Pandemigate

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7 janvier: "Grippe A : ils ont organisé la psychose" titre l'humanité.
interview du Dr Wolfgang Wodarg, président de la commission Santé du Conseil de l'Europe, à l'origine de l'enquête lancée par le Conseil de l'Europe sur l'influence qu'auraient pu avoir les compagnies pharmaceutiques sur la campagne de vaccination mondiale.
"En avril quand la première alarme est venue de Mexico j’ai été très surpris des chiffres qu’avançait l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour justifier de la proclamation d’une pandémie. J’ai eu tout de suite des soupçons: les chiffres étaient très faibles et le niveau d’alarme très élevé. On en était à même pas mille malades que l’on parlait déjà de pandémie du siècle"
"Chaque année apparaît un nouveau virus de ce type «grippal». En réalité rien ne justifiait de sonner l’alerte à ce niveau. Cela n’a été possible que parce que l’OMS a changé début mai sa définition de la pandémie."
"Dans les choses qui ont suscité mes soupçons il y a donc eu d’un côté cette volonté de sonner l’alerte. Et de l’autre des faits très curieux. Comme par exemple la recommandation par l’OMS de procéder à deux injections pour les vaccins. Ca n’avait jamais été le cas auparavant. Il n’y avait aucune justification scientifique à cela. Il y a eu aussi cette recommandation de n’utiliser que des vaccins brevetés particuliers."
"c’est une grippe tout ce qu’il y a de plus normale. Elle ne provoque qu’un dixième des décès occasionnés par la grippe saisonnière classique. Tout ce qui importait et tout ce qui a conduit à la formidable campagne de panique à laquelle on a assisté, c’est qu’elle constituait une occasion en or pour les représentants des labos qui savaient qu’ils toucheraient le gros lot en cas de proclamation de pandémie."
Quel est le but de l'enquête ? "Nous voulons faire la lumière sur tout ce qui a pu rendre cette formidable opération d’intox. Nous voulons savoir qui a décidé, sur la base de quelles preuves scientifiques, et comment s’est exercé précisément l’influence de l’industrie pharmaceutique dans la prise de décision." (...) "S’il peut être prouvé que c’est la prise d’influence des firmes qui a conduit au déclenchement du processus alors ils faudra les pousser à ce qu’ils demandent à être remboursés. Mais ça c’est uniquement le côté financier, il y a aussi le côté humain, celui des personnes qui ont été vaccinés avec des produits qui ont été insuffisamment testés."

Pandémigate H1N1 : la Russie pourrait se retirer de l’OMS

L’annonce doit être prise avec sérieux, mais aussi une très grande prudence, tant le sujet est sensible, alors que les retombées possibles pourraient s’avérer sismiques si les faits que l’on soupçonne sont avérés. L’épicentre médiatique se situe en Russie. Igor Barinov, député à la Douma et de surcroît, membre de la commission enquêtant sur les corruptions, a demandé qu’une investigation fasse la lumière sur les liens financiers entre les experts de l’OMS en charge de la pandémie grippale et les firmes pharmaceutiques. Barinov souligne à cet effet que depuis 40 ans, c’est la première fois que l’OMS déclare l’état de pandémie, alors que cette grippe s’avère pour l’instant aussi ordinaire qu’une grippe saisonnière et même moins mortelle.

Le Syndicat de la Médecine Générale

se fait l’écho de ses adhérents pour dénoncer ce qui pourrait s’avérer être un des plus grands scandales sanitaires de ce début de 21e siècle : le « Pandemigate » (1)

Face à une épidémie grippale A/H1N1 dont les données épidémiologiques au 2e trimestre 2009 étaient incertaines, le gouvernement français a accordé une confiance « aveugle » à des comités d’experts qui prédisaient une virulence telle qu’elle pourrait paralyser le pays. L’OMS déclarait le 11 juin 2009 l’état de pandémie en se faisant l’écho du groupe de SAGE (2) (principal groupe consultatif de l’OMS pour les vaccins et la vaccination).

Un plan de vaccination de masse a été mis en place, se calquant sur les projections réalisées pour l’épidémie de grippe aviaire de 2004. Une question d’importance est posée : quelle a été l’influence, sur le déclenchement de cette alerte, des liens d’intérêt des experts avec l’industrie pharmaceutique ? Le médecin et épidémiologiste Wolfgang Wodarg, ex membre du parti social-démocrate allemand et actuel eurodéputé et président de la commission pour la Santé du Conseil de l’Europe est d’avis que le déclenchement de l’alerte à la pandémie constitue « l’un des plus grands scandales médicaux du siècle ». Il a obtenu le lancement d’une enquête de cette instance sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la grippe A par l’OMS et les Etats (3).

Le gouvernement français a dès lors commis une erreur stratégique en se fiant sans aucune retenue à ces propos alarmistes, malgré des opinions plus réservées de professionnels de renom comme les Pr Debré (4) et Gentilini (5), malgré les données rassurantes sur cette épidémie de grippe en provenance des pays de l’hémisphère sud, notamment la Nouvelle Zélande et l’Australie (6).

L’erreur stratégique s’est doublée d’une erreur tactique en créant une Cellule interministérielle de crise qui, dès le 1er mai 2009, a assailli l’opinion publique de Communiqués de Presse, tous plus alarmistes les uns que les autres, relayés par des médias nationaux très complaisants. Une troisième erreur a été de confier la gestion de la crise au ministère de l’intérieur comme s’il s’agissait d’une menace terroriste, quitte à émettre des circulaires liberticides sous prétexte de risque de blocage de l’économie du pays (7). Cette structure a été incapable, lorsque les messages épidémiologiques se sont fait plus rassurants, de faire marche arrière pour limiter les conséquences de ce fiasco politico-médiatique.

Sur le plan technique, le recours à des centres de vaccination loin des populations concernées, initialement inaccessibles sans le sésame que devait constituer la convocation individuelle à la vaccination, a été également une erreur notoire. Très réticents vis-à-vis de cette campagne de vaccination venant de haut, avec des vaccins prototypes aux effets secondaires possibles, mais quand même pleins de bonne volonté, la plupart de nos patients se sont tournés vers nous, médecins de famille, pour savoir ce qu’ils devaient faire.

Une énième erreur du gouvernement a été l’absence d’échange et de concertation avec les soignants et le mépris du savoir faire des généralistes et des infirmières : professionnels de santé de proximité nous aurions dû être partie prenante dans la gestion de cette grippe et pouvoir faire les vaccinations nécessaires : c’est notre rôle depuis plusieurs décennies.

Enfin on ne peut que critiquer l’erreur économique d’avoir surinvesti dans les différents vaccins et autres Oseltamivir, quitte à devoir rédiger des recommandations ne s’appuyant pas sur des données de la science, ce qui a entraîné une interpellation forte de la Direction Générale de la Santé par plus d’un millier de médecins à l’initiative du Formindep (8).

Le coût pour la collectivité risque de dépasser 1 à 1,5 milliard d’euros (9), soit plus que le déficit de tous les hôpitaux de France. La gestion gouvernementale de cette grippe a été une très belle opération pour les laboratoires pharmaceutiques Roche, Sanofi-Pasteur-Aventis, GSK, Novartis et Baxter, qui se chiffre en plusieurs milliards d’euros de profit (10).

Cette accumulation de fautes tant politiques que stratégiques, tactiques, techniques et socio-économiques ne peut pas être le fruit du hasard. C’est la preuve que les intérêts d’un petit groupe de multinationales prévalent sur l’intérêt du public.

Mais cette crise nous a montré que les couleuvres que le gouvernement essaye de faire avaler à la population ne passent pas. Le bon sens, les pratiques de formation indépendante de bon nombre de professionnels et la conscience collective résistent au mode de gestion de cette grippe, technocratique et pharmaceutique, bien éloigné d’une politique de santé publique.

/Contacts/ : Séraphin Colle 05 34 50 15 01 Patrick Dubreil 06 32 70 92 37

1)http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pandemigate-h1n1-la-russie-65964

2) http://www.who.int/immunization/sage/sage_requests_nominations_intro/fr/index.html

3)http://www.humanite.fr/Grippe-A-Ils-ont-organise-la-psychose

4) http://www.humanite.fr/2009-07-28_L-Evenement_Beaucoup-de-bruit-pour-pas-grand-chose

5) Le Monde du 6 Août 2009 : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/08/06/pour-marc-gentilini-on-assiste-a-une-pandemie-de-l-indecence_1226376_3244.html

6) Revue Prescrire, N° 312, octobre 2009 : http://www.prescrire.org/aLaUne/dossierGrippeAmodere.php

7) La circulaire DGT 2009/16 émanant de la Direction Générale du Travail circulaire prévoyait des mesures de restriction des droits du travail en cas de niveau 6 de l’alerte sanitaire.

8) Lettre ouverte à signer sur http://www.formindep.org/Lettre-ouverte-petition-a-Didier
cf. aussi les sites www.prescrire.org/ et http://www.rue89.com/2009/12/21/du-tamiflu-gratuit-pour-tous-les-generalistes-scandalises-130898

9) Revue Pratiques, les cahiers de la médecine utopique : http://www.pratiques.fr/Grippe-A-Quel-cout-pour-la.html

10) « Grippe A : une bonne dose de profit », Politis, 14 janvier 2010.

*SMG*

 

21 novembre 2010 : "Le tiers des experts scientifiques qui ont recommandé le vaccin anti-H1N1 au gouvernement étaient liés à GSK, la firme qui a bénéficié du contrat (...)

12,6 millions de doses de Pandemrix, le vaccin contre la grippe H1N1 mis au point par GSK. Un marché de 110 millions d’euros (...) Il apparaît que sur 15 experts, cinq – dont le président du Commissariat Influenza, Marc Van Ranst – présentaient des conflits d’intérêts avec GSK. Certains ont été rémunérés en tant que consultants par la firme, d’autres ont touché des fonds pour financer leurs recherches."
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=9707
http://www.lesoir.be/actualite/sciences/2010-11-20/des-experts-belges-lies-a-gsk-ont-recommande-le-vaccin-anti-h1n1-804420.php

12 septembre 2011 : coût total -d'achat et de destruction : environ 400 millions d'euros

En novembre, les dernières doses de vaccin contre le H1N1 seront incinérées. Au final 19 millions de doses ont été détruites, pour un coût total -d'achat et de destruction- d'environ 400 millions d'euros.
Au mois de novembre, la dernière dose des 94 millions de vaccins commandés par la France pour lutter contre le virus H1N1 sera détruite, rapporte Le Parisien. En 2010, 19 millions de doses ont déjà été incinérées.
http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/la-france-detruit-ses-vaccins-contre-la-grippe-a_1029142.html

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