un petite enquête sur les élections

sous la présidence Sarkozy

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menu général perdu?

sources multiples: marianne, Le Point, l'Express, le post, Le Monde,ministère de l'intérieur, wikipédia, arrêt sur images, RTL

2 angles d'approche:

1) le sort des ministres battus

2) les éléments de langage

Législatives 2007

François Fillon : "tout ministre battu devra démissionner. "

abstention : 39,23%

346 : c’est le nombre de députés qui représentera la majorité présidentielle à l’Assemblée Nationale. Nicolas Sarkozy et François Fillon ont donc la majorité pendant cinq ans pour gouverner et entamer les réformes. C’est un recul par rapport à 2002 où 360 députés donnaient la majorité aux gouvernements de Jacques Chirac.

Fillon : « Le Succès des uns ne fait pas la défaite des autres » « C’est un choix clair et cohérent pour le projet présidentiel »

le sort des ministres candidats

C'est la grande surprise de ce deuxième tour des élections législatives : Alain Juppé, ministre de l'Ecologie et du Développement durable, est le seul ministre battu à Bordeaux avec 49,07% des voix, contre 50,93% pour la candidate du Parti socialiste, Michèle Delaunay. Après avoir admis sa défaite, le candidat de l'UMP a annoncé sa démission du poste de n°2 du gouvernement. Car François Fillon l'avait annoncé : tout ministre battu devra démissionner.

Ministre du Travail, Xavier Bertrand s'est dit "très affecté" par la nouvelle, qualifiant Alain Juppé d' "homme d'Etat. Il y a beaucoup de dignité, de sobriété dans ce qu'il a dit". Le ministre a toutefois qualifié de "bonne règle" le fait qu'un ministre battu démissionne. "Elle a été dictée. Elle avait été claire, et je pense que c'est important que les ministres qui le souhaitent puissent aller au contact des électeurs (...) On apprend beaucoup plus sur le terrain que derrière son bureau" conclut le ministre.

Municipales/cantonales 2008

Les résultats montrent une victoire pour la gauche qui conquiert une majorité de mairie aux dépens de la droite. Cela dit, la majorité présidentielle et l'ensemble de la droite obtiennent 49,7 % des voix contre 49,1 % des voix à l'ancienne gauche plurielle.

Avant le scrutin des 9 et 16 mars 2008, la droite détenait 21 villes de plus de 100 000 habitants sur 37. Au soir du 16 mars, elle n'en dirigeait plus que 12. La gauche a gagné 38 villes de plus de 30.000 habitants , la gauche dirige désormais 183 villes de plus de 30.000 habitants, soit 58,5% de ces localités, la droite 124 (39,5%) et le MoDem 7 (2%). En 2001, la gauche dirigeait l'exécutif municipal de 145 villes, la droite de 160 et le MoDem de 9. Le PS aurait remporté par ailleurs de sept à neuf départements supplémentaires lors des élections cantonales, portant son total à près de 60 conseils généraux sur 101.

Il semblerait que les partis politiques, et plus particulièrement la droite, n'aient pas réussi à mobiliser les électeurs, dimanche 16 mars. Avec un taux de 66,54 % de votants, le premier tour des élections municipales, le 9 mars, s'était déjà soldé par un record d'abstention, le plus important pour des municipales depuis 1959. Les premières estimations des instituts de sondage pour dimanche faisaient état d'un taux de participation situé aux alentours de 65 % sur la France entière. Au second tour de 2001, la participation avait atteint 65,96 %, ce qui constituait jusqu'alors le moins bon taux pour une élection municipale. Aux élections cantonales, la participation était inférieure à celle des municipales avec un taux de participation de 50,77 % à 17 heures, contre 54,53 % il y a une semaine et 47,89 % au second tour du scrutin de 2001, selon le ministère de l'intérieur.


Municipales 2008 : l'analyse de FOG au soir du second tour

éléments de langage

comme il se doit, il ne faut tirer aucune conséquence nationale du scrutin, déni de la défaite, à part peut-être une certaine impatience des français qui attendent l'effet des réformes qui tarde à se faire sentir, il font donc aller plus vite et continuer les réformes.

François Fillon "La bataille pour emploi et pouvoir d'achat doit s'accentuer " «Après dix mois intensifs de réformes, vous attendez encore et beaucoup de nous» «Vous nous rappelez nos objectifs: atteindre le plein emploi et déclencher une dynamique durable en faveur du pouvoir d'achat» François Fillon juge "malvenu" de tirer des leçons nationales du scrutin.

"La politique de la France, les électeurs l'ont majoritairement choisie à l'occasion des élections présidentielle et législatives" et "nous allons poursuivre cette politique", a répliqué le Premier ministre dans une intervention à 20h20 depuis Matignon. Faute d'infléchir sa politique ou de remanier en profondeur son gouvernement, Nicolas Sarkozy devrait accélérer les réformes, et changer son style pour le rendre plus présidentiel. Les responsables de l'UMP estiment que ces élections marquent simplement un rééquilibrage par rapport aux élections de 2001. La droite avait alors conquis 40 villes sur la gauche.

X Bertrand «Il ne faut pas se tromper d'élection, les Français ont voté pour leur maire, leur conseillers généraux." "Ces résultats ne sont pas bons pour nous, ce n'est vraiment pas une victoire" a commenté le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité. "Les Français disent très clairement qu'il n'y a pas de remise en cause des réformes. Il est évident qu'en dix mois, vous n'avez pas tous ces résultats. Il faut que les réformes se transforment en résultats" a-t-il expliqué. Le gouvernement devrait donc maintenir le cap engagé : "Nous continuons ce que les Français ont voulu il y a dix mois" estime Xavier Bertrand.


L'impatience, maître-mot du gouvernement

Xavier Bertrand invité de RTL (17 mars 2008)

 


le sort des ministres candidats

Voici une liste des ministres dont les listes ont été battues à l'occasion du second tour des municipales :

* Christine Albanel (UMP) Paris 4ème arrondissement
* Xavier Darcos (UMP) Périgueux
* Christine Lagarde (UMP) Paris 12ème arrondissement
* Rama Yade (UMP) Colombes

En revanche, Nathalie Kosciusko-Morizet a été élue à Longjumeau (Essonne) et Jean-Marie Bockel, réélu à Mulhouse (Haut-Rhin).

aucun des ministres battus n'a démissioné

Européennes 2009

Ce sera donc le tract de l'Elysée qui sera distribué à 3 millions d'exemplaires : un feuillet bleu et blanc où apparaît le président de la République et une citation «Quand l'Europe veut, l'Europe peut.» Le tract de Sarkozy, les mots de Sarkozy, l'image de Sarkozy.

Depuis la présentation des têtes de liste au Conseil national de l'UMP le 24 janvier, le Président intervient sur chaque point de la campagne européenne son parti, depuis la date de départ de ses ministres de leur poste jusqu'à la place des partis de la majorité dans les listes en passant par les couleurs des tracts. «s'opposer au président de la République, ça ne fait pas un programme pour les élections européennes», soufflait le ministre de l'Agriculture. Or c'est pourtant sur cette base que l'UMP fait campagne.

François Fillon , dans un courrier envoyé le 12 mars, le premier ministre invite son équipe à veiller à une totale étanchéité entre activités gouvernementales et campagne. Cela vaut pour les prises de parole publique. « Je vous demande, écrit-il, de prendre garde à ne pas intervenir dans la campagne électorale en votre qualité de membre du gouvernement, notamment lors de (vos) déplacements officiels. » Visites qu'il leur a été demandé de limiter. Cette séparation vaut aussi pour les moyens dont disposent les ministres. « Si vous entendez participer à la campagne en dehors de vos déplacements publics, poursuit Fillon, vous veillerez à n'utiliser aucun moyen pu­blic. »

Mais que s'était-il donc passé en 2009 à l'occasion des élections européennes ? L'abstention y avait atteint près de 60%. L'UMP était arrivée "en tête" avec 28 % des suffrages exprimés .

éléments de langage

Ce qui ressort des têtes de gondole de l'UMP, c'est une belle et importante victoire, au delà des espérances, (malgré l'abstention), et une confirmation que les français veulent davantage de réformes à la Sarkozy, l'abstention montre l'impatience des français qui veulent que les réformes aillent encore plus vite !
On va le voir lors des régionales à peine 1 an après l'interprétation sera totalement l'opposée !
trop d'abstention pour parler de défaite écrasante , pas de message à tirer du scrutin , pas de remise en cause de la politique du gouvernement qui gardera le cap.

Voici les mots exacts du président de l'UMP M. Bertrand : Il évoquait alors "un résultat au-delà de nos espérances, mais un résultat qui nous engage". "C'est un succès important qui nous donne aussi des responsabilités importantes parce que l'abstention est toujours aussi présente". Malgré l'abstention, l'UMP avait fait "une formidable campagne". Quand M. Bertrand criait victoire avec 59,37% d'abstention :

Brice Hortefeux, 3e sur la liste UMP du Centre aux élections européennes, a affirmé dimanche sur France 2 que l'UMP avait enregistré un "très bon résultat", ajoutant: "nous avons gagné".

le sort des ministres candidats

trois ministres candidats, Michel Barnier, Rachida Dati et Brice Hortefeux.

Brice Hortefeux, numéro 3 sur la liste UMP dans la région Centre pour les Européennes, a été élu député européen. L'UMP a obtenu 28,48%, un score inespéré qui envoie le ministre du travail à Strasbourg. Selon les règles définies par l'UMP avant les Européennes, tout candidat élu est censé siéger. Mais Hortefeux s'apprête à passer outre et a déjà exprimé son souhait de rester au gouvernement.

Dati et Barnier élus quittent le gouvernement pour siéger au parlement européen.

 

Régionales 2010 premier tour

"Mon rôle de chef de l'Etat n'est pas de rentrer dans une campagne[...]"Bien sûr, ne soyons pas hypocrite, chacun sait quels sont mes amis[...]mais je n'ai pas à interférer".
http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-03-09/a-cinq-jours-du-1er-tour-sarkozy-rattrape-par-les-regionales-dans/917/0/431718

pourtant c'est bien ce qu'il a fait aux européennes !

Le scrutin, marqué par une abstention record, place les socialistes en tête. Selon TNS-Sofres, ils obtiendraient 30% des voix au plan national, l'UMP 26,7%, Europe Ecologie 13,3%, et le Front national 12,0%. l'UMP est arrivée deuxième, et elle était à moins de 30%, un résultat aussi faible est une première historique pour le parti présidentiel sous la Ve République. Pourtant le déni des résultats est incroyable.

Elections régionales : la fessée historique Colossale déculottée pour l’UMP : http://www.plumedepresse.net/spip.php?article1370


F. Lefebvre - Le Zapping - Canal + - 15/03/2010

éléments de langage

20H23 - LES TENORS DE DROITE AVEC SARKOZY. Le président a réuni à l'Elysée les responsables de la majorité peu avant 20H00. Une première réunion a rassemblé François Fillon, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur. Se sont ensuite joints à eux Jean-Louis Borloo (Ecologie), Michèle Alliot-Marie (Justice) et Luc Chatel (Education).
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i-pulfVTyJtYkjihjgVRCAV3Fsng

lors de cette réunion les éléments de langage de la soirée sont fixés: déni, abstention, pas de conséquences nationales, pas de vote sanction.

Pile le contraire de l'interprétatin du résultats aux européennes

On a noté trois cent soixante-quatorze références à l'abstention, dont 43,5 % dans la bouche de Rachida Dati, cent treize oeillades sans conviction aux écologistes, cinq "le Grenelle nous l'avons fait", par Chantal Jouanno

Fillon "rien n'est joué pour le second tour" et a appelé à la "mobilisation des électeurs de la majorité présidentielle", "La faible participation ne permet pas de tirer un enseignement national de ce scrutin."

Xavier Bertrand "Ce n'est pas le moment de faire du triomphalisme quand il y a autant d'abstention dans notre pays"

Le ministre de l'Education nationale et porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, estime que "le sujet" pour la majorité présidentielle, "ce n'est pas de changer de discours" mais de s'adresser aux abstentionnistes.

Rachida Dati: "Aujourd'hui, il n'y a pas de vote sanction, il y a très peu de Français qui se sont mobilisés"

Valérie Pécresse : "Le premier parti d'Ile de France, c'est l'abstention"

Chantal Jouanno estime que son parti n'a "pas su mobiliser" son électorat.

Rama Yade: le score du PS est à "relativiser par le poids de l'abstention" (TF1)

Copé (UMP): appel à "une mobilisation totale de nos électeurs" vu l'abstention

Frédéric Lefebvre déclare à l'AFP que "rien n'est joué" avec un PS et un UMP "au coude à coude" au 1er tour

Laurent Wauquiez, déclare à l'AFP qu'il n'y avait qu'"un seul vainqueur par KO, l'abstention".


F. Lefebvre - Soirée Régionales - France 3 - 14/03/2010

Xavier Bertrand et l'arrogance du PS

ceux qui dénoncent le déni

Maurice Leroy, porte-parole du Nouveau Centre, a pourfendu la "langue de béton armé" utilisée le soir du premier tour par la majorité pour éviter de parler de défaite. "Cette image donnée a été effroyable. Il y avait quelque chose qui fleurait le bon vieux RPR. Les gens de la majorité n'en peuvent plus de cette langue de béton armé", a-t-il accusé.

"L'extravagant numéro d'autiste" du 1e tour Dans Le Progrès de Lyon, Francis Brochet, toujours mordant, se moque de "l'hyperprésident" devenu "l'hyperperdant". Ses confrères ne sont pas moins acerbes envers "l'autiste de l'Elysée" (Libération Champagne, Jorge d'Hulst), jugé "autocratique, trop tourné vers (son) ego" (Le Télégramme, Christine Clerc). Ouest-France résume: "derrière le trompe-l'oeil des pourcentages" et l'abstention, "la gauche doit beaucoup sa victoire à la défaite de la droite". Du moins cette bérézina aura-t-elle permis de faire sortir l'UMP du "discours de refoulement des vérités du premier tour" et laisser la place "à plus d'humilité", relativise Jacques Camus (La République du Centre). Dans la Presse de la Manche, Jean Levallois se souvient lui aussi de "l'extravagant numéro d'autiste des leaders nationaux de la majorité présidentielle" du 14 mars, qui "a abouti à renforcer la sanction" dimanche. Au final, "pour Nicolas Sarkozy, (...) les choses se compliquent singulièrement", constate Jacques Guyon (La Charente Libre). Car "dès maintenant s'ouvre le boulevard qui mène à la présidentielle et aux législatives" de 2012, rappelle Patrice Chabanet dans le Journal de la Haute-Marne.
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/regionales_2010/20100322.OBS0668/la_deculottee_des_regionales_a_fait_sortir_lump_du_deni.html

le déni des responsables de l'UMP au soir du premier tour a été vécu comme un affront par beaucoup de sympathisants de droite

 

Régionales 2010 second tour

UMP : 35,37% des voix, loin derrière le Parti socialiste et ses alliés (53,79%).

 

éléments de langage

19H20 -Conciliabule: sur le perron de l'Elysée, François Fillon et Brice Hortefeux tiennent un conciliabule à l'issue d'une réunion avec le président. Peut-être l'occasion de s'entendre sur les fameux "éléments de langage" que l'on retrouvera plus tard sur les plateaux de télévision dans la bouche des représentants de l'UMP.

Des radios aux plateaux de télévision, les dirigeants de l'UMP et les ministres du gouvernement ont répété en boucle les quatre "éléments de langage" donnés par l'Elysée : un vote de crise, une élection intermédiaire classiquement perdue depuis vingt ans par les gouvernements en place, un message des électeurs à analyser à froid, et la poursuite des réformes.

éléments de langage inversés par rapport au européennes 1 an plus tôt (souvenez-vous: une belle et importante victoire, au delà des espérances, (malgré l'abstention), et une confirmation que les français veulent davantage de réformes à la Sarkozy, l'abstention montre l'impatience des français qui veulent que les réformes aillent encore plus vite ! )

Au siège de l'UMP, à 20 heures, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, : "La gauche a gagné, on est déçus" "Nous ne pouvons cacher notre déception même si la formidable victoire à la Réunion ou les scores serrés dans quelques régions nous donnent des motifs de satisfaction". "Ces élections régionales auront été une occasion manquée de dire aux Français combien la région est essentielle pour leur vie quotidienne". (Communiqué à l'AFP)

Xavier Bertrand a réfuté "un vote d'adhésion " en faveur du Parti socialiste (PS). "Nous progressons (...) parce que nous avions deux régions et que nous en aurons trois" "Un vote de crise, un vote d'exigence, un vote d'attente". Xavier Bertrand a reconnu qu'"objectivement la gauche [avait] remporté ces élections", ne cachant pas sa "déception"."Les Français n'ont pas dit non aux réformes" "Les Français, ce soir, n'ont pas voulu le retour des 35 heures. Ils n'ont pas voulu non plus la fin des heures supplémentaires. Les Français, ce soir, n'ont pas voulu que l'on revienne sur l'exonération des droits de succession". "C'est la fidélité à nos valeurs et à nos électeurs qui nous permettra également de pouvoir l'emporter dans les élections à venir"

"Il faut continuer les réformes", martelait dimanche soir le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, sur le plateau de France 2 et le président de l'UMP Xavier Bertrand sur le plateau de TF1.

Claude Guéant "Le président s'attendait à ces résultats qui sont décevants" "Une élection a toujours une signification, un message" '"il [Nicolas Sarkozy] est décidé à l'entendre"

Fillon : "Nous n'avons pas su convaincre" Le Premier ministre François Fillon a attribué en partie les mauvais résultats de la droite à la crise mondiale qui, a-t-il souligné, "ne nous a pas facilité la tâche"

Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, "Il y a ce soir une victoire de la gauche qui est évidente, c'est donc une déception pour nous. En même temps, une élection régionale reste une élection régionale"

la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano: "Ça n'est pas un vote sanction. Ça n'est pas le raz-de-marée tel qu'annoncé."

Christine Lagarde, ministre de l'Economie, a affirmé qu'il fallait "impérativement poursuivre les réformes"

Valérie Pécresse: "Le message que j'ai entendu, c'est un message de difficultés de vie quotidienne", "vis-à-vis de l'emploi", "les problèmes des exploitations agricoles", "des problèmes de salariés qui craignent pour leur emploi". "C'est beaucoup plus lié à la crise que toutes les questions que vous évoquez en ce moment sur le plateau, qui me paraissent être plus des questions politiques que des questions de vie quotidienne des Français"

Chantal Jouanno : "Ce n'est pas le grand chelem rose annoncé mais ce n'est pas une victoire pour la droite, c'est la gauche qui a gagné, il faut être clair là-dessus". Mais "il y a un élément d'enseignement, l'abstention, qui n'est un succès pour personne et doit interroger les politiques de tous bords"

Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat, "La majorité a été battue. Nous n'avons pas réussi à mobiliser nos électeurs. Nous avons laissé le Front national prospérer. Le MoDem s'est effondré. Cela pose un problème de stratégie"

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Régionales 2010, 2ème tour : Déclaration de Xavier Bertrand

le sort des ministres battus

Sarkozy,après la défaite aux régionales de 2004, alors ministre de l'intérieur, avait pressé la majorité de "tirer les conséquences d'une élection qui, pour être locale, n'en a pas mois une dimension politique qui n'est pas contestable". "Le peuple, à juste titre, veut que le gouvernement fixe une nouvelle ambition pour la France", avait-il affirmé dans un meeting à Nice, le 23 mars. La veille, en meeting à Tulle aux côtés de Bernadette Chirac, il avait indiqué : "Le peuple, quand il s'exprime démocratiquement, a toujours raison."
Nicolas Sarkozy Figaro Magazine avant les élections de 2010: "Si l'on devait changer de gouvernement du simple fait des élections régionales, ce serait parfaitement incohérent avec la dimension régionale de ce scrutin" "A scrutin régional, conséquences régionales". Il n'est pas question de demander la démission des battus comme c'est la tradition lors des scrutins législatifs.

Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a expliqué qu'un remaniement répond à une alchimie complexe, qui tient plus compte de l'appréciation présidentielle de leur compétence ou de leur utilité politique que de leurs performances électorales.

Dans le Puy-de-Dôme, le socialiste devance très largement (65,06 %) la liste conduite par M. Hortefeux (34,94 %). Mais qui peut penser que le plus proche ministre du président soit menacé ?

la secrétaire d'Etat Valérie Létard connaît l'humiliation d'être dépassée dans le Pas-de-Calais, par Marine Le Pen, (24,38 % contre 22,63 %.)

François Fillon en 2004, avait donné le coup de grâce à Jean-Pierre Raffarin en qualifiant la défaite de la droite aux élections régionales de "21 avril à l'envers", "La maison brûle mais le président fait comme si de rien n'était ! Il confirme Jean-Pierre Raffarin et déplace quelques ministres."
Un "nouveau cri de colère ou de désarroi exprimé par une majorité de Français qui n'ont plus confiance dans leurs institutions et donc dans ceux qui les dirigent" (Dans son livre La France peut supporter la vérité (Albin Michel, 2006) ) Toujours dans le même livre, la réaction de Jacques Chirac, qui avait préféré ramener le scrutin à la dimension d'une élection locale, ne remettant pas en cause la légitimité du président, du gouvernement et de sa majorité. "Tu parles ! s'exclamait François Fillon. Une élection locale, quand la terre tremble partout sauf en Alsace et en Corse. C'est un avertissement du corps électoral au gouvernement qui prend des mesures difficiles et qui ne parvient pas à expliquer sa politique."
pourtant il ne présentera pas sa démission. Pas même pour la forme, comme l'avait fait Jean-Pierre Raffarin en 2004, aussitôt reconduit par Jacques Chirac.
Six ans après, l'échec de l'UMP n'est pas moins cuisant, mais François Fillon semble à peine touché.
"on ne gouverne pas un grand pays comme la France au rythme des élections locales, mais en gardant le cap fixé par les élections nationales"

 

Le palmarès des ministres

Vingt membres du gouvernement étaient candidats aux élections régionales des 14 et 21 mars. Tous ont été battus.

Têtes de liste régionales

Valérie Pécresse : 43,31 % en Ile-de-France : ministre de l'enseignement supérieur.

Alain Marleix : 40,32 % en Auvergne (collectivités territoriales).

Dominique Bussereau : 39,39 % en Poitou-Charentes :secrétaire d'Etat aux transports.

Alain Joyandet : 38,36 % en Franche-Comté : secrétaire d'Etat à la coopération.

Hervé Novelli : 36,46 % dans le Centre : secrétaire d'Etat au commerce et à l'artisanat.

Bruno Le Maire : 30,70 % en Haute-Normandie : ministre de l'agriculture.

Xavier Darcos : 28,01 % en Aquitaine : ministre du travail.

Valérie Létard : 25,91 % dans le Nord -Pas-de-Calais : secrétaire d'Etat.

Têtes de liste départementales

Chantal Jouanno : 42,05 % à Paris. Secrétaire d'Etat à l'écologie

Nathalie Kosciusko-Morizet : 41,36 % dans l'Essonne.

Hubert Falco : 39,68 % dans le Var.

Benoist Apparu : 38,47 % dans la Marne.

Henri de Raincourt : 35,97 % dans l'Yonne.

Nora Berra : 35,70 % dans le Rhône.

Sur les listes départementales

Rama Yade : 48,94 % dans les Hauts-de-Seine.

Luc Chatel : 40,10 % dans la Haute-Marne.

Brice Hortefeux : 34,94 % dans le Puy-de-Dôme. Ministre de l'intérieur

Hervé Morin : 34,49 % dans l'Eure. Ministre de la défense

Nadine Morano : 31,05 % en Meurthe-et-Moselle.

Marie-Luce Penchard : 14,01 % en Guadeloupe.

le remaniement

Au lendemain de la défaite de la droite aux régionales, Nicolas Sarkozy a procédé lundi à un léger remaniement du gouvernement. Principal changement: le départ de Xavier Darcos du ministère du Travail où le remplace Eric Woerth. Martin Hirsch quitte aussi, à sa demande, ses fonctions, tandis que trois nouveaux ministres, représentants différentes sensibilités de l'UMP, font leur entrée.

un seul battu sur 19 quitte le gouvernement: qu'est devenu le "tout ministre battu devra démissioner" des législatives de 2007?

le 3 janvier 2008 : «Culture du résultat» oblige, les membres du gouvernement vont recevoir, des mains de François Fillon, un bilan individuel de leur action. Une évaluation qui ne devrait toutefois pas influer sur leur maintien en poste. «Les ministres, comme les autres, doivent rendre des comptes». C'est l'argument évoqué jeudi par le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, pour expliquer la création d'une grille d'évaluation du travail de chacun des ministres du gouvernement.

Pour finir un petit bonus spécial Xavier Bertrand, star incontestée de cette page spéciale élections!


Xavier bertrand ou l'art de l'argumentaire copier-coller

"Le Parti Socialiste aime les impôts. Aujourd'hui, dans les régions, vous avez une pression fiscale qui a considérablement augmenté en six ans. En moyenne, c'est 35% d'augmentation d'impôts locaux régionaux". Emporté par son élan, Bertrand va même plus loin...«Chaque année, c’est 7milliards d’euros d’impôts de plus que les régions gérées par le parti socialiste ont décidé d’augmenter.» a réitéré Xavier Bertrand sur TF1, le 11 mars !

Bertrand, le bobard qui valait 7 milliards DESINTOX Depuis le début de la campagne, le secrétaire général de l'UMP dénonce l'augmentation des impôts dans les régions socialistes. Il assène un chiffre choc... et toc: sur les 6,5 milliards de recettes fiscales régionales supplémentaires en 2009 par rapport à 2004, la moitié n’a rien à voir avec les décisions des régions. C'est la différence entre les recettes fiscales des régions en 2004 (4,7 milliards d’euros) et leur montant en 2009 (un peu plus de 11,3 milliards) il ne s'agit donc pas d'une augmentation de 7 milliards "chaque année" mais sur six années.. http://www.liberation.fr/politiques/0101624997-bertrand-le-bobard-qui-valait-7-milliards

l'Alsace (qui comme chacun sait est une des rares régions dirigées par la droite), L'Expansion précise que "c'est la région de France qui a le plus augmenté ses impôts entre 2008 et 2009 : la fiscalité locale directe s'est en effet envolée de 8,4 % cette année". Et depuis 2004, sa fiscalité directe a augmenté de 36%, soit la moyenne de la hausse de la fiscalité des régions socialistes donnée par un certain Xavier Bertrand sur TF1.
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/l-ump-et-la-folie-fiscale-des-regions-socialistes_208654.html

Sur Canal +, Bertrand a répliqué en estimant que "ce que dit Libération est faux" et qu'il suffisait de comparer une fiche d'impôt de 2004 avec celle de 2009 pour constater la hausse, censée être de "101 euros par Français". Libération l'a pris au mot dès le lendemain. http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2846

sur Canal Plus, le secrétaire général de l'UMP a contesté l'article consacré en rubrique Desintox à ses bobards sur les fiscalité des régions. Et il a appelé les Français à regarder leur feuille d'impôts pour voir "qui dit vrai". Ce n'est pas lui.http://www.liberation.fr/politiques/0101625407-bertrand-s-enfonce-dans-la-demagogie-fiscale

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