'Education nationale a calé sur un problème
de mathématiques figurant dans le cahier d'évaluation d'élèves de CM2.
C'est Jean-Jacques Bourdin, spécialiste des questions "politiquement
concrètes", qui a soumis le problème au ministre sur RMC/BFM TV : "10
objets identiques coûtent 22 euros. Combien coûtent 15 de ces objets",
demande Bourdin à Chatel. Le ministre réfléchit... et livre sa réponse
pleine de bon sens : "Eh bien ça fait 16,50". Soit un prix inférieur pour
davantage d'objets. Logique, non ?
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11353
Manipulation grossière sur les postes supprimés
Luc Chatel veut positiver. L'éducation nationale recrute! Aujourd'hui, il
lance une campagne de publicité nationale dans les médias (presse, radio,
web), qu'on retrouve par exemple page 5 dans Libération: "L'éducation
nationale recrute 17 000 personnes. Pourquoi pas vous? 17 000 postes
d'enseignants, d'infirmier(e)s et de médecins scolaires sont à pourvoir en
2011."
En voilà une bonne nouvelle, non ? Non, pas vraiment. Il suffit de tourner
quelques pages, et de repérer une brève page 12 dans le même journal. Elle
mentionne la "campagne de recrutement très médiatique de 1,3 million
d'euros" lancées par le ministère, et rappelle qu'"il supprime en même
temps 16 000 postes, puisqu'il ne remplace pas la moitié des 33 000
départs à la retraite prévus." Libé démonte donc la communication du
ministère, mais diffuse tout de même la pub.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11320
Le ministère, et le journal, oublient aussi de mentionner que le nombre
de profs recrutés baisse chaque année. Ce qui n'a pas échappé à la Tribune
: " Pour arriver à ses 17000 recrutements, le ministre de l’Education
compte aussi les agents administratifs, les personnels de santé
scolaires... En fait, sur le nombre de postes offerts aux concours
externes d’enseignants 2011, lui, ne progresse pas. Bien au contraire, il
baisse : 11 600 postes sont ouverts pour la session 2011 (3 000 dans le
primaire et 8 600 dans les secondaire) contre 15 125 en 2010 et 18 600 en
2008."
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20110529trib000625055/enseignants-chatel-change-sa-politique-de-communication-sur-les-effectifs-.html
Les "Manips" de chiffres de Chatel
Des profs trop nombreux et sans élèves ; des dépenses qui n'ont jamais
été aussi élevées pour des résultats médiocres. Ce sont les deux
principaux arguments avancés régulièrement par le ministre de l'Education
nationale, Luc Chatel, pour justifier les suppressions de postes et les
réformes actuelles dans l'Education. Et pour étayer sa démonstration,
Chatel mitraille des chiffres à longueur du temps. Sauf que "le ministre
ne sait pas compter" selon Libération, qui dénonce "la manip des
chiffres".
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11065
février 2010 : Face à la violence scolaire, Chatel dégaine ses étranges "éducateurs vigiles" Blousons virils, tutoiement facile : et manipule au sujet des effectifs des CPE
"Je refuse que l'on pose le débat uniquement en termes de moyens : le
gouvernement n'a pas taillé à la hache dans les effectifs !" Luc Chatel
est très remonté quand les enseignants réclament davantage de surveillants
pour contenir la violence scolaire. Les récents actes de violence dans des
établissements du Val de Marne - pas forcément symptomatiques d'une
augmentation statistique comme l'a indiqué Le Monde - ont relancé le débat
sur la baisse des moyens dans l'Education nationale. Quand les enseignants
réclament la création de postes de surveillants, Chatel dégaine sa
nouvelle arme secrète : les équipes mobiles de sécurité (EMS).
Mi-éducateurs, mi-vigiles, ces brigades volantes sont du meilleur effet
devant les caméras de M6. Mais à quoi servent-elles exactement ?
Quand le ministre affirme que le nombre de CPE est passé de "9500 en 2002
à 12 000 aujourd'hui", il oublie de préciser que leur nombre est en baisse
depuis trois ans. Cette intox n'a pas échappé à Libération : "De son passé
de DRH chez l’Oréal, Chatel a visiblement gardé l’art de jongler avec les
effectifs… et un talent cosmétique certain pour maquiller les chiffres. Il
y a bien environ 12 000 conseillers principaux d’éducation dans les
établissements français (en 2009, ils étaient 11 967 pour être précis),
mais c’est bien la seule chose de juste dans ce qu’affirme le ministre. En
2002, ils étaient 11 207 et non 9 000. Les effectifs ont régulièrement
progressé jusqu’à atteindre 12 659 CPE en 2006. Mais Chatel se garde bien
de dire que depuis trois ans, ils sont clairement orientés à la baisse.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2767
janvier 2010 : Proglio et les 3 mensonges de Luc Chatel
Dans sa défense de Proglio sur Europe 1 le 20 janvier dernier, Luc Chatel
a trouvé le moyen d’énoncer trois mensonges remarque Libération. "Le
premier consiste à affirmer qu’Henri Proglio va toucher en tant que PDG
d’EDF la même rémunération que son prédécesseur. C’est faux. Pierre
Gadonneix émargeait à 1,1million d’euros par an. Henri Proglio bénéficiera
lui, pour la même fonction, d’une rémunération (fixe et variable) de 1,6
million d’euros annuels. Soit un généreux coup de pouce de 45%." "Le
deuxième mensonge consiste à affirmer que l’addition de la double
rémunération à laquelle prétendait Proglio (1,6million d’EDF donc, auquel
devait s’ajouter les 450.000euros perçus au titre de président non
exécutif de Véolia) lui aurait juste permis de toucher le même montant que
ce qu’il touchait précédemment… Or, en 2008, Henri Proglio, en qualité de
patron de Véolia, a touché 1,6 million d’euros. Le chiffre de 2millions
correspond à ses rémunérations en2006 et2007." "Dernier mensonge: selon
Chatel, la rémunération totale de Proglio devait seulement être la 32ème
du CAC40. Sauf que si l’on se fie au classement de la société de conseil
Proxinvest (pour 2008, les chiffres 2009 n’étant pas encore connus), les
2.050.000 euros du «double patron» en auraient fait la 17ème rémunération
du CAC40. Pas la 32ème... Au salaire qui sera finalement le sien
(1,6million), Proglio se situe à la 23ème place du classement 2008."
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=6908
Aout 2009: Chatel recrute des figurants à l'insu de son plein gré Des sympathisantes UMP déguisées en "mères de famille" l'attendaient au supermarché
En visite dans un supermarché de Villeneuve-le-Roi (94) pour présenter le
programme du gouvernement "les essentiels de la rentrée" lundi 17 août, le
ministre de l'Education Nationale Luc Chatel a rencontré des mères de
familles étrangement enthousiastes : il s'agissait de sympathisantes de
l'UMP, révélait France Info le soir-même. "Grotesque", répond d'abord
Chatel aux accusations d'avoir organisé leur déplacement. Depuis mercredi,
il ne nie plus l'opération, mais affirme que c'est une initiative du
supermarché. Pas facile de faire une opération de communication dans un
supermarché un lundi matin, en plein mois d'août. Pour être sûr que les
journalistes pourront interroger des "mères de familles", mieux vaut
s'assurer de la présence de certaines. Si elles sont satisfaites de
l'action du gouvernement, c'est encore mieux... C'est à cette
"supercherie" qu'ont assisté les journalistes qui faisaient partie du
voyage de presse organisé par le ministre de l'Education Nationale Luc
Chatel
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2242
En visite dans un supermarché de Villeneuve-le-Roi (94) pour présenter le programme du gouvernement le lundi 17 août 2009, Luc Chatel a rencontré des mères de familles étrangement enthousiastes : il s'agissait de sympathisantes de l'UMP, révélait France Info le soir-même. "Grotesque", répond d'abord Chatel aux accusations d'avoir organisé leur déplacement. Depuis mercredi, il ne nie plus l'opération, mais affirme que c'est une initiative du supermarché. http://www.rue89.com/2009/08/18/bonne-surprise-pour-luc-chatel-un-supermarche-plein-dump
La version officielle de l'organisation par Intermarché s'effrite après la publication d'un article par le journal Le Monde. Selon le quotidien qui a interrogé des salariés du magasin (auxquels "consigne a été donnée de ne pas évoquer la question"), "Les clientes en question n'étaient pas des salariées du magasin. «On se connait tous, cela ne serait pas passé inaperçu», assure un responsable de la sécurité."
Luc Chatel qui débarque "à l'improviste" pour venir au contact de "citoyens ordinaires" (et faire une belle image) : ce n'était pas une première pour le porte-parole du gouvernement. En janvier dernier, il s'était mêlé à des manifestants mobilisés pour le travail le dimanche, aidés par leur direction. http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1542
Vincent Peillon ( avec la complicité de George Pau-Langevin ) La girouette du PS Responsable et moderne (jusqu'à la crise) Pour le service minimum En faveur des stock options Contre le dogmatisme marxiste du PS (lol) |
Le 17 mai 2012 Vincent
Peillon est nommé ministre de l’Education nationale.
Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la
recherche.
George Pau-Langevin, ministre délégué auprès du ministre de l’Education
nationale, chargée de la Réussite éducative.
Valérie FOURNEYRON, ministre des sports, de la jeunesse, de
l'éducation populaire et de la vie associative
9 octobre 2012 : les axes de la refondation de l'école
changement des rythmes scolaires : intéressant, pourquoi pas, mais
de là à en faire le coeur de la refondation....le problème de l'école
n'est pas là, le problème des rythmes est un problème annexe.
conservation du socle commun (de la droite ultralibérale, du MEDEF
et de l'ERT) et donc du livret
personnnel de compétences , lequel socle commun avait été introduit
par François Fillon
redoublements: continuité parfaite avec les gouvernements
précédents, on va continuer à vouloir empêcher le plus de redoublements
possibles
mettre le paquet sur l'oral : ce n'est pas nouveau, c'est la
tendance depuis 10 ans, toujours moins d'écrit et toujours plus d'oral,
avec les effets que l'on a vus sur le niveau des élèves et l'accroissement
des inégalités
et bien sur, le paquet sur le numérique et l'ENT
une seule mesure positive : scolarisation précoce dès 2 ans en
maternelle
cet ensemble de mesures est présenté comme ceci : "La quête d'une plus grande égalité des chances, alors que l'OCDE place l'école française parmi les plus inégalitaires du monde est une des axes fondamentaux de la refondation."
ces mesures ne changeront rien (à part la dernière) au contraire elle vont amplifier le phénomène déjà enclenché et mesuré par l'OCDE d'accroissement des inégalités.
Pour trouver les bonnes solutions il faut un bon diagnostic
Dans son premier interview il confirme que les profs français sont payés 20% de moins que dans les autres pays européens,
mais les enseignants se moquent de l'argent ce qui les intéresse c'est la réussite de leurs élèves ( donc on va attendre pour les augmentations :p ). Il annonce que la journée sera réduite et donc le nombre de jours de classe sera augmenté, les vacances seront réduites. Pas de baisse de l'âge pour l'apprentissage, allusion à la scolarisation obligatoire jusqu'à 18 ans. Revalorisation des voies technologiques et professionnelles. "Plutôt que de trier les élèves nous allons les réunir". Il confirme l'intention de recréer des postes de profs car les remplacements ne sont plus assurés "nous sommes à l'os". Il veut restaurer la confiance en l'acole par "la bonne volonté". Il parle de l'anxiété des élèves.
Vincent
Peillon par franceinter
Une girouette au sein du PS
Il est prof de philo de 1984 à 1997 puis Député de 1997 à 2002. Il est élu député européen en 2004 et réélu en 2009. Spécialiste du socialisme pré-marxiste et d’auteurs tels que Jean Jaurès, Edgar Quinet, ou Pierre Leroux, il a publié plusieurs ouvrages relatifs à l’histoire de la pensée socialiste et républicaine.
En mai 2005, il défend le « non » lors du référendum sur la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe.
Lors de la campagne présidentielle de 2007, il est un des porte-paroles de Ségolène Royal. Lors du congrès de Reims du PS de 2008, il rejoint la motion E portée par Ségolène Royal, candidate au poste de Première secrétaire du Parti socialiste. Après la défaite contestée de celle-ci, il s'éloigne peu à peu de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle.
En 2011, après avoir apporté son soutien à Dominique Strauss-Kahn en cas de candidature à la primaire citoyenne, il entre dans l'équipe de campagne de François Hollande.
2 mai 2012 : 2 ou 3 semaines de vacances en moins
Sur la question des rythmes scolaires, V. Peillon a fixé un calendrier.
"Il faut changer les rythmes scolaires et donc sans doute allonger
l’année. Il faut aussi revoir la semaine et surtout la journée de classe
car nos journées sont surchargées". Tout cela devrait être fait pour la
rentrée 2013. Le futur ministre de l’éducation pourrait s’inspirer des
travaux de la commission réunie par Luc Chatel. Il
nous avait déclaré le 12 avril : " "Si on veut modifier les rythmes
scolaires , avec deux semaines de vacances en moins, il faudra bien
négocier une compensation salariale".
débat sur France inter entre Chatel et Peillon : http://sgencfdt82.free.fr/article.php3?id_article=1510
déjà sur BFMTV en 2009 il expliquait vouloir prolonger l'année scolaire
de trois semaines. Lors de cet entretien il affirmait d'ailleurs avoir été
piégé par BFM sur la question de la "psychiatrie lourde" en référence à
Ségolène Royal. : "Elle a nommé trois préfets et reculé sur le vote des
militants. Non mais je vous jure on est en psychiatrie lourde, là. Je
réunis ce soir d'ailleurs les dirigeants du courant tout à l'heure. Pour
prendre la décision par rapport... Enfin on est élus, nous, on n'est pas
des clowns !"
lien payant : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2533
Peillon se fait connaitre du grand public en 2010 au moment du débat sur l'identité nationale
"Affirmation mensongère ! Contre-vérité flagrante !" Le démenti de
Patrice Duhamel, numéro deux de France Télévisions aujourd'hui dans
Libération, est sans ambiguïté. Samedi, Vincent Peillon avait dénoncé dans
une interview au Monde le fait que "l'audiovisuel public a décidé de
programmer une série de débats sur l'identité nationale et l'immigration"
et dénombré "sept émissions sur neuf organisées aux heures de grande
écoute (...) consacrées essentiellement à cette question". La direction du
groupe public a sorti les grands moyens pour démentir l'eurodéputé PS, qui
a dénoncé la "servilité de certains dirigeants". Selon notre propre
comptage, ce sont six émissions de France 2 sur neuf qui ont été, au moins
en partie, consacrées à ces sujets.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=6921
Il crée le buzz en demandant la démission d'Arlette Chabot et en refusant
de débattre avec Luc Besson
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=6785
23 mai 2008 Peillon approuve le service minimum dans l’Education nationale et les 10000 suppressions de postes
- dont 106 dans son département. Pour mieux s’afficher "responsable" et
"moderne"...
dans l’émission Mots Croisés, sur France 2. "Faire un service minimum
n’est pas dérangeant, annonça-t-il.
-Vous êtes donc plutôt pour ?, s’étonna l’animateur, Yves Calvi.
-Je pense oui." Et il poursuivit : "Le vrai problème, ce n’est pas les
10000 postes. Tous ceux qui connaissent ce dossier savent que ce n’est pas
la question. D’ailleurs, Sarkozy en demandait plus de 20000. La question,
c’est d’être capable de dire ce qu’on fait de l’éducation dans ce pays, et
comment après, effectivement, on va soustraire ces 10000 postes."
L’animateur s’en trouva estomaqué : "Si successivement vous nous dites que
vous êtes d’accord sur le service minimum et sur les réductions
d’effectifs alors là, je dois dire, la gauche est en train de beaucoup
évoluer dans ce pays !
-Ecoutez, ça me semble une évidence", confirma Vincent Peillon.
Lui regretta, certes, la "méthode du gouvernement", des "erreurs de
communication", mais il appuyait les mesures.
« Bien sûr, il faut faire des réformes. Il faut savoir être courageux »,
lance Vincent Peillon. Et c’est aussitôt Manuel Valls qui reprend : « Nous
aurions dû être plus clairs et plus courageux en 2003 au moment de la
réforme Fillon, nous aurions dû soutenir les initiatives de la CFDT et de
François Chérèque ». Pendant la grève des cheminots, le même louait les «
syndicats courageux » qui appellent à la reprise du travail. Lorsque le
député d’Evry conclut que, au PS, « le courage aurait dû nous conduire à
mettre tout de suite en oeuvre le chantier de la rénovation, de la
refondation », on devine que les acquis du Conseil National de la
Résistance seront défendus avec hargne...
http://www.fakirpresse.info/Vincent-Peillon-et-le-PS-Le.html
En faveur des "stock-options", il
monte à l'assaut contre le marxisme
En pleine affaire Airbus, alors que Lagardère et ses cadres étoffaient
leur matelas d’euros, alors que le plan Power 8
dégraissait 4300 ouvriers en France, Vincent Peillon se prononçait en
faveur des « stock-options » : « Moi, je ne suis pas du tout pour la
suppression des stock options, je pense qu’elles ont un rôle. »
Une "révision courageuse" de plus... Non, lorsqu’il monte à l’assaut (et
il serre alors le poing sur les photos), c’est contre « le marxisme avec
l’image de la dégénérescence stalinienne ». Comme s’il se trouvait là,
l’ennemi des salariés...
http://www.fakirpresse.info/Vincent-Peillon-et-le-PS-Le.html
Eté 2007 Un des fer de lance de la rénovation libérale du PS : un bel élan stoppé net par la crise.
C’était pendant l’été 2007. M. Vincent Peillon venait d’être battu, une
nouvelle fois, aux législatives dans la Somme. L’ancien porte-parole du
Parti socialiste (PS), puis de Mme Ségolène Royal, s’était pourtant
présenté dans une circonscription ouvrière, le « Vimeu rouge », un ancien
bastion de l’anarcho-syndicalisme avec ses petites et moyennes entreprises
de métallurgie qui fuient lentement vers la Chine. Son fiasco symbolisait
le divorce des classes populaires et du PS. Il fallait comprendre cet
échec.
C’est dans la presse, alors, qu’il fallut guetter les explications du «
non-député ». Elles arrivèrent, fin août, via une tribune publiée dans Le
Nouvel Observateur, et intitulée : « Quel avenir pour la gauche ?»
Aux oubliettes le « front de classe », la « planification », l’«
autogestion », la « rupture avec le capitalisme » et jusqu’aux «
nationalisations ». Alors le roi est nu, et il faudrait qu’il se
déshabille encore...Qu’allait-il ôter, maintenant ? On le devine. Et M.
Peillon confirme : « Le dogmatisme marxiste. »
On ignorait trop les dégâts causés par ce ver introduit dans le socialisme
français.
Quand, sous M. Lionel Jospin, et d’après l’Institut national de la
statistique et des études économiques (Insee), « plus
d’un millier d’entreprises publiques, maisons mères et filiales, sont
passées dans le giron du secteur privé, autant que sous la période
1993-1997, sous les gouvernements d’Edouard Balladur et d’Alain Juppé
», le carcan marxiste a sans doute pesé dans ces décisions.
Quand les parlementaires socialistes, réunis en congrès à Versailles,
votent dans leur majorité en faveur d’un traité constitutionnel européen
qui prévoit « la libre circulation des capitaux, y compris avec les pays
tiers », voilà une libre interprétation du Capital.
Quand ils optent pour une concurrence libre et non faussée de la
main-d’œuvre, c’est à coup sûr une « rénovation » de ce qui fut
l’Internationale ouvrière.
Et quand Mme Royal lance aux patrons : « Faites des profits, augmentez vos
revenus ! », on songe que le fanatisme marxiste a encore frappé.
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/11/RUFFIN/16507
La suite on la connait , la crise
financière intervient à peine la rénovation du PS achevée :
Le congrès de Reims devait apporter la dernière touche à cette rénovation.
Mais voilà que, à l’automne, un vent glacé s’abat sur les Bourses. Au PS,
pour passer l’hiver, on repeint en hâte la maison rose d’un vernis
antilibéral. M. Dominique Strauss-Kahn incrimine « l’anarchie financière
», « l’opacité, la cupidité, l’irresponsabilité d’un système qui s’est
développé sans rapport avec l’économie réelle ». M. Delanoë pointe « la
crise du capitalisme financier international [qui] nous rappelle la
pertinence du socialisme ». Mme Royal crie victoire : « Depuis le temps
que les socialistes le disent, que le capitalisme court à sa perte », tant
elle l’avait dit et répété, n’est-ce pas ? En soixante-douze discours,
durant sa campagne de 2007, cette candidate n’avait prononcé le mot «
finance » que deux fois...
Toutefois, dans leur conversion express, rien ne change. Toujours aucun
adversaire dans leurs diatribes. On se borne à critiquer un « système ».
Le mot est devenu à la mode. Tout comme « capitalisme financier ». Ces
vocables, généraux, présentent l’avantage de ne brusquer ni des individus
ni une classe. Comme si personne ne s’était goinfré durant deux décennies.
Comme si personne ne l’avait soutenu, renforcé, étendu, bétonné, ce «
système » : « De 1983 à 1993, relève pourtant François Cusset, la Bourse
de Paris, stimulée d’emblée par les réformes de structure impulsées par
les gouvernements Mauroy puis Fabius, aura vu sa capitalisation passer de
225 à 2 700 milliards de francs pour les actions »...
« En matière de privatisations, se flattait en juillet 2000
La Revue socialiste, la “gauche
plurielle” a réalisé en trois ans un programme plus important que
n’importe quel autre gouvernement français. » Et cette «
capitalisation » qu’il fallait acclamer pour sauver nos retraites : «
L’investissement en actions doit encore être développé, insistait M.
Strauss-Kahn, alors ministre de l’économie. Les fonds de pension sont des
investisseurs naturels en actions »...
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/11/RUFFIN/16507
Benoit HamonCherche à apaiser la situationFrondeur il est viré au bout de 147 jours |
Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du 02/04/2014 au 25/08/2014
Durant ses 147 jours rue de Grenelle, il cherche à apaiser les oppositions nées des projets de Vincent Peillon en autorisant des aménagements à la réforme des rythmes scolaires et en annonçant, le , la non-application généralisée de l'ABCD de l'égalité, en lui substituant un programme de formation continue à l'égalité de la totalité des enseignants du premier degré et l'inscription d'un module égalité dans la formation initiale des enseignants, sans pour autant faire taire les critiques. Sous la menace d'une grève des enseignants, il choisit de repousser la rentrée des élèves du 1er au 2 septembre. Il négocie le budget triennal de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la période 2014-2017. Le premier budget de l'État restera programmé à la hausse en dépit de la rigueur budgétaire. Il relance le dossier de l'évaluation des élèves, souhaitant limiter le recours à la « note sanction ».
À la suite de ses prises de positions avec Arnaud Montebourg, contraires à la ligne du gouvernement, tous deux ainsi que la ministre de la culture Aurélie Filippetti sont évincés du gouvernement, quelques jours avant la rentrée scolaire. Justifiant son renvoi du gouvernement, Benoît Hamon plaide pour un ralentissement dans la réduction des déficits et une relance de la demande en contrepoint de la politique de l'offre choisie par l'exécutif.
Début 2015, il s'oppose avec d'autres députés au projet de loi Macron, poussant le gouvernement à recourir à l'article 49-3 de la Constitution.
Benoît Hamon remporte la primaire citoyenne de 2017 devant Manuel Valls, et devient ainsi le candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2017.
En décembre 2015, lors de l'examen de la réforme constitutionnelle voulue par le président de la République François Hollande, il s'oppose à l'inscription dans la Constitution de la déchéance de nationalité pour les Français binationaux. Il dépose dans le même temps un amendement voulant ouvrir le droit de vote des étrangers aux élections locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Hamon
Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du 26/08/2014 jusqu'à la présidentielle de 2017
Le LSUN s’inscrit dans la même logique que le LPC (Livret Personnel de Compétences). Mais en bien pire, puisqu’il intègre dans une même application le livret de compétences du socle commun, les bulletins périodiques des élèves, les différents parcours et attestations, mais aussi des éléments de suivi des élèves en difficulté (Plan d’Accompagnement Personnalisé, Programme Personnalisé de Réussite Educative, suivi RASED) ou à besoins particuliers (ULIS, UPE2A, …). Il participe de la constitution d’un véritable casier scolaire, au service de la normalisation et du profilage des élèves. De plus l'approche par compétences est l'approche préconisée par les multinationales, c'est l'école de l'ultra libéralisme préconisée par l'union européenne.
Le ministère affirme que les données regroupées dans cette application numérique ne pourront être accessibles qu’aux familles. Cela est faux car celle-ci sera regroupée avec l’ensemble des applications qu’utilise déjà l’éducation nationale au sein de la base élèves dans le 1er degré et via SCONET dans le 2nd degré. Ces données pourront donc être diffusées, partagées et utilisées car elles pourront être extraites, croisées, alimentées, lues et exploitées par différent-e-s utilisateurs/trices, en premier lieu grâce au RNIE (Répertoire national des identifiants élèves), dans lequel figurent des données personnelles sur l’enfant et sa famille.
Ne pas oublier tous les problèmes classiques des fichiers : fuite des données, sécurité des données, droit d'accès et de rectification, sensibilité des données, persistance des données, croisement des fichiers etc
Le stockage des données est centralisé et leur transit est insuffisamment sécurisé. Ce qui permet un détournement frauduleux de toutes les données qui transiteront via le LSUN. Par ailleurs, si le ministère met en avant « un droit à l’oubli » avec l’effacement des données un an après la fin de la Troisième, aucun dispositif concret, aucun moyen n’ont été prévus pour le rendre effectif. L’absence de pérennisation des données au-delà de la Troisième n’est donc absolument pas garantie.
Pour plus de détails et pour comprendre les enjeux , le mieux est de lire ce document : http://pythacli.chez-alice.fr/recent34/lpcquestions.pdf
Il ne sera pas non plus inutile de se référer aux révélation d'Edward Snowden sur le cyber espionnage des citoyens
Loin d’être un passe-droit, les moyens supplémentaires alloués à certains établissements scolaires au titre de l’éducation prioritaire ne sont qu’un pis-aller en matière d’égalité républicaine : comme le montre un référé de la Cour des comptes de 2012 (« Egalité des chances et répartition des moyens dans l’enseignement scolaire »), l’Etat dépense 47% de plus pour un élève parisien que pour un élève de l’académie de Créteil. L’Education nationale dépense ainsi moins pour celles et ceux qui ont déjà moins (et plus pour celles et ceux qui ont déjà plus).
La transformation des ZEP ( zone d'éducation prioritaire, Loi Savary 1981) en REP ( réseau d'éducation prioritaire) apparaît comme une manoeuvre, qui sous couvert d'une meilleure répartition des moyens vise en fait à réduire le nombre d'établissement concerné par les moyens supplémentaires alloués à l'éducation prioritaire. Ainsi si un collège est classé en REP alors toutes les écoles primaires de son secteur doivent aussi être classées en REP. Or la carte scolaire panache souvent les écoles "favorisées" et les écoles "défavorisées" pour parvenir à une relative mixité sociale dans les collèges. Réciproquement, certains collèges se sont vus retirer le statut de ZEP au prétexte qu'ils n'y avait pas assez d'écoles primaires de son secteur classées en ZEP
La méthode est classique, se basant sur un rapport qui met en évidence le fait indiscutable que les ZEP n'ont pas réussi à mettre fin aux inégalités sociales dans le système éducation français ( démocratisation du système) le gouvernement décide de réformer le système. On aurait pu se dire que l'échec est tout simplement consécutif à l'insuffisance des moyens supplémentaires alloués, mais on préfèrera dire que c'est de l'argent gaspillé et que donc il a été donné inutilement. Au final ce seront moins d'établissements qui vont profiter de la manne supplémentaire accordée aux établissement classés en REP. Le bilan montre en effet moins de bahuts en REP qu'il n'y avait de bahuts en ZEP.
un texte de fond particulièrement intéressant sur les ZEP : https://www.cairn.info/revue-les-temps-modernes-2006-3-page-219.htm
Finalement, nous avons constaté que sur le terrain, les 4 grands chantiers de la réforme du collège se sont transformés en mesurettes compliquées et sans intérêt pour les élèves comme pour les familles. Alors, une réforme pour rien ? Oui : ce sont au minimum deux ans de perdus pour l’efficacité du système, en revanche c’est un coup de « comm » réussi par le Ministère, qui a réussi à faire croire à son volontarisme.
L'AP (accompagnement personnalisé)
Celui-ci
est censé être un temps fréquent où l’élève va à son rythme, où le
professeur a le temps de s’adapter à lui. Pour faire simple, c’est à
peu près du soutien scolaire. Pas besoin de courir derrière des
objectifs, derrière un programme ni même derrière des
compétences : c’est le sens même de l’expression
« Accompagnement Personnalisé ». Mais voilà, cet
accompagnement « personnalisé » se fait la plupart du temps
en classe entière. Cette situation ubuesque a lieu dans 13 collèges
sondés sur 15. Les deux autres font de l’ « AP » en
demi classe, mais dans les 1 des deux cas cela existait déjà avant la
réforme, sous un autre nom, visiblement sur critères sociaux (collège
difficile). Le contraste avec les discours ambitieux de la Ministre,
reproduits en cascade jusqu’au principal de collège lambda, est
saisissant. L’administration de l’Education Nationale a réussi le tour
de force de faire croire à la mise en œuvre de moyens pédagogiques
significatifs alors que rien n’est perçu comme tel sur le terrain (si
vous avez une perception inverse, merci de vous signaler). Mais ce
n’est pas tout : dans tous les cas, les « AP » sont
réalisés par un des pires acteurs possibles : précisément, c’est
le professeur à qui on a retranché des heures de cours au profit de ce
dispositif qui doit le mettre en œuvre. Le professeur fait donc un peu
comme il veut, et très rarement ce qui est attendu, d’autant plus
qu’il a la classe entière et le même programme à réaliser !
https://blogs.mediapart.fr/vincent-schweitzer/blog/281116/un-trimestre-de-reforme-du-college-premier-bilan
A ceci je rajouterai que la dérégulation va de pair avec l'introduction de l'AP. Chaque collège organise ceci comme il veut, et surtout comme il peut. A cette dérégulation on applique souvent le détournement sémantique suivant : autonomie pédagoque ! Ce détournement sémentique est une arnaque intellectuelle sans nom. Il s'agit de construire un vaisseau pour partir sur Mars avec trois bouts de ficelle ! Comme on pourra le lire plus en détail dans la partie sur les nouveaux programmes, un peu plus bas. Ce dispositif est censé permettre de réguler, c'est à dire de travailler avec l'élève (puisqu'il ne redouble plus) les connaissances et compétences qu'oil n'aura pas aquises les années précédentes, ce qui ne pourra se faire que si l'enseignement devient individualisé, c'est en fait l'injonction institutionnelle déguisée : faire de l'individualisation mais avec 30 élèves ! Au moment ou j'écris ces lignes, la rentrée prochaine se prépare et on constate déjà la disparition des moyens alloués pour l'AP la première année mais le maintien de son aspect el plus contraignant, la mise en barette des cours. Pour être plus concret, dans mon collège cette année, nous étions 6 enseignants pour 3 classes sur le créneau horaire de l'AP, ce qui offrait des tas de possibilités intéressantes pour organiser les séances et les groupes, mais imposait que les cours soient mis en barette. A la rentrée prochaine on garde les barettes mais on ne sera plus que 3 profs pour 3 classes.
Les EPI ( Enseignements Pratiques
Interdisciplinaires )
Et voici revenu par la porte ce qui avait été ejecté par la fenêtre !Ils sont l’épine dorsale du projet. En 5ème, 4ème et 3ème, dans toutes les classes, au moins 2 matières doivent faire travailler les élèves sur un sujet commun.
C'est exactement la même chose que les "parcours diversifiés" de François
Bayrou et les "itinéraires
de découverte" de Jack Lang confirmés par
Luc Ferry.
Voir par exemple ici les analyses faites après l'éviction de Claude
Allègre et les grèves massives de 99/2000
: http://www.sauv.net/collegebo140601.htm
Outre cette continuité ( encore une fois)
droite gauche, il faut bien parler de continuité puisque ces dispositifs
n'ont pas été éjectés par la droite lorsqu'elle est revenue au pouvoir
mais simplement abandonnées faute de combattants ( c'est à dire de profs
pour les mettre en place). Outre cette continuité donc, il faut rappeler
que ces activités interdisciplinaires se font sur le temps de classe
traditionnel, ces heures consacrées à cette interdisciplinarité se
cumulent avec les heures consacrées à l'individualisation ( au mieux
innefficace et au pire impossible), et aboutissent à l'impossibilité de
traiter tous les points de programme de manière correcte. Car il faut bien
le dire on peut faire une leçon sur le cosinus en uhe heure mais on peut
aussi la faire en trois semaines mais on n'obtiendra pas alors chez les
élèves le même niveau de connaissance, de maitrise et d'entraînement selon
le temps qu'on aura consacré à la notion. Tout ceci peut donc se résumer à
du temps pendant lequel on ne fait pas autre chose. La question revient
donc à chacun en son for intérieur, qu'est-ce qu'il vaut mieux faire?
C'est un choix philosophique, idéologique, politique qui est tout sauf
neutre. Le problème reste et restera toujours le problème des contenus,
que doit on apprendre à l'école? Faut-il instruire et/ou éduquer? faut-il
y acquérir des savoirs ou des compétences? Les savoirs faires doivent-ils
être acquis de façon automatique, par dressage ou en comprenant pourquoi
et comment la méthode est ce qu'elle est et aboutit à un résultat correct
?
Toujours est-il que les zélateurs de l'interdisciplinarité, défendent le
point de vue selon lequel ce n'est pas du temps perdu puisqu'on peut
traiter un ou plusieurs points du programme par les EPI et qui si on le
fait , on n'a plus besoin de le faire de façon classique, ce point du
programme a été en effet traité.
Voici ce qu'on peut lire sur le blog dont j'ai déjà mis plusieurs fois le lien :
"Au florilège des « EPI » quasiment pas mises en œuvre, on citera dans tel collège des EPI faites par « un peu tous les profs » (jusqu’à 4), des EPI correspondant exactement à l’ancienne épreuve « histoire des arts » donc pas nouveau (c’est le cas dans 9 collèges sur 15 !), une EPI dont l’existence est découverte mi novembre par un professeur nouvellement nommé, qui avait pourtant demandé à ses collègues à plusieurs reprises, un EPI qu’on réalise « chacun un quart d’heure par heure de cours », la palme revenant certainement à cet EPI pour lequel « on verra vers la fin de l’année scolaire » (dixit un professeur). Quand on sait ce qu’est réellement une fin d’année scolaire dans un collège, c’est cocasse. En définitive, la plupart des EPI sont plutôt bricolées que correspondant à une réelle nouveauté, ambitieuse. Quelle perte de temps et d’énergie. Professeurs (presque tous), principaux de collèges (beaucoup) et même certains inspecteurs avaient pourtant mis en garde".https://blogs.mediapart.fr/vincent-schweitzer/blog/281116/un-trimestre-de-reforme-du-college-premier-bilan
l’évidence qui s’impose peu à peu à nous est que se dessine, en creux, une réalité contraire aux objectifs annoncés : un collège à deux vitesses, où deux missions sont sous-entendues. Ces deux vitesses sont particulièrement visibles avec une approche géographique, merci à Thomas PIKETTY (dans son article sur le sujet des collèges parisiens) d’avoir mis en évidence les inégalités au collège. Le résultat au plan des pratiques pédagogiques –ou des « politiques d’établissement » comme on dit, est désastreux :
-d’un côté des collèges pour les plus pauvres, qui font du contrôle social et de la distraction d’élèves. On y « balade » les parents d’élèves avec des nouveautés pédagogiques récurrentes, un accompagnement des difficultés scolaires (qui aboutit très rarement à une remédiation), la promesse non tenue que l’école va prendre en charge à peu près tout ce que la famille ne peut pas assurer pour l’épanouissement de l’élève
- de l’autre des collèges publics des secteurs favorisés et des collèges privés « élitistes » (c’est-à-dire la plupart des collèges privés) qui réinterpretent complètement et les programmes et la pédagogie imposée de manière à sauvegarder des méthodes pédagogiques classiques mais efficaces qui forment l’élite : car après tout, réussit-on un concours d’une école d’ingénieur sans avoir appris par cœur ses tables de multiplication et fait de longs devoirs de maths à la maison ? Passe-t-on le cap de la première année de médecine sans « bachoter » c’est-à-dire faire ce qui est officiellement proscrit ? Parle-t-on 2 langues étrangères sans apprendre ses déclinaisons, verbes irréguliers ?
Cette nouvelle géographie,
inavouée, des collèges à 2 vitesses présente l’avantage de coûter
moins cher à l’Etat. Mais son coût final est bien supérieur en termes
de fracture sociale, de tensions, et déficit démocratique.
https://blogs.mediapart.fr/vincent-schweitzer/blog/281116/un-trimestre-de-reforme-du-college-premier-bilan
On pourrait rêver en se disant par exemple que plus l'histoire avance plus la quantité de savoirs historiques et scientifiques augmente.
Qu'il faut donc des contenus qui permettent avant toute chose de pouvoir comprendre ces nouvelles connaissances, ensuite il faut enseigner ces connaissances au plus grand nombre.
On peut rêver à l'objectif que 100% des citoyens puissent comprendre la théorie de la relativité d'Einstein pour avoir une meilleure compréhension de l'univers et de la matière. Que 100% des citoyens puissent comprendre la conférence Pharmakon, que 100% des citoyens connaissent les molécules chimiques élementaires, puissent comprendre les enjeux climatiques, économiques et sociaux. On peut rêver d'une école dont l'objectif serait de permettre à tous de comprendre, Platon, Aristote, Montesquieu, Descartes, Spinozza, Marx, Mais aussi Keynes, Adam Smith ou Hayek. Et tant pis s'il faut que tout le monde étudie jusqu'à l'âge de 35 ans pour acquérir tout cela.
Sur ce point particulier de la refonte de l'évaluation, je préfère vous renvoyer encore une fois sur https://blogs.mediapart.fr/vincent-schweitzer/blog/281116/un-trimestre-de-reforme-du-college-premier-bilanToutes
les autres réformes des programmes étaient étalées sur 4 ans : la
première année en 6ème, la seconde année en 5ème,
etc, de manière à ce que la génération qui inaugure les nouveaux
programmes en ressente la cohérence. Même le plus pressé des changeurs
de programmes connu dans notre histoire, le Maréchal Pétain, a eu
besoin de 2 années pour tout changer. Mais de nos jours l’urgence de
faire du neuf doit être tellement pressante qu’on l’a fait. Et
qu’importe si presque tous les acteurs ont tiré la sonnette
d’alarme : professeurs, parents d’élèves, chefs d’établissement,
et même Conseils départementaux qui ne peuvent pas acheter des
dizaines de millions de nouveaux livres en une fois.
Et ce n’est pas fini : l’absence de support de travail
n’est qu’une anecdote à côté de la difficulté que les enseignants ont
à mettre en œuvre de nouveaux programmes qui imposent aussi une
révolution des méthodes (voir l’inapplicable « Socle Commun de
Connaissances, de Compétences et de Culture » du 15 mars 2015 qui
fait aussi désormais office de programme). Les professeurs ont alors
subi, l'année dernière, des formations aux discours nébuleux, sans y
comprendre grand-chose, mais ils ont clairement perçu qu’il faut jeter
aux oubliettes leurs méthodes pédagogiques éprouvées, a priori
disqualifiées. Plus un mot sur les devoirs à la maison, les leçons,
les dates, les formules, les définitions, le rôle des parents, les
exercices de répétition, le par cœur. Mais place à des connaissances
très maigres, limitées, souvent à un niveau primaire.
Le résultat final
est un énorme gâchis : même les professeurs expérimentés sont en
plein doute et culpabilisent, car faute d’avoir compris quelque chose
des injonctions mystérieuses de leur hiérarchie, ils continuent, mais
en cachette, à mettre en œuvre d’anciennes méthodes éprouvées.
Clairement, ils sont utilisés à contre-emploi. Quand on pense à la
masse de ressources publiques qui sont consacrées à leur paiement, on
en a la tête qui tourne. Il y a toutefois de rares professeurs qui
tentent de repenser toute leur approche et se lancent dans la tenue de
registres de compétences personnalisés pour chacun de leur 100 à 500
élèves : bravo à eux, ils y sacrifient leurs soirées et leurs
week-ends. Il est vrai qu’avec une rémunération inférieure de 20% à la
moyenne de l’OCDE, les enseignants français sont rares à avoir ce zèle.
La logique de cycle : le programme n'est plus conçu année par année mais cycle par cycle. Ce qui implique beaucoup de choses. D'abord les éditeurs ont travaillé dans l'urgence, proposant des manuels par année, mais aussi des manuels par cycle. Prenons l'exemple du cycle 5° 4° 3°. Le programme est décliné sur trois ans, et chaque prof dans chaque collège, décide d'aborder telle ou telle notion du programme, qui en 5° , qui en 4° qui en 3°. Première conséquence, si un prof de maths a décidé d'aborder par exemple le cosinus en 4° et que l'éditeur a décidé de le placer en 3°, alors le manuel ne lui conviendra pas. Deuxième problème si deux profs du même collège font un choix différent, l'un (appelons le Monsieur X) décide d'aborder le cosinus en 3° et l'autre ( appelons la Madame Y) en 4°. l'élève qui eu Madame Y en 4° et passe en 3° dans la classe de Monsieur X n'aura jamais vu le cosinus.
La riposte est facile me direz-vous, il suffit que tous les profs d'un même collège répartissent les notions de la même façon, on parlera alors de travail en équipe ( première perte d'autonomie pédagogique, le prof ne peut plus choisir sa propre progression). Là où le problème se complique c'est si un élève déménage et change de collège, et on peut reprendre l'exemple du cosinus : si il est en 4° dans le collège Y il n'a pas vu le cosinus, il arrive dans le collège X qui lui l'a fait en 4°. Game over ! l'élève n'aura jamais vu le cosinus ! C'est là qu'intervient la deuxième riposte : la différenciation pédagogique. Les inspecteurs ont été clairs pendant les formations, il ne s'agit pas d'individualiser la pédagogie ( comment serait-ce possible avec 30 élèves par classe?) il s'agit de bosser sur 3 ou 4 niveaux d'exigence. Mais dans la pratique, si on suit l'esprit de cette réforme, l'élève dont on vient de parler qui n'a pas vu le cosinus, doit absolument se voir proposé le cours sur le cosinus, c'est le devoir de son enseignant de lui fournir une activité personnalisée pour combler cette lacune, et quid de ce que font ses camarades pendant le même temps? L'élève doit faire les deux leçons en même temps? L'esprit de la réforme est clair, elle contraint bien l'enseignant à l'individualisation . Nouvelle riposte argumentative, en fait le professeur n'est plus obligé d'aborder tout le programme, en fait il doit valider des compétences dont il est censé observer la maîtrise à travers des activités qui se basent sur les programmes. Exit la contrainte de boucler les programmes, place au socle de compétences, un eliste de compétences transversales fumeuses aux contours imprécis et subjectifs ( savoir lire, savoir argumenter, savoir communiquer etc ).
Mais revenons maintenant aux manuels scolaires à la lumière de ce qui précède, Monsieur X ou le collège Tartempion ne trouvent pas de manuel par niveau qui correspond à la progression sur 3 années qu'il a choisi, il devra donc choisir un manuel de cycle. Mais problème de poids des cartables aidant, le manuel de cycle n'est pas trois fois plus épais que le manuel par niveau. Dans l apratique il est au pire deux fois plus épais et manque donc cruellement de substance, des leçons minimalistes, un nombre d'exercices particulièrement réduit.
En résumé, on a donc des manuels inadaptés ou à contenus apauvris. Une dérégulation liée à une ventilation différente par niveau selon les collèges ( quid de la continuité sur le territoire de la république?), à des problèmes importants en cas de déménagement, à une perte d'autonomie des enseignants, à une contrainte d'individualisation insurmontable avec des classes à 30 élèves, à un nivellement par le bas autour de l'évaluation de compétences floues déconnectées de contenus dignes de ce nom, à des connaissances de bas niveau mal maîtrisées et donc une baisse drastique du niveau de connaissances.
La proposition du SNALC : En riposte le SNALC a publié les programmes et réfléchi à une ventilation par niveau, il suggère aux profs de faire tous la même progression partout sur le territoire, ce qui il faut bien le dire réduira grandement les nuisances provoquées par la logique de cycle. Dans la pratique, tous les enseignants ne suivront pas cete consigne du SNALC et donc le mal est fait, il va lentement oeuvrer et distiller son venin.
Un autre problème important de cette vaste usine à gaz qu'est la logique de programmes par cycle vient du fait que la 6° est intégrée au cycle de primaire, ainsi on a donc un cycle CM1,CM2,6°. Là aussi il faut ventiler les contenus des programmes sur les 3 années, le problème décrit précédement est amplifié puisque plusieurs écoles sont associées à un seul collège. Il faudrait donc que toutes les écoles d'un même collège adopte la même ventilation des programmes. Sans déveloper davantage on voit que les problèmes évoqués sur le cycle 5° 4° 3° se retrouvent à la puissance dix mille ! Face à cette usine à gaz, le gouvernement construit une nouvelle usine à gaz, les conseils de cycle qui ici sont donc des conseils écoles/collège qui se conduiront sus la houlette des chefs d'établissement et des inspecteurs. Là encore il faudra réguler, c'est à dire individualiser, l'élève Tartempion arrive en 6° avec telle ou telle connaissance, compétence qu'il n'a pas acquise. Le prof de 6° qui le récupère doit lui proposer des activités pour combler ses lacunes. Le seul moyen de faire cela est d'individualiser l'enseignement ce qui, faut-il le redire encore une fois est parfaitement impossible avec 30 élèves. Tout aussi impossible avec 2 heures d'aide personnalisée par semaine. Comment pourrait-on avec deux heures par semaine, faire tout le travail qui n'a pas pas pu être fait en deux années complètes de classe ?
Ce projet obéit à la même logique que celle du décret Chatel de 2012 qui avait été abrogé après l’élection de François Hollande suite à la mobilisation des personnels appuyée sur l’action commune des organisations syndicales. La « revalorisation » des grilles indiciaires dont se targue la ministre est en fait un miroir aux alouettes avec des augmentations de salaire en trompe-l’œil qui sont très loin de compenser les pertes de salaire accumulées depuis des années.
La logique de ce projet repose sur les entretiens professionnels, sur des critères subjectifs et est l’instrument de l’arbitraire et de l’individualisation. Il est dangereux, inacceptable.
La notation chiffrée serait remplacée par une évaluation, fondée sur une inspection et deux entretiens professionnels reposant sur une grille de 11 items dont les critères sont pour l’essentiel éloignés de l’enseignement, et s’appuyant sur un référentiel de compétences professionnelles qui comporte 70 entrées ! Ce projet va de pair avec la mise en place d’un « accompagnement » des personnels qui peut être imposé par la hiérarchie et n’aurait plus grand-chose à voir avec la formation continue, et renforce le contrôle de la hiérarchie sur nos collègues au détriment de leur liberté pédagogique.
Lors de l’introduction de ce type de grade dans
la Fonction publique de l’État en 2010 par le gouvernement Sarkozy, toutes
les organisations syndicales à l’exception de la CFDT s’étaient prononcées
contre.
En voulant valoriser l’exercice de fonctions particulières et
l’évaluation, la classe exceptionnelle est la promotion à la « tête
du client » et un renforcement de l’inégalité salariale. Il sera
réservé à une toute petite minorité et ne sera accessible que pour
10 % de l’effectif d’un corps, dont 8 % justifiant de fonctions
particulières. Seuls 2 % des personnels, ayant « fait preuve
d’une valeur professionnelle exceptionnelle », pourront y accéder.
C’est donc 90 % de l’effectif d’un corps qui en sera irrémédiablement
exclu.
De plus, les 10 % du corps ne seront atteints qu’en 2023 ! Là
encore, rien ne dit que les dispositions actuelles ne seront pas encore
plus orientées vers des promotions uniquement au mérite ! Sur la base
de la servilité, cela va de soi.
De plus aucune garantie n’est donnée sur un déroulement de carrière sur
deux grades (classe normale et hors classe) pour la totalité des
collègues.
Jean-Michel BlanquerL'école voulue par L'institut Montaigne |
Le nouveau Président Macron prétend changer enchangeant les têtes. comme si changer les têtes pouvait signifier de changer les idée, de changer la politique de changer l'idéologie. Le nouveau président ni de gauche ni de gauche a donc choisi son nouveau gouvernement. Mais qu'est ce qui va donc changer pour l'éducation?
Premièrement Monsieur Blanquer n'est pas pour rien dans toutes les réformes de l'éducation nationale qui ont précédé sa nomination, Recteur de l'académie de guyane en 2004, il fut n°2 du ministère en 2006, puis Recteuyr de l'académie de Créteil en 2007 puis directeur général de l'enseignement scolaire (DGESCO) de Luc Chatel au ministère de l'Éducation nationale en 2009. Comme chacun sait être nommé recteur signifie que l'on est plus que d'accord avec les orientations du ministère. C'est donc clairement le choix de la continuité qui est fait ici par le Président Macron et son équipe.
en 2013 il devient directeur général de l'ESSEC, la grande école de commerce... Il faut donc penser qu'il se fera le chantre de la consolidation de l'approche par compétences chère au monde de l'entreprise et de l'accentuation de l'autonomie des chefs d'établissement en clair il va aller encore plus loin dans les directions qui ont été suivies depuis au moins deux décennies et dont la grimaçante Najat a procédé à la grande accélération. Mais alors pourquoi Najat fait-elle la grimace? A l'heure actuelle on ne peut que supposer qu'il s'agit de l'hypothèse, réjouissante, il faut bien le dire (et oui il y a tout de même du positif), selon laquelle il "mettrait l'accent sur l'école maternelle et l'acquisition du langage. La réussite de l'enfant se joue dès la maternelle, estime Jean-Michel Blanquer, pour plein de sortes de raisons : le cerveau est très maléable jusqu'à l'âge de six ans et on s'est aperçu que l'apprentissage du langage est indispensable pour réussir sa scolarité dans le primaire. Un vocabulaire riche permet d'être moins violent, d'acquérir des subtilités dans le raisonnement. La maternelle, c'est l'endroit où l'on doit pouvoir personnaliser les parcours des élèves, notamment dans les zones difficiles où il faudrait dédoubler les classes. " du moins si l'on en croit ceci
Son programme tel qu’il transparaît dans son dernier ouvrage a été élaboré avec l’aide de l’Institut Montaigne, un think tank libéral. Pour un portrait plus complet de cette homme de droite : http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/05/17/jean-michel-blanquer-un-specialiste-marque-a-droite-a-l-education-nationale_5129208_823448.html
L'institut Montaigne est "un think tank classé comme libéral". Il a été créé par "le parrain du capitalisme français", Claude Bébéar, aujourd'hui président d'honneur du groupe Axa. Ce think tank, qui se déclare "indépendant", est financé par près de 80 entreprises, et certaines de ses propositions penchent clairement à droite : en 2008, une étude dénonçait par exemple "le coût prohibitif" de l'éolien. En 2010, l'institut prônait "la suppression du CDD et un CDI "plus flexible"". En matière d'éducation, le rapport sur l'échec scolaire de 2010 était visiblement marqué à droite, selon une tribune d'un enseignant publiée sur Rue89. Le vocabulaire utilisé, avec la multiplication des mots "compétition", "politique de ressources humaines", "management", "mérite" ou encore "performance", faisait dire à cet enseignant que l'institut Montaigne assimile l'école à "une entreprise comme une autre".
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menu général perdu? |