La Véritable biographie de Nicolas Sarkozy : Info ou Intox ?

réalité ou hoax ? Délire conspirationniste ou bien la réalité dépasse-t-elle la fiction ?

 

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menu général perdu?  
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J'ai donc reçu peut-être comme vous cette biographie qui ressemble fort à un Hoax, elle se diffuse de manière virale, elle ne contient pas de signature, aucune source, elle ne renvoie sur aucun site web.

Première étape je cherche sur hoaxbusters : rien

On trouve ce texte sur des blogs, par exemple ici ou ici mais personne ne semble sourcer ou vérifier le contenu. Vu que le texte est découpé au long de cette page dans les cadres à fond "saumon orangé" ce qui n'est pas forcément agréable pour la lecture, on peut préférer se référer à ces 2 blogs afin de lire une première fois le texte in extenso.

C'est en cherchant confirmation au sujet du départ de Peretti de l'assemblée nationale et de la thèse de la tentative de suicide de Peretti que je tombe sur un article du post. Selon cet article, l'auteur de cette biographie serait Thierry Meyssan, journaliste d’investigation très controversé. Et effectivement dans cet article du post, nous retrouvons tous les éléments de cette biographie, ainsi l'origine du texte semble bien identifiée de manière indiscutable.

Sur Indymedia, Jean Louis Roche répond à ce texte de Meyssan de manière plutôt violente : "Bouffonades mediatiques le cas Meyssan" il parle de "critique pathologique typique de l'extrême droite". Hélas il ne donne pas de sources contraires aux affirmations de Meyssan, il réfute en bloc, ce qui ne me satisfait pas non plus.

Mais effectivement certains éléments de ce texte de Meyssan se retrouvent sur le blog de Bruno Gollnisch (membre du bureau politique et membre de droit du comité central du Front national)

Seule solution tout vérifier point par point !! Voici donc le texte, commenté et vérifié et sourcé au fur et à mesure d'abord simplement en utilisant wikipédia selon l'axiome : "si c'est dans wikipédia c'est pas conspirationniste" puis ensuite avec des recherches plus poussées.

Il y a évidemment dans ce texte des choses vraies mais le verdict me semble sans appel: Intox, Hoax et délire conspirationniste, Meyssan voit la CIA et les sionistes partout. La réalité est très différente, Sarkozy est tout simplement le président des riches, il a mené une politique pour les riches et pour la finance. Nul besoin d'imaginer qu'il soit un agent de la CIA pour expliquer ou rejeter son bilan

le texte original présenté dans les cadres est agrémenté d'un code couleurs le choix entre bleu marron et orange est certes subjectif mais ce qui compte est surtout de savoir ce qui est vert et ce qui est rouge:

vert : Vrai     bleu : probable mais non prouvé     marron : possible mais non prouvé     orange : non prouvé et peu probable     rouge : faux

Tout élément ou toute source prouvant des éléments de ce texte mis en doute peuvent m'être envoyés à : pythacli [at] mailoo.org

Prenez 5 minutes...vous ne le regretterez pas !  

     Nicolas Sarkozy.   

    Né en 1955, il est le fils d'un noble hongrois, Pal Sarkozy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fui l'Armée rouge, et d'Andrée Mallah, une juive originaire de Thesalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkozy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

comparons avec la notice wikipédia :


Andrée Mallah

Pal Sarkozy

les différences sont anecdotiques:

"réfugié en France après avoir fui l'Armée rouge" en fait la famille a été expropriée par l'armée rouge comme on peut le lire dans la notice wikipédia de la famille Sarkozy : "À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et s'exile en France, après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne. Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden et s'engage pour cinq ans."
Thesalonique est le nouveau nom de Salonique : vérifier ici
le prénom du demi frère de Nicolas : Pierre-Olivier ou Olivier? une simple différence entre son véritable état civil et son nom d'usage
Une phrase qui est une libre interprétation des conséquences de cette vie de famille : "Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée." cette interprétation semble fausse, Nicolas a grandi dans la famille de sa mère d'abord avec son grand père Benedict jusqu'à son décès puis ensuite elle s'intalle à Neuilly-sur-Seine. notice wikipédia de la famille Sarkozy

En parcourant ces différentes pages wikipédia on trouve des choses "amusantes":

pourquoi le père de Nicolas est-il "un noble" ? : parce qu' "un lointain ancêtre paysan s'est battu contre les Ottomans"
pourquoi est-il parti? exproprié par l'armée rouge
Dans sa famille il y avait des mandants politiques (adjoint au maire) mais des revenus modestes malgré des terres et un chateau
Pourquoi la mère de Nicolas est-elle partie d'Espagne ? sa famille a été expulsée et s'est réfugiée en Grèce sous domination ottomane
Dans sa famille il y avait des mandants politiques (2 sénateurs d'Israel) la famille est plutot aisée une fois installée en France (plusieurs médecins)

Des racines clairement extérieures à la France, une famille qui s'est intégrée et sur les 2 branches qui a été expulsée de ses terres d'origine. La véritable famille de Nicolas c'est la famille de sa mère selon cette biographie qu'on peut lire sur le site officiel de la chambre de commerce France Israel

Sa mère est devenue la secrétaire d'Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de de Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l'Assemblée nationale.

Nicolas et sa mère s'installent donc à Neuilly en 1972 alors que peretti est déjà maire de Neuilly:

En 1972, lors du décès de Bénédict Mallah, Nicolas Sarkozy a 17 ans et c’est la déchirure, une profonde tristesse. L’idéal judéo-grec n’est plus auprès de lui mais aura su laisser des traces profondes dans ses valeurs. La famille quitte Paris pour s’installer à Neuilly sur Seine : site officiel de la chambre de commerce France Israel

Achille Peretti, né le 13 juin 1911 à Ajaccio et mort le 14 avril 1983 à Neuilly-sur-Seine d'un arrêt cardiaque lors d'une réception officielle, est un homme politique français. Maire de Neuilly-sur-Seine de 1947 à 1983, il préside l'Assemblée nationale de 1969 à 1973 et siège au Conseil constitutionnel de 1977 à sa mort. notice wikipédia de peretti

Achille Peretti fait de Sarkozy en 1977 son conseiller municipal, puis son adjoint. Là, il apprend sur le tas, dans de longues conversations hebdomadaires avec son vieux parrain, et pense gentiment — pour plus tard — à la mairie. Se considère-t-il alors comme le dauphin ? « Allons donc ! Peretti disait toujours qu’il n’était pas le prince de Monaco », affirme-t-il aujourd’hui. Mais, après trente-six ans de règne, Peretti s’éteint brutalement le 14 avril. Charles Pasqua ne briguant pas un poste qu’il aurait eu du mal à conquérir, Sarkozy est le candidat RPR à Neuilly. Il est élu malgré une alliance UDF-Florence d’Harcourt, pasionaria de l’« anti-combinazione » face au roc Peretti, en mars. Aujourd’hui, il ne pense qu’à faire ses preuves, épaulé par la secrétaire d’Achille (« depuis trente et un ans »), le chauffeur d’Achille et le fidèle huissier d’Achille, Serge, « mon pote » ...article de Cathérine Pégard dans le Point du 9 mai 1983

Donc, à la mort de Peretti en 1983, Sarkozy doit d'abord mener la campagne pour Pasqua successeur désigné de Peretti, finalement Pasqua se désiste et Nicolas succède à Peretti à la tête de la mairie de Neuilly à seulement 28 ans.

Il est aussi connu pour avoir été le père politique de Nicolas Sarkozy, marié en première noce avec sa nièce, Marie-Dominique Culioli (mère de Pierre Sarkozy et Jean Sarkozy),

"Il assure la protection du général de Gaulle lors des journées d'août 1944 à Paris" notice wikipédia de peretti

Peretti co fondateur du SAC ? oui

"En 1959, il [Charles Pasqua] est avec Jacques Foccart et Achille Peretti l'un des créateurs du Service d'action civique (SAC), organisme de protection, « police privée » du gaullisme visant à lutter contre les actions terroristes de l'OAS, en pleine effervescence et en pleine illégalité lors de la guerre d'Algérie. Les membres du SAC, fortement liés au Milieu, sont auteurs de nombreux « coups de main ». C'est une finalité du service d'ordre du RPF, créé par le général de Gaulle." notice wikipédia de Charles Pasqua

La mère de Sarkozy secrétaire de Peretti ? A priori Non : mener des recherches plus poussées
Au moment où elle s'installe à Neuilly elle est avocate, elle est devenue avocate après le divorce et elle a plaidé au bareau de nanterre notice wikipédia de la famille Sarkozy

 Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l'existence d'une organisation criminelle secrète « l'Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l'Europe et l'Amérique, la fameuse « French connexion » qu'Hollywwod devait porter à l'écran.  

Le nom de Peretti n'apparait pas dans la notice wikipédia de l'union Corse

L’Union corse était le nom général donné par les autorités américaines aux principaux clans mafieux corses qui organisèrent la French Connection, le trafic d'héroïne entre la France et les États-Unis, entre les années 1950 et 1970. Selon eux, il y avait environ une quinzaine de clans corses impliqués dans le trafic d'héroïne, présents principalement sur le territoire français. Les plus importants d'entre eux, implantés à Marseille, étaient le clan des frères Guérini, le clan de Marcel Francisci, le clan Venturi et le clan Orsini. Il existait, effectivement une multitude de clan mafieux corses impliqués dans la French Connection, plus ou moins liés les uns aux autres (alliés ou rivaux)

Le clan peretti se cache-t-il quelque part dans cette" multitude de clan mafieux corses" ?

Ce qui est aisément vérifiable c'est la proximité entre le SAC et la french connection, on peut exemple consulter ce mémoire de sciences po à la page 23, l'auteur analyse la présence du SAC dans lanébuleuse de la french connection, tout en rpécisant que la french connection ne se limite pas au SAC et à la maffia Corse il parle d'organisation en constante mutation, d'associations ponctuelles pour un coup, d'absence de chef. Il précise également que les officines politiques de l'époque étaient pénétrées par les réseaux de la french connection.

rien de bien concluant dans cet article passionant de Backchich : qui retrace les liens entre Pasqua et leandri et donc le SAC et Peretti puis les liens entre Pasqua et Jean Jé colonna arrêté dans le cadre du traffic de la french connection, mais on ne trouve pas de lien explicite entre Peretti et la French connection.

une biographie d'Achile Peretti : un résistant couvert de récompenses honorifiques , chef du réseau de renseignement Ajax (polémique à ce sujet) pendant la résistance. Une avenue porte son nom à Neuilly. Ainsi qu'une école, une crèche catholique et aussi une place :

S'appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d'un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n'est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d'alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l'Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l'Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

La famille Venturi est effectivement citée dans toutes les sources données précédemment sur la French connection


www.bakchich.info/Les-ex-de-la-French-connection,06172.html

j'ai trouvé également ceci : Les Venturi, le pastis et Pasqua

Jean et Dominique Venturi, sont deux frères qui ont fait preuve d’une très grande intelligence en « affaires ». Ils se répartissent les rôles et vont se doter de « protections » aussi bien avec la mairie socialiste de Marseille qu’avec des membres influents du parti gaulliste, l’UDR et par SAC interposé. Dominique, dit "nick" s’illustre dans le trafic de cigarettes, au S.O. du parti socialiste de l’époque, la SFIO, fera de très grandes affaires avec les marchés de la mairie et sera le correspondant de son frère pour la drogue. Jean de son côté va « assurer » les réceptions de drogue pour les USA via le Canada et la société Ricard dont il est le représentant, société dans laquelle son chef hiérarchique est alors Charles Pasqua. En 1967, il sera inculpé par la justice américaine dans le cadre de la « French Connection » et Charles Pasqua indirectement mis en cause. Jean Venturi prend la fuite, il court toujours et le mandat d’arrêt international n’a pas reçu un début d’exécution bien qu’entre temps Charles Pasqua et Gaston Defferre aient été chacun à leur tour, Ministre de l’Intérieur. Charles Pasqua est dans les réseaux gaullistes depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Il prend une grande responsabilité en 1958 en devenant co - fondateur du SAC ( Service d'Action Civique) – les gros bras du RPR de l'époque ( UDR) et instrument de police parallèle. Il va monter son réseau en Afrique que l'on retrouvera dans l'affaire du trafic d'armes avec l'Angola. Ministre il va à plusieurs reprises et contre l'avis de la commission du ministère, favoriser les ventes de casinos pour ses amis. Mais ce sont les relations entre Venturi et Pasqua, à l'époque tous deux travaillant chez Ricard, qui rattachent au plus loin les questions que l'on est en droit de se poser sur des liens avec la French Connection. Dans toute l'histoire de la drogue, des jeux, du SAC, des réseaux, au moins depuis 1958, on trouve la trace de Charles Pasqua ou de ses proches, Jean Charles Marchiani, Bozzi, André Guelfi dit « dédé la sardine, Tomi, Felliciagi, Jean Baptiste Jérôme Colonna, Pierre Falconne, Etienne Léandri etc. http://memoiresvivantes.com/projets/partie.php?id=5

Comme déjà mentionné précédemment, le nom de Peretti n'apparait pas dans la notice wikipédia de l'union Corse , Je n'ai rien trouvé sur son implication ou sa mise en cause éventuelle dans la French Connection , je n'ai rien trouvé sur cette tentative de suicide, de plus il semble avoir perdu le perchoir simplement suite à des élections en restant tout de même député, il n'est pas question de renoncement suite à un quelconque scandale :
Achille Peretti est élu président de l'Assemblée nationale le 25 juin 1969, en remplacement de Jacques Chaban-Delmas, nommé Premier ministre. Il préside cette assemblée pendant le reste de la 4e législature, jusqu’au 1er avril 1973. Après les élections, il ne parvient pas à conserver la présidence de l'Assemblée nationale, qui échoit à Edgar Faure, mais reste député. Il est ensuite nommé membre du Conseil constitutionnel le 4 mars 1977. Il y siège jusqu'à son décès. notice wikipédia de Peretti

Peretti étant comme Faure membre de l'UDR il faudrait enquêter pour en savoir plus sur les circonstances de cette passation de pouvoir.

enquête sur les casseroles de Peretti

C’est également inopinément qu’un homme d’affaires luxembourgeois, sans apporter de preuves, a accusé le maire de Puteaux, Ceccaldi-Raynaud, d’avoir couvert, en 2001, le versement d’une centaine de millions de francs de commission pour un marché de chaufferie à Nanterre. Or, là encore,la direction de la concurrence et de la répression des fraudes des Hauts-de-Seine avait des soupçons, comme l’a révélé l’Express. Ce marché, selon les enquêteurs, aurait porté sur 10.000 logements et 90 immeubles de bureaux à l’issue d’un appel d’offres ne comportant aucun critère de prix, remporté par la société Enerthem. Bien sûr, Charles Ceccaldi-Raynaud dément toute fraude. Achille Peretti, l’ex maire de Neuilly, ne fut pas rattrapé par la justice malgré les casseroles qu’il traînait. Marianne, 9 fév 2004

  En 1977, Pal Sarközy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n° 2 de l'administration centrale du département d'État des États-Unis. Elle l'épouse et s'installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c'est bien connu, son mari n'est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu'il y joue un rôle important.

 

Frank George Wisner II (born 2 July 1938) is an American businessman and former diplomat. He is the son of Frank Wisner (1909–1965)
He joined the State Department as a Foreign Service Officer in December of that year[1961]
In 1976, at the beginning of the Carter administration, he served under Cyrus Vance as Deputy Executive Secretary of the Department of State. Among his overseas assignments, Wisner served as the United States Ambassador to Zambia (1979–82); Egypt (1986–91), the Philippines (1991–92), and India, 1994-97. notice wikipedia de Franck G Wisner
The United States Department of State (often referred to as the State Department or DoS), is the United States federal executive department responsible for international relations of the United States, equivalent to the foreign ministries of other countries. wikipedia article United States Department of State

Diplomate et homme d'affaire américain nommé au département d'État des États-Unis en 1961. Il obtient en 1976 le poste de "Deputy Executive Secretary of the Department of State" qui est bien le poste de n°2 comme on peut le voir dans la notice wikipedia section "staff" ce département d'état est l'équivalent du ministère des affaires étrangères

entre 1961 et 1976 il a rempli plusieurs missions : Algérie après l'indépendance, Vietnam en 1964, Tunisie en 1968, Bangladesh en 1973, retour à Washington en 1974 en charge de l'Indochine puis de l'Afrique du Sud puis le conflit entre le Zimbabwe et la Namibie. "He is married to the former Christine de Ganay. They have four children." dans une biographie sur un site Indien. L'occasion de lire la partie business de son CV , membre de plusieurs conseils d'administration en particulier de 2 banques d'investissement : AIG et ALICO

Il exerce ses fonctions au département d'État jusqu'en 1997 date à laquelle il quitte ses fonctions diplomatiques pour se lancer dans les affaires et rejoindre une filiale d'Enron (le célèbre fond de pension américain):notice wikipedia de Franck G Wisner

Bien sur en tant que n°2 des affaires étrangères il est forcément en relation étroite avec la CIA:
The Department also supports the foreign affairs activities of other U.S. Government entities including the Department of Defense, the Department of Commerce, the Department of Homeland Security, the Central Intelligence Agency (specifically, the Special Activities Division), and the U.S. Agency for International Development. wikipedia article United States Department of State

alors que je peaufine cette page je tombe sur cet article du Post:

Franck Georges WISNER est membre du conseil du ROCKEFELLER BROTHERS FUND, a travaillé pour la CIA, et est le fils de Frank Wisner (1909-1965), qui fut le directeur du bureau de coordination politique des opérations spéciales de la CIA et fut à l'origine de la création du groupe BILDERBERG.
http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/05/19/2499668_liens-troublants-du-procureur-charge-du-proces-dsk.html

Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-soeur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d'État.

difficile à vérifier   

 À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d'autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n'est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1976, à vingt-et-un ans, il adhère au RPR. Un an plus tard, appuyé par Charles Pasqua, il entre au comité central. biographie du Point


1976

Christine de Ganay a divorcé et s'est ensuite mariée à Frank G. Wisner, un diplomate américain, quand Olivier avait seulement 7 ans : notice wikipédia d'Olivier Sarkozy

or Olivier est né en 1969 : notice wikipédia de la famille Sarkozy

ça donne bien un mariage en 1976 qui est bien l'année où Sarkozy adhère au RPR

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s'étant inscrit au barreau, épouse la nièce d'Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu'avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l'île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.


1983

Charles Pasqua est en effet témoin de son premier mariage avec Marie-Dominique Culioli.voir biographie du Point


Marie-Dominique Culioli

les 2 fils issus de ce mariage : Pierre (1985) et Jean (1986)

En effet, celui-ci a épousé en première noces, Marie-Dominique Culioli, fille des pharmaciens de Vico. Ses deux fils sont donc à moitié corse et issu d'une micro région toute proche de Cargèse. Mieux, lorsque l'un de ses fils exprime le désir de revenir en Corse et de suivre un stage chez un berger c'est dans la région de Cargèse qu'il est placé....[plus loin dans le texte : L'été, il a déjà fait un stage de berger à quelques encablures de la bergerie d'Yvan Colonna. Les nationalistes ont bien rigolé.]
Selon les deux auteurs, Sarkozy pourrait même avoir un moment corsisé son nom en remplaçant le y par un i, ce en quoi il se trompait. Au XIXème siècle de bons bourgeois corses qui refusaient leur corsitude transformèrent le i de leur nom en y. Ainsi Paul Valéry descend-il de la famille des Valerii. Plus en arrière, tout Neuilly raconte comment le jeune Nicolas fut pris en main par Achille Peretti, l'indétrônable maire de Neuilly qui venait l'accueillir à l'école. De là daterait cet amour pour la Corse qui le poussa dans les bras d'une Culioli.
L'autre Sarkozy s'épanouit en Corse. C'est celui d'un amoureux de l'île de Colomba et de Mateo Falcone. Car le ministre est familier des lieux pour avoir épousé en premières noces une pharmacienne originaire du village de Vico. Où est Vico? Sur les hauteurs de Cargèse ! Pendant des années, le jeune homme qui avait pris la succession du Corse Achille Peretti à la mairie de Neuilly a passé là ses vacances. Gustave Flaubert a visité la région en 1840 et vante les mérites du village : «À Vico on commence à connaître ce que c'est qu'un village de la Corse. Situé sur un monticule, dans une grande vallée, il est dominé de tous les côtés par des montagnes qui l'entourent en entonnoir.» L'auteur de Madame Bovary s'enchante pour les légendes des lieux : « Vico est la patrie du fameux Théodore dont le nom retentit encore dans toute la Corse avec un éclat héroïque; il a tenu douze ans le maquis et n'a été tué qu'en trahison. C'était un simple paysan du pays, que tous aimaient et que tous aiment encore.»

Depuis, Sarkozy a divorcé de son épouse corse et s'est remarié avec Cécilia en octobre 1996. Mais il n'a pas tout à fait divorcé de cette terre attirante et violente à la fois. D'autant que ses deux fils, Pierre et Jean, nés de son premier mariage, se sentent corses et passent toutes leurs vacances sur l'île.
En 1999, à l'adresse de la villa baptisée Ros'hen, apparaît un certain Nicolas Sarkozi (sic), joignable à un numéro aujourd'hui erroné. Le maire de Neuilly avait-il eu la préciosité de «corsiser» son nom de famille hongrois, ou France Télécom a-t-elle commis une erreur? En tout cas, Sarkozi est bien Sarkozy. Avant qu'il n'intègre le gouvernement Raffarin, il n'y avait pas de protection particulière autour de la bâtisse cossue, coincée entre la mer et la route départementale d'Ajaccio à Cargèse. Depuis, un haut mur de parpaings a été édifié pour «sécuriser» les lieux. En face de la maison Ros'hen, il y a toujours eu et il y a encore le glacier, propriété d'André Geronimi. Notable local, Geronimi fut maire adjoint. Proche du RPR, il aimait deviser avec celui qui n'était encore que le juvénile maire de Neuilly. Le 12 septembre 1983, le glacier de Sagone est victime d'un «paquet », un attentat à l'explosif. L'action n'a jamais été revendiquée. Deux jours après l'explosion, les gendarmes sont mis sur une piste par un renseignement anonyme. En substance: « Allez fouiller chez les Colonna. » La maréchaussée effectue une perquisition dans la propriété. Les militaires extirpent du puits un petit arsenal.
Christophe DELOIRE et Christophe DUBOIS : livre sur l'enquête sabotée de Nicolas SARKOZY et la Corse

L'année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.  
Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l'épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l'époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Ne revenons pas sur Peretti et la mairie dont on a déjà largement parlé.

Au sujet de Cécilia Sarkozy , le contenu de ce paragraphe correspond à ce qui a été abondamment écrit dans la presse :

"La décharge électrique secoue Nicolas Sarkozy le 10 août 1984. Ce jour-là, le maire de Neuilly, 29 ans, unit une célébrité, Jacques Martin, 52 ans, à une jeunesse, Cecilia Ciganer Albéniz, 27 ans. Dans Un pouvoir nommé désir (Grasset), Catherine Nay décrit avec jubilation ce qui se passe alors dans la tête de l'élu RPR. "Pourquoi moi je marie cette femme à un autre? Elle est pour moi." Il bafouille, couvre Jacques Martin d'éloges alors qu'il est envahi par une émotion... qu'il va vite transformer en énergie... La romance devient vaudeville, à Megève, au printemps 1988: Nicolas est surpris par sa femme dans la chambre de Cécilia. Jacques Martin finira par découvrir son statut, menacera de casser la gueule de son faux frère, mais, selon Catherine Nay, n'en fit rien. A l'automne, ses deux petites filles sous le bras, Cécilia quitte l'homme le plus connu de France - ainsi le qualifia - t-elle lors de leur rencontre. "Je ne suis plus heureuse, je m'en vais", dit-elle. Phrase prémonitoire..."
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/nicolas-et-cecilia-ils-se-sont-tant-aimes_467322.html


Cécilia et Jacques Martin

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s'empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu'il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.
En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de de Gaulle-Pompidou, refuse d'être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur.

Claude Chirac se marie en septembre 1992, à la mairie du 5e arrondissement de Paris, avec le politologue Philippe Habert (maître de conférences à Sciences Po et directeur des études politiques du Figaro). Nicolas Sarkozy est son témoin de mariage. Habert meurt quelques mois plus tard, à 34 ans le 5 avril 1993. notice wikipédia de Claude Chirac


Claude Chirac

Les circonstances troublantes de sa mort ont été attribuées après autopsie à un empoisonnement. Il a été convenu qu'il s'agissait probablement d'un suicide par absorption de médicaments. notice wikipédia de Philippe Habert

Le mariage civil se déroule à la mairie du IVe arrondissement de Paris, en septembre 1992. Le choix de Nicolas Sarkozy comme témoin agace le futur mari. En privé, Habert s'étonne: il soupçonne une ancienne liaison entre Claude et Nicolas. «Je n'ai pas été sa maîtresse», a-t-elle assuré à Béatrice Gurrey, auteur de Le Rebelle et le roi (Albin Michel). «Ce jour-là, Habert récuse la présence de Bernard Pons, à cause du massacre de la grotte d'Ouvéa, et refuse de serrer la main d'Edouard Balladur, qu'il accuse d'avoir fait couper un de ses articles», se rappelle un observateur. Le 3 octobre, le mariage religieux est célébré à l'église de Sarran (Corrèze) et la fête qui se tient au château de Bity réunit quelque 2 000 invités de marque, sous une pluie battante, avec chapiteau et reportage dans Paris Match. Sont présents Gregory Peck et sa fille, Line Renaud et Olivier de Kersauson, tandis que Patrick Sébastien et Michel Leeb se lancent chacun dans une imitation de Chirac qui le fait hurler de rire. «Habert a refusé le cadeau de Hassan II, un tapis, à cause des prisonniers politiques au Maroc», se souvient un invité.
Philippe Habert vit seul dans son appartement du Marais, Claude Chirac est à la mairie. La politique les a réunis, elle les séparera, via une banale interview diffusée en deuxième partie de soirée sur France 3, le 4 janvier 1993. Habert critique Balladur, alors en tandem avec Chirac et qui souffre, selon lui, de «non-représentativité sociale». Claude répond le 24 février, dans Globe Hebdo, où elle réaffirme son soutien à Balladur: «Il ne portera jamais un coup dur à Chirac.» La déclaration de rupture, adressée à Philippe, tombe en sept lignes sèchement envoyées: «Je ne savais même pas qu'il était invité au journal de France 3. Je ne pense pas que Balladur ait pensé un instant que cela puisse être prémédité. Pour ma part, j'ai trouvé cela déplacé et immature». La fille du maire de Paris envisage déjà une procédure de divorce.

Le lundi 5 avril 1993, à la mi-journée, Le Figaro cherche à joindre Habert. On ne s'inquiète guère: il a l'habitude de boucler ses analyses tard dans la nuit et d'arriver au journal en milieu de matinée. L'homme de confiance de la famille se rend dans l'appartement du Marais, dont il a un double des clefs: il trouve Philippe Habert inanimé et donne l'alerte. Près de lui, de nombreuses boîtes de médicaments vides. On ne constate aucune trace de violence; pas de lettre. Quand les responsables policiers arrivent sur place, Bernadette et Jacques Chirac sont déjà là. C'est avec eux que la police négocie, en accord avec le procureur de la République, Bruno Cotte, une autopsie de Philippe Habert, qui conclut que le politologue est mort d'un empoisonnement du sang. L'enquête révélera qu'il a acheté peu avant sa mort une grande quantité de médicaments. Les proches avancent que, déprimé et gros travailleur, Habert aurait absorbé trop de médicaments et que son décès serait accidentel. Les enquêteurs penchent plutôt pour un suicide prémédité. De toute façon, les causes de la mort n'étant pas criminelles, l'affaire est classée.
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-secrets-des-chirac_487019.html?p=6

d'après cet article de l'Express, s'il y a eu liaison c'était avant le mariage, alors que le paragraphe laisse supposer que c'est après le mariage, et que Sarkozy "n'a pas pu s'en empêcher". Par ailleurs la thèse du suicide causé par cette liaison ne semble pas tenir, la rupture enre Claude Chirac et Philippe Habert semble être la conséquence de bien autre chose.

Sarkozy a été Président du Comité de soutien des jeunes pour la présidentielle de 1981, véritable confident de Jacques Chirac tout au long des années 1980, au point d'être considéré comme un "fils".
En 1995, quand les sondages portent le Premier ministre Edouard Balladur aux nues, Sarkozy choisit son camp. Il quitte le gouvernement et devient porte-parole du rival de Chirac lors de la campagne. On connait la suite : disgrâce, traversée du désert http://www.linternaute.com/actualite/politique/selection/les-pires-ennemis-de-la-politique/chirac-sarkozy.shtml

Pour le Monde la rupture remonte à 1993 quand Balladur nomme Sarkozy ministre :
Le début de la rupture : Jacques Chirac, alors premier secrétaire du RPR, préfère ne pas retenter l'expérience de premier ministre de cohabitation, poste qu'il laisse à Edouard Balladur. Ce dernier "offre" à Nicolas Sarkozy son premier poste ministériel, au budget. C'est le début de l'éloignement entre MM. Chirac et Sarkozy, du fait de la rupture, au sein même du parti, entre chiraquiens et balladuriens.

La rupture entre Sarkozy et le clan Chirac a-t-elle des raisons "personnelles" ou bien politiques ? La raison politique semble suffisante pour expliquer cette rupture, toutefois on ne peut pas défnitivement écarter la thèse personnelle tout en rappelant que al liaison entre Claude Chirac et Sarkozy reste du domaine de la rumeur, rumeur alimentée par les soupçons de Philippe Habert.

En 1998, Jean-Paul Cruse, journaliste “gaullo-maoïste” visiblement très bien “renseigné” écrivait Un Corbeau au cœur de l’État.
Dans ce livre il racontait la guerre que se sont livrée les clans Balladur/Pasqua et Chirac/Juppé à partir de 1993. C’est l’histoire d’un informateur anonyme, Le Corbeau, qui fit parvenir, à partir de juin 1995, à des magistrats, et notamment au juge Halphen, une véritable collection de notes blanches des RG.
Ces notes blanches avaient été rédigées par la commissaire Brigitte Henry, une adjointe d’Yves Bertrand, et elles aiguillaient les magistrats sur les circuits des financements occultes du RPR. De tout le RPR ? Non, elles ciblaient principalement des “affaires” qui touchaient l’entourage de Chirac et, surtout, celui d’Alain Juppé. “Le corbeau n’est pas un homme seul”, écrivait le journaliste [...]. C’est un groupe d’officiers de renseignements, français, disposant de “correspondants” au sein des RG, de la magistrature, de la PJ, et de la presse. […] Leur but était […] de semer la panique, et de faire savoir que, disposant d’informations pour certains dommageables, […] ils étaient disposés à les utiliser […] si certaines conditions n’étaient pas remplies. Leur chantage, car c’en est un, et il est énorme, se développe […] après l’élection de Jacques Chirac et la nomination d’Alain Juppé, dont ils suspectent les intentions dans des domaines précis, qui les touchent de très près ». À l’époque, l’arme de leur chantage était constituée par les notes blanches des RG. »
[En tête des « domaines précis » figuraient la question des complicités dans le génocide rwandais et un possible changement de méthode dans les relations franco-africaines. Les aventures du commissaire Marty ne sont donc pas seulement révélatrices d’une “République souterraine” hantée de cadavres. Elles ont à voir avec d’impitoyables luttes internes, déclenchées en 1992-93, dont la Françafrique est l’un des objets. À l’époque s’opposaient principalement, au sein du néogaullisme dominant, le réseau Pasqua et le tandem Juppé-de Villepin. Le « Corbeau » collectif a pilonné Juppé, mais le mitraillage judiciaire de Pasqua, Marchiani et leurs acolytes a plombé leur réseau. Pourtant, à en croire cet article, le « Corbeau » a repris du poil de la bête. Au service de qui ?]
Extrait de Billets d’Afrique et d’Ailleurs N°111 - Février 2003 -

Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l'Intérieur. S'il conserve la haute main sur la majiruana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d'honneur du Mossad.

La justice reproche à l’ancien ministre de l'Intérieur d'Édouard Balladur d'avoir bénéficié de 7,5 millions de francs (1,14 million d'euros) pour sa campagne électorale européenne de 1999, issus de la vente du casino d’Annemasse, dont il avait autorisé l'exploitation en 1994, en tant que ministre de tutelle, contre l'avis de la commission supérieure des jeux. Son pourvoi en cassation ayant été rejeté le 8 avril 2010, Charles Pasqua est définitivement condamné à 18 mois de prison avec sursis dans l’affaire du casino d'Annemasse, pour « faux, financement illégal de campagne et abus de confiance ». Il s'agit de sa première condamnation définitive. C'est tout se qu'on peut trouver dans la notice wikipédia de Pasqua au sujet des casinos

On trouve également en cherchant sur le mot "Afrique" :
« Recel d'abus de biens sociaux » pour l'association France Afrique Orient qui aurait bénéficié gratuitement de locaux situés boulevard La Tour-Maubourg à Paris.
Affaire des ventes d'armes à l'Angola : Le tribunal correctionnel de Paris condamne Charles Pasqua, le 27 octobre 2009, à un an de prison ferme et deux ans de sursis accompagnés de 100 000 euros d'amende pour « trafic d'influence ». Le 29 avril 2011, la cour d'appel de Paris le relaxe finalement des chefs de trafic d'influence passif et de recel d'abus de biens sociaux
notice wikipédia de Pasqua

L'Angolagate est une affaire de vente d'armes soviétiques d'un montant total de 790 millions de dollars américains au gouvernement angolais du président José Eduardo dos Santos en 1994, alors que la guerre civile angolaise venait de reprendre entre le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) au pouvoir et l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA), marché pour lequel de nombreuses personnalités françaises ont touché des commissions. Cette vente a été pilotée par un intermédiaire franco-canadien, Pierre Falcone, et un homme d'affaires franco-israélo-canado-angolais d'origine russe, Arcadi Gaydamak, proche des services de renseignement russes et de certains oligarques russes. L'entreprise d'armement Thomson et la banque BNP-Paribas sont impliquées. L'affaire a aussi éclaboussé l'ancien conseiller du président français Mitterrand, Jacques Attali. La justice reproche à Gaydamak et Falcone d'avoir, de 1993 à 1995, vendu à l'Angola, via le biais d'une entreprise slovaque, alors en pleine guerre civile, des armes provenant de l'ancien bloc soviétique, sans avoir reçu d'autorisation de l'État français
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_ventes_d%27armes_%C3%A0_l%27Angola .

En novembre 1999, le pôle économique et financier du parquet de Paris se saisit d'une affaire de blanchiment d'argent entre la France et le Maroc et confie le dossier aux juges d'instruction Philippe Courroye et Isabelle Prévost-Desprez. Ces derniers interrogent l'avocat fiscaliste Allain Guilloux.
Le 5 juillet 2000, l'avocat Allain Guilloux est mis en examen et écroué pour « abus de confiance » et « blanchiment aggravé ». Lors d'une perquisition à son cabinet parisien, les enquêteurs ont en outre mis la main sur le dossier d'un homme d'affaires franco-israélo-canado-angolais d'origine soviétique, le milliardaire Arcadi Gaydamak, qui intéresse fortement le fisc français. Les juges remontent également jusqu'à une société de vente d'armes, Brenco International, dirigée par l'homme d'affaires Pierre Falcone, dont Allain Guilloux est aussi le conseiller fiscal.
En Septembre 2000 une perquisition a lieu au domicile d'Isabelle Delubac, secrétaire de Pierre Falcone. Les enquêteurs saisissent des disquettes informatiques comportant une liste de personnes et de sociétés possiblement rémunérées par Brenco International : Jean-Christophe Mitterrand, Jacques Attali, Jean-Charles Marchiani et beaucoup d'autres... Le 29 novembre 2000, une perquisitions est réalisée au domicile parisien de Jean-Charles Marchiani, ainsi qu'au siège du Rassemblement pour la France (RPF) à Neuilly-sur-Seine et au conseil général des Hauts-de-Seine, tous deux présidés par Charles Pasqua. Le RPF est soupçonné d'avoir bénéficié d'une partie de l'argent provenant des ventes d'armes négociées par la Brenco. Charles Pasqua est entendu comme témoin.
Le 4 janvier 2001 les comptes de la liste menée par Charles Pasqua aux élections européennes de juin 1999 sont placés sous séquestre. Les juges suspectent le RPF d'avoir perçu une somme de 450 000 dollars pour le financement de sa campagne, versés par la Brenco. Jacques Attali est entendu comme témoin par Philippe Courroye. Il aurait perçu près de 1 million de francs pour son rôle de conseil auprès de Pierre Falcone.

Le 9 janvier 2001 une perquisition est effctuée à la Brenco. Dans un entretien au Figaro, Henri Hurand, président de la Sofremi, lève le voile sur les dérives qui ont été commises. Il détaille les raisons de l'ascension de Pierre Falcone au sein de la société et les protections dont il a bénéficié. Il met aussi en cause tous les anciens ministres de l'Intérieur, en particulier Charles Pasqua.
Les 10 et 11 avril 2001, trois proches collaborateurs de Charles Pasqua sont interpellés et placés en garde à vue : Bernard Guillet, son conseiller diplomatique, Sabine Moutier (Sabine de la Laurencie), ancienne conseillère diplomatique adjointe de l'ex-ministre et Marie-Danielle Faure, sa secrétaire particulière.
Le 12 avril 2001, Bernard Guillet est mis en examen pour « recel d'abus de biens sociaux » et placé en liberté sous contrôle judiciaire. Il avait été l'un des principaux animateurs de l'Association France-Afrique-Orient (AFAO), fondée en 1993 et dissoute en octobre 2000, et dont Charles Pasqua était le vice-président. En 1996, cette association avait touché 1,5 million de francs versés par la Brenco. Les juges pensent que ces fonds servaient en réalité à alimenter le RPF. Ils demandent l'autorisation au procureur de la République de Paris d'enquêter sur le financement du parti.
Le 19 avril 2001, une ancienne collaboratrice de Charles Pasqua, Sabine de La Laurencie, révèle dans un entretien au Figaro avoir déclaré aux enquêteurs, lors de son audition comme témoin assisté, qu'à l'époque où elle travaillait au ministère de l'Intérieur, elle avait ramené une « mallette » de Suisse à la demande de Bernard Guillet, dont elle avait aussi été l'assistante de 1993 à 1995. Le parquet de Paris ouvre deux informations judiciaires distinctes, l'une visant le Rassemblement pour la France (RPF), l'autre Charles Pasqua lui-même, pour « financement illégal de parti politique » et pour « financement illégal de campagne électorale » dans le cadre des élections européennes de 1999.
Les 28-29 mai 2001, initialement convoqué comme témoin assisté, Charles Pasqua est mis en examen à deux reprises, pour « financement illégal de campagne électorale », puis pour « recel d'abus de biens sociaux » et « trafic d'influence ». Parmi les éléments retenus contre lui figure le versement, en juin 1996, de la somme de 1,5 million de francs par la Brenco à l'association France-Afrique-Orient (AFAO). Cette remise de fonds serait directement lié à la vente d'armes à l'Angola, ainsi qu'à la remise de l'ordre national du Mérite à Arcadi Gaydamak. Le 20 juin 2001, les juges Courroye et Prévost-Desprez demandent la levée de l'immunité parlementaire de Charles Pasqua et Jean-Charles Marchiani, tous deux députés européens depuis 1999. Ce statut les protège de toute mesure judiciaire coercitive, placement sous contrôle judiciaire ou mise en détention.
27 octobre 2009 : Charles Pasqua, ancien ministre de l'Intérieur et sénateur des Hauts-de-Seine, écope de trois ans d'emprisonnement dont un an ferme, sa première peine de prison ferme, et 100 000 euros d'amende pour « trafic d'influence passif » et « recel d'abus de biens sociaux ».
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_ventes_d%27armes_%C3%A0_l%27Angola

La Maison Pasqua est un livre de Nicolas Beau, journaliste du Canard enchaîné, paru chez Plon en 2002. Nicolas Beau y décortique l'environnement du « terrible monsieur Pasqua », selon la formule ironique de François Mitterrand. Les différents réseaux de l'ancien ministre y sont racontés dans le détail: Etienne Léandri, Jean-Charles Marchiani, Pierre Falcone, André Tarallo, Robert Feliciaggi et Michel Tomi.
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Maison_Pasqua

Bien sur il faut rajouter à tout cela ce qui a déjà été dit au début de cette page : le SAC, la French Connection, Venturi, Léandri, Peretti etc

pour trouver des choses sur le Maroc et les casinos il faut quitter wikipédia.
Regardonc un article paru en 1995 dans Maintenant : Pasqua : les questions sans réponse : De la French Connection à Matignon ?

en 1972, le quotidien new-yorkais "Newsday" publie une série d’articles intitulés "The Heroïn Trails". Une équipe de journalistes a commencé son enquête au Canada sur les agissements, dans les années 60, de Jean Venturi, représentant local de la firme Ricard, dont le supérieur hiérarchique direct avait été à l’époque Charles Pasqua, directeur des ventes à l’export. Après avoir obtenu confirmation auprès des services de police compétents du document du bureau américain des narcotiques incriminant Jean Venturi dans un trafic d’héroïne à destination des États-Unis, les journalistes new-yorkais arrivent à Paris pour remonter cette ramification de la célèbre French Connection. Leur récolte est maigre. L’opacité de la firme Ricard ne leur a pas permis d’établir la vraie nature et l’ancienneté des liens unissant Pasqua et Venturi. Au moins ceux-ci étaient-ils liés par une réalité hiérarchique au moment de la cavale de Venturi, en 1967. Il n’a pas été non plus établi si les Pasqua - que des liens familiaux unissent au Canada - étaient, par ce biais aussi, en contact avec les Venturi. Parallèlement, des recherches ont été menées sur le patrimoine de la famillePasqua.
Au Maroc, Charles Pasqua a noué au temps de la fusion Pernod-Ricard d’étroites relations avec le roi Hassan II. L’hospitalité royale lui a notamment permis d’organiser en 1988, à l’hôtel de la Mamounia à Marrakech, un mystérieux réveillon commun avec Pierre Joxe, son successeur immédiat au ministère de l’Intérieur. Qu’avaient-ils donc à se dire ? En janvier 1994, Pasqua a été l’unique ministre d’un État membre de l’Union européenne à effectuer une visite de travail à El Ayoun (capitale du Sahara Occidental) cautionnant ainsi par sa présence - à la fureur du Quai d’Orsay - l’annexion par le Maroc de cette ancienne colonie espagnole. Le Maroc a-t-il facilité la cavale de Jean Venturi ?
En Afrique noire, l’influence de Pasqua s’avère aussi ciblée que déterminante. Sa prochaine visite, prévue début mars 1995 au Cameroun (si tout va bien), donne lieu à ce commentaire d’un spécialiste des affaires africaines dans "La Lettre du continent" du 8 février 1995 : "Au Cameroun, deux dossiers sont à l’instruction contre des casinos et des salles de jeux qui favorisent la grande délinquance dans notre pays. Paul Biya (le Président camerounais) devrait enterrer toute velléité de poursuivre au nom de l’amitié franco-camerounaise : en marge de la visite de Charles Pasqua, il serait inconvenant de heurter de front les intérêts corses." Marchiani est-il lié aux "intérêts corses" dans les salles de jeux camerounaises ? Est-ce également le cas de Monsieur Raffali ? Raffali, à l’époque directeur d’une célèbre salle de jeux parisienne, s’était notamment illustré en 1986, en transmettant pour le compte du déjà ministre de l’Intérieur Pasqua le vrai-faux passeport destiné à Yves Challier, du "Carrefour du développement". Qui se cache derrière les "intérêts corses" maîtres des jeux camerounais ?

On l'a déjà vu aussi, le nom de Pasqua est associé à la Franch connection au moins indirectement comme tous les politiques de l'époque, supposer qu'il a participé au financement des partis politiques via de la vente d'héroine est pire que de supposer quelque chose de comparable via le Maroc et la Marijuana. toutefois on ne trouve pas grand chose pour confirmer cette suspiscion qui, même si elle était avérée serait assez éloignée de ce qui est dit "avoir la haute main sur le traffic de la marijuana". Il reste toutefois l'affaire de blanchiment d'argent depuis le Maroc qui fut à la source de l'affaire de l'Angolagate. : il est possible de pousser l'enquête sur ce point, cette ffaire de blanchiment avait-elle un quelconque rapport avec de la marijuana ? Rien pour l'instant n'étaye cette thèse.

Je n'ai pas cherché sur l'Arabie Saoudite et Israel mais Pasqua ne doit pas être le seul à tisser des liens avec ces 2 pays. Une recherche sur "Pasqua officier d'honneur du Mossad" ne donne rien d'autre que des références à l'article de Meyssan.

Publiée juste avant la révélation de la dérive pyromane du préfet de Corse Bernard Bonnet, et quelques semaines avant l’arrestation de quatre des assassins de son prédécesseur Claude Érignac, cette minutieuse enquête reste hautement instructive. Elle nous intéresse surtout par ce qui y est écrit du rôle-pivot tenu dans l’île par la Corsafrique, les « "réseaux Pasqua" [...] qui en Corse, [...] sont partout » (p. 297). Ils y réinvestissent une partie des gains pêchés dans le Golfe de Guinée - dans le pétrole, les jeux, et la vente en tous genres. On ne présente plus à nos lecteurs la figure la plus connue, l’empereur des paris et casinos françafricains Robert Feliciaggi. C’est le « grand ami de Jean-Jérôme Colonna » (p. 115), « dit Jean-Jé, le "parrain" de l’île », « fiché au grand banditisme » - à la tête de la "bande du Valinco" (p. 113 et 116). Robert Feliciaggi est une « relation privilégiée » de Noël Pantalacci, « ex-conseiller de plusieurs chefs d’État africains », surnommé « le premier des Africains de Pasqua ».
http://www.paradisfj.info/spip.php?article423


Robert Feliciaggi

Pasqua: meurtre de Feliciaggi
"dans le droit fil de celui du préfet Erignac" PARIS, 15 mars 2006 (AFP) - Charles Pasqua, ancien ministre de l'Intérieur, a estimé mercredi que l'assassinat de Robert Feliciaggi, élu divers droite à l'Assemblée de Corse, était "dans le droit fil de celui du préfet Claude Erignac". Selon des propos publiés par Le Parisien/Aujourd'hui en France, Charles Pasqua a indiqué que selon lui, le meurtre, vendredi à Ajaccio, de Robert Feliciaggi, "n'a rien à voir avec des affaires de droit commun, ni françaises, ni africaines". "Robert Feliciaggi n'avait que des amis en Corse. Pour moi cet assassinat est dans le droit fil de celui du préfet Erignac", le 6 février 1998 à Ajaccio. Charles Pasqua ajoute n'avoir "aucune information particulière" mais y voir "le signe de l'émergence d'un nouveau groupuscule nationaliste qui aurait voulu frapper une figure de l'Assemblée territoriale de Corse".

M. Feliciaggi présidait le groupe divers droite Union Territoriale à l'assemblée territoriale (quatre élus), et était maire du village de Pila Canale, en Corse-du-Sud, depuis 1994. Il avait été mis en examen en janvier 2002 pour "faux et usage de faux" et "corruption active" dans l'enquête sur les conditions d'achat et de revente, en 1994 et 1995, du casino d'Annemasse (Haute-Savoie). Les juges d'instruction chargés de l'affaire à Paris et à Monaco soupçonnaient qu'une partie de ces fonds ait servi au financement de la campagne de Charles Pasqua aux élections européennes de 1999, une affaire dans laquelle l'ex-ministre de l'intérieur a été mis examen par le juge Philippe Courroye en mai 2001, pour "financement illégal de campagne électorale". M. Feliciaggi a toujours nié les délits qui lui étaient reprochés. Ouvert en 1994, le casino d'Annemasse a été vendu moins d'un an plus tard par M. Feliciaggi avec une confortable plus-value pour 15,3 millions d'euros environ, à l'époque où M. Pasqua était ministre de l'intérieur. Surnommé "l'Africain", Robert Feliciaggi était né au Cap (Afrique-du-Sud) et avait bâti sa fortune grâce à plusieurs casinos et salles de jeux qu'il a ouverts au Cameroun, au Gabon et au Congo, puis à un réseau de PMU créé avec un associé en Afrique. lemonde.fr

Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

exact, voir : Le Monde

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l'unissent au porte-parole du gouvernement français.

Nous avons déjà parlé de Franck Wisner et de ses fonctions mais il a été effectivement le successeur de Wolfowitz au ministère de la défense en 1993 juste avant d'être nommé ambassadeur en Inde
notice wikipedia de Franck G Wisner

C'est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l'on avait connue trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c'est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild.
Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l'élection présidentielle, et sera battu.

Lors de la campagne présidentielle, Sarkozy soutient Edouard Balladur. Engagement qui lui vaut de ne pas être ministre dans le gouvernement d’Alain Juppé. Il est réélu député des Hauts-de-Seine.
http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2007-02-18/biographie-nicolas-sarkozy/917/0/113480

Il est admis par tous que Balladur incarnait le libéralisme et la droite financière et que Chirac incarnait plutôt le courant Gaulliste

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d'hier sont près de s'entretuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La liste des 44.

Les Léandri figurent sur le fichier de 44 noms, cette fameuse liste de 44 salaires payés par Elf, actuellement entre les mains des deux juges, et sur laquelle figurent aussi Christine Deviers-Joncour, l'ex-amie de Roland Dumas, ou Evelyne Duval, secrétaire de l'ancien ministre de l'Economie Dominique Strauss-Kahn, mise en examen en novembre. Leur mise en cause dans l'affaire Elf n'est donc pas une surprise, d'autant que dans le dossier d'instruction, le nom de Daniel Léandri est épisodiquement associé à celui d'Alfred Sirven, l'ancien bras droit du PDG d'Elf. Sirven et Léandri auraient joué plusieurs parties diplomatiques et financières pour Elf en Afrique, en Angola et au Congo-Brazzaville. Pour Elf, mais peut-être aussi pour Charles Pasqua; Sirven est souvent présenté comme un sympathisant de l'ancien ministre de l'Intérieur.
Léandri avait pris sa retraite en novembre 1998, tout en conservant son bureau au conseil général. Pour justifier le salaire de ministre qui lui était versé par Elf, il avait répondu au Canard enchaîné, en juin, avoir effectué «beaucoup de missions en Afrique dans l'intérêt du groupe Elf et de la France». Ces activités, aux contours mal définis, mettaient à contribution les réseaux corses de Charles Pasqua en Afrique.
Pasqua dans l'étau. Le commissaire Antona a été le premier membre du clan Pasqua mis en examen par les juges de l'affaire Elf. Mais la liste des 44 en contient plusieurs autres. Bénédicte Riou de Kerprigent, ex-épouse du député européen (RPF) William Abitbol, a reçu un salaire de 30 000 F mensuels d'EAI. Elle est déléguée générale de l'association Solidarité 92, installée au conseil général des Hauts-de-Seine. Les bureaux de cette association ont fait l'objet d'une perquisition au mois d'août. Une autre épouse du clan a reçu un salaire de 20 000 F mensuels en Suisse: il s'agit de Laurence Perrier, la femme de Jean-Marie de Morant, un autre conseiller de Charles Pasqua. Laurence Perrier a déclaré à Paris-Match que son «contrat de cabinet au ministère de l'Intérieur avait été pris en charge par le groupe Elf» (sic). La présence d'Antoine Pagni ­ actuellement conseiller général dans l'Aisne, longtemps dans le sillage du patron des Hauts-de-Seine ­ sur cette liste des 44 porte à six le nombre des proches de Pasqua désormais impliqués dans l'affaire Elf.
http://www.liberation.fr/societe/0101299969-le-cyclone-elf-se-rapproche-de-pasqua-un-de-ses-conseillers-salarie-fictif-du-petrolier-a-ete-mis-en-examen-hier     

Roland Dumas et christine Deviers-Joncour, le 1er juin 1990 à Roland-Garros, à Paris.AFP

L’« affaire de la Sofremi » désigne une série de détournements de fonds opérés depuis une société d’exportation de matériel de sécurité vers des proches de Charles Pasqua lorsque celui-ci était ministre de l'Intérieur entre 1993 et 1995. Les principales condamnations furent celles de Pierre Falcone et Pierre-Philippe Pasqua en 2009, Charles Pasqua fut quant à lui condamné par la Cour de Justice de la République en avril 2010. L’affaire concerne la période où Charles Pasqua était ministre de l’Intérieur (entre 1993 et 1995). Durant cette époque, Bernard Dubois est le PDG de la société (nommé par Charles Pasqua en 1993, il y reste jusqu’en 1997) et Bernard Poussier est son adjoint. À ce moment, les commissions versées pouvaient dépasser 15 % des marchés et dans certains contrats être complètement indues. Elles ont principalement bénéficié à Pierre Falcone et Étienne Leandri (mort en 1995). Ceux-ci les ont ensuite reversé à des proches du ministre : Jean-Charles Marchiani, Jean-Jacques Guillet et Pierre-Philippe Pasqua (fils unique de Charles Pasqua)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_la_Sofremi


Alfred Sirven

Bref il y a bien eu des caisses noires à Elf les enquêtes des juges ont effectivement empêché de "récupérer le magot". Il s'agit ici de la caisse noire à Elf

La direction d'Elf a procédé à des surfacturations comme dans l'affaire des frégates de Taïwan, ou lors du rachat des raffineries Leuna, et Ertoil pour verser des commissions occultes. Ils ont également utilisé le mécanisme des emplois fictifs pour rémunérer les proches des intervenants d'une affaire. Cette affaire tentaculaire a aussi compromis le ministre Roland Dumas, et la femme d'affaires Christine Deviers-Joncour. Christine Deviers-Joncour s'est d'ailleurs surnommée dans un livre « la putain de la République ». Sous la présidence de Loïk Le Floch-Prigent, avec la complicité du directeur des Affaires générales Alfred Sirven, et de André Tarallo, le « monsieur Afrique » d'Elf, plus de 300 millions d'euros auront ainsi été détournés entre 1989 et 1993.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Elf

Est-ce parce que ce magot n'a pas pu être récupéré que Balladur et ses amis se sont tournés vers Karachi pour assurer la financement de la campagne électorale de 95?

La traversée du désert

      Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L'homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.  

 Lors de la campagne présidentielle, il soutient Edouard Balladur. Engagement qui lui vaut de ne pas être ministre dans le gouvernement d’Alain Juppé. Il est réélu député des Hauts-de-Seine. voir biographie du Point

Effectivement Sarkozy disparait pendant cette période avant de revenir en 1997:

A l'été 1995, il "pige" pour Les Echos, sous le pseudonyme de Mazarin, publiant notamment "Les Lettres de mon château", correspondances fictives avec Jacques Chirac. En 1997, Nicolas Sarkozy est rappelé au RPR par son président, Philippe Séguin. En 1999, Jacques Chirac lui confit à contre-cœur la tête de la liste RPR-DL pour les élections européennes, après la défection de Philippe Séguin.
Nicolas Sarkozy sort du silence qu'il s'était imposé depuis l'automne 1999. Il publie, le 23 janvier 2002, un livre, intitulé Libre, qui lui permet de faire le récit de ses relations avec Jacques Chirac et la plupart des responsables de l'opposition. Le député des Hauts-de-Seine formule également ses propositions dans la perspective d'un retour de la droite au pouvoir. Le Monde

Il reste à savoir ce qu'a fait Sarkozy entre 95 et 97. Mais on peut supposer qu'il a effectivement peaufiné ses relations puisqu'en 96 Bouygues et Arnault sront ses témoins de mariage. Louis naitra en 97 et Bouygues sera son parrain

Sa proximité avec Lagardère ne commencera vraiment qu'en 2003 après le décès du père Lagardère dont il a aidé à régler la succession comme avocat. Lagardère n’hésite pas à participer aux meetings du patron de l’UMP

Les rapports avec Dassault remontent eux à 1986 lors de la succession Dassault dont l'avocat Sarkozy s'est occupé.

A chercher à quand remontent ses relations avec de Rotschild et Bolloré.

toujours est-il que son demi frère Olivier est l'un des dirigeant du groupe Carlyle société d'investissement américaine fondée en 1987. notice wikipédia Olivier Sarkozy

Sorte d’état dans l’État, l’Empire Carlyle travaille dans le secteur de la défense de l’armement et de la sécurité, et a bien sûr tiré des gros bénéfices de l’envahissement de l’Irak et de son pillage par les États-Unis. Carlyle s’est approprié la division des télécommunications de Daewoo en Corée et devient un des actionnaires d’une grande banque coréenne. (Voir le livre de Naomi Klein : La Stratégie du Choc la montée d’un capitalisme du désastre, pour plus de détails sur le groupe Carlyle).

son frère Guillaume qui oeuvre au CNPF puis au MEDEF est dans les affaires , Membre du Conseil économique et social de 2004 à 2006, et depuis 2006 il est délégué général pour le groupe Malakoff Médéric, spécialisé dans les assurances complémentaires (retraites et autres). notice Guillaume Sarkozy

L'autre frère, François est dans l'industrie du médicament : travaille depuis 2001 dans le secteur pharmaceutique. En 2005, il est entré au conseil de surveillance de BioAlliance Pharma en tant que vice-président. L'internaute

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n'en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l'homme le plus riche du pays).

Martin Bouygues et Bernard Arnault sont les témoins de son deuxième mariage avec Cécilia Ciganer-Albeniz, de père russe et de mère espagnole, petite fille du compositeur Albeniz. Cette dernière est alors attachée parlementaire de René Touzet, sénateur de l’Indre. voir biographie du Point

Dernier acte     

  Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d'abord l'élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l'élimination du principal rival de droite et l'investiture du parti gaulliste à l'élection présidentielle, enfin l'élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d'emporter l'élection présidentielle.

nous allons vérifier tout ceci par la suite en cherchant à savoir si il y a besoin que la CIA soit derrière tout ça...En gardant à l'esprit que l'appartenance de Frank Wisner à la CIA n'est pas attestée. 

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d'un promoteur immobilier. Avant de décéder d'une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d'un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

histoire de la cassette Mery.

Le 24 mai 1996, Jean-Claude Méry, ancien homme-clé des finances secrètes du RPR, s'installe face à la caméra d'Arnaud Hamelin et raconte son histoire sur ce qui sera la « cassette Méry ». Le 22 septembre 2000, Le Monde publie une partie des aveux posthumes de Jean-Claude Mery. Alain Belot, alors avocat du financier occulte du RPR, révèle, durant sa garde à vue, avoir remis l'original de la cassette-confession à Dominique Strauss-Kahn avec qui il a travaillé de 1988 à 1991.

il est exact que cette cassette a eu une trajectoire étrange, elle est apparue de manière étrange, et les explications de Strauss Kahn ne sont pas claires, pourquoi ne l'a-t-il pas visionnée et diffusée plus tôt?

La cassette Méry fit évidemment partie des milliers de griefs retenus à mon endroit[Edwy Plenel] par les tenants d'un journalisme de gouvernement, de raison d'Etat et d'intérêt national, qui fabriquèrent le pavé La Face cachée du Monde, cet attentat éditorial qui a porté une atteinte fatale à l'indépendance de ce journal. «Fallait-il alerter presque quotidiennement l'opinion publique et contribuer ainsi à donner de la France une image forcément dégradée?», demandaient-ils notamment dans la dizaine de pages qu'ils consacrèrent au traitement des affaires concernant Jacques Chirac par Le Monde quand j'en dirigeais la rédaction. Ils comptabilisèrent ainsi pas moins de «500 occurrences entre 1995 et 2002, score imbattable, sans comparaison possible, laissant les journaux concurrents loin derrière», à propos aussi bien du financement du RPR par les HLM de Paris, des emplois fictifs de la Ville de Paris, de la fraude électorale dans la capitale, des voyages privés et frais de bouche du maire et de sa famille, etc. Edwy Plenel sur mediapart


Histoire d'un scoop : la cassette Méry par sunsetpresse

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l'écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Effectivement comme le rappelle Plenel dans l'article cité précédemment, suite à cette cassette, les enquêtes journalistiques et de justice vont peu à peu exhiber ce qui finalement aboutira à la condamnation de Juppé, puis ensuite à la condamnation de Chirac (le 15 décembre 2011) une fois son immunité présidentielle levée


Juppé n°2 du Sarkozistan
En 1998, Alain Juppé est mis en examen pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt » pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il est considéré comme un élément clé d’un système de financement occulte d’emplois au sein du RPR financés par la mairie de Paris et des entreprises désireuses de passer des contrats publics. Le 30 janvier 2004, il est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et à une peine de dix ans d’inéligibilité. L’appel interjeté par Alain Juppé, immédiatement après sa condamnation, a pour effet de suspendre l’application de cette décision jusqu’à l’arrêt de la cour d'appel. Le 1er décembre 2004, celle-ci réduit la condamnation à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité. Il démissionne le lendemain de son dernier mandat, celui de maire de Bordeaux. Nombre de commentateurs estiment alors qu'« Alain Juppé paye pour Jacques Chirac » et que, bien que l'ancien Premier ministre soit condamné pénalement, la justice a reconnu Jacques Chirac comme responsable moralement.
Juppé est out pour un bout de temps : il ne reviendra qu'en 2006 aux municipales puis au gouvernement après l'élection de Sarkozy. Il retrouve un statut de présidentiable en 2010 une fois nommé ministre de la défense et obtuient même le titre de « Premier ministre bis » après avoir remplacé Alliot Marie au ministère des affaires étrangères pendant le printemps arabe.
Notice Wikipédia d'Alain Juppé

Il est vrai que la mise à l'écart de Juppé aura facilité l'ascension de Sarkozy, mais comment savoir si Sarkozy ou la CIA via son beau père Wisner ont contribué à la parution de cette cassette? Rien ne permet de l'affirmer.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l'Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu'il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Ceci est parfaitement exact et peut-être vérifié dans Les dossiers du Canard anchainé : n°119 avril 2011 : "le mégalo policier". On y apprend notemment comment Sarkozy a pu placer Pechenard et Squarcini a des postes clés, tous deux mis finalement en examen dans l'affaire des fadettes du Monde en marge de l'affaire Woerth-Bettencourt


le patron du renseignement intérieur
(DCRI), Bernard Squarcini
Frédéric Pechenard est l'ami d'enfance de Sarkozy ils se connaissent depuis la maternelle, 7 jours après l'élection il est nommé directeur général de la police nationale, c'est la première fois dans l'histoire de la république qu'un président place son ami d'enfance à la tête de la police. Commentaire d'un commissaire de la PJ "la proximité entre Sarkozy et nos grands patrons a conduit à privatiser la Police. on subit l'inffluence direxte du chateau...copinage, c'est chosis ton camp et tu auras ta promo".
Pechenard et Squarcini, les 2 seuls flics à tutoyer Sarkozy. Squarcini est nommé chef de la DST par Sarkozy 5 mois avant la présidentielle, en service commandé il prépare la fusion des RG et de la DST dans un service unique: la DCRI dirigée par Squarcini.

le directeur général de la police nationale
(DGPN), Frédéric Péchenard

A ce moment là , il y a bien de la haine de Chirac envers Sarkozy, tout le monde sait que c'est à contrecoeur que Chirac a accepté que Sarkozy soit nommé Ministre. Il reste de cet épisode le célèbre: "Je décide , il exécute" :
« Sarko, petit salaud » : c'est le slogan à la mode chez les chiraquiens. Après la victoire de Chirac, en mai 1995, Sarkozy est tenu à l'écart. Hué dans les meetings du RPR, il ronge son frein, en cultivant les réseaux balladuriens. Jusqu'à l'échec de la dissolution en 1997. Dans la débâcle de la majorité, le président de la République s'oppose à l'alliance que Nicolas Sarkozy propose à Alain Juppé pour conserver le RPR. Le précipitant ainsi dans le camp de Philippe Séguin, auprès duquel il devient secrétaire général du mouvement gaulliste.
À l'été 2004, les deux hommes s'affrontent en conseil de défense sur les crédits militaires. Faute impardonnable aux yeux de Chirac qui, le 14 juillet, le réprimande à la télévision. « Je décide, il exécute », assène le président. Et pour contrer les ambitions de Sarkozy, il fixe une règle ad hoc : l'interdiction du cumul d'un portefeuille ministériel et de la présidence de l'UMP. Conscient de la force de frappe que représente la maîtrise d'un puissant appareil, Sarkozy choisit l'UMP, le parti du président, qu'il conquiert au nez et à la barbe des chiraquiens. Quelle revanche sur 1995 ! Le Figaro

L'échec du référendum européen, en mai 2005, ouvre une nouvelle page. Chirac remplace Raffarin par Villepin et rappelle Sarkozy au gouvernement.        

Assassinat du préfet Erignac  

  Il s'occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu'il n'ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d'un député socialiste.
Faisant fi de la présomption d'innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d'être l'assassin. C'est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l'Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l'île. Quoi qu'il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux. Bien qu'Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n'a été trouvée contre lui. Étrangement, l'homme s'est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu'il sait.  

Ce paragraphe est entièrement exact, tout ceci est parfaitement connu et conforme avec la version officielle, notons toutefois l'étrange coincidence de la proximité entre la Famille Sarkozy et la famille Colonna.

Dans la nuit du 10 au 11 septembre 2002, un bruit sourd réveille André Geronimi. Un nouveau «paquet» a endommagé son établissement [Le Glacier situé en face de la villa de Sarkozy]. Neuf ans après le premier «avertissement ». Deux cents grammes d'explosif posés contre la porte du bar. Seule la moitié de la charge a explosé. Les dégâts sont minimes. Deux jours plus tard, la foule se presse chez le glacier. C'est une soirée de soutien aux «prisonniers politiques », en faveur des membres du commando Erignac. Plusieurs membres présumés, dont Yvan Colonna, sont originaires de la région. Une centaine de personnes participent à cette soirée musicale. Tous les proches du fugitif, considéré comme un «martyr » de la cause, partagent un verre. Cachés en face, contre la villa Ros'hen, les agents des RG ont une vue dégagée sur le glacier. Ils relèvent les plaques d'immatriculation et notent scrupuleusement les noms des participants à cette étonnante party. Lorsque le rapport parvient sur son bureau, le ministre n'a aucun mal à imaginer les lieux. Il ironise d'ailleurs sur les fonctionnaires qui, ignorant sa parfaite connaissance du terrain, lui donnent des leçons sur le microcosme local. Il se souvient avec précision du restaurant A Stonda, à l'entrée de Sagone. Tenu autrefois par la sour d'Yvan Colonna, cet établissement où le ministre a des souvenirs a été repris par un militant nationaliste. Ami du fugitif, Jean-Thomas Campinchi connaît le ban et l'arrière-ban de la mouvance autonomiste dans la région. Il est proche de plusieurs membres du commando Erignac.
Nicolas Sarkozy connaît le concubin de Christine Colonna, Pierre Geronimi, le fils du glacier de Sagone. Passionné de football, Geronimi a rencontré Yvan sur les terrains de sport et l'a accompagné en 1995 dans une grande virée en Amérique latine.

D'ailleurs, les deux fils de Sarkozy ont déjà joué au football avec Colonna. Le berger organisait de petits tournois estivaux dans le cadre de l'Association sportive cargésienne. Les enfants Sarkozy s'essayaient au ballon rond avec celui qui serait un jour l'assassin présumé du préfet de Corse. Bien entendu, ils n'ont plus revu Colonna depuis son départ en cavale.

Un épisode de l'été 2002 a fait jaser dans un cercle restreint. «On» a vu l'un des deux adolescents circuler dans la voiture de Christine Colonna, réputée nationaliste fervente. Le beau-frère d'Yvan la lui avait prêtée. À l'arrière de l'automobile était fixé un autocollant du Ribellu, le symbole du FLNC. Les Renseignements généraux planquaient dans le coin, pour débusquer l'homme invisible et surveiller la progéniture remuante du ministre. Remontée au plus haut niveau du ministère, l'information a créé une petite gêne. Le monde est parfois trop petit. Le ministre laisse faire ses enfants comme ils l'entendent, mais prend soin pour lui-même d'éviter tout contact avec la famille Colonna. « Quand Jean-Hugues Colonna a tenté de prendre attache avec moi fin 2002, par l'intermédiaire d'un directeur du ministère, j'ai refusé catégoriquement », révèle Sarkozy. Le ministre sait que l'État a déjà beaucoup perdu dans cette affaire, et n'a pas voulu prendre le risque de se faire piéger. Le fugitif doit tomber dans un guet-apens des policiers et pas l'inverse."
Christophe DELOIRE et Christophe DUBOIS : livre sur l'enquête sabotée de Nicolas SARKOZY et la Corse

Quand à la présomption d'innocence baffouée : voici la vidéo


YVAN COLONNA présumé coupable selon Sarko  

Nous révélons ici que le préfet Érignac n'a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l'Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d'Érignac. Il était responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération.

Les recherches sur Igor pecatte renvoient presque toutes sur l'article original de Thierry Meyssan ou sur des articles qui se basent eux-même sur cet article.

On trouve un site qui s'appelle l'écho des montagnes et qui semble donner beaucoup de crédit aux théories conspirationnistes , on y parle de gouvernement sioniste mondial , de maitres du monde, d'illuminati et de 11 septembre, thèmes conspirationnistes classiques. Ce site publie un article intéressant contenant un portrait robot de l'assassin mais surtout une référence : le rapport du juge LEGRAS, qui, selon l'article, "a été interdit de publication par ELISABETH GUIGOU", l'ex-garde des SCEAUX, "pour raison de sécurité" . Hélas le lien vers ce rapport que donne le site est mort. Voici l'extrait de ce rapport qui est publié sur cette page :
"Après les éventuelles commanditaires, passant à la photographie, tirée d'un portrait robot du présumé assassin de CLAUDE ERIGNAC; ce présumé assassin est doté du sang froid des tueurs professionnels, n'hésitant pas à poser calmement l'arme du crime à terre en faisant attention de ne pas l'endommager, et plus loin avec d'infimes précautions dépose le chargeur et s'en va calmement sous la protection de complices placés dans le "sous-marin", garé devant le KALLISTE; ce professionnel du crime, véritable barbouze, ancien légionnaire, ancien du Front National, récupéré par les "R.G." et la "D.S.T" était en relation avec"le squale". Il faisait parti du commando PIETROSELLA qui, dans sa revendication fait référence à "l'esprit légionnaire".

on trouve effectivement mention d'un rapport sur la criminalité organisée en Corse de juillet 2000 du procureur général Bernard Legras (qui n'est donc pas un juge) mais la page wikipédia qui en parle donne le même lien que le site l'écho des montagnes . Le site en question "linvestigateur" semble avoir disparu de la toile, mais il a existé et il a bien publié ce rapport. en effet un article du nouvel obs le mentionne :
"L'Investigateur publie ce rapport, daté de 2000, et qui détaille l'organisation du grand banditisme dans l'île, ses liens avec les nationalistes et les manquements de l'Etat." . Dans cet article on trouve également confirmation de l'info du site l'écho des montagnes au sujet de la publication de ce rapport: "Un mois plus tard, la Garde des Sceaux[Guiguou] annonce que le ministère n'entend pas rendre "son contenu public pour des raisons de sécurité"."

Hélas dans les extrait publiés par le nouvel obs, il est fait mention de la brise de Mer, de l'assassinat de Santoni, de corruption autour de Cavallo, de silence des banques devant le blanchiment d'argent, de maffia, de loi du silence...mais pas de l'assassinat d'Erignac ni rien sur le tueur.

Pour l'instant rien de probant ne vient étayer la thèse de Meyssan

Dans le CV du préfet Erignac On ne trouve que 2 passages susceptibles de coller avec une fonction de "responsable des réseaux africains":

Chargé de mission au cabinet du secrétaire d'État aux affaires étrangères chargé de la coopération, Jean Charbonnel en 1966 et en 67 il faisait déjà autre chose
De mai 1988 à octobre 1989, directeur de cabinet du ministre de la Coopération et du Développement, Jacques Pelletier.

Le reste n'est que fonctions intérieures dans des minsitères ou la préfectorale ou alors des fonctions relatives à l'outre mer. Il n'a jamais tenu aucun poste situé en Afrique : On peut, peut-être tenir le role de "responsable des réseaux africains" depuis Paris?

En continuant mes recherches je tombe sur un article de Backchich qui semble confirmer que les gendarmes ont bien recherché à un moment des données une relation entre les réseaux Pasqua et l'assassinat du Préfet Erignac:

La légion de la gendarmerie de Corse a visiblement pris les renseignements très au sérieux. En juillet 1998, une note d’information, rédigée sur un papier sans en-tête, est envoyée à Paris : elle contient des « révélations » sur l’assassinat de Claude Erignac. Sur ce document, classifié, nous pouvons lire : « De plusieurs rencontres avec des personnes habituellement fiables et des recoupements au cours des semaines passées, il ressort un certain nombre d’éléments relatifs au réseau sur l’île. De plus, un individu a fait des révélations sur l’affaire de l’assassinat ».
Suivent neuf pages dans lesquelles les gendarmes détaillent le « réseau Pasqua » en Corse. Nom après nom. À côté de certains noms, comme ceux correspondant à l’ancien préfet du Var, Jean-Charles Marchiani, ou à l’homme d’affaires spécialisé dans les jeux, Michel Tomi, on remarque la lettre « a ». « Selon l’informateur, toutes les personnes désignées par (a) seraient des commanditaires de l’assassinat Erignac », précise la note d’information, juste avant de révéler : « L’auteur du crime est un individu surnommé trois doigts ». Les militaires s’expriment à l’indicatif. En ce juillet 1998, ils sont visiblement sûrs de leur information : « Il s’agit d’un Français qui dirige une équipe (…) au service du RPR et en particulier de Pasqua depuis longtemps. Cet homme aurait déjà agi en Corse pour commettre des actions violentes et aurait été vu sur l’île avant l’assassinat ». Et les gendarmes de lister « plusieurs individus » répondant au « surnom de trois doigts ».
La note d’informations des gendarmes nous éclaire aussi sur les motivations qui auraient amené le « réseau Pasqua » à assassiner le préfet Claude Erignac. « Il semblerait qu’à l’origine de toute cette affaire, hors les raisons évoquées quant à une lutte d’influence dans les milieux nationalistes, ce réseau s’intéresserait à l’édification, entre autres, d’un complexe hôtelier très important sur la plaine orientale entre Ghisonaccia et Aleria ».

Jean-Charles Marchiani et Charles Pasqua
en 1999 à Toulon (Sipa)
Le deuxième informateur qui approche Bernard Bonnet est Corte. A-t-il agi de son propre chef, ou bien était-il l’émissaire de quelqu’un ? Et dans quel but ? « Corte un émissaire ? L’hypothèse est probable », nous explique aujourd’hui l’ancien préfet Bernard Bonnet. « Corte est un ancien terroriste du FLNC, rien d’étonnant qu’il se soit consulté avec des responsables du mouvement de Haute-Corse avant de venir me voir ». Dans quel but ? « La majorité des nationalistes, comme tous les corsistes, espéraient une plus large autonomie. Or, Corte m’a toujours affirmé que Lionel Jospin, alors Premier ministre, n’aurait jamais concédé un nouveau statut à l’île tant que les assassins du préfet n’auraient pas été arrêtés. De là la nécessité, par d’autres composantes du mouvement nationaliste, de dénoncer le commando des indépendantistes dissidents qui refusaient tout dialogue avec l’Etat ».
L’ancien responsable du mouvement nationaliste, François Santoni, prétendait même que Corte avait été rémunéré pour sa mission. Dans son livre, A vous de juger, Bernard Bonnet expose aussi ses doutes : « N’étant plus assuré des raisons qui ont réellement déterminé Corte à me livrer les noms des assassins, je ne peux toutefois exclure qu’il ait pu bénéficier, à mon insu, de fonds secrets ». Des fonds qui auraient transité par Matignon… comme l’avait affirmé le leader nationaliste François Santoni, abattu à son tour en août 2001 ?

Un article paru dans Billets d’Afrique et d’Ailleurs n°71 de Juin 99 qui est la revue mensuelle éditée par l’Association Survie donne des éléments qui appuient la thèse d'un assassinat commandité par les réseaux Pasqua et qui mentionne un suspect qui ressemble à celui décrit sur le site l'écho des montagnes

Publiée juste avant la révélation de la dérive pyromane du préfet de Corse Bernard Bonnet, et quelques semaines avant l’arrestation de quatre des assassins de son prédécesseur Claude Érignac, cette minutieuse enquête reste hautement instructive. Elle nous intéresse surtout par ce qui y est écrit du rôle-pivot tenu dans l’île par la Corsafrique, les « "réseaux Pasqua" [...] qui en Corse, [...] sont partout » (p. 297).
Noël Pantalacci fut un « ennemi intime » du préfet Érignac (p. 115) - qui « s’intéresse peut-être d’un peu trop près » aux "réseaux Pasqua" (p. 154). Il a présidé la Cadec (Caisse de développement de la Corse), célèbre pour l’ampleur de ses prêts "inconsidérés" et irremboursables. Y compris à "Jean-Jé" (12 millions). Il défendit contre le préfet l’installation de 40 machines à sous au casino d’Ajaccio - doublant le premier lot de "bandits manchots" autorisé en 1993 par le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua. "Jean-Jé" a « des intérêts » dans ce casino (p. 117).
Un « proche de l’enquête » s’étonne : « Nous ne nous sommes jamais aventurés dans les méandres de certains réseaux parisiens, toujours bien informés et rassemblant de longue date des intérêts politiques et financiers jusque dans l’île... Pourquoi ? ».
Signalons que l’on retrouve parmi les "suspects" un ex-légionnaire qui a « œuvré pour des groupes paramilitaires en Afrique » (p. 292). Autrement dit ce milieu mercenaire dont Bob Denard fut l’un des pôles et les Comores l’une des bases - déjà impliqué dans l’assassinat à Paris de Dulcie September (la représentante de l’ANC de Mandela), en 1988.

http://www.paradisfj.info/spip.php?article423


hotel Miramar

La filiale de leasing de la Cadec, Corsabail, a financé [...] l’hôtel Miramar de Propriano, qui appartient à la femme de Jean-Jérôme Colonna, dit "Jean-Jé", lourdement condamné dans l’affaire de la French Connection dans les années 70 [...] , l’un des personnages les plus puissants et les plus craints de l’île. Quand ce notable marie sa fille en août dernier [...], la majorité de la classe politique de l’île est présente. Charles Pasqua s’est fait représenter par Daniel Leandri, mais le préfet Érignac, lui, n’est pas de la fête.
Ce protestant ne respecte rien. Il saisira même, début 1997, les tribunaux administratifs des contrats signés entre la ville d’Ajaccio et une société de parkings et d’horodateurs, la Serep. Laquelle est dirigée par Noël Pantalacci, premier adjoint RPR [...] d’Ajaccio, président de la Cadec et membre éminent de Demain la Corse, l’association présidée par Pasqua ».
[On retrouve à Demain la Corse la fine fleur de la Corsafrique : Robert Feliciaggi, le pape des casinos et des paris dans le golfe de Guinée, occupe une place de choix ; patron d’Elf-Corse et de la Cadec, Noël Pantalacci apporte sa connaissance des circuits pétroliers et financiers à ce « laboratoire d’idées ». Pour montrer qu’il a les idées larges, l’ex-ministre de l’Intérieur n’hésite pas à s’afficher à L’Eden Roc - un palace d’Ajaccio, autre propriété de fait de Jean-Jé Colonna (cf. Billets n° 53). Le protestant Érignac ne goûtait guère cet œcuménisme].
Extrait de Billets d’Afrique et d’Ailleurs N°56 - Mars 1998 -

il est question de cette affaire dans un rapport de l'assemblée nationale

Quoi qu'il en soit le préfet Erignac n'a pas été responsable des réseaux Africains de Pasqua mais plutôt potentiellement victime (ce qui reste toutefois à prouver de manière irréfutable). Il a porté atteinte aux intérêts de Noël Pantalacci et de Jean-Jé colonna et Robert Feliciaggi. Faisant tous partie du réseau Pasqua

Les procès de 2007 et 2009, par les incidents dont ils ont été émaillés ou les refus d'actes de procédure indispensables (comme la reconstitution ou les compléments d'enquête rendus nécessaires par d'importants faits nouveaux), ont gravement terni l'image de la Justice. A ce sujet, les rapports des deux délégations de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme qui ont suivi les procès sont sans appel. Non seulement l'accusation n'a pas apporté un seul fait tangible étayant l'accusation, mais encore de nouveaux éléments sont venus en montrer la fragilité. Cela n'a pas empêché la Cour d'Appel d'aggraver la condamnation d'Yvan Colonna à la perpétuité par la peine de sûreté de 22 ans. C'est la sanction la plus lourde prévue par le code pénal. Dans l'opinion le malaise devant ce verdict s'est durablement installé.

La Cour d'Appel qui rejugera le prévenu le plus célèbre de France sera, de nouveau, « spécialement composée ». Le jury en sera donc constitué de 9 juges professionnels nommés par le Premier Président de la Cour d'Appel de Paris. Le magistrat qui présidera le procès, Hervé STEPHAN, a été désigné lui aussi par le Premier Président de la Courd'Appel. Voilà donc une cour dont la constitution repose sur la décision d'un seul homme. Lui-même mis en place par décret du Président de la République.
Le verdict sera déterminé à la majorité simple. Et, contrairement aux exigences de la CourEuropéenne des Droits de l'Homme, il ne sera pas motivé.
Aurèle Mannarini, expert en balistique, a sanctionné la façon dont la cour a empêché ces témoins de s'exprimer normalement, a cherché à les déstabiliser ou à porter atteinte à leur crédibilité. Elle a sanctionné aussi une certaine façon de mener les débats, le Président n'ayant rien à demander au principal témoin oculaire et multipliant les questions à quelqu'un qui … n'avait rien vu! Bref, un comportement scandaleux qui jetait tellement le doute sur l'impartialité de la cour que sa décision méritait en effet d'être cassée.
Il sera difficile aussi de refuser à nouveau la reconstitution sur place. De même qu'il sera difficile d'ignorer les éléments nouveaux sur le dossier de la téléphonie qui montrent que le « scénario » officiel sur lequel repose l'accusation ne correspond pas à la façon dont les choses se sont réellement passées à Ajaccio, le soir du 6février 1998.
Ce qui a terriblement nui au droit de l'accusé à bénéficier d'un procès équitable découle manifestement des interférences entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire.

Le Procureur Général. Jean-Louis NADAL est le premier magistrat du parquet. Il vient de prendre une position publique qui est un véritable coup de semonce. Il demande dans le discours prononcé,le 7 janvier, au cours de l'audience solennelle de rentrée de la Cour de Cassation que la séparation entre pouvoir exécutif et pouvoir judiciaire soit effective. Elle ne l'était donc pas, pourrait-on demander avec une fausse naïveté. Cette prise de position du Premier Procureur de France se connecte notamment sur le scandale qui a agité le monde politico-judiciaire pendant des mois et dans lequel le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a joué ce rôle si pathétique d'affidé de l'Elysée. L'opinion est largement convaincue de la volonté du politique d'instrumentaliser le judiciaire au service d'intérêts privés puissants.
http://blogs.mediapart.fr/blog/roland-laurette/120111/2011-pour-yvan-colonna

Pour la troisième fois, Yvan Colonna a été déclaré coupable du meurtre du préfet Erignac et de l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella, lundi 20 juin, et condamné à la perpétuité.

Fait inédit, les magistrats ont détaillé ce qui les avait amenés à prendre cette décision : exceptionnellement, la cour d'assises spécialement composée avait accepté de motiver son verdict. Voici donc ce qui a convaincu les juges de la culpabilité d'Yvan Colonna :
"Il admet aujourd'hui, pour la première fois après sept ans de procédure, avoir été approché par Pierre Alessandri pour adhérer à ce groupe, ce que ce dernier confirme, mais il ne fournit pas d'explication plausible quant à son refus de l'intégrer et de participer aux actions que le commando projetait de commettre."
"La participation de l'accusé aux actions reprochées au groupe des "Anonymes' est établie par sa mise en cause formelle devant les magistrats instructeur, en présence de leurs greffiers, pour les deux séries de faits considérés." Ces mises en cause ont été "réitérées pendant de nombreux mois". Et "les membres du commando ont livré un récit précis, circonstancié et cohérent des faits, dont l'étude approfondie à l'audience démontre qu'il est conforme à la réalité."
"Si des rétractations ont eu lieu ultérieurement, elles ont été particulièrement tardives et laconiques." "De surcroît, ces rétractations ne sont pas unanimes : ainsi Jeanne Ferrandi (…) a invoqué une amnésie opportune avant de se réfugier dans un silence protecteur à l'audience". "Valérie Dupuy, qui a rappelé, lors de l'audience, avoir toujours dit toute la vérité, a maintenu ses déclarations (…) quant à la visite totalement exceptionnelle d'Yvan Colonna postérieurement aux faits d'assassinat du préfet, qu'elle a immédiatement liée à ceux-ci".
"Les explications données pour justifier les mises en cause ont considérablement évolué au fil des actes d'instruction et des procès. Ainsi, ont été tour à tour invoqués à ce jour des manœuvres et pressions policières, la nécessité de protéger les familles du commando, la rancœur éprouvée par ses membres à l'égard d'Yvan Colonna, tantôt considéré comme un lâche, tantôt suspecté d'être l'informateur de Bernard Bonnet, la volonté de minimiser les responsabilités de chacun et, enfin, la nécessité de sauver une hypothétique seconde équipe. Ces revirements de dernière heure, après l'observation, pendant un temps considérable, d'un silence obstiné se prêtant à toutes les interprétations possibles, manquent, à l'évidence, de crédibilité."
Aucun témoin du meurtre du préfet n'a jamais reconnu Yvan Colonna. Pas suffisant, selon la cour. "Les déclarations des témoins oculaires de la scène de crime à Ajaccio doivent nécessairement être appréciées avec les plus grandes réserves au regard du grimage des auteurs, de la rapidité du déroulement des faits, de leur ancienneté, de la position de ces témoins par rapport à la scène et de la qualité de l'éclairage urbain."

"Interpellé (…), l'accusé a refusé délibérément de fournir ses emplois du temps des 6 septembre 1997 et 6 février 1998, ce qu'il n'a consenti à faire qu'à la fin des informations. (…) Les emplois du temps qu'il a finalement fournis reposent sur ses horaires de travail habituels, qui restent aléatoires, sur les déclarations de membres de sa famille nécessairement incertaines."
La cour retient également la "prise de recul" de Colonna pendant quatre ans comme une preuve de sa culpabilité. Tout comme les appels qu'il passe à un membre du commando le 21 mai 1999, jour des interpellations, alors qu'ils ne s'étaient jamais appelés auparavant.
"L'attitude d'Yvan Colonna tant lors de l'arrestation des membres du commando qu'à la suite de sa propre interpellation démontre sa participation aux faits."
Depuis 2004, il s'accuse d'être le tueur du préfet, alors qu'il avait auparavant désigné Colonna. Pas crédible pour la cour. "Les déclarations de Pierre Alessandri, qui a finalement prétendu – après avoir été définitivement condamné – être celui qui avait tiré sur Claude Erignac, sont incompatibles avec les constatations réalisées à l'occasion du transport de la Cour sur les lieux du crime."
Colonna avait la taille requise pour tuer le préfet, ont estimé les magistrats. "Les indications des balisticiens et du médecin légiste (…) n'excluent aucunement qu'un tireur d'une taille d'environ 1,70 mètre ait agi."
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20110621.OBS5607/proces-colonna-ce-qui-a-convaincu-les-juges.html

En revanche on sait que Colonna est condamné sans preuve formelle et que d'autres suspects sont possibles, et on a une hypothèse qui peut expliquer pourquoi on fait porter le chapeau aux nationalistes. Mais là encore rien d'irréfutable.

Une nouvelle affaire éclate :  

     de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l'élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.

      En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine, dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur.

      Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c'est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur. Villepin se défend de ce dont on l'accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique.

Il s'agirait de la deuxième étape du plan: l'élimination du rival de droite.

La Fondation franco-américaine est la principale organisation aux États-Unis qui se consacre à renforcer les liens entre la France et les États-Unis. Depuis sa création en 1976, elle se consacre à encourager un dialogue actif entre les deux nations. L'objectif de cette fondation est d'œuvrer à une meilleure compréhension mutuelle entre les deux pays et à la recherche de solutions partagées. Cette fondation organise des séminaires pour des jeunes dirigeants (Young Leaders) français et américains issus de la politique, de la finance, de la presse "talentueux et pressentis pour occuper des postes clefs dans l'un ou l'autre pays". La Fondation est dirigée par Jean-Luc Allavena.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_franco-am%C3%A9ricaine       


John Negroponte

John Negroponte :

Après avoir occupé plusieurs postes d'ambassadeur : Honduras à l'époque des contras (1981 - 1985) Mexique contre la révolte des chiapas (1989-1993) Nations unies où il appuie les résolutions anti SAddam (2001 - 2004) Irak au moment du scandale d'Abu Graib (2004 - 2005)
Le 17 février 2005, il est nommé à la tête de la toute nouvelle Direction du renseignement national (DNI) par le président Bush, avec pour mission de définitivement tourner la page des échecs du 11 septembre 2001 et des erreurs d'analyse sur l'Irak.
Le 21 avril 2005, sa nomination à la direction de la DNI a été approuvée à la quasi-unanimité du sénat, par 98 voix contre 2.
Secondé par le général Michael Hayden, ancien patron de la NSA (National Security Agency), il coordonne une quinzaine d'organismes civils et militaires, dont la CIA, et gère un budget annuel d'une quarantaine de milliards de dollars.
Il occupe ce poste jusqu'au 4 janvier 2007, date à laquelle il est remplacé par Mike McConnell, suite à sa nomination comme secrétaire d'État adjoint.
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Negroponte

pas d'allusion à la Fondation franco-américaine dans sa bio sur sur source watch en Anglais on trouve bien ceci : "Former Chair, French-American Foundation" la source indique que l'info était disponible en ligne le 22 janvier 2008 , désormais lapage a été actualisée et c'est le président actuel qui est disponible. heuresuement source watch a sauvé les infos de cette page en fait le chairman c'est le directeur du conseil de la fondation et en fait la page de 2008 ne présente pas negroponte comme étant encore en fonction mais on le trouve dans la liste des anciens " chairmen":

Walter J.P. Curley, C. Douglas, Dillon John, N. Irwin II, John D. Negroponte : on suppose qu'ils sont indiqués par ordre chronologique inverse puisque le premier de la liste est directeur honoraire en 2008., pour l'instant on ne peut pas dire à quelle date Negroponte a été président du conseil, selon sa bio sur wiki c'était forcément avant son poste en Irak donc avant le 30 juin 2004

selon les statuts de la FAF que j'ai lu très très vite en principe le mandat dure au moins 1 an : ce qui donne 2003 pour Negroponte, s'il occupait ce poste c'était donc probablement en 2003, et donc pas au moment des envis du corbeau

des recherches sur "french american foundation wisner" ne donnent que des pages qui renvoient sur le texte de Meyssan ou sur des pages qui le citent à part cette page sur le site de la FAF qui parle d'un "Petit-déjeuner débat sur : « Le Kosovo : une indépendance sous contrôle international ? » avec l'ambassadeur Frank G. Wisner, Envoyé spécial du Secrétaire d'Etat américain pour les négociations sur le statut final du Kosovo, et un panel de représentants politiques français."

affaire clearstream, le corbeau :


Dominique de Villepin : le rival de droite

Le 3 mai 2004, Renaud Van Ruymbeke reçoit une première lettre anonyme, suivie, le 14 juin 2004 par plusieurs autres et un CD-ROM, contenant 16 121 comptes bancaires ouverts chez Clearstream, datant du premier trimestre 2000. Le délateur livre un scénario de cinéma très inspiré par le conspirationnisme ambiant. La lettre commence par ces mots : « Je vous écris pour vous informer de l’existence d’un groupe mafieux comprenant au moins deux personnes auxquelles vous vous intéressez et qui commencent à étendre en France des méthodes de corruption et de prédation qui ont fait tant de mal à la Russie dans les années 1990. »
Fin 2004, le juge Van Ruymbeke comprend qu’il s’agit d’une manipulation : « Les noms de personnalités ont été rajoutés aux listes de Clearstream. Parfois grossièrement. L’enquête préliminaire ouverte sur les autres comptes est classée sans suite en mai 2005. » Une enquête sur la réalisation de ces faux est alors confiée aux juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons.

notice wikipedia sur le corbeau de l'affaire clearstream

à ce moment là Négroponte est encore ambassadeur à l'ONU il prend ses fonctions en Irak après le transfert de souveraineté du 30 juin 2004, de toutes façons contentons nous d'entériner le fait que negroponte a été président du conseil de la FAF bien que le texte de Meyssan suggère qu'il l'était au moment de l'affaire clearstream ce qui semble peu probable. Wisner a eu des liens avec la FAF mais pour l'instant rien ne montre qu'il ait été un de ses administateurs ceci dit c'est probable qu'il l'a été a un moment donné et ça a peu d'importance car l'essentiel semeure de savoir si la FAF est à l'origine du faux listing de l'affaire Clearstream, alors d'où viennent ces faux listings ?

selon l'enquête de justice, en remontant la piste on rencontre plusieurs noms : mais en fait la plupart des noms sont ceux de politiques qui ont été informés via la DST ou les RG (Bertrand et Rondot) qu'il aient ou pas essayé de tirer profit de ces informations pour s'entre détruire, notamment Villepin et Sarkozy (rappelez vous le croc de boucher ) , ici, ils ne nous intéressent pas. Ce qui nous intéreresse c'est comment Rondot a eu les faux listings : or la justice a établi que ces listings viennent de Gergorin
notice wikipedia sur l'affaire clearstream

Qui est Jean Louis Gergorin et comment a-t-il eu ces listings? en est-il l'auteur ? sinon qui est l'auteur de ces listings ?

L’attention des magistrats se porte sur un informaticien d’EADS, Imad Lahoud. Il aurait été recruté chez EADS par Jean-Louis Gergorin, sur recommandation du général Philippe Rondot, vétéran des services de renseignements français. Début 2003, Imad Lahoud a collaboré avec la DGSE pour identifier les réseaux financiers d’al Qaïda. À cette occasion, il s’est informé sur le fonctionnement des comptes de Clearstream et a rencontré Denis Robert.
En avril 2006, l’ensemble de l’équipe dirigeante du groupe EADS s’est retrouvé brutalement au centre de l’affaire Clearstream 2 (ou affaire du corbeau des frégates de Taiwan). Deux membres d’EADS semblent être au cœur de cette affaire : Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud. Les bureaux de Noël Forgeard, co-président d’EADS (co-CEO), Gustav Humbert, président d’Airbus et Jean-Louis Gergorin, vice-président d’EADS, ont été perquisitionnés.
L'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin a pris 3 ans de prison dont 21 mois avec sursis pour «dénonciation calomnieuse», usage de faux, recel d'abus de confiance et vol, le mathématicien Imad Lahoud 3 ans dont 18 mois avec sursis pour «complicité de dénonciation calomnieuse», «faux et usage de faux» et «recels d'abus de confiance»
notice wikipedia sur l'affaire clearstream

donc pour la justice Gergorin et Lahoud sont les auteurs des faux listings, donc soit ils acceptent de porter le chapeau mais ils ne l'ont pas encore avoué, soit c'est vraiment eux qui en sont les auteurs.

Sur la piste de Gergorin on tombe donc sur EADS , on pense alors au plan power 8 et à la suspiscion de délit d'initié , on trouve donc Lagardère ami de Sarkozy.

Mais revenons à Gergorin :

Ancien élève de l'École polytechnique (promotion 1966).
Ancien élève de l'ENA. Promotion 1972 "Charles-de-Gaulle" (avec Alain Juppé)
En septembre 1984, il intègre le groupe Matra. Il est directeur de la stratégie du groupe et conseiller spécial de Jean-Luc Lagardère. Il est un des collaborateurs directs de Jean-Luc Lagardère et participe à l'essor du groupe Matra. Il participera à ce titre aux conflits contre le concurrent Thomson (devenu Thales) dirigé alors par Alain Gomez.


Jean-Louis Gergorin

Young Leader de la French American foundation en 1994. Attention il ne s'agit pas d'un poste d'administrateur mais, les "Young Leader" sont les personnalités françaises et américaines repérées par la fondation qui a vocation à "réunir des personnalités de premier plan dans le cadre de multiples conférences, tables rondes, voyages d'études et un séminaire annuel de Young Leaders permet un échange privilégié permanent entre les deux côtés de l'Atlantique." selon son site web. en réalité il s'agit de constituer des réseaux.

Selon Pierre Hillard qui a un peu enquêté sur l'AFA, 3 américains sont à l'origine de sa création et ils ont pris contact avec quelques français , dont Gergorin , pour leur lobbying auprès de Giscard au moment de la création de l'AFA. Donc Gergorin a déjà 2 liens avec l'AFA.
La FAF française n’a, de son côté, pas à rougir de sa jumelle new-yorkaise. Dirigée à ses débuts par le président de Péchiney, Pierre Jouven, la Fondation est présidée depuis 1997 par Michel Garcin [16], directeur général de Hervé Consultants (spécialiste en accompagnement d’entreprises). Le Conseil de surveillance réunit EADS France, BNP Paribas, la Caisse des dépôts ainsi que des représentants comme Yves de Gaulle (secrétaire général de Suez), Jean-Louis Gergorin (vice-président de la coordination stratégique chez EADS, mais dont les activités ont cessé avec l’affaire Clearstream) ou Marwan Lahoud, PDG du leader européen dans le secteur des missiles MBDA dont EADS est actionnaire à 37,5% et dont le frère Imad Lahoud a connu quelques démêlées judiciaires en liaison avec Jean-Louis Gergorin lors de l’affaire Clearstream.

notons qu'en remontant les liens :
http://www.wearechangerennes.org/?page_id=242
http://www.alterinfo.net/French-American-foundation_a21168.html
on tombe finalement sur ces 2 liens originels :
http://wearechangeparis.wordpress.com/2008/06/08/french-american-foundation/ qui n'est plus disponible et :

http://www.voltairenet.org/article146888.html pour lequel il se passe un truc étrange, une page apparait furtivement voici une capture furtive:


avant d'être redigéré vers une erreur 404 : et la deuxième capture :

 

on tombe finalement sur un certain nombre de problèmes:

les liens cités en référence sont tronqués et donc ils ne mènent nulle part
On tombe sur le réseau Voltaire : Pierre Hilard, ce docteur en sciences politiques publie son article sur le site du réseau voltaire, le même site sur lequel écrit Meyssan.
Le deuxième problème c'est que l'article n'est plus disponible sur le site du réseau voltaire
toutes les sources de ce joli document ne sont donc plus accessibles
Même si l'article initial semble assez bien sourcé à de nombreux moments, il n'y a aucune source quand aux 2 références à Gergorin sus citées.

La seule réelle certitude c'est que Gergorin est un des young leaders de l'AFA il fait partie du réseau on peut donc dire que si Rondot a connu ce faux listing c'est bien par des membres de l'AFA mais cela peut-être une initiative personnelle, or Meyssan suggère qu'ils étaient en service commandé, dans le cadre d'un plan bien orchestré dont l'élimination de Villepin n'est que l'une des péripéties et plan qui a finalement atteint tous ses objectifs. Pourtant il ne fournit aucune preuve de l'existence de ce plan. voilà pourquoi bien que ces passages soient en vert il ne fut pas oublier que le fait qu'ils soient vrais n'est pas la preuve qu'ils se sont déroulés suite à un complot.

Hakluyt & Co :

c'est une agence de renseignement privée britannique, le LI6 peut sous traiter mais selon le guardian l'essentiel de leur activité est de l'espionnage pour les géants du pétrole:
"Hakluyt is notorious for spying on environmental campaigners for oil giants including Shell and BP a decade ago. It has close ties to the energy industry — one of its founders was former BP chairman Sir Peter Cazalet." Il recrute dans ses rangs des anciens du MI6. On ne peut pas exclure que d'autres services secrets dans elmonde sous traitent également avec ces espions "privés" . Onnepeut pas non plus exclure que l'AFA elle-même ou certains de ses membres aient pu s'offrir ses services. Pourquoi pas un particulier qui aurait les moyens comme Sarkozy? ou Villepin? En fait touts les hypothèses sont possibles mais rien ne permet d'étayer la thèse que ce soit réellement Hakluyt & Co qui soit à l'origine des faux. L'enquête de justice n'a pas montré cela , nous sommes obligés de faire confiance à Meyssan (ou pas)

Hakluyt & Co n'est pas une offcine de la CIA et du MI6 , c'est une entreprise privée qui vend des services d'espionnage probablement au MI6 et à la CIA , ce n'est pas la même chose de plus en furetant un peu sur le net on tombe sur de nombreux sites et forums qui parlent de cette société mais rien ne confirme que Wisner en fut administrateur et rien ne confirme non plus qu'elle ait réalisé les faux listings. Si elle est citée dans les attendus du procès c'est parce qu'elle a enquêté sur ces listings et non pas parce qu'elle les a fabriqués
cela n'empêche pas des internautes de dire : "dans les attendus du procès clearstream, on peut lire que Gergorin dit avoir reçu les listings d'un cabinet "Hakluyt & Co".", bon OK c'est sur un forum de guitaristes mais bon ...

La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.   

    Reste à neutraliser les candidatures d'opposition. Les cotisations d'adhésion au parti socialiste sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte.

      100 000 militants à 20 euros ont voté pour les primaires et permis à Ségolène Royal de gagner la primaire. notice wikipédia du PS

Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d'extrême gauche s'est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l'équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA). Ce n'est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn.

La nébuleuse trotskyste est relativement compliquée,onpeut rechercher sur wikipédia avec les mots : lambertiste, trotskyste, OCI. Mais en gros on trouve bien quelques militants exclus de l'OCI, notemment :
"une série d'exclusions intervenant après celle du Hongrois Varga, alias Balaz Nagy, du Comité d'organisation pour la reconstruction de la IVe Internationale (Corqui), cyniquement accusé en 1974 d'être un soi-disant agent double de l'URSS et des États-Unis. Cette exclusion donna lieu à la création de la Ligue ouvrière révolutionnaire (LOR) par une centaine de militants de l'OCI, derrière les frères Assouline (David, Alain et Daniel)" non seulement cette accusation semblait fausse mais en plus il a été exclus du mouvement donc cette conduite ne saurait en aucun cas refléter une formation historiquement au service de la CIA. Si c'est le cas ce n'est toujours pas attesté historiquement.

L'infiltration massive (10 000) avant les primaires de 2007 semble très difficile à vérifier et donc à attester: très peu probable et jen'ai rien trouvé là dessus

Le documentaire " Lionel raconte Jospin" été salue par les commentateurs officiels comme un document d'une exceptionnelle sincérité. Mais en réalité, il nous apprend peu de choses.
Jospin dit adhérer librement au PS en 1971 et commencer à penser en socialiste en 1973. Délai long pour quelqu'un qui ne serait pas infiltré. L'infiltration, autrement appelée entrisme était largement pratiquée à l'epoque. Dans le PS, Lambert ne l'a reconnu qu'a demi- mot. En revanche, dans la LCR, il l'a ouvertement revendiquée. Il faut dire qu'il y a obtenu plus de succès puisqu'il y a gagné le transfuge de plusieurs centaines de militants. Il n'y a aucune raison que l'infiltration lambertiste n'ait concerné que la LCR. L'adhésion libre de Jospin est donc peu crédible. La double appartenance "non antinomique" avancée par Jospin ne l'est pas davantage. Elle ne pouvait être admise a l'OCI et pas plus au PS d'ailleurs.

L'infiltration de Jospin et Cambadelis dans le PS est probable mais non certaine

je n'ai pas trop envie de faire des recherches sur le SD/USA et Mas Shatchman mais j'ai trouvé ceci : http://tempsreel.nouvelobs.com/opinions/00022968.EDI0001/les-trotskistes-et-la-droite.html c'est un petit compte rendu du livre de Christophe Nick journaliste et auteur de "Les Trotskistes" (Fayard)

qui nous explique comment les trotskistes américains-qui ont rompu avec Trotski- vont alors aider le gouvernement américain, rejoindre l’OSS, l’ancêtre de la CIA et y bâtir une "labour branch" pour sauver les syndicalistes européens du fascisme et de la tentation stalinienne. La figure majeure de ce mouvement s’appelle Irwing Brown. Il débarque en Normandie quelques jours après le 6 juin 1944 et tente d’empêcher les communistes français de contrôler la CGT. En 1947, c'est le début de la Guerre Froide et la création de la CIA. Irwing Brown est toujours en Europe et reste actif en France et en Italie. En France, il vient de passer trois ans à unifier partout les anti-staliniens de la CGT pour aboutir à la création de Force Ouvrière. Il recrute de tout côté. Voilà comment il rencontre des trotskistes, dont le jeune Lambert, mais aussi des fondateurs du PCF comme Boris Souvarine, des anarcho-syndicalistes comme Alexandre Hébert, des réformistes comme André Bergeron, mais aussi des types qui étaient à Vichy -qui ont fait la charte du travail- et des anciens communistes devenus collabos comme Barbet, et Ceilor. Tous ces gens se retrouvent autour de Brown, et pactisent contre Staline. Jusqu'à la fin des années 80, ils sont vus par les autres trotskistes comme des monstres, des sous-marins de la CIA. Lambert ne s’en vante pas.

Certains trotskistes américains ont bossé avec la CIA et sont entrés en contact avec Lambert ça veut pas vraiment dire ce que dit Meyssan.


Cambadelis

dans ce même article on en sait un peu plus sur "l'infiltration" du PS par les lambertistes

Jacques Chirac est Premier ministre. C’est alors que survient la plus grosse scission de l’histoire des Lambertistes, avec le départ de Jean-Christophe Cambadélis et de toute la jeunesse du parti, vers le PS. Le lent travail de construction d’un parti révolutionnaire depuis le début des années 60 par Pierre Lambert s'effondre d’un seul coup : il perd sa nouvelle génération, le seul syndicat qu’il contrôlait (l’UNEF) et la Mutuelle étudiante. Lambert est nu. Lui qui croyait magouiller au PS avec ses taupes et sa relation privilégiée avec Jospin, se rend compte d’un seul coup qu’il s’est fait enfler par Mitterrand depuis quinze ans ! Haine absolue. Vengeance : Lambert pense à se présenter aux présidentielles de 88 pour voler des voix à Mitterrand.

La façon de présenter les choses et probablement de les amplifier ne permet pas de mettre en vert les passages concernés

Il semble que l'affirmation que Jospin et Cambadelis sont des agents de la CIA ne repose sur rien de fondé, probablement un simple amalgame, un raccourci :

Il y a eu des trotskistes qui ont collaboré avec la CIA et qui ont parlé avec Lambert -> Les lambertistes sont donc historiquement tous des agents de la CIA-> Jospin a été Lambertiste-> Il a infiltré le PS pour le compte de la CIA mais il n'a pas réussi àfaire tomber les gaullistes alors les lambertistes (faut croire qu'il en restait encore plein d'autres après tous ceux qui avaient déjà infiltré massivement en 80) ont investi le PS grace aux cartes à 20 euros et ont fait passer Ségolène parce qu'ils savaient que c'était une grosse nullarde qui perdrait face à Sarkozy qui est el collègue de travail des lambertistes à la CIA...Franchement là , c'est un rouge bien mérité tellement ça repose sur rien ....

 

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l'élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy.

L'affirmation en bleu semble gratuite elle est là pour crédibiler la thèse du complot de la CIA

Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d'éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu'il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal. L'opération est possible parce que Strauss-Kahn, d'origine juive marocaine, est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu'il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l'université, Condoleezza Rice. Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

DSK en mission commandée par la CIA : rien de sérieux n'accrédite cette thèse peu probable

on a déjà parlé des lambertistes infiltrés qui sont là pour faire gagner les primaires à Royal.

DSK: Issu d'une famille juive installée au Maroc en 1951, Dominique Strauss-Kahn grandit à Agadir. La famille quitte le Maroc pour Monaco à la suite du tremblement de terre d'Agadir de 1960.
notice wikipedia de DSK

Depuis 2000, M. Strauss-Kahn enseigne l'économie à l'Institut d'études politiques de Paris, et il est "professeur invité" à l'Université de Stanford. M. Strauss-Kahn est titulaire d'un doctorat d'économie de l'Université de Paris. bio de DSK sur le site du FMI

Il est peu probable que les français ignorent que DSK donne des cours à Stanford puisque ce n'est pas caché, c'est sur sa bio ! sur le site du FMI !

Menant ces deux carrières de front, Condoleezza Rice officie comme prévôt de l’Université de Stanford de 1993 à 1999. Très appréciée par l’administration à qui elle fait économiser des millions de dollars, elle se fait particulièrement détester des étudiants. http://pourelle.grioo.com/gpe103.html

les dates ne collent pas tout à fait il n'est pas certain que condie ait embauché DSK elle même.

La France et les USA ont voté pour DSK pour la direction du FMI mais à l'époque les observateurs disaient plutôt quele but était pour Sarkozy d'éloigner DSK de la France parce qu'il était le rival favori de la gauche pour 2012. On nepeut pas affirmer que c'était pourles USA une façons de le remercier pour sa mission peu probable au service de la CIA de neutralisation des candidats de gauche pour l'élection présidentielle de 2007.

le payroll , c'est le registre du personnel. Meyssan nous dit que DSK est depuis longtemps au service des USA, c'est parce qu'il est juif ! donc forcément au service des américains.. C'est pour ça qu'il accepte sa mission de déblayage au service de l'agent Sarkozy, lui aussi à la botte du complot sioniste....

Premiers jours à l'Élysée

      Le soir du second tour de l'élection présidentielle, lorsque les instituts de sondage annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet's. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l'Union corse » est aujourd'hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d'invités s'y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

 

derrière l’ouverture du marché des jeux et du poker en ligne, on retrouve une belle brochette d’intérêts : le même Stéphane Courbit, Dominique Desseigne (le patron du Fouquet’s), Bouygues et Arnault.
http://www.plumedepresse.net/la-bande-du-fouquets-oligarchie-francaise/

La presse a allègrement écrit sur la soirée du Fouquet's, aussi bien sur l'aspect symbolique du lieu que sur "la bande du Fouquet's"

Je n'ai rien trouvé sur l'union corse et le Fouquet's

 

 Puis le président élu s'offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s'y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.  

      Durant la semaine du 7 mai 2007, un jet privé de Vincent Bolloré, un Falcon 900EX (immatriculé F-HBOL), a transporté à ses frais le nouveau président UMP de la République française, élu le dimanche 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy et certains de ses proches en direction de Malte, pour qu'il y passe trois jours de vacances sur le yacht privé de 60 m de Vincent Bolloré, le Paloma. Absolument toute la presse en a parlé, la majorité des français n'a pas paru choquée.


Le Paloma

Vincent Bolloré a été formé à la finance au sein de la Compagnie financière Rotschild

le 27 décembre 2007 : Nicolas Sarkozy et Carla Bruni sont arrivés à Charm el-Cheikh en jet privé, un Falcon 900 appartenant à Vincent Bolloré. Il séjournera avec sa belle italienne dans une luxueuse villa ayant un accès direct à la mer, propriété du cheikh d'Abou Dhabi.


La dépêche

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu'il signe n'est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Derrière l’ouverture du marché des jeux et du poker en ligne, on retrouve une belle brochette d’intérêts : le même Stéphane Courbit, Dominique Desseigne (le patron du Fouquet’s), Bouygues et Arnault.
http://www.plumedepresse.net/la-bande-du-fouquets-oligarchie-francaise/

Il forme son équipe de travail et son gouvernement.  

     Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l'ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).  

Nicolas Sarkozy s'appuie avant tout sur quatre hommes :   

    1/ Claude Guéant, secrétaire général du palais de l'Élysée. C'est l'ancien bras droit de Charles Pasqua.

Bernard Laporte possède effectivement des casino:

Bernard Laporte a investi dans plusieurs casinos. Associé à deux anciens internationaux de rugby, William Téchoueyres et Philippe Saint-André, et à la famille Guidicelli. Bernard Laporte acquiert en 1996 les casinos de Mimizan et Biscarosse, puis celui de Lacanau. notice wikipédia de Laporte

Peut-on parler de "trouble" autour de Laporte ? ou on peut mais ça reste à prouver par la justice : présomption d'innocence : http://iledere.parti-socialiste.fr/2007/10/19/le-businesse-en-eaux-troubles/

De 1995 à 2002, il (frédéric Lefebvre) est assistant parlementaire de Nicolas Sarkozy à mi-temps. À cette époque, en 1996, il crée avec notamment Steven Zunz et Stéphan Denoyés, anciens assistants parlementaires de Christian Estrosi, Perroquet institutionnel communication (Pic conseil), cabinet parisien de communication institutionnelle et de lobbying, ayant pour clients entre autres les industries du tabac, de l'alcool et les casinos. Même s'il dit ne plus être actif dans sa société depuis 2000, il a touché 199 325 € à titre d'actionnaire en 2008, d'après un document interne à Pic Conseil. notice wikipedia de Lefebvre Le porte parole de l'UMP est bien un lobbyiste pour les casinos

Le rôle clé de Guéant n'est pas à remettre en question

Guéant fut directeur de cabinet adjoint de Charles Pasqua à l'Intérieur ( voir par exemple cet article du Figaro qui le confirme) c'est uniquement dans ces fonctions qu'il fut le bras droit de Pasqua et pas dans des éventuelles activités maffieuses dont Meyssan a parlé à plusieurs reprises en début de texte. C'est équivoque après tout ce qu'il a dit à Pasqua on imagine déjà Guéant à la solde de la maffia corse en train de trimballer des malettes d'héroine...

 

 2/ François Pérol (qui vient de prendre du galon) , secrétaire général adjoint de l'Élysée. C'est un associé-gérant de la Banque Rothschild.

De 2005 à 2007, il est associé-gérant de la banque Rothschild & Cie. notice wikipédia de Pérol

Des tas de gens ont travaillé pour la banque Rotshchild

3/ Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique, fils de l'ancien directeur de l'Agence juiveAmbassadeur de France à l'ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.   

      l'agence juive n'existe quasiment plus depuis 1948 :

Après la création de l’état, l’Agence juive ne disparaît pas, mais elle perd tous ses pouvoirs gouvernementaux, transférés au gouvernement israélien. Lui reste donc un rôle qui était déjà le sien avant 1948 : l’immigration. Depuis 1948, c’est l’Agence juive, devenue un organisme public du gouvernement israélien (et qui ne dépend plus de l’Organisation sioniste mondiale), qui est chargée de la propagande en faveur de l’immigration au sein de la Diaspora, et de l’accueil des nouveaux immigrants (en particulier la gestion des centres d’absorption). wikipédia

la bio du père ne mentione pas l'agence juive : A la Libération, Georges Levitte retourne à Moissac, et se marie, en 1945, avec Doreen Duggan ; ils auront quatre enfants, parmi lesquels le diplomate français Jean-David Levitte2. Il poursuit le travail avec les enfants jusqu’à la fermeture de la maison, en 1951. Georges Levitte a participé activement au renouveau du judaïsme français après la Shoah en publiant de nombreuses traductions. Il est engagé à l’American Jewish Committee, puis au Fonds social juif unifié. En 1958, il se joint au Père Maigret (OMI) pour collaborer à l’association des Amis des Sessions d’Hébreu Biblique, où il enseigne l’hébreu, jusqu’à sa mort en 1999.

Représentant permanent de la France auprès des Nations unies à New York (2000-2002) puis Ambassadeur de France aux États-Unis (2002-2007), il multiplie les communiqués pour dénoncer les insultes antifrançaises au moment de la guerre d'Irak, dont une lettre ouverte, le 17 mars 2003, dans laquelle il dénonce « la campagne de désinformation » contre la France » menée dans les médias américains2. Il est par la suite l'un des acteurs du réchauffement des relations entre Jacques Chirac et le président américain George W. Bush. biographie de JD lévitte

en 2002 on ne peut pas dire qu'il est relevé de ses fonctons puisqu'il est nommé ambassadeur de France aux USA

4/ Alain Bauer, l'homme de l'ombre. Son nom n'apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Petit-fils du Grand rabbin de Lyon, ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n° 2 de la National Security Agency états-unienne en Europe.

   

Alain Bauer (né le 8 mai 1962 à Paris) est un criminologue français, spécialiste des questions de sécurité urbaine. Il a également été Grand Maître du Grand Orient de France de 2000 à 2003. Fils de Georges Bauer et de Monique Ejzenberg, Alain Bauer est un descendant de familles juives ayant fui les pogroms d'Europe de l'Est. Il passe sa jeunesse à Paris. À l'âge de 15 ans, il rejoint le parti socialiste français

Les dossiers du Canard anchainé : n°119 avril 2011 : "le mégalo policier" consacrent un article à alain Bauer et confirment son role d'homme de l'ombre au sein des services de renseignement et sa proximité avec Sarkozy

Conseiller de la police de New York, de la Sûreté du Québec et du Los Angeles Sheriff Department, il a également été cité en qualité d'expert étranger par la commission chargée d'une étude sur le terrorisme interne aux États-Unis en août 2007 mais rien ne confirme son rôle dans la NSA

 

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps Envoyé spécial du président Bush pour l'indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l'indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Nous nous sommes intéressés à Wisner à plusieurs reprises mais lorsque nous avons parlé de l'affaire Clearstream nous avons cité ceci : des recherches sur "french american foundation wisner" ne donnent que des pages qui renvoient sur le texte de Meyssan ou sur des pages qui le citent à part cette page sur le site de la FAF qui parle d'un "Petit-déjeuner débat sur : « Le Kosovo : une indépendance sous contrôle international ? » avec l'ambassadeur Frank G. Wisner, Envoyé spécial du Secrétaire d'Etat américain pour les négociations sur le statut final du Kosovo, et un panel de représentants politiques français."

Le 18 mai 2007, bien que membre du parti socialiste, il accepte de participer au gouvernement François Fillon I, en tant que ministre des Affaires étrangères et européennes. Le PS, par la voix de son premier secrétaire, a aussitôt précisé qu'une procédure d’exclusion à son encontre sera enclenchée rapidement62. Après cette exclusion, Bernard Kouchner n'a pas rejoint d'autre parti politique. notice wiki de Kouchner

Le 17 février 2008, le parlement de la province, réuni en session extraordinaire, vote le texte présenté par le premier ministre Hashim Thaçi proclamant l'indépendance du Kosovo : « Nous proclamons l’indépendance du Kosovo, État indépendant et démocratique [...] À partir de maintenant, le Kosovo a changé de position politique, nous sommes désormais un État indépendant, libre et souverain9. » Le nouveau gouvernement de la république du Kosovo n'exerce toutefois pas un contrôle réel sur la partie nord du pays, les populations d'origine serbe étant majoritaires dans les communes de Zvec(an, Zubin Potok et de Leposavic'et de Mitrovica. Dans les jours suivants, un certain nombre de pays dont les États-Unis, la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni (voir la section dédiée) reconnaissent l'indépendance du Kosovo malgré les protestations de la Serbie. Le Conseil de sécurité de l'ONU est divisé sur la question, la Russie et la Chine ayant déclaré la déclaration d'indépendance du Kosovo illégale.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kosovo#La_R.C3.A9publique_du_Kosovo

En réalité, si Sarkozy a choisi Kouchner c'est, plutôt dans sa stratégie de communication dite d'ouverture, il y avait Kouchner, Besson, Hirsch, Laporte etc, rappelez-vous:

"Après Bernard Kouchner et Jean-Marie Bockel, le socialiste Hubert Védrine a été chargé par Nicolas Sarkozy de rédiger un rapport sur la mondialisation. Le président de la République l'a dit et même redit lundi : il a "fait un gouvernement d'ouverture" et ira "encore plus loin" dans "les semaines et les mois qui viennent". En visite à Strasbourg, Nicolas Sarkozy a déclaré qu' "en devenant président de la République, [il s'est] libéré de toute attache partisane". Avant d'ajouter : "pour que la France assume son destin particulier et singulier qui est le sien (...) pendant 5 ans, on va allier nos compétences". "
http://lci.tf1.fr/politique/2007-07/ouverture-sarkozy-persiste-signe-4886880.html

dès lors l'hypothèse d'une intervention de wisner et donc de la CIA pour faire nommer Kouchner s'avère peu probable. de même l'hypothèse d'un service commandé pour le Kosovo est peu probable même si le calendrier correspond, tout montre que Kouchner a été systématiquemnt écarté des décisions diplomatiques importantes. Voici par exemple quelques extraits d'un article paru sur Slate: qui parle d'un «affaiblissement sans précédent» du ministère des Affaires étrangères:

En 2007, quand le Français Nicolas Sarkozy a nommé Bernard Kouchner ministre des Affaires étrangères, ce choix a été considéré comme un grand coup politique. Le président conservateur, tout juste élu, unissait ses forces sur la scène internationale avec l'une des personnalités socialistes les plus en vue du pays. Mais ce fut en réalité un gigantesque méli-mélo de personnalités et de vues politiques. En août, Bernard Kouchner a fini par remettre au chef de l'Etat une lettre de démission manuscrite. Il est toujours ministre, mais la missive, publiée dans le Nouvel Observateur le 6 octobre, confirme que la promesse initiale d'une nouvelle politique étrangère française a échoué sur l'autel de la politique et des conflits internes. «Les trois derniers mois ont été très difficiles», a confié Bernard Kouchner à un journaliste français. «Je sais, je sais que je vais partir.»
Il ne s'agit pas seulement d'un simple clash entre deux personnalités XXL: le sort de Bernard Kouchner est emblématique d'un exécutif qui a concentré tout le pouvoir entre les mains d'un cercle de loyaux conseillers de l'Elysée, au détriment du ministre des Affaires étrangères et de tout l'appareil diplomatique français. Nicolas Sarkozy a en effet donné l'impression d'être prêt à tout sacrifier, y compris la politique étrangère de la France et sa réputation à l'international, pour assurer sa réélection en 2012.
Lorsque Bernard Kouchner a remis sa lettre de démission, il ne jouait déjà plus aucun rôle dans la conduite de la diplomatie. Il a été systématiquement ignoré par l'Elysée, qui a mené la politique étrangère sans prendre la peine de le consulter. C'est dans la presse qu'il aurait pris connaissance de l'accord formel de réconciliation que la France a signé avec la Chine en avril 2009 – texte dans lequel l'Elysée affirmait son opposition à l'indépendance du Tibet. Et c'est Jean-David Levitte, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy en matière de politique étrangère et ancien ambassadeur à Washington, qui gère les relations bilatérales les plus importantes, notamment avec la Chine, l'Inde, le Japon et les Etats-Unis.
Quand à Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, il s'occupe de l'Afrique et du Moyen-Orient, des régions avec lesquelles la France, ancienne puissance coloniale, a conservé des «relations spéciales». Bernard Kouchner a en outre été tenu à l'écart des délicates négociations pour la libération des otages français enlevés au Niger le mois dernier. Autorisé ni à démissionner, ni à exercer l'autorité normale de sa fonction, il est réduit à l'état, misérable, de limbes.

Donc la CIA avec son agent Sarkozy nomment Kouchner pour tenir un role stratégique mais en fait il sert de pantin et est sytématiquement écarté de tout....par Sarkozy qui bosse aussi pour la CIA...la tactique de la CIA m'échappe....

Kouchner, un juif d'origine balte, a débuté sa carrière en participant à la création d'une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d'Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d'Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l'ONU au Kosovo.

Il est le fils de Georges Kouchner, un médecin juif d'origine lettone, et de Léone Mauric, infirmière bénévole de la Croix-Rouge issue d'une famille protestante aisée. médecin humanitaire et homme politique français, cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde. Wikipédia

 de 88 à 2007 il a été de tous les gouvernements socialistes (santé et action humanitaire) c'est l'époque du Sac de riz.

Le 28 juin 1992, Kouchner, alors ministre de la santé et de l'action humanitaire, accompagne le président Mitterrand à Sarajevo. Pierre Péan a écrit que c'est à cette occasion qu'il a gagné la confiance de Mitterrand et qu'il a bénéficié dans les huit derniers mois du gouvernement Pierre Bérégovoy d'un statut de « ministre-bis des Affaires Étrangères ». Péan ajoute qu'il avait pris le pas sur le ministre en titre Roland Dumas et aussi sur le ministre de la défense, Pierre Joxe44. Ainsi, c'est contre l'avis de Joxe qu'il aurait engagé la France dans l'intervention militaro-humanitaire de Somalie en décembre 1992. Kouchner avait inspiré une campagne de collecte de riz dans les écoles le 20 octobre 1992 et le 5 décembre, il est présent sur les plages somaliennes devant les caméras de télévision et son image, sac de riz à l'épaule fera le tour des médias.

En 1997, Kouchner supporta mal la tutelle de Martine Aubry, alors qu'il n'est plus que secrétaire d'État chargé de la Santé dans le gouvernement Jospin. Martin Hirsch est alors son directeur de cabinet. Il quitte le gouvernement en 1999 pour accomplir sa mission de haut représentant de l'ONU au Kosovo. Lorsqu'il reprend son poste en 2001, il doit faire face à la crise de la vache folle. Il fait également voter la loi qui porte son nom sur le Droit des malades

Kouchner et droit d'ingérence au Kosovo
De janvier à mars 1999 se tint près de Paris, sous l'égide de l'OTAN, la Conférence de Rambouillet, réunissant les représentants de la République fédérale de Yougoslavie dirigée par Slobodan Miloševic' et des représentants des Albanais du Kosovo, notamment l'UÇK, pour tenter de trouver une solution à la Guerre civile du Kosovo. La conférence n'aboutit pas, et le 24 mars, l'aviation de l'OTAN commence à bombarder la Serbie pour contraindre Miloševic' à retirer les troupes serbes du Kosovo. Pour Bernard Kouchner, alors secrétaire d'État à la Santé, il s'agit d'une victoire : « Combien de fois l'avons-nous espéré : un jour viendra […] où nous pourrons dire à un dictateur : « Monsieur le dictateur, nous allons vous empêcher d'opprimer, de torturer, de massacrer vos populations. » Cette intervention dans l'ancienne Yougoslavie, nous l'avons réclamée dès 1991 […] et pour le Kosovo, depuis huit ans. »
Il faut attendre le 10 juin pour que Miloševic' cède et retire ses troupes du Kosovo. 45 000 soldats de l'OTAN s'installent alors au Kosovo. Le ministre français des Affaires étrangères de l'époque, Hubert Védrine, ne partage pas les idées de Kouchner sur le droit d'ingérence mais a l'idée de proposer Kouchner pour diriger la Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK). Finalement, le 2 juillet, Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies, annonce la nomination de Bernard Kouchner comme Haut-représentant du Secrétariat général des Nations unies au Kosovo.
Bernard Kouchner a ainsi administré le Kosovo en tant qu'Haut représentant de l'ONU de juillet 1999 à janvier 2001. Cette mission faisait suite au vote de la résolution 1244 du conseil de sécurité qui autorisait l'établissement d'une autorité « administrative internationale civile », autrement dit la MINUK. notice wiki de Kouchner

Flash-back. Eté 92, guerre en Bosnie.

Bernard Kouchner et ses « Médecins du monde » diffusent dans la presse et sur les murs de Paris une pub, frappante et coûteuse. La photo - montage présente des « prisonniers » d’un camp serbe en Bosnie. Derrière des barbelés. Kouchner y accole l’image d’un mirador d’Auschwitz. Son texte accuse les Serbes d’ « exécutions en masse ». Info ou intox ? Intox, reconnaît Kouchner douze ans plus tard. Son récent livre autopublicitaire, Les guerriers de la paix, relate une entrevue avec Izetbegovic (le dirigeant nationaliste musulman au pouvoir à l’époque à Sarajevo), sur son lit de mort :
Kouchner : C’étaient d’horribles lieux, mais on n’y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ?
Izetbegovic : Oui. L’affirmation était fausse. Il n’y avait pas de camp d’extermination quelle que fût l’horreur des lieux. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements.
Ce médiamensonge a effectivement fait basculer l’opinion vers le soutien aux bombardements. Toute la presse occidentale l’avait diffusé massivement. Mais le récent démenti a été passé sous silence. Le public ne peut savoir qu’il a été roulé.
Oui, Bernard Kouchner mentait...

Tournons nous maintenant vers l'Afghanistan


Zbigniew Brzezinski

commençons par un chtit blog sympatoche où on trouve confirmation que Zbigniew Brzezinski a mené des opérations en Afghanistan pour le compte de la CIA. La CIA a aidé les fondamentalistes islamistes

C'était dans le Nouvel Observateur du 15 janvier 1998 : « Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes... »
Le Nouvel Observateur.
– L’ancien directeur de la CIA Robert Gates l’affirme dans ses Mémoires (1) : les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine afghans six mois avant l’intervention soviétique. A l’époque, vous étiez le conseiller du président Carter pour les affaires de sécurité ; vous avez donc joué un rôle clé dans cette affaire. Vous confirmez ?
Zbigniew Brzezinski (2).
– Oui. Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux moudjahidine a débuté courant 1980, c’est-à-dire après que l’armée soviétique eut envahi l’Afghanistan, le 24 décembre 1979. Mais la réalité, gardée secrète jusqu’à présent, est tout autre : c’est en effet le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l’assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul. Et ce jour-là, j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis cette aide allait entraîner une intervention militaire des Soviétiques.

Le 24 décembre 1979, l'armée soviétique a envahi l'Afghanistan.


Benb Laden

Le prince saoudien Turki demande à Ben Laden d'organiser le départ des volontaires pour l'Afghanistan et leur installation à la frontière pakistanaise. En arrivant sur place, le jeune homme découvre des militants motivés, mais très peu organisés. L'amateurisme règne. Ben Laden aurait coordonné l'arrivée des militants à Peshawar via une organisation appelée « Bureau des services ». Il aurait mis en place une véritable organisation et assuré la formation militaire et idéologique des combattants (camps d'entraînement, mosquées, écoles, etc.) ainsi que l'approvisionnement en armes. Peu à peu, il aurait pris en charge les familles. Il se serait occupé de veuves et de l'éducation religieuse d'enfants. D'après Noam Chomsky, les moudjahids aurait en fait été entraînés, armés et organisés par la CIA, les services de renseignement français, l'Égypte, le Pakistan, etc. pour livrer une guerre sainte aux Soviétiques.
En 1989, son mentor et ami, le Palestinien Abdallah Youcef Azzam, est assassiné. Oussama ben Laden se retrouve alors à la tête de l'organisation. Elle est la base d'Al-Qaida, qui se transforme bientôt en logistique du djihadisme international, certains vétérans d'Afghanistan partant ensuite combattre sur d'autres fronts (en Tchétchénie, en Yougoslavie, etc.) Durant toute cette décennie, Ben Laden rend régulièrement compte au prince Turki, effectuant de nombreux voyages en Arabie saoudite.
notice wikipedia : la jeunesse de Ben Laden

 


Hamid Karzai

Hamid Karzai :

Il fait partie d'un petit mouvement de résistance afghan pro-royaliste, et est nommé vice-ministre des Affaires étrangères lorsque les moudjahidins prennent Kaboul en 1992. Devant les affrontements des chefs de guerre membres du gouvernement, il tente en 1994 de persuader le commandant Massoud de reprendre le gouvernement, mais celui-ci le soupçonne d'être un agent du Pakistan et le met en prison. Il s'échappe grâce à la destruction fortuite de sa prison par une roquette. Il collabore ensuite avec les talibans mais, après la prise de Kaboul en 1996, il refuse le poste de représentant des talibans à l'ONU proposé par le mollah Omar. Il rompt toute relation avec le régime après l'assassinat de son père le 14 juillet 1999, probablement par un taliban.
Le 22 décembre 2001, il succède à Burhanuddin Rabbani à la tête de l'État islamique d'Afghanistan, devenant président de l'Administration intérimaire jusqu'à son élection, le 9 octobre 2004, comme président de la République, toujours à titre intérimaire. Le 2 novembre 2009, il est déclaré élu président de la République au terme d'élections contestées et le 19 novembre, il est investi pour un deuxième mandat de 5 ans à la tête de l'exécutif afghan.
Wikipédia

Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation Nationale pour la Démocratie) est une association à but non lucratif des États-Unis dont l'objectif officiel est l'éducation et la formation à la démocratie à travers le monde. Elle a été fondée en 1983 et la plus grande part de ses fonds provient du Département d'État des États-Unis, avec approbation du Congrès ; par cette approbation, le gouvernement se dégage de toute responsabilité directe des agissements de la NED. Cet organisme a été accusé de poursuivre par des moyens légaux les actions secrètes de la CIA en soutenant certains partis politiques et de s'immiscer dans les politiques des pays étrangers.
http://fr.wikipedia.org/wiki/National_Endowment_for_Democracy

voici une liste des sommes engagées par la NED en Afghanistan

On peut dire qu'il est probable que cet organisme ait participé à la montée des islamistes contre les soviétiques mais rien ne montre un véritable lien entre Kouchner et le NED pas plus que la participation de Kouchner aux opérations de Zbigniew Brzezinski

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l'Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l'US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d'Haçim Thaçi qui l'écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA. Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

L’Afghanistan est de très loin le premier producteur mondial. En 2007, 193 000 hectares ont été cultivés en pavot en Afghanistan, pour une production totale record de 8 200 tonnes d’opium [soit environ 820 t d’héroïne], soit 93% du total mondial. données officielles sur les drogues


Ahmad Wali Karzaï
Homme fort du sud du pays et soutien de son frère Hamid, Ahmad Wali Karzaï était aussi très régulièrement accusé d'être mêlé au trafic de drogue. Ahmad Wali Karzaï, demi-frère du président afghan,a été tué mardi dans sa maison, située dans le centre de la ville de Kandahar. L'attentat a été revendiqué par les talibans, pour qui cet assassinat est «un des plus grands succès» des rebelles depuis la reprise de leur offensive au printemps. L'assassin de Ahmad Wali s'appellait Sardar Mohammad. Selon un membre de l'agence afghane de renseignement, il était un vieil ami de Karzaï auquel il rendait visite. Pour d'autres sources, il était un des gardes du corps d'Ahmad Wali. Ce qui sûr, c'est qu'il a sorti son arme et a tiré sur le demi-frère du président, avant d'être lui-même abattu par un garde du corps.
Il était aussi particulièrement controversé : il était accusé de corruption et d'implication dans le trafic d'opium, des soupçons que les deux frères rejetaient avec vigueur. «Si qui que ce soit à des preuves ou des documents, qu'il les montre, je suis prêt à aller devant un tribunal», avait déclaré dernièrement Ahmad Wali. Il se savait menacé. Il avait déjà survécu à plusieurs attaques, dont une à la roquette et aux fusils automatiques sur la route de Kaboul. Dans une interview donnée au Figaro il y a un an, Ahmad Wali évoquait neuf tentatives d'assassinat le visant perpétrées à Kandahar même.

http://www.lefigaro.fr/international/2011/07/12/01003-20110712ARTFIG00335-le-demi-frere-du-president-afghan-assassine-a-kandahar.php

Le camp Bondsteel est une base militaire de l'Otan au Kosovo près de la ville de Ferizaj/Uroševac, au centre de la zone américaine au Kosovo. La base a été construite en 1999 par les forces armées des États-Unis, juste après la guerre du Kosovo.

En cherchant un peu sur le pavot et l'héroine en Afghanistan on trouve qu'effectivement le pavot est souvent converti sur place en Héroine. Mais on trouve essentiellement ceci: Officiellement donc ce sont les opposants qui trafiquent et les USA avec les autorités locales luttent contre le narco traffic

Selon les experts de l'UNODC, 10,3 % de la population afghane est impliquée dans la culture du pavot. Les graines de pavot sont semées en automne avant l’arrivée de la neige.
Par rapport aux années précédentes, on enregistre un retour important de la culture du pavot dans le Sud, en particulier dans la province de Helmand, soumise à une forte présence des talibans, et qui totalise à elle seule 102 770 ha, soit plus de la moitié de la surface nationale de culture du pavot.
L’hypothèse d’une relation entre conflit et culture est soutenue par en 2006 Jelsma, Kramer et Rivier du Transnational Institute : « La plus grande augmentation de culture a eu lieu dans le Sud de l'Afghanistan, là où les conflits armés ont augmenté », et elle confirmé par une étude de l'ONUDC paru début 2010 qui estime que près de 80% des villages confrontés à de très mauvaises conditions de sécurité cultivent le pavot, d'où est tiré l'opium, alors que c'est le cas de seulement 7% des villages qui ne sont pas touchés par les violences.
En outre, la culture du pavot dans le Sud est le signe d’un mouvement de rébellion : cette partie du pays est sous contrôle des talibans. Les insurgés, pour agacer l’administration Karzaï et la communauté internationale ainsi que pour financer leurs actions belliqueuses, incitent les fermiers à cultiver le pavot via la corruption, et transforment parfois celui-ci sur place en opium ou en héroïne. Les talibans offrent ainsi une protection aux fermiers qui acceptent de le cultiver tout en menaçant ceux qui ne se soumettent pas. Ils retireraient ainsi 400 millions de dollars directement de ce trafic.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Narco-%C3%A9conomie_en_Afghanistan#La_culture_du_pavot

L'opium est ainsi liée à la guerre d'Afghanistan. En 2008, Rahim Wardak, le ministre afghan de la Défense, a demandé à l'OTAN de l'assister, sur demande au cas par cas des autorités afghanes, dans les opérations contre les trafiquants de drogue, qui prennent ainsi une tournure militaro-policière14. Plusieurs Afghans ont été jugés et condamnés aux États-Unis, dont Bashir Noorzai (en) et Baz Mohammed, les deux en 2005. La Drug Enforcement Administration participe ainsi aux opérations sur le terrain, avec au 1er avril 2010, 96 agents dans le pays qui ont rejoint leurs homologues afghans et les forces de l'OTAN dans plus de 80 opérations combinées l'an dernier et déclarant que les saisies d'opium en Afghanistan ont grimpé de 924 % entre 2008 et 2009, telles une en octobre 2009 où plus de 50 tonnes d'opium et 1,8 tonne d'héroïne ont été détruites et 17 talibans tués.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Narco-%C3%A9conomie_en_Afghanistan#La_culture_du_pavot

Donc Meyssan imagine certainement qu'une partie de cette drogue n'est pas détruite mais mais convoyée au Kosovo puis déversée sur le marché occidental, les bénéfices servant à financer des opérations illégales. Bon que la CIA finance des opérations illégales, personne n'en doute , un petit passage sur l'histoire des USA vous en convaincra. Mais pour l'instant rien n'a encore confirmé l'hypothèse de Meyssan.


Hashim Thaçi

Hashim Thaçi, né le 24 avril 1968 à Skenderaj (en albanais) au Kosovo, est le Premier ministre du Kosovo depuis le 9 janvier 2008. Surnommé « Le Serpent », il couronne à 39 ans une carrière qui l'a mené en un temps record de la lutte armée à la politique en proclamant l'indépendance du Kosovo le 17 février 2008.
Selon un rapport de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Hashim Thaçi était à la tête du groupe criminel de Drenica, coupable notamment de trafic d'organes prélevés sur des prisonniers, principalement serbes, entre 1998 et 2000. Les autorités kosovares jugent ce rapport « infondé et diffamatoire »
Hashim Thaçi a été accusé d'avoir financé les activités de l'UCK en participant à un trafic d'héroïne et de cocaïne à destination de l'Europe de l'Ouest
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hashim_Tha%C3%A7i#Activit.C3.A9s_criminelles
En juin 2003, il est brièvement arrêté à l'aéroport de Budapest, sur la base d'un mandat d'arrêt international lancé par Belgrade, puis libéré après une intervention du ministère des Affaires étrangères français (à l'époque Dominique de Villepin )

Que la CIA ait aidé l'UCK a faire tomber les serbes est fort probable. Qu'elle ait fermé les yeux sur du traffic d'héroine organisé par Thaçi est possible aussi, mais ce que nous dit Meyssan est différent il nous dit quel'armée américaine transporte la drogue qu'elle confie à Thaci et que Thaci vend l'héroine pour financer la CIA. ce qui en plus d'être peu probable n'affleure nulle part sur la toile sauf chez ceux qui relayent Meyssan. Jen 'ai pas tropuvé de trace d'amitié avec Kouchner à part ceci :

"Lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner avait traité d'« imbéciles » et de « criminels » les journalistes qui parlaient des prélèvements d'organes pratiqués sous l'égide de Thaçi"
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hashim_Tha%C3%A7i#Activit.C3.A9s_criminelles

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l'Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobying pour le compte de Lockheed Martin contre l'avionneur français Dassault.

La notice wikipédia de Christine Lagarde confirme tout sauf le lobbying pour le compte de Lockheed mais le texte ne précise pas lors de quel contrat ce lobbying aurait eu lieu, peut-être les émirats ?

Après une formation en droit et une carrière au sein du cabinet d'avocats américains Baker & McKenzie, elle occupe le poste de ministre déléguée au Commerce extérieur de 2005 à 2007 et de ministre de l'Agriculture et de la Pêche en 2007. Elle est ministre de l'Économie de 2007 à 2011, ce qui fait d'elle la première femme à occuper ce poste dans un pays du G8.

Ancienne coprésidente du Comité d'action Europe-États-Unis-Pologne et membre du Comité pour l'élargissement de la communauté euro-atlantique du think tank américain Center for Strategic and International Studies    

les activités de ce comité sont sans ambiguité la probabilité d'avoir oeuvré dans le sens des privatisations est très haute.

Je démarre mes recherches sur Lockeed Martin et Christine Lagarde et je tombe assez rapidement sur voltaire.net un phénomène déjà rencontré : voici le lien : http://www.voltairenet.org/article17340.html

une page apparait

et puis une erreur 404 se superpose:

Je trouve des choses sur l'affaire Tapie et aussi sur une affaire de vente de filiale de GDF Suez mais rien sur Lockheed. Mais tout simplement plutot que de chercher une taupe en Lagarde, ne faut-il pas admettre que le F16 de Lookheed est plus performant que le Rafale de Dassault?

Quoiqu'il en soit, si on en croit la presse sur le contrat indien, Dassault ne fait pas le poids : "La victoire du Rafale sur le gigantesque contrat indien (126 appareils, pour un montant estimé à 12 milliards de dollars, soit 9,2 milliards d'euros) est de celles qui relancent totalement une compétition mondiale des avions de combat qui semblait bien mal embarquée pour Dassault, face au monstre Lockheed Martin et aux autres concurrents type Eurofighter, Boeing, Saab, ou Sukhoi"

Et puis Dassault fait partie du "clan Sarkozy", alors pourquoi Sarkozy nommerait-il Lagarde si elle avait oeuvré contre son ami Dassault ?

Nouvelle escapade durant l'été.

      Nicolas, Cécilia, leur maitresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d'affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s'exprime dans Commentary, la revue de l'American Jewish Committee.

 

La deuxième témoin de Nicolas Sarkozy était Mathilde Agostinelli ( à gauche sur la photo) , responsable de la communication chez Prada, qui était surtout connue jusqu’à présent pour être très proche de Cécilia. Le couple Agostinelli accompagnait les ex-époux Sarkozy en vacances l’été dernier aux Etats-Unis…
http://www.bakchich.info/societe/2008/02/02/carla-et-nicolas-un-mariage-a-hauts-risques-51656

et donc c'est la femme de Robert Agostinelli dont voici un passage de la notice wikipédia:
"Robert Agostinelli (né le 21 mai 1953 (58 ans) à Rochester (New York)) est un homme d'affaires américain d'origine israelo-italienne, fondateur de la société de capital-investissement Rhône Group, membre du Council on Foreign Relations, membre fondateur de Friends of Israel Initiative.
Il faisait partie des convives de la réunion du Fouquet's du 6 mai 2007 qui célébrait l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la république française.
Il a invité ce dernier en vacances en 2007
 "    

"Deux riches familles ont payé la location d'une luxueuse propriété à Wolfeboro, dans l'état américain du New Hampshire, où Nicolas Sarkozy, sa femme, leurs enfants et des amis ont passé leurs vacances. C'est le président français lui-même qui a appelé le journal Le Monde pour confirmer cette information, sur laquelle le journal enquêtait et qu'il entendait publier dans son édition datée de dimanche. Nicolas Sarkozy a appelé le journal vendredi, écrit Le Monde. "Il a expliqué que la villa où il a séjourné 'a été louée par nos amis, les Cromback et les Agostinelli qui nous ont invités à y séjourner avec nos enfants'", précise le quotidien." selon le nouvel Obs

On le trouve sur la liste des fondateurs de Friends of Israel Initiative : http://www.friendsofisraelinitiative.org/about-advisors.php

en consultant leur site, la position sioniste est indiscutable la "déclaration" de cette organisation présente en effet dès le paragraphe 2 : "Israel´s right to exist should not be questioned" , "le droit à l'état d'Israel d'exister n'a même pas à être discuté", Agostinelli est donc bien un sioniste, mais n'oublions pas que sa femme est une amie personnelle de Cécilia ce qui donne une raison suffisante pour une invitation à passer des vacances. La collusion entre Sarkozy et les milieux d'affaire n'est plus à démontrer et n'est remise en cause par personne, pourquoi invoquer la CIA ou le complot sioniste?


capture de http://www.friendsofisraelinitiative.org/about-statement.php

Wolfeboro se situe à une quarantaine de kilomètres de Kennebunkport, dans le Maine, lieu de villégiature de la famille Bush. wikipedia

Commentary is a monthly American magazine on politics, Judaism, social and cultural issues. It was founded by the American Jewish Committee in 1945. wikipedia en Anglais

Sans aller chercher plus loin il est plus que probable qu'Agostinelli ait déjà écrit dans cette revue

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé «d'Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n° 2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) directeur d'un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden). Devenu le 5e noueur de deals dans le monde, il gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

On l'a déjà dit plus haut, son demi frère Olivier est l'un des dirigeant du groupe Carlyle société d'investissement américaine fondée en 1987. notice wikipédia Olivier Sarkozy

Sorte d’état dans l’État, l’Empire Carlyle travaille dans le secteur de la défense de l’armement et de la sécurité, et a bien sûr tiré des gros bénéfices de l’envahissement de l’Irak et de son pillage par les États-Unis. Carlyle s’est approprié la division des télécommunications de Daewoo en Corée et devient un des actionnaires d’une grande banque coréenne. (Voir le livre de Naomi Klein : La Stratégie du Choc la montée d’un capitalisme du désastre, pour plus de détails sur le groupe Carlyle).

Frank Carlucci est nommé directeur adjoint de la CIA par Jimmy Carter en 1978. Il est nommé conseiller à la Sécurité nationale par Ronald Reagan en 1987 qui le nomme secrétaire à la Défense des États-Unis de fin 1987 à 1989. À l'issue de ce mandat, il est recruté par l'entreprise Carlyle dont il devient le directeur. notice wikipédia de Carlucci

voici les éléments qu'on trouve sur la page wikipédia du groupe Carlyle

Le Groupe Carlyle est dirigé depuis janvier 2003 par Louis Gerstner, ancien patron d'IBM. Parmi ses dirigeants, de nombreuses personnalités se sont succédé, telles que George H. W. Bush ou encore Olivier Sarkozy.

Le 11 septembre 2001, jour de l'attaque terroriste contre le World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington, Carlyle réunit dans cette même ville son conseil annuel comprenant plusieurs centaines d'investisseurs liés au groupe. Parmi les invités figurent notamment George H. W. Bush, 41e président des États-Unis et père du président George W. Bush ainsi que Shafig Ben Laden, le demi-frère d'Oussama Ben Laden dirigeant d'Al-Qaida, la structure accusée de l'agression. Shafig Ben Laden fait partie des 13 membres de la famille Ben Laden qui ont quitté les États-Unis à bord d'un Boeing 727 immatriculé aux États-Unis N521DB le 19 septembre 2001. La proximité des noms Bush et Ben Laden en ce jour précis interpelle les médias et révèle Carlyle au grand public.

Dans les notes on peut lire : Cf. Fahrenheit 9/11 de Michael Moore. Le Monde, « L'empire Carlyle », 30/04/2004, déjà cité. La famille Ben Laden a publiquement démenti être en relation avec Oussama Ben Laden.

Donc on résume : Carlyle a géré le patrimoine d'une partie de la famille Ben Laden mais qui n'a pas de relation avec Oussama ni donc avec les attentats. Bush a fait partie des dirigeants de ce groupe et il est donc très probable que ses fonds personnels soient gérés par ce groupe

Je n'enquete pas sur la position de 5°, ni sur les activités financières pour le Koweit et Singapour, car ça ne me parait pas d'une grande importance.

Il ne me prait pas très important non plus de savoir si c'est Carlucci qui a nommé Olivier à ce poste et quel role Wisner a joué dans les carrières de Carlucci et d'Olivier. De toutes façons il y a des relations évidentes entre services secrets, pouvoir politique et pouvoir financier aux USA et un système paraitement connu de chaises musicales et de renvois d'ascenceurs.

La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L'un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l'attention du public avec de nouvelles « people stories ». L'annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale.

Effectivement en octobre 2007 la chute libre est déjà très bien amorcée, les salariés et les étudiants sont dans la rue

le 20 octobre 2007 à 13h15 grand jour de grève des fonctionnaires en plein conflit social sur les régimes spéciaux de retraite et en pleine mobilisation étudiante contre la LRU une depêche de presse annonce officiellement que Nicolas et Cécilia vont divorcer, un beau moyen de confisquer les gros titres de la presse et donc de faire diversion.

De Rothschild, Edouard : Le 18 décembre 2004, il succède à Jean-Luc Lagardère à la présidence de France Galop Par l'intermédiaire du Holding financier Jean Goujon, qu'il contrôle, il devient, en 2006, l'actionnaire de référence du journal Libération, exigeant le départ de Serge July (son directeur historique) et de Louis Dreyfus (son directeur général).
Il a fait partie de la commission exécutive du CNPF (Conseil national du patronat français devenu MEDEF en 1998).

La proximité entre Séguela et Sarkozy est attestée, il est alors fort probable que Seguela, ex spin doctor de Miterrand ait donné quelques conseils de communication à Sarkozy notice wikipédia de Seguela

C'est la fameuse période Bling Bling celle où Séguéla déclarait que ne pas avoir de Rolex à 50 ans équivalait à avoir raté sa vie :


Séguéla Sarkozy Rolex bling bling

Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l'artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques.

Selon Le Parisien, la première rencontre entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni aurait eu lieu le 23 novembre 2007 lors de la présentation par Denis Olivennes de son rapport sur le piratage sur Internet, avant qu'ils ne se revoient récemment lors d'un dîner chez le publicitaire Jacques Séguéla à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine). Selon le site Internet de 20 minutes, "Carla Bruni a joué de la guitare, Nicolas Sarkozy l'a raccompagnée chez elle." confirme l'express

Dans Autobiographie non autorisée publiée en 2009, Jacques Séguéla relate la rencontre entre le président Nicolas Sarkozy, dont il est devenu un proche, et sa future épouse, Carla Bruni, lors d'un dîner à son domicile en novembre 2007 notice wikipédia de Seguela

15 décembre 2007 : En pleine polémique sur la visite de Kadhafi, il n’hésite pas à faire intervenir la police contre les SDF ! Histoire de masquer tout ça, un peu de comm sur sa nouvelle conquête Carla avec au passage un joli coup de pub pour Euro disney. http://www.dailymotion.com/video/x3sf5h_sarko-carla-bruni-on-sen-fout_events

Quelques semaines encore et c'est le troisième mariage de Nicolas Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l'épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Fin 1995, Nicolas Bazire est nommé associé-gérant de la banque Rothschild & Cie, en charge des fusions-acquisitions et membre du Conseil de surveillance. Membre du Conseil de surveillance de cette banque en 1999, il devient alors directeur général du Groupe Arnault, fondé par Bernard Arnault, ainsi que du pôle presse de Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH), DI Group (La Tribune, Investir, etc.), et directeur du développement et des acquisitions de LVMH notice wikipédia de Bazire


Bazire et Balladur

Nicolas Sarkozy avait pour témoin son ami Nicolas Bazire, actuel n°2 du groupe de luxe LVMH, et ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur entre 1993 et 1995, à une époque où Nicolas Sarkozy était porte-parole du gouvernement. Les deux hommes sont restés très liés. Nicolas Bazire était au QG de campagne du candidat Sarkozy, le soir de son élection, le 6 mai dernier. Début novembre, il faisait partie du petit groupe d’amis partis en escapade secrète au Maroc, avec le Président, qui était alors accompagné d’une autre belle femme, journaliste vedette de la télévision…
La deuxième témoin de Nicolas Sarkozy était Mathilde Agostinelli, responsable de la communication chez Prada, qui était surtout connue jusqu’à présent pour être très proche de Cécilia. Le couple Agostinelli accompagnait les ex-époux Sarkozy en vacances l’été dernier aux Etats-Unis…
http://www.bakchich.info/societe/2008/02/02/carla-et-nicolas-un-mariage-a-hauts-risques-51656

Bazire est mis en examen le 22 septembre 2011 dans le cadre de l'enquete sur Karachi

 

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?

Pas besoin d'aller chercher des histoires de CIA et de complot il suffit de regarder ce qui est avéré et de comprendre que Sarkozy est le président des ploutocrates

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