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Chronologie egyptienne II

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Alors que le procès de Moubarak se déroule encore, l'Egypte traverse des turbulences importantes, avec d'abord des affrontements entre chrétiens et coptes puis l'arrivée au pouvoir démocratiquement des frères musulmans.

24 juin 2012 : Égypte : le Frère musulman Mohamed Morsi élu président

Les Frères se dépeignent comme un mouvement moderne, prêt à travailler avec d'autres et désireux de respecter les traités signés par ses prédécesseurs. Certains de leurs partisans citent l'exemple de la Turquie, où la démocratie fait peu à peu son chemin. Mais la marge de manoeuvre de M. Morsi sera des plus limitées. A la suite de la dissolution sur décision de justice de la chambre des députés dominée par les islamistes, l'armée s'est en effet octroyée le pouvoir législatif et un droit de contrôle sur l'élaboration de la prochaine Constitution. Les Frères musulmans ont ainsi assuré dimanche qu'ils poursuivraient leur sit-in sur la place Tahrir au Caire pour protester contre les dispositions constitutionnelles prises par l'armée. Celle-ci avait toutefois promis de remettre le pouvoir au nouveau président avant le 30 juin.
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/06/24/l-egypte-en-alerte-avant-les-resultats-de-la-presidentielle_1723794_3212.html

21 juillet 2012 : Mohammed Morsi, a remporté l’élection présidentielle

Le candidat des Frères Musulmans, Mohammed Morsi, a remporté l’élection présidentielle en Égypte avec 51,73 % des voix. Ahmed Shafiq, le candidat de l’armée, a obtenu 48,27 % selon la commission électorale. M. Morsi a obtenu plus de treize millions de voix contre plus de douze millions à son rival Ahmad Chafiq, ancien premier ministre de Hosni Moubarak.

Mohamed Morsi devient ainsi le premier président élu depuis la chute de Hosni Moubarak, le 11 février 2011. Et le premier islamiste à parvenir à la tête du pays le plus peuplé du monde arabe avec quelque 82 millions d'habitants.


Des dizaines de milliers de personnes ont célébré ce dimanche
sur la place Tahrir au Caire la victoire du Frère musulman Mohamed Morsi,

Reprenons depuis le début. La première et la plus importante leçon de ce second tour est le refus du peuple égyptien d’un retour au passé, malgré la formidable campagne de propagande menée par le pouvoir, malgré les annonces de violences à venir – nombre de chauffeurs de taxi, souvent liés aux moukhabarat (la police secrète), m’ont expliqué que les Frères musulmans s’apprêtaient à mettre le pays à feu et à sang ; une vidéo sur Youtube annonçait même une révolution à l’iranienne. La presse et les médias officiels, les journalistes, qui s’étaient surtout illustrés par leur absence d’opposition au régime Moubarak, des représentants de partis comme le Tagammu (de « gauche ») ont surenchéri, affirmant que le danger principal était désormais la confrérie, reprenant exactement le même discours que celui des présidents déchus Ben Ali et Moubarak.
Pour les électeurs qui ont voté Morsi, il ne s’agit en aucun cas d’accorder un blanc-seing aux Frères musulmans mais de mettre l’accent sur le danger principal : les militaires qui ne veulent pas céder le pouvoir. Car l’élection de Chafik aurait abouti à la reconstitution d’un parti-Etat, lié à l’armée, aux services de renseignement, aux capitalistes corrompus, ceux-là même qui ont mis le pays en coupe réglée depuis des décennies. Ceci ne signifie pas que les 8,5 millions de votants qui se sont ajoutés aux 5 millions du premier tour ne sont pas conscients des sérieux manquements de la confrérie, de ses erreurs ni de ses hésitations depuis le début de la révolution.
Dans un premier temps, les Frères avaient annoncé qu’ils ne concourraient que pour un tiers des sièges du Parlement : ils en ont finalement obtenu environ 45 %. Ils s’étaient engagés à ne pas présenter de candidat à la présidentielle, ils sont revenus sur cet engagement. Mais, surtout, ils ont hésité entre une alliance avec le CSFA et avec les jeunes révolutionnaires. Ce n’est qu’après les élections législatives, et quand le CSFA a refusé que les Frères forment le gouvernement, qu’ils ont commencé à se heurter aux militaires, mais toujours en évitant toute mobilisation populaire. Par des déclarations ambiguës, ils ont avivé les craintes de différentes couches de la population qui craignent leur volonté d’imposer un Etat islamique. Ils ont permis au CSFA de ressusciter, avec Chafik, l’« Etat profond », celui qui a dirigé le pays depuis des décennies. Entre les deux tours, le candidat de la confrérie n’a pas été capable de forger une alliance avec ceux de ses adversaires qui, d’une certaine manière, représentaient la révolution : Hamdin Sabbahi et Abdelmonem Aboul Foutouh qui, ensemble, avaient obtenu 40 % des voix.
http://blog.mondediplo.net/2012-06-18-Freres-musulmans-victoire-electorale-et-defaite

30 juin 2013 : des millions de personnes réclament la démission de Morsi, 5 morts et environ 200 blessés.

L'armée estime à "plusieurs millions" le nombre de manifestants anti-Morsi descendus dans la rue, a déclaré à l'AFP une source militaire. Il s'agit "de la plus grande manifestation de l'histoire de l'Egypte", a ajouté cette source sous couvert de l'anonymat. Une personne a été tuée à Beni Suef et trois autres dans la province d'Assiout, au sud du Caire, au cours d'affrontements qui ont aussi fait des dizaines de blessés aux abords de locaux des Frères musulmans, selon les services de sécurité. Au Caire, le QG de la confrérie islamiste, dont est issu M. Morsi, a été attaqué avec des cocktails Molotov et des tirs de chevrotine. Un homme de 26 ans a été tué d'un tir dans la tête, et plusieurs dizaines d'autres personnes blessées, selon une source médicale, dans ces heurts très violents qui se sont poursuivis tard dans la nuit.
Sur la place Tahrir, site emblématique de la révolte contre Hosni Moubarak, la foule a afflué en brandissant des cartons rouges à l'adresse du président. "Je suis ici parce que Morsi, pour qui j'ai voté, m'a trahi et n'a pas tenu ses promesses. L'Egypte va être libérée une nouvelle fois à partir de Tahrir", affirmait Mohammed Samir, venu de Mansourah, dans le de
Les militaires se sont dit récemment prêts à intervenir si le climat dégénérait, après que des heurts eurent déjà fait huit morts, dont un Américain, dans les jours qui ont précédé les rassemblements de dimanche.Redoutant de graves troubles, l'armée et la police se sont déployées à travers le pays pour renforcer la protection des installations vitales, notamment le canal de Suez. lta du Nil, pour manifester dans la capitale. Les manifestants se sont également massés sans incident aux abords du palais présidentiel, dans le quartier d'Héliopolis, et sur d'autres places de la capitale.
http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20130701.AFP8066/egypte-manifestations-monstres-contre-morsi-cinq-morts.html

Au moins quatre personnes ont été tuées dimanche dans des heurts entre partisans et adversaires du président islamiste égyptien Mohamed Morsi, en marge de manifestations monstres à travers tout le pays à l'appel de l'opposition pour réclamer son départ, un an jour pour jour après sa prise de fonctions. Plusieurs millions d'opposants sont descendus dans les rues des principales villes du pays. "Il s'agit "de la plus grande manifestation dans l'histoire de l'Egypte", a confié une source militaire à l'AFP.
Sur la place Tahrir dans le centre du Caire, site emblématique de la révolte qui fit chuter le régime de Hosni Moubarak en février 2011, une foule a afflué, agitant des drapeaux tandis que des haut-parleurs diffusaient des chants patriotiques. Des manifestations anti-Morsi ont également eu lieu à Alexandrie (nord), deuxième ville du pays, à Menouf et Mahallah, dans le delta du Nil, ainsi qu'à Port-Saïd et Suez, sur le canal du même nom, ou encore dans la ville natale de M. Morsi, Zagazig, au nord-est du Caire. Redoutant de graves troubles dans cette épreuve de force, l'armée et la police se sont déployées à travers le pays pour renforcer la protection des installations vitales, notamment du canal de Suez. Mais des affrontements ont quand même éclaté, faisant un mort et une trentaine de blessés à Beni Souef.
Le quartier général des Frères musulmans attaqué
Dans la soirée, le quartier général des Frères musulmans, la formation dont est issu le président Mohamed Morsi, a été attaqué avec des cocktails molotov, a indiqué le mouvement islamiste. Environ 150 "voyous non identifiés" s'en sont pris au bâtiment en lançant des cocktails molotov et des pierres, ainsi que des tirs de chevrotine. Des hommes armés sur une moto auraient également ouvert le feu sur des manifestants dans la province d'Assiout, tuant une autre personne devant un local des Frères musulmans. Dans le camp adverse, c'est à Nasr City que les islamistes campent depuis vendredi pour défendre la "légitimité" de M. Morsi, le premier président égyptien à avoir été librement élu. Le Parti de la liberté et de la justice, émanation des Frères musulmans, avait appelé à une "mobilisation générale" dimanche pour soutenir le premier chef d'Etat civil et islamiste du pays. Les manifestations islamistes semblaient toutefois, dimanche après-midi, nettement moins nombreuses qu'au cours des derniers jours, et largement éclipsées par celles de l'opposition.
Après un an d'une présidence mouvementée, déjà marquée par plusieurs crises, M. Morsi vit son "Jour du jugement", titraient dimanche certains journaux. Le quotidien al-Tahrir, proche de l'opposition, y allait d'un franc "Dégage" barrant sa Une tout en rouge. Il faut dire que les clivages sont profonds en Egypte, pays arabe le plus peuplé avec plus de 80 millions d'habitants où le climat persistant de crise pèse lourdement sur une économie marquée par une inflation et un chômage en hausse, et une chute de sa monnaie. Les adversaires de M. Morsi dénoncent une dérive autoritaire du pouvoir destinée à instaurer un régime idéologiquement et politiquement dominé par les islamistes, ainsi que son incapacité à relancer l'économie.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/manifestations-anti-morsi-a-haut-risque-ce-dimanche-a-travers-8077702.html

1 juillet 2013 : Ultimatum de l'armée

16 morts et 781 blessés depuis dimanche. Selon un nouveau bilan du le ministère de la Santé, six personnes ont été tuées dans les provinces de Beni Suef, Assiout (centre), Kafr al-Cheikh et Fayoum, tandis qu'un manifestant est mort asphyxié devant le palais présidentiel au Caire et un autre à la suite de ses blessures à Alexandrie.Le ministère de l'Intérieur déploie 440 000 policiers pour sécuriser les manifestations. Selon le quotidien Egypt Independent, un porte-parole explique que c'est pour protéger les protestataires. Depuis dimanche, 27 officiers ont été blessés et 119 armes à feu ont été saisies.

Le bâtiment, dans le quartier du Moqqatam situé dans l'est du Caire, a été envahi par des assaillants qui ont jeté des objets par les fenêtres, tandis que d'autres emportaient des meubles. Des témoins affirment qu'aucun membre de la confrérie ne se trouvait à l'intérieur car ils avaient été conduits hors du bâtiment avant l'attaque. Aux abords de l'immeuble, des manifestants scandent des slogans hostiles au président Morsi et aux Frères musulmans sur fond de musique patriotique.
Le porte-parole des Frères Musulmans dénonce l'inaction de la police. Gehad El-Haddad reproche depuis hier aux forces de l'ordre de ne pas être intervenues lors de la seconde attaque du QG de la confrérie.
Une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montre la police aux côtés des manifestants. Les officiers défilent avec des drapeaux égyptiens, symbole de l'opposition au président Mohamed Morsi.

Quarante-huit heures pour satisfaire les «demandes du peuple».
Tel est l'ultimatum posé lundi après-midi par l'armée égyptienne au président islamiste Mohamed Morsi. Si ce n'est pas le cas, «les forces armées annonceront une feuille de route et des mesures pour superviser sa mise en œuvre», a annoncé le commandement militaire à la télévision.
«L'armée s'est rangée au côté du peuple», a estimé le mouvement Tamarrod (rébellion en arabe), à l'origine d'un mouvement populaire d'une ampleur sans précédent. Quelque 14 millions d'Egyptiens ont défilé dimanche à travers le pays, y compris en Haute-Egypte, à l'occasion du premier anniversaire de la prise de fonctions du premier président civil du pays pour réclamer sa démission. Tamarrod, soutenu par de nombreuses personnalités et des mouvements de l'opposition laïque, libérale ou de gauche, assure avoir collecté plus de 22 millions de signatures pour une présidentielle anticipée. Il avait, avant l'armée, invité Mohamed Morsi à quitter le pouvoir avant «mardi 17 heures (heure où débuterra, Ndlr) une campagne de désobéissance civile totale».
La place Tahrir accueille avec des cris de joie la déclaration de l'armée. «Morsi n'est plus notre président, Sissi avec nous», ont scandé les milliers de manifestants, en référence au général Abdel Fattah al-Sissi, chef de l'armée et ministre de la Défense, dont la photo est apparue à l'écran pendant la lecture de la déclaration télévisée du commandement militaire.
le général Sami Annan renonce à son poste du conseil consultatif.
Des ministres démissionnent. Plusieurs membres du gouvernement ont remis leur démission dans la journée au Premier ministre, selon la chaîne Al-Arabiya. Le pays s'enfonce dans la crise politique.
Des gardes du corps d'un important Frère musulman arrêtés. Selon «Egypt Independent», les forces de sécurité égytiennes ont arrêté 15 gardes du corps armés au service d'un leader des Frères musulmans Khairat al-Chater après un échange de tirs dans lequel personne n'a été blessé. Le site n'avait pas de précision sur son sort.
Selon Al-Arabyia, des affrontements ont lieu entre les deux camps à Suez.
http://www.leparisien.fr/international/en-direct-egypte-le-qg-des-freres-musulmans-attaque-au-caire-01-07-2013-2944081.php

2 juillet 2013 : Morsi refuse de partir

vers 22 h 45, après un entretien avec le général Abdel Fattah al-Sissi, chef de l'armée et alors que des pourparlers se poursuivaient dans la soirée, Morsi a rejeté cette sommation.
Dans un tweet, il a appelé «les forces armées à retirer leur avertissement et refuse tout diktat», qu'il vienne d'Egypte ou de l'étranger. Peu après, dans un discours télévisé, il a déclaré : «Le peuple m'a élu par des élections libres. La Constitution me charge d'un certain nombre de devoirs.» Aussi «personne n'a le droit de remettre en cause cette légitimité constitutionnelle. C'est notre seul rempart contre l'inconnu», «contre l'effusion de sang», a-t-il ajouté. Il s'est dit prêt à «donner sa vie» pour protéger cette légitimité, mettant en garde contre le «piège» de la violence «sans fin». Le président a renouvelé son appel au dialogue mais jusqu'ici l'opposition a déjà ignoré à plusieurs reprises cette offre, estimant qu'elle était de pure façade.
Partisans et opposants du président égyptien Mohamed Morsi ont à nouveau formé mardi après-midi de grands rassemblements rivaux. Au Caire, dans le quartier de Guizeh, sept personnes ont péri dans des affrontements entre les deux camps, ont indiqué des sources médicales. Ces heurts ont également fait des dizaines de blessés, dont plusieurs ont été grièvement touchés par des tirs. Des violences ont aussi éclaté dans d'autres quartiers de la périphérie du Caire et dans la province de Beheira.
Un responsable des Frères musulmans a appelé à empêcher un coup d'Etat, au besoin par le «martyre». Mardi, des dizaines de milliers de partisans du président s'étaient rassemblés dans le faubourg de Nasr City ainsi que devant l'université du Caire, sur l'autre rive du Nil, pour défendre la «légitimité» de M. Morsi, vainqueur de la première élection présidentielle libre de l'histoire du pays. «La position de l'armée est inquiétante et dérangeante. S'ils prennent le pays, nous ferons une révolution islamique», a prévenu Mohamed Abdel Salem, un manifestant pro-Morsi.
31 morts lors des manifestations depuis vendredi
Alors que 7 personnes sont mortes mardi, dimanche, au moins 16 personnes ont été tuées dans tout le pays en marge des manifestations, dont huit dans des affrontements entre pro et anti-Morsi au Caire, selon le ministère de la Santé. Des affrontements similaires avaient déjà fait huit morts, dont un Américain, le vendredi 28 juin. Au Caire, le siège des Frères musulmans, a été en partie incendié dans la nuit dans le quartier du Moqattam, avant d'être occupé et pillé lundi matin.
http://www.leparisien.fr/international/egypte-morsi-rejette-l-ultimatum-de-l-armee-02-07-2013-2947113.php

3 juillet : L'armée égyptienne a renversé l'islamiste Mohamed Morsi : Morsi a appelé à résister à ce coup d'État.

Des dizaines de blindés de l'armée égyptienne se sont déployés mercredi en fin d'après-midi aux abords de rassemblements des partisans du président islamiste Mohamed Morsi au Caire. Une source militaire, citée par l'agence officielle Mena, a déclaré que les troupes s'étaient massivement déployées dans les quartiers de Nasr City (nord-est), d'Héliopolis et près de l'université du Caire, alors qu'un conseiller du chef d'État a dénoncé un "coup d'État militaire". L'armée a fermé les rues menant aux points de rassemblements des partisans du chef d'État en face de l'université du Caire à Gizeh, dans le sud de la capitale. Les télévisions locales ont également indiqué que l'armée commençait à fermer plusieurs voies menant à la place Rabaa al-Adaouiya à Nasr City, où des milliers de pro-Morsi étaient rassemblés. Le camp de Mohamed Morsi a accusé l'armée de mener un "coup d'État", après l'expiration d'un ultimatum sommant le chef de l'État de mettre fin à la grave crise secouant l'Égypte et l'interdiction qui lui a été faite de quitter le territoire. Ces développements sont survenus après l'expiration à 16 h 30 de l'ultimatum de l'armée.
http://www.lepoint.fr/monde/egypte-les-blindes-encerclent-les-partisans-de-morsi-03-07-2013-1692798_24.php

La Constitution égyptienne a été provisoirement suspendue et le président Mohamed Morsi va être remplacé à la tête de l'État par le président de la Cour constitutionnelle, a annoncé le chef de l'état-major de l'armée égyptienne.
Dans une déclaration à la télévision, le général Abdel Fattah al Sissi a annoncé que l'Égypte allait être dirigée par un gouvernement d'experts et qu'une commission serait chargée de réviser la Constitution, tandis que l'opposant et ex-candidat à la présidentielle Amr Moussa a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi que les consultations pour la formation du prochain gouvernement en Égypte commencent "maintenant". "C'est la fin du régime de Morsi. C'est fini", a-t-il ajouté.
Le général al Sissi a appelé de ses voeux l'organisation d'une élection présidentielle et d'élections parlementaires ainsi que la création d'un comité de réconciliation nationale incluant les mouvements de la jeunesse. Abdel Fattah al Sissi a prévenu que l'armée et la police répondraient à toutes les violences. Ses déclarations ont été accueillies par des cris de joie et des scènes de liesse sur la place Tahrir où sont rassemblés les opposants à Mohamed Morsi.
Quatre partisans de Mohamed Morsi ont été tués dans des affrontements avec des militaires et des policiers dans la ville de Marsa Matrouh (nord-ouest), selon les services de sécurité. Un cinquième partisan du président déchu a péri dans des affrontements similaires à Alexandrie, la deuxième ville du pays. Dix autres personnes ont été blessées lors de cette attaque par un groupe de partisans armés de M. Morsi contre le siège des services de sécurité de cette ville sur la côte méditerranéenne, proche de la frontière libyenne.
Déposé, Morsi a appelé à résister à ce "coup d'État". "Le président appelle tous les Égyptiens à résister pacifiquement à ce coup d'État, comme il le fera lui-même", a déclaré un collaborateur de Mohamed Morsi. "Ce qu'ils ont fait est illégal, ils n'ont pas autorité pour le faire", a ajouté cette source. Sur le compte Twitter de la présidence égyptienne, Mohamed Morsi a dénoncé "un coup d'État complet", "rejeté par tous les hommes libres qui luttent pour une Égypte civile et démocratique". Il a également appelé à "éviter un bain de sang". Dans un message vidéo préenregistré et diffusé mercredi soir, il a déclaré qu'il restait "le président élu d'Égypte" et a également "demandé au peuple de défendre (sa) légitimité".
Des dizaines de milliers d'anti-Morsi étaient toujours massés au Caire, mercredi soir, et dans d'autres provinces, de même que des partisans du président, alors que les violences ont déjà fait 47 morts et des centaines de blessés depuis le 26 juin. Des blindés ont été déployés au Caire, bloquant les voies menant aux rassemblements pro-Morsi.
Avant l'annonce de l'armée, des sources de sécurité ont affirmé que M. Morsi et plusieurs dirigeants des Frères musulmans avaient été interdits de quitter l'Égypte. Parmi eux, le Guide suprême de la puissante confrérie Mohammed Badie et son "numéro deux" Khairat al-Chater.
http://www.lepoint.fr/monde/morsi-n-est-plus-president-de-l-egypte-03-07-2013-1692841_24.php

Selon nos informations, Mohamed Morsi avait été assigné à résidence mercredi soir. Issam el-Eriane, chef adjoint du parti des Frères musulmans Liberté et Justice a, de son côté, été interpellé alors qu'il arrivait à l'aéroport. L'armée égyptienne a déroulé des fils de fer barbelés autour de la caserne où se trouve le président Morsi, a-t-on appris mercredi auprès de témoins. De même, des blindés de l'armée se sont déployés autour d'un rassemblement islamiste.
Selon le journal gouvernemental al-Ahram, la "feuille de route" prévoit la nomination d'un conseil présidentiel de trois personnes dirigé par le président de la Haute Cour constitutionnelle et une suspension de la Constitution pouvant durer jusqu'à un an. Toute personne s'opposant à ces mesures pourrait être placée en résidence surveillée puis traduite en justice. Les dirigeants des Frères musulmans seraient placés sous surveillance, avec de possibles mesures d'assignation à résidence, contrôle des avoirs, interdiction de quitter le pays, etc
http://www.lepoint.fr/monde/egypte-l-armee-va-publier-un-communique-03-07-2013-1692639_24.php

Mohamed Morsi arrêté et détenu par l'armée
Au moment de l'annonce de sa destitution, Morsi se trouvait dans une caserne de la Garde républicaine autour duquel l'armée avait déployé mercredi en fin de journée un cordon de sécurité. Gehad El-Haddad, porte-parole de la confrérie islamiste, a déclaré que Morsi avait ensuite été conduit au ministère de la Défense. Ses conseillers ont été pour leur part assignés à résidence dans la caserne de la Garde républicaine. D'autres responsables politiques du mouvement, dont Saad el Katatni, le chef du Parti liberté et justice (PLJ), émanation politique des Frères musulmans, ont été arrêtés. Des mandats d'arrêt ont par ailleurs été lancés contre 300 membres de la confrérie, affirme le quotidien Al-Ahram. Selon l'agence officielle de presse Mena, ils sont accusés d'incitation à la violence et de troubles à la sécurité et à la paix générales.
Les autorités militaires ont également fait fermer trois chaînes de télévision favorables à Morsi, dont Egypt25, la chaîne des Frères musulmans. Selon l'agence Mena, les directeurs d'Egypt25 ont été arrêtés peu après l'annonce de la destitution de Morsi. Les forces de sécurité ont également fait irruption au siège de l'antenne égyptienne d'Al Djazira, dont cinq journalistes ont été emmenés. Quatre d'entre eux ont été libérés par la suite. Après plusieurs semaines de révolte, l'armée égyptienne a aussi suspendu la Constitution et a annoncé l'organisation de nouvelles élections, après une brève période de transition confiée à un gouvernement de technocrates.
http://www.rmc.fr/editorial/396480/egypte-mohamed-morsi-arrete-et-detenu-par-larmee/

5 juillet : 19 morts dans des violences en marge de manifestations

Le président intérimaire d'Egypte a dissous vendredi 5 juillet l'assemblée dominée par les islamistes, fortement mobilisés au cours d'une journée de manifestations.
Partis d'une mosquée de Nasr City, un faubourg du Caire, des milliers de manifestants islamistes ont scandé "Mohamed Morsi est notre président" et "Traîtres!" devant la Garde républicaine située non loin du palais présidentiel. Ils ont ensuite essayé d'accrocher sur les barbelés entourant le bâtiment une photo de l'ex-chef d'Etat, bravant à deux reprises les avertissements des soldats, avant que les tirs n'éclatent. Les deux camps ont tiré à l'arme automatique. Un journaliste de l'AFP a vu deux corps sans vie qui ont été recouverts d'un drap blanc et un troisième gisant, la tête fracassée par une balle. Les tirs ont déclenché la panique, les gens se ruant dans toutes les directions tandis que les balles sifflaient et que de nombreux blessés gisaient au sol.
Les islamistes ont lancé un "vendredi du refus" du "coup d'Etat militaire" et de "l'Etat policier" qui a arrêté de nombreux dirigeants des Frères musulmans, la confrérie dont est issu Mohamed Morsi, lui-même toujours détenu par l'armée. Le Guide suprême des Frères musulmans Mohamed Badie a affirmé ce vendredi que les partisans du président déchu Mohamed Morsi, issu de sa confrérie, resteraient mobilisés "par millions" et ne reconnaissaient pas "le coup d'Etat militaire" qui l'a renversé. "Nous resterons dans les rues par millions jusqu'à ce que nous portions en triomphe notre président élu", a-t-il lancé devant un rassemblement d'islamistes, après que son mouvement a démenti son arrestation annoncée la veille par les services de sécurité.
Avant l'aube, des violences ont éclaté, cette fois-ci dans la péninsule du Sinaï, où un soldat a été tué et deux blessés dans des attaques simultanées de militants islamistes contre des postes de police et militaires, selon une source médicale.
Pour le représentant de l'opposition Mohamed ElBaradei, l'intervention de l'armée pour faire partir Mohamed Morsi a été une "mesure douloureuse" mais nécessaire pour "éviter une guerre civile" et ne signifie pas que les militaires prennent le pouvoir. La feuille de route sur la transition politique, rédigée par l'armée et négociée avec l'opposition et les principaux dignitaires religieux musulmans et chrétiens du pays, prévoit un cabinet "doté de pleins pouvoirs".
http://www.challenges.fr/monde/20130705.CHA1814/egypte-les-islamsites-appellent-a-manifester-ce-vendredi.html

Vendredi, des affrontements entre pro et anti-Morsi, notamment au Caire et à Alexandrie, ont fait 19 morts et des centaines de blessés en marge de manifestations, tandis que six membres des forces de l'ordre ont péri dans l'instable péninsule du Sinaï où des islamistes armés ont attaqué le gouvernorat sur lequel ils ont hissé leur drapeau.
Au Caire, des affrontements ont éclaté dans la soirée aux abords de la place Tahrir entre manifestants des deux camps, faisant deux morts. Des tirs étaient entendus et les protestataires se jetaient des pierres sur le pont du 6-Octobre à proximité de la place emblématique de la capitale égyptienne, où s'étaient rassemblés des milliers d'opposants au président islamiste. L'armée a envoyé ses blindés pour séparer les protestataires. Dans la deuxième ville du pays, Alexandrie (nord), des affrontements similaires ont fait 12 morts et 460 blessés, a indiqué l'agence officielle Mena.
Les islamistes ont appelé tôt samedi à de nouvelles manifestations "pacifiques" en soutien au président Mohamed Morsi renversé par l'armée, faisant craindre de nouveaux débordements.
http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/monde/en-images-egypte-19-morts-dans-des-violences-en-marge-de-manifestations_1264301.html

6 juillet : lendemain d'une nuit de quasi guerre civile

Les islamistes insistent sur le caractère «pacifique» de leur appels à mobiliser, et dénoncent des provocations. Mais des résidents de certains quartiers du Caire ont affirmé à l’AFP avoir vu leurs partisans armés de sabres, de bâtons et d’armes automatiques lors d’une nuit marquée par de graves violences. Dans le quartier de Manial, sur une île au milieu du Nil, des habitants ont fait état de combats à l’arme automatique et à l’arme blanche, et de tireurs embusqués. Dans divers endroits de la capitale, des barricades et des rues jonchées de pierres et de pneus calcinés témoignaient des violences des accrochages nocturnes, tandis que les forces anti-émeutes était présentes à plusieurs carrefours et sur des ponts, avec des hommes en armes. Les accès à la place Tahrir étaient quant à eux contrôlés par des anti-Morsi armés de bâtons. Des groupes de manifestants y passent la nuit dans un village de tentes.

Les islamistes ont appelé tôt samedi à de nouvelles manifestations "pacifiques" en soutien au président Mohamed Morsi renversé par l'armée, au lendemain d'une journée de violences en Egypte au cours de laquelle 25 personnes ont péri, dont 19 en marge de manifestations.
Après la nuit de violences, qui aurait coûté la vie à 30 personnes, l'atmosphère demeure tendue dans les rues du Caire. Un journaliste de l'AFP a constaté la présence des forces anti-émeutes à plusieurs carrefours et sur des ponts, avec des fourgons et des hommes en armes. Sur Twitter, plusieurs médias indiquent que les soldats les empêchent de prendre des images des affrontements.
Tandis que les véhicules des forces de l'ordre arborent des portrait d'Abdel Fattah al-Sissi, chef des armées et nouvel homme fort du pays, les Frères musulmans ont établi des barricades près de l'Université du Caire, élevant des portraits du président déchu devant les forces de sécurité.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/en-direct-l-egypte-sous-tension-attend-de-nouvelles-manifestations_1264063.html

7 juillet 2013 : mobilisation massive d'anti et pro-Morsi au Caire

Des dizaines de milliers d'opposants à Mohamed Morsi étaient rassemblés dimanche en Egypte, notamment sur la place Tahrir au Caire, dans une démonstration de force destinée à prouver que l'ex-président islamiste a été renversé par une révolution populaire et non un coup d'Etat. Alors que des avions de chasse rasaient les toits de la capitale, lâchant derrière eux une fumée aux couleurs du drapeau national, la place Tahrir était noire de monde pour une mobilisation se voulant pacifique, après des heurts d'une rare violence vendredi entre pro et anti-Morsi.
De leur côté, les islamistes continuaient à mobiliser leurs troupes pour maintenir la pression sur l'armée, qui détient Mohamed Morsi depuis sa destitution, et dénoncer l'"Etat policier" qu'elle a instauré, selon eux. Les partisans de l'ex-président s'étaient massés par milliers près de l'université du Caire, dans le quartier de Guizeh, devant une mosquée du faubourg de Nasr City, ainsi que devant la Garde républicaine, où quatre des leurs sont morts vendredi lors d'échanges de tirs avec des soldats.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/egypte-mobilisation-massive-d-anti-et-pro-morsi-au-caire_1264565.html

Les islamistes ont manifesté dans les rues du Caire dimanche pour dénoncer "l'état policier" que l'armée a instauré depuis la destitution de Mohamed Morsi mercredi.
"Les Egyptiens seraient chanceux si leur généraux, désormais au pouvoir, se révélaient issus du même moule que le Chilien Augusto Pinochet". C'est ce qu'affirme le Wall Street Journal dans un éditorial publié vendredi. Une comparaison plus que douteuse qui a suscité des réactions indignées à travers le monde, notamment dans le Guardian.
Première retombée politique de ces heurts: le parti salafiste al-Nour annonce son retrait des négociations politiques, pour la nomination du Premier ministre et la formation d'un gouvernement de transition dénonçant le "massacre" de manifestants islamistes. Ce parti, souvent allié aux Frères musulmans, est en train d'acquérir une nouvelle influence sur la vie politique égyptienne, expliquait le Guardian ce dimanche.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/en-direct-egypte-tirs-de-l-armee-contre-des-pro-morsi_1264614.html

8 juillet 2013 : Cinq jours après la destitution de Morsi, l'armée a tiré devant le site de la Garde républicaine au Caire, faisant au moins 51 morts. Les Frères musulmans appellent à un "soulèvement".


Le Caire le 8 juillet 2013. (MAHMUD HAMS/AFP)

Au moins 51 personnes ont été tuées lundi à l'aube lors de tirs des forces de l'ordre contre un rassemblement de partisans du président déchu Mohamed Morsi devant le siège de la Garde républicaine au Caire, ont déclaré les Frères musulmans.
le siège du parti des Frères musulmans a été fermé sur décision des autorités égyptiennes. La raison? Des armes y ont été découvertes, a indiqué un haut responsable de sécurité à l'AFP. La police a trouvé "des liquides inflammables, des couteaux et des armes" dans les locaux du parti de la justice et de la liberté (PLJ), la vitrine politique de la confrérie.
Le président par intérim, Adly Mansour, a décidé la formation d'une commission judiciaire pour enquêter sur les violences qui ont fait de nombreux morts chez les manifestants pro-Morsi devant le quartier général de la Garde républicaine, a annoncé l'agence d'information d'Etat citée par Reuters. La déclaration officielle appelle les manifestants "à ne pas approcher" des sites militaires ou "de tout autre installation vitale"
Le bilan des violences continue de s'alourdir: au moins 51 morts et 435 blessés sont à déplorer, selon les derniers décomptes.
Les militaires ont défendu leur action lors d'une conférence de presse. Au cours de leur conférence de presse, les militaires ont dénoncé des "mensonges", rapporte une journaliste de Russia Today. Et notamment des images choc qui ont circulé sur Internet mais qui, selon eux, ont été prises en Syrie.
Human Rights Watch s'inquiète ce lundi de "l'escalade" de la violence en Egypte. Violence que Kenneth Roth, directeur exécutif de l'ONG, juge par ailleurs contre-productive: "Les militaires pensent-ils vraiment que ces meurtres vont faire fléchir la détermination des Frères musulmans?".
Priyanka Motaparthy, chercheuse pour Human Rights rapporte les propos d'un médecin qui a soigné les blessés des incidents survenus au siège de la Garde Républicaine : "Je travaille dans cet hôpital depuis 20 ans et je n'ai jamais rien vu de tel. C'est une catastrophe".
"Le président égyptien, Mohamed Morsi, a été démocratiquement élu par les Egyptiens au terme d'un scrutin qui, de l'avis de la majorité des observateurs, a été le plus régulier de l'histoire de l'Egypte indépendante (ce qui ne signifie pas qu'il a été parfait, loin de là). [...] Balayer cela d'un revers de manche au prétexte que l'on est un adversaire des islamistes et que l'on ne supporte pas leur présence au pouvoir, c'est adopter une attitude antidémocratique". Akram Belkaïd, éditorialiste pour Le Quotidien d'Oran .
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/en-direct-egypte-tirs-de-l-armee-contre-des-pro-morsi_1264614.html
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130708.OBS8412/egypte-un-rassemblement-pro-morsi-disperse-par-la-force.html